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Danone Rappor 2015 FR

Ce document présente le rapport financier annuel de Danone. Il contient des informations sur l'entreprise, sa stratégie, ses performances financières et extra-financières, sa gouvernance, son capital et son assemblée générale.

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Yassine Belahcen
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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DOCUMENT

DE RÉFÉRENCE

raPPorT
FinanCier
annuel
Conception et réalisation graphique
La conception et la réalisation graphique ont été réalisées
par Caroline Pauchant et Claire Faÿ
avec Luce Théry, Hind Mellah, Adrien Labbe et Violaine Aurias.

Papier
Ce document est imprimé sur
du papier Cocoon Silk 100 % recyclé, certifié
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Aucune substance classée cancérigène,
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les matières premières utilisées.

L’utilisation de ce papier 100 % recyclé plutôt


qu’un papier non recyclé a réduit l’impact environnemental
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dans le but d’offrir une meilleure protection de la santé humaine
et de l’environnement contre les risques pouvant être liés aux
produits chimiques, mais aussi de promouvoir de nouvelles méthodes
de tests, la libre circulation des substances et enfin d’augmenter
la compétitivité et l’innovation.

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Merci !
SOMMAIRE 5
RESPONSABILITÉ SOCIALE,
1
PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR
SOCIÉTALE ET ENVIRONNEMENTALE
5.1 Démarche de Danone en matière
de responsabilité sociale, sociétale
169
et environnementale 170
ET INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT 5.2 Informations relatives aux performances
DE RÉFÉRENCE 5 sociale, sociétale et environnementale de
Danone conformément à la loi Grenelle II 173
1.1 Présentation de l’émetteur 6
5.3 Fonds sponsorisés par Danone 200
1.2 Informations sur le Document
de Référence 7

6
1.3 Personne responsable du Document
de Référence 9

2
GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE 207
6.1 Organes de gouvernance 208
6.2 Mandats et fonctions exercés par
APERÇU DES ACTIVITÉS, les Administrateurs et les candidats
au Conseil d’Administration 232
FACTEURS DE RISQUES 11 6.3 Rémunérations et avantages des
2.1 Historique 12 dirigeants et organes de gouvernance 252
2.2 Présentation de Danone 13 6.4 Contrôle interne et gestion des risques 290
2.3 Axes stratégiques 15 6.5 Rapport spécial des Commissaires
2.4 Description et stratégie des Pôles aux comptes sur les conventions
d’activité 16 et engagements réglementés 297
2.5 Autres éléments de l’activité

7
et de l’organisation de Danone 18
2.6 Organigramme simplifié
au 31 décembre 2015 22
2.7 Facteurs de risques 24 CAPITAL ET ACTIONNARIAT 305
7.1 Capital social de la Société 306

3
ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015
7.2 Actions et calls DANONE détenus
par la Société et ses filiales
7.3 Autorisations d’émission de titres
donnant accès au capital
307

310

ET PERSPECTIVES 2016 45 7.4 Instruments financiers non représentatifs


du capital 312
3.1 Aperçu des activités en 2015 46
7.5 Dividendes versés par la Société 312
3.2 Examen du résultat consolidé 50
7.6 Droits de vote, franchissement de seuils 313
3.3 Free cash-flow 59
7.7 Actionnariat de la Société au 31 décembre
3.4 Examen du bilan et de la sécurité 2015 et évolution au cours des trois
financière 61 derniers exercices 315
3.5 Perspectives 2016 66 7.8 Marché des titres de la Société 318
3.6 Indicateurs financiers non définis 7.9 Éléments susceptibles d’avoir une
par les normes IFRS 67 incidence en cas d’offre publique 319
3.7 Documents accessibles au public 68 7.10 Changement de contrôle 321

4
ÉTATS FINANCIERS 71
8
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE
4.1  Comptes consolidés et Annexes aux
comptes consolidés 72
DU 28 AVRIL 2016 323
8.1 Participation aux Assemblées Générales 324
4.2 Comptes individuels de Danone SA,
société mère Danone 144 8.2 Projets de résolutions présentés
à l’Assemblée Générale 325
4.3 Honoraires des Commissaires aux comptes
et des membres de leurs réseaux 166 8.3 Commentaires sur les résolutions
de l’Assemblée Générale 330
4.4 Informations provenant de tiers,
déclarations d’experts et déclarations 8.4 Rapport spécial des Commissaires
d’intérêts 167 aux comptes à l’Assemblée Générale 345

Annexes 347
Tables de concordance 348
Liste des filiales 353
EN ÉCRIVANT UN MANIFESTO, NOUS RENFORÇONS NOTRE DOUBLE ENGAGEMENT POUR LE SUCCÈS DE NOTRE BUSINESS
ET LE PROGRÈS SOCIAL, ET NOUS RECONNAISSONS QUE TRAVAILLER À DES CHOIX ET DES MODES DE VIES PLUS SAINS
VA DE PAIR AVEC LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE DE NOS COMMUNAUTÉS. CE MANIFESTO INCARNE NOTRE ENGAGEMENT À
CONSTRUIRE UNE RÉVOLUTION DE L’ALIMENTATION POUR LA SANTÉ DE DANONE, DE NOTRE PLANÈTE ET DE TOUT NOTRE
ÉCOSYSTÈME, ET POUR LA SANTÉ DES GÉNÉRATIONS PRÉSENTES ET À VENIR…

NOS CONVICTIONS LA MISSION EN ACTION


Chez Danone, nous sommes convaincus que... Chez Danone, nous nous engageons...

POUR CHACUN D’ENTRE NOUS, LA SANTÉ ŒUVRER POUR LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE


EST UN TOUT Nous nous tenons aux côtés de nos collaborateurs et de nos
La santé est un état général de bien-être qui implique le corps consommateurs, en encourageant l’adoption d’une alimen-
autant que l’esprit, qui relève autant des sensations que des tation et de modes de vie capables de leur apporter santé
émotions. et bien-être.

LA SANTÉ PASSE PAR L’ALIMENTATION EN DONNANT CONSTAMMENT LE MEILLEUR DE NOUS


Avoir une alimentation saine est essentiel pour construire Nous répondons avec fierté de chacun de nos produits
et préserver notre santé et notre bien-être. L’existence de et services, et nous nous portons garants de leur qualité
ce lien étroit entre alimentation et santé est ancrée depuis et de leur intégrité, quel que soit le choix du consommateur
toujours dans la plupart des civilisations à travers le monde. et la provenance du produit ou du service.

MANIFESTO
LA SANTÉ N’EST RIEN SANS LE PLAISIR POUR CHAQUE INDIVIDU, À TOUT ÂGE, AVEC PLAISIR
Sans envie et joie, impossible de se nourrir ou de continuer À travers notre gamme de produits et services, nous nous
à se nourrir sainement. Le plaisir à travers l’alimentation est engageons à répondre aux besoins et désirs de chaque
la condition préalable à tout mode de vie sain. personne à chaque moment clé de la vie, en encoura-
geant l’adoption de modes d’alimentation équilibrés ou en
proposant des bénéfices santé spécifiques.

L’ALIMENTATION EST AU COEUR DE LA CULTURE POUR VOTRE FOYER, ET SEULEMENT LE VÔTRE


L’idée d’une alimentation saine ne se résume pas aux Nous défendons le principe que chaque culture a le droit
besoins nutritionnels et au goût. Sa richesse est partie de préserver sa propre manière de se nourrir et de concevoir
intégrante de chaque culture, immanquablement différente le bien-être, en offrant des produits inspirés et développés
et toujours spécifique, elle mérite qu’on prenne le temps de à partir de besoins locaux.
la comprendre.

LA RICHESSE DES NATIONS SE DÉVELOPPE POUR NOTRE PLANÈTE ET SON PATRIMOINE VIVANT
Nous nous engageons ensemble à préserver une planète
AVEC UNE PLANÈTE SAINE saine et consacrerons toute notre énergie à protéger la
Tous les aliments que nous mangeons dépendent du sol où
richesse de la vie et la diversité de la nature, sous toutes ses
ils ont poussé, du sol dont ils se sont nourris. En tant que
formes et dans tous ses écosystèmes.
jardinier de cette planète, nous avons le devoir de veiller
à ces ressources de manière responsable et durable.

NOTRE MEILLEURE ALLIÉE EST LA RECHERCHE POUR CE QUI EST INVENTÉ ET CE QU’IL RESTE
L’alimentation va au-delà du produit brut de la nature. C’est
le résultat d’une entreprise humaine, combinant progrès
À INVENTER
Nous respectons constamment notre obligation de préparer
technologique et compréhension profonde de sa valeur
le futur à travers des solutions nouvelles et durables d’ali-
et de son potentiel.
mentation saine et d’accès à l’eau potable pour le plus grand
nombre, tout en créant des liens avec les communautés
et les parties prenantes. Nous restons à l’avant-garde de ce
mouvement.

C’EST AUJOURD’HUI QUE SE PRÉPARE LE FUTUR PAS SEULS, MAIS AVEC DES PARTENAIRES
Des solutions vont émerger pour servir cette génération
et les suivantes en apportant une alimentation saine et
ET DES AMIS
Nous restons convaincus qu’il est préférable de marcher
accessible ainsi que de l’eau potable au plus grand nombre ensemble que seuls dans notre quête commune pour une
à travers le monde. meilleure santé par une meilleure alimentation pour le plus
grand nombre. Nous le faisons en tissant des liens privilé-
giés avec des consommateurs et de communautés de plus
en plus nombreux.
“APPORTER LA SANTÉ PAR L’ALIMENTATION
AU PLUS GRAND NOMBRE”

2015
DOCUMENT
DE RÉFÉRENCE
RAPPORT FINANCIER ANNUEL

Le présent Document de Référence contient l’ensemble


des éléments du Rapport Financier Annuel.

Le présent Document de Référence a été déposé auprès de l’Autorité des Marchés Financiers le 17 mars 2016, conformément à l’article
212-13 de son Règlement général. Il pourra être utilisé à l’appui d’une opération financière s’il est complété par une note d’opération visée
par l’AMF. Ce document a été établi par l’émetteur et engage la responsabilité de ses signataires.
Des exemplaires du présent Document de Référence sont disponibles auprès de Danone 17, boulevard Haussmann 75009 Paris,
sur le site Internet de Danone : [Link] et sur le site Internet de l’Autorité des Marchés Financiers : [Link]
CHIFFRES CLÉS

”Apporter la santé par l’alimentation


au plus grand nombre”

“ Avec une croissance organique de +4,4 % et une amélioration de +17 points de base en données
comparables de la marge opérationnelle courante, nos résultats sont très solides et parfaitement
en ligne avec nos objectifs. Ils démontrent que nous avons franchi une étape dans l’exécution de notre
mission tout en construisant les conditions d’une croissance forte, rentable et durable d’ici 2020.
Nous avons amélioré nos processus d’allocation de ressources et de décisions en combinant discipline
et réactivité de façon plus optimisée.
Les choix réalisés en 2015 ont permis d’obtenir ces résultats solides dans l’ensemble de nos quatre
métiers et de nos marchés, aussi bien dans les marchés développés qu’émergents.
En 2016, dans un contexte mondial qui demeurera volatil, Danone continuera d’investir derrière ses marques
et franchira une nouvelle étape importante dans le développement d’un modèle équilibré de croissance
forte, rentable et durable.”
Emmanuel FABER, Directeur Général de Danone

+4,4 % +17 pb +8,4 %


Croissance du chiffre Croissance de la marge Croissance du BNPA
d’affaires en données opérationnelle courant à taux de change
comparables courante en données constants en 2015
en 2015 comparables en 2015

Chiffre d’affaires Dividende


(en milliards d’euros ) (en euros par action )

22,4
20,9 21,3 21,1
1,60
19,3
1,45 1,45 1,50
17,0 1,39
1,30
15,2 15,0 1,20 1,20
13,6 13,1 13,7 13,0 1,10
12,1 12,8 1,00
0,85
0,68
0,58 0,61

02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15
20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20

2 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


CHIFFRES CLÉS

î 99 781 collaborateurs
î Réduction de l’intensité carbone (a) de 46,4 % entre 2008 et 2015
î Réduction de la consommation d’eau de 5 % en 2015
î Classé dans les principaux indices de responsabilité sociale :
Dow Jones Sustainability Index, Vigeo, Ethibel Sustainability Index
(a) À périmètre d’activité constant et sur le périmètre d’émission sous la responsabilité
directe de Danone (emballages, activités industrielles, logistique et fin de vie).

Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires


par Pôle d’activité par zone géographique
(en millions d’euros) (en millions d’euros)

1 593

8 900
4 994 9 041
11 057

Produits Laitiers Frais

4 768 Eaux Europe


4 471
Nutrition Infantile CEI & Amérique du Nord
Nutrition Médicale ALMA

Informations financières clés


2013 2014 2015
Chiffre d’affaires (a) 21 298 21 144 22 412

Croissance en données comparables (b) +4,8 % +4,7 % +4,4 %

Résultat opérationnel courant (a) (b) 2 809 2 662 2 892

Marge opérationnelle courante (b) 13,19 % 12,59 % 12,91 %

Croissance en données comparables (b) - 81 pb -12 pb +17 pb

Résultat net (a) 1 550 1 253 1 398

BNPA courant (b) (c) 2,78 2,62 2,93

BNPA (c) 2,42 1,88 2,10

Free cash-flow hors éléments exceptionnels (a) (b) 1 549 1 401 1 529

(a) En millions d’euros.


(b) Indicateur non défini par les normes IFRS, voir définition au paragraphe 3.6 Indicateurs financiers non définis par les normes IFRS.
(c) En euros par action.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 3


1.1 PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR 6
Dénomination sociale et nom commercial 6
Numéro d’inscription au Registre du commerce
et des sociétés 6
Date de commencement d’activité et durée de la Société 6
Siège social 6
Forme juridique et législation applicable 6
Objet social 6
Commissaires aux comptes 6

1.2 INFORMATIONS
SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 7
Informations financières clés 7
Références et définitions 7
Incorporation par référence 8

1.3 PERSONNE RESPONSABLE


DU DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 9
Responsable du Document de Référence 9
Attestation du responsable du Document de Référence 9

4 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


1
Présentation
de l’émetteur
et informations
sur le Document
de Référence
PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR ET INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
1.1 PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR

1.1 PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR


Dénomination sociale et nom commercial
La dénomination sociale de la société est “Danone” (ci-après la “Société”), depuis sa modification votée par l’Assemblée Générale du
23 avril 2009 (anciennement “Groupe Danone”).

Numéro d’inscription au Registre du commerce et des sociétés


La Société est immatriculée au Registre du commerce “et des sociétés” de Paris sous le numéro 552 032 534.
Le code APE de la Société est le 7010Z. Il correspond à l’activité des sièges sociaux.

Date de commencement d’activité et durée de la Société


La Société a débuté son activité le 1er janvier 1908. L’Assemblée Générale Extraordinaire du 25 avril 2013 a prorogé la durée de la Société
jusqu’au 25 avril 2112.

Siège social
Le siège social de la Société est situé 17, boulevard Haussmann, à Paris (75009), France. Le numéro de téléphone du siège social est le
+33 (0)1 44 35 20 20.

Forme juridique et législation applicable


La Société, de forme société anonyme à Conseil d’Administration, est soumise aux dispositions du livre II du Code de commerce.

Objet social
Aux termes de l’article 2 des statuts, Danone a pour objet, directe- Elle pourra agir directement ou indirectement et faire ces opérations
ment ou indirectement, en France et en tous pays : sous quelque forme que ce soit, pour son compte ou pour le compte
de tiers, et soit seule, soit en participation, association, groupement
î l’industrie et le commerce de tous produits alimentaires ;
ou sociétés, avec toutes autres personnes ou sociétés.
î la réalisation de toutes opérations financières et la gestion de
Elle pourra également prendre tous intérêts et participations dans
tous droits mobiliers et titres, cotés ou non, français ou étrangers,
toutes sociétés et affaires françaises et étrangères, quel qu’en
l’acquisition et la gestion de tous biens et droits immobiliers.
soit l’objet, par création de sociétés spéciales, au moyen d’apport
La Société pourra, généralement, faire toutes opérations mobi- ou souscription, par acquisition d’actions, obligations ou autres
lières, immobilières, industrielles, commerciales et financières se titres et de tous droits sociaux et, généralement, par toutes formes
rattachant directement ou indirectement ou pouvant être utiles, à quelconques.
un titre quelconque, à la Société pour son objet.

Commissaires aux comptes


Commissaires aux comptes titulaires
Ernst & Young et Autres PricewaterhouseCoopers Audit
Membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux comptes Membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux comptes
de Versailles de Versailles
Tour First, 1, place des Saisons 63, rue de Villiers
TSA 14444 92208 Neuilly-sur-Seine Cedex
92037 Paris-La Défense Cedex Représenté par Anik CHAUMARTIN et Philippe VOGT
Représenté par Gilles COHEN et Pierre-Henri PAGNON Date de début du premier mandat : 21 mai 1992
Date de début du premier mandat : 22 avril 2010 Date d’expiration des mandats : Assemblée Générale statuant sur
les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2015
Date d’expiration des mandats : Assemblée Générale statuant sur
les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2015

6 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR ET INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
1.2 INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

Commissaires aux comptes suppléants


Auditex Yves NICOLAS
Tour First, 1, place des Saisons 63, rue de Villiers
TSA 14444 92208 Neuilly-sur-Seine Cedex
92037 Paris-La Défense Cedex Date de début du premier mandat : 22 avril 2010
Date de début du premier mandat : 22 avril 2010 Date d’expiration des mandats : Assemblée Générale statuant sur
les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2015
Date d’expiration des mandats : Assemblée Générale statuant sur
les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2015

1.2 INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE


Informations financières clés
Les informations financières présentées à la section Chiffres Les comptes consolidés de l’exercice 2015 et leurs Annexes sont
clés sont extraites du paragraphe 3 Activités de Danone en 2015 présentés au paragraphe 4.1 Comptes consolidés et Annexes aux
et perspectives 2016 et des comptes consolidés de Danone de l’exer- comptes consolidés.
cice 2015 préparés conformément aux normes IFRS.

Références et définitions
Sauf mention contraire, toutes les références mentionnées ci-après correspondent aux éléments suivants :

ALMA Toutes les références à la zone “ALMA” concernent la zone géographique regroupant l’Asie-Pacifique,
l’Amérique Latine, le Moyen-Orient et l’Afrique (Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa) ;

Amérique du Nord Toutes les références à la zone “Amérique du Nord” concernent les États-Unis et le Canada ;

Calls DANONE Toutes les références aux “calls DANONE” concernent les options d’achats DANONE détenues par la
Société en couverture de certains des plans de stock-options décrits au paragraphe 7.2 Actions et calls
DANONE détenus par la Société et ses filiales ;

CEI Communauté des États Indépendants ;

Chiffre d’affaires Toutes les références au “Chiffre d’affaires” correspondent au chiffre d’affaires net consolidé de Danone ;

Comptes consolidés, Toutes les références aux comptes consolidés et à leurs Annexes concernent les comptes consolidés
Annexes aux comptes de l’exercice 2015 ;
consolidés

Document de Référence Toutes les références au “Document de Référence” concernent le Document de Référence du Groupe ;

Eaux Toutes les références aux “Eaux”, à l’activité ou à un marché d’eaux concernent les eaux embouteillées,
les eaux vendues dans des grands contenants (eaux en bonbonne) et dans des petits contenants ;

Entreprise Toutes les références à l’“Entreprise”, au “Groupe”, ou à “Danone”, concernent la Société et ses filiales
consolidées ;

Europe Europe hors CEI et incluant la Turquie ;

GPS Toutes les références aux GPS (Group performance shares) concernent les actions sous conditions de
(Group performance shares) performance attribuées à certains salariés et aux dirigeants mandataires sociaux décrites au para-
graphe 6.3 Rémunérations et avantages des dirigeants et organes de gouvernance ;

GPU Toutes les références aux GPU (Group performance units) concernent la rémunération variable plurian-
(Group performance units) nuelle décrite au paragraphe 6.3 Rémunérations et avantages des dirigeants et organes de gouvernance ;

Groupe Toutes les références au “Groupe”, à l’“Entreprise”, ou à “Danone”, concernent la Société et ses filiales
consolidées ;

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 7


PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR ET INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
1.2 INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

Marchés Toutes les références aux “marchés” de produits en particulier, ou aux parts de marché, concernent les mar-
chés de produits emballés, et excluent les produits qui peuvent être commercialisés ou vendus autrement ;

Nutrition Infantile Toutes les références à la “Nutrition Infantile”, à l’activité ou à un marché de nutrition infantile concernent
les laits infantiles (laits en poudre, laits de croissance), les desserts lactés et fruités, les céréales, les
pots et les plats cuisinés pour bébés ;

Nutrition Médicale Toutes les références à la “Nutrition Médicale”, à l’activité ou à un marché de nutrition médicale concernent
les produits de nutrition clinique adulte ou pédiatrique orale ou par sonde en cas de dénutrition associée
ou non à une pathologie ;

Options de vente accordées Toutes les références aux “options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle”
aux détenteurs d’intérêts concernent les options de vente accordées par Danone à certains actionnaires minoritaires sur tout ou
ne conférant pas le contrôle partie de leur participation dans certaines de ses filiales consolidées décrites au paragraphe 3.4 Examen
du bilan et de la sécurité financière ;

Parts de marché et positions Toutes les références aux parts de marché ou aux positions de Danone sur le marché sont issues d’études
de Danone sur le marché de marché et de bases de données externes fournies notamment par les instituts Nielsen, IRI,Euromonitor
et Canadean ;

Parts de marchés Les informations relatives aux parts de marché et aux positions sur le marché sont basées sur les ventes
et positions sur le marché en valeur ;

Pays émergents Toutes les références aux “pays émergents” concernent les pays autres que les pays matures et dans
lesquels Danone est présent ;

Pays matures Toutes les références aux “pays matures” concernent les pays d’Europe occidentale (notamment la France
et l’Europe du Sud avec l’Espagne, l’Italie et le Portugal), d’Amérique du Nord, le Japon, l’Australie et
la Nouvelle-Zélande ;

Pôle Toutes les références à un “Pôle” ou aux “Pôles” concernent l’une ou l’ensemble des activités Produits
Laitiers Frais, Eaux, Nutrition Infantile et Nutrition Médicale de Danone ;

Produits Laitiers Frais Toutes les références aux “Produits Laitiers Frais”, à l’activité ou à un marché de produits laitiers frais
concernent les produits laitiers conditionnés et excluent la crème et le beurre ;

Société Toutes les références à la “Société”, concernent l’émetteur Danone ;

Stock-options Toutes les références aux stock-options concernent les options d’achats DANONE attribuées à certains
salariés et aux dirigeants mandataires sociaux décrites au paragraphe 6.3 Rémunérations et avantages
des dirigeants et organes de gouvernance ;

Valeur des GPS (actions sous Toutes les références à la valeur des GPS et des stock-options concernent la juste valeur de ces actions
conditions de performance) et options, calculée à la date d’attribution en application de la norme IFRS 2.
et des stock-options

Incorporation par référence


En application de l’article 28 du règlement (CE) n° 809/2004 de la î les informations financières clés, le rapport sur la gestion du
Commission européenne du 29 avril 2004 et du paragraphe 36 de Groupe et l’ensemble des informations non financières relatifs
la norme IAS 1, Présentation des états financiers, qui précise que à l’exercice clos le 31 décembre 2013 figurant aux pages 2 à 3
doivent être présentées au minimum des informations comparatives et 39 à 61 du Document de Référence déposé auprès de l’AMF
au titre de l’exercice précédent, le présent Document de Référence le 21 mars 2014 ;
incorpore par référence les informations suivantes :
î les comptes consolidés et le rapport des Commissaires aux
comptes relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2014 figurant
î les comptes consolidés et le rapport des Commissaires aux
aux pages 73 à 152 du Document de Référence déposé auprès
comptes relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2013 figurant
de l’AMF le 19 mars 2015 sous le numéro de dépôt D. 15-0176 ;
aux pages 67 à 138 du Document de Référence déposé auprès
de l’AMF le 21 mars 2014 sous le numéro de dépôt D. 14-0186 ; î les comptes annuels et le rapport des Commissaires aux comptes
relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2014 figurant aux pages 153
î les comptes annuels et le rapport des Commissaires aux comptes
à 173 du Document de Référence déposé auprès de l’AMF le
relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2013 figurant aux pages 139
19 mars 2015 ;
à 158 du Document de Référence déposé auprès de l’AMF le 21
mars 2014 ; î les informations financières clés, le rapport sur la gestion du
Groupe et l’ensemble des informations non financières relatifs
à l’exercice clos le 31 décembre 2014 figurant aux pages 2 à 3
et 41 à 64 du Document de Référence déposé auprès de l’AMF
le 19 mars 2015.
8 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015
PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR ET INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
1.3 PERSONNE RESPONSABLE DU DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

1.3 PERSONNE RESPONSABLE DU DOCUMENT DE RÉFÉRENCE


Responsable du Document de Référence
Monsieur Emmanuel FABER

Directeur Général

Danone

Attestation du responsable du Document de Référence


Paris, le 16 mars 2016

“Nous attestons, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Document de
Référence sont, à notre connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.

Nous attestons, à notre connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la
consolidation, et que le rapport de gestion référencé dans la table de concordance figurant en Annexes du présent Document de Référence
présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et de l’ensemble des entre-
prises comprises dans la consolidation ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.

Nous avons obtenu des contrôleurs légaux des comptes une lettre de fin de travaux, dans laquelle ils indiquent avoir procédé à la vérifi-
cation des informations portant sur la situation financière et les comptes données dans le présent Document de Référence ainsi qu’à la
lecture d’ensemble du Document de Référence.”

Le Directeur Général,

Emmanuel FABER

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 9


2.1 HISTORIQUE 12 2.5 AUTRES ÉLÉMENTS DE L’ACTIVITÉ
Racines de l’Entreprise : du verre à l’alimentaire 12 ET DE L’ORGANISATION DE DANONE 18
1973-1990 : conquête de l’Europe 12 Distribution 18
1990-1996 : cap sur le monde 12 Concurrence 18
1996-2007 : recentrage sur l’alimentation santé 12 Recherche et Développement 19
2007-2014 : accélération du développement Usines et équipements 20
international 12
Achats de matières premières 21
Depuis 2014 : vers une croissance forte, durable
et rentable 12 Responsabilité sociale et environnementale 22
Gestion des risques financiers 22

2.2 PRÉSENTATION DE DANONE 13


Activités 13 2.6 ORGANIGRAMME SIMPLIFIÉ
Principaux marchés 13 AU 31 DÉCEMBRE 2015 22
Société mère Danone 22

2.3 AXES STRATÉGIQUES 15 Filiales consolidées 22

L’alimentation 15 Principales sociétés consolidées par intégration


globale et non détenues à 100 % 23
Une gestion nouvelle des cycles des ressources
stratégiques 15 Principales participations cotées 23

Les hommes et l’organisation 16


Vers une croissance forte, rentable et durable 2.7 FACTEURS DE RISQUES 24
à l’horizon de 2020 16 Politique d’identification et de contrôle des risques 24
Principaux facteurs de risque 24
2.4 DESCRIPTION ET STRATÉGIE Description des principaux facteurs de risques 25
DES PÔLES D’ACTIVITÉ 16 Assurance et couverture des risques 42
Produits Laitiers Frais 16
Eaux 17
Nutrition Infantile 17
Nutrition Médicale 17

10 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


2
Aperçu des activités,
facteurs de risques
APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.1 HISTORIQUE

2.1 HISTORIQUE
Racines de l’Entreprise : du verre à l’alimentaire
Les origines de Danone remontent à 1966, lorsque la fusion de En 1972, Antoine RIBOUD, alors Président Directeur Général de
deux sociétés verrières françaises, Glaces de Boussois et Verrerie BSN, pose les bases du “double projet économique et social ”, dans
Souchon Neuvesel, donne naissance à la société Boussois Souchon lequel s’ancre depuis la stratégie de l’Entreprise. Un an plus tard,
Neuvesel (“BSN”). À partir de 1970, BSN engage une stratégie de en 1973, BSN fusionne avec Gervais Danone, un groupe alimentaire
diversification dans l’alimentaire en rachetant successivement trois français de produits laitiers et de pâtes, devenant ainsi le premier
des principaux clients de son activité de Verre d’Emballage : les groupe alimentaire français.
Brasseries Kronenbourg, la Société Européenne de Brasseries et
la Société Anonyme des Eaux Minérales d’Evian. À la suite de ces
acquisitions, BSN devient le leader français de la bière, des eaux
minérales et de l’alimentation infantile.

1973-1990 : conquête de l’Europe


Au cours des années 70 et 80, le groupe BSN, après avoir cédé Europe, les filiales “biscuits” de Nabisco Inc. mais aussi Galbani,
son activité de verre plat, concentre son développement sur l’ali- le premier fabricant de fromage en Italie. Le groupe BSN devient
mentaire et les boissons, principalement en Europe occidentale. Il ainsi le troisième groupe agroalimentaire diversifié européen et le
acquiert notamment des brasseries, Générale Biscuit, une société premier en France, en Italie et en Espagne.
holding française détenant LU et d’autres marques de biscuits en

1990-1996 : cap sur le monde


Au début des années 90, le groupe BSN adopte une stratégie de Amérique Latine et en Europe de l’Est, ainsi que sur des marchés
consolidation des positions acquises au cours des années précédentes spécifiques comme l’Afrique du Sud et le Moyen-Orient).
en Europe occidentale, permettant le développement de synergies.
Pour affirmer son statut de groupe international de l’agroalimen-
En France par exemple, BSN acquiert Volvic afin de renforcer sa
taire et des boissons, l’Entreprise décide, en 1994, de renommer
position dans les activités d’eau en bouteille. À la même période,
la société mère BSN en “Groupe Danone” (par la suite, en 2009, les
l’Entreprise pose les jalons de son développement international
actionnaires approuveront le changement de dénomination sociale
en procédant à un grand nombre d’acquisitions et de constitutions
de la société mère Groupe Danone en “Danone”).
de joint-ventures hors d’Europe occidentale (en Asie-Pacifique, en

1996-2007 : recentrage sur l’alimentation santé


À partir de 1997, l’Entreprise engage un important programme de Après avoir formalisé en 2006 sa mission d’ “apporter la santé par
recentrage sur ses métiers à vocation mondiale. Danone procède l’alimentation au plus grand nombre”, Danone arrive en 2007 au
ainsi progressivement à la cession de ses activités d’Épicerie, de terme d’une période de dix années de recentrage de ses activités
Pâtes, de Plats Cuisinés, de Confiserie, de Bière, de Sauces et sur le domaine de l’alimentation santé. Danone se sépare en effet
de Fromages et Charcuteries Italiennes. Il cède également BSN en 2007 de la quasi-totalité de son activité Biscuits et Produits
Glasspack, société holding de son activité de Verre d’Emballage. Céréaliers, et acquiert la même année le groupe Numico, qui
lui permet d’ajouter à son portefeuille la Nutrition Infantile et la
Nutrition Médicale.

2007-2014 : accélération du développement international


Afin de poursuivre sa stratégie de développement international au travers d’une prise de participation de Danone dans le capital de
autour de ses quatre métiers, Danone fait l’acquisition en 2010 des Yashili, filiale de Mengniu. Depuis 2013, Danone accélère par ailleurs
sociétés du groupe Unimilk en Russie et, en 2012, des activités de son développement sur le continent africain, avec en particulier
nutrition du groupe Wockhardt en Inde. En 2013, l’Entreprise noue la prise du contrôle exclusif de Centrale Danone au Maroc et des
une alliance stratégique avec Mengniu, leader chinois des produits prises de participations dans les sociétés Fan Milk en Afrique de
laitiers, en vue d’accélérer le développement de cette catégorie en l’Ouest et Brookside au Kenya.
Chine ; alliance étendue en 2014 à la catégorie des laits infantiles

Depuis 2014 : vers une croissance forte, durable et rentable


2014 a été une année charnière pour Danone, avec le changement et durable à horizon 2020. Afin de renforcer l’impact économique
de gouvernance et le lancement du plan de transformation “Danone et social de l’Entreprise, Danone a également créé son Manifesto,
2020”, dont l’ambition est de générer une croissance forte, rentable pierre angulaire du projet “Danone 2020”.

12 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.2 PRÉSENTATION DE DANONE

2.2 PRÉSENTATION DE DANONE


Activités Principaux marchés
La stratégie de Danone s’inscrit dans la mission d’“apporter la L’Entreprise est présente dans l’ensemble des régions du monde :
santé par l’alimentation au plus grand nombre”. Depuis 2007 et
l’acquisition de Numico, cette mission est mise en œuvre au travers î la zone Europe, incluant la Turquie, représente 40 % du chiffre
d’affaires de l’Entreprise en 2015, répartis sur l’ensemble des
de quatre Pôles d’activité :
quatre Pôles. Les principaux pays de la zone sont la France, le
î le Pôle Produits Laitiers Frais (production et distribution de yaourts, Royaume-Uni et l’Espagne ;
de produits laitiers fermentés frais et autres spécialités laitières)
représente 50 % du chiffre d’affaires de l’Entreprise en 2015 ; î la zone CEI & Amérique du Nord représente 20 % du chiffre
d’affaires de l’Entreprise en 2015 grâce à une forte activité du
î le Pôle Eaux (production et distribution d’eaux naturelles condition- Pôle Produits Laitiers Frais sur ces marchés ;
nées et d’eaux aromatisées ou enrichies en vitamines) représente
21 % du chiffre d’affaires de l’Entreprise en 2015 ; î la zone ALMA qui regroupe les activités en Asie Pacifique, en
Amérique Latine, en Afrique et au Moyen-Orient, représente
î le Pôle Nutrition Infantile (production et distribution d’alimen- quant à elle 40 % du chiffre d’affaires de l’Entreprise en 2015 :
tation spécialisée pour les nourrissons et les jeunes enfants
î en Asie Pacifique, la Chine et l’Indonésie sont les premiers
en complément de l’allaitement maternel) représente 22 % du
pays de la zone grâce à une forte activité des Pôles Eaux et
chiffre d’affaires de l’Entreprise en 2015 ;
Nutrition Infantile,
î le Pôle Nutrition Médicale (production et distribution d’alimen- î en Amérique Latine, l’Argentine, le Mexique et le Brésil sont
tation spécialisée pour les personnes souffrant de certaines
les principaux contributeurs sur les quatre Pôles de
pathologies ou les personnes fragilisées par l’âge) représente
l’Entreprise,
7 % du chiffre d’affaires de l’Entreprise en 2015.
î en Afrique et au Moyen-Orient, le Maroc et l’Afrique du Sud
sont les marchés les plus significatifs, essentiellement
concentrés sur les produits laitiers frais. Le Pôle Nutrition
Infantile est également en plein développement dans cette
zone via un modèle export.

Chiffre d’affaires consolidé par Pôle d’activité


(en millions d’euros)
Chiffre d’affaires consolidé par zone géographique
(en millions d’euros)
1 593

4 994 Produits Laitiers Frais


11 057 Eaux Europe
9 041 8 900
Nutrition Infantile CEI & Amérique du Nord
4 768 Nutrition Médicale ALMA

4 471

Chaque Pôle est doté d’une direction mondiale, à laquelle reportent


les structures locales dédiées.
Danone bénéficie, en valeur, des positions de leader suivantes : n°1
mondial des produits laitiers frais, n°3 mondial des eaux condi-
tionnées, n°2 mondial de la nutrition infantile et n°1 européen de
la nutrition médicale.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 13


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.2 PRÉSENTATION DE DANONE

Europe
CEI & Amérique du Nord
ALMA

Dix principaux pays en termes de chiffres d’affaires Dix principaux clients


Exercice clos le 31 décembre En 2015, les dix premiers clients mondiaux de Danone (dont cinq
d’entre eux sont d’origine française) ont représenté environ 18 %
2015 de son chiffre d’affaires consolidé ; les cinq premiers clients ont
États-Unis 11 % représenté environ 12 % de son chiffre d’affaires consolidé.

France 10 %
Chine 7 %
Russie 7 %
Royaume-Uni 6 %
Indonésie 6 %
Argentine 6 %
Mexique 5 %
Espagne 5 %
Allemagne 4 %

L’évolution de ce classement d’une année sur l’autre doit être lue


au regard des variations des devises notamment de leurs fortes
volatilités dans les marchés émergents.

14 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.3 AXES STRATÉGIQUES

2.3 AXES STRATÉGIQUES


Fidèle à sa mission “d’apporter la santé par l’alimentation au plus î Les ressources stratégiques : renforcer la capacité de Danone
grand nombre”, Danone a réaffirmé et transposé cette mission en à protéger, sécuriser et valoriser ses ressources principales (le
un Manifesto. lait, l’eau et le plastique) en adoptant une approche par cycle ;
Ce Manifesto constitue le socle du plan de transformation à 5 ans î Les hommes et l’organisation : l’objectif est de construire une
“Danone 2020” qui se décline en trois axes majeurs : architecture pour l’Entreprise plus solide et plus adaptée au
contexte actuel en s’appuyant sur l’ensemble des talents de
î L’alimentation : favoriser des comportements alimentaires Danone.
plus sains ;

L’alimentation
Danone ne limite pas sa mission à une réponse aux besoins nutri- Cette stratégie s’appuie en premier lieu sur les principaux marchés
tionnels. En effet, l’Entreprise intègre également une dimension de croissance dans lesquels Danone dispose de solides positions :
culturelle, sociale, émotionnelle et physiologique liée aux habitudes l’Indonésie, la Chine, la Russie, les États-Unis, le Mexique et le Brésil.
alimentaires locales de chaque région du monde. Danone a choisi Dans ces pays, l’Entreprise continue de développer la consommation
d’apporter une alimentation intégrant les modes de vie spécifiques de ses catégories de produits au travers notamment de l’innovation.
de chaque communauté, tout en mettant le plaisir au service de
Danone poursuit également son expansion dans de nouveaux pays
l’adoption et de l’entretien de pratiques alimentaires saines. Il s’agit
afin de développer de nouveaux relais de croissance. Depuis 2013,
donc de ne plus se focaliser uniquement sur la vente de produits
Danone a notamment accéléré son développement sur le continent
alimentaires mais d’adopter une vision plus large et de promouvoir
africain, avec l’augmentation de sa participation majoritaire dans
des habitudes alimentaires en offrant une expérience produit et
Centrale Danone (Produits Laitiers Frais, Maroc) et une prise de
services supérieure ainsi qu’une alternative saine, adaptée aux
participation dans le groupe Fan Milk (Produits Laitiers Frais,
communautés tout en conservant l’ambition de construire, nourrir
Afrique de l’ouest) et dans le groupe Brookside (Produits Laitiers
et protéger le capital santé.
Frais, Afrique de l’Est). Danone a pour objectif de saisir toutes les
Dans ce contexte, les tendances démographiques et les grands opportunités de croissance offertes par le continent africain à court
enjeux de nutrition génèrent pour Danone de nouvelles opportuni- et moyen terme.
tés de croissance. L’équilibre alimentaire représente un véritable
Présent dans plus de 130 marchés, Danone a entrepris de développer
défi dans un monde où 25 % de la population mondiale souffre de
et d’optimiser son modèle organisationnel pour tirer le meilleur parti
malnutrition et 10 % des adultes d’obésité. Dans ce contexte, cha-
de son envergure mondiale tout en apportant un soutien fort aux
cun des métiers de Danone, les Produits Laitiers Frais, les Eaux,
entreprises locales. À court terme, Danone s’est fixé comme priorité
la Nutrition Infantile et la Nutrition Médicale, contribue à cette
de renforcer ses différentes plateformes en terme d’approvision-
mission et participe à la stratégie de croissance rentable et durable
nement, de distribution, de tissu industriel et de contrôle qualité
que s’est fixée Danone. Danone développe ainsi ses activités dans
et de nourrir la croissance future en s’appuyant notamment sur sa
l’ensemble des régions du monde, et en particulier dans les pays
capacité à innover. L’innovation joue un rôle-clé dans la mise en
émergents. Ces derniers constituent pour Danone un levier majeur
œuvre de cette stratégie afin d’adapter les produits et la distribution
pour mener à bien sa mission tout en assurant sa croissance à long
aux contraintes et aux modes de consommation locaux.
terme. En 2015, la part des pays émergents a représenté 52 % du
chiffre d’affaires de l’Entreprise.

Une gestion nouvelle des cycles des ressources stratégiques


Danone a décidé de s’appuyer de plus en plus sur la part amont de Indonésie, Inde, Mexique, Turquie, Ukraine, etc.) afin d’aider les
son activité (gestion de l’environnement, approvisionnement de ses adhérents à gérer leur ferme, à optimiser leurs achats, à améliorer
matières premières et ses processus industriels et logistiques), non l’alimentation du cheptel ou à obtenir des soins vétérinaires ;
plus uniquement pour piloter ses coûts mais aussi pour en faire un
véritable levier de création de valeur et de différenciation vis-à-vis î concernant l’eau, Danone a fait des choix engageants afin de
protéger les ressources, notamment lorsqu’elles sont rares,
de la concurrence.
et d’utiliser l’eau en harmonie avec les écosystèmes et les
Ainsi, l’un des axes importants du plan de transformation Danone communautés locales. D’ici 2020, Danone prévoit de déployer un
2020 consiste en une nouvelle approche de la gestion des ressources nouvel outil de mesure de son empreinte eau dans l’ensemble
stratégiques (le lait, l’eau et le plastique). Il s’agit pour Danone de de ses filiales. L’Entreprise s’est également engagée à réduire
ressources essentielles sur le plan économique mais aussi environ- sa consommation d’eau liée au processus industriel de 20 %
nemental et social. Les matières premières principales de Danone entre 2010 et 2020 ;
sont issues de la nature et doivent donc être protégées en créant
de la valeur partagée, pour les écosystèmes et les communautés î concernant les plastiques, Danone travaille à la réduction de leur
poids et des suremballages ainsi qu’à l’utilisation de matériaux
au centre desquels Danone opère. Celles-ci sont donc désormais
recyclés. Dans ce contexte, Danone est amené à contribuer au
gérées comme des cycles afin d’assurer leur pérennité, de limiter
développement des filières de recyclage de ses emballages
leur volatilité et enfin d’en tirer un véritable avantage compétitif :
dans de nombreux pays.
î dans la filière lait, l’Entreprise collabore étroitement avec les
producteurs locaux pour améliorer les pratiques d’élevage,
tant dans les pays développés que dans les pays émergents.
Des structures de collecte ou des coopératives ouvertes aux
petits producteurs ont été créées dans plusieurs pays (Égypte,

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 15


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.4 DESCRIPTION ET STRATÉGIE DES PÔLES D’ACTIVITÉ

Les hommes et l’organisation


Dans le cadre de son plan de transformation ”Danone 2020”, Danone proches de ses marchés. Il s’agit donc d’une part d’optimiser
s’est doté d’une nouvelle organisation, plus solide mais surtout plus les structures en mutualisant certaines fonctions supports et
adaptée à un contexte qui restera complexe, instable et fragmenté d’autre part d’investir dans des fonctions-clés, nécessaires pour
tant d’un point de vue politique que financier. Danone a ainsi lancé assurer la pérennité du modèle Danone ;
plusieurs initiatives afin de renforcer son efficacité, son expertise et
sa flexibilité, notamment les projets One Danone et Beyond Budget : î parallèlement à One Danone, l’Entreprise a revu la façon dont
elle souhaite piloter sa performance, ses échéances temporelles,
î One Danone : projet dont l’ambition est de contribuer durable- les cycles de ses activités, dans son initiative Beyond Budget.
ment et positivement au succès de Danone et de ses salariés. Il s’agit d’un changement radical dans la façon dont Danone
Son objectif est de construire une armature solide pour Danone, souhaite désormais allouer ses ressources. Danone remplace
dans un esprit unique et dans le respect de sa culture. En par- ainsi le processus budgétaire classique par un rolling forecast
tageant et en renforçant les expertises, par une plus grande c’est-à-dire une méthode prévisionnelle dynamique basée sur
utilisation transversale de ses ressources, Danone a pour objectif la réalisation, à chaque trimestre, de nouvelles prévisions visant
de gagner en impact, en cohérence et en efficacité, pour mieux à renforcer la discipline, la flexibilité, l’agilité et la précision de
accompagner le développement de ses activités, en restant son organisation dans le processus d’allocation des ressources.

Vers une croissance forte, rentable et durable à l’horizon de 2020


Danone s’est ainsi fixée pour ambition en 2020 de générer une crois- Par ailleurs, Danone s’engage à une progression annuelle de sa
sance forte, rentable et durable, soit une croissance supérieure ou marge dont le principal levier est le redressement structurel de la
égale à 5 % qui intègrera les dynamiques suivantes : marge du Pôle Produits Laitiers Frais. Danone anticipe pour le Pôle
Produits Laitiers Frais, une amélioration de sa marge cumulée de
î entre +3 % et +5 % pour le Pôle Produits Laitiers Frais ; plus de 200 points de base entre 2015 et 2020 par rapport à 2014,
î entre +7 % et +10 % pour les Pôles Eaux et Nutrition Infantile ; à taux de change constants.

î entre +6 % et +8 % pour le Pôle Nutrition Médicale.

2.4 DESCRIPTION ET STRATÉGIE DES PÔLES D’ACTIVITÉ


Danone décline de manière spécifique sa stratégie dans chacun de ses quatre Pôles.

