Régulation PID pour Moteur DC
Régulation PID pour Moteur DC
اﻟﺪﯾﻤﻘﺮاﻃﯿﺔ اﻟﺸﻌﺒﯿﺔ
MINISTE RE DE L'E NSEIGNEME NT S UPERIE UR
ET DE LA RECHERCHE S CIENT IFIQ UE
F ACULTE DE T ECHNOLOGIE
THEME
Dirigé par :
Mr.Skender Mohamed
Etudié par :
Mr.Larab Abderrahim
Mr.Belhout Mohamed
- Aux êtres les plus chers à mon cœur, ma mère et mon père, qui m’ont
beaucoup soutenu durant mon cursus d’étude et à qui je serai éternellement
reconnaissant ;
- A mon frère ;
- A tous les enseignants qui m’ont aidé de prés ou de loin à obtenir mon master
en électrotechnique
Larab Abderrahim
Je dédie ce modeste travail :
- Aux êtres les plus chers à mon cœur, ma mère et mon père, qui m’ont
beaucoup soutenu durant mon cursus d’étude et à qui je serai éternellement
reconnaissant ;
- A mon frère ;
- A tous les enseignants qui m’ont aidé de prés ou de loin à obtenir mon master
en électrotechnique
- Aux êtres les plus chers à mon cœur, ma mère et mon père, qui m’ont
beaucoup soutenu durant mon cursus d’étude et à qui je serai éternellement
reconnaissant ;
- A mon frère ;
- A tous les enseignants qui m’ont aidé de prés ou de loin à obtenir mon master
en électrotechnique
Belhout Mohamed
إن ﺗﻄﺒﯿﻖ ﺗﻨﻈﯿﻢ اﻟﺴﺮﻋﺔ ﻟﻠﻤﺤﺮﻛﺎت اﻟﻜﮭﺮﺑﺎﺋﯿﺔ ﯾﺘﻢ إﺟﺎﺑﺘﮫ ﺑﺸﻜﻞ ﻛﺒﯿﺮ ﻓﻲ اﻷﻧﻈﻤﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﯿﺔ و
اﻷوﺗﻮﻣﺎﺗﯿﻜﯿﺔ ،و أﺣﺪ ﻣﻌﺎﯾﯿﺮ ﻛﻔﺎءة ھﺬا اﻟﺘﻨﻈﯿﻢ ھﻮ ﻣﺘﺎﻧﺘﮭﺎ ﻓﻲ ﻣﻮاﺟﮭﺔ اﻟﺘﻐﯿﺮات .ﯾﺠﻌﻞ ﻣﻦ
اﻟﻤﻤﻜﻦ ﺗﻨﻈﯿﻢ اﻟﻤﻌﻠﻤﺎت اﻟﻔﯿﺰﯾﺎﺋﯿﺔ )اﻟﺴﺮﻋﺔ ،اﻟﻤﻮﺿﻊ ،درﺟﺔ اﻟﺤﺮارة ،إﻟﺦ( ﻟﻸﻧﻈﻤﺔ
اﻟﻤﻐﻠﻘﺔ ،أي ﻧﻈﺎم ﻗﺎدر ﻋﻠﻰ اﻟﻮﺻﻮل إﻟﻰ ﻧﻘﻄﺔ ﻣﺤﺪدة ﻣﻌﯿﻨﺔ واﻟﺤﻔﺎظ ﻋﻠﯿﮭﺎ ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام ﻗﯿﺎس ،
وظﯿﻔﺔ ﺗﺼﺤﯿﺢ اﻷﻣﺮ وﻓﻘﺎً ﻟﻠﻨﻘﻄﺔ اﻟﻤﻀﺒﻮطﺔ اﻷوﻟﯿﺔ واﻟﺨﻄﺄ اﻟﻤﻘﺎس ﻻ ﯾﺰال ﯾﺘﻌﯿﻦ ﺗﺤﺪﯾﺪه.
واﻟﻐﺮض ﻣﻨﮫ ھﻮ إﻟﻐﺎء اﻟﺨﻄﺄ اﻟﺴﺎﻛﻦ DC ،ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺘﻨﺎ ،ﻓﺈن اﻟﻨﻈﺎم اﻟﻤﺪروس ھﻮ ﻣﺤﺮك
ﻟﻠﺤﺪ ﻣﻦ اﻟﺘﺠﺎوز .وﻗﺖ اﻟﺼﻌﻮد وزﻣﻦ اﻻﺳﺘﺠﺎﺑﺔ ﻟﻠﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ اﺳﺘﺠﺎﺑﺔ ﻣﻨﺎﺳﺒﺔ ﻟﻠﻌﻤﻠﯿﺔ
واﻟﺘﻨﻈﯿﻢ .اﻟﮭﺪف ھﻮ ﺗﺤﻘﯿﻖ ﻧﻈﺎم دﻗﯿﻖ وﺳﺮﯾﻊ وﻣﺴﺘﻘﺮ وﻗﻮي.
