Tec Biof
Tec Biof
Techniques
d’expression et de
communication
Ressources pour la classe de français au
lycée
Janvier 2017
Sommaire
Sommaire 2
Introduction 4
Section 1 : Prendre la parole 1
Situation d’oral 1 : se présenter/présenter 2
Activité 2 :La boîte aux consignes 3
Activité 3 : Présenter son pays 3
Situation d’oral 2 : improviser 4
Situation d’oral 3 : prendre position, commenter, discuter 7
Section 2 :Jouer des rôles, simuler 17
Extrait 1 : le monologue 18
Extrait 2 : Le Bourgeois Gentilhomme 18
Extrait 3:théâtre de l’absurde1 19
Extrait4 : théâtre de l’absurde 2 19
Extrait 5 : l’île des esclaves 21
Extrait 6: le sketch 22
Extrait 7 : une tragédie 23
Concevoir des saynètes 24
Du texte narratif à la scène de théâtre 25
Du poème au théâtre : 26
Section 3 : s’exprimer à l’écrit 28
Activité 1 : Remplir une fiche de renseignements 29
Activité 2 : rédiger un courrier éléctronique 30
Activité 3 : Raconter un souvenir d’enfance 31
Activité 4 : rédiger un compte-rendu 31
Activité 5 : Écrire pour convaincre 34
Activité 6 : la fiche de lecture 35
Activité 7 : Écrire pour s’amuser : le portrait chinois 36
Activité 8 : le pastiche 37
Activité 9 : l’autoportrait 38
Activité 10 : rédiger une notice publicitaire 40
Section 4 : Prendre des notes 41
Procédés de la prise de note : 42
Exercice 1 : s’initier aux techniques de prise de notes 43
Exercice 2 : prendre des notes 45
Exercice 3 : prendre des notes à partir d’une expérience scientifique 47
Section 5 : Résumer un texte 48
Le résumé de texte 49
Résumé de texte : texte de Jacqueline de Romilly 50
Résumé de texte : texte de Gilberte Niquet 51
Résumé de texte : texte de Bruno Bettelheim 52
Résumé de texte : texte de Badinter 53
Section 6 : Écrire dans les médias 54
Situation d’écrit 1 : Écrire au courrier des lecteurs 55
Situation d’écrit 2 : Rédiger un article journal 58
Section 7 : Exposer 59
Définition et caractéristiques 60
Projets d’exposés 61
Section 8 : s’entretenir 62
Texte 1 : le conte 1 63
Texte 2 : le portrait 1 64
Texte 3 : le conte 2 65
Texte 4 : le portrait 2 66
Texte 5 : le portrait 3 67
Texte 6 :le portrait 4 68
Texte 7 : un poème de Verlaine 69
Texte 8 : un poème d’Arthur Rimbaud 70
Section 9 : se préparer aux épreuves du TCF 71
Compréhension de l’écrit : 72
Maitrise des structures de la langue : 77
Bibliographie 92
Sitographie 93
Introduction
1
Situation d’oral 1 : se présenter/présenter
Je m’appelle ….
Je suis …………
Je me présente, je m’appelle …….
Je suis âgé de …/ je suis né le 00/00/00
Je poursuis actuellement mes études en …….
Je suis en classe de …..
Je suis né le samedi 7 mars 1936, vers neuf heures du soir, dans une maternité sise
19, rue de l’Atlas, à Paris dans le 19èmearrondissement. C’est mon père qui alla me déclarer
à la mairie. Il me donna mon unique prénom, Georges, et déclara que j’étais français. Lui-
même et ma mère étaient polonais. Mon père n’avait pas tout à fait vingt-sept ans, ma mère
n’en avait pas vingt-trois. Ils étaient mariés depuis un an et demi.
2
Activité 2 :La boîte aux consignes
Capitale
Nom du pays
Le climat
Les langues du pays
Le relief
Monuments /villes célèbres
Particularités régionales
Monnaie
Coutumes /fêtes
Pays développé / en voie de développement
Variante :
Présente un pays que tu aimerais visiter.
3
Situation d’oral 2 : improviser
Consigne : vous êtes devant un jury pour passer l’oral d’entrée à une grande école. On vous
demande de prendre au hasard, dans une boîte posée sur la table, une enveloppe contenant
une question à laquelle vous devez répondre en un temps déterminé.
N. B :
➢ les réponses incomplètes ou qui se résument en mot ne sont pas acceptées.
➢ La réponse est considérée comme satisfaisante dans la mesure où elle permet
d’éclairer efficacement le point à expliquer.
4
Activité 2 : l’interview
Consigne : Vous êtes Ahmed Sefrioui . Vous tirez au sort un billet ; vous le lisez et répondez
à la question qu’il contient.
Billets à découper
1. Pourquoi vous avez écrit La Boîte à Merveilles ?
2. Est-ce vrai que le public à qui est destiné votre roman est spécialement européen ?
intérêt ?
6. Etes-vous prêt à élever vos enfants comme l’ont fait vos parents avec vous ?
9. A votre avis , que se serait-il passé si le père du narrateur n’était pas retourné chez
lui ?
10. Quel est le personnage que vous avez apprécié le plus dans votre roman ?
5
5. Observez :
Expliquez à vos camarades le graphique suivant sans dire « Euh ! » « Bein.. »
6
Situation d’oral 3 : prendre position, commenter, discuter
Consigne :
Choisissez une citation ci-dessous :
a- Citez les raisons de votre choix.
b- Discutez-en le contenu avec vos camarades
1- « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais
à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » (Einstein)
2- « Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour
l'univers, je n'ai pas de certitude absolue. » (Einstein)
3- « Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion. »(Voltaire)
4- « Les races supérieures ont sur les races inférieures un droit qu'elles exercent, ce droit,
par une transformation particulière, est en même temps un devoir de civilisation. Voilà
en propres termes la thèse de M. Ferry, et l'on voit le gouvernement français exerçant
son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant
de force aux bienfaits de la civilisation. Races supérieures ? races inférieures, c'est
bientôt dit ! Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants
allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre
franco-allemande parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand. Depuis
ce temps, je l'avoue, j'y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et
vers une civilisation, et de prononcer : homme ou civilisation inférieurs. »(Georges
Clemenceau)
5- « L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence.
Voilà l'équation. »(Averroès)
6- « Soit A un succès dans la vie. Alors A = x + y + z, où x = travailler, y = s'amuser, z =
se taire. » (Einstein)
7- « Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque
fois que nous tombons. » (Confucius)
8- « L'échec est le fondement de la réussite. » (Lao Tseu)
9- « Les paroles sincères ne sont pas élégantes ; les paroles élégantes ne sont pas
sincères. » (Lao Tseu)
10- « On parle toujours mal quand on n'a rien à dire. » (Voltaire)
11- « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin. » (Voltaire)
7
.
Tu es invité à une émission télévisée dans laquelle on te pose un certain nombre de questions
auxquelles tu dois répondre sur le champ. (Tu as trois secondes pour répondre).
Question 1 :
Un jour tu te lèves très tôt et tu découvres une surprise : Il peut de l’argent. Qu’allez-vous
faire ?
Question 2 :
On te demande de remplacer ton professeur durant une semaine. Accepteras-tu ? pourquoi ?
Question 3 :
Quel est le livre que tu aimes qu’on te fasse cadeau ? dis pourquoi.
Question 4 :
En arrivant au lycée, tu découvres que tu as oublié ton cartable. Comment vas-tu te justifier
devant le professeur ?
Question 5 :
As-tu déjà vu des fantômes ? si oui, précise dans quelles circonstances.
Question 6 :
Donne-toi trois conseils pour réussir cette année. (Un conseil par phrase)
Question 7 :
Peux-tu enseigner à lire et à écrire à un animal ?
Question 8 :
On vient de découvrir une planète semblable à la terre. Aimerais-tu y vivre ?
Question 9 :
Si ton professeur commet une faute d’orthographe. Vas-tu la lui signaler sur le champ ?
Question 10 :
Quel est le mot que tu détestes le plus au monde ?
8
Activité 3 : réagir à une assertion
Consigne : lisez les affirmations les suivantes puis choisissez-en une. Ensuite, vous avez
dix minutes pour préparer votre intervention en répondant aux questions suivantes :
➢ L’affirmation sélectionnée vous parait-elle pertinente ?
➢ Êtes-vous d’accord avec la thèse proposée dans l’affirmation ?
➢ Quels arguments allez-vous avancer pour défendre votre point de vue devant
l’examinateur ?
Liste des affirmations :
1. L’argent ne fait pas le bonheur.
2. À l’âge de 80 ans, on est toujours jeune.
3. Le voyage n’est que perte de temps.
4. Enseigner des matières littéraires au lycée est inutile.
5. La violence dans les stades est un fléau à combattre.
6. Il y a certains métiers que la femme ne peut pas exercer.
7. C’est l’homme qui est responsable des dysfonctionnements écologiques que le
monde connait actuellement.
8. Plus on dort, plus on est en bonne forme.
9. Les devoirs hors-classe sont vraiment efficaces pour apprendre.
10. L’expérience vaut mieux que la compétence.
11. La cuisine traditionnelle est plus délicieuse que la cuisine moderne.
12. L’anglais est plus universel que le français.
13. Le travail associatif est indispensable.
14. L’école buissonnière est une calamité.
15. Tricher est nécessaire pour réussir.
16. Le bizutage est, à mon sens, nécessaire pour avoir une personnalité forte.
17. Certains loisirs comme la philatélie ou la numismatique sont complétement absurdes.
18. Se taire est parfois souhaitable.
19. Pratiquer les arts martiaux est indispensable pour mettre KO ses ennemis.
20. Les jeunes sont plus impulsifs que les adultes.
Consigne :
10
Parler de sa culture :
1. Lors d’un entretien pour l’accès à la première année du cycle universitaire d’une faculté
française, l’un des membres du jury vous pose la question suivante :
« Quelles sont les comportements de vos concitoyens que vous appréciez ou
dépréciez ? »
a- Qu’allez-vous répondre ?
b- Quelles justifications allez-vous avancer pour soutenir vos propos ?
2. Question au groupe-classe :
« La réponse de votre camarade vous parait-elle convaincante ? »
Parler à l’autre :
Dites comment vous allez réagir dans les situations suivantes :
a- Vous êtes dans un restaurant chinois. On vous sert un met que vous n’arrivez pas à
identifier.
b- Dans une gare américaine, en attente du métro sur le quai, un individu vous qualifie de
« terroriste ».
c- Vous êtes invité chez des amis parisiens. Ils vous ont demandé auparavant de leur
préparer un plat traditionnel marocain.
11
Activité 6 : s’exprimer à partir du paratexte
Objectifs :
Communication orale :
▪ S’exprimer à partir d’une couverture de roman
▪ Formuler des hypothèses et les justifier à partir d’indices précis
Consigne : En vous fondant sur la première et quatrième pages de couverture, dites ce que
peut bien raconter ce roman.
12
Activité 7 : débattre sur un sujet insolite ou d’actualité
Consigne :
Actuellement un phénomène d’envergure fait rage sur les réseaux sociaux : le « podcasting ».
