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Intitulé
Qu’il soit de même pour tous nos ami(e) s dont le soutien indéfectible et
Enfin, nos remerciements à toutes les personnes qui nous ont aidé,
Mes très chers parents qui m’ont soutenu et encouragé jusqu’au bout
A ma grand-mère.
travail.
Dédicaces
Je dédie ce mémoire à mes très cher parents pour leurs
soutient morale et financier dans les moments les plus ardus.
Je dédie ce travail
A mon frère Salim
A toute la famille Sadeg
A mon binôme Fayçal et sa famille
Et a toute la section ELM 2016
Mohammed Amine
Introduction Générale
Introduction générale……………………………………………………………………1
Introduction…………………………………………………………………………... 3
I.1 Conversion d’énergie …………………………………………………………….. 3
I.2 Description de la machine à courant continu ………………………………………….. 4
I.2.1 L'induit (rotor) ………………………………………………………….. 5
I.2.2 Inducteur (stator) …………………………………………………….... 5
I.2.3 Collecteur et balais …………………………………………………….. 6
I.3 Symbole de la machine à courant continu ……………………………………… 7
I.4 Plaque à bornes et plaque signalétique ………………………………………….. 7
I.5 Principe de fonctionnement et modèle équivalent de l'induit.…………………. 8
I.5.1 Fonctionnement en générateur ………………………………………… 8
I.5.2 Fonctionnement en moteur ………………..…………………………... 9
I.5.2.1 Equations des grandeurs du moteur à courant continu……… 10
a/ Couple utile du moteur………………………………………. 10
b/ Force électromotrice (f.e.m) ………………………………. 11
c/ Equation de tension, vitesse ………………………………. 11
I.5.2.2 Caractéristique mécanique des moteurs à courant continu….. 12
I.6 Les différents types de moteurs à courant continu …………………………….. 13
I.7 Choix d'un moteur à vitesse variable …………………………………………… 16
I.8 Avantages et inconvénients………………………………………………………. 17
Conclusion…………………………………………………………………………… 17
Introduction……………………………………………………………………………..73
Annexe…………………………………………………………………………………. 95
Bibliographie………………………………………………………………………….. 96
Liste des symboles
TH Thyristor.
BF Boucle fermée.
I Courant.
Φ Flux.
BO Boucle ouverte.
Ce Couple électromagnétique.
Cr Couple résistant.
J Moment d’inertie.
Ra Résistance d’induit
La L’inductance d’induit.
Ki Gain intégrateur.
Kp Gain proportionnel.
Kd Gain dérivateur.
Coefficient d’amortissement.
La pulsation propre.
INTRODUCTION GENERALE INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE.
Les actionneurs électriques sont présents dans les usines automatisées, dans les moyens de
transports et dans des nombreux objets de notre vie quotidienne, ils doivent avoir un
comportement intelligent, ils sont donc commandés. Les commandes sont basées sur une bonne
connaissance des actionneurs, machines électriques et convertisseurs statiques. Cette
connaissance est à la base des modèles, qui sont évidemment basés sur des lois physiques, mais
aussi sur des hypothèses constructives qu’il faut savoir discuter (linéarité, premier harmonique,
symétrie….).
Les machines à courant continu ont pendant longtemps été les seuls aptes à la vitesse
variable à large bande passante (robotique). Ils ont l’objet de nombreuse amélioration, et
beaucoup de produit commercialisés aujourd’hui n’ont rien à envier à leurs homologues sans
balais.
La représentation d’état développée dans les années soixante représente un système sous
forme d’équation différentielles matricielles du premier ordre à partir d’un vecteur de variables
de base dont la valeur initiale est connue, appelée variable d’état, avec un vecteur d’entrée défini
tout au long du temps.
La commande par retour d’état des machines électriques se situe donc à la rencontre d’un
grand nombre de science et de technologie. Par conséquent, elle pose des problèmes spécifiques
que nous allons présenter en insistant sur la nécessité d’une bonne structuration du dispositif,
structuration que nous emprunterons à la théorie des systèmes.
Parmi les différentes commandes, la commande adaptative est une autre manière de résoudre
le problème de la commande (tels que : éviter l’exigence de la connaissance explicite de la
dynamique du système qui n’est pas toujours possible, réduire les influences des paramètres
inconnus ….etc). Une hypothèse fondamentale de cette approche est que le processus à
commander soit modélisable et que la structure du modèle soit connue.
L’identification de la structure d’un modèle paramétrique du système est donc une opération
délicate à réaliser avant l’élaboration d’un algorithme de commande adaptative. Cet algorithme
peut être vu comme une manière automatique et pratique afin de réaliser simultanément,
l’identification proprement dite (des paramètres) et le calcul du régulateur et par la suite d’éviter
le réglage manuel de ses paramètres. Mais le principal attrait de la commande adaptative résulte
du fait qu’elle doit permettre de conserver des performances quasi-optimales à un système dont
les paramètres varient lentement au cour du temps.
Le premier chapitre consiste à faire une étude générale sur la machine à courant continu.
Le deuxième chapitre repose sur l’étude du variateur de vitesse de la machine à courant
continu.
Le troisième chapitre consiste à faire une étude et réalisation du régulateur PID sur un
moteur à courant continu à excitation séparée.
Le quatrième chapitre est consacré de l’étude théorique de la commande par retour d’état et
commande adaptative,
Le cinquième chapitre consiste à l’application pratique de la commande par retour d’état
adaptative sur le moteur à courant continu.
Enfin, nous tirons une conclusion générale qui résume l’ensemble de notre travail effectué.
Chapitre I :
Généralités sur la machine à courant continu
Introduction
La machine à courant continu est un convertisseur d'énergie, totalement réversible, elle peut
fonctionner soit en moteur, convertissant de l'énergie électrique en énergie mécanique, soit en
génératrice, convertissant de l'énergie mécanique en énergie électrique.
Les moteurs à courant continu sont utilisés dans les asservissements ou la facilité de réglage de
la vitesse, du moment, du couple et du sens de rotation permet une mise en œuvre aisée.
Dans ce chapitre nous intéressons beaucoup plus à la partie qui fonctionne comme un moteur à
courant continu, pour faire une étude expérimental dans les chapitres suivants.
L’induit est la partie tournante de la machine, le noyau d'induit est en fer pour canaliser les lignes de
champ, les conducteurs sont logés dans des encoches sur le rotor, deux conducteurs forment une spire.
C’est la partie fixe, Il est formé soit d'aimants permanents en ferrite soit de bobines placées autour
des noyaux polaires. Lorsque les bobines sont parcourues par un courant continu, elles créent un
champ magnétique dans le circuit magnétique de la machine notamment dans l'entrefer, espace
séparant la partie fixe et la partie mobile.
