2
Le mot de la directrice générale
de l’offre de soins
L’organisation de l’offre de soins doit évoluer en permanence
et s’adapter aux besoins du patient et aux nouveaux enjeux de
santé publique. Pour renforcer, par exemple l’accès territorial
aux soins, il faut pouvoir tirer tout le bénéfice des technologies
de l’information et des communications. Le numérique favorise
en effet l’échange, le partage, et donc le décloisonnement entre
les différents acteurs (offreurs de soins et usagers).
Il favorise la prise en charge ambulatoire en contribuant à des organisations plus
efficientes et réduit les distances en permettant de développer la télémédecine. Il porte
également, du fait de la masse de données automatisées stockées, un immense
potentiel d’information.
Tous ces nouveaux outils, ces nouvelles organisations, ne peuvent se déployer au
quotidien que si les patients et les professionnels de santé leur accordent une pleine
confiance.
Or, dans un environnement où la numérisation s’accélère et devient omniprésente,
de nouveaux risques apparaissent. Il est donc essentiel d’être en situation de pouvoir
les comprendre, les évaluer afin de mieux les maîtriser. Les méthodes et outils de la
sécurité numérique ne manquent pas, mais ils perdent toute efficacité s’ils ne sont pas
soutenus en permanence. Les promouvoir et accompagner leur mise en œuvre relève
de la responsabilité des établissements de santé et notamment de celle de leurs
managers.
Avec l’entrée en application, le 25 mai 2018, du Règlement Général sur la Protection
des Données (RGPD) et la promulgation le 20 juin 2018 de la loi relative à la protection
des données personnelles, un nouveau cadre juridique est posé. Il vise à rendre au
citoyen le contrôle de ses données personnelles et renforce la responsabilité des
organismes qui les gèrent en leur demandant d’assurer une protection optimale à
chaque instant.
Le présent mémento a pour objectif d’éclairer les décideurs sur les conséquences,
pour les établissements de santé, de ce nouveau contexte règlementaire et d’en
préciser les enjeux. Un mémo-quizz « RGPD » disponible à la fin du document propose
des repères afin de faciliter la mise en œuvre de la conformité.
Bonne Lecture,
Cécile Courrèges
3
Les objectifs de ce guide
Face à l’évolution rapide des technologies et à l’utilisation
croissante des données personnelles, l’Union européenne a défini de
nouvelles dispositions portées par le RGPD afin de :
⁄ Rendre aux citoyens le contrôle de leurs données personnelles
⁄ Créer un niveau élevé et uniforme de protection des données
à travers l’Union européenne
⁄ Définir un cadre juridique adapté à l’ère numérique
Le RGPD est un règlement s’appliquant dans tous les pays de l’Union
européenne le 25 mai 2018. Il marque le passage d’une logique de
formalités préalables à une logique de responsabilisation des acteurs
(i.e. démontrer la conformité au travers d’une documentation
interne).
Ce guide a pour objectif de vous sensibiliser et de mettre en
exergue l’impact du RGPD sur vos établissements au regard de la
particularité des données que vous gérez. Il est un complément au
guide Cybersécurité publié en 2017 par la DGOS.
4
Table des matières
1. RGPD : les notions – clés
Qu’est-ce qu’une donnée à caractère personnel ? 7
Zoom sur les données de santé 9
Qui est responsable de traitement au sein d’un établissement de
santé ? 10
2. Rôle du DPO
Le délégué à la protection des données aussi appelé DPO (Data
protection officer) 12
Comment choisir votre DPO ? 13
3. La responsabilisation des acteurs
Le RGPD : une logique de responsabilisation des acteurs 14
La tenue du registre des traitements 15
Que sont les analyses d’impacts sur la vie privée (AIPD) ? 16
Quel contrat avec les sous-traitants ? 17
4. Contrôle et sécurité des données personnelles
Le RGPD renforce le contrôle par les usagers de leurs données
personnelles 18
Sécuriser les données personnelles en votre possession 20
5. Mémo quizz – le RGPD: êtes-vous prêt ? 21
Liens vers la documentation existante 24
Remerciements 27
5
6
Qu’est-ce qu’une donnée à caractère personnel ?
