Techniques de Nivellement Précis
Techniques de Nivellement Précis
Exemple
Nivellement de trois points de détail depuis la deuxième station du cheminement fermé précédent (§ 4.1.6).
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
19
2.1
9
5:1
41
12
88
8:8
83
77
97
:95
TA
US
:R
om
x.c
Les résultats ne sont pas contrôlés et par conséquent sont susceptibles d’être faussés par des
vo
erreurs parasites d’observation, lectures, saisie, etc., des fautes de calcul, ainsi que des erreurs
lar
ho
C’est pourquoi, avant d’effectuer les observations, l’opérateur doit bien choisir les points,
on
points de cheminement contrôlés et précis pour lesquels la lecture avant est suivie d’une
ti
na
lecture arrière, points de détail sans contrôle ni précision, déterminés uniquement par une
er
int
lecture avant.
4.1.8 Précision
4.1.8.1 Erreurs parasites
Calage, oubli de caler la nivelle, bulle amenée entre deux traits de la fiole non symétriques,
compensateur bloqué.
Lecture, en particulier confusion du trait niveleur avec un trait stadimétrique.
Transcription dans le carnet.
08
43
Défaut de verticalité de la mire, éliminé avec une nivelle sphérique réglée et la mise en œuvre
38
de 1 ou 2 jalons servant de contrefiches. Le réglage de la nivelle consiste, après avoir calé la
43
:15
mire verticale dans deux plans perpendiculaires à l’aide d’un niveau de maçon ou d’un long
23
fil à plomb, à rendre concentriques la bulle circulaire et le cercle repère de la fiole en jouant
7.1
sur les vis de basculement de la nivelle ; un contrôle efficace et peu coûteux du déréglage
.16
19
d’une nivelle est assuré par l’installation de deux nivelles sphériques sur une même mire.
2.1
9
Collimation, c’est‑à‑dire inclinaison de l’axe optique par rapport à l’horizontale quand la
5:1
41
bulle est calée ou le compensateur en équilibre. L’erreur de collimation est éliminée par
12
l’égalité des portées (figure 4.15) aussi bien que par les visées réciproques (figure 4.16).
88
8:8
83
77
97
:95
LA LB
TA
e e
US
L’A L’B
:R
om
x.c
B
vo
lar
ho
HAB
sc
A
al.
on
ti
na
er
int
LA2
LB2 e’
L’A2 L’B2
LA LB1
LA1
e
L’B1
e’ L’A1 B
A HAB
Si LA et LB sont les lectures entachées par l’erreur de collimation, L’A et L’B les lectures fictives
sans collimation correspondant à une ligne de visée horizontale, il vient :
LA – LB = (L’A + e) – (L’B + e) = L’A – L’B = DHAB
Sous réserve que les portées soient sensiblement les mêmes aux deux stations :
(LA1 – L B1) + (L A2 – L B2) [(L’A1 + e’) – (L’B1 +e)] + [(L’A2 +e) – (L’B2 +e’)]
= = ∆HAB
2 2
08
Parallaxe : l’image intermédiaire donnée par l’ensemble objectif‑mise au point de la lunette
43
38
n’est pas exactement dans le plan du réticule. L’opérateur voit le trait niveleur « monter ou
43
descendre » le long des graduations de la mire quand il bouge la tête de haut en bas derrière
:15
l’oculaire ; la parallaxe doit être éliminée, en soignant la mise au point ;
23
7.1
Calage de la bulle ou du compensateur.
.16
Estime du millimètre.
19
2.1
Flamboiement, mouvements verticaux de l’air chauffé par le soleil au‑dessus de certains
9
5:1
revêtements comme le bitume par exemple ; éviter les visées proches du sol.
41
12
88
4.1.8.4 Écart‑type
8:8
L’écart‑type au kilomètre de cheminement de nivellement ordinaire varie de 7 à 10 mm selon 83
77
97
le matériel, les conditions de mise en œuvre notamment la stabilité des points de mire, la
:95
aligne, sur un terrain plat, quatre points tels que : S1A = AB = BS2 = D = 20 m par exemple
ho
sc
(figure 4.17).
al.
on
ti
na
er
int
LA2
LB2
2e e
L’A2
LA1 LB1
D = 20 m S2
e
L’A1 D = 20 m B
S1 D = 20 m A
Stationner S1, caler, lire LA1 et LB1, puis stationner S2, lire LA2 et LB2. Sans erreur de
collimation, les lignes de visée horizontales donneraient les lectures L’A1 et L’A2 ; la collimation
générant une dénivelée e à la distance D, les segments : LA1 – LB1 et L’A2 – LB2 sont parallèles.
08
Exemple
43
38
LA1 = 1,451 m, LB1 = 1,326 m, LA2 = 1,669 m, LB2 = 1,540 m
43
e = +2 mm à 20 m
:15
23
7.1
Le réglage de la ligne de visée, effectué à la deuxième station S2, consiste :
.16
–– sur un niveau automatique, à agir sur la vis de réglage du réticule pour lire L’A2 ;
19
2.1
–– sur un niveau à nivelle, à basculer le bloc lunette‑nivelle pour lire L’A2 puis à régler la
9
nivelle.
5:1
41
Avec un niveau numérique, stationner A, viser S1 puis S2, après quoi stationner B, viser S2
12
88
puis S1 et introduire dans la mémoire les valeurs mesurées en suivant la procédure propre à
8:8
l’instrument. Le programme calcule la correction de collimation de la mesure électronique,
83
l’opérateur la mémorise, les mesures ultérieures sont corrigées automatiquement ; attention,
77
97
la collimation de la mesure optique doit être corrigée, en plus, par déplacement du réticule.
:95
TA
US
:R
4.2.1 Matériels
ho
sc
al.
on
sensibilité de la nivelle torique 10’’/2 mm pour une précision de calage par coïncidence
de 0,25’’ environ.
Équipés d’un micromètre à lame plans parallèles dont le basculement déplace la ligne de visée
parallèlement à elle‑même de la valeur de l’appoint (figure 4.18).
L’opérateur pointe par encadrement un trait de la mire avec le coin du réticule (figure 4.19)
et estime le centième de millimètre sur l’échelle micrométrique : 55,9 dmm.
Accessoires divers, lampe et miroir d’autocollimation, oculaire laser, oculaires coudés, etc.
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
Mire
19
2.1
9
5:1
41
12
Axe optique APPOINT
88
8:8
Réticule Objectif
83
77
Ligne de visée
97
:95
TA
US
:R
Document Leica
vo
lar
ho
sc
al.
on
ti
na
er
int
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
19
2.1
9
5:1
41
12
88
8:8
83
Figure 4.20. Mire à double échelle. 77
Document Leica
97
:95
L’origine de l’échelle de droite est le talon de la mire, celle de l’échelle de gauche étant décalée
TA
US
d’un nombre difficile à additionner mentalement de manière à pouvoir contrôler les lectures.
:R
Le ruban est placé dans un profilé d’aluminium rigide, de telle sorte que les variations de ce
om
x.c
dernier n’ont aucune influence sur le ruban invar. La mire est utilement équipée de contrefiches
vo
77,556 cm
08
43
38
43
:15
1re mire
23
7.1
Ni + 1
.16
i i+2
19
i–1
2.1
i+1
9
5:1
Ni
41
12
Sens de parcours 2e mire
88
8:8
Figure 4.22. Aller et retour. 83
77
97
:95
une mire placée en i – 1 : pointé du coin niveleur et lecture des traits stadimétriques sur
:R
l’échelle 1 dont le zéro est au talon de la mire invar à double échelle, suivis du pointé et de la
om
lecture de l’échelle 2 sans lire les traits stadimétriques ; lecture arrière et portée avec un niveau
x.c
vo
électronique. Après quoi, il vise une seconde mire placée sur le point suivant i, effectue la
lar
À la station suivante Ni + 1, la mire en i pivote sans quitter le point pour tenir lieu de mire
al.
on
arrière, celle située en i – 1 venant en i + 1 comme mire avant ; ainsi, chaque mire tient lieu à
ti
na
Portées de 35 m au maximum, égales au mètre près ; opérer au pas, avec un triple décamètre
ou une ficelle ou encore en ajustant la portée avant à partir de la portée stadimétrique arrière ;
à noter que les niveaux électroniques avec mire code‑barres permettent d’assurer l’égalité des
portées avec une très grande précision, pratiquement sans perte de temps.
n–1 n
La dénivelée de 0 à n est calculée par la formule : ∆H = Σ LAR – iΣ= 1 LAV .
i =0
i i
Le cheminement retour de n vers 0 est observé dans les mêmes conditions, en passant
éventuellement sur les mêmes points intermédiaires quand ils sont restés en place, « spit » par
exemple.
