Guide Essais FR PDF
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France Transfo
Lieux de production
France Transfo dispose actuellement de 3 sites de production en Lorraine,
au Nord de Metz, avec une des plus grandes installations européennes de
production de transformateurs secs enrobés.
Ces usines s’inscrivent dans un même périmètre géographique pour assu-
rer la complémentarité des moyens et des compétences depuis l’étude des
projets jusqu’à l’expédition des matériels fabriqués.
Ces unités de production, de conception moderne, font l’objet de réimplan-
tation et de rénovations régulières qui contribuent à l’optimisation de la qua-
lité et de la sécurité.
■ tôles magnétiques
A partir des tôles magnétiques de grande largeur, la découpe des circuits
magnétiques est assurée par un ensemble de refendeuses et de cisailles.
■ bobinages
Cette section dispose d’un parc de tours à bobiner, de technologie différen-
te selon le type d’enroulement réalisé :
– L’enroulement HTA (Haute Tension) est bobiné en fil isolé selon une métho-
de mise au point et brevetée par France Transfo : le bobinage continu à
gradient linéaire sans entrecouche (tour à bobiner vertical).
– L’enroulement BT (Basse Tension) est en bande dont les spires sont iso-
lées par un film de classe F.
Gamme de produits
La gamme des produits fabriqués à France Transfo comprend :
Système qualité
Tous les transformateurs de France Transfo, sont construits suivant un sys-
tème qualité systématisé certifié conforme par l’AFAQ (Association
Française pour l’Assurance de la Qualité) aux normes internationales
ISO 9001.
Elle définit, par exemple dans le cadre des essais ; les mesures, les proces-
sus d’étalonnage, etc.
A France Transfo, la qualité est gérée d’une part par le service Assurance
Qualité, par le personnel ouvrier des chaînes de production, et d’autre part
par l’ AFAQ qui opère chaque année un audit de l’usine pour délivrer ou
annuler le certificat ISO 9001.
Le transformateur
Définition
Appareil statique à induction électromagnétique destiné à transformer un
système de courant alternatif en un ou plusieurs systèmes de courants alter-
natifs de même fréquence, d’intensité et de tension généralement différen-
te.
Le transformateur reçoit le courant primaire I1 sous une tension primaire U1,
et, en général, restitue un courant secondaire I2 d’intensité différente du
courant primaire et sous une tension différente U2.
■ fonctionnement
“Tout enroulement soumis à un flux variable, généré par une tension
variable, crée à travers une section d’un circuit magnétique donné, une force
électromotrice induite à ses bornes, proportionnelle au nombre de spires de
cet enroulement”.
U = 4,44 Bmax x N x S x f
avec U = tension aux bornes de l’enroulement primaire ou secondaire.
Bmax = valeur maximale du champ magnétique dans le circuit magnétique.
N = nombre de spires de l’enroulement primaire ou secondaire.
S = section du circuit magnétique.
f = fréquence d’alimentation du transformateur exprimée en Hertz.
Le circuit magnétique
Il est constitué de tôles magnétiques à cristaux orientés sur lesquelles sont
disposés 2 enroulements parcourus, l’un par le courant I1, l’autre par le cou-
rant I2.
Il est caractérisé par les pertes à vide (Po), appelées aussi pertes fer : elles
regroupent les pertes par hystérésis, par courant de Foucault, les pertes par
effet Joule (négligeable), les pertes diélectriques (négligeable).
Le choix de la qualité des tôles, du mode de découpage et d’assemblage
conditionne les performances du circuit magnétique.
Les enroulements
Les enroulements se caractérisent par :
U1 N1 I2
k=— =—=—
U2 N2 I1
■ leur couplage :
Les essais effectués sur les transformateurs ont pour but d’assurer la
conformité des caractéristiques électriques et thermiques avec les spécifi-
cations de la commande.
Ce document est destiné à vous familiariser avec ces différents types d’es-
sais, et la méthodologie employée à France Transfo pour tester les transfor-
mateurs secs enrobés THIHAL produits dans son usine d’ENNERY.
■ 1 laboratoire dédié aux essais des matériaux aussi bien pour le contrôle
de réception des matières que pour la recherche, le développement et
l’homologation de nouveaux produits.
Tous les essais énumérés dans le sommaire sont réalisés à France Transfo,
usine d’Ennery, à l’exception de l’essai de tenue au court-circuit effectué
dans un laboratoire agréé.
Les visiteurs ne peuvent franchir les portes d’accès, que s’ils y sont invi-
tés par le personnel des essais, dûment désigné et habilité, après avoir été
informés des dangers inhérents à l’installation, et en dehors des
séquences d’essais.
