L Analyse de L Eau Dunod PDF
L Analyse de L Eau Dunod PDF
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L’Analyse
de l’eau
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Jean RODIER
Bernard LEGUBE, Nicole MERLET et coll.
L’Analyse
de l’eau
9e édition
Entièrement mise à jour
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Couverture : Mateo
Photo de couverture : © GettyImages
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AVANT-PROPOS
Parmi les grands défis du XXIe siècle, celui de l’eau est évidemment au pre-
mier plan, au même titre que les sols cultivables et l’énergie. Est-ce à un
problème de quantité d’eau disponible auquel l’humanité sera confrontée
dans les prochaines décennies ? Est-ce plutôt un problème de qualité d’eau
qu’il faudra surmonter ? Certains pays en développement, déjà dépourvus
de ressources en eau suffisantes, connaîtront inévitablement un ralen-
tissement de leur développement lié à l’appauvrissement quantitatif de
leurs ressources en eau. Certains autres de ces pays, « riches » en eau,
verront la pollution (déjà très importante) de leurs ressources s’accroître
à un niveau tel qu’il sera difficile d’y remédier. Parallèlement, et quelque
part indécemment, les pays économiquement développés seront de plus
en plus exigeants sur la qualité de leurs eaux ainsi que sur la sensibilité
et le nombre des contrôles à effectuer sur les eaux distribuées et les eaux
rejetées dans le milieu récepteur.
Une chimie et une microbiologie analytiques performantes de l’eau sont
bien évidemment nécessaires pour relever ces défis, en s’appuyant sur des
méthodes de dosage fiables, précises, sensibles, si possible miniaturisées
et « en ligne ». En effet, ces méthodes analytiques sont (et seront toujours)
des outils incontournables pour diagnostiquer et prédire l’évolution de la
qualité des eaux naturelles souterraines, superficielles douces et marines,
pour contrôler la qualité des eaux distribuées destinées à la consommation
humaine et celle des effluents rejetés, ou encore pour suivre le fonction-
nement des procédés de traitement des eaux et d’épuration des effluents
aqueux urbains et industriels.
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Pour cette 9e édition, les professeurs des universités Bernard LEGUBE
et Nicole MERLET de l’École Supérieure d’Ingénieurs de Poitiers ont
accepté de coordonner la révision complète de l’ouvrage, avec l’aide et les
conseils permanents de Monsieur Régis BRUNET, directeur du laboratoire
IANESCO-Chimie de Poitiers. Des membres du CRECEP de Paris, du
CEA Saclay, de l’IFREMER de Charente-Maritime, du LERES de Rennes,
de la DIREN Poitou-Charentes et d’autres experts individuels ont contribué
également très significativement à la révision de cet ouvrage. C’est plus
d’une vingtaine de spécialistes qui ont ainsi constitué l’équipe de rédaction
ou qui ont participé à cette révision.
La partie A sur l’analyse physico-chimique des eaux naturelles, la plus
importante de l’ouvrage, a été profondément remaniée dans son plan
comme dans son contenu détaillé. Les paramètres ont été regroupés par
paragraphes, pour les analyses globales ou semi-globales (caractères
organoleptiques, particules en suspension, salinité totale et titres, équili-
bres calco-carboniques, paramètres organiques globaux) ainsi que pour les
analyses spécifiques (gaz dissous, cations et anions minéraux, radioacti-
vité, micropolluants organiques, soufre et composés soufrés, contrôle de la
désinfection). Les méthodes ont été bien évidemment actualisées, mais la
plupart des méthodes anciennes ont été conservées afin de répondre aux
besoins des laboratoires insuffisamment équipés. L’équipe de coordination
poitevine a particulièrement révisé cette partie, notamment en réécrivant
totalement les méthodes de dosage de la quasi-totalité des éléments de la
classification périodique, des micropolluants organiques et des oxydants
et désinfectants. Gwenaëlle LAVISON a contribué très activement à la
rédaction de la partie sur les micropolluants organiques et Pierre LEROY
et Jean-Claude MIALOCQ ont accepté de réécrire respectivement les par-
ties sur les équilibres calco-carboniques et sur la radioactivité. Des listes
bibliographiques actualisées ont été introduites.
La partie B sur l’analyse microbiologique des eaux a été révisée par
Laurent MOULIN et ses collaborateurs. Si les méthodes générales de
bactériologie analytique concernant les bactéries indicatrices de contami-
nation des eaux n’ont que peu évolué, les auteurs ajoutent à cet ouvrage
des compléments, maintenant indispensables en bactériologie des eaux,
sur l’analyse virale (détection, isolement, numération et identification), sur
la recherche des parasites (Giardia lamblia et Cryptoridium parvum) et sur
la détermination des amibes libres.
La partie C sur la détermination de la qualité biologique des eaux a fait
l’objet d’une nouvelle rédaction par l’équipe de Poitiers avec l’aide de la
DIREN Poitou-Charentes. Les indices biologiques développés au cours
des dernières années (indices macro-invertébrés, diatomées, oligochètes,
macrophytes, poissons) et qui prennent une place de plus en plus impor-
tante dans la mise en œuvre des plans de gestion des milieux aquatiques
sont décrits dans ce chapitre, qui laisse également une place de choix aux
tests de toxicité (bactéries, algues, crustacés, poissons).
La partie D sur les eaux résiduaires a été révisée principalement par
l’équipe de coordination de Poitiers. La révision s’est avérée légère pour
les critères globaux de pollution ainsi que pour les dosages particuliers. Le
lecteur pourra se reporter à la partie sur les eaux naturelles pour le dosage
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de certains paramètres spécifiques dans les eaux résiduaires comme les
métaux ou les micropolluants organiques. Les paragraphes de cette par-
tie D sur la radioactivité et la parasitologie ont été complètement réécrits
respectivement par Jean-Claude MIALOCQ et Laurent MOULIN avec leurs
collaborateurs.
Pour ces parties B, C et D la bibliographie a été actualisée comme dans
la partie A.
La partie E est consacrée à l’eau de mer. C’est grâce à la collaboration de
l’IFREMER, notamment de Christian BECHEMIN que cette partie a pu être
revue en conservant la structure de l’édition précédente. Le paragraphe
sur les prélèvements a été très significativement amendé et un paragra-
phe sur les mesures de matières inhibitrices en eau de mer a été ajouté.
Comme pour les eaux usées, le lecteur devra se reporter à la partie A pour
les méthodes de dosage des micropolluants minéraux et organiques dans
l’eau de mer.
La partie F sur l’analyse d’un dépôt et d’un sédiment n’a été que peu modi-
fiée, les évolutions dans ce domaine concernant plus une caractérisation
minéralogique des dépôts que leur analyse chimique.
La partie G sur l’interprétation des résultats analytiques est une partie
importante de l’ouvrage, notamment les paragraphes sur les paramètres
physico-chimiques révisés par l’équipe poitevine avec l’aide de Jean-
Claude MIALOCQ, sur les paramètres microbiologiques corrigés par
Laurent MOULIN et les aspects réglementaires où René SEUX a apporté
sa participation précieuse.
Un mémento du laboratoire d’analyse d’eau figure dans la partie H. Il cor-
respond pour partie à des informations figurant précédemment en annexe.
Ce chapitre a été revu, réorganisé et complété par l’équipe de coordina-
tion.
Le lecteur trouvera en annexe des informations intéressantes sur les orga-
nismes français impliqués dans la gestion de l’eau et de l’environnement
(Agences de l’eau, services de l’État, syndicats professionnels). Une liste
des principales ressources documentaires et un glossaire complètent cette
dernière partie.
Des progrès considérables ont été faits ces dernières décennies dans
le domaine de l’analyse d’eau notamment sur les traces ou ultra-traces
de métaux lourds, de métalloïdes toxiques ou indésirables, d’éléments
radioactifs et de micropolluants organiques traditionnels (pesticides par
exemple) et émergents (résidus pharmaceutiques par exemple), ou encore
sur l’utilisation des méthodes de biologie moléculaire pour la détection et
la quantification des bactéries ou des virus. En outre, il s’avère que les
matières (ou matrices) organiques présentes dans les eaux à plusieurs
mg/L (ppm), qu’elles soient d’origine naturelle ou anthropique, jouent un
rôle prépondérant dans les mécanismes d’évolution naturelle des ressour-
ces en eau superficielle ou lors du traitement et de la distribution des eaux.
Elles doivent être de plus en plus souvent quantifiées, voire caractérisées.
Par ailleurs, la forte pression des organismes de santé des pays dévelop-
pés sur l’identification et la quantification des microorganismes pathogènes
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ainsi que les risques sanitaires par voie hydrique de plus en plus intenses
dans les pays en développement, conduisent à des contrôles microbiolo-
giques de plus en plus nombreux et approfondis.
Cette nouvelle édition de « L’analyse de l’eau » s’attache à décrire et à expli-
quer clairement, logiquement et assez simplement ces différents aspects
de la qualité des eaux. Ce manuel n’a évidemment pas la prétention
d’apporter des connaissances nouvelles aux hyper-spécialistes, mais les
enseignants et certains chercheurs dans le domaine de l’eau y trouveront
certainement des bases et des détails utiles.
Comme pour les précédentes éditions, le but de cet ouvrage reste essen-
tiellement de faciliter le travail de laboratoire d’analyse tant au niveau de la
bonne exécution des méthodes qu’à celui de l’interprétation des résultats.
Nous espérons avoir atteint cet objectif.
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REMERCIEMENTS
L’équipe de rédaction
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SUPPLÉMENTS EN LIGNE
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ÉQUIPE DE RÉDACTION
DE LA NOUVELLE ÉDITION
Sous la direction de :
Bernard Legube
Professeur des universités en chimie et traitement des eaux
Directeur de l’École Supérieure d’Ingénieurs de Poitiers (Université de
Poitiers)
Directeur du Laboratoire de Chimie et Microbiologie de l’Eau (UMR 6008
Université de Poitiers – CNRS)
Nicole Merlet
Professeur honoraire des universités en chimie et traitement des eaux
Laboratoire de Chimie et Microbiologie de l’Eau (UMR 6008 Université de
Poitiers – CNRS) – École Supérieure d’Ingénieurs de Poitiers (Université
de Poitiers)
Régis Brunet
Directeur du Laboratoire Ianesco (Institut d’analyses et d’essais en
chimie de l’Ouest) – Biopôle – Poitiers
Principaux secteurs d’activités : eaux et environnement, emballages et
matériaux au contact des aliments
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Pierre Rebouillon Expert en environnement – Président de la
S.A.S. COPRAMEX
Laurent Moulin Docteur en microbiologie, Responsable du
département R & D biologie du CRECEP
Patrick Chomodé Cadre technique du département microbiologie
du CRECEP
Pascale Dujardin Cadre technique du département microbiologie
du CRECEP
Sylvie Gosselin Cadre technique du département R & D biologie
du CRECEP
René Seux Professeur honoraire de l’EHESP (École des
Hautes Études en Santé Publique), Directeur
honoraire du Laboratoire d’études et de recher-
che en environnement et santé
Fadi Al Mardini Docteur en chimie et microbiologie de l’eau
Laboratoire de Chimie et Microbiologie de l’Eau
(UMR 6008 Université de Poitiers – CNRS)
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COLLABORATEURS
DES ÉDITIONS PRÉCÉDENTES
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SOMMAIRE
XV
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TABLE DES MATIÈRES
A
Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
1 • Généralités 3
1.1 Prélèvement de l’eau et conservation 3
1.2 Principaux renseignements à fournir pour une analyse d’eau 11
1.3 Principales analyses à effectuer sur site 11
1.4 Détermination des connexions hydrauliques et des propriétés
des aquifères : utilisation de traceurs 13
1.4.1 Objectif des essais de traçage, 13
1.4.2 Précautions à prendre lors des essais de traçage, 14
1.4.3 Critères de choix des traceurs, 15
1.4.4 Principaux traceurs utilisés, 16
1.4.5 Techniques d’analyse des traceurs, 21
1.4.6 Interprétation des essais de traçage, 22
1.5 Mesure des débits 23
1.5.1 Mesure des hauteurs d’eau, 23
1.5.2 Mesure des débits, 24
2 • Caractères organoleptiques 33
2.1 Couleur (référence de qualité « Eau potable ») 33
2.1.1 Méthode au platine-cobalt, 33
2.1.2 Méthode par comparaison avec des disques colorés, 35
2.2 Odeur (référence de qualité « Eau potable ») 35
2.3 Goût, saveur, flaveur (référence de qualité « Eau potable ») 40
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XVIII
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XIX
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXI
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXIII
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXIV
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXV
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXVI
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
8 • Radioactivité 385
8.1 Généralités 385
8.1.1 Radioactivité naturelle, 385
8.1.2 Radioactivité artificielle, 385
8.1.3 Exposition annuelle de la population, 386
8.2 L’eau 386
8.2.1 Qualité radiologique de l’eau, 386
8.2.2 Conservation et manipulation des échantillons d’eau, 387
8.3 Détermination de la radioactivité d’un échantillon 387
8.3.1 Spectrométrie gamma, 388
8.3.2 Spectrométrie alpha, 389
8.3.3 Mesure de la radioactivité bêta, 390
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXVIII
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXIX
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXX
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXXI
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Table des matières A – Analyse physico-chimique
des eaux naturelles
XXXII
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Table des matières B – Analyse microbiologique des eaux
Bibliographie 679
B
Analyse microbiologique des eaux
1 • Généralités 719
3 • Méthodes générales
d’examen bactériologique des eaux 729
3.1 Méthodes générales de dénombrement après concentration 729
3.1.1 Concentration in situ par adsorption, 729
3.1.2 Concentration au laboratoire
par filtration sur membranes, 729
3.1.3 Dénombrement sur membrane filtrante, 731
3.2 Méthodes générales de dénombrement direct
par numération des colonies
après ensemencement sur (ou dans) une gélose nutritive 733
3.2.1 Caractères généraux, 733
3.2.2 Dénombrement par incorporation en gélose, 734
3.2.3 Dénombrement par étalement en surface, 735
3.3 Méthode générale de dénombrementen milieu liquide
par détermination du nombre le plus probable (NPP) 735
XXXIII
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Table des matières B – Analyse microbiologique des eaux
XXXIV
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Table des matières B – Analyse microbiologique des eaux
7 • Parasitologie 839
7.1 Introduction 839
7.2 Description du pathogène 840
7.3 Méthode 840
7.4 Mode opératoire 842
7.4.1 Première concentration sur cartouche filtrante, 842
7.4.2 Évolution, 843
7.4.3 Récupération des parasites (réaction IMS), 845
7.4.3 Identification (morphologie et taille)
et le dénombrement des parasites, 846
7.4.4 Expression des résultats, 848
7.4.5 Contrôle qualité, 848
XXXV
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Table des matières C – Les indicateurs biologiques
de la qualité des eaux
Bibliographie 855
C
Les indicateurs biologiques
de la qualité des eaux
XXXVI
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Table des matières D – Eaux résiduaires
Bibliographie 961
D
Eaux résiduaires
1 • Généralités 965
1.1 Prélèvements 965
1.2 Principaux renseignements à fournir
pour une analyse d’eaux usées 967
1.3 Caractéristiques et composition des eaux usées 968
1.4 Approches analytiques envisageables 969
XXXVII
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Table des matières D – Eaux résiduaires
XXXVIII
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Table des matières D – Eaux résiduaires
4 • Radioactivité 1045
4.1 Généralités 1045
4.2 Rejets d’effluents radioactifs des installations nucléaires 1045
4.2.1 Réglementation – Autorisation des rejets, 1046
4.2.2 Réglementation – Contrôle et vérifications , 1047
4.2.3 Préparation et analyse
des échantillons d’effluents liquides, 1048
4.2.4 Limites des rejets radioactifs liquides, 1049
4.2.5 Rejets génériques d’un REP
et d’une usine de retraitement, 1051
4.2.6 Impacts temporels de rejets radioactifs en mer, 1052
4.3 Gestion des effluents radioactifs
dans les unités de médecine nucléaire 1053
4.3.1 Rejets liquides radioactifs des laboratoires, 1053
4.3.2 Rejets liquides radioactifs des sanitaires des chambres
protégées (dose d’iode d’activité > 740 MBq) , 1053
4.3.3 Rejets liquides radioactifs des sanitaires
de l’unité de médecine nucléaire, 1054
4.3.4 Activité des effluents à l’émissaire de l’établissement, 1054
5 • Parasitologie 1055
5.1 Dénombrement des œufs d’helminthes dans les eaux usées 1055
5.1.1 Méthode par sédimentation coupléeà la méthode diphasique de
BAILENGER (1979) , 1055
5.1.2 Méthode par flottation-centrifugation, 1056
5.2 Dénombrement des œufs d’helminthes
dans les boues résiduaires 1057
XXXIX
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Table des matières E – Analyse de l’eau de mer
6 • Vérification du fonctionnement
d’une station d’épuration 1063
6.1 Capacité d’oxygénation 1063
6.2 Indice de Mohlman 1065
6.3 Indice de boues 1066
6.4 Activité de la biomasse : mesure respirométrique 1067
6.5 Essai d’inhibition de la respiration des boues activées 1069
Bibliographie 1073
E
Analyse de l’eau de mer
1 • Généralités 1079
2 • Mesure du pH 1085
3 • Salinité 1087
3.1 Dosage des halogénures 1088
3.1.1 Méthode de Mohr et adaptation de Knudsen, 1088
3.1.2 Méthode potentiométrique, 1089
3.2 Mesure de la conductivité électrique 1092
4 • Alcalinité 1095
4.1 Alcalinité totale 1095
4.1.1 Méthode de Dyrssen, 1095
4.1.2 Méthode de Anderson et Robinson, 1096
4.2 Alcalinité carbonatée 1098
4.3 Carbone minéral total 1098
4.4 Pression partielle en CO2 et concentration en CO2 libre 1098
4.5 Concentration en hydrogénocarbonates 1099
4.6 Concentration en carbonates 1099
5 • Anions 1109
5.1 Bore 1109
XL
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Table des matières E – Analyse de l’eau de mer
6 • Cations 1125
XLI
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Table des matières F – Analyse d’un dépôt et d’un sédiment
F
Analyse d’un dépôt et d’un sédiment
XLII
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Table des matières G – Interprétation des résultats analytiques
G
Interprétation des résultats analytiques
1 • Généralités 1187
1.1 Paramètres physicochimiques de la qualité des eaux 1187
1.1.1 Descripteurs de l’aspect physique d’une eau, 1187
1.1.2 Paramètres descripteurs
de la charge organique d’une eau, 1188
1.1.3 Éléments minéraux des eaux , 1190
1.1.4 Éléments mineurs, 1192
1.1.5 Micropolluants organiques, 1193
1.2 Paramètres microbiologiques 1193
1.3 Notion de risque acceptable 1195
1.4 Démarche d’évaluation des risques 1195
1.5 Construction des valeurs guides pour les substances chimiques 1198
XLIII
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Table des matières G – Interprétation des résultats analytiques
XLIV
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Table des matières G – Interprétation des résultats analytiques
XLV
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Table des matières H – Mémento du laboratoire
d’analyse d’eau
H
Mémento du laboratoire d’analyse d’eau
XLVI
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Table des matières H – Mémento du laboratoire
d’analyse d’eau
XLVII
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Table des matières Annexes
Annexes
Les acteurs français de la gestion de l’eau et de l’environnement 1493
Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable
et de l’Aménagement du Territoire (MEEDDAT) , 1493
Les agences de l’eau, 1493
Les services déconcentrés de l’État, 1494
Autres organismes impliqués dans la gestion de l’eau, 1496
Les syndicats professionnels et les associations impliquées
dans la gestion de l’eau, 1498
Ressources documentaires en analyse hydrologique 1502
Glossaire 1506
Index alphabétique 1511
XLVIII
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A
Analyse
physico-chimique
des
eaux naturelles
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1 • GÉNÉRALITÉS
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1 • Généralités 1.1 Prélèvement de l’eau
et conservation
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1 • Généralités 1.1 Prélèvement de l’eau
et conservation
5
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1 • Généralités 1.1 Prélèvement de l’eau
et conservation
temps et des débits ; ils sont dans ce dernier cas asservis à leur débit-mètre
fixe ou mobile.
Le volume nécessaire pour une analyse complète d’eau peut varier de 2
à 5 litres, non compris les prélèvements spéciaux. Sauf pour certaines
déterminations particulières à pratiquer sur place (oxygène dissous, pH,
potentiel d’oxydo-reduction, température), l’analyse n’a pas un caractère
extemporané.
Le prélèvement subira obligatoirement un certain temps de transport et une
éventuelle attente au laboratoire avant la mise en route analytique. Ces
temps devront être réduits au minimum. Pendant cette période, des phéno-
mènes chimiques et bactériologiques peuvent conduire à des précipitations
secondaires par changement de valence, des adsorptions sur les parois
des récipients, des photodécompositions, des volatilisations, des biodégra-
dations, d’où la nécessité d’employer des adjuvants de conservation et de
réunir des conditions de température et d’obscurité favorables. En particu-
lier, les éléments minéraux considérés comme toxiques ayant des concen-
trations maximales admissibles très faibles sont susceptibles d’erreurs de
dosages significatives. En effet, ces éléments peuvent exister à plusieurs
degrés d’oxydation, sous forme soluble, insoluble, complexée, ou encore
plus ou moins adsorbée sur les matières en suspension.
Dans le cas d’analyses de métaux lourds, deux cas peuvent se présenter :
s’il s’agit du dosage total de l’élément soluble et insoluble, le prélèvement
sera effectué en présence d’acide nitrique de très grande pureté, s’il s’agit
de doser le métal en solution, le prélèvement sera d’abord filtré avant l’ad-
dition d’acide nitrique.
D’une façon générale, le transport à la température de 4 °C et à l’obscurité
dans des emballages isothermes permet d’assurer une conservation satis-
faisante. Dans les eaux ayant subi un traitement de désinfection, le chlore
et les composés chlorés peuvent entraîner une perturbation dans les dosa-
ges, en particulier dans les dosages par spectrométrie d’absorption molé-
culaire et l’analyse bactériologique. Cet oxydant pourra être éliminé par
de petites quantités de thiosulfate de sodium introduit dans le deuxième
cas avant la stérilisation du flacon de prélèvement. De même, les traite-
ments au cuivre ou à l’argent étant susceptibles de gêner le contrôle bac-
tériologique, ces éléments seront bloqués par l’ajout d’une solution d’acide
éthylène-diamine tétracétique.
Pratiquement, il convient de se reporter au tableau ci-joint pour le choix de
récipients à utiliser, pour le volume minimum à prélever en fonction du type
d’analyse, et pour les dispositions à prendre pour la conservation des pré-
lèvements.
Avant de procéder aux opérations analytiques, il est essentiel que toutes
les dispositions soient prises pour que les résultats donnent bien une repré-
sentation exacte de la composition de l’eau. Le jugement et l’expérience de
l’analyste auront donc une très grande importance pour préciser l’origine de
la turbidité et définir les opérations ultérieures à pratiquer.
En ce qui concerne les eaux provenant des réseaux d’alimentation, on se
trouve rarement en présence d’une turbidité significative et de précipitations
accessoires. L’analyse pourra alors être pratiquée directement sur l’échan-
tillon. Par contre, les eaux de surface et de certains captages peuvent
6
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1 • Généralités 1.1 Prélèvement de l’eau
et conservation
donner lieu à des prélèvements ayant une turbidité marquée, que celle-ci
soit pré-existante au moment du prélèvement ou qu’elle se soit développée
à la suite de phénomènes secondaires. De toute façon, en présence d’une
turbidité significative, les résultats analytiques pourront être faussés par le
manque d’homogénéité du prélèvement même après remise en suspension,
par la difficulté des mesures effectuées par spectrophotométrie d’absorption
moléculaire, par gravimétrie, etc. ; il sera alors nécessaire de séparer les
matières en suspension. L’analyste, qui aura fait son choix dans les méthodes
A
proposées, sera à même de retenir le procédé le mieux adapté et le plus
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1 • Généralités 1.1 Prélèvement de l’eau
et conservation
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1 • Généralités 1.1 Prélèvement de l’eau
et conservation
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1 • Généralités 1.1 Prélèvement de l’eau
et conservation
Méthodes de références
NF EN ISO 5667-3 (Juin 2004). Qualité de l’eau – Échantillonnage –
Partie 3 : lignes directrices pour la conservation et la manipulation des
échantillons d’eau (Indice de classement : T90-513).
FD T90-520 (Octobre 2005). Qualité de l’eau – Guide technique de prélè-
vement pour le suivi sanitaire des eaux an application du code de la santé
publique (Indice de classement : T90-520).
NF EN ISO 5667-1 (Mars 2007). Qualité de l’eau – Échantillonnage –
Partie 1 : lignes directrices pour la conception des programmes et des
techniques d’échantillonnage (Indice de classement : T90-511-1)
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1 • Généralités 1.3 Principales analyses
à effectuer sur site
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1 • Généralités 1.3 Principales analyses
à effectuer sur site
Conductivité X
Température X
Oxygène dissous X
Turbidité X
Potentiel Redox X
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1 • Généralités 1.4 Détermination des connexions
hydrauliques et des propriétés des aquifères
Méthode de référence
NF EN ISO 5667-3. Qualité de l’eau – Échantillonnage – Partie 3 : Lignes
directrices pour la conservation et la manipulation des échantillons d’eau.
Juin 2004.
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1 • Généralités 1.4 Détermination des connexions
hydrauliques et des propriétés des aquifères
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1 • Généralités 1.4 Détermination des connexions
hydrauliques et des propriétés des aquifères
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1 • Généralités 1.4 Détermination des connexions
hydrauliques et des propriétés des aquifères
centes,
– les particules insolubles,
– les traceurs radioactifs.
■ Sels minéraux
Les sels minéraux font partie des traceurs les plus anciens. Dans ce
cas, c’est le plus souvent l’anion qui est mesuré, car le cation fait l’objet
d’échange ionique avec les matériaux des sols. Au nombre de ces traceurs
se trouvent actuellement :
– les ions chlorure (chlorure de sodium NaCl), qui sont mis en œuvre dans
les milieux poreux très perméables et pour de courtes distances,
– les ions bromure (bromure de potassium KBr ou d’ammonium NH4Br),
– les ions iodure (iodure de potassium KI), utilisés dans les eaux souter-
raines pour des temps de transit réduits,
– les sels de lithium (tels que le chlorure de lithium LiCl), le lithium étant
un cation peu soumis aux échanges cationiques, et aisément analysable
même à l’état de trace.
Mais dans la pratique, certains de ces sels ne sont plus utilisés que de
manière occasionnelle. C’est le cas du chlorure de sodium, qui présente
l’inconvénient d’une limite de détection moins bonne que certains traceurs
fluorescents, avec des bruits de fond notables, associés aux teneurs préexis-
tantes dans les eaux, ainsi qu’à des origines géologiques ou humaines.
Quelques sels, utilisés par le passé, ont fait l’objet d’interdiction d’usage en
raison de leur caractère toxique. C’est le cas en particulier du dichromate
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1 • Généralités 1.4 Détermination des connexions
hydrauliques et des propriétés des aquifères
de potassium, qui fut utilisé pour la mesure des débits des cours d’eau.
D’autres comme les ions nitrite (sous forme de nitrite de sodium NaNO2)
ont été abandonnés car relativement peu stables dans les eaux naturelles
et parce qu’ils participaient à l’augmentation des teneurs en azote dans les
eaux naturelles. De même, les ions bromure voient leur usage se réduire,
voire être totalement proscrit pour certains usages, car ils sont responsa-
bles de la formation de composés organobromés lors de la désinfection
des eaux potables par le chlore et l’ozone.
A
Plus récemment, l’emploi du borax (Na2B4O7, 10 H2O) en tant que traceur
■ Traceurs fluorescents
Les traceurs fluorescents constituent de loin le groupe le plus important et
ils concernent aujourd’hui plus de 95 % des essais. De manipulation simple
et souvent faciles à détecter à des concentrations très faibles, ils peuvent,
selon les molécules trouver leur application dans différents milieux hydro-
géologiques (milieu karstique, poreux ou fissuré). Cependant, certaines
molécules peuvent faire l’objet d’une interdiction d’usage dans certains
pays européens en raison de leur toxicité présumée. C’est le cas de la
rhodamine B, interdite en Suisse, mais pour laquelle les règles d’usage
sont encore assez floues en France, même si de nombreuses instances la
proscrivent pour tous les usages.
Les caractéristiques des principaux traceurs fluorescents connus, pré-
sentés dans le tableau ci-dessous (par ordre alphabétique), soulignent
les possibilités et les limites de chaque molécule. Malheureusement, ces
molécules existent sous différents noms commerciaux et plusieurs molécu-
les différentes peuvent avoir la même appellation commerciale. Pour éviter
les erreurs il est préférable de se référer au Colour Index (CI) de chaque
molécule et de les identifier par leur dénomination la plus classiquement
reconnue.
Dans cette liste, trois molécules se distinguent par leurs aptitudes élevées
en tant que traceur et elles sont actuellement les plus utilisées : ce sont
l’uranine (plus connue sous le nom de fluorescéine), l’éosine et la sulfo-
rhodamine G.
L’uranine (fluorescéine) représente en effet le traceur considéré comme
le plus adéquat en hydrologie, en raison de son innocuité pour l’homme
et l’environnement, de sa grande sensibilité de détection (de l’ordre de
1 ng/L), de sa faible tendance à l’adsorption et de sa stabilité. Associées
à un coût assez modique, ces propriétés en font le traceur le plus utilisé.
Comme de nombreux autres traceurs fluorescents, l’uranine est sensible
à la lumière et une autre limitation concerne les eaux acides (pH < 5,5).
À ces pH, en effet, la molécule devient d’une part plus adsorbable, donc
moins bien restituée, et d’autre part moins fluorescente, donc difficilement
détectable par fluorimétrie.
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18
Dénomination Détection fluorimétrique
Aptitude à Limite de
(autres appellations usuelles) Toxicité* Longueur d’onde Longueur d’onde
Remarques particulières
l’adsorption détection
Colour Index CI d’excitation (nm) d’émission (nm)
Eosine Non toxique moyenne 512 537 très bonne Sensible à la lumière
(Eosin Y ou Acid Red 316)
CI 45380
Naphthionate Non toxique faible 323 418 moyenne Bruit de fond élevé
(Naphthionate de sodium
ou Acide naphthionique
1 • Généralités
Pyranine Non toxique faible 460 512 moyenne Faible taux de restitution sans
CI 59040 doute lié à une dégradation
Rhodamine B Toxique très élevée 551 576 très bonne Usage à déconseiller
CI 45170
Rhodamine WT Toxique élevée 558 583 bonne À n’utiliser
(Acid Red 388) qu’à titre exceptionnel
CI
Sulforhodamine B Toxique élevée 561 586 bonne Limiter son usage
(Acid Red 52)
CI 45100
Sulforhodamine G Non toxique moyenne 529 548 très bonne
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(Amido-rhodamine G
ou Acid Red 50)
CI 45220
Tinopal Non toxique élevée 346 435 moyenne Bruit de fond élevé
CI non disponible
Caractéristiques des principaux traceurs fluorescents
Uranine Non toxique faible 490 515 très bonne - Considéré comme le meilleur
(Fluorescéine ou fluorescéine disodique) traceur
CI 45350 - Non utilisable à pH < 5,5
19
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1 • Généralités 1.4 Détermination des connexions
hydrauliques et des propriétés des aquifères
■ Les particules
En région karstique, l’utilisation de traceurs sous forme de particules soli-
des ou colloïdales a fait l’objet d’essais depuis de nombreuses années. En
raison de leur taille élevée, certaines particules ne pourront pas pénétrer
dans les pores de petite taille du matériau des aquifères et elles seront de
ce fait transportées plus rapidement que les substances dissoutes. Leur
aptitude au transport dans les milieux poreux est similaire à celui des
micro-organismes et dépend de leur taille, mais aussi de leurs propriétés
de surface (structure et charge électrique). Cette spécificité leur permet en
particulier de simuler le transport des micro-organismes, bien mieux que
ne le font les traceurs solubles.
Les bactériophages (ou phages), sont des virus qui ne s’attaquent qu’aux
bactéries, et comme tous les virus, ils sont incapables de se reproduire par
eux-mêmes. Un traitement avant injection prévient tout risque de reproduc-
tion ou de dissémination dans l’aquifère. Leur taille se situe entre 0,01 et
0,5 μm. Ils présentent une bonne stabilité, en survivant dans les aquifères
pendant quelques semaines. Leur utilisation conduit généralement à des
taux de restitution bien meilleurs en milieu karstique qu’en milieu poreux.
L’utilisation de bactériophages doit donc être réservée aux aquifères très
perméables (10 -2 à 10 -3 m/s) et à de faibles distances. Par contre, ils sont
très fortement retenus dans la zone non saturée du sol et dans les sédi-
ments peu perméables.
Chaque type de phage a comme hôte une espèce spécifique de bactérie
et c’est sur cette affinité pour une bactérie particulière que repose la tech-
nique analytique. En laboratoire, il est possible de différencier plusieurs
phages, ce qui autorise le recours aux multitraçages.
Plus récemment, des microsphères fluorescentes ont été utilisées comme
traceur en hydrologie et on ne dispose à ce jour que de retours d’expérien-
ces insuffisants. Leur aptitude au transport semble équivalente à celle des
bactériophages. Sphères microscopiques et disponibles dans différents
diamètres (généralement de l’ordre de 1 μm), ces particules sont le plus
souvent composées d’une structure en polystyrène, dont la surface est
revêtue d’un film de matière fluorescent, ce qui permet leur comptage par
microscope à fluorescence. Cette technique analytique exclut l’usage de
ces microsphères pour des essais de routine.
L’emploi de spores tel que Lycopodium clavatum (d’un diamètre d’environ
30 μm et d’une densité légèrement supérieure à celle de l’eau) ou d’ADN
de synthèse pour des traçages est signalé par certains auteurs. Pour les
spores, leur taille élevée limite leur utilisation aux traçages dans des systè-
mes karstiques. Quant à l’ADN, le codage de la chaîne ADN permettrait de
disposer d’une infinité de traceur, mais l’inconvénient majeur réside dans
sa taille (diamètre de l’ordre de 20.10 -4 μm très inférieur à la longueur qui
pour l’ADN synthétique est de l’ordre de quelques μm).
■ Autres traceurs
Des composés organiques de type benzoates et fluorobenzoates sont éga-
lement cités en tant que traceurs. Il a été montré qu’ils sont très mobiles
si le pH de la solution saturée du sol est supérieure d’au moins 2 unités à
celle de pKa du traceur concerné. Mais des phénomènes de sorption peu-
20
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1 • Généralités 1.4 Détermination des connexions
hydrauliques et des propriétés des aquifères
Technique analytique
Type de traceur
En laboratoire Sur le terrain
21
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1 • Généralités 1.4 Détermination des connexions
hydrauliques et des propriétés des aquifères
Pour l’ensemble des méthodes présentées pour les sels et les molécules
fluorescentes, le suivi analytique nécessite la réalisation préalable d’une
courbe d’étalonnage donnant la réponse de l’appareil en fonction de la
concentration en traceur.
Dans le cas des traceurs fluorescents, l’existence d’appareillages de
terrain constitue un avantage certain en fournissant immédiatement les
données obtenues, mais avec des limites de détection moins bonnes que
les appareillages de laboratoire et la possibilité d’interférences. Mais ils
permettent des mesures de fluorescence en continu et in situ, aussi bien
dans les eaux de surface que dans les forages. En général on utilisera ces
appareillages de terrain en complément des analyses de laboratoire.
35
30
25
Concentration (µg/L)
20
Temps
15 moyen
10 Temps
de 1re apparition Temps
5 du pic
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Temps de transit (heures)
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
Remarques
– Avant tout essai de traçage, il est important de se renseigner sur les éven-
tuels essais déjà effectués antérieurement sur le même site, certains traceurs
pouvant conduire à la présence de résidus stables sur une longue période,
– en zone non saturée, les essais de traçage sont beaucoup plus difficiles à
maîtriser qu’en zone saturée, et peuvent conduire à des résultats négatifs, car
ils sont dépendants des précipitations naturelles et une forte adsorption du
traceur dans les sols non saturés peut conduire à de grandes pertes. Outre le
choix du traceur, un rinçage abondant du point d’injection avant et après l’ajout
du traceur s’avère indispensable,
– les traceurs sont sensiblement les mêmes pour les eaux souterraines et les
eaux superficielles. Il faut cependant prendre en compte de possibles phénomè-
nes de dégradation en eaux superficielles (photodégradation en particulier),
– pour des traçages dans les eaux usées, on évitera l’emploi de traceurs
fluorescents qui contribuent à l’accumulation d’une contamination de base en
traceur, ce qui pourra être préjudiciable pour des traçages ultérieurs dans les
eaux superficielles ou souterraines,
– dans les eaux usées, on recommande l’utilisation du bleu de méthylène, très
soluble dans l’eau et au fort pouvoir colorant.
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
■ Le limnigraphe à flotteur
Le limnigraphe à flotteur est un appareil qui maintient un flotteur à la sur-
face de l’eau grâce à un contrepoids, par l’intermédiaire d’un câble et d’une
poulie. Le flotteur suit les fluctuations du niveau d’eau, qui sont reportées
sur un graphe solidaire d’un tambour rotatif (allant d’un tour par 24 h à un
tour par mois). La précision de la mesure est de 5 mm environ.
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
■ Jaugeage capacitif
La méthode la plus précise sur les faibles débits est la mesure dite « à
capacité ». Nécessitant un récipient et un chronomètre, elle s’applique à un
flux faible et canalisé. La méthode consiste à mesurer le temps que met le
récipient, de volume connu, à se remplir d’eau.
La formule Qc = V/T (où V est le volume du seau en litres et T le temps
en secondes pour le remplir) donne le débit (en l/s). L’erreur de mesure est
faible avec ce système et peut être estimée en fonction de l’imprécision sur
le temps de remplissage et le volume du seau.
Q = q1 + q2 +……. + qn
(l + l)
Avec n = nombre de verticales et qi = vmi. h i – 1 i
2
25
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
li
hi
V0,8
Vm ≈ V0,4 0,8 h
h V0,4
ou Vm ≈ ½ (V0,2 + V0,8)
0,4 h
ou Vm = ½ V0,4 + ¼ (V0,2 + V0,8). V0,2
0,2 h
Jaugeage au moulinet
La méthode au moulinet est une technique éprouvée, largement utilisée
pour la mesure des débits en rivière.
Le moulinet hydrométrique permet de mesurer la vitesse ponctuelle de
l’écoulement. Le nombre de mesures sur une verticale est choisi de façon
à obtenir une bonne description de la répartition des vitesses sur cette
verticale. De manière générale, on fera entre 1 et 3 mesures, parfois 5,
suivant la profondeur du lit.
La vitesse d’écoulement est mesurée en chacun des points à partir de la
vitesse de rotation de l’hélice située à l’avant du moulinet (nombre de tours
n par unité de temps). La fonction v = f (n) est établie par étalonnage (courbe
de tarage du moulinet). Suivant le mode opératoire adopté pour le jaugeage,
le moulinet peut être monté sur une perche rigide ou sur un lest profilé
appelé « saumon ». Bien veiller à l’immersion complète de l’appareil.
Les moulinets à hélice ne permettent pas de mesurer de très faibles vites-
ses (la vitesse de démarrage est d’environ 5 cm/s et l’incertitude peut être
importante jusqu’à 10 cm/s). L’opérateur devra utiliser l’hélice la mieux
adaptée.
Lorsque le moulinet est fixé sur une perche, l’opérateur placé dans l’écou-
lement (jaugeage à gué) doit se trouver à l’aval de l’appareil de mesure et
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
Jaugeage au flotteur
Le jaugeage au flotteur permet d’estimer le débit quand on ne dispose pas
d’un appareil de mesure ou quand les conditions de vitesses et de profon-
deurs ne sont pas adaptées pour un jaugeage au moulinet.
Cette méthode ne prend en compte que les vitesses dans la tranche super-
ficielle de l’écoulement, soit environ les 20 premiers centimètres.
Les flotteurs peuvent être artificiels (bouteilles en plastique) ou naturels
(arbres, grosses branches, etc.). Le déplacement horizontal d’un flotteur
durant un temps t permet de déterminer la vitesse de l’écoulement de sur-
face. Plusieurs mesures de vitesse du flotteur doivent être réalisées. La
moyenne de ces mesures est ensuite multipliée par un coefficient appro-
prié pour obtenir la vitesse moyenne de l’élément de section. En général, la
vitesse moyenne dans la section est de l’ordre de 0,4 à 0,9 fois la vitesse
de surface (0,5 à 0,8 fois pour des petits cours d’eau de plaine).
