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Outillage et Sécurité en Maçonnerie

Transféré par

Moussa Akabli
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Pourdesraisonsdecontr

efaçon,nousvous
proposonsquequelquespagesdessixchapit
res
L'OUTILLAGE POUR LE TRAÇAGE
Dans nos métiers de maçon et de coffreur, il est indispensable de
mesurer et de tracer. C'est pourquoi cet outillage nous est nécessaire.

IE
R
E
N
N
O
Ç
A
M

Le crayon de charpentier (rouge) sert au traçage sur bois. Le vert (mine


dure) trace sur la pierre et le béton

IMPORTANT : Les mines des crayons doivent être taillées


C

régulièrement afin d'avoir un traçage des plus précis possible. Le trait


ne doit pas excéder 1mm voir moins lors d'un coffrage précis. Ces traits
B

doivent être repérés afin de pouvoir les retrouver facilement.


A

2/34
LES SCIES
Chaque scie a son utilité
La scie à bûche pour les planches les chevrons et les bastings

la scie égoîne pour le contre plaqué

IE
La scie à métaux pour le plastique et le métal

La scie sauteuse pour les arcs

R
E
N
N
O
Ç
A
M
C
B
A

NOTA : Les outils coûtent chers, mais il est primordial d'en avoir
de bonne qualité. C'est pourquoi on doit en prendre grand soin.

Le matériel électroportatif doit être utilisé avec précaution. les EPI sont
indispensables

5/34
LA SÉCURITÉ
LES PROTECTIONS INDIVIDUELLES
EPI : Équipement de protection individuelle

IE
R
E
N
N
O
Ç
A

la prévention :Toutes ces protections ne sont pas à négliger mais au


contraire indispensables pour notre sécurité.
M

Règles générales de sécurité


C

• Respectez le règlement de l'entreprise.


B

• Signalez toute situation dangereuse à votre responsable hiérarchique.


• Utilisez les équipements de protection individuelle.
A

• Respectez les consignes de sécurité


• Respectez les dispositifs de protection collective.
• Respectez les interdictions de fumer
• Respectez les interdictions de consommer des boissons alcoolisées
ou substances illicites sur le chantier ou à l'atelier.
• Utilisez le matériel uniquement pour l'usage pour lequel il est prévu.

8/34
Les échelles ne doivent pas être utilisées comme poste de travail, elles
ne servent que de moyen d'accès à un niveau différent à condition
qu'elle soit fixée et qu'elle dépasse du niveau supérieur de 1 m
minimum. Son rapport d'angle doit être de 1d en pied /4d en hauteur

• Pour éviter qu'elles ne basculent ou ne glissent, les échelles

IE
doivent être bien positionnées et fixées au sol.

Descendez toujours face à l'échelle.

R
pour le travail en hauteur. N'utilisez pas d'échelles, mais des plates-
tormes réglementaires (PIRL ou échafaudage)

E
N
N
O
Ç
A
M
C
B
A

12/34
Manutention manuelle
• Portez vos protections individuelles et adoptez une bonne position
pour éviter les blessures aux mains, aux pieds, à la tête,

- les lésions de la colonne vertébrale (mal de dos...).

IE
Il est donc important de plier les jambes puis pousser celles –ci à
la verticale pour lever une charge et non pas de courber la

R
colonne vertébrale.

E
Risques électriques

N
N
Respectez le matériel électrique, ne " bricolez» pas.

Ne tirez pas sur le fil mais sur la fiche.


O
N'utilisez pas les outils électriques portatifs en cas de forte pluie.
Ç

Attention aux lignes aériennes.


A

• Utilisez des baladeuses électriques réglementaires.


M
C
B
A

15/34
LES MATHÉMATIQUES

IE
R
E
N
N
O
Ç
A
M
C
B
A

Mise en garde : Ceci est valable pour toutes les unités simples. Litres,
gramme, etc. Un seul chiffre par colonne

22/34
LES SURFACES
Les unités de surface s'exprime en mètre carré m2 soit 2 chiffres après
la virgule

IE
R
E
N
N
O
Ç
A
M
C
B
A

26/34
LES ANGLES
Les deux unités d'angle utilisées dans notre métier sont les degré(°) et
les grades(gr).

IE
Dans un cercle l'angle est plein Sa valeur est de 360° ou 400 gr Pour
transformer un angle donné en degré > en grade: il suffit de multiplier

R
cet angle par la fraction 400/360 ou réduit à 10/9

Pour transformer un angle donné en grades > en degré: il suffit de

E
multiplier cet angle par la fraction 360 / 400 ou réduit à 9/10

N
Exemple Un angle à 60° devient 60 X 10 / 9 = 66,66 gr . Un angle de
45gr devient 45 X 9 / 10 = 40,5°
N
Les différents angles
O
Angle saillant, angle plat, angle rentrant, angle plein, angle aigu, angle
Ç

obtus, angle droit


A

Toutes ces définitions se rapportent à la mesure d'un angle.

