Technologies de traitement des
Eaux usées
Cours préparé
par
Pr Laila MANDI
Introduction
De toutes les ressources naturelles, l’eau est celle qui est la plus
essentielle à la vie
La rareté des ressources et leur précarité imposent leur sauvegarde
par une meilleure maîtrise de l’environnement
Le Maroc, comme tous les pays soumis aux aléas d’un régime
climatique aride et semi aride, se doit de considérer les eaux usées
comme une ressource potentielle en augmentation croissante dans
toutes les zones urbaines
Par exemple, à Marrakech de 1976 à 1999, le volume d’eau usée
rejetée est passé de 14 000 m3/j à 50 000 m3/j et les prévisions
estiment ce volume à 150 000m3/j en l’an 2015.
Le rejet de ces déchets liquides dans l’environnement
un risque de pollution: présence de substances dangereuses
(métaux lourds, polluants organiques…)
Nécessité d’un traitement préalable.
Le traitement des eaux usées présente un aspect pluridisciplinaire :
de protection de l’environnement (dépollution)
de valorisation des ressources en eau (qui peut être réutilisée
pour l’irrigation…).
Plusieurs procédés de traitement des
eaux usées ont été mis au point :
traitements extensifs
traitements intensifs
PROCEDES EXTENSIFS D' EPURATION
DES EAUX USEES
On distingue des systèmes à :
– Cultures libres
• Lagunage naturel (microphytes, macrophytes)
• Lagunage aéré
• Lagunage à Haut rendement ou chenal algal
– Cultures fixées
• Infiltration-percolation
• Filtre planté à écoulement vertical
• Filtre planté à écoulement horizontal
Techniques extensives à cultures libres
Le processus de cultures libres repose
sur le développement d’une culture
bactérienne, de type aérobie
principalement.
L’oxygène provient de diverses sources
selon les filières
Lagunage naturel
Caractéristiques générales
Le lagunage naturel est une technique extensive de traitement des
eaux usées
Convient aux agglomérations de petite et moyenne importance
C’est un traitement biologique dont le processus se rapproche de
l’auto- épuration naturelle des cours d’eaux.
Le pouvoir auto épurateur se base essentiellement sur les interactions
entre les communautés biologiques vivantes (algues et bactéries)
dans le milieu et les facteurs physico chimiques qui y règnent .
Caractéristiques générales
Schéma simplifié du fonctionnement d’un lagunage naturel
Caractéristiques générales
Il existe plusieurs types de bassins de lagunage naturel qui peuvent
être classés selon leur régime:
• Anaérobies : sortes de prédigesteurs exposés à l’air
• Aérobies : fonctionnement grâce à une association
typique d’algues et de bactéries (complétée
éventuellement par une aération mécanique)
• Facultatifs : zone supérieure aérobie et zone inférieure
anaérobie
Caractéristiques générales
Bassin anaérobie
Profondeur : 2 à 5 m
Temps de séjour : de 3 à 5 jours
Placées en tête de traitement = siège d’un traitement bactérien
anaérobie
activé par les températures élevées
stoppé à des températures inférieures à 10°C
Les boues accumulées au fond du bassin, subissent une digestion
avec production de méthane (CH4), de CO2, et de H2S.
Caractéristiques générales
Bassin aérobie ou facultatif
Traitement secondaire
Profondeur de 1 à 1.5m
un temps de rétention de 10 à 30 jours.
Développement de microalgues
Photosynthèse
Oxygène
Installation d’une population bactérienne
Décomposition de la matière organique.
Des matières en suspension accumulés au fond des bassins sont
dégradés anaérobiquement.
Caractéristiques générales
Bassin de maturation
Traitement tertiaire en aval des lagunes facultatives,
Profondeur : 1 à 1.5 m.
Temps de rétention : 10 à 20 jours.
Rôle:
Réduction de la DBO, des solides en suspension et des
nutriments (azote et phosphore).
Abattement de germes témoins de contamination fécale et de
pathogènes.