L’estimation du débit est obtenue par calcul : Q = 2/3 vmax x L x Pm
Avec vmax = vitesse maximale de surface
L = largeur utile (coulante)
Pm = profondeur moyenne.
Q = μLS h √2gh
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
Où :
Q = débit, en m3/s (ou L/s)
μ = coefficient de débit du déversoir,
Ls = largeur du seuil déversant, en m,
h = hauteur de lame, en m (ou cm),
g = accélération de la pesanteur, en m/s2 (= 9,81 à Paris).
On désigne par ailleurs par P, la « pelle » ou hauteur du seuil au-dessus du
fond amont, et par L la largeur du canal à l’amont du déversoir.
Selon la géométrie du déversoir, la relation mathématique entre la hauteur
mesurée et le débit, varie. Divers types de déversoir sont d’usage courant,
tels que :
– le déversoir rectangulaire,
– le déversoir triangulaire,
– le déversoir à contraction latérale.
e
w
2
[
μ = 0,405 + 0,003
h
] [1 + 0,55 ( h +h P ) ]
2
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
(nappe déprimée), le débit est accru et la loi mal définie, ce qui n’est pas
acceptable pour un déversoir de mesure.
lorsque :
P ≥ 0,30 m ; l > 0,31 L ; 0,025
L ≤ h ≤ 0,80 m ; h ≤ P.
l
θ
4 θ
h Q= μh 2h √2gh tg
5 2
Où :
Q = débit, en m3/s,
μ = coefficient de débit du déversoir rectangulaire de Bazin en mince paroi
sans contraction latérale,
h = hauteur de lame, en m,
θ = angle au sommet du déversoir.
Le débit d’un déversoir triangulaire peut se déduire du débit du déversoir
rectangulaire sans contraction latérale, à hauteur de lame et pelle identi-
que, en multipliant ce débit par :
4 θ
h tg
5 2
■ Jaugeage par dilution
Les jaugeages par dilution s’appliquent à des torrents ou des rivières en
forte pente où l’écoulement est turbulent ou pour lesquels les jaugeages
au moulinet ne sont pas réalisables.
Le principe consiste à injecter dans la rivière une solution concentrée
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
Q=k× (CC )
1
2
Où :
Q : débit du cours d’eau (l/s),
C1 : concentration dans la solution injectée dans le cours d’eau (g/l),
C2 : concentration dans les échantillons prélevés à l’aval du point d’injection
dans le cours d’eau [g/l],
k : coefficient caractéristique du procédé et du matériel utilisé.
Concentration C0
Solution injectée à
la concentration C1
Section
d’écoulement 1
(zone d’injection)
Prélèvements
concentration C2
Section d’écoulement 2
(zone de prélèvement)
Les conditions suivantes sont nécessaires pour que les méthodes par
intégration ou dilution puissent être appliquées :
– le débit de la rivière doit rester à peu près constant pendant la mesure,
– le traceur doit passer en totalité par la zone de prélèvement des échan-
tillons,
– à la hauteur des prélèvements, le mélange doit être tel qu’en chaque
point de la section du cours d’eau, doit passer la même quantité de tra-
ceur.
Différents traceurs minéraux ou organiques sont utilisés (fluorescéine, rho-
damine) permettant des dosages à très faible concentration dans les prélè-
vements afin de limiter l’impact environnemental et les coûts des traceurs.
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
VxC1
Le débit est : Q =
TxC2
Avec :
Q : débit du cours d’eau (l/s ou m3/s),
V : volume de la solution lâchée dans le cours d’eau (l ou m3),
C1 : concentration de la solution lâchée dans le cours d’eau (g/l),
C2 : concentration moyenne du traceur dans les échantillons, obtenue par
intégration (g/l),
T : durée du prélèvement.(s).
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1 • Généralités 1.5 Mesure des débits
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2 • CARACTÈRES ORGANOLEPTIQUES
A
Ces différents caractères doivent être appréciés au moment du prélè-
■ Matériel spécial
– Tubes à colorimétrie ou tubes de Nessler (50 ou 100 mL).
■ Réactifs
– Solution de platine-cobalt (0,5 g de platine par litre) :
chloroplatinate de potassium (K2PtCL6) 1,245 g
chlorure de cobalt cristallisé (CoCl2 , 6 H2O) 1g
acide chlorhydrique (d = 1,19) 100 mL
eau déionisée ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
Dissoudre le chloroplatinate de potassium et le chlorure de cobalt dans une petite quan-
tité d’eau contenant l’acide chlorhydrique. Étendre à 1 litre après dissolution. Cette solu-
tion a, par définition, une couleur de 500 unités Hazen. Conservée dans un flacon de
verre à l’obscurité, elle est stable au moins 3 mois.
Nombre
Couleur de millilitres Eau déionisée
en unités Hazen de la solution (ou ultra-pure)
à 500 unités Hazen (mL)
5 0,5 49,5
10 1 49
15 1,5 48,5
20 2 48
25 2,5 47,5
30 3 47
35 3,5 46,5
40 4 46
45 4,5 45,5
50 5 45
60 6 44
70 7 43
Remarques
– Une unité Hazen correspond à la coloration d’une solution contenant 1 mg de
platine sous forme d’acide chloroplatinique et 2 mg de chlorure de cobalt hexa-
hydraté par litre.
– Au cas où l’on ne posséderait pas de chloroplatinate de potassium, l’acide
chloroplatinique peut être préparé comme suit : dissoudre 0,5 g de platine dans
de l’eau régale, éliminer l’acide nitrique par plusieurs évaporations successives
à sec après addition d’acide chlorhydrique en excès. Le résidu est dissous alors
avec 1 g de chlorure de cobalt comme indiqué précédemment.
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2 • Caractères 2.2 Odeur (Référence de qualité
organoleptiques « Eau potable »)
– Préciser dans le résultat s’il s’agit d’une couleur vraie ou apparente, dans ce
dernier cas l’accompagner de la valeur de la turbidité.
– Cette technique n’est pas applicable aux eaux dont les caractéristiques de
couleur sont éloignées de celles de l’échelle Hazen. Elle est utilisable pour les
effluents industriels moyennant certains aménagements à définir pour chaque
cas.
– En présence d’une quantité importante de matières en suspension, centrifu-
ger et faire la mesure sur le surnageant.
A
Méthode de référence
Norme NF EN ISO 7887-Qualité de l’eau – Examen et détermination de la
couleur. Janvier 1995 (Indice de classement T 90-034.)
■ Définition
L’odeur peut être définie comme :
a) l’ensemble des sensations perçues par l’organe olfactif en flairant cer-
taines substances volatiles ;
b) la qualité de cette sensation particulière provoquée par chacune de ces
substances.
■ Principe
Dilution de l’eau à examiner jusqu’à ce qu’elle ne présente plus d’odeur
perceptible.
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2 • Caractères 2.2 Odeur (Référence de qualité
organoleptiques « Eau potable »)
■ Matériel spécial
– Une douzaine de fioles coniques de 500 mL bouchées émeri, dotées d’un numéro de
série. Les nettoyer parfaitement, les rincer à l’eau inodore avant l’emploi et les réserver à
cet usage.
– Thermomètre 0-110 °C ( 1 °C).
– Burette de Mohr 25 mL, ou pipettes de 1, 2, 5 mL, etc.
– Éprouvettes graduées de 250, 200, 100, 50, 25 mL.
– Bouteilles d’un litre bouchées émeri ou PTFE pour les échantillons d’eau à examiner.
– Bain-marie incubation à température constante et homogène de 23 °C 2 °C.
■ Réactif
Eau inodore.
Faire passer de l’eau potable sur du charbon actif en grains au débit de 10 à 30 litres à
l’heure. Vérifier avant l’emploi l’absence d’odeur.
Il est possible d’employer le montage suivant : utiliser un tube en verre de 50 cm de lon-
gueur et 8 cm de diamètre.
Le remplir de charbon actif en grains neuf et boucher les deux extrémités avec de la laine
de verre. Protéger le système de la lumière.
Régler les deux adaptateurs permettant la circulation de l’eau, à raison de 100 mL / min.
Avant la collecte de l’eau, pratiquer un rinçage de l’appareil jusqu’à noter l’absence
d’odeur. Changer le charbon périodiquement, ne pas attendre un développement de
bactéries dans la colonne.
■ Mode opératoire
Précautions générales
Le caractère subjectif de la mesure, les variations de sensibilité individuelle
font qu’il est recommandé de faire effectuer la mesure par un groupe de
cinq personnes. La précision du résultat dépend de la taille du jury. Le lec-
teur pourra se reporter à la norme NF EN 1622 pour la qualification du jury,
les différents types d’essais (essai triangulaire, essai par paire) ; le choix de
la méthode (courte ou complète). Une extrême sensibilité n’est pas requise
mais une certaine pratique est nécessaire pour développer la sensibilité de
l’odorat. Nettoyer soigneusement la verrerie et la rincer à l’eau désodori-
sée. Numéroter les échantillons afin d’éviter toute influence psychologique,
l’opérateur doit ignorer à quelle dilution il a affaire. Opérer dans une pièce
à l’abri des odeurs étrangères (fumées de cigarettes, lotions et parfums,
savon de toilette, etc.) Examiner toutes les dilutions à la même température
et les comparer à un échantillon d’eau sans odeur. Le travail des opéra-
teurs sera ainsi réduit à préciser s’il y a odeur ou pas odeur. Pour les eaux
à odeur forte, les diluer suffisamment pour que les opérateurs commencent
leur expérience sur des dilutions en dessous du seuil de perception. Pour
les eaux colorées ou turbides, il est recommandé d’employer des récipients
opaques. Ne pas opérer pendant trop longtemps (1 heure maximum) pour
ne pas fatiguer l’odorat.
Détermination de l’odeur
Obtenir approximativement l’échelle des intensités des odeurs de la façon
suivante : dans une première fiole conique mettre 50 mL d’échantillon, dans
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2 • Caractères 2.2 Odeur (Référence de qualité
organoleptiques « Eau potable »)
Exemple
6 mL dilués dans 240 mL étant la plus grande dilution donnant une odeur per-
ceptible, la valeur du seuil de perception est 240 / 6 = 40. Tenir compte, pour le
résultat final, du seuil de perception trouvé par l’ensemble des opérateurs. Pour
cela, prendre la moyenne géométrique des valeurs de seuil de perception de
l’odeur trouvée par chacun d’eux.
1 4
2 8
3 1,5
4 10
5 2
4 × 8 × 1,5 × 10 × 2 = 960.
Soit Sp le seuil de perception ; il est la moyenne géométrique des différents
seuils. 5
Sp = 960
1
log Sp = – log 960 = 0,596.
5
Sp = 3,94 ⫽ 4.
37
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2 • Caractères 2.2 Odeur (Référence de qualité
organoleptiques « Eau potable »)
Remarques
– La valeur du seuil de perception ne doit pas être confondue avec la concen-
tration d’odeur du seuil, qui représente la plus petite quantité de matière odo-
rante en milligrammes par litre nécessaire pour émettre une odeur. Cette
concentration d’odeur du seuil multipliée par la valeur du seuil de perception de
l’odeur donne la concentration de la matière dans l’échantillon.
– Examen simultané de plusieurs échantillons (maximum cinq).
Un travail en équipe permet d’opérer plus rapidement.
Étiqueter les échantillons A, B, C, D, E, par exemple. Un opérateur, le dilueur
prépare une solution A (48 mL d’échantillon + 192 mL d’eau désodorisée) et un
flacon de référence de 240 mL d’eau désodorisée, il les remet sans identification
aux opérateurs qui font l’essai. Pendant ce temps, le dilueur prépare B dans les
mêmes conditions. Selon les résultats obtenus sur A, il fait les dilutions suivant
le tableau ci-après :
1 48 +
3 12 +
Échantillon A
5 4 0
7 8 ⎯⎯⎯⎯⎯→ + 30
2 48 0
4 80 0
Échantillon B
6 160 ⎯⎯⎯⎯⎯→ + 1,5
8 120 0
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2 • Caractères 2.2 Odeur (Référence de qualité
organoleptiques « Eau potable »)
Nature Description
Code
de l’odeur
Méthode de référence
Norme AFNOR NF EN 1622 – Détermination du seuil d’odeur (TON) et du
seuil de flaveur (TFN). Octobre 2006 (Indice de classement T 90-035).
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2 • Caractères 2.3 Goût, saveur, flaveur
organoleptiques (Référence de qualité « Eau potable »)
■ Définition
Le goût peut être défini comme :
– l’ensemble des sensations gustatives, olfactives et de sensibilité chimique
commune perçues lorsque l’aliment ou la boisson est dans la bouche ;
– la propriété des produits provoquant ces sensations.
La saveur peut être définie comme :
– l’ensemble des sensations perçues à la suite de la stimulation, par cer-
taines substances solubles des bourgeons gustatifs,
– la qualité de cette sensation particulière provoquée par ces substances.
Le « seuil d’apparition de goût », ou seuil de flaveur, correspond, pour un
dégustateur donné, à la limite de perception de ce goût, la dilution précé-
dente (plus diluée) n’ayant pas de goût particulier. Si ce seuil est atteint
pour V1 mL d’eau testée + V2 mL d’eau de référence, le seuil d’apparition
de goût est par convention :
V1 + V2
S = –––––––
V1
La flaveur peut être définie comme :
– l’ensemble des sensations perçues par l’organe olfactif, les bourgeons
gustatifs et la cavité buccale auxquelles peuvent s’ajouter des sensations
thermiques, tactiles, chimiques, kinésiques, douloureuses, etc.
■ Principe
Cette mesure repose sur la finesse du sens gustatif de l’opérateur. L’eau
est diluée avec de l’eau sans goût (« eau de référence »). La dégustation
est effectuée en commençant par les dilutions les plus grandes jusqu’à
l’apparition du goût.
■ Réactifs
– Eau de référence : eau de source ou de puits ayant une minéralisation proche de celle
de l’eau à tester. Voir montage dans la partie « 2.2 Évaluation de l’odeur ».
– Solutions de référence de seuil d’apparition de goût voisin de 10 :
Solution d’acétate d’amyle à 0,020 mg / L préparée à partir d’une solution mère à 0,5 g / L.
Solution de thymol à 0,020 mg / L préparée à partir d’une solution à 1 g / L.
Solution de géosmine à 0,01 μg / L.
Conserver les solutions mères deux semaines au maximum. Préparer les dilutions extem-
poranément.
– Eau chlorée.
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2 • Caractères 2.3 Goût, saveur, flaveur
organoleptiques (Référence de qualité « Eau potable »)
Plusieurs jours à l’avance, satisfaire la demande en chlore d’une eau puis amener la
teneur en chlore de 3 prélèvements de plusieurs litres respectivement à 50, 100 et 150
μg / L en utilisant de préférence une solution mère d’eau de chlore. Préparer et conserver
ces eaux à 20 et 30 °C.
■ Mode opératoire
Précautions diverses : A
La précision du résultat dépend de la taille du jury, de sa qualification (voir
Dégustation
Pour déguster, l’opérateur prendra de l’eau en quantité suffisante dans sa
bouche (15 mL environ) pour l’imprégner en totalité.
Prendre un peu d’eau dans la bouche et la faire voyager d’un côté à l’autre
(éventuellement, faire passer un peu d’air au travers) puis la rejeter.
Ne pas avaler les échantillons. La dégustation porte sur les dilutions sui-
vantes et débute par les solutions les plus diluées. Utiliser pour les dilutions
la même eau que celle confiée à l’opérateur.
Lorsque le seuil d’apparition du goût est atteint, l’opérateur se rince la bou-
che et recommence la dégustation avec la dilution correspondante : ceci
permet de vérifier la validité de son impression.
0 1 0 1
1 1 0,5 1,5
2 1 1 2
3 1 2 3
4 1 4 5
5 1 6 7
6 1 9 10
7 1 14 15
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2 • Caractères 2.3 Goût, saveur, flaveur
organoleptiques (Référence de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La mesure doit intervenir le plus tôt possible après le prélèvement.
– Liste non limitative de saveur et de goût.
Saveur acide
Saveur amère
Saveur salée sulfates-chlorures
Saveur sucrée
Saveur salée et amère eau magnésienne
Goût hydrogéno-carbonaté, alcalin type eau de Vichy
Goût métallique fer, manganèse, cuivre…
Goût chloré
Goût d’hydrocarbures traces d’hydrocarbures
Goût de mandarine oxydation de traces
d’hydrocarbures
Goût pharmaceutique produits organiques
Goût de chlorophénol chlorophénol
Goût de terre eaux de zones calcaires
Goût de vase eaux des étangs, eaux stagnantes
Goût de marée poissons, métabolites de certains
organismes du plancton
Goût de moisi moisissures, champignons
inférieurs, levures
Goût de bouchon moisi herbicides, pesticides
– La finesse du sens gustatif étant variable avec les individus, il est indispensa-
ble de sélectionner des dégustateurs en leur faisant évaluer des goûts avec des
solutions de référence qui leur serviront également à s’entraîner à distinguer les
saveurs différentes.
Pour cela, préparer les solutions suivantes :
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2 • Caractères 2.3 Goût, saveur, flaveur
organoleptiques (Référence de qualité « Eau potable »)
Concentration
Saveur Produit
(en g / L)
(*) Étant donné l’instabilité de cette solution, la préparer quelques heures avant l’essai.
(**) Préparer une solution avec de l’eau à pH légèrement acide pour éviter la coloration jaune due
à l’oxydation du fer.
– Les fumeurs, les buveurs d’alcool ou les personnes qui consomment couram-
ment l’eau à examiner seront obligatoirement éliminés.
– Un opérateur ayant à effectuer des mesures comparatives dans le temps peut
contrôler sa sensibilité chaque jour.
Méthode de référence
Norme AFNOR NF EN 1622 – Détermination du seuil d’odeur (TON) et du
seuil de flaveur (TFN). Octobre 2006 (Indice de classement T 90-035).
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3 • PARTICULES EN SUSPENSION
ET COLLOIDES
diamètre m
10–10 10–9 10–8 10–7 10–6 10–5 10–4 10–3 10–2
1A 1µm 1mm
molécules
colloïdes
par ex. argiles
FeOOH
SiO2 particules en suspension
CaCO3
bactéries
algues
virus
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3 • Particules en 3.2 Matières décantables
suspension et colloïdes
■ Principe
Un certain volume d’eau est abandonné au repos pendant 2 heures. La
quantité de matière décantée est déterminée par volumétrie.
■ Matériel spécial
– Tamis module AFNOR no 38 (mailles de 5 mm de côté).
– Cône d’Imhoff en verre, de 1 litre de capacité et gradué en millilitres.
– Cône de Coin : éprouvette constituée d’une partie conique de 19 cm de hauteur, dont
l’angle au sommet de la génératrice et de l’axe est de 9°. La partie conique est surmontée
d’une partie cylindrique (longueur : 30 cm ; diamètre intérieur : 6,5 cm).
■ Mode opératoire
Passer l’eau sur le tamis à mailles carrées de 5 mm de côté. L’homogénéiser
et en verser 1 litre dans le cône maintenu vertical. Laisser décanter.
Effectuer plusieurs lectures du volume décanté, par exemple après 1 h,
1 h 30 et 2 h de sédimentation. Si le niveau arrive entre deux graduations,
la teneur en matière sédimentable est le volume correspondant à la gradua-
tion inférieure.
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3 • Particules en 3.3 Matières en suspension
suspension et colloïdes
■ Matériel spécial
– Dispositif de filtration sous vide ou sous pression (100 000 à 200 000 Pa).
– Disques filtrants en fibres de verre (plusieurs types de disques commerciaux sont dis-
ponibles, la porosité la plus communément utilisée est 1,2 μm).
■ Mode opératoire
Laver le disque de filtration à l’eau distillée, le sécher (105 °C) jusqu’à
masse constante, puis le peser à 0,1 mg près après passage au dessicca-
teur. Le mettre en place sur l’équipement de filtration. Mettre en service le
dispositif d’aspiration ou de pression. Verser l’échantillon (V ) sur le filtre.
Rincer la fiole ayant contenu l’eau à analyser avec 10 mL d’eau permutée.
Faire passer sur le filtre cette eau de lavage.
Laisser essorer le filtre, sécher à 105 °C. Laisser refroidir au dessiccateur
et peser à 0,1 mg près, jusqu’à masse constante.
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3 • Particules en 3.3 Matières en suspension
suspension et colloïdes
Remarques
– Le volume filtré doit être d’au moins 100 mL et contenir au moins 1 mg de
matières filtrables par centimètre carré de surface filtrante, sauf si le volume
filtré est supérieur à 500 mL.
– En présence d’hydrocarbures, le filtre doit être lavé avec 2 fois 30 mL de
chloroforme.
– Il est préférable de laisser décanter l’échantillon et de verser ensuite le dépôt
sur le filtre.
■ Matériel spécial
– Centrifugeuse susceptible de 4 500 tr / min avec pots de 500 mL de préférence.
– Capsule de 100 mL verre borosilicaté, platine, ou silice (pour attaque acide).
■ Mode opératoire
Centrifuger un volume d’eau de façon à recueillir au moins 30 mg de matiè-
res. Séparer le liquide surnageant par siphonnage sans perturbation du
dépôt et jusqu’à une hauteur de 10 mm de liquide au-dessus du dépôt. Les
culots de matières sont transvasés dans une capsule tarée. Rincer les
tubes à centrifuger par 3 fois avec une petite quantité d’eau permutée
(20 mL). Introduire les eaux de lavages avec les culots dans la capsule
séchée à 105 °C. Évaporer l’eau de la capsule au bain-marie. Sécher à
l’étuve à 105 °C jusqu’à masse constante. Laisser refroidir au dessiccateur.
Peser. Porter ensuite si nécessaire la capsule à 525 °C 앐 25 °C pendant
2 heures. Laisser refroidir au dessiccateur et peser, jusqu’à masse
constante.
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3 • Particules en 3.3 Matières en suspension
suspension et colloïdes
Méthodes de référence
NF EN 872 (juin 2005). Qualité de l’eau – Dosage des matières en suspen-
sion – Méthode par filtration sur filtre en fibres de verre.
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3 • Particules en 3.5 Turbidité (limite de qualité
suspension et colloïdes « Eau potable »)
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3 • Particules en 3.5 Turbidité (limite de qualité
suspension et colloïdes « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Mesurer la profondeur à laquelle le filament cesse d’être visible, l’œil de
l’observateur étant placé à l’anneau terminal de la chaîne c’est-à-dire tou-
jours à 1,20 m du fil de platine.
■ Mode opératoire
Laisser descendre le disque et mesurer la profondeur à partir de laquelle il
cesse d’être visible.
■ Mode opératoire
Verser de l’eau dans le tube jusqu’à ce que la croix ne soit plus visible à
travers l’épaisseur de l’eau. Noter la hauteur d’eau.
Mesures au laboratoire
■ Principe
La mesure de la turbidité de l’eau peut s’effectuer en utilisant l’effet Tyndall
ou l’opacimétrie. L’effet Tyndall est utilisé plus spécialement pour la mesure
des faibles turbidités (eau de boisson), l’opacimétrie est appliquée aux
eaux de fortes turbidités (eaux brutes, eaux résiduaires). Quel que soit le
principe utilisé, l’appareil nécessite un étalonnage.
L’effet Tyndall
Un liquide trouble s’éclaire vivement lorsqu’il est traversé par un faisceau
lumineux, c’est le phénomène dit de Tyndall, dû aux particules insolubles
en suspension diffusant latéralement une partie des rayons lumineux.
L’intensité de la lumière diffractée dépend de certains facteurs. Elle est liée
au nombre et à la dimension des particules, à leur indice de réfraction ainsi
qu’à celui du liquide dans lequel elles sont en suspension. Elle est fonction
aussi de la longueur d’onde, de la lumière incidente et de la direction de
l’observation. Enfin elle peut varier avec la température. L’intensité de la
lumière diffractée par les particules sphériques de substances non absor-
bantes est donnée par la formule de Rayleigh
Nv 2
I = I0 K –––
4
sin 2 ϕ
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3 • Particules en 3.5 Turbidité (limite de qualité
suspension et colloïdes « Eau potable »)
■ Appareils de mesure
De nombreux appareils, reposant sur ces deux principes ont été construits et sont utilisés
dans les laboratoires.
L’appareil de référence (turbidimètre optique utilisé pour une turbidité inférieure à 40) com-
prend un faisceau lumineux qui traverse la cuve de mesure. La lumière diffusée latérale-
ment par les particules en suspension est reçue par une cellule de mesure décalée de 90°.
La lumière transmise est reçue par voie directe. Pour que les mesures comparatives d’un
appareil à un autre soient satisfaisantes, un certain nombre de conditions doivent être res-
pectées. La norme AFNOR NF EN ISO 7027 a fixé différents paramètres. D’une façon
générale, la mesure doit se faire à une longueur d’onde supérieure à 800 nm pour éviter
l’influence de certaines substances dissoutes absorbant la lumière (colorants...).
Il existe de nombreux types de photocolorimètres et spectrophotocolorimètres permet-
tant les mesures par absorption (utilisés pour une turbidité supérieure à 40). Chacun
d’eux possède des avantages et des inconvénients. Les appareils basés sur l’opacimé-
trie ne donnent pas entièrement satisfaction, soit en raison de leur sensibilité insuffisante
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3 • Particules en 3.5 Turbidité (limite de qualité
suspension et colloïdes « Eau potable »)
pour les faibles turbidités, soit du fait d’une diffraction parasite surajoutée. Les appareils
utilisant l’effet Tyndall permettent d’effectuer des mesures plus précises, et présentent
l’avantage de couvrir une gamme de turbidité plus étendue. En fait, il est préférable de
choisir un type d’appareil spécialement adapté aux mesures à effectuer. Certains modè-
les permettent un enregistrement en continu.
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3 • Particules en 3.5 Turbidité (limite de qualité
suspension et colloïdes « Eau potable »)
1 30 0 100
2 24 6 80
3 18 12 60
4 12 18 40
5 6 24 20
6 3 27 10
7 1,5 28,5 5
■ Mode opératoire
Prélever 50 mL d’eau à examiner après avoir rendu le prélèvement homo-
gène. Effectuer la lecture spectrophotométrique 4 minutes après l’introduc-
tion de la cuve dans l’appareil. Se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarque
Il ne faut pas perdre de vue que les particules en suspension dans une eau sont
de nature très diverse et de dimensions extrêmement variables. Ainsi la valeur
d’un trouble, mesurée par comparaison avec une gamme de silice ou de mastic,
donnera seulement un ordre de grandeur de la turbidité de l’eau. L’imprécision
de la lecture sera relativement limitée car il s’agit le plus souvent non d’une
évaluation unique, mais d’une série de mesures.
■ Réactifs
– Eau déionisée filtrée sur une membrane cellulosique 0,1 μm.
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3 • Particules en 3.5 Turbidité (limite de qualité
suspension et colloïdes « Eau potable »)
– Suspension mère :
solution à 1 % de sulfate d’hydrazine dans l’eau ultra pure filtrée 5 mL
solution à 10 % d’hexaméthylène tétramine dans l’eau ultra pure filtrée 5 mL
Laisser reposer 24 heures à 20 °C 앐 3 °C. Compléter à 100 mL avec l’eau ultra pure.
Mélanger. Ne se conserve pas plus d’un mois.
– Suspension fille :
suspension mère 10 mL A
eau déionisée q.s.p. 100 mL
■ Mode opératoire
Prélever 30 mL d’eau à examiner, après avoir rendu le prélèvement homo-
gène. Effectuer la lecture 4 minutes après l’introduction de la cuve dans
l’appareil. Se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarques
– Si la turbidité de l’eau examinée est supérieure à 40 unités, effectuer une
dilution et en tenir compte dans l’expression des résultats. Cependant il faut se
souvenir que l’erreur de mesure s’accroît avec la dilution.
– Il existe dans le commerce des suspensions de copolymères de styrène divi-
nylbenzène stables qui peuvent remplacer pour l’étalonnage les suspensions de
formazine.
– Les unités généralement employées proviennent de la normalisation ASTM ;
les trois unités suivantes sont considérées comme comparables :
unité JTU (Jackson Turbidity Units), unité FTU (Formazine Turbidity Units), unité
NTU (Nephelometric Turbidity Units).
Méthode de référence
Norme NF EN ISO 7027 (mars 2007). Qualité de l’eau – détermination de
la turbidité (Indice de classement : T-90-033).
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3 • Particules en 3.6 Potentiel ZETA
suspension et colloïdes
■ Appareillage et mesure
Les zêtamètres commerciaux comprennent généralement une cellule pour
électrophorèse (cœur de l’appareil), les alimentations électriques et un sys-
tème d’acquisition de données. Le canal de mesure peut contenir quelques
dizaines de millilitres de suspension à analyser. Cette suspension doit être
suffisamment conductrice (force ionique de l’ordre de 5 mM à 10 mM) et
sa concentration en matière en suspension ne doit pas être trop élevée
(inférieure à 10 mg/L pour certains appareils). Son pH et sa température
doivent être connus.
Le mode opératoire comprend généralement les étapes suivantes :
– rinçage de la cellule électrophorétique avec de l’eau déionisée (plusieurs
fois),
– remplissage de la cellule avec la suspension,
– stabilisation quelques minutes,
– affichage des valeurs de température, viscosité et constante diélectri-
que,
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3 • Particules en 3.8 Indices de colmatage
suspension et colloïdes
Remarques
– Si la suspension doit être diluée, il est préférable de diluer avec de l’eau
A
préfiltrée (débarrassée de ses particules en suspension) pour ne pas modifier
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3 • Particules en 3.8 Indices de colmatage
suspension et colloïdes
t/V
(s/L)
V (L)
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3 • Particules en 3.8 Indices de colmatage
suspension et colloïdes
■ Principe
A
La détermination est basée sur la mesure de la vitesse à laquelle une mem-
■ Matériel
– système de filtration pour filtre de 47 mm de diamètre,
– filtre en acétate de cellulose de 0,45 μm et de 47 mm de diamètre,
– vanne à aiguille pour régulation de pression,
– manomètre,
– éprouvette graduée ou fiole jaugée de 500 mL.
Air comprimé
Support de filtre
Membrane
Récipient 0,45 µm
sous pression
Échantillon
■ Mode opératoire
Placer le filtre humidifié sur son support et le fixer pour que la membrane
soit en position horizontale. Purger l’air et ajuster la pression à 2,1 bar.
(*) ASTM D4189-07 : Standard test method for Silt Density Index (SDI) of water, june 2007.
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3 • Particules en 3.8 Indices de colmatage
suspension et colloïdes
Remarque
Si le pouvoir encrassant est important, on pourra choisir de filtrer un volume
inférieur (100 mL par exemple), ou de réduire le temps T entre 2 filtrations à 5 ou
10 minutes. Mais seul le FI15 (SDI) est reconnu par l’ASTM comme standard.
■ Principe
La détermination est réalisée en mesurant le débit de perméat au cours
du temps et en traçant l’évolution du rapport t/V en fonction de V. Comme
illustré sur la figure précédente, cette évolution présente une partie linéaire
dont la pente permet de déduire le MFI.
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3 • Particules en 3.8 Indices de colmatage
suspension et colloïdes
■ Résultats
Le MFI s’exprime par la pente de la droite t/V = f (V).
Pour préciser que la mesure a été réalisée avec un filtre de 0,45 μm de
porosité, il est souvent noté MFI0,45.
Remarque
Pour tenter de mieux caractériser le pouvoir colmatant des eaux qui contien- A
nent des substances colmatantes susceptibles de passer à travers une mem-
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4 • GAZ DISSOUS
(GAZ DE L‘EAU)
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4 • Gaz dissous 4.2 Dosage des gaz totaux
Air sec : pO2 = 0,209 atm. ; pN2 = 0,791 atm. ; pCO2 = 0,0003 atm.
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4 • Gaz dissous 4.3 Oxygène dissous
■ Prélèvement
En principe, la fixation de l’oxygène doit être effectuée dans le flacon de prélèvement et
immédiatement après celui-ci. Toutes les précautions doivent être prises pour éviter un
dégazage ou une introduction d’oxygène.
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4 • Gaz dissous 4.3 Oxygène dissous
■ Réactifs
– Solution de sulfate de manganèse (II).
Dissoudre 480 g de sulfate de maganése (II) (MnSO4 , 4 H2O) dans l’eau déionisée et
compléter à 1 litre. La solution ne doit pas libérer d’iode lorsqu’on l’ajoute à une solution
acidifiée d’iodure de potassium.
– Réactif spécial :
Solution A :
hydroxyde de sodium (NaOH) 350 g
iodure de sodium (NaI) 150 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
Solution B :
azoture de sodium (NaN3 ) (dangereux à manipuler) 10 g
eau déionisée 40 mL
Ajouter la solution B à 950 mL de la solution A, en agitant constamment. Conserver le
réactif en flacon de verre teinté. Ce réactif ne doit pas donner de coloration par dilution
ou acidification en présence d’amidon.
– Acide sulfurique concentré (d = 1,83).
– Solution d’amidon soluble à 10 g / L (ou thiodène ou autre indicateur d’iodométrie).
Préparer dans un bécher une émulsion de 6 g d’amidon soluble. La verser dans
1 litre d’eau bouillante. Maintenir l’ébullition quelques minutes. Laisser reposer
12 heures. Utiliser le surnageant. Cette solution se conserve mieux si on ajoute 1,25 g
d’acide salicylique par litre ou quelques gouttes de toluène.
– Solution de thiosulfate de sodium, 0,2 N (0,1 mol / L).
Utiliser une solution titrée prête à l’emploi, ou préparer comme suit :
thiosulfate de sodium, 5 H2O 49,64 g
eau déionisée bouillie et refroidie q.s.p. 1 000 mL
alcool isoamylique pour conservation 5 mL
– Solution de thiosulfate de sodium 0,02 N (0,01 mol / L) :
solution 0,2 N 100 mL
eau déionisée bouillie et refroidie q.s.p. 1 000 mL
1 mL de cette solution correspond à 0,16 mg d’oxygène dissous.
Préparer cette solution extemporanément.
– Solution d’iodate acide de potassium (KIO3HIO3 ) 0,05 N :
iodate acide de potassium 3,25 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
– Solution d’iodate acide de potassium (KIO3HIO3 ) 0,0125 N :
diluer 250 mL de la solution mère à 1 litre avec de l’eau permutée.
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4 • Gaz dissous 4.3 Oxygène dissous
■ Mode opératoire A
Utiliser un flacon spécialement conçu pour le dosage de l’oxygène dissous
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4 • Gaz dissous 4.3 Oxygène dissous
Remarques
– Les substances oxydantes entraînent des résultats par excès et les substan-
ces réductrices des résultats par défaut. La présence de sulfites, de thiosulfates,
de chromates, de chlore libre et de matières organiques ne permet pas l’utilisa-
tion de la méthode.
– Le fer ferreux à des concentrations supérieures à 1 mg / L entraîne des résul-
tats par défaut et le fer ferrique des résultats par excès. Cependant, en pré-
sence de fer ferrique à des teneurs inférieures à 100 mg / L, la méthode peut être
appliquée en ajoutant 1 mL de solution de fluorure de potassium (solution à
400 g / L) avant l’ajout d’acide sulfurique.
– De légers écarts existent entre les différentes tables de solubilité de l’oxy-
gène, très probablement dus à des différences dans la préparation des échan-
tillons et dans le type de méthode utilisé pour le dosage de l’oxygène. Pour des
mesures comparatives, il convient d’utiliser la même table.
■ Matériel spécial
– Appareil de mesure spécifique (oxymètre) comportant :
● une sonde à oxygène : cette sonde est constituée d’une cellule élec-
■ Mode opératoire
Étalonnage de l’appareil
Effectuer l’étalonnage selon les consignes figurant sur la notice de l’appa-
reillage, soit en utilisant une solution saturée par barbotage, soit directe-
ment à l’air, puisque la pression partielle d’oxygène est la même dans l’air
et dans un liquide saturé à 100 % d’air.
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4 • Gaz dissous 4.3 Oxygène dissous
Remarques
– La sonde de mesure devra faire l’objet d’un entretien régulier (par exemple :
changement d’électrolyte ou de membrane) en veillant à ne pas emprisonner
de bulles d’air dans la sonde et en respectant les consignes du fabricant.
– La précision de la méthode est voisine de 5 %.
– La mesure est perturbée par les différences de température, mais la plupart
des appareils sont équipés d’un dispositif de compensation automatique. Dans
le cas contraire, il faudra corriger la valeur mesurée.
– Généralement, les membranes à travers lesquelles diffuse l’oxygène sont en
polyéthylène ou en tétrafluoroéthylène, imperméables à l’eau et aux éléments
en solution. La cathode réductrice est en or, en argent ou en carbone. Le dispo-
sitif est sensible aux minéralisations élevées (eau de mer, eau saumâtre), d’où
la nécessité d’utiliser des facteurs de correction.
– Les corps plus oxydants que l’oxygène moléculaire gênent la mesure.
– Certains métaux lourds et de fortes concentrations de savons ou de déter-
gents peuvent perturber les résultats.
– Les composés sulfurés peuvent donner des interférences avec les électrodes
au thallium.
– Dans le cas d’eaux riches en chlorures, utiliser les tables ou nomogrammes
joints.
– La connaissance de la salinité de l’eau et de la pression atmosphérique lors
du prélèvement constitue une indication importante pour l’interprétation des
résultats (voir tableaux et nomogrammes joints).
69
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4 • Gaz dissous 4.3 Oxygène dissous
70
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4 • Gaz dissous 4.3 Oxygène dissous
Méthodes de référence
NF EN 25813 (mars 1993). Qualité de l’eau – Dosage de l’oxygène dis-
sous – Méthode iodométrique (indice de classement T 90-141).
NF EN 25814 (mars 1993). Qualité de l’eau – Dosage de l’oxygène dissous –
Méthode iodométrique à la sonde (indice de classement T 90-106).
71
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72
T2 [O2] PA PT T1
∞C ∞F mg/L mm ins mm ins ∞C ∞F
17,0 17,0 950
0 850 50
16,0 16,0
120
36 Mode d’emploi :
15,0 15,0
900 1- Mesurer la température
40 32
14,0 14,0 de l’eau.
5 2- Mesurer la pression atmosphérique
800
3- Tracer une droite joignant la
13,0 13,0 34 température de l’eau sur l’échelle
T1 et la pression sur l’échelle PT. 45
850 Lire sur l’échelle PA la pression
12,0 12,0
partielle (air sec)
4 • Gaz dissous
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7,0 7,0
30
30 26
90 650 80
25
35 6,0 6,0 24
600 70
100 24 20
40 600
15 60
110
45 5,0 5,0 10 50
22 5 40
50 120 22 0
550
550
4.3 Oxygène dissous
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20 8,0 8,0 Exemple
15 15
70 700 28
Température de l’eau : 15∞
7,0 7,0 Concentration en chlorures :
700 10 mg/L
Concentration en Oxygène à 10 50
25
760 mm Hg : 9,3 mg/L
7,0 7,0 Pression atmosphèrique :
740 mm Hg
80 6,0 6,0 PA : 727 mm Hg
26 Concentration en oxygène à 40
26
740 mm Hg : 8,9 mg/L
30 20 20 650 0
4.3 Oxygène dissous
650
73
ANALYSE PHYSICO-CHIMIQUE DES EAUX NATURELLES
4 • Gaz dissous 15.1 Dosage
4.4 Dioxyde
des gaz
de carbone
de l’eau
(anhydride carbonique)
HCO3- CO32- + H +
Remarque
L’anhydride carbonique des carbonates et hydrogénocarbonates est libéré
par un excès d’acide. Le CO2 formé ainsi que le CO2 libre sont entraînés par
un courant d’air exempt de CO2 , vers une solution de baryte dans laquelle il
barbote. Après absorption de l’anhydride carbonique, la baryte restante est
titrée (*).
Méthode de référence
NFT 90-011 (février 2001). Qualité de l’eau – Dosage du dioxyde de car-
bone dissous.
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5• SALINITÉ TOTALE,
POTENTIELS ET TITRES
5.1.1 Résidu sec (ou sels dissous totaux sur eau filtrée)
■ Principe
Une certaine quantité d’eau bien mélangée est évaporée dans une capsule
tarée. Le résidu desséché est ensuite pesé.
