PLANIFICATION ET AMÉNAGEMENT SPATIAL 1
GENESE DE L’URBANISME
Enseignante: S. ALILI
Université Abderrahmane Mira. Département d’Architecture, Béjaïa.
Naissance de l’urbanisme
Après la révolution industrielle, les villes
ont évolué à un rythme sans précédent, et ce Naissance de
dans le monde entier, engendrant ainsi un l’urbanisme.
sentiment de désordre.
Pré-urbanisme: Il est régi par « un ensemble de textes et de réalisations dus à des
penseurs politiques sociaux du XIXe siècle, dont la démarche, marquée au coin de
l’utopie, anticipe et préfigure celle de l’urbanisme ». Dictionnaire de l'urbanisme et de l'aménagement
sous la direction de Pierre Merlin et Françoise Choay.
Selon Maouia Saïdouni: « L’urbanisme est le produit de la ville industrielle
moderne, de l’expansion vertigineuse des espaces urbanisés et de
l’apparition de problèmes d’ampleur et de complicité inédites à travers
l’histoire des villes . » Eléments d’introduction à l’urbanisme. P.16.
QU’EST-CE QUE L’URBANISME?
D’après le Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse (1982-1985)
L’urbanisme est :
« l’art d’aménager et d’organiser les agglomérations humaines »
« l’art de disposer l’espace urbain ou rural au sens le plus large (bâtiments
d’habitation, de travail, de loisirs, réseaux de circulation et d’échanges) pour
obtenir un meilleur fonctionnement et améliorer les rapports sociaux ».
Le petit Robert
Il confirme l’apparition du mot en 1910 et propose la définition suivante :
« Etude des méthodes permettant d’adapter l’habitat urbain aux besoins
des hommes ; ensemble des techniques d’application de ces méthodes. »
QU’EST-CE QUE L’URBANISME?
Pierre Merlin, Ingénieur géographe et expert-démographe
« L’urbanisme vise à aménager l’espace et à le disposer avec ordre. Il s’agit donc
d’un acte volontaire, d’une action humaine, qui vise à créer une situation
ordonnée, laquelle va remplacer une situation spontanée, souvent issue des
circonstances atmosphériques. »
C’est aussi « un champ d’action, pluridisciplinaire par essence, qui vise à créer dans le
temps une disposition ordonnée de l’espace en recherchant harmonie et efficacité ».
Créer une harmonie dans les fonctions et
les relations exercées par les hommes.
Objectifs de l’urbanisme
Rechercher plus de commodités et faire
le plus d’économies possible pour une
bonne qualité de vie.
Source : Les métiers de l’urbanisme, de l’architecture et du BTP, collection Guides J aux éditions Studyrama
QU’EST-CE QUE L’URBANISME?
Urbanisme: « Vers la fin du XIXe siècle, l’expansion de la société industrielle
donne naissance à une discipline qui se distingue des arts urbains antérieurs par
son caractère réflexif et critique et par sa prétention scientifique ». Françoise
Choay, L’urbanisme, utopies et réalités. Une anthologie, Paris, Seuil, 1965.
Le terme urbanisme, dans son sens actuel semble être apparu en 1910 dans le
Bulletin de la société de Géographie de Neuchâtel où Paul Clerget le définit
comme « l'étude systémique des méthodes permettant d'adapter l'habitat et
plus particulièrement l'habitat urbain, aux besoins des hommes » Merlin Pierre.
L'urbanisme. Paris : Presses Universitaires de France, 1991.
Quelques variantes de l’urbanisme
Maouia SAÏDOUNI, dans son livre «Eléments d’introduction à l’urbanisme»,
dénombre certaines variantes de l’urbanisme
1. Un urbanisme doctrinaire: « il continua, globalement, les caractères de
l’urbanisme des débuts que Françoise CHOAY qualifie d’urbanisme
progressiste ». Ses disciples furent Cerda (Barcelone, 1867), Soria y Mata (la
cité linéaire, 1882), Tony Garnier (une cité industrielle, 1917), Le Corbusier
(la ville radieuse, 1933). Toutes leurs idées novatrices se retrouvèrent, dans
les principes fonctionnalistes des Congrès Internationaux d’Architecture
Moderne (C.I.AM) et la Charte d’Athènes dont les fonctions principales sont:
habiter, travailler, se divertir et circuler.