Le collecteur est un commutateur mécanique qui inverse le sens du courant dans les conducteurs qui
franchissent la ligne neutre. Les balais solidaires de la carcasse qui frottent sur le collecteur, lorsque
l'induit est soumis à une tension, appliquée entre balais, le système balais -collecteur répartit le
courant dans les conducteurs comme indiqué sur le schéma de la figure (I-7) le sens conventionnel
est le même dans tous les conducteur situés sous un pôle, et le sens contraire dans tous les situés sous
l'autre pôle. [2]
Figure -I.8-a : Schéma d'une plaque à bornes d'une machine à courant continu
Figure -I.8-b : Schéma d'une plaque signalétique d'une machine à courant continu
Lorsque l'on place une spire parcourue par un courant dans un champ magnétique, il apparaît un
couple de forces. Ce couple de forces crée un couple de rotation qui fait tourner la spire.
Au cours de ce déplacement, le couple de rotation diminue constamment jusqu'à s’annuler après
rotation de 90 degrés (zone neutre, la spire se trouve à l'horizontale et perpendiculaire aux aimants
naturels).
Afin d'obtenir une rotation sans à coup, l'enroulement d’induit doit être constitué d'un nombre
élevé de spires similaires. Celles-ci seront réparties de façons régulières sur le pourtour du rotor
(induit), de manière à obtenir un couple indépendant de l’angle de rotation du courant de la partie
fixe à la partie tournante du moteur.
L'induction moyenne (B moy) qui subit un conducteur lors de son passage sous un pôle est le
quotient du flux d'un pôle par la surface de l'induit situé sous ce pôle (surface polaire).
|B Moy|=2PΦ/πDL (I-2)
Comme dans toute machine électromagnétique, le couple est proportionnel au flux créé par
l'induction, et au courant passant dans l'induit.
Dans le cas du moteur à courant continu, la puissance est celle qui correspond au couple
électromagnétique.
EI=2πNCem (I-3)
En peut écrire :
E= (p/a) NnΦ (I-4)
La chute de tension (RI+ eB) étant faible devant U on voit que la vitesse est proportionnelle à la
tension d'alimentation et inversement proportionnelle au flux Φ.
Pour inverser la vitesse, il faut inverser soit la tension soit le flux.
U= ( / ) NΦ+RI+eB (I-7)
(I-8)
U=E+Ra Ia (I-9)
Le flux utile est produit par le courant d'excitation (Ie=Ve/Re) ; la caractéristique correspondante
comporte une droite pour les faibles valeurs du courant puis une certaine courbure pour les valeurs
plus élevées, la machine étant alors saturée. Multipliant par I les deux nombres de la relation
précédente, il vient :
UI=EI+RaI2 (I-11)
Pa=UI et Pj= Ra I2 représentent respectivement la puissance absorbée par l'induit et les pertes
Joules correspondantes.
(I-12)
En réalité le couple utile (ou couple moteur) Cm dont on dispose sur l'arbre du moteur est très
légèrement inférieur au couple électromagnétique, on a :
Cm=Cem-Cp (I-13)
Cp est un couple de perte qui comporte, d'une part les pertes fer (hystérésis et courants de Foucault),
d'autre part les pertes mécanique (frottement est ventilation) ; dans la pratique ce couple qui dépond
de la vitesse, ne dépasse pas de quelques pour cent du couple électromagnétique, aussi peut-en
écrire la relation suivante :
Cm =Cem=KIΦ (1-14)
Le couple utile d'un moteur à courant continu est proportionnel au courant de l'induit I et au flux de
l'inducteur Φ.
Les moteurs à courant continu se différent par son mode d'excitation. On distingue donc :
1- Le moteur à excitation séparée.
2- Le moteur à excitation liée :
Moteur à excitation shunt.
Moteur à excitation série.
Moteur à excitation composée
Lorsque l'inducteur et l'induit sont reliés à des sources différentes. Ces moteurs ont l'avantage
d'avoir une vitesse relativement stable et réglable par la tension d'induit, mais nécessitent une
alimentation continue ou redressée indépendante pour l'inducteur.
En peut écrit :
= . + + (I-15)
On peut utiliser une seule tension d'alimentation pour l'induit et l'inducteur, il suffit de placer le
bobinage inducteur en parallèle avec l'induit et les alimentant par une source de tension.
Pour varier la vitesse, il faut varier le courant d'excitation ainsi une variation du couple
développé par le moteur suivra, ce qui rend le réglage de la vitesse problématique [4].
En peut écrire :
I=Ia+Ie (I-17)
(I-18)
Le bobinage d'inducteur est connecté en série avec le bobinage d'induit, ainsi les deux
bobinages sont alimentés par le même courant I. Ce moteur possède un fort couple de démarrage
(figure-I.15).
Cem=KΦIa (I-19)
(I-20)
II a été conçu pour réunir les qualités du moteur série et du moteur shunt, II comporte deux
enroulements par pôle inducteur : l'un est analogique au circuit d'excitation d'un moteur shunt et
n'est parcouru que par un courant de faible intensité devant celle du curant de travail, l'autre est en
série avec l'induit. La première porte un grand nombre de spires de fil de diamètre relativement gros.
Donc il possède des propriétés intermédiaires à celles du moteur shunt et celles du moteur série,
sa vitesse est variable avec la charge, mais son couple de démarrage est très élevé.
Le moteur compound a donc, en définitive, les avantages du moteur série sans en avoir les
inconvénients. Il adapte bien sa vitesse à la charge qu'il entraîne, ce qui lui permet de supporter
d'assez fortes surcharges de durée limitée. Si la charge disparaît, il ne s'emballe pas.
Ces avantages ne sont cependant acquis qu'au prix d'une construction un peu plus compliqué;
on ne l'utilise donc que dans les cas ou ni le moteur série ni le moteur shunt ne donne entière
satisfaction (machines d'extraction, laminoirs, etc....) .
En résumé pour le choix d'un moteur on peut faire les remarques suivantes :
Le courant nominal est défini par réchauffement du moteur, alors que le courant de
surcharge est défini par la capacité de commutation du moteur.
Pour une application donnée, il faut choisir un moteur dont les caractéristiques
conviennent à celles de la charge, régime nominal et en surcharge.
Il faut tenir compte :
Du couple à transmettre.
Du couple d'accélération, calculé avec la somme des moments d'inertie ramenés sur
l'arbre moteur.
Il en résulte alors une imperfection de la compensation du flux de commutation, car les pôles
auxiliaires sous- compensent les montées de courant et surcompensent ses diminutions.
Le choix de la vitesse de base et de la tension d'alimentation dépend essentiellement de la
puissance considérée ; ces grandeurs sont limitées pour des raisons technologiques, telles que la
tenue mécanique ou la commutation du collecteur. Il existe d'ailleurs une certaine normalisation
dans ce domaine.
Selon les applications, on choisira une excitation séparée (c'est le cas le plus général) ou une
excitation série (moteurs de traction essentiellement).