L’application de la régulation de vitesse des moteurs électriques est très
répondue dans les systèmes industriels et automatique, l’un des critères
d’efficacité d’une telle régulation est sa robustesse face aux changements. Elle
permet d’effectue une régulation des paramètres physiques (vitesse, position,
température…etc.) des systèmes en boucle fermée, c'est-à-dire un système
capable d’atteindre et de maintenir une certaine consigne en utilisant une
mesure, dont il reste à déterminer la fonction permettant de corriger la
commande en fonction de la consigne initiale et de l’erreur mesurée. Dans notre
cas, le système étudié est un moteur à courant continu dont le but est d’annuler
l’erreur statique , diminuer le dépassement. Le temps de monté et le temps de
réponse afin d’obtenir une réponse adéquate du procédé et de la régulation.
L’objectif est d’obtenir un système précis, rapide, stable et robuste.
The application of the speed regulation of electric motors is very much
answered in industrial and automatic systems, one of the criteria of efficiency of
such a regulation is its robustness in the face of changes. It makes it possible to
regulate the physical parameters (speed, position, temperature, etc.) of closed-
loop systems, that is to say a system capable of reaching and maintaining a
certain setpoint by using a measurement, the function of correcting the
command according to the initial setpoint and the measured error remains to be
determined. In our case, the studied system is a DC motor whose purpose is to
cancel the static error, to reduce the overshoot. The rise time and the response
time to obtain an adequate response of the process and the regulation. The goal
is to achieve a precise, fast, stable and robust system.
Au terme de notre travail, on tient à remercier Mr. Skender mohamed d’avoir proposé ce
thème et de nous avoir suivi durant ce modeste travail. Ainsi qu’à tous les professeurs qui
nous ont enseignés durant notre formation universitaire.
On remercie également nos parents pour leur soutient moral et financier durant nos études.
A tous nos collègues, amis, et tous ceux qui nous ont aidé et soutenu de prés ou de loin.
I.1. Introduction…………..…………………………………………………..…………2
I.2. Principe général de la régulation……….…………………………………………...2
I.3. Système en boucle ouverte………………………….……………………………....2
I.4. Système en boucle fermée……………………………………………...………..….3
I.5. Equation des systèmes linéaires………………………………………………….….4
I.6. Précision et Stabilité des systèmes asservis…………………………………………4
I.6.1. Précision …………………………………………………………………….4
I.6.2. Stabilité ………………………………………………….……………….….5
I.6.3. Rapidité………………………………………………………………………5
I.7. Influence des perturbations ………………………………………………..……......5
I.8. Compensation des systèmes asservis …………………………………….……........6
I.9. Conclusion ……………………………………………………………………….... 7
Figure. III.1 : Schéma bloc d’un système avec correcteur (Boucle fermée)............................ 16
Figure. III.2: Schéma bloc du correcteur PID en régulation de vitesse ..................................17
Figure. III.3: Schéma bloc du correcteur PID en régulation de position................................ 17
Figure. III.4 : Modélisation sous Matlab du correcteur P en régulation de position..............18
Figure. III.5 : Modélisation sous Matlab du correcteur P en régulation de vitesse................ 19
Figure. III.6 : Signal de la tension de la commande P en régulation de vitesse......................19
Figure. III.7 : Schéma électronique du correcteur proportionnel ...........................................20
Figure. III.8 : Modélisation sous Matlab du correcteur PI en régulation de vitesse ..............21
Figure. III.9 : Signal de la tension de la commande PI en régulation de vitesse ....................21
Figure. III.10 : Modélisation sous Matlab du correcteur PI en régulation de position ..........22
Figure. III.11 : Schéma électronique du correcteur proportionnel Intégral ...........................23
Figure. III.12 : Modélisation sous Matlab du correcteur PID en régulation de position .......24
Figure. III.13 : Schéma électronique du correcteur proportionnel Intégral Dérivé ...............25
Figure. III.14 : Modélisation sous Matlab de la régulation PID de vitesse ............................28
Figure. III.15 : Modélisation sous Matlab de la régulation PID de vitesse (modifiée)........... 28
Figure. III.16: Modélisation sous Matlab de la régulation PID de position ...........................29
Figure. III.17: Modélisation sous Matlab de la régulation PID de position (modifié) ...........29
Figure. III.18: Schéma bloc d’un correcteur PID numérique .................................................30
Figure. III.19: Modélisation sous Matlab de la régulation PID analogique et numérique.....31
|Introduction générale
La technologie moderne a permis le développement des sciences tout en imposant
l’exploration de domaines théoriques de plus en plus complexes. Parmi ces sciences en pleine
expansion et intégrant rapidement l’apport des technologies modernes, on compte
l’automatique. Le substantif « automatique » a été utilisé pour la première fois en 1914 dans
un article « Essai sur l’Automatique » publié dans une revue scientifique.