Ainsi, un angle est dit : saillant si sa mesure est comprise entre 0° et


M

180°.

Angle plat si sa mesure vaut 180°.


C

Angle rentrant si sa mesure est comprise entre 180° et 360°.


B

Angle plein si sa mesure vaut 360°.


A

Angle aigu si sa mesure vaut entre 0° et 90°.

Angle obtus si sa mesure vaut entre 90° et 180°.

Angle droit si sa mesure vaut 90°.

30/34
RECHERCHE D'UN CÔTÉ

Exemple BC = 100 cm L'angle C = 30° Pour déterminer la longueur de


AB

Sin 30° = AB / BC ce qui donne 0,5 x 100 = 50 cm

IE
THÉORÈME DE THALÈS

R
le théorème de Thalès permet de calculer des rapports de longueur

E
Soit deux droites S1 et S2,et 6 points A, B, C, D, E et F formés par les
sécantes D1, D2, D3 de sorte que la droite (D1) soit parallèle au

N
droites (D2 et D3) (comme indiqué sur la figure ci-dessous). Cela nous
donne : N
O
Ç
A
M

TRIANGLES SEMBLABLES
C
B
A

34/34
SOMMAIRE:

1) Le permis de construire
Les plans nécessaires,

Le certificat d'urbanisme,

Les limites de propriété, le panneau de chantier

2) L'implantation, traçage

Les plans utilisés

Le mode opératoire

Les chaises d’implantation

L’équerrage

Le traçage

3) Le nivellement :
La lunette de chantier

Le laser

Le trait d'emprunt +1,00m

1/31
LE PERMIS DE CONSTRUIRE
Attention le code de l'urbanisme a changé, il est important de se renseigner sur le
nouveau décret:
Décret n° 2011-1771 du 5 décembre 2011 relatif aux formalités à accomplir pour les
travaux sur constructions existantes

LES TERMES

IE
Le permis de construire ( Il est obligatoire pour toute nouvelle construction ou
transformation )
Plans ( plan de situation, de masse,, d'ensemble comprenant façades, vue des
différents niveaux, coupes )

R
Devis descriptif ( il reprend tous les ouvrages pour chaque corps d'état. Les
matériaux utilisés avec leurs caractéristiques, les renseignements techniques de
mise en œuvre DTU ) cahier des charges (convention du contrat de construction sur

E
le plan administratif et juridique)
Planning ( calendrier des travaux pour l'ensemble des entreprises )

N
CERTIFICAT D'URBANISME
N
Avant de déposer la demande du permis de construire, il faut obtenir le certificat
d'urbanisme qui atteste la possibilité de construire sur le terrain nominé. Ce C-U est
valable pour une durée de 1 an .
O
La mairie où se situe le terrain délivre en 3 exemplaires la demande de certificat
d'urbanisme, à ce formulaire, vous joignez 4 plans de situation que vous renvoyez à
cette mairie. Vous recevrez votre certificat dans un délai de 2 mois.
Ç

Le certificat d'urbanisme précise les dispositions d'urbanisme et les limitations


administratives au droit de propriété. Il détermine si un terrain est constructible ou
non et sous quelles conditions réglementaires une construction peut être réalisée. Il
A

vous renseignera également sur le régime des taxes et participations d'urbanisme


applicables à votre terrain ainsi que sur l'état des équipements publics existants ou
prévus.
M

Si vous êtes en mesure de préciser la destination des bâtiments projetés et leur


superficie de plancher hors œuvre, le certificat d'urbanisme précisera si le terrain
peut être utilisé pour la réalisation de votre opération.
La délivrance d'un certificat d'urbanisme est fortement recommandée avant tout
C

projet de construction ou d'achat de terrain. Si en revanche, vous achetez un


logement existant et que vous n'avez pas de projet de modification ou d'extension,
vous pouvez vous limiter à demander une note de renseignement d'urbanisme. Cette
B

note vous précisera les dispositions d'urbanisme applicables, mais ne se prononcera


pas sur la possibilité de construire, ni sur la possibilité d'y réaliser votre projet de
A

construction.
Une fois le certificat d'urbanisme en votre possession, vous devez déposer une
demande de permis de construire qui respecte les conditions établies dans le
certificat d'urbanisme. Votre demande de permis de construire devant être déposée
toutefois dans le délai de validité du certificat d'urbanisme, c'est-à-dire 12 mois ou
plus suivant ce qui est mentionné dans le certificat. Comptez deux mois pour obtenir
le certificat d'urbanisme auprès de la mairie dont dépend le terrain. Ce service est
gratuit.