Si t est la tolérance d’un cheminement, la tolérance de l’écart entre les valeurs absolues des
T
dénivelées aller et retour est égale à T 2 , celle de la moyenne des dénivelées à .
2
1re mire
Ni1 Ni + 11
i+2
i–1 i i+1
08
43
Ni + 12
38
Ni2
43
:15
23
2e mire
7.1
.16
Figure 4.23. Doubles stations.
19
2.1
9
5:1
À la station Ni1, l’opérateur lit la lecture arrière sur i – 1 puis la lecture avant sur la mire i,
41
pointé du coin niveleur et lecture des traits stadimétriques sur l’échelle 1 ou lecture et portée
12
avec un niveau numérique (figure 4.23). Il déplace alors légèrement le niveau, met en station
88
8:8
en Ni2 et effectue de nouvelles lectures arrière et avant sur les mires immobiles en i – 1 et i.
83
Contrôle immédiat des observations en vérifiant que l’égalité (LARi – 1 – LAVi)1 = (LARi – 1 – LAVi)2
77
97
La dénivelée de 0 à n est ainsi mesurée deux fois, par deux cheminements indépendants 1 et 2
TA
US
ayant les points de mire en commun ; écart et tolérances calculés comme pour la méthode du
:R
Exemple
Nivellement de précision avec un niveau électronique et deux mires code‑barres.
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
19
2.1
9
5:1
41
12
88
8:8
83
77
97
:95
TA
US
:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ti
na
er
int
1re mire
i – 11 i1 i + 11
Ni
08
Ni + 1
43
38
i+2
43
i – 12 i2 i + 12
:15
23
7.1
.16
2e mire
19
2.1
Figure 4.24. Doubles points de mire.
9
5:1
41
12
Les doubles points de mire du cheminement 1 ou cheminement de gauche (figure 4.24) et du
88
cheminement 2 ou cheminement de droite sont placés l’un à côté de l’autre, matérialisés par
8:8
des crapauds 1 et 2 ou de couleurs différentes, ou encore par des piquets ou pointerolles en
83
77
sol meuble.
97
:95
–– LAVi,1 mire 2 ;
om
x.c
–– LAVi,2 mire 2 ;
vo
lar
–– LARi – 1,2 mire 1.
ho
sc
On peut également, à chaque station, débuter les observations sur la même mire, de 0 à n, en
er
int
inversant une fois sur deux le sens de rotation du niveau ; ce procédé améliore légèrement les
résultats mais est moins « organisationnel ».
Le contrôle de marche, effectué comme son nom l’indique au fur et à mesure des observations,
consiste à calculer deux fois la différence des lectures faites sur chacun des points doubles et à
vérifier que l’égalité : LAVi,1 – LAVi,2 = LARi,1 – LARi,2 est respectée à 0,3 mm près au plus.
Ces différences représentent la dénivelée de i1 vers i2 pour les lectures sur la mire code-barres,
la somme des dénivelées et de la constante de décalage des deux échelles pour la mire à double
échelle. Le contrôle de marche permet de s’assurer de la stabilité des points de mire d’une
station à la suivante.
Écart et tolérances calculés comme dans les méthodes précédentes.
Exemple
Nivellement de précision avec lectures optiques sur mire à double échelle.
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
19
2.1
9
5:1
41
12
88
8:8
83
77
97
:95
TA
US
:R
om
x.c
4.2.5 Précision
vo
lar
Les erreurs parasites sont décelées et corrigées par les méthodes mises en œuvre, les erreurs
ho
sc
accidentelles étant de même nature que celles étudiées en nivellement direct ordinaire :
al.
on
Étalonnage de la mire, qui consiste d’une part à vérifier au comparateur le ruban invar,
er
int
l’expérience montrant d’ailleurs qu’il reste très stable dans le temps, d’autre part et surtout à
régler les talons lorsqu’ils sont rapportés ; l’erreur au talon résiduelle est éliminée pour un
nombre pair de stations.
Défaut de verticalité de la mire, qui ne saurait excéder 0,003 rad, d’où la nécessité d’un
réglage soigné de la nivelle sphérique et la mise en œuvre de contrefiches.
Collimation ; vérifications fréquentes et réglages.
Par rapport au nivellement ordinaire, trois autres erreurs systématiques doivent être prises en
considération :
–– niveau apparent : la sphéricité de la Terre et la réfraction font que la ligne de visée est
incurvée vers le sol, en restant toutefois au‑dessus de la surface de niveau de l’axe optique
(figure 4.25). L’écart entre la ligne de visée et la surface de niveau représente l’erreur de
niveau apparent (§ 4.3.2), dont la valeur dépend de la portée et qui par conséquent est
éliminée par l’égalité des portées ;
Mire
Horizontale
Niveau apparent
Surface de niveau
08
43
Figure 4.25. Niveau apparent.
38
43
:15
–– sens de mise en station : l’axe de basculement d’un niveau‑bloc, ou le point de compen
23
7.1
sation d’un niveau automatique, n’étant pas sur le pivot, le défaut de verticalité de ce
.16
dernier se traduit par un abaissement de l’axe optique pour une des lectures et une éléva‑
19
tion équivalente pour l’autre ; d’où une erreur, minime certes mais systématique, égale à la
2.1
9
différence de hauteur des deux positions de l’axe optique ; afin d’éliminer cette erreur,
5:1
41
diriger la lunette vers la mire arrière aux stations impaires par exemple N1, N3, etc. avant
12
de caler la nivelle sphérique, vers la mire avant aux stations paires ;
88
8:8
–– sens de marche : erreur constatée, tout se passant comme si, à chaque station, le niveau
83
avait tendance à monter ou les supports de mire à descendre. L’inversion des branches du
77
97
trépied par rapport au sens de marche d’une station à la suivante (figure 4.26) semble
:95
Sens de marche
x.c
vo
lar
ho
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
19
2.1
9
5:1
41
12
88
8:8
83
77
97
:95
TA
US
:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
Document IGN
er
int
Plus rapide et moins cher que le nivellement à pied pour un écart‑type au kilomètre variable
de 0,45 mm à 3 mm, le nivellement motorisé et automatisé, c’est‑à‑dire fournissant les
résultats en temps réel, est développé à l’IGN sous le sigle Nigemo.
Réf.
^
Hp Dh cotan V
Zénith Dd M
^
V
∆T
T Dh Horizontale de T
Sphér.
S Surface de niveau de T
08
43
38
43
:15
23
7.1
Surface de niveau zéro
.16
19
R
2.1
9
5:1
41
Figure 4.28. Dénivelée instrumentale.
12
88
8:8
S et M étant les points connus en coordonnées (figure 4.28), la conversion R → P (§ 8.2.1.2)
83
77
donne la distance D qui les sépare, « remontée » à l’altitude du théodolite T en station au
97
m0 mL
TA
L’opérateur vise un point situé à la hauteur de pointé Hp sur la verticale de M et mesure
US
la Terre d’une part, de la réfraction d’autre part, elle est donnée par la formule
ho
sc
M.
ti
na
Dh 2
correction de sphéricité : Sphér. ; cette correction est positive si V̂ < 100 gon, mais
2R
également si V̂ > 100 gon car alors le produit Dh · cotan V̂ est négatif et doit être diminué
en valeur absolue.
08
et le taux d’humidité de l’air, a, entre 10 h et 17 h, une valeur moyenne égale à 0,13 pour la
43
38
France métropolitaine à l’exception des zones montagneuses ; en cas de nécessité d’ailleurs il
43
:15
est aisé de le mesurer expérimentalement par visées réciproques simultanées.
23
7.1
4.3.2.3 Correction de niveau apparent
.16
19
Les corrections de sphéricité et de réfraction, toutes deux fonction de la distance, sont réunies
2.1
en une correction unique appelée correction de niveau apparent.