De nos jours, l'automatique fait partie des sciences de l'ingénieur. Cette discipline traite de
la modélisation, de l'analyse, de la commande et de la régulation des systèmes dynamiques.
Elle a pour fondements théoriques les mathématiques, la théorie du signal et l'informatique
théorique. L'automatique permet l'automatisation de différentes tâches de fonctionnement des
machines et des chaines industriels. On parle alors de système asservi ou régulé, d’où est le
plus répondu dans notre vie quotidienne, en particulier dans le domaine industriel, car il
permet de réaliser plusieurs opérations sans l’intervention de l’être humain, pour de divers
besoins, par exemple : convoyeurs industriels à navettes indexées, pilotage automatique de
l’avion (auto-pilot), asservissement d’angle pour des bras robotiques (ABB, Kuka, ...) …etc.
Dans la plupart des processus industriels, en particulier les moteurs électriques, il est
indispensable de maîtriser certains paramètres physiques (vitesse, position, angle...etc.), il est
donc très souvent nécessaire d’avoir recours à une commande. La commande PID
(Proportionnelle-Intégrale-Dérivée) est une méthode qui a fait ses preuves et qui donne de
bons résultats, grâce à l’action proportionnelle qui améliore la rapidité, l’intégrale pour la
précision, et la dérivée pour la stabilité.
L’objectif de notre travail est d’implémenter une commande PID pour un moteur à courant
continu. La modélisation de la commande et du système (moteur MCC) est programmée sous
l’environnement MATLAB .
Notre mini projet comporte 3 chapitres, dont le premier parle sur les généralités sur les
systèmes asservis, le seconde sur la modélisation et choix du moteur à courant continu, et le
dernier sur1 la commande PID d’une machine électrique à courant continu
1
Chapitre I
Généralités sur
les systèmes
asservis
I.1. Introduction
Dans ce chapitre, on va introduire les principes de base sur les systèmes asservis ainsi que
la régulation en boucle ouverte et en boucle fermée.
Dans la plupart des appareils dans des installations industrielles et domestiques, il est
nécessaire de maintenir des grandeurs physiques à des valeurs déterminées, en dépit des
variations externes ou internes influant sur ces grandeurs. Par exemple, le niveau d’eau dans
un réservoir, la température d’une étuve, la vitesse et la position des moteurs, étant par nature
variables, doivent donc être réglés par des actions convenables sur le processus considéré. Si
les perturbations influant sur la grandeur à contrôler sont lentes ou négligeables, un simple
réglage dit en boucle ouverte, permet d’obtenir et de maintenir la valeur demandée (par
exemple : action sur un robinet d’eau). Dans la majorité des cas, cependant, ce type de réglage
n’est pas suffisant, parce que trop grossier ou instable. Il faut alors comparer, en permanence,
la valeur mesurée de la grandeur réglée à celle que l’on souhaite obtenir et agir en
conséquence sur la grandeur d’action, dite grandeur réglante. On a, dans ce cas, constitué une
boucle de régulation et plus généralement une boucle d’asservissement. Cette boucle nécessite
la mise en ouvre d’un ensemble de moyens de mesure, de traitement de signal ou de calcul,
d’amplification et de commande d’actionneur, constituant une chaine de régulation ou
d’asservissement. La consigne est maintenue constante et il se produit sur le procédé une
modification d’une des entrées perturbatrices. L’aspect régulation est considéré comme le
plus important dans le milieu industriel, car les valeurs des consignes sont souvent fixes.
Néanmoins, pour tester les performances et la qualité d’une boucle de régulation, on
s’intéresse à l’aspect asservissement.
