Module: Comptabilite Des Societes
Module: Comptabilite Des Societes
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Gustave D. SANOU
Expert financier Diplômé de L’I.A.
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CHAPI TR E 1 : C A D R E J U R I D I Q U E E T F I S C A L D E S S O C I E T E S
COMMERCIALES
INTRODUCTION
La société commerciale présente par rapport à l’entreprise individuelle des
particularités juridiques qui sont à l’origine des faits comptables propres à cette forme
d’exploitation.
Ces particularités tiennent à :
- l’existence d’un contrat ;
- l’existence d’une personnalité juridique ;
- l’existence du capital social et du droit des associés.
1- Définition de la société
L’article 4 aliéna 1er de l’Acte Uniforme OHADA dispose : « la société commerciale
est créée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d’affecter
à une activité des biens en numéraire ou en nature dans le but de partager le
bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter ».
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- la recherche de bénéfice ou d’économie et la participation des associés aux
bénéfices ou aux pertes. La règle de partage est laissée à l’appréciation des
associés. En cas de silence des statuts, les bénéfices sont partagés
proportionnellement aux apports.
- l'intention de collaborer à la gestion de la société (affectio societatis), l’affectio
societatis c’est cette volonté de mettre tout en œuvre pour l’objet du contrat.
Au total, pour qu’il y ait contrat de société, il faut l’acte social (consentement) et statuts
c’est-à-dire un écrit qui matérialise le contrat.
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La classification des sociétés se fonde sur la distinction entre sociétés civiles et sociétés
commerciales. On les distingue par le but que se proposent les contractants et la nature
des apports auxquelles les entreprises se livrent.
Sont réputées civiles les sociétés formées dans un but non commercial.
Par exemple : un contrat signé entre fermiers par l’exploitation d’un domaine agricole,
entre propriétaires pour l’exploitation d’une carrière, d’une mine, d’une saline, d’une
source d’eau minérale, entre auteurs ou éditeurs pour la publication d’un ouvrage.
Les sociétés civiles ne sont ni soumises aux formalités de publication ni astreintes à une
comptabilité légale imposée, ni justiciables au tribunal de commerce susceptibles d’être
déclarées en faillite.
Les sociétés commerciales quant à elles sont soumises aux règles du droit commercial et
peuvent être distinguées en sociétés de personnes et sociétés de capitaux.
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- Les commanditaires dont les responsabilités sont limitées seulement à
concurrence de leurs apports (ce sont les bailleurs de fonds, ils ne gèrent pas la
société).
La société est dirigée par un ou plusieurs gérants choisis parmi les commandités.
a- La SA
Elle comprend les caractéristiques suivantes :
- Aucun associé n’est responsable des dettes de la société ;
- les actionnaires détiennent des actions négociables formant ensemble le capital
social ;
- le capital minimal est fixé à 10.000.000 F CFA et doit être libéré pour un montant
égal au ¼ du capital souscrit en numéraire ;
- Les apports en nature sont libérés immédiatement.
La direction peut être assurée par deux types d’organes : soit un conseil
d’administration + une direction générale, soit un conseil de surveillance + un certain
nombre de directeurs.
Le nombre minimum des associés est de 7 tandis que la valeur nominale de l’action ne
saurait être inférieur à 10 000 F CFA.
NB : des règles particulières protègent les associés :
droit de partage au dividende ;
limitation de la responsabilité.
b- La SCA
Elle comprend deux types d’associés : les commandités et les commanditaires
Les caractéristiques de la SCA sont les suivantes :
- le capital social minimum est de 10 000 000 FCFA divisé en actions de 10 000 ;
- la société est dirigée par un ou plusieurs gérants et les actions ne sont pas
librement cessibles sans l’accord des autres actionnaires ;
- le minimum d’associés est de 4 avec 1 commandité au moins ;
- la raison sociale comprend le nom des commandités.
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3- La société mixte : la SARL
Elle tient à la fois de société de personnes et de société de capitaux.
