Cours Thématique sur le dessalement d’eau
BONNES PRATIQUES
D’INGENIERIE POUR LE
DESSALEMENT D’EAU
Avril 2013
SOMMAIRE
INTRODUCTION
ETAT DES LIEUX DU DESSALEMENT
DESSALEMENT D’EAU DE MER PAR OSMOSE
INVERSE
ENERGIE
REJETS ET IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT
COUTS
DESSALEMENT: EXPERIENCE AU MAROC
INTRODUCTION
Problèmes de rareté
et d’accessibilité
Nécessité de dégager des
nouvelles ressources en eau
Les ressources non conventionnelles
(dessalement en l’occurrence)
pourrait être la solution clé !
Répartition de l’eau
L’eau, sous sa forme douce ne
représente que 3 % environ de la réserve
mondiale.
Rapportée à la population actuelle
estimée à 7 milliards d’habitants, la
dotation moyenne n’est que de 1800
m3/hab/an.
Une répartition
inégale dans
l’espace
• Plus d’un milliard de personnes dans le
monde n’ont pas accès à l’eau potable.
• Plus de deux milliards de personnes ne
disposent pas du minimum d’équipement
sanitaire.
Pollution
Le cycle de l’eau est sérieusement menacé par les
différentes formes de pollution liée à l’activité humaine
Valeur économique et sociale
L'eau était encore
considérée comme un bien
public gratuit ou bon marché.
Aujourd'hui, dans le
contexte précité, il devient
fondamental d'attribuer une
valeur marchande à l'utilisation
de l'eau dans l'aménagement
des ressources hydriques sans
oublier la dimension sociale.
Unités de dessalement de l’ONEP
ETAT DES LIEUX DES
PROCEDES DE
DESSALEMENT
Situation actuelle
• Environ 1% d’eau potable mondiale est fourni par
dessalement.
• Production actuelle d’environ 30 millions m3/j
• Le secteur municipal constitue 61% des
utilisateurs contre 28% pour le secteur industriel.
• 80 % des usines de
dessalement utilisant
les techniques de
distillation sont
implantées en majorité
dans la région du
Golf Arabe.
Environ 40 % de la Tendance
population mondiale est
installée le long de zones
côtières.
Marchè prospère:
L’évolution future, prévoit en
2025 une augmentation de la
capacité de dessalement
installée dans le monde à
environ 120 millions m3/j.
Eau de mer :
La caractéristique la plus importante est la salinité
La salinité moyenne des eaux des mers et océans est de l’ordre de 35g/l
dont 75% de NaCl
Différentes salinités dans le cas de mers fermées :
−mer Méditerranée : 36 à39 g/l,
−mer Rouge : environ 40 g/l,
−mer Caspienne : 13 g/l,
−mer Morte : 270 g/l,
−Golfe Arabo-Persique : 36 à39 g/l.
L'eau de mer est un milieu légèrement basique (7,5 et 8,4 )
Procédés de dessalement
Procédés de distillation qui reposent
sur un changement de phase Eau-
Vapeur,
Copier notre
Procédés membranaires qui reposent mère « Nature
sur une séparation Sel-Eau faisant »
appel à des membranes semi-
perméables où le moteur est soit la
pression (osmose inverse), soit un
champ électrique (électrodialyse).
Histoire de la distillation
• 3ème siècle: Alexander Aphrodisias décrit les procédés de
distillation mis au point par les navigateurs.
• 8ème siècle: Jabir ibn Hayyane établi le 1er document scientifique
sur la distillation en y décrivant les phénomènes d’évaporation-
condensation (parfumerie)
• 16ème siècle: Première production industrielle par distillation (40
barils/j) par les Espagnols en Tunisie
• 18ème siècle: la notion de consommation énergétique apparaît et
des systèmes différents de distillation se développent.
Histoire de l’osmose inverse
• 1640-1718 : LA HIRE rapporte que la vessie du porc est plus
perméable à l’eau qu’à l’alcool.
• 1700-1770 : l’Abbé Nolet décrit l’osmose entre deux solutions de
concentrations différentes séparées par le membrane de la vessie
du porc.
• 1816-1894: Taube mis en évidence le phénomène de pression
osmotique et synthétise la 1ère membrane artificielle.
• 1950: réalisation des premières membranes semi-perméable en
acétate de cellulose à l’Université de Floride par Reid et BRETON.
• 1971 :mise en service par la société DEGREMENT de la première
installation de dessalement de l’eau de mer par osmose inverse à
RHONE POULENC/SFEC à l’Ile d’HOUAT (France). Capacité50 m3/j.
PROCEDES DE DESSALEMENT
PROCEDES DE DISTILLATION PROCEDES A MEMBRANES
Multiflash Compression de
ou MSF vapeur ou VC OSMOSE Electrodialyse
INVERSE
(Multi stage Flash) ( vapor compression)
RO (REVERSE OSMOsis) ED
Multiples
effets
Tubes verticaux Tubes
arrosés ou VTE horizontaux
(Vertical Tube arrosés
Evaporator)
Distillation Multi-flash
Principe:
• L’eau est portée sous pression à une température de 120°C.
• Elle est introduite dans une enceinte à pression réduite où se produit une vaporisation
immédiate. Une partie est condensée sur un condenseur.
• L’eau qui a fourni de l’énergie pour la vaporisation cesse de bouillir pour se mettre en
équilibre avec la pression de vapeur régnant dans l’enceinte.