Avantages
Une accélération, un freinage et une inversion du sens de rotation très rapide, ce qui est
a avantageux dans le cas des appareils de levage et des machines-outils.
Une vitesse de rotation qui peut être régulée par l'intermédiaire d'un système de rétroaction.
Inconvénients
I.9 Conclusion
Les machines à courant continu ne sont plus guère utilisées à l'heure actuelle comme génératrices
de puissance, leurs larges possibilités de réglage de vitesse ont favorisé leur utilisation en moteur
(à excitation séparer) dans les applications où cette caractéristique est importante, surtout depuis le
développement des semi-conducteurs de puissance (transistors et thyristors).
La supériorité de ces moteurs réside dans le fait qu'ils se prêtent facilement à un contrôle
souple, continu et presque instantané de leur vitesse.
Chapitre II :
Variateur de vitesse du moteur à courant continu
II.1 Introduction
Les moteurs à courant continu sont très utilisés dans les systèmes automatiques qui nécessitent
une régulation précise de la vitesse de rotation. Le principe de la régulation de vitesse consiste à
choisir le bon convertisseur.
Nous allons présenter les différents dispositifs qui sont utilisés dans les processus de régulation de
vitesse du moteur à CC. Ensuite, nous donnerons une description détaillée de la stratégie
d’obtention d’une onde MLI utilisée pour la commande d’ouverture et de fermeture des
interrupteurs électroniques installés au niveau du hacheur.
Nous cherchons dans ce chapitre à asservir deux paramètres du moteur, le courant absorbé qui
ne doit pas dépasser en aucun cas le courant maximal supporté par le moteur, ainsi que la vitesse
de rotation qu'on cherche à varier.
Figure .II .1: Schéma équivalent d’un moteur à courant continu entrainant une charge
Les équations caractérisant de la machine à courant continu sont exprimées comme suite :
U=RI+L +E (II-1)
(II-2)
(II-3)
et (II-5)
(II-6)
U 0 0 U 0 0
T . 0 T . 0
I 0T 0 I 0T 0
U 0 0 U 0 0
T . 0 T . 0
I 0T 0 I 0T 0
Figure -II.3 : Variations (vitesse & courant) dans les quatre quadrants
Il y a plusieurs façons ou précédés pour varier la vitesse d'un moteur CC. On peut faire modifier
la vitesse en variant la tension d'alimentation, mais dans ce cas une partie importante de l'énergie
est consommée par le dispositif d’alimentation. Pour cette raison, on préfère l'alimenter de façon
discontinue avec des variateurs électronique et faire ainsi varier la tension moyenne aux bornes de
la machine. On parle alors sur les redresseurs commandés à thyristor et les hacheurs.
II.3.1 Les dispositifs électroniques utilisés pour la variation de vitesse des moteurs
à courant continu :
Deux variateurs sont utilisés pour faire varier la vitesse d’un MCC
Le choix de la structure d'un variateur de vitesse doit satisfaire les critères suivants :
II.4 Alimentation d'un moteur à courant continu par un redresseur commandé [6]
Le redresseur commandé (essentiellement à thyristors) assure directement la conversion de l’énergie
alternative en continu. Il délivre une tension légèrement ondulée dont la valeur moyenne U est réglable,
le redresseur est alimenté en triphasé (figure-II.5).
Figure -II.5 : Variation de la vitesse d'un moteur à courant continu par un convertisseur
statique alternatif/continu
Un convertisseur unidirectionnel ne pouvant débiter le courant que dans un seul sens, alors il n'est pas
capable de faire fonctionner une machine à courant continu dans les 4 quadrants (où I s'inverse avec Ω).
Pour cela il existe une solution, en branchant aux bornes de la machine à courant continu
deux(02) convertisseurs identiques en antiparallèle.
Figure -II.7 : Machine alimentée par un redresseur entièrement commandé double sens
Nous allons nous intéresser, dans un premier temps aux structures les plus simples des hacheurs. Il s’agit
de celles qui n’assurent pas la réversibilité, ni en tension, ni en courant. L’énergie ne peut donc aller que
de la source vers la charge.
Ce nom est lié au fait que la tension moyenne de sortie est inférieure à celle de l’entrée. Il comporte un
interrupteur à amorçage et blocage commandable ‘transistor bipolaire, transistor MOS ou IGBT...’ et un
interrupteur à blocage et amorçage spontanés ‘diode’. Le schéma du hacheur série est donné par la figure
II.9
La charge est constituée par un moteur à courant continu. Pour améliorer la qualité du courant c’est-à-dire
limiter l’ondulation résultant du découpage sur le courant de sortie, on insère une inductance en série avec
le moteur. On néglige l’ondulation résiduelle.
Fonctionnement : Durant l’état de repos, la capacité se charge à travers la diode D. Lors de la première
partie du cycle de fonctionnement, de 0 < t < αT, l’interrupteur commandable est fermé. La capacité se
décharge à travers la charge. La diode D est à l’état bloqué. Lors de la seconde partie du cycle, de αT < t
<T, on ouvre l’interrupteur commandé et la capacité recommence à se charger et la diode devient
passante. Cette dernière joue le rôle d’une diode de roue libre pour la charge.
Remarque : On note que le sens de la tension de sortie est inversé par rapport au cas précédent.
Les structures que nous venons de voir ne sont pas réversibles, ni en tension, ni en courant.
L’énergie va donc toujours de la source vers la charge. Il est possible de modifier ces dispositifs
pour inverser le sens de parcours de l’énergie. Ainsi, une source peut devenir une charge et
inversement. Ce type de comportement se rencontre usuellement dans les systèmes électriques.
Ainsi, un moteur en sortie d’un hacheur représente une charge. Cependant, si on veut réaliser un
freinage, le moteur va devenir une génératrice, ce qui va entrainer un renvoi d’énergie à la source
qui est plus astucieux qu’un simple freinage mécanique.
Cette fois, Ik peut être positif ou négatif. Il n’y aura plus de phénomène de conduction discontinue et
de l’impossibilité pour le courant de changer de signe. Simplement, suivant le sens du courant, l’un ou
l’autre des composants assurera la conduction.
La structure du hacheur série réversible en courant est donnée par la figure II.12. C’est la structure du
hacheur série classique par des interrupteurs réversibles en courant avec modification de la charge. En
prenant une MCC qui peut, sous tension constante, fonctionner en génératrice ou en moteur.
La tension appliquée à la charge peut prendre les valeurs +Vs ou −Vs, ce qui permet, suivant la valeur du
rapport cyclique, de donner une valeur moyenne de tension de sortie positive ou négative. En revanche, le
courant doit rester de signe constant dans la charge, car les interrupteurs ne sont pas réversibles. Le
schéma de principe du hacheur réversible en tension est donné par la figure II.13.