Caractéristiques générales
Lagunage à macrophytes
Utilisé généralement en fin de traitement (tertiaire)
Profondeur de 0.2 à 0.5 m
végétaux aquatiques flottants
ex. jacinthes d’eau, lentilles
d’eau
Réduction du nombre d’algues contenues dans le rejet
Abattement supplémentaire des éléments nutritifs
Principes de dimensionnement des lagunes
Deux méthodes sont proposées et consistent à prévoir
Soit 3 lagunes disposées en série, respectivement de 6 m2/ EH,
de deux fois 2,5 m2/ EH.
Soit 2 bassins anaérobies en parallèle curage d’un bassin
sans interrompre le processus épuratoire
Suivi d'un bassin facultatif (ou 2 en parallèle si la charge est
importante),
et d'éventuels bassins de maturation décontamination
biologique
Avantages
Rendements épuratoires satisfaisants
Bonne adaptation aux fluctuations de
charges hydraulique et organique
Besoins en personnel non qualifié (exploitation simple)
Faible coût d’exploitation
Intégration harmonieusement dans le paysage rural.
Inconvénients
Requiert des qualités de sol et de sous-sol particulières,
Occupe une surface importante,
Rejet de matières organiques en suspension,
Procédé sensible aux variations climatiques (température et
ensoleillement),
Odeurs désagréables passagères.
Un équivalent-habitant (1 E.H) = Quantité de matières
polluantes réputée être produite journellement par
une personne.
En moyenne par habitant et par jour :
-180 litres d'eau usée;
-90 g MES (matière en suspension);
-60 g DBO5 (demande biologique en oxygène à 5 jours);
-135 g de DCO (demande chimique en oxygène);
-10 g d'azote;
-3,5 g de phosphore.
Filière de traitement par lagunage naturel
lagunage naturel de Marrakech
Vue aérienne de la station
d’épuration de SAADA
Station de lagunage de SAADA
TP de LP-Gamu
Lagunage à haut rendement
Introduction
Le chenal algal à haut rendement (CAHR) est l’un des procédés
biologiques extensifs utilisé dans l’épuration des eaux usées.
Ce CAHR a été développé par OSWALD (1960) en Californie.
L'utilisation de cette technique permet à la fois l'épuration des eaux
usées et la production de la biomasse algale d'intérêt alimentaire. Cette
double performance découle des propriétés des microalgues.
Principe de fonctionnement du CAHR
Le CAHR se distingue des autres bassins de lagunage traditionnel par :
sa faible profondeur (0.30 à 0.60 m),
une agitation mécanique,
un temps de séjour court, 4 à 10 jours selon les conditions
climatiques.
Le CAHR est connu comme un véritable réacteur de culture intensive
d’algues.
Ce système de traitement des eaux usées est basé en fait sur
l’interaction symbiotique entre les bactéries hétérotrophes et les cellules
algales produites dans ce lagunage.
Epuration des eaux usées par la symbiose algues-
bactéries selon Oswald (1977).
Les algues captent l’énergie solaire pour la
photosynthèse. Elles prélèvent ainsi les éléments nutritifs du
milieu (azote et phosphore essentiellement), et enrichissent
l’eau en oxygène dissous (OD).
Les bactéries à elles, utilisent cet oxygène pour
l’oxydation de la matière organique (source de carbone et
d’énergie) de l’eau usée en CO2, utilisable par les algues, et
en H2O.
La minéralisation de la MO par les bactéries libère aussi
les éléments minéraux (C, N et P) qui seront utilisés par les
algues.
Chenal algal pilote
(Marrakech)
Construction du chenal algal
(Commune Saada)
L’installation des systèmes
d’agitation
Mise en eau
Comparaison Consommation
Roue à aube et Air lift
A : consommation de
l’air lift :195W pour
une surface de 95m²,
B: consommation de la
roue à aube : 600W
pour une surface de
100m²,
Techniques extensives à cultures fixes
Le processus de cultures fixes repose
sur le développement d’une culture
bactérienne fixée sur un support
Infiltration percolation
L’infiltration percolation est une technique extensive
d’épuration des eaux usées, conçue comme un traitement
secondaire pour des petites collectivités ou comme un
traitement tertiaire qui accompagne le rejet des effluents d’une
station d’épuration dans une nappe phréatique.
C’est un procédé aérobie à biomasse fixée .
Principe
L’épuration des eaux usées par infiltration-percolation
consiste à faire percoler lentement les eaux au travers d’un
milieu granulaire dans lequel on maintient un écoulement non
saturé.