2/31
1
IMPLANTATION
Définition : L'implantation sert à matérialiser sur le terrain, l'emplacement de la construction.
Murs de façades, murs de refend, poteaux. Cette implantation permettra au gros œuvre de
réaliser la construction à l'emplacement exact et avec les cotes définies par l'architecte.
Nous avons besoin pour réaliser une implantation de plusieurs plans, plan de situation, du
plan de masse, le plan de fondation ou la vue en plan du RDC et du plan de coupes. Nous
avons également besoin de références comme un alignement par rapport à la limite de
propriété ou bordure de trottoir etc. et d'un repère d'altimétrie (de hauteur), bien souvent le

IE
dessus d'une bordure, d'une plaque d'égout, d'un axe de rue etc. Suivant le plan de masse et les
côtes du géomètre, il faut définir l'emprise du bâtiment et repérer le point zéro qui servira de
référence tout le long du chantier.
L'emprise de la plate forme doit être plus large d'au moins 1 mètre de chaque côté de la

R
construction, Par rapport à cela, le terrassement de la plateforme peut commencer. Une fois ce
travail réalisé, l'implantation de la maison débute.

E
Le plan de situation permet de situer votre terrain par rapport à une voie publique connue de
la mairie. Son échelle est : 1/5000 ou 1/10000. (2) Le plan de masse précise l'emplacement de

N
la construction par rapport aux limites du terrain et des rues. Il permet de faire figurer la
viabilité soit l'électricité, le gaz, l'eau, etc… Son échelle est : 1/200 ou 1/500. (3) La vue en
plan du 1er niveau quand à elle permet aux maçons de réaliser la maison avec ses côtes de
N
longueurs et de largeurs. Son échelle est : 1/50. (4) Et enfin le plan de coupe lui, permet aux
maçons de réaliser la maison avec ses côtes de hauteurs. Son échelle est : 1/50.
O
Plan de situation Plan de masse
Ç
A
M
C

Vue en plan du 1er niveau Plan de coupe


B
A

6/31
5
NOTA: Toutes les chaises doivent être parfaitement alignées et de niveau sur elle même et
entre elles, afin de prendre les mesures en ligne droite ce qui évitera les erreurs de cotes.

IE
R
E
N
N
10) Tracer la plateforme à l'aide d'une bombe de peinture ou à défaut du plâtre.
O
11) Aligner les chaises d'implantation à 1,50 m derrière la construction (piquets de fer et
cordeaux): Minimum 1,00 par rapport à la plateforme
12) Planter les piquets de chaises par rapport au cordeau, afin que ceux-ci soient très bien
Ç

alignés puis poser les planches à l'arrière de ces piquets de niveau entre elles et sur elles
mêmes. (Laser). Puis reporter le point d'altitude ± 000 au pied d'une chaise qui ne risque pas
d'être abîmée. Éviter les chaises trop hautes en plaçant au point haut une chaise au minimum
A

de hauteur
13) Reporter sur les chaises les alignements de référence à l'aide d'un plomb d'axe (pointe sur
la planche).
M
C
B
A

8/31
7
NIVELLEMENT TOPOGRAPHIE
Le nivellement est l’ensemble des opérations qui permettent de déterminer des
altitudes et des dénivelés (différences d’altitudes).

IE
R
E
EXEMPLE
Si deux points A et B sont peu éloigné l’un de l’autre, on peut définir deux plans

N
horizontaux parallèles passant par A et B qui sont perpendiculaires aux verticales et
elles mêmes parallèles entre elles.
Le nivellement se réalise par visées horizontales. Avec comme matériel un trépied
N
télescopique, une lunette de chantier et une mire. Dans certains cas, comme le
report, de points nous pourrons également utiliser le laser.
O
Altitudes:
L’altitude, dans le langage commun, exprime l’éloignement d’un objet par rapport au
Ç

niveau moyen de la mer.