Produits Laitiers Frais


Le Pôle Produits Laitiers Frais produit et commercialise des yaourts, essentiel au corps humain, en particulier, des protéines, des glucides,
des produits laitiers fermentés frais et des spécialités laitières. du calcium, du phosphore et des vitamines B2 et B12.
La stratégie du Pôle repose sur le développement de la consomma- Le Pôle s’appuie sur un portefeuille solide de marques internationales
tion de ces produits dans chaque région du monde. Cette stratégie et locales, bénéficiant d’une forte notoriété et d’une bonne réputation.
repose notamment sur :
Les principales marques et gammes du Pôle sont les suivantes :
î le renforcement des principales plateformes de croissance î les gammes dites core business, regroupant les produits laitiers
comme les États-Unis, la Russie, le Brésil, le Mexique, le Maroc
frais basiques comme le yaourt nature ou le yaourt aux fruits ;
ou l’Afrique du Sud, où la consommation de produits laitiers frais
offre un fort potentiel de développement ; î les gammes de yaourts grecs comme Oikos et Danio qui contiennent
deux fois plus de protéines qu’un yaourt standard ;
î le maintien de l’activité dans les pays matures européens, au
travers notamment de la qualité des produits, du renouvellement î la gamme Activia, commercialisée depuis plus de vingt ans, et
constant des gammes et de l’innovation ; aujourd’hui présente dans plus de 70 pays ;

î le développement de nouvelles géographies, notamment en î les marques destinées aux enfants et aux préadolescents, comme
Afrique (par exemple en Égypte, au Nigéria, au Kenya) ou en Danonino, déclinée dans plus de 50 pays (notamment sous les
Asie (notamment en Chine au travers de l’alliance stratégique noms de Fruchtswerge, Danoninho ou Petit Gervais), mais aussi
nouée avec Mengniu en 2013). Danimals aux États-Unis, Serenito en Argentine ou Tëma en Russie ;
Le Pôle renouvelle en permanence sa gamme de produits en termes î les marques fonctionnelles comme Actimel, Danacol ou Densia ;
de saveur, de texture, d’ingrédient, de contenu nutritionnel ou de
packaging. Cette capacité d’innovation lui permet d’atteindre de î les gammes “gourmandes” comme Danette, Fantasia, Danissimo
ou YoCrunch ;
nouveaux consommateurs et de développer de nouveaux moments
de consommation, tout en s’adaptant aux goûts et aux habitudes î la marque Vitalinea, également déclinée sous les noms de Light &
alimentaires locales de chaque marché, et en veillant à couvrir Fit, Taillefine ou Ser, regroupant les gammes de produits allégés.
toute l’échelle des prix.
Pour promouvoir la consommation des produits laitiers frais, le
Pôle s’attache en outre à construire un consensus autour du rôle
central de ces produits dans une alimentation quotidienne équilibrée.
En effet, les produits laitiers frais fournissent un apport nutritionnel

16 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.4 DESCRIPTION ET STRATÉGIE DES PÔLES D’ACTIVITÉ

Eaux
Le Pôle Eaux regroupe les activités dans les eaux naturelles, ainsi î la gestion durable et la protection environnementale des res-
que dans les Aquadrinks (eaux aromatisées ou enrichies en extraits sources en eau : Danone s’attache à préserver la qualité unique
naturels de fruits, en jus de fruits, en vitamines). et la pérennité de son offre d’eaux naturelles en renforçant la
protection des sources et en respectant le cycle de l’eau. Danone
Le Pôle dispose de marques internationales telles que evian, Volvic
s’attache à engager ainsi l’ensemble des acteurs socio-écono-
et Badoit et de marques locales très fortes : Aqua en Indonésie,
miques concernés, au travers d’associations ou de partenariats
Mizone en Chine, Bonafont au Mexique, Villavicencio et Villa del Sur en
qui favorisent le développement d’activités non polluantes et la
Argentine, Fontvella et Lanjarón en Espagne, Zywiec Zdroj en Pologne.
mise en place de pratiques agricoles plus respectueuses de
La stratégie du Pôle repose avant tout sur le développement de la l’environnement autour des zones d’infiltration ;
consommation d’eaux embouteillées et d’Aquadrinks en particulier
au travers des actions suivantes : î le développement d’une gamme de boissons légères et naturelles,
alternatives aux sodas et autres boissons sucrées. L’enjeu est
î la promotion des bénéfices santé liés à l’hydratation : Danone de faciliter l’adoption de pratiques d’hydratation plus saines
met en place des actions pour promouvoir une hydratation plus pour les consommateurs de boissons sucrées : de nombreuses
saine, au travers de partenariats avec les autorités de santé marques d’eaux de l’Entreprise se déclinent ainsi dans une version
publique, des scientifiques, et en communiquant directement aromatisée ou aux jus de fruits, les Aquadrinks ;
auprès des consommateurs pour inspirer des comportements
d’hydratation plus sains. L’Entreprise anime notamment la î l’innovation du packaging : afin de réduire son empreinte envi-
ronnementale, le Pôle, depuis de nombreuses années, réduit
plateforme scientifique “Hydration for Health” : depuis sept ans,
significativement le poids de ses bouteilles, et utilise pour ses
150 scientifiques et représentants des autorités de santé publique
emballages des nouveaux matériaux, comme les matériaux
du monde entier se réunissent annuellement pour partager
d’origine végétale ou issus du recyclage.
et promouvoir les avancées dans le domaine de la science de
l’hydratation et de son effet positif sur la santé ;

Nutrition Infantile
Le Pôle Nutrition Infantile se concentre sur les 1 000 premiers en faisant mieux connaître et mieux comprendre l’importance
jours de l’enfant, c’est-à-dire du premier jour de la grossesse de la nutrition au cours de ces 1 000 premiers jours auprès des
jusqu’à l’âge de 2 ans. L’activité du Pôle repose sur l’alimentation parents, des leaders d’opinion et des professionnels de santé ;
spécialisée des nourrissons et des jeunes enfants en complément
de l’allaitement maternel et en conformité permanente avec le Code î associer santé et saveur comme deux qualités indissociables
dans l’alimentation infantile. Le Pôle Nutrition Infantile est
de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les législations
particulièrement mobilisé dans la recherche sur l’apprentissage
locales. Il offre également des produits et des services aux femmes
du goût chez les plus jeunes, et élabore des produits offrant
enceintes ou allaitantes.
une large palette de saveurs, en étroite collaboration avec des
La catégorie des laits infantiles représente plus de 80 % de l’activité experts sensoriels ;
du Pôle, avec une focalisation particulière sur le développement
des laits de croissance deuxième et troisième âge (destinés aux î déterminer les besoins nutritionnels locaux, notamment dans
les nouvelles régions où le Pôle se développe en étudiant les
enfants à partir de 6 mois).
habitudes alimentaires locales ainsi que l’état nutritionnel afin
L’alimentation complémentaire pour bébés, également appelée de pouvoir apporter des réponses aux problématiques de santé
“alimentation diversifiée”, représente quant à elle plus de 10 % de publique locale en conformité avec les prérequis des autorités
l’activité et est surtout commercialisée dans des pays européens de santé et des associations locales.
comme la France, l’Italie et la Pologne.
Le Pôle déploie ses marques locales à partir des plateformes de
Le Pôle articule sa stratégie de développement autour d’un axe marques internationales permettant ainsi la réplication globale et
principal : élaborer des produits adaptés aux premières années rapide des bonnes pratiques de chaque pays, comme par exemple :
de l’enfant qui se décline en trois priorités :
î la plateforme “Blue House” regroupe notamment les marques
î démontrer la pertinence de cette catégorie de produits de Nutrition Aptamil, Nutrilon, Almiron et Gallia ;
Infantile comme réponse aux besoins spécifiques nutritionnels des
femmes enceintes ou allaitantes, des bébés et des jeunes enfants î la plateforme “Heritage Brands” regroupe notamment les marques
Bebelac, Cow&Gate, Blédina, Malyutka et Dumex.

Nutrition Médicale
Le Pôle Nutrition Médicale se concentre principalement sur la ges- Sous sa marque ombrelle Nutricia, l’Entreprise dispose d’un large
tion du régime alimentaire des patients sous traitement médical, portefeuille de marques commercialisées dans plusieurs pays,
des bébés affectés par certaines pathologies ou des personnes comme par exemple :
fragilisées par l’âge. Les produits du Pôle visent en particulier à
traiter la malnutrition résultant d’une maladie afin de répondre à î Nutrison : alimentation par sonde utilisée pour la gestion diététique
des patients qui ne sont pas capables de s’alimenter normalement
des exigences nutritionnelles spécifiques. Ces produits sont recom-
ou qui souffrent de malnutrition induite par une pathologie ;
mandés ou prescrits par les professionnels de santé (médecins,
personnel médical dans les hôpitaux et les cliniques, pharmaciens) î Fortimel/Fortisip : compléments nutritionnels oraux liquides ;
et une majorité d’entre eux ouvrent droit à un remboursement.
î Neocate : produits hypoallergéniques à l’intention des bébés et
des enfants présentant une allergie au lait ou une allergie à de
multiples protéines alimentaires ;

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 17


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.5 AUTRES ÉLÉMENTS DE L’ACTIVITÉ ET DE L’ORGANISATION DE DANONE

î Nutrini/Infatrini : produits d’alimentation orale et par sonde adaptés croissance du marché de la nutrition médicale est important, en
au traitement diététique des bébés et des enfants, qui à cause raison notamment (i) du vieillissement de la population de certains
d’une maladie, sont incapables de s’alimenter normalement ou pays, (ii) de la prise de conscience du rôle de la nutrition dans la
suffisamment, ou souffrent de malnutrition. santé, (iii) de l’apparition de nouvelles maladies ou allergies, et (iv)
de l’augmentation du nombre de dépistages permettant une gestion
Danone a pour stratégie d’accroître sa couverture mondiale en
plus en amont des patients concernés. Par ailleurs, les recherches
s’implantant dans de nouveaux pays et en développant différents
actuelles en matière d’accompagnement de certaines maladies ou
canaux de distribution. L’Entreprise estime que le potentiel de
allergies pourraient contribuer à ce potentiel de croissance.

2.5 AUTRES ÉLÉMENTS DE L’ACTIVITÉ ET DE L’ORGANISATION DE DANONE


Distribution
Bien que relevant de situations différentes du fait de spécificités partagée des approvisionnements qui permettent de coordonner
locales, les modèles de distribution de Danone s’articulent autour le niveau de stocks entre les magasins, les entrepôts des clients
de deux grands schémas : et ceux de Danone.

î les flux à destination de la grande distribution ; Danone s’associe par ailleurs avec ses clients pour développer
certaines opérations commerciales spécifiques telles que des
î les flux à destination des points de vente du commerce traditionnel. promotions communes.
En outre, sur les marchés de la nutrition infantile et de la nutrition
médicale, une grande partie des produits sont commercialisés
au travers des canaux plus spécialisés tels que des hôpitaux, des
Commerce traditionnel
cliniques et des pharmacies. Dans le monde entier, et plus particulièrement dans les pays émer-
gents, une part significative des ventes de Danone est réalisée dans
Danone mène une politique constante de rationalisation de ses flux
le commerce traditionnel, grâce à des réseaux de points de vente
logistiques pour accroître la qualité de service tout en réduisant
de petite taille. Une force de distribution en propre ou des contrats
ses coûts. Cette politique s’articule autour d’une réflexion perma-
d’exclusivité avec des distributeurs intermédiaires constituent pour
nente sur les schémas organisationnels, notamment au travers
l’Entreprise un atout compétitif dans les pays où le commerce tra-
d’une externalisation de sa distribution en collaboration avec des
ditionnel et les supermarchés non organisés représentent encore
intervenants spécialisés.
une part significative des ventes de produits alimentaires.

Grande distribution Par ailleurs, en Amérique Latine et en Asie, une partie significative
de la distribution du Pôle Eaux s’effectue directement auprès des
L’Entreprise établit des partenariats globaux avec ses principaux consommateurs (Home & Office Delivery ou HOD).
distributeurs afin de contribuer au développement des ventes de
Enfin, dans les pays émergents, Danone développe de nouveaux
ses produits. Ces partenariats portent notamment sur la colla-
modèles de vente de proximité au travers de larges réseaux de
boration logistique, sur le développement des ventes en ligne ou
vendeurs indépendants.
encore la gestion de la sécurité alimentaire. Les aspects relatifs à
la politique tarifaire, qui restent du ressort de chaque filiale, sont
exclus de ces contrats. Canaux spécialisés des hôpitaux
Danone a notamment pris différentes initiatives de collaboration avec et cliniques et des pharmacies
les grands distributeurs afin d’optimiser les flux de marchandises et
Sur les marchés de la nutrition infantile et de la nutrition médicale,
les niveaux de stocks de ses clients avec la démarche “ECR” (Efficient
une grande partie des produits sont commercialisés auprès d’hôpi-
Consumer Response). Outre la gestion des stocks, le réapprovision-
taux, de cliniques et de pharmacies, au travers de distributeurs
nement automatique et la livraison “en flux tendus”, l’ECR a pour
spécialisés ou par le biais d’appels d’offres. Danone entretient
objet de collaborer avec la distribution sur la gestion de la demande
également une relation régulière avec les professionnels de santé
pour apporter une réponse optimale aux attentes du consommateur
grâce à ses visiteurs médicaux qui rencontrent les médecins géné-
dans les points de vente. Pour ce faire, l’Entreprise a mis en place,
ralistes et spécialistes (pédiatres, nutritionnistes, etc.), ainsi que
avec ses principaux distributeurs clients, des systèmes de gestion
les pharmaciens.

Concurrence
Les concurrents de l’Entreprise dans ses métiers respectifs sont La présence de nombreux acteurs, tant locaux qu’internationaux,
(i) de grands groupes internationaux de l’agroalimentaire et des fait du secteur des boissons et des aliments conditionnés un marché
boissons comme Coca-Cola, General Mills, Kellogg’s, Kraft Heinz, fortement concurrentiel. Danone estime que le succès de sa straté-
Mondelez, Nestlé, PepsiCo, Unilever, (ii) de grands groupes dans gie de croissance rentable repose avant tout sur la qualité, le goût,
la nutrition médicale et la nutrition infantile comme Abbott, Mead l’accessibilité et le caractère innovant de ses produits, ainsi que sur
Johnson, (iii) des sociétés plus locales qui sont spécialisées dans l’image forte véhiculée par ses marques dans les domaines aussi
certaines gammes de produits ou certains marchés comme Fre- importants que la santé, la nutrition ou la responsabilité sociétale
senius, Lala, Yakult ou Biostime, ou (iv) des chaînes de distribution et environnementale.
offrant des produits génériques ou leurs marques propres.

18 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.5 AUTRES ÉLÉMENTS DE L’ACTIVITÉ ET DE L’ORGANISATION DE DANONE

Considérant que le succès dans l’industrie agroalimentaire se Cette stratégie permet de construire une relation pérenne, équi-
construit avant tout sur la base de positions locales fortes, Danone librée et constructive avec la grande distribution en disposant de
vise une position de numéro un pour chacune de ses activités dans produits incontournables, vecteurs de croissance et de rentabilité
chacun des pays où elles sont présentes, et ce toujours dans le pour chacune des parties.
respect des lois et réglementations relatives à la concurrence.

Recherche et Développement
Présentation de la Recherche et Développement telles que des universités et des organismes de recherche publics,
comme par exemple :
de Danone î Danone bénéficie de l’expertise de comités scientifiques externes
Dans la mise en œuvre de la stratégie de croissance de Danone, la sur des thématiques stratégiques comme les ferments y compris
Recherche et Développement occupe une place centrale et Danone à potentiel probiotique ou l’eau ;
estime que l’alimentation constitue un moyen essentiel pour répondre
aux enjeux de santé. î Danone entretient un contact permanent avec la communauté
scientifique pour mieux appréhender les problématiques de santé.
La Recherche et Développement oriente sa stratégie de Recherche Ceci se traduit par des collaborations scientifiques, permettant
et Développement autour de quatre champs d’innovation : la mutualisation des investissements, et la mise en commun des
ressources et des compétences. Ce dialogue permanent avec des
î progrès : croiser science et nutrition pour développer une ali- scientifiques et l’appui à la recherche constituent d’ailleurs deux
mentation qui renforce le capital santé de chacun, des plus
des engagements pris par Danone dans sa Charte Alimentation
jeunes aux personnes les plus âgées ;
Nutrition Santé. Cette charte formalise la stratégie de Danone
î fiabilité : s’engager toujours davantage pour la qualité nutri- en matière de nutrition et de santé et s’inscrit dans les grandes
tionnelle des produits et préserver les ressources naturelles orientations fixées par les autorités de santé de nombreux pays ;
de façon durable ;
î Danone a créé, dans le cadre du soutien à la recherche en nutri-
î cultures : s’ancrer dans les pratiques alimentaires locales, tion, les Instituts Danone (institutions à but non lucratif) pour
intégrer les différences culturelles et les besoins locaux, et contribuer au développement des connaissances scientifiques
encourager des pratiques alimentaires plus saines au sein des sur les liens entre l’alimentation, la nutrition et la santé. À fin
communautés ; 2015, 16 Instituts Danone sont présents dans le monde. Leurs
programmes d’actions couvrent les domaines allant du soutien
î bien-être : promouvoir ses catégories comme source quotidienne à la recherche scientifique, à l’information et la formation des
de santé et de bien-être pour tous : Danone encourage ainsi la
professionnels de la santé, ainsi que des programmes d’éducation
recherche en nutrition, informe et forme les professionnels
pour les enfants et le grand public.
de santé sur des sujets liés à l’alimentation, et participe, par
des actions d’éducation et d’information, à l’amélioration de
l’alimentation de la population. Champs d’innovation de la Recherche
La stratégie R&D s’appuie sur une démarche nutrition unique, et Développement de Danone
construite en impliquant des parties prenantes concernées par les
Danone fixe ses axes de Recherche et Développement en adéquation
enjeux de santé publique des pays où Danone opère.
avec la stratégie de l’Entreprise autour de quatre champs d’innovation :

Organisation de la Recherche et Développement Progrès : croiser science de la vie et nutrition


Ce champ d’innovation consiste à croiser science et nutrition pour
La Recherche et Développement regroupe au sein de Danone Nutricia
développer une alimentation qui renforce le capital santé de chacun,
Research environ 1 500 personnes réparties entre :
des plus jeunes aux personnes les plus âgées.
î deux centres internationaux de recherche : Danone Research Pour ce faire, Danone a notamment développé une expertise
Centre Daniel Carasso (Palaiseau, France) et Nutricia Research
scientifique autour de la sélection et la caractérisation de bactéries
(Utrecht, Pays Bas) ;
lactiques, ainsi qu’autour de la compréhension de la façon dont ces
î cinq centres spécialisés : bactéries (dites probiotiques) peuvent bénéficier à la santé humaine.
î Danone Research Packaging, à Évian en France, Danone a ainsi développé ces dernières années une forte connais-
sance des différents éléments génomiques, moléculaires, cellulaires,
î Nutricia Research Singapore, à Singapour,
physiologiques et fonctionnels qui fondent ce lien entre microbiote,
î Danone Research Fresh Dair y Technological Expertise, système immunitaire, paroi intestinale et équilibre de santé.
à Madrid en Espagne,
Dans l’objectif de développer des produits laitiers fermentés agissant
î Danone Research Fresh Dair y Technological Expertise, sur l’équilibre et l’homéostasie du corps humain, Danone s’appuie,
à Chekhov en Russie, entre autres, sur sa large collection de bactéries lactiques et
sélectionne les plus performantes selon les effets physiologiques
î Dumex Research, à Shanghai en Chine,
et cliniques recherchés.
î des équipes locales dans 55 filiales de Danone. Pour l’ensemble des travaux portant sur ces sujets, les équipes
de Recherche et Développement utilisent les techniques les plus
Collaborations scientifiques récentes de génomique, de biologie cellulaire et moléculaire, de
cytométrie et de robotique. Elles élaborent et mettent en place
Pour mener ses recherches, les équipes de Recherche et Dévelop-
des études cliniques selon les standards internationaux et utilisent
pement collaborent régulièrement avec des entités extérieures,
les méthodes d’analyse statistique les plus récentes. Par ailleurs,

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 19


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.5 AUTRES ÉLÉMENTS DE L’ACTIVITÉ ET DE L’ORGANISATION DE DANONE

elles collaborent avec d’autres équipes scientifiques de renommée alimentaire et d’identifier les attentes des consommateurs en
internationale, comme l’INRA (Institut National de Recherche termes de goût, d’usage, d’expérience dans la vie quotidienne et
Agronomique) à Paris, Harvard Medical School à Boston aux États- de bénéfices recherchés.
Unis, l’Institut Pasteur à Paris, ou encore l’University College de
De plus, comme décrit précédemment, la connaissance des enjeux
Cork en Irlande. Afin de développer davantage ces domaines de
locaux de nutrition et d’alimentation et la compréhension des enjeux
recherche, Danone apporte son soutien à des colloques avec ces
majeurs de santé publique en lien avec l’alimentation sont également
instituts afin de diffuser les derniers résultats à la communauté
clés dans la stratégie de Danone. Cela lui permet de développer des
scientifique internationale.
produits pertinents et adaptés à leur contexte local. Pour ce faire,
Danone a établi la cartographie “ Nutriplanet ” des problématiques
Fiabilité : s’engager pour la qualité nutritionnelle de nutrition et de santé afin d’identifier les carences et les excès
et la préservation des ressources de l’alimentation dans ces pays et d’adapter en conséquence les
Danone applique les recommandations de l’OMS (Organisation
formules de ses produits. Nutriplanet couvre aujourd’hui plus de
Mondiale de la Santé). La maîtrise de la composition nutritionnelle de
50 pays et donne lieu à des publications scientifiques dans des
ses produits constitue un des axes clés de sa stratégie de nutrition,
revues spécialisées.
avec un double objectif :
Cette expertise conduit également Danone à étudier les pratiques
î se rapprocher de cibles nutritionnelles définies par nutriment, alimentaires et leurs évolutions, ainsi que la place des différents
par catégorie de produits et par groupe de consommateurs.
groupes d’aliments dans les cultures locales, à travers une approche
Ces cibles ont été redéfinies courant 2015 pour les trois Pôles
sociologique.
Produits Laitiers Frais, Nutrition Infantile et Eaux (Aquadrinks) ;

î développer des produits constituant une alternative avec des Bien-être : promouvoir les catégories de Danone
qualités nutritionnelles et gustatives supérieures aux autres Au travers de ses quatre Pôles d’activité, Danone se concentre
produits du marché ou catégories pouvant être choisis dans un sur des catégories de produits axés majoritairement sur la santé
moment donné de consommation. et le bien-être :
Danone élabore et met en œuvre des plans d’actions pour amé- î les produits laitiers frais fermentés, parce que la consommation
liorer ses produits de manière progressive, afin de conserver la d’un yaourt par jour est cohérente avec les recommandations
qualité organoleptique des produits et assurer la préférence des pour une diète équilibrée, telles qu’exprimées dans les pyramides
consommateurs. alimentaires officielles de nombreux pays ;
Par ailleurs, cette démarche est menée dans le respect d’une î l’eau, boisson indispensable ;
politique de sécurité alimentaire stricte.
î la nutrition infantile, parce que l’alimentation des 1 000 premiers
jours est clé pour la santé ;
Cultures : s’ancrer dans les pratiques alimentaires
locales î la nutrition médicale, parce que des produits ciblés agissent en
Danone place le consommateur au centre de ses projets de déve- complément des traitements médicaux.
loppement. Pour ce faire, Danone s’appuie sur son Département
Danone développe un nouvel axe de recherche portant sur l’éva-
Analyse Sensorielle et Sciences du Consommateur au sein de la
luation de l’impact de ses produits sur la diète alimentaire des
Direction Recherche et Développement.
consommateurs qui inclut, entre autres : la mise au point d’outils
En effet, Danone estime qu’il est indispensable d’intégrer le de mesure quantitative, la définition d’indices de qualité, le dévelop-
consommateur et ses besoins en amont du développement des pement de méthodes de classification des consommateurs selon la
produits, y compris dans la définition des axes de recherche. Pour composition de leur diète et la simulation quantifiée de l’impact d’un
ce faire, la Recherche et Développement de Danone a pour objec- changement alimentaire donné, sur la qualité globale de la diète.
tif de comprendre les paramètres humains de la consommation

Usines et équipements
La politique de Danone est généralement de posséder ses propres Enfin, Danone loue certains sites, notamment des sites administratifs
usines. Les sites de production sont nombreux et dispersés géo- et des bases logistiques (voir paragraphe 3.4 Examen du bilan et de
graphiquement, sauf pour les Pôles Nutrition Infantile et Nutrition la sécurité financière).
Médicale pour lesquels les sites sont plus concentrés.
Des contrôles réguliers sont effectués sur les sites de production
Danone exploite des sites de production dans le monde entier sur afin d’évaluer les possibilités d’amélioration de la qualité, de la
ses marchés principaux. Au 31 décembre 2015, Danone possédait protection de l’environnement, de la sécurité et de la productivité.
194 sites de production (voir paragraphe 5.2 Informations relatives Sur la base de tels contrôles, la direction établit un plan pour
aux performances sociale, sociétale et environnementale de Danone l’expansion, la spécialisation, la remise à niveau et la modernisation
conformément à la loi Grenelle II). (ou la fermeture) de sites particuliers.

20 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.5 AUTRES ÉLÉMENTS DE L’ACTIVITÉ ET DE L’ORGANISATION DE DANONE

Production de l’exercice et principaux sites de production


Exercice clos le 31 décembre 2015
Sites les plus importants du Pôle (a)
Part de la production (b)
Production (b) Localisation du Pôle

Produits Laitiers Frais 7 millions de tonnes Mexique, Brésil 11 %


Eaux 26 milliards de litres France, Indonésie 12 %
Nutrition Infantile 1 million de tonnes Irlande 16 %
Nutrition Médicale 210 millions de litres Pays-Bas 49 %
(a) Deux sites les plus importants des Pôles Produits Laitiers Frais et Eaux, site le plus important des Pôles Nutrition Infantile et Nutrition Médicale.
(b) De l’exercice.

Achats de matières premières


Les besoins de Danone en matières premières concernent î enfin, au cœur du cycle de l’eau, le principal enjeu de Danone
principalement : demeure la protection de ses sources.

î les matières nécessaires à la production de produits alimentaires L’évolution du prix des principales matières premières peut influencer
et de boissons, notamment le lait et les fruits (les “matières la structure des résultats de Danone. Dans ce contexte, l’Entreprise
premières alimentaires”). Le lait constitue, en valeur, la prin- gère la volatilité du coût des matières premières au travers des
cipale matière première achetée par Danone. Ces achats sont actions suivantes :
composés majoritairement de lait liquide, pour lequel les filiales
opérationnelles concluent généralement des contrats avec des î amélioration continue de sa productivité : Danone s’attache
notamment à optimiser l’utilisation de ses matières premières
producteurs locaux ou des coopératives. Le prix du lait liquide
(réduction des pertes de matières, allégement des emballages,
est fixé localement, sur des périodes contractuelles variant
meilleure valorisation des sous-composants du lait dans ses
d’un pays à l’autre. Les principales autres matières premières
différents produits), et à tirer parti de la mutualisation des achats
alimentaires sont les préparations à base de fruits et le sucre ;
de ses différentes filiales. L’Entreprise a par exemple mis en
î les matériaux nécessaires à l’emballage des produits, en parti- place depuis 2013 une gestion centralisée des achats du Pôle
culier les plastiques et le carton (les “emballages”). Les achats Produits Laitiers Frais autres que le lait ;
d’emballages sont gérés au travers de programmes d’achats
mondiaux ou régionaux permettant d’optimiser les compétences î mise en place d’une politique d’achat (Market Risk Management)
qui consiste à définir des règles de sécurisation de l’approvision-
et les effets volumes. En effet, les prix sont influencés par l’offre
nement physique et de fixation des prix auprès des fournisseurs
et la demande au niveau mondial et régional, par les cycles
et/ou sur des marchés financiers lorsqu’ils existent. Le suivi de
économiques mais aussi par les capacités de production et le
l’exposition et la mise en œuvre de cette politique sont effectués
prix du pétrole ;
au niveau de chaque catégorie de matières premières par les
î les matières premières énergétiques. Elles représentent une acheteurs centraux de l’Entreprise. Les acheteurs négocient prin-
part limitée des achats de l’Entreprise. cipalement des contrats d’achat à terme auprès des fournisseurs
étant précisé qu’il n’existe pas de marchés financiers permettant
La stratégie de Danone s’appuie de plus en plus sur la part amont
de couvrir parfaitement la volatilité des prix des principales
de son activité, et en particulier sur son approvisionnement en
matières premières de Danone. Les contrats d’achat à terme
matières premières, non plus uniquement pour piloter ses coûts
font l’objet d’un suivi au niveau de l’Entreprise lors de chaque
mais aussi pour en faire un véritable levier de création de valeur et
clôture annuelle. Les informations relatives à ces engagements
de différenciation face à la concurrence (voir paragraphe 2.3 Axes
d’achats futurs sont présentées au paragraphe 3.4 Examen du
stratégiques).
bilan et de la sécurité financière. Par ailleurs, concernant les deux
Celles-ci sont désormais gérées comme des cycles afin d’assurer principales catégories de matières premières de Danone (le lait
leur pérennité, de limiter leur volatilité et enfin d’en tirer un véritable et les ingrédients laitiers ainsi que les matières plastiques dont
avantage compétitif : le PET), une analyse de sensibilité à la variation de leur prix sur le
coût des achats annuels de l’Entreprise (appliquée simultanément
î s’agissant du cycle du lait, l’ambition est de garantir un appro- dans tous les pays où Danone a une activité de production) est
visionnement durable à long terme, continuer d’améliorer la
présentée à la Note 5.7 des Annexes aux comptes consolidés.
compétitivité et réduire la dépendance à cette matière première
en optimisant l’utilisation de l’ensemble des composants du
lait grâce aux nouvelles technologies et à la mutualisation des
besoins des différents pôles d’activité, en particulier les Produits
Laitiers Frais et la Nutrition Infantile ;

î concernant le cycle du plastique, le principal enjeu est de déve-


lopper de nouveaux matériaux 100 % recyclables, permettre
une seconde vie aux emballages plastiques qui seront distri-
bués sur le marché, augmenter la part de PET recyclable de
10 % à 25 % dans un certain nombre de pays et donc à terme
de produire des bouteilles composées à 100 % de plastique
Bio-sourcé de 2e génération ;

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 21


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.6 ORGANIGRAMME SIMPLIFIÉ AU 31 DÉCEMBRE 2015

Responsabilité sociale et environnementale


Se référer aux paragraphes 5.1 Démarche de Danone en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale, 5.2 Informations
relatives aux performances sociale, sociétale et environnementale conformément à la loi Grenelle II et 5.3 Fonds sponsorisés par Danone.

Gestion des risques financiers


Se référer au paragraphe 2.7 Facteurs de risques.

2.6 ORGANIGRAMME SIMPLIFIÉ AU 31 DÉCEMBRE 2015


L’organigramme simplifié ci-après présente la structure de l’organisation juridique générale de Danone. Certaines filiales peuvent
toutefois faire l’objet d’un rattachement différent.

Danone SA
(France)

Compagnie Gervais Holding Internationale Danone Baby &


Dan Investments SAS
Danone SA de Boissons SAS Medical Holding SAS
(France)
(France) (France) (France)

Filiales du Pôle
Filiales du Pôle Produits Filiales Autres filiales
Nutrition Infantile et du
Laitiers Frais du Pôle Eaux et participations
Pôle Nutrition Médicale

Société mère Danone


Danone SA est la société mère du groupe Danone. La société exerce essentiellement une fonction de (i) holding en détenant directement
ou indirectement les sociétés composant le Groupe, et (ii) coordination des principales fonctions et activités avec un effectif moyen de
798 personnes en 2015.

Filiales consolidées
Les listes, par Pôle d’activité, des 20 filiales consolidées par intégration globale les plus importantes en termes de chiffre d’affaires net,
figurent à la Note 17 des Annexes aux comptes consolidés.
La liste par pays des sociétés consolidées de Danone figure en Annexe du présent Document de Référence.

22 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.6 ORGANIGRAMME SIMPLIFIÉ AU 31 DÉCEMBRE 2015

Principales sociétés consolidées par intégration globale et non détenues à 100 %


Pourcentage de détention des détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle au 31 décembre
(en pourcentage) Pôle d’activité Pays Place de cotation (a) 2014 2015

Produits Laitiers
Ensemble Danone-Unimilk(b) Frais Zone CEI 49,1 % 29,1 %
Produits Laitiers
Danone Espagne(c) Frais Espagne 23,1 % 7,6 %
Produits Laitiers
Centrale Danone(d) Frais Maroc Casablanca 9,1 % 4,1 %
(a) Si la société fait l’objet d’une cotation en bourse.
(b) Au 31 décembre 2015, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société mère de l’ensemble disposent de trois représentants au conseil
d’administration de la société (sur un total de sept administrateurs).
(c) Au 31 décembre 2015, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société disposent d’un représentant au conseil d’administration
de la société (sur un total de quatre administrateurs).
(d) Depuis 2014, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société ne disposent plus de représentant au conseil d’administration de la société.

Chacune de ces sociétés regroupe les activités produits laitiers Ces options de vente constituent les principaux engagements et/
frais de Danone dans un pays ou un groupe de pays donné. La ou conventions entre Danone et les actionnaires minoritaires de
plupart des actionnaires minoritaires de chacune de ces sociétés certaines sociétés consolidées non détenues à 100 % par Danone.
détenait des options de vente sur leur participation au 31 décembre
2014 dont la majeure-partie a été exercée en 2015 comme décrit
au paragraphe 3.4 Examen du bilan et de la sécurité financière au
paragraphe relatif aux Dettes liées aux options de vente accordées
aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle.

Principales participations cotées


Au 31 décembre 2015
Pôle d’activité Pays Place de cotation

Centrale Danone(a) Produits Laitiers Frais Maroc Casablanca


China Mengniu Dairy (b) Produits Laitiers Frais Chine Hong Kong
Yakult Honsha(b) Produits Laitiers Frais Japon Tokyo
Yashili(b) Nutrition Infantile Chine Hong Kong
(a) Société consolidée par intégration globale.
(b) Société mise en équivalence.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 23


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

2.7 FACTEURS DE RISQUES


Politique d’identification et de contrôle des risques
Comme toute entreprise, Danone est confronté à un ensemble de son patrimoine et de sa réputation, la réalisation de ses objectifs et à
risques internes et externes susceptibles d’affecter la réalisation de protéger les intérêts de ses actionnaires, salariés, consommateurs,
ses objectifs. Les principaux risques auxquels Danone estime être clients, fournisseurs, de l’environnement et de ses autres parties
exposé à la date du présent Document de Référence sont décrits prenantes et sans toutefois garantir l’absence totale de risques.
au paragraphe ci-après.
Cette politique d’identification et de gestion des risques est décrite
Danone conduit une politique active d’identification et de gestion des dans le rapport du Président sur le contrôle interne et la gestion des
risques visant à assurer au mieux la défense et le développement de risques, au paragraphe 6.4 Contrôle interne et gestion des risques.

Principaux facteurs de risque


Synthèse des principaux facteurs de risques auxquels Danone estime être exposé
à la date du présent Document de Référence
Risques liés à l’image Risques liés à la qualité des produits
et à la réputation Risques liés à la santé et au positionnement de certains produits
de Danone Autres risques généraux liés à l’image et à la réputation de Danone

Risques Matières premières : volatilité des prix et disponibilité


opérationnels liés Concentration de la distribution, défaillance d’un client
au secteur d’activité Concurrence
de Danone Environnement géopolitique
Conjoncture économique des principaux marchés de Danone
Conditions climatiques et saisonnalité

Risques Concentration des achats de certains produits et services auprès d’un nombre
opérationnels propres limité de fournisseurs
à l’activité Position de Danone sur certains marchés
et à l’organisation Innovation et goût des consommateurs
de Danone Ressources humaines et personnel
Ressources humaines et restructurations
Systèmes d’information
Défaillance du contrôle interne
Défaillance de la couverture d’assurance

Risques liés à la crois- Acquisitions de sociétés


sance externe Partenariats
Évolution défavorable des activités et prévisions d’activité et impact sur les tests
de dépréciation d’actifs incorporels et des Titres mis en équivalence

Risques juridiques Propriété intellectuelle


et réglementaires Risques éthiques et de non-conformité
Réglementations environnementales
Autres réglementations

Risques naturels, indus- Risques naturels et industriels


triels et Risques environnementaux
environnementaux Choix, préférences ou considérations environnementales des consommateurs

Risques de marché Risques de marché


Change opérationnel
Change financier
Conversion des comptes en euro
Liquidité
Taux d’intérêt
Contrepartie, crédit
Actions de la Société
Actions d’autres sociétés

Ces facteurs de risques sont décrits ci-après.

24 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

Autres risques
D’autres risques dont Danone n’a pas connaissance à la date du présent Document de Référence ou qu’il estime comme non significatifs
à cette même date et qui pourraient avoir dans le futur un effet négatif sur l’Entreprise peuvent exister

Description des principaux facteurs de risques


Risques liés à l’image et à la réputation de Danone
La bonne réputation de Danone et l’image de qualité de ses marques et produits sont essentielles à la réussite de Danone.
Celles-ci peuvent être affectées à tout moment.

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Risques liés à la qualité des produits
L’activité de Danone l’expose au risque avéré mais également La priorité de Danone consiste à éviter tout risque de conta-
seulement perçu, anticipé ou allégué de contamination et de mination.
nocivité de ses produits.
Pour ce faire, Danone applique une politique qualité et de sécurité
Ce risque de qualité peut se matérialiser par l’existence, réelle alimentaire sans concession, mise en œuvre au travers d’une
ou présumée de (i) contaminants chimiques et microbiologiques organisation qualité à la fois centrale et locale, permettant
(même à des traces infinitésimales) des matières premières et d’atteindre le niveau de qualité et sécurité alimentaire visé.
emballages, (ii) contaminations croisées par des allergènes, et Il a élaboré et met en œuvre des mesures et procédures
(iii) non-respect des conditions d’innocuité des produits finis à visant à limiter le risque de contamination, avec notamment
la sortie de l’usine et tout le long de la chaîne de distribution. la réalisation de multiples contrôles opérés sur les lignes de
Ces risques de contamination réelle ou présumée sont éga- fabrication ainsi que tout le long de la chaîne de distribution
lement susceptibles de se réaliser (i) en amont de l’activité de et d’audits réguliers sur ses sites :
Danone (chez ses fournisseurs ou lors du transport par ses
fournisseurs), et (ii) en aval de son activité (chez ses clients î le risque de contamination des produits est classé en quatre
catégories (microbiologique, chimique, physique et aller-
et distributeurs ou lors du transport par ses distributeurs).
gique) et dépend de la nature des produits ;
La matérialisation d’un tel risque pourrait avoir des consé-
quences multiples : î il est contrôlé à chaque stade du cycle de production et de
commercialisation : au moment de l’achat et de la livraison
î les ventes et les résultats de Danone liés aux produits des matières premières, des processus de fabrication,
concernés pourraient être sévèrement impactés ; de l’emballage des produits, de l’entreposage et de la
livraison des produits aux distributeurs et détaillants, de
î cet impact serait susceptible de s’étendre, au-delà des l’entreposage et de la mise en rayon des produits dans les
produits concernés, sur les autres produits de la même
points de vente finaux.
marque ;
Par ailleurs, Danone a élaboré et mis en place dans chaque
î du fait notamment de la couverture médiatique et du déve- filiale une procédure organisant (i) des actions de blocage, de
loppement des réseaux sociaux, cet impact serait susceptible
retrait, voire de rappel de produits dans certains cas, en col-
de se propager également à des zones géographiques autres
laboration avec les institutions dédiées, et (ii) des vérifications
que celles initialement concernées ;
et enquêtes approfondies systématiques afin de définir si la
î le tout pourrait donc avoir un effet défavorable significatif responsabilité de Danone est engagée ou non.
au niveau des ventes et des résultats de Danone dans son
ensemble ;

î au-delà de l’impact financier immédiat, la réputation de


Danone, de ses marques et de ses produits ainsi que l’image
qualité de Danone pourraient en être négativement affectés,
et ce de manière durable, accentuant de ce fait le risque
financier pour Danone.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 25


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Risques liés à la santé et au positionnement
de certains produits
Si certains produits de Danone (incluant les recettes/formula- La santé des consommateurs est au cœur de l’histoire et de
tions ou certains ingrédients actifs) présentés comme ayant un la mission de Danone d’“apporter la santé par l’alimentation
bénéfice ou positionnement nutritionnel ou santé s’avéraient au plus grand nombre” et la stratégie de Danone en matière
nocifs à court terme ou long terme ou sans effet sur la santé, de nutrition et de santé s’inscrit dans les grandes orientations
alors les activités, les résultats et la réputation de Danone fixées par les autorités de santé dans les différents pays, Elle
pourraient être d’autant plus négativement affectés que la est formalisée dans la Charte Alimentation Nutrition Santé
stratégie de Danone repose en partie sur le développement de de Danone. Dans la mise en œuvre de cette stratégie, Danone
tels produits à forte composante nutrition/santé. est vigilant aux fondements scientifiques, au contexte régle-
mentaire et à l’origine des ingrédients utilisés, au travers
Par ailleurs, l’industrie alimentaire doit faire face à la croissance
des organisations, actions et procédures qu’il met en œuvre,
de l’obésité et les consommateurs, le personnel médical et les
comme par exemple :
instances publiques sont de plus en plus préoccupés par les
conséquences de santé publique qui en découlent. Bien que î stratégie et organisation de la Recherche et Développement
Danone dispose d’un large portefeuille de gammes permettant de Danone décrites au paragraphe 2.5 Autres éléments de
de proposer une grande variété de produits répondant aux l’activité et de l’organisation de Danone ;
différents besoins et moments de consommation, les gou-
vernements locaux pourraient prendre des mesures contre î développement de partenariats avec des organismes scienti-
fiques de réputation internationale et dialogue avec les auto-
l’industrie alimentaire, telles que notamment des surtaxes ou
rités de santé publique, les associations de consommateurs ;
un accroissement de la réglementation de la publicité sur cer-
tains produits. Ces actions pourraient avoir des effets négatifs î mise en place d’une procédure interne pour s’assurer de
sur les résultats de Danone mais également sur sa notoriété. la cohérence, la crédibilité et la validité scientifique des
allégations santé et nutrition qui sont diffusées dans ses
communications (voir paragraphe 5.2 Informations relatives
aux performances sociale, sociétale et environnementale de
Danone conformément à la loi Grenelle II relatif à la Loyauté
des pratiques).
Danone reste également vigilant aux risques “perçus” par le
consommateur comme l’obésité. Pour suivre ce risque, Danone
a développé un réseau d’interlocuteurs privilégiés (qui com-
prend notamment des associations de consommateurs) afin de
discuter de façon formelle ou informelle des sujets communs
de préoccupation et d’y apporter des éléments de clarification.
Des informations complémentaires sont présentées aux para-
graphes 2.3 Axes stratégiques, 2.5 Autres éléments de l’activité
et de l’organisation de Danone et 5.2 Informations relatives aux
performances sociale, sociétale et environnementale de Danone
conformément à la loi Grenelle II.

Autres risques généraux liés à l’image


et à la réputation de Danone
Au-delà des risques liés aux produits décrits ci-dessus, Afin de limiter le risque de telles critiques, Danone a développé
Danone est exposé à des critiques de toute nature et de toute et diffuse dans ses filiales des règles de gouvernance et des
origine, fondées ou non, de bonne ou de mauvaise foi, pouvant bonnes pratiques, notamment en matière de (i) conduite des
porter atteinte à son image et à sa réputation. Danone est ainsi affaires, (ii) responsabilité sociétale appliquée aux fournisseurs,
susceptible d’être confronté à une publicité négative pouvant (iii) relations avec les communautés locales, et (iv) éthique.
résulter d’une situation de risque, voire d’une simple alléga- Par ailleurs, afin de s’assurer de la diffusion de ces règles
tion, concernant ses activités, ses marques ou ses pratiques et bonnes pratiques au sein de Danone et de leur respect,
en matière commerciale ou de responsabilité sociétales vis- Danone a intégré dans sa démarche Danone Way une éva-
à-vis de ses fournisseurs. La circulation dans les médias de luation de la performance des filiales dans le respect de ces
telles critiques, fondées ou non, est facilitée par l’introduction règles et bonnes pratiques. Des compléments d’information
de nouvelles technologies et le développement des réseaux sont disponibles aux paragraphes 5.1 Démarche de Danone en
sociaux qui peuvent en démultiplier l’effet. matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale,
5.2 Informations relatives aux performances sociale, sociétale et
La survenance de tels événements pourrait avoir des effets
environnementale de Danone conformément à la loi Grenelle II
négatifs sur l’image de Danone et ses répercuter sur ses
et 6.4 Contrôle interne et gestion des risques.
ventes, ses activités, ses résultats, et ses perspectives de
développement. De plus, Danone s’est doté de procédures de gestion (i) de
risques afin d’éviter et d’anticiper les crises potentielles, et (ii)
de crise afin d’empêcher la prolifération et la portée de telles
critiques et de limiter, autant que possible, leurs impacts.

26 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

Risques opérationnels liés au secteur d’activité de Danone


IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE
Matières premières : volatilité des prix
et disponibilité
Les besoins de Danone en matières premières concernent Dans le contexte de forte volatilité du prix des matières premières et
principalement : afin d’en limiter, autant que possible, les impacts sur ses résultats
et son activité, Danone gère l’inflation de ces coûts au travers des
î les matières nécessaires à la production de produits ali- actions décrites au paragraphe 2.5 Autres éléments de l’activité et
mentaires et de boissons, notamment le lait et les fruits
de l’organisation de Danone.
(les “matières premières alimentaires”) ;
La politique d’approvisionnement et l’exposition de Danone aux
î les matériaux nécessaires à l’emballage des produits, en principales matières premières, notamment le lait, est décrite à
particulier les plastiques et le carton (les “emballages”) ;
la Note 5.7 des Annexes aux comptes consolidés.
î les matières premières énergétiques. Elles représentent
une part limitée des achats de Danone.
Les variations dans l’offre et la demande au niveau mondial ou
régional, les conditions climatiques, les contrôles étatiques,
l’évolution de la réglementation et des événements géopoli-
tiques (modification des méthodes de production, saturation
des échanges, etc.) pourraient avoir un effet significatif sur le
prix et la disponibilité des (i) matières premières, et (ii) maté-
riaux nécessaires à l’emballage de certains des produits de
Danone, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur ses résultats.
En particulier, une augmentation éventuelle du prix de ces
matières premières (notamment le lait) et matériaux pourrait
ne pas être répercutée, en totalité ou en partie, sur le prix de
vente des produits de Danone, notamment dans les pays dont
l’environnement économique est dégradé ce qui serait sus-
ceptible d’avoir un effet négatif significatif sur les activités de
Danone et ses résultats.

Concentration de la distribution,
défaillance d’un client
Bien que les clients finaux des produits de Danone soient La présence de marques de Danone dans des types de circuits
les consommateurs individuels, Danone vend ses produits de distribution différents permet de modérer l’éventuel effet
principalement à des chaînes de distribution. Or, le secteur de négatif du risque lié à la concentration de la distribution.
la distribution est de plus en plus concentré globalement et
Le risque lié à la défaillance d’un client donné est limité en
localement. La poursuite de ce mouvement de concentration
raison du développement international de Danone. La part de
et l’émergence d’acteurs clés au niveau local, se traduiraient
chiffre d’affaires de Danone réalisée en 2015 avec ses premiers
pour les sociétés de Danone par un nombre plus restreint de
clients mondiaux est décrite à la Note 5.4 des Annexes aux
clients et pourraient conduire les distributeurs à réclamer de
comptes consolidés.
meilleures conditions. Cela pourrait affecter la marge opé-
rationnelle de ces sociétés et donc de Danone, modifier leurs Par ailleurs, Danone a mis en place des dispositifs contribuant
parts de marché et/ou représenter un risque de contrepartie en à réduire ce risque, notamment des programmes d’actions
cas de défaut d’un client majeur et ainsi, avoir un effet négatif dans le domaine de la politique commerciale envers les grands
significatif sur ses activités et ses résultats. comptes clés (voir paragraphe 2.5 Autres éléments de l’activité et
de l’organisation de Danone) et des Comités Crédit ou équivalents
De plus, certaines filiales des Pôles Nutrition Infantile et
organisés dans certaines de ses filiales.
Nutrition Médicale sont en relation commerciale avec des
organismes publics ou parapublics, des mutuelles ou compa- Au 31 décembre 2015, l’exposition de Danone aux créances
gnies d’assurance maladie et des hôpitaux qui imposent parfois clients impayées et non encore dépréciées était limitée (voir
d’importants délais de paiement. Ces organismes pourraient Note 5.4 des Annexes aux comptes consolidés).
également se rapprocher et procéder à des appels d’offres
conjoints, ce qui pourrait avoir un effet négatif significatif sur
les résultats des Pôles concernés.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 27


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Concurrence
Danone est présent sur des marchés fortement concurrentiels, Danone limite notamment les effets de la concurrence des
sur lesquels interviennent de grands groupes internationaux principaux acteurs sur ses marchés, via sa stratégie de (i)
et de nombreux acteurs locaux de tailles diverses : différenciation par rapport à ses concurrents notamment en
termes d’offre de produits, de rapport qualité/prix et de posi-
î en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, les marchés tionnement, et (ii) développement par croissance organique et
sur lesquels Danone est présent sont relativement matures
croissance externe. Ces éléments de la stratégie de Danone
et la concurrence y est particulièrement intense, sur les
sont décrits aux paragraphes 2.3 Axes stratégiques et 2.5 Autres
prix mais aussi sur les innovations ;
éléments de l’activité et de l’organisation de Danone.
î dans le reste du monde, certains groupes internationaux
alimentaires et de boissons occupent des positions fortes
sur certains marchés émergents et cherchent à renforcer
ces positions et à pénétrer de nouveaux marchés.
En outre, certaines chaînes de distribution, ayant développé
leurs propres marques, pourraient réduire les espaces linéaires
actuellement occupés par les produits de Danone au profit de
leurs propres produits.
Danone fait ainsi face à des concurrents internationaux et
nationaux décrits au paragraphe 2.5 Autres éléments de l’activité
et de l’organisation de Danone relatif à la Concurrence. Cette
concurrence pourrait notamment l’amener à augmenter ses
dépenses publicitaires et promotionnelles, à baisser ses prix
pour défendre ses parts de marché ou à l’empêcher d’augmenter
ses prix pour faire face à des augmentations de coûts, ce qui
serait susceptible d’avoir un impact négatif significatif sur la
stratégie et les résultats de Danone.