■ Matériel spécial
– Capsule en aluminium, en verre borosilcaté ou en platine.
– Bain-marie.
– Étuve réglable à 105-110 °C et 175-185 °C.
75
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5 • Salinité totale, 5.1 Résidus et sels dissous totaux
potentiels et titres
■ Mode opératoire
Évaporer progressivement au bain-marie dans une capsule tarée 500 mL
d’eau filtrée, la capsule n’étant remplie qu’à mi-hauteur. Laver la fiole qui a
servi à mesurer le volume d’eau avec de l’eau permutée. Les eaux de
lavage seront ajoutées en cours d’évaporation.
Une fois toute l’eau évaporée, porter la capsule à l’étuve à 105 °C ou à 180 °C
pendant 4 heures et laisser refroidir 1/4 d’heure au dessiccateur. Peser
immédiatement et rapidement, le résidu étant en général hygroscopique.
Cet inconvénient sera évité en prenant la précaution de déposer 1 ou 2 dg
de fluorure de sodium au fond de la capsule avant d’en déterminer la tare.
En effet, les fluorures alcalino-terreux sont facilement débarrassés de leur
excès d’eau à 105 °C ; protégés contre l’hydrolyse par leur insolubilité, ils
cristallisent anhydres en poudre fine.
Remarques
– Dans le cas d’eaux très minéralisées, limiter le prélèvement de façon à ne pas
avoir à peser plus de 200 mg.
– Il est utile d’effectuer successivement les pesées à 105 et à 180 °C et de bien
préciser les températures utilisées sur le bordereau d’analyse ; éventuellement,
répéter les opérations jusqu’à obtention d’une masse constante.
– Pour le résidu total, procéder selon le même mode opératoire mais sur de
l’eau non filtrée au préalable.
■ Principe
Minéralisation du résidu sec à 525 °C 앐 25 °C.
■ Matériel spécial
– Four réglable à 525 °C.
■ Mode opératoire
Après détermination du résidu sec, placer la capsule dans un four réglé à
525 °C pendant une heure et demie. Mettre la capsule à refroidir dans un
dessiccateur. Peser. Répéter l’opération jusqu’à masse constante.
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5 • Salinité totale, 5.1 Résidus et sels dissous totaux
potentiels et titres
Remarques
– La perte au feu correspond approximativement à la teneur en substances
organiques et le résidu minéralisé à la teneur en substances minérales.
– Les incertitudes proviennent de ce que déjà à 110 °C il se produit une décom-
position partielle des matières organiques. Par ailleurs il peut y avoir une réten-
tion d’eau de cristallisation ou d’origine hygroscopique (silice et alumine).
De plus, à la minéralisation, à côté des matières organiques, certaines substan- A
ces inorganiques comme les carbonates, nitrates, chlorures et sels ammonia-
caux, peuvent être plus ou moins partiellement décomposées. Certaines métho-
■ Principe
L’addition d’acide sulfurique au résidu déplace les acides faibles de leurs
sels qui deviennent des sulfates. Le résidu ainsi transformé est pesé après
élimination de l’acide en excès.
■ Matériel spécial
– Capsule de platine ou de quartz (silice).
– Four réglable à 700-800 °C.
■ Réactifs
– Acide sulfurique (d = 1,84).
■ Mode opératoire
Imprégner le résidu sec effectué dans une capsule de platine ou de quartz
avec de l’acide sulfurique. Attendre une demi-heure puis évaporer au bain-
marie sous une hotte. Placer la capsule pendant une heure et demie dans
un four préalablement chauffé à 700 °C. Mettre la capsule à refroidir dans
un dessiccateur, peser. Répéter l’opération jusqu’à masse constante.
Remarques
– Si les cendres obtenues après minéralisation ne sont pas blanches, les
imprégner avec un mélange d’acide sulfurique et d’acide nitrique. Évaporer au
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5 • Salinité totale, 5.2 Conductivité électrique
potentiels et titres (Référence de qualité « Eau potable »)
Méthode de référence
Norme NF T 90-029 – Qualité de l’eau – détérmination des résidus secs à
105 °C et 180 °C. Août 2002.
■ Matériel spécial
– Conductimètre. Quel que soit l’appareil employé, utiliser de préférence le courant alter-
natif en adaptant la fréquence à la gamme de conductivité choisie :
Il est nécessaire que la tension appliquée soit suffisamment faible pour éviter le phéno-
mène d’électrolyse. Le courant continu, bien que produisant une électrolyse, peut être
employé lorsque la puissance est limitée à 1 W.
Utiliser de préférence un appareil avec dispositif de compensation de température.
– Une cellule généralement constituée par deux lames carrées de 1 cm de côté, en pla-
tine platiné, maintenues parallèles dans un tube de verre, à une distance de 1 cm
(constante de 1 cm-1). Lorsque l’appareil plonge dans l’eau, une colonne de liquide de
1 cm2 de section et de 1 cm de longueur est ainsi délimitée. Certaines cellules possèdent
en annexe une chambre thermométrique.
78
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5 • Salinité totale, 5.2 Conductivité électrique
potentiels et titres (Référence de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Prélever l’eau dans un flacon en polyéthylène bien rempli et bien bouché.
Effectuer la mesure la plus vite possible.
D’une façon générale, opérer avec de la verrerie rigoureusement propre et
rincée, avant usage, avec de l’eau permutée.
Mesure directe
Rincer plusieurs fois la cellule à conductivité, d’abord avec de l’eau permu-
tée puis en la plongeant dans un récipient contenant de l’eau à examiner ;
faire la mesure dans un deuxième récipient en prenant soin que les élec-
trodes de platine soient complètement immergées. Agiter le liquide (bar-
reau magnétique) afin que la concentration ionique entre les électrodes soit
identique à celle du liquide ambiant. Cette agitation permet aussi d’éliminer
les bulles d’air sur les électrodes. Introduire alors le thermomètre aussi près
que possible de la cellule. Opérer de préférence à la température de réfé-
rence de 25 °C. La température du liquide ne devra en aucun cas varier
pendant la mesure. L’utilisation du bain thermostaté facilite l’équilibre ther-
mique et améliore les résultats de la mesure.
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80
Tableau
Facteur de correction de température f25
f25
°C 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1,918 1,912 1,906 1,899 1,893 1,887 1,881 1,875 1,869 1,863
1 1,857 1,851 1,845 1,840 1,834 1,829 1,822 1,817 1,811 1,805
2 1,800 1,794 1,788 1,783 1,777 1,772 1,766 1,761 1,756 1,750
potentiels et titres
5 • Salinité totale,
3 1,745 1,740 1,734 1,729 1,724 1,719 1,713 1,708 1,703 1,698
4 1,693 1,688 1,683 1,678 1,673 1,668 1,663 1,658 1,653 1,648
5 1,643 1,638 1,634 1,629 1,624 1,619 1,615 1,610 1,605 1,601
6 1,596 1,591 1,587 1,582 1,578 1,573 1,569 1,564 1,560 1,555
7 1,551 1,547 1,542 1,538 1,534 1,529 1,525 1,521 1,516 1,512
8 1,508 1,504 1,500 1,496 1,491 1,487 1,483 1,479 1,475 1,471
9 1,467 1,463 1,459 1,455 1,451 1,447 1,443 1,439 1,436 1,432
10 1,428 1,424 1,420 1,416 1,413 1,409 1,405 1,401 1,398 1,394
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11 1,390 1,387 1,383 1,379 1,376 1,372 1,369 1,365 1,362 1,358
12 1,354 1,351 1,347 1,344 1,341 1,337 1,334 1,330 1,327 1,323
13 1,320 1,317 1,313 1,310 1,307 1,303 1,300 1,297 1,294 1,290
14 1,287 1,284 1,281 1,278 1,274 1,271 1,268 1,265 1,262 1,259
15 1,256 1,253 1,249 1,246 1,243 1,240 1,237 1,234 1,231 1,228
16 1,225 1,222 1,219 1,216 1,214 1,211 1,208 1,205 1,202 1,199
(Référence de qualité « Eau potable »)
5.2 Conductivité électrique
17 1,196 1,193 1,191 1,188 1,185 1,182 1,179 1,177 1,174 1,171
Tableau (suite)
Facteur de correction de température f25
f25
°C 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
18 1,168 1,166 1,163 1,160 1,157 1,155 1,152 1,149 1,147 1,144
19 1,141 1,139 1,136 1,134 1,131 1,128 1,126 1,123 1,121 1,118
20 1,116 1,113 1,111 1,108 1,105 1,103 1,101 1,098 1,096 1,093
potentiels et titres
5 • Salinité totale,
21 1,091 1,088 1,086 1,083 1,081 1,079 1,076 1,074 1,071 1,069
22 1,067 1,064 1,062 1,060 1,057 1,055 1,053 1,051 1,048 1,046
23 1,044 1,041 1,039 1,037 1,035 1,032 1,030 1,028 1,026 1,024
24 1,021 1,019 1,017 1,015 1,013 1,011 1,008 1,006 1,004 1,002
25 1,000 0,998 0,996 0,994 0,992 0,990 0,987 0,985 0,983 0,981
26 0,979 0,977 0,975 0,973 0,971 0,969 0,967 0,965 0,963 0,961
27 0,959 0,957 0,955 0,953 0,952 0,950 0,948 0,946 0,944 0,942
28 0,940 0,938 0,936 0,934 0,933 0,931 0,929 0,927 0,925 0,923
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29 0,921 0,920 0,918 0,916 0,914 0,912 0,911 0,909 0,907 0,905
30 0,903 0,902 0,900 0,898 0,896 0,895 0,893 0,891 0,889 0,888
31 0,886 0,884 0,883 0,881 0,879 0,877 0,876 0,874 0,872 0,871
32 0,869 0,867 0,866 0,864 0,863 0,861 0,859 0,858 0,856 0,854
33 0,853 0,851 0,850 0,848 0,846 0,845 0,843 0,842 0,840 0,839
34 0,837 0,835 0,834 0,832 0,831 0,829 0,828 0,826 0,825 0,823
(Référence de qualité « Eau potable »)
5.2 Conductivité électrique
35 0,822 0,820 0,819 0,817 0,816 0,814 0,813 0,811 0,810 0,808
81
A
82
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5 • Salinité totale, 5.2 Conductivité électrique
potentiels et titres (Référence de qualité « Eau potable »)
Remarques
– Précision des résultats : elle dépend surtout de la bonne conduite des opéra-
tions et de la qualité du matériel. Dans les meilleures conditions on peut attein- A
dre 앐 5 %.
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5 • Salinité totale, 5.2 Conductivité électrique
potentiels et titres (Référence de qualité « Eau potable »)
Conductivité Minéralisation
(S/cm) (mg/L)
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5 • Salinité totale, 5.2 Conductivité électrique
potentiels et titres (Référence de qualité « Eau potable »)
CI
I
Mg CI2
KC
Na
SI
O3
Na2
3
O
C
a2
N
4
SO
g
M
10
Conductivité en mS/cm
0,1
0,001 0,01 Normalité 0,1 1 10
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
Méthodes de référence
NF EN 27888. Qualité de l’eau – Détermination de la conductivité (Indice
de classement : T90-031). Janvier 1994.
NF T90-111. Essais des eaux – Évaluation de la teneur en sels dissous
à partir de la détermination de la conductivité électrique théorique.
Septembre 1975.
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
Remarque
– Une solution tampon est une solution dont le pH ne varie peu lorsque de fai-
bles quantités d’acide ou de base sont ajoutées. On les obtient en mélangeant
dans des proportions identiques un acide faible et sa base conjuguée. Dans ce
cas le pH de la solution est égale au pKa.
Dans les eaux naturelles, c’est principalement les deux équilibres de l’acide A
carbonique (diacide faible) qui imposent la valeur du pH, bien que d’autres
■ Matériel spécial
– Comparateur de pH avec tubes ou disques.
– Colorimètre.
■ Réactifs
– Utiliser de l’eau déionisée.
– SOLUTION DE BASE D’INDICATEUR COLORÉ
mL de NaOH Zone de pH
Nom de l’indicateur Virage
0,05 N ajoutés d’utilisation
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
Solution A 97 mL
pH 1 Solution C 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 64,5 mL
pH 1,2 Solution C 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 41,5 mL
pH 1,4 Solution C 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 26,3 mL
pH 1,6 Solution C 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 16,6 mL
pH 1,8 Solution C 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 10,6 mL
pH 2 Solution C 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 46,7 mL
pH 2,2 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 39,6 mL
pH 2,4 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 32,95 mL
pH 2,6 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 26,42 mL
pH 2,8 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 20,32 mL
pH 3 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 14,7 mL
pH 3,2 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 9,9 mL
pH 3,4 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
88
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
Solution A 5,97 mL
pH 3,6 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution A 2,63 mL
pH 3,8 Solution D 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 0,4 mL A
pH 4 Solution D 50 mL
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
Solution B 8,6 mL
pH 6,2 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 12,6 mL
pH 6,4 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 17,8 mL
pH 6,6 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 23,65 mL
pH 6,8 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 29,63 mL
pH 7 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 35 mL
pH 7,2 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 39,5 mL
pH 7,4 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 42,8 mL
pH 7,6 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 45,2 mL
pH 7,8 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 2,61 mL
pH 7,8 Solution F 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 46,8 mL
pH 8 Solution E 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 3,97 mL
pH 8 Solution F 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 5,9 mL
pH 8,2 Solution F 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 8,5 mL
pH 8,4 Solution F 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 12 mL
pH 8,6 Solution F 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 16,3 mL
pH 8,8 Solution F 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
90
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
Solution B 21,3 mL
pH 9 Solution F 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 26,7 mL
pH 9,2 Solution F 50 mL
eau ultra pure q.s.p. 200 mL
Solution B 32 mL A
pH 9,4 Solution F 50 mL
■ Mode opératoire
La quantité exacte d’indicateur à utiliser dans l’essai dépend de l’indi-
cateur, de l’importance de l’échantillon et de l’étalonnage adopté par le
constructeur pour l’appareil comparateur. La notice d’utilisation de l’appareil
employé fournira toutes les indications nécessaires sur les conditions de
fonctionnement.
Remarques
Autres indicateurs colorés utilisables.
Indicateur Universel : il permet l’estimation directe du pH entre 1 et 10 (à l’unité
près). Composé de plusieurs colorants en solution alcoolique, une des formules
de préparation est la suivante :
phénolphtaléine 100 mg
rouge de méthyle 200 mg
diméthylaminoazobenzène 300 mg
bleu de bromothymol 400 mg
bleu de thymol 500 mg
alcool éthylique 500 mL
Ajouter quelques gouttes de solution d’hydroxyde de sodium pour obtenir la
teinte jaune. Les pH sont donnés par les teintes de virage suivantes :
pH 2 rouge
pH 4 orange
pH 6 jaune
pH 8 vert
pH 10 bleu
91
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
Rouge de méthyle : il convient pour les mesures des eaux très acides dont le
pH varie de 4,2 à 6,3.
L’indicateur est préparé par dissolution de 0,1 g de rouge de méthyle dans
300 mL d’alcool éthylique, en broyant au mortier ; la solution est complétée
à 500 mL avec de l’eau ultra pure.
Le virage du rouge carmin au jaune orangé nécessite de la part de l’opérateur
une observation attentive pour obtenir une mesure suffisamment précise.
Jaune d’alizarine R : surtout utilisé pour les mesures dans les eaux alcalines
(chaudières) dont le pH varie de 10,1 à 12,1.
L’indicateur est préparé par dissolution de 0,1 g d’alizarine R dans 1 litre d’eau
ultra pure, en broyant soigneusement.
Le virage du jaune au rouge orangé ne donne pas toujours une variation de
teinte suffisante pour obtenir des mesures très précises. Le virage est rendu
plus appréciable à l’œil et aux mesures, en ajoutant une goutte de bleu de
méthylène ou d’un bleu stable. Il se fait alors du vert au violet.
■ Principe
La différence de potentiel existant entre une électrode de verre et une élec-
trode de référence (calomel-KCl saturé) plongeant dans une même solution,
est une fonction linéaire du pH de celle-ci. Selon l’expression de NERNST,
le potentiel de l’électrode est lié à l’activité des ions H + présents par la
relation
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
RT
E = E0 + 2,3 ––– log10 aH
nF
E = Potentiel mesuré (en Volt).
E0 = Potentiel standard dépendant du choix de l’électrode de référence (en
Volt).
R = Constante des gaz (J.mol −1. K −1). A
T = Température absolue (K).
■ Matériel spécial
– Électrode de verre.
– Électrode de référence au calomel – chlorure de potassium saturé.
– Dispositif potentiométrique amplificateur spécialement construit pour la mesure du pH
(pH-mètre).
■ Réactifs
Les solutions sont préparées à partir des sels minéraux portant la mention « PUR pour
détermination du pH ». Avant l’emploi, ces sels seront laissés pendant 2 heures dans une
étuve à 110 °C, sauf pour le tétraborate de sodium qui est utilisé à l’état de décahydrate.
L’eau ultra-pure entrant dans la composition des solutions sera rigoureusement exempte
d’anhydride carbonique. Ces solutions sont à conserver dans des flacons en polyéthylène
bien bouchés, elles doivent être rejetées lorsqu’elles présentent de la moisissure ou un
dépôt. La durée de conservation peut être augmentée par addition d’un cristal de thymol.
– Solution d’hydrogénophtalate de potassium : pH 4,00 à 20 °C :
hydrogénophtalate de potassium 10,21 g
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
À conserver à l’abri de toute trace d’acide ou de base.
– Solution d’hydrogénophosphates : pH 6,88 à 20 °C :
dihydrogénophosphate de potassium 3,39 g
hydrogénophosphate de sodium 3,53 g
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Solution de tétraborate de sodium : pH 9,22 à 20 °C :
tétraborate de sodium 3,80 g
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
■ Mode opératoire
Étalonnage de l’appareil
Dans le cas des appareils ne donnant pas de mesures directes, introduire
successivement dans deux solutions étalons l’ensemble constitué par
l’électrode de verre et l’électrode au calomel. Les valeurs correspondantes
en millivolts lues sur l’appareil permettent de déterminer la droite liant le pH
et la différence de potentiel.
93
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
Mesures
– Pour les eaux non tamponnées ou susceptibles de se modifier au contact
de l’air, les mesures s’effectuent à l’abri de l’air en utilisant un dispositif
isolant l’électrode de verre de l’atmosphère ambiante.
L’eau à examiner sera amenée alors au contact de l’électrode par circula-
tion.
Faire la lecture après stabilisation du pH.
– Pour les eaux suffisamment tamponnées, le pH peut être mesuré au
contact de l’air. Il est nécessaire d’effectuer un certain nombre de mesures
pour être assuré de la constance de la valeur obtenue.
– D’une façon générale si l’appareil ne comporte pas de correcteur de
pente effectuer l’étalonnage avec une seule solution tampon d’un pH aussi
voisin que celui de l’eau à analyser. Dans le cas contraire utiliser une solu-
tion tampon de pH 7 pour le réglage de normalisation puis une solution
tampon d’un pH aussi voisin que celui de l’eau à analyser pour le réglage
du correcteur de pente. Pratiquement, il y a toujours lieu de se reporter aux
notices des appareils utilisés.
Remarques
– Il est recommandé de déterminer le pH des eaux in situ, de façon à ne pas
modifier les équilibres ioniques par suite d’un transport ou d’un séjour plus ou
moins prolongé des échantillons dans des flacons.
– Les électrodes de verre sont relativement fragiles et doivent être utilisées très
propres. Aussi en dehors de l’usage, les conserver dans l’eau déionisée.
– Au-dessus de pH 9, les mesures sont entachées d’une erreur due à la pré-
sence des ions sodium dans la solution. Il suffira pour la corriger d’utiliser l’aba-
que indiquée ci-jointe. Il existe des électrodes spéciales qui évitent cette correc-
tion.
– Dans de bonnes conditions opératoires la précision peut être de 앐 0,02 et la
sensibilité de 0,05.
94
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5 • Salinité totale, 5.3 pH (Référence de qualité
potentiels et titres « Eau potable »)
1 Correction de pH
+1
11,0
0,5 + 0,5
A
+ 0,1
0,1
+ 0,05 10,0
0,05
+ 0,02
0,02 9,5
+ 0,01
ΔpH
0,01
9,0
0,005 pH'
CNa
Exemple
Lecture du pH ( pH ʹ ) 9,8
+
Concentration en ion Na CNa 0,4
Correction du pH + 0,1
pH corrigé 9,9
95
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5 • Salinité totale, 5.4 Potentiel d’oxydo-réduction
potentiels et titres
Méthode de référence
NF T 90-008. Qualité de l’eau – Détermination du pH. Février 2001.
96
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5 • Salinité totale, 5.4 Potentiel d’oxydo-réduction
potentiels et titres
Par suite :
- n. log ae = n. pε = log K0 + log [(aOx) a /(aRed) b]
avec pε, potentiel d’électrons (équivalent à pH potentiel de protons).
Avec (1/n). log K = pε0, l’équation devient :
pε = pε0 + (1/n). log [(aOx) a /(aRed) b]
Par ailleurs la thermodynamique définit une relation entre la constante
A
d’équilibre K0 et le potentiel standard d’oxydo-réduction E0
Remarque
Quand un nombre z d’ions H + interviennent dans l’équilibre Ox/Red (côté oxy-
dant), ou d’ions OH- (côté réducteur), il faut en tenir compte dans l’expression
de NERNST, qui devient (par exemple à 25 °C) :
EH = E0H + (0,059/n). log [(aOx) a /(aRed) b] – (0,059/n).z.pH
■ Principe
La mesure du potentiel d’oxydo-réduction est réalisée grâce à une cellule
électrochimique constituée d’une électrode de mesure (platine) et d’une
électrode de référence.
Quand l’électrode de référence est l’électrode standard à hydrogène (ESH,
couple H +/H2 (g) avec E0H = 0) la mesure du potentiel lié au déplacement
des électrons, donne la valeur de EH.
97
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5 • Salinité totale, 5.4 Potentiel d’oxydo-réduction
potentiels et titres
■ Matériel spécial
Dispositif potentiométrique : la majorité des pHmètres/millivoltmètres conviennent pour
cette détermination
Pour les électrodes de mesure, on pourra utiliser :
– 2 électrodes séparées : électrode de référence (calomel ou Ag/AgCl) et électrode de
mesure métallique, généralement constituée d’un fil de platine,
– une électrode métallique combinée, intégrant un système de référence (calomel ou
Ag/AgCl) et un élément sensible (électrode de mesure) souvent constitué d’un anneau
de platine.
■ Réactifs
La solution électrolytique des électrodes doit être rechargée régulièrement, voire même
renouvelée, en suivant les instructions du fabricant d’électrodes.
Les solutions électrolytiques sont généralement les suivantes :
– une solution saturée de KCl pour l’électrode au calomel saturé,
– un mélange KCl 3M/AgCl saturé pour l’électrode Ag/AgCl.
SOLUTIONS DE CALIBRATION
Des solutions tamponnées de quihydrone pour l’étalonnage de l’appareil sont disponi-
bles dans le commerce.
L’étalonnage de l’appareil peut également être réalisé en utilisant l’une des solutions
ci-dessous :
– Solution A :
Sulfate de fer (II) et d’ammonium Fe (NH4) 2 (SO4) 2,6H2O 39,21 g
Sulfate de fer (III) et d’ammonium Fe (NH4) (SO4) 2,12H2O 48,22 g
Acide sulfurique concentré (d = 1,84) 56,2 mL
Eau déionisée q.s.p 1 000 mL
– Solution B :
Potassium ferrocyanure K4Fe (CN) 6,3H2O 1,4080 g
Potassium ferricyanure K3Fe (CN) 6 1,0975 g
Potassium chlorure KCl 7,4555 g
Eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
98
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5 • Salinité totale, 5.4 Potentiel d’oxydo-réduction
potentiels et titres
Le potentiel mesuré est fortement influencé par la température (cf. loi de NERNST),
comme l’illustre la figure ci-dessous dans le cas de la solution standard B, le potentiel
indiqué étant mesuré par rapport à l’électrode standard à hydrogène (EH).
0,48
0,47
0,46
0,45
Potentiel EH (V)
0,44
0,43
0,42
0,41
0,40
0 5 10 15 20 25 30
Température (°C)
■ Mode opératoire
Le potentiel redox étant influencé par les variations de la teneur en oxygène
dans le milieu, la mesure s’effectuera de préférence in situ en plongeant les
électrodes (ou l’électrode combinée) dans l’échantillon. Après stabilisation
de la lecture, on notera le potentiel mesuré ainsi que la température de
mesure.
Le résultat sera exprimé en millivolts (mV) en précisant le système de
référence choisi (calomel ou Ag/Ag/Cl) ou mieux encore en le calculant par
rapport à l’électrode normale à hydrogène (voir ci-dessus § principe).
Un étalonnage n’est pas toujours nécessaire, mais il est souvent préférable
de contrôler le matériel avec des solutions de potentiel connu. Les fabri-
cants proposent généralement des solutions tamponnées de quinhydrone.
(pH 4 ou pH 7).
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5 • Salinité totale, 5.6 Acidité
potentiels et titres
Remarques
Des dépôts sur les électrodes peuvent provoquer des lectures erronées. Des
nettoyages réguliers seront réalisés selon les préconisations du fournisseur. Un
nettoyage avec des acides minéraux dilués est généralement préconisé : pour
les impuretés organiques ou des graisses, on pourra utiliser les détergents de
laboratoire.
Commercialisée sous forme d’une poudre, la quinhydrone est un mélange
équimolaire de benzoquinone (C6H4O2, noté Q) et d’hydroquinone (C6H4O2H2,
noté QH2), qui se dissocie en solution aqueuse :
Q + 2 H + + 2 e ' QH2
équation qui correspond à un système redox :
Ox + 2 H + + 2 e ' Red
où l’acidité de la solution détermine la valeur du potentiel d’équilibre.
5.5 rH
L’indice rH est défini comme étant le cologarithme de la pression partielle
en hydrogène, -log pH2.
En effet, la relation de NERNST pour le couple H +/H2 s’écrit :
EH = E0H + (0,059/2). log [(aH) 2/pH2]
avec E0H = 0 et log (aH) 2 = – 2 pH.
L’indice rH peut être alors calculé par :
rH = [EH/0,029] + 2 pH
L’indice rH est souvent utilisé pour définir les limites de la déferrisation
biologique des eaux souterraines.
Remarque
On définit également le rO2 qui correspond au cologarithme de la pression
partielle en oxygène.
5.6 Acidité
L’acidité d’une eau résulte de la présence de dioxyde de carbone dissous
(CO2 libre) et/ou d’acides forts libres. La présence d’acides forts libres se
caractérise par un pH de l’eau inférieur à 4,5 – 4,3. Le dioxyde de carbone
dissous est toujours présent dans les eaux naturelles (voir chapitre sur les
équilibres calcocarboniques) à des concentrations variables selon l’origine
géologique ou environnementale de l’eau. La présence de dioxyde de
carbone libre à une concentration mesurable se caractérise généralement
par un pH compris entre 4,5 et 8,3. La mesure préalable du pH de l’eau
permet de savoir si celle-ci contient ou non des acides forts libres ou si elle
ne contient que du dioxyde de carbone.
Dans la suite de ce sous-chapitre on traitera séparément le dosage de
l’acidité forte de celui du dioxyde de carbone.
100
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5 • Salinité totale, 5.6 Acidité
potentiels et titres
■ Principe du dosage
Le dosage consiste à neutraliser les acides forts par une base forte telle
que l’hydroxyde de sodium. La fin du dosage est détectée par virage d’un
indicateur coloré ou par mesure du pH. Si l’eau contient des acides forts
libres et du CO2 libre, on utilisera le méthylorange (virage à pH 4,5) et la
phénolphtaléine (virage à pH 8,3). Si l’eau ne contient pas de CO2 libre (ou
si sa concentration est très faible), on pourra utiliser un seul indicateur tel
que le bleu de bromothymol dont le pH de virage est voisin de 7.
■ Réactifs
– Solution saturée d’hydroxyde de sodium exempte de carbonate :
Hydroxyde de sodium 550 g
Eau déionisée 500 cm3
Laisser au repos dans un flacon hermétiquement clos ceci afin que le carbonate se
décante complètement. Siphonner la partie surnageante et titrer avec un acide minéral
de normalité connue.
– Solution d’hydroxyde de sodium 0,02 N :
Un volume calculé de la solution précédente est amené à 1 litre à l’aide d’eau déionisée
fraîchement bouillie et exempte d’anhydride carbonique.
Cette solution se conserve en flacon de polyéthylène à l’abri de l’anhydride carbonique
de l’air et doit être renouvelée chaque semaine.
– Solution alcoolique de phénolphtaléine à 0,5 % :
Phénolphtaléine 5g
Alcool éthylique 500 cm3
Eau déionisée 500 cm3
Solution d’hydroxyde de sodium 0,02 N q.s.p.
l’apparition
d’une faible
coloration rose.
101
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5 • Salinité totale, 5.6 Acidité
potentiels et titres
■ Mode opératoire
– Acidité totale :
Prélever dans une fiole conique, 100 ml d’eau à analyser. Ajouter 3 gouttes
de solution de phénolphtaléine. Titrer sur fond blanc avec la solution étalon
d’hydroxyde de sodium 0,02 N jusqu’à apparition d’une faible coloration
rose caractéristique du virage à pH 8,3.
Soit X1 le volume de solution d’hydroxyde de sodium versé.
– Acidité en acides forts (TAF) :
Prélever dans une fiole conique 100 ml d’eau à analyser et ajouter 2 gout-
tes de solution de méthylorange. Titrer sur fond blanc avec la solution
d’hydroxyde de sodium 0,02 N jusqu’à virage du jaune au jaune orangé
(pH 4,5). Soit X2 le volume de solution d’hydroxyde de sodium versé.
Remarques
– Si X1 et X2 sont identiques à 0,1 cm3 près, on peut conclure que la concentra-
tion en CO2 libre est voisine de la concentration d’équilibre avec l’atmosphère
(inférieure à 1 mg. L-1). On peut alors vérifier la mesure de l’acidité en acide fort
en recommençant le dosage. On utilisera alors le bleu de bromothymol comme
indicateur à raison de 3 gouttes de solution à 0,5 %.
– Éliminer le chlore résiduel libre si l’eau en contient, en ajoutant 1 goutte de
solution de thiosulfate de sodium 0,1 N ou au moyen de rayonnements ultra-
violets.
– Les appareils de titrage automatique, associés à un pH-mètre, peuvent être
utilisés pour les dosages.
102
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5 • Salinité totale, 5.6 Acidité
potentiels et titres
bonique. Toutefois, compte tenu des risques d’erreur liés à cette mesure,
une détermination attentive et soignée du pH, réalisée sur le site de pré-
lèvement peut dans bien des cas, être préférable. La concentration du
CO2 libre pourra ensuite être calculée soit à l’aide d’abaques soit par voie
informatique.
■ Principe du dosage A
Le dosage du CO2 libre consiste à neutraliser la première fonction de cet
– –
H2CO3 + CO 32 2HCO3
– –
H2CO3 + OH HCO3 + H2O
Dans cette expression pK1 et pK 2 sont les cologarithmes des deux constan-
tes de dissociation de l’acide carbonique et sont égaux respectivement à
6,3 et 10,2 à 25 °C (voir chapitre sur les équilibres calcocarboniques)
On utilise généralement la phénolphtaléine comme indicateur de fin de
dosage qui passe de l’incolore au rose violet au voisinage de pH 8,3.
Deux méthodes sont proposées dans la norme française : le dosage direct
ou le dosage en retour. Compte tenu des risques de perte de CO2 pendant
la mesure, il est recommandé de n’utiliser la méthode directe que si l’eau
ne contient que très peu de CO2 libre (moins de 10 mg. L-1).
Quelle que soit la méthode choisie, il est impératif de réaliser cette mesure
sur le site de prélèvement et immédiatement après la prise d’échantillon.
En effet lors du transport de l’échantillon, l’eau peut échanger du CO2 avec
l’atmosphère et peut, dans la plupart des cas, en perdre même si l’échan-
tillon est placé dans un flacon totalement rempli d’eau et donc sans bulle.
D’autre part, l’élévation du pH de l’eau résultant de l’ajout de soude ou de
carbonate de sodium et l’accroissement concomitant de la concentration
en carbonate entraînent un déplacement des équilibres calcocarboniques
conduisant à la précipitation de carbonate de calcium. Cette précipitation
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5 • Salinité totale, 5.6 Acidité
potentiels et titres
Pour réduire les risques d’erreur liée à cette précipitation, on devra réduire
la concentration en calcium ou masquer cet ion :
– soit en introduisant dans l’échantillon des résines échangeuses d’ions
(sous forme sodique) qui échangeront le calcium pour du sodium
– soit en ajoutant à l’échantillon une solution de tartrate de sodium et de
potassium qui complexera le calcium pendant la durée du dosage.
Ainsi les résultats du dosage ne seront interprétables que si l’on prend
un certain nombre de précautions pendant le prélèvement pour limiter les
risques de perte de CO2 et si l’on effectue un prétraitement apte à réduire
les risques de précipitation de carbonate de calcium.
■ Réactifs
– Solution d’hydroxyde de sodium environ 0,025 N (pour le dosage direct) (solution I).
– Solution de tartrate de sodium et de potassium (pour le dosage direct) :
Tartrate double de sodium et de potassium 66 g
Eau déionisée q.s.p. 1 000 cm3
– Solution d’hydroxyde de sodium environ 0,025 N et de tartrate (pour le dosage en
retour) (solution II) :
Tartrate double de sodium et de potassium 66 g
Solution d’hydroxyde de sodium 0,05 N 500 cm3
Eau déionisée q.s.p. 1 000 cm3
– Solution alcoolique de phénolphtaléine à 1 %.
– Solution d’acide chlorhydrique 0,1 N.
– Résines cationiques sodiques :
On peut utiliser des résines cationiques en phase sodique telles que celles qui sont
mises en œuvre dans les adoucisseurs. Les résines doivent être préalablement régéné-
rées en les disposant dans une colonne en verre ou en plastique et en faisant percoler
une solution saturée de chlorure de sodium. Elles sont ensuite rincées par passage
d’eau déionisée afin d’éliminer l’excès de chlorure de sodium. Elles seront ensuite stoc-
kées humides dans un flacon en polyéthylène.
■ Mode opératoire
Prélèvement
Le dosage étant réalisé dans une éprouvette graduée munie d’un bouchon
(éprouvette en verre et bouchée avec un bouchon rodé ou éprouvette en
plastique muni d’un bouchon), le prélèvement sera directement effectué
dans cette éprouvette.
Sur un plan d’eau libre (lac, rivière, bassin…) plonger l’éprouvette graduée
de 250 cm3 dans l’eau en veillant à limiter la formation de remous ou de
bulles afin de réduire les pertes de CO2. Remplir l’éprouvette jusqu’à envi-
ron 200 cm3 et noter le volume exact (X).
À un robinet qui sera muni préalablement d’un tube en plastique souple,
disposer rapidement l’éprouvette graduée sous le robinet de manière à ce
104
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5 • Salinité totale, 5.6 Acidité
potentiels et titres
que le tube plonge jusqu’au fond de celle-ci. Laisser couler l’eau jusqu’à
ce que le volume de l’éprouvette ait été renouvelé environ trois fois. Puis
retirer l’éprouvette et ajuster grossièrement le volume à 200 cm3 et noter
le volume exact (X).
Dosage direct
Introduire 10 cm3 de la solution de tartrate double de sodium et de
potassium dans l’échantillon disposé dans l’éprouvette graduée ou envi-
A
ron 20 cm3 de résines cationiques, puis 6 à 8 gouttes de la solution de
Dosage en retour
Introduire un volume V = 10 cm3 de solution d’hydroxyde de sodium
0,025 N et de tartrate (solution II) dans l’échantillon d’eau disposé dans
l’éprouvette graduée. Si l’eau contient plus de 50 mg de CO2 par litre, dou-
bler cette quantité (V = 20 cm3). Ajouter 6 à 8 gouttes de la solution de phé-
nolphtaléine et obturer l’éprouvette graduée et reboucher. Homogénéiser
en retournant lentement l’éprouvette. La solution doit prendre une teinte
rose. Dans le cas contraire opérer avec une quantité d’hydroxyde de
sodium plus grande (V = n.10 cm3).
Titrer alors à l’acide chlorhydrique 0,1 N jusqu’à décoloration. Soit V1 le
volume d’acide 0,1 N introduit. Faire un essai à blanc en ajoutant à l’échan-
tillon précédent, le même volume (V) de solution d’hydroxyde de sodium
et de tartrate que celui utilisé pour le dosage. Soit V2 le volume d’acide
0,1 N utilisé
– Méthode alternative
On peut aussi réaliser le dosage en remplaçant l’ajout de 10 cm3 de solu-
tion de tartrate double de sodium et de potassium par une introduction de
20 cm3 de résines cationiques sodiques dans l’échantillon. Les ions calcium
ayant été remplacés par des ions sodium, la précipitation de carbonate de
calcium est alors très peu probable pendant tout le temps nécessaire au
dosage. On réalisera alors le dosage comme précédemment en utilisant la
solution d’hydroxyde de sodium 0,025 N (solution I)
105
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5 • Salinité totale, 5.6 Acidité
potentiels et titres
V .V V .V
CCO2libre = 44.N. 1000 = 44. 1 2 .1000 = 440 1 2
X 100 X X
A
N=
10
Remarques
– La précision de ce dosage est de l’ordre de 1 mg. L-1.
– Un pH-mètre, associé ou non à un appareil de titrage automatique, peut être
utilisé pour le dosage (pH 8,3).
– Un début de précipitation de CaCO3 peut parfois avoir lieu lors de l’ajout de
la solution d’hydroxyde de sodium et de tartrate avant que le calcium ne soit
complexé, en raison de la forte basicité de cette solution. L’utilisation de résines
cationiques telle qu’indiquée comme méthode alternative est conseillée pour le
dosage du CO2 libre dans les eaux dures.
– En présence d’une quantité notable de produits ammoniacaux, la phé-
nolphtaléine se transforme en diimidophtaléine dont la solution alcaline est
incolore.
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5 • Salinité totale, 5.7 Alcalinité (TA-TAC)
potentiels et titres
Méthode de référence
NF T 90-011 (Février 2001). Qualité de l’eau – Dosage du dioxyde de car- A
bone dissous.
* Par le passé, avant la généralisation de l’emploi des milliéquivalents, on exprimait les concentrations
de certains ions en degrés français et notamment celles des ions chlorure ou sulfate. En l’absence de lien
avec le CaCO3, le seul intérêt de ces expressions était l’homogénéité des unités qui permettait d’en faire
facilement la somme ou de les comparer.
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5 • Salinité totale, 5.7 Alcalinité (TA-TAC)
potentiels et titres
–
[H3O+] . [HCO3 ]
K1' =
[H2CO3]
On peut en déduire :
[H3O+] 2 = K1' .[H2CO3]
Ou encore 1
pH = (pK 1´ – log [H2CO3])
2
Ainsi, le pH de virage du dosage du TAC varie en fonction de la concentra-
tion de l’eau en CMT comme le montre la figure « Évolution du pH de virage
du TAC en fonction de la concentration en carbone minéral total ».
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5 • Salinité totale, 5.7 Alcalinité (TA-TAC)
potentiels et titres
pHe = f(CMT)
6,00
5,50
5,00
A
4,50
4,00
3,50
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
CMT en mmole/l
■ Principe
Ces déterminations sont basées sur la neutralisation d’un certain volume
d’eau par un acide minéral dilué, en présence d’un indicateur coloré.
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5 • Salinité totale, 5.7 Alcalinité (TA-TAC)
potentiels et titres
■ Réactifs
– Acide chlorhydrique ou sulfurique 0,02 N.
– Solution de phénolphtaléine dans l’alcool à 0,5 % (voir acidité).
– Solution de vert de bromocrésol et de rouge de méthyle :
Vert de bromocrésol 0,2 g
Rouge de méthyle 0,015 g
Éthanol à 90 % q.s.p. 100 cm3
– Eau déionisée exempte d’anhydride carbonique libre (par ébullition de 15 min).