Les « podcasters » sont des internautes qui diffusent des vidéos personnelles où ils défendent
leurs idées, critiquent telle personne ou personnalité, commentent un événement qui fait tache
d’huile,etc... Vous êtes invités à un débat sur le thème suivant :
Consigne :
Wim Hof , appelé également « l’homme de glace » , est connu pour ses 21 records inscrits
au Guiness. Parmi ses exploits on peut citer :
• En 2002, il reste 6'20" en apnée sous la glace polaire.
• En 2004, aux Pays-Bas, il reste une 1h08mn dans un tube rempli de glace.
• En janvier 2007, il participe à un semi-marathon (21 km) sur le cercle polaire, en
Finlande, pieds nus et en short.
• Il aurait grimpé le mont Blanc en short afin de se préparer à l'ascension de l'Everest1.
• En mai 2007, il tente l'ascension de l'Everest en tong et short et stoppe à 7.400 m du
fait de ses orteils gelés.
• Le 26 janvier 2008, à New York, il reste 72 minutes dans un conteneur translucide
rempli de glace, battant ainsi son record de 2004 de 4 minutes.( source Wikipedia)
Vous organisez un débat autour du thème suivant :
13
Activité 8 : recettes insolites
Recettes insolites :
Consigne :
En dix minutes vous préparez, par écrit, une recette efficace et « délicieuse » pour les
situations suivantes. Vous présentez ensuite votre recette à vos camarades pour la discuter
Votre recette comportera deux parties :
1. Les ingrédients
2. Préparation de la recette.
Situations :
1. Vivre heureux
2. Réussir à l’examen
3. Lire efficacement une œuvre intégrale
4. Devenir célèbre
5. Bien dormir
6. Gérer une situation de conflit avec un professeur
7. Choisir le bon métier
8. Écrire une roman ou une pièce de théâtre
9. Etre prudent
10. Vivre sur une autre planète
11. Organiser une fête
12. Mieux naviguer sur internet
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Activité 10 : Proverbes marocains
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Activité 9 : Proverbes du monde
Proverbes du monde
Consignes :
Lisez les proverbes suivants puis :
17
Extrait 1 : le monologue
HARPAGON. Il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau. — Au voleur, au voleur,
à l'assassin, au meurtrier. Justice, juste Ciel. Je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé
la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où
se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point-
là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin… (Il se prend lui-
même le bras.) Ah, c'est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce
que je fais. Hélas, mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami, on m'a privé de
toi ; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie, tout est fini
pour moi, et je n'ai plus que faire au monde. Sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est
fait, je n'en puis plus, je me meurs, je suis mort, je suis enterré.
Molière , L’Avare
Garçon Tailleur : Mon gentilhomme, donnez, s’il vous plaît, aux garçons quelque chose pour
boire.
Monsieur Jourdain : Comment m’appelez-vous ?
Garçon Tailleur : Mon gentilhomme.
Monsieur Jourdain : « Mon gentilhomme » ! Voilà ce que c’est que de se mettre en personne
de qualité ! Allez-vous-en demeurer toujours habillé en bourgeois, on ne vous dira
point : « Mon gentilhomme ».(Donnant l’argent).Tenez, pour « Mon gentilhomme ».
Garçon Tailleur : Monseigneur, nous vous sommes bien obligés.
Monsieur Jourdain : « Monseigneur » ! Oh ! Oh ! « Monseigneur » !Attendez mon ami
. « Monseigneur » mérite quelque chose ,et ce n’est pas une petite parole que
« Monseigneur ».Tenez, voilà ce que monseigneur vous donne .
Garçon Tailleur : Monseigneur , nous allons boire tous à la santé de votre Grandeur.
Monsieur Jourdain : « Votre Grandeur » !Oh ! Oh ! Oh ! Attendez , ne vous en allez pas .A
moi « Votre Grandeur » !(Bas ,à part,) ma foi ,s’il va jusqu’à l’Altesse , il aura toute la bourse
.(Haut)Tenez, voilà pour ma Grandeur.
Garçon Tailleur : Monseigneur , nous la remercions très humblement de ses libéralités .
Monsieur Jourdain : Il a bien fait , je lui allais tout donner .
18
Extrait 3:théâtre de l’absurde1
LE PROFESSEUR
(...) Arithmétisons donc un peu
L’ÉLÈVE
Oui, très volontiers, Monsieur.
LE PROFESSEUR
Cela ne vous ennuierait pas de me dire...
L’ÉLÈVE
Du tout, Monsieur, allez-y.
LE PROFESSEUR
Combien font un et un?
L’ÉLÈVE
Un et un font deux.
LE PROFESSEUR, émerveillé par le savoir de l'ÉIève.
Oh, mais c'est très bien. Vous me paraissez très avancée dans vos études. Vous aurez
facilement votre doctorat total, Mademoiselle.
L’ÉLÈVE
Je suis bien contente. D'autant plus que c'est vous qui le dites.
LE PROFESSEUR
Poussons plus loin: combien font deux et un?
L’ÉLÈVE
Trois.
LE PROFESSEUR
Trois et un?
L’ÉLÈVE
Quatre.
19
LE PROFESSEUR
Quatre et un?
L’ÉLÈVE
Cinq.
LE PROFESSEUR
Cinq et un?
L’ÉLÈVE
six.
LE PROFESSEUR
Six et un?
L’ÉLÈVE
Sept
LE PROFESSEUR
Sept et un?
L’ÉLÈVE
Huit.
LE PROFESSEUR
Sept et un?
L’ÉLÈVE
Huit... bis.
LE PROFESSEUR
Très bonne réponse. Sept et un?
L’ÉLÈVE
Huit ter.
LE PROFESSEUR
Parfait Excellent. Sept et un?
L’ÉLÈVE
Huit quater. Et parfois neuf.
LE PROFESSEUR
Magnifique Vous êtes magnifique. Vous êtes exquise Je vous félicite chaleureusement,
Mademoiselle Ce n'est pas la peine de continuer. Pour l'addition vous êtes magistrale.
Voyons la soustraction. Dites-moi, seulement, si vous n'êtes pas épuisée, combien font
quatre moins trois ?
20
Extrait 5 : l’île des esclaves
La scène est dans l’île des Esclaves.
Le théâtre représente une mer et des rochers d’un côté,et de l’autre quelques arbres et
des maisons.
Scène1
Iphicrate s’avance tristement sur le théâtre avec Arlequin.
Iphicrate, après avoir soupiré : Arlequin !
Arlequin, avec une bouteille de vin qu’il a à sa ceinture : Mon patron !
Iphicrate : Que deviendrons-nous dans cette île ?
Arlequin : Nous deviendrons maigres, étiques, et puis morts de faim ; voilà mon sentiment et
notre histoire.
Iphicrate : Nous sommes seuls échappés du naufrage ; tous nos amis ont péri, et j’envie
maintenant leur sort.
Arlequin : Hélas ! Ils sont noyés dans la mer, et nous avons la même commodité.
Iphicrate : Dis-moi ; quand notre vaisseau s’est brisé contre le rocher, quelques-uns des
nôtres ont eu le temps de se jeter de la chaloupe ; il est vrai que les vagues l’ont enveloppée ;
je ne sais ce qu’elle est devenue ; mais peut-être auront-t-ils le bonheur d’aborder en quelque
endroit de l’île et je suis d’avis que nous les cherchions.
Arlequin : Cherchons, il n’y a point de mal à cela, mais reposons nous auparavant pour boire
un petit coup d’eau-de-vie .j’ai sauvé ma pauvre bouteille ,la voilà ;j’en boirai les deux tiers,
comme de raison ,et puis je vous donnerai le reste.
Iphicrate : Eh !Ne perdons point de temps ;suis-moi :ne négligeons rien pour nous tirer d’ici
.Si je ne me sauve ,je suis perdu ;je ne reverrai jamais Athènes, car nous sommes dans l’île
des Esclaves.
Arlequin : Oh ! oh ! Qu’est-ce que c’est que cette race-là ?
Iphicrate : Ce sont des esclaves de la Grèce révoltés contre leurs maîtres ,et qui depuis cent
ans sont venus s’établir dans une île ,et je crois que c’est ici : tiens, voici sans doute quelques-
une de leurs cases ;et leur coutume, mon cher Arlequin, est de tuer tous les maîtres qu’ils
rencontrent ,ou de les jeter dans l’esclavage .
Arlequin :Eh !chaque pays a sa coutume ;ils tuent les maîtres ,à la bonne heure ;je l’ai
entendu dire aussi ;mais on dit qu’ils ne font rien aux esclaves comme moi.
Iphicrate : Cela est vrai.
21
Extrait 6: le sketch
TEXTE :
On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort. C’est difficile de juger. Moi, j’ai longtemps donné
raison à tout le monde. Jusqu’au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je
donnais raison avaient tort. ! Donc, j’avais raison ! Par conséquent, j’avais tort ! Tort de donner
raison à des gens qui avaient le tort de croire qu’ils avaient raison. C’est-à-dire que, moi qui
n’avais pas tort, je n’avais aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient
avoir raison, alors qu’ils avaient tort. J’ai raison, non ? Puisqu’ils avaient tort ! Et sans raison,
encore ! Là, j’insiste, parce que…moi aussi, il arrive que j’aie tort. Mais quand j’ai tort, j’ai mes
raisons, que je ne donne pas. Ce serait reconnaitre mes torts !!!J’ai raison, non ?
Remarque…il m’arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison aussi. Mais, là encore,
c’est un tort. C’est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort. Il, n’y a pas de raison ! En
résumé, je crois qu’on a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes
les bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort !
Raymond Devos, Sens dessus dessous, Stock, 1976
22
Extrait 7 : une tragédie
Antigone: Il faut que j'aille enterrer mon frère que ces hommes ont découvert.
Créon : Tu irais refaire ce geste absurde? Il y a une autre garde autour du corps de Polynice
et, même si tu parviens à le recouvrir encore, on dégagera son cadavre, tu le sais bien. Que
peux-tu donc, sinon t'ensanglanter encore les ongles et te faire prendre?
Antigone: Rien d'autre que cela, je le sais. Mais cela , du moins, je le peux. Et il faut faire ce
que l'on peut.
Créon: Tu y crois donc vraiment, toi, à cet enterrement dans les règles? A cette ombre de
ton frère condamnée à errer toujours si on ne jette pas sur le cadavre un peu de terre avec la
formule du prêtre? Tu leur as déjà entendu la réciter, aux prêtres de Thèbes, la formule? Tu
as vue ces pauvres têtes d'employés fatigués écourtant les gestes, avalant les mots, bâclant
ce mort pour en prendre un autre avant le repas de midi?
Créon: Est-ce que tu n'as jamais pensé alors que si c'était un être que tu aimais vraiment,
qui était là, couché dans cette boîte, tu te mettrais à hurler tout d'un coup? A leur crier de se
taire, de s'en aller?
Créon: Et tu risques la mort maintenant parce que j'ai refusé ce passeport dérisoire, ce
bredouillage en série sur sa dépouille, cette pantomime dont tu aurais été la première à avoir
honte et mal si on l'avait jouée. C'est absurde!