• Elle passe ensuite dans une
deuxième enceinte soumise à
une pression encore plus faible.
Nouveau flash, nouvelle
condensation, nouvelle
enceinte où la pression est
encore plus faible, etc.
Distillation Multi-effet
Principe:
La distillation MED est basée sur le principe de la
condensation de la vapeur en provenance d’une source
d’énergie (chaudière ou récupérateur de chaleur) et ce, pour
évaporer l’eau de mer, sous vide, à des températures de
l’ordre de 70 à 80°C.
Distillation par Compression
Mécanique de Vapeur
Principe:
• Même principe qu’une
distillation à simple effet
• La vapeur est comprimée pour
s’en servir comme fluide
chauffant.
• C’est l’énergie électrique qui est
utilisée pour la compression.
Placement des diverses techniques de séparation membranaire
L’électrodialyse
Principe:
• Les ions d’un sel dissous dans l’eau (NaCl
par exemple), se déplacent sous l’action d’un
champ électrique créé par deux électrodes
trempant dans le liquide.
• Les ions positifs ou cations (par Na+) sont
attirés par l’électrode négative (ou cathode)
tandis que les ions négatifs (Cl-) sont attirés
par l’électrode positive.
• Des membranes filtrantes imperméables
soit aux anions ou aux cations, sont
alternativement intercalées.
• On obtient ainsi une série de
compartiments à forte concentration de sels
et d’autres à faible concentration.
L’osmose inverse
Principe:
• Sous l’action d’un gradient de
concentration, le transfert de l’eau, à
travers une paroi semi-perméable, se
fait naturellement de la solution la
moins concentrée vers la plus
concentrée. Ce gradient de
concentration correspond à la
pression osmotique.
• L’osmose inverse est l’application
sur le liquide concentré d’une
pression supérieure à la pression
osmotique; Cette fois-ci un flux d’eau
douce dessalée passe dans l’autre
sens.
Du thermique à l’osmose inverse
ED EDI
ED EDI
(electrodialyse) (électrodionisation) (électrodialyse) (électrodionisation)
OI 1% 1% 1% 1%
23% RO MED
(multi-effect MED
(osmose inverse)
distillation) (multi-effect
20%
5% distillation)
22%
(nanofiltration)
NF
3% Thermal
OI
44%
(osmose inverse)
Thermal 51%
75% (multi-stage flash)
MSF
OI 22%
MSF 54% NF
(multi-stage flash) (nanofiltration)
70% 3%
Avant 2000 Après 2000
Faible consommation d’énergie en OI (systèmes de récupération
d’énergie)
Schéma général d’une installation de dessalement
Prétraitement Procédé du Post traitement Eau
dessalement douce
Eau salée
Etapes de dessalement d’eau de mer
(osmose inverse)
• Prise d’eau de mer
• Prétraitement
• Filtration membranaire par osmose inverse et
récupération d’énergie
• Post-traitement
• Rejet
PRISES D’EAU DE MER
Qualité d’eau de mer requise pour le dessalement : stabilité
des caractéristiques et avec minimum de MES et MO.
Objectifs : Protection des membranes contre les colmatages
et biofouling.
Différents modes de prélèvement pour une usine de
dessalement (OI) :
Dépendent des possibilités qu’offrent le site du projet ;
Conduisent à des qualités d’eau différentes et ainsi à
des pré traitements plus ou moins poussés.;
Nécessitent en conséquence des investissements plus
ou moins importants ;
Contextes des sites (potentialités et contraintes des sites) :
Milieu naturel : géomorphologie de la côte, hydrogéologie
côtière, bathymétrie, nature fonds marins, courantologie
(marée, courants, houles, transit sédimentaire,…); faunes et
flores terrestres et continentales,…etc
Facteurs Technico-économique : Coût de l’énergie (Kwh),
distances d’approvisionnement, technicités et spécialisation
et entreprises locales, taxes et droits de douane, etc…
Facteurs Environnementaux : sites d’intérêts biologiques et
écologiques, plages publiques, rejets urbains, activités
socioéconomiques et culturelles, etc.
Deux techniques principales :
Prise directe en mer ;
Prise indirecte à travers des puits côtiers ou
drains captant.
Type de prise directe -Prise directe en mer
Les prises d’eau de surface par des canaux :
Type de prise directe -Prise directe en mer
Les prises d’eau de surface par des conduites ou des siphons1 :
Type de prise directe -Prise directe en mer
Prise par conduite ensouillée :
HE HE
3 BE BE
1
1 CREPINE OU TULIPE D'ASPIRATION PROTEGEE
2 CONDUITE D'ASPIRATION ENTERREE
3 POMPE
4 CONDUITE DE REFOULEMENT
Ce type de captage est sensible aux matières et organismes en
suspension et en flottation ; et en particulier au transit hydro
sédimentaire. Deux approches sont possibles en matière de
filtration mécanique :
– La filtration à l’extrémité de la prise à travers une crépine,
– La filtration en bassin, l’eau y étant amenée par un siphon muni
d’une tête de prise ou par un canal à ciel ouvert.