Le RGPD définit comme une donnée à caractère personnel
1 - RGPD : les notions clés
toute information relative à une personne physique identifiée ou
pouvant être identifiée, directement ou indirectement.
Les données à caractère personnel sont des données qui
permettent d’identifier directement une personne (le nom, le
prénom, une photo, une vidéo, une adresse mail nominative),
des données indirectement identifiantes (numéro de sécurité
sociale, numéro d’employé, identifiant national de compte
bancaire, données biométriques, empreinte digitale, image de
la rétine, réseau veineux de la main…) ou un recoupement
d’informations (le fils du notaire hospitalisé dans notre
établissement habitant au 11, bd Raspail à Paris).
La définition de donnée à caractère personnel ne vise que les
personnes physiques, elle ne s’applique pas aux personnes
morales.
Le terme « DCP » signifie « données à caractère
personnel » et sera utilisé dans ce guide pour faire
référence à ce que l’on nomme plus communément les
« données personnelles ».
Exemple : [email protected] n’est pas une donnée à caractère
personnel car c’est une adresse mail non nominative, ne rentrant pas dans le
champ du RGPD, pour autant que cette adresse fonctionnelle ne puisse être
associée à une seule personne ; dans le cas contraire, elle deviendrait alors
indirectement nominative.
7
Qu’est-ce qu’une donnée à caractère personnel ?
Les données de santé font partie des données à caractère
1 – RGPD : les notions clés
personnel dites « sensibles » au sens du RGPD.
DCP sensibles
Données de santé, données génétiques ou biométriques,
opinions philosophiques, politiques, religieuses, syndicales,
vie sexuelle ou orientation, origine raciale ou ethnique,
DCP présentant une sensibilité particulière
Numéro de sécurité sociale
DCP courantes
Etat civil (date de naissance, adresse…), données de
connexion (adresse IP, journaux, cookies), données de
localisation
Vos établissements traitent des données de santé mais pas
seulement : le RGPD s’applique également à toutes les DCP que
vous traitez, notamment, celles concernant vos employés.
Les données à caractère personnel gérées dans vos établissements
Les données de santé Les données de santé Les données à caractère
nécessaires à la prise ou données à personnel non
en charge des caractère personnel médicales relatives
patients : dossier collectées dans un notamment à vos
médical du patient, souci d’amélioration employés ou à vos
examens médicaux, de la prise en charge fournisseurs : gestion
etc..; ou de recherche; RH, listing du personnel,
planning, tableau
d’astreinte, etc..
8
Zoom sur les données de santé
Les données à caractère personnel concernant la santé sont les
1 - RGPD : les notions clés
données relatives à la santé physique ou mentale, passée, présente
ou future, d’une personne physique (y compris la prestation de
services de soins de santé) qui révèlent des informations sur l’état
de santé de cette personne.
Cette définition comprend donc les informations relatives à une
personne physique ou identifiable :
■ Collectées lors de son inscription en vue de bénéficier de services
de soins de santé ou lors de la prestation de ces services :
un numéro, un symbole ou un élément spécifique attribué à une personne physique
pour l’identifier de manière unique à des fins de santé.
■ Obtenues lors du test ou de l’examen d’une partie du corps ou
d’une substance corporelle
y compris à partir des données génétiques et d’échantillons biologiques.
■ Concernant par exemple, une maladie, un traitement
médicamenteux, un handicap, un risque de maladie, les
antécédents médicaux, un traitement clinique ou l’état
physiologique ou biomédical de la personne concernée,
indépendamment de sa source (médecin, autre professionnel de santé, d’un
hôpital).