Créon: Pourquoi fais-tu ce geste, alors, Pour les autres, pour ceux qui y croient? Pour les
dresser contre moi?
Antigone: Non.
Créon : Ni pour les autres, ni pour ton frère? Pour qui Alors?
23
Concevoir des saynètes
24
A la manière de Marivaux dans L’île des esclaves, écrivez une saynète dont les protagonistes
sont : un professeur et des élèves.
Situation 7 : Retour vers le passé.
Madame Tuvache a trouvé une lampe magique qui permet de faire un retour en arrière afin de
rectifier le passé.
Consigne : transformez cet extrait d’Aux Champs de Maupassant en une scène de théâtre
Alors Mme d'Hubières, en sortant, s'avisa qu'ils étaient deux tout petits, et elle demanda à
travers ses larmes, avec une ténacité de femme volontaire et gâtée, qui ne veut jamais
attendre :
- Mais l'autre petit n'est pas à vous ?
Le père Tuvache répondit :
- Non, c'est aux voisins ; vous pouvez y aller si vous voulez.
Et il rentra dans sa maison, où retentissait la voix indignée de sa femme.
Les Vallin étaient à table, en train de manger avec lenteur des tranches de pain qu'ils
frottaient parcimonieusement avec un peu de beurre piqué au couteau, dans une assiette
entre eux deux.
M. d'Hubières recommença ses propositions, mais avec plus d'insinuations, de précautions
oratoires, d'astuce.
Les deux ruraux hochaient la tête en signe de refus ; mais quand ils apprirent qu'ils auraient
cent francs par mois, ils se considèrent, se consultant de l'oeil, très ébranlés.
Ils gardèrent longtemps le silence, torturés, hésitants. La femme enfin demanda :
- Qué qu't'en dis, l'homme ? Il prononça d'un ton sentencieux :
- J'dis qu'c'est point méprisable.
Alors Mme d'Hubières, qui tremblait d'angoisse, leur parla de l'avenir du petit, de son
bonheur, et de tout l'argent qu'il pourrait leur donner plus tard.
Le paysan demanda :
- C'te rente de douze cents francs, ce s'ra promis d'vant l'notaire ?
M. d'Hubières répondit :
- Mais certainement, dès demain.
La fermière, qui méditait, reprit :
- Cent francs par mois, c'est point suffisant pour nous priver du p'tit ; ça travaillera dans
quéqu'z'ans ct'éfant ; i nous faut cent vingt francs.
Mme d'Hubières trépignant d'impatience, les accorda tout de suite ; et, comme elle voulait
enlever l'enfant, elle donna cent francs en cadeau pendant que son mari faisait un écrit. Le
maire et un voisin, appelé aussitôt, servirent de témoins complaisants.
Et le jeune femme, radieuse, emporta le marmot hurlant, comme on emporte un bibelot
désiré d'un magasin.
Les Tuvache sur leur porte, le regardaient partir muets, sévères, regrettant peut-être leur
refus.
On n'entendit plus du tout parler du petit Jean Vallin. Les parents, chaque mois, allaient
toucher leurs cent vingt francs chez le notaire ; et ils étaient fâchés avec leurs voisins parce
que la mère Tuvache les agonisait d'ignominies, répétant sans cesse de porte en porte qu'il
fallait être dénaturé pour vendre son enfant, que c'était une horreur, une saleté, une
corromperie.
25
Et parfois elle prenait en ses bras son Charlot avec ostentation, lui criant, comme s'il eût
compris :
- J't'ai pas vendu, mé, j't'ai pas vendu, mon p'tiot. J'vends pas m's éfants, mé. J'sieus pas
riche, mais vends pas m's éfants.
Et, pendant des années et encore des années, ce fut ainsi chaque jour des allusions
grossières qui étaient vociférées devant la porte, de façon à entrer dans la maison voisine.
La mère Tuvache avait fini par se croire supérieure à toute la contrée parce qu'elle n'avait
pas venu Charlot. Et ceux qui parlaient d'elle disaient :
- J'sais ben que c'était engageant, c'est égal, elle s'a conduite comme une bonne mère.
On la citait ; et Charlot, qui prenait dix-huit ans, élevé dans cette idée qu'on lui répétait sans
répit, se jugeait lui-même supérieur à ses camarades, parce qu'on ne l'avait pas vendu.
Du poème au théâtre :
26
Faites-moi donc mourir puisque je n’aime rien
Apollinaire , Alcools
27
Section 3 : s’exprimer à l’écrit
28
Activité 1 : Remplir une fiche de renseignements
Fiche de renseignements
Nom et prénom : .................................................................................................................
Date et lieu de naissance : ..................................................................................................
Niveau d’études :.................................................................................................................
Option : ...............................................................................................................................
As-tu une idée sur ce que tu comptes faire après l’obtention du baccalauréat ? Si oui, justifie
ton choix. .............................................................................................................................
............................................................................................................................................
............................................................................................................................................
............................................................................................................................................
............................................................................................................................................
29
Activité 2 : rédiger un courrier éléctronique
Objectif : rédiger une lettre personnelle portant sur des situations de la vie quotidienne,
impliquant l'utilisation d'un registre courant, voire familier ( environ 60 mots ) ;
Consigne : Dans le cadre d’un partenariat entre votre lycée et un établissement scolaire
français, on vous désigne un correspondant avec qui vous échangerez des courriels. Dans
ce sens, envoyez-lui un e-mail dans lequel vous lui donnerez des informations sur vous (
âge, loisirs, ..) et sur votre pays. (Environ 60 mots)
- X
De :
A:
Objet :
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Activité 3 : Raconter un souvenir d’enfance
TEXTE :
J’ai le respect du pain.
Un jour je jetais une croûte, mon père est allé la ramasser. Il ne m’a pas parlé durement comme
il fait toujours.
« Mon enfant, m’a-t-il dit, il ne faut pas jeter le pain ; c’est dur à gagner. Nous n’en avons pas
trop, il faudrait le donner aux pauvres. Tu en manqueras peut-être un jour, et tu verras ce qu’il
vaut. Rappelle-toi ce que je te dis là, mon enfant. »
Je ne l’ai jamais oublié.
Cette observation, qui, pour la première fois peut-être dans ma vie de jeunesse, me fut faite
sans colère, mais avec dignité, me pénétra jusqu’au fond de l’âme ; et j’ai eu le respect du
pain depuis lors.
Jules Vallès , L’Enfant, Hachette, coll. Biblio-collège, P 34-35
Consigne :
Rapportez un souvenir d’enfance dont vous avez tiré , comme le narrateur, une leçon à
laquelle vous croyez jusqu’à aujourd’hui.
Comprendre
Texte :
L’histoire : En 1787, à Nantes, Nicolas Philibert se marie avec Charlotte Gosselin, qu’il aime
depuis l’enfance. Une bohémienne leur avait, alors, promis un destin glorieux. Nicolas tue en
duel un aristocrate et doit s’enfuir en Amérique. Six ans après, il est sur le point d’épouser une
riche héritière, lorsqu’un rival révèle son premier mariage. Dans la France révolutionnaire, on
peut divorcer. Nicolas revient donc à Nantes et tombe en pleine guerre civile, opposant
royalistes et républicains. Charlotte, entichée d’un marquis, rejoint les Chouans. Nicolas part
à sa recherche.
31
Ce que j’en pense : Un excellent scénario transpose, dans la guerre des Bleus et des Blancs,
un thème de comédie américaine : un homme et une femme, qui ont décidé de se séparer,
passent leur temps à se courir après. Mais cette transposition dans une période historique
troublée permet de montrer, même au milieu d’événements tragiques, les problèmes
individuels. C’était déjà le cas dans la première comédie de Rappenau, « La vie de château »,
située sous l’occupation allemande en 1944. Ici, l’action est constamment nourrie de péripéties
dignes d’un roman d’aventures, et la mise en scène s’emballe dans les tribulations de Nicolas,
qui se soucie peu de la police et fonce bride abattue dans la tourmente. Le film se moque avec
esprit des idéologies adverses. Il apporte l’évasion, quelques émotions, beaucoup de bonne
humeur. C’est un divertissement de grande qualité.
Ecrire :
Consigne : En vous fondant sur le texte ci-dessus, rédigez une un compte-rendu critique
d’un film que vous avez vu dernièrement ou que vous avez particulièrement apprécié.
Notes :
32
Exercice :
Informations générales :
Titre : Apocalypto
Date de sortie : 2007
Mise en scène : Mel Gibson
Acteurs :
➢ Rudy Youngblood
➢ Raoul Trujillo
➢ Dalia hernandez
Compte-rendu :
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Critique :
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Note attribuée :
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Activité 5 : Écrire pour convaincre
Consigne1 :
Vous êtes membre du bureau exécutif d’une association à but non lucratif dont le but est de
faciliter l’insertion des personnes handicapées dans la vie active. Pourtant vous n’êtes pas
satisfait de la politique menée par le bureau à ce sujet. Vous enverrez une lettre de démission
au secrétaire général de l’association où vous lui expliquez les raisons de cette décision.
(250 mots)
Consigne 2 :
Vous vivez paisiblement dans la banlieue d’une métropole française. Vous venez d’apprendre
qu’une grande multinationale entend construire une usine pour le traitement des déchets
toxiques près de chez vous. Vous envoyez une lettre au maire de la ville pour lui témoignez
de votre refus de voir ce projet se concrétiser. Vous lui expliquerez les raisons de ce refus tout
en lui demandant de bien vouloir intervenir pour annuler ce projet.
(250 mots)
notes :
Certaines contraintes dont vous devez tenir compte lors de la rédaction de la lettre
argumentée :
▪ Le lieu et la date : en haut , à droite
▪ Mention de l’expéditeur :
Prénom, nom , adresse de contact (à gauche , en haut)
▪ Mention du destinataire :
Nom ou fonction, adresse du destinataire ( à droite , en dessous de la mention de
l’expéditeur ou ci-contre).
▪ Objet de la lettre, référence le cas échéant
▪ Formules d’appel : Monsieur , Madame ..
▪ Corps de la lettre : choisir un plan simple
(plan à indicatif)
Paragraphe 1 : formulation de l’intention , le but de la lettre
Paragraphe 2 : explication des raisons-arguments
Paragraphe 3 : formules de politesse
▪ Signature
34
Activité 6 : la fiche de lecture
Exemple :
1. L’auteur :
2. L’œuvre :
3. Les personnages
❖ Les parents du narrateur : ________ ________________________________
❖ Les voisins du narrateur __________ ________________________________
❖ Les amis des parents du narrateur _ ________________________________
4. Les événements :
a _____________________________________ b _______________________________
c _____________________________________ d _______________________________
e _____________________________________ f _______________________________
35
______________________________________ ________________________________
___________________________________ ________________________________
___________________________________ ________________________________
36
_______________________________________________________________________
Si j’étais une eau, ________________________________________________________
Si j’étais le feu, __________________________________________________________
Si j’étais du sable, ________________________________________________________
Si j’étais le vent, _________________________________________________________
Si j’étais le vide, __________________________________________________________
Si j’étais un nuage, ________________________________________________________
Si j’étais une gomme, _____________________________________________________
Si j’étais une équation , ____________________________________________________
Activité 8 : le pastiche
TEXTE 1 :
37
TEXTE 2 :
Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir.