Définitions
– isolation uniforme d’un enroulement de transformateur : c’est l’isolation d’un
enroulement dont toutes ses extrémités reliées aux bornes du transformateur, ont
la même tension de tenue à fréquence industrielle.
– tension Um : c’est la tension la plus élevée d’un réseau auquel l’enroulement
peut être connecté, compte tenu de son isolation. En pratique, elle fait allusion à
la tension de classe d’isolement du transformateur.
Description de l’essai
Le type d’essai par tension induite, dépend essentiellement du type d’enroulement
du transformateur.
L’essai par tension induite décrit dans cette norme, indique qu’une tension alterna-
tive proche de la forme sinusoïdale doit être appliquée aux bornes d’un enroule-
ment du transformateur.
La tension d’essai doit être égale à 2 fois la valeur de la tension assignée, et ne doit
pas dépasser la tension assignée de tenue de courte durée à fréquence industriel-
le (voir tableau ci-dessous), entre bornes de ligne d’un enroulement triphasé.
L’essai d’un enroulement triphasé est, de préférence, effectué avec des tensions
triphasées équilibrées induites dans les 3 phases de l’enroulement. Si l’enroule-
ment a un neutre sorti, celui-ci peut être mis à la terre, pendant l’essai.
L’essai par tension induite est satisfaisant s’il ne se produit aucun effondrement de
la tension d’essai.
≤ 1,1 3
3,6 10
7,2 20
12,0 28
17,5 38
24,0 50
36,0 70
L’essai diélectrique par
tension induite
Les modalités
L’enroulement HTA étant ouvert, l’enroulement BT est ali- Le transformateur est considéré comme bon lorsqu’il ne
menté sous 2 x Unominale ; pour éviter une saturation du se produit aucune chute de tension ou déviation ampère-
circuit magnétique du transformateur, la fréquence utili- métrique.
sée pour l’essai est de 200 Hz ou 150 Hz selon la plate-
forme utilisée.
Définition
Tension appliquée : c’est la tension monophasée qui est appliquée à un des
enroulements du transformateur, les autres étant connectés à
la masse.
Description de l’essai
L’essai par tension appliquée doit être effectué avec une tension alternative mono-
phasée de forme sinusoïdale et de fréquence appropriée au moins égale à 80 % de
la fréquence nominale.
La pleine tension d’essai doit être appliquée pendant 60 sec. entre l’enroulement
en essai, et toutes les bornes des autres enroulements, le circuit magnétique, le
châssis ou l’enveloppe du transformateur, ces derniers étant reliés ensemble à la
terre.
≤ 1,1 3
3,6 10
7,2 20
12,0 28
17,5 38
24,0 50
36,0 70
L’essai diélectrique par
tension appliquée
Caractéristiques de l’appareillage
de mesure
Transformateur de potentiel : rapport de transformation
Les modalités = 1000.
Définitions
■ les pertes à vide : c’est la puissance absorbée par le transformateur quand la
tension assignée à la fréquence assignée est appliquée aux bornes de l’un des
enroulements, l’autre enroulement étant à circuit ouvert.
■ le courant à vide : c’est la valeur efficace du courant nécessaire à la magnétisa-
tion du circuit magnétique.
Description de l’essai
Les pertes et le courant à vide doivent être mesurés sur un des enroulements, (le
ou les autres enroulements étant à circuit ouvert ) :
Les tolérances
Certaines grandeurs sujettes aux incertitudes de fabrication et aux erreurs de
mesure ne peuvent être explorées avec exactitude.
Articles Tolérances
Définition
Les résistances HTA et BT sont les résistances internes au transformateur, vu du
côté HTA et vu du côté BT, qui génèrent des pertes Joule proportionnelles au carré
du courant.
Description de l’essai
On mesure la résistance de chaque enroulement, et on relève la température ; l’es-
sai se fait en courant continu.
Les effets de l’auto-induction doivent être réduits au minimum dans toutes les
mesures de résistance.
Pour les transformateurs de type sec, l’essai débute après un repos d’au moins 3
heures du transformateur à température ambiante stabilisée. La résistance et la
température doivent être mesurées simultanément, en utilisant pour la températu-
re des enroulements, des capteurs placés à des positions significatives, de préfé-
rence dans les enroulements.
Mesures de la résistance
des enroulements HTA et BT
Rôle de l’essai
Mesurer la résistance ohmique de chacun des enroule-
ments du transformateur.
Ces résistances sont encadrées en pointillé dans le sché-
ma suivant :
avec
RT = (2/3) x r
dans le cas d’un couplage des enroulements en Triangle.
