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Coefficients de sécurité en conception

Ce document décrit les coefficients de sécurité, qui sont des paramètres permettant de dimensionner des dispositifs de manière sûre en prévoyant des charges supérieures aux valeurs nominales. Le coefficient de sécurité est utilisé pour multiplier les charges prévues ou diviser la résistance théorique afin de prévoir l'imprévisible comme les surcharges ou défaillances. Les valeurs des coefficients dépendent des règles propres à chaque domaine.

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Coefficients de sécurité en conception

Ce document décrit les coefficients de sécurité, qui sont des paramètres permettant de dimensionner des dispositifs de manière sûre en prévoyant des charges supérieures aux valeurs nominales. Le coefficient de sécurité est utilisé pour multiplier les charges prévues ou diviser la résistance théorique afin de prévoir l'imprévisible comme les surcharges ou défaillances. Les valeurs des coefficients dépendent des règles propres à chaque domaine.

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Coefficient de s�curit�

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Les coefficients de s�curit� sont des param�tres permettant de dimensionner des
dispositifs.

Lorsque l'on con�oit un dispositif, il faut s'assurer qu'il remplisse ses fonctions
en toute s�curit� pour l'utilisateur. Il faut pour cela conna�tre la charge �
laquelle il sera soumis. Le terme � charge � est utilis� de mani�re g�n�rale :
puissance �lectrique pour un circuit �lectrique, force pour un dispositif
m�canique, � Cela m�ne au dimensionnement du dispositif : choix de la section du
fil d�bitant le courant, section de la poutre supportant la structure, �

Mais la connaissance des charges normales en utilisation ne sont pas suffisantes :


il faut pr�voir la possibilit� d'une utilisation inadapt�e : imprudence de
l'utilisateur, surcharge accidentelle ou pr�vue, d�faillance d'une pi�ce, �v�nement
ext�rieur impr�vu, � On utilise pour cela un coefficient de s�curit�, not�
habituellement s1 :

soit on l'utilise avant le calcul de dimensionnement :


en multipliant la charge en fonctionnement par s, ou bien
en divisant la charge maximale admissible par s ;
soit on l'utilise apr�s le calcul, en multipliant ou en divisant le r�sultat dans
le sens d'une plus grande s�curit�.
Si l'on note R la r�sistance du syst�me et S (stress) les sollicitations auxquelles
il est soumis2, la condition de validation dit � � l'�tat limite ultime � (ELU)
s'�crit :

{\displaystyle \mathrm {S} \leqslant {\frac {\mathrm {R} }{s}}} {\displaystyle


\mathrm {S} \leqslant {\frac {\mathrm {R} }{s}}}
ou bien

{\displaystyle s\times \mathrm {S} \leqslant \mathrm {R} } {\displaystyle


s\times \mathrm {S} \leqslant \mathrm {R} }.
Les coefficients de s�curit� sont d�finis par les � r�gles de l'art � pour chaque
domaine, �ventuellement codifi� dans des normes. S'il sert � diviser la r�sistance
th�orique, il est sup�rieur ou �gal � 1, et est d'autant plus �lev� que le syst�me
est mal d�fini, que l'environnement est mal ma�tris�.

On utilise aussi parfois la marge de s�curit� qui vaut s - 1.

On utilise parfois le coefficient inverse, k = 1/s, la validation s'�crivant


alors :

{\displaystyle \mathrm {S} \leqslant k\times \mathrm {R} } {\displaystyle \mathrm


{S} \leqslant k\times \mathrm {R} }.
Exemple

Si l'on d�cide de dimensionner une pi�ce � 60 % de sa r�sistance, on a :

k = 60 % = 0,6 ;
s = 1/k = 1,7 (on n'exprime jamais un coefficient avec une pr�cision de plus d'une
d�cimale) ;
la marge m = s - 1 = 0,67 = 67 %.
Si l'on dimensionne un syst�me avec un coefficient de s�curit� de 5, alors on a

la marge de s�curit� m = 4 ;
k = 0,2 ; on dimensionne le syst�me � 20 % de sa r�sistance.