Pour constituer une SARL, il est exigé un minimum de 2 associés avec un maximum de
50 associés. Le capital doit être égal au moins à 1 000 000 F CFA. Chaque associé est
obligé à la limite à ses apports. Les apports peuvent être en nature, en espèce, en
industrie. Les parts sociales ne sont cessibles qu’avec l’accord des autres associés. Le
nominal de la part est de 5 000 F CFA.
a- La SICAV
La caractéristique essentielle est la variabilité de son capital sans modification
statuaire à chaque augmentation du capital ; ce qui supprime les formalités de
publicité. Elle n’est pas un type nouveau de société. Son objet est commercial et elle
peut se constituer sous l’une des formes commerciales :
- en nom collectif ;
- en commandité simple ou par actions ;
- en société anonyme (SA) ;
- En SARL.
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Ce sont des droits proportionnels dus en raison des apports apportés à la société en
création. Le fait générateur est l’acte constitutif de la société. Il se calcule sur le
montant net des apports déduction faite du passif pris en charge par la société ;
lequel est soumis au droit de mutation (DM). Il ne s’applique qu’aux apports purs et
simples, c’est-à-dire ceux pour lesquels l’associé ne reçoit que des parts ou des
actions.
En cas d’apport immobilier, il est perçu en plus du droit d’apport une TPF calculée
sur la
valeur estimative des immeubles.
Ce sont des droits proportionnels calculés sur le montant des apports à titre onéreux
c’est-à-dire des apports non rémunérés par des parts sociales ; il s’agit essentiellement
des dettes. Une partie de l’actif d’un associé peut servir à l’extinction des dettes.
Exercice
Mr SARAMBE apporte à la SNC " SARAMBE Cié " son fond de commerce composé
de :
- immeuble 1400 000
- matériels et outillages 900 000
- miss 960 000
La société prend en charge le passif d’un montant de 760 000 à imputer sur le
montant des mises apportées. Sachant que le droit d’apport (DA) est de 2% , la TPF 4
%, DM 2 %, calculer le total des droits d’enregistrement du par la SNC ‘’SARAMBE
Cie’’.
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CHAPITRE 2 : ADMINISTRATION ET GESTION DES SOCIETES
1.1 Statuts
La SARL obéit à la règle générale applicable aux sociétés : sa constitution doit être
obligatoirement constatée par un Acte écrit. L’intervention du notaire n’est pas exigée ;
les parties ont le choix entre l’acte notarié et l’acte sous seings privé.
- Acte sous seings privé : si l’acte est sous seings privé, il n’est pas nécessaire de dresser
autant d’exemplaires que de parties ayant un intérêt distinct. Mais il faut en établir
suffisamment pour que l’un reste déposé au siège social et les autres à l’appui des
diverses formalités requises. Un minimum de quatre exemplaires est exigé :
1 exemplaire restant au siège de la société ;
1 exemplaire déposé pour l’enregistrement ;
2 exemplaires remis au greffe du tribunal de commerce après enregistrement
Toutefois, s’il y a apport immobilier, un cinquième exemplaire est nécessaire ; il est
destiné au dépôt dans l’étude d’un notaire.
- Acte authentique ou acte notarié : un acte authentique doit être établi obligatoirement
si les parties ou l’une d’elles ne peuvent ou ne savent signer. L’acte ne sera valable que
s’il réunit les signatures de deux notaires ou d’un notaire et de deux témoins. Tout en
n’étant pas obligatoire, l’acte authentique est recommandé.
- Mentions obligatoires : les statuts doivent contenir un certain nombre de dispositions,
les mentions devant être publiées dans un journal d’annonces légales.
- la forme de la société ;
- la raison sociale ou la dénomination commerciale de la société ;
- l’objet de la société ;
- le siège social ;
- les noms, prénoms, qualité et adresses personnelles des associés ou des tiers ayant
le pouvoir de gérer ou d’administrer la société et les membres du conseil
d’administration s’il en existe ;
- le montant du capital social et le montant des apports en numéraire ainsi que la
description sommaire et l’estimation des apports en nature ;
- la clause qui attribue des intérêts aux associés même en l’absence de bénéfice.