Les grandes lignes de cet urbanisme sont l’hygiène, le zonage, la
spécialisation fonctionnelle des espaces et la primauté des systèmes de
circulation.
2. Un urbanisme de régularisation: Initié par l’œuvre haussmannienne,
celui-ci recherche principalement la qualité de vie (hygiène, circulation et
embellissement) à travers une démarche systémique qui associe les services
spécialisés dans les travaux d’édilité.
3. Un urbanisme minoritaire: c’est un urbanisme culturaliste, il ne
rejette ni l’histoire ni la tradition du lieu. On retrouve « Ebenezer Howard
en Angleterre (Cités jardins 1898), Camillo Site en Autriche, qui illustrent
les deux variantes fort différentes de cet urbanisme; la première
communautaire (valeur traditionnelle), la seconde morphologique
(composition urbaine). »
4. Un urbanisme de plans: «Il se développa dès les lendemains de la
Première guerre mondiale.». Il représente « les premiers instruments
(plans) d’urbanisme, au sens moderne du terme, qui apparaissent à cette
époque sous l’intitulé de ‘plans d’aménagement, d’extension et
d’embellissement’, qui préfigurent les futurs Plans Directeurs. »
« Sur le plan méthodologique, la mutation est importante car on passe d’une
logique de lotissement (celle des Plans d’alignements et des réserves du
19eme siècle) à une logique de prévision (celle des Plans directeurs
d’aménagement). »
ILDEFONSON CERDA (1815-1876)
Ildefonson Cerda, ingénieur des Ponts, urbaniste,
architecte, juriste, économiste et homme politique, est
considéré comme le pionnier de l’urbanisme
contemporain et est le concepteur du plan d’extension
de Barcelone en 1859.
En 1867, il publie la Théorie générale de l’urbanisation,
premier traité d’urbanisme de l’histoire occidentale, dans
lequel il emploie le néologisme « urbanizacion » qui a
donné le mot urbanisation.1 Ce terme couvre à la fois
l’action d’urbaniser, la concentration des populations
Portrait de
et des activités, ainsi que l’urbanisme comme
Ildefonson Cerda
discipline.
1 Dictionnaire de l'urbanisme et de l'aménagement sous la direction de Pierre Merlin et Françoise Choay. Paris : Presses Universitaires de France,
1988. p683.
ILDEFONSON CERDA (1815-1876)
Problèmes de la ville de Barcelone.
Au XVIIIe siècle et durant la première partie du XIXe siècle, la situation
sanitaire et sociale de la ville de Barcelone se dégradait au point de devenir
critique. La surpopulation (densité excessive), le manque d'infrastructures,
le manque d’hygiène ont engendré une forte insalubrité.
Résolution des problèmes de la ville
Concours pour l’extension de la ville Le plan Cerda
de Barcelone organisé par la ville
elle-même.
Le concours fut gagné par Antoni Le gouvernement central
Rovira selon les critères de la d’Isabelle II désapprouva la
mairie. décision de la mairie et opta pour
le plan Cerdà.
ILDEFONSON CERDA (1815-1876)
La nécessité pour Barcelone de croître
hors de ses murs était une évidence.
Antoni de Rovira y Trias Idelfonson Cerda
Le projet d'Antoni Rovira est basé sur
un maillage circulaire englobant Le plan de Cerdà est un modèle très
l’ancienne ville. Cette proposition devait avant-gardiste pour l'époque : il
permettre une croissance radiale qui présente un plan en damier qui facilite
aurait permis d'intégrer de manière la circulation des piétons, des voitures
harmonieuse les villages environnants et plus tard des transports en commun.
ILDEFONSON CERDA (1815-1876)
La grille évite la ville médiévale et
Antoni de Rovira y Trias les établissements existants.
Extension
de la ville
Vieille ville
Idelfonson Cerda
Rovira y Trias centrait son plan
sur la Place de Catalogne, alors
que Cerdà déplaça le centre
urbain sur la Place de Glories.