9
5:1
41
Dh2 k Dh 2 1 – k Dh 2
12
c na = + Sphér. – Réf. = – =
2R 2 R 2 R
88
8:8
La correction de niveau apparent, toujours positive, à appliquer au produit : Dh · cotan V̂,
1 83
77
vaut en moyenne : c na 0,068 Dh2 Dh2 , avec cna en mètres et Dh en kilomètres.
97
15
:95
La dénivelée instrumentale est donc calculée par la formule : DT = Dh · cotan V̂ + cna.
TA
US
:R
au‑dessus du point ainsi que la hauteur de pointé Hp, l’altitude du point M est immédiate :
ho
sc
HM = HS + ST + DT – Hp.
al.
on
^
Vi + 1
STi + 1
Hpi + 1
^ i+1
Vi
STi ∆Hi, i + 1
i
Les visées réciproques entre deux points i et i + 1 stationnés successivement, visée directe de i
vers i + 1 et visée inverse de i + 1 vers i (figure 4.29), donnent deux valeurs opposées et
indépendantes de la dénivelée.
Les deux dénivelées étant de signes contraires, on peut écrire, en admettant que la réfraction
de l’air soit la même aux deux stations :
∆ Hi,i + 1 + ∆ Hi +1, i
∆Hi,i + 1 =
2
i + c na – Hi ) – (STi+1 + D h cotan V i+1 + c na – Hi + 1)
(STi + Dh cotan V
=
2
08
i –Hi ) + ( STi +1 +Dh cotan V i + 1 –Hi +1)
(STi + Dh cotan V
43
Soit : ∆ H i, i+1 =
38
2
43
:15
La correction de niveau apparent est éliminée par les visées réciproques, sous réserve qu’elle
23
soit la même pour les observations aux deux stations.
7.1
.16
Si t est la tolérance applicable aux visées réciproques, l’écart entre les valeurs absolues des
19
deux dénivelées directe et inverse a pour tolérance T 2 , la tolérance sur la moyenne des
2.1
9
deux dénivelées valant T .
5:1
2
41
12
88
4.3.5 Visées réciproques simultanées
8:8
83
77
Deux instruments en station en i et i + 1 mesurent simultanément, au top radio par exemple,
97
les angles zénithaux V̂i et V̂i + 1 ; la correction de niveau apparent, quelle que soit sa valeur, est
:95
alors rigoureusement éliminée par la moyenne des dénivelées réciproques, dans la mesure où
TA
US
la visée reste proche d’un arc de cercle, ce qui peut ne pas être le cas pour des visées longues
:R
Tolérances plus sévères que pour les visées réciproques non simultanées.
vo
lar
ho
sc
al.
Exemple
Dénivelée dans une cheminée de déblocage entre le
M
point S au sol et le point M au toit (figure 4.30).
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
19
2.1
Figure 4.30. Points au sol et au toit.
9
5:1
S
41
12
88
8:8
83
77
97
:95
TA
US
:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ti
na
er
int
Points T T
nivelés ST T Hp ST + T – Hp H H
T 2 2
4.4.3 Cheminements
Comme en nivellement direct ordinaire, ils peuvent être encadrés ou fermés ; les cheminements
ouverts, contrôlés par les visées réciproques obligatoires, peuvent être tolérés.
Calculs en deux phases :
–– d’abord, les dénivelées moyennes entre stations ;
–– ensuite, les altitudes, ajustées comme en nivellement direct mais avec un calcul des
tolérances différent ; la tolérance du cheminement vaut : T = Σ Ti2 , Ti désignant les
tolérances des dénivelées du point de départ et du point d’arrivée, en plus de celles des
dénivelées.
08
Exemple
43
38
Calcul des altitudes des sommets du cheminement encadré 505 → 2006 (§ 5.3.3.2.) ; ajustement
43
proportionnel aux valeurs absolues des dénivelées.
:15
23
7.1
Points T T
ST Hp ST + T – Hp H
.16
nivelés T H
T 2 2
19
2.1
505 1,529 m ↓ – 18,670 m 1,30 m – 18,441 m 2 cm 68,41 m
9
↓ – 18,452 m 1,4 cm
5:1
41
↑ 18,298 1,30 + 18,462 2,8 – 5 mm
12
6 014 1,464 49,95
88
↓ – 17,189 1,30 – 17,025 2
8:8
↓ – 17,016 1,4
83
77
↑ 16,763 1,30 + 17,007 2,8 –5
97
↓ – 10,842 0,7
US
:R
↓ – 7,038 1,4
lar
ho
↓ – 6,751 1,4
er
TH = 3 cm
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
19
2.1
9
5:1
41
12
88
8:8
83
77
97
:95
TA
US
:R
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ti
Document Publi‑Topex
er
int
Le canevas de nivellement, ou canevas altimétrique, est l’ensemble des repères dont les
altitudes ont été déterminées par nivellement direct ou indirect.
Le CNIG (Conseil national de l’information géographique) recommande l’adoption de
critères et indicateurs de qualité conformes au tableau de la figure 4.31.
08
séries fixées pour le canevas d’ensemble (§ 5.1) :
43
38
–– de 5 à 195 pour le NGF, de 5 en 5 ;
43
:15
–– de 200 à 495 pour les autres canevas altimétriques, de 5 en 5.
23
Les sommets nouveaux déterminés en ENH conservent le numéro qui leur a été attribué lors
7.1
.16
des travaux de planimétrie, alors que ceux déterminés uniquement en altimétrie sont
19
numérotés de 2 en 2 à partir de 900, dans l’ordre croissant des calculs.
2.1
9
Le projet de nivellement est en principe rédigé séparément du projet planimétrique, sur
5:1
41
calque superposé à la carte de base au 1/25 000 ; cette mappe de nivellement porte :
12
–– les repères de nivellement, représentés par un gros point entouré d’un cercle ;
88
8:8
–– les points de canevas d’ensemble d’altitudes connues, représentés par un triangle noirci ;
83
77
–– les points nouveaux, représentés par un cercle noirci quand ils sont déterminés unique‑
97
ment en altitudes ;
:95
TA
–– les cheminements de nivellement direct, représentés par un trait épais indiquant approxi‑
US
§ 5.1.2).
vo
lar
Les repères de nivellement proprement dits, calculés uniquement en altitudes, sont le plus
ho
souvent matérialisés par des broches métalliques à têtes arrondies, scellées dans les murs des
sc
al.
constructions stabilisées.
on
ti
na
er
int
Repérer les sommets en dressant ou en complétant les fiches signalétiques utilisées en canevas
d’ensemble ou en établissant des fiches particulières (figure 4.33).
08
43
38
43
N du repère : 0823
Ville de NANCY
:15
23
Altitude normale : 200,908
CANEVAS ALTIMÉTRIQUE
7.1
DE PRÉCISION - IGN 69 Altitude orthométrique (ancienne) : 200,55
.16
19
Altitudes normales
2.1
9
5:1
41
12
Nature du repère : Repère ancien en fer ø 12 cm
88
8:8
Situation et adresse : 1 Rue Sainte-Catherine
83
propriété de la ville de Nancy (grand théatre) 77
Référence cadastrale : Section AO n 133
97
:95
TA
Localisation terrestre
08
43
38
43
:15
23
7.1
.16
19
2.1
9
5:1
5.1 Points de canevas
41
12
88
D’une façon générale, le canevas est un ensemble discret de points bien répartis sur la surface
8:8
à lever, points dont les positions relatives sont déterminées avec une précision au moins égale
83
77
à celle que l’on attend du levé ; ces points servent d’appui au levé des détails. Le canevas
97
chantier, ou canevas d’ensemble, est exceptionnel compte tenu de la densité des points existants.
:R
om
x.c
5.1.1 Intersection
vo
lar
ho
des angles horizontaux à partir des stations faites sur d’autres points de coordonnées connues.
on
ti
Les visées doivent être réparties aussi uniformément que possible autour du point à déterminer
na
er
et leur nombre doit être suffisant pour assurer une détermination correcte.
int
5.1.2 Relèvement
Le relèvement consiste à déterminer les coordonnées d’un point en le stationnant et en
effectuant un tour d’horizon sur des points d’appui de coordonnées connues.