La charge est formée par une machine à courant continu en série avec une inductance, destiné à limiter
l’ondulation de courant dans la machine. La machine fonctionne sous un courant toujours de même signe.
Fonctionnement : Lors de la première phase de fonctionnement, dans l’intervalle de temps 0 < t < αT,
les deux interrupteurs commandés T1 et T2 sont fermés et les diodes D1 et D2 ouvertes. La charge est
sous tension +Vs. Lors de la seconde phase de fonctionnement, sur l’intervalle de temps αT < t < T, les
interrupteurs commandés sont ouverts et les diodes sont passantes. La charge est sous tension −Vs. La
forme de la tension de sortie est représentée dans la figure II.14.
Si α est supérieur à 0.5, alors la tension moyenne de sortie est positive. En revanche, dans le cas où le
rapport cyclique est inférieur 0.5, la tension moyenne de sortie est négative.
On reprend la structure du hacheur réversible en tension que nous venons de donner en remplaçant les
interrupteurs par des interrupteurs réversibles en courant. Dans ce cas, le courant dans la charge peut
changer de signe. Comme pour le hacheur simplement réversible en courant, ce sera la diode ou le
transistor qui sera passant, suivant le signe du courant dans l’interrupteur. On obtient donc la structure
représenté dans la figure II.15.
Le hacheur, alimenté par la tension ‘ VS ‘ a une structure en "H" et permet un fonctionnement dans les "4
quadrants".
Fonctionnement en moteur dans le sens (+) : On convient que c'est le sens indiqué sur le boîtier
de commande. T4 est fermé, T3 est bloqué : T1 et T2 sont commandés de façon complémentaire
avec le rapport cyclique α :
0 < t < αT : T1 et T4 sont passants, il y a transfert d'énergie du réseau vers le moteur et la bobine.
αT < t < T : D2 et T4 sont passants, la bobine transfère de l'énergie au moteur dans une phase de roue
libre. La tension moyenne aux bornes du moteur est positive UM = α Uh.
Fonctionnement en moteur dans le sens (-) : La position (-) du commutateur modifie les noms du
transistor saturé en permanence et des transistors commandés de façon complémentaire. T2 est
alors saturé en permanence, T1 bloqué : T3 et T4 sont commandés de façon complémentaire avec
le rapport cyclique α :
0 < t < αT : T3 et T2 sont passants, il y a transfert d'énergie du réseau vers le moteur et la bobine.
αT < t < T : D4 et T2 sont passants, la bobine transfère de l'énergie au moteur dans une phase de roue
libre. La tension moyenne aux bornes du moteur est négative UM = - α Uh
II.6.1 Introduction :
La qualité de la tension de sortie d’un hacheur dépend largement de la technique de commande utilisée
pour commander les interrupteurs de ce hacheur. Il existe plusieurs techniques de commande et le choix
d’une technique parmi toutes les possibilités dépend essentiellement du type d’application auquel
l’appareil est désigné.
La technique la plus utilisée dans les variateurs de vitesse pour MCC est la commande par modulation de
la largeur d’impulsion MLI.
Le Principe de base de la Modulation de la Largeur d’impulsion MLI est fondé sur le découpage d’une
pleine onde rectangulaire. Ainsi, la tension de sortie est formée par une succession de créneau
d’amplitude égale à la tension continue d’alimentation et de largeur variable. La technique la plus
répondue pour la production d’un signal MLI est de comparer entre deux signaux :
Le premier, appelé signal de référence, est un signal continue qui varie entre deux seuils définis
en fonction de notre application.
Le second, appelé signal de la porteuse, définit la cadence de la commutation des interrupteurs
statiques du convertisseur. C’est un signal de haute fréquence par rapport au signal de référence ;
L’intersection de ces signaux donne les instants de commutation des interrupteurs
( )= . Ω( ) (II-10)
( )= . ( ) (II-11)
( )=( + . ). ( )+ ( ) (II-12)
D’où le schéma bloc de la machine à courant continu à vide commande par la tension d'induit
d
Ce C resis tan t J
dt
avec C resis tan t f . Cr (II-13)
Ou :
f est le coefficient de frottement de l'ensemble moteur + charge
J est le moment d'inertie de l'ensemble moteur + charge
A vide:
La vitesse de rotation atteint, la vitesse nominale (200 rad/s) après le régime transitoire qui
dure environs 0.4 sec (Figure-II.20).
Le transitoire du courant a une durée équivalente au temps de démarrage avec une valeur de
crête d'environs 3,4 A et après reviens à sa valeur nominal 0.1 (Figure-II.20).
En charge:
En démarrant également le moteur à vide, puis en appliquant une charge à 1,5 sec, la vitesse
chute d'une valeur de 30 rad/s de la vitesse nominale (Figure-II.22).
Par rapport au courant, au démarrage à vide il y'a un pic et après le courant prend une valeur
(0.1 A), après 1,5 sec en applique une charge le courant augmente jusqu’à 0,6A. En supprimant
cette charge à 3sec le courant diminue et prend la valeur de 0.1 A (Figure-II.22).
II.9 Conclusion
Dans ce chapitre, on a vu la variation de la vitesse d’un moteur à courant continu en utilisant
le convertisseur CC/CC (Hacheur).
D'après les résultats obtenus par le logiciel MATLAB, on remarque que la vitesse du moteur à
courant continu diminue quand la charge est appliquée, elle ne retourne jamais à sa valeur initiale.
Pour éliminer ce problème on va utiliser un régulateur classique PID. Le rôle de ce régulateur est
de maintenir la vitesse à sa valeur de consigne ou de référence. Le chapitre qui suit fera l’objet de
cette étude.
Chapitre III :
III.1. Introduction
La commande PID est dite aussi (correcteur, régulateur, contrôleur), se compose de trois
termes P, I, D d’où le ‘P’ correspond au terme proportionnel, I pour terme intégral, D pour le
terme dérivé de la commande. Les régulateurs PID sont probablement les plus largement utilisés
dans le contrôle industriel. Même les plus complexes systèmes de contrôle industriel peut
comporter un réseau de contrôle dont le principal élément de contrôle est un module de contrôle
PID. [11]
Ce chapitre a pour but, d’implémenter la commande PID classique pour un moteur à courant
continu à excitation séparée, pour un seul objectif est d’annuler l’erreur statique, diminuer le
dépassement, diminuer le temps de réponse et le temps de monté afin d'obtenir une réponse
adéquate du procédé et de la régulation et d’avoir un système précis, rapide, stable et robuste.
Figure. III.1 : Schéma bloc d’un système avec correcteur (Boucle fermée) [11]
Cette action est la plus classique. Elle consiste à appliquer une correction en rapport avec la
différence instantanée entre la mesure et la consigne courante. Le rapport erreur/commande
s'appelle le gain ou (Bande proportionnelle).