■ Mode opératoire
Détermination du TA
Prélever 100 ml d’eau à analyser dans une fiole conique. Ajouter 1 à
2 gouttes de solution alcoolique de phénol phtaléine. Une coloration rose
doit alors se développer. Dans le cas contraire le TA est nul, (pH < 8,3)
Verser ensuite doucement l’acide dans la fiole à l’aide d’une burette, en
agitant constamment, et ceci jusqu’à décoloration complète de la solution
(pH 8,3).
Soit V le volume d’acide utilisé pour obtenir le virage.
Détermination du TAC
Utiliser l’échantillon traité précédemment ou le prélèvement primitif s’il n’y a
pas eu de coloration. Ajouter 2 gouttes de solution de vert de bromocrésol
et de rouge de méthyle et titrer de nouveau avec le même acide jusqu’à
disparition de la coloration bleu verdâtre et apparition de la couleur rose
(pH 4,5). Le dosage doit être effectué rapidement pour réduire les pertes de
CO2 qui pourraient entraîner une élévation du pH de virage (voir ci-dessus).
Soit V’ le volume d’acide 0,02 N versé depuis le début du dosage.
Remarques
– La présence d’acides faibles ou de leurs sels peut interférer (acides humi-
ques, phosphates, citrates, tartrates…). La silice ionique peut aussi interférer
notamment lorsque le pH est supérieur à 8,5.
– La présence d’une quantité importante de phosphates peut rendre la lecture
du virage à la phénolphtaléine un peu délicate. Les interférences liées à des
teneurs élevées de carbonates ou de phosphates peuvent être réduites par
l’addition en excès de chlorure de strontium à 4,5 g/l.
110
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5 • Salinité totale, 5.7 Alcalinité (TA-TAC)
potentiels et titres
3 4 5 6 7 8
3 4 5 6
pH
1
1
2
2
pH initial = 5,93 pH initial = 7,06
pH équivalent = 5,1 3 pH équivalent = 5,24
3 TAC = 0,4° français TAC = 1,1° français
4 4
111
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5 • Salinité totale, 5.7 Alcalinité (TA-TAC)
potentiels et titres
X0 = 2X1 – X2,
X0 = Volume d’acide correspondant au point équivalent.
X1 = Volume d’acide correspondant au pH 4,5.
X2 = Volume d’acide correspondant au pH 4,2.
Par suite, l’alcalinité exprimée en milliéquivalents par litre d’eau, est égale
à:
(2V1– V2).N.1000
TAC =
v
N = Titre de l’acide.
v = Volume de l’échantillon (cm3).
112
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5 • Salinité totale, 5.7 Alcalinité (TA-TAC)
potentiels et titres
Moles
[H+]
-7 D (X2,Y2)
600 10
A
500 10-7
-7 A (X1,Y1)
300 10
-7
200 10
P
(X0,Y0)
100 10-7
0 X0 X1 X2 v (mL)
Courbe de titrage
Remarque
Cette méthode, comme la méthode pH-métrique, est recommandée lorsque
l’alcalinité totale est inférieure à 5°f, car elle permet d’éliminer l’erreur pouvant
être due à la perte d’anhydride carbonique pendant le dosage.
■ Principe
L’hélianthine est utilisée comme indicateur de coloration dans un tampon à
pH 3,1 juste en dessous du point équivalent de sorte que toute addition d’alca-
linité provoque une diminution de la coloration directement proportionnelle.
■ Réactifs
– Solution d’hélianthine :
Hélianthine (méthylorange) 0,5 g
Eau déionisée q.s.p. 1L
113
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5 • Salinité totale, 5.7 Alcalinité (TA-TAC)
potentiels et titres
■ Mode opératoire
Se reporter au schéma d’utilisation (figure ci-dessous). La cadence des
déterminations est de 40 échantillons à raison d’un rinçage de 30 secondes
pour un temps de prise d’échantillon de 60 secondes. Faire fonctionner
l’appareillage avec les réactifs et de l’eau déionisée jusqu’à obtention d’une
ligne de base stable.
Effectuer les lectures à 550 nm.
0,32 Air
5T
0,80 Réactif
0,32 Échantillon
0,60 Effluent
Évier
550 nm
Spectrophotomètre
cellule 15 mm
Schéma d’utilisation
114
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5 • Salinité totale, 5.8 Carbone minéral total
potentiels et titres
Remarque
Préparer les réactifs et la gamme étalon avec de l’eau déionisée exempte d’an-
hydride carbonique obtenue par l’ébullition. A
Méthodes de référence
■ Principe
Le dioxyde de carbone du carbonate de calcium précipité lors du prétraite-
ment et des ions carbonates et hydrogénocarbonates dissous est libéré par
un excès d’acide. Le CO2 formé est entraîné par un courant d’air exempt de
CO2, vers une solution de baryte dans laquelle il barbote. Après absorption
du dioxyde de carbone, la baryte restante est titrée.
■ Matériel spécial
L’appareil (voir figure « Schéma d’un appareil pour dosage du carbone minéral total »)
est constitué par une boîte munie d’ampoules électriques et d’un fond de verre pour
l’éclairage éventuel.
À l’intérieur de la boîte sont fixés des bouchons reliés à des burettes et à un système
de circulation d’air. Une plaque chauffante peut être introduite sous le ballon à évolution
(D). Une pompe (P) provoque la circulation de l’air du ballon à évolution dans le tube
d’absorption (E) à travers un disque de verre fritté scellé dans le verre (G).
115
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5 • Salinité totale, 5.8 Carbone minéral total
potentiels et titres
A B C
F E D
G –
P +
R
■ Réactifs
Acide sulfurique 0,1 N.
Acide chlorhydrique 0,02 N.
Solution d’hydroxyde de sodium 0,1 N
Solution d’hydroxyde de baryum 0,02 N.
Le titre de cette solution est déterminé à l’aide de l’appareil à évolution. Introduire 50 cm3
de solution de la burette A dans le flacon E et monter l’appareil. Verser 200 cm3 d’eau
déionisée exempte de dioxyde de carbone dans le flacon D, faire démarrer la pompe et
laisser circuler les gaz pendant 10 minutes environ. Titrer l’hydroxyde de baryum avec
l’acide chlorhydrique 0,02 N jusqu’au virage de la phénolphtaléine.
Solution alcoolique de phénolphtaléine à 0,1 %.
Solution d’hélianthine à 1 %.
■ Mode opératoire
Prélèvement et prétraitement de l’échantillon
Un échantillon d’environ 200 cm3 est placé directement dans la fiole coni-
que (D) qui sera utilisée pour le dosage. Ajouter immédiatement 10 cm3 de
solution d’hydroxyde de sodium 0,1 N et vérifier que le pH de l’échantillon
est supérieur à 8,5 par addition de quelques gouttes de solution de phé-
nolphtaléine. Si la coloration rose violacée ne se développe pas, ajouter
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5 • Salinité totale, 5.8 Carbone minéral total
potentiels et titres
Dosage
À l’aide de la burette A, introduire 50 cm3 (ou 100 cm3 si l’on a doublé le
volume de soude introduite lors du prétraitement) de solution d’hydroxyde
A
de baryum 0,02 N dans le flacon en position F, puis placer celui-ci en posi-
(V – v).0,02.1000 = 10 (V – v) en millimoles.L–1
CMT =
2Ve Ve
(V – v)
Ou encore CMT = 440 en mg de CO2 par litre
Ve
117
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5 • Salinité totale, 5.9 Dureté ou titre hydrotimétrique (TH)
potentiels et titres
Remarques
– Les phosphates, silicates et aluminates ne gênent pas et la méthode donne
une précision supérieure ou égale à 5 % sauf en présence de sulfures, sulfites
et sels d’acides volatils,
– Si la concentration en CMT de l’eau est supérieure à 200 mg de CO2 par litre,
il convient d’adapter le volume de solution d’hydroxyde de sodium nécessaire
au blocage de l’échantillon ainsi que le volume de solution de baryte placé dans
le vase à absorption.
Méthode de référence
AFNOR, norme NF T 90-011. Dosage du dioxyde de carbone dissous.
Paris, Février 2001.
118
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5 • Salinité totale, 5.9 Dureté ou titre hydrotimétrique (TH)
potentiels et titres
Tableau de correspondance
entre les diverses unités étrangères et françaises
119
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5 • Salinité totale, 5.9 Dureté ou titre hydrotimétrique (TH)
potentiels et titres
■ Mode opératoire
Introduire 50 mL d’eau à analyser dans une fiole conique de 250 mL, ajouter
4 mL de solution tampon et trois gouttes de solution de noir ériochrome T. La
solution se colore en rouge foncé ou violet, le pH doit être de 10. En mainte-
nant une agitation, verser la solution d’EDTA rapidement au début puis goutte
120
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5 • Salinité totale, 5.9 Dureté ou titre hydrotimétrique (TH)
potentiels et titres
Remarques
– La limite de détection est d’environ 2 à 5 mg / L en CaCO3 .
– L’addition d’éthanol dans la proportion de 25 % pour la dissolution du noir
d’ériochrome T permet de diminuer la viscosité de la solution. Un mélange de
1 g de noir ériochrome et de 100 g de chlorure de sodium finement pulvérisé
peut être également utilisé comme indicateur.
– Le pH de la solution après l’addition de solution tampon doit être égal à 10.
S’il est inférieur, ajouter la quantité de tampon nécessaire pour l’obtenir.
– Si au cours du dosage, le volume de solution d’EDTA utilisé est inférieur à
2 mL, utiliser un plus grand volume d’échantillon ; s’il est supérieur à 20 mL,
diminuer la prise d’échantillon.
– Certains éléments métalliques tels que l’aluminium, le plomb, le fer, le cuivre,
le manganèse, l’étain et le zinc peuvent produire des interférences soit parce
qu’ils sont dosés en même temps que le calcium et le magnésium, soit parce
qu’ils réagissent sur l’indicateur. Les phosphates et carbonates risquent de pré-
cipiter le calcium au pH du dosage. Le baryum, l’aluminium et le manganèse
perturbent le virage au-delà de 2 à 3 mg / L pour le baryum, 10 mg / L pour l’alu-
minium et 0,2 mg / L pour le manganèse. Le virage ne se produit plus pour
1 mg / L de cuivre, cobalt ou nickel. Une erreur de 0,1 degré français est intro-
duite pour 2 mg / L de fer et 10 mg / L de plomb. Éventuellement, des agents
masquants (cyanure de sodium) peuvent être utilisés. Le cyanure de sodium est
un poison violent, veiller à prendre les précautions qui s’imposent au cours de
sa manipulation et des rejets.
– En présence de cuivre, ajouter à la solution d’indicateur une petite quantité de
diéthyldithiocarbamate de sodium, qui complexe le cuivre et élimine son interfé-
rence. Pour des doses supérieures à 5 mg / L, le cuivre devra être complexé par
du cyanure de potassium.
– Le manganèse bivalent ne gêne pas la fin du virage, mais il la retarde de la
quantité d’ions Mn+ + contenus dans l’eau. Donc, non seulement la dureté mais
encore le manganèse dissous sont titrés.
– La méthode ne convient pas aux effluents et à l’eau de mer.
121
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5 • Salinité totale, 5.10 Titre acidimétrique (TACi) ou Anions
potentiels et titres d’acides forts ou Sels d’acides forts (SAF)
Méthodes de référence
NF T90-003 (août 1984). Essais des eaux – Détermination de la concentra-
tion totale en calcium et magnésium – Méthode titrimétrique à l’EDTA.
NF T90-016 (août 1984). Essais des eaux – Dosage du calcium – Méthode
titrimétrique à l’EDTA.
■ Principe
La salinité anionique forte est libérée sous la forme des acides corres-
pondants en faisant passer l’eau à analyser sur un échangeur de cations
fortement acide. On utilise l’échangeur de cations régénéré sous forme H + ;
il peut donc échanger tous les cations de l’eau contre l’ion hydrogène. Les
réactions d’échanges sur la résine sont les suivantes
R H2 + MSO4 (ou M2SO4) R M ou (R M2) + H2SO4
R H (ou R H2) + MCl (ou MCl2) R M ou (R M2) + (1 ou 2) HCl
R H (ou R H2) + MNO3 (ou M (NO3) 2) R M ou (R M2) + (1 ou 2) HNO3
avec M = cation divalent ou monovalent.
Les acides libérés sont alors dosés à la soude titrée en présence d’hé-
lianthine.
■ Appareillage
Matériel et verrerie courants de laboratoire.
Une colonne pour échanges d’ions munie d’une plaque de verre fritté et d’un robinet.
122
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5 • Salinité totale, 5.10 Titre acidimétrique (TACi) ou Anions
potentiels et titres d’acides forts ou Sels d’acides forts (SAF)
■ Réactifs
Soude N/10
Hélianthine : solution à 5 g/L dans un mélange 50 % eau – 50 % d’éthanol
Acide chlorhydrique approximativement normal.
Résine échangeuse de cations type CF ou CFP.
■ Mode opératoire A
MISE EN ŒUVRE DE LA RÉSINE
MESURE DU TACI
– Laisser écouler 150 à 200 ml d’eau à analyser (à raison d’une goutte
toutes les deux secondes], à travers la résine échangeuse de cations, et
recueillir en fin de passage 100 ml de l’éluat.
– Ajouter quelques gouttes d’hélianthine et titrer par la soude N/10 jusqu’au
virage de l’indicateur.
123
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6 • ÉQUILIBRE CALCOCARBONIQUE
(AGRESSIVITÉ, ENTARTRAGE)
125
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6 • Équilibre 6.1 Rappel historique
calcocarbonique des diverses méthodes proposées
126
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6 • Équilibre 6.2 Données analytiques nécessaires
calcocarbonique aux calculs d’équilibre calcocarbonique
127
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6 • Équilibre 6.3 Aspects théoriques
calcocarbonique de l’équilibre calcocarbonique
+ 2 –
Avec K2’ = [H3O ] . [CO
–
3 ] (2)
[HCO3 ]
128
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6 • Équilibre 6.3 Aspects théoriques
calcocarbonique de l’équilibre calcocarbonique
2H2O H3O+ + OH
–
Dans chacune de ces 3 relations apparaît une « constante » qui est fonction A
de la température de l’eau et aussi de sa force ionique. L’unité de concen-
2–
Ca2+ + CO3 CaCO3
TS =
K’s
129
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6 • Équilibre 6.3 Aspects théoriques
calcocarbonique de l’équilibre calcocarbonique
Tableau 1
5 °C 15 °C 25 °C 60 °C
H2 × 10 3
39,08 48,07 56,51 78,18
130
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6 • Équilibre 6.3 Aspects théoriques
calcocarbonique de l’équilibre calcocarbonique
131
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6 • Équilibre 6.4 Détermination de l’agressivité
calcocarbonique ou du caractère entartrant d’une eau
132
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6 • Équilibre 6.4 Détermination de l’agressivité
calcocarbonique ou du caractère entartrant d’une eau
133
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6 • Équilibre 6.4 Détermination de l’agressivité
calcocarbonique ou du caractère entartrant d’une eau
λ= N–P
2
–
2[Ca2+] + [H3O +] + P = [HCO –3] + [OH –] + 2[CO 23 ] + N
–
2 = 2[Ca2+] + [H3O +] – [HCO –3] – [OH –] – 2[CO 23 ]
134
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6 • Équilibre 6.4 Détermination de l’agressivité
calcocarbonique ou du caractère entartrant d’une eau
λ = [Ca2+] – TAC
2
√μ
Où ε est fonction de la force ionique μ : ε =
1+1,4√μ
1
La force ionique s’exprime selon la formule μ = ΣCiVi 2
2
CMT
Z
Pente 2
M
CMT
CO2 libre
TAC
[Ca2+]M
[Ca2+]
S
135
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6 • Équilibre 6.4 Détermination de l’agressivité
calcocarbonique ou du caractère entartrant d’une eau
CMT C
Pente 2
0 [Ca2+]
S
136
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6 • Équilibre 6.4 Détermination de l’agressivité
calcocarbonique ou du caractère entartrant d’une eau
CMT
C
te 2
Pe n
M
M
MM1 = [Ca2+]
S Calcium
λ= N–P
2
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6 • Équilibre 6.4 Détermination de l’agressivité
calcocarbonique ou du caractère entartrant d’une eau
ΔP = [Na+]ajouté
[Na+]ajouté
D’où Δ(λ) =
2
Ainsi, les coordonnées du point M ne varient pas mais le point S d’abscisse
λ se déplace vers la gauche ainsi que la courbe C d’équilibre calcocarbo-
nique (Figure 5).
CMT C
C1
te 2
Pe n
SS1 = ½[Na+]
ajouté
S1 S Calcium
138
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6 • Équilibre 6.4 Détermination de l’agressivité
calcocarbonique ou du caractère entartrant d’une eau
M1 : [Ca2+]1 CMT1 λ1 x
M2 : [Ca2+] 2 CMT2 λ2 y
139
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7 • CATIONS ET ANIONS
141
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Remarques importantes
– Les méthodes indiquées s’appliquent aux cations et anions dissous ou en
solution après minéralisation. Le lecteur pourra se reporter au chapitre D et aux
normes AFNOR correspondantes pour appliquer les méthodes indiquées aux
espèces en suspension et/ou aux sédiments.
– Sauf dans quelques cas particuliers, les méthodes indiquées ne permet-
tent d’analyser que globalement le cation ou l’anion considéré, quelles que
soient les espèces (ou formes) présentes en solution. En effet, il ne faut pas
oublier que certains anions présentent des espèces (ou formes) acide et base,
comme les carbonates, silicates, borates, sulfites, etc., et que certains cations
présentent des espèces (ou formes) réduites et oxydées, comme le fer, le man-
ganèse, le chrome, etc. Par ailleurs, tous les cations dans l’eau sont plus ou
moins complexés à des ligands OH ou autres anions minéraux ou organiques,
fonction notamment du pH de l’eau, de son potentiel d’oxydo-réduction, de sa
teneur en composés organiques et minéraux divers. Cette partie « Cations et
Anions » n’aborde absolument pas la spéciation des éléments inorganiques
dans les eaux naturelles. Certains ouvrages traitant de ce sujet sont cités dans
la bibliographie finale.
142
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
143
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Lois de la spectrométrie
L’atténuation d’un faisceau lumineux monochromatique s’exprime par sa
transmittance T (ou pourcentage de transmission), définie comme le rap-
port entre l’intensité lumineuse transmise (I) et l’intensité incidente (I0) :
I
T=
I0
144
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Rayons X UV IR Micro-ondes
UV IR proche
Spectre visible
145
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Matériel nécessaire
La gamme d’appareillages commercialisés est très étendue. Les matériels les plus
simples pourront faire appel à une simple colorimétrie visuelle (comparateurs visuels ou
tests avec bandelettes colorées), alors que des systèmes très sophistiqués intègrent des
possibilités multiples avec l’acquisition des spectres, le tracé des courbes d’étalonnage,
la détermination directe des concentrations, voire même l’analyse multicomposants à
l’aide d’outils logiciels.
Selon le dosage à réaliser, la précision souhaitée, le lieu d’utilisation (terrain ou labora-
toire) plusieurs types d’appareillages pourront être mis en œuvre.
L’appareillage le plus classique demeure le spectromètre (visible, UV, ou UV-visible),
qui se compose :
– d’une source lumineuse : le plus souvent une lampe à incandescence à filament de
tungstène (ou encore une lampe à arc xénon) pour le domaine visible et une lampe à
arc au deutérium pour l’UV,
– d’un système dispersif (souvent un monochromateur) qui permet d’obtenir un rayon-
nement monochromatique et permet d’envoyer dans la cellule contenant l’échantillon un
faisceau parallèle ou d’ouverture optique très faible,
– d’un détecteur (de type photodiode ou photomultiplicateur), qui fournit une tension
électrique proportionnelle ou inversement proportionnelle à l’intensité du rayonne-
ment,
– d’une cuve de mesure où se trouve l’échantillon,
– et dans le cas d’un appareil à optique double faisceau, une cuve de référence qui
permet de réaliser un « blanc » (zéro de l’appareil) et qui contient en général le solvant
(eau distillée) ou une solution dont la matrice est identique à celle des échantillons, mais
sans la molécule soumise à l’analyse (généralement l’eau distillée, additionnée ou non
des réactifs propres au dosage réalisé).
Le schéma ci-dessous illustre la configuration d’un spectromètre monocanal à optique
monofaisceau.
cuve contenant
l’échantillon
Les cuves de mesure utilisables dans le domaine du spectre visible peuvent être en
verre optique réutilisables ou en matériau plastique à usage unique. Par contre, dans le
146
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
domaine UV, seules les cuves en quartz sont utilisables, le verre absorbant lui-même
fortement dans l’UV. Le trajet optique peut varier, le plus souvent entre 0,5 et 10 cm dans
les spectromètres de laboratoire, mais souvent plus faible dans les cellules de mesure
de certains détecteurs (chromatographie par exemple).
Des appareils à comparaison visuelle, permettent sur le terrain, d’obtenir des résultats
satisfaisants grâce à l’utilisation de disques ou de bandes colorés, dont l’intensité de la
coloration sera comparée à l’échantillon.
Des appareillages plus sophistiqués de type multicanaux permettent l’observation A
simultanée de toute l’étendue du spectre UV et/ou visible.
Un composé qui n’absorbe pas la lumière peut faire l’objet d’un dosage
spectrométrique si on peut le transformer (par une réaction préalable) en
un dérivé possédant un chromophore utilisable en spectrométrie :
Élément à doser + réactif substance analysable par spectrométrie
(présence d’un chromophore)
147
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
ANALYSE DE L’ÉCHANTILLON
L’absorbance de l’échantillon est mesurée (après la réaction convenable,
si nécessaire). Elle permettra à l’aide de la droite d’étalonnage, d’accéder
à la concentration C de l’élément concerné.
■ Définitions
L’analyse en flux peut être pratiquée selon deux principes distincts :
– L’analyse avec injection en flux continu (Flow Injection Analysis ou FIA),
dans lequel l’échantillon est injecté dans un fluide en mouvement (fluide
transporteur ou fluide vecteur) et se déplace de façon continue, sans seg-
mentation. Une variante est l’analyse à injection séquentielle (Sequencial
Injection Analysis ou SIA), beaucoup plus récente, qui nécessite la mise
en œuvre d’un mélange par inversion de flux et donc une pompe bidirec-
tionnelle.
148
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Principes
Les deux systèmes possèdent des technologies instrumentales commu-
nes, caractérisées par :
– un mode de transport des échantillons dans des tubes calibrés, grâce à
une pompe de propulsion (généralement de type péristaltique), assurant
un débit constant,
– un mode de traitement des échantillons pendant l’écoulement avec la mise
en œuvre de diverses réactions chimiques, qui se déroulent toutes dans le
même flux, dans des réacteurs, des chambres de mélange ou dans des
tubes enroulés en spirales, le réactif pouvant être injecté à débit constant
(défini par le choix du diamètre du tube calibré installé sur la pompe) par la
même pompe péristaltique que l’échantillon (pompe multi-canaux)
– une unité de dosage automatique du produit de réaction (détecteur à
flux).
Tous les éléments du dispositif sont reliés entre eux par des tubes de
petit diamètre (diamètre intérieur = 0,5 à 2 mm), dont le matériau doit être
compatible avec les réactifs mis en jeu (Téflon, PVC…). La longueur de
ces composants du dispositif permet d’ajuster les temps de contact entre
les réactifs.
L’ensemble du dispositif constitue un réacteur souvent appelé « manifold »,
(terme anglo-saxon sans équivalence en français), que nous représente-
rons dans les différentes méthodes sous le terme de « dispositif d’analyse »
ou de « schéma d’utilisation ». Il peut inclure une unité de traitement de
l’échantillon avant analyse ou à différents stades de cette analyse dans le
but de rendre viables certaines étapes du dosage ultérieur (par exemple
chauffage, dialyse, échange d’ions, extraction, distillation).
La chronologie des étapes peut s’écrire comme suit :
– injection d’un volume défini de l’échantillon dans le flux, le plus souvent
par voie hydrodynamique (aspiration par une pompe), mais parfois par
vanne d’injection,
– mise en jeu d’une ou plusieurs réactions chimiques, grâce à des réac-
teurs pour former une entité détectable par un détecteur convenable,
– détection de l’entité,
– enregistrement et traitement des données.
L’ensemble peut être piloté manuellement, mais l’appareillage est de plus
en plus souvent piloté dans sa totalité par un micro-ordinateur.
149
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Modes de détection
De nombreux systèmes d’analyse en flux reposent sur une détection
spectrométrique (UV ou visible), mais d’autres modes de détection sont
également mis en œuvre en chimie analytique : fluorimétrie, photométrie de
flamme, absorption atomique, potentiométrie, ampérométrie…
Dans le cas le plus habituellement rencontré de la spectrométrie visible,
les composés colorés préalablement formés dans le dispositif d’analyse
en flux, sont détectés par le spectromètre, réglé à la longueur d’onde
convenable (en général le maximum d’absorbance de l’entité concernée),
et quantifiés par référence à une courbe d’étalonnage obtenue avec des
solutions de concentrations connues de cette même entité.
■ Domaines d’applications
Il est impossible de décrire ici toutes les possibilités d’applications analyti-
ques de ces procédés d’analyse en flux, mais les schémas suivants illus-
trent 2 exemples de processus mis en jeu. Le premier schéma représente
un dispositif CFA avec l’injection d’un seul réactif, alors que le second
décrit un dispositif FIA avec l’injection de 3 réactifs, les réactifs R2 et R3
étant introduits simultanément et mélangés avant de rejoindre l’échantillon
déjà additionné du réactif R1. Cette possibilité d’utilisation de plusieurs
lignes de réactifs permet de reproduire de très nombreuses procédures
analytiques complexes et confère à cette technique d’analyse en flux des
domaines d’application très étendus.
Dans les deux cas présentés ci-dessous, la pompe péristaltique utilise
4 canaux, chacun d’eux étant muni d’un tuyau calibré dont le diamètre a
été choisi en fonction des volumes respectifs de réactifs nécessaires au
bon déroulement de la réaction visée.
De même, les bobines de mélange peuvent présenter des diamètres inté-
rieurs et des longueurs variables, pour assurer le mélange et le temps de
contact adapté à la méthode choisie, et certaines peuvent être équipées
d’enceintes chauffantes thermostatées ou encore d’unités réfrigérantes.
Quant à l’échantillon, son mode d’injection peut faire appel à la seule
pompe péristaltique (premier schéma) ou à une vanne d’injection balayée
par le fluide vecteur, cette vanne étant éventuellement couplée à un dispo-
sitif d’injection automatique (passeur d’échantillons).
150
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Dispositif CFA
(Continuous Flow Injection)
avec addition d’un seul réactif
P S1
A Q1
B B
E Q2
D
Q3
A
R
Dispositif FIA
(Flow Injection Analysis)
avec addition de trois réactifs
E
P V
F Q1
B
R1 Q2 D S
R2 Q3 B
R3 Q4
Remarques
– L’utilisation de ces dispositifs requiert des précautions spécifiques et il est
important de suivre scrupuleusement les indications du fabricant en particulier
pour le conditionnement de l’appareillage avant utilisation (stabilisation de la
ligne de base, choix de la gamme de mesure, réglage de la sensibilité, étalon-
nage, essais à blanc…), pour son mode de rinçage après usage et pour ses
conditions de mise à l’arrêt.
151
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
– Tous les tubes de circulation et les raccords utilisés doivent être en matériau
inerte vis-à-vis des réactifs utilisés et d’un diamètre compatible avec les autres
organes du dispositif.
Méthodes de référence
NF EN ISO 13395. Qualité de l’eau – Détermination de l’azote nitreux et de
l’azote nitrique et de la somme des deux par analyse en flux (CFA et FIA)
et détection spectrométrique. Octobre 1996.
NF EN ISO 11732. Qualité de l’eau – Détermination de l’azote ammoniacal
par analyse en flux (CFA et FIA) et détection spectrométrique. Août 2005.
NF EN ISO 15682. Qualité de l’eau – Dosage des chlorures par analyse
en flux (CFA et FIA) et détection photométrique ou potentiométrique.
Décembre 2001.
NF EN ISO 16264. Qualité de l’eau – Dosage des silicates solubles par
analyse en flux (FIA et CIA) et détection photométrique. Août 2004.
NF EN ISO 14403. Qualité de l’eau – Dosage des cyanures totaux et des
cyanures libres par analyse en flux continu. Août 2002.
Principe
La chromatographie est un procédé physicochimique qui permet la sépa-
ration des constituants d’un mélange. Le principe de séparation repose
sur la distribution des solutés entre 2 phases non miscibles : une phase
stationnaire contenue dans une colonne sous forme d’un solide finement
divisé et une phase mobile qui traverse cette colonne et entraîne l’échan-
tillon contenant le mélange à analyser.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
La phase mobile (ou éluant) tend à entraîner les espèces à séparer alors
que la phase stationnaire tend à les ralentir par la mise en jeu d’interactions
diverses. Les solutés sont injectés à une extrémité de la colonne et détec-
tés en sortie de colonne par un détecteur approprié. Ils sont identifiés par le
temps mis pour parcourir la longueur de la colonne (temps de rétention).
Dans le cas de la chromatographie ionique (CI), le procédé physicochimi-
que utilisé pour la séparation des ions est l’échange d’ions. Le mécanisme
de cette séparation par échange d’ions repose sur une compétition entre
A
des ions de même charge présents respectivement dans l’échantillon et
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Matériel utilisé
Le matériel mis en œuvre pour la CI comporte les mêmes unités que l’analyse CLHP (cf.
§ A-10.1.2), avec quelques spécificités comme l’illustre la chaîne de mesure présentée
sur le schéma ci-dessous. Les différentes unités sont reliées entre elles par des tuyaux
de faible diamètre (de l’ordre de 0,1 mm) en matériau résistant aux réactifs et aux pres-
sions (généralement de nature polymérique ou en acier inoxydable).
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Réservoir ou
Phase mobile
générateur d’éluant
Pompe
Prétraitement
Échantillon des échantillons
(filtration, préconcentration,
Injecteur A
échanges d’ions...
Acquisition
Détecteur et traitement
des données
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Suppresseur
Sortie Résine anionique Entrée
colonne R-OH Détecteur
Considérons l’un des cations séparé (NH4+) qui arrive en sortie de colonne.
Il est accompagné par le cation H+ provenant de la phase mobile (souvent
HCl), l’ion Cl- de la phase mobile assurant l’électroneutralité du milieu. Si
la phase mobile est concentrée, la détection de traces d’ions NH4+ dans ce
milieu s’avère délicate par conductimétrie.
Dans le suppresseur constitué par l’échangeur anionique, les ions Cl - de
la phase mobile sont échangés par des ions OH-. Ces ions OH- réagissent
ensuite sur les ions H+ de la phase mobile pour donner H2O et sur les ions
NH4+. Il s’ensuit qu’en sortie de suppresseur, les ions H+ et Cl- ont disparu
et que les seules espèces conductrices présentes sont représentées par
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
NH4+/OH-. L’ion NH4+ sera donc plus facilement détecté, d’autant que l’ion
associé OH- est plus conducteur que l’ion Cl- initial.
Détection
DÉTECTION CONDUCTIMÉTRIQUE
1 S
G= =γ
R I
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
158
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Méthodes d’analyse d’anions ou de cations, conditions de travail et interférences
Dosage Gamme de Interférences connues
simultané Anions analysables travail possible Phases mobiles habituelles Détecteur Sensibilité croisée
8 mg/L (rapport massique ion interférent/ion dosé)
méthode
c Bromure Br- 0,05 à 20 Cl- (500), NO3- (50), PO43- (100), SO42- (500)
Anions
Chlorure Cl- 0,1 à 50 Avec suppresseur d’ions NO2- (50), NO3- (500), SO42- (500)
Fluorure F- 0,01 à 10 Solutions salines d’acides faiblement dissociés (Na2CO3 / Cl- (500)
NF EN ISO Nitrite 0,05 à 20 NaHCO3)
NO2- CD Cl- (250), NO3- (500), PO43- (50), SO42- (500)
10304-1 Sans suppresseur
Nitrate NO3- 0,1 à 50 Hydrogénophtalate de potassium (C8H50 4K) – mélange Cl- (500), SO42- (500), Br- (100)
Orthophosphate PO43- 0,1 à 20 borate/gluconate – benzoate de sodium Cl- (500), NO3- (500), Br- (100), NO2- (100), SO42- (500)
7 • Cations et anions
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Chlorure Cl- 0,1 à 50 CD F- (500), NO2 (50) -, ClO2- (1 000)
f +
Ammonium NH4 0,1 à 10 Sensibilités croisées fortement influencées par la
Cations sélectivité de la colonne utilisée
Baryum Ba2 + 1 à 100
Calcium Ca2 + 0,5 à 50 Avec suppresseur
NF EN ISO Lithium Li + 0,01 à 1 Éluants à base d’acide chlorhydrique ou d’acide métha-
14911 nesulfonique
Magnésium Mg2 + 0,5 à 50 CD
Manganèse Mn2 + 0,5 à 50 Sans suppresseur
Potassium K+ 0,1 à 10 Éluant acide tartrique ou nitrique
Sodium Na + 0,1 à 10
l’analyse des cations et des anions
7.1 Méthodes instrumentales pour
159
A
■ Appareillage
– Système de chromatographie ionique tel que décrit précédemment comprenant un
réservoir d’éluant, une pompe HPLC, un dispositif d’injection de l’échantillon équipé
d’une boucle d’échantillonnage de 20 à 50 μL, une précolonne et une colonne de sépa-
ration adaptées aux séparations ioniques envisagées, un détecteur éventuellement
précédé d’un réacteur post-colonne (suppresseur d’ions dans le cas d’un détecteur
conductimétrique), d’un système d’acquisition des données.
– appareil de filtration sur membrane (porosité 0,45 μm).
– cartouches pour le prétraitement des échantillons.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Mode opératoire
Se reporter à la notice d’utilisation de l’appareil.
Exemples d’application
Quelques exemples d’application de la chromatographie ionique à l’ana-
lyse simultanée d’anions ou de cations sont présentés ci-contre.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
10 8
1 4 5 Colonne IonPac AG23, AS23, 4mm
7 10
6 Éluant carbonate de sodium 4.5mM/
2
3 Température
hydrogénocarbonate de sodium 0.8 mM
30 °C
A
Débit 1.0 mL/min
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Méthodes de référence
NF EN ISO 10304-1, juin 1995. Dosage des ions fluorure, nitrite, orthophos-
phate, bromure, nitrate et sulfate dissous par chromatographie en phase
liquide, Partie 1 : Méthode applicable aux eaux faiblement contaminées.
NF EN ISO 10304-3, octobre 1997. Dosage des anions par chromato-
graphie des ions en phase liquide, Partie 3 : Dosage des ions chromate,
iodure, sulfite, thiocyanate et thiosulfate.
NF EN ISO 10304-4, juin 1999. Dosage des anions dissous par chroma-
tographie des ions en phase liquide, Partie 3 : Dosage des ions chlorate,
chlorure et chlorite dans les eaux faiblement contaminées.
NF EN ISO 14911. Octobre 1999. Dosage par chromatographie ionique des
ions Li+, Na+, NH4+, K+, Mn2+, Ca2+, Mg2+, Sr2+ et Ba2+ dissous. Méthode
applicable pour l’eau et les eaux résiduaires.
E3
hν’’
E2 Niveaux excités
hν’
E1
hν
E0
Niveau fondamental
■ Principe
Lorsqu’une solution est pulvérisée dans une flamme, l’eau ou le solvant
s’évapore ; les sels et leurs produits de décomposition sont dissociés à
l’état d’atomes ou de radicaux. Ceux-ci sont excités par l’énergie thermique
de la flamme ; leur retour à l’état fondamental s’accompagne de l’émission
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
● éventuellement pour les ions alcalinoterreux (Ca et Ba) mais avec des
■ Matériel
L’émission de flamme ou photométrie de flamme peut se pratiquer avec 2 appareils : un
photomètre de flamme ou un spectromètre d’absorption atomique, utilisé en émission
(source à cathode creuse éteinte). D’un fonctionnement plus simple, les photomètres
de flamme sont d’un prix d’achat relativement faible (5 à 10 fois inférieur à celui d’un
spectromètre d’absorption atomique), mais ils sont utilisables presque uniquement pour
les ions alcalins. Les photomètres de flamme possèdent généralement une flamme de
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Mode opératoire
Selon la teneur dans l’eau de l’élément dosé il sera nécessaire de procéder à une
dilution. L’addition de « tampons de radiation » permet de tenir compte de la présence
de substances étrangères susceptibles de provoquer des interférences. D’une façon
générale il y a lieu de bien observer le mode opératoire propre à chaque dosage et de
veiller à la constance des principaux paramètres : température de la flamme, débit de
pulvérisation, choix de la longueur d’onde, bon fonctionnement du brûleur.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Méthodes de mesure
(B – A) (s – a)
C = 冤 –––––––––––– + A冥 × f
b–a
■ Interactions
Les particules de soluté produites par évaporation de la solution dans la flamme sont
volatilisées et partiellement dissociées en atomes. Volatilisation et dissociation dépen-
dent non seulement de la nature et de la température de la flamme mais aussi de la
nature des cations et anions de la solution. On observera de ce fait des interactions de
types différents.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
– Il peut y avoir, dans la flamme même, des réactions chimiques entre les constituants
de la solution : les atomes de calcium peuvent se combiner avec la silice, l’aluminium et
les phosphates pour donner des composés difficilement dissociables.
On peut remédier à ces interactions par :
– le choix d’une même matrice anionique pour les étalons et les solutions ;
– l’ajout d’un élément formant avec la silice, l’aluminium ou les phosphates, un composé
préférentiel non dissociable ;
– la dilution des solutions.
■ Matériel
On peut utiliser un photomètre de flamme ou un spectromètre d’absorption atomique
(utilisé en mode émission, voir ci-dessus.
La bande passante du monochromateur doit être assez étroite pour éviter les interféren-
ces dues aux autres ions alcalins et alcalinoterreux.
Conditions analytiques
Les conditions analytiques habituelles sont résumées sur le tableau ci-
dessous. Selon la sensibilité des appareillages, les limites de détection
peuvent varier sensiblement, de même que la gamme de mesure. Il est
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Limite
de Configuration
résonance Sel utilisé/ Quantité minimale requise
de détection usuelle
(mg/L)
A
(nm) Prétraitement g/L
■ Réactifs
Toutes les solutions et les échantillons seront stockés dans du flaconnage plastique,
pour éviter les erreurs par excès associées aux éléments en provenance du verre.
– Eau déionisée ou de qualité équivalente : à utiliser pour préparer tous les réactifs et
toutes les solutions étalon et pour diluer les échantillons, si nécessaire.
– Préparer les solutions mères à 100 mg/L selon les indications du tableau ci-dessus.
– Préparer des solutions intermédiaires en fonction des gammes d’étalonnage, par
exemple à 10 mg/L pour Na et K et à 1 mg/L pour Li.
– Utiliser ces solutions intermédiaires pour préparer les solutions d’étalonnage. On
utilisera une gamme d’au minimum 5 solutions étalon, réparties dans la gamme de
mesure.
Mode opératoire
En raison des différences significatives entre les appareils commercialisés,
il est conseillé de suivre les instructions du constructeur pour le détail des
opérations et en particulier le démarrage (débits de gaz et conditions de
flamme), la stabilisation de l’appareillage, les conditions de mesure, de
rinçage (système aspiration/nébulisation) et d’arrêt. On veillera en outre à
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Méthode de référence
NF T 90 019. Dosage du sodium et du potassium – Méthode par spectro-
métrie d’émission de flamme. Août 1984.
■ Principe
Pour un atome à l’état libre, le passage de l’état fondamental à l’état excité
est conditionné à la fourniture d’un quantum d’énergie correspondant à
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
A = absorbance,
C = concentration de l’élément considéré dans la solution à analyser,
k = coefficient spécifique à chaque élément.
Cette relation permet la quantification de l’élément en procédant préalable-
ment à un étalonnage avec des solutions de concentrations connues.
L’absorbance est proportionnelle au nombre d’atomes présents à l’état
fondamental sur le trajet optique. Pour doser l’élément par absorption
atomique, il faut donc le faire passer sous forme d’atomes libres. C’est le
rôle du générateur d’atomes (ou atomiseur) qui permet d’obtenir un gaz
atomique à partir d’un échantillon nébulisé en un aérosol très fin (brouillard
de particules). Plusieurs systèmes d’atomisation sont utilisés en absorption
atomique et leurs performances respectives permettent à cette technique
d’ouvrir son champ d’applications à de très nombreux éléments.