Le relèvement ne nécessitant qu’une station est évidemment très économique, notamment si
tous les points d’appui sont présignalés, clochers par exemple.
Le traitement des données (§ 5.2) fournit les coordonnées du point cherché.
5.1.3 Recoupement
Le recoupement est le procédé qui utilise simultanément l’intersection et le relèvement pour
la détermination d’un point. Sa mise en œuvre est fréquente car on ne dispose pas toujours
du nombre minimal de visées d’intersection ou de relèvement nécessaires à la mise en œuvre
d’un seul de ces procédés.
Les visées réciproques sont constituées d’une visée d’intersection et d’une visée de relèvement,
lesquelles génèrent deux lieux géométriques indépendants.
Le traitement des données (§ 5.2) fournit les coordonnées du point cherché.
5.1.4 Insertion
08
43
38
La trilatération, ou multilatération, est le procédé qui permet de déterminer les coordonnées
43
:15
d’un point à partir des mesures des distances à des points connus ; les distances, mesurées au
23
distancemètre, sont réduites au système de projection avant d’entrer dans les calculs de
7.1
coordonnées. En topographie, les distancemètres sont liés aux théodolites, lesquels fournissent
.16
19
les orientations et les inclinaisons des distances mesurées ; par conséquent, la multilatération
2.1
qui utiliserait exclusivement des distances pour la détermination d’un point n’est pas
9
5:1
employée, le topographe n’ayant aucune raison de se priver des visées d’intersection et de
41
relèvement correspondant aux mesures des distances.
12
88
L’insertion est le procédé qui utilise simultanément l’intersection, le relèvement et la multi
8:8
latération pour déterminer les coordonnées d’un point de canevas d’ensemble.
83
77
97
:95
Une station libre est la combinaison d’un relèvement et d’une multilatération. Elle consiste à
:R
om
stationner un point inconnu, à viser plusieurs points connus pour saisir les angles horizontaux
x.c
et les distances inclinées. C’est une méthode fréquemment utilisée en topographie, notament
vo
lar
lors des implantations lorsque des stations préalablement établies ont disparu, cas fréquent
ho
Une résection est une station libre s’appuyant sur deux points connus seulement.
on
ti
Les calculs sont faits en temps réel avec un tachéomètre électronique programmé, sur dix
na
er
points connus au maximum, avec contrôles : en résection par exemple, trois lieux géométriques
int
08
carrés ne s’applique qu’à des relations d’observation linéaires, condition toujours réalisable si
43
l’on connaît des valeurs approchées des inconnues.
38
43
:15
5.2.1.1 Linéarisation des relations d’observation
23
7.1
Soit : f(X,Y,Z) = 0 la fonction liant les trois coordonnées inconnues aux données.
.16
Si Xa, Ya, Za sont des valeurs approchées des inconnues il vient : X = Xa + dX, Y = Ya + dY,
19
2.1
Z = Za + dZ.
9
5:1
Le développement de Taylor limité aux termes du premier degré donne :
41
12
f(X,Y,Z) = f(Xa,Ya,Za) + f ’(Xa) dX + f ’(Ya) dY + f ’(Za) dZ,
88
8:8
expression dans laquelle f(Xa,Ya,Za) = k est un terme constant, calculable à partir des
83
77
coordonnées approchées et des observations.
97
:95
Si : f ’(Xa) = a, f ’(Ya) = b, f ’(Za) = c sont des coefficients fournis par les observations et les
TA
forme a dX + b dY + c dZ + k = 0.
:R
om
Chaque observation génère une équation de cette forme et, comme les mesures sont
x.c
Pour résoudre un tel système, on fait intervenir au niveau de chaque équation un résidu vi qui
sc
al.
représente l’écart résiduel entre les valeurs approchées et les valeurs observées :
on
ti
na
an dX + bn dY + cn dZ + kn = vn
La meilleure solution, au sens des probabilités, correspond à une somme S des vi2 minimale,
ce qui conduit à la normalisation des relations d’observation.
Solution analytique
La condition : S = S vi² minimale, implique que les dérivées partielles : S’Xa, S’Ya, S’Za soient
simultanément nulles.
Chaque dérivation donne une équation et une seule ; on se ramène donc à un système de 3
équations à 3 inconnues :
Σ aa dX + Σ ab dY + Σ ac dZ + Σ ak = 0
Σ ab dX + Σ bb dY + Σ bc dZ + Σ bk = 0
Σ ac dX + Σ bc dY + Σ cc dZ + Σ ck = 0
n
avec : Σ aa = a 1a1 + a 2a2 + ... + anan = iΣ= 1 a 2i .
Ce système des équations normalisées, linéaire et symétrique par rapport à la diagonale
08
principale, est extensible en fonction du nombre des inconnues. Mais pour le calcul en bloc
43
de plusieurs points nouveaux, la solution analytique est difficile à mettre en application; il est
38
43
préférable d’écrire les relations d’observation en utilisant la notation matricielle.
:15
23
Solution matricielle
7.1
.16
Le système des relations d’observation peut s’écrire sous la forme : [A] [X] + [K] = [V], avec :
19
2.1
a1 b1 c1 k1 v1
9
a dX
b2 c2
5:1
2 k2 , v2
41
A= , X = dY , K =
V=
12
a
bn cn dZ
88
n kn vn
8:8
Soit S la somme des vi2 : 83
77
97
S = Vt V
:95
Vt = Xt At + Kt
TA
US
S = (Xt At + Kt) (A X + K)
:R
De la même manière que précédemment, S sera minimale lorsque sa dérivée sera nulle.
om
x.c
Soit : M = At A X + At K
sc
al.
08
la première.
43
38
N X = – C est remplacé par : Ht H X = – C ; avec : Y = H X, on déduit d’abord Y avec :
43
Ht Y = – C, puis X avec : H X = Y.
:15
23
On obtient ainsi les valeurs optimales dX, dY, dZ pour chaque point du réseau, permettant à
7.1
celui‑ci de « coller » au mieux avec les observations.
.16
19
La détermination des coefficients des relations d’observation est fonction de la nature de la
2.1
compensation recherchée ; si la relation n’a pas la forme d’une équation linéaire, le
9
5:1
développement de Taylor, mis en œuvre avec des valeurs approchées des inconnues, permet la
41
12
linéarisation.
88
8:8
5.2.2 Transformation d’Helmert 83
77
97
:95
utilisée pour passer d’un système local à un système Lambert par exemple.
:R
om
Elle est composée d’une rotation, d’une translation et d’une homothétie ou changement
x.c
d’échelle définis à partir de points de calage (deux au minimum), connus dans le système de
vo
lar
départ et d’arrivée et calculés de manière à minimiser la somme des carrés des distances Di
ho
entre les points connus et ces mêmes points transformés. Elle s’apparente donc à une
sc
al.
Soient (X, Y) les coordonnées dans le système d’arrivée et (x, y) celles du système de départ.
na
er
X = k × cos q × x + k × sin q × y + P
Y = – k × sin q × x + k × cos q × y + Q
En posant : A = k × cos q et B = k × sin q, on obtient :
X = A × x + B × y + P
Y = A × y – B × x + Q
En théorie, les paramètres A, B, P et Q sont calculables à partir de 2 points de calage
seulement. En pratique, il est préférable d’en utiliser davantage pour plus de précision et pour
l’application des moindres carrés ; les paramètres sont calculés de manière à ce Σ Di2 que soit
minimum.
08
43
Pour fixer la position définitive des points nouveaux, il convient d’apporter à chaque lieu C
38
une compensation dC. Les lieux déterminatifs n’étant pas rigoureusement concourants
43
:15
compte tenu de l’imprécision des points d’appui et des observations, chaque observation Oi :
23
mesure angulaire ou mesure de distance, donne une relation d’observation de la forme :
7.1
(Ci + dCi) – Oi = vi dans laquelle vi est le résidu entre les éléments observés et les éléments
.16
19
compensés.
2.1
La compensation est calculée par la méthode des moindres carrés qui rend Σvi2 minimale et par
9
5:1
conséquent donne un résultat unique ; ainsi la compensation du réseau est globale, d’où
41
12
l’appellation compensation en bloc ou calcul en bloc.