Type de prise directe - Prise directe en mer
Calage de prise directe doit :
Crépine assez haute par rapport au fond : Éviter l’entraînement des
sédiments du fond marin soulevés par la houle,
Éviter l’entraînement des couches supérieures riches en
microorganismes (zooplanctons, phytoplancton, bactéries, algues et
micro algues,…) et détritus flottants, hydrocarbures,… ;
Éviter de dénoyer la crépine et l’entraînement de l’air quelque soit
l’état de la mer (marées basses vives eaux et creux de la houle du
projet).
D’où sa situation à une profondeur à des niveaux d’environ 10 m.
Prise indirecte -Prise par puits côtiers
Les prises par puits côtiers : une batterie de puits reliés
par un collecteur à l’usine de traitement ;
Nécessité de cerner les contextes géologique,
hydrologique et hydrogéologique par études et
prospections diverses ( géophysique, essais, suivi
qualité, etc…) ;
Possibilité ou non de recours à ce mode ;
Productivité, qualité et espacements des puits ;
Prise par drains captants :
Ce type de captage est subordonné à l’existence d’une plage ou d’une
avant plage sableuse accessible à des engins de chantier pour la mise en
œuvre, la surveillance et la maintenance des drains. En plus, ce procédé
est insensible au transit sédimentaire.
Avantages de la solution par puits côtiers
Eau de très bonne qualité pour l’alimentation des éléments d’O.I : Fouling
faible, et une faible concentration en M0 (COT< 1 mg/l)- ( puits profonds >
30m).
A comparer à la qualité d’eau de mer :
Concentration MES pouvant atteindre 100 mg/l ;
Un FI important ;
Des algues : 10 à 105 cellule/ml ;
Des M0 : COT variant de 1 à 10 mg/l ;
D’où nécessité de prétraitements importants pour la prise directe ;
Le recours aux puits côtiers a des répercussions directes sur les coûts des
investissements et exploitation du prétraitement.
Choix entre modes de prise
Investissements par m3 produit
Prises directes
Puits côtiers
20 000 m3/j environ
Production en eau douce m3/j
Critères de choix entre modes de prise
Deux étapes :
1 étape : Sélections des solutions réalistes et pertinentes
pour le site après études et analyse des contextes
(solutions prises indirectes privilégiées) ;
2 étape : les solutions retenues sont comparées par
analyse multicritères faisant intervenir plusieurs critères
technico-économiques et environnementaux pour
dégager la solution la plus avantageuse.
Critères de choix entre prise directe et puits côtiers
Prise par puits côtiers peut ne pas être retenue même pour des débits
< 20 000 m3/j :
Faible productivité des puits ;
Augmentation des risques d’intrusion des eaux d’eau de mer dans les
aquifères d’eaux douces côtières ;
Importance de la zone d’implantation et impact visuel.
Par contre elle peut être retenue même si le débit > 20 000 m 3/j :
Productivité unitaire importante ( +500 m3/h) ;
Qualité d’eau de mer prise directement non satisfaisante (algues,
pollution accidentelles) ;
Conditions maritimes non favorables (profil fond, houles, courants,…)-
exigeant des infrastructures importantes.
Aspects économiques
La prise constitue une part non négligeable des investissements :
Dépend étroitement du contexte du site et du mode retenu
Variant d’environ 3 à 15 % pour les grandes unités à environ
30% pour des petites unités dans certaines conditions.
Les investissements pour une prise par puits côtiers sont, en
général, supérieurs à ceux d’une prise directe pour des
capacités au delà de 20 000 m3/j.
PROCESSUS DE
DESSALEMENT PAR
OSMOSE INVERSE
Pourquoi l’osmose inverse ?
• Haute sélectivité des membranes
• Compacité et faible occupation de l’espace
• Faible consommation d’énergie (systèmes de récupération
d’énergie)
• Entretien simple : pas de problème de corrosion et d’entartrage
• Faible coût des membranes (Recherche et développement)
Mais
• Nécessite un pré-traitement de l’eau assez poussé
• Problème de colmatage et de la durée de vie des membranes
L’osmose inverse
Permeat: Eau traitée et filtrée
Concentrât: Eau à forte concentration en sels rejetée
La pression osmotique π est d’autant plus importante que la concentration est
élevée et que la masse molaire est faible.
π= i.C.R.T
i : Le nombre d'espèces d'ions constituant le soluté,
C : La concentration molaire du soluté (mol.m-3),
T : La température (K),
R : La constante des gaz parfaits (8,31 J.mol-1.K-1).
Exemple : avec l’eau de mer à 35 g/L à 20°C : i=2 (Cl- et Na+),
MNaCl=58.5 g/mol π = 2x35/58.5x0.082x293 = 28.7 bar => pression
minimale pour filtrer l’eau de mer.
Pré traitement Membranes Post traitement
Coagulant
SDI Perméat
Acide sulfurique
Floculant
Filtration
microfiltrée
Filtre à sable
Eau
brute Réducteur
• Réactifs
– pré-traitement :
préchloration,
Acidification (acide sulfurique)
coagulant/floculant,
Déchlorant(métabisulfite de sodium),
antitartre ou séquestrant(polyacide organique)
– post-traitement : chaux, chloration
Prétraitement chimique
Chloration :
Bloque la prolifération des organismes vivants, et évite l’obstruction des
conduites. La réaction se fait comme suit :
NaOCl + H2O HOCl + NaOH NaOCl
Coagulation :
Déstabilise les particules colloïdales en neutralisant leurs charges
négatives. Elle est réalisée par l’ajout de cations. Plus la valence du
cation est grande, plus la coagulation est bonne. On utilise souvent des
ions trivalents : Al³+ ou Fe³+. Le choix est fondé sur le PH de la solution
à traiter, le type de système de traitement qui suivra la coagulation
(l'osmose inversée, par exemple) et le coût. La dissolution du coagulant
donne :
FeCl3 Fe³+ + 3Cl¯
Prétraitement chimique
Acidification
Il prévient la précipitation des carbonates de calcium sur les
membranes, et maintient un pH se trouvant dans une plage de 6,9 – 7,2
pour la coagulation.