L’alimentation se fait selon un mode séquentiel qui permet
alors d’alterner des périodes d’alimentation et des périodes de
repos.
Ces bassins doivent donc être en nombre suffisant pour que
leur fonctionnement alterné assure une épuration des effluents.
Système d’infiltration percolation
Historique
Plusieurs installations ont été mises en service
dans le monde entier (depuis 1945)
Au Maroc, la première expérience de Ben Sergao à
Agadir, a donné de bons résultats et a ouvert la
voie devant d’autres perspectives plus
intéressantes (Station Mzar du grand Agadir).
Paramètres influençant les systèmes de traitement
par le sol
Les paramètres climatiques,
La charge organique de l’effluent,
La charge hydraulique,
La nature du massif filtrant,
La granulométrie et la hauteur du sable,
Les cycles d’inondation- dessèchement .
Sont des obstacles qui doivent être maîtrisés dans le système du
traitement des eaux usées par le sol.
Performances (1/4)
Ce procédé de traitement compte parmi les plus performants et ceci non
seulement sur le plan physico-chimique mais aussi sur le plan d’élimination
des micro-organismes pathogènes. En effet :
Presque la totalité des MES est retenue,
Bonne qualité de l'eau traitée par rapport au lagunage ;
Abattement important en DCO qui peut atteindre 90 à 95%,
Performances (2/4)
• Elimination importante de l'azote par nitrification,
• Dénitrification plus au moins importante,
• Elimination de 10 à 20% des composés phosphorés (dépend
du pH de la nature du milieu filtrant),
Performances (3/4)
• Abattement de 5 à 6 unités logarithmiques des coliformes fécaux,
• Elimination totale des parasites,
• Elimination possible de pathogènes (désinfection) pour de grande hauteur
de massif filtrant (sable),
• Rusticité du procédé : pas d'obligation de fourniture d'énergie si la
topographie des lieux le permet,
Performances (4/4)
• Adapté aux petites collectivités,
• Emprise au sol limitée par rapport au lagunage,
• Faibles contraintes et coûts d'exploitation : exploitation simple et de
durée limitée,
• Bonne intégration dans l'environnement : possibilité de couvrir le lit
avec de la terre végétale.
Marais artificiels ou zones humides
reconstituées
• Les marais reconstruits sont connus depuis 1953 en
Allemagne
1967 Hollande
1980 Amérique du nord et Europe
1990 Canada
2000 Maroc
Les marais artificiels utilisés pour le traitement des eaux
usées domestiques sont constitués d’un lit de sol ou
d’un autre milieu, tel que du gravier ou du sable, qui est
inondé ou maintenu en condition saturée (niveau d’eau
près de la surface),
Le traitement des eaux usées s’effectue au moyen
d’une combinaison de plusieurs processus :
Mécanismes Physiques :
• filtration au travers des milieux poreux et des systèmes racinaires
• sédimentation des MES
Mécanismes Chimiques :
• précipitation de composés insolubles
• adsorption sur le substrat
• décomposition par des phénomènes de radiation UV, d’oxydation et
de réduction
Mécanismes Biologiques :
• développement bactérien permettant la dégradation de la
matière organique
• nitrification en zone aérobie
• dénitrification en zone anaérobie
Le traitement des eaux usées par marais
artificiels peut prendre différentes formes
selon:
le mode d’écoulement,
les types de plantes,
le milieu et autres,
La gamme de capacités des installations est
très large, allant d’installations desservant des
résidences isolées jusqu’à des installations de
dizaines de milliers de mètres cubes par jour.
Représentation schématique des différents types de
systèmes de traitement utilisant les hydrophytes
Rôle dans les processus de traitement
Tissus aériens
Atténuation de la lumière réduction de la croissance
du phytoplancton.
Influence sur le microclimat isolation durant l’hiver.
Réduit la vitesse du vent réduit le risque de remise
en suspension.
Apparence agréable du système.
Stockage des nutriments.
Rôle dans les processus de traitement
Tissus dans l’eau
Filtration filtre les gros débris
Réduit la vitesse du courant augmente le taux de
sédimentation, réduit le risque de remise en suspension.
Fourni un substrat pour la formation d’un biofilm.