La limite de cette commande arrive à partir du moment où l'erreur devient petite ou si la consigne
n'est pas constante ; en effet l'annulation de l'écart considère que la consigne à l'instant T+l sera le
même qu'à l'instant T.
L'action proportionnelle corrige de manière instantanée, donc rapide, tout écart de la grandeur à
régler, elle permet de vaincre les grandes inerties du système. Afin de diminuer l'écart de réglage et
rendre le système plus rapide, on augmente le gain (on diminue la bande proportionnelle) mais est
limité par la stabilité du système. Le régulateur P est utilisé lorsqu'on désire régler un paramètre dont la
précision n'est pas importante.
a/Principe de fonctionnement
La relation entre la sortie u(t) et le signal d’erreur ε(t) est :
Kp : gain proportionnel
Effet
L'action proportionnelle P crée un signal de commande u(t) proportionnel au signal d'erreur
e(t). Elle agit donc principalement sur le gain du système asservi et permet :
D’améliorer notablement la précision.
Entraîne une augmentation du gain, d'où une diminution de l'erreur statique
Augmente la bande passante du système.
Améliore la rapidité du système et augmente l'instabilité du système.
Le correcteur proportionnel P n'est généralement pas utilisé seul. On verra que tout correcteur
possède au moins l'action proportionnelle [8].
c/Réalisation pratique
Cette action calcule sa contribution à la commande en n'utilisant pas l'écart instantané mais une
mémoire des écarts intervenus lors des précédents échantillonnages. Ceci permet d'éliminer à la
fois les erreurs statiques trop petites pour que l'action proportionnelle et les erreurs de suivi de
consignes en pente. La limite de cette commande intervient à partir du moment où le système ne
réagit plus à la commande passée (blocage d'organe, limitation de sécurité, etc.). Dans ce cas
précis, le régulateur va amplifier à l'infini sa contribution intégrale. On parle de saturation
d'intégrale. La résolution de problèmes passe de l'utilisation d'un PID à intégrale externe. La
contribution intégrale se calcule en ajoutant tous les Ti secondes la valeur de l'entrée de
l'intégrateur à l'ancienne valeur.
Le réglage de la contribution intégrale peut se faire de deux façons : soit réglage du Ti, soit
réglage de « n » qui est le nombre de fois où l'on somme l'entrée durant l'unité de temps (1 minute
ou 1 seconde). Nous avons la relation Ti = 1/n. Elle permet d'éliminer l'erreur résiduelle en régime
permanent. Afin de rendre le système plus dynamique (diminuer le temps de réponse), on
diminue l'action intégrale mais, ceci provoque l'augmentation du déphasage ce qui provoque
l'instabilité du système en boucle fermée. Et elle est aussi utilisée lorsqu'on on désire avoir en
régime permanent, une précision parfaite, en outre, elle permet de filtrer la variable à régler d'où
l'utilité pour le réglage des variables bruitées.
a/Principe :
La relation entre la sortie u(t) est le signal d'erreur ε(t) est :
(III-3)
Avec :
Donc
( )
( )
=ki/p=1/Tip (III-5)
Ki : gain intégral
Ti : constante de temps d'intégration
b/Effet
L'intérêt principal de ce régulateur est d'ajouter dans la chaîne de commande une intégration.
Nous savons que la présence d'une intégration augmente la classe du système et réduit ou annule,
selon le type d'entrée, l'erreur statique du système. L'action intégrale pure :
c/Réalisation pratique
a/ Principe
La relation entre la sortie u(t) et le signal d'erreur ε(t) est :
()
( )= . (III-6)
( )
C’est-à-dire ( )
= . = . (III-7)
b/ Effet
La réponse indicielle montre qu’un correcteur à action exclusivement dérivée ne permet pas la
transmission d’un signal. L’action dérivée ne peut donc être utilisée seule. On fait appel à elle
lorsque le signal de commande u doit être particulièrement efficace. En effet, ce correcteur
permet de faire intervenir la dérivée du signal d’erreur ; il sera d’autant plus actif que la variation
de ε(t) est rapide.
L’action dérivée pure :
améliore la stabilité du système par l'introduction d'un déphasage supplémentaire de +
90° (augmentation de la marge de phase),
mais fait diminuer la précision du système,
et amplifie les bruits de hautes fréquences.
Le correcteur à action exclusivement dérivée n’est pratiquement jamais utilisé. Il est en général
associé au correcteur Proportionnel.
c/ Réalisation pratique :
( )
( )= . ( )+ ∫ ( ) + . (III-8)
( )
= . ( )+ ∫ ( ) + . (III-9)
( )
( )= . ( )+ . + . ( ). (III-10)
Le régulateur PID est donc conçu dans le domaine temporel comme la somme des trois actions.
On obtient alors un asservissement composée d’un terme proportionnel, un terme intégral et un
terme dérivé, mises en parallèle, on parle d’asservissement PID :
III.4 Procédé lors de la conception d'un réglage avec régulateurs standard [1]
Le système à régler est en général décrit par des constantes de temps, parfois par une
pulsation propre et un coefficient d'amortissement, on procède alors au choix et au
dimensionnement du régulateur standard, il est judicieux d'effectuer une simulation, soit
numérique, soit en temps réel afin de vérifier le comportement dynamique du réglage surtout
en ce qui concerne l'influence de limitations et de corrections.
En fin, on passe à l’implémentation (par matériel ou logiciel) du régulateur et aux tests sur
l’installation il est souvent nécessaire de retourner à une étape précédente pour améliorer les
résultats obtenus.
Dans le cas contraire, il faut rechercher une modélisation rendant compte du fonctionnement
échantillonné du convertisseur, ainsi que des retards pouvant être introduit par le mode de
commande, le principe de réglage est le suivant :
La correction utilisée est une régulation de la vitesse de rotation du moteur, le système corrigé aura le
schéma bloc suivant :
Figure-III.16-a : Réponse du système avec régulateur PID en charge (kp=2 ki=50 kd=0.01)
Figure-III.16-b : Réponse du système avec régulateur PID en charge (kp=2 ki=50 kd=0.01)
Au démarrage le moteur à atteint sa valeur nominale (200 rad/s) avec un temps très cours 0.3sec
avec un dépassement acceptable. On applique un charge après 1,5sec la vitesse chut de 200 rad/s à
190 rad/s mais au moment de changement il y'a un dépassement de 10% de la consigne avant de
retourner à sa valeur initiale par le régulateur PID, A partir de 3sec on lève la charge en remarque
que la vitesse va faire un dépassement et après une régulation de vitesse initial 200 rad/s la vitesse
chute d'une valeur très petite de la consigne avant de retourner à sa valeur initiale (Figure-III.16-a).
Par rapport au courant au démarrage à vide il y'a un pic et après le courant prend une valeur (0.1 A),
après 1,5sec en applique une charge le courant augmente. En supprimant cette charge à 3sec le
courant diminue et prend la valeur de 0.1 A (Figure-III.16-b).