Environnement géopolitique
Les activités et les salariés de Danone peuvent subir directement Le développement international de Danone induit une répar-
ou indirectement les effets d’une période d’instabilité écono- tition géographique diversifiant et limitant la concentration
mique, politique, sociale ou militaire dans des pays susceptibles de ce risque sur un pays donné. De plus, Danone élabore des
de connaître, ou ayant récemment connu, une telle période en plans d’actions et met en place des mesures visant à réduire
particulier, en Afrique, en Argentine et dans les pays de la CEI. les impacts éventuels de ce risque, dans le domaine des res-
sources humaines, des finances et du droit.
En outre, certains pays dans lesquels Danone est présent
disposent d’une réglementation peu développée et/ou peu Selon les cas, la Direction de la Sûreté de Danone peut être
protectrice (notamment en matière de droits de propriété intel- associée à leur préparation et à leur mise en œuvre. Elle
lectuelle), souvent instable au gré d’intérêts particuliers locaux crée ou consolide dans certaines régions des relations avec
puissants. Certains d’entre eux maintiennent des contrôles des des partenaires d’État ou privés qui peuvent être sollicités si
changes et/ou des contrôles sur le rapatriement des bénéfices besoin. Elle intervient également lorsque la sûreté de l’État
et des capitaux investis, fixent des taxes et autres redevances et/ou des crises internationales peuvent affecter les activités
et instaurent des restrictions, parfois rétroactives, à l’activité des filiales de Danone.
des groupes internationaux. Dans certains pays, les autorités
Cependant, Danone ne peut assurer que ses résultats ne seraient
nationales et/ou locales peuvent également recourir à des lois
pas significativement affectés par un bouleversement des
et règlements, ou à toute autre mesure ayant un effet similaire,
conditions économiques, politiques ou réglementaires ou par
visant notamment des intérêts étrangers, qui restreignent le
une crise dans certains des pays dans lesquels il est présent.
droit de propriété et/ou l’accès aux liquidités et avoirs dispo-
nibles et/ou la liberté d’exercer son activité et/ou qui équivalent La répartition du chiffre d’affaires par zone géographique, ainsi
à des confiscations, nationalisations ou expropriations d’actifs. que les dix principaux pays du Groupe en termes de chiffre
d’affaires sont présentés au paragraphe 2.2 Présentation de
Enfin, Danone exerce ses activités dans certains pays, en
Danone.
particulier l’Iran et la Russie, qui sont visés par des sanc-
tions économiques et financières imposées notamment
par des réglementations américaines et européennes. Ces
réglementations interdisent notamment de réaliser des tran-
sactions avec certains établissements financiers et prévoient
l’obligation d’obtenir, auprès des autorités compétentes, une
autorisation préalable avant certains transferts de fonds.
Si la Société et/ou ses filiales ne respectaient pas ces régle-
mentations, cela pourrait entraîner des sanctions pénales
ou/et des sanctions financières significatives pour le Groupe.

28 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Toute période d’instabilité politique ou économique dans un
pays où Danone est implanté ou toute mesure économique,
réglementaire ou politique du type de celles décrites ci-avant
qui pourrait être mise en œuvre dans certains pays, pourrait
avoir un impact négatif sur les activités de Danone, ses résul-
tats et sa réputation.

Conjoncture économique des principaux


marchés de Danone
L’activité de Danone et notamment ses ventes, son résultat opé- Le développement international de Danone induit une répartition
rationnel et la trésorerie générée dépendent de la conjoncture géographique de ses activités contribuant à diversifier et, dans
économique de ses principaux marchés. une moindre mesure, limiter la concentration du risque lié à
la conjoncture économique sur un pays donné. Par ailleurs,
Outre les risques en devise évoqués ci-dessous, dans les
Danone s’appuie notamment sur (i) son système de reporting
périodes de ralentissement économique et/ou de réduction
pour suivre son activité et l’impact éventuel de la conjoncture
des déficits et de la dette publics qui peuvent toucher certains
économique dans les pays dans lesquels il est présent, et
pays, Danone peut être confronté aux phénomènes suivants :
(ii) son organisation pour prendre les mesures nécessaires
î contraction des achats des consommateurs dont le pouvoir (adaptation de son activité, de son organisation, restructura-
d’achat aurait diminué et/ou une évolution des modes de tions le cas échéant).
consommation due à la conjoncture économique ;

î alourdissement des taxes existantes et instauration de


nouvelles taxes appliquées aux consommateurs et/ou
entreprises notamment dans les pays fortement endettés ;

î concernant plus spécifiquement le Pôle Nutrition Médi-


cale, réduction du niveau de remboursement des produits
médicaux et/ou pression sur leur prix, contraction des
dépenses de santé.
Ces évolutions sont susceptibles d’avoir des effets négatifs sur
les activités de Danone et ses résultats.
Par ailleurs, comme décrit au paragraphe 2.3 Axes stratégiques,
afin d’assurer sa croissance à long terme, la stratégie de crois-
sance de Danone s’appuie en premier lieu sur un nombre limité
de pays, dans lesquels Danone dispose de solides positions sur
des marchés en forte croissance. Une évolution défavorable de
son activité dans l’un ou plusieurs de ces pays est susceptible
d’avoir des effets négatifs sur sa croissance.
Enfin, compte tenu de leur situation économique et/ou moné-
taire, certains pays, comme l’Argentine, connaissent des
niveaux d’inflation extrêmement élevés et potentiellement
très volatiles ce qui est susceptible d’avoir un impact sur les
activités de Danone et ses résultats.

Conditions climatiques et saisonnalité


Les ventes peuvent, dans certains cas, et pour certains pro- L’intensité de la saisonnalité diffère selon les métiers de
duits de Danone, être liées aux conditions climatiques et à la Danone. De plus, le développement international de Danone
saisonnalité. En particulier, la consommation de boissons est induit une répartition géographique de ses activités contribuant
généralement plus importante durant les mois d’été et par à diversifier et limiter la concentration du risque de variations
exemple, des températures estivales relativement fraîches climatiques sur une région donnée. Enfin, Danone s’appuie sur
peuvent entraîner une réduction sensible du volume des son expérience opérationnelle (notamment via le développement
ventes de boissons, notamment d’eau embouteillée, sur la zone de son offre produits et l’animation de ses marchés) pour limi-
concernée et ce, par rapport à une année normale. Les cycles ter, autant que possible, l’impact des conditions climatiques.
de consommation saisonniers auxquels sont soumis certains
produits de Danone et les variations climatiques sont suscep-
tibles d’affecter négativement ses activités et ses résultats.
De plus, les conditions climatiques peuvent avoir un impact sur
le prix et la disponibilité de certaines matières premières et
donc sur Danone. Ce risque est décrit au paragraphe ci-avant
Matières premières : volatilité des prix et disponibilité.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 29


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

Risques opérationnels propres à l’activité et à l’organisation de Danone


IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE
Concentration des achats de certains produits
et services auprès d’un nombre limité
de fournisseurs
Danone dépend d’un nombre restreint de fournisseurs externes Afin de limiter ce risque, Danone sélectionne et procède au
pour (i) la livraison de certains biens, notamment des matières suivi et à la supervision de ses fournisseurs clés. Par ailleurs,
premières (comme par exemple les ferments utilisés par le il élabore et met en œuvre des procédures visant à sécuriser
Pôle Produits Laitiers Frais ou le lait en poudre pour le Pôle ses approvisionnements et prestations ainsi que des plans de
Nutrition Infantile dans certains pays d’Asie), et (ii) la fourniture continuité d’activité désignant notamment des fournisseurs
de certains services (en particulier des services de sous-trai- alternatifs.
tance ou de prestations informatiques) auprès d’un nombre
restreint de fournisseurs.
Si certains n’étaient pas en mesure de mettre à la disposition
de Danone les quantités et qualités spécifiées de produits ou
biens dont celui-ci a besoin dans les conditions prévues, ni
d’effectuer les prestations de services dans les conditions
et les délais requis, les activités de Danone et ses résultats
pourraient être significativement affectés.

Position de Danone sur certains marchés


Danone occupe des positions de numéro un local sur certains Danone a mis en place, au sein de sa Direction Conformité,
de ses marchés. Il est dès lors susceptible d’être mis en cause une équipe spécialisée en droit de la concurrence chargée
par des tiers alléguant un abus de position dominante et/ou d’élaborer et de déployer une politique en matière de respect
un acte anticoncurrentiel. De manière plus générale, des dis- du droit de la concurrence par ses entités. Danone a également
positions de droit de la concurrence s’appliquent aux sociétés développé, au sein de sa fonction juridique, un réseau interna-
du Groupe dans la grande majorité des pays dans lesquels il tional spécialisé en droit de la concurrence qui suit ce risque.
exerce ses activités. Des violations du droit de la concurrence,
Par ailleurs, Danone porte une attention particulière sur ce
réelles ou alléguées pourraient affecter la notoriété de Danone,
sujet et cherche à en limiter le risque, notamment par la dif-
et éventuellement déboucher sur des enquêtes d’autorités de
fusion et l’animation des Principes de Conduite des Affaires et
la concurrence des pays dans lesquels Danone est présent,
du Code de Conduite dédié aux fonctions commerciales et afin
des procédures judiciaires, et donc éventuellement sur des
de s’assurer de la diffusion de ces règles et bonnes pratiques
sanctions pénales et/ou des sanctions financières significa-
chez Danone et de leur respect, Danone les a intégrées dans
tives. Ceci serait susceptible d’avoir des effets négatifs sur les
sa démarche Danone Way. Des compléments d’information
activités de Danone et ses résultats.
sont disponibles aux paragraphes 5.1 Démarche de Danone en
matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale,
5.2 Informations relatives aux performances sociale, sociétale et
environnementale de Danone conformément à la loi Grenelle II et
6.4 Contrôle interne et gestion des risques.

Innovation et goût des consommateurs


Les activités de Danone sont soumises à l’évolution du goût et Danone a développé un large portefeuille de gammes permet-
à la sensibilité des consommateurs. Si Danone ne parvenait tant de proposer une grande variété de produits répondant aux
pas à anticiper, identifier et interpréter les évolutions des goûts différents besoins et moments de consommation. De plus,
et des habitudes alimentaires des consommateurs, ses ventes Danone s’attache à développer en permanence le dialogue avec
et ses résultats pourraient en être négativement affectés. ses consommateurs en s’adaptant aux évolutions des médias
et des modes de consommation.

30 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Ressources humaines et personnel
La disponibilité, la qualité et l’engagement des collaborateurs Comme décrit au paragraphe 5.2 Informations relatives aux
de Danone jouent un rôle essentiel dans la réussite de Danone. performances sociale, sociétale et environnementale de Danone
Si l’attractivité de Danone pour attirer et retenir les personnes conformément à la loi Grenelle II relatif aux Rémunérations et
disposant des compétences et talents nécessaires, notamment évolutions, Danone promeut une rémunération concurrentielle
dans les pays émergents et/ou dans les principaux marchés et équitable et, dans cet objectif, a construit des systèmes
de Danone, devait diminuer ou bien ne pas être suffisante, en d’évaluations et des procédures également décrits dans ce
particulier dans un contexte de maîtrise des coûts salariaux paragraphe.
et/ou d’impact de la crise économique sur les différents pro-
Par ailleurs, Danone a développé une démarche en matière
grammes de rémunérations variables annuelles et pluriannuelles
de responsabilité sociale, sociétale et environnementale qu’il
de Danone, l’atteinte des objectifs de Danone pourrait en être
a déployée dans ses filiales, y compris dans les pays émer-
affectée et cela pourrait avoir un impact négatif sur ses résultats.
gents. Danone estime que sa démarche et les actions mises en
œuvre contribuent à l’attractivité de Danone. Cette démarche
et actions mises en œuvre sont décrites aux paragraphes
5.1 Démarche de Danone en matière de responsabilité sociale,
sociétale et environnementale et 5.2 Informations relatives aux
performances sociale, sociétale et environnementale de Danone
conformément à la loi Grenelle II.

Ressources humaines et restructurations


Danone travaille de manière continue à améliorer son efficacité, à Afin de limiter les différents risques liés à de telles décisions
la fois pour gagner en performance, mais aussi pour anticiper les (conflits sociaux, augmentation du taux de chômage local,
adaptations nécessaires aux évolutions du marché, des projets, risque sur la réputation), la politique de Danone consiste à
de la concurrence, et ce en termes d’organisation, d’emploi et (i) préparer une décision de restructuration le plus en amont
de compétence. Cette politique peut se traduire parfois par des possible, lorsque Danone a le temps et les moyens de prévenir
décisions difficiles en matière d’emploi (fermeture de site, plan et de gérer, avec responsabilité, les conséquences sociales et
de restructuration avec suppression de postes, etc.). humaines de ces restructurations, et (ii) en limiter les consé-
quences éventuelles au travers de ses organisations d’actions
Ces décisions peuvent être mal comprises et mal acceptées
et politiques notamment :
tant par les salariés que par les parties prenantes locales
(élus locaux, pouvoirs publics, etc.) et pourraient affecter î déploiement d’équipes dédiées complétées par des res-
les relations de Danone avec les salariés, déboucher sur des sources externes pour mettre en œuvre les projets majeurs ;
conflits sociaux, notamment des arrêts de travail, des grèves,
des perturbations et, dès lors, seraient susceptibles d’avoir, î organisation d’un dialogue social permanent au sein de
l’entreprise ;
outre des impacts financiers, des effets négatifs sur l’image,
les activités de Danone et ses résultats. î développement de l’employabilité de tous les salariés ;
Par ailleurs, la mobilisation du management et des équipes de î signature d’accords collectifs avec l’UITA (Union Internationale
Danone pour mener à bien ses projets de restructuration et des Travailleurs de l’Alimentaire), portant notamment sur
plus généralement de transformation de l’Entreprise pourrait les étapes à mettre en œuvre lors du changement d’activité
affecter leur disponibilité et leur focalisation sur son activité affectant l’emploi et mis en œuvre en privilégiant le retour
et ses projets opérationnels, ce qui pourrait avoir des effets à l’emploi et l’accompagnement des salariés.
négatifs sur ses activités et ses résultats. C’est en particulier
Ces éléments et des informations complémentaires sont
le cas du projet de transformation One Danone décidé par
détaillés aux paragraphes 5.1 Démarche de Danone en matière
Danone en 2014 et mis en œuvre depuis 2015.
de responsabilité sociale, sociétale et environnementale et
Enfin, ce risque pourrait accroître le risque lié à l’attraction 5.2 Informations relatives aux performances sociale, sociétale et
et la rétention les personnes disposant des compétences et environnementale de Danone conformément à la loi Grenelle II.
talents nécessaires décrit au paragraphe ci-dessus Ressources
humaines et personnel.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 31


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Systèmes d’information
Danone dépend de plus en plus d’infrastructures et d’applica- Danone a une politique de consolidation de data-centers.
tions informatiques communes à l’ensemble de ses activités. En particulier, les applications centrales sont hébergées dans
Les principaux risques sont liés à la disponibilité des services un data-center hautement sécurisé, infogéré par IBM.
informatiques et à l’intégrité et la confidentialité des données.
De plus, Danone développe et déploie des systèmes d’information
Toute défaillance des infrastructures, applications ou réseaux
spécifiques (Themis, Artemis, etc.) dans ses filiales afin d’opti-
de communication de données, toute panne liée à un défaut
miser et de rationaliser les investissements informatiques tout
de sécurisation des data-centers (centres de gestion de don-
en favorisant les synergies au niveau mondial et en diminuant
nées) ou des réseaux, de même que toute perte de données,
les risques. Les ex-filiales de Numico et d’Unimilk bénéficient
accidentelle ou intentionnelle, et toute utilisation de données
progressivement de la mise en place du système d’information
par des tiers, pourraient bloquer ou ralentir la production ou
intégré Themis de Danone.
les ventes, retarder ou biaiser certaines prises de décision et,
plus généralement, avoir un impact négatif sur les activités de
Danone et ses résultats.
Par ailleurs, une majorité des sociétés qui appartenaient au
groupe Numico, de même que les sociétés du groupe Uni-
milk plus récemment acquises, s’appuient sur des systèmes
d’information différents, spécifiques à certaines filiales, ce
qui pourrait rendre la surveillance et la gestion de ces risques
plus complexes pour Danone.

Défaillance du contrôle interne


Le risque de défaillance du contrôle interne est principale- Danone a mis en place un dispositif de contrôle interne décrit
ment relatif à (i) la fiabilité des informations financières, (ii) la au paragraphe 6.4 Contrôle interne et gestion des risques. Ce
conformité aux lois, aux règlements et aux politiques internes en système, aussi adéquat soit-il, ne peut fournir qu’une assu-
vigueur, et (iii) l’efficacité et l’efficience des processus internes, rance raisonnable, et non pas une garantie absolue, quant à la
y compris ceux liés à la protection du patrimoine. réalisation des objectifs de l’entreprise en raison des limites
inhérentes à tout contrôle. Danone ne peut certes pas exclure
Si les systèmes de contrôle interne de Danone devaient connaître
le risque d’une défaillance de contrôle interne, cependant le
des défaillances ou se montrer insuffisants, notamment face à
niveau de performance et le large déploiement de ses cinq
des fraudes, la qualité de son information financière, la capacité
composantes (Environnement de contrôle, Identification et
de ses dirigeants à prendre les bonnes décisions et plus géné-
évaluation des risques, Activités de contrôle, Diffusion de
ralement ses résultats pourraient être négativement affectés.
l’information et Surveillance permanente) réduit l’exposition
de Danone à ce risque (voir paragraphe 6.4 Contrôle interne et
gestion des risques).
De même, Danone ne peut exclure tout risque lié à une fraude.
Cependant, le profil de risque de ses métiers et l’existence d’un
programme anti-fraude largement diffusé couvrant tous les
aspects de la réduction du risque de fraude et de ses impacts
le cas échéant (sensibilisation, prévention, détection, investi-
gation, sanction, reporting et amélioration continue du système
de contrôle interne) (voir paragraphe 6.4 Contrôle interne et
gestion des risques), réduisent l’exposition de Danone à ce risque.

Défaillance de la couverture d’assurance


La couverture d’assurance de Danone pourrait ne pas être Voir paragraphe Assurance et couverture des risques ci-après.
suffisante et/ou Danone pourrait ne pas être en mesure de
renouveler les programmes d’assurance dans des conditions
acceptables, ce qui serait susceptible d’avoir un impact négatif
sur sa situation financière et ses résultats.

32 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

Risques liés à la croissance externe


IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE
Acquisitions de sociétés
La stratégie de Danone consiste à occuper des positions de Lors d’une acquisition, Danone élabore un programme d’inté-
leader sur chacun des marchés sur lesquels il est présent. gration et met en place les ressources nécessaires à sa mise
Dans un contexte de concentration continue de l’industrie en œuvre.
alimentaire et des boissons, cette stratégie repose en partie
À titre illustratif, l’acquisition des sociétés du groupe Unimilk, en
sur la poursuite de sa croissance externe par le biais de co-en-
2010, désormais renommées Danone Russie, Danone Ukraine,
treprises ou d’acquisitions, comme cela a été le cas, en Russie
Danone Biélorussie et Danone Kazakhstan avait fait l’objet
avec l’opération Unimilk ou dans d’autres pays avec YoCream
d’un programme d’intégration et ces sociétés sont à présent
(Produits Laitiers Frais, États-Unis), Wockhardt (Nutrition
intégrées, au sein du dispositif de contrôle interne de Danone.
Infantile et Nutrition Médicale, Inde), Centrale Danone (Produits
Laitiers Frais, Maroc), etc.
Danone pourrait ne pas être à même, compte tenu notam-
ment du contexte concurrentiel, de réaliser des opérations de
développement ou de croissance externe qu’il envisagerait ce
qui pourrait avoir un impact négatif significatif sur la mise en
œuvre de sa stratégie.
En outre, les acquisitions sont susceptibles d’avoir un impact
négatif sur les activités et les résultats de Danone si celui-ci ne
réussit pas à intégrer les sociétés acquises, mettre en place les
ressources nécessaires et/ou si les synergies et les économies
escomptées ne sont pas totalement réalisées.
Enfin, les acquisitions peuvent donner lieu, durant la phase
d’intégration, à l’existence de risques liés aux organisations et
pratiques historiques, qui, pour les acquisitions importantes,
peuvent affecter négativement les activités, les résultats et la
notoriété de Danone.

Partenariats
Les relations avec les partenaires de Danone dans certaines Danone porte une attention particulière à la rédaction des
entités sont régies par des contrats ou documents qui peuvent pactes d’actionnaires, à la mise en place et au maintien d’une
prévoir que certaines décisions soient prises avec l’accord de gouvernance adéquate avec ses partenaires. S’agissant des
ces partenaires ou bien sans l’accord de Danone. Ces restric- options d’achat ou de vente, ces contrats sont mis en oeuvre
tions peuvent rendre difficile la mise en œuvre de la stratégie dans le cadre de la stratégie d’acquisition de Danone et leur
de Danone dans ces entités, ce qui est susceptible d’avoir un potentiel exercice fait l’objet d’un suivi permettant d’anticiper
effet négatif sur ses activités. Plus généralement, d’autres les impacts tant opérationnels que financiers, et, pour les
difficultés sont susceptibles d’être rencontrées avec les par- options exerçables par Danone, décider en conséquence, de
tenaires de co-entreprises, notamment des divergences sur l’opportunité de les exercer ou non.
la stratégie, le développement ou la gestion opérationnelles
de ces co-entreprises, et pourraient ainsi avoir des effets
négatifs sur les activités et les résultats de Danone. En outre,
certains accords signés avec des partenaires peuvent prévoir
des clauses d’options d’achat ou de vente, par Danone ou par le
partenaire, de leur participation qui sont susceptibles d’avoir des
effets significatifs sur les activités de Danone en cas d’exercice.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 33


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Évolution défavorable des activités
et prévisions d’activité et impact sur les tests
de dépréciation d’actifs incorporels
et des Titres mis en équivalence
Lors de l’acquisition de groupes ou de sociétés consolidées par Danone établit des hypothèses et des prévisions d’activité : il
intégration globale ou mises en équivalence, dans le cadre de établit chaque année un plan stratégique et un budget annuel
l’allocation de prix d’acquisition, un montant significatif peut pour chaque filiale, procède à leur analyse et, lorsqu’il le juge
être alloué aux écarts d’acquisition (goodwill) ainsi qu’à cer- nécessaire, élabore un plan d’actions adapté.
taines marques acquises et dont la durée de vie est indéfinie.
Les principaux actifs incorporels et le suivi de leur valeur sont
En particulier, un montant significatif a été alloué aux écarts
détaillés à la Note 9 des Annexes aux comptes consolidés.
d’acquisition et aux marques acquises lors de l’allocation du prix
d’acquisition de Numico en 2007 (Nutrition Infantile et Nutrition Les principaux Titres mis en équivalence et le suivi de leur valeur
Médicale) et, dans une moindre mesure, lors de l’allocation du sont détaillés à la Note 4 des Annexes aux comptes consolidés.
prix d’acquisition (i) des sociétés du groupe Unimilk en 2010
(Produits Laitiers Frais, Russie et Ukraine principalement), et (ii)
de la Centrale Danone en 2013 (Produits Laitiers Frais, Maroc).
Les écarts d’acquisition et les marques à durée de vie indé-
finie acquises ne sont pas amortis. Comme pour les Titres
mis en équivalence, ils font l’objet d’un test de dépréciation
au minimum une fois par an et lorsque des événements ou
des circonstances indiquent qu’une réduction de valeur est
susceptible d’être intervenue.
Une évolution défavorable des activités, des prévisions d’acti-
vité et des hypothèses utilisées pour la projection de flux de
trésorerie lors des tests de dépréciation des écarts d’acquisi-
tion et des marques des Pôles Nutrition Infantile et Nutrition
Médicale issus de l’acquisition de Numico, pourrait se traduire
par la constatation de pertes de valeur susceptibles d’avoir des
impacts significatifs sur les résultats de Danone. S’agissant
des Titres mis en équivalence côtés, une baisse significative
ou prolongée de leur cours de bourse pourrait également se
traduire par la constatation de pertes de valeur susceptibles
d’avoir des impacts significatifs sur les résultats de Danone.

Risques juridiques et réglementaires


IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE
Propriété intellectuelle
Danone est propriétaire, dans le monde entier, de marques, Afin de veiller sur ses actifs et assurer de manière cohérente et
dessins et modèles, droits d’auteur et noms de domaine. La optimisée la protection, la gestion et la défense de ses droits,
propriété intellectuelle représente une part substantielle du Danone a établi une charte concernant la “Propriété Intellec-
patrimoine de Danone. tuelle”. Danone est en contact avec chacune de ses filiales
de manière à mettre à jour régulièrement son portefeuille de
L’étendue territoriale de la protection dépend de l’importance
droits de propriété intellectuelle et ainsi protéger et défendre
des produits et activités concernés : la protection tend à être
au mieux les noms, graphismes, formes, packaging, publicités,
mondiale pour les produits à vocation internationale, régionale
sites internet, etc. utilisés par Danone. Danone prend également
ou locale pour les autres.
toutes les mesures juridiques qui s’imposent, notamment par
Danone est également propriétaire de brevets, licences, recettes le biais d’actions en contrefaçon et/ou en concurrence déloyale,
propres ainsi que d’un important savoir-faire lié à ses produits pour protéger et défendre ses droits de propriété intellectuelle
et emballages et à leurs procédés de fabrication. Enfin, Danone tant au niveau local qu’au niveau international.
a mis en place des accords de licence avec ses filiales et les
Danone s’attache à sensibiliser les personnes ayant accès à
partenaires qui utilisent ces droits de propriété intellectuelle.
et/ou détenant des informations sensibles et/ou confidentielles
Danone ne peut garantir que des tiers ne tenteront pas de et diffuse des bonnes pratiques conduisant à limiter ce risque,
détourner ses droits de propriété intellectuelle. En outre, notamment concernant l’utilisation des systèmes d’information
les mesures de protection des droits de propriété intellec- et les réseaux sociaux.
tuelle auxquelles Danone pourrait avoir recours ne sont
pas homogènes selon les pays. Le degré de protection
peut être différent, de même que la mise en œuvre de sa
stratégie de défense. Si Danone ne réussissait pas à protéger

34 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


ses droits de propriété intellectuelle contre de telles violations
ou détournements, ses résultats et sa croissance pourraient
s’en trouver négativement affectés, de même que sa réputation.
En outre, certains collaborateurs ont accès à des documents
confidentiels dans le cadre de leur travail. La perte ou la diffusion
d’informations sensibles et/ou confidentielles pourrait porter
préjudice aux intérêts de Danone et à son image, et également
avoir un impact négatif sur ses résultats.

Risques éthiques et de non-conformité


L’éthique est une valeur fondamentale de Danone, de la per- Danone a établi un code éthique, dénommé Principes de Conduites
ception qu’ont les consommateurs de ses marques et de ses des Affaires et applicable à l’ensemble des collaborateurs de
produits et de la communication de Danone. À ce titre, le respect Danone, qui formalise l’engagement du Groupe à l’égard de
des valeurs éthiques et d’intégrité fait l’objet d’une attention l’intégrité et la conformité aux exigences légales applicables.
particulière de la part de Danone. En outre, un certain nombre Il définit des règles déontologiques exigeantes et les principes
de produits de Danone appartiennent à des catégories d’ali- d’actions et de comportement applicables aux collaborateurs
ments encadrées par la réglementation (nutrition infantile et pour les activités de Danone qui s’appliquent dans l’ensemble
nutrition médicale) pour lesquels le respect des valeurs éthique des pays où Danone exerce ses activités.
et d’intégrité est un sujet plus sensible encore.
L’éthique et la conformité s’inscrivent dans la mission du Comité
Les comportements contraires aux principes éthiques ou d’Audit et du Comité de Responsabilité Sociale qui veillent à
la violation des lois et règlements applicables, notamment l’application des règles éthiques définies par le Groupe. En
les situations de non-conformité aux normes alimentaires, particulier, le Comité de Responsabilité Sociale est périodique-
à la règlementation de la composition des produits ou plus ment informé des plaintes reçues dans le cadre du dispositif
généralement aux dispositifs de lutte contre la fraude ou la alerte des salariés ayant pour objet des questions éthiques.
corruption, de la part de Danone, ses partenaires, ses agents,
Depuis 2010, un livret d’accueil est délivré aux nouveaux col-
ses collaborateurs ou tout autre acteur agissant pour son
laborateurs (Danone Inside Pack) pour rappeler les Principes
compte, sont susceptibles d’entrainer la défiance des consom-
de Conduite des Affaires et la ligne d’alerte.
mateurs envers les produits du Groupe, d’exposer Danone à
des sanctions pénales et civiles et pourraient avoir des effets
négatifs sur ses résultats mais également sur sa notoriété.

Réglementations environnementales
Dans le cadre de ses activités, Danone est soumis à de nom- Afin d’assurer la conformité avec les réglementations environ-
breuses réglementations en matière environnementale (prin- nementales en vigueur, Danone a mis en œuvre des organisa-
cipalement concernant l’eau, l’air, l’utilisation des ressources tions, procédures et outils et a par ailleurs fixé des objectifs de
naturelles, le bruit et les déchets), en constante évolution et de réduction de son empreinte environnementale.
plus en plus strictes. En particulier, les activités de Danone sont
Ces différentes initiatives ainsi que les mesures de l’exercice
soumises aux réglementations environnementales suivantes :
2015 sont détaillés au paragraphe 5.2 Informations relatives aux
Concernant l’eau, l’air et l’utilisation de ressources naturelles performances sociale, sociétale et environnementale de Danone
L’activité de Danone est soumise à l’obtention d’autorisations conformément à la loi Grenelle II.
d’exploitation et/ou déclaration préalable :
Aucune provision significative pour risques et charges liés à
î en Europe, en application de la législation relative aux l’environnement ne figure au bilan consolidé au 31 décembre 2015.
installations classées pour la protection de l’environnement ;

î dans les autres pays, en application des réglementations


similaires.
L’accès aux sources et ressources en eau est parfois soumis
à des réglementations nationales ou locales. Une évolution de
ces textes pourrait avoir un impact négatif sur la disponibilité
de l’eau destinée à être embouteillée et vendue par Danone.
Concernant les déchets et les emballages
Les activités de Danone sont soumises à des réglementations
spécifiques notamment aux directives européennes :

î directive 2008/98/EC sur la gestion des déchets ;


î directive 94/62 (modifiée en 2004) relative aux emballages
et déchets d’emballage, qui impose la réduction à la source,
la réduction de la teneur en substances dangereuses pour
l’environnement, la réutilisation et la valorisation en fin de vie.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 35


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Concernant les émissions de gaz à effet de serre
Les activités de Danone sont soumises aux réglementations
suivantes :

î directive européenne de 2003 établissant un système


d’échange ;

î des quotas d’émission de gaz à effet de serre et aux trans-


positions des Plans nationaux d’allocation de quotas dans
l’Union Européenne.
Concernant les quotas d’émission, cinq sites situés dans
l’Union Européenne sont ainsi soumis à quotas (dont l’impact
sur la situation financière de Danone n’est pas significatif), les
autres sites ayant actuellement une dimension inférieure au
seuil minimum d’éligibilité.
Si Danone ne parvient pas, à l’avenir, à limiter les émissions
de ces cinq sites aux quotas alloués, il devra s’acquitter d’une
amende et acquérir les quotas manquants sur le marché des
quotas de gaz à effet de serre. La quantité de quotas alloués
gratuitement diminuera progressivement jusqu’à sa disparition
totale dans les prochaines années, ce qui constituera un coût
additionnel pour Danone.
Plus généralement, Danone ne peut pas garantir qu’il sera
toujours en conformité avec ces multiples réglementations,
qui sont complexes et en constante évolution. De plus, la
mise en conformité des activités de Danone avec de nouvelles
réglementations ou des modifications de la réglementation
existante, pourrait s’avérer coûteuse, voire limiter la capacité
de Danone à mener ou développer ses activités.

Autres réglementations
En tant qu’acteur de l’industrie agroalimentaire présent dans Le développement international de Danone limite la concen-
de nombreux pays, Danone est soumis à des lois et régle- tration du risque de durcissement de la réglementation sur
mentations mises en place par de nombreuses autorités et un pays donné.
organisations nationales et internationales, notamment en
Par ailleurs, Danone a développé une organisation juridique
matière de fiscalité de lois et réglementations commerciales,
au niveau local (filiales) et central. La Société et ses filiales,
de droit de la concurrence, de droit du travail, d’hygiène, de
aidées par leur département juridique et/ou un cabinet d’avocats
sécurité alimentaire, de qualité et d’exploitation des sources
extérieur, veillent en permanence à être en conformité avec
d’eau. Danone est également soumis à des codes de bonne
les lois et réglementations. De plus, Danone a élaboré et mis
conduite comme celui de l’OMS (Organisation Mondiale de la
en œuvre des politiques internes et procédures en matière de
Santé), relatif à la commercialisation des substituts du lait
conformité décrites au paragraphe 6.4 Contrôle interne et gestion
maternel, et à ses déclinaisons dans les différentes réglemen-
des risques. Afin de s’assurer de la diffusion de cette pratique
tations locales. Danone est, en outre, soumis à tous droits de
chez Danone, Danone a intégré la conformité à sa démarche
douanes, mesures protectionnistes ou sanctions qui pourraient
qualité et son système de contrôle interne. Enfin, pour le suivi
être mis en place.
et la gestion du risque lié à l’évolution de la règlementation
Plus particulièrement, les activités de Danone sont soumises comptable voir la Note 1.2 des Annexes aux comptes consolidés.
à de multiples lois et réglementations, changeantes et de plus
À la connaissance de Danone et à la date du présent Do-
en plus contraignantes, en ce qui concerne notamment :
cument de Référence, il n’existe pas de procédure gou-
î la protection de la santé et la sécurité alimentaire, la pro- vernementale, judiciaire, d’arbitrage ou tout autre litige
tection des consommateurs, la nutrition, et notamment, actuellement en cours auxquels Danone est partie, qui se-
les allégations touchant aux bénéfices santé des produits rait susceptible d’avoir des effets significatifs sur sa situa-
commercialisés par Danone, le remboursement de certains tion financière ou sa rentabilité autres que ceux mention-
des produits de l’activité nutrition médicale et les activités nés à la Note 14.2 des Annexes aux comptes consolidés.
de publi-promotion de Danone. Tout changement de ces lois
et réglementations, toute décision d’une autorité au titre
de ces lois et réglementations ou, tout autre événement
venant remettre en cause les allégations nutritionnelles ou
de santé relatives à certains produits, pourraient avoir un
impact significatif sur les activités de Danone, augmenter ses
coûts, réduire la demande des consommateurs et seraient
susceptibles de donner lieu à des litiges ;

36 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE

î la fiscalité : Danone est soumis à l’impôt sur les sociétés mais


également à des différentes charges, impôts et taxes liés à
son activité, au rapatriement de dividendes, des prélèvements
sociaux, etc. Toute modification de la réglementation fiscale
par l’alourdissement des taxes existantes ou l’instauration de
nouvelles taxes concernant notamment les taux d’impôt, les
prix de transfert, les dividendes, les prélèvements sociaux,
les régimes fiscaux particuliers ou les règles d’exonérations
fiscales pourraient affecter négativement les résultats de
Danone. Comme décrit au paragraphe ci-avant relatif à
la Conjoncture économique des principaux marchés de
Danone, le contexte de désendettement de certains états
peut contribuer à alourdir les taxes existantes et instaurer
de nouvelles taxes, ce qui est susceptible d’avoir un impact
négatif sur les résultats de Danone ;

î la comptabilité : les comptes consolidés de Danone et de ses


filiales sont établis en conformité avec le référentiel “IFRS”
(International Financial Reporting Standards) tel qu’adopté
par l’Union Européenne. Les normes et interprétations
appliquées pour l’établissement de ces comptes consolidés
sont également conformes au référentiel IFRS tel qu’édicté
par l’IASB (International Accounting Standards Board). Les
normes, amendements et interprétations qui pourraient
être élaborées et/ou devenir applicables pourraient avoir
un impact négatif sur les comptes consolidés de Danone.
Enfin, Danone est impliqué ou est susceptible d’être impliqué
dans des litiges liés au déroulement normal de son activité. Ces
litiges sont susceptibles d’avoir des conséquences pénales et/
ou civiles (notamment financières) sur Danone. Une éventuelle
issue défavorable à Danone de ces litiges pourrait affecter
négativement sa situation financière et porter atteinte à son
image ou sa réputation. L’exposition éventuelle de Danone à
des litiges significatifs et ces litiges significatifs le cas échéant
sont décrits à la Note 14.2 des Annexes aux comptes consolidés.

Risques naturels, industriels et environnementaux


IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE
Risques naturels et industriels
L’expansion géographique conduit parfois Danone à être présent Pour ses projets d’implantation, Danone procède à une analyse
dans des zones exposées à des risques naturels, notamment d’exposition à ce type de risques afin de retenir si possible les
sismiques. Des catastrophes d’origine naturelle pourraient sites les plus faiblement exposés. Si toutefois le site retenu (ou
donc (i) causer des dommages aux personnes, aux biens, à existant dans le cas d’une extension) présente une exposition
l’environnement, et (ii) affecter directement Danone ou ses à ces risques, la construction des bâtiments et l’implantation
consommateurs ou les régions dans lesquelles il est présent des équipements prendront en compte les recommandations
et avoir éventuellement un impact négatif sur les activités, la d’experts en matière de prévention/protection pour limiter les
situation financière et l’image de Danone. impacts potentiels de ces risques naturels.
Par ailleurs, comme toute activité industrielle, les sites de Afin de réduire, sinon d’éliminer, ces risques et leurs consé-
Danone sont également exposés à des risques divers : incendie, quences potentielles, Danone a décidé d’ériger la sécurité
des Hommes, la protection des installations industrielles et
explosion, défaillance des équipements, défaillance des systèmes
de l’environnement en valeurs incontournables de sa poli-
de sécurité, voire défaillance humaine dans l’exploitation des
tique, “mesurées” à travers différents programmes, avec des
équipements ou la gestion des travaux.
objectifs élevés et des plans d’actions suivis par les directions
De tels événements pourraient causer des dommages aux de Danone, notamment les directions industrielles des Pôles.
personnes, aux biens, à l’environnement et avoir éventuelle-
Par ailleurs, la politique d’assurance de Danone contribue à
ment un impact négatif sur les activités, la situation financière
réduire les impacts financiers éventuels d’une catastrophe
et l’image de Danone.
naturelle (voir paragraphe ci-après).

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 37


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Risques environnementaux
Les risques environnementaux concernent principalement la Danone élabore et met en œuvre des actions, procédures,
pollution de l’eau (pollution essentiellement organique et biodé- outils et politiques visant à (i) prévenir et réduire ces risques,
gradable), les risques environnementaux liés (i) aux installations (ii) mesurer et contrôler l’impact de Danone et mettre en place
frigorifiques (ammoniac et autres fluides frigorigènes), (ii) au des plans d’actions lorsque nécessaire, et (iii) élaborer et
stockage de matières premières ou de produits destinés au rendre publiques des positions de Danone, comme par exemple
nettoyage et à la désinfection des installations (produits acides une “position sur l’empreinte Forêts” et une “position sur les
ou basiques), notamment lorsque ces installations sont situées emballages papier/carton et la déforestation” pour faire face
dans des zones habitées, et (iii) au traitement des eaux usées. aux risques liés à ces problématiques.
En cas de mise en cause de la responsabilité environnementale
Ces différentes initiatives ainsi que les mesures de l’exercice
de Danone, du fait d’accident ou de pollution importante, ses
2015 sont détaillés au paragraphe 5.2 Informations relatives aux
résultats et sa réputation pourraient être négativement affectés.
performances sociale, sociétale et environnementale de Danone
conformément à la loi Grenelle II.

Choix, préférences ou considérations


environnementales des consommateurs
Les préférences d’achat des consommateurs, en particulier Danone s’efforce continuellement de renforcer son engage-
dans les pays les plus développés, sont de plus en plus influen- ment sociétal et environnemental et d’améliorer la gestion
cées par les questions environnementales (notamment (i) les de ses activités sur l’ensemble du cycle de vie des produits,
émissions de gaz à effet de serre, en particulier celles prove- notamment au travers de sa stratégie Nature. La stratégie
nant des vaches produisant le lait utilisé par Danone, et (ii) la Nature de Danone, sa mise en œuvre et ses réalisations en
préservation des ressources en eau), parfois relayées par des 2015 sont décrites au paragraphe 5.2 Informations relatives aux
ONG (Organisations Non Gouvernementales). Les distributeurs performances sociale, sociétale et environnementale de Danone
sont également de plus en plus attentifs à la communication conformément à la loi Grenelle II.
vis-à-vis des consommateurs (en particulier l’étiquetage de
l’impact carbone sur les produits). Si Danone ne parvient pas
à anticiper les évolutions de préférence des consommateurs,
notamment par la mise en place de mesures en matière de
(i) réduction et de (ii) communication sur les conséquences
environnementales, ses activités, ses résultats et sa notoriété
pourraient en être négativement affectés.

38 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

Risques de marché
IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE
Risques de marché
Dans le cadre de son activité, Danone est exposé aux risques La politique de l’Entreprise consiste à (i) minimiser et gérer
financiers, notamment de change, de financement et de liqui- l’impact de ses expositions aux risques de marché sur ses
dité, de taux d’intérêt, aux risques de contrepartie, ainsi qu’aux résultats et, dans une moindre mesure, sur son bilan, (ii) suivre
risques sur titres et aux risques sur matières premières. et gérer ces expositions de manière centralisée, puis (iii) en
fonction des contextes réglementaires et monétaires exécuter
les opérations financières localement ou centralement, et
enfin (iv) n’utiliser des instruments dérivés qu’à des fins de
couverture économique.
Danone, au travers de la Direction Financement et Trésorerie
rattachée à la Direction Générale Finances, dispose pour cette
gestion de l’expertise et des outils (salle des marchés, logiciels
de front et de back-office) permettant d’intervenir sur les dif-
férents marchés financiers selon les standards généralement
mis en place dans les groupes de premier plan. Par ailleurs,
l’organisation et les procédures appliquées sont revues par
les Directions du Contrôle Interne et de l’Audit Interne. Enfin,
un reporting mensuel de financement et de trésorerie est
communiqué à la Direction Générale Finances de Danone qui
suit ainsi les orientations prises dans le cadre des stratégies
de gestion qu’elle a précédemment autorisées.
Des informations complémentaires et chiffrées, notamment sur
l’exposition de Danone à ces différents risques, après gestion
de ces derniers, sont présentées aux Notes 5.4, 5.7, 10.3, 10.7,
11.2 et 12.3 à 12.7 des Annexes aux comptes consolidés.

Change opérationnel
Danone opère essentiellement localement et par conséquence En application de sa politique de couverture du risque de change
dans la devise du pays, sans induire de risque de change. opérationnel, l’exposition résiduelle du groupe Danone après
Cependant l’implantation de certaines unités de production de couverture est significativement réduite sur l’exercice (voir
Danone peut donner lieu à des facturations inter compagnies Note 5.7 des Annexes aux comptes consolidés).
en devise. C’est notamment le cas pour les Pôles Nutrition
Infantile et Nutrition Médicale et, dans une moindre mesure,
pour le Pôle Produits Laitiers Frais. De même, certaines
matières premières sont facturées ou indexées en devise,
en particulier dans les Pôles Eaux et Produits Laitiers Frais.
Enfin, Danone développe également certaines activités export.
Le chiffre d’affaires et la marge opérationnelle de certaines
filiales sont donc exposés aux fluctuations de taux de change
par rapport à leur devise fonctionnelle.

Change financier
En application de sa politique de centralisation des risques, En application de sa politique de couverture du risque de
Danone est amené à gérer des financements et de la trésorerie change financier, l’exposition résiduelle de Danone après
multidevises. En conséquence, les fluctuations des cours de couverture n’est pas significative (voir Note 10.7 des Annexes
change des devises étrangères contre l’euro peuvent avoir un aux comptes consolidés).
impact sur le compte de résultat et le bilan consolidés de Danone.