L’atomisation la plus connue repose sur l’utilisation d’une flamme : c’est
la spectrométrie d’absorption atomique avec flamme (SAAF). Un brûleur
alimenté par un mélange combustible/comburant produit une flamme dans
laquelle les molécules vont se dissocier en atomes.
L’utilisation d’un four en graphite à la place d’une flamme correspond à la
technique de spectrométrie d’absorption atomique avec atomisation élec-
trothermique (SAAE), encore appelée méthode sans flamme. Dans ce four
un cycle de chauffage comportant une montée graduelle en température
permet à 3 étapes de se dérouler successivement : le séchage de l’échan-
tillon, sa décomposition par pyrolyse puis son atomisation. La température
peut dépasser 3 000 °C avec une montée en température extrêmement
rapide (1 000 °C par seconde), ce qui permet une atomisation en quelques
secondes. Ce mode d’atomisation produit une plus forte densité d’atomes
que la flamme, ce qui améliore la sensibilité du dosage de façon très
significative.
Pour certains éléments, dont la volatilité est grande ou qui sont de ce fait
très difficilement réduits à l’état atomique, on doit faire appel à un dispositif
d’atomisation utilisant un générateur d’hydrures. C’est le cas pour le sélé-
nium (Se) et l’arsenic (As), ou encore pour Hg ou Sb. Un agent réducteur
constitué par du borohydrure de sodium (NaBH4) ou du chlorure stanneux
(SnCl2) est mis à réagir en milieu acide avec l’échantillon. Il se forme avec
l’élément un hydrure volatil, qui, entraîné par le gaz de balayage vers la
flamme du brûleur est facilement thermolysé et conduit à la libération
d’atomes.
173
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Matériel
L’appareillage utilisé comprend généralement :
– un générateur de photons, destiné à fournir un flux de photons d’intensité constante
dans le temps et de fréquence bien définie correspondant à l’élément à doser. Le plus
répandu est la lampe à cathode creuse constituée du métal (ou des métaux) à doser qui
est volatilisé et excité par décharge cathodique dans une atmosphère gazeuse (néon ou
argon) à très basse pression. Pour les éléments volatils, ces lampes à cathodes creuses
présentent des performances réduites, ce qui conduit souvent à leur préférer des lam-
pes à décharge sans électrode. C’est le cas en particulier pour As, Bi, Cd, Pb, Sb, Se
et Zn.
– un générateur d’atomes, constitué :
● Soit d’un système de nébulisation comparable à celui employé en photométrie de
flamme ; suivi d’une chambre de prémélange et de décantation, il alimente un brûleur
généralement de type laminaire, long cylindre ou parallélépipède muni d’une fente lon-
gitudinale pouvant atteindre 15 cm ou de plusieurs séries de fentes transversales.
L’alimentation en gaz combustible et comburant doit faire l’objet d’une régulation de
débit très poussée par des ensembles de détendeurs, débitmètres et manomètres de
contrôle. La flamme est essentiellement caractérisée par sa température et sa vitesse
de combustion. Une flamme froide de type air-propane est utilisée pour des éléments
ayant tendance à s’ioniser (alcalins) à une faible vitesse de combustion : le temps de
séjour des atomes dans la flamme est alors long. Une flamme chaude de type hydro-
gène-oxygène ou acétylène-oxygène est utilisée avec des brûleurs de type chalumeau
à injection directe dans le cas du dosage des éléments réfractaires. La vitesse de com-
bustion étant élevée, il est nécessaire d’accroître le temps de séjour des photons dans
la flamme en utilisant, par exemple, des trajets multiples à l’aide de renvois optiques. La
flamme acétylène-protoxyde d’azote, de plus en plus utilisée, permet d’atteindre des
températures relativement élevées avec une faible vitesse de combustion ;
● Soit d’un dispositif d’atomisation sans flamme ; il s’agit alors d’un tube de graphite
(atomisation électrothermique), porté à haute température (1 500 à 2 600 °C) par le
passage d’un courant. Le faisceau du générateur de photons est centré sur l’axe du
tube, les caractéristiques particulières des appareillages variant suivant les construc-
teurs ;
– un monochromateur simple, destiné à la sélection de la longueur d’onde. L’utilisation
du monochromateur à double faisceau, dont l’un atteint directement le récepteur sans
traverser la flamme, permet d’éliminer les fluctuations de la source ;
– un récepteur constitué par un photomultiplicateur, associé à un amplificateur linéaire ou
logarithmique, permet la mesure du signal émis (intensité lumineuse transmise). Dans les
appareils de précision, on utilise de plus en plus un faisceau lumineux modulé mécani-
quement ou électriquement et un amplificateur accordé sur cette modulation ; de ce fait
les radiations non modulées émises par les atomes excités dans la flamme ne perturbent
pas la mesure.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Méthode de mesure
Méthode directe
C’est la méthode la plus couramment utilisée. Aspirer la solution à analyser.
Lire l’absorption correspondante, et se reporter à la courbe d’étalonnage éta-
blie dans des conditions rigoureusement identiques.
Méthode des ajouts dosés
Mesurer l’absorbance de la solution à analyser. Refaire la mesure plusieurs
fois, en ajoutant à chaque fois une quantité connue d’élément à doser.
Tracer la droite donnant la densité optique en fonction de la concentration
des ajouts. Cette droite coupe l’axe des abscisses en un point x tel que Ox
représente la concentration cherchée. Cette méthode, plus exacte, est par
contre plus longue lorsqu’il s’agit de faire des mesures en série. De plus,
elle suppose que l’absorption mesurée est entièrement due à l’élément
dosé, ce qui n’est pas toujours le cas.
Mais il est indispensable de vérifier la linéarité de la réponse dans la
gamme de concentration étudiée, toute extrapolation à partir d’une courbe
d’étalonnage non linéaire étant forcément discutable.
■ Précautions particulières
La formule de Winefordner exprime la concentration de l’élément dans la flamme en
fonction d’un certain nombre de facteurs
n298 Fε
N = 3 . 10 21 –––– ––– βC
nT QT
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Interactions
Une interaction est constituée par tout phénomène dont le résultat est de
fausser le dosage. Lors de son apparition la méthode avait été présentée
comme n’étant pas sujette aux interactions ; en fait, l’expérience a montré
qu’il en existait un certain nombre. On peut faire apparaître une interaction
en comparant les résultats donnés par la méthode directe et par la méthode
des ajouts dosés. Si la courbe des ajouts dosés n’est pas parallèle à la
courbe d’étalonnage, il y a interaction comme le montre la figure ci-des-
sous, sur laquelle la différence de pente entre les ajouts dosés dans
l’échantillon et la droite d’étalonnage (blanc + ajouts dosés) met en évi-
dence la présence d’interférences.
Absorbance mesurée
0,1
0,09 3
0,08 Échantillon 3’
+ ajouts dosés
0,07 Blanc
+ ajouts dosés
0,06
2’
0,05 2
0,04
1’
0,03
0,02 1
0,01
0
–20 –10 0 10 20 30 40
Concentration (µg/L)
[C]
0 = Blanc
1 = Blanc + 10 µg/L 1’ = Échantillon
2 = Blanc + 20 µg/L 2’ = Échantillon + 10 µg/L
3 = Blanc + 30 µg/L 3’ = Échantillon + 20 µg/L
[C] = Concentration en élément dans l’échantillon,
déduite de la droite des ajouts dosés
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Éléments majeurs
Calcium Ca 422,7 5 5
Magnésium Mg 285,2 5
Sodium Na 589,0 5
Potassium K 766,5 5
Silicium Si 251,6 200 200
Éléments traces
Aluminium Al 309,3 50 1
Antimoine Sb 217,6 1 0,2
Argent Ag 328,1 10 0,5
Arsenic As 193,7 1 0,2
Baryum Ba 553,6 50 2
180
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
* la limite de détection est définie comme la plus petite valeur pouvant être détectée,
mais non quantifiée. Elle correspond en général à un signal triple de celui du bruit de
fond et au tiers de la limite de quantification.
Remarques
– Pour le dosage de très faibles concentrations, l’ensemble des récipients
d’échantillonnage et d’étalonnage devra être soumis à un protocole très strict
de nettoyage, alternant des étapes de lavage (voire même de trempage) avec
de l’acide (HCl 6 mol/L, puis HNO3 0,1 mol/L) et des rinçages à l’eau.
– Si l’appareillage a été utilisé pour le dosage d’échantillons à fortes concen-
trations, des procédures de nettoyage et de vérification devront être mises en
place avant analyse d’éléments traces.
Méthodes de référence
NF T90-020. Essais des eaux – Dosage du sodium et du potassium –
Méthode par spectrométrie d’absorption atomique. Août 1984.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Matériel
À l’aide d’un nébuliseur approprié, l’échantillon à analyser est introduit dans ce plasma
où règnent des températures élevées (5 000 à 8 000 °C), ce qui provoque la dissocia-
tion totale des constituants des échantillons (désolvatation, atomisation et ionisation).
Soumis à ces températures élevées, l’élément chimique est excité (comme en émission
de flamme) et retourne à l’état fondamental en perdant son excédent d’énergie par
émission de radiations qui lui sont caractéristiques. Pour un élément, cette émission
optique des atomes conduit à un spectre d’émission complexe avec une multitude de
radiations accompagnées d’un fond continu. Il est donc nécessaire de disposer de sys-
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
tèmes élaborés pour analyser ces spectres et accéder à une analyse multiélémentaire
quantitative des constituants de l’échantillon.
Pour repérer les radiations spécifiques de l’élément à analyser on utilise en ICP un système
optique pour séparer les différentes radiations émises (mono ou polychromateur). et un
système de détection et amplification constitué d’un ou plusieurs photomultiplicateurs.
En ICP/MS, c’est le spectromètre de masse qui sépare et détecte les ions en fonction
de leur rapport masse/charge. Les ions émis dans le plasma sont préalablement extraits
du plasma par une interface sous vide.
Un spectromètre d’émission à plasma est généralement constitué :
– d’une source à plasma : générateur de haute fréquence (2 à 30 MHz) couplé inducti-
vement à une torche généralement refroidie à l’eau ;
– d’un système de nébulisation : soit pneumatique, soit à ultrasons (ce qui améliore d’un
facteur 10 environ la sensibilité) ;
– d’un mono ou polychromateur dans le cas d’analyse multiéléments ;
– d’un système de détection et amplification constitué d’un ou plusieurs photomultiplica-
teurs et d’un étage d’amplification.
Pour la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif, il faut disposer d’un
spectromètre de masse permettant d’effectuer des analyses multiéléments et des ana-
lyses d’isotopes.
■ Mode opératoire
Pour le dosage d’éléments à l’état de traces, toute précaution devra être
prise pour éviter la contamination des échantillons ou la perte d’éléments
à doser.
– Flaconnage utilisé :
La stabilité des échantillons et des solutions étalon dépend, pour une large
part, du matériau du flaconnage. Ce matériau doit donc être adapté en
fonction des objectifs analytiques (gamme de concentration concernée).
Pour les concentrations les plus élevées, des flacons en polyéthylène
haute densité (PEHD) ou en polytétrafluoroéthylène (PTFE) conviendront,
alors que le dosage de traces ou d’ultra-traces devra faire appel à des
matériaux tels que le perfluoroalkoxy (PFA) ou encore polyhexafluoroé-
thène propène (FEP). Tous ces flacons seront nettoyés avant usage avec
de l’acide nitrique concentré et chaud.
– Mise en œuvre de l’appareillage ICP ou ICP/MS :
Suivre les instructions fournies par le fabricant : paramètres et configura-
tions de fonctionnement, stabilisation thermique, réglage et vérification
des performances de l’instrument, étalonnage et contrôle d’étalonnage,
rinçage…).
– Prétraitement des échantillons :
Acidifier l’échantillon immédiatement après le prélèvement, avec 5 mL
d’acide nitrique concentré (d = 1,40) par litre d’échantillon. On doit obtenir
un pH inférieur à 2.
– Dosage des éléments dissous :
L’échantillon acidifié doit être filtré dès que possible après le prélèvement
sur une membrane de porosité 0,45 μm. Si un précipité s’était formé lors
de l’acidification, on procédera à un ajout supplémentaire d’acide et/ou à
un chauffage pour dissoudre ce précipité.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
– Ag, Al, As, B, Ba, Be, Bi, Ca, Cd, Ce, Co, Cr, Cs, Cu, Li, Mg, Mn, Ni, Pb,
Se, Sr, Th, Tl, U, V, Zn.
– Gamme d’étalonnage :
Les solutions intermédiaires sont utilisées pour préparer les solutions
d’étalonnage dans la gamme de travail choisie. En général la gamme de
travail peut s’étendre entre 0,1 à 50 μg/L.
– Blanc d’étalonnage :
Il se prépare en ajoutant à de l’eau ultra-pure 5 mL d’HNO3 (d = 1,40) par
litre.
– Solutions d’optimisation :
En ICP/MS, des solutions multiéléments sont proposées par les fabricants
pour l’étalonnage des masses et pour contrôler les conditions de fonction-
nement des appareillages.
– Éléments de référence (étalons internes)
En ICP/MS, des éléments de référence sont utilisés pour réduire les effets
de matrice et la dérive. Leurs masses doivent être proches de celles
des éléments à analyser. Ils sont ajoutés dans les solutions avant la
mesure.
■ Méthodes de mesure
■ Interactions
Les différents types d’interactions que l’on peut rencontrer en ICP sont :
– les interférences spectrales : il peut y avoir superposition des raies.
Comme à cela, s’ajoute un effet d’élargissement des raies dû aux effets
Doppler, Lorentz et Stark, il est nécessaire d’avoir un appareil très dispersif,
sans lumière parasite, le pouvoir de résolution n’étant pas un facteur limi-
tant dans ce cas. Les interférences spectrales peuvent être corrigées par la
lecture sur un isotope non interféré : l’addition d’acide sulfurique entraîne
un déplacement du pic.
Dans le cas de composés monoisotopiques, une isolation de la matrice est
nécessaire ;
– les interactions physiques : dues à la matrice, elles affectent la viscosité
ou la tension superficielle donc font varier la vitesse de nébulisation ;
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
ICP ICP/MS
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
ICP ICP/MS
Longueurs d’onde Limite de Limite de
Isotope
Élément habituellement détection détection
habituellement
utilisées usuelle* usuelle*
utilisé
nm µg/L µg/L
137
Ba 233,527 0,3 Be 0,05
138
455,403 Be
209
Bi 223,061 10 Bi 0,05
43
Ca 315,887 100 Ca 10
44
317,933 20 Ca 2
40
393,366 2 Ca 1
111
Cd 214,438 0,3 Cd 0,05
114
228,502 Cd
59
Co 228,616 1 Co 0,01
52
Cr 205,552 1 Cr 0,01
53
267,716 Cr
63
Cu 324,752 1 Cu 0,02
65
327,396 Cu
56
Fe 259,940 1 Fe 0,5
238,204
39
K 766,490 20 K 10
769,000
6
Li 670,784 2 Li 0,1
7
Li
24
Mg 279,079 20 Mg 0,2
25
285,213 Mg
55
Mn 257,610 0,5 Mn 0,05
259,372
95
Mo 202,030 5 Mo 0,1
96
204,598 Mo
23
Na 589,592 2 Na 5
588,995
58
Ni 231,604 2 Ni 0,005
60
221,648 Ni
60
P 177,499 20 P 2
213,604 50
206
Pb 220,353 5 Pb 0,005
207
217,000 Pb
208
Pb
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
ICP ICP/MS
* la limite de détection est définie comme la plus petite valeur pouvant être détectée,
mais non quantifiée. Elle correspond en général à un signal triple de celui du bruit de
fond et au tiers de la limite de quantification.
§ dosage possible par ICP avec un appareillage adapté.
Méthodes de référence
NF EN ISO 11885- Qualité de l’eau. – Dosage de 33 éléments par spec-
troscopie d’émission atomique avec plasma couplé par induction (indice de
classement T90-136). Janvier 2007.
NF EN ISO 17294-1. – Qualité de l’eau – Application de la spectrométrie de
masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) – Partie 1 : lignes direc-
trices générales (indice de classement T90-163), Janvier 2007.
NF EN ISO 17294-2. – Qualité de l’eau – Application de la spectrométrie
de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) – Partie 2 : Dosage
de 62 éléments. (indice de classement T90-164), Avril 2005.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
E = Potentiel mesuré.
E0 = Constante dépendant du choix de l’électrode de référence et des solu-
tions internes.
R = Constante des gaz (= 8,314 J.mol-1.K-1).
T = Température absolue (K).
n = Charge de l’ion.
F = Constante de Faraday (96 500 C).
ai = Activité de l’ion dans l’échantillon.
RT
Emesuré = EI + 2,303 log Ci
nF
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
■ Mode opératoire
Une force ionique constante et identique dans toutes les solutions (échan-
tillons et étalons) est assurée en mélangeant soigneusement avant la
mesure VmL de la solution à analyser avec VmL de la solution tampon
d’ajustement.
Le potentiel de l’électrode est fonction de la température, la variation étant
de l’ordre de 0,5 % par degré Celsius. Pour pallier cette variation, toutes
les déterminations seront effectuées à la même température.
Établissement de la courbe d’étalonnage
Utiliser pour cette opération des solutions étalons de concentration voisine
de celle de l’élément à doser et de même force ionique. Il existe dans le
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
250
200
Potentiel mesuré (V)
150
100
50
0
0,001 0,01 0,1 1
Mesure
La mesure s’effectue en plongeant les deux électrodes dans la solution à
analyser. Lire la différence de potentiel engendrée. Se reporter à la courbe
d’étalonnage pour déterminer la concetration ou utiliser la méthode des
ajouts dosés.
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7 • Cations et anions 7.1 Méthodes instrumentales pour
l’analyse des cations et des anions
Limite de détection
Ions Interférences possibles
Ordre de grandeur (mg/L)
Méthode de référence
NF T 90-004 (août 2002). Qualité de l’eau – Dosage de l’ion fluorure –
Méthode potentiométrique.
Remarques
– Les électrodes spécifiques présentent un temps de réponse qui peut aller
de quelques secondes à plusieurs dizaines de minutes et qui varie avec la
nature de l’électrode, l’activité ionique mesurée et la composition du milieu.
Elles peuvent par ailleurs présenter un effet de mémoire.
– Les électrodes spécifiques à échangeurs d’ions liquides sont sensibles au
pH. Les électrodes à cristal ne le sont pas, sauf celles utilisées pour le dosage
du sodium (gamme de pH 1 à 12), des fluorures ( p H 0 à 8,5) et des chlorures
( p H 2 à 10).
– Les électrodes à membrane cristalline ont, dans des conditions normales
d’utilisation (solutions diluées, température ambiante) une durée de vie de l’or-
dre de 1 à 2 ans. Dans le cas contraire (solutions concentrées, température
élevée) cette durée de vie peut tomber à 1 mois. Les électrodes à membranes
et à échangeurs d’ions liquides doivent être rechargées, du fait de la solubilité
dans l’eau de l’échangeur. Cette opération se renouvelle tous les 1 à 3 mois
environ. Ce type d’électrode est généralement vendu accompagné d’une
réserve de liquide et de membranes.
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7 • Cations et anions 7.2 Aluminium
(référence de qualité « Eau potable »)
7.2 Aluminium
(référence de qualité « Eau potable »)
La méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire est une méthode
courante de laboratoire mais pour éviter des problèmes posés par les ions
interférents (fluor, phosphates, etc.), il est préférable d’utiliser les méthodes
par spectrométrie d’absorption atomique avec ou sans flamme et par spec-
trométrie d’émission atomique avec plasma à couplage inductif.
■ Matériel spécial
– Spectromètre (§ A-7.1.1).
– Bain-marie.
■ Réactifs
– Solution aqueuse de paranitrophénol à 1 %.
– Solution d’acide chlorhydrique N.
– Solution d’hydroxyde d’ammonium N.
– Solution d’acide thioglycolique à 1 %.
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7 • Cations et anions 7.2 Aluminium
(référence de qualité « Eau potable »)
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7 • Cations et anions 7.2 Aluminium
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Introduire dans une fiole conique de 250 mL, 50 mL d’eau à analyser puis
1 goutte de solution de paranitrophénol, poursuivre le dosage comme pour
l’établissement de la courbe d’étalonnage. Préparer de la même façon un
témoin avec 50 mL d’eau déionisée. Effectuer les lectures au spectromètre
à la longueur d’onde de 525 nm. Soustraire de l’unité d’absorbance lue
pour l’essai la valeur indiquée pour le témoin. Se reporter à la courbe d’éta-
lonnage.
Remarques
– Le dosage est à effectuer le plus tôt possible après le prélèvement.
– La précision de la méthode est limitée car les résultats varient avec la gros-
seur des grains de la laque, le pH, le temps et les éléments associés. Le pH 4
doit être correctement fixé grâce à la solution tampon. Les concentrations en
sels et en réactifs doivent être rigoureusement constantes. Il en est de même
pour la température et le temps au bout duquel est faite la spectrométrie.
– La méthode est utilisable pour des teneurs en aluminium allant de 0,02 à
1 mg/L. Pour des teneurs plus élevées, pratiquer une dilution.
– L’acide thioglycolique élimine l’interférence due au fer.
– Les fluorures et les polyphosphates gênent la réaction. Les fluorures sont
éliminés en traitant l’échantillon d’eau de la façon suivante ; évaporer à siccité
le prélèvement, reprendre le résidu par 5 mL d’acide sulfurique concentré, éva-
porer à siccité avec précaution. Faire une fusion alcaline en ajoutant 0,5 g de
carbonate de sodium. Reprendre le résidu obtenu par de l’acide chlorhydrique.
Ajuster le volume et effectuer le dosage comme précédemment. Les polyphos-
phates sont détruits en traitant le prélèvement à l’ébullition en présence d’acide
sulfurique.
– Les sulfites, à des concentrations supérieures à 10 mg/L, doivent être détruits
par 3 % d’eau oxygénée.
– Le chlore résiduel est à éliminer par quelques gouttes de solution de thiosul-
fate de sodium.
– Le calcium conduit à des erreurs par excès.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
Se reporter au § A-7.1.5.
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7 • Cations et anions 7.2 Aluminium
(référence de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La limite de détection est de 50 μg/L.
– La complexation de l’aluminium avec le sel d’ammonium de l’acide pyrroli-
dino-dithiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone
permet d’augmenter la sensibilité de la méthode par spectrométrie d’absorption
atomique avec flamme. Cette méthode est applicable aux eaux peu chargées
en matières organiques. Pour la description de la méthodologie, se reporter au
dosage du fer (A-7.26).
■ Principe
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
Se reporter au § A-7.1.5.
– Solution mère d’aluminium à 1 g/L :
aluminium 1g
acide chlorhydrique 15 mL
eau déionisée ou ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Solution étalon à 1 mg/L.
Diluer au 1/1 000 la solution mère étalon précédente.
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7 • Cations et anions 7.2 Aluminium
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Remarque
La limite de détection est de 1 μg/L (avec 20 μL d’injection).
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 308,21 nm en ICP ou sur
l’isotope 27Al en ICP/MS.
Remarque
La limite de détection est d'environ 3 μg/L en ICP et 0,005 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
NF EN ISO 12020 (juin 2000). Qualité de l’eau – Dosage de l’aluminium –
Méthodes par spectrométrie d’absorption atomique (Indice de classement
T 90-138).
NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des éléments
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7 • Cations et anions 7.3 Ammonium
■ Prélèvement
Conserver l’échantillon à 4 °C et effectuer le dosage le plus rapidement possible après le
prélèvement dans un délai ne dépassant pas 48 heures.
■ Matériel spécial
Laver toute la verrerie avec une solution d’acide chlorhydrique à 5 %, la rincer à l’eau
déionisée.
■ Réactifs
Utiliser pour la préparation des réactifs de l’eau fraîchement déionisée.
– Solution chlorée :
hydroxyde de sodium en pastilles 20 g
citrate trisodique (Na3C6H5O7 , 2 H2O) 380 g
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7 • Cations et anions 7.3 Ammonium
■ Mode opératoire
Introduire dans une fiole conique de 100 mL, 20 mL d’eau à analyser puis
poursuivre le dosage comme pour la courbe d’étalonnage. Préparer de la
même façon un témoin avec 20 mL d’eau déionisée. Effectuer les lectures
au spectromètre à la longueur d’onde de 630 nm et tenir compte de la
valeur lue pour le témoin. Se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarques
– La méthode est applicable à des concentrations comprises entre 1,5 et
15 μg/L d’ions ammonium en utilisant des cuves de 50 mm et à des teneurs
élevées jusqu’à 50 mg/L en supprimant l’addition de nitroprussiate.
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7 • Cations et anions 7.3 Ammonium
■ Matériel spécial
– Électrode spécifique.
– Appareil de mesure.
– Agitateur électro-magnétique.
■ Réactifs
– Eau déionisée exempte d’ions ammonium.
– Solution d’hydroxyde de potassium à 5,6 g/L.
– Solution mère étalon d’ammonium à 1g/L :
chlorure d’ammonium 2,97 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
– Solution fille étalon d’ammonium à 100 mg/L :
Diluer au 1/10 la solution précédente.
– Solution fille étalon d’ammonium à 10 mg/L :
Diluer au 1/100 la solution à 1 g/L.
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7 • Cations et anions 7.3 Ammonium
■ Mode opératoire
Introduire 25 mL d’eau à analyser dans un bécher de 100 mL puis procéder
comme pour la courbe d’étalonnage.
Remarques
– Les mesures (courbe d’étalonnage et échantillon) doivent être effectuées à la
même température.
– Effectuer les mesures rapidement après l’addition de la solution d’hy-
droxyde de potassium, l’ammoniac est facilement déplacé des solutions
basiques.
■ Réactifs
– Solution de salicylate de sodium :
salicylate de sodium 150 g
nitroprussiate de sodium 0,3 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
tensioactif non ionique type POE 23 lauryl éther 1 mL
À renouveler tous les jours.
– Solution chlorée :
dichlorocyanurate de sodium 2g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
tensioactif non ionique type POE 23 lauryl éther 1 mL
– Solution tampon :
chlorure de potassium 33,6 g
hydroxyde de sodium 11,8 g
tartrate de sodium et de potassium 50 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
tensioactif non ionique type POE 23 lauryl éther 1 mL
– Solution mère étalon à 1 g/L d’ammonium :
chlorure d’ammonium 2,97 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
– Solution fille étalon à 0,010 g/L d’ammonium.
Diluer au 1/100 la solution mère avec de l’eau permutée.
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7 • Cations et anions 7.3 Ammonium
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.2. A
0,32 Air
0,80 Tampon
660 nm
Spectrophotomètre
cellule 15 mm
Schéma d’utilisation
Remarques
– La solution de salicylate est introduite la dernière et arrêtée la première pour
éviter la précipitation du salicylate à un pH trop faible.
– Dans le cas d’eaux salées, utiliser une solution complexante de tartrate.
– Cette méthode est applicable aux eaux de mer en préparant la gamme étalon
avec de l’eau de mer artificielle.
203
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7 • Cations et anions 7.4 Antimoine
(limite de qualité « Eau potable »)
Méthodes de référence
Se reporter également au § A-7.1.3.
AFNOR NF T90-015-1 (janvier 2000). Qualité de l’eau – Dosage de
l’ammonium – Partie 1 : méthode par titrimétrie après entraînement à la
vapeur.
AFNOR NF T90-015-2 (janvier 2000). Qualité de l’eau – Dosage de l’am-
monium – Partie 2 : méthode spectrométrique au bleu d’indophénol.
7.4 Antimoine
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Principe
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
Utiliser des réactifs de qualité p.a.
– Solution d’acide sulfurique à 5 % :
acide sulfurique (d = 1,84) 5 mL
eau déionisée ou ultra-pure q.s.p. 100 mL
– Solution de diéthylammonium NN diéthyldithiocarbamate à 2 % :
diéthylammonium NN diéthyldithiocarbamate 2g
chloroforme p.a. q.s.p. 100 mL
À préparer extemporanément.
– Solution d’acide ascorbique :
iodure de potassium 15 g
acide ascorbique 2,5 g
eau déionisée ou ultra-pure q.s.p. 100 mL
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7 • Cations et anions 7.4 Antimoine
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Remarques
– La limite de détection est de 0,5 μg/L voire 0,2 pour la méthode avec conver-
sion d’hydrures.
– Le degré d’oxydation est important, Sb (V ) est réduit convenablement par
l’addition d’iodure de potassium et d’acide ascorbique.
– Le palladium et le magnésium peuvent être utilisés comme modificateur de
matrice à la place du nickel. La température d’atomisation est alors de 1 900 °C.
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7 • Cations et anions 7.5 Argent
■ Réactifs
– Solution mère étalon d’antimoine à 100 mg/L :
tartrate double de potassium et d’antimoine déshydraté
K(SbO)C4H4O6 266,9 mg
acide chlorhydrique dilué au demi 10 mL
eau déionisée ou ultra-pure q.s.p. 1L
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 206,83 nm en ICP ou sur les
isotopes 121 ou 123 en ICP/MS.
Remarque
La limite de détection est d'environ 20 μg/L en ICP et 0,005 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite.
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l’eau. – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l’eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l’eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
7.5 Argent
7.5.1 Méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire
■ Principe
En milieu acide dilué, l’argent forme avec la dithizone du dithizonate
d’argent susceptible d’être séparé par extraction. La spectrométrie s’effec-
tue en présence d’un excès de dithizone.
■ Réactifs
– Eau déionisée exempte d’argent, si possible ultra-pure, à utiliser pour la préparation de
tous les réactifs.
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7 • Cations et anions 7.5 Argent
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7 • Cations et anions 7.5 Argent
■ Mode opératoire
Verser 100 mL d’eau à analyser dans une ampoule à décanter. Ajouter
11 mL d’acide sulfurique concentré, puis 5 mL de solution de dithizone à
0,05 g/L. Agiter pendant 1 minute. Introduire la phase organique et la
mousse dans un tube à centrifuger. Recommencer 2 fois cette opération en
utilisant chaque fois 5 mL de solution de dithizone à 0,05 g/L. Centrifuger.
Rejeter les phases aqueuses. Ajouter 2 mL d’eau ultra pure. Centrifuger à
nouveau. Mettre le solvant contenant le dithizonate d’argent dans une
ampoule à décanter, et rejeter la phase aqueuse. Laver le tube à centrifu-
ger avec 4 mL de solution de thiocyanate d’ammonium et transférer le
liquide, après agitation, dans l’ampoule à décanter. Agiter 1 minute.
Transférer la phase aqueuse dans une capsule. Répéter deux fois cette
opération avec la solution de thiocyanate d’ammonium. Éliminer la phase
organique. Ajouter à toutes les phases aqueuses réunies dans la capsule,
1,5 mL d’acide sulfurique concentré. Évaporer à siccité avec précautions en
évitant les projections. Ajouter 0,6 mL d’acide nitrique N et chauffer pour
dissoudre complètement le résidu. Ajouter 1 mL de solution d’urée et 1 mL
de solution de sulfate d’hydroxylamine. Porter la solution à une température
voisine de l’ébullition pendant 5 minutes, en ajoutant de l’eau ultra pure
pour éviter la formation de grumeaux. Laisser refroidir. Verser la solution
dans une fiole jaugée de 10 mL. Laver la capsule avec 2 fois 2 mL d’acide
sulfurique concentré.
Pour le dosage, ajouter 1 mL de solution de dithizone à 0,4 mg/L. Agiter
pendant 2 minutes. Si la coloration est verdâtre, la quantité d’argent pré-
sente est inférieure à 1,5 μg. Faire la lecture directement. Par contre, si la
coloration est jaune clair, continuer d’ajouter, millilitre par millilitre, un
volume de solution de dithizone à 0,4 mg/L nécessaire pour obtenir une
coloration verdâtre. Bien noter le volume total utilisé (D). Effectuer les lec-
tures au spectromètre à la longueur d’onde de 620 nm. Se reporter à la
courbe d’étalonnage et tenir compte de la valeur lue pour le témoin consti-
tué par un échantillon d’eau déionisée traité dans les mêmes conditions.
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7 • Cations et anions 7.5 Argent
Remarques
– La limite de détection est de 2 μg/L.
– D’une façon générale, étant donné les nombreuses interférences possibles,
la méthode est d’application délicate. Il est nécessaire d’opérer rapidement en
se méfiant de l’action de la lumière solaire et artificielle qui décompose la dithi-
zone et le dithizonate d’argent.
– Le fer, le chlore et les agents oxydants réagissent avec la dithizone en don-
nant une coloration brun-jaune.
– Un soin tout particulier doit être apporté à la propreté des récipients utilisés.
– En raison des pertes possibles d’argent par adsorption, procéder au dosage
le plus rapidement possible après le prélèvement. Si cela n’est pas possible,
ajouter à l’échantillon quelques millilitres d’acide nitrique de pureté connue
(q.s.p. p H ⬍ 1,5).
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution mère étalon d’argent à 100 mg/L.
Se reporter au § A-7.5.4.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.5.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 328,1 nm.
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7 • Cations et anions 7.5 Argent
Remarques
– La limite de détection est de 1 μg/L.
– La complexation de l’argent avec le sel d’ammonium de l’acide pyrrolidino-
dithiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone per-
met d’augmenter la sensibilité de la méthode par spectrométrie d’absorption
atomique avec flamme et d’atteindre des concentrations dosables comprises
entre 1 et 10 μg/L. Cette méthode est applicable aux eaux peu chargées en
matières organiques. Pour la description de la méthodologie, se reporter au
dosage du fer (A.-7.26).
■ Matérial spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide nitrique (d = 1,38).
– Solution mère étalon d’argent à 1 g/L :
nitrate d’argent anhydre 1,574 g
acide nitrique 1,5 mL
eau déionisée ou ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Solution fille étalon d’argent à 1 mg/L.
■ Mode opératoire
Remarques
– La limite de détection est de 0,5 μg/L.
– Cette technique est applicable aux eaux peu chargées. Dans tous les autres
cas, vérifier l’erreur systématique due à la matrice par la méthode des ajouts
dosés et des prises multiples.
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7 • Cations et anions 7.5 Argent
■ Réactifs
– Solution mère étalon d’argent à 100 mg/L :
nitrate d’argent (AgNO3) 157,5 mg
acide nitrique concentré 10 mL
eau déionisée ou ulta-pure q.s.p. 1L
Dissoudre le nitrate d’argent dans 100 mL d’eau ultra-pure. Après dissolution, ajouter
10 mL d’acide nitrique concentré. Ajuster le volume à 1 L avec de l’eau ultra-pure.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 328,07 nm en ICP ou sur les
isotopes 107 ou 109.
Remarque
La limite de détection est d'environ 1 μg/L.
Méthodes de référence
AFNOR FD T90-112 (juillet 1998). Qualité de l’eau – Dosage de huit
éléments métalliques par spectrométrie d’absorption atomique dans la
flamme. Méthode de dosage direct et après complexation et extraction.
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite.
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l‘eau. – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l‘eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l‘eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
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7 • Cations et anions 7.6 Arsenic
(limite de qualité « Eau potable »)
7.6 Arsenic
(limite de qualité « Eau potable »)
La méthode au diéthyldithiocarbamate s’applique à des teneurs en arsenic
supérieures à 1 μg dans la prise d’essai.
L’interférence due à l’antimoine, irrégulière pour la méthode sur papier,
n’intervient dans la seconde méthode que pour des teneurs supérieures à
10 fois la teneur en arsenic.
Les méthodes par spectrométrie d’absorption atomique (génération d’hy-
drure ou électrothermique) sont des méthodes sensibles, rapides, de mise
en œuvre simple et bien adaptées aux dosages en série.
La méthode électrothermique, d’une sensibilité nettement supérieure aux
autres méthodes, présente cependant l’inconvénient de difficultés rencon-
trées pour élaborer, dans les fours, des processus d’atomisation reproduc-
tibles et exempts d’interactions chimiques.
■ Matériel spécial
– Appareil comprenant :
● un générateur,
● un épurateur constitué par un tube contenant de la laine de verre imprégnée d’une
solution d’acétate de plomb puis séchée,
● un barboteur.
Barboteur
Épurateur
Générateur
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7 • Cations et anions 7.6 Arsenic
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Zinc à teneur en arsenic inférieure à 0,000 01 %.
– Zinc activé.
Introduire dans un bécher et dans l’ordre indiqué :
eau déionisée 100 mL
solution de sulfate de cuivre pur au 1/10 10 gouttes
zinc pur en grenaille ou en aiguilles (exempt d’arsenic) 80 g
A
Laisser en contact pendant 10 minutes en agitant 2 ou 3 fois. Décanter. Laver à plusieurs
■ Mode opératoire
Effectuer le dosage sur 35 mL. Introduire le prélèvement dans le générateur
d’un appareil, ajouter 5 mL d’acide chlorhydrique, 2 mL de solution d’iodure
de potassium et 8 gouttes de solution de chlorure stanneux. Attendre
15 minutes pour que la réduction de l’arsenic soit totale. Munir le flacon de
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7 • Cations et anions 7.6 Arsenic
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La méthode permet de détecter 1 μg d’arsenic, soit environ 25 à 30 μg/L.
– Certains métaux (chrome, cobalt, cuivre, mercure, molybdène, nickel, argent)
sont susceptibles de donner des interférences lors de la production d’hydrure
d’arsenic. Cependant, pour des teneurs habituellement rencontrées dans les
eaux, l’interférence n’est pas significative.
L’antimoine qui peut donner une absorption à 510 nm n’interfère que pour des
teneurs 10 fois supérieures à celles de l’arsenic.
– La coloration s’affaiblit lentement, les lectures au spectromètre doivent donc
être faites dès que le dégagement d’hydrure d’arsenic est terminé.
– Pour s’assurer que tout l’hydrure d’arsenic a bien atteint l’absorbeur, il est
recommandé de chauffer doucement le générateur quelques minutes.
– Il existe dans le commerce des appareils à rodages normalisés.
■ Matériel spécial
– Générateur d’hydrure
– Spectromètre d’absorption atomique. Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Gaz vecteur : argon ou azote.
– Acide chlorhydrique 12 N.
– Solution d’iodure de potassium à 20 %.
– Pastilles de borohydrure de sodium.
– Solution mère étalon d’arsenic à 1 g/L.
Dissoudre 1,32 g d’anhydride arsénieux AS2O3 dans 10 mL d’une solution d'hydroxyde de
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7 • Cations et anions 7.6 Arsenic
(limite de qualité « Eau potable »)
sodium à 40 %. Ajouter 100 mL d’eau déionisée. Acidifier avec de l’acide nitrique, com-
pléter à 1 000 mL avec de l’eau déionisée ou ultra-pure.
– Solution fille étalon d’arsenic à 10 mg/L.
Diluer la solution mère au 1/100.
– Solution fille étalon d’arsenic à 0,10 mg/L.
Diluer la solution précédente au 1/100.
A
■ Établissement de la courbe d’étalonnage
■ Mode opératoire
Introduire dans le générateur d’hydrure 20 mL d’échantillon, 1 mL de
solution d’iodure de potassium, 5 mL d’acide chlorhydrique et un barreau
aimanté recouvert de téflon. Laisser stabiliser 40 s sous courant d’azote
ou d’argon puis agiter 20 s en plaçant le flacon sur agitateur magnétique.
Dans cette première phase, l’arsenic (V) est réduit en arsenic (III). Maintenir
l’agitation et introduire une pastille de borohydrure de sodium. Mettre le
générateur en communication avec le spectromètre d’absorption
atomique. Entraîner l’hydrure d’arsenic au moyen du gaz vecteur à un
débit de 1 à 3 L/min dans le tube en silice chauffé dans le brûleur air
acétylène ou électriquement. Travailler en correction de bruit de fond,
intégrer pendant 45 s. Effectuer les lectures à la longueur d’onde de
193,7 nm.
Remarques
– La limite de détection est de 0,2 μg/L.
– Le palladium ou le magnésium peuvent être utilisés comme modificateur de
matrice.
– Dans le cas où la présence de composés organiques de l’arsenic est suspec-
tée dans une eau, une minéralisation préalable de l’échantillon est nécessaire
pour doser l’arsenic total. Cette minéralisation peut être sulfonitrique, nitrosulfo-
perchlorique, au persulfate ou à l’autoclave.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
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7 • Cations et anions 7.6 Arsenic
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Solution de nitrate de nickel :
nitrate de nickel [Ni(NO3)2 , 6 H2O] 20 g
solution d’acide nitrique à 2 % q.s.p. 1L
– Solution mère étalon d’arsenic à 1 g/L.