Floculation
par un Polyélectrolyte (Composés organiques à haut poids
moléculaire) : Complète l’action du coagulant en rassemblant les
colloïdes neutralisés qui se déposent par gravité et permet d’éliminer la
fuite de turbidité de la filtration primaire.
Prétraitement chimique
Antitartre ou séquestrant:
Augmente le seuil de saturation en eau en sels et permet de protéger les
membranes contre la précipitation de sels de calcium. La dissolution des
carbonates de calcium est la suivante :
CaCO3 Ca²+ + CO3 ²¯
Réducteur (Métabisulfite de Sodium):
Il permet de neutraliser le chlore résiduel provenant de la préchloration, afin
de protéger les membranes contre l’action oxydante du chlore.
Prétraitement physique
Filtration :
Permet l’élimination des matières en suspension ainsi que les gros
débris et d’atténuer la turbidité.
Filtration à hydrocarbures :
Permet l’élimination par adsorption des hydrocarbures dissous,
émulsionnés et dispersés, à l’aide des cartouches en cellulose modifiée.
Microfiltration (filtres à cartouches) :
L’eau passe à travers des cartouches de microfiltration de 5
micromètres, qui retiennent les particules potentiellement nuisibles pour
les membranes. Il faudra respecter scrupuleusement la fréquence de
changement des cartouches. Celles-ci ne devront pas être nettoyées ni
réutilisées.
Pré traitement Membranes
Préchloration
Coagulant
Acide SDI
Floculant
Filtration
Filtre Filtre Filtre à sécurité
Eau brute Osmoseur Perméat
Primaire Secondaire Hydrocarbures 5µ
Séquestrant Concentrat
Dispersant vers rejet
Filtres à hydrocarbure
Filtre à cartouches Filtres à sable
Stockage et manipulation des produits chimiques
Salle de commande
Le perméat du procédé d'osmose inverse a un pH relativement acide après la
passe 1, un TDS de 70 à 350 mg/L, 2 à 6 mg/L de Ca+ et une concentration
de Mg et de Bore entre 0.5-1.2 mg/L, basé sur la salinité de l'eau brute et de la
température.
Les concentrations en chlorure de sodium et en bore peuvent être réduites en
ajoutant une seconde passe OI.
Lorsque l'eau passe à travers une seconde passe, le calcium résiduel et la
concentration en magnésium sont proches de 0. C'est pour cela que le
perméat issu du 2nd-pass OI devrait être reminéralisé .
Cette solution permet d'avoir une faible teneur en sodium et une teneur
relativement élevée en calcium, que sont les critères d'une eau potable.
Post-traitement
Une eau à faible teneur en minéraux a quelques aspects non souhaitables:
- Un fort potentiel corrosif
- Carence alimentaire causant des risques de maladies cardiovasculaires (OMS,
2005a; OMS, 2006; Cotruvo, 2006)
L'OMS recommande 10mg/L de Magnésium et 30 mg/L de Calcium pour une eau
potable.
L'un des constituants principaux de la minéralisation des eaux est le bicarbonate de
calcium : Ca++ (HC03-)2. Très soluble, il est en équilibre avec le CO2 et le carbonate
de calcium (CaCO3). Cet équilibre calco-carbonique dépend essentiellement du pH,
de l'alcalinité et de la température de l'eau. Il est régi par des lois assez complexes
qui conduisent à des réactions chimiques de dissolution du CaCO3 ou d'entartrage.
A l'équilibre calco-carbonique, la teneur en CO2 libre est appelée "CO2 équilibrant".
Si la concentration réelle devient supérieure à cette valeur, l'excès est appelé "CO2
agressif" et peut dissoudre le calcaire (eau agressive). La dissolution du calcaire se
poursuit jusqu'à obtention de l'équilibre. Si la concentration en CO2 est inférieure à
celle du CO2 équilibrant, il y aura précipitation des carbonates (eau incrustante ou
entartrante).
L'alcalinité d'une eau correspond à la présence d'ions hydroxyles (OH-), de
carbonates (C03--) et de bicarbonates (HC03-), et dans une moindre mesure aux
ions phosphates (P03---) et silicates (HSi03-), ou encore aux espèces moléculaires
des acides faibles. Dans les eaux naturelles, l'alcalinité exprimée en HC03- varie
de 10 à 350 mg/l. Elle est augmentée par des apports d'origine urbaine
(phosphates, ammoniaque, matières organiques) ou industrielle (produits basiques
ou acides).
Le Titre Alcalimétrique (TA) et le Titre Alcalimétrique Complet (TAC) traduisent
l'alcalinité d'une eau. La connaissance de ces valeurs est essentielle pour l'étude de
l'agressivité d'une eau puisqu'ils dépendent de l'équilibre calco-carbonique.