RT = 2 x r
Les modalités dans le cas d’un couplage des enroulements en Etoile.
Au cours de cet essai, on relève la température ambian- RT étant la résistance équivalente entre phases, et r la
te dans le canal entre les enroulements HTA et BT. résistance d’un enroulement du transformateur.
Schéma du montage
Rôles de l’essai
– caractériser les pertes à vide, le courant à vide du
transformateur.
– vérifier que ces caractéristiques sont conformes à la
norme en vigueur.
Concrètement, les pertes à vide sont générées par la par-
tie encadrée en pointillé ci-dessous :
Les tolérances
Les modalités L’application de tolérances réduites sur les pertes à vide
est négociable au moment de l’appel d’offre.
L’enroulement Basse Tension (BT) est alimenté sous ten-
sion assignée et à fréquence assignée, l’enroulement
Haute Tension (HTA) étant ouvert.
Un wattmètre triphasé de précision est utilisé pour la
mesure, et donne directement :
– la tension appliquée (efficace vrai),
– les 3 courants (efficaces vrais),
– le courant moyen,
– les pertes à vide.
Schéma de montage
Des voltmètres et ampèremètres incorporés dans la
plate-forme d’essai permettent de contrôler, à tout
moment, les grandeurs soumises au transformateur.
La norme
La procédure de mesure est décrite dans les normes IEC 76-1 (1993) et IEC 726
(1982).
Définitions
■ la tension de court-circuit : c’est la tension qu’il est nécessaire d’appliquer entre
les bornes de ligne d’un enroulement pour y faire circuler le courant nominal
quand les bornes de l’autre enroulement sont court-circuitées. Elle s’exprime
toujours en pourcentage de la tension nominale.
■ les pertes dues à la charge : elles correspondent à la puissance active qui est
absorbée (à la fréquence assignée et à la température de référence), lorsque le
courant assigné de la prise traverse les bornes de ligne de l’un des enroule-
ments, les bornes de l’autre enroulement étant court-circuitées, et les autres
enroulements, s’il y en a, étant à circuit ouvert.
Ces pertes sont aussi appelées pertes en court-circuit (= Pertes Joule + Pertes
spéciales).
Description de l’essai
La tension et les pertes en court-circuit doivent être mesurées avec un courant
d’alimentation au moins égal à 50 % du courant assigné de la prise.
La valeur mesurée de ces pertes doit être multipliée par le carré du rapport entre
le courant assigné de la prise et le courant utilisé pour l’essai.
Les mesures doivent être faites rapidement pour que les échauffements n’introdui-
sent pas d’erreurs significatives.
Pour les transformateurs avec un enroulement à prises dont l’étendue est supé-
rieure à ± 5 %, la tension de court-circuit doit être mesurée sur la prise principale
et les deux prises extrêmes.
Température du Echauffement
Partie
système d’isolation (°C) maximum (K)
105 (A) 60
120 (E) 75
Enroulements
130 (B) 80
(échauffements mesurés
155 (F) 100
par la méthode de
180 (F) 125
variation de résistance)
200 135
220 150
La température ne doit
en aucun cas, atteindre
Circuit magnétique, parties une valeur telle qu’elle
métalliques et matériaux endommage le circuit
adjacents magnétique lui-même,
ou d’autres parties ou de
matériaux adjacents.
Mesures de la tension de court-circuit
et des pertes dues à la charge
= 3 x r x (I/√3)2
Pjoules
= (3/2) x RT x I2 avec RT = (2/3) x r
Les modalités
Dans le cas d’un couplage étoile :
L’enroulement Moyenne Tension est alimenté à fréquen-
ce nominale 50 Hz, sous une tension donnant un courant = 3 x r x I2
Pjoules
aussi proche que possible du courant nominal, l’enroule-
ment Basse Tension étant en court-circuit. = (3/2) x RT x I2 avec RT = 2 x r
Un wattmètre triphasé de précision est utilisé pour la
mesure, et donne directement : Les pertes spéciales se composent principalement des
– la tension appliquée, pertes par courants de Foucault.
– les 3 courants,
– le courant moyen, - à la température de référence (échauffement maximum
– les pertes à vide. +20 K).
La tension de court-circuit s’exprime en pourcentage de Les pertes joules varient en fonction de la température
la tension nominale : alors que les pertes spéciales sont inversement propor-
tionnelles à la température.
Ucc (%) = (Ucc mesurée/Unominale) x 100
Pcc T° réf = K x Pjoules T°amb. + (1/K)
Schéma du montage x Pspéciales T°amb.