Conversion des comptes en euro


Lors du processus de conversion en euro des comptes des filiales Les impacts des variations des taux de change sur le chiffre
de Danone libellés en devises étrangères, leurs fluctuations d’affaires et la marge opérationnelle courante de Danone
par rapport à l’euro peuvent avoir un impact sur le compte de sont détaillés au paragraphe 3.2 Examen du résultat consolidé.
résultat consolidé et la valeur comptable des actifs et passifs Par ailleurs, les dix principaux pays de Danone en termes de
libellés en devises figurant dans le bilan consolidé. chiffre d’affaires sont détaillés au paragraphe 2.2 Présentation
de Danone relatif aux Principaux marchés.
S’agissant du risque de conversion bilanciel, Danone a mis en
place une politique de suivi et de couverture de la situation
nette de certaines de ses filiales, avec des évaluations régu-
lières des risques et des opportunités de mettre en place des
instruments de couverture.
DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 39
APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Liquidité
Dans le cadre de son activité opérationnelle, Danone n’a pas En application de sa politique de refinancement, Danone réduit
recours à un endettement de façon récurrente ni significative. son exposition en (i) centralisant ses sources de financement,
Les flux d’exploitation sont généralement suffisants pour auto- (ii) faisant appel à des sources de financement diversifiées,
financer ses opérations et sa croissance organique. (iii) gérant une part significative de ses financements à moyen
terme, (iv) maintenant des sources de financement disponibles
Cependant, Danone peut être amené à augmenter son endet-
à tout moment, et (v) n’étant soumis à aucun engagement relatif
tement pour financer des opérations de croissance externe ou
au maintien de ratios financiers (covenant).
ponctuellement pour gérer son cycle de trésorerie, notamment
lors du paiement des dividendes aux actionnaires de la Société. Dans les pays dans lesquels le financement centralisé n’est
pas accessible, lorsque les financements à moyen terme sont
Son objectif reste de maintenir cet endettement à un niveau
indisponibles, et/ou dans le cas de certains financements exis-
lui permettant de conserver de la flexibilité dans ses sources
tants dans une société avant sa prise de contrôle par Danone,
de financement.
certaines sociétés du Groupe peuvent être amenées à porter
Le risque de liquidité est induit principalement, d’une part, des financements locaux pour les besoins de leur activité
par l’échéance de ses dettes (i) donnant lieu au paiement opérationnelle ; ces financements représentent des montants
d’intérêts (dette obligataire, bancaire, etc.), et (ii) ne donnant limités individuellement et en cumul pour Danone, compte tenu
pas lieu au paiement d’intérêts (dettes liées aux options de du niveau des flux d’exploitation généralement suffisants pour
vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas autofinancer leurs opérations et leur croissance organique.
le contrôle), et d’autre part, par les flux de paiement sur les
instruments dérivés.
Dans le cadre de la gestion de son endettement, Danone est
régulièrement amené à lever de nouveaux financements pour
renouveler sa dette existante.
Dans les pays dans lesquels le financement centralisé n’est
pas accessible lorsque les financements à moyen terme sont
indisponibles, et/ou dans le cas de certains financements exis-
tants dans une société avant sa prise de contrôle par Danone,
Danone est exposé à un risque de liquidité sur des montants
limités dans ces pays.
Plus généralement, Danone pourrait, dans un contexte de crise
financière systémique, ne pas être en mesure d’accéder aux
financements ou refinancements nécessaires sur les marchés
du crédit ou des capitaux, ou d’y accéder à des conditions satis-
faisantes, ce qui serait susceptible d’avoir un impact négatif
sur sa situation financière.
Par ailleurs, la capacité de Danone à accéder aux financements
et le montant de ses charges financières peuvent dépendre, en
partie, de la notation de son risque de crédit par les agences
de notation financière. Les notations des dettes à court terme
et à long terme de la Société et leur éventuelle dégradation
pourraient entraîner une augmentation des coûts de finance-
ment et affecter son accès aux financements.
Enfin, la plupart des contrats de financement conclus par la
Société (lignes de crédit bancaires et emprunts obligataires)
contiennent un mécanisme de changement de contrôle, qui offre
aux créanciers un droit de remboursement anticipé dans le cas
d’un changement de contrôle de la Société s’il est accompagné
d’une dégradation de sa notation sous “investment grade” par
les agences de notation financière.
Des informations complémentaires sur la structure de finan-
cement et la sécurité financière sont indiquées au paragraphe
3.4 Examen du bilan et de la sécurité financière.

40 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE


Taux d’intérêt
Danone est exposé à un risque de taux d’intérêt sur ses passifs Danone a mis en place une politique de suivi et de gestion du
financiers comme sur ses liquidités. En effet, par le biais de risque de taux d’intérêt visant à limiter la volatilité de son résultat
son endettement net portant intérêt, Danone est exposé aux financier par la mise en place d’instruments de couverture.
fluctuations des taux d’intérêt qui ont un impact sur le montant
de ses charges financières.
Par ailleurs, en application de la norme IAS 39, Instruments
financiers : comptabilisation et évaluation, les fluctuations des
taux d’intérêt peuvent avoir un impact sur les résultats et les
capitaux propres consolidés du Groupe (voir Note 10.7 des
Annexes aux comptes consolidés).

Contrepartie, crédit
Danone est exposé au risque de contrepartie, notamment La politique bancaire de Danone a pour objectif de réduire ses
bancaire, dans le cadre de sa gestion des risques financiers. risques en privilégiant la qualité de crédit de ses contreparties
et en appliquant des limites par contrepartie. L’exposition
En effet, dans le cadre de ses activités, Danone a comme
de Danone à ces risques est décrite aux Notes 5.4 et 12.6 des
contrepartie des institutions financières, notamment pour
Annexes aux comptes consolidés.
gérer sa trésorerie et les risques liés aux taux de change et
aux taux d’intérêt. Le non-respect par ces contreparties de
l’un ou plusieurs de leurs engagements pourrait avoir des
conséquences négatives sur la situation financière de Danone.

Actions de la Société
Selon sa politique de rachat d’actions et dans le cadre des
autorisations données par l’Assemblée Générale, la Société
peut être amenée à racheter ses propres actions. La fluctua-
tion du cours des actions propres ainsi rachetées n’a aucune
incidence sur les résultats du Groupe. En revanche, une baisse
du cours pourrait avoir un impact sur la part du paiement en
actions éventuel dans le cadre du financement d’opérations
de croissance externe.

Actions d’autres sociétés


Danone détient des titres de participation dans des sociétés Danone mis en place une politique de suivi de ce risque.
cotées. Pour ces titres, une baisse du cours de bourse signi- L’exposition de Danone à ce risque est décrite aux Notes
ficative et/ou prolongée pourrait avoir un impact défavorable 11.2 et 12.7 des Annexes aux comptes consolidés.
sur les résultats du Groupe.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 41


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

Assurance et couverture des risques


Concernant les risques autres que ceux de marché (décrits au Enfin, les programmes d’assurance pour les risques spéciaux,
paragraphe ci-avant), Danone a une politique de couverture globale potentiellement significatifs, qui exigent un traitement centralisé, tels
qui repose sur des évaluations techniques rigoureuses et fait appel que la responsabilité des mandataires sociaux, les actes de fraude,
aux produits d’assurance du marché mondial, en fonction de leur ainsi que divers risques (retraits de produits, risque crédit, risque
disponibilité et des réglementations locales. Ainsi, cette politique de environnement), sont négociés en fonction des capacités disponibles
couverture est uniforme pour l’ensemble des sociétés dont Danone sur les marchés, sur la base de scénarios de sinistres d’intensité
a le contrôle opérationnel. probable. Le budget global de cette catégorie de couverture s’est
élevé à environ 4 millions d’euros en 2015.
Les programmes d’assurance pour les risques de dommages aux
biens, pertes d’exploitation et responsabilité civile sont négociés au Par ailleurs, afin d’optimiser ses coûts d’assurance et d’avoir une
niveau du Groupe pour l’ensemble des filiales avec des assureurs bonne maîtrise des risques, Danone pratique une politique d’auto-
internationaux de premier rang. Les couvertures sont en “tous risques assurance au travers de sa filiale de réassurance Danone Ré (filiale
sauf” sur la base des garanties les plus larges existantes sur le à 100 % consolidée dans les comptes de Danone). Cette politique
marché, assorties de franchises variables, mais relativement faibles d’auto-assurance porte sur un certain nombre de risques, dont la
par rapport à celles accordées à des groupes de taille comparable, connaissance de la fréquence et de l’impact financier permet une
pour tenir compte de la gestion autonome des filiales. Les limites bonne visibilité sur leurs coûts. Elle concerne donc essentiellement
de garanties sont fixées sur la base de scénarios catastrophes et (i) les couvertures de dommages aux biens, de pertes d’exploitation,
sur la base des capacités offertes par le marché des assurances. de responsabilité civile d’une grande majorité des sociétés du Groupe
Ces programmes ont été renouvelés au 1er janvier 2015 pour une (ces programmes d’auto-assurance sont limités aux sinistres de
durée de deux ans, le budget global de ces programmes s’est élevé fréquence, avec un plafond maximum de 7,5 millions d’euros par
à environ 28,7 millions d’euros en 2015. sinistre), les risques de transport pour partie, et (ii) les rentes
décès, invalidité, éducation, concernant les filiales françaises. En
Les programmes d’assurance pour les risques “traditionnels” qui
outre, une couverture dite stop-loss permet de protéger Danone
nécessitent une gestion locale, tels que la couverture des flottes de
Ré en cas dérive de la sinistralité. La gestion de ces programmes
véhicules, les garanties transport de marchandises, les accidents
d’auto-assurance est confiée à des gestionnaires et assureurs
du travail (dans les pays où ceux-ci relèvent de l’assurance privée)
professionnels et le montant des provisions est calculé par des
et les assurances spécifiques à certains pays sont négociés et gérés
actuaires indépendants.
conformément aux pratiques et réglementations locales, dans le
cadre de directives précises données et contrôlées par le Groupe. Le
budget des primes s’est élevé à environ 20 millions d’euros en 2015.

42 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


APERÇU DES ACTIVITÉS, FACTEURS DE RISQUES
2.7 FACTEURS DE RISQUES

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 43


3.1 APERÇU DES ACTIVITÉS EN 2015 46 3.4 EXAMEN DU BILAN
Faits marquants de l’exercice 2015 46 ET DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE 61
Autres éléments de l’activité en 2015 47 Bilan consolidé simplifié 61
Structure de financement et sécurité financière 61
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ 50 Dettes liées aux options de vente accordées
aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle 63
Chiffre d’affaires 50
Dette nette et dette financière nette 64
Résultat opérationnel courant
et marge opérationnelle courante 54 Capitaux propres 65
Résultat financier 56 Engagements hors-bilan 65
Taux d’imposition 56
Résultat net courant – Part du Groupe et BNPA courant 56 3.5 PERSPECTIVES 2016 66
Dividende au titre de l’exercice 2015 58 Changement significatif de la situation financière
ou commerciale 66

3.3 FREE CASH-FLOW 59 Perspectives financières pour l’exercice 2016 66

Free cash-flow 59
Tableau de flux de trésorerie consolidés 60
3.6 INDICATEURS FINANCIERS
NON DÉFINIS PAR LES NORMES IFRS 67

3.7 DOCUMENTS ACCESSIBLES AU PUBLIC 68

44 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


3
Activités
de Danone en 2015
et perspectives 2016
ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.1 APERÇU DES ACTIVITÉS EN 2015

Les comptes consolidés de Danone et les Annexes aux comptes consolidés de l’exercice 2015 sont présentés au paragraphe 4.1 Comptes consolidés
et Annexes aux comptes consolidés. La politique d’identification et de contrôle des risques, ainsi que les principaux risques opérationnels liés
aux secteurs d’activité de Danone ou ceux propres à l’activité et à son organisation sont décrits au paragraphe 2.7 Facteurs de risques.
Les montants sont exprimés en millions d’euros et arrondis au million le plus proche. De façon générale, les valeurs présentées sont arrondies à
l’unité la plus proche. Par conséquent, la somme des montants arrondis peut présenter des écarts non significatifs par rapport au total reporté.
Par ailleurs, les ratios et écarts sont calculés à partir des montants sous-jacents et non à partir des montants arrondis.
Danone utilise des indicateurs financiers non définis par les normes IFRS, en interne (parmi les indicateurs utilisés par ses principaux décideurs
opérationnels) et dans sa communication externe. La définition des indicateurs non définis par les normes IFRS utilisés par le Danone figure au
paragraphe 3.6 Indicateurs financiers non définis par les normes IFRS :

î variations en données comparables du chiffre d’affaires, du résultat opérationnel courant, de la marge opérationnelle courante, du résultat
net courant et du BNPA courant ;

î résultat opérationnel courant ;


î marge opérationnelle courante ;
î résultat net courant ;
î taux d’imposition courant ;
î BNPA courant ;
î free cash-flow ;
î free cash-flow hors éléments exceptionnels ;
î dette financière nette.
Par ailleurs, Danone utilise des références et des définitions définies au paragraphe 1.2 Informations sur le Document de Référence, relatif aux
Références et définitions.

3.1 APERÇU DES ACTIVITÉS EN 2015


Faits marquants de l’exercice 2015
Les faits marquants figurent dans les principaux communiqués de î le 23 novembre 2015, Danone annonce le succès du lancement
presse émis au cours de l’exercice 2015. d’une émission obligataire d’un montant de 750 millions d’euros ;

î le 7 janvier 2015, Danone annonce le succès du lancement d’une î le 2 décembre 2015, Danone annonce, dans le prolongement
émission obligataire d’un montant de 1,3 milliard d’euros struc- du communiqué du 24 juillet 2015 annonçant la conclusion d’un
turée en deux tranches : une tranche de 550 millions d’euros accord préliminaire avec Yashili et Mengniu, la signature d’un
sur 5 ans à taux variable et une tranche de 750 millions d’euros accord de vente définitif de Dumex en Chine à Yashili, pour un
sur 10 ans à taux fixe ; montant de 150 millions d’euros ;

î le 16 mars 2015, Danone annonce la nomination de Lorna DAVIS î le 2 décembre 2015, Danone annonce investir 240 millions d’euros
et de Pascal DE PETRINI au Comité Exécutif pour structurer dans une nouvelle usine afin d’anticiper la demande croissante
l’initiative “Danone 2020” en qualité respectivement de Chief pour ses marques de nutrition infantile ;
Manifesto Catalyst et de Directeur Général Strategic Resource
Cycles ; î le 4 décembre 2015, Danone annonce nouer un partenariat
stratégique et innovant avec Veolia dans les domaines du cycle
î le 1er juin 2015, Danone annonce le résultat de l’option pour le de l’eau, de la gestion des déchets, de l’agriculture durable et
paiement du dividende 2014 en actions ; de l’efficacité énergétique, répondant aux enjeux climatiques ;

î le 2 novembre 2015, Danone annonce s’engager dans un par- î le 17 décembre 2015, Danone annonce un accord de partenariat
tenariat international autour de la sécurité des aliments avec “open source” avec B Lab ayant pour objectif d’accélérer le
Mérieux NutriSciences ; processus de certification “B Corp” pour des multinationales
cotées en bourse.
î le 9 novembre 2015, Danone annonce l’adoption d’une nouvelle
politique climat fixant l’objectif zéro net émissions de carbone
sur son périmètre de responsabilité élargi, direct et partagé.

46 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.1 APERÇU DES ACTIVITÉS EN 2015

Autres éléments de l’activité en 2015


Acquisitions, cessions de sociétés
Principaux changements dans les sociétés consolidées par intégration globale
Pourcentage d’intérêt détenu au 31 décembre
(en pourcentage) Pôle Pays Date d’opération (a) 2014 2015
Principales sociétés consolidées pour la première fois au cours de l’exercice

Produits Laitiers
Sociétés du groupe Fan Milk Frais Afrique de l’ouest Décembre 49,0 % 49,0 %

Principales sociétés consolidées avec changement dans le pourcentage de détention

Produits Laitiers
Ensemble Danone-Unimilk Frais Zone CEI Décembre 50,9 % 70.9 %
Produits Laitiers
Danone Espagne Frais Espagne Février/Mars 76,9 % 92,4 %
Produits Laitiers
Centrale Danone (b) Frais Maroc Décembre 90,9 % 95,9 %

Principales sociétés qui ne sont plus consolidées par intégration globale au 31 décembre

– – – – –
(a) Mois de l’exercice 2015.
(b) Anciennement Centrale Laitière. La société a été renommée Centrale Danone en 2015.

Principaux changements dans les sociétés mises en équivalence


Pourcentage d’intérêt détenu au 31 décembre
(en pourcentage) Pôle d’activité Pays Date d’opération (a) 2014 2015
Principales sociétés mises en équivalence pour la première fois au cours de l’exercice

Yashili Nutrition Infantile Chine Février – 25,0 %

Principales sociétés mises en équivalence avec changement dans le pourcentage de détention

– – –

Principales sociétés qui ne sont plus mises en équivalence au 31 décembre

Produits Laitiers
Sociétés du groupe Fan Milk (b) Frais Afrique de l’ouest Décembre 49,0 % 49,0 %
(a) Mois de l’exercice 2015.
(b) Sociétés consolidées par intégration globale depuis décembre 2015 en application d’IFRS10, États financiers consolidés.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 47


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.1 APERÇU DES ACTIVITÉS EN 2015

Réduction de l’empreinte carbone


Les produits de Danone sont issus des écosystèmes naturels. C’est En novembre dernier, dans le cadre de la COP21, Danone a annoncé
pourquoi, il est essentiel pour l’Entreprise de contribuer à préserver sa décision d’aller plus loin en adoptant une nouvelle politique
l’environnement dans le cadre de ses activités. climat visant à long terme le zéro net carbone, sur l’ensemble de
son périmètre de responsabilité, c’est-à-dire sur son périmètre
L’empreinte carbone étant un indicateur global qui reflète de nom-
de responsabilité élargi, direct (production, emballage, logistique,
breux paramètres environnementaux, Danone a pris depuis plusieurs
fin de vie des produits) et partagé principalement l’amont agricole.
années des engagements ambitieux de réduction de l’intensité carbone
La nouvelle politique climat vise à long terme le zéro net carbone.
(mesurée par gramme de CO2 par kilogramme de produits vendus)
Danone s’est ainsi engagé en premier lieu à réduire de 50 % en
de ses produits. Comme résultat des plans d’action menés dans
intensité ses émissions de gaz à effet de serre entre 2015 et 2030
ce sens, cet indicateur affiche une réduction de -46 % à périmètre
et à accélérer ses initiatives, et avant 2025 de commencer à réduire
d’activité constant et sur le périmètre de responsabilité directe de
ses émissions en valeur absolue sur l’ensemble de son périmètre de
Danone (emballages, activités industrielles, logistique et fin de
responsabilité. Conformément à cet engagement, la marque evian
vie) entre 2008 et 2015. Danone a ainsi efficacement su découpler
sera la première à atteindre le zéro net carbone en 2020.
sa performance économique de ses engagements de réduction de
l’intensité carbone. Voir également paragraphe 5.2 Informations relatives aux performances
sociale, sociétale et environnementale de Danone conformément à la
loi Grenelle II.

Activités en matière de responsabilité sociale et sociétale


Ces activités sont décrites aux paragraphes 5.2 Informations relatives aux performances sociale, sociétale et environnementale de Danone
conformément à la loi Grenelle II et 5.3 Fonds sponsorisés par Danone.

Gouvernance
Sur recommandation du Comité de Nomination et de Rémunération, Le Conseil d’Administration propose également aux actionnaires de
le Conseil d’Administration de Danone, réuni le 22 février 2016, a nommer Clara GAYMARD en qualité d’Administrateur indépendant
approuvé les projets de résolutions qui seront soumis à l’Assem- au sens des recommandations du Code AFEP-MEDEF.
blée Générale des actionnaires du 28 avril prochain comprenant la
Voir également paragraphe 6.1 Organes de gouvernance.
proposition de renouvellement des deux mandats d’Administrateur
arrivant à échéance, à savoir ceux de Messieurs Franck RIBOUD,
Président et Emmanuel FABER, Directeur Général.

Recherche et Développement
Produits Laitiers Frais î le relancement de la marque Gervais en France, de yaourts
En 2015, le Pôle Produits Laitiers Frais a poursuivi ses activités fermes Activia en Russie ainsi qu’un yaourt brassé SER avec 0 %
de recherche sur l’impact de la consommation de yaourt pour de matière grasse et moins de 99kcal en Argentine ;
l’alimentation et la santé, impact confirmé par des études menées
de façon indépendante par des équipes académiques et portant î le lancement en Espagne d’Actimel Provital (multivitamines et
Ginseng).
notamment sur :

î le lien entre la consommation de yaourt et une meilleure gestion Eaux


de poids dans la population adulte en Russie ; En 2015, la Recherche et Développement du Pôle Eaux, dans sa
stratégie de développement des solutions innovantes pour convertir
î les personnes en surpoids et obèses consommant du yaourt les consommateurs à une hydratation plus saine, a poursuivi ses
régulièrement qui ont un meilleur profil de risque cardio-mé-
efforts sur les aquadrinks et sur le packaging :
tabolique au Canada ;

î la complémentarité de la consommation des yaourts et des fruits î les offres d’aquadrinks ont été enrichies avec de nouvelles variétés
et de nouveaux formats sous des marques existantes ainsi que
pour la réduction des facteurs de risque métabolique dans la
l’extension des gammes d’aquadrinks gazeux au Royaume-Uni
population adulte en Espagne.
et en Pologne ;
De plus, le Pôle a poursuivi en 2015 ses travaux sur la compré-
hension de la flore intestinale, sur son évolution et sur l’impact de î en matière de packaging, Danone poursuit le développement de la
bouteille plastique 100 % végétale avec l’application à différentes
la diète ou de probiotiques sur sa richesse, en collaboration avec
formules gazeuses. Il poursuit également le développement
des institutions scientifiques telles que l’INRA (Institut National de
d’innovations dans les formats avec notamment le lancement
Recherche Agronomique) à Paris, Harvard Medical School à Boston
d’un format ludique destiné aux enfants pour encourager la
aux États-Unis, l’Institut Pasteur à Paris, ou encore l’University
consommation d’eau sous la marque Font Vella en Espagne, cette
College à Cork en Irlande.
innovation ayant remporté deux prix au Global Bottled Water
Enfin le Pôle a poursuivi son plan d’innovation, avec notamment : Awards 2015. Enfin, pour améliorer la praticité du packaging et
du pack Volvic, Danone a innové avec le lancement d’une nouvelle
î l’extension de la gamme des yaourts grecs au Japon et Oikos offre : bouteille à préhension et ouverture facilitée dans un pack
triple Zero aux États-Unis ;
plus facile à transporter.

48 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.1 APERÇU DES ACTIVITÉS EN 2015

Par ailleurs, Danone a poursuivi des travaux scientifiques sur les Pour ce faire, Danone Nutricia Research travaille en étroite col-
bénéfices santé de l’eau et les collaborations avec les partenaires laboration avec un réseau global de collaborateurs – des leaders
scientifiques EASO (European Association for the Study of Obesity) d’opinion dans un domaine spécifique aux professionnels de santé,
et ISN (International Society of Nephrology). L’ensemble de ces aux scientifiques, et aux décideurs de politiques. La force de ce
travaux innovants a été présenté en juillet 2015 à la 7e édition du réseau rend possible la création de produits spécifiques et nutri-
symposium H4H “Hydration For Health” avec un focus particulier tionnellement optimaux pour chaque étape des 1000 premiers jours.
sur l’hydratation des enfants. En 2015, Danone a publié certains
En 2015, les équipes de recherche Danone Nutricia Research ont
résultats de ces travaux et notamment la publication :
notamment lancé des programmes de recherche dans les domaines
î de la première base mondiale de données de prises hydriques, du développement immunitaire, du développement digestif, et du
c’est-à-dire de la quantité d’eau bue par la population de 15 pays, métabolisme des nourrissons et jeunes enfants. Par ailleurs, les
dans le Journal Européen de Nutrition ; équipes de recherche sur la nutrition ont poursuivi leurs inves-
tigations pour caractériser les enjeux nutritionnels et habitudes
î publication d’une synthèse de ses études portant sur la consom- alimentaires locaux des jeunes enfants et femmes enceintes, et ont
mation des fluides (étude “Fluid Intakes”) dans le Journal Euro-
lancé un programme de recherche visant à définir le rôle du lait
péen de Nutrition.
de croissance dans les apports alimentaires en fer et en vitamine
Enfin, Danone a développé des programmes de sensibilisation sur D des jeunes enfants.
les bienfaits de l’eau auprès des enfants notamment en Indonésie
en partenariat avec le Ministère de la Santé (sensibilisation via Nutrition Médicale
l’échelle des couleurs de l’urine intégrée dans les carnets de santé La Recherche et Développement du Pôle Nutrition Médicale ayant
des enfants). pour objectif de développer des produits dont les apports nutrition-
nels permettent d’aider les populations à vivre plus longtemps et en
Nutrition Infantile meilleure santé. En particulier, les équipes de Danone concentrent
Le Groupe a poursuivi ses recherches dans le domaine de l’ali- leurs efforts sur la mémoire et la santé cérébrale, la fragilité et la
mentation des 1000 premiers jours de la vie, et notamment dans santé des muscles chez les populations vieillissantes ainsi que sur
les domaines suivants : l’allergie et la santé immunitaire dès le début de la vie. Le programme
d’études cliniques a été mis en place avec des partenaires externes
î les bénéfices du lait maternel et de l’allaitement ; pour évaluer l’efficacité des produits. En 2015, Danone a publié
î la physiologie maternelle pendant la grossesse et l’allaitement ; les résultats d’ études comme par exemple l’étude de la perte de
masse musculaire, de force et de fonction liée à l’âge (PROVIDE)
î le métabolisme des nourrissons et des jeunes enfants ; qui a été publiée dans le Journal of the American Medical Directors
î le développement de la fonction intestinale et du microbiote, du Association (JAMDA).
système immunitaire et du cerveau ;
Danone a également mené des travaux pour améliorer l’expérience
î le développement d’habitudes alimentaires saines ; des patients sur l’optimisation des goûts et une plus grande variété
dans la gamme de produits Souvenaid® (pour les patients atteints
î le développement de produit et la technologie pour apporter la de la maladie d’Alzheimer), Anamix® (pour les patients atteints de
science aux produits.
de dérèglement inné du métabolisme) et Compact (pour les patients
atteints de dénutrition).

Procédures judiciaires et d’arbitrage


Des procédures ont été introduites contre la Société et ses filiales Procédure relative à la décision
dans le cadre de la marche normale de leurs affaires, notamment de la Commission nationale des marchés
des autorités de la concurrence de certains pays. Des provisions et de la concurrence espagnole
sont constituées chaque fois que le paiement d’une indemnité semble Se référer à la Note 6.5 des Annexes aux comptes consolidés.
probable et est quantifiable.
Autres procédures
Procédures relatives à la fausse alerte émise À la connaissance de Danone, il n’existe pas d’autre procédure
par la société Fonterra sur certains ingrédients gouvernementale, judiciaire ou d’arbitrage actuellement en cours,
fournis au Groupe en Asie en 2013 qui soit susceptible d’avoir, ou qui ait eu au cours des 12 derniers
Se référer à la Note 6.2 des Annexes aux comptes consolidés. mois, des effets significatifs sur la situation financière ou la ren-
tabilité de Danone.

Contrats importants, opérations avec des apparentés


Danone s’est engagé à acquérir les participations détenues par des Les opérations avec les parties liées sont décrites à la Note 15 des
tiers, actionnaires dans certaines sociétés consolidées par Danone, Annexes aux comptes consolidés.
au cas où ceux-ci souhaiteraient exercer leur option de vente.
Voir également paragraphe 6.5 Rapport spécial des Commissaires
Au 31 décembre 2015, le montant de ces engagements s’élève à aux comptes sur les conventions et engagements réglementés.
862 millions d’euros ; ils sont reflétés au bilan dans les dettes
financières.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 49


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ


Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros sauf mention Variation en données Variation en données
contraire) 2014 2015 historiques comparables

Chiffre d’affaires 21 144 22 412 +6,0 % +4,4 %


Résultat opérationnel courant (a) 2 662 2 892 +8,7 % +5,7 %
Marge opérationnelle courante (a) 12,59 % 12,91 % +32 pb +17 pb
Résultat net courant – Part du
Groupe (a) 1 561 1 791 +14,7 % +9,1 %
Résultat net – Part du Groupe 1 119 1 282 +14,6 % +7,4 %
BNPA courant (en euros) (a) 2,62 2,93 +12,0 % +6,5 %
BNPA (en euros) (a) 1,88 2,10 +11,9 %
Free cash-flow hors éléments
exceptionnels (a) 1 401 1 529 +9,2 %
(a) Voir définition au paragraphe 3.6 Indicateurs financiers non définis par les normes IFRS.

Chiffre d’affaires
Chiffre d’affaires consolidé
Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 22 412 millions d’euros Les effets de change de +2,0 % traduisent l’impact favorable de
en 2015, en hausse de +6,0 % en données historiques par rapport l’évolution de certaines devises, dont le dollar américain, le ren-
à 2014. Hors effets de variation de la base de comparaison, dont la minbi et la livre sterling.
variation des taux de change et du périmètre de consolidation, le
Les effets de variation du périmètre de consolidation de -0,4 %
chiffre d’affaires a progressé de +4,4 %. Cette croissance organique
résultent essentiellement de la déconsolidation, en juillet 2014,
se décompose en une hausse des volumes de +0,9 % et une hausse
des activités de Produits Laitiers Frais en Chine et de la cession,
en valeur de +3,5 %.
en décembre 2014, de l’activité Produits Laitiers Frais en Indonésie.

Chiffre d’affaires par Pôle d’activité


Exercice clos le 31 décembre
Croissance des vo-
(en millions d’euros sauf pourcentage) 2014 2015 Variation (a) lumes (a)

Produits Laitiers Frais 11 129 11 057 +0,6 % -3,0 %


Eaux 4 186 4 768 +7,1 % +5,1 %
Nutrition Infantile 4 397 4 994 +9,8 % +4,7 %
Nutrition Médicale 1 432 1 593 +7,5 % +4,7 %
Total 21 144 22 412 +4,4 % +0,9 %
(a) En données comparables.

50 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

Produits Laitiers Frais Eaux


Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires
Le Pôle Produits Laitiers Frais a réalisé un chiffre d’affaires de Le Pôle Eaux a réalisé une performance forte en 2015, affichant
11 057 millions d’euros en 2015, en hausse de +0,6 % en données un chiffre d’affaires en hausse de +7,1 % en données comparables
comparables par rapport à 2014. Cette progression résulte d’une baisse par rapport à 2014 pour s’établir à 4 768 millions d’euros. Cette
des volumes de -3,0 %, compensée par une croissance en valeur de croissance provient d’une croissance en volumes de +5,1 %, et d’une
+3,6 %. Cette performance démontre une amélioration progressive croissance en valeur de +2,0 %.
du Pôle malgré des dynamiques différentes d’un marché à l’autre.

Croissance des volumes Croissance des ventes Croissance des volumes Croissance des ventes
en données comparables en données comparables en données comparables en données comparables

11,6 %
6,6 %

7,5 %
7,1 %

5,1 %

1,5 %
0,6 %
-3,0 %

2014 2015 2014 2015 2014 2015 2014 2015

Principaux marchés Principaux marchés


En Europe, le Pôle a poursuivi ses actions afin de renouer progres- La performance du Pôle est contrastée avec, d’une part, une per-
sivement et de manière structurelle avec une croissance rentable. formance forte du Pôle Eaux hors Chine et d’autre part, la gestion
Un redressement progressif des ventes s’est confirmé au deuxième de la transition initiée par Danone, au cours du troisième trimestre
semestre intégrant notamment, une amélioration séquentielle des 2015, sur la marque Mizone en Chine.
volumes, favorisée par une base de comparaison qui marque la fin
En Europe, les résultats positifs reflètent, le dynamisme des ventes
du PRGM (Profitable Revenue Growth Management).
porté par la bonne performance des marques evian et Volvic qui
Aux États-Unis, Danone a consolidé sa position de leader en continuent de récolter les fruits des nombreuses initiatives mises
s’appuyant sur le développement de son portefeuille de marques, en place en termes d’organisation, de valorisation du portefeuille,
des investissements ciblés derrière les marques et l’optimisation de distribution et d’innovation.
de ses canaux de distribution. Les innovations de l’année, Oikos
La zone ALMA (hors Chine) a affiché également une performance
Triple Zero dans le segment du yaourt grec, la gourde Danimals
robuste, soutenue par la marque Aqua en Indonésie et une crois-
Squeezable ou encore Light&Fit Shake ont largement contribué à
sance forte des ventes en Amérique Latine (Argentine, Mexique)
cette ré-accélération de la croissance.
qui s’est appuyé sur le dynamisme du segment des aquadrinks et
Dans la CEI, dans un contexte de consommation toujours difficile, les la poursuite du développement des eaux nature.
ventes ont résisté ; la valorisation du portefeuille liée aux hausses de
En Chine, dans un contexte où la consommation s’est ralentie sur
tarifs et à un effet mix positif ayant compensé la baisse significative
la catégorie, Danone a poursuivi depuis le troisième trimestre ses
des volumes sur les segments faiblement valorisés.
efforts de déstockage sur la marque Mizone, en adéquation avec
La zone ALMA, qui affiche une croissance solide de son chiffre ces nouvelles tendances de marché et afin de soutenir le potentiel
d’affaires, intègre des performances contrastées avec, d’une part, de croissance de Mizone à moyen et long terme. Une reprise pro-
des résultats positifs en Argentine, au Mexique et au Japon et, d’autre gressive vers un rythme normalisé de croissance est attendue au
part, un ralentissement au Brésil dans un contexte économique volatil. cours du second semestre 2016.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 51


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

Nutrition Infantile Nutrition Médicale


Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires
Le Pôle Nutrition Infantile a réalisé un chiffre d’affaires de 4 994 mil- Le Pôle Nutrition Médicale a réalisé une excellente performance en
lions d’euros en 2015, en hausse de +9,8 % en données comparables 2015, affichant un chiffre d’affaires en hausse de +7,5 % en données
par rapport à 2014. Cette progression provient d’une croissance des comparables par rapport à 2014 pour s’établir à 1 593 millions
volumes de +4,7 % et d’une croissance en valeur de +5,1 %. d’euros. Cette croissance se décompose en une croissance des
volumes de +4,7 % et une croissance en valeur de +2,8 %

Croissance des volumes Croissance des ventes Croissance des volumes Croissance des ventes
en données comparables en données comparables en données comparables en données comparables
9,8 %

7,9 %
7,5 %

6,1 %
5,6 %
4,7 % 4,7 %

1,7 %

2014 2015 2014 2015 2014 2015 2014 2015

Principaux marchés Principaux marchés


L’Europe a réalisé une très bonne performance, soutenue par Le Pôle affiche des performances solides dans l’ensemble des
le succès des marques internationales exportées vers la Chine, zones géographiques, en particulier la zone ALMA qui bénéficie de
notamment Aptamil et Nutrilon. la poursuite du développement de l’activité au Brésil et en Chine,
et en Europe qui présente des performances très positives au
En Chine, Danone a poursuivi ses efforts dans la construction d’un
Royaume-Uni, au Benelux et en Allemagne.
modèle de croissance durable en continuant à investir derrière ses
marques Aptamil et Nutrilon, en structurant progressivement son L’ensemble des segments a contribué tout au long de l’année à la
offre internet locale via un modèle de distribution direct, tout en se croissance, en particulier la gamme pédiatrique (Neocate et Nutrini)
développant au sein de magasins spécialisés. et la marque Nutrison au sein de la gamme adulte.
Les ventes de la marque Dumex (Chine) sont, elles, en retrait par
rapport à 2014. Son futur rapprochement avec Yashili permettra à
Danone de participer à la construction d’une plateforme de marques
locales fortes dans un marché offrant un fort potentiel.
Enfin, les activités du Pôle dans le reste du monde restent dyna-
miques, avec des croissances à deux chiffres en Amérique Latine
et en Afrique.

52 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

Chiffre d’affaires par zone géographique


Exercice clos le 31 décembre
Croissance des Part du chiffre Part du chiffre
Variation volumes en don- d’affaires réa- d’affaires réa-
en données nées compa- lisé par la zone lisé par la zone
(en millions d’euros sauf pourcentage) 2014 2015 comparables rables en 2014 en 2015

Europe 8 522 8 900 +3,0 % +1,0 % 40 % 40 %


CEI & Amérique du Nord (a) 4 525 4 471 +2,6 % -3,8 % 21 % 20 %
ALMA (b) 8 097 9 041 +6,7 % +2,8 % 38 % 40 %
Total 21 144 22 412 +4,4 % +0,9 % 100 % 100 %
(a) Amérique du Nord = États-Unis et Canada.
(b) Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa (Asie-Pacifique/Amérique Latine/Moyen-Orient/Afrique).

Europe Aux États-Unis, la croissance des Produits Laitiers Frais a ré-accéléré


La zone Europe a réalisé un chiffre d’affaires de 8 900 millions en fin d’année portée par des investissements ciblés derrière les
d’euros en 2015, soit une hausse de +3,0 % en données comparables marques et une reprise de la croissance de la catégorie.
par rapport à 2014. Cette performance reflète une amélioration
Dans la CEI, les ventes ont résisté malgré un contexte instable
progressive de la tendance dans les Produits Laitiers Frais, une
persistant. Poursuivant le pilotage de ses différentes gammes dans
croissance forte du Pôle Eaux et une accélération du succès des
le cadre d’une politique de valorisation de son portefeuille, le Pôle
marques internationales exportées vers la Chine au sein du Pôle
Produits Laitiers Frais a bénéficié d’une hausse des prix et d’un
Nutrition Infantile.
effet mix-prix très positif qui ont compensé la baisse importante
des volumes sur les produits dits traditionnels.
CEI & Amérique du Nord
La zone CEI & Amérique du Nord a réalisé un chiffre d’affaires de
ALMA
4 471 millions d’euros en 2015, soit une hausse de +2,6 % en don-
La zone ALMA a réalisé un chiffre d’affaires de 9 041 millions d’euros
nées comparables par rapport à 2014 porté par deux dynamiques
en 2015, soit une progression de +6,7 % en données comparables
de marchés différentes.
par rapport à 2014. Cette croissance robuste s’appuie sur différents
piliers de croissance qui ont permis d’absorber les effets de la
gestion de la transition de la marque Mizone en Chine.

Répartition du chiffre d’affaires par trimestre


Premier trimestre Deuxième trimestre Troisième trimestre Quatrième trimestre Total

(en millions d’euros) 2014 2015 2014 2015 2014 2015 2014 2015 2014 2015

Par Pôle d’activité

Produits Laitiers Frais 2 809 2 807 2 831 2 857 2 796 2 711 2 693 2 682 11 129 11 057
Eaux 895 1 065 1 179 1 438 1 169 1 312 944 953 4 186 4 768
Nutrition Infantile 1 029 1 220 1 042 1 225 1 084 1 217 1 241 1 332 4 397 4 994
Nutrition Médicale 328 380 354 401 366 400 384 413 1 432 1 593

Par zone géographique

Europe 2 053 2 156 2 208 2 290 2 156 2 286 2 105 2 167 8 522 8 900
CEI & Amérique du Nord (a) 1 154 1 108 1 176 1 197 1 153 1 102 1 042 1 064 4 525 4 471
ALMA (b) 1 854 2 207 2 022 2 434 2 107 2 252 2 114 2 147 8 097 9 041
Total 5 061 5 471 5 406 5 921 5 416 5 641 5 261 5 379 21 144 22 412
(a) Amérique du Nord = États-Unis et Canada.
(b) Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa (Asie-Pacifique/Amérique Latine/Moyen-Orient/Afrique).

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 53


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

Premier Deuxième Troisième Quatrième


trimestre 2015 trimestre 2015 trimestre 2015 trimestre 2015 Total 2015

comparables

comparables

comparables

comparables

comparables
Variation en

Variation en

Variation en

Variation en

Variation en

Variation en

Variation en

Variation en

Variation en

Variation en
historiques

historiques

historiques

historiques

historiques
données

données

données

données

données

données

données

données

données

données
(en pourcentage)
Par Pôle d'activité

Produits Laitiers Frais -0,1 % +0,2 % +0,9 % -1,1 % -3,0 % +0,6 % -0,4 % +2,6 % -0,6 % +0,6 %
Eaux +18,9 % +8,6 % +22,0 % +10,2 % +12,3 % +6,8 % +1,0 % +1,9 % +13,9 % +7,1 %
Nutrition Infantile +18,5 % +11,6 % +17,6 % +11,1 % +12,3 % +10,9 % +7,3 % +6,0 % +13,6 % +9,8 %
Nutrition Médicale +15,8 % +9,1 % +13,3 % +7,1 % +9,1 % +6,9 % +7,6 % +6,8 % +11,3 % +7,5 %

Par zone géographique

Europe +5,0 % +2,9 % +3,7 % +1,8 % +6,1 % +5,1 % +3,0 % +2,3 % +4,4 % +3,0 %
CEI & Amérique du Nord (a) -4,0 % +2,8 % +1,8 % +0,4 % -4,4 % +3,2 % +2,1 % +4,2 % -1,2 % +2,6 %
ALMA (b) +19,0 % +8,0 % +20,4 % +9,4 % +6,9 % +4,7 % +1,6 % +4,7 % +11,7 % +6,7 %
Total +8,1 % +4,8 % +9,5 % +4,5 % +4,2 % +4,6 % +2,2 % +3,6 % +6,0 % +4,4 %
(a) Amérique du Nord = États-Unis et Canada.
(b) Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa (Asie-Pacifique/Amérique Latine/Moyen-Orient/Afrique).

Résultat opérationnel courant et marge opérationnelle courante


Résultat opérationnel courant et marge opérationnelle courante consolidés
Le résultat opérationnel courant s’élève à 2 892 millions d’euros Conformément à sa feuille de route pour 2015, Danone a significati-
en 2015 (2 662 millions d’euros en 2014). vement accru ses montants de dépenses sur l’ensemble des coûts
de marketing et de ventes par rapport à 2014, particulièrement dans
La marge opérationnelle courante de Danone s’établit à 12,91 %, en
les Pôles Produits Laitiers Frais et Eaux.
progression de +32 pb en données historiques. Cette évolution reflète :
Les frais sur ventes s’élèvent à 5 677 millions d’euros en 2015
î une progression de +17 pb en données comparables ; (5 209 millions d’euros en 2014), soit 25,3 % du chiffre d’affaires
î un effet favorable de +6 pb lié à l’évolution du périmètre de consolidé (24,6 % en 2014).
consolidation, résultant de la déconsolidation de certaines
Les frais généraux s’élèvent à 1 944 millions d’euros en 2015
activités de Produits Laitiers Frais en Chine et en Indonésie ;
(1 743 millions d’euros en 2014), soit 8,7 % du chiffre d’affaires
î un effet favorable de +9 pb lié à l’évolution des taux de change. consolidé (8,2 % en 2014).
L’année 2015 a été marquée par un environnement toujours plus Les frais de Recherche et Développement s’élèvent à 307 millions
volatil et complexe dans un certain nombre de géographies et, c’est d’euros en 2015 (272 millions d’euros en 2014), soit 1,4 % du chiffre
dans ce contexte, que Danone a démontré sa capacité à rééquilibrer d’affaires consolidé (1,3 % en 2014) (voir paragraphe 3.1 Aperçu des
son modèle de croissance rentable, en ligne avec l’agenda qu’elle activités en 2015).
s’était fixée et dans la perspective de son ambition 2020 d’une
Le solde des Autres produits et charges opérationnels s’établit à
croissance forte, rentable et durable.
(682) millions d’euros, reflétant notamment la dépréciation de la
Le coût des produits vendus s’élève à 11 212 millions d’euros en marque Dumex et de certains de ses actifs pour (337) millions d’euros,
2015 (11 056 millions d’euros en 2014), soit 50,0 % du chiffre d’af- ainsi que des coûts relatifs aux plans d’économies et d’adaptation
faires consolidé (52,3 % en 2014). Cette évolution favorable reflète des organisations en Europe.
principalement une tendance déflationniste du coût du lait et des
ingrédients laitiers ainsi que l’optimisation du coût des matières.

54 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

Résultat opérationnel courant et marge opérationnelle courante par Pôle d’activité


Exercice clos le 31 décembre
Résultat opérationnel courant Marge opérationnelle courante
(en millions d’euros Variation en don-
sauf pourcentage et pb) 2014 2015 2014 2015 nées comparables

Produits Laitiers Frais 1 033 1 100 9,28 % 9,95 % +24 pb


Eaux 539 542 12,88 % 11,37 % -192 pb
Nutrition Infantile 828 965 18,83 % 19,32 % +142 pb
Nutrition Médicale 262 286 18,28 % 17,95 % +1 pb
Total 2 662 2 892 12,59 % 12,91 % +17 pb

La marge opérationnelle courante du Pôle Produits Laitiers Frais La marge opérationnelle courante du Pôle Nutrition Infantile s’établit
s’établit à 9,95 % en 2015, en hausse de +24 pb en données comparables à 19,32 % en 2015, en hausse de +142 pb en données comparables
par rapport à 2014. Cette évolution positive de la marge reflète une par rapport à 2014, bénéficiant du succès des marques internatio-
tendance favorable du prix du lait en Europe et aux États-Unis, les nales de laits infantiles exportées vers la Chine et d’un contexte
efforts structurels de valorisation du portefeuille et d’optimisation de lait favorable.
de la base de coûts tout en renforçant les investissements derrière
La marge opérationnelle courante du Pôle Nutrition Médicale s’éta-
les marques afin d’actionner l’ensemble des leviers de croissance
blit à 17,95 % en 2015, en légère progression de +1 pb en données
et de pérenniser l’équation de croissance rentable en 2016.
comparables par rapport à 2014. Cette stabilité reflète la poursuite
La marge opérationnelle courante du Pôle Eaux s’établit à 11,37 % du développement géographique et des marques innovantes du
en 2015, en baisse de -192 pb en données comparables par rapport Pôle. Le niveau de rentabilité du Pôle est relutif pour l’Entreprise
à 2014, fortement impactée par la gestion de la transition de la et contribue à la création de valeur de Danone à long terme.
marque Mizone en Chine.

Résultat opérationnel courant et marge opérationnelle courante par zone géographique


Exercice clos le 31 décembre
Résultat opérationnel courant Marge opérationnelle courante Variation en don-
(en millions d’euros nées
sauf pourcentage et pb) 2014 2015 2014 2015 comparables

Europe 1 336 1 536 15,67 % 17,26 % +168 pb


CEI & Amérique du Nord (a) 387 388 8,56 % 8,67 % -19 pb
ALMA (b) 939 969 11,60 % 10,71 % -120 pb
Total 2 662 2 892 12,59 % 12,91 % +17 pb
(a) Amérique du Nord = États-Unis et Canada.
(b) Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa (Asie-Pacifique/Amérique Latine/Moyen-Orient/Afrique).

La marge opérationnelle courante de la zone Europe s’établit à La marge opérationnelle courante de la zone ALMA s’établit à
17,26 % en 2015, en hausse de +168 pb en données comparables 10,71 % en 2015, en diminution de -120 pb en données comparables
par rapport à 2014. La rentabilité de la zone a bénéficié du succès par rapport à 2014. Cette baisse reflète notamment la gestion de la
des marques internationales de laits infantiles exportées vers la transition de la marque Mizone en Chine ainsi que l’impact négatif
Chine ainsi que de la forte amélioration de la marge du Pôle Pro- de la situation de Dumex en Chine.
duits Laitiers Frais.
La marge opérationnelle courante de la zone CEI & Amérique du
Nord s’établit à 8,67 % en 2015, en baisse de -19 pb en données
comparables par rapport à 2014, illustrant un contraste important
entre les deux marchés : protection de l’équation de rentabilité
dans la CEI et accélération des investissements en Amérique du
Nord dans les Pôles Produits Laitiers Frais et Nutrition Infantile.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 55


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

Résultat financier
Exposition aux risques financiers et gestion des risques financiers
Voir paragraphe 2.7 Facteurs de risques.