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- les dispositions statutaires relatives à la constitution des réserves extraordinaires
le cas échéant ;
- l’époque où la société commence et celle de son expiration normale ;
- l’évaluation des apports en nature.
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A l’acte constitutif, sont annexés deux originaux ou deux expéditions suivant le cas, de
l’acte contenant la nomination des personnes gérants si ceux-ci sont désignés acte
postérieur.
-Publication dans un journal d’annonces légales : dans le délai d’un mois, un extrait de
l’acte constitutif et des pièces annexes s’il y en, sont inscrits au Bulletin des annonces la
constitution de la SARL et les mentions obligatoires apportées sur l’extrait soumis à la
publication.
- Immatriculation au RCCM : l’inscription doit être demandée au registre tenu au
Greffe du Tribunal dans le ressort duquel se trouve le siège social de la société et cela,
dans les deux mois de la date de la constitution de la société. A cette déclaration doivent
être joints :
* le récépissé de dépôt des statuts au greffe du tribunal ;
* un exemplaire enregistré du journal d’annonces légales ;
- Déclaration d’existence : étant obligatoirement assujettie à l’impôt sur le bénéfice, la
SARL a donc trois déclarations d’existence à produire : celle de l’enregistrement étant
facultative mais consacrée par la loi.
- Publicité permanente : la loi prescrit l’inscription sur tous les actes, factures, annonces,
publications ou autres documents émanant de la société, l’inscription en toutes lettres
des mots « société à responsabilité limitée » précédant ou suivant immédiatement la
dénomination sociale et le montant du capital social.
Toute contravention à ces prescriptions est possible d’une amende ou d’une pénalité.
1.4 SANCTIONS
La loi prévoit des sanctions civiles et les sanctions pénales
1.4.1 Sanctions
La Sarl est nulle
a. si elle a pour objet une entreprise d’assurance de capitalisation ou d’épargne ;
b. si elle n’est constatée par un acte écrit ;
c. si, étant constituée par acte sous seings privés, il n’a pas été dressé autant
d’originaux que le prescrit la loi ;
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d. Si tous les associés n’interviennent pas dans la rédaction de l’acte soit en personne,
soit par mandataire muni d’un pouvoir spécial ;
e. Si la société se constitue en ouvrant une souscription publique (emprunt
obligatoire) ;
f. S’il n’y a pas au moins deux associés (cependant dans l’espace UEMOA la
possibilité est donné aux investisseur de pouvoir instituer des Sarl unipersonnel) ;
g. Si le capital est inférieur à 1 000 000 (cas du Burkina Faso) ;
h. Si à la date de l’acte, toutes les parts composant le capital n’ont pas été reparties
entre les associés ;
i. Si à la date de l’acte, toutes les parts n’ont pas été entièrement libérées ;
j. Si l’acte ne contient pas l’évaluation des apports nature.
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1. définition et caractéristique
a. Capital social
Le capital social d’une SA est divisé en actions ou même en coupures d’actions d’une
valeur nominale égale et d’un montant minimum fixé à 10 000 F CFA.
La souscription du capital social doit être intégrale c'est-à-dire que toutes les actions le
composant doivent être placées entre les mains de titulaires qui peuvent être engagés à
en verser le montant par un bulletin de souscription. Ces souscriptions doivent être
sincères et non simulées.
2. Administration et direction
La SA possède à sa tête un CA élu à temps par les actionnaires et dont le nombre est
déterminé par les statuts. « le président du conseil d’administration ( PCA) assure sous
sa responsable, la direction générale de la société, sur sa proposition le conseil, pour
l’assister, peut lui adjoindre un directeur général ou un directeur général adjoint qui
peut être, soit un de ses membres, soit un mandataire choisi hors de son sein ».
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La direction d’une SA est donc obligatoirement assurée par le PCA. Celui-ci peut se
faire assisté volontairement par un directeur général à qui il délègue une partie de ces
pouvoirs. En cas de forte majeur, la loi prévoit également que « dans le cas ou le
président se trouve empêcher d’exécuter ses fonction (PCA) il peut déléguer tout ou
partie de celles-ci à un administrateur. Cette délégation renouvelable, est toujours
donnée pour une durée limitée.