Un système est dit en boucle ouverte lorsque la commande est élaborée sans l’aide de la
connaissance des grandeurs de sortie. Au niveau des inconvénients, il n’y a aucun moyen de
contrôler, à plus forte raison de compenser les erreurs, les dérives, les accidents qui peuvent
intervenir à l’intérieur de la boucle, autrement dit, il n’y a pas de précision ni surtout de
fidélité qui dépendent de la qualité intrinsèque des composants. Enfin, le système en boucle
ouverte ne compense pas les signaux de perturbation, le schéma bloc de système en boucle
ouverte est donné par la figure ci-dessous, [1]
2
S : grandeur réglée (sortie)
E : grandeur réglante (entrée)
G(p) : fonction de transfert
La boucle fermée (contre réaction) est capable de stabiliser un système instable en boucle
ouverte. Dans une régulation en boucle fermée, une bonne partie des facteurs perturbateurs
externes sont automatiquement compensés par la contre-réaction à travers le procédé.
Figure. I.2 : Schéma bloc d’un système en boucle fermée avec un retour unitaire
Un système est dit linéaire invariant si l'équation liant la sortie à l'entrée est une équation
différentielle linéaire à coefficients constants. La forme générale de cette équation est :
D’où la fonction de transfert d'un système linéaire est le rapport entre la sortie et de
l'entrée dans le domaine de Laplace :
3
I.6. Précision et Stabilité des systèmes asservis
I.6.1. Précision
Un système asservi en boucle fermée est dit précis, si sa sortie s(t) est proche de la
consigne (valeur désirée) e(t).
On peut représenter l'erreur entre la consigne et la sortie :
Erreur statique : on appel erreur statique la valeur lorsque le temps tend vers
l’infini de (t) pour une réponse d’asservissement à un échelon unitaire.
I.6.2. Stabilité
Dans le cas des systèmes linéaires représentés par une fonction de transfert, l'analyse des
pôles permet de conclure sur la stabilité du système. On rappelle que, si les pôles de la
fonction de transfert sont P0, P1... Pn. Dans le cas d'une fonction de transfert continue
utilisant la transformée de Laplace, tous les pôles doivent être à partie réelle strictement
négative pour que le système soit stable, [2]
On définira la stabilité par une des propositions suivantes : Un système linéaire est stable :
- lorsque sa réponse à un échelon prend une valeur finie en régime Permanent.
- lorsque sa réponse à une impulsion tend vers 0.
- lorsque sa réponse à une sinusoïde est une sinusoïde d'amplitude finie.
4
I.6.2. Rapidité
La rapidité d’un système régulé s’évalue par le temps nécessaire à la mesure pour entrer
dans une zone ± 5% de sa valeur finale (soit entre 95% et 105 %).Le système régulé est
d’autant plus rapide que le temps de réponse à 5% est court.
Exemple : observons les mesures obtenues suite à un changement de 10 unités pour un
même procédé mais régulé avec deux réglages différents de régulateur (fig.5).
La mesure du réglage n° 1 met 4 unités de temps pour arriver à 9.5 unités soit à -5% de sa
valeur finale : tr1=4 unit és de temps. La mesure du réglage n°2 met 6.5 unités de temps pour
arriver à 10.5soit à +5% de sa valeur finale : tr2=6.5 unités de temps. Le procédé doté du
réglage n°1 est considéré comme le plus rapide.
Une perturbation est une entrée supplémentaire au système qu'on ne peut contrôler ou
maitriser. Ces perturbations ont une influence sur l’asservissement des systèmes, voir la
(figure. I.3).
Figure. I.3 : Schéma bloc d’un asservissement avec une perturbation (Retour unitaire)
5
Calculons S(p) en fonction de E(p), (En posant R(p) = 0) :
Figure. I.4 : Schéma bloc d’un système avec correcteur (Retour unitaire)
Ce genre de correcteur n’est pas toujours possible ou suffisant. Des correcteurs plus
sophistiqués peuvent permettre de :
6
I.9. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté les principaux éléments des systèmes asservis en
boucle ouverte et en boucle fermée, l’influence des perturbations externes, ainsi l’utilité de la
commande (correction) pour un système donné
7
Chapitre II
Modélisation et
choix du
moteur à
courant continu
II.1. Introduction
L’évolution des technologies conduit à utiliser des machines nécessitant des vitesses de
rotation précises et variables pour l’entraînement d’engins industriels, systèmes
robotique...etc. Dans notre étude, on s’intéresse aux moteurs à courant continu, car ils offrent
une introduction facile au fonctionnement de ses homologues, en donnant des repères clairs.
Les moteurs à courant continu ont pendant longtemps été les seuls aptes à la vitesse variable à
large bande passante, comme dans le domaine robotique. Ils ont donc fait l’objet de
nombreuses améliorations, et beaucoup de produits commercialisés aujourd’hui.