Le plan de Cerda fut à
l’époque le plus grand
quadrillage d’Europe
ILDEFONSON CERDA (1815-1876)
Densification de l’ilot
Les ilots sont composés de
blocs rigides dont l’unité
mesure 50m x 50 m avec
des coins de 45° .
Les ilots de Barcelone
permettent une distribution La trame des rues est organisée
intérieure offrant une double en réseau orthogonal et
ventilation (côté rue et côté homogène. Elle représente
cour), et assure l’ensoleillement l’instrument délibéré d'une
dans tout l’îlot. ville égalitaire et fonctionnelle.
ILDEFONSON CERDA (1815-1876)
« Dès la Teoria de Cerda, publiée en 1867, l’urbanisme distingue deux éléments
fondamentaux qui vont marquer son histoire. D’une part, la voirie et le système de
circulation (espace dynamique et de mouvement) et , d’autre part, l’habitation
(espace statique et de séjour). » Maouia Saïdouni. Éléments d’introduction à l’urbanisme. P.17.
Le mouvement Le séjour
L'intention de Cerdà est d'accorder la priorité au « contenu » (aux
occupants) par rapport au « contenant » (les pierres, les jardins).
ILDEFONSON CERDA (1815-1876)
RAMBLAS
L'avenue se compose d'une voie piétonne
centrale bordée par deux voies carrossables
de sens inverses. L'ensemble mesure en
moyenne 35 m de large sur 1,2 km de long.
GEORGES EUGÈNE HAUSSMANN (1809-1891)
Problèmes de la ville de Paris
Places limitées pour accueillir la population en raison de l’exode rural
(Entassement de la classe populaire)
Paupérisation de zones entières dans la ville
Emeutes de la classe populaire difficilement maitrisables en raison de
l’étroitesse des ruelles facilitant ainsi la dissimulation des manifestants.
Conditions sanitaires déplorables (prolifération d’épidémies)
Inadaptation de la voirie
Insalubrité de l’habitat
Résolution des problèmes de la ville
Napoléon III veut transformer la ville de
Il veut en faire un
Paris réputée à l’époque pour sa
modèle d'urbanisme et
surpopulation, son insalubrité et sa
d'hygiène.
sensibilité aux épidémies.
Napoléon III nomme Haussmann , préfet de Paris
GEORGES EUGÈNE HAUSSMANN (1809-1891)
Entre 1853 et 1882, le baron Haussmann, préfet de
Paris, a la lourde tâche de transformer, d’assainir et de
moderniser cette ville, il propose ainsi de l’adapter à la
vie moderne, à la circulation (non automobile)…
« Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie »
Portrait du baron
Haussmann
Haussmann, étend et transforme la ville existante (le Paris
du Moyen-âge, avec ses rues étroites) en créant un réseau de
grandes et larges voies. Ses objectifs principaux étaient de :
créer des axes de raccorder les équipements mettre en valeur les
circulation naissants monuments
Travaux du baron Haussmann
Elargissement du périmètre urbain;
Création de percées dans le tissu ancien (boulevards, avenues et rues)
offrant ainsi des percées visuelles;
Traçage de douze avenues autour de la place de l’Etoile
Plantation de plusieurs centaines de milliers d’arbres pour créer des
jardins et des parcs (création du parc Monceau ; aménagement du bois de
Boulogne…)
Réalisation de trottoirs, de caniveaux et d’égouts sur plusieurs kilomètres ;
Dans l’île de la Cité, démolition de bâtiments anciens (afin de dégager
le parvis de Notre Dame), et édification de plusieurs bâtiments officiels
dont le Palais de Justice de Paris ;
Rénovation et agrandissement de La Bastille, de la rue de Rivoli, de la
place de la Concorde et de l’avenue des Champs Elysées.
Travaux du baron Haussmann
La place de l'Etoile en 1867, gravure La place de l'Etoile en 2013
publiée dans Le journal illustré, 1867
Le réseau se déploie autour de quelques nœuds stratégiques ;
la place de l’Etoile, le Trocadéro, la place de la République...