Résultat financier
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Produits financiers sur disponibilités et placements


à court terme 94 122
Charges financières sur dette financière (274) (274)
Coût de l’endettement financier net (179) (152)

Autres produits financiers 5 1


Autres charges financières (137) (134)
Autres produits et charges financiers (132) (133)
Résultat financier (312) (285)

Coût de l’endettement financier net Autres produits et charges financiers


En 2015, le coût de l’endettement financier net s’élève à (152) millions En 2015, les Autres produits et charges financiers s’élèvent à (133)
d’euros ((179) millions d’euros en 2014). millions d’euros, stables par rapport à 2014 ((132) millions d’euros
en 2014).
Le coût de l’endettement financier net a baissé en dépit d’une
progression de la dette financière nette par rapport à 2014. Cette
baisse reflète notamment la baisse des taux d’intérêt et le bénéfice
des émissions obligataires ayant permis à Danone d’allonger la
maturité moyenne de sa dette à des conditions de marché favorables.

Taux d’imposition
Le taux d’imposition courant s’établit à 31,3 % en 2015, en hausse de En incluant les éléments non courants, le taux effectif d’imposition
+0,8 point par rapport à 2014. Cette augmentation reflète essentiel- de Danone s’élève à 32,5 % en 2015 (32,6 % en 2014) et l’écart par
lement une dépréciation d’actifs d’impôts différés précédemment rapport au taux légal d’imposition en France en 2015 et 2014 figure
comptabilisés au premier semestre sur les reports déficitaires de à la Note 8 des Annexes aux comptes consolidés.
Dumex en Chine. Ce taux d’imposition courant exclut les éléments
non courants du résultat et les produits et charges d’impôts relatifs
à ces éléments non courants (voir tableau ci-après).

Résultat net courant – Part du Groupe et BNPA courant


Le résultat net s’élève à 1 398 millions d’euros en 2015 (1 253 millions d’euros en 2014). Le résultat net – Part du Groupe s’élève à
1 282 millions d’euros en 2015 (1 119 millions d’euros en 2014).

Résultat des sociétés mises en équivalence Résultat net courant – Part du Groupe
La variation positive du résultat net des sociétés mises en équivalence Le résultat net courant – Part du Groupe s’établit à 1 791 millions
reflète les acquisitions réalisées en 2014 et 2015 et l’amélioration d’euros en 2015, en hausse de +9,1 % en données comparables et de
du résultat net de certaines d’entre elles. En outre, l’exercice 2014 +14,7 % en données historiques par rapport à 2014. Le BNPA courant
incluait des éléments non courants liés à des pertes de valeur de s’élève à 2,93 euros, en hausse de +6,5 % en données comparables
certains titres mis en équivalence, créant ainsi une base de com- et de +12,0 % en données historiques par rapport à 2014.
paraison favorable.

56 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

Passage du Résultat net – Part du Groupe au Résultat net courant – Part du Groupe


Exercice clos le 31 décembre
2014 2015

(en millions d’euros


sauf pourcentage) Courant Non courant Total Courant Non courant Total
Résultat opérationnel courant 2 662 2 662 2 892 2 892

Autres produits et charges


opérationnels (511) (511) (682) (682)
Résultat opérationnel 2 662 (511) 2 151 2 892 (682) 2 210

Coût de l’endettement financier


net (179) (179) (152) (152)
Autres produits et charges
financiers (129) (3) (132) (129) (4) (133)
Résultat avant impôts 2 353 (514) 1 839 2 611 (686) 1 925

Impôts sur les bénéfices (716) 117 (599) (818) 193 (626)
Taux effectif d’impôt 30,5 % 32,6 % 31,3 % 32,5 %
Résultat net des sociétés inté-
grées 1 637 (397) 1 239 1 792 (493) 1 299

Résultat net des sociétés mises


en équivalence 66 (52) 14 123 (25) 99
Résultat net 1 703 (450) 1 253 1 915 (518) 1 398

î3DUWGX*URXSH 1 561 (442) 1 119 1 791 (508) 1 282


î3DUWGHVLQW«U¬WVPLQRULWDLUHV 142 (7) 134 125 (9) 115

Passage du BNPA au BNPA courant


Exercice clos le 31 décembre
2014 2015

Courant Total Courant Total


Résultat net – Part du Groupe
(en millions d’euros) 1 561 1 119 1 791 1 282

Nombre d’actions

î$YDQWGLOXWLRQ 594 472 798 594 472 798 609 647 527 609 647 527


î$SUªVGLOXWLRQ 595 536 328 595 536 328 610 155 241 610 155 241

BNPA (en euros)

î$YDQWGLOXWLRQ 2,63 1,88 2,94 2,10


î$SUªVGLOXWLRQ 2,62 1,88 2,93 2,10

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 57


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.2 EXAMEN DU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

Autres informations sur le compte de résultat : passage des données historiques aux données comparables
Dont effets des variations
des taux de change
Dont effet
des
variations Dont Dont autres
du traitement effets des Croissance
Variation périmètre des effets variations en données
Période Période en données de consoli- de sur- des taux compa-
précédente considérée historiques dation Total inflation de change rables
Chiffre d’affaires
(en millions d’euros
sauf pourcentage)
Exercice clos
le 31 décembre 2014 21 298 21 144 (0,7)% 0,1 % (5,5)% 0,4 % (5,9)% 4,7 %
Exercice clos
le 31 décembre 2015 21 144 22 412 6,0 % (0,4)% 2,0 % 0,3 % 1,7 % 4,4 %
Marge opérationnelle courante

Exercice clos
le 31 décembre 2014 13,19 % 12,59 % -60 pb -20 pb -28 pb -20 pb -8 pb -12 pb
Exercice clos
le 31 décembre 2015 12,59 % 12,91 % +32 pb +6 pb +9 pb -1 pb +10 pb +17 pb
BNPA courant
(en euros sauf pourcentage)
Exercice clos
le 31 décembre 2014 2,78 2,62 (5,7)% (0,3)% (7,8)% (1,7)% (6,1)% 2,5 %
Exercice clos
le 31 décembre 2015 2,62 2,93 12,0 % 1,9 % 3,5 % 0,3 % 3,2 % 6,5 %

Dividende au titre de l’exercice 2015


Le Conseil d’Administration de Danone proposera à l’Assemblée Si cette distribution est approuvée, le dividende sera détaché de
Générale des actionnaires, qui se réunira le jeudi 28 avril 2016, la l’action le jeudi 5 mai 2016 et sa mise en paiement interviendra le
distribution, au titre de l’exercice 2015, d’un dividende de 1,60 euro lundi 9 mai 2016.
en numéraire, en hausse de +6,7 % par rapport au dividende dis-
tribué au titre de l’exercice 2014. Ce dividende traduit la confiance
du Conseil et de la Direction dans les perspectives de croissance
des résultats de l’Entreprise.

58 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.3 FREE CASH-FLOW

3.3 FREE CASH-FLOW


À la date du présent Document de Référence, Danone estime que Le free cash-flow hors éléments exceptionnels s’élève ainsi à
les flux de trésorerie générés par ses activités opérationnelles, sa 1 529 millions d’euros (6,8 % du chiffre d’affaires), en hausse de
trésorerie ainsi que les fonds disponibles via des lignes de crédit +9,2 % par rapport à 2014, porté par la progression des ventes, du
confirmées gérées au niveau de la Société seront suffisants pour résultat opérationnel courant et des effets de change favorables.
couvrir les dépenses et investissements nécessaires à son exploi- Le free cash-flow généré permet de soutenir l’agenda de croissance
tation, le service de sa dette (incluant le financement de l’exercice de Danone.
de toutes options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne
Les investissements industriels s’établissent ainsi pour l’année
conférant pas le contrôle) et la distribution de dividendes.
2015 à 937 millions d’euros, soit 4,2 % du chiffre d’affaires.
Le free cash-flow s’établit à 1 468 millions d’euros en 2015, impacté
pour 61 millions d’euros (montant net d’impôt) par les dépenses
relatives au plan d’économies et d’adaptation des organisations
en Europe.

Free cash-flow
Passage de la trésorerie provenant de l’exploitation au free cash-flow
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Trésorerie provenant de l’exploitation 2 189 2 369

Investissements industriels (984) (937)


Cessions et réalisations d’actifs industriels 67 31
Frais d’acquisitions avec prise de contrôle (a) 6 5
Compléments de prix d’acquisition avec prise de contrôle (b) − −
Free cash-flow 1 277 1 468

Flux de trésorerie relatifs au plan d’économies et d’adaptation en Europe (c) 123 61


Free cash-flow hors éléments exceptionnels 1 401 1 529
(a) Correspond aux frais d’acquisition avec prise de contrôle effectivement versés au cours de l’exercice.
(b) Correspond aux compléments de prix d’acquisition versés ultérieurement à une prise de contrôle et au cours de l’exercice.
(c) Montant net d’impôts.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 59


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.3 FREE CASH-FLOW

Tableau de flux de trésorerie consolidés


Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Résultat net 1 253 1 398

Résultat des sociétés mises en équivalence net des dividendes reçus 4 (58)
Amortissements et dépréciations des actifs corporels et incorporels 956 1 217
Dotations (reprises) des provisions 43 148
Variation des impôts différés (94) (179)
Plus ou moins value de cession d’actifs industriels et financiers (8) 29
Charges liées aux actions sous conditions de performance et aux stock-options 19 27
Coût de l’endettement financier net 179 152
Intérêts décaissés nets (212) (182)
Variation nette des intérêts financiers (33) (30)
Autres éléments sans impact sur la trésorerie 19 1
Autres décaissements nets (6) −
Marge brute d’autofinancement 2 154 2 552

Variation des stocks (105) (66)


Variation des créances clients (96) (418)
Variation des dettes fournisseurs 184 174
Variation des autres comptes débiteurs et créditeurs 52 128
Variation des éléments du besoin en fonds de roulement 35 (182)
Trésorerie provenant de l’exploitation 2 189 2 369

Investissements industriels (a) (984) (937)


Cessions et réalisations d’actifs industriels (a) 67 31
Acquisitions d’actifs financiers (b) (1 070) (596)
Cessions d’actifs financiers (b) 34 2
Variation nette des prêts et des autres immobilisations financières (14) (19)
Trésorerie provenant des opérations d’investissement/ désinvestissement (1 966) (1 519)

Augmentation du capital et des primes 33 39


Acquisition d’actions propres (nettes de cession) et calls DANONE (c) 13 198
Dividendes versés aux actionnaires de Danone (307) (314)
Rachat d’intérêts ne conférant pas le contrôle (363) (1 929)
Versement de dividende (110) (97)
Contribution des intérêts ne conférant pas le contrôle aux augmentations de capital 1 (3)
Transactions avec les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle (471) (2 029)
Flux nets d’instruments dérivés (d) (4) 22
Financements obligataires émis au cours de l’exercice 150 2 049
Financements obligataires remboursés au cours de l’exercice (618) (603)
Variation nette des autres dettes financières courantes et non courantes 312 (101)
Variation des placements à court terme 535 (242)
Trésorerie affectée aux opérations de financement (357) (982)

Incidence des variations de taux de change et autres (e) 45 (228)


Variation globale de la trésorerie (89) (361)

Disponibilités au 1er janvier 969 880


Disponibilités au 31 décembre 880 519

Informations complémentaires
Flux de trésorerie liés au paiement d’impôts sur les bénéfices (601) (804)
(a) Concernent les actifs corporels et incorporels opérationnels.
(b) Acquisition/cession de titres de sociétés. Pour les sociétés consolidées par intégration globale, comprend la trésorerie nette des dettes financières à la date
d’acquisition/cession.
(c) Options d’achats d’actions DANONE acquises par la Société.
(d) Instruments dérivés en gestion de la dette nette.
60
(e) Effet deDANONE DOCUMENT
reclassement DE RÉFÉRENCE
sans incidence 2015
sur la dette nette.
ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.4 EXAMEN DU BILAN ET DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE

3.4 EXAMEN DU BILAN ET DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE


Bilan consolidé simplifié
Au 31 décembre
(en millions d’euros sauf pourcentage) 2014 2015

Actifs non courants 24 272 24 715


Actifs courants 7 476 7 998
Total de l’actif 31 747 32 712

Capitaux propres – Part du Groupe 11 696 12 606

Intérêts ne conférant pas le contrôle 49 63


Dette nette 7 764 7 799
Dette financière nette 5 206 6 937
Ratio d’endettement basé sur dette nette 66 % 62 %
Ratio d’endettement basé sur dette financière nette 45 % 55 %

Structure de financement et sécurité financière


Risque de liquidité et politique de gestion
Voir paragraphe 2.7 Facteurs de risques relatif aux Risques de marchés.
En particulier, Danone centralise la gestion du risque de liquidité et de ses financements au niveau de la Société.

Situation des financements et du risque de liquidité


Principales opérations de financement de l’exercice 2015
Exercice clos le 31 décembre
2015

Nominal
Devise (en millions de devises) Échéance

Nouveaux financements

Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 550 2020


Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 750 2025
Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 750 2024
Remboursement

Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 604 2015

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 61


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.4 EXAMEN DU BILAN ET DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE

Échéanciers des principales dettes financières


Il s’agit des financements gérés au niveau de la Société.

Sorties de trésorerie prévisionnelles relatives au remboursement contractuel


en nominal selon l’hypothèse de non-renouvellement
(en millions d’euros)

2000
614

974
1000
248

1187
1050
929
807 800 750 750
638 682
500 Financement obligataire
Billet de trésorerie
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 Dettes liées aux options de vente

Sources de financement disponibles à tout moment


Les sources de financement disponibles à tout moment mises en place par Danone sont composées principalement de lignes de crédit
confirmées et un crédit syndiqué non utilisés, portés par la Société.
(en millions d’euros)

4000

2477 2293
1993
1267

2000

2000 2000 2000 2000

892
Crédit syndiqué
0
2015 2016 2017 2018 2019 Lignes de crédit confirmées

62 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.4 EXAMEN DU BILAN ET DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE

Rating de la Société
Au 31 décembre
2014 2015

Moody’s Standard and Poor’s Moody’s Standard and Poor’s

Notation court terme (a)

Notation – A-2 – A-2

Notation long terme (b) (c)

Notation Baa1 (c) A- Baa1 (c) A-


Perspective Stable Négative (d) Stable Négative (d)
(a) Notation du programme de Billet de trésorerie de la Société.
(b) Notation des dettes à plus d’un an de la Société.
(c) Note abaissée le 13 décembre 2014.
(d) Perspective attribuée le 23 décembre 2014.

Dettes liées aux options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts


ne conférant pas le contrôle
Principes généraux
Danone a consenti à des tiers détenant des intérêts ne conférant pas le contrôle dans certaines sociétés consolidées, des options de vente
sur tout ou partie de leur participation dans ces sociétés. Ces dettes financières ne portent pas intérêt.

Caractéristiques
Au 31 décembre
2014 2015
Date de Référence
Non Non début de calcul
(en millions d’euros) Courant courant Total Courant courant Total d’exercice du prix

Multiple
d’une
moyenne
de résultat
sur
À tout plusieurs
Danone Espagne 794 236 1 030 234 − 234 moment exercices
Multiple
de résultat
avec prix
Ensemble Danone-Unimilk 912 − 912 − − − 2014 plancher
À partir
Autres (a) 503 113 616 380 248 628 de 2015
Total 2 209 349 2 558 614 248 862
(a) Plusieurs options de vente de montant individuel inférieur ou égal à 200 millions d’euros au 31 décembre 2015.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 63


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.4 EXAMEN DU BILAN ET DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE

Variation de la période
(en millions d’euros) 2014 2015

Au 1er janvier 3 244 2 558


Nouvelles options et options comptabilisées auparavant selon
IAS 39 − 207
Exercices d’options (a) (341) (1 851)
Variation de la valeur actuelle des options (345) (52)
Au 31 décembre 2 558 862

(a) Valeur comptable à date de clôture de la période précédente.

Voir également Note 3.6 des Annexes aux comptes consolidés.

Dette nette et dette financière nette


Dette nette
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Dettes financières non courantes 6 598 8 087


Dettes financières courantes 4 544 2 991
Placements à court terme (2 317) (2 514)
Disponibilités (880) (519)
Instruments dérivés – actifs – Non courants (153) (125)
Instruments dérivés – actifs – Courants (28) (120)
Dette nette 7 764 7 799

Variation de la dette nette en 2015


La dette nette de Danone est stable par rapport à 2014 et s’établit à 7 799 millions d’euros au 31 décembre 2015. Elle inclut 862 millions
d’euros d’options de vente accordées aux actionnaires minoritaires, soit une baisse de 1 696 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2014.

Passage de la dette nette à la dette financière nette


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Dette nette 7 764 7 799

Dettes liées aux options de vente accordées aux détenteurs ne


conférant pas le contrôle – Non courantes (349) (248)
Dettes liées aux options de vente accordées aux détenteurs ne
conférant pas le contrôle – Courantes (2 209) (614)
Dettes financières exclues de la dette nette (2 558) (862)
Dette financière nette 5 206 6 937

64 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.4 EXAMEN DU BILAN ET DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE

Capitaux propres
Variation des capitaux propres – Part du Groupe
(en millions d’euros) 2014 2015
Au 1er janvier 10 694 11 696

Résultat net de la période 1 119 1 282


Autres éléments du résultat global (323) 146
Dividendes versés (a) (307) (317)
Écarts de conversion 52 325
Autres 462 (526)
Au 31 décembre 11 696 12 606
(a) Impact sur la part du Groupe des capitaux propres, l’impact des dividendes versés sur les capitaux propres consolidés s’élevant à (411) millions d’euros en
2015 ((418) millions d’euros en 2014) et correspondant à la part payée en numéraire, la part payée en actions n’ayant pas d’impact sur les capitaux propres.

Engagements hors-bilan
Engagements donnés au 31 décembre 2015 dans le cadre de l’activité opérationnelle
Montant des flux financiers par période
2020
(en millions d’euros) Total 2016 2017 2018 2019 et après

Engagements d’achats de biens


et services (a) (3 452) (1 904) (680) (338) (255) (275)
Engagements liés à des
investissements industriels (198) (179) (9) (10) − −
Obligations en matière de
contrats de location simple (767) (208) (142) (106) (82) (229)
Garanties et nantissements
donnés (284) (234) (2) (12) (1) (35)
Autres (35) (24) (7) (3) (1) −
Total (4 738) (2 548) (841) (469) (340) (539)

(a) Engagements principalement relatifs à des achats de laits et ingrédients laitiers et autres matières premières alimentaires.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 65


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.5 PERSPECTIVES 2016

3.5 PERSPECTIVES 2016


Changement significatif de la situation financière ou commerciale
La Société et ses filiales dans leur ensemble n’ont pas connu de changements significatifs de leur situation financière ou commerciale
depuis la fin de l’exercice 2015.

Perspectives financières pour l’exercice 2016


Après avoir généré une croissance rentable en 2015, Danone pour- En conséquence, Danone vise pour 2016 :
suivra en 2016 son agenda vers l’ambition fixée pour 2020, c’est à
dire une croissance forte, rentable et durable. î une croissance de son chiffre d’affaires dans une fourchette
comprise entre +3 % et +5 % (voir définition de cet indicateur au
Danone prend pour hypothèse que le contexte macro-économique paragraphe 3.6 Indicateurs financiers non définis par les normes
restera globalement volatil et incertain, avec des tendances de IFRS) ;
consommation fragiles voire déflationnistes en Europe, des mar-
chés émergents pénalisés par la volatilité des devises, et enfin î une progression solide de la marge opérationnelle courante
(voir définition de cet indicateur au paragraphe 3.6 Indicateurs
des difficultés contextuelles spécifiques dans quelques marchés
financiers non définis par les normes IFRS).
importants, notamment la CEI, la Chine et le Brésil.
Danone continuera également à se focaliser sur la progression
Danone s’attend également en 2016 à des évolutions haussières
de son free cash-flow (voir définition de cet indicateur au para-
mais hétérogènes de ses principales matières premières. Dans ce
graphe 3.6 Indicateurs financiers non définis par les normes IFRS),
contexte, elle continuera de solidifier son modèle à travers diverses
sans cependant se donner d’objectif à court terme.
initiatives visant à compenser l’inflation et à limiter son exposition
à la volatilité des matières. Ces perspectives, déclarations et autres informations prospectives,
incluses dans le présent Document de Référence, sont notamment
Le prix du lait devrait ainsi enregistrer une légère inflation mais
fondées sur les données et hypothèses développées ci-avant et
avec des tendances contrastées selon les zones géographiques :
considérées comme raisonnables par Danone. Elles ne sont pas
î une baisse des prix en Europe et aux États-Unis au premier des données historiques et ne doivent pas être interprétées comme
semestre, avant un possible rebond d’ici la fin de l’année ; des garanties que les perspectives annoncées se produiront. Par
nature, ces données et hypothèses, ainsi que l’ensemble des élé-
î une progression continue des prix dans les pays émergents, tout ments pris en compte pour la détermination desdites déclarations
au long de l’année, en particulier dans la CEI.
et informations prospectives, pourraient ne pas se réaliser, et sont
Concernant ses autres matières premières dont le plastique, le sucre susceptibles d’évoluer ou d’être modifiés en raison des incertitudes
ou les fruits, Danone entrevoit au global une inflation dont un des liées notamment à l’environnement économique, financier et concur-
facteurs est lié à la récente dégradation des devises émergentes. rentiel de Danone. De plus, la réalisation de certains risques décrits
au paragraphe 2.7 Facteurs de risques pourrait avoir un impact sur
Dans ce contexte, Danone poursuivra en 2016 sa transformation
les activités, la situation financière, les résultats et les perspectives
vers un modèle toujours plus équilibré où la parfaite exécution de
de Danone et sur la réalisation de ses perspectives, déclarations
ses plans de croissance et la discipline dans l’allocation de ses
et informations prospectives énoncées ci-avant.
ressources seront les priorités.

66 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.6 INDICATEURS FINANCIERS NON DÉFINIS PAR LES NORMES IFRS

3.6 INDICATEURS FINANCIERS NON DÉFINIS PAR LES NORMES IFRS


Danone communique sur les indicateurs financiers non définis par Le résultat opérationnel courant correspond au résultat opérationnel
les normes IFRS suivants : de Danone avant prise en compte des Autres produits et charges
opérationnels. En application de la recommandation 2013-03 du CNC
î variations en données comparables du chiffre d’affaires, du “relative au format des comptes consolidés des entreprises établis
résultat opérationnel courant, de la marge opérationnelle cou-
selon les normes comptables internationales”, les Autres produits
rante, du résultat net courant et du BNPA courant ;
et charges opérationnels comprennent des éléments significatifs
î résultat opérationnel courant ; qui, en raison de leur nature et de leur caractère inhabituel, ne
peuvent être considérés comme inhérents à l’activité courante de
î marge opérationnelle courante ; Danone. Ils incluent principalement les plus ou moins-values de
î résultat net courant ; cession d’activités et de participations consolidées, les dépréciations
d’écarts d’acquisition, des coûts significatifs relatifs à des opérations
î taux d’imposition courant ; de restructuration stratégiques et de croissance externe majeures
î BNPA courant ; ainsi que les coûts (encourus ou estimés) liés à des crises et litiges
majeurs. Par ailleurs, dans le cadre des normes IFRS 3 Révisée
î free cash-flow ; et IAS 27 Révisée, Danone présente également dans la rubrique
î free cash-flow hors éléments exceptionnels ; des Autres produits et charges opérationnels (i) les frais d’acqui-
sitions des sociétés dont Danone prend le contrôle, (ii) les écarts
î dette financière nette. de réévaluation comptabilisés suite à une perte de contrôle, et (iii)
Compte tenu du contexte de consommation très dégradé en Europe, les variations des compléments de prix d’acquisition ultérieures à
Danone s’est fixé en 2012 un objectif d’économies et d’adaptation une prise de contrôle.
de ses organisations afin de regagner de la compétitivité. Danone
La marge opérationnelle courante correspond au ratio résultat
publie, depuis le premier semestre 2013, un indicateur de free cash-
opérationnel courant sur chiffre d’affaires net.
flow excluant les flux de trésorerie relatifs aux initiatives qu’il serait
amené à mettre en œuvre dans ce cadre. Le résultat net courant correspond à la part du Groupe dans le
Résultat net courant total. Le Résultat net courant total mesure
Les indicateurs financiers non définis par les normes IFRS utilisés
la performance récurrente de l’Entreprise et exclut les éléments
par Danone sont calculés de la façon suivante :
significatifs qui, en raison de leur nature et de leur caractère inhabi-
Les variations en données comparables du chiffre d’affaires, du tuel, ne peuvent être considérés comme inhérents à la performance
résultat opérationnel courant, de la marge opérationnelle courante, courante de Danone. Les éléments non courants incluent princi-
du résultat net courant et du BNPA courant reflètent la performance palement les Autres produits et charges opérationnels, les plus
organique de Danone en excluant essentiellement l’impact : ou moins-values de cession et les dépréciations de participations
consolidées par mise en équivalence ou non consolidées ainsi que
î des variations de périmètre en calculant les indicateurs de les produits et charges d’impôts relatifs aux éléments non courants.
l’exercice considéré sur la base du périmètre de consolidation
Ces éléments exclus du Résultat net courant total représentent le
de l’exercice précédent ;
Résultat net non courant total.
î des changements dans les principes comptables applicables ; Le taux d’imposition courant mesure le taux d’imposition relatif
î des variations de taux de change (i) en calculant les indicateurs à la performance récurrente de Danone et correspond au ratio
de l’exercice considéré et ceux de l’exercice précédent sur la base produits et charges d’impôts relatifs aux éléments courants sur
de taux de change identiques (le taux de change utilisé est un résultat net courant total.
taux annuel prévisionnel déterminé par Danone pour l’exercice
Le BNPA courant correspond au ratio résultat net courant – Part
considéré et appliqué aux deux exercices), et (ii) en corrigeant
du Groupe sur nombre d’actions dilué.
des écarts créés par une volatilité exceptionnelle de l’inflation
dans des pays structurellement hyper-inflationnistes, source de Le free cash-flow représente le solde de la trésorerie provenant de
distorsion dans la lecture de la performance organique de Danone. l’exploitation après prise en compte des investissements industriels
nets de cession et, dans le cadre de la norme IFRS 3 Révisée, avant
Dans un contexte en 2014 où l’inflation en Argentine, déjà structu-
prise en compte (i) des frais d’acquisitions des sociétés dont Danone
rellement élevée, a connu une accélération, à la suite notamment de
prend le contrôle et (ii) des flux de trésorerie liés aux compléments
la dévaluation forte et soudaine de sa devise en janvier, l’utilisation
de prix d’acquisition versés ultérieurement à une prise de contrôle.
d’un taux de change identique pour comparer l’exercice considéré
et l’exercice précédent s’est révélée insuffisante pour refléter la Le free cash-flow hors éléments exceptionnels correspond au free
performance organique de Danone dans ce pays. Par conséquent, cash-flow avant prise en compte des flux de trésorerie relatifs aux
Danone a précisé la définition des variations en données comparable, initiatives que Danone pourrait être amenée à mettre en œuvre dans
afin d’inclure dans les effets de change les écarts créés par une le cadre du plan d’économies et d’adaptation de ses organisations
volatilité exceptionnelle de l’inflation dans des pays structurel- en Europe.
lement hyper-inflationnistes. Ce traitement est appliqué à partir
La dette financière nette représente la part de dette nette portant
de la publication des résultats annuels de l’exercice 2014, où il ne
intérêt. Elle est calculée sur la base des dettes financières courantes
concerne que l’Argentine. Il conduit à (a) limiter l’inflation des prix et
et non courantes, après exclusion des Dettes liées aux options
des coûts des produits vendus au kilo à leur niveau moyen sur trois
accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle,
ans, et (b) plafonner la marge opérationnelle courante à son niveau
et nette des Disponibilités, des Placements à court terme et des
de l’exercice précédent, et ce pour chacun des Pôles présents dans
Instruments dérivés – actifs.
le pays. Concernant l’exercice 2014, ce retraitement avait été réalisé
au quatrième trimestre pour l’ensemble de l’exercice.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 67


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.7 DOCUMENTS ACCESSIBLES AU PUBLIC

3.7 DOCUMENTS ACCESSIBLES AU PUBLIC


Les statuts, procès-verbaux des Assemblées Générales, rapports des Commissaires aux comptes et autres documents sociaux peuvent
être consultés au siège social de la Société. En outre, les informations financières historiques et certaines informations sur l’organisa-
tion et les activités de la Société et ses filiales sont disponibles sur le site Internet de Danone dans la rubrique relative aux informations
réglementées.

68 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.7 DOCUMENTS ACCESSIBLES AU PUBLIC

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 69


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES
AUX COMPTES CONSOLIDÉS 72
Comptes consolidés 72
Annexes aux comptes consolidés 79
Rapport des Commissaires aux comptes
sur les comptes consolidés 142

4.2 COMPTES INDIVIDUELS DE DANONE SA,


SOCIÉTÉ MÈRE DANONE 144
Comptes individuels de Danone SA 144
Notes aux comptes individuels
de la société mère Danone 146
Rapport des Commissaires aux comptes sur les
comptes individuels de la société mère Danone 164

4.3 HONORAIRES DES COMMISSAIRES


AUX COMPTES ET DES MEMBRES
DE LEURS RÉSEAUX 166

4.4 INFORMATIONS PROVENANT


DE TIERS, DÉCLARATIONS D’EXPERTS
ET DÉCLARATIONS D’INTÉRÊTS 167

70 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4
États financiers
4
4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
COMPTES CONSOLIDÉS

4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS


Comptes consolidés
Résultat consolidé et résultat par action
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros sauf résultat par action en euros) Notes 2014 2015

Chiffre d’affaires net 5.1 à 5.2 21 144 22 412

Coût des produits vendus (11 056) (11 212)


Frais sur vente (5 209) (5 677)
Frais généraux (1 743) (1 944)
Frais de recherche et de développement (272) (307)
Autres produits et charges 5.3 (202) (380)
Résultat opérationnel courant 2 662 2 892

Autres produits et charges opérationnels 6.1 (511) (682)


Résultat opérationnel 2 151 2 210

Produits de trésorerie et d’équivalents de trésorerie 94 122


Coût de l’endettement financier brut (274) (274)
Coût de l’endettement financier net 10.6 (179) (152)
Autres produits financiers 11.3 5 1
Autres charges financières 11.3 (137) (134)
Résultat avant impôts 1 839 1 925

Impôts sur les bénéfices 8.1 (599) (626)


Résultat des sociétés intégrées 1 239 1 299

Résultat des sociétés mises en équivalence 4.8 14 99


Résultat net 1 253 1 398

Résultat net – Part du Groupe 1 119 1 282

Résultat net – Part des intérêts ne conférant pas le contrôle 134 115

Résultat net – Part du Groupe par action 13.4 1,88 2,10

Résultat net – Part du Groupe par action dilué 13.4 1,88 2,10

72 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
COMPTES CONSOLIDÉS

État du résultat global consolidé


Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Résultat net – Part du Groupe 1 119 1 282

Écarts de conversion 177 67

Instruments dérivés de couverture de flux de trésorerie

Gains et pertes latents bruts (120) 121


Effets d’impôts 5 (13)

Actifs financiers disponibles à la vente

Gains et pertes latents bruts (71) (10)


Montant recyclé en résultat sur l’exercice en cours − –
Effets d’impôts (1) 8

Autres gains et pertes, nets d’impôts 3 −


Éléments recyclables ultérieurement en résultat (7) 173

Écarts actuariels sur engagements de retraites

Gains et pertes bruts (203) 58

4
Effets d’impôts 64 (19)
Éléments non recyclables ultérieurement en résultat (138) 40

Résultat global – Part du Groupe 973 1 495

Résultat global – Part des intérêts ne conférant pas le contrôle 77 91


Résultat global 1 051 1 586

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 73


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
COMPTES CONSOLIDÉS

Bilan consolidé
Au 31 décembre
(en millions d’euros) Notes 2014 2015
Actif

Goodwill 11 582 11 653


Marques 4 337 3 833
Autres immobilisations incorporelles 315 292
Immobilisations incorporelles 9.1 à 9.3 16 234 15 779
Immobilisations corporelles 5.5 4 582 4 752
Titres mis en équivalence 4.1 à 4.8 2 146 2 882
Autres titres non consolidés 92 70
Autres immobilisations financières
et prêts à plus d’un an 228 204
Autres actifs financiers 11.1, 11.2 320 274
Instruments dérivés – actifs (a) 12.4, 12.5 153 125
Impôts différés 8.2 836 902
Actifs non courants 24 272 24 715

Stocks 5.4 1 340 1 374


Clients et comptes rattachés 5.4 1 900 2 230
Autres comptes débiteurs 5.4 974 1 029
Prêts à moins d’un an 30 40
Instruments dérivés – actifs (a) 12.4, 12.5 28 120
Placements à court terme 10.4 2 317 2 514
Disponibilités 880 519
Actifs détenus en vue de leur cession 6.2 8 171
Actifs courants 7 476 7 998

Total de l’actif 31 747 32 712


(a) Instruments dérivés en gestion de la dette nette. Concernant la position au 31 décembre 2014, la part courante était présentée dans la rubrique non-courante
dans les comptes de l’exercice 2014 et a été reclassée dans les comptes de l’exercice 2015.

74 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
COMPTES CONSOLIDÉS

Au 31 décembre
(en millions d’euros) Notes 2014 2015

Passif et capitaux propres

Capital 161 164


Primes 3 505 4 132
Bénéfices accumulés 11 817 11 454
Écarts de conversion (1 501) (1 177)
Autres résultats enregistrés directement
en capitaux propres (427) (260)
Actions propres et calls DANONE (a) 13.2 (1 859) (1 707)
Capitaux propres – Part du Groupe 11 696 12 606

Intérêts ne conférant pas le contrôle 3.1 à 3.6 49 63


Capitaux propres 11 745 12 669

Financements 10.1 à 10.3 6 238 7 835


Instruments dérivés – passifs (b) 12.4, 12.5 11 4
Dettes liées aux options de vente accordées aux
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle 3.6 349 248

4
Dettes financières non courantes 6 598 8 087
Provisions pour retraites et autres avantages à long terme 7.3 818 793
Impôts différés 8.2 1 225 1 126
Autres provisions et passifs non courants 14.2 737 834
Passifs non courants 9 377 10 841

Financements 10.1 à 10.3 2 332 2 374


Instruments dérivés – passifs (b) 12.4, 12.5 3 3
Dettes liées aux options de vente accordées aux
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle 3.6 2 209 614
Dettes financières courantes 4 544 2 991
Fournisseurs et comptes rattachés 5.4 3 334 3 334
Autres passifs courants 5.4 2 741 2 859
Passifs liés aux actifs détenus en vue de leur cession 6.2 6 18
Passifs courants 10 625 9 202
Total du passif et des capitaux propres 31 747 32 712
(a) Options d’achat DANONE acquises par la Société.
(b) Instruments dérivés en gestion de la dette nette.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 75


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
COMPTES CONSOLIDÉS

Tableau des flux de trésorerie consolidés


Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) Notes 2014 2015
Résultat net 1 253 1 398

Résultat des sociétés mises en équivalence net des dividendes reçus 4.8 4 (58)
Amortissements et dépréciations des actifs corporels et incorporels 5.5, 9.2, 9.3 956 1 217
Dotations (reprises) des provisions 14.2 43 148
Variation des impôts différés 8.2 (94) (179)
Plus ou moins-value de cession d’actifs industriels et financiers (8) 29
Charges liées aux actions sous conditions de performance et aux stock-options 7.4 19 27
Coût de l’endettement financier net 10.6 179 152
Intérêts décaissés nets (212) (182)
Variation nette des intérêts financiers (33) (30)
Autres éléments sans impact sur la trésorerie 19 1
Autres décaissements nets (6) −
Marge brute d’autofinancement 2 154 2 552

Variation des stocks (105) (66)


Variation des créances clients (96) (418)
Variation des dettes fournisseurs 184 174
Variation des autres comptes débiteurs et créditeurs 52 128
Variation des éléments du besoin en fonds de roulement 5.4 35 (182)
Trésorerie provenant de l’exploitation 2 189 2 369

Investissements industriels (a) 5.5 (984) (937)


Cessions d’actifs industriels (a) 5.5 67 31
Acquisitions d’actifs financiers (b) 4.4 (1 070) (596)
Cessions d’actifs financiers (b) 34 2
Variation nette des prêts et des autres immobilisations financières (14) (19)
Trésorerie provenant des opérations d’investissement/ désinvestissement (1 966) (1 519)

Augmentation du capital et des primes 33 39


Acquisition d’actions propres (nettes de cession) et calls DANONE (c) 13.2 13 198
Dividendes versés aux actionnaires de Danone 13.5 (307) (314)
Rachat d’intérêts ne conférant pas le contrôle 3.1 à 3.6 (363) (1 929)
Versement de dividende (110) (97)
Contribution des intérêts ne conférant pas le contrôle aux augmentations de capital 1 (3)
Transactions avec les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle (471) (2 029)
Flux nets d’instruments dérivés (d) 12.4, 12.5 (4) 22
Financements obligataires émis au cours de l’exercice 10.3 150 2 049
Financements obligataires remboursés au cours de l’exercice 10.3 (618) (603)
Variation nette des autres dettes financières courantes et non courantes 10.3 312 (101)
Variation des placements à court terme 10.4 535 (242)
Trésorerie affectée aux opérations de financement (357) (982)

Incidence des variations de taux de change et autres (e) 45 (228)


Variation globale de la trésorerie (89) (361)

Disponibilités au 1er janvier 969 880


Disponibilités au 31 décembre 880 519

Informations complémentaires
Flux de trésorerie liés au paiement d’impôts sur les bénéfices (601) (804)
(a) Concernent les actifs corporels et incorporels opérationnels.
(b) Acquisition/cession de titres de sociétés. Pour les sociétés consolidées par intégration globale, comprend la trésorerie à la date d’acquisition/cession.
(c) Options d’achats d’actions DANONE acquises par la Société.
(d) Instruments dérivés en gestion de la dette nette.
(e) Effet de reclassement sans incidence sur la dette nette.

Les flux de trésorerie correspondent à des éléments présentés au bilan consolidé. Cependant, ces flux peuvent différer des variations bilan-
tielles, notamment en raison des règles (i) de traduction des opérations en devises autres que la devise fonctionnelle, (ii) de conversion des
76
états financiers
DANONEdesDOCUMENT
sociétés de devise fonctionnelle
DE RÉFÉRENCE 2015autre que l’euro, (iii) des variations de périmètre, et (iv) d’autres éléments non monétaires.
4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
COMPTES CONSOLIDÉS

Tableau de variation des capitaux propres consolidés


Mouvements de la période

Autres transactions avec les détenteurs


d’intérêts ne conférant pas le contrôle
Autres opérations sur actions propres

de performance et aux stock-options (b)

Dividendes versés aux actionnaires

Dividendes versés aux actionnaires


Contrepartie des charges relatives
et opérations sur calls DANONE (a)

de Danone – Part en numéraire


Éléments du résultat global

de Danone – Part en actions


aux actions sous conditions
Augmentation de capital

Au 31 décembre 2014
Réduction de capital
Au 1er janvier 2014

Autres éléments
(en millions d’euros) Notes

Capital 158 3 161


Primes 2 930 33 541 3 505
Bénéfices accumulés 11 153 1 119 19 (544) (307) 290 88 11 817
Écarts de conversion (1 553) 177 (126) (1 501)
Gains et pertes
relatifs aux
instruments dérivés
de couverture,

4
nets d’impôts (29) (115) 35 (109)
Gains et pertes
sur actifs financiers
disponibles à la vente,
nets d’impôts 11 149 (73) (31) 45
Autres gains et pertes
comptabilisées
directement
en résultat,
nets d’impôts 2 3 (5) −
Écarts actuariels
sur engagements
de retraites,
non recyclables
en résultat,
nets d’impôts 7 (245) (138) 20 (363)
Autres résultats
enregistrés
en capitaux propres (123) (323) − − − − − − − 19 (427)
Actions propres
et calls DANONE 13 (1 871) 13 (1 859)
Capitaux propres –
Part du Groupe 10 694 973 33 − 13 19 − (307) 290 (18) 11 696
Intérêts ne conférant
pas le contrôle 35 77 1 − − − − (110) 37 8 49
Capitaux propres
consolidés 10 729 1 051 35 − 13 19 − (418) 327 (10) 11 745
(a) Options d’achat DANONE acquises par la Société.
(b) Actions sous conditions de performance et stock-options attribuées à certains salariés et aux mandataires sociaux.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 77


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
COMPTES CONSOLIDÉS

Mouvements de la période

Autres opérations sur actions propres

de performance et aux stock-options (b)

Dividendes versés aux actionnaires

Dividendes versés aux actionnaires


Contrepartie des charges relatives
et opérations sur calls DANONE (a)

de Danone - Part en numéraire

ne conférant pas le contrôle


Éléments du résultat global

de Danone - Part en actions


aux actions sous conditions

Autres transactions avec


les détenteurs d’intérêts
Augmentation de capital

Au 31 décembre 2015
Réduction de capital
Au 1er janvier 2015

Autres éléments
(en millions d'euros) Notes

Capital 161 3 164


Primes 3 505 39 588 4 132
Bénéfices accumulés 11 817 1 282 21 27 (591) (317) (457) (328) 11 454
Écarts de conversion (1 501) 67 (1) 259 (1 177)
Gains et pertes
relatifs aux
instruments dérivés
de couverture,
nets d'impôts (109) 108 21 21
Gains et pertes
sur actifs financiers
disponibles à la vente,
nets d'impôts 11 45 (2) (1) (1) 42
Autres gains et
pertes comptabilisées
directement
en résultat,
nets d'impôts − −
Écarts actuariels
sur engagements
de retraites,
non recyclables
en résultat,
nets d'impôts 7 (363) 40 (323)
Autres résultats enregis-
trés en capitaux propres (427) 146 − − − − − − (1) 21 (261)
Actions propres
et calls DANONE 13 (1 859) 157 (5) (1 707)
Capitaux propres –
Part du Groupe 11 696 1 495 39 − 178 27 − (317) (464) (48) 12 606
Intérêts ne conférant
pas le contrôle 49 91 − − − − − (95) (2) 20 63
Capitaux propres
consolidés 11 745 1 586 39 − 178 27 − (411) (466) (28) 12 669
(a) Options d’achat DANONE acquises par la Société.
(b) Actions sous conditions de performance et stock-options attribuées à certains salariés et aux mandataires sociaux.

78 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS

Annexes aux comptes consolidés


SOMMAIRE
NOTE 1. PRINCIPES COMPTABLES 81 NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS
Note 1.1. Bases de préparation 81 DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE 93
Note 1.2. Référentiel comptable appliqué 81 Note 5.1. Principes comptables 93
Note 5.2. Secteurs opérationnels 93
NOTE 2. SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES Note 5.3. Autres éléments courants du résultat
opérationnel 95
PAR INTÉGRATION GLOBALE 82 Note 5.4. Besoins en fond de roulement 95
Note 2.1. Principes comptables 82
Note 5.5. Actifs corporels et investissements industriels 97
Note 2.2. Principaux changements de la période 82
Note 5.6. Engagements hors bilan relatifs à l’activité
Note 2.3. Principales sociétés consolidées par opérationnelle 99
intégration globale 83
Note 5.7. Risques financiers liés à l’activité
Note 2.4. Comptabilisation des prises de contrôle opérationnelle 100
réalisées en 2015 83
Note 2.5. Finalisation en 2015 de la comptabilisation
des prises de contrôle réalisées en 2014 84 NOTE 6. ÉLÉMENTS ET ÉVÉNEMENTS
Note 2.6. Dettes/actifs liés à des compléments de prix
relatifs à des prises de contrôle 84
NON-COURANTS DE L’ACTIVITÉ
OPÉRATIONNELLE 101
Note 6.1. Autres produits et charges opérationnels 101
NOTE 3. DÉTENTEURS D’INTÉRÊTS Note 6.2. Impact de la fausse alerte émise par la société
NE CONFÉRANT PAS LE CONTRÔLE Fonterra sur certains ingrédients fournis

4
au Groupe en Asie en 2013 102
ET DETTES RELATIVES 84 Note 6.3. Plan d’économies et d’adaptation des
Note 3.1. Principes comptables 84 organisations du Groupe en Europe 104
Note 3.2. Principales sociétés consolidées par Note 6.4. Plan de transformation Danone 2020 104
intégration globale et non détenues à 100 % en
Note 6.5. Notification de la Commission nationale des
termes de résultat net et d’actifs nets consolidés 85
marchés et de la concurrence espagnole 105
Note 3.3. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts
ne conférant pas le contrôle dans l’ensemble
Danone-Unimilk (Produits Laitiers Frais, Zone CEI) 85 NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES
Note 3.4. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts
ne conférant pas le contrôle dans Danone ET AVANTAGES AU PERSONNEL 105
Espagne (Produits Laitiers Frais, Espagne) 85 Note 7.1. Effectifs des sociétés consolidées par
Note 3.5. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts intégration globale 105
ne conférant pas le contrôle dans Note 7.2. Charges de personnel des sociétés consolidées
Centrale Danone (Produits Laitiers Frais, Maroc) 86 par intégration globale 105
Note 3.6. Dettes liées aux options de vente accordées Note 7.3. Engagements de retraite, indemnités de fin
aux détenteurs d’intérêts ne conférant de carrière et prévoyance 106
pas le contrôle 86 Note 7.4. Actions sous conditions de performance et
stock-options, accordées à certains salariés
et aux mandataires sociaux 110
NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE 87 Note 7.5. Plan d’Épargne Entreprise 111
Note 4.1. Principes comptables 87
Note 4.2. Principales sociétés mises en équivalence en
termes de résultat net et d’actifs nets consolidés 88 NOTE 8. IMPÔTS 112
Note 4.3. Principaux changements de la période 88 Note 8.1. Impôts sur les bénéfices 112
Note 4.4. Mengniu (Produits Laitiers Frais, Chine) Note 8.2. Impôts différés 113
et Yashili (Nutrition Médicale, Chine) 89 Note 8.3. Déficits fiscaux reportables 114
Note 4.5. Yakult (Produits Laitiers Frais, Japon) 91
Note 4.6. Valeur nette comptable et variation
de la période 92 NOTE 9. ACTIFS INCORPORELS 114
Note 4.7. Suivi de la valeur des Titres mis en équivalence Note 9.1. Principes comptables 114
autres que Mengniu et Yashili 92 Note 9.2. Valeur nette comptable et variation de la
Note 4.8. Résultat des sociétés mises en équivalence 92 période 115
Note 9.3. Suivi de la valeur 116

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 79


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS

NOTE 10. FINANCEMENTS ET SÉCURITÉ NOTE 14. AUTRES PROVISIONS ET PASSIFS


FINANCIÈRE, DETTE NETTE ET COÛT NON COURANTS ET PROCÉDURES JUDICIAIRES
DE L’ENDETTEMENT NET 119 ET D’ARBITRAGE 136
Note 10.1. Principes comptables 119 Note 14.1. Principes comptables 136
Note 10.2. Risque de liquidité et politique de gestion 119 Note 14.2. Valeur comptable et variation de la période 136
Note 10.3. Situation des financements et de la sécurité Note 14.3. Procédures judiciaires et d’arbitrage 136
financière du Groupe gérés au niveau
de la Société, et variation de la période 120
Note 10.4. Placements à court terme 123 NOTE 15. TRANSACTIONS
Note 10.5. Dette nette 123 AVEC LES PARTIES LIÉES 137
Note 10.6. Coût de l’endettement financier net 124 Note 15.1. Principes comptables 137
Note 10.7. Risques financiers liés à l’activité Note 15.2. Transactions avec les entreprises associées 137
de financement 124
Note 15.3. Rémunérations et avantages attribués aux
membres du Comité Exécutif
et du Conseil d’Administration 137
NOTE 11. AUTRES ACTIFS FINANCIERS, Note 15.4. Conventions réglementées 137
AUTRES PRODUITS ET CHARGES FINANCIERS 125
Note 11.1. Principes comptables 125
Note 11.2. Autres actifs financiers 126
NOTE 16. ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS
Note 11.3. Autres produits financiers et autres charges À LA CLÔTURE 137
financières 126

NOTE 17. PRINCIPALES SOCIÉTÉS DU GROUPE


NOTE 12. ORGANISATION AU 31 DÉCEMBRE 2015 138
DE LA GESTION DES RISQUES FINANCIERS Note 17.1. Sociétés holdings et sociétés financières
ET INSTRUMENTS DÉRIVÉS 126 consolidées par intégration globale, détenues
directement par la Société 138
Note 12.1. Organisation de la gestion des risques
Note 17.2. Principales sociétés consolidées par
financiers 126
intégration globale du Pôle Produits Laitiers Frais 138
Note 12.2. Principes comptables 127
Note 17.3. Principales sociétés consolidées par
Note 12.3. Instruments dérivés en couverture du risque intégration globale du Pôle Eaux 139
de change opérationnel 127
Note 17.4. Principales sociétés consolidées par
Note 12.4. Instruments dérivés en couverture du risque intégration globale du Pôle Nutrition Infantile 140
de change financier et de conversion
Note 17.5. Principales sociétés consolidées par
sur actifs nets 129
intégration globale du Pôle Nutrition Médicale 141
Note 12.5. Instruments dérivés en couverture du risque
Note 17.6. Principales sociétés mises en équivalence 141
de taux d’intérêt 130
Note 12.6. Risque de contrepartie 131
Note 12.7. Risque sur titres actions 131
Note 12.8. Réconciliation du bilan par classe et catégorie
comptables 132

NOTE 13. ACTIONS DANONE,


DIVIDENDE, RÉSULTAT PAR ACTION 133
Note 13.1. Principes comptables 133
Note 13.2. Opérations et mouvements sur l’action
DANONE 133
Note 13.3. Titres DANONE en circulation 134
Note 13.4. Résultat par action – Part du Groupe 134
Note 13.5. Dividende 135

80 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 1. PRINCIPES COMPTABLES

NOTE 1. PRINCIPES COMPTABLES


Note 1.1. Bases de préparation
Les comptes consolidés de Danone (la “Société”) et de ses filiales peut présenter des écarts non significatifs par rapport au total
(“le Groupe”) au titre de l’exercice 2015 ont été arrêtés par le Conseil reporté. Par ailleurs, les ratios et écarts sont calculés à partir
d’Administration de Danone le 22 février 2016 et seront soumis à des montants sous-jacents et non à partir des montants arrondis.
l’approbation de l’Assemblée Générale du 28 avril 2016.
L’établissement des états financiers consolidés nécessite l’utilisation
Les comptes consolidés et Annexes aux comptes consolidés sont d’hypothèses, estimations ou appréciations qui ont une incidence
présentés en euros. Sauf mention contraire, les montants sont sur les montants reconnus dans le bilan, le compte de résultat et
exprimés en millions d’euros et arrondis au million le plus proche. les notes annexes aux comptes consolidés dont les principales
De façon générale, les valeurs présentées sont arrondies à l’unité sont les suivantes :
la plus proche. Par conséquent, la somme des montants arrondis
Notes
Évaluation des actifs incorporels 9.3
Évaluation des titres mis en équivalence 4.1, 4.4, 4.7
Évaluation des impôts différés actifs 8.3
Comptabilisation des dettes liées aux options de vente accordées
aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle 1.2, 3.1, 3.6
Détermination du montant des provisions pour risques et charges 14.1, 14.2, 14.3
Détermination du montant des remises, ristournes et autres déductions
en lien avec les accords commerciaux 5.1

4
Ces hypothèses, estimations ou appréciations sont établies sur la Outre l’utilisation d’estimations, la direction de Danone exerce son
base d’informations ou situations existant à la date d’établissement jugement pour définir le traitement comptable de certaines activités
des comptes, qui peuvent le cas échéant se révéler différentes de et transactions lorsque les normes et interprétations IFRS ne le
la réalité, notamment dans un contexte de volatilité économique traitent pas de manière explicite, notamment pour la comptabili-
et financière. sation des options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne
conférant pas le contrôle.