Sommaire
1 Application g�n�rale
1.1 Limite de l'application du coefficient de s�curit�
1.2 D�termination des charges et de la r�sistance
1.3 Prudence de conception
2 Application en m�canique
2.1 Valeurs du coefficient
2.2 Utilisation du coefficient
3 G�rer l'impr�visible
4 Notes et r�f�rences
5 Annexe
5.1 Liens externes
Application g�n�rale
Limite de l'application du coefficient de s�curit�
Le coefficient de s�curit� est une m�thode de conception. Cela signifie qu'il n'a
de sens qu'� l'�tape du projet, avant la phase de production. Ainsi, si l'on
s'aper�oit qu'un produit existant n'est pas conforme ou pr�sente une d�faillance,
on ne peut pas s'appuyer sur la notion de coefficient de s�curit� pour valider son
utilisation ; une phrase du type � on a une d�faillance mais on a encore une marge
� n'a pas de sens. Si l'on constate un d�faut ou une d�faillance, c'est que l'on
est en dehors de la marge de s�curit� que l'on s'est fix�, que l'on est dans une
situation o� malgr� l'application du coefficient de s�curit� lors de la conception,
les erreurs ou situations exceptionnelles ont fait que la contrainte r�elle soit
sup�rieure � la r�sistance r�elle (Sr�el > Rr�el).

Une d�marche d�rogatoire peut alors �tre entreprise, par exemple en menant une
nouvelle �tude sur le produit � tel que fabriqu� � (TQF) pour valider la poursuite
de son utilisation, ou au contraire le retrait du produit � par exemple pour un
produit m�canique, calcul par �l�ments finis avec un mod�le num�rique int�grant le
d�faut constat�. En l'absence d'une telle d�marche, le produit doit �tre consid�r�
comme non conforme et retir�, ou bien �tre remis en conformit�.

D�termination des charges et de la r�sistance


Les charges auxquelles le syst�me est soumis est donn� par le cahier des charges.
Elles sont d�termin�es � partir de l'utilisation normale pr�vue du syst�me, en
prenant en compte le cas le plus d�favorable (sollicitation maximale). On parle de
� valeurs nominales �.

� partir de ces valeurs nominales, le concepteur doit estimer les valeurs


maximales. En effet, lors des phases de transition du syst�me � changement de
r�gime et de direction, et particuli�rement lors du d�marrage et de l'arr�t �, la
charge fluctue. Il faut �galement ajouter des effets environnementaux :
temp�rature, humidit�, vent, poids de la neige, s�isme, � Les param�tres dynamiques
peuvent �tre donn�s par le cahier des charges � par exemple en sp�cifiant une dur�e
de d�marrage ou d'arr�t �, ou bien par des normes ou r�glements.

Il en r�sulte des charges compl�mentaires ainsi qu'un coefficient de majoration des


charges, qui est similaire au coefficient de s�curit�, � ceci pr�s qu'il vise �
prendre en compte des effets normaux pr�vus (mais non permanents), alors que les
coefficients de s�curit� sont l� pour pr�voir l'impr�vu.

Par ailleurs, il faut aussi d�terminer la r�sistance du mat�riau utilis�. Cette


r�sistance peut �tre donn�e par des normes ou bien par le fournisseur de mat�riel
ou de mati�re premi�re, ou encore �tre d�termin� par des essais effectu�s en
interne. Il convient de bien �valuer cette r�sistance : si le mat�riau est mal
caract�ris� ou si la fabrication est mal ma�tris�e, cela induit une majoration du
coefficient de s�curit�. Notons par ailleurs que la r�sistance d�pend du type de
sollicitation, par exemple en m�canique :

la r�sistance au cisaillement est plus faible qu'en traction-compression ;


si une pi�ce est soumise � de nombreux cycles d'utilisation (typiquement plusieurs
centaines de milliers ou millions), il se produit des micro-dommages qui se
cumulent et fragilisent la mati�re (voir Fatigue (mat�riau)).
Prudence de conception
Le cahier des charges d�finit qu'un syst�me doit supporter une charge sp�cifi�e Cs
(specified load). Le terme charge peut d�signer une intensit� de courant pour un
conducteur �lectrique, un poids que doit supporter une structure ou lever une grue,
une cadence de production d'une machine, la temp�rature ou la pression � laquelle
doit r�sister un r�servoir, une tuyauterie, �

Le syst�me est con�u pour recevoir une charge Cc, dite � charge de conception �
(design load), qui est n�cessairement sup�rieure ou �gale � la charge sp�cifi�e
dans le cahier des charges Cs. Le coefficient de s�curit� de conception (design
factor) est d�fini par :

{\displaystyle s={\frac {\mathrm {charge\ de\ conception} }{\mathrm {charge\


sp{\acute {e}}cifi{\acute {e}}e} }}={\frac {\mathrm {C_{c}} }{\mathrm {C_{s}} }}}
{\displaystyle s={\frac {\mathrm {charge\ de\ conception} }{\mathrm {charge\
sp{\acute {e}}cifi{\acute {e}}e} }}={\frac {\mathrm {C_{c}} }{\mathrm {C_{s}} }}}.
La marge de s�curit� d�signe quant � elle la proportion de charge de conception qui
exc�de la charge sp�cifi�e :

{\displaystyle m={\frac {\mathrm {charge\ de\ conception} -\mathrm {charge\


sp{\acute {e}}cifi{\acute {e}}e} }{\mathrm {charge\ sp{\acute {e}}cifi{\acute
{e}}e} }}={\frac {\mathrm {C_{c}} -\mathrm {C_{s}} }{\mathrm {C_{s}} }}=s-1}
{\displaystyle m={\frac {\mathrm {charge\ de\ conception} -\mathrm {charge\
sp{\acute {e}}cifi{\acute {e}}e} }{\mathrm {charge\ sp{\acute {e}}cifi{\acute
{e}}e} }}={\frac {\mathrm {C_{c}} -\mathrm {C_{s}} }{\mathrm {C_{s}} }}=s-1}.
La charge de conception doit �tre inf�rieure ou �gale � la charge ultime Cu, qui
est la charge provoquant une d�gradation du syst�me. Entre la charge de conception
et la charge ultime, le syst�me n'est plus fonctionnel (ses performances ne sont
plus garanties) mais il n'y a pas encore d'accident. On peut ainsi d�finir le
coefficient de s�curit� effectif, ou facteur ultime (factor of safety) :

{\displaystyle \mathrm {FoS} ={\frac {\mathrm {charge\ ultime} }{\mathrm {charge\


sp{\acute {e}}cifi{\acute {e}}e} }}={\frac {\mathrm {C_{u}} }{\mathrm
{C_{s}} }}\geqslant s} {\displaystyle \mathrm {FoS} ={\frac {\mathrm {charge\
ultime} }{\mathrm {charge\ sp{\acute {e}}cifi{\acute {e}}e} }}={\frac {\mathrm
{C_{u}} }{\mathrm {C_{s}} }}\geqslant s}
ainsi que la marge ultime (margin of safety) :

{\displaystyle \mathrm {MoS} =\mathrm {FoS} -1} {\displaystyle \mathrm {MoS}


=\mathrm {FoS} -1}.
Facteur et marge ultimes mesurent la prudence de la conception � on prend
volontairement une exigence excessive (Cs < Cc < Cu). Une conception avec un
coefficient de s�curit� de conception �lev� est qualifi�e de � conservative �,
c'est-�-dire prudente ; cet exc�s de prudence peut mener � du surdimensionnement,
c'est-�-dire � des pi�ces ayant un co�t et une masse excessif par rapport � ce qui
est requis.