3. Tension de court-circuit
a) sur la prise principale ± 7,5 % de la valeur déclarée par le constructeur
si la valeur de la tension de court-circuit (Ucc)
est ≥ à 10 %.
± 10 % de la valeur déclarée par le constructeur
si Ucc est < à 10 %
b) sur les autres prises ± 10 % de la valeur déclarée par le constructeur
si Ucc est ≥ à 10 %.
± 15 % de la valeur déclarée par
le constructeur si Ucc est < à 10 %.
Sn ≤ 630 4
630 < Sn ≤ 1250 5
1250 < Sn ≤ 3150 6,25
3150 < Sn ≤ 6300 7,15
6300 < Sn ≤ 12500 8,35
12500 < Sn ≤ 25000 10,00
Mesures de la tension de court-circuit
et de pertes dues à la charge (suite)
Définitions
■ déphasage d’un enroulement triphasé : c’est l’écart angulaire entre les vecteurs
représentant les tensions HTA et BT des bornes homologues d’une même paire
d’enroulement.
Les vecteurs sont supposés tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une
montre.
Le vecteur de l’enroulement HTA, dont la 1ère phase est orientée à 12 heures sur un
cadran horaire, sert de référence, et le déphasage de tous les autres enroulements
est exprimé habituellement par un indice horaire.
Les tolérances
Articles Tolérances
2. Rapport de transformation
à vide :
– pour la prise principale La plus faible des 2 valeurs suivantes :
a) ± 0,5% du rapport spécifié par le
constructeur.
b) ±10% du pourcentage réel de la tension
de court-circuit.
– sur les autres prises Doivent faire l’objet d’un accord entre le
fournisseur et le client, mais le rapport doit
être supérieur à la plus petite valeur de a)
et de b).
Mesure du rapport de transformation et
vérification du symbole de couplage
Couplages usuels
Les modalités Les couplages les plus courants en France sont :
Définitions
– les décharges partielles : ce sont des décharges
électriques qui ne court-circuitent que partielle-
ment l’isolation entre conducteurs.
– la charge apparente : exprimée en picocoulombs, Circuit d’essai pour des objets auto-excités
c’est la grandeur choisie pour caractériser l’inten-
sité d’une décharge partielle. Ce schéma, représente un circuit d’essai où la ten-
sion est induite dans le transformateur de puissan-
ce.
Modalité d’application de la Ce circuit, se compose :
tension d’essai ● d’une source de tension alternative.
● d’une impédance ou d’un filtre Z bloquant les
La tension d’essai de décharge partielle appliquée impulsions de décharges, produites par le trans-
au transformateur doit se rapprocher au maximum formateur et réduisant les perturbations prove-
de la forme sinusoïdale et être de fréquence supé- nant de la source.
rieure à la fréquence assignée, afin d’éviter un cou- ● d’une capacité Ca, correspondant à l’impédance
rant magnétisant excessif pendant l’essai. capacitive propre au transformateur.
● d’un condensateur de liaison Ck.
Cette tension dépend de la norme selon que : ● d’un circuit de mesure, connecté aux bornes du
transformateur en essai par l’intermédiaire d’un
1 - les enroulements sont destinés à être raccordés condensateur de liaison convenable et composé :
à des réseaux solidement mis à la terre, ou mis à - de l’impédance de mesure Zm, incluant une
la terre par l’intermédiaire d’une impédance de résistance ou une résistance et un condensa-
faible valeur : dans ce cas, une tension de pré- teur ou un dispositif filtrant plus complexe.
contrainte entre ligne et terre de 1,5 Um/√3 est - du câble coaxial de liaison.
induite pendant 30 s, suivie sans interruption par - de l’appareil de mesure appelé aussi dé-
une tension de 1,1 Um/√3 pendant 3 mn. tecteur ; ce dernier fixe la bande passante du
circuit de mesure et permet de visualiser les
2 - les enroulements sont destinés à être raccordés décharges partielles.
à des réseaux isolés ou mis à la terre par l’inter- Les décharges partielles produites par le transfor-
médiaire d’une impédance de forte valeur : dans mateur provoquent des transferts de charges dans
ce cas, une tension de précontrainte entre le circuit d’essai, et des impulsions de courant à tra-
phases de 1,5 Um est induite pendant 30 s avec vers l’impédance Zm.
une borne de ligne mise à la terre, suivie sans Cette impédance détermine alors à l’aide du trans-
interruption d’une tension de 1,1 Um pendant formateur en essai et du condensateur de liaison, la
3 mn. Cet essai est répété avec une autre borne durée et la forme des impulsions des tensions
de ligne mise à la terre. mesurées.
