0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
185 vues8 pages

Exerc

Ce document présente un problème de physique portant sur l'étude d'une hydrolienne. La première partie aborde le principe de fonctionnement d'une hydrolienne à travers un modèle simplifié. La seconde partie est consacrée à l'étude de la transmission d'énergie électrique produite par l'hydrolienne jusqu'à la côte.

Transféré par

Brandy Odonnell
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
185 vues8 pages

Exerc

Ce document présente un problème de physique portant sur l'étude d'une hydrolienne. La première partie aborde le principe de fonctionnement d'une hydrolienne à travers un modèle simplifié. La seconde partie est consacrée à l'étude de la transmission d'énergie électrique produite par l'hydrolienne jusqu'à la côte.

Transféré par

Brandy Odonnell
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Banque ≪ Agro - Véto ≫

A - 0314

PHYSIQUE

Durée : 3 heures 30 minutes

L’usage d’une calculatrice est autorisé pour cette épreuve.


Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur
sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
Chaque candidat est responsable de la vérification de son sujet d’épreuve : pagination et impression de
chaque page. Ce contrôle doit être fait en début d’épreuve. En cas de doute, il doit alerter au plus tôt le
chef de centre qui vérifiera et éventuellement remplacera son sujet.

Il sera tenu le plus grand compte dans la notation de la qualité de la rédaction.

Les deux problèmes A et B sont totalement indépendants. Les parties A.1 et A.2 du
problème A peuvent être traitées indépendamment.

Données :
• concernant l’hydrolienne :
– masse volumique de l’eau : ρe = 1, 0.103 kg.m−3 ;
– diamètre de l’hélice de l’hydrolienne : D = 16 m ;
– vitesse du courant : v0 = 4, 5 m.s−1 ;
– tension continue en sortie de l’hydrolienne : Uc = 150 kV ;
– résistances caractérisant la ligne électrique : Rℓ = 1, 2.1014 Ω et rℓ = 0, 12 Ω ;
• concernant la Terre :
– rayon de la Terre : RT = 6400 km ;
– conductivité thermique des roches terrestres : λT ≃ 3, 0 SI ;
– masse volumique des roches terrestres : ρT ≃ 3, 0.103 kg.m−3 ;
– capacité thermique massique des roches terrestres : cT ≃ 1, 0 kJ.K−1 .kg−1 ;
– champ de pesanteur terrestre : g = 9, 8 m.s−2 .

A L’hydrolienne
Devant la nécessité d’augmenter la part des sources d’énergie renouvelable, les industriels sont
lancés dans une course au développement des hydroliennes, cousines aquatiques des éoliennes, afin
de profiter d’une source d’énergie prévisible : les courants marins. Dès 2003, Seaflow est la première
hydrolienne installée à Lynmouth en Angleterre. En Europe, la France et la Grande-Bretagne
disposent d’un potentiel de production particulièrement élevé. D’après EDF, une production de
5 GW (l’équivalent de la puissance maximale de la centrale nucléaire de Gravelines qui est la plus
puissante centrale nucléaire française) peut être installée à proximité des côtes françaises.
Ce problème aborde deux aspects de la production d’énergie par hydrolienne. Dans la première
partie, un modèle simple permet d’illustrer la façon dont l’énergie d’un fluide en mouvement peut
être récupérée. La seconde partie du problème est consacrée à l’étude simplifiée de la transmission
d’énergie électrique de l’hydrolienne jusqu’à la côte.

1/8 TSVP
A.1 Principe de l’hydrolienne
Dans cette partie, l’eau est un fluide incompressible de masse volumique ρe et les effets de la
pesanteur sont négligés. L’hydrolienne est composée d’un système qui soutient une hélice. Par
souci de simplicité, il est supposé que seule cette dernière est en contact avec l’eau. L’étude est
réalisée dans le référentiel terrestre, par rapport auquel le support de l’hydrolienne est fixe, supposé
galiléen, et muni d’un repère cartésien de centre O et de base (~ex , ~ey , ~ez ).