III.9 Conclusion
D'après les différents résultats, nous avons conclu que la vitesse du moteur à courant continu
diminue quand une charge est appliquée, mais grâce au régulateur PID, la vitesse retourne
toujours à sa valeur initiale. Donc le régulateur PID est indispensable afin de contrôler notre
système convenable, le rôle d'un régulateur est de maintenir une grandeur donnée à une valeur de
consigne, l'idéal serait que la variable contrôlée soit exactement égale à la consigne.
Chapitre IV :
IV-1 Introduction :
Devant la complexité croissante des systèmes, la fonction de transfert peut parfois sembler ne
pas être le modèle le plus approprié pour d´écrire les comportements considères. La recherche
de performances toujours plus fines peut conduire à la même conclusion. Ceci est
particulièrement vrai si l’on envisage l’étude de systèmes multi variables. Pour cette raison,
d’autres modèles sont utilisés et apparaissent comme une alternative à la fonction de transfert.
Le plus célèbre d’entre eux est la représentation d’état ou équation d’état ou encore modèle
d’état. Il fut popularise dans les années 1960 même si son origine est plus lointaine. Il s’agit
d’un modèle qui prend en compte la dynamique interne du système et ne se limite pas à la
description d’un comportement de type entrée/sortie.
Parmi les différentes commandes, la commande adaptative est une autre manière de résoudre
le problème de la commande (tels que : éviter l’exigence de la connaissance explicite de la
dynamique du système qui n’est pas toujours possible, réduire les influences des paramètres
inconnus ….etc). [13]
Dans ce chapitre :
1- on va effectuer nos calculs théoriques de la commande par retour d’état pour déterminer les
paramètres de L et réaliser cette commande sur un moteur à courant continu à l’aide d’une
carte d’acquisition DSP.
( )= ( )− ( ) (IV-5)
Le signal de commande du système (autrement dit l’écart) doit être construit en soustrayant au
signal de consigne un signal qui dépend du vecteur d’état. Ce vecteur d’état étant composé de
n signaux x1(t), x2(t)…..xn(t), on le multiplie par un vecteur ligne (L) appelé vecteur de gain
pour pouvoir effectuer cette soustraction. On a alors :
L= [ L1 L2 …..Ln ]
1
( )= ( )− ( )= ( )−[ 1 2 …. ] 2 (IV-6)
⋮
La dynamique du système bouclé est donc fixée par les valeurs propres de la matrice [A-BL];
(IV-10)
Dans cette section, nous cherchons à montrer comment procéder lors de la conception de la
commande par retour d’ état .afin de commander un moteur à courant continu en revenant à la
modélisation de notre système, nous choisissons comme variable d’état la vitesse Ω et sa
drivée Ω̇ .
Ω̇
( )= = (IV-11)
Ω
D’après les équations électrique et mécanique de notre système MCC on obtient l’équation de
transfert suivante :
Ω( )
= (IV-12)
( )
( . . ) ( . . )
Avec : = = = (IV-13)
. . .
̇ − −
̇= = . + (IV-14)
̇ 1 0 0
Ap Bp
= [0 1] (IV-15)
Avec : 1 = ̇ 2 = Ω̇ et 2 = Ω
̇ = + (IV-16)
Où :
= −2 − = (IV-17)
1 0 0
Avec :
= − = − − (IV-18)
̇= − + = + (IV-19)
= (IV-20)
où :
( )= − − − −
− = (IV-21)
1 0
( )= = (IV-22)
0
Nous avons :
2 − − 0
( ( )− ) = (IV-23)
− − 0
( ( )− ) =( − 0)
= − (IV-24)
On aura :
̇= − = + − − (IV-25)
= +( − ) +( − )
( )− =0 (IV-26)
( )− =0 (IV-27)
Alors :
2 −
=
−
=
A.N :
= −0.025
= 75. 10 (IV-29)
= 1.05
Figure IV-3 : Schéma bloc du retour d’état non adaptatif du moteur à courant continu
Réponse à vide :
Réponse en charge :
IV-5-1 Interprétation :
D’après le résultat de simulation on voit que le système est plus rapide avec un temps
d’établissement de 0.3s, (figure IV.4)
Mais malheureusement, lorsqu’une perturbation apparait dans l’instant (1s), la vitesse change
et les gains statiques ne sont plus assuré, notre commande n’est pas robuste. (figure IV. 5)
Afin d’annuler l’écart de la vitesse entre la consigne et la sortie. Nous allons essayer
d’intégrer cet écart.
La structure de la commande par retour d’état et intégral peut être représenté comme le
montre la figure suivante :
Le vecteur traduit le rajout d’un intégrateur ( peut être considéré comme un vecteur d’état
supplémentaire).
Figure IV.7.a : Réponse de simulation (vitesse) par retour d’état intégral en charge
Figure IV-7-b : Réponse de simulation (courant) par retour d’état intégral en charge
IV.6 -1 Interprétation
Avec l’action intégrale, nous voyons que la perturbation est automatiquement annulée. Notre
système se stabilise en 0,3s ainsi que lors de l’introduction d’une perturbation, le système
réagit et corrige immédiatement la Vitesse afin de revenir à la consigne d’origine.
varient dans le temps. Par principe, ce type de commande est non-linéaire puisqu’il comporte
deux boucles de contre-réaction imbriquées : la boucle de correction et la boucle d’adaptation.
Comme les preuves de stabilité sont extrêmement difficiles à établir, on utilise une générale
de commande adaptative définie à partir du théorème de Lyapunov.
Le début des recherches sur la commande adaptative (destinées à l’aéronautique) date des
années 1950. Cependant à cause de l’insuffisance de résultats théoriques et de l’absence de
moyens techniques performants, ces recherches furent très vite abandonnées.
Les progrès rapides de l’électronique et les résultats théoriques fondamentaux établis dans les
années 1960 (variables d’état, analyse de la stabilité, commande stochastique) devaient
susciter de nouveau l’intérêt pour ce sujet durant les années 1970. Depuis lors des études
considérables ont été réalisées et d’aujourd’hui elles sont mises en œuvre à l’aide de
microprocesseurs, micro-ordinateurs ou circuits spécialisés (Digital Signal Processors).
Dans cette partie, nous allons présenter la méthode de commande adaptative à modèle de
référence que nous allons appeler [MRAC], puis on appliquera cette commande sur un
Moteur à courant continu.
• La détermination automatique des paramètres optimaux des régulateurs dans divers points
de fonctionnement.
• La possibilité de mise au point des régulateurs complexes est plus performants que le PID
(comme conséquence de l’ajustement automatique).