88
8:8
En pratique, les corrections dC sont exprimées en fonctions des inconnues dE, dN, dG0 qui
83
représentent les corrections à apporter respectivement aux coordonnées approchées des points
77
97
géométriques complexes, les résultats étant d’autant meilleurs que le nombre des
vo
déterminations est plus redondant ; de ce point de vue d’ailleurs, les topographes, généralement
lar
ho
fidèles à la hiérarchie des canevas, peuvent sans doute évoluer vers des concepts plus souples
sc
et plus généraux.
al.
on
ti
na
er
int
Un cheminement est décliné lorsque les gisements de ses côtés sont mesurés directement sur
le terrain avec un théodolite décliné. Étant donné la faible précision de l’écart‑type d’un
azimut magnétique et le fait que l’erreur commise n’affecte qu’un côté sans répercussion sur
les suivants, ce procédé peut éventuellement présenter de l’intérêt pour un cheminement
comportant de nombreux côtés courts ; en dehors de rares travaux forestiers, le cheminement
décliné n’est plus utilisé.
Le canevas polygonal, constitué de cheminements planimétriques goniométriques, est
souvent un canevas intermédiaire de lignes entre les points d’appui connus et le levé des
détails.
08
5.3.2 Cheminement ouvert
43
38
43
:15
5.3.2.1 Observations
23
7.1
.16
19
2.1
9
5:1
41
12
88
8:8
N
83
77
97
:95
TA
E
US
:R
–– une origine connue en coordonnées rectangulaires, dans un repère orthonormé local (x,y)
on
ti
–– les angles azimutaux des côtés successifs, y compris celui à l’origine entre la direction de
référence et le premier côté ;
–– les longueurs des côtés réduites au système de projection ou au minimum à l’horizontale
si le calcul est fait dans un repère orthonormé local.
Les angles sont mesurés avec un théodolite, les distances au distancemètre.
5.3.2.2 Calculs
Les calculs s’effectuent en deux phases.
N
N Dn n
Réf Gd
D2
n–1
D1 1
2
E
0
08
43
Figure 5.2. Notations d’un cheminement ouvert.
38
43
Soit un cheminement ouvert de n côtés, d’origine 0 et d’extrémité n (figure 5.2). L’orientation
:15
23
de référence, ou gisement de départ Gd, est le gisement de la direction issue de la référence et
7.1
aboutissant à l’origine 0 du cheminement ; ainsi, le G0 de la station (§ 8.2.2) faite au point
.16
de départ 0 du cheminement donne comme gisement de départ : Gd = G0 + 200 (figure 5.3)
19
2.1
9
5:1
N N
41
12
88
8:8
Gd
83
77
1
97
:95
TA
0
US
:R
om
0
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
G0
on
ti
na
er
i =de(–deux
L’angle polygonal A i, i +côtés
1) successifs (figure 5.4) est l’angle azimutal du côté arrière i
et du côté avant i+1, autrement dit l’angle qu’un opérateur laisse à sa gauche en parcourant le
cheminement de l’origine vers l’extrémité : A i = (– i, i + 1).
0 = (0.réf, 0.1).
L’angle polygonal à l’origine vaut donc : A
Âi
i i+1
La transmission des gisements consiste à calculer les gisements des côtés successifs à partir du
gisement de départ et des angles polygonaux. (figure 5.5)
N
N
Gi Gi + 1
Âi i+1
i
08
43
38
i = Gi + 200 + A i
G i+1 = (N, i + 1) = (N, – i) + (– i, i +1 ) = G –i + A
43
:15
23
Comme : 0 ≤ G i + 1 < 400 ⇒ G i + 1 = G i + 200 + Âi – 400 = G i + 1 = G i + Âi – 200.
7.1
.16
Le gisement d’un côté est égal au gisement du côté précédent augmenté de l’angle polygonal puis
19
réduit de 200 grades.
2.1
9
5:1
Par suite : G1 = Gd + Â0 – 200 ⇒ G2 = G1 + Â1 – 200, …, Gn = Gn – 1 + Ân – 1 – 200.
41
12
88
Seconde phase : coordonnées
8:8
83
D désignant les distances réduites à la projection (§ 3), les composantes en abscisses et
77
ordonnées des vecteurs successifs, appelées parfois coordonnées relatives, valent :
97
:95
TA
x.c
vo
DEi = Di sin Gi
DNi = Di cos Gi
lar
ho
sc
ti on
na
er
Ces valeurs intermédiaires sont calculées avec un plus grand nombre de chiffres significatifs
int
que celui des coordonnées des sommets ; ces dernières, encore appelées coordonnées absolues,
sont obtenues de proche en proche de 0 à n :
E1 = E0 + DE1 N1 = N0 + DN1
E2 = E1 + DE2 N2 = N1 + DN2
Ei = Ei – 1 + DEi Ni = Ni – 1 + DNi
En = En – 1 + DEn Nn = Nn – 1 + DNn
Exemple
505
6 020
6 014
6 015
N
6 019
E 6 018
6 016
08
6 017
43
38
43
Figure 5.6. Cheminement ouvert.
:15
23
Cheminement ouvert issu du point connu 505 (figure 5.6), dans le système de projection
7.1
.16
CC50 ; désignation des sommets (§ 5.3.7.2.)
19
2.1
9
5:1
41
12
ANGLES DISTANCES
STATIONS POINTS VISÉS E N
88
AZIMUTAUX RÉDUITES
8:8
505 25 0 gon 153,827 m 1 658 657,48 m 9 315 362,84 m
83
243,692 77
6014
97
:95
6015 210,350
US
6014 163,919
x.c
6015 256,796
ho
6016 237,288
on
ti
6018 6017 0
na
er
6019 154,854
int
Calculs
préparatoires
1 - Gisement de Conversion R → P 25,505 Gd = 90,8867 gon
départ
ORIENTATION COORDONNÉES
08
43
SOMMETS
38
A G D ∆E E ∆N N
43
:15
25
23
90,8867 gon
↓
7.1
9 315 813,74 m
.16
505 243,692 gon 1 661 785,74 m
19
134,5787 153,827 m 131,688 m – 79,505 m
2.1
↓
9
1 661 917,43
5:1
6014 210,350 9 315 734,24
41
12
144,9287 170,193 129,539 – 110,386
↓
88
1 662 046,967
8:8
6015 236,081 9 315 623,85
↓ 83
181,0097 127,710 37,533 77 – 122,070
97
1 662 084,50
:95
6019
na
er
Le calcul en retour, effectué par conversions R → P des côtés avec les coordonnées définitives
des sommets arrondies à l’approximation des données, donne les gisements puis, par
différences, les angles polygonaux, ainsi que les distances.
Il ne contrôle que les calculs, pas une erreur parasite d’observation ou une faute d’introduction
d’une donnée.
Le cheminement ouvert ne fournit donc que des résultats incertains, dont l’exactitude comme
la précision sont limitées à celles des données, lesquelles sont réduites au strict minimum
nécessaire ; en conséquence, chaque fois que possible, le topographe lui préfère le cheminement
encadré.
08
43
–– le gisement d’une direction de référence à l’extrémité n ;
38
–– les coordonnées de cette extrémité ;
43
:15
–– la mesure de l’angle polygonal à l’extrémité entre le dernier côté n et la direction de réfé
23
7.1
n = (n.n – 1, n.Réf).
rence : A
.16
19
5.3.3.2 Calculs
2.1
9
5:1
Comme pour le cheminement ouvert, le calcul s’effectue en deux phases.
41
12
88
Première phase : orientation
8:8
N Réf
83
77 Gf
97
Ân
:95
N
TA
n
US
Dn
:R
N Gd
om
Réf D2
x.c
D1 1 n–1
vo
2
lar
E
ho
0
sc
al.
Réf
G0 = Gf
n–1
G1 = Gd + A 0 – 200
G2 = G 1 + A 1 – 200
i – 200
G i+ 1 = G i + A
Gf = G n + A n – 200
n
Gf = Gd + Σ A i – (n +1) 200
08
i= 0
43
38
Du fait de l’imprécision des gisements de référence imposés Gd et Gf, comme de celle des
43
:15
angles polygonaux mesurés, le gisement de fermeture, ainsi calculé directement à partir du
23
gisement de départ Gd et de la somme des angles, correspond à un gisement approché Gfa
7.1
voisin du gisement définitif Gf ; la formule opérationnelle s’écrit donc :
.16
19
n
2.1
0 ≤ Gfa = Gd + Σ A
i – (n +1) 200 < 400.