Mesure des décharges partielles
Les modalités
Le transformateur est alimenté à vide à une fréquence de
270 Hertz.
Les niveaux de tension sont appliqués sur la HTA selon
les deux cas que prévoit la norme :
– le filtre passe-bas laisse passer le 270 Hz et évite de
1er cas : la tension d’essai entre ligne et terre doit suivre mesurer des décharges partielles provenant de l’ali-
le cycle suivant : mentation.
– le filtre passe-haut, connecté entre la sortie des capa-
cités et la terre, permet de ne laisser passer que les fré-
quences autres que 270 Hz, c’est-à-dire celles corres-
pondant aux décharges partielles.
Les condensateurs sont dimensionnés pour des fortes
tensions 50 kV, tout en étant exempt de décharges par-
tielles.
– le détecteur de décharges, relié à un commutateur à 3
positions, permet de relever les valeurs crêtes des
décharges partielles suivant le cycle de la norme, sur
chaque phase.
La plage de mesure se situe habituellement dans la
bande passante 40 à 400 kHz.
2ème cas : la tension d’essai entre phases doit suivre le
cylce suivant :
Schéma du montage
1er cas :
La norme (suite)
Etalonnage
Les mesures de décharges partielles doivent être précédées d’un étalonnage, car
les impulsions des tensions mesurées sont atténuées à la fois dans les enroule-
ments et dans le circuit de mesure.
Pour cela, on injecte des impulsions, simulées au moyen d’un générateur de
décharges calibrées, aux bornes du transformateur.
Le niveau limite des décharges partielles mesurées doit faire l’objet d’un accord
entre constructeur et acheteur. Cependant sauf spécification contraire, la valeur de
ce niveau est fixée à 20 pC pour les transformateurs secs enrobés.
Les décharges partielles
(suite)
Etalonnage
Un générateur étalon connecté entre une borne Moyenne
Tension et la terre, envoie des impulsions calibrées.
Lorsque la valeur observée au détecteur est identique à
celle générée par le calibreur étalon, cela signifie qu’il n’y
a pas d’atténuation du signal. La valeur des décharges
partielles est alors déduite directement de la lecture du
détecteur.
Dans le cas contraire, lorsque la valeur lue sur le
détecteur n’est pas la même que celle envoyée par le
générateur d’impulsion, l’atténuation de tension doit être
relevée et ajoutée à chaque point de mesure.
Impulsions symétriques par rapport aux Mauvais contacts entre parties métal-
deux passages par zéro. liques ou entre écran semi-conducteurs.
La norme
Cet essai est détaillé dans la norme IEC 726 (1982), Description de l’essai
complétée par le document HD 464-S1 (1988).
Le transformateur doit être équipé de ses dispositifs
de protection.
Rôle de l’essai La norme propose plusieurs méthodes : celle qui a
été choisie par France Transfo est la méthode de
Déterminer les échauffements des enroulements mise en charge simulée.
HTA et BT du transformateur.
Elle consiste à mettre en œuvre 2 essais séparés,
pour mesurer les pertes totales dues à l’échauffe-
Les modalités ment :
– l’essai à vide : on mesure les échauffements indi-
Un transformateur est spécifié avec un mode de viduels ∆ o des enroulements (pertes à vide), sous
refroidissement destiné à limiter son échauffement tension assignée jusqu’au régime établi.
(AN, AF, GNAN, GNAF). – l’essai en court-circuit est effectué immédiate-
Sa spécification et sa plaque signalétique doivent ment après l’essai à vide : un enroulement est par-
alors comporter l’information sur les niveaux de couru par le courant assigné et l’autre est court-cir-
puissance pour lesquels le transformateur respecte cuité. On mesure les échauffements ∆Ucc de
ces limitations. chaque enroulement (pertes en court-circuit) jus-
qu’au régime établi.
Les normes définissent les valeurs d’échauffement,
caractéristiques du transformateur, qui font l’objet On calcule alors l’échauffement global de chaque
des garanties et des essais aux conditions spéci- enroulement ∆ , par la formule :
fiées.
∆ = ∆ cc . [I + (∆ o/∆ cc) 1,25] 0,8
Les limites d’échauffement normales s’appliquent, à
moins que l’appel d’offre et la commande n’indi-
quent “conditions spéciales de service”.