� l'inverse, un coefficient de s�curit� de conception faible implique une ma�trise


plus exigeante des processus, puisque l'on travaille avec peu de marge :

recours � des ex�cutants (employ�s, int�rimaires, sous-traitants) qualifi�s, form�s


� leurs t�ches, et sensibilis�s aux probl�mes de qualit� et de s�ret� ;
ma�trise des processus de conception, application des bonnes pratiques de
conception (good design practices) :
d�marche qualit� de type ISO 9001 : recueil des besoins du client, �tablissement de
proc�dures r�guli�rement mises � jour et d�crivant la d�marche de conception,
am�lioration continue,
�tablissement d'un cahier des charges fonctionnel (CdCF),
�tude des risques en amont, avec une d�marche de type AMDEC,
d�marche d'analyse fonctionnelle,
validation des choix, par exemple par le calcul,
tra�abilit� des modifications de conception,
d�marche de s�ret� de fonctionnement,
r�daction d'un mode d'emploi clair, utile � l'utilisateur et fonctionnel ;
ma�trise des processus de production, application des bonnes pratiques de
production (good manufacturing practices) :
d�marche qualit� pour la production,
qualification des fournisseurs, soit en exigeant qu'ils aient eux-m�mes des
proc�dures, soit en testant les composants d�livr�s (essais d'endurance),
utilisation de mat�riel performant et entretenu,
tra�abilit� des sous-ensembles,
organisation de production n'induisant pas d'erreur, par exemple d�marche 5S :
sites � bien rang�s �, d�barrass�s de ce qui est inutile et donc source de
confusion (lean), mise en place de d�trompeurs,
respect du bien �tre des travailleurs et de l'environnement (hygi�ne, s�curit�,
environnement), signe d'une production bien ma�tris�e et garant de l'implication et
de l'attention au travail ;
phase de tests sur les produits fabriqu�s � l'unit�, ou sur des prototypes avant
production de masse.
Les syst�mes sensibles � dont la d�faillance serait catastrophique � sont souvent
soumis � une �preuve avant livraison ; par exemple, un r�servoir est mis sous
pression et l'on v�rifie qu'il r�siste bien. La charge d'essai Ce doit �videmment
�tre sup�rieure ou �gale � la charge de conception, mais inf�rieure � la charge
ultime puisque l'essai ne doit pas d�grader le syst�me. ON a ainsi

Cc < Ce < Cu.


La mise � l'�preuve ajoute une � couche � qui �loigne encore la charge de
conception de la charge ultime ; de fait, on peut r�duire le coefficient de
s�curit� utilis�.

Application en m�canique
Valeurs du coefficient
En m�canique � au sens large : chaudronnerie, structures m�talliques, g�nie
m�canique (conception de m�canismes), automobile, � �, on utilise typiquement les
coefficients indiqu�s dans le tableau suivant.

Coefficients de s�curit� typiques3


Coefficient de s�curit� s Charges exerc�es sur la structure Contraintes dans
la structure Comportement du mat�riau Observations
1 = s = 2 r�guli�res et connues connues test� et connu fonctionnement
constant sans �-coups
2 = s = 3 r�guli�res et assez bien connues assez bien connues test� et
connu moyennement fonctionnement usuel avec l�gers chocs et surcharges mod�r�es
3 = s = 4 moyennement connues moyennement connues non test�
mal connues ou incertaines mal connues ou incertaines non connu
Par exemple,

pour le domaine de l'architecture : s = 1,5 ;


mat�riel routier : s = 3 ;
pour les appareils de levage industriels, selon arr�t� fran�ais du 18 d�cembre
19924 :
levage par des cha�nes de levage : s = 4,
composants m�talliques d'accessoires de levage (par exemple crochets, palonniers) :
s = 4,
levage par des c�bles m�talliques : s = 5,
levage par des sangles en tissus : s = 7 ;
pour les engins de levage et appareils de levage lourds, selon la F�d�ration
europ�enne de la manutention (FEM)
le poids est multipli� par 1,6 pour un levage avec un pont roulant ou un portique
(soit une acc�l�ration verticale de 0,6 g), et par 1,3 pour un levage avec une grue
(acc�l�ration verticale de 0,3 g), hors effet des intemp�ries et s�ismes5 ; mais il
s'agit l� de la d�termination de la charge dynamique et pas � proprement parler
d'un coefficient de s�curit�, toutefois, ce coefficient est major� par rapport � la
r�alit� et donc porte en lui un coefficient de s�curit�,
pour les m�canismes, un coefficient allant de 2,5 � 9, selon la cat�gorie du
m�canisme (par type de mouvement et par type d'engin)6,
pour les pi�ces de structure, un coefficient allant, selon les cas de service (sans
vent, avec vent, sollicitations exceptionnelles)7, de 1,1 � 1,5 pour les pi�ces en
acier de construction, et un coefficient plus �lev� pour les pi�ces en acier �
haute limite d'�lasticit�8 ;
ascenseur (transport du public) : s = 10.
Utilisation du coefficient
Le dimensionnement des structures se fait en trois parties :