Puissance transportée par le fluide


En l’absence d’hydrolienne, l’eau est en écoulement à la vitesse uniforme et constante ~v0 = v0 ~ex .
Dans un premier temps, la puissance qui traverse une section de surface S est calculée. Cette section
est un disque placé dans le plan Oxy comme représenté Figure 1. Pendant une durée ∆t une
certaine quantité de fluide traverse la section.
z
111
000
000
111
000
111 y
~v0 000
111
000
111
000
111
O
000
111
000
111
x
000
111
000
111
v0 ∆t

Figure 1 – Section perpendiculaire à l’écoulement du fluide

A.1.1. Expliquer l’utilité de considérer le volume V délimité par le cylindre de base S et de longueur
v0 ∆t. Exprimer la masse de fluide contenue dans ce volume en fonction de ρe , v0 , S et ∆t.
A.1.2. Exprimer l’énergie cinétique EC du fluide dans le volume V en fonction de ρe , v0 , S et ∆t.
EC
Déduire l’expression de la puissance P = qui traverse la section S en fonction de ρe , v0 et S.
∆t
A.1.3. La masse volumique de l’air ρair est telle que ρe ≃ 800 ρair . Comparer hydrolienne et éolienne
en expliquant un avantage et un inconvénient de l’hydrolienne sur l’éolienne.

Puissance transmise à l’hydrolienne


Dans la suite, un modèle simple d’écoulement permanent du fluide autour de l’hydrolienne est
étudié. L’écoulement de l’eau autour de l’hydrolienne présente une symétrie de révolution autour
de Ox. La trace de l’intersection du tube de courant qui entoure l’hydrolienne avec le plan Oxz est
représentée Figure 2.
• Loin de l’hydrolienne, en amont, l’eau est en écoulement uniforme à la vitesse ~v0 = v0 ~ex , la
pression est uniforme et vaut P0 . La section du tube de courant est notée ΣA et son aire vaut
S0 .
• Loin de l’hydrolienne, en aval, la vitesse de l’écoulement à l’intérieur du tube de courant est
uniforme et vaut ~v1 = v1~ex , la pression est uniforme et vaut P0 . La section du tube de courant
est notée ΣB et son aire vaut S1 .
• Au niveau de l’hydrolienne, la vitesse est constante (entre A′ et B ′ ) et uniforme et vaut
~vH = vH ~ex . La section du tube de courant varie très peu et son aire vaut SH . La pression est
discontinue. Juste avant l’hydrolienne, elle vaut PA′ , et juste après elle vaut PB ′ . La section
du tube de courant passant par A′ (respectivement B ′ ) est notée ΣA′ (respectivement ΣB ′ ).

2/8
• L’écoulement du fluide peut être considéré comme parfait, sauf au voisinage immédiat de
l’hydrolienne, entre A′ et B ′ .
• Autour du tube de courant la pression est uniforme et vaut P0 .
• La force exercée par le fluide sur l’hydrolienne vaut F~ = F ~ex .
z ΣB
~v0 ΣB ′
ΣA ΣA′ ~v1
A′ B′
A B x
S0
SH
S1

Figure 2 – Tube de courant autour de l’hydrolienne

A.1.4. Quelle(s) relation(s) lie(nt) S0 , v0 , SH , vH , S1 et v1 du fait de la conservation de la masse ?