Corrections d’échauffement en
C’est le cas notamment, pour l’essai d’échauffe- cas de courant réduit
ment du transformateur à un enroulement avec des
prises de réglage excédant ± 5 %, où l’essai est à Si 90 % In ≤ courant d’essai It < In, les échauffe-
faire sur la prise qui a le plus fort courant. ments ∆ t des enroulements sont mesurés par la
Les limites d’échauffement s’appliquent alors pour méthode de variation de résistance quand le régi-
cette prise, à la puissance, à la tension et au courant me établi est atteint ; ils sont ensuite corrigés pour
appropriés. obtenir les échauffements ∆ n aux conditions assi-
gnées de charge, par la formule :
Si le site d’installation ne répond pas aux conditions
normales de service (altitude < 1000 m, –25°C < T° ∆ n = ∆ t [In/It] q
ambiante < 40°C, tensions d’alimentations sinusoï- avec q = 1.6 pour les transformateurs AN (refroidissement naturel
dales et symétriques, environnement à faible degré par air)
de pollution), les limites d’échauffement du transfor- avec q = 1.8 pour les transformateurs AF (refroidissement forcé
mateur doivent alors être modifiées en consé- par air)
quence.
L’essai d’échauffement
Les essais d’échauffement sont réalisés avec le transfor- Ces mesures sont visualisées en temps réel, sur un tra-
mateur réglé sur sa prise principale. On distingue dans ceur de courbe montrant l’évolution de l’échauffement.
l’ordre chronologique, 3 grandes étapes :
Une fois le régime établi (échauffement constant) atteint,
a) relevé des mesures de références ; on réalise la «coupure» en supprimant l’alimentation du
b) essai à vide ; transformateur. A partir de cet instant, le transformateur
c) essai en court circuit. refroidit : on mesure la résistance des enroulements HTA
et BT toutes les 15 secondes, avec la méthode voltam-
Au moins 24 heures avant les mesures de références, le pèremétrique pour l’enroulement HTA et avec le pont
transformateur est placé dans un local approprié, pour double de Thomson pour l’enroulement BT.
obtenir une homogénéité de la température de ses enrou-
lements. Ces mesures de résistances à intervalles de temps régu-
liers permettent d’établir la courbe de refroidissement :
a) relevé des valeurs de référence : c’est la méthode de variation de résistance.
On détermine les valeurs des résistances HTA et BT, ainsi
que la température des enroulements à froid, lorsque le
transformateur n’est pas alimenté et qu’il est à tempéra- N.B. : Dans le cas de l’essai à vide, l’inertie thermique du
ture ambiante. circuit magnétique est grande et en général la valeur de
Les valeurs mesurées servent de référence, et condition- la résistance varie peu ; on prend donc une valeur
nent le calcul des échauffements des enroulements : moyenne de résistance.
b) essai à vide :
Les enroulements BT du transformateur sont alimentés
sous la tension assignée du transformateur.
On mesure la température ambiante par la moyenne des
indications de 3 thermomètres, situé à 1 mètre, et à mi-
hauteur du transformateur. Ils sont plongés dans des
bocaux d’huile, pour éviter les effets intempestifs des
courants d’air sur leur mesure.
Les thermocouples mesurant la température d’échauffe-
ment du transformateur sont disposés sur le haut du cir-
cuit magnétique, et sur l’enroulement BT, conformément
Détermination des conditions d’équi-
libre thermique
L’échauffement final est atteint quand l’échauffement devient constant, c’est à dire
s’il ne varie pas de plus de 2 % de l’échauffement admissible ou de 2 K (on retien-
dra la plus petite de ces valeurs).
Ro = résistance de l’enroulement à t = 0
o = température ambiante à t = 0
Rréf = résistance de départ de l’enroulement – méthode de superposition de courant continu :
réf = température ambiante de départ
1/ = coefficient de température
c) essai en court-circuit :
Cet essai est effectué immédiatement après l’essai à
vide.
On court-circuite l’enroulement BT, et on injecte le cou-
rant nominal In, sur l’enroulement HTA.
Schéma de principe
La valeur de crête du choc coupé défini par la norme, pour chaque type de tension
HTA du transformateur, doit être la même que celle de l’essai au choc plein.
Comme pour l’essai au choc de foudre plein, la détection des défauts au cours
d’un essai au choc en onde coupée est fondée sur la comparaison des oscillo-
grammes relevés avant et après l’onde de choc coupée.
Schéma du montage
- en onde de choc pleine
Définitions
- niveau de pression acoustique, Lp : c’est la valeur exprimée en décibels (dB),
égale à 20 fois le logarithme décimal du rapport entre la pression acoustique don-
née et la pression acoustique de référence ; la pression acoustique de référence
étant de 20 µPascals.
- niveau de puissance acoustique, Lw : c’est la valeur exprimée en dB, égale à 10
fois le logarithme décimal du rapport entre la puissance acoustique donnée et la
puissance acoustique de référence ; la puissance acoustique de référence étant
de 1 picoWatt.