Le Trocadéro en 2013 La place de la république
Travaux du baron Haussmann
Façades rythmées et alignées le long d’avenues Axe historique de Paris
La hauteur des
immeubles est fixée
en fonction de la
largeur de la rue.
Les étages les moins
élevés étaient les
plus chers car plus
faciles d’accès.
Le personnel domestique Voie rectiligne qui va du
était logé dans ce qu’on Louvre au quartier de la
appelle « les chambres de Défense.
bonnes » au 6ème étage
sous les toits.
Travaux du baron Haussmann Objectifs des percées
La rue du Vieux-Colombier
avant et après Haussmann
Revaloriser les monuments en les isolant
et en les reliant visuellement.
Lutter contre l’insalubrité et la vétusté et
proposer une image de modernité
Circuler de gare en gare et de quartier en
Quartier de l'Opéra avant
et après Haussmann quartier.
Travaux du baron Haussmann L’ilot Haussmannien
(l’ilot urbain)
Expansion du mouvement d’hausmannisation
De grandes villes de France telles que Lyon, Marseille, Bordeaux ou Montpellier ont
suivi le mouvement d’hausmannisation.
Alger (colonie française) a également suivi ce mouvement et subi une profonde
restructuration.
Toutefois, l’haussmannisation de Paris fut vivement critiquée par certains
hommes politiques. En effet, ces derniers reprochèrent au Baron Haussmann :
• le dépassement du coût initial des travaux de remodelage
de la ville.
• la destruction d’édifices souvent anciens (particulièrement
dans l’île de la Cité, cœur historique de Paris.)
• la hausse du prix des loyers dans les nouveaux immeubles
engendrant une fracture sociale.
CAMILLO SITTE (1843-1903)
Architecte et théoricien de
l’architecture, et considéré
comme une référence dans le
domaine de l’urbanisme. il est
connu pour son essai, « L’art de
bâtir les villes. L’urbanisme
selon des fondements antiques »,
Il consacre une partie de son existence à analyser in situ et exécuter
des relevés d’aménagements urbains anciens.
CAMILLO SITTE (1843-1903)
« Otto Wagner dessine le futur de la Grossstadt comme un ensemble de quartiers dotés d'un
centre, encerclant le centre ancien, dans un mouvement sériel infini».
En effet, il prévoyait une
ville à croissance illimitée
composée d’avenues de 80m
de large et de longueur
variable. Il voulait ainsi
résoudre le problème majeur
de la ville, qui selon Wagner,
est le transport.
Camillo Sitte réagit à ce remodelage de la ville de Vienne : il le considère comme un
«massacre». L'histoire et la méthode en urbanisme. Françoise Choay. Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, Année 1970,
Volume 25, Numéro 4. p. 1143 - 1154
« C'est la modernité de Wagner contre l'historicisme et le pittoresque de Sitte
avec ses places italiennes ou médiévales. »
CAMILLO SITTE (1843-1903)
Principes de Camillo Sitte
Camillo Sitte «se démarque par une nouvelle manière de penser la ville, qui
va à l'encontre des démarches progressistes de ses contemporains. »
« Il propose un aménagement de la ville grâce à une méthode issue de
l'observation des espaces publics existants, donc par une intégration de
l'histoire dans les réflexions sur l'urbanisme. »
Il encense la conception médiévale pittoresque de l’espace urbain : cet
espace peut être fermé, à petite échelle, diversifié, imprévisible, comprenant des
places et des voies courbes.
En effet, il opposait les courbes tant utilisées à l’époque aux lignes droites d'Haussmann.
Ses idées s’opposent à celles de Cerda notamment dans la conception de ses
ilots identiques de par leur taille et leurs équipements.
CAMILLO SITTE (1843-1903)
La place est le révélateur des qualités de l’espace urbain
Il avait pour désir de développer à nouveau une vie publique active dans de
grands espaces. Il considère ainsi les espaces vides comme que des lieux de
sociabilité.
La ville doit se construire autour des places
Classification des places.
Places de cathédrales. Places de marchés. Places civiles.