Un moteur à courant continu est une machine électrique. Il s'agit d'un convertisseur
électromécanique permettant la conversion bidirectionnelle d'énergie entre une installation
électrique parcourue par un courant continu et un dispositif mécanique, d’où l'énergie
électrique est transformée en énergie mécanique.
D'un stator qui est à l'origine de la circulation d'un flux magnétique longitudinal fixe
créé soit par des enroulements statoriques (bobinage) soit par des aimants permanents
à l’arrière du stator, se trouve la partie porte balais et les balais assurant les contacts
électriques avec le rotor. Il est aussi appelé inducteur.
D'un rotor bobiné relié à un collecteur rotatif inversant la polarité dans chaque
enroulement rotorique au moins une fois par tour de façon à faire circuler un flux
magnétique transversal en quadrature avec le flux statorique. Les enroulements
rotoriques sont aussi appelés enroulements d'induits, ou communément induit, [4]
8
II.3. Modélisation d’un moteur à courant continu
Selon le schéma de la (figure. II.2), un moteur électrique à courant continu est régit par les
équations physiques découlant de ses caractéristiques électriques, mécaniques et magnétiques.
D'après la loi de Newton, combiné à des lois de Kirchhoff, On peut écrire les équations
différentielles de premiers ordres suivantes :
( )
u(t)= Ri(t) + L + e(t) (II.1)
e(t)= KeΩ(t) (II.2)
Ω
J = Cu - Cr (II.3)
Cu = Kc i(t) – Cp
Cr =f Ω(t)
9
II.3.1. Fonction de transfert du moteur
On passe en Laplace
En modifiant (II.6) on a :
On suppose que le moment du coupe de pertes (qui est vu comme une perturbation) est
négligeable devant le moment du couple électromagnétique (Kci(t)) on peut alors prend Cp nul
pour simplifier le système.
On a donc :
La fonction de transfert cherchée H(p) est entre la tension entrant dans le moteur U(p) et la
vitesse de sortie Ω(p), les valeurs numériques sont données dans le tableau suivant, [5], [6].
Les valeurs numériques du MCC choisi (Maxon : Référence F2260/813) données par le
constructeur (Tableau. I.1).
10
Tableau. II.1 : Valeurs numériques d’un moteur à courant continu
On peut établir le modèle mathématique de la réponse en vitesse du moteur électrique qui est
donné par la figure suivante (figure. II.3):
11
Figure. II.4 : Modélisation sous Matlab de la réponse de vitesse
D’après l’équation (II.7), le système modélisé soit du second ordre, lorsque l’inductance
interne est négligeable devant la résistance interne (ce qui est généralement le cas) il
s’apparente à un système du premier ordre. On observe bien sur la (figure. II.4) ci-dessus que
le moteur change de vitesse de rotation pour chaque valeur de la tension d’entrée, d’où la
vitesse de rotation est proportionnelle à la tension d’entrée.
On peut établir le modèle mathématique de la réponse en position du moteur électrique qui est
donné par la figure suivante (figure. II.5):
12
Figure. II.6 : Modélisation sous Matlab de la réponse de position
D’après la (figure. II.6), on voit bien que la réponse en position est une rampe, ce qui
signifie que le système dans un asservissement en position est instable, d’où il nécessite une
régulation pour stabiliser la réponse en position et d’améliorer les performances en vitesse.
Les moteurs à courant continu se différencient par la manière dont on fournit le courant
d’excitation. Les différents cas possibles sont, [7].
13
Domaine d’application :
Domaine d’application :
Le circuit d’excitation est placé avec l’induit du moteur. Sa particularité est d’avoir un
inducteur qui est traversé par le même courant, l’inducteur possède donc une résistance plus
faible que celle des autres types de machines. L’inducteur est en série avec l’induit : une seule
source d’alimentation suffit. On change le sens de rotation en permutant les connexions de
l’induit et de l’inducteur. Le circuit électrique est représenté par la suivante :
14
Figure. II.9 : Modélisation électrique d’un Moteur à excitation série
Domaine d’application :
C’est une combinaison des excitations Shunt et Série, on peut réaliser un compound-age
additif (Si les flux des deux enroulements s’additionnent) ou soustractif (dans le cas
contraire).
Domaine d’application :
15
II.5. Conclusion
Pour un moteur électrique à courant continu, on a constaté que la réponse en position est
instable, hors que la réponse en vitesse converge vers la stabilité, d’où, on voit bien la
nécessité d’une commande pour stabiliser un système qui ne l’est pas, et améliorer les
performances.