- bruit de fond : c’est le niveau pondéré A de pression acoustique lorsque le trans-
formateur est hors tension.
Appareils de mesure
Les mesures doivent être faites en utilisant un sonomètre de classe 1.
De plus, le niveau de bruit de fond doit être mesuré immédiatement avant et après
avoir effectué la mesure du transformateur.
Par ailleurs, si la différence est inférieure à 3 dB, l’essai ne sera pas accepté, à
moins que le niveau résultant du bruit de fond et du bruit du transformateur ne soit
inférieur à la valeur garantie.
En pareil cas, nous prendrons pour cette différence une valeur inférieure, et le
niveau total diminué de 3 dB pourra être considéré comme la limite supérieure du
niveau de pression acoustique en cette position.
Cette condition devra figurer au procès-verbal de l’essai.
3 3
4à5 2
6à8 1
9 à 10 0,5
Mesure du niveau de bruit
Rôle de l’essai
Comparer le bruit généré par le transformateur à celui
fixé par la norme.
Modalités de l’essai
Le bruit est provoqué par magnétostriction des tôles du
circuit magnétique, bobines d’inductance et de leurs dis-
positifs de refroidissement associés.
Valeurs du facteur k. √2
Rôle de l’essai Après chacun des essais, les impédances sont mesurées
et comparées aux valeurs d’origine.
Vérifier la tenue du transformateur aux courants de court-
circuit (Icc) définis dans la norme.
Le schéma de l’essai est identique à l’essai des pertes en Détection des défauts et sanction
court-circuit, mais le transformateur est soumis à Ucc = de l’essai
Un, et donc à un courant de court-circuit élevé :
Après l’essai, le transformateur doit être inspecté.
Les résultats des mesures des réactances de court-cir-
cuit et les oscillogrammes pris aux différents stades des
essais doivent être examinés pour y rechercher toute
indication d’anomalie.
Le transformateur est ensuite soumis à nouveau aux
essais individuels, notamment aux essais diélectriques
qui sont opérés à 75 % de leur valeur initiale, avant l’ins-
pection de la partie active afin de déceler d’éventuels
Exemple : pour un transformateur caractérisé par une défauts apparents.
Ucc = 4 % (lors de la mesure de Pcc), le courant de tenue
au court-circuit peut atteindre en module : (Exemple de défaut : changements de position de
II I symétrique II = 25 In. connexion, déformation des enroulements, etc).
Par choix de l’instant d’enclenchement U = 0 ;
I asymétrique = k. √2 x 25 In Le transformateur a réussi les essais de court-circuit si :
Le transformateur est alors soumis : – les essais de routine ont été répétés avec succès.
1) à des efforts électrodynamiques considérables, car la – les mesures durant les essais de court-circuit et l’ins-
Force = constante x I 2. pection ne révèlent aucun défaut.
2) puis, à un échauffement excessif. – la réactance de court-circuit mesurée après les essais
ne diffère pas de celle mesurée à l’état initial de plus de
2 % pour les transformateurs à bobinages concen-
Modalités de l’essai triques. Toutefois, quand le conducteur de l’enroule-
ment est une bande de métal, une limite plus élevée
Pour obtenir le courant de court-circuit, un des enroule- n’excédant pas 4 % pour les transformateurs dont Ucc
ments du transformateur est alimenté sous une tension est au moins égale à 3 %, peut être adoptée par accord
ne devant pas dépasser 1,15 fois la tension nominale de entre constructeur et acheteur.
l’enroulement alimenté, l’autre enroulement étant court-
circuité.
Nos plates-formes d’essais étant alimentées à 50 Hz, Les pertes à 60 Hz (Pv60) se déduisent des pertes Pv50
l’essai des transformateurs 60 Hz demande quelques mesurées à 50 Hz par :
adaptations ;
Pv60 = 1,32 x Pv50
De même, le courant à vide à 60 Hz se déduit de celui à
Mesure de la tension de court-cir- 50 Hz :
cuit et des pertes dues à la charge : Io60 = 1,1 x Io50
Tension réactive :
[ fn
]
● 120 x ——— sec. avec un minimum de 15 sec.
fe
pour fe ≥ 2. fn, soit fe ≥ 120 Hz.
60 – l’essai par tension appliquée doit être réalisé à toute
Ux 60 Hz = — Ucc 2 (ambiant, 50 Hz ) - Ur 2 (ambiant)
50 fréquence appropriée au moins égale à 80 % de fn.
et En conséquence, pour fn = 60 Hz, la fréquence d’essai
doit être : fe ≥ 0,8 x 60 c’est-à-dire fe ≥ 48 Hz.