3. Réserve
a- Réserve légale (RL)
Constitution : la SA est tenue de constituer une réserve qui est qualifiée pour cette raison
de (légale). Obligatoirement, chaque année il est fait sur les bénéfices nets réalisés, un
prélèvement de 10% qui cesse d’être obligatoire lorsqu’il atteint le 1/5 du capital
(valable également pour la SARL).
Aucun associé n’étant tenu des dettes sociales au-delà de son apport, la RL sert de
gage supplémentaire et de garantie au profit des créances de la société.
Nom emploi : pendant la durée de la société, la RL ne peut être distribuée aux
actionnaires. Toutefois, dans les années déficitaires et s’il est spécifié dans les statuts que
l’intérêt du capital sera payé chaque année aux actionnaires par frais d’exploitation en
l’absence de bénéfice, la RL peut être entamée par assurer ce service des intérêts.
La RL ne doit être employé ni pour libérer ni pour amortir le capital. De même,
elle ne peut pas servir à réaliser une augmentation de capital, car cette opération ayant
pour effet d’augmenter les engagements des actionnaires.
Reconstitution : lorsque par suite de pertes la RL a été entamée et descendue au dessous
du chiffre fixe par la loi, elle doit être reconstituée au moyen des bénéfices à venir
(ultérieures).
La loi exige cependant que cette dotation soit conforme au taux prescrit (10%) si
elle n’est pas supérieure à ce taux.
b. Autre réserves
Outre la RL, on peut constituer dans la SA d’autres réserves prévues par les
statuts ou prescrites par des AG et qui sont destinées les unes, à jouer le même que la
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RL, les autres à servir à d’autres usages par exemple à faire face aux dépenses pour
l’extension de l’entreprise ou au conséquence des exercices déficitaires.
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CHAPITRE III : LES OPERATIONS DE CONSTITUTION DANS LES SOCIETES
COMMERCIALES
Au terme de ce chapitre, l’étudiant devra être capable d’enregistrer toutes les
opérations relatives à la constitution dans l’une ou l’autre des différentes commerciales.
Il convient d’examiner dans ce chapitre :
- les postes de bilan spécifiques aux sociétés commerciales ;
- les écritures de constitutions dans les différentes sociétés commerciales.
Il traduisent les variations des créances et des dettes des associés envers la société
et sont subdivisions du comptes principal (46 associés et groupe)
461 associés, opérations sur le capital
4611 associés apport en nature
4612 associés apport en numéraire.
4613 actionnaires capitales souscrit apport non versé (société personnes)
4614 associés capitale non versé
4615 associés versement reçu sur augmentation de capitale
4116 associés versement anticipé
4617 associés défaillants
4618 associés autres apports
4619 associés capitaux à remboursement
462 associés comptes ouvrants
4621 associés comptes principal
4626 intérêts courus
463 associés opérations faites en commun
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465 associés dividendes à payer
467 actionnaires /associés restant dû sur capital appelé
Par suite de la règle de fixité relative du capital social, celui-ci qui, à l’origine de
la société est égal au montant des apports nets promis par les associés, ne subit de
modification qu’à la suite d’une décision collecte des associés d’augmentation ou
d’amortir ou de réduire le capital.
Dans les sociétés où la libération du capital est concomitante, à la création de la société
on peut se contenter du compte 101, capital social.
Dans les sociétés où la libération peut intervenir à différentes époques, le SYSCOA a
prévu les comptes suivants (SA) :
1011 CSNA
1012 CSANV
1112 CSAVNA
1014 CSAVA
Les autres comptes capitaux sont :
102 capital par dotation
1021 dotation initiale
1022 dotation complémentaire
1028 autres dotations
103 capital personnel
104, comptes de l’exploitant
105, primes liées aux capitaux propres
1051 primes d’émission
1052 primes d’apport
1053 primes de fusion
1054 primes de conversion
1058 autres primes
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b. les réserves (comptes 11)
Il y a plusieurs types de réserves
- Réserve légale (R4) comptes 111 : elle est dotée obligatoirement chaque année de 10%
du bénéfice net avant toutes répartition et jusqu’à ce qu’elle atteigne 1/5 du capital
social ; cela dans les sociétés où aucun associé n’est responsable indéfiniment (SA,
SARL).