Note 1.2. Référentiel comptable appliqué


Les comptes consolidés du Groupe sont établis en conformité avec Principales normes, amendements
le référentiel “IFRS” (International Financial Reporting Standards) et interprétations publiés par l’IASB
tel qu’adopté par l’Union Européenne, qui est disponible sur le non encore adoptés par l’Union européenne
site Internet de la Commission Européenne (http ://[Link]/ î IFRS 15, Produits des activités ordinaires tirés des contrats conclus
internal_market/accounting/ias/index_fr.htm). avec des clients ;

Principales normes, amendements î IFRS 16, Contrats de location ;


et interprétations d’application obligatoire î IFRS 9, Instruments financiers.
au 1er janvier 2015 L’impact de ces normes et amendements sur les résultats et la
î IFRIC 21, Taxes ; situation financière du Groupe est en cours d’évaluation.
Cette interprétation n’a pas d’incidence significative sur les comptes
consolidés de l’exercice 2015. Autres normes
Le Groupe reste attentif aux caractéristiques économiques qui
Principales normes, amendements pourraient, en 2016, conduire à classer l’Argentine en économie
et interprétations publiés par l’IASB hyper inflationniste et rendrait ainsi applicable IAS 29, Information
d’application non obligatoire au 1er janvier 2015  financière dans les économies hyper inflationnistes. Cette norme
au sein de l’Union Européenne requiert que les bilans et les résultats nets des filiales concernées
Le Groupe n’a pas appliqué par anticipation ces normes, amende- soient (i) réévalués pour tenir compte des changements du pouvoir
ments et interprétations dans les comptes consolidés de l’exercice d’achat des monnaies locales et en utilisant des indices d’inflation
2015 et estime qu’ils ne devraient pas avoir un impact significatif officiels ayant cours à la clôture, et (ii) convertis en euros au cours
sur ses résultats et sa situation financière. de change en vigueur à la clôture.

Autres travaux de l’IASB et de l’IFRIC


Le Groupe reste attentif aux travaux de l’IASB et de l’IFRIC qui pour-
raient conduire à une révision du traitement des options de vente
accordées à des détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 81


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 2. SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES PAR INTÉGRATION GLOBALE

NOTE 2. SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES PAR INTÉGRATION GLOBALE


Note 2.1. Principes comptables
Sociétés consolidées par intégration globale provenant de l’exploitation sur l’exercice. Par ailleurs, les ajus-
Les états financiers consolidés regroupent, par intégration globale, tements de prix sont enregistrés initialement à leur juste valeur
les comptes des filiales dont le Groupe détient, directement ou dans le prix d’acquisition et leurs variations de valeur ultérieures
indirectement, la capacité de contrôle exclusif. Le contrôle exclusif sont enregistrées en résultat dans la rubrique Autres produits
sur une entité s’apprécie (i) par le pouvoir que le Groupe a sur cette et charges opérationnels, l’intégralité des versements relatifs
entité, (ii) s’il est exposé ou a droit à des rendements variables en à ces ajustements étant présentés dans les flux de trésorerie
raison des relations avec cette entité, et (iii) s’il exerce son pouvoir provenant de l’exploitation ;
sur l’entité de manière à influer sur le montant des rendements
qu’il obtient de l’entité. î lors d’une prise (ou perte) de contrôle, la réévaluation à sa juste
valeur de la quote-part antérieurement détenue (ou résiduelle)
L’intégration globale permet de prendre en compte, après élimination est enregistrée en résultat, dans la rubrique des (i) Autres pro-
des opérations et résultats internes, l’ensemble des actifs, passifs et duits et charges opérationnels lors d’une perte de contrôle, (ii)
éléments du compte de résultat des sociétés concernées, la part des Résultats des sociétés mises en équivalence lors de la prise
résultats et des capitaux propres revenant aux sociétés du Groupe de contrôle d’une entité auparavant mise en équivalence, et (iii)
(Part du Groupe) étant distinguée de celle relative aux intérêts des Autres produits et charges financiers lors de la prise de contrôle
autres actionnaires (Intérêts ne conférant pas le contrôle). Toutes d’une entité auparavant comptabilisée en titres non consolidés ;
les transactions significatives entre les sociétés consolidées ainsi
que les résultats internes à l’ensemble consolidé (y compris les
î lors d’une prise de contrôle, les intérêts ne conférant pas le
contrôle sont comptabilisés, soit à leur quote-part dans la juste
dividendes) sont éliminés.
valeur des actifs et passifs de l’entité acquise, soit à leur juste
valeur. Dans ce dernier cas, l’écart d’acquisition est alors majoré
Regroupement d’entreprises : acquisitions de la part revenant à ces intérêts ne conférant pas le contrôle.
avec prise de contrôle, cession partielle Ce choix se fait de manière individuelle, pour chaque opération
avec perte de contrôle d’acquisition.
La comptabilisation des opérations de prise de contrôle ou de cession
partielle avec perte de contrôle peut être synthétisée comme suit : Les regroupements d’entreprises peuvent être comptabilisés sur
des bases provisoires, les montants affectés aux actifs et passifs
î lors d’une prise de contrôle, les coûts accessoires aux transactions identifiables acquis et le goodwill sont susceptibles d’être modifiés
sont comptabilisés en résultat dans la rubrique Autres produits
dans un délai maximum d’un an à compter de leur date d’acquisition
et charges opérationnels et présentés dans les flux de trésorerie

Note 2.2. Principaux changements de la période


Exercice 2015
Pourcentage d’intérêt détenu au 31 décembre
Date
(en pourcentage) Notes Pôle Pays d’opération (a) 2014 2015
Principales sociétés consolidées pour la première fois au cours de l’exercice

Produits Afrique
Sociétés du groupe Fan Milk Laitiers Frais de l’ouest Décembre 49,0 % 49,0 %

Principales sociétés consolidées avec changement dans le pourcentage de détention

Produits
Ensemble Danone-Unimilk 3.3 Laitiers Frais Zone CEI Décembre 50,9 % 70.9 %
Produits
Danone Espagne 3.4 Laitiers Frais Espagne Février/Mars 76,9 % 92,4 %
Produits
Centrale Danone (b) 3.5 Laitiers Frais Maroc Décembre 90,9 % 95,9 %

Principales sociétés qui ne sont plus consolidées par intégration globale au 31 décembre


(a) Mois de l’exercice 2015.
(b) Anciennement Centrale Laitière. La société a été renommée Centrale Danone en 2015.

Concernant le groupe Fan Milk, ses sociétés mises en équivalence la valeur actuelle de son prix d’exercice et est présentée dans la
au 31 décembre 2014 sont consolidées par intégration globale depuis Rubrique des dettes liées aux détenteurs d’intérêts ne conférant
décembre 2015 en application d’IFRS10, États financiers consolidés, pas le contrôle au 31 décembre 2015. En effet, au 31 décembre 2014,
le Groupe disposant contractuellement de la capacité à en exercer s’agissant d’une société mise en équivalence, l’option était compta-
le contrôle exclusif depuis cette date. Par conséquent, l’option de bilisée à sa valeur de marché, en application d’IAS 39, Instruments
vente portant sur les 51 % du groupe Fan Milk non encore détenus financiers : comptabilisation et évaluation.
par Danone est, depuis cette date, comptabilisée sur la base de
82 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015
4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 2. SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES PAR INTÉGRATION GLOBALE

Exercice 2014
Pourcentage d’intérêt détenu au 31 décembre
Date
(en pourcentage) Notes Pôle Pays d’opération (a) 2013 2014
Principales sociétés consolidées pour la première fois au cours de l’exercice

Société de production et Nutrition Nouvelle


d’emballage de lait infantile (b) Infantile Zélande Juillet − 100,0 %

Principales sociétés consolidées avec changement dans le pourcentage de détention

Produits
Centrale Danone 3.5 Laitiers Frais Maroc Novembre 68,7 % 90,9 %

Principales sociétés qui ne sont plus consolidées par intégration globale au 31 décembre

Sociétés de produits laitiers Produits


frais du Groupe en Chine (c) 4.4 Laitiers Frais Chine Juillet 100,0 % 20,0 %
Société de produits laitiers Produits
frais du Groupe en Indonésie Laitiers Frais Indonésie Décembre 100,0 % −
(a) Mois de l’exercice 2014.
(b) NEW ZEALAND CAN AUCKLAND LTD. Société de production et d’emballage de boissons, notamment de lait infantile. La société a été renommée DANONE
NUTRICIA NZ LTD.
(c) DANONE DAIRY BEIJING et DANONE DAIRY SHANGHAI CO LTD. Danone détient depuis 2014 20 % du nouvel ensemble formé avec les sociétés produits
laitiers frais du groupe Mengniu.

Note 2.3. Principales sociétés consolidées par intégration globale

4
Les principales sociétés du Groupe sont listées en Notes 17.1 à 17.5 des Annexes aux comptes consolidés.

Note 2.4. Comptabilisation des prises de contrôle réalisées en 2015


Les regroupements d’entreprises réalisés en 2015 ont été compta- Les principales caractéristiques de ces autres acquisitions réalisées
bilisés sur des bases provisoires, les montants affectés aux actifs et au cours de l’exercice 2015 sont les suivantes :
passifs identifiables acquis et au goodwill étant susceptibles d’être
modifiés dans un délai d’un an à compter de la date respective de î les entités effectivement acquises ont été réglées en numéraire ;
chacun de ces regroupements. Ils comprennent des acquisitions î aucune d’entre elles ne fait l’objet de complément de prix et
avec prise de contrôle mais également la prise de contrôle de Fan l’une d’entre elle fait l’objet d’options de vente accordées aux
Milk, sans qu’aucun titre n’ait été acquis (voir Note 2.2 des Annexes détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle ;
aux comptes consolidés).
î les frais d’acquisitions s’élèvent au total à 4 millions d’euros avant
Ces transactions n’étant pas significatives individuellement, elles impôts sur l’exercice, ils sont comptabilisés en résultat dans la
ont été regroupées pour les besoins de la préparation de l’infor- rubrique Autres produits et charges opérationnels.
mation ci-après.
Elles n’ont pas d’impact significatif sur les différents éléments du
compte de résultat consolidé de l’exercice 2015 et n’auraient pas
eu d’impact significatif en année pleine.
Allocation du prix d’acquisition
À la date d’acquisition
(en millions d’euros) 2015

Actifs nets à 100 % (a) 75


Actifs nets revenant aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle (b) (27)
Goodwill sur les quotes-parts du Groupe (c) (d) 94
Juste valeur, à la date de prise de contrôle, de la contrepartie remise ou à remettre aux vendeurs 142
(a) Les actifs correspondent principalement à des actifs corporels, les passifs correspondent principalement aux dettes financières.
(b) Pour chacune des opérations non réalisées à 100 %, les intérêts ne conférant pas le contrôle sont comptabilisés à leur quote-part dans la juste valeur des
actifs et passifs de l’entité.
(c) Goodwill provisoire.
(d) Le goodwill résiduel représente principalement le capital humain, les synergies attendues en termes d’activité industrielle, de réduction de coûts et de
sécurisation de l’approvisionnement en lait.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 83


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 3. DÉTENTEURS D’INTÉRÊTS NE CONFÉRANT PAS LE CONTRÔLE ET DETTES RELATIVES

Note 2.5. Finalisation en 2015 de la comptabilisation des prises de contrôle réalisées en 2014
Au cours de l’exercice 2015, le Groupe a procédé à la finalisation de la comptabilisation des regroupements d’entreprises de l’exercice
2014. Cela n’a donné lieu à aucun ajustement significatif de l’allocation du prix d’acquisition dans les comptes consolidés de l’exercice
2015 par rapport aux comptes consolidés de l’exercice 2014.

Allocation du prix d’acquisition


À la date d’acquisition
(en millions d’euros) 2014

Actifs nets acquis à 100 % (a) 75


Actifs nets revenant aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle (b) −
Goodwill sur les quotes-parts acquises (c) 124
Juste valeur, à la date d’acquisition, de la contrepartie remise aux vendeurs 199

(a) Les actifs acquis correspondent principalement à des actifs corporels, les passifs correspondent principalement aux dettes financières.
(b) Pour chacune des acquisitions non réalisées à 100 %, les intérêts ne conférant pas le contrôle sont comptabilisés à leur quote-part dans la juste valeur des
actifs et passifs de l’entité acquise.
(c) Le goodwill résiduel représente principalement le capital humain, les synergies attendues en termes d’activité commerciale et industrielle et de réduction
de coûts, les parts de marché et leur potentiel de croissance.

Note 2.6. Dettes/actifs liés à des compléments de prix relatifs à des prises de contrôle
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Total des dettes (actifs) (a) − −


(a) Comprend tous les compléments de prix relatifs aux prises de contrôle i.e. relatifs aux opérations réalisées en 2014, 2015 et au cours des exercices précédents.

NOTE 3. DÉTENTEURS D’INTÉRÊTS NE CONFÉRANT PAS LE CONTRÔLE


ET DETTES RELATIVES
Note 3.1. Principes comptables
Acquisitions ou cessions d’intérêts dans des socié- En application d’IAS 32, Instruments financiers : présentation lorsque
tés contrôlées sans impact sur le contrôle des détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle disposent
Les opérations d’achat ou de cession de parts d’intérêts dans des d’options de vente de leur participation au Groupe, une dette financière
sociétés contrôlées qui n’amènent pas de prise ou perte de contrôle est constatée pour un montant correspondant à la valeur actuelle
sont comptabilisées directement en capitaux propres dans la rubrique du prix d’exercice de l’option, la contrepartie de la dette induite par
Bénéfices accumulés, comme des transferts entre la Part du Groupe ces engagements est :
et la part des tiers dans les capitaux propres consolidés, sans effet
en résultat et les flux de trésorerie correspondant sont présentés î d’une part le reclassement en dette de la valeur comptable des
intérêts ne conférant pas le contrôle correspondant ;
en flux de financement. Les coûts liés à ces transactions suivent
le même traitement comptable. î d’autre part, une diminution des capitaux propres – Part du
Groupe : l’écart entre la valeur actuelle du prix d’exercice des
Dettes liées aux options de vente accordées aux options accordées et la valeur comptable des intérêts ne confé-
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle rant pas le contrôle est présenté en diminution des Bénéfices
Le Groupe a consenti à des tiers détenant des intérêts ne conférant accumulés – Part du Groupe. Cette rubrique est ajustée à la fin
pas le contrôle dans certaines sociétés consolidées, des options de chaque période en fonction de l’évolution du prix d’exercice
de vente sur tout ou partie de leur participation dans ces sociétés. des options et de la valeur comptable des intérêts ne conférant
Ces dettes financières ne portent pas intérêt. pas le contrôle. En l’absence de prescriptions précises des IFRS,
la Société a appliqué les recommandations de l’AMF émises en
novembre 2009.

84 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 3. DÉTENTEURS D’INTÉRÊTS NE CONFÉRANT PAS LE CONTRÔLEET DETTES RELATIVES

Note 3.2. Principales sociétés consolidées par intégration globale et non détenues à 100 %
en termes de résultat net et d’actifs nets consolidés
Pourcentage de détention des détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle au 31 décembre
Place de
(en pourcentage) Notes Pôle d’activité Pays cotation (a) 2014 2015

Produits
Ensemble Danone-Unimilk (b) 3.3 Laitiers Frais Zone CEI 49,1 % 29,1 %
Produits
Danone Espagne (c) 3.4 Laitiers Frais Espagne 23,1 % 7,6 %
Produits
Centrale Danone (d) 3.5 Laitiers Frais Maroc Casablanca 9,1 % 4,1 %
(a) Si la société fait l’objet d’une cotation en bourse.
(b) Au 31 décembre 2015, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société mère de l’ensemble disposent de trois représentants au conseil
d’administration de la société (sur un total de sept administrateurs).
(c) Au 31 décembre 2015, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société disposent d’un représentant au conseil d’administration de la société
(sur un total de quatre administrateurs).
(d) Depuis 2014, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société ne disposent plus de représentant au conseil d’administration de la société.

Chacune de ces sociétés regroupe les activités Produits Laitiers Enfin, en 2015 comme en 2014, la quote-part des intérêts ne confé-
Frais du Groupe dans un pays ou un groupe de pays donné. rant pas le contrôle dans ces sociétés n’excède pas 5 % du chiffre
d’affaires ou des actifs et passifs (hors dettes liées aux options
Au 31 décembre 2015, les principaux engagements du Groupe envers
de vente) du Groupe, ce qui est considéré comme non significatif.
ces actionnaires minoritaires concernent des dettes courantes,
financières ou relatives à des options de vente sur leur participation
résiduelle, et décrites ci-après.

Note 3.3. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle dans l’ensemble
Danone-Unimilk (Produits Laitiers Frais, Zone CEI) 4
Des actionnaires minoritaires de l’’ensemble Danone-Unimilk ont Au 31 décembre 2015, Danone détient 70,9 % du capital de l’ensemble
exercé leur option de vente représentant 42,0 % du capital de la Danone-Unimilk et a enregistré 284 millions d’euros en dette finan-
société et dont 22 % sont soumis à l’approbation d’autorités de la cière courante, correspondant au montant qu’il restera à verser aux
concurrence. À l’issue de cette opération, Danone détiendra 92,9 % actionnaires minoritaires si l’acquisition, par Danone, du solde de
de l’ensemble. 22 % est approuvée.
L’opération a été approuvée et finalisée en janvier 2016.

Note 3.4. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle dans Danone
Espagne (Produits Laitiers Frais, Espagne)
Depuis 2012, des discussions portant sur les termes et conditions cette valeur nette comptable ayant été comptabilisé dans la Part du
des options de vente détenues par les actionnaires minoritaires Groupe des capitaux propres consolidés. Le Groupe a procédé par
de Danone Espagne ont été initiées compte tenu notamment de la ailleurs à l’acquisition d’actions ne faisant pas l’objet d’options de
détérioration de la situation économique en Europe du Sud affectant vente. Les actions ainsi acquises représentent au total environ 15,7 %
significativement cette filiale. du capital social de Danone Espagne, portant ainsi la participation
du Groupe à 92,4 % du capital de la société au 31 décembre 2015.
Pour rappel, des minoritaires titulaires d’options de vente, repré-
sentant près de 15 % du capital de Danone Espagne, ont exercé leurs Par ailleurs, les conditions de règlement des options de vente repré-
options en 2013. Le Groupe a contesté ces exercices et a invité les sentant 7,3 % du capital de Danone Espagne ayant été amendées, la
actionnaires concernés à poursuivre le processus de renégociation dette relative est désormais classée en dettes financières courantes.
des termes et conditions de leurs options de vente. Au cours du
premier semestre 2013, ces actionnaires minoritaires n’ont pas Opérations de l’exercice 2014
souhaité poursuivre le processus de discussion et ont entamé des En 2014, le Groupe n’avait procédé à aucune opération relative aux
procédures aux fins d’exécution de leurs options de vente devant intérêts ne conférant pas le contrôle de Danone Espagne.
un tribunal arbitral.

Opérations de l’exercice 2015


Les tribunaux arbitraux saisis par ces titulaires d’options de vente
ont rendu leurs décisions en décembre 2014 et février 2015. À la
suite de ces décisions, le Groupe a procédé, début 2015, au rachat
en numéraire de 2 581 030 actions de la société Danone Espagne.
Pour les actions faisant l’objet d’options de vente, le Groupe a payé
un montant en deçà de la valeur nette comptable au 31 décembre
2014 des dettes relatives à ces options, l’écart entre le prix payé et

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 85


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 3. DÉTENTEURS D’INTÉRÊTS NE CONFÉRANT PAS LE CONTRÔLEET DETTES RELATIVES

Note 3.5. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle dans
Centrale Danone (Produits Laitiers Frais, Maroc)
Historique de la participation le dépôt d’une offre publique de retrait obligatoire sur l’intégralité
Danone a pris le contrôle de la société Centrale Laitière en février des actions constituant le flottant en bourse de Centrale Danone,
2013, en augmentant sa participation de 29,2 % à 67,0 % à cette soit sur les 4,1 % de son capital et des droits de vote.
date. Le Groupe a ensuite procédé à des prises de participations
L’opération a reçu l’approbation des autorités de la bourse de
complémentaires pour atteindre un pourcentage de détention de
Casablanca en 2015 et sera réalisée en février 2016 pour un
90,9 % au 31 décembre 2014, la part des actionnaires minoritaires
montant de rachat de 43,5 millions d’euros (au cours EUR/MAD du
détenteurs d’une option de vente sur leur participation s’élevant à 5 %.
31 décembre 2015).
Opérations de l’exercice 2015 Au 31 décembre 2015, le Groupe ayant l’obligation de racheter les
La société a été renommée Centrale Danone en 2015. actions des actionnaires minoritaires présentées à l’offre, a comp-
tabilisé une dette courante de 43,5 millions d’euros, présentée dans
Par ailleurs, les actionnaires minoritaires détenteurs d’une option
la rubrique des dettes relatives aux options de vente accordées aux
de vente sur leur participation ont exercé leur option en 2015,
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle.
portant la participation du Groupe à 95,9 % et rendant obligatoire

Note 3.6. Dettes liées aux options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant
pas le contrôle
Principaux changements de 2015 Principaux changements de 2014
Exercices Exercices
Les options exercées en 2015 sont principalement relatives à Les options exercées en 2014 concernaient principalement Centrale
l’ensemble Danone-Unimilk (voir Note 3.3 des Annexes aux comptes Danone (voir Note 3.5 des Annexes aux comptes consolidés).
consolidés), Danone Espagne (voir Note 3.4 des Annexes aux comptes
Les principaux impacts sur les comptes consolidés 2014 de ces
consolidés) et Centrale Danone (voir Note 3.5 des Annexes aux
exercices sont les suivants :
comptes consolidés).
Les principaux impacts sur les comptes consolidés 2015 de ces î diminution de la dette liée aux options de vente accordées aux
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de 341 mil-
exercices sont les suivants :
lions d’euros ;
î diminution de la dette liée aux options de vente accordées aux î impact défavorable de 10 millions d’euros sur les capitaux
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de 1 851 mil-
propres consolidés en Part du Groupe lié aux variations du prix
lions d’euros ;
d’exercice des options depuis le 31 décembre 2013 ;
î impact défavorable de 335 millions d’euros sur les capitaux î flux de financement de 341 millions d’euros présenté à la ligne
propres consolidés en Part du Groupe lié aux variations du prix
des Transactions avec les détenteurs d’intérêts ne conférant pas
d’exercice des options depuis le 31 décembre 2014 ;
le contrôle du Tableau de flux de trésorerie consolidés.
î flux de financement de 1 919 millions d’euros représentant
la part réglée en numéraire en 2015, présenté à la ligne des
Transactions avec les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le
contrôle du Tableau de flux de trésorerie consolidés et expliquant
la majeure partie des 1 929 millions d’euros des flux relatifs aux
rachats d’intérêts ne reflétant pas le contrôle de l’exercice 2015 ;

î hausse de 284 millions d’euros de la dette financière courante


pour la part qu’il restera à verser en 2016.
Nouvelles options
Les options nouvellement comptabilisées en 2015 sont principale-
ment relatives à Fan Milk (voir Note 2.2 des Annexes aux comptes
consolidés) et Centrale Danone (voir Note 3.5 des Annexes aux
comptes consolidés).
Les principaux impacts de ces options sur les comptes consolidés
2015 sont les suivants :

î hausse de la dette liée aux options de vente accordées aux


détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de 207 mil-
lions d’euros ;

î impact défavorable de 150 millions d’euros sur les capitaux


propres en Part du Groupe correspondant à l’écart entre la valeur
actuelle du prix d’exercice des options et la valeur comptable
des intérêts ne conférant pas le contrôle et majoritairement
relatif à Fan Milk.

86 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE

Variation de la valeur comptable


(en millions d’euros) 2014 2015

Au 1er janvier 3 244 2 558


Nouvelles options et options comptabilisées auparavant selon
IAS 39  − 207
Exercices d’options (a) (341) (1 851)
Variation de la valeur actuelle des options (345) (52)
Au 31 décembre 2 558 862
(a) Valeur comptable à date de clôture de la période précédente.

Principales caractéristiques
Au 31 décembre
2014 2015
Date de Référence
Non Non début de calcul
(en millions d’euros) Notes Courant courant Total Courant courant Total d’exercice du prix

Multiple
d’une
moyenne
de
résultat
sur

4
À tout plusieurs
Danone Espagne 3.4 794 236 1 030 234 − 234 moment exercices
Multiple
de
résultat
avec prix
Ensemble Danone-Unimilk 3.3 912 − 912 − − − 2014 plancher
À partir
Autres (a) 503 113 616 380 248 628 de 2015
Total 2 209 349 2 558 614 248 862
(a) Plusieurs options de vente de montant individuel inférieur ou égal à 200 millions d’euros au 31 décembre 2015.

NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE


Note 4.1. Principes comptables
Comptabilisation î résultat de cession de titres de ces sociétés ;
Les sociétés dans lesquelles le Groupe exerce directement ou
indirectement une influence notable sont mises en équivalence. La î écart de réévaluation lors d’une perte d’influence sans cession
de titres ;
mise en équivalence consiste à substituer à la valeur comptable des
titres détenus dans une entité associée ou contrôlée conjointement î dépréciation de titres de ces sociétés.
le coût d’acquisition de ces titres ajusté de la quote-part du Groupe
dans les variations de l’actif net de l’entité depuis son acquisition. Suivi de valeur
Lors de l’acquisition de titres des sociétés comptabilisées par mise î Le Groupe procède à la revue de la valeur de ses titres mis en
équivalence lorsque des événements et circonstances indiquent
en équivalence, le prix d’acquisition des titres est affecté aux actifs
qu’une perte de valeur est susceptible d’être intervenue. S’agis-
et passifs acquis évalués à leur juste valeur. L’écart entre le prix
sant des titres côtés, une baisse significative ou prolongée de
d’acquisition et la quote-part du Groupe dans la juste valeur des
leur cours de bourse en deçà du cours historique constitue un
actifs et passifs acquis représente le goodwill qui est intégré à la
indice de perte de valeur.
valeur comptable des titres.
Le Résultat des sociétés mises en équivalence comprend princi- î Une perte de valeur est comptabilisée lorsque la valeur recou-
vrable de la participation devient inférieure à sa valeur nette
palement les éléments suivants :
comptable dans la rubrique Résultats des sociétés mises en
î quote-part de résultat du Groupe dans ces sociétés sur la base équivalence. Cette perte de valeur peut être reprise si la valeur
d’estimés ; recouvrable excède à nouveau la valeur comptable dans la limite
de la quote-part des capitaux propres détenus par le Groupe.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 87


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE

Note 4.2. Principales sociétés mises en équivalence en termes de résultat net et d’actifs nets consolidés
Au 31 décembre
2014 2015

(en millions d’euros Place Pourcentage Pourcentage Valeur


sauf pourcentage) Pôle d’activité Pays de cotation (a) d’intérêt d’intérêt boursière (a) (b)

Produits
Mengniu (c) Laitiers Frais Chine Hong Kong 9,9 % 9,9 % 5 873
Nutrition
Yashili (d) Infantile Chine Hong Kong – 25,0 % 1 085
Produits
Yakult (e) Laitiers Frais Japon Tokyo 21,3 % 21,3 % 7 999
(a) Si la société fait l’objet d’une cotation en bourse.
(b) Valeur exprimée à 100 %.
(c) INNER MONGOLIA MENGNIU DAIRY (GROUP) CO LTD.
(d) YASHILI INTERNATIONAL HOLDINGS LTD.
(e) YAKULT HONSHA CO LTD.

Le Groupe a acquis sa participation dans Mengniu et Yashili d’une part et Yakult d’autre part dans le cadre d’accords plus larges, visant
notamment une collaboration opérationnelle et le développement de catégories et de marchés régionaux.
En 2015, ces sociétés représentent en cumul plus de 73 % des Titres mis en équivalence (les autres titres mis en équivalence ne repré-
sentant individuellement pas plus de 10 % du total). Par ailleurs, aucune de ces sociétés ne représente plus de 5 % du résultat net et des
actifs nets consolidés.

Note 4.3. Principaux changements de la période


Exercice 2015
Pourcentage d’intérêt au 31 décembre
Date
(en pourcentage) Notes Pôle d’activité Pays d’opération (a) 2014 2015
Principales sociétés mises en équivalence pour la première fois au cours de l’exercice

Nutrition
Yashili 4.4 Infantile Chine Février – 25,0 %

Principales sociétés mises en équivalence avec changement dans le pourcentage de détention

Principales sociétés qui ne sont plus mises en équivalence au 31 décembre

Produits Afrique de
Sociétés du groupe Fan Milk (b) 2.2 Laitiers Frais l’ouest Décembre 49,0 % 49,0 %
(a) Mois de l’exercice 2015.
(b) Sociétés consolidées par intégration globale depuis décembre 2015 en application d’IFRS10, États financiers consolidés.

88 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE

Exercice 2014
Pourcentage d’intérêt au 31 décembre
Date
(en pourcentage) Notes Pôle d’activité Pays d’opération (a) 2013 2014
Principales sociétés mises en équivalence pour la première fois au cours de l’exercice

Produits
Mengniu (b) 4.4 Laitiers Frais Chine Janvier 4,0 % 9,9 %
Activité produits laitiers frais
en Chine du groupe Mengniu et Produits
du Groupe (c) 4.4 Laitiers Frais Chine Juillet − 20,0 %
Produits
Brookside (d) Laitiers Frais Kenya Juillet − 40,0 %

Principales sociétés mises en équivalence avec changement dans le pourcentage de détention

Produits
Yakult (e) Laitiers Frais Japon Janvier 20,0 % 21,3 %

Principales sociétés qui ne sont plus mises en équivalence au 31 décembre


(a) Mois de l’exercice 2014.
(b) INNER MONGOLIA MENGNIU DAIRY (GROUP) CO LTD. La société était comptabilisée en Autres titres non consolidés en 2013.
(c) INNER MONGOLIA MENGNIU DANONE DAIRY CO LTD.
(d) BROOKSIDE AFRICA LIMITED.
(e) YAKULT HONSHA CO LTD.

Note 4.4. Mengniu (Produits Laitiers Frais, Chine) et Yashili (Nutrition Médicale, Chine) 4
Contexte de ces prises de participations Enfin, le 24 juillet 2015, Danone a annoncé la conclusion d’un accord
Le 20 mai 2013, Danone a annoncé la signature d’accords avec COFCO préliminaire avec Mengniu et Yashili en vue, d’une part, de fusion-
et Mengniu pour unir leurs forces pour accélérer le développement ner Dumex en Chine avec Yashili, construisant une plateforme de
des produits laitiers frais en Chine. Selon ces accords, Danone marques locales de laits infantiles solide, et, d’autre part, d’aug-
devient un actionnaire stratégique de Mengniu et une joint-venture menter sa participation au capital de Mengniu. L’accord de vente
pour la production et la vente de produits laitiers frais en Chine est définitif de Dumex en Chine à Yashili a été signé le 1er décembre,
créée au travers de la mise en commun des actifs respectifs des pour un montant de 150 millions d’euros et est soumis à l’accord des
deux sociétés, détenue à 20 % par Danone et 80 % par Mengniu. autorités compétentes et des actionnaires de Yashili. Les impacts
de cet accord sur les comptes consolidés de l’exercice 2015 sont
Le 31 octobre 2014, Danone, Mengniu et Yashili ont annoncé l’exten-
décrits en Note 6.2 des Annexes aux comptes consolidés.
sion de leur alliance stratégique à la catégorie des laits infantiles
en Chine en signant un accord aux termes duquel Danone parti-
Mengniu (Produits Laitiers Frais, Chine)
cipera à une augmentation de capital réservée de Yashili pour un
montant d’environ 437 millions d’euros à cette date, correspondant Comptabilisation de la participation
à 3,70 dollars de Hong Kong par action et représentant 25,0 % du Cette participation stratégique pour le Groupe est comptabilisée
capital de Yashili. en Titres mis en équivalence, le Groupe disposant d’une influence
notable sur les politiques opérationnelles et financières du groupe
Le 12 février 2015, le Groupe a participé à l’augmentation de capital
Mengniu du fait (i) de son rôle d’actionnaire stratégique du groupe
réservée de Yashili. Le prix par action payé est celui fixé dans le cadre
Mengniu prévue dans les accords avec COFCO, (ii) de sa participation
de cet accord, ce qui représente un montant total de 499 millions
à la gouvernance du groupe Mengniu, et (iii) de son engagement opé-
d’euros à cette date. Cette transaction permet à Danone de détenir
rationnel dans les activités produits laitiers frais du groupe Mengniu.
25,0 % du capital de Yashili et devenir ainsi le deuxième actionnaire
de Yashili après Mengniu qui détient 51 % de son capital. Dans le
cadre de cet accord, Danone a proposé la nomination du Directeur
Général de Yashili.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 89


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE

Principales informations financières

2014 2015
Comptes semestriels Comptes annuels Comptes semestriels
(en millions d’euros) au 30 juin au 31 décembre au 30 juin

Actifs non-courants (a) 3 136 3 549 3 971


Actifs courants (a) 2 324 2 698 3 252

Capitaux propres (a) 2 742 3 250 3 782


Passifs non-courants (a) 809 1 093 1 183
Passifs courants (a) 1 910 1 904 2 258

Chiffre d’affaires (a) 3 056 6 111 3 683


Résultat net (a) 145 329 206
Autres éléments du résultat global (a) 21 17 (15)
(a) Comptes publiés en IFRS. Les éléments de résultat ont été convertis en euros au taux moyen de l’exercice. Les éléments de bilan et la valeur boursière ont
été convertis en euros au taux de clôture de l’exercice.

Revue de valeur au 31 décembre 2015 Yashili (Nutrition Médicale, Chine)


Le Groupe a constaté une baisse significative du cours de bourse du Cette participation acquise dans le cadre de son accord stratégique
groupe Mengniu par rapport à son cours moyen d’achat des titres, avec Mengniu est comptabilisée en Titres mis en équivalence. Au
résultant d’une performance financière de l’exercice 2015 en deçà 31 décembre 2015, Danone détient 25 % de Yashili, dispose d’une
des attentes et de la décrue générale du marché boursier chinois, influence notable sur ses politiques opérationnelles et participe à
baisse constituant un indice de perte de valeur. sa gouvernance, notamment en nommant un membre au conseil
d’administration de la société et a proposé la nomination de son
Au 31 décembre 2015, la valeur comptable de la participation dans
Directeur Général. En conséquence, sa participation est compta-
Mengniu (843 millions d’euros), a fait l’objet d’un test de dépréciation
bilisée en Titres mis en équivalence.
sur la base des flux de trésorerie prévisionnels.
Revue de valeur au 31 décembre 2015
Les hypothèses retenues sur le taux d’actualisation et le taux de
Le Groupe a constaté une baisse significative du cours de bourse
croissance à long terme sont respectivement de 9,2 % et 3,0 %.
de Yashili par rapport à son cours moyen d’achat des titres, résul-
La valeur d’utilité déterminée sur ces bases étant supérieure à la tant d’une performance financière de l’exercice 2015 en deçà des
valeur comptable de la participation, aucune perte de valeur n’a attentes et de la décrue générale du marché boursier chinois, baisse
été constatée au 31 décembre 2015. L’analyse de sensibilité sur les constituant un indice de perte de valeur.
hypothèses clés intervenant dans la détermination de cette valeur
Au 31 décembre 2015, la valeur comptable de la participation dans
d’utilité, prises individuellement, donne les résultats suivants :
Yashili (502 millions d’euros) a fait l’objet d’un test de dépréciation
î une baisse de 200 pb, appliquée chaque année aux hypothèses de sur la base des flux de trésorerie prévisionnels.
croissance de chiffre d’affaires net pendant 5 ans, n’entraînerait
Les prévisions utilisées reflètent les résultats attendus des chan-
pas de dépréciation ;
gements stratégiques décidés par le management et mis en œuvre
î une diminution de 100 pb, appliquée chaque année aux hypothèses graduellement depuis la fin de l’année 2015 à savoir une croissance
de marge opérationnelle courant pendant 5 ans, n’entraînerait dynamique des ventes sur la période 2016 à 2020 et un relèvement
pas de dépréciation ; sensible de la profitabilité. Par ailleurs, les hypothèses retenues
sur le taux d’actualisation et le taux de croissance à long terme sont
î une baisse de 100 pb du taux de croissance à long terme n’entraî- respectivement de 10,2 % et 3,0 %.
nerait pas de dépréciation ;
La valeur d’utilité déterminée sur ces bases égalant la valeur comp-
î une hausse du taux d’actualisation de 100 pb n’entraînerait pas table de la participation, aucune perte de valeur n’a été constatée au
de dépréciation.
31 décembre 2015. L’analyse de sensibilité sur les hypothèses clés
Revue de valeur au 31 décembre 2014 intervenant dans la détermination de cette valeur d’utilité, prises
Le Groupe avait constaté une baisse du cours de bourse du groupe individuellement, donne les résultats suivants :
Mengniu par rapport à son cours moyen d’achat des titres. Cependant,
le Groupe considérait que la baisse constatée n’a pas de caractère î une baisse de 500 bp, appliquée chaque année aux hypothèses de
croissance de chiffre d’affaires net pendant 8 ans, entraînerait
durable ni significatif au regard (i) du cours au 31 décembre 2014,
une dépréciation de 127 millions d’euros ;
de sa volatilité et de son évolution récente, (ii) des perspectives de
valorisation du titre publiées par les principaux courtiers, et (iii) des î une diminution de 200 bp, appliquée chaque année aux hypothèses
éléments qualitatifs disponibles sur la performance de Mengniu. de marge opérationnelle courant pendant 8 ans, provoquerait
Le Groupe avait ainsi conclu à l’absence d’indice de perte de valeur une dépréciation de 88 millions d’euros ;
de ces titres au 31 décembre 2014.
î une baisse de 100 bp du taux de croissance à long terme entraî-
nerait une dépréciation de 41 millions d’euros ;

î une hausse du taux d’actualisation de 100 bp provoquerait une


dépréciation de 66 millions d’euros.

90 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE

Note 4.5. Yakult (Produits Laitiers Frais, Japon)


Principales caractéristiques de la participation la participation de Danone dans Yakult ni son influence dans cette
Danone détient une participation dans le groupe Yakult d’environ société et n’a aucun impact sur les comptes consolidés, avec le
20 % et dispose de représentants au conseil d’administration de la maintien de la comptabilisation de la société par mise en équivalence.
société dans le cadre de son alliance stratégique signée en 2004,
Au 31 décembre 2015, Danone dispose de 21,3 % des droits de vote
qui visait à renforcer leurs positions de leaders mondiaux sur le
et de deux représentants au conseil de la société. En conséquence,
marché des probiotiques et à accélérer la croissance des deux
sa participation est comptabilisée en Titres mis en équivalence.
entreprises sur le marché de l’alimentation fonctionnelle et dont
la première phase s’achevait en mai 2012. À noter que la société Yakult clôturant ses comptes au 31 mars, les
montants préparés pour les besoins de la consolidation du Groupe
Le 26 avril 2013, Danone et Yakult ont signé un nouvel accord de
au 31 décembre sont estimés à partir des derniers états financiers
coopération, en remplacement de l’alliance stratégique qui prévoit
publiés de chaque exercice (comptes semestriels au 30 septembre
la poursuite des collaborations existantes et envisage leur élar-
2014 pour l’exercice 2014, comptes semestriels au 30 septembre
gissement à des domaines plus opérationnels. Il ne modifie pas
2015 pour l’exercice 2015).

Principales informations financières


2014 2015
Comptes annuels Comptes semestriels Comptes annuels Comptes semestriels
(en millions d’euros) au 30 mars au 30 septembre au 30 mars au 30 septembre

Actifs non-courants (a) 2 165 2 319 2 740 2 676


Actifs courants (a) 1 483 1 565 1 752 1 717

Capitaux propres (a) 2 163 2 336 2 809 2 785


Passifs non-courants (a) 721 695 786 731
Passifs courants (a)

Chiffre d’affaires (a)


765

2 488
853

1 293
897

2 750
877

1 442
4
Résultat net (a) 192 103 228 147
Autres éléments du résultat global (a) 193 (15) 179 (10)
(a) Comptes publiés, données en Japanese GAAP. Les éléments de résultat ont été convertis en euros au taux moyen de l’exercice. Les éléments de bilan et la
valeur boursière ont été convertis en euros au taux de clôture de l’exercice.

Valeur nette comptable


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Valeur nette comptable 634 780

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 91


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE

Note 4.6. Valeur nette comptable et variation de la période


2014 2015
Part du Part du
Groupe dans Groupe dans
l’actif net et l’actif net et
(en millions d’euros) Notes Goodwill nets les résultats Total Goodwill nets les résultats Total
Au 1er janvier 389 644 1 033 1 024 1 123 2 146

Acquisitions, prises
d’influence de l’exercice
et augmentation de capital 2.2, 4.3, 4.4 636 421 1 057 280 185 465
Cessions et pertes
d’influence de l’exercice 4.3 − − − (55) (29) (84)
Quote-part du Groupe
dans le résultat net avant
résultat de cession,
de réévaluation et autres − 76 76 − 126 126
Dividendes versés − (19) (19) − (40) (40)
Écart de conversion 53 − 53 65 105 171
Perte de valeur 4.7 (54) − (54) − − −
Ajustement relatif aux
acquisitions de l’exercice 2014 − − − 101 (3) 98
Au 31 décembre 1 024 1 123 2 146 1 414 1 468 2 882

Note 4.7. Suivi de la valeur des Titres mis en équivalence autres que Mengniu et Yashili
Revue de valeur au 31 décembre 2015
À l’issue de la revue des autres titres mis en équivalence, le Groupe n’a enregistré aucune perte de valeur.

Revue de valeur au 31 décembre 2014


À l’issue de la revue des autres titres mis en équivalence, le Groupe avait enregistré une perte de valeur des titres de certaines sociétés
d’activité produits laitiers frais et eaux, pour un montant total cumulé de 54 millions d’euros enregistré dans la rubrique Résultats des
sociétés mises en équivalence de l’exercice.

Note 4.8. Résultat des sociétés mises en équivalence


Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) Notes 2014 2015

Quote-part du Groupe dans le résultat net avant résultat


de cession, de réévaluation et autres 76 126
Perte de valeur 4.7 (54) −
Résultat de cession, de réévaluation et autres (a) 2.2 (8) (28)
Total 14 99
(a) Comprend la retenue à la source appliquée aux dividendes versés par la société Yakult.

La variation positive de la Quote-Part du Groupe entre 2014 et 2015 reflète les acquisitions réalisées en 2014 et 2015 et l’amélioration
du résultat net de certaines d’entre elles.