Définition :
Elle exprime également une réalité physique, l’eau s’écoule du point d’altitude le plus
A

élevé vers le point d’altitude le plus faible. NGF niveau général de la France
M
C
B
A

17/31
16
LE LASER

IE
R
E
N
N
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Ç
A
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C
B
A

18/31
17
LA LUNETTE DE CHANTIER

IE
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24/31
23
IE
R
E
N
Le trait de niveau + 1,00 m
Le trait de niveau doit être reporté par le maçon dans toutes les pièces et couloir de
N
chaque étage.
Ce trait généralement, ligne bleue, est tiré à une altitude de 1,00 mètre par rapport
au sol FINI. C’est-à dire carrelage, moquette ou revêtement divers posés.
O
Ce trait de niveau est reporté par rapport au point zéro (+ - 000) fourni par les plans.
Ce point est donné
par une altitude d’un point fixe. Tel bordure, plaque d ‘égout ou autre.
Ç

Il est repositionné sur le chantier au niveau des chaises d’implantation à un endroit


où il ne peut pas être détérioré.
A
M
C
B
A

30/31
29
SOMMAIRE:

1) Les Fondations
Le rôle des fondations

Les catégories de fondation,

Les terrassements

Les talus

Le béton de propreté

2) Les Réseaux enterrés

Les canalisations sèches

Les canalisations humides

Le drainage

La coupure de capillarité

L’assainissement autonome

1 sur 30
FONDATIONS

Les fondations sont une partie importante de la construction.

IE
Sans fondation la construction s’enfonce
dans le sol.

R
E
N
Les fondations reportent le poids de
N
l’immeuble sur le bon sol.
O
Ç

Une erreur dans le choix du système de fondation entraîne des


désordres importants dans la structure du bâtiment.
A
M
C
B
A

2 sur 30
IE
R
E
N
N
O
Ç
A
M

CALCUL : La profondeur de fondation hors


gel (d) en
mètre
Valeur lue sur carte en m (d0) (A) Altitude de
C

votre
situation
géographique
B

Exemple centre :
0,6 + {(300 - 150 / 200) x 0,05} = 0,64 m
Exemple Nancy
A

0,8 + {(350 -150/200X0,05} = 0,85 m


Profondeur
d = d0 + {(A - 150 / 200) x 0,05}

5 sur 30
LES PUITS
Ces fondations sont utilisées lorsque le sol est de mauvaise qualité sur une épaisseur inférieure
à 8 mètres ou dans le cas de sols gonflants (sols argileux). Elles sont constituées par des
colonnes rondes ou rectangulaires en gros béton, d'une profondeur variant de 2 à 12 mètres.
Elles transmettent jusqu'au bon sol les charges apportées par une semelle de section réduite,
et par leur poids, s'oppose aux variations de volume des terrains argileux. La section des puits
est calculée en fonction des possibilités du sol sous son assise. Le frottement latéral n'est pas

IE
pris en compte sinon pour compenser le poids propre du puits.

R
E
N
N
O
Ç
A

Les puits sont des fondations creusées à la main ou mécaniquement avec des bennes
preneuses. C'est ce qui limite la profondeur des puits. Un puits peut être élargit à la base (dans
M

les sols de cohésion suffisante) : c'est une structure en patte d'éléphant. Contrairement aux
fondations profondes, les structures n'atteignent pas forcément la surface du sol. Les puits
peuvent être prolongés jusqu'à la surface du sol par des semelles. On effectue des puits et
longrines pour une économie de terrassement et de béton quand le bon sol se trouve beaucoup
C

plus bas que le niveau hors-gel. Sur gros béton et pour une économie de ce dernier quand le
bon sol se trouve plus bas que le niveau hors-gel on effectue des longrines uniquement. Le
ferraillage préfabriqué convient bien dans ces cas de figure.
B

ATTENTION ! Pour les angles bien relier les semelles ou les longrines par des équerres ou par
des fers en "u" en régions sismiques. Pensez à mettre les fers d'attente pour les chaînages
A

verticaux.
LES FONDATIONS PROFONDES
Si le sol d'assise est situé a une profondeur telle qu'il ne peut pas être atteint par des moyens
classiques, les charges sont reportées sur lui par l'intermédiaire des fondations profondes. Elles
transmettent les efforts en profondeur. La résistance peut être fournie par deux critères. Le
premier est l'ancrage à la base de la fondation. C'est la résistance de pointe. Car la charge est
transmise directement dans le bon sol (en général, on traverse au moins 30 cm du sol d'assise).
Et la seconde c'est la qualité des frottements le long des faces latérales de la fondation. Les
charges sont absorbées par le terrain qui entoure le fût du pieux. Le risque majeur avec ce
critère est le frottement négatif, si le terrain tasse, le pieu est entraîné par le sol et s'enfonce.
10 sur 30
IE
R
Sur ces nouveaux supports, il sera réalisé des massifs« massif tête de pieu » qui recevront les