Post-traitement
Le post-traitement permet de potabiliser l’eau à la sortie de l’osmose
inverse en 2 étapes :
Correction de la corrosivité et Reminéralisation : le traitement
consiste à ajouter du Co2 et Ca(OH)2 ou du CaCO3.
Désinfection finale : bien que certains procédés (osmose
inverse) retiennent tous les micro-organismes, il est nécessaire
d’assurer une désinfection à la sortie de l’usine.
Un post-traitement de reminéralisation permet de rendre à l'eau son
équilibre calco-carbonique et de préserver ainsi le réseau de distribution de
la dégradation par corrosion : ce traitement est généralement réalisé par
ajout de CO2 et de chaux ou de CO2 suivi d'une filtration sur lit de CaCO3.
Procédé Description Minéraux
15 mg/L Mg + 5 mg/L Ca
Mélange avec 1% d'eau de mer clarifiée +
1 + 125 mg/L Na + 220 mg/L Cl + 25mg/L SO4
neutralisation pH
pH 7-7.5
Ajout de CO2 + percolation de calcite (CaCO3, 80 mg/L CaCO3
2
MgO) + Na2CO3 pH 7-7.5
Ajout de CO2 + percolation de dolomite (CaCO3, 80 mg/L CaCO3 + MgCO3
3
MgCO3) + Na2CO3 pH 7-7.5
100 mg/L CaCO3
4 Ajout de CaCl2 + NaHCO3 100 mg/L Na + 50 mg/L Cl
pH 7-7.5
Procédé Investissement Maintenance Qualité de l'eau Facilité d'utilisation
Moyenne - Teneur en chlorure de sodium
1 Très faible Faible Facile
élevée
Bonne (Très faible augmentation de
2 Elevée Elevée Facile
sodium)
Très bonne (Très faible augmentation de
3 Elevée Elevée Facile
sodium, plus de magnésium)
Besoin de beaucoup de
Moyenne - Teneur en chlorure de sodium
4 Très faible Faible temps (Dissolution des
élevée
produits chimiques)
Equipements de stockage
et de dosage de la Chaux
(Hydroxyde de Calcium)
Dessalement membranaire par
osmose inverse
Etapes de traitement d’une station de
dessalement
Filtres à
cartouches
Filtres à Pompes haute unités d’osmose
5µm
sable pression inverse
Pompes eau
de mer
Réservoir eau
traitée
Réservoir d’eau
de mer Récupération
d’énergie Reminéralisation
Rejet
Réservoir Pompes eau
Forages côtiers de distribution
traitée
ou prise directe
19-22 ºC
Vers réseau de
35.500mg/l distribution
Les membranes de l’osmose inverse
Type de membrane Avantages Inconvénients
Membranes organiques
Acétate de cellulose -Perméabilité élevée -Sensible à la température
-Sélectivité élevée -Sensible au pH
-Mise en œuvre assez aisée -Sensible au chlore
-Adsorption des protéines faible => -Sensible au compactage
colmatage moindre -Sensible aux microorganismes
Type Polyamide -Bonne stabilité chimique, thermique et -Grande sensibilité au chlore
mécanique. -Faible perméabilité
-Coût moindre. - Sensible au colmatage.
Type Polysulfone -Bonne stabilité thermique et résistance -Sensible au compactage.
aux variations de pH.
-Résistance au chlore.
Matériaux acryliques -Bonne stabilité thermique et chimique. -Faible résistance mécanique.
-Stockage à sec possible. -Pores de diamètres assez
Elevés.
Matériaux fluorés -Bonne stabilité thermique et chimique. -Faible perméabilité.
Membrane minérale -Bonne résistance aux conditions - Coût élevé.
extrêmes de température et
d'agression chimique.
Construction des membranes d’osmose inverse
Pièce d’écartement
Tube collecteur perforé du permeat
Concentrat
Sortie permeat
Alimentation
Concentrat
Alimentation au travers de
l’écarteur Membranes
Ecarteur du canal
Le perméat est drainé en spirale D’alimentation
vers le collecteur
Les membranes de l’osmose inverse
Marché des
membranes d’OI
Membranes spiralés
Dow Filmtec Osmonics Koch membranes Hydranautics Toray
Membranes à fibres
creuses
Toyobo
Les tubes de pression
• Animation membrane spiralée
Unités d’osmose inverse
Système de récupération d’énergie
Pompe haute pression
Energie
Principale source d’énergie pour produire Énergie fossile
de l’eau potable par voie de dessalement.
Utilisée soit directement, par combustion de
fuel dans des chaudières, dans le cas du MSF et du
MED ou indirectement, via le réseau électrique
dans le cas du MVC et des techniques
membranaires.
Le facteur énergie peut représenter jusqu’à
50% du coût de production d’eau dessalée.
Onéreuse pour la plupart des pays (à l’exception
des pays producteurs),
Quantitativement limitée à l'échelle du
globe et responsable de l'augmentation
excessive du taux de gaz carbonique (CO2) et
par conséquent nuisible à l'environnement.
Énergie nucléaire
Technologie très limitée pour les raisons suivantes :
N’est compétitive avec l’énergie fossile que pour des capacités
dépassant 60.000 m3/j avec une production mixte d’eau et
d’électricité.
Technologie très coûteuse en terme d’investissements
principalement pour le réacteur nucléaire ;
Délais importants pour la réalisation des réacteurs nucléaires
(quatre ans minimum sans compter le délai des études) ;
Opposition publique importante.