Pourquoi la section du tube de courant est croissante le long de l’écoulement ?
A.1.5. Utiliser la relation de Bernoulli entre A et A′ , d’une part, puis entre B et B ′ d’autre part,
afin d’exprimer PA′ et PB ′ en fonction de ρe , P0 , v0 , v1 et vH .
A.1.6. Appliquer le théorème d’Euler au volume de contrôle à l’intérieur du tube de courant délimité
par les sections ΣA′ et ΣB ′ . Déduire une première expression de F en fonction de ρe , SH , v0 et v1 .
Les seules forces de pression à prendre en compte sont celles exercées par la pression PA′ sur la
section ΣA′ et par la pression PB ′ sur la section ΣB ′ , puisque, par symétrie, la force de pression sur
le contour du tube de courant est quasiment nulle.
A.1.7. Appliquer le théorème d’Euler au volume de contrôle à l’intérieur du tube de courant délimité
par les sections ΣA et ΣB . Déduire une seconde expression de F en fonction de ρe , SH , vH , v0 et
v1 . Dans ce cas, la force de pression est nulle puisque la pression autour du volume de contrôle est
uniforme. Déduire que : vH = k(v0 + v1 ), où k est un coefficient numérique à déterminer.
A.1.8. La puissance reçue par l’hydrolienne vaut PH = [Link] . Le rendement η de l’hydrolienne
PH 1 vH
est défini comme : η = où P0 = ρe SH v03 . Exprimer η en fonction du rapport α = ·
P0 2 v0
Montrer que η atteint une valeur maximale ηmax pour une valeur particulière de α et donner la
valeur numérique de ηmax .
A.1.9. Calculer la valeur numérique de la puissance maximale que peut recevoir l’hydrolienne.
Combien d’hydroliennes de ce type faut-il installer sur les côtes françaises afin de tirer pleinement
profit du potentiel énergétique hydrolien de 5 GW ?

A.2 Le transport d’électricité


L’un des problèmes importants dans la technologie hydrolienne est le transport de l’électricité
produite. Dans cette partie, un modèle simplifié de transport d’électricité le long d’une ligne
électrique est étudié afin de souligner le rôle crucial de l’amélioration des technologies de trans-
port d’électricité.
La convention suivante est adoptée : à toute fonction, f , sinusoı̈dale de la forme f : t 7→
A cos(ωt + ψ), on associe la représentation complexe f = A exp(j(ωt + ψ)) où j est le nombre
complexe qui satisfait la propriété j 2 = −1.

3/8 TSVP
Préliminaires
Un dipôle linéaire est orienté √
en convention récepteur. La tension aux bornes du dipôle est
sinusoı̈dale de la√forme : u(t) = U 2 cos(ωt) ; l’intensité qui traverse le dipôle est sinusoı̈dale de la
forme : i(t) = I 2 cos(ωt − ϕ). L’impédance complexe, Z, du dipôle s’exprime sous la forme :
Z = R + jX où R = Re(Z) et X = I m(Z)

A.2.1. Rappeler brièvement l’intérêt de la notation complexe. Rappeler la définition de l’impédance


complexe d’un dipôle. Citer deux exemples d’impédances du cours.
A.2.2. Exprimer le rapport U/I et tan(ϕ) en fonction de R et X.
A.2.3. Que vaut la puissance instantanée reçue par le dipôle ? Montrer que la puissance moyenne
P reçue par le dipôle peut s’écrire : P = U I cos ϕ.
A.2.4. Exprimer P en fonction des seules variables R, X et U .
Les lignes utilisées pour transporter le courant électrique à haute tension sont des systèmes
complexes que l’on modélise généralement par des lignes bifilaires dites ≪ à constantes réparties ≫.
La ligne est découpée en éléments suffisamment petits pour les décrire simplement. Un tel élément
de longueur ℓ de la ligne peut être caractérisé par sa résistance rℓ , son inductance Lℓ , sa capacité
Cℓ et sa résistance de fuite Rℓ . Afin de simplifier l’étude, l’inductance de la ligne n’est pas prise en
compte. L’élément de ligne de longueur ℓ simplifié est schématisé Figure 3.
rℓ
ie is

ve Cℓ Rℓ v s

Figure 3 – Schéma d’un élément de longueur ℓ simplifié de la ligne

Dans la suite, on cherche à évaluer les pertes de puissance liées à une longueur ℓT = N ℓ (avec
N ≫ 1) de ligne dans deux régimes de fonctionnement : régime continu et sinusoı̈dal.