Ucc% (60Hz 120°C) = Ur2 (60Hz, 120°C) + Ux2 (60 Hz) Donc l’essai à 50 Hz est valable, sans majoration de
temps d’épreuve.
Pcc = pertes dues à la charge à 120 °C et à 60 Hz.
Sn = puissance nominale.
Essai d’échauffement
● Les pertes par effet Joule sont indépendantes de la fré-
quence. – l’essai à vide : les enroulements BT du transformateur
Les pertes spéciales Ps sont principalement des pertes sont alimentés sous une tension correspondant aux
par courant de Foucault, qui varient en raison inverse pertes à vide à 60 Hz (voir ci-dessus).
de la résistivité et en raison directe du carré de la fré- – l’essai en court-circuit : on court-circuite l’enroulement
quence. BT, en appliquant au transformateur le courant corres-
Donc les pertes spéciales Ps2, à la température 2 et pondant aux pertes court-circuit à 60 Hz.
fréquence fb, et les pertes Ps1, à la température 1 et Ces pertes à 60 Hz sont déduite de celles à 50 Hz par
fréquence fa sont dans le rapport : la formule :
Ps X + 1 fb2 X+ 2 X+ 602
——2 = ———— —— Pcc60 = Pj ——— + Ps50 ———1——2
Ps1 X + 2 fa2 X+ 1 X + 2 50
avec X = 235 pour le cuivre et 225 pour l’aluminium. Pour obtenir à 50 Hz les mêmes pertes qu’à In et 60 Hz,
il faut injecter un courant
HT/BT
1 - 52.62
2 - 51.29
3 - 49.98 Résistances à 20.0 °C
4 - 48.66
5 - 47.34 HT : 0.540 Ω BT : 0.000210 Ω
0.540 Ω 0.000250 Ω
0.550 Ω 0.000240 Ω
Moyennes : 0.543 Ω 0.000233 Ω
∑RI2 : 4244 W 4557 W
∑R12 120 °C : 5942 W 6380 W
Hz U(V) I1(A) I2(A) I3(A) IV(A) dW1±dW2 cte k PV ∆PV IV/IN ∆IV/IN
50 400 25.22 19.09 23.13 22.48 7386 1 7386 W -7.68 % 0.623 % -48.08 %
U(V) I1(A) I2(A) I3(A) cte dW1±dW2 cte k Pmes PCC ∆PCC UCC ∆UCC
siège social : Voie Romaine - Pont de Semécourt S.A. au capital de 10 280 000 FRF - APE 311 B
Bibliographie et correspondances
des normes
Publications internationales
IEC
(International Electrical Commission)
Publications internationales
IEC
(International Electrical Commission)
Espagne
UNE 20-178 Transformadores de potencia tipo secco ■
UNE 20-101 Transformadores de potencia ■ ■ ■ ■ ■
UNE 21-315 Medida de los nivele de ruido de los transformadores ■
Italie
CEI 14-8 Trasformatori di potenza a secco ■
CEI 14-4 Trasformatori di potenza ■ ■ ■ ■ ■
Trasformatori trifase di distribuzione di tipo a secco 50 Hz, da
CEI 14-12 100 a 2500 kVA, con una tensione massima per il componente ■
non superiore a 36 kV
Suède
SS IEC 726 Dry-power transformers ■
Power transformers (sauf divergence aux clauses 2 de
SS 427 01 01
IEC 76-1 et 5 de IEC 76-3) ■ ■ ■ ■ ■
SS IEC 551 Measurement of transformers sound levels ■
Hollande
NEN 2761 Energietransformatoren. Algemeen ■
NEN 2762 Energietransformatoren. Temperatuurverhoging ■
Energietransformatoren. Isolatieniveaus en diëlektrische proe-
NEN 2763 ■
ven (in voorbereiding)
NEN 2764 Energietransformatoren. Aftakkingen en schakelingen ■
NEN 2765 Energietransformatoren. Kortsluitskerte ■
Norvège
NEN 05.71 Norske normer for krafttransformatorer : power transformers ■ ■ ■ ■ ■
Autriche
ÖVE-M 20, TEIL 1 Allgemeines ■
ÖVE-M 20, TEIL 2 Über temperaturen ■
ÖVE-M 20, TEIL 3 Isolationspegel und Spannungsprüfungen ■
ÖVE-M 20, TEIL 4 Anzapfungen und Schaltungen ■
ÖVE-M 20, TEIL 5 Kurzschlußfestigkeit ■
Portugal pas de références normatives particulières
Finlande pas de références normatives particulières