Les données à caractère personnel gérées dans vos établissements
Croisement de Données de santé en
Données de santé
données devenant raison de leur
par nature
des données de santé utilisation
Dossier médical du Permettent de tirer une Utilisation des
patient, antécédents conclusion sur l’état de données
médicaux, maladies, santé ou le risque pour la personnelles à des
prestations de soins santé d’une personne : fins médicales
réalisés, résultats croisement d’une
d’examens, handicap... mesure de poids avec
d’autres données, etc.
9
Qui est responsable de traitement au sein d’un
établissement de santé ?
Le responsable de traitement est une personne physique ou
1 - RGPD : les notions clés
morale, autorité publique, service ou autre organisme,
juridiquement responsable, qui détermine la finalité et les moyens
du traitement : cette qualification implique des responsabilités et
des sanctions en cas de non-respect de ses engagements.
La finalité est l’objectif principal pour lequel le traitement
est réalisé : elle doit être déterminée, explicite et légitime.
Les moyens du traitement désignent les mesures mises en œuvre
pour atteindre cette finalité : équipement, matériel informatique,
logiciels, services associés, le budget, le personnel…
Un co-responsable du traitement peut intervenir lorsque
les finalités et les moyens du traitement sont propres à
deux entités ou plus. Un contrat est alors passé pour définir les
droits et les obligations réciproques de chaque responsable de
traitement. Le responsable de traitement est amené à interagir avec les
fournisseurs, les tiers et autres acteurs intervenant dans la mise en
œuvre du traitement.
Par exemple, le responsable de traitement pour la gestion des effectifs
non médicaux est l’établissement de santé même si la Direction des
Ressources Humaines reste en charge de la mise en œuvre du
traitement.
Chaque traitement de données à caractère personnel est
mis en œuvre sous la responsabilité d’un responsable de
traitement.
10
Le cas des GHT : qui est le responsable de traitement ?
Selon la nature des traitements, leurs finalités,
l’organisation retenue au sein du GHT et dès lors qu’ils
déterminent conjointement les finalités et les moyens
du traitement, l’établissement support et
établissements parties au GHT sont responsables
conjoints de traitement (ex : dossier médical partagé,
traitement utilisé pour le laboratoire commun de biologie
médicale, traitement utilisé pour la pharmacie commune,
etc.). Dans ce cas, il est nécessaire de formaliser la
coresponsabilité par voie d’accord.
L’accord de coresponsabilité peut prendre la forme d’une
convention ad hoc. Il peut également être formalisé dans
les documents constitutifs supports du GHT (convention
constitutive, règlement intérieur du GHT) ou encore au
niveau du registre des traitements.
La coresponsabilité de traitement entre les
établissements parties au GHT, selon la nature du
traitement et sa finalité, peut donner lieu à
l’accomplissement de nouvelles formalités auprès de la
CNIL.
11
Le délégué à la protection des données
personnelles appelé aussi DPO
(Data Protection Officer)
2 - Rôle et missions du DPO
Pour piloter la gouvernance des données personnelles et protéger
les droits fondamentaux des personnes concernées (patients,
personnels, agents…), vous aurez besoin d'un véritable chef
d’orchestre : le délégué à la protection des données personnelles. Le
DPO doit connaître les caractéristiques-clés de son établissement pour
pouvoir adapter ses actions.
Les missions du DPO (La fonction du CIL n’existe plus depuis le 25
mai 2018. Le CIL peut devenir le DPO, mais ce n’est pas obligatoire)
Missions supplémentaires définies dans
Les missions prévues par le RGPD
l’organisation de chaque établissement
Sensibiliser les Contrôler la mise
Informer et conseiller
collaborateurs aux en œuvre et Le DPO travaille
avant toute mise en
problématiques de avec le directeur
œuvre d’un nouveau l’application des
protection des d’établissement
traitement règles du RGPD
données personnelles et les services
concernés pour
mettre en place
Veiller au droit d’accès, la conformité,
Maintenir à jour le de rectification et
avec l’action des
registre des d’opposition des Vérifier le responsables de
traitements individus (gestion des traitement des
réclamations reçues) traitements.
demandes de Ceux-ci sont
l’autorité de clairement
contrôle désignés et
Point de contact de
Réaliser un bilan responsabilisés
l’autorité de contrôle
annuel de ses activités
sur les traitements
Le DPO peut être interne ou externe à l’établissement et mutualisé entre plusieurs établissements.