mod�lisation du syst�me, en particulier des liaisons entre les pi�ces, ce qui va


d�finir le type d'effort auquel chaque pi�ce va �tre soumise ;
calcul des efforts auxquels sont soumis les pi�ces : calcul de statique ou de
dynamique ;
calcul des efforts internes � la mati�re, pour v�rifier que la pi�ce va r�sister :
r�sistance des mat�riaux.
Prenons l'exemple d'une sollicitation en traction. L'effort interne que subit la
mati�re est repr�sent� par la contrainte s (sigma), et l'effort maximal que peut
subir le mat�riau sans se d�former de mani�re irr�versible est la limite �lastique
Re. La condition de r�sistance est :

{\displaystyle \sigma \leqslant {\frac {\mathrm {R_{e}} }{s}}} {\displaystyle


\sigma \leqslant {\frac {\mathrm {R_{e}} }{s}}}.
On d�finit la � limite pratique � l'extension � Rpe comme �tant :

{\displaystyle \mathrm {R_{pe}} ={\frac {\mathrm {R_{e}} }{s}}} {\mathrm


{R_{{pe}}}}={\frac {{\mathrm {R_{e}}}}{s}} ;
Rpe int�gre le coefficient de s�curit�. La condition de r�sistance est donc :

s = Rpe.
Dans le cas d'une sollicitation en cisaillement, l'effort interne que subit la
mati�re est repr�sent� par la cission t (tau), et l'effort maximal que peut subir
le mat�riau sans se d�former de mani�re irr�versible est la limite �lastique au
cisaillement Reg. La condition de r�sistance est :

{\displaystyle \tau \leqslant {\frac {\mathrm {R_{eg}} }{s}}} {\displaystyle


\tau \leqslant {\frac {\mathrm {R_{eg}} }{s}}}.
On d�finit la � limite pratique au glissement � Rpg comme �tant :

{\displaystyle \mathrm {R_{pg}} ={\frac {\mathrm {R_{eg}} }{s}}} {\mathrm


{R_{{pg}}}}={\frac {{\mathrm {R_{{eg}}}}}{s}} ;
Reg int�gre le coefficient de s�curit�. La condition de r�sistance est donc :

t = Rpg.
Les limites �lastiques Re et Reg sont des donn�es du mat�riau, �tablies par des
essais m�caniques. La valeur de Re est tabul�e pour les mat�riaux les plus
courants, et pour les m�taux, la valeur Reg vaut

{\displaystyle \mathrm {R_{eg}} \simeq {\frac {\mathrm {R_{e}} }{2}}}


{\displaystyle \mathrm {R_{eg}} \simeq {\frac {\mathrm {R_{e}} }{2}}}
(voir l'article Cercle de Mohr). Le coefficient de s�curit� s d�pend du domaine,
comme explicit� pr�c�demment.

