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Courbes et Sommets Mathématiques

Le document décrit la courbe de Peano et le théorème des quatre sommets. Il présente la construction de la courbe de Peano à l'aide de la subdivision récursive d'un carré en carrés plus petits. Le document étudie ensuite les propriétés géométriques des courbes planes, notamment leur courbure, et applique ces notions au théorème des quatre sommets et à la parabole.

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Courbes et Sommets Mathématiques

Le document décrit la courbe de Peano et le théorème des quatre sommets. Il présente la construction de la courbe de Peano à l'aide de la subdivision récursive d'un carré en carrés plus petits. Le document étudie ensuite les propriétés géométriques des courbes planes, notamment leur courbure, et applique ces notions au théorème des quatre sommets et à la parabole.

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MPSI 1 DM no 28 - La courbe de Peano et le théorème des quatre sommets (à rendre le lundi 31 mai) 2009-2010

Problème 1 – La courbe de Peano 1 Donc C est le support d’un arc paramétré continu. Peut-on l’appeler une
«courbe» ?
Qu’est-ce qu’une «courbe» ? Ce mot, jamais défini mais d’usage constant en
mathématiques, fait penser à ce qui peut être dessiner par un crayon. On pense
donc au support d’une courbe paramétrée. Comme on va le voir, il existe alors de Problème 2 – Le théorème des quatre sommets
drôles de «courbes». Dans tout le problème 2 , le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O,~i, ~j).
Soit C le pavé[0, 1]2 de R2 . Pour tout entier n > 1, on définit par récurrence une Toutes les courbes considérées dans ce problème sont des courbes paramétrées
−−→
subdivision Cnk 06k64n −1 de C en 4n pavés carrés de cotés 1/2n de la manière régulières de classe C 3 , définies sur tout R par t 7→ OM (t) = x(t)~i + y(t)~j.
suivante : On rappelle les formules de Frenet :
Initialisation : Pour n = 1, on subdivise C en quatre carrés de coté 1/2 numérotés →
− →

C10 , C11 , C12 , C13 tels que C1j et C1j+1 ont un coté commun. dT →
− dN →

= γN et = −γ T .
Hérédité : On suppose contruite la subdivision Cnk 06k64n −1 et on obtient la

ds ds
k
en subdivisant chaque Cnk en quatre carrés égaux

subdivision Cn+1 06k64n+1 −1 On considère une courbe Γ paramétrée par la fonction t 7→ M (t) de classe C 3 . On
k k+1 suppose que le paramétrage M (t) est périodique et régulier. On définit alors en
de manière à ce que Cn+1 et Cn+1aient une arête commune (et ceci pour tout k
compris entre 0 et 4 n+1
− 2) avec tout point la courbure γ(t). On dit que le point de Γ de paramètre t est un sommet
de Γ si γ 0 (t) = 0.
4l+3
1. Étude d’une équation différentielle.
[
Cnl = k
Cn+1 .
k=4l On considère une courbe régulière de classe C 2 paramétrée par une abscisse
curviligne s, et on désigne par z(s) = x(s) + iy(s) l’affixe du point M (s), de
À tout t ∈ [0, 1[ et tout n ∈ N∗ associons le carré Kn (t) = CnE(4
n
t)
où E désigne →

sorte que z 0 (s) est l’affixe de T (s).
la partie entière.
(a) Soit γ : R → R une fonction continue. Établir, à l’aide des formules de
1. Dessiner une disposition possible des 16 premiers carrés définis. (Elle n’est Frenet, que γ est la fonction courbure de la courbe si et seulement si
pas unique.) pour tout s ∈ R, z 00 (s) = iγ(s)z 0 (s).
2. Montrer qu’il est bien possible comme l’affirme la construction ci-dessus de (b) On étudie les courbes dont la courbure γ est constante, égale à γ0 .
choisir les Cnk tels que Cnk et Cnk+1 aient une arête commune. Déterminer l’expression de z(s) en distinguant les cas γ0 = 0 et γ0 6= 0.
3. Montrer que Kn+1 (t) ⊂ Kn (t) et montrer que l’intersection En déduire quelles sont les courbes dont tous les points sont des sommets.
\ (c) On étudie les courbes dont la courbure est donnée par γ(s) = 1/(1 + s2 )
Kn (t) et qui vérifient les deux conditions initiales z(0) = i et z 0 (0) = 1. Montrer
n∈N∗ 1 + is
que z 0 (s) = √ . En déduire z(s) et reconnaı̂tre la courbe en posant
est réduite à un point dont on note (x(t), y(t)) les coordonnées. 1 + s2
s = sh t.
4. Montrer que les applications x et y définies sur [0, 1[ dans la question
2. Étude des sommets de la parabole.
précédente sont uniformément continues. Montrer qu’elles se prolongent par
t2
continuité en 1. On note encore x et y les fonctions prolongées. Soit la parabole définie par le paramétrage t 7→ t~i + ~j où p > 0 est donné.
2p
5. Montrer que la courbe paramétrée définie sur [0, 1] par t 7→ (x(t), y(t)) est →
− →