Il y a une horloge qui ne sonne pas.
Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches.
Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte.
Il y a une petite voiture abandonnée dans le taillis, ou qui descend le sentier en
courant, enrubannée.
Il y a une troupe de petits comédiens en costumes, aperçus sur la route à travers la
lisière du bois.
Il y a enfin, quand l'on a faim et soif, quelqu'un qui vous chasse.
Activité 9 : l’autoportrait
Me reconnaissez-vous ?
TEXTE 1 :
Je suis d’une taille médiocre, libre et bien proportionnée. J’ai le teint brun, mais assez uni ;
le front élevé et d’une raisonnable grandeur ; les yeux noirs, petits et enfoncés, et les sourcils
noirs et épais mais bien tournés. Je serais fort empêché de dire de quelle sorte j’ai le nez fait,
car il ‘est camus ni aquilin, ni gros ni pointu, au moins à ce que je crois : tout ce que je sais,
c’est qu’il est plutôt grand que petit et qu’il descend un peu trop bas. J’ai la bouche grande et
les lèvres assez rouges d’ordinaire et ni bien ni mal taillées. J’ai les dents blanches et
passablement bien rangées. On m’a dit autrefois que j’avais un peu trop de menton : je viens
de me regarder dans le miroir pour savoir ce qu’il en est et je ne sais pas trop bien qu’en juger.
Pour le tour du visage, je l’ai ou carré ou en ovale ; lequel des deux , il me serait fort difficile
de le dire. J’ai les cheveux noirs , naturellement frisés et avec cela épais et assez longs..
La Rochefoucauld, Portraits
38
TEXTE 2 :
J’avais peut-être six ans. Ma mémoire était une cire fraîche et les moindres événements
s’y gravaient en images ineffaçables. Il me reste cet album pour égayer ma solitude, pour me
prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort.
A six ans j’étais seul, peut-être malheureux, mais je n’avais aucun point de repère qui
me permît d’appeler mon existence : solitude ou malheur.
Je n’étais ni heureux, ni malheureux. J’étais un enfant seul. Cela, je le savais. Point
farouche de nature, j’ébauchai de timides amitiés avec les bambins de l’école coranique, mais
leur durée fut brève. Nous habitions des univers différents. J’avais un penchant pour le rêve.
Le monde me paraissait un domaine fabuleux, une féerie grandiose où les sorcières
entretenaient un commerce familier avec des puissances invisibles. Je désirais que l’Invisible
m’admît à participer à ses mystères. Mes petits camarades de l’école se contentaient du visible,
surtout quand ce visible se concrétisait en sucreries d’un bleu céleste ou d’un rose de soleil
couchant. Ils aimaient grignoter, sucer, mordre à pleines dents. Ils aimaient aussi jouer à la
bataille, se prendre à la gorge avec des airs d’assassins, crier pour imiter la voix de leur père,
s’insulter pour imiter les voisins, commander pour imiter le maître d’école.
Moi je ne voulais rien imiter, je voulais connaître.
▪ Prenez un bout de papier dans lequel vous faites votre portrait. Vous avez dix
minutes pour l’écrire.
▪ N.B : Ce portrait est anonyme : ne citez pas votre nom et prénom.
▪ Votre portrait se terminera par : M’avez-vous reconnu ?
▪ Le professeur désignera des élèves pour lire les portraits. Si votre description est
précise, vos camarades vous reconnaitront à coup sûr !
39
Activité 10 : rédiger une notice publicitaire
Document d’appui :
Dale Carnegie
Dans Le Livre de Poche
40
Section 4 : Prendre des notes
41
Procédés de la prise de note :
1. LA NOMINALISATION :
procédé qui consiste à passer d'un verbe ou un adjectif à un nom . La nominalisation permet
de résumer une idée
exemple : beaucoup de gens immigrent illégalement vers d'autres pays= l'immigration
clandestine
Conséquence
= Égal à, signification, définition
≠ Différent de , mais , en revanche
≈ À peu près , environ
Augmente
diminue
Ø Vide , rien , manque , absence
Є Appartient à , fait partie de
Abréviations Signification
Bcp beaucoup
Cad c'est-à-dire
t° Suffixe « tion »
Tt tout
Ex exemple
42
Tjrs toujours
OMS Organisation Mondiale de la Santé
UN Nations Unies
Éduc Éducation/éducateur
Prof Professeur / profession ..
Texte 1 : la science
La science est l'ensemble des connaissances et études d'une valeur universelle, caractérisées
par un objet et une méthode fondés sur des observations objectives vérifiables et des
raisonnements rigoureux.
Source Wikipédia
Texte 2 : La mécanique
Source : [Link]
Texte 3 :
La biologie est une discipline scientifique. La biologie est l'étude de tout être vivant, qu'il soit
humain, végétal ou animal. La biologie couvre aussi l'étude de l'environnement dans lequel
les différents organismes évoluent. La discipline concerne aussi bien les organismes
contemporains que les organismes qui ont existé par le passé. Enfin, l'évolution et la mutation
des organismes font aussi partie de la biologie. La discipline est enseignée dès le primaire.
C'est l'une des matières principales dans les formations médicales et paramédicales.
Source : [Link]
43
Texte 4 : l’immunité
Source : Wikipédia
Consigne 2 :
Dites le message essentiel contenu dans les exemples suivants en recourant aux signes et
symboles vus dans le cours
1. Au sens scientifique, le clonage est l'obtention d'un être vivant génétiquement
identique à l'original qui a fourni son génome. (wikipédia)
___________________________________________________________________
- les facteurs géographiques (les terres, le lien entre l'atmosphère et les océans, les
reliefs, la végétation, les volcans, les installations humaines) ;
([Link]
___________________________________________________________________
___________________________________________________________________
4. Le sol est un mélange complexe de roches altérées (cailloux, sables, limons, argiles),
de matière organique
(vivante ou morte), de gaz, d'eau et de minéraux solubles, constitué au fil du temps
en fonction du climat
(température, humidité, vent, glace...), de la roche mère, de la topographie et des
organismes vivants.
Mais au-delà de ses constituants, un sol est définit par ses propriétés, principalement
sa texture (proportion de
44
sable, limon, argile) et sa structure (taille et organisation des particules entre elles),
qui influent sur toutes les
autres. Il existe ainsi une grande variété de sols, qui assurent des fonctions vitales
pour l'humanité (croissance des
végétaux, support de vie...).
(Association nationale Les Petits débrouillards)
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(Wikipédia )
TEXTE 1 :
Au village, la chauve-souris a mauvaise réputation. Les garnements la clouent sur la porte des
granges, les filles craignent que celles qui, au crépuscule, battent l’air de leur vol saccadé, ne
s’emmêlent dans leurs cheveux. C’est l’animal des cauchemars, la sombre émergence de
l’enfer. Dante découvre le corps poilu de Lucifer affublé de ses ailes ; dans les peintures ou
les statues des cathédrales, le diable est un mélange de bouc et de chauve-souris.
Cependant, pour l’imagerie urbaine de notre temps, elle devient au contraire la bonne force
cachée qui poursuit les méchants : elle brille sur la poitrine de Batman, les mouvements de
cape des héros de bandes dessinées imitent ses déploiements de membranes et de griffes,
elle est la justice qui veille, inexorable, dans les ténèbres.
La chauve-souris, en somme, est un mythe et un symbole. L’animal, lui, est ignoré ; tout le
monde l’a vu voler de ci de là, le soir, se dirigeant sans hésitation à travers l’obscurité ;
quelques-uns l’ont trouvé sous les poutres de leur grenier, pendu par les pattes, enveloppé
dans ses ailes refermées ; mais bien peu l’ont regardé de près.
Paul Caro, Le Monde, 20 Mars 1982
45
TEXTE 2 :
Alors que le terme de pyromane est le plus souvent utilisé, c’est au contraire, à des
incendiaires qu’on doit la majorité des incendies criminels récents. « Les incendiaires allument
des feux par vengeance, par jalousie ou par intérêt mais sans souffrir d’aucun déséquilibre
mental. Ils relèvent donc du droit commun. », explique le professeur Jean Marc Albi (hôpital
Saint-Antoine, Paris) incendiaires donc l’ouvrier agricole qui voulait débroussailler son champ
et le jeune garçon qui voulait venger son père.
Les pyromanes, en revanche, provoquent des incendies pour jouir du spectacle, auquel ils
prennent un plaisir pervers. Il existe d’ailleurs plusieurs types de pyromanes selon les critères
psychiatriques ; certains sont des débiles légers, d’autres peuvent être, au contraire, d’une
intelligence supérieure. Beaucoup d’entre eux sont des psychotiques rêvant de purifier le
monde par le feu. Enfin, les psychiatres, insistent tous sur la publicité donnée aux feux de forêt
qui jouerait un rôle de « déclencheur » chez les pyromanes en puissance.
Le Monde, 7 Aout 1989
TEXTE 3 :
C'est presque une banalité de répéter que la seule manière adéquate de visiter certaines
régions, c'est de les parcourir à pied. D'abord parce que la marche aiguise l'appétit et l'intellect
et qu'elle place naturellement le voyageur dans un état de réceptivité qui multiplie l'intérêt de
tout ce qu'il rencontre. Ensuite, parce que ce moyen est lent, exige un effort personnel, permet
d'entrer en contact avec les choses et les gens d'une manière progressive.
A pied, un arbre est un arbre, avec sa peau rugueuse. En voiture, c'est une ombre parmi des
centaines d'ombres toutes pareilles. A pied, tout prend un sens, tout chante son petit couplet.
Le monde se subdivise à l'infini, révèle à chaque seconde des visages dont on ne soupçonnait
même pas l'existence, éveille l'intérêt par cent détails inattendus. Mais la vitesse unifie tout !
46
Exercice 3 : prendre des notes à partir d’une expérience scientifique
Texte 1 :
On apporta un jour dans mon laboratoire des lapins venant du marché. On les plaça
sur une table, où ils urinèrent, et j’observai par hasard que leur urine était claire et acide. Ce
fait me frappa parce que les lapins ont ordinairement l’urine trouble et alcaline, en leur qualité
d’herbivores, tandis que les carnivores, ainsi qu’on le sait, ont, au contraire, les urines claires
et acides. Cette observation d’acidité de l’urine chez les lapins me fit venir la pensée que ces
animaux devaient être dans la condition alimentaire des carnivores. Je supposai qu’ils
n’avaient probablement pas mangé depuis longtemps et qu’ils se trouvaient ainsi transformés
par l’abstinence en véritables animaux carnivores, vivant de leur propre sang. Rien n’était
plus facile que de vérifier par l’expérience cette idée préconçue ou cette hypothèse. Je donnai
à manger de l’herbe aux lapins, et quelques heures après leurs urines étaient devenues
troubles et alcalines. On soumit ensuite les mêmes lapins à l’abstinence, et après vingt-quatre
ou trente-six heures au plus, leurs urines étaient redevenues claires et fortement acides ; puis
elles devenaient de nouveau alcalines en leur donnant de l’herbe, etc. Je répétai cette
expérience si simple un grand nombre de fois sur les lapins, et toujours avec les mêmes
résultats. Je la répétai ensuite chez le cheval, animal herbivore qui a également l’urine trouble
et alcaline. Je trouvai que l’abstinence produit, comme chez le lapin, une prompte acidité de
l’urine, avec un accroissement relativement très considérable de l’urée, au point qu’elle
cristallise parfois spontanément dans l’urine refroidie. J’arrivai ainsi, à la suite de mes
expériences, à cette proposition générale qui alors n’était pas connue, à savoir qu’à jeun tous
les animaux se nourrissent de viande, de sorte que les herbivores ont alors des urines
semblables à celles des carnivores.