Pour réunir l’ensemble des compétences attendues et soutenir le DPO, certains établissements ont choisi
de créer un comité ou une cellule appelée à se réunir régulièrement regroupant plusieurs catégories de
personnes : le DPO, le RSSI, un juriste, un médecin, du temps de secrétariat, etc.
La désignation d’un délégué est obligatoire pour :
• Les autorités ou les organismes publics
• Les organismes dont l’activité de base consiste à
traiter des données sensibles à grande échelle (ex:
données de santé, génétiques, etc.)
12
Comment choisir votre DPO ?
2 - Rôle et missions du DPO
Il est probable que les délégués à la protection des données
désignés auprès de la CNIL dès mai 2018 soient d’anciens CIL
confirmés dans leur position et pour les nouveaux entrants, des
personnes issues des métiers de la sécurité informatique, du
droit, de la gestion du risque, ayant reçu les formations
complémentaires nécessaires.
Le DPO doit être en mesure de de
Une position stratégique faire respecter la réglementation et
de remonter l’importance des sujets
au sein de la hiérarchie de données personnelles à la
direction
Le DPO ne doit pas être en position
de conflit d’intérêt et doit agir
Indépendance indépendamment des personnes qui
définissent les traitements
Le DPO doit être en mesure de
comprendre et de s’approprier le cadre
Expertises juridique juridique s’appliquant (RGPD, loi
Informatique et Libertés, dispositions
spécifiques du code de la santé
publique, etc.)
La gestion des données repose sur des
Expertises IT applications et des infrastructures IT
que le DPO doit maitriser
Le DPO doit identifier les nouveaux cas
et anticiper les non conformités et les
Intégration aux intégrer au plus vite. Il doit être associé
au projet en amont.
processus
Les services doivent faire une remontée
d'information auprès du DPO.
Le cas des GHT
Depuis le 25 mai 2018, date d’application du règlement européen relatif à la protection
des données, chaque établissement partie au GHT doit disposer d’un délégué à la
protection des données : ce délégué peut être interne ou externe à l’établissement. Par
ailleurs, le délégué à la protection des données peut être mutualisé au niveau du GHT
c’est-à-dire désigné par plusieurs établissements parties.
13
Le RGPD : une logique de responsabilisation
des acteurs
3 – La responsabilisation des acteurs
Le responsable de traitement met en œuvre des mesures
techniques et organisationnelles appropriées afin d’être en mesure
de démontrer et garantir que le traitement est effectué
conformément au RGPD. Ces mesures sont réexaminées et
actualisées si le DPO et le responsable de traitement le jugent
nécessaire.
Alors que la règlementation nationale reposait jusqu’alors, sur la notion de
«formalités préalables» (déclarations, autorisations, engagements de conformité) le
règlement européen repose lui sur une logique de conformité, dont les acteurs
sont responsables.
La documentation interne doit permettre d’attester de la conformité aux grands
principes du RGPD (licéité et transparence, minimisation des données, respect des
droits, etc.). Il faudra désormais tenir à jour une documentation interne afin de
pouvoir rendre compte à la CNIL en cas de contrôle : registre (cf. page suivante),
mentions d’information, preuves du recueil du consentement, contrats avec les
sous-traitants.