9
5:1
i =0
41
12
D’où l’écart de fermeture angulaire : e = Gfa – Gf, dont la valeur absolue doit être strictement
88
8:8
inférieure à la tolérance TA pour autoriser la poursuite des calculs. TA est fonction de la
83
précision sur le gisement de départ, le gisement d’arrivée et la mesure des angles du
77
cheminement.
97
:95
influent de la même manière sur les gisements calculés des côtés, lesquels doivent par
US
:R
conséquent différer d’exactement 200 gon selon que la transmission est faite de 0 vers n ou
om
de n vers 0 ; le cheminement est alors dit réversible. Rendre un cheminement réversible
x.c
vo
opposée de l’écart :
ho
sc
En pratique, seule la correction est calculée du fait que sa valeur absolue, identique à celle de
er
l’écart de fermeture angulaire, suffit pour vérifier que ce dernier est strictement inférieur à la
int
tolérance.
Le gisement de fermeture approché Gfa provenant du gisement de départ non modifiable
ainsi que des angles polygonaux tous mesurés en principe avec la même précision, l’ajustement
consiste à répartir la correction c sur les différents angles proportionnellement à leur
nombre :
c A
cA =
i n+ 1
En cas d’arrondi, pénaliser les angles qui ont les côtés les plus courts.
Les gisements réversibles se calculent de proche en proche par transmission du gisement de
départ avec les angles polygonaux ajustés : G i+1 = G i + ( Âi + cÂi ) – 200.
Vérifier qu’en fin de transmission, on retrouve bien le gisement de fermeture imposé. Il est
indispensable de rendre le cheminement réversible avant de passer à la seconde phase du
calcul, c’est‑à‑dire au calcul des coordonnées, si l’on veut obtenir, avec des procédés
d’ajustement simples, les mêmes coordonnées pour un sommet quel que soit le sens dans
lequel le cheminement est calculé.
Réorientation
Cheminement d’angles
08
43
38
43
j
0
:15
n
23
7.1
.16
19
2.1
i
9
5:1
41
Figure 5.9. Cheminement d’angles.
12
88
8:8
Si le terrain le permet, choisir un ou plusieurs sommets du cheminement, i et j par exemple
83
(figure 5.9) tels que l’on ait l’intervisibilité 0 – i, i – j, j – n et effectuer les tours d’horizon sur
77
ces points ainsi que sur les sommets consécutifs.
97
:95
Gisement intermédiaire
x.c
vo
Si du sommet i par exemple (figure 5.10), on peut observer une direction iP dont le gisement
lar
a été déterminé depuis un point P stationnable, tel un point de canevas d’ensemble, rendre
ho
sc
P
er
int
Au sommet i par exemple, déterminer l’azimut géographique puis le gisement du côté i + 1
par des observations sur le soleil ou la polaire, ou encore à l’aide d’un gyrothéodolite ; rendre
réversibles les tronçons 0 – i, puis i – n.
E1 = E0 + ∆E1 N1 = N0 + ∆N1
E2 = E1 + ∆E2 N2 = N1 + ∆N2
Ei+1 = Ei + DEi + 1 Ni + 1 = Ni + DNi + 1
En = En – 1 + DEn Nn = Nn – 1 + DNn
————————— ——————————
n n
08
EnE n =
= E0 + Nn = N0 + Σ ∆Ni
Σ ∆Ei Nn =
43
38
i =1 i =1
43
:15
Du fait de l’imprécision des coordonnées de 0 et n et de celle des D, les coordonnées de n,
23
ainsi calculées directement à partir de celles de l’origine 0 et de la somme algébrique des D,
7.1
correspondent à une extrémité approchée na voisine de l’extrémité exacte n ; les formules
.16
19
opérationnelles s’écrivent donc :
2.1
n
9
Ena = E0 + Σ ∆Ei
5:1
41
i =1
12
n
Nna = N0 + Σ ∆Ni
88
8:8
i =1
83
77
D’où les écarts de fermeture planimétrique : eE = Ena – En, eN = Nna – Nn, composantes en
97
:95
Y
:R
om
x.c
na
vo
lar
F
ho
eN
sc
al.
n X
on
eE
ti
na
er
L’ajustement, mal nécessaire qui n’améliore pas les observations, est surtout une satisfaction de
l’esprit, ce qui justifie la simplicité du calcul des corrections partielles proportionnellement
aux distances pour la plupart des cheminements du canevas polygonal ; des méthodes de
08
43
compensation plus élaborées, comme les moindres carrés, présentent surtout de l’intérêt pour
38
les canevas de précision.
43
:15
Les coordonnées relatives ajustées fournissent les coordonnées des sommets calculées de
23
proche en proche de 0 à n.
7.1
.16
E i+1 = E i + (DEi+1 + cEi+1)
19
2.1
N i+1 = N i + (DNi+1 + cNi+1)
9
5:1
Contrôle, en vérifiant qu’en fin de calcul on retrouve exactement les coordonnées connues de
41
12
l’extrémité n.
88
8:8
Exemple
83
77
En admettant que l’extrémité du cheminement ouvert précédent (§ 5.3.2) soit non pas le
97
:95
point 6020 mais le sommet 2006 d’un autre cheminement déjà calculé (figure 5.12),
TA
505 2 006
x.c
6 014
vo
2 007
lar
6 015 2 005
ho
sc
N
al.
6 019
on
6 018
ti
na
E
er
6 016
6 017
int
ANGLES DISTANCES
STATIONS POINTS VISÉS E N
AZIMUTAUX RÉDUITES
6019 2006 0 gon 117,772 m 1 662 536,05 m 9 315 738,40 m
6018 239,426 179,774
2006 2007 0 gon 1 662 207,37 9 315 739,81
2005 240,001 1 662 764,84 9 315 570,56
6019 302,078
Gisements arrondis à l’approximation des données, compte tenu de l’ajustement ultérieur des
∆E et ∆N ; une décimale de calcul pour les distances et les coordonnées relatives.
ORIENTATION COORDONNÉES
SOMMETS
A G D ∆E E ∆N N
25
90,887 gon
↓ 9 315 813,74 m
505 243,692 gon 1 661 785,74 m
08
144,931 170,193 129,535 – 110,391
↓
43
+3 –5
1 662 046,97
38
6015 236,081 9 315 623,83
43
:15
↓ 181,013 127,710 37,527 – 122,072
23
+3 –3
1 662 084,50
7.1
6016 143,204 9 315 501,76
.16
↓ 124,218 165,993 154,126 – 61,634
19
+3 –4
2.1
6017 162,712 1 662 238,63 9 315 440,12
9
5:1
↓ 86,930 187,283 1 83,350 38,180
41
12
+4 –5
154,854 1 662 421,98 9 315 478,30
88
6018
8:8
↓ 41,784 179,774 109,702 142,422
83
+3 77 –5
160,574 1 662 531,69 9 315 620,71
97
6019
:95
+2 –3
US
GF 300,282
↓
x.c
vo
lar
ho
↓
sc
al.
on
↓ Gfa 300,276
cE = 2,1 cm cN = – 2,9 cm
er
int
Si sGd = 3 mgon, sGf = 2 mgon et sV̂ = 0.5 mgon, la tolérance angulaire vaut :
+(σV × 8 ) = 11 mgon
2 2 2
TA = 2,58 × σGd + σGf 2×
En considérant une précision des points de départ et d’arrivée de 2 cm et un écart-type sur la
mesure des côtés de : 2 mm + 2 ppm, la tolérance de fermeture planimétrique vaut :
08
43
5.3.4 Localisation des erreurs parasites
38
43
:15
5.3.4.1 Erreur parasite d’observation sur un angle
23
7.1
.16
Graphique
19
2.1
Tracé de 0 vers n
9
5:1
41
12
88
ERREUR n
8:8
83
77
97
N Tracé de n vers 0
:95
TA
US
E
:R
om
0
x.c
vo
lar
Quand la fermeture angulaire, vérification des calculs faite, dépasse nettement la tolérance,
on
ti
reporter à très grande échelle les côtés successifs selon deux tracés indépendants exécutés en
na
er
–– le premier, en partant du point 0 comme origine mis en place par ses coordonnées rectan
gulaires, orienté avec le gisement de départ Gd, en plaçant bout à bout les côtés successifs,
à l’aide des angles polygonaux et des distances réduites, jusqu’à l’extrémité n ;
–– le second, en partant du point n comme origine mis en place par ses coordonnées rectan
gulaires, avec le gisement de référence au point n, en plaçant bout à bout les côtés succes
sifs à l’aide des angles et distances réduites.