92 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE


Note 5.1. Principes comptables
Chiffre d’affaires net Frais sur vente
Le chiffre d’affaires du Groupe est principalement composé de Les frais sur vente comprennent principalement les dépenses
ventes de produits finis. Il est constaté dans le compte de résultat de marketing, les coûts de promotion des produits auprès des
au moment du transfert des risques et avantages inhérents à la consommateurs, les coûts de personnels directement dédiés à la
propriété des produits. vente des produits.
Le chiffre d’affaires est enregistré net des remises et ristournes
Frais généraux
accordées aux clients ainsi que des coûts liés aux accords com-
Les frais généraux comprennent principalement les autres coûts
merciaux, et de référencement ou liés aux actions promotionnelles
de personnel et administratifs.
ponctuelles facturées par les distributeurs. Ces montants sont
estimés au moment de la reconnaissance du chiffre d’affaires, sur
Frais de Recherche et Développement
la base des accords avec les clients concernés.
Les frais de développement sont en général constatés en charges de
l’exercice au cours duquel ils sont encourus en raison du délai très
Coût des produits vendus court entre la date à laquelle la faisabilité technique est démontrée
Le coût des produits vendus comprend principalement les coûts
et la date de commercialisation des produits.
industriels (notamment coûts des matières premières, amortisse-
ments des actifs industriels et coûts du personnel dédiés à l’activité Certains frais de développement sont enregistrés à l’actif du bilan
production) et certains coûts logistiques et de transport. (voir Note 9 des Annexes aux comptes consolidés).

Note 5.2. Secteurs opérationnels


Principes généraux î le Free cash-flow, qui représente le solde de la trésorerie pro-
La stratégie de Danone s’inscrit dans la mission d’“apporter la venant de l’exploitation après prise en compte des investisse-

4
santé par l’alimentation au plus grand nombre”. Depuis 2007 et ments industriels nets de cession et, dans le cadre de la norme
l’acquisition de Numico, cette mission est mise en œuvre au travers IFRS 3 Révisée, avant prise en compte (i) des frais d’acquisitions
de quatre Pôles d’activité : des sociétés dont le Groupe prend le contrôle et (ii) des flux de
trésorerie liés aux compléments de prix relatifs à des prises
î le Pôle Produits Laitiers Frais (production et distribution de de contrôle ;
yaourts, de produits laitiers fermentés frais et autres spécia-
lités laitières) ; î le Free cash-flow hors éléments exceptionnels, indicateur publié
par le Groupe depuis le premier semestre 2013, dans le cadre
î le Pôle Eaux (production et distribution d’eaux naturelles condi- de son plan d’économies et d’adaptation de ses organisations
tionnées et d’eaux aromatisées ou enrichies en vitamines) ;
en Europe correspondant au free cash-flow excluant les flux de
î le Pôle Nutrition Infantile (production et distribution d’alimen- trésorerie relatifs aux initiatives qu’il pourrait mettre en œuvre
tation spécialisée pour les nourrissons et les jeunes enfants en dans le cadre de ce plan ;
complément de l’allaitement maternel) ;
î la Dette financière nette qui représente la part de dette nette
î le Pôle Nutrition Médicale (production et distribution d’alimen- portant intérêt. Elle est calculée sur la base des Dettes financières
tation spécialisée pour les personnes souffrant de certaines courantes et non courantes, après exclusion des Dettes liées aux
pathologies ou les personnes fragilisées par l’âge). options accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le
contrôle, et nette des Placements à court terme, Disponibilités
Les indicateurs clés revus et utilisés en interne par les principaux
et des Instruments dérivés – actifs.
décideurs opérationnels (le Directeur Général, Monsieur Emmanuel
FABER, et la Directrice Générale Finances, Madame Cécile CABANIS) Parmi les indicateurs clés revus et utilisés en interne par les principaux
pour évaluer la performance de ces secteurs opérationnels sont : décideurs opérationnels, seuls le Chiffre d’affaires net, le Résultat
opérationnel courant et la Marge opérationnelle courante font l’objet
î le Chiffre d’affaires net ; d’un suivi par Pôle d’activité, les autres indicateurs faisant l’objet d’un
î le Résultat opérationnel courant ; suivi au niveau du Groupe. Les principaux décideurs opérationnels
suivent les quatre Pôles d’activité, étant précisé que le Groupe n’a
î la Marge opérationnelle courante, qui correspond au ratio Résultat procédé à aucun regroupement de secteurs opérationnels.
opérationnel courant sur Chiffre d’affaires net ;

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 93


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Informations par Pôle d’activité


Exercice clos le 31 décembre
Chiffre Résultat Marge
d’affaires net (a) opérationnel courant opérationnelle courante
(en millions d’euros,
sauf pourcentage) 2014 2015 2014 2015 2014 2015

Produits Laitiers Frais 11 129 11 057 1 033 1 100 9,3 % 9,9 %


Eaux 4 186 4 768 539 542 12,9 % 11,4 %
Nutrition Infantile 4 397 4 994 828 965 18,8 % 19,3 %
Nutrition Médicale 1 432 1 593 262 286 18,3 % 17,9 %
Total Groupe 21 144 22 412 2 662 2 892 12,6 % 12,9 %
(a) Chiffre d’affaires net hors Groupe.

Informations par zone géographique


Chiffre d’affaires net, Résultat opérationnel courant Marge opérationnelle courante
Exercice clos le 31 décembre
Chiffre Résultat Marge
d’affaires net (a) opérationnel courant opérationnelle courante
(en millions d’euros,
sauf pourcentage) 2014 2015 2014 2015 2014 2015

Europe (b) 8 522 8 900 1 336 1 536 15,7 % 17,3 %


CEI & Amérique du Nord (c) 4 525 4 471 387 388 8,6 % 8,7 %
ALMA (d) 8 097 9 041 939 969 11,6 % 10,7 %
Total Groupe 21 144 22 412 2 662 2 892 12,6 % 12,9 %
(a) Chiffre d’affaires net hors Groupe.
(b) Dont 2 204 millions d’euros de chiffre d’affaires net réalisés en France en 2015 (2 010 millions d’euros en 2014).
(c) Amérique du Nord = États-Unis et Canada.
(d) Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa (Asie-Pacifique/Amérique Latine/Moyen-Orient/Afrique).

Dix principaux pays en termes de chiffre d’affaires net


Exercice clos le 31 décembre
(en pourcentage) 2014 2015

États-Unis 9 % 11 %


France 10 % 10 %
Chine 7 % 7 %
Russie 9 % 7 %
Royaume-Uni 5 % 6 %
Indonésie 5 % 6 %
Argentine 4 % 6 %
Mexique 5 % 5 %
Espagne 5 % 5 %
Allemagne 4 % 4 %

94 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Actifs non-courants : immobilisations corporelles et incorporelles


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Europe 10 208 10 621


Dont part de la France 1 857 1 931
CEI & Amérique du Nord (a) 2 779 2 731
ALMA (b) 7 830 7 178
Total Groupe 20 817 20 531
(a) Amérique du Nord = États-Unis et Canada.
(b) Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa (Asie-Pacifique/Amérique Latine/Moyen-Orient/Afrique).

Note 5.3. Autres éléments courants du résultat opérationnel


Autres produits et charges
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) Notes 2014 2015

Avantages au personnel (a) 7.2, 7.3 (141) (165)


Taxes diverses (b) (54) (81)
Coûts de restructurations (c) (19) (73)
Plus-values de cession d’actifs corporels et incorporels 27 4

4
Autres (d) (16) (64)
Total (202) (380)
(a) Participation, intéressement, actions sous conditions de performance et stock-options, retraites à prestations définies et autres avantages au personnel.
(b) Comprend notamment des taxes sur le chiffre d’affaires.
(c) Hors restructurations mises en œuvre dans le cadre du plan d’économies et d’adaptation des organisations du Groupe en Europe, du plan de transformation
Danone 2020 et des activités du Groupe en Argentine.
(d) Comprend principalement des écarts de change, des dépréciations d’actifs, des provisions pour créances douteuses et plusieurs autres éléments.

Note 5.4. Besoins en fond de roulement


Principes comptables Traduction des opérations en devises
Lorsqu’elles ne sont pas couvertes, les transactions libellées en
Stocks
devises sont évaluées en fonction des cours de change en vigueur
Les stocks et les travaux en cours sont évalués au plus bas de leur
à la date de réalisation des transactions. Les créances et les dettes
coût de revient et leur valeur nette de réalisation. Le coût de revient
en devises figurant au bilan à la clôture de la période sont évaluées
des stocks est mesuré selon la méthode du coût moyen pondéré.
en fonction des cours de change applicables à cette date. Les pertes
Créances clients et profits de change résultant de la conversion de transactions en
Les créances clients sont comptabilisées à leur valeur nominale, devises figurent dans la rubrique Autres produits et charges du
des provisions pour dépréciation sont constatées lorsque leur compte de résultat.
recouvrement est jugé incertain. Les modalités de détermination des
Lorsque les transactions libellées en devises font l’objet d’une
provisions sont principalement basées sur une analyse historique
couverture, l’impact de la couverture est comptabilisé sur la même
des retards de paiement.
ligne que celle de l’élément couvert. L’ensemble ressort ainsi au
La juste valeur des Clients et comptes rattachés est considérée cours comptant du taux couvert, les points de terme étant compta-
comme identique à leur valeur nette comptable en raison du fort bilisés dans la rubrique des Autres produits et charges financiers.
degré de liquidité de ces postes.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 95


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Valeur nette comptable


Au 31 décembre
(en millions d’euros sauf pourcentage) 2014 2015

Marchandises 77 93
Matières et fournitures 562 601
Produits semi-finis et travaux en cours 95 98
Produits finis 655 645
Emballages commerciaux non récupérables 50 44
Provisions pour dépréciation (99) (108)
Montant net des stocks 1 340 1 374
Clients et comptes rattachés 1 930 2 266
Effets à recevoir 38 40
Provisions pour dépréciation (68) (76)
Montant net des clients et comptes rattachés 1 900 2 230
État et collectivités 486 564
Organismes sociaux et autres créances hors exploitation 206 219
Charges constatées d’avance 109 89
Instruments dérivés – actifs (a) 86 70
Autres 87 75
Total des autres actifs courants 974 1 029
Total des éléments d’actifs courants 4 214 4 632

Fournisseurs et comptes rattachés (3 334) (3 334)


Remises de fin d’année à accorder aux clients (926) (1 049)
Personnel et charges sociales (584) (659)
Impôts et taxes à payer (303) (249)
État et collectivités (199) (192)
Dette de consignation d’emballages (94) (107)
Avances et acomptes clients (68) (56)
Instruments dérivés – passifs (a) (169) (33)
Paiements d’avance reçus des clients (3) (5)
Autres (395) (510)
Total des autres passifs courants (2 741) (2 859)
Total des éléments passifs courants (6 075) (6 193)

Besoin en fonds de roulement (1 861) (1 561)

En pourcentage du chiffre d’affaires consolidé 8,8 % 7,0 %


(a) Juste valeur des instruments dérivés autres que ceux de dette nette, notamment instruments en couverture du risque de change opérationnel et dont
la plupart sont mis en place sur un horizon inférieur à un an.

Risque de crédit sur créances clients Compte tenu du nombre important de clients répartis dans de très
et comptes rattachés nombreux pays, de la présence des principaux clients dans le sec-
teur de la grande distribution et nonobstant le contexte économique
Exposition au risque de crédit
actuel, le Groupe considère qu’il n’est pas exposé à un risque de
Le risque de crédit représente le risque de perte financière pour
crédit significatif, ni à une dépendance économique marquée vis-
le Groupe dans le cas où un client ou une contrepartie viendrait à
à-vis d’un client en particulier.
manquer à ses obligations de paiement contractuelles. L’échéance
de paiement des créances clients est généralement de 30 jours et
les clients principaux sont essentiellement présents dans le secteur
de la grande distribution pour lequel le risque de crédit est faible.

96 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Chiffre d’affaire réalisé avec les premiers clients du Groupe et créances en retard de paiement et non encore dépréciées
Exercice clos le 31 décembre
(en pourcentage) 2014 2015
Part du chiffre d’affaires consolidé réalisé avec
les premiers clients du Groupe

Premier client du Groupe 4,3 % 4,2 %


Cinq premiers clients du Groupe 13 % 12 %
Dix premiers clients du Groupe 19 % 18 %
Part des créances clients et comptes rattachés
en retard de paiement et non dépréciés (a) 4,1 % 4,3 %
(a) En retard de paiement de plus de 30 jours.

Créances clients et comptes rattachés décomptabilisés dans le cadre de programmes d’affacturage sans recours
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Total des créances clients et comptes rattachés décomptabilisés


dans le cadre de programme d’affacturage sans recours (a) 257 111
(a) Concernent plusieurs filiales du Groupe qui ont recours à des programmes d’affacturage sans recours (avec transfert des risques et avantages).

Programmes d’affacturage inversé de paiement). Les montants à régler par voie de ces programmes
Le Groupe a recours à des programmes d’affacturage inversé sont comptabilisés en dettes opérationnelles dans la rubrique des
dans le cadre normal de ses affaires. Ces programmes sont mis Fournisseurs et dettes rattachées jusqu’au paiement par Danone, qui
en place sans modification substantielle des délais de paiement et a pour effet de solder l’engagement. Ces programmes concernent

4
ne sont utilisés que pour des factures approuvées et des paiements plusieurs filiales du Groupe réparties dans plusieurs géographies
correspondants aux conditions de la facture (notamment le délai et aucun n’est significatif individuellement.

Note 5.5. Actifs corporels et investissements industriels


Principes comptables Emballages consignés
Les immobilisations corporelles acquises par le Groupe figurent Les emballages commerciaux consignés (notamment les bonbonnes
au bilan à leur coût d’acquisition ou de production. dans le Pôle Eaux) sont évalués à leur coût de revient. Sur la base
des statistiques propres à chaque entité du Groupe, ils sont amortis
Les immobilisations corporelles utilisées par le Groupe au travers
selon le mode linéaire sur la plus courte des deux durées suivantes :
de contrats de location financement sont comptabilisées à l’actif
du bilan lorsque le contrat transfère au Groupe, en substance, la î la durée de vie physique qui est fonction des taux de casses
quasi-totalité des risques et des avantages liés à la propriété de interne et externe et de l’usure de l’emballage ;
l’actif. La valeur inscrite au bilan correspond au montant le plus
faible entre la juste valeur de l’actif et la valeur actualisée des loyers î la durée de vie commerciale de l’emballage qui prend en compte
les changements d’emballages prévus ou probables.
futurs. L’évaluation du niveau des risques et avantages transférés
s’effectue au travers de l’analyse des termes du contrat. La dette Lors du changement du montant de consignation, la dette de consi-
financière résultant de l’acquisition de l’actif est inscrite au passif gnation est évaluée sur la base du nouveau montant.
du bilan consolidé dans la rubrique Dettes financières.
Les intérêts des capitaux empruntés pour financer la construction
d’immobilisations jusqu’à leur mise en exploitation sont considérés
comme partie intégrante du coût de revient des immobilisations,
lorsque les critères de la norme IAS 23, Coûts d’emprunt, sont
respectés.
Amortissement
Les immobilisations corporelles sont amorties selon le mode
linéaire, en fonction des durées d’utilisation estimées des actifs :

î constructions : 15 à 40 ans ;


î matériels, mobiliers, installations : 5 à 20 ans ;
î autres immobilisations : 3 à 10 ans.
La dotation aux amortissements des immobilisations corporelles
est répartie par destination dans les différentes lignes du compte
de résultat en fonction de leur nature et de leur utilisation.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 97


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Valeur nette comptable et variation de la période


2014 2015

et constructions
constructions

Installations

Installations
techniques,

techniques,
matériel et

matériel et
Terrains et

et en cours

Autres et
outillage

outillage
Terrains

en cours
Autres

Total

Total
(en millions d’euros)
Valeur brute
Au 1er janvier 2 281 5 502 1 708 9 491 2 443 5 787 1 762 9 992

Investissements (a) 87 145 689 921 60 137 672 869


Cessions (55) (194) (88) (338) (45) (203) (98) (346)
Reclassement
des actifs détenus
en vue de leur cession − 6 (1) 5 (60) (24) (8) (92)
Variations de périmètre 24 (1) (2) 21 35 35 13 84
Écarts de conversion (15) (28) (15) (57) (1) (104) (42) (147)
Autres (b) 121 358 (529) (50) 109 364 (382) 92
Au 31 décembre 2 443 5 787 1 762 9 992 2 541 5 994 1 917 10 452

Amortissements
Au 1er janvier (997) (3 472) (688) (5 156) (1 018) (3 539) (852) (5 410)

Dotations aux
amortissements
et dépréciations (101) (398) (141) (640) (115) (461) (126) (703)
Cessions de l’exercice 41 162 77 280 35 167 85 287
Reclassement
des actifs détenus
en vue de leur cession 1 3 − 4 45 23 8 75
Variations de périmètre 1 16 − 17 (1) (3) (1) (4)
Écarts de conversion 1 18 (8) 11 (6) 54 16 64
Autres 36 132 (93) 74 2 22 (34) (10)
Au 31 décembre (1 018) (3 539) (852) (5 410) (1 058) (3 737) (904) (5 700)

Valeur nette
Au 31 décembre 1 425 2 248 910 4 582 1 483 2 257 1 013 4 752

Dont en cours 565 565 668 668


(a) Hors immobilisations acquises par voie de location financement présentées dans la ligne Autres.
(b) Comprend principalement les immobilisations acquises par voie de location financement.

Suivi de la valeur des immobilisations corporelles î la valeur vénale correspond au prix de cession, net de frais, qui
Lorsque des circonstances ou événements indiquent qu’une immo- pourrait être obtenu par le Groupe dans le cadre d’une transaction
bilisation corporelle a pu perdre de la valeur, le Groupe procède à réalisée à des conditions normales de marché.
l’examen de la valeur recouvrable de cette immobilisation (ou du
Une perte de valeur est comptabilisée lorsque la valeur recou-
groupe d’actifs auquel elle appartient) :
vrable d’une immobilisation s’avère être inférieure à sa valeur
î la valeur recouvrable est la valeur la plus élevée entre la valeur nette comptable.
vénale et la valeur d’utilité ;

î la valeur d’utilité est estimée par actualisation des flux de tré-


sorerie futurs attendus de cette immobilisation (ou du groupe
d’actifs auquel elle appartient) dans le cadre des conditions
d’utilisation prévues par le Groupe ;

98 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Investissements de l’exercice
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros, sauf pourcentage) 2014 2015

Flux de trésorerie relatifs (984) (937)


En pourcentage du chiffre d’affaires 4,7 % 4,2 %

Note 5.6. Engagements hors-bilan relatifs à l’activité opérationnelle


Engagements donnés en 2015
Montant des flux financiers par période
2020
(en millions d’euros) Total 2016 2017 2018 2019 et après

Engagements d’achats
de biens et services (a) (3 452) (1 904) (680) (338) (255) (275)
Engagements liés à des
investissements industriels (198) (179) (9) (10) − −
Obligations en matière
de contrats de location simple (767) (208) (142) (106) (82) (229)
Garanties et
nantissements donnés (284) (234) (2) (12) (1) (35)
Autres (35) (24) (7) (3) (1) −

4
Total (4 738) (2 548) (841) (469) (340) (539)
(a) Engagements principalement relatifs à des achats de laits et ingrédients laitiers et autres matières premières alimentaires.

Engagements donnés en 2014


Montant des flux financiers par période
2019 
(en millions d’euros) Total 2015 2016 2017 2018 et après

Obligations en matière
de contrats de location simple (622) (162) (113) (84) (62) (200)
Engagements d’achats
de biens et services (a) (2 863) (1 646) (556) (301) (111) (249)
Engagements liés à des
investissements industriels (161) (140) (6) (2) (2) (11)
Garanties et nantissements
donnés (224) (170) (12) (16) (2) (25)
Autres (189) (121) (23) (16) (5) (23)
Total (4 059) (2 239) (711) (419) (182) (508)

Autres engagements
Diverses procédures ont été introduites contre la Société et ses filiales dans le cadre de la marche normale de leurs affaires, notamment
suite à des garanties données lors des cessions intervenues depuis 1997. Des dommages et intérêts sont demandés dans le cadre de
certaines de ces procédures et des provisions sont constituées chaque fois qu’une perte semble probable et quantifiable.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 99


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 5. ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Note 5.7. Risques financiers liés à l’activité opérationnelle


La politique de gestion des risques financiers et du Groupe et son La stratégie de Danone s’appuie de plus en plus sur la part amont
organisation sont décrites en Note 12.1 des Annexes aux comptes de son activité, et en particulier sur son approvisionnement en
consolidés. matières premières, non plus uniquement pour piloter ses coûts
mais aussi pour en faire un véritable levier de création de valeur et
Risque de change de différenciation face à la concurrence.
Compte tenu de sa présence internationale, le Groupe peut être
Celles-ci sont désormais gérées comme des cycles afin d’assurer
exposé aux fluctuations des taux de change dans le cadre de son
leur pérennité, de limiter leur volatilité et enfin d’en tirer un véritable
activité opérationnelle.
avantage compétitif :
Identification du risque
Le Groupe opère essentiellement localement et par conséquence î S’agissant du cycle du lait, l’ambition est de garantir un appro-
visionnement durable à long terme, continuer d’améliorer la
dans la devise du pays, sans induire de risque de change. Cependant
compétitivité et réduire la dépendance à cette matière première
l’implantation de certaines unités de production du Groupe peut
en optimisant l’utilisation de l’ensemble des composants du
donner lieu à des facturations inter compagnies en devise. C’est
lait grâce aux nouvelles technologies et à la mutualisation des
notamment le cas pour les Pôles Nutrition Infantile et Nutrition
besoins des différents pôles d’activité, en particulier les Produits
Médicale et, dans une moindre mesure, pour le Pôle Produits Laitiers
Laitiers Frais et la Nutrition Infantile.
Frais. De même, certaines matières premières sont facturées ou
indexées en devise, en particulier dans les Pôles Eaux et Produits î Concernant le cycle du plastique, le principal enjeu est de déve-
Laitiers Frais. Enfin, le Groupe développe également certaines lopper de nouveaux matériaux 100 % recyclables, permettre une
activités export. Le chiffre d’affaires et la marge opérationnelle seconde vie aux emballages plastiques qui seront distribués sur
de certaines filiales sont donc exposés aux fluctuations de taux de le marché, augmenter la part recyclable du PET de 10 % à 25 %
change par rapport à leur devise fonctionnelle. dans un certain nombre de pays et donc à terme de produire
des bouteilles composées à 100 % de plastique Bio-sourcé de
Suivi et gestion du risque
2e génération.
En application de sa politique de couverture du risque de change
financier, l’exposition résiduelle du Groupe après couverture n’est î Enfin, au cœur du cycle de l’eau, le principal enjeu de Danone
pas significative. demeure la protection de ses sources.
Au 31 décembre 2015, les principales devises de couverture (en L’évolution du prix des principales matières premières peut influencer
valeur) sont la livre sterling, le dollar américain, le peso mexicain, la structure des résultats de Danone. Dans ce contexte, le Groupe
le réal brésilien, le dollar australien et le rouble russe (voir Note gère la volatilité du coût des matières premières au travers des
12.3 des Annexes aux comptes consolidés). actions suivantes :

Risque sur matières premières î amélioration continue de sa productivité : Danone s’attache


notamment à optimiser l’utilisation de ses matières premières
Les besoins de Danone en matières premières concernent prin-
(réduction des pertes de matières, allégement des emballages,
cipalement :
meilleure valorisation des sous-composants du lait dans ses
î les matières nécessaires à la production de produits alimentaires différents produits), et à tirer parti de la mutualisation des achats
et de boissons, notamment le lait et les fruits (les “matières de ses différentes filiales. Le Groupe a par exemple mis en place
premières alimentaires”). Le lait constitue, en valeur, la prin- depuis 2013 une gestion centralisée des achats du Pôle Produits
cipale matière première achetée par Danone. Ces achats sont Laitiers Frais autres que le lait ;
composés majoritairement de lait liquide, pour lequel les filiales
opérationnelles concluent généralement des contrats avec des î mise en place d’une politique d’achat (Market Risk Management) qui
consiste à définir des règles de sécurisation de l’approvisionnement
producteurs locaux ou des coopératives. Le prix du lait liquide
physique et de fixation des prix auprès des fournisseurs et/ou sur
est fixé localement, sur des périodes contractuelles variant
des marchés financiers lorsqu’ils existent. Le suivi de l’exposition
d’un pays à l’autre. Les principales autres matières premières
et la mise en œuvre de cette politique sont effectués au niveau
alimentaires sont les préparations à base de fruits et le sucre ;
de chaque catégorie de matières premières par les acheteurs
î les matériaux nécessaires à l’emballage des produits, en parti- centraux du Groupe. Les acheteurs négocient principalement des
culier les plastiques et le carton (les “emballages”). Les achats contrats d’achat à terme auprès des fournisseurs étant précisé
d’emballages sont gérés au travers de programmes d’achats qu’il n’existe pas de marchés financiers permettant de couvrir
mondiaux ou régionaux permettant d’optimiser les compétences parfaitement la volatilité des prix des principales matières pre-
et les effets volumes. En effet, les prix sont influencés par l’offre mières de Danone. Les contrats d’achat à terme font l’objet d’un
et la demande au niveau mondial et régional, par les cycles suivi au niveau du Groupe lors de chaque clôture annuelle. Les
économiques mais aussi par les capacités de production et le informations relatives à ces engagements d’achats futurs sont
prix du pétrole ; présentées en Note 5.6 des Annexes aux comptes consolidés. Par
ailleurs, concernant les deux principales catégories de matières
î les matières premières énergétiques. Elles représentent une premières de Danone (le lait et les ingrédients laitiers ainsi que
part limitée des achats de Danone.
les matières plastiques dont le PET), une analyse de sensibilité à
la variation de leur prix sur le coût des achats annuels du Groupe
(appliquée simultanément dans tous les pays où Danone a une
activité de production) est présentée ci-après.

100 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 6. ÉLÉMENTS ET ÉVÉNEMENTS NON-COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Sensibilité du résultat liée aux variations du prix de deux principales catégories de matières premières du Groupe
Exercice clos le 31 décembre
2014 2015

(en millions d’euros) Produits (charges) Produits (charges)

Hausse de 5 %

Lait liquide, poudre de lait et autres ingrédients laitiers (191) (166)


Matières plastiques dont PET (77) (78)

Baisse de 5 %

Lait liquide, poudre de lait et autres ingrédients laitiers 191 166


Matières plastiques dont PET 77 78

NOTE 6. ÉLÉMENTS ET ÉVÉNEMENTS NON-COURANTS DE L’ACTIVITÉ


OPÉRATIONNELLE
Note 6.1. Autres produits et charges opérationnels
Principes comptables
En application de la recommandation 2013-03 de l’ANC “relative restructuration stratégiques et de croissance externe majeures

4
au format des comptes consolidés des entreprises établis selon ainsi que les coûts (encourus ou estimés) liés à des crises et litiges
les normes comptables internationales”, les Autres produits et majeurs. Par ailleurs, dans le cadre de la norme IFRS 3 Révisée sur
charges opérationnels comprennent des éléments significatifs qui, les Regroupements d’entreprises, le Groupe présente également
en raison de leur nature et de leur caractère inhabituel, ne peuvent dans la rubrique des Autres produits et charges opérationnels (i) les
être considérés comme inhérents à l’activité courante du Groupe. frais d’acquisitions des sociétés dont le Groupe prend le contrôle,
Ils incluent principalement les plus ou moins-values de cession (ii) les écarts de réévaluation comptabilisés suite à une perte de
d’activités et de participations consolidées, les dépréciations d’écarts contrôle, et (iii) les variations des compléments de prix d’acquisition
d’acquisition, des coûts significatifs relatifs à des opérations de ultérieures à une prise de contrôle.

Autres produits et charges opérationnels de l’exercice 2015


En 2015, les Autres produits et charges opérationnels de (682) millions d’euros correspondent essentiellement à des charges, dont
principalement :

(en millions d’euros) Notes Coûts relatifs

Dépréciation de la marque et d’actifs corporels


de l’activité Dumex 6.2 (337)
Dépréciation de plusieurs actifs incorporels
des Pôles Produits Laitiers Frais,
Eaux et Nutrition Infantile 9.3 (127)
Plan de transformation Danone 2020 6.4 (77)
Plan d’économies et d’adaptation des organisations
du Groupe en Europe 6.3 (54)
Restructuration des activités du Groupe en Argentine
en raison du contexte économique (29)
Amende notifiée par la Commission nationale
des marchés et de la concurrence espagnole 6.5 (23)

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 101


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 6. ÉLÉMENTS ET ÉVÉNEMENTS NON-COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Autres produits et charges opérationnels de l’exercice 2014


En 2014, les Autres produits et charges opérationnels de (511) millions d’euros correspondaient essentiellement à des charges, dont
principalement :

(en millions d’euros) Notes Coûts relatifs

Dépréciation de la marque Dumex 6.2 (249)


Plan d’économies et d’adaptation des organisations
du Groupe en Europe 6.3 (160)
Restructuration des activités du Groupe en Argentine
en raison du contexte économique (26)
Moins-values de cession de sociétés (21)
Charges d’intégration d’Unimilk (Produits Laitiers Frais,
Russie et Ukraine principalement) (14)

Note 6.2. Impact de la fausse alerte émise par la société Fonterra sur certains ingrédients fournis
au Groupe en Asie en 2013
Fausse alerte émise par la société Fonterra Impact sur les ventes du Pôle Nutrition Infantile
sur certains ingrédients fournis au Groupe en Asie
en Asie en 2013 Les ventes du Pôle Nutrition Infantile en Asie, notamment sous la
À la suite d’une alerte du gouvernement néo-zélandais et de la société marque Dumex ont été significativement impactées par ces rappels.
Fonterra le 2 août 2013, concernant une possible contamination Des plans d’actions ont été mis en œuvre progressivement à partir
bactériologique au Clostridium botulinum de lots d’ingrédients fournis du second trimestre 2014 pour relancer les ventes sur les marchés
par Fonterra à quatre usines de Danone en Asie-Pacifique, le Groupe concernés, via la relance de la marque Dumex et le lancement
a procédé par mesure de précaution au rappel de certains de ses d’innovations.
laits infantiles dans huit marchés (Nouvelle-Zélande, Singapour,
Au 31 décembre 2014, leurs premiers effets étaient connus avec
Malaisie, Chine, Hong Kong, Vietnam, Cambodge et Thaïlande)
les résultats suivants :
de cette région. Cette alerte a été levée le 28 août, le Ministère
des Industries Primaires néo-zélandais (MPI) ayant conclu, après î en Chine, l’activité a repris graduellement atteignant en fin d’année
plusieurs semaines de tests, à l’absence de Clostridium botulinum un niveau très significativement inférieur à celui d’avant crise ;
dans tous les lots concernés.
î dans les autres pays concernés, ces pays générant désormais
Aucun des multiples tests réalisés par le Groupe avant et pendant plus de 50 % du chiffre d’affaires de l’année sous marque Dumex,
cette période critique n’a révélé la moindre contamination des pro- le niveau d’activité est équivalent au niveau d’avant crise.
duits à Clostridium botulinum. Danone dispose d’un des systèmes de
Au début du second trimestre 2015, le Groupe a constaté que la
management de la sécurité alimentaire les plus exigeants et les plus
situation de la marque Dumex en Chine s’était à nouveau dégradée
performants au monde, incluant des tests rigoureux sur l’ensemble
principalement sous l’effet de l’accélération (i) des ventes par
de ses produits. Néanmoins, convaincues que la sécurité de ses
internet au détriment des réseaux de distribution de détail au sein
consommateurs est leur priorité absolue, les équipes de Danone ont
desquels Dumex est seulement distribuée et (ii) des gammes de
rapidement et efficacement mis en œuvre les procédures de rappel.
produits importés super premium dont Danone bénéficie par ailleurs
Par ailleurs, le Groupe a annoncé le 8 janvier 2014 sa décision de très largement au travers des succès de Nutrilon et d’Aptamil (blue
mettre fin à son contrat actuel avec Fonterra et de conditionner la house) mais toujours au détriment de Dumex.
poursuite de sa collaboration à un engagement de totale transpa-
Afin, de renforcer l’activité de nutrition infantile en Chine, le Groupe
rence de la part de son fournisseur et à la mise en œuvre effective
a décidé de s’appuyer, à la fois sur le succès de ses marques
des procédures de sécurité alimentaire les plus avancées pour tous
internationales et sur la force de son partenariat avec Mengniu et
les produits livrés à Danone.
Yashili. Ainsi, Danone a conclu un accord de vente des activités de
Dumex en Chine à Yashili, pour un montant de 150 millions d’euros,
signé le 1er décembre 2015, vente soumise à l’accord des autorités
compétentes et des actionnaires de Yashili.

102 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 6. ÉLÉMENTS ET ÉVÉNEMENTS NON-COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Impacts sur les comptes consolidés Exercice 2015


Suite à l’accord de vente, le Groupe estimant que la cession inter-
Principes comptables
viendra dans les 12 mois, a qualifié les actifs et passifs relatifs
Actifs détenus en vue de leur cession et passifs liés à l’activité Dumex en Chine comme étant détenus en vue de leur
Les groupes destinés à être cédés sont classés comme détenus en cession, ce qui a conduit à :
vue de leur vente lorsque leur valeur sera recouvrée principalement
au travers de leur cession considérée comme hautement probable î allouer une portion du goodwill du groupe d’UGT Nutrition Infantile
Asie à Dumex Chine au prorata de leur valeur recouvrable, soit
dans les 12 mois, et non au travers de leur utilisation.
pour un montant de 71 millions d’euros ;
Les actifs et passifs relatifs sont évalués au montant le plus bas entre
leur valeur comptable et leur juste valeur diminuée des coûts de la î revaloriser les actifs sur la base du plus bas entre valeur comp-
table et juste valeur selon les termes de l’accord diminuée des
vente et sont présentés sur des lignes séparées du bilan consolidé
coûts de la vente et ainsi constater une perte de valeur des
de la période au cours de laquelle la décision de cession a été prise.
actifs corporels et de la marque Dumex en Chine par rapport
Les bilans consolidés des périodes antérieures ne sont pas retraités.
au 31 décembre 2014, enregistrée dans la rubrique des Autres
Exercice 2014 produits et charges opérationnels de l’exercice ;
Au 31 décembre 2014, la revue de la valeur recouvrable de la marque
Dumex sur la base des principes décrits en Note 9.3 des Annexes î déprécier l’intégralité des impôts différés actifs reconnus par
la société Dumex en Chine au cours des exercices précédents ;
aux comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2014 avait
donné lieu à une dépréciation de la marque Dumex de 249 millions î présenter les actifs et passifs liés respectivement en Actifs
d’euros comptabilisées en Autres produits et charges opérationnels. détenus en vue de leur cession et Passifs liés aux actifs détenus
en vue de leur cession du bilan consolidé au 31 décembre 2015.
Cela concerne pour l’essentiel des goodwill et marques pour un
montant total de 155 millions d’euros.
Synthèse des impacts sur le compte de résultat consolidé
Exercice clos le 31 décembre
2014 2015

4
Autres produits Autres produits
et charges et charges
(en millions d’euros) opérationnels (a) Impôts opérationnels (a) Impôts

Dépréciation de la marque Dumex (249) 55 (318) 70


Dépréciation d’actifs corporels − − (19) −
Dépréciation des impôts différés
actifs (b) − − − (42)
Total  (249) 55 (337) 28
(a) S’agissant d’une crise majeure affectant l’activité nutrition infantile du Groupe, les coûts relatifs ont été comptabilisés dans la rubrique des Autres produits
et charges opérationnels.
(b) Dont 12 millions d’euros relatifs à des coûts enregistrés en Autres produits et charges opérationnels.

Procédure judiciaire et d’arbitrage


Danone travaille sur les recours d’indemnisation et a décidé de saisir la Haute Cour de Nouvelle-Zélande et a lancé une procédure
d’arbitrage à Singapour afin de faire la lumière sur les faits et d’obtenir réparation pour le préjudice subi.
Les procédures sont toujours en cours.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 103


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 6. ÉLÉMENTS ET ÉVÉNEMENTS NON-COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE

Note 6.3. Plan d’économies et d’adaptation des organisations du Groupe en Europe


Depuis 2010, la dégradation durable de la conjoncture économique des volumes en Belgique, en Pologne, en Allemagne et en France
et des tendances de consommation en Europe a entrainé une baisse devraient permettre au Pôle Produits Laitiers Frais d’améliorer
significative des ventes dans cette partie du monde. Malgré les l’utilisation de son dispositif industriel et sa compétitivité en Europe.
signes d’un redressement progressif des volumes, le Pôle Produits
Les charges relatives à ces différents volets du plan concernent
Laitiers Frais en Europe a vu son activité globale diminuer et fait
principalement (i) les coûts des mesures visant les salariés (mesures
face à des situations de surcapacité locale.
de mobilité, de départs et mesures d’accompagnement), (ii) des
Danone a annoncé, le 13 décembre 2012, son intention de lancer un coûts de dépréciation d’actifs corporels et incorporels, et (iii) des
plan d’économies et d’adaptation de ses organisations pour regagner autres coûts de réorganisation (notamment des arrêts anticipés de
de la compétitivité face à la dégradation durable de la conjoncture contrats et des coûts de consultants). S’agissant d’une restructuration
économique et des tendances de consommation en Europe. Le stratégique, les coûts directement liés à ce plan sont comptabilisés
19 février 2013, Danone a présenté le volet organisationnel de son dans la rubrique des Autres produits et charges opérationnels. Les
plan européen d’économies et d’adaptation de ses organisations. coûts comptabilisés sont les coûts payés, encourus ou provisionnés.
Concernant les provisions, le Groupe a procédé à sa meilleure esti-
En plus de ce volet organisationnel, pour faire face à certaines
mation, à la date de clôture, des coûts engendrés par ces mesures,
situations de surcapacité locale, Danone a annoncé, le 11 juin 2014,
compte tenu des éléments alors en sa possession.
le projet de fermeture des sites de Casale Cremasco en Italie,
Hagenow en Allemagne et Budapest en Hongrie ; ces trois pays Les flux de trésorerie relatifs aux initiatives prises par le Groupe
sont plus particulièrement impactés par la baisse des ventes. Le dans le cadre de ce plan sont présentés en Trésorerie provenant de
projet de fermeture de ces trois usines et la réallocation progressive l’exploitation du Tableau des flux de trésorerie consolidés.

Coûts et flux de trésorerie relatifs à ce plan


Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Coûts

Mesures visant les salariés (75) (8)


Dépréciation d’actifs corporels et incorporels (11) (5)
Autres coûts de réorganisation (74) (41)
Total (160) (54)

Dont provisions au 31 décembre 58 34

Flux de trésorerie nets d’impôts (123) (61)


(a) Incluant une économie d’impôt calculée sur la base du taux d’impôt en vigueur dans les pays concernés.

Note 6.4. Plan de transformation Danone 2020


Afin de générer une croissance forte, rentable et durable à horizon coûts de réorganisation (notamment des arrêts anticipés de contrats
2020, Danone a lancé son plan de transformation “Danone 2020”. de location de bâtiments et des coûts de consultants).
2015 a été une année de mise en chantier qui a permis de poser les
S’agissant d’une restructuration stratégique, les coûts directement
jalons de la transformation du Groupe.
liés à ce plan sont comptabilisés dans la rubrique des Autres produits
En 2015, les charges relatives à ce plan concernent principalement et charges opérationnels. Les coûts comptabilisés sont les coûts
(i) les coûts des mesures visant les salariés (mesures de mobilité payés, encourus ou provisionnés.
interne, de départs et mesures d’accompagnement) et (ii) des autres

Coûts relatifs à ce plan


Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Mesures visant les salariés − (47)


Autres coûts de réorganisation − (30)
Total − (77)

Dont provisions au 31 décembre − 47

104 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES ET AVANTAGES AU PERSONNEL

Note 6.5. Notification de la Commission nationale des marchés et de la concurrence espagnole


Les principaux acteurs du secteur des produits laitiers frais en L’intégralité des sommes demandées (23 millions d’euros) a été
Espagne dont Danone, ont été soumis, à une amende de la Com- provisionnée et la charge correspondante a été comptabilisée
mission nationale des marchés et de la concurrence espagnole en Autres produits et charges opérationnels dans les comptes
(CNMC) pour échanges d’informations entre les concurrents sur les consolidés de l’exercice 2015. Aucun montant n’a été versé en 2015.
prix et les stratégies commerciales. Danone rassemble les pièces
nécessaires à la formation d’un appel.

NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES ET AVANTAGES AU PERSONNEL


Note 7.1. Effectifs des sociétés consolidées par intégration globale
Au 31 décembre
2014 2015
Nombre total de salariés 99 927 99 781

Par zone géographique

France 9 % 9 %


Reste de l’Europe 28 % 28 %
Chine 10 % 10 %
Reste de l’Asie-Pacifique 18 % 18 %
Amérique du Nord et du Sud 27 % 27 %

4
Afrique et Moyen-Orient 9 % 9 %
Total 100 % 100 %

Par Pôle d’activité

Produit Laitiers Frais 42 % 40 %


Eaux 38 % 39 %
Nutrition Infantile 12 % 14 %
Nutrition Médicale 7 % 6 %
Fonctions Centrales 1 % 2 %
Total 100 % 100 %

Note 7.2. Charges de personnel des sociétés consolidées par intégration globale
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Salaires et charges sociales (a) (2 971) (3 385)


Retraites – régimes à prestations définies (b) (26) (34)
Charges relatives aux actions sous conditions
de performance et aux stock-options (19) (21)
(a) Salaires après charges sociales. Comprend également les cotisations relatives aux régimes de retraites à cotisations définies.
(b) Coût des services rendus.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 105


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES ET AVANTAGES AU PERSONNEL

Note 7.3. Engagements de retraite, indemnités de fin de carrière et prévoyance


Principes généraux Par ailleurs, le rendement attendu des actifs des régimes est évalué
Le Groupe participe à la constitution des retraites de ses salariés sur la base du taux d’actualisation utilisé pour l’estimation de la
conformément aux lois et usages des pays dans lesquels les sociétés valeur actuarielle des engagements de retraites.
du Groupe exercent leur activité. Il n’existe aucun passif actuariel au
Les gains et pertes actuariels résultant des ajustements d’expérience
titre des cotisations versées dans ce cadre à des caisses de retraite
et des changements d’hypothèses actuarielles retenues pour le calcul
indépendantes et à des organismes légaux.
des engagements nets des actifs (dont l’écart entre le rendement
Le Groupe a, par ailleurs, des engagements contractuels de retraite attendu et le rendement réel des actifs des régimes) sont reconnus
complémentaire, d’indemnités de départ, de fin de carrière et de intégralement dans les Autres éléments du résultat global.
prévoyance dont il a la responsabilité. Les engagements actuariels
Les charges et produits enregistrés au titre des régimes à presta-
correspondants sont pris en compte soit sous forme de cotisations
tions définies correspondent principalement :
versées à des organismes indépendants responsables de leur
service et de la gestion des fonds, soit sous forme de provisions. î au coût des services rendus sur l’année et des services passés
(le cas échéant) comptabilisés en Résultat opérationnel courant ;
Principes comptables
î à la désactualisation de la valeur actualisée des engagements
Régimes de retraite à cotisations définies nette du rendement attendu des actifs des régimes comptabili-
Les cotisations dues au titre des régimes à cotisations définies sont sée dans la rubrique des Autres produits et charges financiers.
comptabilisées en charges lorsqu’elles sont dues. Ces charges sont
Autres avantages à long terme
réparties par destination dans les différentes lignes du compte de
D’autres avantages au personnel à long terme peuvent être octroyés
résultat consolidé.
par certaines sociétés du Groupe à leurs salariés, comme les indem-
Régimes de retraite à prestations définies nités de prévoyance, les médailles du travail. Les engagements du
Les engagements du Groupe au titre de régimes de retraite à Groupe relatifs à ces engagements sont déterminés en appliquant la
prestations définies sont déterminés en appliquant la méthode des méthode similaire à celle utilisée pour déterminer les engagements
unités de crédit projetées et en tenant compte d’un certain nombre relatifs aux régimes de retraite à prestations définies.
d’hypothèses actuarielles, dont la rotation du personnel, la crois-
Les montants comptabilisés au bilan au titre de ces régimes
sance des rémunérations et l’espérance de vie active des salariés.
correspondent à la valeur actuarielle des engagements, telle que
Les montants comptabilisés au bilan au titre de ces régimes définie ci-avant. Ils sont présentés dans la rubrique Provisions pour
correspondent à la valeur actuarielle des engagements, telle que retraites et autres avantages à long terme.
définie ci-avant, moins la juste valeur des actifs des régimes (fonds
Les gains et pertes actuariels résultant des ajustements d’expérience
de retraite auxquels le Groupe contribue, par exemple). Ils sont
et des changements d’hypothèses actuarielles retenues pour le
présentés dans la rubrique Provisions pour retraites et autres
calcul des engagements sont reconnus intégralement en Résultat
avantages à long terme.
opérationnel courant de l’exercice au cours duquel ils sont constatés.

Régimes à prestations définies


Provisions pour retraites et autres avantages à long terme
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Régimes de retraites à prestations définies 796 769


Autres avantages à long terme 21 25
Total 818 794

106 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES ET AVANTAGES AU PERSONNEL

Régimes de retraite à prestations définies et autres avantages postérieurs à l’emploi


Valeur nette comptable des obligations brutes
Au 31 décembre
(en pourcentage) 2014 2015

Régime de retraite des directeurs 37 % 33 %


Autres 15 % 16 %
France 51 % 49 %
Allemagne 14 % 14 %
États-Unis 6 % 7 %
Royaume-Uni 5 % 6 %
Indonésie 7 % 7 %
Irlande 6 % 6 %
Autres (a) 10 % 11 %
Total 100 % 100 %
(a) Plusieurs pays dont aucun ne représente plus de 5 % des obligations brutes du Groupe.

Principal engagement du Groupe En cas de départ de Danone avant l’âge de 55 ans ou de décès
Le principal engagement du Groupe en matière de retraites à pres- avant l’âge de départ en retraite, le salarié perd l’intégralité des
tations définies concerne le Régime de retraite des directeurs en droits à ce régime, étant précisé qu’en cas de licenciement après
France. Ce régime de retraite mis en place en 1976 dans le cadre 55 ans, le bénéfice de ce régime est maintenu, sous réserve que le
de l’initiative gouvernementale visant à fidéliser les dirigeants, a bénéficiaire ne reprenne pas d’activité salariée.

4
été fermé à tout nouveau bénéficiaire le 31 décembre 2003. Environ
Autres engagements
125 cadres de Danone ayant le statut de cadres dirigeants sont
La plupart des autres régimes de retraites mis en place par le
éligibles sous certaines conditions, notamment d’ancienneté et de
Groupe ne concerne qu’une filiale donnée dans un pays donnée.
présence, au bénéfice d’un régime de retraite à prestations définies
Par conséquent, le Groupe est amené à gérer plusieurs régimes
(pour rappel en 2009, plus de 210 cadres bénéficiaient encore de
différents dans un même pays. Aucun n’est significatif.
ce régime).
Principes généraux
Ce système prévoit le versement d’une rente, sous condition de
présence du bénéficiaire au sein de Danone au moment du départ
à la retraite, en fonction de son ancienneté et de ses derniers
salaires. La rente :

î est versée après déduction de certaines pensions correspondant :


î pour une première catégorie de cadres dirigeants, à la totalité
des droits de retraite qu’ils ont acquis au cours de leur vie
professionnelle ; et
î pour une seconde catégorie de cadres dirigeants, à la totalité
des droits de retraite qu’ils ont acquis du fait de la mise en
place de régime de retraite supplémentaire pris en charge
intégralement par la Société.