La démarche induite par cette obligation de prouver
la conformité au RGPD peut être comparée à une
Attention, l’obligation de
prouver la conformité ne démarche ISO. En effet, les établissements devront
met pas fin aux demandes mettre en place un socle de processus, décrit dans
d’autorisations (celles-ci ne des procédures, qui permet l’identification, la
concernant que des collecte, le stockage et le maintien en conditions
situations très ciblées)
opérationnelles des preuves.
14
Responsabiliser les acteurs à travers la tenue d’un
registre des activités de traitements
Pour recenser l’ensemble des traitements de données à caractère
3 – La responsabilisation des acteurs
personnel, l’établissement s’appuie sur un registre. Celui-ci permet de
cartographier et formaliser l’ensemble de ces traitements de données à
caractère personnel gérés dans son établissement. Il est recommandé
que le DPO en assure la création, la tenue et notamment la mise à jour.
Que doit contenir le registre des traitements ?
Le nom et les coordonnées du responsable du traitement et, le cas échéant, du
1 responsable conjoint du traitement, du représentant du responsable du traitement, du
délégué à la protection des données et du ou des sous-traitant intervenant pendant le
traitement.
2 Les finalités du traitement
Une description des catégories de personnes concernées et des catégories de données à
3
caractère personnel
Les catégories de destinataires auxquels les données à caractère personnel ont été ou
4 seront communiquées, y compris les destinataires dans des pays tiers ou des
organisations internationales
Le cas échéant, les transferts de données à caractère personnel vers un pays tiers ou à
5 une organisation internationale, y compris l'identification de ce pays tiers ou de cette
organisation internationale, des services traitant des données, etc.
Dans la mesure du possible, les délais prévus pour l'effacement des différentes
6 catégories de données. Le dossier médical doit être conservé 20 ans après sa dernière
consultation (dossier actif)
Dans la mesure du possible, une description générale des mesures de sécurité
7 techniques et organisationnelles
Qui doit renseigner le registre des traitements ?
En vertu de l’article 30, paragraphes 1 et 2, c’est au responsable du traitement, ou au
sous-traitant, de tenir le registre. En revanche, cette mission peut être confiée au DPO
mais ce n'est pas une obligation. Le DPO doit s’assurer de la mise en œuvre du
recensement de l’ensemble des traitements identifiés au sein de son établissement. Il
s’organise donc avec les services ou les responsables de traitement pour renseigner le
registre.
15
Que sont les analyses d’impact sur la vie privée
(AIPD)* ?
L’analyse d’impact sur la protection des données est un outil
3 – La responsabilisation des acteurs
important pour la responsabilisation des organismes : elle les aide
non seulement à construire des traitements de données
respectueux de la vie privée, mais aussi à démontrer leur
conformité au RGPD.
Quand faut-il mener une étude d’impacts ?
Lorsque les opérations de traitement sont susceptibles d'engendrer un
risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques, notamment
les cas suivants :
• Evaluation systématique et approfondie d’aspects personnels sur la base
de laquelle sont prises des décisions à l’égard des personnes physiques,
• Traitement à grande échelle de catégories particulières de données, dont
les données de santé,
• Traitement de données relatives à des populations vulnérables.
L’AIPD est nécessaire pour les traitements à risque élevé. On considère que
c’est le cas si 2 critères dans la liste des 9 critères définis par le G29 sont
remplis (voir cette liste à l’adresse : https://www.cnil.fr/fr/ce-quil-faut-
savoir-sur-lanalyse-dimpact-relative-la-protection-des-donnees-dpia)
Nous vous recommandons également le logiciel CNIL permettant aux acteurs
de se poser les bonnes questions et de formaliser leurs études d’impact :
Les AIPD devront être suivies par le DPO en collaboration avec les services
concernés ainsi que la DSI. La consultation de la CNIL n’est pas systématique
pour les AIPD.
Quand réaliser une AIPD * ?