16
Chapitre III
Commande PID
d’un moteur
électrique à
courant continu
III.1. Introduction
La commande PID est dite aussi (correcteur, régulateur, contrôleur), se compose de trois
termes P, I et D, d’où le ‘P’ correspond au terme proportionnel, ‘I’ pour terme intégral et ‘D’
pour le terme dérivé de la commande. Les régulateurs PID sont probablement les plus
largement utilisés dans le contrôle industriel. Même les plus complexes systèmes de contrôle
industriel peut comporter un réseau de contrôle dont le principal élément de contrôle est un
module de contrôle PID.
Figure. III.1 : Schéma bloc d’un système avec correcteur (Boucle fermée)
17
Kp: gain d’action proportionnelle.
Ki=1/Ti : gain d’action intégrale.
Kd=Td : gain d’action dérivée.
Ti : constante de temps, dite temps d’action intégrale.
Td : constante de temps, dite temps d’action dérivée.
Le régulateur PID est donc conçu dans le domaine temporel comme la somme des trois
actions. On obtient alors un asservissement composée d’un terme proportionnel, un terme
intégral et un terme dérivé, mises en parallèle, on parle d’asservissement PID :
Dans les modélisations qui suivent, posons comme références : Ωc=200 rad/s qui
correspond à 12 volts d’alimentation pour la vitesse de rotation et θc=90° pour la position
angulaire.
18
III.2.1. Cas d’une commande Proportionnelle (Ki=Kd=0)
La commande de type ‘Proportionnelle’ est la plus simple qui soit. Il s’agit d’appliquer
une correction proportionnelle à l’erreur corrigeant de manière instantanée, c’est-à-dire,
lorsque le signal de commande est proportionnel au signal d’erreur:
Son rôle est d’amplifier l’erreur pour que le système réagisse plus vivement, comme si
l’erreur était plus grande qu’elle ne l’est en réalité.
Dans la figure suivante, il sera présenté le graphe d’une régulation en position ( Figure.
III.4) pour les différentes valeurs du gain ‘Kp ‘, en fixant Ki=Kd=0
Dans la figure suivante, il sera présenté le graphe d’une régulation en vitesse ( Figure.
III.5) pour les différentes valeurs du gain ‘Kp ‘, en fixant Ki=Kd=0 :
19
Figure. III.5 : Modélisation sous Matlab du correcteur P en régulation de vitesse
20
III.2.1.1. Effets du correcteur proportionnel
Le correcteur de type PI est une régulation de type P auquel on a ajouté un terme intégral,
il élabore alors une commande qui peut être donnée par la relation suivante :
21
Dans la figure suivante, il sera présenté le graphe d’une régulation en vitesse ( Figure
.III.2) pour les différentes valeurs du gain ‘Ki ‘, en fixant Kp=1 et Kd=0:
22
Dans la figure suivante, il sera présenté le graphe d’une régulation en position ( Figure.
III.3) pour les différentes valeurs du gain ‘Ki ‘, en fixant Kp=1 et Kd=0 :
On voit cette fois-ci que le terme intégral a bien fonctionné et que l'erreur statique est nulle.
On constate aussi que plus le gain ‘Ki’ est grand, plus le système converge vite. En revanche,
plus ‘Ki’ est grand, plus le système oscille et plus le dépassement est grand.
23
III.2.2.2. Schéma électronique du «Correcteur Proportionnel-Intégral »
Dans la figure suivante, il sera présenté le graphe d’une régulation en position ( Figure.
III.3) pour les différentes valeurs du gain ‘Kd ‘, en fixant Kp=15 et Ki=1 :
24
Figure. III.12 : Modélisation sous Matlab du correcteur PID en régulation de position
L’action dérivée est surtout utilisée dans le cas de variables non bruitées, car la dérivation
est très sensible au bruitage du signal, on diminuera donc son influence dans un
asservissement de vitesse, pour lequel sa dérivée est une accélération. Donc dans un
asservissement de vitesse seulement l’action P et I sont utilisées, en revanche le terme D peut
être utilisé dans un seul cas ou le gain ‘Kd’ prend une valeur précise pour ne pas trop
influencer sur le système. Ce problème est moins fréquent dans un asservissement de position,
car la dérivée de la position est la vitesse, [6], [9]
25
III.2.3.2. Schéma électronique du « Correcteur Proportionnel-Intégral-Dérivé»
Régler un régulateur PID consiste à agir sur les 3 paramètres des différentes actions (gain
du proportionnel, gain de l'intégral, gain de la dérivée) sur des valeurs optimales pour obtenir
la réponse adéquate en précision, rapidité, stabilité et robustesse en sortie du procédé. Pour
cela, il existe plusieurs méthodes de réglage, d’où on a opté pour la méthode de réglage dite
de "Ziegler-Nichols", introduite par John G. Ziegler et Nathaniel B. Nichols.