- Réserve statutaire ou contractuelle compte 112
Un article des statuts prévoit alors qu’avant toute distribution du bénéfice, le
prélèvement d’une certaine fraction doit être fait pour doter un fonds de réserve. La
disposition statutaire est la facultative. Mais une fois prise, la constitution de la réserve
devient obligatoire.
- Réserves réglementées compte 113
Elles se subdivisent en :
1131 réserves de plus-value nette à long terme ;
1133 réserves consécutives à l(octroi de subventions d’investissement ;
1138 autres réserves règlementées.
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2011 frais de constitution
2012 frais de prospection
2013 frais de publicité et de lancement
2014 frais de fonctionnement antérieur au démarrage
2015 frais de modification du capital (fusion scission)
2016 frais d’entrée à la bourse
2017 frais de restructuration
2018 frais divers d’établissement
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4612 Ass, appart en num X2
2 y1
3 y2
4 y4
5 y5
4611
4612 y1+y2+y3+y4
Certains associés peuvent apporter une situation passive et active d’une exploitation
personnelle. Mais dans tous les cas il sera procédé au calcul de l’apport net de ces
associés en faisant la différence des biens et des dettes. La libération peut être immédiate
ou différé.
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Correction
2/01
4611 Ass , appart en nature 2 150 000
4612 Ass, appart en num 350 000
Exercice n°2
L’acte de la société SARL signé par KABORE Adama et KABORE Omer le 11/11/07 fixe
le capital à 10 000 000. Les apports sont les suivantes
Adama : matériel de transport automobile 5 000 000
Marchandises 1 000 000
Omer : apport en espèce 500 000
L’ensemble des apports est effectivement réalisé le 20/11/07. Les frais de constitution
consistent en :
Notaire 80 000
Droit d’enregistrement 120 000 le tout payé par chèque par le
notaire le 27/11/07.
Travail à faire : passer les écritures de constitution.
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11/11/08
20/11/07
245 Matériel 5 000 000
311 Marchandises 1 000 000
4611 Ass, apport en nature 6 000 000
(Libération apport)
d°
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4. Les écritures de constitution dans les SA
Dans les SA, les apports peuvent s’effectuer immédiatement intégralement à la
constitution cependant, la loi donne possibilité aux associés d’une SA de pouvoir se
libérer par fraction.
Ex. La société S au capital de 2 000 000 divisé en 200 au 20 000 000, vient d’être créée.
Les associés se proposent de faire les apports suivants :
Apport en nature : immeuble 8 000 000
Marchandises 4 000 000
Apport en numéraire 8 000 000 remis au notaire.
La société est définitivement constituée le 20 mars 96. Le 30/03/96 un compte est ouvert
au nom de la société BNBB. Le notaire y déposé de fonds auprès avoir engagé les frais
pour la constitution d’un montant de 220 000 dont 150 000 de droit d’enregistrement, le
reste est constitué d’honoraires du notaire sachant que la TVA est de 18%. Passez les
écritures relatives à la constitution au journal.
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est concomitante à la promesse d’apport, on peut se contenter du compte 101 capital
social. Cependant si les apports en numéraire sont fractionnés le compte 4612 associé
apport en numéraire, en numéraires s’éclate en 4613, AKSANV compte d’associé) et en
109, AKSNA (compte de K). On utilise alors le schéma comptable.
4611 x
4613 y
103 p
z
1011 z
1012
(promesse d’apport)
2. Actionnaire défaillant
Lorsqu’un actionnaire devient incapable d’honorer ses engagements il est appelé
actionnaire défaillant. Dans ce cas de figure la société peut, soit vendre ses actions aux
enchères (cas des actions non côtées) ou en bourses (actions cotées). Comptablement, la
société constate la défaillance de l’actionnaire et établit le solde de son compte. Le
schéma comptable est utilisé :
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* défaillance
Bien entendu, les intérêts de retard et les frais de vente sont à la charge de
l’actionnaire retard défaillant.