Énergies renouvelables
Ressources propres, gratuites et abondantes.
Néanmoins, leur utilisation à grande échelle pour
le dessalement, demeure à un stade
embryonnaire.
Utilisation limitée à cause de la fluctuation de
la ressource et les difficultés de leur couplage
avec les procédés de dessalement dés que la
capacité augmente.
Pourrait être intéressante pour les pays
concernées par le dessalement et disposant de
gisements éoliens et d’ensoleillement très
favorables (cas pays rives de la méditerranée).
Répartition des coûts
La part de l’énergie dans les coûts d’investissement des stations de
dessalement est assez importante.
S t a tio n d e d e s s a le m e n t d e L a â y o u n e S t a t io n d e d e s s a le m e n t d e B o u jd o u r
C ô u t s d e p r o d u c tio n s a n s a m o r tis s e m e n t c ô u t s d e p r o d u c t io n s a n s a m o r t is s e m e n t
A u tr e s f r a is ; 1 , 3 8 A u t r e s f r a is ; 3 ,2 5
Pe r s o n n e l ; 3 ,5 3
E & M ; 1 3 ,5 3 P e r s o n n e l ; 1 6 ,1 2
R é a c t if s ; 5 , 8 4
E & M ; 1 9 ,0 5
E n e r g ie ; 7 5 , 6 9 E n e r g ie ; 6 0 ,7 4
R é a c t if s ; 0 ,8 1
Les systèmes de récupération d’énergie en
osmose inverse
50 % de l’énergie injectée dans le système se retrouve dans le rejet
sous forme de saumure à haute pression.
Comment récupérer cette énergie avec le maximum de rendement en
vue d’être réinjecté dans le système?
Deux systèmes de récupération sont identifiés:
Système centrifuge de récupération: Turbines
Système volumétrique de récupération
1. Les turbines Pelton
E : 4 – 5 kWh/m3
2. Les systèmes volumétriques de récupération
Les échangeurs de pression (PEX )
E : 2 – 3 kWh/m3
• Animation
MODES DE REJET
DES SAUMURES
A la sortie de l’usine de dessalement, le flux d’eau de mer brute est
séparé en deux flux : un flux d’eau douce et un flux de saumure qui
contient l’ensemble du sel et qu’il faut rejeter à la mer.
Trois approches permettent de rejeter les saumures à la mer :
•Le rejet à la côte au moyen d’un canal,
•Le rejet au large au moyen d’un émissaire,
•Le rejet par infiltration sous la mer.
Le rejet à la côte
La manière la plus simple de rejeter la saumure à la mer consiste à la
laisser couler sur la plage sur un seuil en béton ou en enrochements, ou
mieux, à la rejeter dans un canal qui se jette à la mer comme un cours
d’eau.
Ce dispositif est le moins coûteux mais reste très polluant car des courants
de densité peuvent prendre naissance et se propager sans se diluer sur de
très grandes distances
Rejet de l’usine d’Ashkelon (Israël) : 2.5 m3/s.
Rejet à la côte - Maroc
Rejet au large par émissaire
Le rejet à la mer de la saumure par un émissaire se fait, comme pour les
rejets de stations d’épuration, au moyen d’une conduite disposée au fond de
l'eau. La conduite est généralement ensouillée dans la zone de déferlement
puis posé sur le sol. Elle est ancrée ou lestée pour rester stable sous
l’action de la houle et des courants marins.
A son extrémité, l’émissaire est surélevé de un à deux mètres pour éviter les
risques d'obstruction par les accumulations de sédiments.
Un dispositif diffuseurs doit être installé pour :
•Limiter les pertes de charges de l’écoulement,
•Favoriser la dilution de la saumure dans l’eau de mer et limiter ainsi la pollution.
•Répartir dans l’espace la sortie de la saumure dans le milieu ambiant par une
succession de piquages espacés de quelques mètres les uns des autres.
Rejet par nappes diffusantes (sous la plage)
Le rejet de la saumure par nappes diffusantes est le pendant de la prise d’eau
par infiltration sous les fonds marins. Cette solution, mise en œuvre dans l’usine
test de Long Beach en Californie est le seul exemple identifié. L’intérêt de ce
procédé n’est pas évident et l’opportunité de l’utiliser doit être analysée avec
circonspection.
IMPACT DES REJETS
SUR L’ENVIRONNEMENT
Impact des rejets sur l’environnement
• Le principal impact environnemental associé aux
procédés de dessalement provient de la production de
saumure : solution à forte teneur en sels qui résulte de la
« concentration » de l'eau de mer ou de l'eau saumâtre
dessalée.
• D’autres impacts peuvent être mentionnés, comme les
problèmes de dégradation paysagère, bruits, ou encore
les rejets associés comme les eaux provenant du
nettoyage (filtres de sable, membranes et dépôts).
• L'impact environnemental causé par les rejets de saumures dans la
mer dépendra des caractéristiques du système récepteur. Ainsi, les
pays entourés de mers ouvertes, comme La Méditerranée et l'océan
Atlantique, l'impact y est moindre que dans d'autres régions comme
le Golfe Persique, où le dynamisme est moins élevé et où les
conditions locales aggravent même la situation (salinité élevée,
haute température, peu de profondeur et petite étendue).