Pour les �tats de contrainte plus complexes, on calcule une contrainte �quivalente
se � partir du tenseur des contraintes, et l'on v�rifie que

se = Rpe.
G�rer l'impr�visible
Il existe trois mani�res de g�rer l'impr�visible :

s'adapter en temps r�el, avec un syst�me dynamique (cas par exemple de l'adaptation
� la route par les suspensions), un automate (mesure de param�tres et modification
du comportement du syst�me), ou tout simplement une action humaine ;
essayer de quantifier les incertitudes, c'est la m�thode dite � statistique � ou �
contrainte-r�sistance � ;
travailler avec des coefficients de s�curit� empiriques, m�thode dite �
d�terministe � puisque les calculs se font en consid�rant que l'on conna�t les
valeurs.
Article d�taill� : M�thode contrainte-r�sistance.
L'approche statistique est gourmande en temps et en moyens : il faut collecter les
donn�es et les traiter. Mais elle conduit � des syst�mes dimensionn�s � au plus
juste � donc moins chers (design to cost) et moins lourds.

L'approche adaptative n�cessite des moyens de mesure et une d�marche � suivre pour
corriger l'action. Selon Christian Morel9, cette d�marche, qu'il qualifie de �
rationalit� substantielle �, peut �tre dans certains cas illusoire et mener � des
d�cisions absurdes, en raison de la complexit� des ph�nom�nes r�els. L'application
de coefficients de s�curit�, dite � rationalit� proc�durale �, sont des � r�gles
simples, mais rigoureuses, qui n'�limineraient certes pas totalement le risque,
mais le r�duirait � un niveau plus bas que celui qui r�sulterait de la rationalit�
substantielle. �10

Notes et r�f�rences
? dans le formulaire distribu� pour le baccalaur�at professionnel en France, on le
note parfois n, pour �viter a confusion avec l'aire de la section droite not�e S
? ces termes sont � prendre au sens large : il peut s'agir de r�sistance m�canique,
r�sistance au claquage �lectrique, r�sistance � la temp�rature, �
? J.-L. Fanchon, Guide de m�canique � Sciences et techniques industrielles, Nathan,
2001, p. 274
? Arr�t� du 18 d�cembre 1992 relatif aux coefficients d'�preuve et aux coefficients
d'utilisation applicables aux machines, accessoires de levage et autres �quipements
de travail soumis � l'article L. 233-5 du code du travail pour la pr�vention des
risques li�s aux op�rations de levage [archive], dans les cas des liens (c�bles,
cha�nes, �lingues), ce coefficient est d�j� pris en compte dans la charge maximale
d'utilisation (CMU)
? F�d�ration europ�enne de la manutention section I, R�gles pour le calcul des
appareils de levage. Classement et sollicitations des charpentes et des
m�canismes., t. 2, Courbevoie, FEM Section I, 1998, p. 2-16
? la FEM classe mes m�canismes en 8 cat�gories (M1 � M8), selon la dur�e
d'utilisation pr�vue sur la dur�e de vie de l'�quipement (de moins de 200 h � plus
de 50 000 h), et selon le � facteur de spectre � (entre 0 et 1) qui est d'autant
plus important que le m�canisme va �tre utilis� souvent proche de sa limite de
rupture ;
le coefficient de s�curit� va de 2,5 pour un c�ble dormant d'un m�canisme M1, � 9
pour un c�ble actif d'un m�canisme M8 ;
voir F�d�ration europ�enne de la manutention section I, R�gles pour le calcul des
appareils de levage. Classement et sollicitations des charpentes et des
m�canismes., t. 2, Courbevoie, FEM Section I, 1998, p. 2-8 et 2-9, et F�d�ration
europ�enne de la manutention section I, R�gles pour le calcul des appareils de
levage. Calcul et choix des �l�ments de m�canismes., t. 4, Courbevoie, FEM Section
I, 1998, p. 4-17
? FEM section I tome 2 (1998), section 2-3
? F�d�ration europ�enne de la manutention section I, R�gles pour le calcul des
appareils de levage. Calcul des contraintes dans la charpente., t. 3, Courbevoie,
FEM Section I, 1998, p. 3-2-1-1
? Christian Morel, Les d�cisions absurdes II : Comment les �viter, Gallimard, coll.
� Biblioth�que des sciences humaines �, 2012 (ISBN 9782070135080, OCLC 50063478,
notice BnF no FRBNF43756899), p. 58-61
? Christian Morel, op. cit., p. 6

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