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Physiologie de L'appareil Locomoteur-Le Système Musculaire

Transféré par

Emy Desreumaux
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- Le système musculaire -

1°) Définition

Les muscles sont des organes qui peuvent se


contracter sous l’influence d’un stimulus.
Ce sont les éléments moteurs du squelette du
corps.
Le corps humain comprend plus de 600 muscles
et représente environ 30% du poids du corps
humain.
On appelle Myologie l’étude des muscles.
La contraction des muscles permet d'accomplir
les mouvements permettant, par exemple, de
s'asseoir, de marcher ou de saisir un objet.
Même les modifications infimes de l'expression du visage font appel à un
ajustement délicat des muscles faciaux.
Les muscles participent aussi à diverses fonctions essentielles à la vie de
l’organisme (respiration, digestion…) et à son adaptation au milieu environnant
(locomotion, thermorégulation…)
L’unité élémentaire du muscle est la fibre musculaire.

2°) Différentes formes de muscles

Muscle plat : Les faisceaux musculaires sont parallèles et prolongent les


faisceaux tendineux

Muscle fusiforme : Les faisceaux convergent vers l’extrémité des faisceaux.

Muscle unipenné : Les faisceaux se fixent sur un bord du tendon, inclinées et


obliques par rapport à la direction du corps du muscle.

Muscle bipenné : Les faisceaux se fixent sur les 2 bords du tendon.

Muscle multipenné : Les faisceaux se fixent sur les subdivisions d’un tendon.

Muscle simple (monogastrique) : Avec un seul ventre.

Muscle composé (polygastrique) : Avec 2 ventres ou plus, soit ceux-ci se


succèdent soit les ventres se disposent en parallèles ou juxtaposés.

3°) Classification

On distingue deux grands types de


muscles : les muscles striés ou muscles
de la vie de relation, et les muscles lisses
ou muscles de la vie végétative.

Morphologiquement, ils paraissent très


différents : au microscope, le muscle strié
présente une grande régularité structurale,
alors que le muscle lisse semble à première vue moins organisé. Au sein les
muscles striés, le muscle cardiaque ou myocarde est tout à fait singulier, et sera
traité à part.
4°) Les muscles striés

Les muscles striés comprennent deux types de muscles :


- les muscles squelettiques (volontaires)
- le muscle cardiaque (involontaire)

a) Les muscles squelettiques

 Définition et rôle

Les muscles squelettiques sont attachés aux os par des tendons. Ils assurent 3
fonctions importantes :
- permettre les mouvements (mobilité corporelle, mobilité des yeux,
expression du visage…)
- permettre de maintenir une posture
- participer à la régulation
 Structure

Le muscle squelettique est formé de fibres


musculaires et contenant un grand nombre
d’éléments cylindriques : les myofibrilles.

Les stries transversales de myofibrilles


comprennent au niveau de chaque unité
fonctionnelle (appelée sarcomère) 2 types de
filaments :
- les myofilaments fins (actine) situés aux
deux extrémités du sarcomère
- les myofilaments épais (myosine) qui
sont les bandes sombres
Quand le muscle se contracte :
- la longueur des filaments fins ne change pas
- la longueur des filaments épais ne change pas

La contraction s’explique par un glissement des filaments fins entre les


filaments épais.

 Principales propriétés

- L’excitabilité : il existe différentes formes d’excitabilité :


 L’excitabilité électrique : ce sont des mouvements réflexes, volontaires
ou automatiques
 L’excitabilité thermique : quand il fait froid, les tremblements
réchauffent le corps
 L’excitabilité chimique : commande horizontale (adrénaline)
- La contractilité
- L’élasticité : augmente l’amplitude du mouvement
- La tonicité : permet une tension permanente

b°) Le cas particulier du muscle cardiaque

Il ne dépend pas du système central, et fonctionne donc de


manière indépendante. Le cœur des vertébrés est en grande partie
constitué de muscle. Les cellules, présentant à la fois des stries
longitudinales et des stries transversales, diffèrent de celles du
muscle squelettique par leur noyau disposé au centre, et par la
ramification et l'interconnexion des fibres. Le muscle cardiaque
n'est pas sous contrôle volontaire. Ses nerfs proviennent du
système nerveux autonome, mais les influx autonomes accélèrent
ou ralentissent simplement son action sans être, pour autant,
responsables des contractions rythmiques du cœur.