• En outre, la technologie utilisée dans ces cas revêt une importance
particulière, puisqu'au Moyen-Orient, il s'agit pour la plupart, de
techniques d'évaporation, ce qui entraîne des rejets produisant une
pollution thermique. Ce n'est nullement le cas pour l’osmose
inverse.
• Quoiqu'il en soit, il convient de traiter soigneusement l'impact
environnemental des saumures produites durant le dessalement, et
ce en abordant séparément le dessalement des eaux marines et
celui des eaux saumâtres, car les milieux affectés sont différents.
SAUMURES RESULTANT DU DESSALEMENT D'EAU
SAUMATRE
Les aquifères d'eaux saumâtres servant au dessalement peuvent
présenter diverses caractéristiques, en conséquence la qualité des
saumures produites sera fort variable: aquifères pollués par des
nitrates et des engrais, aquifères surexploités, aquifères pollués par
des eaux résiduelles, aquifères salinisés de manière naturelle et
aquifères salinisés en raison de leur proximité de la mer.
Il faut tenir compte du fait que le processus de dessalement
concentre les nitrates, la matière organique dissoute, la couleur, les
colloïdes et même les micro-organismes et les virus dans les rejets.
SAUMURES RESULTANT DU DESSALEMENT D'EAU
DE MER
• Les déchets résultant du dessalement des eaux marines ont un
volume supérieur à ceux qui proviennent des eaux saumâtres pour
un même volume d'eau traitée, leur salinité étant également
légèrement supérieure.
• En gros, avec une technologie par membranes, si l'apport d'eau de
mer contient 38.000 mg/l de TDS, la saumure produite contiendra
70.000 mg/l de TDS, le rapport moyen rejet / perméat étant de
55/45.
Solutions aux rejets de saumures
Conditions environnementales: les systèmes récepteurs du rejet
peuvent être des rivières, des lacs, la mer, etc.
Ainsi, une série de conditions environnementales sont nécessaires
pour que le rejet puisse se faire. Parmi celles-ci se trouvent la
géométrie du système récepteur, la salinité de l'eau réceptrice, la
densité et la vitesse.
Conditions de décharge: relevons l'influence de la géométrie des
conduites (tuyaux, diffuseurs, etc.) ainsi que les conditions du flux
(décharge en surface ou sous-marine). Sauf s'il s'agit de ports, la
décharge en profondeur peut s'effectuer en enterrement. Lorsque la
décharge dans la mer risque d'affecter les espèces marines, il est
nécessaire de disposer des diffuseurs pour obtenir une bonne
dilution.
• Il convient d'éviter les baies fermées et les systèmes à haute valeur
écologique (par ex. les prairies d'angiospermes marines).
• Il faut effectuer les rejets de saumures dans des zones possédant
un hydrodynamisme moyen ou élevé, qui facilite la dispersion du
sel.
• Il convient d'éviter les changements importants de régime
hydrodynamique qui risquent d'affecter les processus de
sédimentation et essayer de trouver une eau d'origine de bonne
qualité afin de minimiser le traitement chimique ultérieur.
• Il est nécessaire d'étudier l'impact de chaque élément du rejet
séparément ainsi que les éventuelles interactions. Il faut fixer des
seuils de tolérance.
ENTRETIEN DES MEMBRANES
L’un des enjeux les plus importants de l’exploitation des
systèmes membranaires, est de garantir les meilleures
performances de ses membranes.
Pendant le fonctionnement normal, les membranes
peuvent être contaminées par une incrustation d'origine
minérale, organique, ou des particules colloïdales qui
peuvent provoquer une perte de rendement et/ou un
accroissement de passage de sel. Il est nécessaire de faire
un lavage chimique périodique et un rinçage des
membranes à l’eau pour revenir aux paramètres normaux de
fonctionnement (débit et qualité).
Flushing
Rinçage des membranes. Il est nécessaire afin
d’enlever les sels concentrés dans la
membrane.
Le nettoyage chimique
Le nettoyage se fait suivant un circuit fermé entre les
membranes et un réservoir de nettoyage chimique.
L’opération se termine lorsqu’on remarque la
stabilisation de certains paramètres, principalement
le PH de la solution de nettoyage et la pression
Nettoyage en place ou Cleaning In Place
(CIP)
• Produits proscrits:
Type de solution de nettoyage Type de dépôt
Solutions acides (Acide citrique, Acide Dépôts carbonates, Hydroxydes
chlorhydrique)
Solutions basiques (Soude caustique) Dépôts organiques
Solutions de détergents Dépôts organiques, Protéines
Solutions oxydantes Dépôts biologiques
COUTS
La modélisation du coût C de Modélisation du coût
production d’eau dessalée montre que
c’est une fonction inversement
proportionnelle au débit Q et
exponentielle du taux de salinité TDS.
Mort
e
Divers facteurs influençant le coût
Taux de salinité
Type de prise
Capacité de l’usine
Prix de vente de l’énergie
Taxes et frais de douane
Coûts à l’international
On a assisté à une baisse
significative des coûts de
production d’eau dessalée
par osmose inverse.