E
longrines.
Les longrines

N
La longrine est une poutre de fondation qui relie deux massifs, deux puits ou deux pieux. Ceci
pour soutenir les murs de la construction N
Elles peuvent être coulées en place ou préfabriquée. Dans le dernier cas, des clavetages sont à
réalisés sur le chantier
O
Ç
A
M
C
B
A

12 sur 30
TERRASSEMENT
1) Terrassement en excavation :
largeur > à 2 m profondeur <
largeur /2
2) Talus : pente de talus 1/1
minimum
3) Tranchée : largeur < à 2 m ht >
1,00 m ou larg. > à 2 m ht > larg/2

IE
4) Rigole : larg < à 2 m ht < à 1,00
5) Puits : profondeur > à 1,20 m <
à 8,00 m
6) Massif : profondeur < à 1,20 m

R
E
N
Les travaux de terrassement sont effectués après l'implantation suivant des indications
N
précises portées sur les plans. Ils consistent à faire, à
l'aide d'engins spécifiques : du "déblai" pour creuser dans le sol et dégager les terres
(exemple : creuser une fouille) du "remblai" pour prélever des terres et combler les cavités
O
(exemple : remblayer au-dessus d'une canalisation)
Ç
A
M
C
B

du "décapage" pour enlever toute la terre végétale pour la stocker provisoirement sur
A

l'emprise du bâtiment. Ou pour créer la plateforme


L'engin qui terrasse doit être suivi pour que le terrassement suive bien le traçage et que la
profondeur soit respectée.
Le nettoyage du fond se réalise manuellement.
Une fois le terrassement effectué, des piquets donneront la hauteur de béton à couler ils
seront positionnés tous les 2 à 2,50m, à l'aide de la
lunette ou laser ou encore avec une règle et un niveau. Les fouilles en tranchée de plus de
1,30 mètre de profondeur et d'une largeur égale
ou inférieure aux deux tiers de la profondeur sont, lorsque leurs parois sont verticales ou
sensiblement verticales, blindées, étrésillonnées ou étayées.

14 sur 30
LES CANALISATIONS

Les réseaux enterrés


Les VRD (voirie réseaux divers) sont l'ensemble des réseaux d'alimentation d’une habitation,
ainsi que les voies de circulation. Ces réseaux sont soumis à des règles précises quant à la
profondeur, l'espacement ou les matériaux.
Les canalisations

IE
Eau, Electricité, gaz, téléphone, divers.
Les évacuations
Eaux usées (EU), eaux vannes (EV), eaux pluviales (EP)
Le drainage

R
Les canalisations sèches
L’arrivée d’eau doit se trouver à une profondeur hors gel
Toutes les gaines doivent reposer sur un lit de sable de 10 cm et être recouvertes de sable ou

E
d’éléments fins sur 20 cm.
Un grillage avertisseur doit être positionné au dessus des canalisations à 20 cm minimum.

N
Bleu pour l’eau, rouge pour l'électricité, jaune pour le gaz, vert pour le téléphone, blanc la fibre
optique etc.
N
O
Ç
A
M

Les gaines seront munies d’un tire fil et seront de même couleurs que la norme.
C
B
A

17 sur 30
A
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C
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O
N
N
E
R

21 sur 30
IE
LE DRAINAGE

• Bien souvent, on est confronté à une arrivée d'eau en fond de fouille due à l'humidité du sol.
Les moyens utilisés pour maîtriser ce phénomène sont,
soit de diriger l'eau dans un puisard et la pomper au fur et à mesure des besoins,
soit de rabattre la nappe avoisinante par des puits ceinturant la fouille avec des matériaux
filtrants raccordés à une pompe, soit une ceinture en palplanches.
C'est pourquoi qu'un ensemble drainant et l’étanchéité des murs pour la protection contre

IE
l'humidité reste indispensable à la salubrité de l'habitation.

R
E
N
N
O
Ç
A

1) Collecter et diriger l’eau au pied de mur 2) Ecran d’étanchéité sur la paroi 3)


M

Coupure de capillarité
C
B
A

25 sur 30
· Absence de traces d’hydromorphie (Résultat visible de l'engorgement antérieur d'un sol) sur une
profondeur d’au moins 60 cm à 1 m.
· Pente de terrain inférieure à 2 % (si comprise entre 2 et 10 %, les tranchées pourront être
disposées perpendiculairement à la pente).
· Les regards doivent être posés parfaitement horizontalement et sur un lit de sable compacté
de 10 cm d’épaisseur.
· Les raccords du regard de répartition doivent être souples. En sortie, il est obligatoire de
mettre en place des tuyaux pleins appelés “ tuyaux de distribution ”.
· Selon le niveau d’arrivée des effluents, la tranchée doit avoir une profondeur comprise entre

IE
60 cm et 1 m avec une largeur constante de 50 cm minimum. L’espacement à respecter entre
deux tranchées consécutives sera de 1,5 m (d’axe à axe).
· La pose des tuyaux non perforés (tuyaux de distribution et de bouclage) se fera également sur
un lit de 10 cm de sable.