A la lumière de la comparaison entre muscle squelettique et muscle


cardiaque, il apparaît que leurs points communs permettent de les
classer dans une même catégorie, celle des muscles striés, mais
que leurs différences, aussi bien structurales que fonctionnelles, imposent de les
séparer en deux sous-catégories.

Il est ainsi classique de les différencier en parlant de muscles squelettiques


volontaires et de muscle cardiaque involontaire. Pourtant, si elle est essentielle,
cette différence n'est pas le fait des cellules musculaires elles-mêmes mais des
mécanismes de commande (présence ou non de cellules pacemaker et origine de
l'innervation afférente). Il est donc important que cette différence physiologique
ne masque pas les autres différences qui, elles, sont directement liées à la
structure et au fonctionnement des cellules musculaires.

5°) Les muscles lisses

 Définition et rôle

Appelés également muscles blancs, les muscles lisses sont présents dans la paroi de nombreux organes
tels que l'intestin, l'utérus, la vésicule biliaire, les bronches, les vaisseaux sanguins etc... La contraction
de ce type de muscle est comparable à celle des muscles striés squelettiques avec une différence : son
autonomie (involontaire) qui est assujettie au système nerveux végétatif qui ne répond pas au contrôle
direct de la volonté donc la conscience. Ils sont aussi notamment spécialisés dans les contractions
lentes et soutenues.
 Structure

Le tissu musculaire lisse se présente sous différentes formes :


- on peut les retrouver sous forme de faisceaux tels que les
muscles redresseurs des poils (muscles horripilateurs), les
muscles de l’accommodation (muscles ciliaires rattachés au
cristallin)
- sous forme de Rubans ou de Tuniques.
Les cellules sont plus petites que les muscles striés et se
différencient de ses derniers par la présence d’un noyau
unique.
En plus des myofilaments fins et épais, les myocytes lisses
contiennent des myofilaments intermédiaires et des corps
denses.

Certains muscles reçoivent la double innervation


(orthosympathique et parasympathique) : les bronches, le tube
digestif… et d’autres ne sont activés que par une seul (en général
l’orthosympathique), c’est le cas des muscles horripilateurs.

 Principales propriétés

Les muscles lisses sont eux aussi contractiles par mécanisme de glissement mais
la contraction est beaucoup plus lente que pour les muscles striés.
Ils sont caractérisés par une activité électrique c'est-à-dire qu’une contraction
sous l’effet de l’influx nerveux va créer un potentiel d’action se propageant d’une
cellule à l’autre.
On distingue 2 sources possibles à ce potentiel d’action :
- une activité électrique spontanée de la fibre musculaire
- un influx nerveux apporté par un neurone du système nerveux végétatif ou
autonome

 Classification des Muscles Lisses

En se basant sur les propriétés d’excitabilité et sur la conduction du signal


électrique, on peut classer les muscles lisses en deux catégories :

• Les muscles lisses unitaires.


Exemple : vaisseaux sanguins, tube digestif et utérus.
Les cellules sont couplées entre elles par des jonctions gap : la membrane
plasmique propagera le PA d’une fibre à une autre et la totalité du muscle
répondra à la stimulation.
Très souvent ces muscles présentent une activité contractile spontanée et,
certaines cellules sont
des cellules entraîneurs Pace Maker qui engendrent spontanément des
dépolarisations.
Les hormones et les facteurs locaux peuvent modifier l’activité spontanée de ces
muscles et, les terminaisons nerveuses sont souvent localisées à des petites
régions contenant les pace maker.
Ces muscles présentent souvent une réponse à l’étirement.

• Les muscles lisses multiunitaires.


Exemple : Les muscles Horripilateurs et les muscles de l’iris.
Chaque fibre est indépendante de l’autre et, elles sont richement innervées. La
réponse contractile va dépendre du nombre de fibres stimulées. On parle
d’unités motrices.
Bien que la stimulation des fibres entraîne l’apparition d’une dépolarisation sur le
sarcolemme, ces muscles n’engendrent jamais de PA car les cellules sont trop
petites.
Les hormones peuvent influencer l’activité contractile mais l’étirement n’entraîne
pas de contraction.

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