surjective sur C. (a) Déterminer les vecteurs tangent et normal T (t) et N (t) au point M (t).
1. Giuseppe Peano, mathématicien italien 1858 – 1932 2. D’après École de l’air, 2005.

1
MPSI 1 DM no 28 - La courbe de Peano et le théorème des quatre sommets (à rendre le lundi 31 mai) 2009-2010

Z s+ L
(b) Établir (par exemple à l’aide des formules de Frenet) que la courbure
ii. Montrer que γ 0 (s)Y (s)ds = 0. Déduire de cette contradiction
γ(t) en M (t) est égale à p2 (t2 + p2 )−3/2 . s1
(c) En quel point de la parabole la dérivée de la courbure s’annule-t-elle ? que la courbe a au moins trois sommets.
(c) On suppose maintenant que γ 0 ne s’annule qu’en s1 , s2 , s3 sur [s1 , s1 +L[.
On considère désormais que la courbe s 7→ M (s) = x(s)~i+y(s)~j est régulière et Établir que γ 0 s’annule sans changer de signe en s3 , puis en déduire une
paramétrée par une abscisse curviligne. On fait aussi les hypothèses suivantes : contradiction.
– elle est fermée et de longueur L, c’est-à-dire que s 7→ M (s) est périodique
de plus petite période L ;
– la courbe n’admet pas de point double, i.e. s 7→ M (s) est injective sur
[0, L[ ;
– la courbe est strictement convexe : pour tout s0 , l’ensemble des points M (s)
différents de M (s0 ) est contenu dans l’un des deux demi-plans ouverts (i.e.
ne contenant pas la droite de séparation) définis par la tangente en M (s0 ).
3. On considère deux réels s1 , s2 tels que s1 < s2 < s1 +L. On pose M1 = M (s1 ),
M2 = M (s2 ), et on considère un repère orthonormé dont l’axe des abscisses est
la droite (M1 M2 ), et dans lequel on désigne par (X(s), Y (s)) les coordonnées
de M (s).
(a) On suppose qu’il existe des réels u, v tels que s1 < u < v < s2 et
Y (u)Y (v) 6 0. Montrer qu’il existe un réel w ∈]s1 , s2 [ tel que Y (w) = 0.
En déduire une contradiction avec la stricte convexité de la courbe, en
considérant la tangente en un des trois points M1 , M2 , M (w).
(b) Montrer que tous les points M (s), où s ∈]s1 , s2 [, appartiennent à l’un des
deux demi-plans ouverts délimités par la droite (M1 M2 ). Montrer que
les points M (s), où s ∈]s2 , s1 + L[, appartiennent à l’autre demi-plan
ouvert.
4. Sommets d’une courbe fermée sans point double strictement convexe.
(a) Établir que γ a un minimum et un maximum dans [0, L], supposés at-
teints en s1 et s2 (s1 < s2 ). En déduire que la courbe a au moins pour
sommets M (s1 ) et M (s2 ).
(b) On suppose que γ 0 ne s’annule qu’en s1 et s2 sur la période [s1 , s1 + L[.
On considère à nouveau un repère orthonormé dont l’axe des abscisses
est la droite (M1 M2 ). On note encore (X(s), Y (s)) les coordonnées de
M (s) dans ce nouveau repère.
Z s+ L
i. Montrer que γ 0 (s)Y (s)ds 6= 0. (On pourra étudier le signe de
s1
γ 0 Y .)

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