Il s’agit ici d’un fait particulier bien simple qui permet de suivre facilement l’évolution
du raisonnement expérimental. Quand on voit un phénomène qu’on n’a pas l’habitude de voir,
il faut toujours se demander à quoi il peut tenir, ou, autrement dit, quelle en est la cause
prochaine; alors il se présente à l’esprit une réponse ou une idée qu’il s’agit de soumettre à
l’expérience. En voyant l’urine acide chez les lapins, je me suis demandé instinctivement
quelle pouvait en être la cause. L’idée expérimentale a consisté dans le rapprochement que
mon esprit a fait spontanément entre l’acidité de l’urine chez le lapin et l’état d’abstinence, que
je considérai comme une vraie alimentation de carnassier. Le raisonnement inductif que j’ai
fait implicitement est le syllogisme suivant : les urines des carnivores sont acides ; or les lapins
que j’ai sous les yeux ont les urines acides ; donc ils sont carnivores, c’est-à-dire à jeun. C’est
ce qu’il fallait établir par l’expérience.
47
Section 5 : Résumer un texte
48
Le résumé de texte
Définition :
Le résumé de texte, appelé également contraction de texte, est un exercice qui vise à réduire
un texte tout en rapportant les idées essentielles qu’il renferme.
Principes du résumé :
49
Résumé de texte : texte de Jacqueline de Romilly
TEXTE :
Avant d’être un luxe, la culture est une formation. Culture et éducation sont synonymes. On
cultive des plantes, des arbres. Cela veut dire qu’on leur fournit ce qui est nécessaire à leur
épanouissement : on les nourrit, on détruit les mauvaises herbes qui les gêneraient ou les
étoufferaient, on les débarrasse des parasites, on les taille, pour accroître leur force ; bref, on
agit de mille manières pour aider leur vitalité naturelle et décupler tout à la fois leur beauté et
leur fécondité. On fait de même pour les esprits. On leur fournit la nourriture – c’est-à-dire que
l’on développe, à travers toute discipline, quelle qu’elle soit, leur aptitude au raisonnement,
leur connaissance des problèmes, leur expérience des solutions déjà tentées. On leur fait
comprendre également, dans les disciplines littéraires, les sentiments, les émotions, qui se
sont fait jour avant eux chez des hommes de toute espèce. On les rend aussi capables, par le
contact des exemples et l’exercice de la critique, de s’exprimer avec plus de force, de rigueur
et d’éclat. Enfin, s’il est vrai que l’apprentissage de l’histoire et la fréquentation de modes de
pensée divers rendent leurs propres doctrines plus riches et plus conscientes, il faut préciser
encore que cette double épreuve doit les rendre plus tolérants envers les idées d’autrui et plus
libres eux-mêmes, vis-à-vis des pressions immédiates. Les cultiver, ce n’est donc pas autre
chose que développer leur qualité d’hommes, qualités qu’ils emploieront ensuite comme ils
voudront, à ce qu’ils voudront.
50
Résumé de texte : texte de Gilberte Niquet
J’entends souvent critiquer la bande dessinée autour de moi. On lui reproche de priver les
jeunes du goût de la lecture, d’appauvrir leur capacité à s’exprimer, de les abêtir, de leur
donner de la vie une image irréelle. Sans méconnaître la part de vérité que contiennent ces
critiques, je refuse de condamner systématiquement la bande dessinée. Je l’apprécie et je lui
reconnais des aspects positifs.
Et d’abord, qu’on le veuille ou non, la bande dessinée est un livre. En tant que tel, elle met
l’enfant ou l’adolescent au contact d’un ouvrage. Il le tient, il en tourne les pages, de sorte qu’il
s’habitue à cette activité qu’on nomme la lecture. Peu à peu, il acquerra le goût. On sait ainsi
qu’un bambin de trois ans, qui feuillette de petits livres, n’a plus de chances d’aimer la lecture
à l’avenir qu’un autre enfant qui n’aura pas été mis au contact de livres illustrés.
Par ailleurs, les bandes dessinées sont souvent réalisées par des dessinateurs de talent.
Dès lors, elles mettent le jeune lecteur au contact d’une autre forme d’expression que le
langage : le dessin. Et cela est fort important. Autrefois, en effet, on cantonnait les jeunes dans
une seule forme d’expression : le langage. Ce serait une erreur que de procéder ainsi
aujourd’hui, car la civilisation a changé. Elle utilise diverses formes d’expression, notamment
l’image. En familiarisant les jeunes avec cette dernière, la bande dessinée leur offre un second
langage, et donc un moyen supplémentaire de s’exprimer.
Autre avantage de la bande dessinée : elle permet au jeune lecteur de découvrir des lieux
et des époques qu’il ignore ou qu’il ne se représente que vaguement. Les bandes dessinées
les lui montrent et les lui précisent. Ainsi, en lisant les albums Tintin, le lecteur découvre les
divers paysages du globe : du désert du Tibet aux glaces de l’Antarctique, et même, au-delà
de la terre, les paysages lunaires .En lisant Astérix, le jeune lecteur se représente ce qu’étaient
les soldats romains : leurs costumes, leur stratégie militaire, et la vie en Gaule à cette époque.
Sous l’humour et l’aventure, les décors et les personnages sont là révélateurs de lieux et
d’époques, et par conséquent porteurs de connaissances. Dans ces conditions, on voit comme
est injuste le reproche qu’on adresse souvent à la bande dessinée : elle abêtit ses lecteurs.
Enfin, la bande dessinée n’est pas décalée par rapport à la vie. Elle la reflète. Par la vérité
des ses décors et de ses situations, elle est une fresque fidèle de la réalité. Elle représente
ainsi le quotidien, c’est-à-dire la vie que peut mener l’homme moyen, mais elle évoque aussi
des événements exceptionnels ou des phénomènes futuristes qui pourraient bien se produire
à l’avenir. Bref, elle illustre la vie de façon complète, en la regardant, en parcourant ses divers
albums, l’enfant a sûrement de la vie une conception plus juste que s’il restait confiné dans
son univers familier.
Pour toutes ces raisons, je pense que la bande dessinée a beaucoup de qualités, et peut-
être un moyen de culture autant qu’un divertissement. Certes, elle est parfois médiocre, mais
il suffit d’apprendre très tôt au jeune lecteur à choisir ses bandes dessinées, à distinguer entre
le dessin vulgaire et l’image de talent, entre le récit intelligent et le scénario stupide. Il convient
aussi d’habituer l’enfant à varier ses activités de loisirs : à faire alterner ainsi l’emploi de la
bande dessinée et celui du livre. (571 mots)
51
Résumé de texte : texte de Bruno Bettelheim
Certains parents , parce qu’ils ont en horreur la guerre et la violence ,interdisent tous les jouets
inspirés par le matériel d’armement .leur pacifisme est très compréhensible ,mais en prohibant
ces jeux ils n’agissent pas pour le bien de leur enfant mais uniquement à partir de leurs
préoccupations d’adultes .certains d’entre eux ont même peur que ces jeux ne fassent de leur
enfant un futur criminel ,mais cette façon de penser est très dangereuse sur bien des points.
De même que le fait de jouer avec des cubes ou des camions n’indique pas que l’enfant
sera un jour architecte ou chauffeur de poids lourd, de même ses jeux avec ses armes-jouets
ne laissent rien prévoir de ce qu’il fera plus tard.
Ensuite, si, comme on peut raisonnablement espérer , ces jeux donnent à l’enfant
l’impression qu’il peut se protéger et lui permettre de se décharger de ses tendances
agressives ,celles-ci ne pourront pas s’accumuler dans l’inconscient et , plus tard, ne
chercheront pas à s’exprimer de façon dangereuse .
Cette prohibition , en outre, rend l’enfant frustré et furieux parce qu’il voit que ces jouets –
par ailleurs vantés par les médias- sont permis à ses petits camarades .
Enfin, l’attitude la plus pernicieuse par ses conséquences est la peur parentale que l’enfant
ne devienne violent , ou même un assassin. Cette idée est beaucoup plus nuisible au bien-
être émotionnel de l’enfant que ne peuvent l’être les pistolets .C’est surtout vrai en raison de
l’importance pour l’enfant de l’opinion que ses parents ont de lui. Après tout ,c’est à travers
ses parents que l’enfant se fait une idée de lui-même .S’ils le croient capable de mal tourner
au point de devenir un criminel ,cette opinion terriblement négative le rendra furieux contre
eux et la société , et il sera plus enclin à mettre en acte sa colère, non plus d’une façon
symbolique ,par le jeu , mais dans la réalité à partir du moment où il aura échappé à l’autorité
parentale. Il sait qu’il a fort envie de jouer avec un pistolet à amorces , et si ses parents
pensent que cela fera de lui un tueur ,l’image qu’il se fait de lui-même ,pour le présent et pour
l’avenir ,est en grand danger d’être gravement déformée.
52
Résumé de texte : texte de Badinter
Texte :
Dans la société traditionnelle, vivre seul était anormal et suspect. Dans la
seconde moitié du XIXe siècle, les statisticiens bourgeois traquaient le célibataire sur
les registres d’écrou, d’hôpital, d’asile, de morgue pour démontrer sa nocivité et sa
détresse. Selon les uns, leur mortalité était plus grande que celle des hommes mariés,
mieux soignés par leur femme. Pour les autres, ils étaient les meilleurs candidats au
suicide et au crime. Pire encore était le statut des « vieilles filles », qui ne pouvaient
arguer de la condition d’artiste ou d’étudiant prolongé. Michelle Perrot résume ainsi le
regard que l’on portait sur elles : « Célibataire, la femme est la fois en danger et un
danger. En danger de mourir de faim et de perdre son honneur. Menace pour la famille
et la société. Oisive, si les bonnes œuvres ne l’accaparent pas, elle passe son temps
en intrigues et en ragots…Sans famille où exercer son pouvoir, elle vit en parasite sur
celle des autres…Non assignées à résidence dans leur foyer, les femmes seules
circulent. Elles sont marchandes à la toilette, entremetteuses, avorteuses, un peu
sorcières. »
Aujourd’hui, le célibataire a droit de cité au même titre que l’individu marié,
puisque l’on estime que plus de 36% des Françaises et des Français peuvent ne
jamais se marier. Mieux, la solitude est parfois le résultat d’un choix. Plus la position
est élevée dans l’échelle sociale et plus le taux de célibat progresse ; de 10% chez les
ouvrières, il atteint 24% chez les femmes cadres supérieurs. Rien d’étonnant à lire les
statistiques de F. de Singly qui montrent que l’état matrimonial est pour elles un
handicap. Célibataires et donc plus disponibles, elles s’approprient de meilleures
positions professionnelles que les hommes célibataires. Mariées, de moins bonnes
positions que les hommes mariés. L’ambition féminine et les carrières valorisantes
sont de puissants facteurs de solitude ou d’appartements séparés. Même si les uns et
les autres s’en plaignent parfois, et gémissent sur l’absence du grand amour, ce sont
elles qui, en dernier ressort, préfèrent leur liberté à un lien jugé médiocre.