Le sommet où les deux tracés se croisent est affecté par l’erreur parasite d’angle.
Calcul aller-retour
Si la valeur absolue de l’erreur de fermeture angulaire est trop faible pour permettre sa
localisation graphique, calculer deux cheminements ouverts indépendants l’un de l’autre :
08
Calculer d’abord les coordonnées des sommets du cheminement ouvert de 0 vers n comme
43
38
précédemment, d’où Ena et Nna.
43
:15
Soit e l’erreur de fermeture angulaire : e = Gfa – Gf = – cÂ, considérée comme représentant
23
l’erreur parasite les autres erreurs aléatoires pouvant, en comparaison, être négligées.
7.1
i étant le sommet d’angle erroné, on peut écrire :
.16
19
2.1
En = Ei + Di +1 sin Gi +1 + … + Dn sin Gn
9
5:1
Ena = Ei + Di +1 sin (Gi +1 + eÂ) + …+ Dn sin (Gn + eÂ)
41
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
12
88
En + Ena = 2Ei + Di+1 [sin Gi +1 + sin (Gi +1 + eÂ)] + …+ Dn [sin Gn + sin (Gn + eÂ)]
8:8
83
77
97
e e e e
En+Ena = 2Ei + Di+12 sin Gi+1+ A cos – A + ...+ Dn 2 sin Gn + A cos – A
:95
2 2 2 2
TA
US
En+ Ena = 2Ei + 2 cos A Di+1 sin Gi+1+ A + ... + Dn sin Gn + A
e e e
:R
2 2
om
2
x.c
vo
e e En + En a – 2Ei
lar
2 2 e A
sc
2 cos 2
al.
on
e e Nn+ Nn a
Di+1 sin Gi+1+ A + ... + Dn sin Gn + A = e A
2 2
2 sin
2
En + En a Nn – Nn a e A
Ei = – cotan 2
2 2
Nn + Nn a En – En a e A
Ni = + cotan 2
2 2
Graphique
Lorsque le vecteur de fermeture du cheminement réversible est hors tolérance de manière
importante, vérification des calculs faite, reporter comme précédemment deux tracés en sens
inverses (figure 5.14).
L’erreur parasite de distance affecte le côté commun aux deux tracés.
Tracé de 0 vers n
08
43
Côté
38
DISTANCE EXACTE
43
n
:15
23
7.1
.16
19
0
2.1
Tracé de n vers 0
9
N
5:1
41
12
88
E
8:8
83
Figure 5.14. Erreur parasite de distance. 77
97
:95
TA
US
e
om
N
différents côtés, peut permettre de localiser la distance erronée, sous réserve qu’ils soient
vo
lar
Difficiles à localiser ; les graphiques en sens inverses ou calculs aller‑retour sont les procédés
er
int
A B
n – 1B
n – 1A
N
n – 1C
08
43
38
43
N
:15
23
7.1
.16
E C
19
2.1
9
Figure 5.15. Point nodal planimétrique.
5:1
41
12
88
5.3.5.1 Observations
8:8
83
Les cheminements polygonaux reliant les points connus A, B, C (figure 5.15) peuvent être
77
97
–– cheminement encadré A → B, sur lequel se greffe ensuite le cheminement encadré C → N ;
US
–– cheminement encadré A → C, sur lequel se greffe ensuite le cheminement encadré B → N ;
:R
om
–– cheminement encadré B → C, sur lequel se greffe ensuite le cheminement encadré A → N.
x.c
Compte tenu des ajustements en angles puis en coordonnées, les résultats différeront légère
vo
lar
ment selon la filiation choisie, alors que cette dernière est arbitraire et que les données sont
ho
sc
polygonal, la filiation est remplacée par le point nodal généré par les cheminements nodaux.
on
ti
na
Le point nodal N est le point d’aboutissement de plusieurs cheminements ouverts issus d’ori
er
int
gines différentes : A, B, C par exemple ; c’est l’extrémité commune à tous ces cheminements,
inconnue en coordonnées et dépourvue de direction d’orientation.
Les observations d’angles et de distances sont les mêmes que celles des cheminements ouverts,
auxquelles s’ajoute toutefois le tour d’horizon au point nodal N sur les avant‑derniers sommets
n – 1 des cheminements.
Les cheminements nodaux A → N, B → N, C → N sont initialement des cheminements
ouverts qui fournissent l’orientation au point nodal et ses coordonnées avant d’être calculés
comme des cheminements encadrés.
Le point nodal, nœud de plusieurs cheminements nodaux, est une solution préférentielle à la
filiation.
5.3.5.2. Calculs
n – 1A n – 1B
Ân C
Ân A Ref
Ân B
08
des cheminements nodaux
43
38
43
:15
23
7.1
.16
n – 1C
19
2.1
9
Figure 5.16. Référence quelconque.
5:1
41
12
Si le tour d’horizon en N sur les avant‑derniers sommets n – 1 des cheminements est réduit
88
sur une direction autre, choisie lors des observations pour la qualité du pointé par exemple
8:8
83
(figure 5.16), dont le gisement est évidemment inconnu, prendre cette direction N Ref 77
comme direction de fermeture en orientation pour chaque cheminement nodal ; les angles
97
:95
ÂnC n – 1B
x.c
n – 1A
vo
lar
ho
sc
ÂnA
al.
on
ti
na
N
er
n – 1C
En revanche, si le tour d’horizon en N est limité aux avant‑derniers sommets n – 1 des
cheminements (figure 5.17), prendre comme direction de fermeture en orientation pour
chaque cheminement nodal le côté le plus long, N,n – 1B par exemple, lequel d’ailleurs est en
principe le côté de référence du tour ; dans ce cas, l’angle polygonal en N pour le cheminement
issu de B est égal à 400 gon.
La transmission des gisements donne :
nA
Gf A = Gd A + Σ A i – (n A +1) 200
i =0
nB
Gf B = Gd B + Σ A i – (n B +1) 200
i =0
nC
Gf C = Gd C + Σ Ai
i =0
– (n C+1) 200
08
43
Le gisement de fermeture au point nodal, commun à tous les cheminements nodaux, est égal
38
43
à la moyenne pondérée des gisements de fermeture approchés précédents, sous réserve bien
:15
entendu qu’ils soient très voisins ; d’ailleurs, si un de ces gisements approchés s’écartait
23
7.1
nettement des autres, il faudrait le vérifier.
.16
Les poids étant les inverses des carrés des tolérances angulaires correspondantes, il vient :
19
2.1
1 1 1
9
Gf A + 2 Gf B + 2 Gf C
5:1
TA2 TB TC
41
Gf N =
12
1 1 1
+ +
88
TA2 TB2 TC2
8:8
83
77
La moyenne arithmétique peut remplacer la moyenne pondérée, notamment lorsque les
97
différents cheminements nodaux ont à peu près le même nombre de côtés. Le gisement de
:95
TA
fermeture GfN, une fois calculé, est introduit dans chaque cheminement ouvert, les
US
transformant ainsi en cheminements encadrés qui sont alors rendus réversibles, sous réserve
:R
Les gisements réversibles des côtés et les distances réduites permettent le calcul des coordonnées
sc
al.
nA nB nC
er
i =1 i =1 i =1
nA nB nC
NNA = NA + Σ ∆Ni NNB = NB + Σ ∆Ni NNC= NC + Σ ∆Ni
i =1 i =1 i =1
Les coordonnées du point nodal une fois déterminées sont introduites dans chaque
cheminement ouvert, les transformant ainsi en cheminements nodaux calculés comme des
cheminements encadrés, sous réserve du respect des tolérances.
Synoptique
La figure 5.18 schématise la transformation des cheminements ouverts en cheminements
nodaux, calculés comme des cheminements encadrés, en deux phases, après détermination du
point nodal.