• La commande de nouveaux procédés technologiques dont les modèles sont connus avec
beaucoup d’imprécisions.
processus et les perturbations sont inconnues ou varient dans le temps. Son utilisation requiert
la mesure d’un certain indice de performance qui est comparé à l’indice désiré. Suivant l’écart
La commande adaptative est dite directe (explicite), si les paramètres du correcteur sont
évalués directement, et indirecte (implicite), si les paramètres du correcteur sont calculés
après l’estimation des paramètres du processus.
Elle se présente comme l'une des principales méthodes de la commande adaptative, elle est
généralement utilisée en présence des incertitudes, de la perturbation structurale et la variation
de l’environnement.
= − (IV-30)
On aura :
̇= − = + − − (IV-31)
= +( − ) +( − )
( )− =0 (IV-32)
( )− =0 (IV-33)
L'approche de LYAPOUNOV offre les propriétés de stabilité globale pour n'importe quelle
restriction, soit en utilisant les conditions initiales de l'erreur ou les entrées du système,
l'avantage que présente cette approche est la nécessité de trouver une fonction de
LYAPONOV appropriée .la méthode de LYAPOUNOV est appliquée pour la synthèse d'une
commande adaptative à modèle de référence.
= + ( − ) ( − ) (IV-34)
+ ( − ) ( − )
P est une matrice symétrique définie positive et qui est la solution de l’équation de Lyapunov
On aura :
= ( ̇ + ̇ + ( − ) (IV-38)
+( − ) ̇+ ̇ ( − )+( − ) ̇ )
̇ = ( +( − ) +( − ) ) (IV-39)
̇ = ( +( − ) +( − ) ) (IV-40)
2 ( − ) ( ̇+ ) (IV-41)
2 ( − ) ( ̇+ ) (IV-42)
Alors, on aura :
= +
+2 ( − ) ̇+
+2 ( − ) ̇+ (IV-43)
+ =− (IV-44)
( − ) ̇+ =0
( − ) ̇+ =0 (IV-45)
Nous aurons :
̇ = =− ≤0 (IV-46)
2 − − 0 − ̇ − ̇
+ =0 (IV-47)
− − 0 0 0
̇
( − 0) + =0 (IV-48)
0
1 0
= et =1 (IV-49)
0 1
Donc, on aura :
= + =( + ) (IV-50)
= + =( + ) (IV-51)
= −( + ) (IV-52)
0.0001 0.0065 4 .. 4 1 .3
P 10 3 pour Q 10 6 (IV-53)
0.0065 0.6088 1 .3 16000
L’analyse des courbes obtenues montre que la poursuite pour une consigne de vitesse de
200 (rad /s) est satisfaisante avec un dépassement acceptable et un faible temps de réponse,
0.3s environ (figure IV-13).
Le transitoire du courant a une durée équivalente au temps de démarrage avec une valeur
de crête d'environs 4 A. Ce courant atteint la valeur presque nulle (0.1 A) qui correspond au
courant magnétisant (figure IV-14).
Les adaptations des gains de la commande par retour d’état (Teta1 ; Teta2 et Teta3) sont
donnés par la figure IV-15. Ces gains se convergent vers leurs valeurs nominales.
Figure IV-15 : Gains de la commande par retour d’état (Teta1 ; Teta2 ; Teta3) à vide.
La figure IV.18 montre bien les adaptations des gains de la commande par retour d’état
lors de l’application puis l’élimination de la charge.
Figure IV-18 : Réponse des gains d’adaptation (Teta1 ; Teta2 ; Teta3) en charge.
IV.10 Conclusion
D’après les différents résultats de la première partie, nous avons conclu que la vitesse de
moteur à courant continu diminue quand une charge est appliquée, mais grâce au régulateur
par retour d’état intégral, la vitesse retourne toujours à sa valeur initiale avec une meilleure
performance. Donc cette commande est indispensable afin de contrôler le système
convenablement et de permettre d’améliorer à la fois la précision, la stabilité et la rapidité.
Dans la deuxième partie, nous avons développé une commande par retour d’état
adaptative à modèle de référence basée sur la l’approche de stabilité de Lyaponov appliquée
au le moteur à courant continu. La contribution proposée est l’introduction des gains
adaptatifs variables pour le calcul de la loi de commande, ce qui permettra d’augmenter les
performances du système.
Nous avons prouvé la stabilité de cette méthode de commande et nous avons montré
qu'elle garantit la convergence asymptotique vers zéro des erreurs de poursuite. La synthèse
des lois d’adaptation est basée sur la résolution de l’équation de Lyapunov.
Ainsi, les résultats obtenus par simulation montrent les avantages qu'apporte la
technique de commande adaptative proposée dans ce chapitre, par rapport à celle non
adaptative.
Le chapitre qui suit fera l’objet d’une réalisation pratique de la commande par retour
d’état adaptative appliquée au moteur à courant continu.
Chapitre V :
Réalisation pratique de la commande par retour d’état
adaptative du MCC
Introduction :
Le but ce travail est de faire une réalisation pratique destinée à mettre en évidence une
commande adaptative pour la variation de vitesse du moteur à courant continu.
Cette réalisation est faite au sein du laboratoire ICEPS de l’université Djilali Liabes – SBA.
Le matériel utilisé pour cette réalisation pratique est présenté sur la figure (V.1).
-Un onduleur à base d’IGBT (par module de deux IGBT) « SKM 50GB123D » avec drivers
0/15V DC « SKHI 22 A-R» pour commander chaque module.
-D’un hacheur.
Les bornes du convertisseur et leurs caractéristiques sont portés sur le tableau (V.4)
Voilà le moteur qu’on a utilisé dans notre réalisation, les paramètres sont indiqué en
annexe.
La photo de la figure V.6 représente la carte DSPACE qui assure l’aspect numérique de la
commande, depuis l'acquisition numérique des signaux d'entrées jusqu'aux signaux de
commandes (signaux de sorties):
La carte DS1104 contient les éléments suivants : Deux processeurs (maître, esclave)
contrôleurs d’interruption, des mémoires, des temporisateurs et des interfaces.
Il est constitué d’un DSP (Digital Signal Processor), processeur TMS 320F240 de Texas
instruments, ses caractéristiques principales sont :
Fonctionnement à 25 MHz.
1) Unité d’entrée /sortie numérique de synchronisation : qui permet de générer et mesurer des
signaux PWM et des signaux carrés.
Les signaux entrent et sortent de la carte DSPACE et passent par le control panel CLP1104
(figure V.7) qui joue le rôle d’interface entre la carte DSPACE et l’environnement extérieur.
On met en marche le banc d’essai pendant une durée supérieure à 15s en exécutant le
programme de commande, celui-ci commence à compter le temps T et après chaque temps
d’échantillonnage Ts une interruption est générée, et celle-ci fait appel au programme du
régulateur donné, résidant dans la mémoire, qui permet de calculer le signal de commande Uc.
La figure V.10 illustre les formes d’ondes de la vitesse de rotation et du courant d’induit.