Dans son livre ‘l’art de bâtir’ , «il développe, à l'aide de petits plans schématiques,
quelques principes d'urbanisme de l'ancien temps ; il analyse certaines places, en
déduit l’ordonnancement qui leur offre cet effet esthétique si particulier. Il les
compare à ce qu’a fait l'urbanisme moderne, avec ses erreurs et ses échecs. »
L’espace ouvert devrait donner une CAMILLO SITTE (1843-1903)
impression «d’espace fermé» dans
une vue perspective. L’irrégularité comme principe de
conception de l’espace ouvert
Places irrégulières.
L’irrégularité des places anciennes est Places groupées
Places fermées.
due au fait que celles-ci se développent
«Un espace public ne progressivement au fil des siècles ; «Chaque façade d’un
parfois les places les plus réussies sont monument peut générer
devient une place que s’il
irrégulières. Les formes irrégulières
est effectivement fermé.» stimulent l’intérêt, augmentent l’effet
sa propre place. »
Camillo Sitte. naturel et pittoresque de la place.
CAMILLO SITTE (1843-1903)
Il reprochait aux concepteurs actuels des villes de travailler uniquement sur
des plans (dessins techniques réalisés à l’aide de règles et de compas). Il les
poussait à utiliser la méthode de l’époque où la personne se déplaçait,
observait pour dessiner et aménager une place, et regrettait, cette façon de
faire qui avait disparu avec le nouvel urbanisme.
Il reste très influencé par la théorie de la randonnée (Wanderer) qui lui
suggère le concept du parcours.
Il utilise deux outils de description:
Le plan La perspectives.
CAMILLO SITTE (1843-1903)
Synthèse
Les idées de Camillo Sitte prônent :
« La ville médiévale: notion de culture nationale, d’évolution de la
ville dans le temps sans altération, c’est-à-dire une évolution basée
sur le passé.
La ville naturelle: utopie d’une ville où la société serait idéale avec
sa culture spécifique.
La critique de l’urbanisme moderne (blocs réguliers, déni de
l’originalité locale, régionale.)
La recherche de principes artistiques. »
LA CHARTE D’ATHÈNES
La Chartes d’Athènes est l’aboutissement
de réflexions des travaux qui ont eu lieu en
1933 à l’occasion des C.I.A.M IV:
Congres Internationaux d’Architecture
Moderne IV. Cette charte a été publiée en
1943 par Le Corbusier. Le thème de
cette Charte était « la ville
fonctionnelle ».
Ces congres ont réuni de nombreux architectes
et urbanistes entre 1928 et 1956
CHARTE D’ATHÈNES
Cette fameuse Charte d'Athènes, véritable manifeste de l'urbanisme progressiste,
condamne sans appel la ville contemporaine, incarnation du désordre, en proposant une
ville modèle.
La Charte a fait l'objet de critiques, principalement pour manque de flexibilité.
Un groupe international d'architectes
«TEAM X» émergea des Congrès
internationaux d'architecture
moderne (Ciam) dans les années Les adhérents à la TEAM X refusent la
1950 et renia cette charte. hiérarchie fonctionnelle que présente la charte
d’Athènes et approuvent la mixité fonctionnelle
à la place du zonage. Leurs travaux ont suscité
un profond renouvellement de la pensée
moderne sur l'architecture et la ville.
Principes de la charte d’Athènes
Selon la Charte, les trois premiers matériaux de l’urbanisme sont le soleil, la verdure et
l’espace.
Cette charte prône:
L’instauration d’un système de zonage en attribuant quatre grandes fonctions à la ville
(habiter, travailler, circuler, se cultiver),
La rupture avec le passé : l'urbanisme devenant indépendant du site (table rase),
La hiérarchisation des voies de circulation (mécaniques et piétonnes),
La favorisation des constructions en hauteur ,
L’instauration d’une architecture de prototype et de plans modèles,
Le rapprochement des zones industrielles des zones d’habitations pour limiter le
temps de transport , séparation de ces zones par des zones de verdure
L’augmentation des espaces verts
L’implantation d’équipements scolaires, sportifs et de loisirs à proximité des
habitations .