R
· Les tuyaux d’épandage doivent avoir un diamètre au moins égal à 100 mm, être rigides et
résistants. Ils seront munis de petits orifices dont l’ouverture sera au minimum égale à 5 mm. La

E
fouille accueillant ces tuyaux d’épandage sera parfaitement plate et horizontale et devra être
remplie de graviers (granulométrie10 mm - 40mm) sans fine jusqu’au fil d’eau. La pose des
tuyaux d’épandage sera ensuite réalisée à même le gravier (au centre de la tranchée) avec une

N
pente régulière de 5 % Les tuyaux seront calés par une couche de 10 cm de graviers étalés de
part et d’autre.
· Les tuyaux sont à poser à faible profondeur (30/40 cm).
N
· Avant d’apposer la couche de terre végétale, il est nécessaire de recouvrir toute la surface des
tranchées d’infiltration avec un géotextile imputrescible perméable à l’eau et à l’air (grammage
100 g/m! minimum).
O
· La terre végétale, débarrassée de tout élément caillouteux de gros diamètre, est répartie par
couches successives directement sur le géotextile. Elle n’est pas compactée.
· L’épandage souterrain doit être maillé chaque fois que la topographie le permet.
Ç
A
M
C
B
A

30 sur 30
SOMMAIRE:

1) Le béton La norme NF EN 206-1


La fabrication

Les granulats

Les ciments

L’eau

Les dosages

La résistance, la consistance, l’exposition

Les adjuvants

Le bétonnage par temps chaud et par temps froid

2) Les normes parasismiques

Ce qu’il faut savoir en construction parasismique

1 sur 30
LE BÉTON
Le béton est le matériau le plus utilisé dans le monde et le plus économique
• Façonnable à volonté et à température ambiante.
• Ne nécessite pas de cuisson.
• Accessible à tous.
• Grande longévité.
Il peut être coulé sur place ou préfabriqué.

IE
• Bilan environnemental favorable au développement durable*.
• Matériau très bien adapté aux futures réglementations thermiques*:
• Bâtiments à basse consommation.
Le béton est composé de :

R
De ciment et d’ajouts
De granulats
D’ajouts

E
D’eau
D’air

N
Formulation du Béton Principe fondamental
Formuler un béton consiste à intégrer des paramètres essentiels tels que :
• la qualité des matériaux disponibles, N
• La nature du projet à réaliser,
• Les moyens de mise en œuvre disponibles sur le site,
• la qualité de l’environnement dans lequel va “vivre” l’ouvrage à réaliser,
O
• Les conditions de mise en œuvre (besoin d’ouvrabilité, résistance à jeune âge, …),
• Les conditions climatiques (température, hygrométrie, vent, etc.),
• Les délais de réalisation.
Ç

En vue de satisfaire aux objectifs :


• De durabilité,
• D’esthétique,
A

• De résistances mécaniques,
• D’étanchéité,
M

• D’isolation thermique (été comme hiver),


• D’isolation phonique,
• Environnementaux (développement durable),
Fabrication et transport du béton
Mode et durée de mélange :
C

dans tous les cas, le béton est mélangé environ 1 à 2 min,


mais son transport s’effectue de 5 min à 2 h, d’où des
B

contraintes différentes.
Le Béton Prêt à l’Emploi (BPE) :
le besoin de maintien d’ouvrabilité est nécessaire car le
A

transport en toupie peut être long. Le besoin de


résistances mécaniques est nécessaire au décoffrage (16
h à 24 h).
Le béton en Préfabrication : le besoin de maintien
d’ouvrabilité est faible car le coulage s’effectue en général
dans les 15 à 30 min.
En revanche, le besoin de performances mécaniques est
très élevé à jeune âge, de 6 h à 15 h en général, il est
associé parfois à un étuvage. Le béton sur chantier :
situation combinée des 2 exemples précédents.

2 sur 30
Le cadre normatif

La norme NF EN 206-1 s’applique à tous les bétons de structure, qu’ils soient des
Bétons prêts à l’emploi, des bétons réalisés sur chantier ou des bétons destinés à la
préfabrication de produits en béton.
Elle contient des règles précises concernant la spécification, la fabrication, la
livraison et le contrôle de la conformité des bétons.