Vous pouvez vous référer aux deux listes
élaborées par la CNIL :
https://www.cnil.fr/fr/ce-quil-faut-
savoir-sur-lanalyse-dimpact-relative-la-
protection-des-donnees-dpia
*Appelé aussi DPIA et PIA (Privacy Impact Assessment)
16
Quel contrat avec les sous-traitants ?
Lorsqu’un traitement est effectué par un sous-traitant tel qu’un
3 – La responsabilisation des acteurs
prestataire de service informatique ou un prestataire proposant un
service impliquant de traiter les données pour le compte du
responsable de traitement, celui-ci doit présenter des garanties
suffisantes quant à la mise en œuvre de mesures techniques et
organisationnelles appropriées de manière à ce que le traitement
réponde aux exigences du RGPD.
17
Le RGPD renforce le contrôle par les usagers de
leurs données personnelles
4 - Contrôle et sécurité des données
Le RGPD confirme les droits déjà prévus par la Loi Informatique
et Libertés (LIL) et crée de nouveaux droits pour les citoyens. Le
RGPD améliore la transparence en renforçant les exigences en
terme d’information des usagers sur l’utilisation faite de leurs
données et en leur facilitant l’accès à ces informations.
personnelles
18
Le RGPD renforce le contrôle par les usagers de
leurs données personnelles
Le RGPD réaffirme également le droit à l’information et le droit
4 - Contrôle et sécurité des données
d’accès des patients et de tout autre personne concernée par le
traitement de données personnelles en établissement de santé
(employés, fournisseurs, etc.)
Droit à l’information
Quiconque met en œuvre un fichier ou un traitement de données
à caractère personnel est obligé d’informer la personne qui fait
personnelles
l’objet de ce traitement de données personnelles, notamment :
De l’objectif de la collecte d’informations
De son caractère obligatoire ou facultatif
L’identité du responsable du traitement
La durée de conservation
Des destinataires des informations
Des droits reconnus à la personne
Des éventuels transferts de données vers un pays hors de l’Union
européenne
…
L’information doit être claire et adaptée au public concerné.
Droit d’accès aux données
Les personnes concernées peuvent demander directement au
responsable d'un fichier s'il détient des informations sur eux et
demander à ce qu’on leur
communique l’intégralité de ces
données. L'exercice du droit d’accès
permet de contrôler l'exactitude des
données et si besoin de les faire
rectifier ou effacer.
Il existe des dispositions spécifiques
dans le code de la santé publique
pour l’accès des usagers à leur
dossier médical.
19
Sécurisez les données personnelles en votre
possession
4 - Contrôle et sécurité des données
Les mesures nécessaires doivent être prises pour assurer au
mieux la sécurité des données à caractère personnel en votre
possession afin de garantir au minimum les risques de pertes de
données ou de piratage
Les bonnes pratiques à avoir
Certains réflexes doivent être essentiels :
personnelles
Mises à jour de vos antivirus et logiciels
Changement régulier et utilisation de mots de passe complexes
Chiffrement des données dans certaines situations
En cas de perte ou vol d’un outil informatique, L’accès à son contenu en sera rendu
plus difficile pour toute personne non autorisée à l’utiliser.
Les bonnes questions à se poser pour évaluer rapidement le niveau de sécurité de
votre établissement, notamment :
Les accès aux locaux sont-ils sécurisés ?
Des profils distincts sont-ils créés selon les besoins des utilisateurs pour
accéder aux données ?
Une procédure de sauvegarde et de récupération de données
régulièrement testée en cas d’incident a-t-elle été mise en place ?
les règles de sécurité fixées par la politique générale de sécurité des
systèmes d’information de santé (PGSSI-S) sont-elles respectées ?