Dissoudre 1,32 g d’anhydride arsénieux As2O3 dans 10 mL d’une solution d’hydroxyde de
sodium à 40 %. Ajouter 100 mL d’eau ultra-pure. Acidifier avec de l’acide nitrique, com-
pléter à 1 000 mL avec de l’eau ultra-pure.
– Solution fille étalon d’arsenic à 10 mg/L.
Diluer la solution mère au 1/100.
– Solution fille étalon arsenic à 0,10 mg/L.
Diluer la solution précédente au 1/100.
■ Mode opératoire
Remarques
– La limite de détection est de 1 μg/L.
– La technique utilisée pour l’antimoine peut être appliquée dans les mêmes
conditions pour l’arsenic.
– Le nitrate de nickel est ajouté comme modificateur de matrice. Il peut être
remplacé par du palladium ou du magnésium.
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7 • Cations et anions 7.7 Baryum
(limite de qualité « Eau potable »)
hydroxyde de sodium 4g
eau ultra-pure q.s.p. 1 L
Remarque
La limite de détection est d'environ 5 μg/L en ICP et 0,03 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN 26595 (mars 1993). Qualité de l’eau – Dosage de l’arsenic
total – Méthode spectrométrique au diéthyldithiocarbamate d’argent (Indice
de classement T90-026).
AFNOR NF EN ISO 11969 (septembre 1996). Qualité de l’eau – Dosage
de l’arsenic – Méthode par spectrométrie d’absorption atomique (technique
hydrure) (Indice de classement T90-135)
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite.
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l‘eau. – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l‘eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l‘eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
7.7 Baryum
(limite de qualité « Eau potable »)
Le dosage du baryum dans l’eau par les méthodes classiques soulève de
nombreuses difficultés, car ses réactions analytiques manquent de spécifi-
cité, étant pour la plupart communes au calcium, au strontium et au plomb.
Les méthodes par spectrométrie d’absorption atomique avec flamme ou
avec atomisation électrothermique et la méthode par spectrométrie d’émis-
sion à l’aide d’un générateur inductif de plasma permettent un dosage
direct sur l’eau brute.
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7 • Cations et anions 7.7 Baryum
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide chlorhydrique (d = 1,38).
– Solution tampon :
chlorure de potassium 95 g
eau déionisée q.s.p. 1L
– Solution mère étalon de baryum à 1 g/L :
chlorure de baryum (BaCl2 , 2 H2O) 1,779 g
acide nitrique 5 mL
eau déionisée q.s.p. 1L
– Solution fille étalon de baryum à 10 mg/L.
■ Mode opératoire
À 100 mL d’échantillon acidifié à pH ⬍ 2, ajouter 2 mL de solution de chlo-
rure de potassium. Nébuliser la solution dans une flamme acétylène/pro-
toxyde d’azote, en intercalant de l’eau permutée entre chaque échantillon.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 553,6 nm. Se reporter à la
courbe d’étalonnage.
Remarque
La méthode s’applique à des eaux de surface, pour des concentrations compri-
ses entre 0,2 et 2 mg/L.
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7 • Cations et anions 7.7 Baryum
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide nitrique (d = 1,38).
– Solution mère étalon de baryum à 1 g/L :
chlorure de baryum (BaCl2 , 2 H2O)
acide nitrique
1,779 g
5 mL
A
■ Mode opératoire
Remarques
– La limite de détection est de 2 μg/L.
– L’addition de césium permet d’améliorer la sensibilité de l’absorbance pour
certains milieux complexes.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de baryum à 100 mg/L :
chlorure de baryum déshydraté 151,6 mg
acide chlorhydrique dilué au demi 20 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1L
Dissoudre le chlorure de baryum dans 10 mL d’eau additionnée de 10 mL d’acide
chlorhydrique dilué au demi après dissolution. Ajouter 10 mL d’acide chlorhydrique, puis
ajuster le volume à 1 L avec de l’eau ultra-pure.
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7 • Cations et anions 7.8 Béryllium
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 455,40 nm ou 253,52 nm en
ICP ou sur les isotopes 137 et 138 en ICP/MS.
Remarque
La limite de détection est d'environ 0,3 μg/L en ICP et 0,005 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF T90-118 (août 1985). Essais des eaux – Dosage du baryum par
spectrométrie d’absorption atomique – Méthodes avec et sans flamme.
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l’eau. – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l’eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l’eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
AFNOR NF EN ISO 14911 (octobre 1999). Dosage par chromatographie
ionique des ions Li+, Na+, NH4+, K+, Mn2+, Ca2+, Mg2+, Sr2+ et Ba2+ dissous.
Méthode applicable pour l’eau et les eaux résiduaires.
7.8 Béryllium
7.8.1 Méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire
■ Principe
Un réactif à l’aluminon forme une laque avec le béryllium. La couleur déve-
loppée est mesurée à 515 nm.
■ Prélèvement
Acidifier les échantillons au moment du prélèvement à pH ⬍ 2 avec de
l’acide nitrique pour éviter le dépôt du métal sur les parois du flacon.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.1.
■ Réactifs
– Solution de rouge de méthyl :
sel sodique du rouge de méthyl 5 mg
alcool éthylique à 95 ° 6 mL
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7 • Cations et anions 7.8 Béryllium
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7 • Cations et anions 7.8 Béryllium
Remarques
– L’addition d’EDTA évite l’interférence due à de faibles teneurs en aluminium,
cobalt, cuivre, fer, manganèse, nickel, titane, zinc et zirconium.
– Dans les conditions décrites, 10 mg de cuivre dans la prise d’essai peuvent
être tolérés. En présence de quantités plus importantes, augmenter la quantité
d’EDTA. Le cuivre complexé absorbe faiblement à 515 nm ; cette interférence
est éliminée en ajoutant une quantité équivalente de cuivre à l’étalon.
– Le minimum détectable est de 5 μg/L, la méthode est applicable jusqu’à
200 μg dans la prise d’échantillon.
– Si le béryllium soluble est demandé, filtrer l’échantillon sur membrane
0,45 μm, acidifier ensuite le filtrat. Le béryllium total est obtenu après minérali-
sation de l’échantillon.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de béryllium à 100 mg/L.
Se reporter au § A-7.8.4.
Remarques
– La limite de détection est de 5 μg/L.
– La complexation du béryllium avec le sel d’ammonium de l’acide pyrrolidino-
dithiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone per-
met d’augmenter la sensibilité de la méthode par spectrométrie d’absorption
atomique avec flamme et d’atteindre des concentrations dosables comprises
entre 0 et 30 microgrammes par litre. Cette méthode est applicable aux eaux
peu chargées en matières organiques. Pour la description de la méthodologie,
se reporter au dosage du fer (§ A-7.26).
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7 • Cations et anions 7.8 Béryllium
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution d’acide sulfurique à 6 %.
– Solution de béryllium à 1 g/L.
béryllium 0,1 g A
acide sulfurique 9 N 5 mL
■ Mode opératoire
Injecter dans le four 20 μL d’échantillon. Sécher à 100 °C pendant
60 secondes, minéraliser (pyrolyse) à 1 200 °C pendant 30 secondes puis
atomiser à 1 600 °C pendant 6 secondes. Effectuer les lectures à la lon-
gueur d’onde de 234,9 nm ; se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarques
– La limite de détection est de 0,1 μg/L.
– L’addition d’acide sulfurique remédie aux effets de matrice ; le magnésium
peut également être utilisé.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de béryllium à 100 mg/L :
sulfate de béryllium (BeSO4 , 4 H2O) 1,966 g
acide nitrique concentré 10 mL
eau ulta-pure q.s.p. 1 L
Ne pas déshydrater le sulfate béryllium avant la pesée.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
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7 • Cations et anions 7.9 Bismuth
Remarque
La limite de détection est d'environ 0,3 μg/L.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l’eau. – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l’eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l’eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
7.9 Bismuth
7.9.1 Méthode par spectrométrie d’absorption atomique
avec flamme
■ Principe
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Dissoudre 0,1 g de métal bismuth dans un minimum d’acide nitrique. Compléter à
1 000 mL avec une solution à 2 % (v/v) d’acide nitrique dans l’eau déionisée.
– 1 mL = 100 μg Bi.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.5.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 223,1 nm.
Remarque
La limite de détection est de 10 μg/L.
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7 • Cations et anions 7.10 Borate et bore
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarque
La limite de détection est d'environ 10 μg/L en ICP et 0,005 μg/L en ICP/MS.
A
7.10 Borate et bore
■ Réactifs
Les solutions préparées doivent être conservées dans des flacons en polyéthyléne (ou
polycarbonate).
– Solution de bleu de bromothymol :
bleu de bromothymol sodique 1g
eau déionisée 100 mL
– Acide sulfurique N.
– Solution tampon de pH 7.
Dissoudre 25,4 g de dihydrogénophosphate de potassium anhydre (KH2PO4) et 34,1 g
d’hydrogénophosphate de sodium anhydre (Na2HPO4) dans 800 mL d’eau déionisée.
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7 • Cations et anions 7.10 Borate et bore
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
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7 • Cations et anions 7.10 Borate et bore
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La limite de détection est de 1 mg/L.
– Si la concentration en phosphates dans l’échantillon dépasse 10 mg/L, il est
nécessaire de procéder à une séparation. Pour cela, précipiter par le nitrate de
plomb et éliminer le plomb en excès à l’aide d’hydrogénocarbonate de sodium.
– Les carbonates et l’ammoniaque peuvent gêner la mesure.
– Éviter de manipuler de l’acide chlorhydrique ou de l’ammoniaque durant le A
dosage.
■ Principe
En milieu acide, le bore forme avec l’acide carminique un complexe permet-
tant une mesure par spectrométrie.
■ Réactifs
– Acide sulfurique (d = 1,83).
– Solution d’acide carminique :
acide carminique 50 mg
acide sulfurique (d = 1,83) q.s.p. 100 mL
e
– Hydroxyde de sodium N (voir 2 remarque).
– Solution étalon de bore à 100 mg/L :
acide borique recristallisé anhydre 571,9 mg
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
Stockée en flacon de polyéthylène, cette solution se conserve un mois.
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7 • Cations et anions 7.10 Borate et bore
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Introduire 2 mL d’eau à analyser dans une fiole jaugée de 25 mL et procé-
der de la même manière que pour l’établissement de la courbe d’étalon-
nage. Se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarques
– La limite de détection est de 2 μg dans la prise d’essai.
– L’échantillon doit contenir moins de 5 μg/mL de bore. Pratiquer si nécessaire
une dilution ou une concentration à chaud en milieu alcalin de façon à obtenir
une solution contenant 1 à 5 μg de bore par millilitre.
– La précision est de 앐 0,2 μg pour une quantité de bore de 5 μg.
– Les oxydants gênent le dosage.
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7 • Cations et anions 7.10 Borate et bore
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Introduire successivement dans un flacon en matière plastique en agitant
après chaque addition de réactifs :
– 10 mL d’eau à analyser,
– 2,5 mL de solution d’azométhine,
– 2,5 mL de solution tampon.
Agiter et attendre 2 heures en plaçant le flacon à l’obscurité, à une tempé-
rature comprise entre 20 et 25 °C. Effectuer les lectures au spectromètre à
la longueur d’onde de 420 nm. Se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarques
– La méthode est applicable pour des concentrations en bore de 0,04 à
4 mg/L.
– La limite de détection est de 0,025 mg/L.
– Dans le cas d’eaux chargées en matières organiques, la minéralisation de
l’échantillon peut être nécessaire avant d’effectuer le dosage. Dans une capsule
de platine, ajouter à 50 mL d’eau à analyser, 10 mg de magnésie. Évaporer à
sec au bain-marie puis minéraliser à 450 °C pendant 3 à 4 h.
Reprendre le résidu par 25 mL d’une solution d’acide chlorhydrique à 3,55 g/L.
Procéder ensuite au dosage sur 10 mL de la solution ainsi obtenue. Tenir
compte du facteur de dilution de l’échantillon dans l’expression des résultats.
– Une autre solution dans le cas des eaux chargées en matières organiques
(à utiliser avec précaution) est de mesurer l’absorbance propre de l’échantillon
en opérant selon le mode opératoire ci-dessus mais en remplaçant les 25 mL
de solution d’azométhine par 25 mL d’eau déionisée.
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7 • Cations et anions 7.10 Borate et bore
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Principe
Voir méthode à l’azométhine (A-7.10.3).
■ Réactifs
Mêmes réactifs que pour la méthode à l’azométhine.
– Solution d’acide chlorhydrique N.
■ Mode opératoire
Se reporter au schéma d’utilisation. La cadence de détermination est de
40 échantillons par heure à raison d’un temps de rinçage de 45 secondes
pour un temps de prélèvement de 45 secondes. Faire fonctionner l’appareil
avec les réactifs et de l’eau déionisée jusqu’à établissement d’une ligne de
base stable. Effectuer les lectures au spectromètre à 410 nm.
Acide
2,00 mL/min chlorhydrique
Lavage
0,32 Air
Évier
10T 10T 20T
0,80 Échantillon
Débulleur
1,40 Tampon
0,42 Réactif
Bobine
délai
15 min 0,42 Effluent
Évier
Spectrophotomètre 410 nm
cellule 15 mm
Schéma d’utilisation
Remarques
– Surveiller que l’aiguille du préleveur ne soit pas attaquée par l’acide chlorhy-
drique, le dégagement d’hydrogène perturbe le dosage. Il est conseillé d’utiliser
une aiguille en platine.
– La stabilisation de la ligne de base est longue à obtenir.
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7 • Cations et anions 7.10 Borate et bore
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Solution d’acide nitrique concentré, dilué au demi.
– Solution d’acide chlorhydrique concentré, dilué au demi.
– Solution de rinçage :
acide nitrique dilué au demi 20 mL
acide chlorhydrique dilué au demi 100 mL
eau ultra-pure q.s.p. 2L
– Solution mère étalon de bore à 100 mg/L :
acide borique anhydre (H3BO3) 571,9 mg
eau ultra-pure q.s.p. 1L
Ne pas sécher H3BO3 avant la pesée, mais conserver le flacon dans un dessiccateur.
■ Mode opératoire
Introduire dans une fiole jaugée de 100 mL un volume d’eau non acidifié au
préalable et filtré. Ajouter 2 mL d’acide nitrique au demi et 10 mL d’acide
chlorhydrique au demi, ajuster le volume à 100 mL, mélanger soigneuse-
ment. Injecter chaque solution dans le four. Effectuer les lectures à la lon-
gueur d’onde de 249,77 nm en ICP ou sur les isotopes 10 à 11 en ICP/MS.
Rincer l’appareil entre chaque mesure avec la solution de rinçage. Se
reporter à la courbe d’étalonnage. Tenir compte de la dilution.
Remarques
– La limite de détection est de 2 μg/L en ICP et 1 μg/L en ICP/MS.
– Pour le dosage du bore total, utiliser la méthode suivante pour la minéralisa-
tion :
Introduire dans un bécher de 150 mL, une prise d’essai de l’échantillon homogé-
néisé. Ajouter 3 mL d’acide nitrique, concentré. Placer le bécher sur une plaque
chauffante. Évaporer l’échantillon avec précaution, en évitant l’ébullition et l’éva-
poration à sec. Après refroidissement, ajouter 5 mL d’acide nitrique concentré,
couvrir d’un verre de montre et remettre le bécher sur la plaque chauffante
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7 • Cations et anions 7.11 Bromate
(limite de qualité « Eau potable »)
Méthodes de référence
AFNOR T90-041 (août 1985). Essais des eaux – Dosage du bore par spec-
trométrie d’absorption moléculaire – Méthode à l’azométhine H.
AFNOR NF EN ISO 11885 (janvier 2007). Qualité de l'eau. – Dosage de
33 éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé
par induction (indice de classement : T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l'eau - Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement : T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l'eau - Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement : T90-164).
7.11 Bromate
(limite de qualité « Eau potable »)
Depuis la fin des années 90, les bromates sont dosés dans les eaux desti-
nées à la consommation humaine (eau potable) et dans les ressources en
eau destinées à la production d’eau potable. La teneur de 10 μg/L tolérée
dans les eaux potables, depuis décembre 2008, pourrait se durcir dans
les années à venir.
Dans la plupart des cas, la présence des bromates dans l’eau potable est
due aux étapes de désinfection, notamment l’ozonation (l’ion bromure est
relativement facilement oxydé en ion hypobromite par l’ozone, puis, dans
certaines conditions, en ion bromate) mais aussi la désinfection à l’hypo-
chlorite de sodium (certaines solutions d’hypochlorite de sodium ou eau de
Javel peuvent contenir des teneurs élevées en bromates).
La seule méthode disponible pour doser l’ion bromate à quelques μg/L est
la méthode par chromatographie ionique avec de nombreuses adaptations.
D’autres méthodes ont été développées dans la littérature mais aucune
n’est utilisée en routine avec une aussi bonne sensiblité que la méthode
par chromatographie ionique
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7 • Cations et anions 7.11 Bromate
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
Utiliser uniquement de l’eau de qualité ultra-pure et des réactifs de qualité analytique
reconnue.
– Solution concentrée d’hydrogénocarbonate de sodium :
Hydrogénocarbonate de sodium, NaHCO3 58,8 g
Eau ultra-pure q.s.p. 1L
– Éluant I :
Solution concentrée de NaHCO3 5 mL
Eau ultra-pure q.s.p. 5L
– Éluant II :
Téraborate disodique décahydraté, Na 2B4O7, 10 H2O 76,3 g
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7 • Cations et anions 7.11 Bromate
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Se reporter à la notice d’utilisation de l’appareil. À titre d’exemple, il est reporté
ci-dessous la représentation schématique proposée par la norme AFNOR.
Pompe Colonne
Échantillon d’échantil- d’élimination
pré-traité lonage des métaux*
Colonne de Rejets
concentration
Détecteur Analyse
Pompe Colonne de Détecteur des
Éluant Précolonne conducti-
à éluant séparation UV * données
métrique
* en option
** en cas d’injection directe avec non utilisation Rejets
de colonne de concentration
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7 • Cations et anions 7.12 Bromure
Remarques A
– Éviter toute formation de bromate après le prélèvement en éliminant immé-
Méthode de référence
AFNOR NF EN ISO 15061 (septembre 2001) – Qualité de l’eau – Dosage
du bromate dissous – Méthode par chromatographie des ions en phase
liquide.
7.12 Bromure
Les eaux douces superficielles contiennent peu de bromures, de quel-
ques ppb à une (ou quelques) centaine(s) de ppb. Sauf cas particulier,
notamment la présence d’une pollution, le rapport chlorures/bromures est
naturellement de l’ordre de 400 (par exemple : 25 μg/L de bromures pour
10 mg/L de chlorures).
Pour le dosage des bromures l’analyste dispose d’une méthode spectro-
métrique adaptée à certaines eaux de boisson et eaux souterraines, et
d’une méthode par chromatographie ionique permettant d’atteindre des
concentrations très faibles, jusqu’à 10 μg/L. La méthode potentiométrique
est applicable aux eaux ou solutions contenant de 0,5 à 1 000 mg/L de
bromures.
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7 • Cations et anions 7.12 Bromure
■ Réactifs
– Solution d’hydroxyde de sodium à 50 %.
– Lait de chaux :
chaux 112 g
eau déionisée q.s.p. 1L
– Solution tampon : pH 4,65
acétate de sodium, 3 H2O 68 g
acide acétique 30 mL
eau déionisée q.s.p. 1L
Le pH doit être compris entre 4,6 et 4,7.
– Solution de phénolsulfonephtaléine :
phénolsulfonephtaléine 24 mg
hydroxyde de sodium 0,1 N 2,4 mL
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution de chloramine T :
chloramine T 2g
eau déionisée q.s.p. 1L
Préparer cette solution 48 heures à l’avance et l’utiliser dans un délai ne dépassant pas
15 jours en la conservant au réfrigérateur et à l’abri de la lumière.
– Solution de thiosulfate de sodium :
thiosulfate de sodium 25 g
eau déionisée q.s.p. 1L
– Solution mère étalon de brome à 0,2 g/L :
bromure de potassium 297,8 mg
eau déionisée q.s.p. 1L
– Solution fille étalon de brome à 2 mg/L :
solution mère 10 mL
eau déionisée q.s.p. 1L
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7 • Cations et anions 7.12 Bromure
■ Mode opératoire
Évaporer 50 mL d’eau additionnée de 0,5 mL de solution d’hydroxyde de
sodium à 50 % et de 1 mL de lait de chaux puis effectuer le dosage dans
les mêmes conditions que pour l’établissement de la courbe d’étalonnage
sur 5 mL de solution concentrée. Préparer de la même façon un témoin
avec 5 mL d’eau déionisée. Effectuer les lectures au spectromètre à la
longueur d’onde de 584 nm et tenir compte de la valeur lue pour le témoin.
Se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarques
– L’excès de phénolsulfonephtaléine doit être minimal pour éviter la formation
de composés dibromés de couleurs différentes, parallèlement à celle des com-
posés tétrabromés.
– En présence de quantités importantes de brome, effectuer le dosage sur une
dilution de la solution concentrée.
– Un test rapide permet de vérifier si la teneur en brome est à l’intérieur des
limites de la gamme. Placer dans un tube à essais :
1 mL de solution concentrée.
1 goutte de solution tampon.
1 goutte de solution de rouge de phénol.
1 goutte de solution de chloramine T.
Après 1 minute exactement, ajouter 1 goutte de solution de thiosulfate de
sodium. En présence d’une coloration jaune, jaune-brun ou jaune-vert, la teneur
en brome est convenable. Avec une coloration bleue ou violette, il est néces-
saire de diluer la solution.
– La limite de détection est de 20 μg/L avec une reproductibilité de l’ordre de
10 μg/L.
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7 • Cations et anions 7.12 Bromure
■ Matériel spécial
– Appareil de mesure : potentiomètre ou pH-mètre avec échelle en millivolts.
– Électrode spécifique du brome.
– Électrode de référence.
– Agitateur électromagnétique avec des barreaux recouverts de téflon.
■ Réactifs
– Correcteur de force ionique :
nitrate de sodium 42,5 g
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution de sulfate de nickel :
sulfate de nickel (NiSO4 , 6 H2O) 26,3 g
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution mère étalon de brome à 1 g/L :
bromure de sodium 1,288 g
eau déionisée q.s.p. 1L
■ Mode opératoire
Introduire 100 mL d’échantillon dans un bécher de 150 mL, ajouter 2 mL de
correcteur de force ionique. Placer le bécher sur un agitateur électromagné-
tique, agiter doucement ; immerger les électrodes et attendre 2 min la stabi-
lisation du potentiel. Effectuer la lecture. Se reporter à la courbe d’étalon-
nage.
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7 • Cations et anions 7.13 Cadmium
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– Les solutions fortement réductrices ou contenant des ions formant des sels
insolubles d’argent qui recouvrent la membrane de l’électrode perturbent le
dosage. Ceci peut être éliminé par un nettoyage de la surface de la membrane.
– Les ions sulfure et iodure empoisonnent la membrane. Il est possible d’y remé-
dier en ajoutant à 100 mL d’échantillon 0,1 mL de solution de sulfate de nickel.
Méthode de référence
A
NF EN ISO 10304-1 (juillet 1995) Qualité de l’eau – Dosage des ions fluorure,
7.13 Cadmium
(limite de qualité « Eau potable »)
La méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire permet des dosa-
ges sans disposer de matériel très spécialisé mais nécessite de nombreu-
ses manipulations ; sa limite de détection est de 20 μg/L. La méthode par
spectrométrie d’absorption atomique avec atomisation électrothermique est
la méthode de choix en raison de sa relative facilité de mise en œuvre et
de sa sensibilité (0,05 μg/L). La limite de détection de la méthode par spec-
trométrie d’absorption atomique avec flamme est de 2 μg/L, celle de la
méthode par spectrométrie d’émission à l’aide d’un générateur inductif de
plasma est de 0,3 μg/L ou 0,05 μg/L en ICP/MS.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.1.
Toute la verrerie doit être nettoyée à l’acide chlorhydrique dilué au 1/2 et rincée à l’eau
déionisée.
■ Réactifs
– Solution d’hydroxyde de sodium à 20 %.
Conserver cette solution en flacon de polyéthylène.
– Solution de tartrate double de sodium et de potassium :
tartrate de sodium et de potassium 3 H2O 250 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
– Solution de bleu de thymol à 0,4 %.
– Solutions d’hydroxyde de sodium et de cyanure de potassium :
1) hydroxyde de sodium 400 g
cyanure de potassium 10 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
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7 • Cations et anions 7.13 Cadmium
(limite de qualité « Eau potable »)
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7 • Cations et anions 7.13 Cadmium
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Prélever 25 mL d’eau ou un volume d’eau convenable de façon à avoir une
concentration comprise entre 0 et 0,010 mg. Opérer ensuite comme pour
l’établissement de la courbe d’étalonnage en ayant soin de traiter de la
même manière un témoin constitué par de l’eau permutée.
Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de
518 nm et tenir compte de la valeur lue pour le témoin. Se reporter à la
courbe d’étalonnage.
Remarques
– La limite de détection est de 0,02 mg/L.
– Les ions métalliques habituellement rencontrés dans l’eau n’interfèrent pas.
Des concentrations dans la prise d’essai de 6 mg de plomb, 3 mg de zinc et
1 mg de cuivre n’interfèrent pas.
– Si l’eau à analyser contient moins de 10 μg/L de cadmium, procéder à une
concentration. Pour cela, ajouter 0,5 mL d’acide chlorhydrique à 200 mL d’eau
et concentrer à 20 mL. Amener aux environs du pH 2,8 en présence de bleu de
thymol par la solution d’hydroxyde de sodium. Ajuster à 25 mL avec l’eau déio-
nisée.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
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7 • Cations et anions 7.13 Cadmium
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Solution mère étalon de cadmium à 100 mg/L.
Se reporter au § A-7.13.4.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.5.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 228,8 nm.
Remarques
– La limite de détection est de 2 μg/L.
– La complexation du cadmium avec le sel d’ammonium de l’acide pyrrolidino-di-
thiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone permet
d’augmenter la sensibilité de la méthode par spectrométrie d’absorption atomique
avec flamme et d’atteindre des concentrations dosables comprises entre 0,5 et 50
μg/L. Cette méthode est applicable aux eaux peu chargées en matières organi-
ques. Pour la description de la méthodologie, se reporter au dosage du fer.
■ Principe
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide nitrique (d = 1,38).
– Solution mère étalon de cadmium à 1 g/L :
cadmium pur 0,1 g
acide nitrique q.s.p. dissoudre
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution fille étalon de cadmium à 10 mg/L.
Diluer au 1/100 la solution précédente en ajoutant 1,5 mL d’acide nitrique.
– Solution fille étalon de cadmium à 0,1 mg/L.
Diluer au 1/100 la solution précédente en ajoutant 1,5 mL d’acide nitrique.
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7 • Cations et anions 7.13 Cadmium
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
■ Réactifs
– Solution mère étalon de cadmium à 100 mg/L :
cadmium métal 100 mg
acide nitrique concentré 12 mL
eau déionisée q.s.p. 1L
Dissoudre le cadmium dans 4 mL d’acide nitrique concentré, puis en ajouter 8 mL, ajuster
le volume à 1 L avec de l’eau déionisée.
Remarque
La limite de détection est d'environ 0,3 μg/L en ICP et 0,05 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 5961 (septembre 1996). Qualité de l’eau – Dosage du
cadmium par spectrométrie d’absorption atomique. (indice de classement
T90-134).
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7 • Cations et anions 7.14 Calcium
7.14 Calcium
Les méthodes par spectrométrie d’absorption atomique et par spectromé-
trie d’émission à l’aide d’un générateur inductif de plasma sont d’une bonne
précision ; celle à l’EDTA donne des résultats satisfaisants pour des contrô-
les de routine.
■ Principe
■ Réactifs
– Solution d’EDTA 0,02 N (0,01 M ).
Dissoudre 3,721 g de sel disodique de l’acide éthylène-diamine tétracétique (cristallisé
2 H2O) dans un litre d’eau déionisée. 1 mL d’EDTA 0,02 N correspond à 0,4008 mg de
calcium, soit 1 mg de carbonate de calcium.
À conserver dans des flacons en polyéthylène.
– Solution d’hydroxyde de sodium 2 N.
– Indicateur : acide calcone carboxylique :
acide [hydroxy-2-(hydroxyl-2-sulfo-4-naphtyl-azo-1)-
1 naphtalène carboxylique] ou HSN 0,2 g
chlorure de sodium ou sulfate de sodium 100 g
Pulvériser l’indicateur et mélanger intimement avec le chlorure ou le sulfate de sodium.
– Solution étalon de calcium (0,01 M ) :
carbonate de calcium pur 1,001 g
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7 • Cations et anions 7.14 Calcium
■ Mode opératoire
Étalonnage de l’EDTA
Dans une fiole conique de 100 mL, introduire successivement : A
solution étalon de calcium 20 mL
Remarques
– La méthode convient aux eaux dont la concentration varie de 2 à 100 mg/L.
– La méthode n’est pas applicable aux eaux de mer et aux eaux de fortes miné-
ralisations.
– Il existe de nombreux autres indicateurs pour le titrage du calcium : murexide,
calcéine, calcon, etc.
– Le volume de la prise d’échantillon doit être tel que la quantité de calcium
contenue soit comprise entre 5 et 10 mg. Pour des eaux de dureté élevée, pré-
lever seulement 10 ou 25 mL et compléter à 50 mL avec de l’eau déionisée.
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7 • Cations et anions 7.14 Calcium
Concentration Concentration
Cations Anions
mg/L mg/L
Le plus souvent, ces ions donnent des complexes plus stables qu’avec l’EDTA.
Ils bloquent ainsi l’indicateur. Il convient donc de les masquer ou de les
éliminer.
Le cyanure de potassium masque, en donnant des complexes cyanurés très
stables, des métaux tels que : Zn, Cu, Ni, Co, Fe2+, Cd, Mg, Ag, Pt.
La triéthanolamine masque Al et Ti, Fe et Mg à l’état de traces.
En présence d’orthophosphates dans l’eau à analyser, il se forme dans la zone
de pH de la mesure, un précipité avec le calcium.
– On peut préparer des solutions titrées d’EDTA par pesée directe : le titre des
solutions préparées à partir du sel anhydre est exact à 100,00 %, celui des
solutions préparées à partir du sel déshydraté est exact à 100,05 %.
246
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7 • Cations et anions 7.14 Calcium
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Matériel spécial A
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Mode opératoire
Dans une fiole jaugée de 100 mL, introduire 10 mL d’échantillon, 10 mL de
solution de chlorure de lanthane puis ajuster le volume avec de l’acide
chlorhydrique 0,1 N. Nébuliser la solution dans une flamme air-acétylène
réductrice en intercalant de l’eau déionisée entre chaque échantillon.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 422,7 nm.
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7 • Cations et anions 7.14 Calcium
Remarques
– La limite de détection est de 0,1 mg/L.
– La solution de chlorure de lanthane permet d’éliminer les interactions dues à
la silice, au phosphore, à l’aluminium et au fer.
– Pour les plus faibles concentrations en calcium, utiliser de préférence une
flamme acétylène/protoxyde de diazote. Il en sera de même en présence de
fortes minéralisations dues principalement aux phosphates, sulfates, aluminium
et silice. Dans ce cas, utiliser à la place de la solution de lanthane une solution
de césium ou de potassium préparée ainsi :
Solution de césium à 20 g/L :
chlorure de césium (CsCl) 25 g
acide chlorhydrique 0,1 N 1 mL
eau déionisée q.s.p. 1 L
Solution de potassium à 20 g/L :
chlorure de potassium (KCl) 38 g
acide chlorhydrique 0,1 N 1 mL
eau déionisée q.s.p. 1L
– Pour éviter le colmatage du brûleur et du nébuliseur, filtrer les échantillons
contenant des matières en suspension après acidification.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de calcium à 100 mg/L :
carbonate de calcium déshydraté 249,7 mg
acide nitrique dilué au demi q.s.p. dissoudre
acide nitrique 10 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1 L
Mettre le carbonate de calcium en suspension dans l’eau, verser avec précaution de
l’acide nitrique dilué au demi jusqu’à dissolution, ajouter en plus 10 mL d’acide nitrique et
ajuster le volume à 1 L avec de l’eau ultra-pure.
Remarque
La limite de détection est d'environ 2 μg/L.
248
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7 • Cations et anions 7.14 Calcium
■ Mode opératoire
Ajouter à l’échantillon à analyser 3 mL de solution d’hydroxyde de sodium puis
quelques gouttes de solution de bleu d’ériochrome. Verser la quantité néces-
saire de solution d’EDTA pour obtenir le virage au violet. Noter cette quantité
(V1 ). Ajouter 3,2 mL d’acide chlorhydrique N et agiter durant 1 minute jusqu’à
parfaite dissolution du précipité magnésien. Verser 5 mL de la solution tam-
pon et 1 goutte de solution de noir d’ériochrome. Bien mélanger. Introduire la
quantité de solution d’EDTA nécessaire au virage au bleu (V2 ).
249
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7 • Cations et anions 7.15 Carbonate et bicarbonate
(ou hydrogénocarbonate)
250
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7 • Cations et anions 7.16 Césium
CO32- 0 2 TA TAC
Méthodes de référence
NF EN ISO 9963-2 (janvier 1996). Qualité de l'eau – Détermination de
l'alcalinité – Partie 2 : détermination de l'alcalinité carbonate (Indice de
classement T90-051).
NF EN ISO 9963-1 (février 1996). Qualité de l'eau – Détermination de l'al-
calinité – Partie 1 : détermination de l'alcalinité totale et composite (Indice
de classement T90-036).
7.16 Césium
7.16.1 Méthode au phosphomolybdate d’ammonium
Se reporter au § A-8.8.1.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution d’acide chlorhydrique 0,1 N environ.
– Solution de chlorure de lanthane à 20 g/L :
Oxyde de lanthane (O3La2) 24 g
Acide chlorhydrique 0,1 N 50 mL
Eau déionisée q.s.p. 1 L
251
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7 • Cations et anions 7.17 Chlorate
Dans une fiole jaugée de 1 litre placée dans un bain de glace, introduire l’oxyde de
lanthane, verser avec précaution l’acide chlorhydrique. Après refroidissement, ajuster
le volume à 1 L avec de l’eau ultra-pure.
– Solution étalon à 100 mg/L :
Chlorure de césium 126,7 mg
Eau déionisée q.s.p. 1 L
– Solution fille à 5 mg/L.
Méthodes de référence
Cf. Bibliographie « Radioactivité ».
7.17 Chlorate
Les chlorates dans les eaux peuvent provenir soit d’une pollution (pollution
industrielle ou pollution due au désherbage), soit provenir de la désinfec-
tion, notamment lorsqu’elle est pratiquée avec le dioxyde de chlore. En tant
qu’herbicide, l’ion chlorate devrait faire l’objet d’une limite de qualité pour
les eaux potables de 0,1 μg/L, mais aucune technique de dosage ne per-
met d’atteindre actuellement cette valeur. La méthode par chromatographie
ionique permet toutefois d’atteindre quelques 10 à 30 μg/L.
252
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7 • Cations et anions 7.17 Chlorate
253
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7 • Cations et anions 7.17 Chlorate
■ Réactifs
Utiliser des réactifs de qualité pour « analyses ».
– Eau déionisée à concentration en chlorure inférieure à 1 mg/L.
– Solution d’acide sulfurique à 2,5 % :
acide sulfurique (d = 1,83) 2,5 g
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution saturée de diphénylcarbazide dans l’alcool absolu.
Préparer extemporanément 5 mL de cette solution.
— Solution de nitrite de sodium :
nitrite de sodium 5g
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution étalon de chlorure de sodium à 0,5 g d’ion chlorure :
chlorure de sodium 0,826 g
eau déionisée q.s.p. 1L
– Solution étalon de chlorate de sodium :
chlorure de sodium 1,5 g
eau déionisée q.s.p. 1L
1 mL de cette solution correspond à 0,500 mg d’ion chlorure et 1,170 mg d’ion chlorate.
– solution étalon de nitrate mercurique 0,05 N :
nitrate mercurique Hg (NO3)2 , H2O 0,857 g
eau déionisée q.s.p. 100 mL
Dissoudre à chaud le nitrate mercurique dans l’eau. Vérifier le pH qui doit être environ de
1,5. L’ajuster si nécessaire avec de l’acide nitrique. Ce réactif étant très hygroscopique,
vérifier son titre avec la solution étalon de chlorure de sodium.
■ Mode opératoire
254
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7 • Cations et anions 7.17 Chlorate
255
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7 • Cations et anions 7.19 Chlorure
(référence de qualité « Eau potable »)
Méthode de référence
AFNOR NF EN ISO 10304-4, juin 1999. Dosage des anions dissous par
chromatographie des ions en phase liquide, Partie 4 : Dosage des ions
chlorate, chlorure et chlorite dans les eaux faiblement contaminées.
7.18 Chlorite
La présence de l’ion chlorite dans les eaux est presque exclusivement due
à la désinfection par le dioxyde de chlore et (beaucoup plus rarement) par
l’hypochlorite de sodium. L’ion chlorite est le réducteur conjugué de l’oxy-
dant dioxyde de chlore. Il serait donc logique de retrouver dans les eaux
désinfectées une concentration de chlorites identique à la concentration
de dioxyde de chlore consommée par l’eau. Toutefois, le rapport « ClO2-
formé/ClO2 consommé » observé est généralement de 0,6 à 0,7 mg de
chlorites par mg de dioxyde de chlore consommé.
C’est donc à quelques centaines de μg/L que les chlorites vont devoir être
dosés dans les eaux destinées à la consommation humaine où ils sont
tolérés jusqu’à 200 μg/L.
Méthode de référence
AFNOR NF EN ISO 10304-4 (juin 1999). Dosage des anions dissous par
chromatographie des ions en phase liquide, Partie 4 : Dosage des ions
chlorate, chlorure et chlorite dans les eaux faiblement contaminées.
7.19 Chlorure
(référence de qualité « Eau potable »)
Parmi les méthodes préconisées, l’argentimétrie est utilisée pour les
eaux relativement claires contenant de 0,15 à 10 mg/L de chlore dans l’ali-
quote. La potentiométrie convient aux eaux colorées ou troubles pour les-
quelles les virages colorimétriques peuvent être difficiles à percevoir. Elle
peut être utilisée sans prétraitement en présence d’ions ferriques à condi-
tion que la teneur soit inférieure à la concentration en chlorures. Il en est de
même pour les ions chrome, phosphate ferreux et les autres métaux
lourds.
La méthode par flux continu se prête à des mesures en série. La chroma-
tographie ionique s’applique à des teneurs supérieures au mg/L.
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7 • Cations et anions 7.19 Chlorure
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Acide nitrique pur.
– Carbonate de calcium pur.
– Solution de chromate de potassium à 10 %.
– Solution de nitrate d’argent 0,1 N.
■ Mode opératoire
Introduire 100 mL d’eau à analyser (préalablement filtrée si nécessaire).
Ajouter 2 à 3 gouttes d’acide nitrique pur puis une pincée de carbonate de
chaux et 3 gouttes de solution de chromate de potassium à 10 %.
Verser alors au moyen d’une burette la solution de nitrate d’argent jusqu’à
apparition d’une teinte rougeâtre, qui doit persister 1 à 3 minutes.
Soit V le nombre de millilitres de nitrate d’argent 0,1 N utilisés.
Remarques
– Dans le cas d’eaux très peu minéralisées, opérer par la technique de
Charpentier-Volhard (teneur en chlorures inférieure à 30 mg/L).
– Dans le cas d’eaux contenant des sulfures, des thiosulfates ou des matières
organiques en quantité importante, utiliser la technique de Charpentier-Volhard.
On peut aussi détruire ces composés en ajoutant goutte à goutte une solution
de permanganate de potassium environ 0,1 N jusqu’à coloration persistante,
puis décolorer par une goutte d’eau oxygénée à 3 %.
– Dans le cas d’eaux alcalines à la phénolphtaléine ajouter de l’acide nitrique
au 1/10 jusqu’à décoloration de la phénolphtaléine en évitant d’ajouter un excès
d’acide. Pratiquer alors le dosage comme l’indique la technique.
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7 • Cations et anions 7.19 Chlorure
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Acide nitrique pur.