Caractérisation de l’élément
Dans un premier temps, l’élément de ligne de √ longueur ℓ est étudié seul. La tension à l’entrée
de l’élément est sinusoı̈dale de la forme, ve (t) = U 2 cos(ωt). La sortie n’est pas branchée de telle
sorte que is = 0. La tension de sortie est notée vs (t).
A.2.5. Quels sont les équivalents d’un condensateur à basse et haute fréquences ? Déduire les limites
v
basse et haute fréquences, dans le cas simplifié, de la fonction de transfert H = s ·
ve
A.2.6. Calculer H dans le cas simplifié et donner les expressions des constantes a et ω0 qui per-
a
mettent d’écrire le résultat sous la forme : H = ·
1 + j(ω/ω0 )
A.2.7. La fonction de transfert, lorsque l’inductance est prise en compte, peut s’écrire :
1
H=
α + βjω − γω 2

4/8
où les constante réelles α, β et γ sont fonctions de rℓ , Rℓ , Cℓ et Lℓ . Calculer le module de la fonction
de transfert G(ω) = |H|. À quelle condition sur α, β et γ existe-t-il une pulsation ωmax non nulle
rendant ce module maximal ? Si elle existe, quelle peut-être l’utilité de cette pulsation particulière ?

Ligne en régime continu


Dans les questions A.2.8 à A.2.10, on étudie la possibilité de transmettre un courant continu
en calculant la résistance équivalente de la ligne. Afin de simplifier l’étude, l’influence de la sortie
de la ligne est négligée. Seules les résistances interviennent, la ligne est donc équivalente à une
succession de N blocs (Rℓ , rℓ ) comme représenté sur la Figure 4.

A C

rℓ rℓ rℓ
Rℓ Rℓ Rℓ

B D

Figure 4 – Schéma équivalent de la ligne en régime continu

RAB est la résistance totale de la ligne, vue entre les points A et B, correspondant à l’associa-
tion de N blocs. RCD est la résistance de la ligne vue entre les points C et D, correspondant à
l’association de (N − 1) blocs. Sur le schéma de la Figure 5 la ligne est représentée du seul point
de vue de ces résistances.
A.2.8. Écrire la relation qui lie RAB , RCD , Rℓ et rℓ .
A C
rℓ
Rℓ RCD

B D

Figure 5 – Schéma illustrant le lien entre RAB et RCD

A.2.9. Proposer une explication rapide de la relation RAB ≃ RCD . Déduire l’expression de RAB en
fonction de Rℓ et rℓ . Simplifier l’expression en tenant compte de la relation rℓ ≪ Rℓ .
A.2.10. Exprimer la puissance moyenne dissipée dans la ligne en fonction de Uc (tension continue
en sortie de l’hydrolienne) et RAB . Réaliser l’application numérique. Notons que cette puissance
dissipée dans la ligne représente moins de 0, 5 % de la puissance produite par l’hydrolienne.

Ligne en régime sinusoı̈dal

Dans le cas général, pour une ligne assez courte (les phénomènes de propagation étant négligeables),
on montre que l’association des N éléments de ligne peut être décrite par le modèle dit ≪ en Pi ≫.

5/8 TSVP
R1
A i0

ve C R2 C R2 v 0 R0

Figure 6 – Modèle en Pi de la ligne

Afin de tester la ligne, cette dernière est branchée sur une sortie purement résistive,
√ de résistance
R0 . L’ensemble est représenté Figure 6. Le régime est sinusoı̈dal : ve (t) = U 2 cos(ωt).
A.2.11. Exprimer la puissance P0 , reçue en bout de ligne par le résistor de résistance R0 , en fonction
de U0 , tension efficace de v0 (en sortie), et R0 .
Dans la suite, afin d’alléger les écritures, il est supposé que R0 = R1 et que R2 ≫ R0 .