(373 mots )
Élisabeth Badinter
53
Section 6 : Écrire dans les médias
54
Situation d’écrit 1 : Écrire au courrier des lecteurs
Activité 1 : polémique autour de la langue d’enseignement
Objectifs :
▪ S’exprimer dans les médias
▪ Réagir dans le cadre d’une polémique
Hamid- Casablanca :
Pour moi, enseigner les matières scientifiques en arabe dialectal « Darija » est une nécessité.
La langue maternelle est non seulement celle de la communication mais également celle de
la réflexion. D’ailleurs quand je veux résoudre un problème de mathématiques, je pense en
arabe dialectal, cela me permet de mieux raisonner !
Karim de Fès :
Du n’importe quoi ! Apprendre dans une autre langue c’est renier notre identité arabo-
musulmane ! Ils disent que l’Arabe n’est pas une langue pour enseigner les sciences, ont-ils
oublié que les savants arabes ont créé des notions scientifiques encore utilisés surtout en
mathématiques ?
Consigne :
Vous envoyez une lettre au courrier des lecteurs de ce journal pour régir aux interventions ci-
haut.
55
Activité 2 : une controverse
Consigne : après avoir lu les documents suivants , vous envoyez une lettre au courrier des
lecteurs du journal Le Monde afin d’exprimer votre point de vue sur la controverse soulevée.
DOCUMENT 1 :
MÉDECINE
AUX ÉTATS UNIS
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Document 2 :
POINT DE VUE
Document 1 :
L’Organisation internationale du
travail retient les définitions
suivantes dans ses publications qui
servent souvent de référence lors de
l’analyse du travail des enfants7 :
58
Section 7 : Exposer
59
Définition et caractéristiques
L’exposé est une technique qui vise à présenter un phénomène ou un sujet quelconque pour
informer, expliquer et clarifier des points à un public précis.
Faire un exposé : les étapes
Phase de préparation :
• Clôturer l’intervention par un récapitulatif des points traités et des idées débattues.
60
Projets d’exposés
Consignes :
Exposé 1 : le biographique
61
Section 8 : s’entretenir
62
Dans cette section vous trouverez des suggestions de textes pour l’épreuve d’entretien.
Texte 1 : le conte 1
Préparation :
▪ Vous avez dix minutes pour préparer ce texte.
▪ Lisez-le attentivement.
▪ Répondez à la question.
Passation :
▪ Lire le texte à haute voix.
▪ Répondre à un certain nombre de questions que le professeur vous posera.
Texte :
Il était un homme dont la femme mourut, et une femme dont le mari mourut ; et l’homme
avait une fille, et la femme avait une fille. Les petites filles se connaissaient et allaient se
promener ensemble et rentraient ensuite à la maison de la femme. Alors elle dit à la fille de
l’homme : « Ecoute, dis à ton père que je veux l’épouser, alors tu auras chaque matin du lait
pour te laver et du vin à boire, tandis que ma fille se lavera dans l’eau, et boira de l’eau. »La
petite fille rentra chez elle et raconta à son père ce que la femme avait dit. L’homme : « Que
dois-je faire ? Le mariage est une joie et aussi un tourment. »Pour finir, comme il ne parvenait
pas à se décider, il retira sa botte et dit : « Prends cette botte, la semelle en est percée, va
avec au grenier, pends-la au gros clou et verse de l’eau dedans. Si elle ne fuit pas, je me
remarierai, mais si elle fuit, je refuse. » La fillette fit ce qu’il lui avait ordonné ; mais sous l’effet
de l’eau le trou se resserra et la botte se remplit jusqu’au bord. Elle rapporta à son père ce
que le sort avait décidé. Alors il monta voir lui-même et il constata que c’était vrai ; il alla
demander la veuve en mariage et les noces eurent lieu.
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Texte 2 : le portrait 1
Préparation :
Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi; c'est un homme universel, et il se
donne pour tel : Il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer quelque chose. On
parle, à la table d'un grand, d'une cour du Nord : il prend la parole, et l'ôte à ceux qui allaient
dire ce qu'ils en savent ; il s'oriente dans cette région lointaine comme s'il en était originaire ;
il discourt des moeurs de cette cour, des femmes du pays, de ses lois et de ses coutumes : il
récite des historiettes qui y sont arrivées ; il les trouve plaisantes, et il en rit le premier jusqu'à
éclater. Quelqu'un se hasarde de le contredire, et lui prouve nettement qu'il dit des choses qui
ne sont pas vraies. Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire contre l'interrupteur. « je
n'avance, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache d'original : je l'ai appris de Sethon,
ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis quelques jours, que je connais
familièrement, que j'ai fort interrogé, et qui ne m'a caché aucune circonstance. » Il reprenait le
fil de sa narration avec plus de confiance qu'il ne l'avait commencée, lorsque l'un des conviés
lui dit : « C'est Sethon à qui vous parlez, lui-même, et qui arrive de son ambassade. »
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Texte 3 : le conte 2
Préparation :
▪ Vous avez dix minutes pour préparer ce texte.
▪ Lisez-le attentivement.
▪ Répondez à la question.
Passation :
▪ Lire le texte à haute voix.
▪ Répondre à un certain nombre de questions que le professeur vous posera.
TEXTE :
Il y avait une fois un prince qui voulait avoir une princesse, mais elle devait être une vraie
princesse. Et il voyagea dans le monde entier pour en trouver une, mais toujours il y avait
quelque chose à redire, les princesses ne manquaient pas, mais étaient-elles de vraies
princesses, il ne pouvait s’en assurer tout à fait, toujours il y avait quelque chose qui n’était
pas comme il fallait. Et il rentra chez lui tout chagrin, car il aurait voulu avoir une véritable
princesse.
Un soir, on eut un temps affreux ; éclairs et tonnerre, pluie à torrent, c’était effrayant. On
frappa à la porte de la ville, et le vieux roi alla ouvrir.
C’était une princesse qui était dehors. Mais, Dieu, de quoi avait-elle l’air, avec cette pluie
et ce vilain temps ! L’eau lui coulait dans les cheveux et sur ses vêtements, elle lui entrait dans
le nez et dans les souliers, et sortait par les talons, et elle dit qu’elle était une vraie princesse.
« Bon, c’est ce que nous allons savoir ! » pensa la vieille reine, mais elle ne dit rien, alla
dans la chambre à coucher, enleva toute la literie, et déposa un petit pois au fond du lit, puis
elle prit vingt matelas, les étendit par-dessus le pois, et mit encore vingt couettes de plumes
d’eider par-dessus les matelas.
C’est là que la princesse devait coucher la nuit.
Le matin on lui demanda comment elle avait dormi.
-Oh, terriblement mal, dit la princesse. Je n’ai presque pas fermé l’œil de toute la nuit !
Dieu sait ce qu’il y avait dans ce lit ? J’ai couché sur quelque chose de dur, et j’en ai le corps
tout brun et bleu. C’est terrible !
Alors on put voir que c’était une vraie princesse, puisqu’elle avait senti le petit pois à
travers les vingt matelas et les vingt couettes de plumes. Seule une vraie princesse pouvait
avoir la peau si délicate.
Le prince la prit donc pour femme, car il savait maintenant qu’il avait une vraie princesse
et le pois fut placé dans le cabinet des objets d’art, où il est encore, si personne ne l’a pris.
Voyez, c’est là une vraie histoire.
Hans Christian Andersen , Contes.
Quels indices montrent qu’il s’agit d’un conte ?
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Texte 4 : le portrait 2
Préparation :
▪ Vous avez dix minutes pour préparer ce texte.
▪ Lisez-le attentivement.
▪ Répondez à la question.
Passation :
▪ Lire le texte à haute voix.
Répondre à un certain nombre de questions que le professeur vous posera
TEXTE :
Cette figure était d’une personne qui ne pouvait guère inspirer d’autre sentiment que le respect,
car l’aspect s’en composait d’une large face pourvue d’un assez gros nez et de petits yeux
que surmontaient de hauts sourcils. Une bouche mince se dessinait sous une lèvre légèrement
moustachue, le tout relevé d’un teint encore frais et d’un air de bonne santé. Cette tête était
supportée par un corps fort avantagé de la nature, qui s’était souciée plutôt de le solidement
construire que d’en parer les vigoureuses proportions. Cette grave matrone, vêtue avec
simplicité, exprimait par son maintien une sage réserve et un grand sérieux. On sentait qu’elle
appartenait à des gens de condition et qu’elle s’attachait à montrer qu’elle en ressentait tout
l’honneur par la dignité de ses manières et la convenance de sa tenue.
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Texte 5 : le portrait 3
Préparation :
▪ Vous avez dix minutes pour préparer ce texte.
▪ Lisez-le attentivement.
▪ Répondez à la question.
Passation :
▪ Lire le texte à haute voix.
▪ Répondre à un certain nombre de questions que le professeur vous posera
TEXTE :
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Texte 6 :le portrait 4
Préparation :
▪ Vous avez dix minutes pour préparer ce texte.
▪ Lisez-le attentivement.
▪ Répondez à la question.
Passation :
▪ Lire le texte à haute voix.
▪ Répondre à un certain nombre de questions que le professeur vous posera
TEXTE :
Un être lugubre, c’était Montparnasse. Montparnasse était un enfant ; moins de vingt
ans, un joli visage, dans lèvres qui ressemblaient à dans cerises, de charmants cheveux noirs,
la clarté du printemps dans les yeux ; il avait tous les vives et aspirait à tous les crimes. La
digestion du mal le mettait en appétit du pire. C’était le gamin tourné voyou, et le voyou devenu
escarpe. Il était gentil, efféminé, gracieux, robuste, mou, féroce. Il avait le bord du chapeau
relevé à gauche pour faire place à la touffe de cheveux, selon le style de 1829. Il vivait de
voler violemment. Sa redingote était la meilleure coupe, mais râpée. Montparnasse, c’était une
gravure de mode ayant de la misère et commettant des meurtres. La cause de tous les
attentats de cet adolescent était l’envie d’être bien mis. La première grisette qui lui avait dit :
Tu es beau, lui avait jeté la tache de ténèbres dans le cœur, et avait fait un Caïn de cet Abel.