– Solution de nitrate d’argent 0,1 N.
– Solution de thiocyanate de potassium ou d’ammonium 0,1 N.
– Alun ferrique ammoniacal en solution saturée, décolorée par quelques gouttes d’acide
nitrique.
■ Mode opératoire
Introduire 100 mL d’eau filtrée dans une fiole conique de 250 mL, puis une
quantité connue de nitrate d’argent 0,1 N en excès. Soit V millilitres de
nitrate d’argent utilisés. Ajouter alors 5 mL d’acide nitrique concentré et
2 mL d’alun ferrique. Titrer l’excès de nitrate d’argent par le thiocyanate
0,1 N jusqu’à coloration rougeâtre persistante, en agitant après chaque
addition de réactif. Soit ν le nombre de millilitres de thiocyanate versés.
Remarques
– L’écart-type relatif est de l’ordre de 4 % pour une concentration voisine de
250 mg/L.
– La présence de bromures, d’iodures et de cyanures entraîne des erreurs par
excès.
– Pour obtenir des résultats plus précis, il convient de séparer par filtration le
précipité d’halogénure d’argent et d’effectuer le dosage sur une partie aliquote
du filtrat.
– Dans le cas des eaux contenant des sulfures, des thiosulfates ou des matiè-
res organiques en quantité importante, il convient de détruire ces corps par
oxydation avant le dosage. Utiliser alors la technique suivante :
Introduire la prise d’essai dans une fiole conique ainsi que le nitrate d’argent et
l’acide nitrique. Faire bouillir pendant 5 minutes avec une quantité suffisante de
permanganate de potassium jusqu’à teinte rose très faible. Détruire l’excès de
permanganate par du nitrite de sodium, du glucose, ou de l’alcool et laisser
refroidir. Compléter à un volume connu et opérer le dosage sur une partie ali-
quote de la solution.
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7 • Cations et anions 7.19 Chlorure
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Solution de thiocyanate mercurique :
Brij 35 (polyoxyéthylène (23) lauryl éther) 1 mL
thiocyanate mercurique 4,17 g
méthanol q.s.p. 1 000 mL
Filtrer la solution après agitation.
– Solution de nitrate ferrique :
nitrate ferrique, 9 H2O 202 g
acide nitrique 31,5 g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
Conserver en flacon brun.
– Réactif :
solution de thiocyanate mercurique 150 mL
solution de nitrate ferrique 150 mL
Brij 35 (polyoxyéthylène (23) lauryl éther) 1 mL
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
– Solution tampon de sulfate de sodium :
sulfate de sodium Na2SO4 , 7 H2O 8g
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
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7 • Cations et anions 7.19 Chlorure
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Se reporter aux schémas d’utilisation. La cadence des déterminations est
de 30 échantillons par heure à raison d’un rinçage de 80 secondes pour
une prise d’échantillon de 40 secondes. Faire fonctionner l’appareil avec
les réactifs et de l’eau permutée jusqu’à établissement d’une ligne de base
stable. Effectuer les lectures au spectromètre à 480 nm.
0,32 Air
5T
1,60 Eau
0,10 Échantillon
20T 20T
0,80 Réactif
2,50 Effluent
Évier
480 nm
Spectrophotomètre
cellule 15 mm
260
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7 • Cations et anions 7.19 Chlorure
(référence de qualité « Eau potable »)
0,32 Air
5T
1,60 Tampon
Évier
0,10 Échantillon A
Dialyseur
20T 20T
1,60 Tampon
0,80 Réactif
2,50 Effluent
Évier
480 nm
Spectrophotomètre
cellule 15 mm
Remarque
Il existe une méthode avec détection potentiométrique.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 10304-1 (juillet 1995) Qualité de l’eau – Dosage des
ions fluorure, chlorure, nitrite, phosphate, bromure, nitrate et sulfate dis-
sous par chromatographie des ions en phase liquide – Partie 1 : méthodes
applicables pour les eaux faiblement contaminées (indice de classement
T90-042).
AFNOR NF ISO 9297 (février 2000) – Qualité de l’eau – Dosage des chlo-
rures – Titrage au nitrate d’argent avec du chromate de potassium comme
indicateur (méthode de Mohr) (indice de classement T90-014).
AFNOR NF EN ISO 15682 (décembre 2001) Qualité de l’eau – Dosage des
ions chlorure par analyse en flux (CFA et FIA) et détection photométrique
ou potentiométrique (indice de classement T90-082).
261
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7 • Cations et anions 7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
7.20 Chromate
7.20.1 Dosage du chrome hexavalent
Se reporter aux § A-7.21.1, A-7.21.2 et A-7.21.3.
Méthode de référence
AFNOR NF EN ISO 10304-3 (octobre 1997). Dosage des anions par
chromatographie des ions en phase liquide, Partie 3 : Dosage des ions
chromate, iodure, sulfite, thiocyanate et thiosulfate (indice de classement
T90-043).
7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
Dans les eaux de surface et les eaux potables, la répartition du chrome
sous ses différentes valences est encore imparfaitement élucidée. En fonc-
tion des problèmes techniques, de la réglementation ou des risques toxico-
logiques, il conviendra de choisir la méthode la plus adaptée au problème
posé. Le chrome hexavalent sera susceptible d’être individualisé par spec-
trométrie d’absorption moléculaire ou par spectrométrie d’émission à l’aide
d’un générateur inductif de plasma.
Dans le cas de la mesure du chrome total, l’échantillon additionné d’acide
nitrique jusqu’à pH ⬍ 1,5 pourra être conservé deux mois. Dans le cas du
dosage du chrome hexavalent, l’échantillon prélevé sans addition de conser-
vateur sera filtré et conservé à 4 °C ; pratiquer l’analyse dans les 24 heures.
Dans le cas d’eaux de pH ⬍ 7, le chrome hexavalent étant susceptible
d’être réduit en présence de sulfites et de sulfures, il conviendra de neutra-
liser et d’aérer l’échantillon.
■ Réactifs
– Eau déionisée exempte de toute trace de chrome.
– Acide nitrique (d = 1,40).
– Acide sulfurique chimiquement pur (d = 1,83).
262
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7 • Cations et anions 7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La limite de détection est de l’ordre de 5 μg/L.
– La méthode est directement applicable pour les eaux destinées à la consom-
mation humaine, les eaux de surface et les eaux résiduaires industrielles dont
la concentration en chrome (VI) est inférieure à 0,5 mg/L.
– La méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire est très spécifique du
chrome à l’état d’oxydation maximum. Une oxydation du CrIII en CrVI est cepen-
dant possible.
– Les interférences pratiquement inexistantes pour les eaux naturelles appa-
raissent pour les eaux industrielles et résiduaires. Certains ions métalliques :
molybdène, mercure, vanadium et fer, peuvent gêner le dosage. Les eaux rési-
duaires en provenance de stations de détoxication d’ateliers de traitement de
surface sont riches en réducteurs ou oxydants. Les sulfites en excès peuvent
provoquer une réduction du chrome hexavalent au moment de l’acidification de
l’échantillon après filtration, alors qu’un excès d’oxydant est susceptible d’en-
traîner une oxydation du chrome (III) en chrome (VI).
263
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7 • Cations et anions 7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Prélèvements
Effectuer cette analyse au maximum 24 heures après le prélèvement, sur l’échantillon
prélevé sans addition de conservateur.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.6.
■ Réactifs
– Solution de nitrate de plomb à 331 g/L :
nitrate de plomb Pb (NO3)2 331 g
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Solution de sulfate d’ammonium à 27 g/L :
sulfate d’ammonium (NH4)2 SO4 27 g
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Solution de nitrate de calcium à 118 g/L :
nitrate de calcium Ca (NO3)2 , 4 H2O 118 g
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Acide nitrique suprapur.
– Acide acétique glacial suprapur.
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7 • Cations et anions 7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Transférer 50 mL de l’échantillon filtré dans un bécher de 100 mL. Ajuster
le pH à 3,5 앐 0,3 par ajout d’acide acétique à 10 %. Si l’échantillon est déjà
à un pH inférieur à 3, ajuster au pH désiré avec la solution d’hydroxyde
d’ammonium à 10 %. Dans les deux cas, noter le volume de réactif néces-
saire à l’ajustement du pH.
Prélever 10 mL de l’échantillon à pH 3,5 et le verser dans un tube à centri-
fuger de 10 mL ; ajouter 0,1 mL de solution de nitrate de plomb. Boucher,
mélanger et laisser reposer 3 min.
Pour maintenir en solution le chrome trivalent, ajouter 0,5 mL d’acide acé-
tique puis agiter et ajouter 0,1 mL de solution de sulfate d’ammonium pour
favoriser la coprécipitation. Mettre les tubes dans la centrifugeuse, monter
la vitesse à 2 000 tr/min par petits paliers de façon à atteindre cette vitesse
265
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7 • Cations et anions 7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La limite de détection est d'environ 1 μg/L en ICP et 0,01 μg/L en ICP/MS.
– Dans le cas de solutions trop concentrées, opérer sur 50 mL d’une solution
diluée d’échantillon.
– Pour tester la coprécipitation, opérer soit à partir d’une solution de dichromate
à 50 μg/L directement, soit à partir des 10 mL d’un échantillon ajusté à pH 3,5
par ajout d’une solution mère de dichromate.
■ Réactifs
Se reporter au dosage du chrome hexavalent (§ A-7.21.1).
– Solution d’acide sulfurique au demi.
– Solution de sulfite de sodium :
sulfite de sodium 1,26 g
eau déionisée q.s.p. 100 mL
Cette solution doit être fraîchement préparée. 1 mL de cette solution réduit environ 3,4
mg de CrVI en CrIII.
– Solution de permanganate de potassium :
permanganate de potassium 0,632 g
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution d’azoture de sodium (NaN3) :
azoture de sodium (dangereux à manipuler) 0,5 g
eau déionisée q.s.p. 100 mL
■ Mode opératoire
Traiter dans une fiole conique 25 mL d’eau à analyser par 5 mL de solution
d’acide sulfurique au 1/2 et 1 mL de solution de sulfite de sodium. Agiter.
266
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7 • Cations et anions 7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Solution mère étalon de chrome à 100 mg/L :
dichromate d’ammonium 242,4 g
acide nitrique concentré 10 mL
eau déionisée q.s.p. 1 L
Dissoudre le dichromate d’ammonium dans de l’eau, ajouter 10 mL d’acide nitrique puis
ajuster le volume à 1 L avec de l’eau déionisée.
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7 • Cations et anions 7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.5.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 357,94 nm.
Remarques
– La limite de détection est de 20 μg/L.
– La complexation du chrome avec le sel d’ammonium de l’acide pyrrolidino-
dithiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone per-
met d’augmenter la sensibilité de la méthode par spectrométrie d’absorption
atomique avec flamme et d’atteindre des concentrations dosables à partir de
1 μg/L. Cette méthode est applicable aux eaux peu chargées en matières orga-
niques. Pour la description de la méthodologie, se reporter au dosage du fer
(A-7.26).
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide nitrique.
– Solution mère étalon de chrome à 1 g/L :
dichromate d’ammonium 2,424 g
acide nitrique 60 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1 L
– Solution fille étalon de chrome à 1 mg/L.
Diluer au 1/1 000 la solution mère après avoir ajouté 1 mL d’acide nitrique.
268
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7 • Cations et anions 7.21 Chrome
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Remarques
– La limite de détection est de 0,5 μg/L.
– Pour éliminer l’effet de mémoire dû à la formation de carbure non décomposé
totalement au cours de l’atomisation, prolonger le programme thermique en
portant le four à la température maximale pendant 4 secondes.
– Le magnésium peut être utilisé comme modificateur de matrice.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de chrome à 100 mg/L :
oxyde de chrome CrO3 192,3 mg
acide nitrique concentré 10 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1L
Dissoudre l’oxyde de chrome dans de l’eau ultra-pure, ajouter l’acide nitrique concentré
puis ajouter le volume à 1 L avec de l’eau ultra-pure.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 205,55 nm en ICP ou sur
l’isotope 52 en ICP/MS.
Remarque
La limite de détection est d'environ 1 μg/L en ICP et 0,01 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF T 90-043 (octobre 1988) Essais des eaux – Dosage du chrome
VI – Méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire.
269
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7 • Cations et anions 7.22 Cobalt
7.22 Cobalt
La méthode par spectrométrie d’absorption atomique avec flamme permet de
mesurer des concentrations comprises entre 50 et 500 μg/L ; la méthode
avec extraction peut diminuer ce seuil de mesure. La méthode par spectro-
métrie d’absorption atomique électrothermique, plus sensible, convient à des
valeurs comprises entre 5 et 100 μg/L ; enfin, la méthode par spectrométrie
d’émission à l’aide d’un générateur inductif de plasma s’adresse à des
concentrations de l’ordre de plusieurs dizaines de μg/L en ICP et quelques
μg/L en ICP/MS.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de cobalt à 100 mg/L.
Se reporter à la méthode de dosage du cobalt par spectrométrie d’émission à l’aide d’un
générateur inductif de plasma (§ A-7.22.3).
270
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7 • Cations et anions 7.22 Cobalt
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.5.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 240,7 nm.
Remarques
– La limite de détection est de 30 μg/L.
– La complexation du cobalt avec le sel d’ammonium de l’acide pyrrolidino-di-
A
thiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone permet
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide nitrique (d = 1,38).
– Solution de cobalt à 1 g/L :
chlorure de cobalt (CoCl2 , 6 H2O) 4,037 g
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Solution étalon de cobalt à 1 mg/L.
■ Mode opératoire
271
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7 • Cations et anions 7.22 Cobalt
Remarques
– La limite de détection est de 1 μg/L.
– Le magnésium peut être utilisé comme modificateur de matrice.
– Dans le cas où une concentration de l’élément à doser est nécessaire, utiliser
l’une des méthodes décrites dans le chapitre Analyse de l’eau de mer.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de cobalt à 100 mg/L :
cobalt métal 100 mg
acide nitrique au demi q.s.p. dissolution
acide chlorhydrique au demi 10 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1 L
Dissoudre le cobalt dans un minimum d’acide nitrique puis ajouter 10 mL d’acide chlorhy-
drique.
Ajuster le volume à 1 litre avec de l’eau ultra-pure.
Remarque
La limite de détection est d'environ 1 μg/L en ICP et 0,01 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
FD T 90-112 (juillet 1998). Qualité de l'eau – Dosage de 8 éléments métal-
liques (Mn, Fe, Co, Ni, Cu, Zn, Ag, Pb) par spectrométrie d’absorption
atomique dans la flamme.
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l‘eau – Dosage de
33 éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé
par induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l‘eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
272
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7 • Cations et anions 7.23 Cuivre
(limite de qualité « Eau potable »)
7.23 Cuivre A
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
– Ampoules à décanter de 125 mL avec bouchon de verre ou téflon.
– Se reporter au § A-7.1.1.
■ Réactifs
– Acide nitrique (d = 1,38).
– Acide chlorhydrique (d = 1,19).
– Acide sulfurique (d = 1,83).
– Méthanol.
– Chloroforme.
– Papier rouge congo ou autre papier test motrant un changement de couleur entre
4 et 6. Le pH doit être contrôlé à environ 4.
– Hydroxyde d’ammonium 5 N :
hydroxyde d’ammonium (d = 0,925) 330 mL
eau déionisée q.s.p. 1L
À conserver en flacon de polyéthylène.
– Solution de chlorhydrate d’hydroxylamine :
chlorhydrate d’hydroxylamine (NH2OHHCl) 50 g
eau déionisée 450 mL
273
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7 • Cations et anions 7.23 Cuivre
(limite de qualité « Eau potable »)
– Réactif à la néocuproine :
néocuproine (2,9-diméthyl-1,10-phénanthroline) 100 mg
méthanol 100 mL
Conservée à l’obscurité à 4 °C, cette solution est stable plus d’un mois.
– Solution de citrate de sodium :
citrate de sodium (Na3C6H5O7 , 2 H2O) 150 g
eau déionisée 400 mL
solution d’hydroxylamine 5 mL
réactif à la néocuproine 10 mL
Traiter la solution par 50 mL de chloroforme pour extraire éventuellement les impuretés
cuivriques, rejeter la phase chloroformique.
– Solution mère étalon de cuivre à 200 mg :
cuivre électrolytique 200 mg
acide nitrique 5 mL
eau déionisée q.s.p. 1L
Introduire le cuivre dans une fiole conique de 250 mL. Ajouter 10 mL d’eau déionisée et
5 mL d’acide nitrique. Quand la réaction est moins vive, chauffer légèrement pour activer
la dissolution puis porter à l’ébullition pour chasser les oxydes d’azote. Après refroidisse-
ment, transvaser avec précaution dans une fiole jaugée de 1 litre. Ajuster le volume avec
de l’eau déionisée.
– Solution fille étalon de cuivre à 20 mg/L.
■ Mode opératoire
Introduire 100 mL d’échantillon dans un bécher de 250 mL, ajouter 1 mL
d’acide sulfurique, 5 mL d’acide nitrique et quelques billes de verre.
Chauffer avec précaution sur une plaque chauffante jusqu’à émission de
vapeurs blanches. Si la solution reste colorée, la laisser refroidir, ajouter à
nouveau 5 mL d’acide nitrique concentré et répéter l’opération précédente
jusqu’à ce que la solution soit incolore. Refroidir, ajouter environ 80 mL
d’eau, porter à nouveau à l’ébullition. Refroidir et filtrer dans une fiole jau-
gée de 100 mL. Ajuster le volume. Prélever 50 mL ou une aliquote conte-
nant de 4 à 200 μg de cuivre ajustée à 50 mL, l’introduire dans une ampoule
274
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7 • Cations et anions 7.23 Cuivre
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– Utiliser des cuves de 5 cm pour des concentrations dans la prise d’essai
inférieures à 40 μg. La sensibilité de la méthode est de 3 μg pour des lectures
en cuves de 1 cm et de 6 μg pour celles de 5 cm.
– De grandes quantités de chrome et d’étain peuvent interférer. L’addition
d’acide sulfureux réduit les chromates et complexe les ions chromiques. Les
interférences dues aux cyanures, sulfures et matières organiques sont élimi-
nées par la minéralisation.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de cuivre à 100 mg/L.
Se reporter à la méthode de dosage du cuivre par spectrométrie d’émission à l’aide d’un
générateur inductif de plasma (A-7.23.4).
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.5.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 324,7 nm.
275
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7 • Cations et anions 7.23 Cuivre
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La limite de détection est de 5 μg/L.
– La complexation du cuivre avec le sel d’ammonium de l’acide pyrrolidino-di-
thiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone
permet d’augmenter la sensibilité de la méthode par spectrométrie
d’absorption atomique avec flamme et d’atteindre des concentrations dosables
à partir de 1 μg/L. Cette méthode est applicable aux eaux peu chargées en
matières organiques. Pour la description de la méthodologie, se reporter au
dosage du fer (A-7.26).
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide nitrique (d = 1,38).
– Solution mère étalon de cuivre à 1 g/L :
cuivre métallique 1g
acide nitrique 60 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Solution étalon de cuivre à 1 mg/L.
■ Mode opératoire
276
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7 • Cations et anions 7.23 Cuivre
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La limite de détection est de 0,5 μg/L.
– Le palladium ou le magnésium peuvent être utilisés comme modificateurs de
matrice.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de cuivre à 100 mg/L :
cuivre métal 100 mg
acide nitrique concentré 12 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1L
Dissoudre le cuivre dans 2 mL d’acide nitrique concentré puis ajouter 10 mL d’acide nitri-
que. Ajuster le volume à 1 litre avec de l’eau ultra-pure.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 324,75 nm.
Remarque
La limite de détection est d'environ 1 μg/L en ICP et 0,02 μg/L en ICP/MS.
Se reporter au § A-7.1.6.
Méthodes de référence
FD T 90-112 (juillet 1998). Qualité de l'eau – Dosage de 8 éléments métal-
liques (Mn, Fe, Co, Ni, Cu, Zn, Ag, Pb) par spectrométrie d’absorption
atomique dans la flamme.
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l‘eau – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l‘eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
277
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7 • Cations et anions 7.25 Étain
7.24 Cyanure
(limite de qualité « Eau potable »)
Les cyanures sont présents dans les eaux sous différentes formes :
– acide cyanhydrique ou prussique,
– ions cyanure,
– cyanure complexé (complexes de cyanure).
Ils peuvent être dosés sous forme de cyanures totaux ou de cyanures
libres par différentes méthodes. Un indice cyanure est également défini.
Bien que certaines des méthodes puissent atteindre des concentrations
inférieures à celle tolérée dans les eaux naturelles et dans l’eau potable,
les cyanures sont très rarement présents dans ce type d’eaux. C’est dans
les eaux résiduaires, notamment industrielles, qu’ils sont souvent dosés.
Les méthodes sont donc développées dans le chapitre D concernant les
eaux résiduaires.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 14403 (mai 2002). Qualité de l’eau – Dosage des cya-
nures totaux et des cyabures libres par analyse en flux continu (indice de
classement T90-081).
AFNOR NF T 90-107 (août 2002). Qualité de l’eau – Détermination de
l’indice cyanure.
7.25 Étain
7.25.1 Méthode par spectrométrie d’absorption atomique
avec four graphite (atomisation électrothermique)
■ Principe
Se reporter au § A-7.5.1.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.5.1.
■ Réactifs
– Solution mère étalon d’étain à 1 g/L :
étain pur 0,1 g
acide sulfurique q.s.p. dissoudre
eau ultra-pure q.s.p. 100 mL
Attaquer l’étain pur par un volume minimum d’acide sulfurique concentré et chaud. Après
dissolution, transvaser dans une fiole jaugée de 100 mL. Ajuster le volume.
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7 • Cations et anions 7.25 Étain
■ Mode opératoire A
Remarques
– La limite de détection est de 1 μg/L.
– La méthode par génération d’hydrure permet d’obtenir la même sensibilité ; se
reporter à la méthode décrite pour le dosage de l’arsenic (A-7.6.2).
– Le palladium ou le magnésium peuvent être utilisés comme modificateurs de
matrice.
■ Réactif
– Préparer une solution étalon mère à 1 000 mg/L.
– Se reporter au § A-7.1.6.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 196,02 ou 203,98 nm en ICP
ou sur les isotopes 118 ou 120 en ICP/MS.
Remarque
La limite de détection est d'environ 50 μg/L en ICP et 0,01 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite
(indice de classement T90-119).
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7 • Cations et anions 7.26 Fer
(référence de qualité « Eau potable »)
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7 • Cations et anions 7.26 Fer
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
Préparer tous les réactifs à partir d’eau déionisée exempte de toute trace de fer.
– Acide chlorhydrique (d = 1,25).
– Solution d’acétate d’ammonium :
acétate d’ammonium 40 g
acide acétique cristallisable 50 mL
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution de chlorhydrate d’hydroxylamine à 100 g/L.
À renouveler toutes les semaines.
– Solution de peroxodisulfate de potassium à 40 g/L.
À conserver dans un flacon en verre brun.
– Solution de chlorhydrate de phénanthroline 1,10 à 0,5 %.
Conserver cette solution au réfrigérateur, la renouveler dès l’apparition d’une coloration.
– Solution mère étalon de fer à 1 g/L.
Peser exactement 100 mg de fil de fer non oxydé, introduire dans une fiole conique,
ajouter 5 mL d’acide chlorhydrique et environ 40 mL d’eau déionisée. Chauffer jusqu’à
ébullition pour obtenir la dissolution complète. Laisser refroidir, transvaser dans une fiole
jaugée de 100 mL. Ajouter les eaux de rinçage de la fiole conique, ajuster le volume.
– Solution fille étalon de fer à 10 mg/L (à préparer au moment de l’utilisation).
■ Mode opératoire
Introduire 50 mL d’échantillon acidifié dans une fiole conique, ajouter 5 mL de
solution de peroxodisulfate de potassium, porter à ébullition pendant 40 min
environ. Après refroidissement, ajuster le volume à 50 mL dans une fiole jau-
gée. Ajouter 2 mL de solution d’acétate d’ammonium. Mélanger, vérifier que
le pH est voisin de 4,5 (compris entre 3,5 et 5,5). Ajouter 2 mL de solution de
phénanthroline 1,10. Préparer un témoin avec 50 mL d’eau déionisée traitée
dans les mêmes conditions. Laisser à l’obscurité pendant 15 min. Effectuer les
lectures au spectromètre à la longueur d’onde de 510 nm. Tenir compte de la
valeur lue pour le témoin.
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7 • Cations et anions 7.26 Fer
(référence de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La méthode est applicable pour des concentrations comprises entre 0,010 et
5 mg/L.
– Pour la détermination du fer total, acidifier l’échantillon à pH 1 (1 mL d’acide
sulfurique pour 100 mL).
– Pour différencier le fer dissous du fer non dissous, filtrer l’échantillon
au moment du prélèvement sur une membrane filtrante 0,45 μm, acidifier
ensuite.
– Pour doser séparément le fer (II) et le fer (III), acidifier l’échantillon à pH 1
immédiatement au moment du prélèvement. Si une filtration est nécessaire, fil-
trer l’échantillon sous atmosphère inerte, remplir le flacon jusqu’au déborde-
ment, l’acidifier ensuite à pH 1. Fermer immédiatement le flacon avec un bou-
chon rodé.
– Les interférences dues au cuivre, cobalt, chrome, zinc pour des concentra-
tions 10 fois supérieures à celle du fer et du nickel pour une concentration
supérieure à 2 mg/L, sont éliminées au pH d’application de la méthode.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
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7 • Cations et anions 7.26 Fer
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Solution mère étalon de fer à 1 g/L. Se reporter au § A-7.26.4.
– Solution fille étalon à 10 mg/L. S’assurer que le pH est à 2,5.
Remarque
La limite de détection est de 20 μg/L.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solutions mère et fille étalon de fer à 1 g/L. Se reporter au § A-7.26.2.
■ Mode opératoire
Remarque
La limite de détection est de 1 μg/L.
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7 • Cations et anions 7.26 Fer
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
– Ampoules à décantation de 250 mL équipées d’un robinet en polytétrafluoréthylène.
– Centrifugeuse.
– pH-mètre.
■ Réactifs
– Utiliser de l’eau de qualité ultra-pure (type Milli Q ou ELGA).
– Acide nitrique (d = 1,4).
– Solution d’hydroxyde de sodium à 100 g/L.
– Solution du sel d’ammonium de l’acide pyrrolidino-dithiocarboxylique (APDC) à 20 g/L.
Si la solution est colorée, ajuster le pH à 2,5 et procéder à des extractions par la méthyl-
isobutylcétone. À préparer chaque jour.
– Méthylisobutylcétone.
– Solution mère étalon de fer à 1 g/L :
fil de fer non oxydé nettoyé à la toile d’émeri
et au papier filtre 1g
acide nitrique q.s.p. dissolution environ 60 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
Dissoudre le fer dans l’acide nitrique à chaud. Après dissolution, laisser refroidir, transvaser
dans une fiole jaugée de 1 litre. Ajuster le volume avec de l’eau ultra-pure.
– Solution fille étalon de fer à 10 mg/L.
Diluer au 1/100 la solution mère.
– Solution fille étalon de fer à 0,4 mg/L.
Diluer au 1/25 la solution précédente après avoir ajouté 1 mL d’acide nitrique.
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7 • Cations et anions 7.26 Fer
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 259,94 nm en ICP ou sur
l’isotope 56 en ICP/MS.
Remarque
La limite de détection est d'environ 1 μg/L en ICP et 0,5 μg/L en ICP/MS.
285
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
Méthodes de référence
AFNOR NF T90-017 (juin 1982) Essais des eaux – Dosage du fer –
Méthode spectrométrique à la phénantroline 1-10.
FD T 90-112 (juillet 1998). Qualité de l'eau – Dosage de 8 éléments métal-
liques (Mn, Fe, Co, Ni, Cu, Zn, Ag, Pb) par spectrométrie d’absorption
atomique dans la flamme.
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l‘eau – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l‘eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l‘eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Eau ultra-pure, à conserver dans des flacons en polyéthylène.
– Acide chlorhydrique (d = 1,19).
– Solution aqueuse d’ériochrome-cyanine R à 1 g/L dans l’eau ultra-pure.
Cette solution est à conserver en flacons de verre brun et doit être renouvelée tous les
mois.
– Solution de zirconium : A
oxychlorure de zirconium (ZrOCl2 , 8 H2O) 0,265 g
■ Mode opératoire
Introduire, dans une fiole jaugée de 10 mL, 5 mL d’eau à analyser. Préparer
un témoin avec 5 mL d’eau ultra-pure. Ajouter dans chaque fiole :
– solution de zirconium 1 mL
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
– solution d’ériochrome-cyanine R 1 mL
– eau ultra-pure q.s.p. 10 mL
Agiter puis laisser reposer 10 à 15 minutes. Effectuer les lectures au spec-
tromètre à la longueur d’onde de 540 nm, et tenir compte de la valeur lue
pour le témoin. Se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarques
– Cette méthode doit être utilisée en l’absence des ions suivants : SO42–, Ca2+,
Fe3+, PO43–, Al3+. Le chlore libre peut être réduit par les arsénites.
– Si l’alcalinité est trop forte, neutraliser avant d’effectuer le dosage.
– La vaisselle lavée avec les détergents modernes et insuffisamment rincée est
une source d’erreur.
■ Principe
Une distillation en présence d’acide fort, à température d’ébullition élevée, per-
met de séparer le fluor transformé en acide hydrofluorique ou fluorosilicique des
éléments non volatils. La distillation est effectuée à température contrôlée.
■ Réactifs
– Même réactifs que précédemment.
– Acide perchlorique (d = 1,61).
– Solution d’hydroxyde de sodium N dans l’eau ultra-pure.
– Solution de phénolphtaléine à 1 g/L dans l’éthanol à 95 %.
– Alcool isoamylique.
– Laine de verre, lavée à chaud avec de l’acide chlorhydrique, de l’acide sulfurique et de
l’acide nitrique, rincée à l’eau et séchée 2 heures à 105 °C.
■ Matériel spécial
– Appareil à distiller à température constante (voir schéma page suivante).
– se reporter au § A-7.1.1.
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
Thermomètre
Réfrigérant
de l’alcool
isoamylique A
Robinet
3 voies
D
Chauffe-ballons
Appareil à distiller
■ Mode opératoire
Les conditions d’application de la méthode sont telles que le volume de la
prise d’essai est fonction de la teneur présumée de l’eau en ion fluorure :
– 1 000 mL si la teneur est comprise entre 20 et 100 μg/L ;
– 500 mL si la teneur est comprise entre 100 et 400 μg/L ;
– 100 mL si la teneur est comprise entre 400 et 3 000 μg/L ;
– 15 mL si la teneur est supérieure à 3 000 μg/L.
Dans la plupart des cas, le volume de la prise d’essai est supérieur à
15 mL. Procéder alors à une concentration préalable. Rendre la prise d’es-
sai alcaline à la phénolphtaléine en ajoutant de l’hydroxyde de sodium.
Évaporer lentement sur une plaque chauffante, dans une capsule en pla-
tine ou en nickel. Réduire le volume à 15 mL environ.
Laisser refroidir.
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La limite de détection est de 20 μg/L.
– Pour le dosage proprement dit, l’erreur maximale observée est de 앐 3 % pour
une teneur en fluor voisine de 5 mg/L et de 앐 5 % pour une teneur en fluor
voisine de 0,1 mg/L.
– Il est souhaitable de s’assurer de l’absence, dans le distillat, des ions gênants
qui ont été en principe éliminés : SO42–, Ca 2+, PO43–, Al3 +, Fe 3+ .
– Si le distillat est fortement acide, ramener le pH à 7 environ avec une solution
d’hydroxyde de sodium 0,1 N.
– L’ion Zr4+ partiellement entraîné, peut gêner le dosage.
– Si l’eau contient des matières organiques, procéder avant la distillation à une
minéralisation en milieu alcalin : rendre alcaline à la phénolphtaléine la prise
d’essai avec de l’hydroxyde de sodium N. Évaporer à siccité dans une capsule
de platine. Ajouter 3 g de carbonate de sodium anhydre. Chauffer jusqu’à fusion,
pendant 30 minutes. Laisser refroidir. Reprendre par 20 mL d’eau ultra-pure.
Faire bouillir une heure. Filtrer sur filtre rapide et laver avec une solution de
carbonate de sodium à 100 g/L. Amener le volume du filtrat et des eaux de
lavage à 15 mL par évaporation ou en complétant par la solution de carbonate
de sodium et pratiquer la mesure comme ci-dessus.
– Si la teneur en ions Cl – dépasse 500 mg/L, ajouter dans le ballon 0,50 g de
sulfate d’argent.
– Une température trop haute, une distillation trop rapide, une surchauffe sont
des risques d’erreurs.
– Il existe dans le commerce des appareils à double enveloppe permettant de
réaliser une distillation à température constante.
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Eau ultra-pure conservée dans des flacons en polyéthylène.
– Acide perchlorique (d = 1,615).
– Solution d’hydroxyde de sodium, environ N (40 g/L) préparée avec de l’eau ultra-pure.
– Solution alcoolique de phénolphtaléine à 0,1 %.
– Alcool isoamylique (distillation 129-131 °C).
– Solution d’alizarine complexon 0,0167 M.
Dissoudre 0,643 g d’alizarine dans 50 mL d’eau ultra-pure, puis ajouter de l’ammoniaque
jusqu’à pH 7. Ce réactif est à renouveler après 15 jours.
– Solution de nitrate de lanthane 0,0167 M :
nitrate de lanthane 3,616 g
eau ultra-pure 500 mL
– Solution tampon à pH 4 :
acétate de sodium trihydraté 60 g
eau ultra-pure 500 mL
acide acétique 115 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Réactif :
acétone 660 mL
eau ultra-pure 100 mL
solution tampon à pH 4 136 mL
solution d’alizarine 0,0167 M 20 mL
solution de nitrate de lanthane 0,0167 M 20 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
Ce réactif est à renouveler après 5 jours.
– Solution mère étalon de fluor à 100 mg/L :
fluorure de sodium 221 mg
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
Cette solution est à conserver en flacon en polytétrafluoréthylène et à renouveler tous les
deux mois.
– Solution fille étalon à 5 mg/L, à préparer au moment de l’emploi. Diluer 50 mL de la
solution mère à 1 000 mL avec de l’eau ultra-pure.
291
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Les conditions d’application de la méthode font que le volume de la prise
d’essai est fonction de la teneur présumée de l’eau en ion fluorure :
– 1 000 mL si la teneur est comprise entre 20 et 100 μg/L ;
– 500 mL si la teneur est comprise entre 100 et 400 μg/L ;
– 100 mL si la teneur est comprise entre 400 et 3 000 μg/L ;
– 15 mL pour les teneurs supérieures à 3 000 μg/L.
Dans le cas le plus fréquent, où le volume de la prise d’essai est supérieur
à 15 mL, il est donc nécessaire de procéder à une concentration préalable.
Rendre la prise d’essai alcaline à la phénolphtaléine, en ajoutant de l’hy-
droxyde de sodium. Évaporer lentement dans une capsule de platine ou de
nickel, de façon à réduire le volume à 15 mL.
Laisser refroidir.
Verser la prise d’essai ou la solution concentrée dans le ballon de l’appareil
à distiller. Acidifier légèrement par de l’acide perchlorique ajouté goutte à
goutte jusqu’au virage de l’indicateur. Ajouter environ 1 g de laine de verre
et 25 mL d’acide perchlorique. Chauffer l’enceinte remplie à mi-hauteur
d’alcool isoamylique. Quand la température atteint 127 °C en haut du bal-
lon, régler l’admission de vapeur avec un débit de 4 mL/min environ.
Recueillir le distillat dans des fioles jaugées de 50 ou 100 mL, placées dans
un bain de glace :
– si la teneur en fluor est comprise entre 20 et 100 μg/L, recueillir les
50 premiers millilitres dans une fiole jaugée de 50 mL.
– si la teneur en fluor est supérieure à 100 μg/L, recueillir le distillat par
fractions de 100 mL, jusqu’à obtention d’un distillat exempt de fluor. Mettre
dans des fioles jaugées de 50 mL la quantité de distillat ; prélevée sur cha-
que fraction, correspondant à une masse de fluor comprise entre 1 et
25 μg. Procéder ensuite de la même manière que pour l’établissement de
la courbe d’étalonnage. Effectuer les lectures au spectromètre à la lon-
gueur d’onde de 620 nm, et tenir compte de la valeur lue pour le témoin. Se
reporter à la courbe d’étalonnage.
292
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La méthode est applicable aux teneurs supérieures à 50 μg/L. A
– L’erreur maximale observée varie de 앐 15 % pour une masse de fluor voisine
■ Matériel spécial
– Bain-marie réglé à 127 °C équipé d’un séparateur de phase.
– Se reporter au § A-7.1.2.
■ Réactifs
– Solution tampon pH 4 :
acétate de sodium 180 g
acide acétique 345 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
– Laque alizarine-cérium :
solution aqueuse de nitrate de cérium à 0,036 % 450 mL
solution aqueuse d’alizarine complexon à 0,032 % 450 mL
solution tampon pH 4 25 mL
Au moment de l’emploi, préparer la laque en diluant 3 volumes de solution ci-dessus avec
un volume d’eau ultra-pure. Le réactif est stable six heures.
– Solution d’acide sulfurique 3 N.
– Solution d’acétone à 10 %.
Préparer la solution la veille pour éliminer les microbulles ou passer sur filtre
0,45 μm.
– Solution étalon de fluor à 0,1 g/L :
fluorure de sodium 0,221 g
eau ultra-pure q.s.p. 1 000 mL
293
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Se reporter au schéma d’utilisation page suivante. La cadence des déter-
minations est de 15 échantillons par heure à raison d’un rinçage de
180 secondes pour des prises d’échantillon de 60 secondes. Faire fonction-
ner l’appareillage avec des réactifs et de l’eau déionisée jusqu’à établisse-
ment d’une ligne de base stable. Effectuer les lectures à 605 nm.
Évier
Colonne de microséparation 2,09 mL/min Eau distillée
Séparateur Lavage 1,2 Air
de phase Bain-marie 127∞C
15T 2,5 Échantillon
1,19 Acide sulfurique 3N
Bobine délai
3 à 4 min Évier
0,6 Air
Réfrigérants 0,7 Acétone
15T
0,8 Échantillon traité
30T
0,8 Réactif
1,2 Effluent
Évier
Débulleur
Spectrophotomètre 605 nm
Cellule 15 mm
Schéma d’utilisation
Remarques
– La solution d’acétone joue le rôle d’anti-mousse.
– La préparation de la laque demande beaucoup de précaution, sa conserva-
tion est aléatoire, un précipité se forme après 6 heures.
– Les chlorures interfèrent pour une concentration de 500 mg/L.
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
Se reporter au § A-7.1.7.
■ Matériel spécial
Potentiomètre équipé d’une électrode spécifique et d’une électrode de référence à cristal
de fluorure de lanthane.
Se reporter au § A-7.1.7.
■ Réactifs A
– Acide chlorhydrique à 10 %.
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7 • Cations et anions 7.27 Fluorure et fluor
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
À un volume de 50 mL d’eau, ajouter une goutte de solution de bleu de
bromothymol. Neutraliser avec l’acide chlorhydrique ou l’hydroxyde de
sodium jusqu’à virage de l’indicateur. Introduire 50 mL de solution tampon.
Immerger les électrodes. Agiter au moyen d’un agitateur magnétique et
faire la mesure au bout de 3 minutes, ou après stabilisation. Se reporter à
la courbe d’étalonnage.
Remarques
– La limite de détection est de 20 μg/L.
– La précision de la méthode est de l’ordre de 앐 5 %.
– Les ions lanthane et hydroxyles interfèrent. Il est nécessaire que le pH de
l’eau soit inférieur à 8,5. Pratiquement opérer entre pH 4 et pH 8.
– L’emploi de la solution tampon permet d’éliminer, en principe, l’action de l’activité
ionique liée aux variations de la composition des eaux (OH –, H+, SO42–, K+, etc.). Il
y a formation de complexes stables entre les ions fluorures et les ions Al3+, Fe3+,
et Si4+ qui sont évités par l’utilisation du tampon au CyDTA jusqu’à 5 mg/L pour
Al3+, et 10 mg/L pour Fe3+. La solution tampon crée une force ionique constante
telle qu’elle masque l’effet ionique des ions autres que F – qui pourraient interférer
(OH –, H+, SO42–, K+...). Corrigeant l’effet de matrice, elle permet de s’affranchir des
interférences ioniques ; la seule activité ionique variable est donc celle de l’ion F –
qui est alors mesurable. Elle joue également un rôle d’effet tampon de pH.