08
43
GdA GdB GdC
38
A Â0 EA NA B Â0 EB NB C Â0 EC NC
43
:15
N Ân EN NN N Ân EN NN N Ân EN NN
23
7.1
GfN GfN GfN
.16
19
GfA ENA NNA GfB ENB NNB GfC ENc NNc
92.1
5:1
41
12
88
8:8
83
POINT NODAL 77
97
Moyennes pondérées
:95
GfN EN NN
TA
US
:R
om
x.c
Ce sont des nœuds de cheminements (figure 5.19) traités par calcul en bloc et compensés par
na
er
Gd
08
Réf
N Lambert
43
38
43
:15
23
Â0
Â1
7.1
.16
Ân D1
19
0
2.1
1 Â2
n
9
5:1
Dn Gf 2
41
12
Ân – 1
88
n–1
8:8
83
77
97
Observations
:R
Le gisement de départ : Gd = GRéf, n et les coordonnées E0 = En, N0 = Nn étant connus, les
om
observations consistent à effectuer le tour d’horizon en 0 sur Ref, 1, n – 1, à mesurer les angles
x.c
vo
polygonaux Â1, Â2, … , Â n– 1 et à déterminer les distances réduites D1, D2, … , Dn (figure 5.20).
lar
ho
sc
Calculs
al.
on
Gf = Gd +200.
ti
na
er
Algorithme de calcul du cheminement encadré, remarque faite que les tolérances sont réduites
du fait que le point de départ et l’orientation sont les mêmes à l’origine et à l’extrémité.
Remarques
Une erreur, même grossière, sur les coordonnées de 0 provoque une translation indétectable
de l’ensemble du polygone.
De la même manière, une erreur, même grossière, sur le gisement de départ est indécelable à
la fermeture angulaire ; elle génère une rotation de l’ensemble du polygone autour du point 0,
sans le déformer. En conséquence, vérifier l’orientation de départ, à l’aide d’un G0 par
exemple.
Enfin, une erreur systématique proportionnelle à la longueur dans les mesures des distances,
conduit au calcul d’un polygone homothétique : 0, 1’, 2’, … , n – 1’, n, sans que cette déforma
tion soit révélée par le vecteur de fermeture (figure 5.21).
0 1’
n–1 n 1
n – 1’
2
2’
n–2
n – 2’
08
43
38
Figure 5.21. Erreur proportionnelle à la longueur.
43
:15
23
7.1
5.3.6.2 Orientation sommaire, origine inconnue
.16
19
2.1
Y local
9
5:1
41
12
88
Réf imaginaire Gd = 200 gon
8:8
83
77
Y local
97
:95
Orientation sommaire Â0
TA
Â0
US
Gf = 400 gon Â1
:R
Ân
1
om
0 D1
Â
x.c
n Â2
Dn
vo
2
lar
Ân – 1
ho
n–1
sc
al.
on
ti
na
er
int
Observations
Angles du polygone et distances réduites ; au sommet 0, le seul angle mesuré est l’angle  des
côtés 1 et n (figure 5.22).
Orientation sommaire du premier côté : mesure sur carte, orientation magnétique,
gyroscopique ou astronomique.
Calculs
Repère orthonormé local, orienté par un gisement de référence Gd rigoureusement égal à
200 gon, c’est-à-dire une référence imaginaire située exactement dans la direction des
ordonnées à partir de l’origine 0 et faisant avec le premier côté un angle polygonal Â0 strictement
égal à l’orientation sommaire.
Dès lors :
Gf = G n, Réf = 400 gon
Ân = 400 – ( Â0 + Â) (cas de figure)
x0 = xn, y0 = yn définis arbitrairement de manière à éviter les coordonnées négatives
Algorithme de calcul du cas précédent.
08
43
Calculs
38
43
Première phase
:15
Identique au cas précédent avec Â0 = orientation imposée. Les ajustements successifs des
23
7.1
angles et des coordonnées relatives modifient le gisement imposé ; si cette modification est
.16
suffisamment petite pour pouvoir être négligée, cas le plus fréquent d’un cheminement fermé
19
servant de canevas planimétrique local pour un levé de détail limité, le calcul s’arrête là ; on
2.1
9
est ramené au cas précédent avec un gisement imposé qui tient lieu d’orientation sommaire.
5:1
En revanche, si le gisement imposé doit être respecté en toute rigueur, passer à la seconde
41
12
phase.
88
8:8
83
Seconde phase 77
Calculer la distance D1 par conversion R → P des coordonnées de 0 et 1, puis les coordonnées
97
:95
Changement de repère orthonormé (§ 9.2.5), les points 0 et 1 étant alors connus dans l’ancien
:R
repère, qui correspond aux coordonnées ajustées de la première phase, et dans le nouveau
om
repère défini par les coordonnées calculées en dernier lieu ; le changement de repère ne
x.c
vo
Pour, d’une part, respecter au mieux des exigences du terrain les caractéristiques souvent
contradictoires de proximité, tension et homogénéité, et d’autre part, fixer la filiation ou
ordre chronologique des calculs en l’absence de calcul en bloc, le topographe distingue :
–– les cheminements principaux qui relient deux points de canevas d’ensemble ou encore un
point de canevas d’ensemble et un point nodal principal ;
–– les cheminements secondaires, c’est-à-dire tous les autres, qui s’appuient sur les précédents et
sont donc calculés après les cheminements principaux ;
–– les points nodaux et cheminements nodaux, principaux ou secondaires.
La distinction traditionnelle entre cheminements principaux et secondaires présente l’intérêt
de définir clairement l’ordre hiérarchique de calcul des cheminements.
08
43
38
5.3.7.2 Désignation et matérialisation
43
:15
Le topographe établit un canevas de polygonation (figure 5.23), qui figure les cheminements,
23
7.1
les points nodaux, les désignations des sommets et le sens de calcul de chaque cheminement ;
.16
tracer en rouge les cheminements principaux, en bleu les cheminements secondaires par
19
exemple.
2.1
9
Parmi les multiples possibilités de désignation, la DGI prescrit :
5:1
41
12
88
14 525
8:8
2001 2003
83
2002 77
2017 2004 2013
97
6024 60125
:95
8001
TA
2019 6022
om
6021 2016
2020
x.c
6016
vo
1001
lar
ho
6015 9001
sc
2012
2008
al.
6014
on
ti
2007
na
2011
2010
er
2009
int
6013 2006
2005 17
510
Dans un même cheminement, les numéros se suivent dans l’ordre naturel des nombres dans
le sens de calcul ; représentation par un petit cercle pour les stations ordinaires, deux cercles
concentriques pour les points nodaux.
–– stations auxiliaires ;
-- stations alignées 8001 à 8999 (Série 8000) ; distances mesurées aux deux stations de
cheminement qui l’encadrent,
-- stations lancées 9001 à 9999 (Série 9000).
Les sommets de polygonation matérialisés durablement, points naturels et points bornés,
doivent être choisis parmi les cheminements principaux et répartis de façon homogène sur le
chantier à la densité minimum de 5 points au km².
08
Le mode de matérialisation dépend de la nature du sol :
43
38
–– terre meuble : borne granit avec croix et repère, scellée dans un massif bétonné de quelques
43
:15
décimètres de côté ;
23
–– sol dur et compact : borne à ancrage à tête granit ou polymérisée ;
7.1
.16
–– asphalte et bitume : clou d’arpentage, cornière dans un angle de bordure de trottoir ;
19
–– béton : spit, repère chevillé‑vissé ;
2.1
9
–– rocher : gravure au burin.
5:1
41
Fiche signalétique autorisant un rétablissement éventuel sans observations nouvelles.
12
88
Les sommets provisoires sont le plus souvent des piquets bois ou des pointes métalliques.
8:8
83
77
97
Angles polygonaux mesurés avec une paire de séquences de préférence, distances électroniques,
US
traitements numériques par calculs hiérarchisés : réseau principal puis réseau secondaire, ou
:R
om
Le centrage forcé est mis en œuvre par la méthode des trois trépieds qui consiste à mesurer les
on
ti
na
angles azimutaux d’un cheminement aéroporté sur les têtes de trépieds, véritable ligne
er
polygonale sans commune mesure géométrique avec l’amalgame hétéroclite d’angles recentrés
int
Cheminement aéroporté
Angles mesurés avec mises en station recommencées à chaque sommet