A.2.12. Calculer le rapport U0 /U en fonction de R0 , C et ω.


A.2.13. Déterminer l’expression du rendement de la ligne ηligne = P0 /P en fonction de R0 , C, ω,
U et P , où P est la puissance entrante entre A et B. Dans les conditions d’utilisation, l’application
numérique donne ηligne = 0, 98. Commenter cette valeur en comparant avec la question A.2.10.

B Âge de la Terre
Jusqu’au milieu du XXème siècle, la question de l’âge de la Terre a suscité de très nombreuses
controverses scientifiques. Dans la suite de ce problème seront étudiées quelques modélisations
concernant ce problème.

B.1 Estimation de Buffon


Résultats expérimentaux
Au XVIIIème siècle, Buffon a étudié la durée de refroidissement de boulets de canon de différents
rayons initialement portés à blanc jusqu’à revenir à température ambiante. Il sera ainsi supposé
que tous ces boulets ont même composition et possèdent les mêmes températures initiale et finale.
Les résultats suivants sont extraits de ceux publiés par Buffon dans Introduction à l’histoire des
minéraux :

rayon du boulet R (en pouces) 0, 5 1 1, 5 2 2, 5


durée de refroidissement τr (en minutes) 93 196 308 415 522

(1 pouce vaut environ 2, 7 cm).


B.1.1. On suppose que la relation entre la durée de refroidissement τr et le rayon R du boulet est
de la forme :
τr = ARα , (1)

6/8
où A est une constante, ainsi que α. Quelle quantité en fonction de quelle autre quantité doit-
on tracer afin de déterminer la valeur de α à partir des expériences de Buffon ? Tracer le graphe
correspondant.
B.1.2. Application numérique : quelle est la valeur expérimentale de α ? Il est possible de procéder
graphiquement ou par régression linéaire.
B.1.3. Déduire de ce qui précède l’âge de la Terre en supposant, comme Buffon, qu’il est possible
d’extrapoler les résultats obtenus pour les boulets en assimilant l’âge de la Terre au temps de refroi-
dissement d’un boulet de rayon RT . L’application numérique sera donnée en années. Commentaire.

Modélisation
La situation précédente peut simplement être modélisée de la manière suivante. Le boulet de
canon est considéré comme une boule homogène (phase condensée incompressible et indilatable),
de rayon R, de masse volumique ρ et de capacité thermique massique c. La température du boulet
est prise comme uniforme et notée T (t)
B.1.4. Des échanges thermiques ont lieu entre le boulet et l’air qui possède une température
constante Tair = 20◦ C. L’expression de ces transferts thermiques surfaciques entre les instants
t et t + dt est prise sous la forme :

δqsurfacique = k(T (t) − Tair )dt,

où δqsurfacique est le transfert thermique par unité de surface de contact entre le boulet et l’air entre
t et t + dt, et k est une constante positive.
a) Cette expression correspond-elle au transfert thermique surfacique donné par l’air au boulet
ou par le boulet à l’air ? On justifiera clairement la réponse.
b) Exprimer le transfert thermique élémentaire δQ reçu par le boulet de surface S = 4πR2 entre
les deux instants d’étude t et t + dt.

B.1.5. Entre les instants t et t + dt, la température du boulet passe de T (t) à T (t + dt). Exprimer
la variation élémentaire de son énergie interne dU en fonction de ρ, c, R, T (t) et T (t + dt).
B.1.6. À partir des questions B.1.4 et B.1.5 montrer que la température du boulet T (t) vérifie
dT T Tair
une équation différentielle de la forme + = · Exprimer τ en fonction de ρ, c, R et k et
dt τ τ
donner sa dimension.
B.1.7. Résoudre l’équation différentielle, en posant T (0) = Ti = 1000◦ C. Tracer l’allure de la
solution. Indiquer τ sur le graphe.
B.1.8. Dans le cadre de cette modélisation, que vaut le facteur α défini dans l’équation (1) (on
pourra assimiler τr et τ ) ? Ce modèle est-il en accord avec les résultats expérimentaux ?