– Une distillation en milieu acide peut être nécessaire en présence de fortes
concentrations de Al3+.
– L’ion SiF62– des fluorosilicates n’étant hydrolysé en F – qu’à pH ⬎ 8,4, il convient
d’alcaliniser l’échantillon par de l’ammoniaque puis de ramener le pH à environ
5,5 avec un tampon acétate d’ammonium avant d’effectuer le dosage.
– Aux concentrations généralement rencontrées dans les eaux naturelles, les
ions Br –, Cl –, I –, NO –3 , SO42–, K+, Na+, Ca2+ et Mg2+ n’interfèrent pas.
– Le CyDTA peut être remplacé par du citrate de sodium (0,30 g) qui permet
d’éviter que des ions fluor soient complexés avec des ions tels que aluminium,
fer et silice.
– Dans le cas de l’emploi de cette méthode pour des rejets industriels, il est
recommandé de pratiquer des dilutions préalables. Pour ces mêmes rejets la
mesure ne permet pas la détermination du fluor existant à l’état de fluorosilicate.
Dans ce cas, alcaliniser le prélèvement par l’ammoniaque, puis réajuster le pH
à l’aide d’un tampon acétate d’ammonium-acide acétique (pH 5,7).
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7 • Cations et anions 7.28 Gallium
Méthodes de référence
AFNOR NFT 90-004 (août 2002) Qualité de l’eau – Dosage de l’ion fluorure
– Méthode potentiométrique (indice de classement T 90-004).
AFNOR NF EN ISO 10304-1 (juillet 1995) Qualité de l’eau – Dosage des
A
ions fluorure, chlorure, nitrite, phosphate, bromure, nitrate et sulfate dis-
7.28 Gallium
7.28.1 Méthode par spectrométrie de masse avec plasma
à couplage inductif (ICP/MS)
■ Principe, matériel spécial, réactifs
Se reporter au § A-7.1.6
■ Réactif
– Préparer une solution étalon mère à 1 000 mg/L dans l'eau ultra-pure.
– Se reporter au § 7.1.6.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures sur les isotopes 69 ou 71.
Remarque
La limite de détection est d'environ 0,3 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l’eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l’eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
297
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7 • Cations et anions 7.30 Indium
7.29 Germanium
7.29.1 Méthode par spectrométrie de masse
avec plasma à couplage inductif (ICP/MS)
■ Principe, matériel spécial, réactifs
Se reporter au § A-7.1.6.
■ Réactif
– Préparer une solution étalon mère à 1 000 mg/L dans l'eau ultra-pure.
– Se reporter au § 7.1.6.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures sur l’isotope 74.
Remarque
La limite de détection est de 0,3 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l’eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l’eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
7.30 Indium
7.30.1 Méthode par spectrométrie de masse
avec plasma à couplage inductif (ICP/MS)
■ Principe, matériel spécial, réactifs
Se reporter au § A-7.1.6.
■ Réactif
– Préparer une solution étalon mère à 1 000 mg/L dans l'eau ultra-pure.
– Se reporter au § 7.1.6.
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7 • Cations et anions 7.31 Iodure et Iode
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures sur l’isotope 115.
Remarque
La limite de détection est de 0,1 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
A
■ Matériel spécial
– Tubes de Nessler jaugés à 20 mL.
– Bain thermostatique à 30 °C 앐 0,1 °C.
Se reporter au § A-7.1.1.
■ Réactifs
– Solution d’arsénite de sodium 0,1 N :
anhydride arsénieux 4,95 g
solution d’hydroxyde de sodium 2 N environ 50 mL
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
Dissoudre l’anhydride arsénieux dans la solution d’hydroxyde de sodium en chauffant
légèrement au bain-marie. Après dissolution, laisser refroidir et compléter à un litre avec
de l’eau permutée.
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7 • Cations et anions 7.31 Iodure et Iode
■ Mode opératoire
Prélever 20 mL d’eau, ou si la teneur en iode est élevée 10 et même 5 mL.
Opérer ensuite comme pour la courbe d’étalonnage. Effectuer la lecture au
spectromètre à la longueur d’onde de 420 nm. Se reporter à la courbe
d’étalonnage.
300
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7 • Cations et anions 7.31 Iodure et Iode
Remarques
– On peut mesurer directement les ions cériques restants en ajoutant du sulfate
ferreux ammoniacal. Il se forme alors une quantité équivalente d’ions ferriques qui,
par addition de thiocyanate de potassium donnent du thiocyanate ferrique dont
l’intensité de coloration peut servir au dosage spectrométrique. Pour cela, à la fin
A
du dosage, après passage au bain-marie thermostaté, et au lieu de lire la colora-
■ Matériel
– Générateur inductif de plasma associé à un spectromètre de masse disposant d’un sys-
tème de refroidissement de la chambre de nébulisation à une température de 0 °C. Cet ins-
trument est dans une configuration classique et ne nécessite pas de réglages particuliers.
– Passeur automatique d’échantillons indispensable à cause du très long temps de
dépollution au niveau de la partie introduction de l’échantillon. (Il faut compter environ
20 minutes par échantillon.)
301
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7 • Cations et anions 7.32 Lithium
■ Réactifs
– Solution d’iodure de potassium à 1 g/L en I –.
– Solution de rhodium métal à 1 g/L.
■ Mode opératoire
Se reporter à la notice du matériel utilisé.
Remarques
– Le problème principal est la différence de volatilité entre les formes I – et I2 de
l’iode. Il faudra donc faire très attention à ce phénomène en évitant principale-
ment l’ajout de tout acide qui modifierait cet équilibre.
– Les limites de détection sont de l’ordre de 0,05 à 0,1 μg/L en fonction du blanc
de l’instrument.
Méthode de référence
AFNOR NF EN ISO 10304-3 (octobre 1997) Qualité de l’eau – Dosage des
anions dissous par chromatographie des ions en phase liquide – Partie 3 :
dosage des ions chromate, iodure, sulfite, thiocyanate et thiosulfate.
7.32 Lithium
La méthode par spectrométrie d’absorption atomique avec flamme et la
méthode par spectrométrie d’émission à l’aide d’un générateur inductif de
plasma sont les méthodes les plus sensibles.
Effectuer le prélèvement dans un flacon en verre car le chlorure de lithium
peut être utilisé comme catalyseur dans la fabrication du polyéthylène.
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7 • Cations et anions 7.32 Lithium
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.4.
■ Réactifs
– Eau déionisée (ou ultra-pure)
– Solution mère étalon de lithium à 100 mg/L :
carbonate de lithium 532,3 mg A
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
■ Mode opératoire
Filtrer l’eau à analyser et effectuer la mesure dans les mêmes conditions
que pour l’établissement de la courbe d’étalonnage ; tenir compte de la
valeur lue pour le témoin.
Remarques
– La limite de détection est de 10 μg/L avec photomètre et 5 μg / L avec spec-
trométre.
– Dans les conditions opératoires ainsi définies, les cations et les anions sui-
vants n’interfèrent pas, même s’ils sont présents aux concentrations ci-après :
Na+ : 2 g/L ; K+ et Ca2+ : 0,5 g/L ; Mg2+, Cl− et SO 42− : 1 g/L. Par contre, le strontium
interfère si la teneur dépasse 10 mg/L. On peut éliminer les interférences dues
au calcium et au baryum en les précipitant sous forme de sulfate de baryum, de
carbonate de calcium et de carbonate de strontium. Pour cela, ajouter à cin-
quante millilitres d’eau, 5 mL d’une solution contenant 5 g de sulfate de sodium
et 10 g de carbonate de sodium par litre. Porter à l’ébullition. Laisser précipiter
et filtrer. Laver le filtre et compléter avec de l’eau permutée à 50 mL.
– Prendre la précaution de laver le pulvérisateur à l’eau permutée avant chaque
série de dosages en faisant fonctionner les brûleurs pendant 5 à 10 minutes.
– Il est indispensable d’effectuer deux ou trois mesures et de prendre la
moyenne des résultats.
– Lorsque la mesure est effectuée avec un spectromètre d’absorption atomique
en mode d’émission, l’utilisation d’un brûleur laminaire d’une longueur de 5 ou
10 cm accroît la sensibilité.
303
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7 • Cations et anions 7.32 Lithium
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de lithium à 100 mg/L :
carbonate de lithium 532,3 mg
eau déionisée (ou ultra-pure) q.s.p. 1 000 mL
– Solution fille étalon de lithium à 1 mg/L.
Amener 10 mL de la solution mère à 1 000 mL avec de l’eau déionisée.
Remarques
– La limite de la détection est de 5 μg/L.
– Des variations relativement importantes de la teneur en sodium ne semblent
pas perturber le dosage.
– Dans le cas de variations de la teneur en potassium, le témoin et les solutions
étalons doivent avoir une teneur en potassium voisine de celle de l’eau à analyser.
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
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7 • Cations et anions 7.33 Magnésium
Remarque
La limite de détection est d'environ 2 μg/L en ICP et 0,1 μg/L en ICP/MS.
7.33 Magnésium
Le magnésium se prête facilement aux techniques habituelles de l’analyse
hydrologique. La méthode gravimétrique ne se pratique plus aujourd’hui.
Les méthodes par spectrométrie d’absorption atomique et par spectromé-
trie d’émission à l’aide d’un générateur inductif de plasma sont d’une
grande sensibilité.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide chlorhydrique (d = 1,19).
– Solution d’acide chlorhydrique 0,1 N environ :
acide chlorhydrique (d = 1,19) 8 mL
eau déionisée ou ultra-pure q.s.p. 1L
– Solution de lanthane à 20 g/L :
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7 • Cations et anions 7.33 Magnésium
Remarques
– La limite de détection est de 5 μg/L.
– La solution de chlorure de lanthane permet d’éliminer les interactions éven-
tuelles dues à la silice et à l’aluminium.
– La méthode décrite est directement applicable pour des concentrations com-
prises entre 0,5 et 5 mg de magnésium par litre.
– Pour des concentrations en magnésium comprises entre 1 et 10 mg/L, utiliser
de préférence une flamme acétylène/monoxyde de diazote. Il en sera de
même en présence d’eaux de forte minéralisation. Dans ce cas, remplacer le
chlorure de lanthane par une solution de chlorure de césium ou de potassium à
20 g/L.
– Pour éviter le colmatage du brûleur et du nébuliseur, filtrer les échantillons
contenant des matières en suspension après acidification.
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7 • Cations et anions 7.33 Magnésium
■ Réactifs
– Solution mère étalon de magnésium à 100 mg/L :
oxyde de magnésium (MgO) 165,8 mg
acide nitrique dilué au demi q.s.p. dissoudre
acide nitrique concentré 10 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1L
Dissoudre l’oxyde de magnésium avec un minimum d’acide nitrique dilué au demi. Ajouter
A
10 mL d’acide nitrique concentré et ajuster le volume à 1 L avec de l’eau ultra-pure.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 14911 (octobre 1999). Qualité de l'eau – Dosage par
chromatographie ionique des ions Li+, Na+, NH4+, K+, Mn2+, Ca2+, Mg2+,
Sr2+ et Ba2+ dissous. Méthode applicable pour l’eau et les eaux résiduaires
(indice de classement T90-048).
AFNOR NF EN ISO 7980 (mars 2000). Qualité de l’eau – Dosage du cal-
cium et du magnésium – Méthode par spectrométrie d’absorption atomi-
que. (indice de classement T90-005).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l’eau – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l’eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
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7 • Cations et anions 7.34 Manganèse
(référence de qualité « Eau potable »)
7.34 Manganèse
(référence de qualité « Eau potable »)
La méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire au periodate
nécessite la destruction des chlorures et des matières organiques.
L’oxydation par le periodate présente l’avantage de donner des solutions
extrêmement stables. Les méthodes par spectrométrie d’absorption atomi-
que et par spectrométrie d’émission à l’aide d’un générateur inductif de
plasma permettent des mesures rapides dans de bonnes conditions de
sensibilité ; ce sont des méthodes de choix. Le dosage du manganèse doit
être pratiqué immédiatement après le prélèvement car il a tendance à
s’oxyder rapidement, à précipiter et à se fixer sur les parois du récipient.
Dans le cas contraire, acidifier l’échantillon au moment du prélèvement.
■ Réactifs
– Utiliser de l’eau déionisée, exempte de matières organiques.
– Periodate de potassium cristallisé.
– Permanganate de potassium cristallisé.
– Hydrogénosulfite de sodium cristallisé.
– Acide nitrique pur (d = 1,33).
– Acide phosphorique sirupeux (d = 1,71).
– Acide sulfurique pur (d = 1,83).
– Acide sulfurique dilué au 1/20.
– Solution mère étalon de manganèse à 100 mg/L.
Dissoudre 0,288 g de permanganate de potassium dans environ 100 mL d’eau déionisée
contenant 3 mL d’acide sulfurique. Ajouter 0,4 g environ d’hydrogénosulfite de sodium.
Porter à ébullition. Refroidir. Ajuster le volume à 1 000 mL.
– Solution fille étalon de manganèse à 5 mg/L :
solution mère 50 mL
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
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7 • Cations et anions 7.34 Manganèse
(référence de qualité « Eau potable »)
Chauffer sur une plaque jusqu’à douce ébullition tout en ajoutant peu
à peu 0,3 g de periodate de potassium. Porter à douce ébullition pendant
15 minutes pour faire apparaître la coloration. Refroidir et compléter à
100 mL. Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de
525 nm. Tenir compte de la valeur lue pour le témoin. Tracer la courbe
d’étalonnage.
■ Mode opératoire
Verser dans un bécher 100 mL d’eau à analyser qui doit contenir entre 5 et
100 μg de manganèse. Diluer si nécessaire. Traiter ensuite l’échantillon
comme indiqué pour l’établissement de la courbe d’étalonnage. Effectuer
les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de 525 nm et tenir
compte de la valeur lue pour le témoin. Se reporter à la courbe d’étalon-
nage.
Remarques
– La limite de détection est de 50 μg/L.
– Si l’eau est limpide et ne contient que du manganèse bivalent dissous, celui-ci
peut être stabilisé par addition de 1 ou 2 mL d’acide sulfurique. Si elle est trou-
ble, filtrer sur membranes en fibres de verre.
– Si du manganèse paraît adhérer aux parois du flacon de prélèvement, le
dissoudre dans une quantité minimum d’acide sulfurique.
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7 • Cations et anions 7.34 Manganèse
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de manganèse à 100 mg/L.
Se reporter à la méthode de dosage du manganèse par spectrométrie d’émission à l’aide
d’un générateur inductif de plasma (A-7.34.4).
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.5.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 279,5 nm.
Remarques
– La limite de détection est de 10 μg/L.
– La complexation du manganèse avec le sel d’ammonium de l’acide pyrroli-
dino-dithiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone
permet d’augmenter la sensibilité de la méthode par spectrométrie d’absorption
atomique avec flamme et d’atteindre des concentrations dosables comprises
entre 2 et 500 μg/L. Cette méthode est applicable aux eaux peu chargées en
matières organiques. Pour la description de la méthodologie, se reporter au
dosage du fer (§ A-7.26.4).
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7 • Cations et anions 7.34 Manganèse
(référence de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial A
se reporter au § A-7.1.5.
■ Mode opératoire
Remarque
La limite de détection est de 1 μg/L.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de manganèse à 100 mg/L :
manganèse métal 100 mg
acide chlorhydrique concentré 10 mL
acide nitrique concentré 1 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1L
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 257,61 nm en ICP ou sur
l’isotope 55 en ICP/MS.
Remarque
La limite de détection est d'environ 0,5 μg/L en ICP et 0,05 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF T90-024 (octobre 1963). Essais des eaux – Dosage spectro-
métrique du manganèse
AFNOR NF EN ISO 14911 (octobre 1999). Dosage par chromatographie
ionique des ions Li+, Na+, NH4+, K+, Mn2+, Ca2+, Mg2+, Sr2+ et Ba2+ dissous.
Méthode applicable pour l’eau et les eaux résiduaires.
FD 90-112 (juillet 1998). Qualité de l'eau – Dosage de 8 éléments métal-
liques (Mn, Fe, Co, Ni, Cu, Zn, Ag, Pb) par spectrométrie d’absorption
atomique dans la flamme.
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l‘eau – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l‘eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l‘eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
Pratiquement, le mercure peut se trouver dans l’eau, fixé sur les matières
en suspension et (ou) à l’état dissous, sous forme de composés organiques
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
– Verrerie ; avant utilisation, la nettoyer à l’acide nitrique (d = 1,4) ou de préférence avec
la solution acide de dichromate de potassium ; rincer plusieurs fois à l’eau déionisée.
– Spectromètre d’absorption atomique équipé d’une lampe à cathode creuse au mercure
et d’une lampe au deutérium pour correction du bruit de fond.
– Enregistreur.
– Flacon laveur de 250 mL environ s’adaptant à l’appareillage.
– Bain-marie.
– Air comprimé ou gaz inerte.
– Adaptation d’un dispositif (lampe infra-rouge, épiradiateur) permettant d’éviter la
condensation de la vapeur d’eau à l’intérieur de la cuve de mesure.
– Piège permettant d’absorber les vapeurs de mercure à la sortie de la cuve de mesure.
– Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Utiliser de l’eau déionisée (de préférence) ou ultra-pure et des réactifs dont la teneur
en mercure est aussi faible que possible.
– Acide sulfurique (d = 1,84) dilué au demi.
– Acide nitrique (d = 1,40).
– Acide chlorhydrique (d = 1,19).
– Solution d’acide chlorhydrique à 11 g/L environ.
– Solution de permanganate de potassium à 50 g/L.
Conserver cette solution dans un flacon en verre brun.
– Solution de persulfate de potassium à 50 g/L.
– Solution de chlorhydrate d’hydroxylamine à 100 g/L.
– Solution de chlorure d’étain à 100 g/L.
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– La limite de détection est de 0,05 μg/L dans les meilleures conditions (faible
bruit de fond de l’appareil, qualité de la lampe).
– Pour les eaux claires et peu chargées, une minéralisation à froid est suffi-
sante. Après l’addition de permanganate et de persulfate, attendre chaque fois
15 minutes.
– Prendre toutes les précautions pour éviter la contamination par le mercure au
cours des manipulations et vérifier l’absence de ce métal dans les réactifs et
dans l’atmosphère du laboratoire.
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
Se reporter à la méthode précédente et au § A-7.1.5.
– Agitateur magnétique.
– Bain thermostaté ou incubateur réglé à 45 °C.
■ Réactifs
– Utiliser de l’eau déionisée ou (de préférence) de l'eau ultra-pure.
– Solution d’acide nitrique à 10 mol/L :
acide nitrique (d = 1,42) 67 mL
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution de brome à 15 g/L environ :
brome (d = 3,12) 0,5 mL
eau déionisée q.s.p. 100 mL
À renouveler chaque semaine.
– Solution acide de brome à 1,5 g/L :
solution de brome à 15 g/L 10 mL
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Dans une fiole conique de 250 mL, introduire 100 mL d’échantillon, ajouter
1 mL d’eau bromée, boucher la fiole, mélanger et la placer dans un bain
thermostaté à 45 °C ou en incubateur pendant 4 h.
Mélanger puis après retour à la température ambiante, vérifier la présence
de brome libre visuellement par la couleur jaune de la solution ou avec du
papier iodoamidonné si la couleur de l’échantillon gêne.
Transvaser 50 mL de solution minéralisée dans un flacon laveur spécial
contenant un barreau aimanté et 1 mL de solution de chlorhydrate d’hy-
droxylamine. Ajouter 1 mL de solution de chlorure d’étain. Boucher immé-
diatement la flacon, le placer sur un agitateur électromagnétique, agiter
vivement pendant 3 min. Au cours de l’agitation, l’extrémité en verre fritté
du tube de barbotage doit rester immergée dans la solution. Brancher le
flacon au dispositif du gaz d’entraînement, faire passer la vapeur de mer-
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarques
– Conserver la fraction de 50 mL d’échantillon minéralisé, non utilisée, pour un
contrôle éventuel, en particulier pour vérifier la présence d’agents interférents
dans l’échantillon. Pour cela, effectuer un dosage en utilisant le mode opératoire
décrit sur une aliquote à laquelle aura été ajoutée une quantité connue de mer-
cure.
– Après chaque utilisation, traiter les flacons laveurs utilisés pour l’entraînement
du mercure gazeux par de la solution de brome acide pour oxyder les traces
d’étain. Conserver les flacons remplis d’eau.
■ Matériel spécial
– Système comprenant un générateur de vapeur, un séparateur gaz/liquide, un système
de déshumidification, un spectromètre de fluorescence atomique et un traitement de
données.
– Une alimentation en Argon de grande pureté, avec épurateur de gaz.
– Matériel de laboratoire parfaitement nettoyé à l’acide nitrique (trempage de 48 h), puis
parfaitement rincé, puis plongé (24 h) dans le mélange bromure de potassium/bromate
de potassium et enfin neutralisé par un excès de solution d’acide ascorbique.
– Flacons à réactifs en verre équipé d’un bouchon à valve et tuyau (PTFE) de trans-
fert.
■ Réactifs
– Utiliser de préférence de l’eau ultra-pure.
– Mélange KBr/KBrO3, en volumes égaux (à préparer au moment de l’utilisation) :
Solution de bromate de potassium à 5,56 g/L
Solution de bromure de potassium à 23,80 g/L
– Solution d’acide L-ascorbique à 100 g/L (à conserver une semaine).
– Solution de dichromate de potassium à 50 mg/L.
– Solution d’acide chlorhydrique :
HCl pur (d = 1,19) 167 mL
Eau ultra-pure q.s.p. 500 mL
– Solution de chlorure d’étain dihydraté à 20 g/L purgée avec de l’argon :
SnCl2, 2 H2O 10 g
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Mode opératoire
Dans une fiole jaugée de 50 mL, transférer 35 mL d’échantillon, introduire
7,5 mL de solution d’acide chlorhydrique et 1 mL de mélange KBr/KBrO3
et compléter à 50 mL avec l’eau ultra-pure. Attendre 30 à 60 minutes. Si
une coloration jaune persiste, ajouter 1 mL de mélange KBr/KBrO3. Faire
le « zéro » avec le réactif « Blanc » traité par le même protocole.
Se reporter aux consignes du fabriquant.
Remarques
Utiliser des réactifs ultra-purs.
Interférences possibles ou dépression du signal :
– présence de vapeur d’eau dans la cellule de fluorescence,
– anions sulfure, iodure, bromure,
– métaux nobles (Au, Ag, Pt).
Limite de détection usuelle : 1 ng/L
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
63
– Chromatographe équipé en capture d’électrons (Ni ).
– Colonnes spéciales.
– Ampoules à décanter de 125 et 500 mL.
■ Réactifs
– Solution de cystéine :
chlorhydrate de cystéine, H2O 1g
acétate de sodium, 3 H2O 0,78 g
sulfate de sodium anhydre 12,5 g
eau ultra-pure q.s.p. 100 mL
Conserver cette solution à 3 °C, la renouveler tous les 3 jours.
– Sulfate de sodium anhydre.
– Bromure de potassium.
– Acide bromhydrique 47-49 %.
À redistiller de préférence avant emploi, à 125-127 °C.
– Acide iodhydrique 57 %.
Laver ce réactif avec du benzène avant son utilisation.
– Benzène.
– Solution mère étalon de méthylmercure à 100 mg/L :
méthylmercure 100 mg
benzène q.s.p. 1L
– Solution fille étalon de méthylmercure à 1 mg/L.
Diluer 10 mL de la solution mère à 1 L avec du benzène.
■ Mode opératoire
Extraction
Dans une ampoule à décantation de 500 mL, introduire successivement :
– eau à analyser : 200 mL ;
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7 • Cations et anions 7.35 Mercure
(limite de qualité « Eau potable »)
– acide bromhydrique : 22 mL ;
– bromure de potassium : 40 g.
Boucher hermétiquement et agiter jusqu’à dissolution complète. Ajouter
25 mL de benzène, agiter 3 min. Laisser reposer, récupérer la phase orga-
nique. Recommencer l’extraction 2 fois, réunir les phases organiques, faire
passer la solution benzénique sur une colonne contenant environ 2 à 3 cm
de sulfate de sodium anhydre. Rincer la colonne avec 10 mL de benzène, A
le joindre à la solution.
Remarques
– Avant leur utilisation, traiter les colonnes à 220 °C sous courant d’azote pen-
dant 48 heures.
– Dans le cas où la séparation des phases aqueuse et organique s’effectue
difficilement, recueillir le maximum de la phase aqueuse et briser l’émulsion
avec quelques millilitres d’éthanol à 95 %.
– Le pourcentage d’extraction du méthylmercure est d’environ 86 à 90 %.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN 1483 (juin 2007). Qualité de l’eau – Dosage du mercure
(indice de classement T 90-113-1).
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7 • Cations et anions 7.36 Molybdène
7.36 Molybdène
7.36.1 Méthode par spectrométire d’absorption atomique
avec four graphite (atomisation électrothermique)
■ Principe
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide nitrique (d = 1,38).
– Solution de molybdène à 1 g/L dans l'eau ultra-pure :
paramolybdate d’ammonium 1,840 g
acide chlorhydrique 10 % q.s.p. 1 000 mL
– Solution étalon à 1 mg/L.
■ Mode opératoire
Remarque
La limite de détection est de 1 μg/L.
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7 • Cations et anions 7.36 Molybdène
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5. A
Remarques
– La limite de détection est de 20 μg/L.
– La complexation du molybdène avec le sel d’ammonium de l’acide pyrrolidino-
dithiocarboxylique et l’extraction du complexe par la méthylisobutylcétone permet
d’augmenter la sensibilité de la méthode par spectrométrie d’absorption atomique
avec flamme et d’atteindre des concentrations dosables comprises entre 1 et
25 μg/L. Cette méthode est applicable aux eaux peu chargées en matières orga-
niques. Pour la description de la méthodologie, se reporter au dosage du fer.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de molybdène à 100 mg/L :
molybdate d’ammonium 203,4 mg
eau ultra-pure q.s.p. 1L
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.6.
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7 • Cations et anions 7.37 Nickel
(limite de qualité « Eau potable »)
Remarque
La limite de détection est d'environ 5 μg/L en ICP et 0,1 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l’eau – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l’eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l’eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
7.37 Nickel
(limite de qualité « Eau potable »)
7.37.1 Méthode par spectrométrie d’absorption atomique
avec flamme
■ Principe
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Solution mère étalon de nickel à 100 mg/L.
Se reporter à la méthode de dosage du nickel par spectrométrie d’émission à l’aide d’un
générateur inductif de plasma (§ A-7.37.3).
■ Mode opératoire
Se reporter au § A-7.1.5.
Effectuer les lectures à la longueur d’onde de 232,0 nm.
Remarques
– La limite de détection est de 30 μg/L.
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7 • Cations et anions 7.37 Nickel
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
Se reporter au § A-7.1.5.
■ Réactifs
– Acide nitrique (d = 1,38).
– Solution mère étalon de nickel à 1 g/L :
nickel métallique 1g
acide nitrique 60 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1L
– Solution fille étalon à 1 mg/L.
■ Mode opératoire
Remarque
La limite de détection est de 0,5 μg/L.
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7 • Cations et anions 7.38 Nitrate
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs
– Solution mère étalon de nickel à 100 mg/L :
nickel métal 100 mg
acide nitrique concentré 10 mL
eau ultra-pure q.s.p. 1L
Dissoudre le nickel dans 10 mL d’acide nitrique concentré et chaud. Après dissolution et
refroidissement, ajuster le volume à 1 L avec de l’eau ultra-pure.
Remarque
La limite de détection est d'environ 2 μg/L en ICP et 0,005 μg/L en ICP/MS.
Méthodes de référence
AFNOR NF T90-112 (juillet 1998). Qualité de l’eau – Dosage des huit
éléments métalliques (Mn, Fe, Co, Ni, Cu, Zn, Ag, Pb) par spectrométrie
d’absorption atomique dans la flamme.
AFNOR NF EN ISO 15586 (mai 2004). Qualité de l’eau – Dosage des
éléments traces par spectrométrie d’absorption atomique en four graphite
(indice de classement T90-119).
AFNOR NF EN ISO 11885 (mars 1998). Qualité de l‘eau – Dosage de 33
éléments par spectroscopie d’émission atomique avec plasma couplé par
induction (indice de classement T90-136).
AFNOR NF EN ISO 17294-1 (janvier 2007). Qualité de l‘eau – Application
de la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 1 : lignes directrices générales (indice de classement T90-163).
AFNOR NF EN ISO 17294-2 (avril 2005). Qualité de l‘eau – Application de
la spectrométrie de masse avec plasma à couplage inductif (ICP-MS) –
Partie 2 : Dosage de 62 éléments. (indice de classement T90-164).
7.38 Nitrate
(limite de qualité « Eau potable »)
Les nitrates (ou azote nitrique) représentent la forme azotée souvent la plus
présente dans les eaux naturelles. Les nitrates constituent la composante
principale de l’azote inorganique (Ninorganique) ou minéral, lui-même inclus
majoritairement dans l’azote global (NGL) ou azote total (NT) avec une
autre composante, l’azote organique (Norganique).
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7 • Cations et anions 7.38 Nitrate
(limite de qualité « Eau potable »)
}
N–NO2–
Formes oxydées
N–NO3–
Ninorganique oxydé A
Formes réduites
N–NH4+
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7 • Cations et anions 7.38 Nitrate
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Matériel spécial
– Capsule de 60 mL environ.
– Bain-marie.
– Se reporter au § A.7.1.1.
■ Réactifs
– Solution de salicylate de sodium à 10 g/L à renouveler toutes les 24 heures.
– Acide sulfurique concentré (d = 1,84).
– Solution d’hydroxyde de sodium :
hydroxyde de sodium 200 g
sel disodique de l’acide éthylène diamine tétracétique 50 g
eau déionisée q.s.p. 1L
Dissoudre avec précaution l’hydroxyde de sodium dans 800 mL d’eau déionisée ; ajouter
le sel sodique EDTA. Après dissolution et refroidissement, transvaser la solution dans une
fiole jaugée, ajuster le volume à 1 litre. Conserver cette solution dans un flacon de poly-
éthylène.
– Solution d’azoture de sodium :
azoture de sodium 50 mg
eau déionisée q.s.p. 100 mL
– Solution mère étalon d’azote nitrique à 100 mg/L :
nitrate de potassium anhydre 722 mg
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
À renouveler tous les deux mois.
– Solution fille étalon d’azote nitrique à 5 mg/L.
Amener 50 mL de la solution mère à 1 000 mL avec de l’eau déionisée.
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7 • Cations et anions 7.38 Nitrate
(limite de qualité « Eau potable »)
gueur d’onde de 415 nm. Soustraire des unités d’absorbance, lues pour les
étalons, la valeur relevée pour le témoin. Construire la courbe d’étalon-
nage.
■ Mode opératoire
Introduire 10 mL d’eau dans une capsule de 60 mL (pour des teneurs en
azote nitrique supérieures à 10 mg/L, opérer une dilution). Alcaliniser faible-
ment avec la solution d’hydroxyde de sodium. Poursuivre le dosage comme
A
pour la courbe d’étalonnage. Préparer de la même façon un témoin avec
Remarques
– Si l’eau à analyser est très trouble, ajouter lors du prélèvement quelques
pastilles d’hydroxyde de sodium pour avoir un pH d’environ 8,5 puis agiter avec
0,5 g de charbon actif après avoir vérifié que ce dernier ne fixe pas les nitrates.
Filtrer. Pour le dosage des nitrates, n’utiliser qu’une solution claire.
– Vérifier que la filtration éventuelle sur membrane n’entraîne pas une erreur
par excès.
– L’adjonction de sel disodique de l’EDTA dans la solution d’hydroxyde de
sodium évite la précipitation du calcium et du magnésium.
– L’azoture de sodium élimine l’interférence des nitrites.
– La coloration jaune du parasalicylate de sodium est la plus intense des colo-
rations fournies par les nitrates (brucine, diphénylamine, acide phénoldisulfoni-
que). Elle est stable au moins 1 heure.
– Il n’y a pas d’interférence par le Cl – jusqu’à 200 mg/L. Au-delà traiter préala-
blement une quantité aliquote par une solution de sulfate d’argent 0,025 N,
exempte de nitrates (sulfate d’argent : 3,898 g dissous dans 1 litre d’eau déio-
nisée). Séparer le précipité par filtration, le laver à l’eau déionisée, exempte de
nitrates et pratiquer le dosage sur le filtrat et les eaux de lavage réunis ; tenir
compte de la dilution pour le calcul des résultats.
– Le fer interfère au-delà de 5 mg/L. L’éliminer par agitation en présence
d’oxyde de zinc et filtration.
– La Loi de Beer-Lambert est observée pour des concentrations de 0 à 10
mg/L.
– La précision pour une concentration de 1 mg/L est de 앐 3 %.
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7 • Cations et anions 7.38 Nitrate
(limite de qualité « Eau potable »)
Traiter le cadmium en granulés par 50 mL d’éther diéthylique puis le rincer à l’eau déioni-
sée ; le laver ensuite dans 50 mL d’acide chlorhydrique et rincer trois fois à l’eau déionisée.
Ajouter 100 mL de solution de sulfate de cuivre, agiter les granulés pendant 5 à 10 min.
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7 • Cations et anions 7.38 Nitrate
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Préparation de la colonne
Prendre un tube de diamètre interne de 0,081 (violet) et le remplir d’eau
déionisée. À l’aide d’une pipette de Pasteur, introduire les granulés de cad-
mium et mettre aux extrémités un tampon de laine de verre. Avant de met-
tre en place la colonne ainsi préparée, s’assurer que les tubes sont remplis
de réactifs et qu’ils ne contiennent pas de bulles d’air.
Quand la colonne n’est pas en fonction, maintenir les granulés à l’abri de
l’air en remplissant la colonne de solution de chlorure d’ammonium. Avant
la remise en service, débrancher la colonne du circuit analytique et la rincer
à l’eau. La conservation des granulés dans le chlorure d’ammonium permet
une remise en fonction plus rapide.
■ Mode opératoire
Se reporter au schéma d’utilisation page suivante.
La cadence des déterminations est de 20 échantillons par heure à raison d’un
rinçage de 108 secondes pour des prises d’échantillon de 72 secondes.
Faire fonctionner l’appareillage avec les réactifs et de l’eau permutée
jusqu’à établissement d’une ligne de base stable. Effectuer les lectures à
520 nm.
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7 • Cations et anions 7.38 Nitrate
(limite de qualité « Eau potable »)
Évier 0,60
0,32 Air
10T
1,20 NH4CI
Débulleur
0,32 Échantillon
0,32 Air
Débulleur
0,32 Réactif
1,00 Effluent
Évier
520 nm
Spectromètre
cellule 15 mm
Schéma d’utilisation
Remarques
– Dans le but d’éviter une contamination entre les échantillons, le temps de
rinçage de la sonde entre deux échantillons consécutifs doit être égal au double
du temps de prélèvement d’un échantillon.
– Si la concentration en nitrites est élevée par rapport à celle des nitrates, le
calcul par différence est susceptible d’entraîner des erreurs.
– Une eau riche en matières en suspension peut entraîner un encrassement
rapide de la colonne de réduction.
– La réduction des nitrates en nitrites ne sera que partielle si le pH est inférieur
à 4,5.
– La présence de chlore peut entraîner une désactivation de la colonne de
réduction.
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7 • Cations et anions 7.39 Nitrite
(limite de qualité « Eau potable »)
Méthodes de référence
ISO 7890-3 (décembre 1998). Qualité de l'eau – Essais des eaux – Dosage
des nitrates – Partie 3 méthode spectrométrique avec l’acide sulfosalicy-
lique. A
NF EN ISO 10304-1 (juillet 1995) Qualité de l’eau – Dosage des ions fluo-
7.39 Nitrite
(limite de qualité « Eau potable »)
Suivant l’origine des eaux, la teneur en nitrites est assez variable. La
méthode à la sulfanilamide a une sensibilité de l’ordre de quelques micro-
grammes par litre. Il sera nécessaire d’en tenir compte pour l’interprétation
des résultats et de prendre toutes précautions utiles pour la pureté des
réactifs et la propreté de la verrerie.
Sous l’action des phénomènes biologiques, l’équilibre entre l’ammoniaque,
les nitrites et les nitrates peut évoluer rapidement. Il convient donc de pro-
céder au dosage des nitrites le plus tôt possible après le prélèvement en le
conservant à 4 °C.
Se reporter au § A-7.38 (Nitrate).
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7 • Cations et anions 7.39 Nitrite
(limite de qualité « Eau potable »)
diamino-1,2 éthane. Agiter jusqu’à complète dissolution. Transvaser la solution dans une
fiole jaugée de 1 000 mL, ajuster le volume avec de l’eau déionisée, mélanger.
Conservée au réfrigérateur, cette solution est stable un mois.
– Solution mère étalon d’azote nitreux (NO2) à 100 mg/L :
nitrite de sodium 492,8 mg
eau déionisée q.s.p. 1 000 mL
Conservée en flacon de verre inactinique, cette solution est stable un mois.
– Solution fille étalon d’azote nitreux (NO2) à 1 mg/L :
Diluer au 1/100 la solution précédente avec de l’eau déionisée. À préparer extemporané-
ment.
■ Mode opératoire
Introduire 50 mL d’eau à analyser dans une fiole jaugée puis poursuivre le
dosage comme pour la courbe d’étalonnage. Tenir compte de la valeur lue
pour le témoin. Se reporter à la courbe d’étalonnage.
Remarques
– La coloration est stable 2 heures. La courbe d’étalonnage peut être établie
jusqu’à 1 mg/L de NO2 .
– Après ajout du réactif de diazotation, le pH de la solution doit être de
1,9 앐 0,1. En présence d’une eau d’alcalinité élevée, réduire le volume de la
prise d’essai, ajouter un excès de solution d’acide phosphorique 1,5 mol/L avant
de compléter le volume à 50 mL avec de l’eau déionisée.
– En présence d’échantillons dont la coloration est susceptible d’interférer lors
de la mesure de l’absorbance, traiter une deuxième prise d’essai par 1 mL de
solution d’acide phosphorique à 1,5 mol / L.
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7 • Cations et anions 7.39 Nitrite
(limite de qualité « Eau potable »)
■ Réactifs A
– Réactif spécial :
■ Mode opératoire
Se reporter au schéma d’utilisation.
La cadence des déterminations est de 20 échantillons par heure à
raison d’un rinçage de 108 secondes pour des prises d’échantillon de
72 secondes. Faire fonctionner l’appareillage avec les réactifs et de l’eau
déionisée jusqu’à établissement d’une ligne de base stable. Effectuer les
lectures à 520 nm.
Remarque
Dans le cas d’eau de mer, préparer les solutions étalons avec de l’eau de mer
artificielle.
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7 • Cations et anions 7.40 Phosphate
Évier
0,32 Air
1,20 Effluent
Évier
520 nm
Spectromètre
cellule 15 mm
Schéma d’utilisation
Méthodes de référence
NFT EN 26777 (mai 1993) – Qualité de l’eau – Dosage des nitrites –
Méthode par spectrométrie d’absorption moléculaire (indice de classement
T90-013).
NF EN ISO 10304-1 (juillet 1995) Qualité de l’eau – Dosage des ions fluo-
rure, chlorure, nitrite, phosphate, bromure, nitrate et sulfate dissous par
chromatographie des ions en phase liquide – Partie 1 : méthodes applica-
bles pour les eaux faiblement contaminées.
NF EN ISO 13395 (octobre 1996) Qualité de l’eau – Détermination de l’azote
nitreux et l’azote nitrique et la somme des deux par analyse en flux (CFA et
FIA) et détection spectrométrique (indice de classement T 90-012).
7.40 Phosphate
Le phosphore peut exister dans les eaux à l’état dissous ou en suspension.
Le phosphore total dissous comprend le phosphore organique (§A-9.7.2) et
le phosphore inorganique qui lui-même inclut les orthophosphates et les
polyphosphates (§A-9.7.1).
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7 • Cations et anions 7.40 Phosphate
Pinorganique
P en suspension
Porganique
PT minéralisation
Porganique
Phosphore dissous minéralisation orthophosphates A
Pinorganique hydrolyse acide