4617 AD
467 A, RD / RA
(Cotation de la défaillance)
4617 AD x
(vente des actions)
Bien entendu les intérêts de retard et les frais de vente à la charge de l’actionnaire
défaillant.
* Transport de charges
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* Le Solde du compte de l’AD
D 4617 Act Def C
fraction impayées
frais
int de retard prix de vente des actions
Solde du compte
4617 AD x
521 Banque x
(Pour solde du compte
débité)
521 Banque x
4617 Act def x
f- Versement anticipé
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Dans plusieurs sociétés les statuts peuvent prévoir la possibilité pour les actionnaires de
se libérer avant les appels futurs. On parle alors de versement anticipé. La libération par
anticipation peut s’effectuer à tout moment.
* cas d’une libération anticipé à constitution
521 x1 + x2
4616 x1
467 x2
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CHAPITRE IV : L’AFFECTATION DU RESULTAT
La finalité essentielle de l’ensemble commerciale est de réaliser un profit. Celui-
ci déterminé généralement enfin d’exercice fait l’objet d’affectation. Mais avant tout,
une AG des associés doit se réunir dans un délai de 6 mois à partir de la clôture de
l’exercice afin d’approuver les comptes présentés par les dirigeants de l’ensemble.
La décision d’affectation doit être conforme à la loi et à la disposition des
statuts de la société. Elle tient également compte du type juridiquement de la société, de
son régime fiscal et dans une certaine mesure de sa situation économique et financière.
Avant d’examiner l’affectation du bénéfice proprement dit, il est nécessaire de donner
un aperçu sur la détermination du résultat fiscal et l’impôt sur les sociétés.
L’impôt sur les sociétés n’est pas calculé sur la base du résultat comptable. Il est
très rare que le résultat comptable soit égal au résultat fiscal.
I. 1 Le résultat fiscal
Le résultat fiscal est le capital corrigé à travers un calcul extra-comptabl et en
tenant compte des dispositions et politiques fiscales, des omissions et erreurs
comptables.
Au Burkina Faso, le résultat fiscal est déterminé à l’aide d’un tableau appelé tableau de
détermination du Résultat Fiscal.
Ce tableau indique les éléments à réintégrer dans le résultat et ceux à déduire.
a- Les réintégrations
Les réintégrations concernant :
Les amortissements non déductibles (dans le cas d’une perte)
- Les provisions non déductibles ;
- La rémunération de l’exploitant individuel ;
- Les impôts sur les bénéfices ;
- Les amendes et pénalités non déductibles ;
- Les diverses erreurs et omissions comptables constatées.
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b- Les déductions
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- Le tableau de détermination du résultat fiscal ;
- Le tableau des résultats mis à disposition et effectué dans l’ensemble ;
- Le relevé détaillé des frais généraux ;
- Etat des salaires commissions et honoraires ;
- Pour les entreprises industrielles la listes du principaux fournisseurs indication des
renseignements suivantes : identité, adresse complète, montant annuel des achats
effectués.
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Les statuts peuvent accorder aux associés un intérêt sur les apports effectivement
libérés mais cela doit se faire de façon limitée ; cet intérêt est prélevé sur le bénéfice
après déduction du traitement fixe de la gérance.
Avant la répartition du reste entre les associés, les statuts peuvent attribuer un certain
pourcentage à la gérance à titre de rémunération variable.
d- Pour la SA
Les statuts peuvent prévoir l’attribution à titre de premier dividende d’un intérêt
sur le montant du cap libéré et non remboursé des actions sauf cas de dispositions
contraires des statuts. Les réserves ne sont pas prises en compte par le calcul du 1 er
dividende.
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Elles sont constituées en vertu des dispositions statutaires ou des clauses
contractuelles de l’entreprise. Dans ces conditions elles doivent être créés avant toute
distribution du dividende.