Excrétion de l’oxygène par photosynthèse
augmentation de la dégradation aérobie.
Absorption des nutriments.
Rôle dans les processus de traitement
Racines et rhizomes dans le sédiment
Stabilise la surface du sédiment faible érosion.
Limite le colmatage du substrat dans un système à
écoulement vertical.
Libération d’oxygène augmente la dégradation et la
nitrification.
Absorption des nutriments.
Libération de substances antibiotiques.
MECANISMES D’ELIMINATION DES POLLUANTS DANS
LES MARAIS RECONSTRUITS
Constituants
des eaux Mécanismes d’élimination
usées
MES Sédimentation / filtration
DBO5 Dégradation bactérienne (aérobie et anaérobie)
Sédimentation
Azote Ammonification suivie d’une nitrification / dénitrification
bactérienne
Absorption par les plantes
Volatilisation de l’ammonium
Phosphore Fixation au sol (réaction d’adsorption - précipitation avec
l’aluminium, le fer, le calcium et les particules argileuse du
sol)
Pathogène Sédimentation / filtration
Mort naturelle
Rayonnement UV
Excrétion de substances bactéricides à partir des racines des
macrophytes
AVANTAGES
Coût de conception et de fonctionnement faible
Aucune consommation énergétique
Aucune nécessité d’une qualification poussée pour l’entretien
Possibilité de traiter des eaux usées brutes
Gestion réduite au minimum des boues
Bonne adaptation aux variations saisonnières
Convient aux petites et moyennes collectivités
Facilité d’installation sur le site de production des eaux usées
Bonne intégration paysagère et une apparence esthétique
Valorisation de la biomasse
INCONVENIENTS
Exploitation régulière,
Faucardage annuel de la partie aérienne des
roseaux
Désherbage manuel
Risque de présence d’insectes ou de
rongeurs
Pertes d’eau par évapotranspiration
PROCEDES INTENSIFS D' EPURATION
DES EAUX USEES
On distingue des systèmes à :
– Cultures libres
• Boues activées
– Cultures fixées
• Disques biologiques ou Biodisques
Boues activées
Le procédé dit "boues activées" est un
mode d’épuration par cultures libres.
consiste à mettre en contact les eaux usées
avec un mélange riche en bactéries pour
dégrader la matière organique
Le procédé de boues activées fonctionne selon
4 modes d’utilisation
Elimination de la pollution carbonée
(matières organiques)
Elimination de la pollution azotée (90%)
Elimination biologique du Phosphore (50%
à 60%)
Stabilisation des boues
Domaine d’application
La technique des BA est appropriée pour
des eaux usées domestiques
d'agglomérations à partir d'environ 1000
Equivalent habitants, jusqu'aux plus
grandes villes.
Eléments d’une station à BA
bassin d'aération: dans lequel l'air est injecté de
manière à obtenir une teneur en oxygène dissous
suffisante pour l'activité biologique aérobie
bassin de décantation secondaire : A partir
duquel, l'eau clarifiée est rejetée et les boues
décantées sont renvoyées vers le bassin
d'aération, et l’excès subit la stabilisation
Eléments d’une station à BA
Composition et fonctionnement
Le bassin d’aération
un bassin alimenté en continu par l’eau à traiter
Développement d’une culture bactérienne
libre fixée sur les polluants organiques
Brassage et aération par un système
d’aération (maintien des bactéries en
suspension et fourniture de l’oxygène).
Système d’aération
• Un aérateur de surface (brosse ou
turbine)
• Un système d’insufflation de l’air
Le décanteur secondaire
L'eau résiduaire traverse le bassin de décantation secondaire où
la boue se dépose.
Une partie de la boue déposée est réintroduite dans le bassin à
boues activées.
La boue excédentaire produite est pompée hors du bassin de
décantation secondaire et amenée vers le traitement des boues.
Décantation secondaire : Clarificateur
Eléments de Dimensionnement
Temps de séjour dans le bassin d'aération : 20 à 50
heures.