Procédé
MSF MED OI
Coût
Investissement
(Dh/m3/j) *
11000-16000 9000-12500 7000-10000
Production
(Dh/m3)
15-18 10-15 5-10
Coûts d’investissement
Laayoune I Laayoune Boujdour I Boujdour II
1995 II 1995 2005
2005
Production (m3/j) 7000 6000 800 2400
Investissement(Dh TTC) 222 891 000 69 500 000 57 800 700 55 000 000
Coûts d’investissement
31 800 11 583 72 250 22 916
DH/m3/j (TTC)
Coûts d’investissement
23 000 7969 52 194 16 555
DH/m 3/j (HT et HDD)
Coûts tendant vers les standards internationaux si
on tient compte de l’année de réalisation et de la
taille du projet.
DESSALEMENT
EXPERIENCE AU MAROC
A nos jours
Dessalement :
Choix inévitable Tarfaya o o Tan Tan
Laayoune o
Boujdour o
Solution qui s’est imposée pour l’AEP des
régions du Sud du Maroc pour les raisons
suivantes:
Quasi-absence de ressources
conventionnelles.
Compétitivité du dessalement par
rapport aux solutions de transfert d’eau.
Osmose inverse: Procédé de choix
Éprouvé et maîtrisable techniquement;
Modulable et flexible eu égard la demande en eau;
Adapté au réseau électrique qui est la forme d’énergie
fossile disponible au pays;
Coûts d’investissement et d’exploitation relativement
acceptables.
Le choix du procédé d’osmose
inverse est motivé par les raisons
suivantes :
L’osmose inverse:
Réduction du coût des membranes de
presque la moitié durant les dix Principaux atouts
dernières années;
Développement des performances
techniques des membranes notamment
par l’accroissement du taux de
conversion à plus de 50% et par la
réduction de la pression d’alimentation à
moins de 65 bars pour le dessalement
d’eau de mer .
Amélioration indéniable du
rendement énergétique des machines Productivité/coût membrane
tournantes (moteurs, pompes, Source: Poseidon Resources
turbines…) ;
Progrès substantiels effectués en
matière de récupération d’énergie
Station de dessalement de
Laayoune
º Phase : 1 2
º Capacité (m3/j) : 7000 6000
º Date de MES : 1995 2005
º Système de prise : Puits côtiers
º TDS eau brute (ppm) : 35 000
º Taux de conversion (%) : 45 50
º Consom. spécifique(Kwh/m3) : 5 4
º Pression d’alimentation (bars) : 68
º TDS eau dessalée (ppm) : 1 000 350
º Membranes : DUPONT B10 HYDRANAUTICS
Station de dessalement de Boujdour
º Phase : 1 2
º Capacité (m3/j) : 800 2400
º Date de MES : 1995 2005
º Système de prise : Puits côtiers
º TDS eau brute ( ppm) : 35 000
º Taux de conversion (%) : 45 50
º Consom. spécifique(Kwh/m3) : 5 -
º Pression d’alimentation (bars) : 70
º TDS eau dessalée (ppm) : 1 000 350
º Membranes : DUPONT B10 FILMTEC
Station de déminéralisation de Tarfaya
º Capacité : 860 m3/j
º Date de MES : 2001
º Système de prise : Puits
º TDS eau brute : 6000 ppm
º Taux de conversion : 70%
º Pression d’alimentation : 27 bars
º TDS eau traitée : 100 ppm
º Membranes : FILMTEC (BW)
Station de déminéralisation de Tan Tan
º Capacité : 1700 m3/j
º Date de MES : 2003
º Système de prise : Forages
º TDS eau brute : 3000 ppm
º Taux de conversion : 70%
º Pression d’alimentation : 17 bars
º TDS eau traitée : 50 ppm
º Membranes : FILMTEC (BW)
Capitalisation d’un 30 ans
savoir-faire
Optimisation du process (prétraitement et post-traitement) et de
l’énergie;
Choix des matériaux des canalisations et des équipements;
Étude et Choix du mode des prises ;
Maîtrise des ratios d’exploitation et partant des coûts;
Développement et qualification des capacités humaines;
Prise de conscience de l’aspect environnemental;
Acquisition d’une expertise en la matière et entretien d’une veille
technologique
Amélioration et mise à jour des TdR
Aujourd’hui
Solution de dessalement est mature et maîtrisée
techniquement;
Le coût de production d’eau dessalée atteint de plus en
plus des valeurs compétitives avec celui des techniques
conventionnelles;
Le dessalement pourra désormais faire
partie des solutions alternatives de
mobilisation des ressources en eau
CONCLUSIONS
Le dessalement est l’une des solutions éprouvées et
sûres pour la mobilisation de ressources en eau
supplémentaires.
La R&D contribuent énormément à la maîtrise de la
technologie et à la réduction des coûts.
Le développement des ressources humaines est
crucial pour pérenniser les résultats.
Pre Post
traitement traitement
Bâtiment
RO
Bâtiment électrique
et raccordement
réseau 161 kV
Ashkelon : Vue aérienne Aout 2006
320 000 m3/j
3D model
South plant – North plant
Prise d’eau de mer
Conduites en mer
d’amenée d’eau à
la station de dessalement
3 x 1600 mm DN PEHD
1,3 km long
Usine de pompage d’eau de mer
5 groupes de 6500 m3/h
Stockage des réactifs du prétraitement
Prétraitement : Galerie des filtres
Station Ashkelon
Filtres à cartouches
3 pompes en opération
2430 m3/h - 63 bar chacune
Centrale haute pression
Unités d’osmose inverse
Centrale de récupération d’énergie
Post traitement – Vue générale