Traitements et interprétations
des données
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• Interprétation qualitative :
-nature des anomalies (positive/négative)
-forme des anomalies (arrondie, allongée)
-l’amplitude de l’anomalie
-les gradients
• Interprétation quantitative :
-extension
-profondeur
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• Pour faciliter l’interprétation des anomalies gravimétriques et
magnétiques plusieurs traitements peuvent être appliqués.
• Pour le magnétisme : L’allure de l’anomalie magnétique
causée par un corps magnétique change avec la latitude :
– Si on considère uniquement l’aimantation induite qui est
parallèle au champ magnétique terrestre, les anomalies
pour trois latitudes équatoriale, intermédiaire et polaire
présenteront :
• Une anomalie négative à l’équateur
• Deux anomalies ( 1 positive et 1 négative) pour les latitudes
intermédiaires
• Une anomalie positive au pôle nord
• Pour faciliter l’interprétation on procède à une réduction au
pôle (quelle serait l’anomalie si la région était au pôle nord) ;
les anomalies seront au droit des corps anomaliques.
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…La réduction au pôle…
Les différentes directions
d’aimantation peuvent produire des
anomalies de forme et de valeurs
maximales décalées de la
projection verticale de la distribution
des corps magnétiques dans le
sous-sol, d’où l’intérêt d’appliquer la
réduction au pôle, à fin de
repositionner les anomalies à
l’aplomb de leurs sources
causatives .
Séparation
Anomalie régionale/anomalie résiduelle
Le signal gravimétrique ou magnétique est composé d’anomalies :
- de faibles longueurs d’onde, dues à des structures géologiques
superficielles et peu étendues (anomalies résiduelles) ;
- de grandes longueurs d’onde, dues à des structures géologiques
régionales, profondes et de grande extension (anomalies régionales)
La séparation des anomalies régionales et résiduelles se fait sur profil ou sur
carte.
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mGal
Régionale
Bouguer
mGal
X(m)
0
Résiduelle
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• Moyenne mobile : Différentes courbes sont calculées en calculant des
moyennes sur 5 ou 11 points. Noter ici que plus on prend un nombre
important de points, plus on a tendance à éliminer les petites variations
pour obtenir presque une droite (cas 11 pts).
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• Pour une carte La régionale est estimée par une surface d’ordre faible (1,2
ou 3) que l’on retranche de la surface de l’anomalie.
Anomalie gravimétrique Sa résiduelle
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Prolongements
• Le prolongement vers le haut consiste à projeter le
champ vers un plan vers le haut, comme si les
mesures ont été faites par avion à une certaine
altitude. Ce processus filtre les petites longueurs
d’onde et le résultat tend vers la régionale.
• Inversement le prolongement vers le bas
(projection du champ vers le bas) permet
d’amplifier les petites longueurs d’onde.
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1 km up
Bouger
4 km up
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Filtrage fréquentiel
• Filtre passe haut : laisse passer les hautes
fréquences (> à une fréquence de coupure)
• Filtre passe bas : laisse passer les basses
fréquences (< à une fréquence de coupure)
• Filtre passe bande : laisse passer les fréquences
comprises dans une bande
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Dérivées
– Dérivées verticales
On utilise la dérivée première verticale ou gradient vertical ( la variation
de g avec l’altitude) et la dérivée seconde verticale qui est la variation
du gradient) pour amplifier les anomalies de faibles longueurs d’onde.
C’est un processus qui permet de séparer les anomalies qui se
chevauchent.
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•L’exemple montre la difficulté
de localiser un anticlinal sur
l'anomalie de Bouguer à cause
d'une forte régionale, la carte
de la dérivée seconde donne
une bonne image de
l'anticlinal.
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Dérivées horizontales
• Dans le cas d’un profil gravimétrique on calcul la dérivée dg/dx et dans
le cas d’une carte on calcul le module du gradient horizontal
• GH= [(dg/dx)² + (dg/dy)²]1/2 .
• Le gradient horizontal met en évidence les fortes variations
horizontales des anomalies, dues aux variations brusques de densité
dans le sous-sol.
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Gradient horizontal couplé au prolongement vers le
haut :Détermination du sens du pendage
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Superposition des maxima du gradient horizontal déterminés sur la Bouguer et ses
prolongées vers le haut à une série d’altitudes.
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La déconvolution d’Euler
• Cette méthode permet la localisation des sources dans le plan horizontal
ainsi que l’estimation de leur profondeur ; elle est assez générale
puisqu’elle ne suppose que peu d’hypothèses et peut s’appliquer tout aussi
bien aux données gravimétriques qu’aux données magnétiques. Les
expériences ont montré que la méthode pouvait localiser ou ressortir les
contacts, les sources enfouies, des filons, dykes et autres corps avec une
précision remarquable.
• Equation d’Euler :
• (x-xo) dT/dx + (y-yo) dT/dy +(z-zo) dT/dz =B(N-T)
• T champ total
• B régionale
• x,y,z coordonnées des mesures
• xo,yo,zo coordonnées de la source
• N indice structural (en relation avec la forme de la source ; contact
IS=0)
• La résolution du système nécessite quatre grilles de données : le
champ et ses trois dérivées.
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La modélisation :
• Elle consiste à imaginer une structure provoquant une
anomalie identique à celle observée. Il faut noter qu’une
parfaite coïncidence entre la courbe observée et la courbe
calculée ne prouve pas nécessairement que la structure
choisie coïncide avec la réalité. En effet, plusieurs modèles
peuvent donner la même courbe. Il est donc important de
disposer d’informations auxiliaires (géologiques ou
géophysiques) qui peuvent être prises en compte lors de
l’interprétation : profondeur du toit obtenue par forage, ou la
densité ou la susceptibilité magnétique des formations.
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Anomalie gravimétrique mesurée (résiduelle)
Anomalie calculée (erreur 0.96)
mgal
km
km 0
0.1
remplissage sédimentaire du Quaternaire, d = 2 g/cm3
Basaltes du Quaternaire de densité d = 2.9 g/cm3
marne du Miocène, d = 2.2 g/cm3
formation calcaire jurassique, de densité d = 2.6 g/cm3
Paléozoique ayant une densité d = 2.8 g/cm3
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