Temps de séjour dans le clarificateur : 5 à 20
heures
Volume du bassin d'aération par équivalent habitant
(eqh) : environ 0,2 m3
Volume du clarificateur par eqh : environ 0.05 à 0,1
m3 (50 à 100 L)
Eléments de Dimensionnement
Production de boue par eqh et par jour : 30 à 60 g
de matière sèche par jour soit 1 à 3 litres de boues
non épaissies
5 à 10 % des boues sont extraites du circuit chaque
jour, soit un "âge des boues" de 10 à 20 jours, à
partir du bassin d'aération ou de décantation.
Un système de Boues Activées
peut éliminer :
90% de DBO et MES
30% de l’azote
STEP Marrakech
Avantages
pour toute taille de collectivité (sauf les très
petites)
bonne élimination de l'ensemble des
paramètres de pollution (MES, DCO, DBO5,
N par nitrification et dénitrification)
adapté pour la protection de milieux
récepteurs sensibles
Inconvénients
coût d'investissement assez important
consommation énergétique importante
nécessité de personnel qualifié et d'une
surveillance régulière
sensibilité aux surcharges hydrauliques
décantation des boues pas toujours aisée à
maîtriser.
n’est utilisée que pour la matière
biodégradable
ne traite pas les eaux usées diluées
Techniques intensives à
cultures fixées
Disques Biologiques ou Biodisques
C’est un procédé de traitement biologique à culture
fixée qui met en œuvre des surfaces solides
colonisées par la biomasse sous la forme d’un film
biologique : Biofilm
Il est basé sur l’activité des micro-organismes
principalement les bactéries pour l’élimination de la
pollution soluble dans l’eau à traiter.
Toutes les étapes de ce traitement peuvent s’opérer
dans le biofilm : étapes aérobie et anaérobie.
Traitement préalable
Les disques biologiques utilisés pour le traitement des eaux
usées sont généralement précédés :
• d’un dégrillage :
• d’un système de traitement primaire.
Principe de fonctionnement
Le réacteur biologique est constitué de plusieurs disques
minces en plastique montés sur un axe horizontal.
Les micro-organismes responsables de la dégradation sont
fixés naturellement sur les disques et forment un biofilm d’une
épaisseur d’environ 1 à 4 mm.
Environ 40 % de la surface des disques est immergée.
Le mouvement rotatif des disques autour de l’axe expose
alternativement la biomasse à l’atmosphère et aux eaux usées
permettant ainsi l’aération et le mélange des eaux usées.
Principe de fonctionnement
La biomasse est fixée sur des disques en rotation montés
verticalement et immergés à 40% dans l’eau à traiter.
Décanteur secondaire
La biomasse en excès doit être séparée de l’effluent au moyen
d’un décanteur secondaire.
Il est recommandé de limiter le décanteur secondaire d’une
chaîne de traitement par disques biologiques à un taux de
charge ne dépassant pas 20 à 36 m3/m2.j
La profondeur normalement requise pour un décanteur
secondaire est d’au moins 3,6 m.
La concentration de l’effluent du bassin des biodisques (à
l’entrée du décanteur secondaire) est beaucoup plus faible que
celle des boues activées, soit de l’ordre de 200 mg/L.
Dimensionnement
Un système de traitement secondaire typique comporte
généralement 3 ou 4 stages.
Épaisseur du biofilm de 1 à 4 mm
Diamètre 2 à 4 m
Vitesse de 1 à 2 t/min
Espacement entre les disques 2 à 3 cm
Rendement
Pour établir le pourcentage global d’enlèvement de la
chaîne de traitement et la qualité attendue de l’effluent :
• Il faut tenir compte de la DBO5 enlevée préalablement
dans le traitement primaire, que l’on peut considérer
comme étant de l’ordre d’environ 30 %.
• Le rendement en MES permet d’atteindre une
concentration à l’effluent de l’ordre de 15 à 30 mg/L.
Avantages
bonne décantabilité des boues ;
faible consommation d'énergie par rapport aux boues activées;
fonctionnement simple demandant peu d'entretien et de
contrôle ;
plus faible sensibilité aux variations de charge que la technique
des boues activées ;
généralement adaptés pour les petites collectivités .
Inconvénients
La technique des disques biologiques nécessite une
surface relativement importante par rapport aux
boues activées
Performances généralement plus faibles qu'une
technique par boues activées
Entraîne parfois l'émanation d'odeur
Les disques deviennent fragiles
Inconvénients