En cas de violation de données (des données
personnelles ont été, de manière accidentelle ou
illicite, détruites, perdues, altérées, divulguées, etc.)
vous devez le signaler à la CNIL, et à la personne
concernée, dans les meilleurs délais (au maximum
sous 72h) si cette violation est susceptible de
représenter un risque pour les droits et libertés des
personnes concernées :
https://notifications.cnil.fr/notifications/index
Le signalement de tout incident de sécurité
informatique est obligatoire et doit être déclaré
sur : https://signalement.social-
sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/ac
cueil
20
POURAGIR : mémo-quizz
POUR « RGPD
AGIR : mémo-quizz – êtes-vous
“RGPD prêt
– êtes-vous ?»
prêt 1/3
?” 1/3
Le principe du mémo-quizz est très simple : il vous suffit de cocher
les exigences qui vous semblent remplies au sein de votre
établissement. Tout ce qui n’est pas coché doit donner lieu, sans
tarder à une action.
Les 5 étapes ci-dessous seront abordées :
Désigner un pilote
Cartographier les traitements
Gérer les risques des traitements de
données à caractère personnel susceptibles
Organiser les processus internes
Documenter la conformité
21
POURAGIR : mémo-quizz
POUR «RGPD
AGIR : mémo-quizz – êtes-vous
“RGPD prêt
– êtes-vous ? »?” 2/3
prêt 2/3
Désigner un pilote
Le DPO a les compétences requises (techniques, juridiques, savoir- faire, etc.)
Le DPO dispose des moyens nécessaires
Le DPO peut agir en toute indépendance
Le DPO est libre de tout conflit d’intérêt
Cartographier les traitements
Le DPO a organisé le recensement précis de vos traitements de données à
caractère personnel pour l'élaboration d'un registre des traitements
Sur la base de ce registre, le DPO a identifié et vous a présenté les actions à
mener pour conformer votre établissement aux obligations actuelles et à venir.
Il a priorisé ces actions au regard des risques que font peser vos traitements sur
les droits et les libertés des personnes
Gérer les risques des traitements de
données à caractère personnel
susceptibles d'engendrer des risques
élevés pour la vie privée des personnes
Le DPO a identifié les points d’attention des traitements de votre
établissement nécessitant une vigilance particulière : certains types de
données traitées, traitements des données à grande échelle, etc.
Le DPO a identifié des traitements de données à caractère personnel
susceptibles d'engendrer des risques élevés pour la vie privée, des AIPD pour
ces traitements sont prévues.
22
POURAGIR : mémo-quizz
POUR «RGPD
AGIR : mémo-quizz – êtes-vous
“RGPD prêt
– êtes-vous ? »?” 3/3
prêt 3/3
Organiser les processus internes
La prise en compte de la protection des données a été mise en place dès
l’intégration des projets
L’établissement sensibilise et organise la remontée d’informations en
proposant des plans de formation et de communication
L’établissement peut, à tout moment, répondre et traiter les réclamations et
les demandes des personnes concernées quant à l’exercice de leurs droits
Documenter la conformité
La documentation sur les traitements de données à caractère personnel est
tenue à jour : registre de traitements, AIPD, encadrement des transferts, etc.
Les documents relatifs à l’information des personnes existent : les mentions
d’information, les modèles de recueil de consentement des personnes
concernées (ou de refus)
Les procédures pour l’exercice des droits sont mises en place
L’ensemble des documents définissant rôles et responsabilités des acteurs :
contrats avec les sous-traitants, procédures internes en cas de violation de
données, mentions d’information, etc.