On remarque qu’une poursuite de trajectoire est réalisée. C'est-à-dire, la vitesse de rotation du
moteur suit la sortie du modèle de référence.
Le courant fait un pic au moment de démarrage (environ 3A), ensuite il prend une valeur
environ de 0.2 A qui corresponde au courant magnétisant.
On démarre le moteur à vide et après 5sec on a applique une charge (couple résistant), on
remarque que la vitesse diminue jusqu’à 170 rad/s. On peut dire que cette commande n’est
robuste lors de l’application de la charge.
Le courant aussi augmente lorsqu’on applique la charge. Il atteint une valeur environ de 0.7A.
Puis, il retourne à sa valeur initiale après 10sec.
Dans cette section, les paramètres du moteur sont supposés inconnus alors les gains
utilisés pour la commande par retour d’état sont supposées initialement nuls.
Figure V.14 : Réponses de (Teta1, Teta2, Teta3) à vide sans changement de la consigne.
Figure V.17 : Réponses de (Teta1, Teta2, Teta3) à vide avec changement de la consigne.
Figure V.21 : Réponses de (Teta1, Teta2, Teta3) à vide avec changement de la résistance
d’induit.
Interprétation :
À vide :
Au démarrage du moteur, la vitesse fait un dépassement acceptable puis elle suive la consigne
(200 rad/s) avec un temps de réponse satisfaire. Concernant le courant, il fait un pic jusqu’à
2,5A, ensuite il prend la valeur (0,2A environ) (voir figure V.13).
Les gains Teta1, Teta2 et Teta3 passent par le régime transitoire au moment du démarrage du
moteur puis se stabilisent en régiment permanent (figure V.14)
On démarre le moteur à l’état normale, à l’instant 5sec on annule la consigne jusqu’à 10sec, à
cette dernière on mettre la consigne négative égale à -200 rad /s. (Figure V.15). Dans tous
instants qu’on a appliqué ces variations de la consigne, on remarque que le courant fait des
pics négatifs et revient instantanément à sa valeur initiale (figure V.16). La figure (V.17),
illustre les gains de la commande par retour d’état Teta1, Teta2 et Teta3.
En charge :
On a appliqué une charge à l’instant t=5sec, la vitesse diminue avec un pic et revient
immédiatement à sa valeur initiale (consigne 200 rad/s), la même chose lorsqu’on enlève la
charge à t=10sec, mais avec un pic positif. Le courant atteint la valeur 0.8A au moment de
l’application de la charge, puis il revient à sa valeur initiale (figure V.18).
V.5 Conclusion :
D’après les résultats pratiques, on constate que la commande adaptative est robuste vis-à-vis
les perturbations, externe (application du couple de charge) et interne (variation de la
résistance d’induit). La réponse du système et celle du modèle de référence sont en bonne
concordance. Ceci est valable aussi bien pour le système à vide que lors d’une application
d’un couple de charge. Bien que les algorithmes de commande adaptative soient relativement
compliqués par la mise en œuvre comparés aux régulateurs classique (PID) et la commande
par retour d’état non adaptative, leur introduction au niveau de la commande améliore
considérablement les réponses des systèmes.
Conclusion générale :
Le travail effectué de ce mémoire rentre dans le cadre de la commande de vitesse du
moteur à courant continu à excitation séparée.
Pour ce faire, nous avons apporté une attention particulière à l’élaboration des différentes
équations des circuits constituant cette machine, en appréhendant de façon complète leurs
avantages et leurs inconvénients comparativement au moteur alternatif.
Le moteur à courant continu est plus coûteux que le moteur à courant alternatif. Son
entretien est plus délicat (collecteur et balais) mais par contre on peut faire varier sa vitesse de
rotation d’une façon aisée (action sur la tension d’induit généralement).
Le choix de ce genre du moteur parmi les autres types est basé sur l’avantage de
découplage naturel qui existe entre le couple et le flux qui est du à la séparation physique existe
entre les deux circuits constituant ce moteur (l’inducteur et l’induit).
Vu qu'elle est basée sur le modèle de la machine, elle peut être affectée par des incertitudes
liées aux variations d'un ou plusieurs paramètres du modèle considéré. Elle est aussi influencée
par des perturbations inconnues et variables s'appliquant brusquement au système.
Afin de tenir compte de toutes les variations, on a fait appel à la méthode de commande
adaptative.
Dans ce mémoire, nous avons proposé une commande par retour d’état, adaptative et
stable, pour la commande de la machine à courant continu. Cette technique, a permis de résoudre
le problème de convergence en exploitant à la fois les erreurs de poursuite et les erreurs sur les
paramètres du régulateur. Elle assure également, la stabilisation des paramètres du régulateur
Les résultats obtenus par simulations ont été validé par une étude expérimentale où on a
réalisé un banc d’essai au sein du laboratoire ICEPS.
On a pu constater que les résultats obtenus par la pratique sont similaires à ceux obtenus
par simulation. Ce qui montre que le modèle du moteur utilisé est plus proche que possible de la
machine réelle.
Résistance d'induit 50 Ω
95
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE
Bibliographie :
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continu ›› mémoire d’ingénieur, université de Sidi Bel-Abbes, 2009.
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[5] JACK THURIN ‹‹ Système asservis ››, édition Eyrolles, 1972.
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mémoire Master, Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen, 2014
[11] BOUICHE Hachemi, BRAHAMI Mohamed ‹‹Commande PID d’un moteur électrique à
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[13] ABADA Abdelhalim, ZELLAGUI Mahmoud. ‹‹COMMANDE ADAPTATIVE PAR
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[14] Olivier BACHELIER ‹‹Représentations d’état linéaires des systèmes mono-variables››,
Cours d’Automatique…2èmme année ENSIP, parcours MEE.
[15] Marc BACHELIER ‹‹Modélisation et commande de systèmes par représentation d’état››,
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[16] Meskine Redwane ‹‹Etude et réalisation de la Commande par retour d’état d’un mcc››,
Mémoire Master, université de Sidi Bel-Abbes, 2012
[17] Dr. H. Merabet Boulouiha ‹‹TECHNIQUES DE COMMANDE AVANCÉE››, NOTES
DE COURS, Centre universitaire de Rélizane Ahmed Zabana, 2015
[18] Dr H.Hamdaoui ‹‹Commande adaptative››, document de Cours ‘TCA’, Master 2
Electromécanique, 2015/2016
96
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE
[19] http:/www.électricité-mcc.com
[20] http:/www.univer-usto/pfe-automatique/commande sans capteur de mcc.com
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étude comparative et applications››, Mémoire Doctorat en Electrotechnique, université des
frères mentouri constantine, 2015
97
Résumé
Afin de valider notre prototype, plusieurs schémas et signaux ont été représentés
dans ce manuscrit.
Mots Clés : Moteur à courant continu, commande par retour d’état, commande adaptative