IE
LES GRANULATS

Définition

R
On appelle granulats les matériaux d’origine minérale, gravillons, sables, sablons et
fillers qui entrent dans la composition des bétons. Ils sont spécifiés dans la norme XP
P 18-545 Granulats.

E
Les GRANULATS doivent êtres propres et comporter des éléments: fins, moyens et

N
gros.
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B
A

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FABRICATION
Plus la quantité de ciment est importante, plus le béton est résistant

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N
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Ç

Plus la quantité de ciment est importante, plus le béton est résistant

L’EAU Définition NORME NF EN 1008


A
M
C
B
A

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POINT N° 3 : LA CLASSE D'EXPOSITION

La norme NF EN 206-1 définit également l’exigence: des classes d'exposition


(anciennement appelées classes d'environnement).
Une meilleure durabilité de l'ouvrage en béton passe inéluctablement pour une
meilleure adaptation du béton aux agressions dont il risque d'être l'objet. Dans la
précédente norme BPE. il était question de classes d'environnement; désormais la
nouvelle norme considère des classes d'exposition. Ces classes d’expositions sont
au nombre de 6. Les risques de corrosion des armatures, de gel/dégel et

IE
d'agressivité chimique sont les trois risques principaux. Vis·à-vis du risque de
corrosion des armatures induit par carbonatation du béton. La norme européenne
distingue.

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E
N
N
O
Vis-à-vis de l'attaque au gel/dégel avec ou sans agent de déverglaçage. les classes
d'environnement. 20, 2b1 et 2bl disparaissent av profit des nouvelles classes XFl,
XF2. XF3 XF4
Ç
A
M
C
B
A

LES ADJUVANTS
Définition : NORME NF EN 934-2 L’adjuvant est un produit incorporé au moment du
malaxage du béton à un dosage inférieur ou égal à 5 % en masse de la teneur en
ciment du béton, pour modifier les propriétés du mélange à l’état frais et/ou à l’état
durci. Chaque adjuvant est défini par une fonction principale et une seule.
Un adjuvant peut présenter une ou plusieurs fonctions secondaires.
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N
O
Le but de la construction para sismique consiste à trouver des techniques de génie
civil permettant aux habitations de résister à toutes les secousses d'intensités
inférieures ou égales à l'intensité nominale fixée par la loi.
Ç

On a fait beaucoup de progrès dans ce domaine depuis les années 60 et on a


élaboré différentes techniques de conception para sismique d'ensemble:
A

-Implantation judicieuse des constructions, hors des zones instables.


M

-Adaptation des fondations au type de sol.

-Utilisation de matériaux de qualité adéquate.


C

-Utilisation de dispositions constructives énoncées dans les guides techniques de


construction parasismique (distribution des masses, chaînages horizontaux et
B

verticaux, etc...)

-Prise en compte de "l'agression sismique" sur le site considéré (ce qui signifie établir
A

des plans de construction en sachant qu'il peut se produire des séismes et donc
éviter toutes les architectures permettant des effondrements).

Ainsi la construction para sismique ne consiste pas uniquement en l'élaboration de


techniques de construction mais d'un ensemble de méthodes permettant aux
bâtiments de résister aux secousses des séismes.

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E
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N
Caractéristiques réglementaires des trumeaux :
O
- Epaisseur des blocs égale ou supérieure à 15 cm (20 cm pour les éléments creux)
- Largeur et hauteur du panneau inférieures ou égales à 5 m
- Surface du panneau inférieure ou égale à 20 m2
Ç

- Dimensions de la diagonale du panneau pour les blocs creux inférieure ou égale à 25


épaisseurs des blocs utilisés
- Dimensions de la diagonale du panneau pour les blocs pleins inférieure ou égale à 40
A

épaisseurs de blocs utilisés


- Un seul percement de 20 cm maximum hors des diagonales autorisé par panneau.
M

La longueur totale des trumeaux dans une direction, exprimée en mètres, ne doit pas être
inférieure au quotient de la surface S totale construite au sol, en mètres carrés, par un
coefficient k donné par le tableau ci-dessous
C

Constitution du bâtiment (avec ou sans niveau enterré) k

Rez-de-<:haussée + toiture légère 25


B

Rez-de-chaussée + toiture terrasse ou sous-toiture en béton ou comble 15


aménageable
A

Rez-de-chaussée + étage + toiture légère 15


Rez-de-chaussée + un étage + toiture terrasse ou comble aménageable 10

Dans les parties ne participant pas au contreventement, les chaînages verticaux ne doivent pas
être distants les uns des autres de plus de 5 m
Pour les portes et portes fenêtres, chaînage obligatoire. la porte est considérée comme une
limite de panneau, alors que la fenêtre est considérée comme zone faible à renforcer.