23
6 - Liens vers la documentation existante De nombreux documents et outils à destination des
établissements de santé sont également disponibles
sur les sites internet de la CNIL et de l’ASIP-Santé :
Une rubrique sur les données de santé sur le site de la CNIL :
https://www.cnil.fr/fr/sante
Un guide de la sécurité des données personnelles rédigé par la
CNIL : https://www.cnil.fr/fr/principes-cles/guide-de-la-securite-
des-donnees-personnelles
Une fiche synthétique pour les établissements de santé rédigée
par l’ASIP- Santé :
https://esante.gouv.fr/sites/default/files/media_entity/documents
/rgpd-fiche-1.pdf
Une fiche synthétique pour se préparer à une mise en conformité :
https://www.cnil.fr/fr/principes-cles/rgpd-se-preparer-en-6-etapes
Un guide sur le sous- traitant :
https://www.cnil.fr/sites/default/files/atoms/files/rgpd-
guide_sous-traitant-cnil.pdf
Le portail d’information sur la sécurité numérique dans le secteur
santé : www.cyberveille-sante.gouv.fr
formation en ligne de la CNIL ouverte à tous (MOOC) :
https://www.cnil.fr/fr/la-cnil-lance-sa-formation-en-ligne-sur-le-
rgpd-ouverte-tous
24
Modèle de fiche et de registre proposé par la CNIL
6 - Liens vers la documentation existante
Le format
du registre
est libre:
Excel, Word
…
25
Mini-glossaire
sigle désignation
ACSS Accompagnement cybersécurité des structures de santé
AQSSI Autorité qualifiée pour la sécurité des systèmes d’information.
CIL Correspondant informatique et liberté
DPD Délégué à la protection des données personnelles
DPI Dossier patient informatisé
DPO Data protection officer (idem DPD) – Appellation retenue par la CNIL
EIPD Etude d’impact sur la protection des données (idem EIVP)
EIVP Etude d’impact sur la vie privée
GHT Groupement hospitalier de territoire
HDS Hébergeur de données de santé
PGSSI-S Politique générale de sécurité du système d’information de santé
DPIA Data protection impact assesment (idem EIVP)
RGPD Règlement général européen sur la protection des données
RSSI Responsable sécurité du système d’information
SI / SIH Système d’information / Système d’Information Hospitalier
Les sites institutionnels de référence :
ANSSI Agence Nationale de la
sécurité des systèmes www.ssi.gouv.fr
d’information
ASIP Santé Agence française de la santé
esante.gouv.fr
numérique
CNIL Commission Nationale de
www.cnil.fr
l’Informatique et des Libertés
DGOS Direction Générale de l’Offre solidarites-sante.gouv.fr - lien
de Soins DGOS
DSSIS Délégation à la stratégie des
solidarites-sante.gouv.fr - lien
systèmes d’information de
DSSIS
santé
HAS Haute autorité de santé has-sante.fr
FSSI Fonctionnaire de sécurité des
solidarites-sante.gouv.fr - lien FSSI
systèmes d’information
26
Remerciements
Ce « Mémento » a été élaboré en s’appuyant sur un groupe de travail associant des RSSI,
DPO d’établissement ou de région, médecin et juristes de l’ASIP , de la CNIL et des experts
et représentants du ministère des solidarités et de la santé :
Julie CHABROUX Chargé de mission - DSSIS
Jean-Christophe DAYET Chargé de mission - DSSIS
Florence EON Directrice juridique - ASIP Santé
Nicole JANIN Directrice des affaires médicales - ASIP Santé
Jean-Michel KERMARREC Délégué à la Protection des Données - CHU Montpellier
Eve LE COQ Conseillère juridique - DGOS/SR1
Auriane LEMESLE Référente régionale SSI - GCS e-Santé Pays de la Loire
Philippe LOUDENOT FSSI - HFDS ministère
Lorraine MAISNIER-BOCHÉ Juriste – ASIP Santé
Marjorie MENAPACE Juriste - CNIL - Service de la santé
Stéphane PASQUIER FSSI adjoint- HFDS ministère
Sandrine PAUTOT Adjointe à la Sous-directrice - DGOS/SR
Stéphanie SAULNIER Juriste - CNIL - Service de la santé
Philippe TOURRON RSSI - AP/HM
Michel RAUX Adjoint à la Cheffe de Bureau DGOS/PF5
Il a également bénéficié des nombreux échanges informels qui animent le « Club des RSSI
Santé » dont les réunions régulières favorisent les partages d’expériences et permettent
d’assurer une véritable veille technologique.
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