B.2 Modèle conductif de Kelvin


À la fin du XIXème siècle, Kelvin a proposé un modèle théorique conforme aux lois de la conduc-
tion thermique, et considérant une température de la Terre non uniforme.
Aucune connaissance préalable de conduction thermique en régime non stationnaire
n’est nécessaire pour l’étude de cette partie.
B.2.1. Au voisinage de la surface terrestre, la température augmente avec la profondeur et la norme
−−→
du gradient de température est de l’ordre de ||grad T || ≈ 30 [Link]−1 (valeur obtenue à l’intérieur

7/8 TSVP
de tunnels miniers). Indiquer sur un schéma représentant la Terre dans quels sens et direction est
orienté le gradient de température en plusieurs points.
−−→ ∆T
B.2.2. En ordre de grandeur, kgrad T k ≃ , où ∆T est la variation de température sur une
L
distance L. Sachant que la température T1 atteinte en profondeur est de l’ordre de quelques milliers
de kelvins, estimer grossièrement la distance sur laquelle la température varie. Un modèle négligeant
la courbure de la Terre est-il susceptible de donner des résultats satisfaisants ?
Kelvin a supposé une Terre initialement (à t = 0) à la température T1 uniforme et au contact
à la surface en z = 0 avec un thermostat de température T0 < T1 constante. Kelvin a, de plus,
supposé que la température ne dépendait que de la profondeur z et du temps t ; la température est
alors notée T (z, t) (voir Figure 7).

surface
O
Terre

Figure 7 – Repérage des points à l’intérieur de la Terre

B.2.3. Rappeler la définition du vecteur densité de courant thermique ~Q , ainsi que son unité dans
le système international. Expliciter l’expression de la densité de courant thermique dans le cadre
de la loi de Fourier. Cette loi sera supposée valide par la suite.
B.2.4. Dans le cadre du modèle précédent de Kelvin, expliquer quelle est la valeur de la densité
de courant thermique jQ à l’instant initial à une profondeur z non nulle. Au bout d’un temps très
long, la température en tout point de la Terre tend vers T0 , vers quelle limite doit tendre jQ (z, t) ?
En résolvant les équations de la conduction thermique, Kelvin a abouti à l’expression de la
densité de courant thermique :
z2
 
B
~Q (z, t) = jQ (z, t)~uz = − √ exp − ~uz , (2)
Dt 4Dt
où z repère la profondeur d’un point par rapport à la surface (Figure 7), D est une constante
caractéristique des roches terrestres et B une constante à déterminer.
B.2.5. Calculer à partir de l’expression (2) la valeur de jQ pour t = 0 en z 6= 0 quelconque. Faire
de même pour t → ∞. Commenter les résultats.
B.2.6. Les grandeurs d’intérêt sont λT : conductivité thermique de la Terre, ρT : masse volumique
de la Terre et cT : capacité thermique massique de la Terre. La constante B est supposée être de la
forme
B = (T1 − T0 )m1 λm 2 m3 m4
T ρT c T ,

où m1 , m2 , m3 et m4 sont des constantes. Quelle est la dimension de Dt ? Déterminer par analyse
dimensionnelle les valeurs de m1 , m2 , m3 et m4 .
B.2.7. Application numérique : à partir de la valeur actuelle du gradient de température à la surface
de la Terre (voir question B.2.1), déduire son âge dans le cadre du modèle de Kelvin sachant que
la constante D vaut D = λT /(ρT cT ) et T1 − T0 ≃ 2000 K. Commenter le résultat.
Fin du sujet

8/8

Vous aimerez peut-être aussi