Se trouvant joli, il avait voulu être élégant ; or la première élégance, c’est l’oisiveté ; l’oisiveté
d’un pauvre, c’est le crime. Peu de rôdeurs étaient redoutés que Montparnasse. A dix-huit ans,
il avait déjà plusieurs cadavres derrière lui. Plus d’un passant les bras étendus gisait dans
l’ombre de ce misérable, la face dans une mare de sang. Frisé, pommadé, pincé à la taille,
des hanches de femme, un buste d’officier prussien, le murmure d’admiration des filles du
boulevard autour de lui, la cravate savamment nouée, un casse-tête dans sa poche, une fleur
à sa boutonnière ; tel était ce mirliflore du sépulcre.
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Texte 7 : un poème de Verlaine
Préparation :
▪ Vous avez dix minutes pour préparer ce texte.
▪ Lisez-le attentivement.
▪ Répondez à la question.
Passation :
▪ Lire le texte à haute voix.
▪ Répondre à un certain nombre de questions que le professeur vous posera
TEXTE
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
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Texte 8 : un poème d’Arthur Rimbaud
Préparation :
▪ Vous avez dix minutes pour préparer ce texte.
▪ Lisez-le attentivement.
▪ Répondez à la question.
Passation :
▪ Lire le texte à haute voix.
▪ Répondre à un certain nombre de questions que le professeur vous posera
Le dormeur du val
TEXTE :
70
Section 9 : se préparer aux épreuves du TCF
71
Compréhension de l’écrit :
Série 1
Exercice 1 :
Ces groupes, qui luttent pour la protection des bélugas, s'étonnent de cette
décision annoncée jeudi et qui survient alors qu'une autorisation émise par
Pêches et Océan Canada pour ces mêmes travaux est actuellement
contestée devant les tribunaux parce qu'elle ne reposerait sur aucun avis
scientifique.
Source : [Link]
Le gouvernement du Québec a :
Exercice 2 :
G Duval défend :
les droits des prisonniers
les droits de la
population
72
série 2
Exercice 1 :
Jean-Charles Terrassier est encore plus ancien dans le métier. Ce psychologue clinicien de Nice a, dès 1971, exploré le
fonctionnement de ces têtes drôlement faites qui représentent tout de même plus de 2% de population. Lui qui s’est battu pour
faire admettre l’existence des surdoués, pour encourager leur détection et éviter du même coup leur marginalisation.
Exercice 2 :
Réédition de Le nouvel Angyo Onshi, tomes 1 et 2, de Youn In-Wan (scénario) et Yang Kyung-il (dessins) chez Pika
Série culte, en 18 tomes, sortie en France entre 2003 et 2010, Le nouvel Angyo Onshi nous emmène dans le
royaume de Jushin, dans l'Asie ancienne, sur les traces de Mun-Su, un envoyé secret du roi (Angyo Onshi),
dont le métier est de voyager incognito dans le pays afin de punir les gouverneurs et autres fonctionnaires
tyranniques et d'aider les démunis.
Une très belle réédition en volume double et à un prix modique et dont la publication des 9 tomes devrait être
mensuelle. Les deux premiers volumes comportent quelques pages en couleurs et des bonus.
Source : France –Info
73
Série 3
Texte 1 :
La scène s'est produite dans la nuit de vendredi à samedi dans une maison située à
Tarnos, dans les Landes.
Une mère de famille s'est mise à hurler après avoir surpris deux cambrioleurs qui
s'étaient introduits à son domicile.
L'un d'eux a préféré prendre la fuite, mais le second est resté sur place.
Alertée par les cris de sa maman, Maëlys, une adolescente de 17 ans, ceinture noire
de judo, est sortie de sa chambre et lui a fait une prise.
Elle lui a pratiqué la technique "O'soto gari" consistant à se mettre face à son
adversaire, le prendre par les épaules, et le basculer sur sa hanche.
Elle l'a ensuite immobilisé avec une clef. Le cambrioleur est parvenu toutefois à se
débattre et à s'échapper. Mais grâce à l'intervention de Maelys, le suspect a laissé son ADN.
Les policiers ont pu ainsi identifier le jeune homme, âgé de 20 ans, qui a reconnu les
faits en garde à vue, mais qui a refusé de donner le nom de son complice.
Source : [Link]
1. Maelsy est :
Le premier cambrioleur
La mère de famille
Le second cambrioleur
L’adolescente.
2. L’un des cambrioleurs a :
Réussi à immobiliser l’adolecente.
Réussi à se sauver
Réussi à se cacher dans la maison.
Texte 2 :
Elle s'appelle Rosie Ruiz. A 26 ans, cette New-Yorkaise remportait l'édition du marathon de
Boston dans le temps de 2h 31 mn 56 s, proche de la meilleure performance mondiale. Elle
se prêtait ensuite fort gracieusement aux interviews et aux cérémonies. Pourtant, les autres
concurrentes se déclaraient perplexes de ne l'avoir guère aperçue les 40 premiers
kilomètres de l'épreuve (qui en compte 42,195). Après enquête, on constata qu'elle avait
pris le métro. Elle fut déchue de son titre. En 1984, elle finissait derrière les barreaux, après
avoir essayé de vendre deux kilos de cocaïne à un policier en civil.
(mars 1992)
1. Les concurrentes de Rosie Ruiz ne comprennent pas pourquoi :
Celle-ci a été déchue de son titre.
Celle-c- a donné des interviews à la presse
Celle-ci a remporté le marathon.
2. Rosie Ruiz a fini par :
Être sacrée championne de marathon.
Être emprisonnée
Être félicitée par la police.
74
GSK préparation à l’épreuve du TCF
Compréhension de l’écrit
Série 4
Exercice 1 : 2. La jeune femme a été :
bienveillante envers ses enfants.
La mortalité des automobilistes est, elle, en légère attentionnée à l’égard de ses enfants.
baisse (-2%), même si "cette catégorie d'usagers négligente envers ses enfants.
totalise à elle seule plus de la moitié des morts" avec
1.760 personnes ayant perdu la vie dans un véhicule Exercice 3 :
de tourisme en 2016.
Ils ont été prévenus dimanche soir ou le seront lundi
Les usagers des deux-roues motorisés sont toujours matin. Soixante et un élèves parisiens de terminale ES
aussi exposés: ils représentent moins de 2% du trafic, (spécialité mathématiques, notée sur un coefficient 7)
mais comptent pour 21% des personnes tuées, et 43% vont repasser leur épreuve de mathématiques de
des blessés graves. baccalauréat, une semaine après l’avoir passée, a
annoncé l’éducation nationale, confirmant une
Si les 18-24 ans sont moins nombreux à avoir perdu la information du Parisien.
vie en 2016 sur la route (597, - 3,6%), les seniors de
« Soixante et une copies de maths ont été volées dans
75 ans et plus à l'inverse enregistrent une forte hausse
de leur mortalité (566 ,+9,1%). le sac d’un correcteur ou une correctrice », a-t-on
expliqué, précisant que le vol, dont les circonstances
n’ont pas été révélées, avait été signalé à la police
[Link] « dès que ça s’est su ». Un fait « franchement
rarissime », a-t-on ajouté Rue de Grenelle.
1. Ce texte est plutôt :
Argumentatif [Link]
Informatif
prescriptif L’événement relaté dans ce texte arrive :
2. La mortalité des personnes âgées : régulièrement
a atteint plus de 1700 . souvent
a baissé de 21% exceptionnellement
a dépassé 500.
Exercice 2 :
Exercice 4 :
Le 26 mai dernier, Juliet, 2 ans, et son petit frère
Cavanaugh, 16 mois, ont été retrouvés morts dans leur «La nouvelle analyse relative aux bienfaits de
voiture garée en plein soleil à Parker, au Texas, alors l’éducation devrait être une bonne nouvelle pour tous
qu'on était en pleine période de canicule dans cet état ceux qui travaillent sur l’Objectif de développement
des Etats-Unis. durable visant à éliminer la pauvreté d’ici 2030», a
La maman a expliqué que ses deux enfants avaient déclaré Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco.
échappé à sa vigilance durant plusieurs minutes, avant La responsable onusienne s'exprimait suite à la
de les retrouver enfermés dans le véhicule. parution d'un document de l'Unesco selon lequel le
taux de pauvreté mondial pourrait diminuer de moitié si
Elle a alors brisé la vitre mais il était trop tard. Ils tous les adultes achevaient leurs études secondaires.
étaient déjà décédés. Ce qui n'est malheureusement pas le cas. Au total,
Mais, un mois après le drame, les enquêteurs ont 264 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes
relevé des incohérences dans le récit de la jeune n’étaient pas scolarisés en 2015. L'analyse, qui porte
femme. sur la période 1965-2010, montre «que près de 60
millions de personnes pourraient échapper à la
Placée en garde à vue vendredi, Cynthia Marie pauvreté si tous les adultes allaient seulement deux
Randolph a reconnu qu'elle avait menti. Elle a expliqué ans de plus à l’école. Si tous les adultes achevaient
que, après le trajet, Juliet avait refusé de sortir du leurs études secondaires, 420 millions de personnes
véhicule. Cynthia a alors perdu patience et, furieuse, a pourraient sortir de la pauvreté», est-il précisé dans le
refermé la porte et les a enfermés exprès dans la communiqué de l'Unesco. (Le Matin .ma)
voiture.
75
Série 5
Exercice 1 :
76
Maitrise des structures de la langue :
Série 1
Lisez les phrases suivantes, puis cochez la bonne réponse correcte pour chaque item
77
Série 2
1) « C’est la pièce ………j’ai besoin pour mettre mes affaires en lieu sûr. »
où
dont
que
qui
2) « C’est vrai, le train est plus rapide que la voiture, mais je trouve ça …….pratique si on a beaucoup de
bagages. »
Très
.beaucoup plus
peu
Trop
3) « Si tu fumais moins, tu ……….moins d’argent dans les cigarettes. »
dépenserais
dépenseras
as dépensé
aura dépensé
4) « Des bonbons ? Il … prend tous les jours ! »
y
en
on
ont
5) « …….-tu , s’il te plaît me donner des informations à ce sujet ? »
pourras
pourrais
pourriez
pourrez
6) « Tiens ! Où sont les cassettes que je t’ai ……hier ? »
acheté
achetée
achetés
achetées
7) « Veuillez …………le CD dans le lecteur E ».
Intégrer
Inclure
Insérer
Impliquer
8) «- Pourriez-vous remettre ce dossier à M. Pascalet ?
-Volontiers ! Je …………donnerai dès son arrivée. »
le lui
les lui
lui les
lui le
9) « ……..qu’il fasse beau demain, sinon on restera toute la journée dans la chambre. »
bien
alors
pourvu
pour
10) « Le pull …… porté était bleu. »
Qui l’a
Qu’il a
Qui la
78
11) « T’as vu le dernier Twilight ? Qu’-ce que t’en penses ?
-C’est nul ! Un vrai ……..»
Navet
Succès
Exploit
Miracle
12) « - On prend un ….. ?
-Pourquoi pas ?! »
Ver
Vert
Verre
Vers
13) « Il a réussi …….ses efforts. »
à cause de
grâce à
sous prétexte que
puisque
14) « - Charles compte changer de ville.
- Dans ce cas , il lui faut un ……. »
Buraliste
Déménageur
Eboueur
Placier
Réceptionniste.