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II-4 Le RAN
Il peut être de deux natures :
a- RAN bénéficiaire
C’est un bénéfice dont l’affectation est renvoyée par l’AG statuant sur les comptes de
l’exercice, à la décision de l’AG appelée à statuer sur les résultats de l’exercice suivant.
b- RAN déficitaire
Ce sont des pertes constatées à la fin d’exercices antérieurs et qui n’ont pas été
imputées sur des réserves ou résorbées par une diminution du capital et qui devraient
être réduites du bénéfice de l’exercice suivant ou ajoutée au déficit du dit exercice.
Exercice d’application
Exercice 1 soit l’extrait suivant d’un bilan
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CHAPITRE 5 : LA COMPTABILITE DU RESULTAT
Dans les sociétés commerciales le résultat est déterminé généralement en fin d’exercice
de façon progressive. Deux situations peuvent se présenter :
- le résultat peut être bénéficiaire ;
- le résultat peut être déficitaire.
I – AFFECTATION DU RESULTAT
I -1- Résultat déficitaire
En cas de perte, le résultat apparaît au débit du compte 139, résultat net de l’exercice :
perte
Dans ce cas l’AG va décider :
- soit de mettre la perte au compte 12 « report à nouveau » à son débit en attendant de
l’éponger par des résultats bénéficiaires ultérieurs avant toute affectation ;
- soit l’imputer sur les RAN créditeurs ou réserves antérieures où dans un cas
exceptionnel sur le capital.
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En cours d’exercice, l’exploitant individuel peut pour son usage personnel ou
celui de sa famille, mouvementer les comptes de son entreprise sans formalités
juridiques imposées ce qui nous amène à voir le fonctionnement de deux comtes :
- 103 capital personnel
- 104 compte de l’exploitant
date
2 Immob x1
3 Stock x2
4 Créance x3
5 Dispo x4
104 Compte x
103 X
(solde du compte 104)
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- A l’ouverture de l’exercice du montant de l’affectation du résultat de l’exercice
précédent par le débit du compte 131 résultat net de l’exercice bénéfice.
(Affectation du résultat)
Il est débité :
- A l’ouverture de l’exercice du montant de l’affectation du résultat de l’exercice
précédent par le crédit du compte 139 résultat net de l’exercice : perte
(affectation du résultat)
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103 Capital personnel x
2 Immob x1
3 Stocks x2
4 Créance x3
5 Trésorerie x4
(Apport de t…..)
- A la clôture de l’exercice du montant du solde débiteur par le dévit dui compte 103
capital personnel
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104 Compte de l’exploitation x
Il est débité :
2 immob x1
3 stock x2
5 tréso….. x3
4 créances x4
(retrait de fonds)
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La répartition du bénéfice dans la SA est plus complexe que dans les SCS et SNC
(société de personnes) pour les raisons suivantes :
- le capital étant la seule garantie des tiers il est donc nécessaire de renforcer cette
garantir en constituant des réserves.
- aussi, le législateur est-il intervenu et oblige la SA à constituer une réserve dite légale.
- Ces réserves permettent également à la société de se développer en accroissant ses
moyens propres de financement.
La répartition est généralement prévue par une clause des statuts.
Eléments Calculs
Bénéfice net
- RAN débiteur
Solde 1
- Réserve Légale 1
Solde 2
+ RAN crédit
Bénéfice distribuable
- Intérêt statutaire
Solde
Réserves facultatives
Solde
Superdividende
o
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- toutes les actions ont le même droit sur le super dividende.
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Encas de silence des statuts, le bénéfice est reparti proportionnellement au montant
des apports. En cas d’apport en industrie la part à attribuer à l’intérêt est égale au plus
à la part correspondant au plus faible apport pur et simple.
Dans les SNC, chacun des associés est personnellement imposé pour la part de bénéfice
qui lui revient
Dans les SCS, l’impôt est établi au nom de chacun des commandités pour sa part
respectivedu bénéfice et pour le surplus au nom de la société.
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