26
III.3.1 Méthode de Ziegler-Nichols
Cette méthode empirique de Ziegler-Nichols est très répandue dans l’industrie ou chez les
automaticiens pour régler les correcteurs de ce type de chaîne. Elle a l’avantage de ne pas
nécessiter de modélisation précise du système asservi, mais se contente d’essais
expérimentaux, ce qui rend cette méthode très simple, [9].
La conception est basée sur la connaissance d'un point dans la courbe de Nyquist de la
fonction de transfert du processus (moteur), à savoir le point où la courbe de Nyquist coupe
l'axe réel négatif. Ce point peut être caractérisé par deux paramètres de la fréquence ω180 et le
gain à cette fréquence K180. Pour des raisons historiques le point a été appelé le point ultime et
caractérisé par les paramètres Ku=1/ω180 que l'on appelle le gain ultime et Tu=2π/ω180 la
période ultime.
Apres avoir essayé les différentes valeurs de Ku, on a relevé le gain d’oscillation Ku=25, et la
période d’oscillation Tu=3.6x10-4, en appliquant les valeurs données dans le (tableau.III.2) de
Ziegler-Nichols, on déduit les valeurs des paramètres : Kp=20.83, Ki=5.57x103, Kd=4.49x10-5
28
On voit bien, que la méthode de Ziegler-Nichols donne de bons résultats, mais d’un autre
coté, on peut faire une petite modification des paramètres trouvés précédemment pour
l’améliorer et avoir un bon compromis entre précision, rapidité et stabilité.
On pose les paramètres modifiés: Kp=20.83, Ki=6x10 3, Kd=10-3. On obtient le graphe
suivant :
29
Figure.III.16: Modélisation sous Matlab de la régulation PID de position
30
Les méthodes de réglage de Ziegler-Nichols ont été initialement conçues pour donner de
bons résultats. Le critère de conception a été de diminuer le dépassement, qui est souvent très
grand, comme on le voit dans les exemples précédent. Pour cette raison, la méthode de
Ziegler-Nichols nécessite souvent des modifications ou ré-réglage. Puisque l'objectif principal
était de réduire les perturbations de charge, il est souvent nécessaire de choisir la pondération
de consigne avec soin afin d'obtenir une réponse satisfaisante, [8], [9].
Apres le réglage et la modification par la méthode de Ziegler-Nichols, on voit toujours un
dépassement malgré qu’il a été diminué, mais cela ne cause pas de problème dans la plupart
des moteurs des systèmes industriels, mais dans certains cas (Robotique de précision), il est
nécessaire d’éliminer le dépassement, pour cela, on fait appel à l’Anti-windup. C’est un effet
de limitation d’amplitude (saturation), il permet de ne pas dépasser une certaine consigne, soit
en courant ou bien en tension.
31
Par conséquent, il est nécessaire de réaliser une interface entre le calculateur et le système
(relation hybride) tels qu’il est représenté par :
La figure qui suit représentent le signal de la commande PID numérique, pour les valeurs
des paramètres, on a pris les mêmes valeurs qu’on a calculées précédemment dans la partie
(section III.3.1.2.1) avec une période d’échantillonnage Te qui vérifie le théorème de Shannon
et un bloqueur d’ordre zéro, posons Tep=0.02s pour la position, Tev=1.5x10-4s pour la vitesse.
32
III.5. Conclusion
Les trois actions du régulateur PID permettent de commander le moteur électrique à
courant continu, tout en garantissant une annulation de l’erreur permanente de la sortie
régulée, vis-à-vis d’échelons en entrée de consigne. Cette propriété de précision est due à la
présence d’une action intégrale. L’ajout d’une action dérivée permet d’augmenter la stabilité
du moteur électrique, et donc de diminuer le dépassement de la réponse indicielle. L’ajout de
cette dérivée n’est pas systématique et dépend des propriétés du moteur électrique, du cahier
de charge imposé (en terme de dépassement), dans certains cas il suffit l’utilisation d’un
régulateur PI uniquement, comme l’asservissement en vitesse du moteur électrique. La
réalisation de l’action dérivée est préférentiellement réalisée sur la mesure, afin d’éviter la
saturation de la commande.