15) « je travaille avec lui ………un an. »
Depuis
Pendant
en
pour
16) « Je souhaite qu’il ……. »
Partira
Parte
Sera parti
Serait parti
17) « Jean-Michel a fourni beaucoup d’efforts………il a réussi à l’examen. »
pourvu que
alors que
Si bien que
Pour peu que
18) « Il dort à la ……..étoile. »
Bonne
Belle
Blonde
Brune
19) « …..il fait très froid, j’ai allumé le radiateur. »
Comme
Car
Sous prétexte que
Du coup
20) « La maison à côté ………..tu habites est très jolie ! »
Duquel
Delaquelle
Desquelles
Desquels
79
Série 3
1) « La faculté ……j’ai envoyé mon dossier d’inscription m’a rappelé. »
Dont
Pour laquelle
Auquel
A laquelle
2) « -Veux-tu bien remettre cette malle à Micheline ? »
- Volontiers ! Je …………rendrai »
Les lui
Le leur
La lui
Les leur
3) « Il a accepté de défendre de mon affaire ;………il a refusé de baisser ses honoraires. »
Afin que
En revanche
Comme
Du coup
4) « Son intervention a été longuement …… »
Saluer
Salué
Saluée
Salués
5) « Et si j’………au cinéma ? ça me changerait les idées ! »
Irai
Allai
Allais
Irais
6) « -Il pleuvra demain ?
-Cela ce …….. ! »
Peu
Peux
Peut
7) « Il réussira pour peu qu’il ………un élève sérieux. »
Soi
Soit
Aies été
Aie été
8) « J’ai perdu deux points ……..avoir fait attention à certains détails de la consigne. »
Pour peu
Faute de
Surtout que
Tellement que
9) « Il a passé une nuit blanche ; ……sa fatigue. »
d’où
doux
dès
dorénavant
10) « Le pauvre Clément vient de passer l’arme à gauche. On l’enterrera demain. »
Passer l’arme à gauche signifie :
passer l’arme à gauche
cacher son arme
80
mourir
être gaucher de nature.
11) La ……..est l’afflux du sang pendant l’effort fourni lors de la musculation »
Conjoncture
Conjonction
Congestion
Conjecture
12) « Pour que tu ……cette recette , tu as besoin de beaucoup d’ingrédients. »
Fais
Feras
Fasses
Fasse
13) « Ce peuple aime ses traditions .Il ……tient beaucoup. »
En
Ont
Y en
Y
14) « -Où est Jean ?
-Il est parti, il y a belle ……….. »
Lurette
Poussette
Trotinette
Noisette
15) « Je suis content …… résultat de Dominique. »
Par
Avec
Du
Sur
16) « La sœur de Danielle a cinquante ans. Elle est donc …………… »
Centenaire
Septuagénaire
Quadragénaire
Quinquagénaire
17) « Tu ………que je vienne ? »
Veuilles
Veux
Veut
Voudras
81
Série 4
82
reçu.
reçus
reçue
reçues.
11. « as-tu ………à quelqu’un de ce sujet ? »
parlés
parlé
parlées
parlée
12. « Il vient de lire Les Illusions………de Balzac. »
perdu
perdue
perdues
perdus.
13. « Où sont ………les papiers qui étaient sur la commode ? »
passé
passés
passées
passée
14. « ce vétéran s’est…….remettre la médaille d’honneur à laquelle il ,rêvait depuis
longtemps. »
vu
vue
vues
vus
15. « elles se sont …….. au téléphone toute la soirée. »
parlée
parlé
parlées
parlés
16. « Il s’est ……..le visage à la hâte. »
lavé
lavés
lavée
lavée
83
Série 5
84
capituler
vaincre
départir
10. « ses paroles sont ………..c’est pourquoi il convainc tout le monde »
censées
sensées
judicieuses
extraordinaires
11. « cette décision n’a pas fait l’unanimité : elle a provoqué de nombreuses ………… »
déviations
concertations
dissertations
contestations
12. « cet employé n’est pas un ……….A chaque moment il risque d’être renvoyé . »
Permanent
Préposé
Recruteur
13. « certaines épreuves sont ………ce n’est pas la peine de les passer. »
facultatives
incontournables
indispensables
inéluctables
14. « Cette personne est altruiste : elle a du »
chagrin
savoir
cœur
détachement
85
série 6
86
le leur
les leur
la leur
la lui
10. « J’ai vu Charles au Champ de Mars . Il s’…….promène souvent. »
y
en
eux
leur
11. « Je pense à mes amies qui m’ont trahie !
-Tu penses encore ……….. »
à eux
à elle
à elles
à lui
12. « Des SMS , je ………..envoie des dizaines chaque jour ! »
en lui
la lui
lui en
13. « -Est-ce qu’il y a des occasions à saisir dans ce Mall ?
-Oui, il ………..a beaucoup. »
en y
y en
lui en
leur en
14. « -Tu as un timbre-poste sur toi ?
-oui, j’……ai encore un. »
en
y
lui
les
15. « La politique , il s’…….. intéresse vraiment. »
en
y
la
le
87
série 7
88
puisque.
10. « Elle révise ardemment ses leçons ……qu’elle n’échoue à l’examen. »
pour
en vue de
de peur que
etant donné que
11. « il fait un ……froid qu’on n’ose pas sortir dehors. »
tant
tel
tellement
si
12. « Charles a joué toute la demi-journée au foot ………il est rentré fourbu chez lui. »
si bien que
attendu que
pourvu que
vu que
13. « J’aime cet artiste …….son rôle dans The Quest. »
car
parce que
pour
afin de
14. « ……….il a tardé à venir , nous l’avons remplacé . »
comme
donc
si bien que
en raison de
15. « la maman a interdit à son fils d’aller au balcon ………il ne tombe. »
si bien que
de crainte que
attendu que
vu que
16. « ils parlent tout bas ……..personne ne peut les entendre. »
parce que
sous prétexte que
de sorte que
de peur que .
89
série 8
90
d’où
là où
par quoi
11. Le quartier …….lequel il habite est très loin.
sur
par
dans
sous
12. l’idée ……..je pense est absurde.
que
à laquelle
de laquelle
dont
13. L’homme …….parle Jean est le proviseur du lycée.
à quoi
par quoi
à qui
desquels
14. ces parents ont un enfant ……ils sont fiers.
qu(e)
où
qu(i)
dont
15. la personne …….tu tiens ces informations ne me semble pas honnête !
à quoi
à qui
de qui
de quoi.
16. Tes enfants ………tu t’es sacrifié ne te reconnaissent plus.
à qui
pour qui
de qui
avec qui
17. le personnage …….tu parles me parait bien naïf.
d’où
de laquelle
de qui
de quoi.
18. Heureux …… comme Ulysse a fait un beau voyage..
où
lequel
dont
qui
91
Bibliographie
Ouvrages de pédagogie :
ALEXANDRE Danielle, anthologie des textes clés en pédagogie, 2010, ESF éditeur.
ALEXANDRE Danielle , Les méthodes qui font réussir les élèves ,2011, ESF éditeur .
MERIEU Philippe, Apprendre, oui , mais comment ,1988, ESF éditeur .
MULLER François, Manuel de survie à l’usage de l’enseignant (même débutant) , 2015
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européennes .
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Sitographie
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High-stakes questions in literature often reflect real-life dilemmas by posing moral, ethical, and existential challenges that characters must navigate. These themes mirror societal issues such as the balance between ambition and morality, the quest for identity, and the struggle for justice and equality. Literature becomes a space where readers can explore these dilemmas in a controlled environment, allowing them to reflect on similar real-life situations and consider potential outcomes and ethical implications. This reflective process helps readers develop critical thinking skills and a deeper understanding of their own values .
The portrayal of conflict and resolution in literature reflects human experiences and societal issues by dramatizing personal and collective struggles within a narrative framework. Literature often uses conflict as a central theme to explore universal challenges such as justice, inequality, and personal growth, providing a mirror to real-world situations. Through the resolution of these conflicts, literature offers insights into coping strategies, reconciliation, and transformation, highlighting the complexity of human nature and social dynamics. This reflective process helps readers understand and navigate similar issues in their own lives .
Analyzing poetry enhances a student's ability to interpret complex emotions and abstract ideas by encouraging them to engage with rich language, symbolism, and varied perspectives. Poetry often captures nuanced emotions and profound themes succinctly, requiring readers to decipher layers of meaning through careful examination of word choice, imagery, and rhythm. This practice enhances their interpretative skills, allowing them to appreciate the intricate interplay of form and content in conveying deep human experiences .
The discussion of universally debated topics in literature contributes to a student's critical thinking and emotional intelligence by providing scenarios that challenge their reasoning, empathy, and problem-solving abilities. Students are encouraged to consider multiple viewpoints, understand characters' motives, and draw connections between the text and broader societal issues. This process of analysis and reflection enhances their capacity to empathize with different perspectives, effectively arguing their stance, and understanding emotional complexities, thus developing emotional intelligence alongside critical thinking .
Exploring different genres of literature impacts an individual's cognitive and empathetic growth by exposing them to varied narrative structures, themes, and character experiences, which broadens their intellectual and emotional horizons. Different genres, like fantasy, realism, and historical fiction, challenge readers to adapt to new contexts and perspectives, enhancing their ability to comprehend complex realities and empathize with diverse characters. This engagement fosters cognitive flexibility, critical thinking, and a deeper empathetic understanding of the human condition .
Divergent perspectives are important in recognizing customs from different cultures because they facilitate a broader understanding and respect for cultural diversity, preventing ethnocentric views. Engaging with these perspectives involves actively listening, showing respect, and being open-minded to different customs and practices. By doing so, individuals can foster mutual understanding and build a more inclusive society. When discussing customs, participating in a respectful dialogue and considering the reasons behind such traditions are essential for meaningful engagement .
The educational value of debating assertions about societal norms and philosophical concepts in a classroom setting lies in the promotion of critical thinking, communication skills, and open-mindedness. Such debates encourage students to research, formulate coherent arguments, and respectfully engage with differing opinions. This practice not only reinforces subject matter understanding but also cultivates the ability to analyze complex issues, consider ethical dimensions, and appreciate diverse viewpoints, which are crucial skills in global citizenship and informed decision-making .
Expressing one's opinion with arguments in literary discussions is significant because it enables individuals to engage critically with texts, defend their viewpoints, and understand diverse perspectives. By supporting opinions with concrete arguments, individuals can deepen their interpretation of texts and appreciate the nuances within literature. This is particularly crucial in discussing themes, character development, and literary devices, encouraging a more profound engagement with the material .
Fictional characters play a crucial role in shaping a reader's perceptions of heroism and moral conduct by serving as archetypes or cautionary figures. Through their actions, decisions, and development, characters illustrate different aspects of heroism and morality, prompting readers to analyze what constitutes ethical behavior. Readers often identify with or contrast themselves against characters, using their journeys to reflect on personal values and the societal norms highlighted through the narrative .
The example of 'remembering your childhood lessons' illustrates personal growth and morality by showing how early experiences shape one's values and ethics over time. Literature often uses such narratives to highlight significant moments that lead to character development and moral understanding. For instance, when a father gently scolds his child for wasting bread, it teaches the child about the value of resources and compassion, leaving a lasting impact that influences moral behavior .