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N
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SOMMAIRE:

1) Le béton armé
Généralité

Adhérence

Enrobage

Les efforts et les contraintes

La position des aciers

Les armatures

La vibration

2) La précontrainte

Ce qu’il faut savoir sur la précontrainte

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LE BÉTON ARMÉ

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E
LE BÉTON ARMÉ

N
• Le béton armé, dénommé B.A est l'association de deux matériaux.
1 Le béton
2 Les aciers N
L’association de ces 2 matériaux est possible car ils ont à peu près le même taux de
dilatation
La dilatation c’est la différence de longueur que subit un matériau sous l’effet du
O
chaud ou du froid
Ç
A

BUT VISÉ PAR CETTE ASSOCIATION


M

LE BÉTON ARMÉ permet aux ouvrages de supporter des charges plus importantes
et de résister aux efforts variés que les bétons ordinaires ne supporteraient pas.
Les bétons simples résistent très bien à la compression mais très mal aux efforts
de traction ou d’extension.
L'acier, quant à lui, est doué d’élasticité et peut supporter et résister aux efforts de
C

traction ou d'extension.
B
A

Pour que cette union soit parfaite, trois critères doivent obligatoirement être
respectés.
1 ) L’ADHÉRENCE
2 ) L’ENROBAGE
3 ) LA POSITION DES ACIERS

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Remède à tous ces efforts subit:• Le bon positionnement des armatures (aciers
Ç

porteurs et renforts) aux endroits fragilisés. Voyons comment


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Le ferraillage
Les fondations:
Elles comportent :

Des semelles

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E
Aciers porteur transversaux, aciers

N
porteurs longitudinaux et attentes Vue de face

N
Des massifs Appelé massif, fût ou panier
O
Ç
A
M
C

Des longrines La longrine est une poutre de fondation qui


repose sur deux appuis comme des massifs
B
A

Les aciers de liaison se nomme des cheveux, ils sont positionnés dans les massifs en
attente de liaison avec les longrines. Les têtes de pieux ou de puits comportent des
massifs pour être reliés entre eux par les longrines.
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Les aciers porteurs sont placés en zone tendue
c'est à dire en partie basse de la dalle
parallèlement au petit côté 1er lit et au dessus
des appuis de rive et intermédiaires. (chapeaux
). Leurs espacements ne doivent pas dépasser
3 X l'épaisseur de la dalle ou 33cm. La
longueur des chapeaux est comprise entre 1/4
et 1/5ème de la portée. L'enrobage est de 3 cm
pour les ouvrages courants.

IE
Les aciers de répartition sont parallèles au grand côté s'appuient sur les porteurs.
Leurs espacements ne doivent pas dépasser 4 X l'épaisseur de la dalle ou 45 cm. leurs
diamètres sont égal au minimum du 1/4 des aciers porteurs.

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N
1) acier porteur
O
2, 5 et 6 ) aciers de répartition
3 et 4 ) acier chapeaux
Ç

Le treillis soudé TS
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A

PAF V >

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LA PRÉCONTRAINTE
Comme le béton armé, le béton précontraint associe béton et armatures. La
différence c'est le principe.
Nous avons vu que, de nature, le béton résistait très bien à la compression mais peu
à la traction. Dans la précontrainte, le béton est soumis, lors de sa fabrication à des
contraintes préalables permanentes de compression. Ce gain en compression va
s’opposer aux contraintes de traction créées par les charges appliquées à l’ouvrage

IE
(poids propre, charge d’exploitation, charge climatique, etc.).
C'est en 1928, qu' Eugène Freyssinet eut l’idée géniale qui révolutionna le monde de
la construction en permettant au béton de ne travailler qu’en compression. Il venait
d’inventer le béton précontraint.

R
La précontrainte peut être appliquée au béton:
– soit par pré-tension (mise en tension des aciers avant coulage du béton) ; (En

E
préfabrication)
– soit par post-tension (mise en tension de câbles après durcissement du béton). (En
génie civil)

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CONTROLE EN COURS DE FORMATION

E
Ce chapitre concerne les évaluations en cours de formation.

I
8 contrôles et une évaluation finale vous permettront de vous situer par
rapport à votre formation

R
CONTRÔLE: N° 1 IMPLANTATION

E
(cochez les cases correspondantes à votre réponse)

QUESTION N° 1/10

N
Lors de l'implantation, les axes sont représentés par quel symbole?

N
O
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A
QUESTION N° 2/10

M
Sur les chaises d'implantation, les pointes repéreront principalement

C
B
QUESTION N° 3/10
Les chaises d'implantation servent:

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