Un des intérêts du régulateur PID, qui explique sa popularité dans le milieu industriel, est
sans conteste la possibilité de le régler sans connaissance approfondie du système. En effet,
on dispose de méthodes empiriques, fondées uniquement sur la réponse temporelle du
système, selon une procédure expérimentale, comme la méthode d’oscillation de
ZieglerNichols utilisée dans la section (III.3.1.2), permettant dans la majorité des cas
d’aboutir à des performances acceptable.
33
Chapitre IV
Simulation sous
l’environnement
MATLAB/SIMULINK
IV.1. Introduction général sur Matlab/ Simulink
Matlab est un logiciel de calcul matriciel à syntaxe simple. Avec ses fonctions spécialisées,
Matlab peut être aussi considéré comme un langage de programmation adapté pour les
problème scientifiques.
Matlab est un interpréteur : les instructions sont interprétées et exécutées ligne par ligne.
Matlab fonctionne dans plusieurs environnements tels que x-windows, windows,macintosh.
Il existe deux modes de fonctionnement :
Mode interactif : Matlab exécute les instructions au fur et à mesure qu’elles sont données par
l’usager.
Mode exécutif : Matlab exécute ligne par ligne un ̏ fichier m ̏ (programme en langage
Matlab) .
Fenêtre commende : dans cette fenêtre, l’usager donne les instruction et Matlab retourne
les résultats.
Fenêtre graphique : Matlab trace les graphiques dans cette fenêtre.
Fichiers m : ce sont des programme en langage Matlab (écrits par l’usager).
Toolboxes : ce sont des collections de fichiers m développés pour des domaines
d’application spécifiques (signal processing toolbx, system indentification toolbox, control
sustem toolbox, u-synthesisand analysis toolbox, robust control toolbox, optimization
toolbox, neural network toolbix, spline toolbox, chemometrics toolbox, fuzzy logic toolbox,
etc).
Blocksets : ce sont des collections de blocs simulink développes pour des domaines
d’application spécifiques (dsp blockset, power system blockset, etc.).
IV.2.Résultats de simulation :
٭Correcteur P :
Kp=6 , Ki=Kd=
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٭Correcteur PI :
35
٭Correcteur PID :
Kp=6 , Ki=1 , Kd=4
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٭Correcteur P-PI-PID :
Kp = 6 , Ki = 1 , Kd = 4
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38
IV.3.Commenter les résultats :
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| Conclusion Générale
Durant notre projet, nous avons vu que la commande PID appliquée aux moteurs
électriques à courant continu était un régulateur qui pouvait offrir de bonnes performances,
que ce soit au niveau de la précision, du temps de réaction, du dépassement, ou de la stabilité.
Diverses méthodes permettent d’optimiser les coefficients du PID. Mais le régulateur idéal
n’existe pas, chaque optimisation d’un paramètre (précision, ...) se fait aux dépends d’un
autre. Il convient alors de trouver le meilleur compromis en fonction des exigences initiales
du cahier de charge. Divers éléments, tels que le choix de la méthode d’implantation du PID,
peuvent aussi avoir des conséquences sur les performances. L’essentiel est alors de s’éloigner
le moins possible du modèle théorique pour qu’il reste valable
Il arrive dans certaines situations que le PID ne donne pas de bons résultats. Plusieurs
autres actuateurs et systèmes de régulations existent pouvant donner des résultats différents,
parmi lesquels : Correcteur RST, Logique floue, Réseaux des neurones artificiels…etc.
Sur un plan plus personnel, on a pu découvrir le travail d’équipe et nous intégrer dans un
climat d’étude professionnelle, d’où, on a vécu tous l’avancement du projet et savoir la
procédure à suivre pour planifier un certain cahier de charge.
En définitive, les connaissances théoriques apprises durant notre cursus étant complétées
ici. Notamment que la communication et le respect d’un planning préalablement établi
restent les éléments essentiels de la réussite d’un projet.
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| Annexes
| Références bibliographiques
[1] P. Rousseau «Asservissement linéaires continus», Ellipses, Paris, 2004.
[2] H.Egon, M.Marie, P.Porée «Traitement du signal et automatique», Hermann, Paris, 2000.
[5] B. Deforge & Q. David «Asservissement en position d’un axe linéaire», projet
d’automatique, 2008.
[6] C. le Lann «Le PID utilisé en régulation de position et/ou de vitesse de moteurs
électriques», Projet de fin d’étude, 2007.
[8] M. A. Johnson & Mohammed H.Moradi «PID Control (New identification and design
methods) », Springer, 2005
[9] K. J. Astrom & T. Hagglund «Advanced PID Control», ISA, New York, 2006.
[10]B. C. Kuo & F. Golnaraghi «Automatic Control Systems», John wiley and sons, New
York, 2003.