î et peut atteindre au maximum 65 % des derniers salaires.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 107


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES ET AVANTAGES AU PERSONNEL

Valeur nette comptable des provisions (obligations brutes nettes des actifs des régimes)
Au 31 décembre
2014 2015
Régime Régime
de retraite Autres de retraite Autres
(en millions d’euros) des directeurs régimes Total des directeurs régimes Total

Droits accumulés avec


projection de salaire 468 803 1 272 418 836 1 255
Juste valeur des actifs
des régimes (172) (302) (475) (165) (321) (486)
Droits accumulés nets de la juste
valeur des actifs des régimes 296 501 796 254 515 769

Effet du plafond de l’actif − − − − − −


Engagements provisionnés au bilan 296 501 796 254 515 769

Par ailleurs, le montant total des cotisations/prestations à verser en 2016 au titre de ces régimes est estimé à 39 millions d’euros.
Hypothèses actuarielles
Méthodologie
Le Groupe définit les hypothèses actuarielles par pays et/ou par filiale.
Concernant les taux d’actualisation retenus en 2015, ils sont obtenus par référence aux taux de rendement des obligations de première
catégorie notées (AA) des émetteurs privés pour des durations équivalentes à celle de l’engagement des zones monétaires concernées. Le
niveau de qualité retenu est apprécié par référence à la notation obtenue auprès des principales agences de notation financière. Lorsque
le marché n’est pas liquide, le taux d’actualisation a été déterminé à partir des obligations d’État de maturité équivalente à la duration
des régimes évalués. Cela a été notamment le cas en 2014 pour l’Indonésie.
Régime de retraite des directeurs
Principales hypothèses actuarielles
Exercice clos le 31 décembre
Régime de retraite des directeurs

(en pourcentage sauf âge en nombre d’années) 2014 2015

Taux d’actualisation 2,2 % 2,4 %


Taux de rendement attendu des actifs 2,2 % 2,4 %
Taux de croissance des salaires 3,0 % 3,0 %
Âge de départ à la retraite 60-65 60-66

Analyse de sensibilité à l’hypothèse clé du taux d’actualisation


Exercice clos le 31 décembre
Régime de retraite des directeurs

2014 2015

(en millions d’euros) Augmentation (diminution) Augmentation (diminution)

Hausse de 50 pb (41) (39)


Baisse de 50 pb 45 44

108 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES ET AVANTAGES AU PERSONNEL

Variations de la valeur nette comptable des provisions

Droits accumulés Valeur de marché Effet Engagements


avec projection des actifs de du plafond provisionnés
(en millions d’euros) de salaire couverture de marché de l’actif au bilan
Solde au 1er janvier 2014 997 (431) − 566

Coût des services rendus 26 − − 26


Effet de l’actualisation 38 − − 38
Rendement estimé des actifs
du régime (16) − (16)
Autres éléments (2) − − (2)
Charge de l’exercice 62 (16) − 47
Prestations versées
aux bénéficiaires (43) 24 − (19)
Contributions aux actifs du régime − (16) − (16)
Changements d’hypothèses démo-
graphiques 6 − − 6
Changements d’hypothèses
économiques 204 − − 204
Effets d’expérience 25 (24) − −
Écarts actuariels 234 (24) − 210
Effet de la variation des taux

4
de change 21 (11) − 10
Autres mouvements − − − (1)
Solde au 31 décembre 2014 1 272 (475) − 796

Droits accumulés Valeur de marché Effet Engagements


avec projection des actifs de du plafond provisionnés
(en millions d’euros) de salaire couverture de marché de l’actif au bilan
Solde au 1er janvier 2015 1 272 (475) − 796

Coût des services rendus 34 − − 34


Effet de l’actualisation 37 − − 37
Rendement estimé
des actifs du régime − (13) − (13)
Autres éléments (4) − − (4)
Charge de l’exercice 66 (13) − 54
Prestations versées aux bénéficiaires (44) 27 − (18)
Contributions aux actifs du régime − (13) − (13)
Changements d’hypothèses
démographiques (26) − − (26)
Changements d’hypothèses
économiques (41) − − (41)
Effets d’expérience 15 (3) − 12
Écarts actuariels (52) (3) − (55)
Effet de la variation des taux de change 12 (9) − 3
Autres mouvements 1 − − 1
Solde au 31 décembre 2015 1 255 (486) − 769

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 109


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES ET AVANTAGES AU PERSONNEL

Actifs de couverture des régimes à prestations définies


La politique d’investissement dans les fonds est déterminée en fonction de la structure d’âge des salariés de chaque société et en fonction
de la performance relative des catégories d’actifs.
Actifs du régime de retraite des directeurs
Au 31 décembre
Régime de retraite des directeurs

(en millions d’euros sauf pourcentage) 2014 2015


Juste valeur des actifs du régime (172) (165)

Principaux supports d’investissement des actifs du régime

Obligations (a) (b) 98 % 98 %


Actions (b) – –
Immobiliers et autres actifs (b) 2 % 2 %
(a) Ces actifs sont diversifiés, en particulier, l’exposition à un risque de crédit souverain individuel est limitée.
(b) Ne comprennent aucun instrument financier émis par le Groupe.

Régimes à cotisations définies


Les cotisations versées dans le cadre de plans de retraite à cotisations définies sont comptabilisées en Résultat opérationnel courant.

Note 7.4. Actions sous conditions de performance et stock-options, accordées à certains salariés
et aux mandataires sociaux
Politique du Groupe Les Group performance shares (GPS) sont des actions de la Société
Le Groupe octroie une rémunération variable long terme sous soumises à des conditions de performance, fixées par l’Assemblée
la forme d’actions de performance (Group performance shares) Générale pour chaque plan. Pour tous les plans en cours, les condi-
depuis 2010 (sous la forme de stock-options jusqu’en 2010), à environ tions de performance reposent sur des éléments de performance
1 300 directeurs et cadres dirigeants dans le monde ainsi qu’aux de l’entreprise. Les GPS sont également soumises à des conditions
mandataires sociaux. de présence. La durée de vesting est de 3 ou 4 ans selon les plans.
Principes généraux des Group performance shares et arrêt du Principes généraux stock-options
programme de stock-options Les stock-options sont des options d’achat actions de la Société
La rémunération variable long-terme du Groupe correspond aux octroyées à certains dirigeants et cadres du Groupe jusqu’à l’Assem-
Group performance shares (actions de la Société soumises à des blée Générale Mixte du 22 avril 2010. Aucune stock-option n’a été
conditions de performance). Les Group performance shares ont octroyée depuis cette date et depuis fin 2013, toutes les stock-options
été institués en 2010 par l’Assemblée Générale des actionnaires sont exerçables, les derniers plans arrivant à échéance en 2017.
du 22 avril 2010 en remplacement du programme de stock-options
qui en conséquence a été fermé.

Group performance shares et stock-options actives


Exercice clos le 31 décembre
(en nombre de titres) 2014 2015

Actions sous conditions de performance


Au 1er janvier 2 488 418 1 950 995

Actions attribuées sur l’exercice 778 371 645 372


Actions caduques ou annulées sur l’exercice (810 867) (141 003)
Actions livrées sur l’exercice (504 927) (467 657)
Au 31 décembre 1 950 995 1 987 707
Stock-options
Au 1er janvier 7 177 600 5 688 697

Options caduques ou annulées sur l’exercice (195 922) (201 173)


Options exercées sur l’exercice (1 292 981) (4 142 353)
Au 31 décembre (a) 5 688 697 1 345 171
(a) Au 31 décembre 2015 comme au 31 décembre 2014, l’intégralité des options sont exerçables et la plupart sont dans la monnaie.

110 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES ET AVANTAGES AU PERSONNEL

Comptabilisation des actions sous conditions de performance et des stock-options


Principes comptables La juste valeur des actions sous conditions de performance est
Les avantages relatifs aux stock-options et aux actions sous conditions calculée sur la base d’hypothèses déterminées par la direction.
de performance accordées à certains salariés et aux mandataires La charge correspondante est étalée sur la période d’acquisition
sociaux sont comptabilisés en charges dans la rubrique Autres des droits à actions par leurs bénéficiaires, soit 3 ou 4 ans. Dans
produits et charges du compte de résultat consolidé en contrepartie la mesure où les conditions de performance sont fonction de
directe des capitaux propres consolidés, dans la rubrique Bénéfices performances internes, les charges constatées au titre d’actions
accumulés du bilan consolidé. La charge correspond à la juste devenues caduques du fait de la non-atteinte de ces conditions de
valeur, déterminée à la date d’attribution, des stock-options et des performance sont reprises dans le compte de résultat de la période
actions sous conditions de performance attribuées. au cours de laquelle la caducité devient probable.
La juste valeur des stock-options est déterminée en utilisant le Leur prise en compte dans le calcul de la dilution est décrite en
modèle de valorisation Black & Scholes, sur la base d’hypothèses Note 13.4 des Annexes aux comptes consolidés.
déterminées par la direction. La charge correspondante est étalée
sur la période d’acquisition des droits d’exercice par leurs bénéfi-
ciaires, soit 2 à 4 ans.

Valorisation
Exercice clos le 31 décembre
(en euros par action sauf nombre d’actions) 2014 2015

Nombre d’actions attribuées sur l’exercice 778 371 645 372


Juste valeur des actions sous conditions de performance attri-
buées sur l’exercice (a) 50,3 56,5
Moyenne de l’action DANONE sur l’exercice 54,3 60,7

4
(a) Juste valeur à la date d’attribution.

Charges liées aux actions sous conditions de performance et aux stock-options


Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Actions sous conditions de performance (19) (21)


Stock-options (a) – –
Total des charges (19) (21)
(a) Au 31 décembre 2014 comme au 31 décembre 2015, l’intégralité des options sont exerçables et donc ne donnent plus lieu à reconnaissance d’une charge.

Note 7.5. Plan d’Épargne Entreprise


Principes généraux et comptables Augmentation de capital réservée aux salariés
Les salariés des sociétés françaises du Groupe peuvent souscrire réalisée dans le cadre du Plan d’Épargne
à une augmentation de capital annuelle dans le cadre d’un Plan Entreprise
d’Épargne Entreprise. Le prix de souscription des actions correspond Au cours de l’exercice 2015 et dans le cadre du Plan d’Épargne
à 80 % de la moyenne des 20 dernières cotations de l’action DANONE Entreprise, le Groupe a procédé à une augmentation de capital sur
précédant la réunion du Conseil d’Administration décidant le plan. 838 052 actions nouvelles émises au prix de 47,11 euros par action.
Le Groupe valorise l’avantage accordé aux salariés à sa juste valeur
à la date d’annonce du plan aux salariés. La juste valeur est calculée
en tenant compte de l’incessibilité des actions pendant une période
de 5 ans, sur la base des paramètres de marché applicables aux
salariés, notamment pour ce qui concerne le taux d’emprunt.
La charge correspondante est enregistrée dans la rubrique des
Autres produits et charges de l’exercice à la date de l’augmentation
de capital.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 111


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 8. IMPÔTS

NOTE 8. IMPÔTS
Note 8.1. Impôts sur les bénéfices
Résultat avant impôts et charge d’impôts
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros sauf taux d’impôt en pourcentage) 2014 2015
Résultat avant impôts 1 839 1 925

(Charge) produit d’impôts courants (693) (805)


(Charge) produit d’impôts différés 94 179
(Charge) produit d’impôts courants et différés (599) (626)

Taux effectif d’imposition 32,6 % 32,5 %


Montant (versé) reçu au cours de l’exercice (601) (804)

Régimes fiscaux et taux d’imposition Autres régimes fiscaux


Des régimes similaires existent dans d’autres pays, notamment
Régime fiscal français
aux États-Unis, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne et
Danone bénéficie du régime d’intégration fiscale qui permet, dans
en Espagne.
certaines limites et sous certaines conditions, de compenser les
résultats fiscaux de la plupart des filiales françaises détenues
Taux effectif d’imposition
directement ou indirectement à plus de 95 %.
Le taux d’imposition s’établit à 32,5 % en 2015, relativement stable
Le taux d’imposition applicable aux sociétés dont le chiffre d’affaires par rapport à 2014.
dépasse 250 millions d’euros a été porté à 38 % en 2013 suite à une
Au même titre que l’activité du Groupe (voir répartition du chiffre
augmentation temporaire de la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés
d’affaires par pays en Note 5.2 des Annexes aux comptes conso-
de 5 % à 10,7 %. Cette mesure est applicable pendant deux ans, soit
lidés), la charge d’impôts courants et différés du Groupe est
jusqu’en 2015. Néanmoins le taux d’impôt courant et différé de ces
également relativement répartie dans plusieurs pays dont aucun
sociétés a été maintenu à 34,43 % dans la mesure où l’utilisation
n’est prépondérant.
de leurs déficits reportables est prévue au-delà de cette période
de deux ans.

Écart par rapport au taux normal d’imposition en France de 34,43 %


Exercice clos le 31 décembre
(en pourcentage) Notes 2014 2015

Taux courant d’impôt en France 34,4 % 34,4 %


Différences entre les taux d’imposition étrangers et français (a) (12,4)% (12,3)%
Impôts sur dividendes et redevances (b)  4,1 % 3,6 %
Différences permanentes 3,0 % 2,2 %
Reports déficitaires (c) 6.2, 8.3 1,0 % 4,2 %
Corrections d’impôts et impôts sans base (d) 3,0 % 1,6 %
Effet des plus et moins-values de cession
et pertes de valeur d’actifs 0,3 % (0,2)%
Autres différences (0,8)% (1,0)%
Taux effectif d’imposition 32,6 % 32,5 %
(a) Différents pays dont aucun, individuellement, ne génère une différence significative avec le taux d’imposition français.
(b) Comprend la quote-part de frais et charges et les retenues à la source sur dividendes et redevances et l’effet de la taxe sur les dividendes de 3 %.
(c) En 2015, comprend les effets de la dépréciation des impôts différés actifs de l’activité Dumex en Chine.
(d) En 2015 comme en 2014, correspond principalement à des corrections d’impôts, impôts sans base et variations nettes des provisions pour risques fiscaux
partiellement compensés par l’impact favorable de changements de taux d’imposition.

112 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 8. IMPÔTS

Note 8.2. Impôts différés


Principes comptables matiquement pour les sociétés mises en équivalence, et selon le
Le Groupe comptabilise des impôts différés sur toutes les différences scénario le plus probable d’inversion des différences, c’est-à-dire
temporelles entre les valeurs fiscales et les valeurs comptables des distribution des réserves ou cession de l’entité concernée dans les
actifs et passifs, à l’exception de cas prévus par la norme IAS 12, filiales consolidées par intégration globale.
Impôts sur le résultat. Selon la méthode du report variable, les
Les actifs et passifs d’impôts différés sont compensés lorsque
impôts différés sont calculés en appliquant le dernier taux d’impôt
l’entité fiscale possède un droit légal de compensation.
voté à la date de clôture et applicable à la période de renversement
des différences temporelles. Enfin, la Société et ses filiales peuvent être soumises à des contrôles
fiscaux. Dès lors qu’il existe un risque probable de redressement, ces
En outre, des différences temporelles sont traduites dans les
éléments sont estimés et provisionnés dans les comptes consolidés.
comptes consolidés en actifs ou passifs d’impôts différés systé-

Valeur nette comptable


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Répartition par nature d’impôts différés

Immobilisations incorporelles et corporelles (1 326) (1 185)


Déficits fiscaux reportables (a) 533 516
Provisions pour retraites et autres avantages à long terme 227 220
Provisions pour participation et intéressement 20 17
Provisions pour restructurations 17 17
Autres 139 190
Impôts différés nets

Impôts différés actifs


(389)

836
(224)

902
4
Impôts différés passifs (1 225) (1 126)
Impôts différés nets (389) (224)
(a) Voir paragraphe ci-après relatif aux Déficits fiscaux reportables.

Variation de la période
(en millions d’euros) 2014 2015
Au 1er janvier (556) (389)

Variations enregistrées en capitaux propres 104 (16)


Variations enregistrées en résultat 95 179
Variations de périmètre (a) 1 (3)
Autres (32) 5
Au 31 décembre (389) (224)
(a) Voir Note 2.2 des Annexes aux comptes consolidés.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 113


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 9. ACTIFS INCORPORELS

Note 8.3. Déficits fiscaux reportables


Principes comptables non utilisées ainsi que du montant des impôts différés actifs comp-
Les impôts différés actifs relatifs aux déficits fiscaux reportables et tabilisés au bilan. Dans certains pays où l’échéance des déficits
aux différences temporelles sont enregistrés dans le bilan consolidé reportables est indéfinie, le Groupe prend en considération des
lorsque leur récupération est estimée plus probable qu’improbable. horizons de recouvrement long terme lorsque les prévisions de
Le Groupe procède à chaque clôture à la revue des pertes fiscales bénéfices taxables le justifient.

Valeur nette comptable


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Déficits fiscaux – part activée

Déficits reportables activés (a) (b) 1 630 1 569


Économie d’impôt (c) 533 516

Déficits fiscaux – part non activée

Reports déficitaires et crédits d’impôt non encore utilisés (a) 403 480
Économie potentielle d’impôt 107 130
(a) Montant en base.
(b) En 2015, ils proviennent essentiellement du groupe d’intégration fiscale en France. La baisse par rapport à 2014 provient principalement de la dépréciation
des actifs d’impôts relatifs à Dumex.
(c) Correspond aux impôts différés actifs sur déficits fiscaux reportables.

Horizon de consommation
La majeure partie des déficits reportables au 31 décembre 2015 a une durée de vie indéfinie et un horizon de consommation probable
au-delà de cinq ans.

NOTE 9. ACTIFS INCORPORELS


Note 9.1. Principes comptables
Goodwill Marques à durée de vie indéfinie
Lors de la prise de contrôle d’une entreprise, la juste valeur de la Les marques acquises, individualisables, de valeur significative,
contrepartie remise au vendeur est affectée aux actifs acquis, passifs soutenues par des dépenses de publicité, dont la durée de vie est
et passifs éventuels assumés, qui sont évalués à leur juste valeur. considérée comme indéfinie sont inscrites au bilan consolidé dans
L’écart entre la contrepartie remise au vendeur et la quote-part la rubrique Marques. Leur évaluation, généralement effectuée avec
du Groupe dans la juste valeur des actifs acquis, passifs acquis et l’aide de consultants spécialisés, tient compte en particulier de leur
passifs éventuels assumés représente le goodwill. Lorsque l’option notoriété et de leur contribution aux résultats. Ces marques, qui
de comptabiliser à la juste valeur les intérêts ne conférant pas le bénéficient d’une protection juridique, ne font pas l’objet d’amor-
contrôle est appliquée, le goodwill est majoré d’autant. Le goodwill tissement mais sont soumises à un test de dépréciation annuel ou
est inscrit à l’actif du bilan consolidé dans la rubrique Goodwill. plus fréquemment en cas d’indice de perte de valeur (voir ci-après).
Les goodwill relatifs aux sociétés étrangères sont reconnus dans la
devise fonctionnelle de l’entité acquise et sont convertis au cours
en vigueur à la date de clôture.
Les goodwill ne sont pas amortis mais font l’objet de tests de perte
de valeur au minimum une fois par an.
Pour les besoins des tests de dépréciation, ils sont affectés aux “Unités
génératrices de trésorerie” (UGT) ou aux groupes d’UGT susceptibles
de bénéficier des synergies du regroupement d’entreprises et au
plus petit niveau auquel les goodwill sont suivis par le Groupe. Les
UGT correspondent à des filiales ou à des regroupements de filiales
appartenant à un même Pôle d’activité et générant des flux de tré-
sorerie largement indépendants de ceux générés par d’autres UGT.

114 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 9. ACTIFS INCORPORELS

Autres marques Technologies, frais de développement et autres


Les autres marques acquises, dont la durée de vie est considérée actifs incorporels
comme limitée, sont inscrites au bilan dans la rubrique Marques. Les éléments suivants sont inscrits au bilan dans la rubrique Autres
Elles sont amorties sur leur durée de vie estimée, laquelle n’excède immobilisations incorporelles :
pas soixante ans. La dotation aux amortissements des marques
à durée de vie déterminée est répartie par destination dans les î technologies acquises. Elles sont généralement valorisées
avec l’aide de consultants spécialisés et amorties sur la durée
différentes lignes du compte de résultat en fonction de la nature
moyenne des brevets ;
et de l’utilisation des marques.
î frais de développement acquis, remplissant les critères de
Frais de développement reconnaissance d’un actif incorporel selon la norme IAS 38,
Les frais de développement ne sont enregistrés à l’actif du bilan que Immobilisations incorporelles (voir ci-avant) ;
dans la mesure où tous les critères de reconnaissance établis par
IAS 38, Immobilisations incorporelles sont remplis avant la mise sur î les autres actifs incorporels acquis sont enregistrés à leur
coût d’achat. Ils sont amortis linéairement en fonction de leurs
le marché des produits. Ils sont amortis sur leur durée de protection
durées de vie économique estimées, lesquelles n’excèdent pas
juridique conférée au Groupe à compter de la date de mise sur le
quarante ans.
marché des produits correspondants.
La dotation aux amortissements de ces actifs est répartie par
Les frais de développement sont en général constatés en charges
destination dans les différentes lignes du compte de résultat en
(voir Note 5.1 des Annexes aux comptes consolidés).
fonction de leur nature et de leur utilisation.

Note 9.2. Valeur nette comptable et variation de la période


2014 2015
Autres Autres
immobili- immobili-
sations sations
incorpo- incorpo-
(en millions d’euros) Notes Goodwill Marques (a) relles Total Goodwill Marques (a) relles Total

Valeur brute

Au 1er janvier 11 474 4 517 850 16 841 11 582 4 351 842 16 775 4


Investissements − − 42 42 − − 43 43
Cessions − − (30) (30) − − (33) (33)
Reclassement
des actifs détenus
en vue de leur cession 6.2 − − − − (72) (83) − (155)
Variations de périmètre 2.2 124 − 3 128 94 − − 94
Écarts de conversion (8) 52 (4) 40 47 23 (11) 60
Perte de valeur 6.2, 9.3 (3) (249) − (252) (2) (443) − (444)
Autres (6) 30 (19) 6 3 − 14 18
Au 31 décembre 11 582 4 351 842 16 775 11 653 3 848 856 16 357

Amortissements

Au 1er janvier – (16) (517) (533) − (14) (527) (541)

Dotations – (3) (62) (65) − (2) (67) (69)


Cessions − − 30 30 – − 31 31
Autres − 5 22 27 − 1 (1) 1
Au 31 décembre – (14) (527) (541) − (14) (564) (579)

Valeur nette

Au 31 décembre 11 582 4 337 315 16 234 11 653 3 833 292 15 779


(a) Comprend les marques à durée de vie indéfinie et les autres marques.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 115


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 9. ACTIFS INCORPORELS

Note 9.3. Suivi de la valeur


Méthodologie pour refléter au mieux l’évolution anticipée de son activité sur
La valeur nette comptable des goodwill et marques à durée de vie la détermination de la valeur d’utilité. Le Groupe utilise des
indéfinie fait l’objet d’une revue au minimum une fois par an et projections sur huit ans afin de mieux refléter la croissance
lorsque des événements et circonstances indiquent qu’une réduction du Pôle sur ces années, le taux de croissance réel de ces UGT
de valeur est susceptible d’être intervenue. De tels événements ou et groupes d’UGT étant supérieur au taux de croissance à long
circonstances sont liés à des changements significatifs défavorables terme que le Groupe applique à chacune de ces UGT.
présentant un caractère durable et affectant soit l’environnement
Ils sont ensuite extrapolés par application d’un taux de croissance
économique, soit les hypothèses ou objectifs retenus à la date
à long terme spécifique à chaque UGT ou groupe d’UGT :
d’acquisition.
Les tests de perte de valeur sont réalisés sur l’ensemble des actifs î les hypothèses opérationnelles retenues pour la détermination
de la valeur terminale sont en ligne avec la dernière année des
corporels et incorporels des UGT ou groupes d’UGT. Lorsque
projections décrites ci-avant en termes de chiffre d’affaires et
la valeur nette comptable de l’ensemble des actifs corporels et
de taux de marge opérationnelle ;
incorporels des UGT ou groupes d’UGT devient supérieure à leur
valeur recouvrable, une perte de valeur est constatée et imputée î le taux de croissance à long terme est déterminé pour chaque
en priorité aux goodwill. UGT ou groupe d’UGT en tenant compte de son taux de crois-
sance moyen des derniers exercices et de sa zone géographique
La valeur recouvrable des UGT ou groupes d’UGT auxquels se rat-
(fondamentaux macro-économiques, démographiques, etc.).
tachent les immobilisations testées est la valeur la plus élevée entre
la juste valeur nette des frais de cession, estimée généralement sur Enfin, les flux de trésorerie font l’objet d’une actualisation par
la base de multiples de résultats, et la valeur d’utilité, déterminée application de la méthode du coût moyen pondéré du capital, dans
notamment sur la base de flux de trésorerie prévisionnels actualisés laquelle le coût de la dette et le coût des fonds propres après impôt
pour l’UGT ou le groupe d’UGT considéré. sont pondérés en fonction du poids relatif de la dette et des fonds
propres dans le secteur d’activité concerné. Il est calculé pour le
Le test annuel de dépréciation des marques à durée de vie indéfinie
Groupe et majoré, pour certaines UGT ou groupes d’UGT, d’une prime
se base sur une valeur recouvrable individuelle établie selon la
pour tenir compte des facteurs de risques impactant certains pays.
méthode des royalties, à l’exception de certaines marques pour
lesquelles le Groupe dispose d’évaluation de tiers. Pour les marques
Revue de la valeur des immobilisations
significatives, Groupe réestime le taux de royalties des marques
incorporelles à durée de vie indéfinie
concernées selon une méthode appliquée chaque année et basée
au 31 décembre 2015
sur des paramètres de la marque dont, sa notoriété, sa rentabilité,
ses parts de marché, etc. Regroupement en 2015 des UGT européennes
du Pôle Produits Laitiers Frais
Les flux de trésorerie servant de base au calcul des valeurs d’utilité
Dans le cadre du plan d’économies et d’adaptation de ses organisa-
des UGT ou groupes d’UGT et de la valeur recouvrable des marques
tions en Europe (voir Note 6.3 des Annexes aux comptes consolidés),
à durée de vie indéfinie sont issus des budgets annuels et plans
le Pôle Produits Laitiers Frais a réorganisé son activité avec une
stratégiques des UGT, groupes d’UGT, établis par la Direction et
gestion centralisée et globalisée au niveau européen notamment des
couvrant les trois prochains exercices, et étendus, le cas échéant,
opérations et des achats de matières premières. En conséquence,
en fonction des prévisions les plus récentes, à :
les UGT Europe du Sud, Europe Centrale et Europe du Nord ont été
î cinq ans pour les Pôles Produits Laitiers Frais et Eaux ; regroupées au sein d’une unique UGT Europe, le Groupe s’étant assuré
auparavant qu’aucune perte de valeur n’aurait dû être constatée au
î huit ans pour les Pôles Nutrition Infantile et Nutrition Médicale, niveau des UGT avant leur regroupement.

116 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 9. ACTIFS INCORPORELS

Valeur nette comptable et hypothèses de taux de croissance à long terme et d’actualisation des UGT
ou groupes d’UGT des actifs significatifs
Au 31 décembre
Valeur comptable
des goodwill et marques Taux de croissance Taux d’actualisation
à durée de vie indéfinie (h) à long terme (i) après impôt (i)

(en millions d’euros) 2014 2015 2014 2015 2014 2015

Produits Laitiers Frais

Centrale Danone 924 914 3 % 3 % 10,0 % 10,0 %


Danone CIS (a) 311 279 3 % 3 % 10,0 % 11,0 %
Europe (b) 587 576 0 % 0 % 8 à 10 % 8 à 10 %
Autres UGT (c) 517 627 0 à 3 % 0 à 3 % 8 à 15 % 8 à 17 %
Total Produits Laitiers Frais 2 340 2 395

î'RQWgoodwill 1 683 1 774


îb'RQWPDUTXHV¢GXU«HGH
vie indéfinie (d) 658 621

Eaux

Danone Eaux France 428 428 1 % 1 % 7,9 % 7,9 %


Autres UGT (e) 413 389 0 à 3 % 0 à 3 % 8 à 13 % 8 à 17 %
Total Eaux 840 817

4
î'RQWgoodwill 630 613
îb'RQWPDUTXHV¢GXU«HGH
vie indéfinie (d) 210 204

Nutrition Infantile

Nutrition Infantile Asie 3 108 2 680 2,5 % 2,5 % 8,2 % 7,8 %


Nutrition Infantile Reste
du Monde 5 114 5 037 2,5 % 2,5 % 8,2 % 8,3 %
Autre UGT 168 187 2,5 % 2,5 % 7,9 % 7,9 %
Total Nutrition Infantile 8 390 7 904

î'RQWgoodwill 5 930 5 894


îb'RQWPDUTXHV¢GXU«HGH
vie indéfinie (f) 2 460 2 010

Nutrition Médicale 4 246 4 280 2,5 % 2,5 % 7,6 % 7,6 %

î'RQWgoodwill 3 340 3 372


îb'RQWPDUTXHV¢GXU«HGH
vie indéfinie (g) 906 908
Total 15 816 15 396

î'RQWgoodwill 11 582 11 653

î'RQWPDUTXHV¢GXU«HGH
vie indéfinie 4 234 3 743
(a) Comprend principalement la Russie et l’Ukraine.
(b) Regroupe l’intégralité de l’activité du pôle en Europe.
(c) Plus de 10 UGT dont la principale est l’UGT États-Unis, aucune n’excédant 300 millions d’euros au 31 décembre 2015 comme au 31 décembre 2014.
(d) Plusieurs marques dont aucune n’est significative individuellement.
(e) Comprend notamment l’UGT Eaux Asie et d’autres UGT, aucune n’excédant 200 millions d’euros au 31 décembre 2015 comme au 31 décembre 2014.
(f) Plusieurs marques dont les plus significatives sont Milupa et Dumex. La valeur comptable présentée ici intègre la dépréciation de la marque Dumex.
(g) Plusieurs marques dont la plus significative est Nutricia.
(h) La valeur comptable intègre le reclassement de 153 millions d’euros vers les Actifs détenus en vue de leur cession de l’activité Dumex en Chine.
(i) Pour les UGT dont la valeur recouvrable est déterminée sur la base de la valeur d’utilité sauf les UGT correspondant aux sociétés acquises en 2015.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 117


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 9. ACTIFS INCORPORELS

Goodwill des groupes d’UGT des Pôles Nutrition Par ailleurs, une analyse de sensibilité aux hypothèses clés de la
Infantile et Nutrition Médicale valeur d’utilité a été réalisée sur chacun des trois groupes d’UGT.
Au 31 décembre 2015, la valeur recouvrable dépasse la valeur Les hypothèses clés intervenant dans le modèle de valorisation
comptable de 1,6 milliard d’euros pour le groupe d’UGT Nutrition utilisé par le Groupe sont (i) la croissance du Chiffre d’affaires net,
Médicale, de 2,9 milliards d’euros pour le groupe d’UGT Nutrition (ii) la Marge opérationnelle courante (correspondant au ratio Résul-
Infantile Reste du Monde, et de 1,8 milliard d’euros pour le groupe tat opérationnel courant sur Chiffre d’affaires net), (iii) le taux de
d’UGT Nutrition Infantile Asie. croissance long terme utilisé pour le calcul de la valeur terminale,
et (iv) le taux d’actualisation.

Résultats des analyses de sensibilité


Exercice clos le 31 décembre
Impact sur la valeur Baisse annuelle pour égaliser
recouvrable valeur recouvrable et valeur comptable

(en milliards d’euros) (en pourcentage)


2014 2015 2014 2015

Chiffre d’affaires net – baisse de 50 pb (a)

Nutrition Infantile Asie (0,2) (0,2) (6)% (7)%


Nutrition Infantile Reste du Monde (0,3) (0,3) (4)% (6)%
Nutrition Médicale (0,2) (0,2) (3)% (4)%
Marge opérationnelle courante –
baisse de 100 pb (b)

Nutrition Infantile Asie (0,3) (0,3) (6)% (6)%


Nutrition Infantile Reste du Monde (0,4) (0,5) (5)% (6)%
Nutrition Médicale (0,3) (0,3) (3)% (6)%
Taux de croissance à long terme –
baisse de 50 pb

Nutrition Infantile Asie (0,2) (0,2)


Nutrition Infantile Reste du Monde (0,4) (0,3)
Nutrition Médicale (0,3) (0,3)
Taux d’actualisation – hausse de 50 pb

Nutrition Infantile Asie (0,2) (0,2)


Nutrition Infantile Reste du Monde (0,3) (0,3)
Nutrition Médicale (0,3) (0,3)
(a) Baisse appliquée, chaque année, aux hypothèses de croissance du Chiffre d’affaires net, y compris l’année terminale, à partir des projections (i) 2015 pour
les tests effectués en 2014, et (ii) 2016 pour les tests effectués en 2015.
(b) Baisse appliquée, chaque année, aux hypothèses de Marge opérationnelle courante, y compris l’année terminale, à partir des projections (i) 2015 pour les
tests effectués en 2014, et (ii) 2016 pour les tests effectués en 2015.

Goodwill des autres UGT Marques à durée de vie indéfinie


Au 31 décembre 2015, les UGT des Pôles Produits Laitiers Frais et Les principales marques du Groupe sont les marques Dumex, Nutricia
Eaux représentent au total 21 % de la valeur nette comptable des et Milupa. Au 31 décembre 2015, elles représentent plus de 60 %
goodwill du Groupe et sont réparties sur plus de 30 UGT localisées de la valeur nette comptable des marques à durée de vie indéfinie
dans des zones géographiques diversifiées et dans différents pays. du Groupe et aucune ne représente individuellement plus de 40 %
de la valeur nette comptable des marques à durée de vie indéfinie
Au 31 décembre 2015, à l’issue de la revue de la valeur des Immobi-
du Groupe. Les autres marques sont réparties sur l’ensemble des
lisations incorporelles à durée de vie indéfinie de ces UGT, le Groupe
Pôles et localisées dans des zones géographiques diversifiées et
a constaté une perte de valeur sur une UGT du Pôle Eaux pour une
dans différents pays et aucune ne représente individuellement plus
valeur de 2 millions d’euros enregistrée dans la rubrique des Autres
de 10 % de la valeur nette comptable des marques à durée de vie
produits et charges opérationnels de l’exercice.
indéfinie du Groupe au 31 décembre 2014.
Au 31 décembre 2014, à l’issue de la revue de la valeur des Immo-
bilisations incorporelles à durée de vie indéfinie de ces UGT, le
Groupe n’avait enregistré aucune perte de valeur.

118 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 10. FINANCEMENTS ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE, DETTE NETTE ET COÛT DE L’ENDETTEMENT NET

Suivi de la valeur des principales marques chaque année, aux hypothèses de croissance du chiffre d’affaires
à durée de vie indéfinie net, y compris l’année terminale, à partir des projections 2015) ;
Au 31 décembre 2015, le Groupe a procédé à la revue de la valeur
des marques Nutricia et Milupa selon la méthodologie, le modèle de î baisse du taux de royalties de 50 pb (baisse appliquée, chaque
année, aux hypothèses de taux de royalties, y compris l’année
valorisation décrit ci-avant et sur la base d’hypothèses construites
terminale, à partir des projections 2015) ;
à partir de celles des groupes d’UGT concernés, la marque Dumex
ayant été valorisée sur la base de l’accord de cession (voir Note 6.2 î baisse de la croissance à long terme de 50 pb ;
des Annexes aux comptes consolidés).
î hausse du taux d’actualisation de 50 pb.
Cette revue n’a conduit à aucune perte de valeur.
Autres marques à durée de vie indéfinie
Par ailleurs, une analyse de sensibilité aux hypothèses clés de la Au 31 décembre 2015, à l’issue de la revue de la valeur des autres
valeur d’utilité a été réalisée sur chacune de ces autres principales marques à durée indéfinie, le Groupe a enregistré des pertes de
marques. Les hypothèses clés intervenant dans le modèle de valori- valeur sur certaines des marques des Pôles Produits Laitiers Frais,
sation utilisé par le Groupe sont (i) la croissance du chiffre d’affaires Eaux et Nutrition Infantile, pour un montant cumulé de 125 millions
net, (ii) le taux de royalties, (iii) le taux de croissance long terme utilisé d’euros enregistré dans la rubrique des Autres produits et charges
pour le calcul de la valeur terminale, et (iv) le taux d’actualisation. opérationnels de l’exercice.
Les variations suivantes, jugées raisonnablement possibles, dans
Au 31 décembre 2014, à l’issue de la revue de la valeur des autres
les hypothèses clés ne modifient pas les conclusions de la revue
marques à durée indéfinie, le Groupe n’avait constaté aucune perte
de valeur, à savoir l’absence de perte de valeur :
de valeur.
î baisse du Chiffre d’affaires net de 100 pb (baisse appliquée,

NOTE 10. FINANCEMENTS ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE, DETTE NETTE ET COÛT


DE L’ENDETTEMENT NET
Note 10.1. Principes comptables
Financements
Les instruments de dette sont enregistrés au bilan (i) selon la
ments très liquides, de maturité courte et facilement convertibles
en un montant connu de trésorerie. Elles sont évaluées comme
4
méthode du coût amorti, en utilisant leur taux d’intérêt effectif, ou des actifs détenus à des fins de transaction au sens de la norme
(ii) à leur juste valeur. IAS 39, Instruments financiers : comptabilisation et évaluation et sont
inscrites au bilan consolidé à leur juste valeur.
Lorsque le risque de juste valeur d’une dette est couvert par un ins-
trument dérivé, la variation de juste valeur de la composante couverte Les Autres placements à court terme sont évalués à leur juste valeur
de cette dette est enregistrée au bilan consolidé en contrepartie comme des actifs détenus à des fins de transaction au sens de la
de la rubrique des Autres produits et charges financiers et vient norme IAS 39, Instruments financiers : comptabilisation et évaluation.
ainsi compenser la variation de juste valeur de l’instrument dérivé.
Les variations de juste valeur des placements à court terme sont
Lorsque les flux de trésorerie futurs d’une dette sont couverts par enregistrées directement dans la rubrique Produits de trésorerie
un instrument dérivé, la variation de juste valeur de la composante et d’équivalents de trésorerie du compte de résultat consolidé.
efficace du dérivé couvrant cette dette est enregistrée au bilan
consolidé en contrepartie des capitaux propres consolidés et est Traduction des opérations en devises
recyclée en résultat lorsque l’élément couvert (les flux d’intérêts Les créances et les dettes en devises figurant au bilan à la clô-
liés à la dette couverte) impacte le résultat consolidé. ture de la période sont évaluées en fonction des cours de change
applicables à cette date. Les pertes et profits de change résultant
Placements à court terme de la conversion des emprunts en devises ou autres instruments
Les Placements à court terme regroupent des valeurs mobilières affectés à la couverture d’investissements à long terme dans la
de placement et d’autres placements à court terme. même devise sont inclus dans la rubrique Écarts de conversion
des capitaux propres consolidés.
Les valeurs mobilières de placement sont constituées d’instru-

Note 10.2. Risque de liquidité et politique de gestion


Identification du risque Son objectif reste de maintenir cet endettement à un niveau lui
Dans le cadre de son activité opérationnelle, Danone n’a pas recours permettant de conserver de la flexibilité dans ses sources de
à un endettement de façon récurrente ni significative. Les flux financement.
d’exploitation sont généralement suffisants pour autofinancer ses
Le risque de liquidité est induit principalement, d’une part, par
opérations et sa croissance organique.
l’échéance de ses dettes (i) donnant lieu au paiement d’intérêts
Cependant, Danone peut être amené à augmenter son endettement (dette obligataire, bancaire, etc.), et (ii) ne donnant pas lieu au
pour financer des opérations de croissance externe ou ponctuellement paiement d’intérêts (dettes liées aux options de vente accordées
pour gérer son cycle de trésorerie, notamment lors du paiement aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle), et d’autre
des dividendes aux actionnaires de la Société. part, par les flux de paiement sur les instruments dérivés.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 119


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 10. FINANCEMENTS ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE, DETTE NETTE ET COÛT DE L’ENDETTEMENT NET

Dans le cadre de la gestion de son endettement, Danone est régu- Suivi et gestion du risque
lièrement amené à lever de nouveaux financements pour renouveler En application de sa politique de refinancement, Danone réduit son
sa dette existante. exposition en (i) centralisant ses sources de financement, (ii) faisant
appel à des sources de financement diversifiées, (iii) gérant une
Dans les pays dans lesquels le financement centralisé n’est pas
part significative de ses financements à moyen terme, (iv) mainte-
accessible lorsque les financements à moyen terme sont indispo-
nant des sources de financement disponibles à tout moment, et (v)
nibles, et/ou dans le cas de certains financements existants dans une
n’étant soumis à aucun engagement relatif au maintien de ratios
société avant sa prise de contrôle par Danone, Danone est exposé
financiers (covenant).
à un risque de liquidité sur des montants limités dans ces pays.
Dans les pays dans lesquels le financement centralisé n’est pas
Plus généralement, Danone pourrait, dans un contexte de crise
accessible, lorsque les financements à moyen terme sont indis-
financière systémique, ne pas être en mesure d’accéder aux finan-
ponibles, et/ou dans le cas de certains financements existants
cements ou refinancements nécessaires sur les marchés du crédit
dans une société avant sa prise de contrôle par Danone, certaines
ou des capitaux, ou d’y accéder à des conditions satisfaisantes, ce
sociétés du Groupe peuvent être amenées à porter des financements
qui serait susceptible d’avoir un impact négatif sur sa situation
locaux pour les besoins de leur activité opérationnelle ; ces finan-
financière.
cements représentent des montants limités individuellement et en
Par ailleurs, la capacité de Danone à accéder aux financements et cumul pour Danone, compte tenu du niveau des flux d’exploitation
le montant de ses charges financières peuvent dépendre, en partie, généralement suffisants pour autofinancer leurs opérations et leur
de la notation de son risque de crédit par les agences de notation croissance organique.
financière. Les notations des dettes à court terme et à long terme
Utilisation de ses sources de financement
de la Société et leur éventuelle dégradation pourraient entraîner
une augmentation des coûts de financement et affecter son accès La politique du Groupe consiste à maintenir disponible ses sources
aux financements. de financement et les gérer au niveau de la Société. Le Groupe peut
être amené à utiliser (i) notamment son programme de billets de
Enfin, la plupart des contrats de financement conclus par la Société
trésorerie et son crédit syndiqué pour gérer son cycle de trésorerie,
(lignes de crédit bancaires et emprunts obligataires) contiennent
en particulier lors du versement du dividende aux actionnaires de
un mécanisme de changement de contrôle, qui offre aux créanciers
Danone, et (ii) alternativement ses programmes de billets de tré-
un droit de remboursement anticipé dans le cas d’un changement
sorerie et EMTN ou son crédit syndiqué pour optimiser son coût
de contrôle de la Société s’il est accompagné d’une dégradation
de financement, tout en assurant sa sécurité financière, si bien
de sa notation sous “investment grade” par les agences de notation
que la maturité et la devise de ses financements effectivement
financière.
levés peuvent varier sans modifier le niveau d’endettement net ni
la sécurité financière du Groupe.

Note 10.3. Situation des financements et de la sécurité financière du Groupe gérés au niveau
de la Société, et variation de la période
Structure des principaux financements du Groupe et de sa sécurité financière
Au 31 décembre
2014 2015

(en millions d’euros sauf


emprunts aux États-Unis Montant Montant Montant Montant
en millions de dollars US) en principal utilisé (f) en principal utilisé (f)

Financement bancaire (a)

Crédit syndiqué (b) 2 000 – 2 000 –


Lignes de crédit confirmées (c) 3 400 – 3 400 –

Financement sur les marchés


des capitaux (a)

Financement obligataire EMTN (d) (e) 9 000 6 691 9 000 8 262


Emprunt obligataire émis
aux États-Unis (d) NA 850 NA 850
Billets de trésorerie  3 000 1 068 3 000 974
(a) La structure de financement du Groupe et sa sécurité financière sont gérées au niveau de la Société.
(b) Crédit syndiqué de type revolving d’échéance Décembre 2019.
(c) Portefeuille de lignes bancaires de sécurité conclues auprès d’établissements de crédit de premier rang, avec des échéances comprises entre 2015 et 2018.
(d) Les emprunts obligataires émis par la Société font l’objet d’une publication sur le site internet du Groupe.
(e) Euro Medium Term Notes.
(f) Montant libellé en euros sauf emprunt obligataire émis aux États-Unis libellé en dollars US.

120 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 10. FINANCEMENTS ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE, DETTE NETTE ET COÛT DE L’ENDETTEMENT NET

Principales opérations de financement de l’exercice 2015


Exercice clos le 31 décembre
2015

Nominal

Devise (en millions de devises) Échéance

Nouveaux financements

Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 550 2020


Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 750 2025
Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 750 2024
Remboursement

Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 604 2015

Principales opérations de financement de l’exercice 2014


Exercice clos le 31 décembre
2014

Nominal

Devise (en millions de devises) Échéance

Nouveaux financements

Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 150 2019

4
Renouvellement

Crédit syndiqué (a) EUR 2 000 2019


Remboursement

Emprunt obligataire euro sous programme EMTN EUR 618 2014


(a) Crédit syndiqué multidevises de type revolving, mis en place en juillet 2011, renouvelé en décembre 2014.

Valeur nette comptable du financement obligataire et variation de la période


2014 2015

(en millions d’euros) Part non courante Part courante Part non courante Part courante

Au 1er janvier 6 460 618 6 087 603


Émissions 150 – 2 050 –
Remboursements – (618) – (603)
Incidence des variations
des taux de change 81 – 110 15
Passage à moins d’un an
de la part non-courante (603) 603 (696) 696
Au 31 décembre 6 087 603 7 551 711

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 121


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 10. FINANCEMENTS ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE, DETTE NETTE ET COÛT DE L’ENDETTEMENT NET

Échéanciers des dettes financières gérées au niveau de la Société et des options de vente accordées aux
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle
Sorties de trésorerie prévisionnelles relatives au remboursement contractuel en nominal selon l’hypothèse de non-renouvellement

(en millions d’euros)

2000
614

974
1000
248

1187
1050
929
807 800 750 750 Financement obligataire
638 682
500 Billet de trésorerie
Dettes liées aux options de vente
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025

Sorties de trésorerie prévisionnelles relatives aux paiements contractuels des intérêts sur les dettes et actifs financiers gérés
au niveau de la Société, y compris les primes à payer sur les instruments dérivés selon l’hypothèse de non-renouvellement

Flux de Flux de Flux de Flux de Flux de trésorerie


(en millions d’euros) trésorerie 2016 trésorerie 2017 trésorerie 2018 trésorerie 2019 2020 et après

Flux d’intérêts sur


les financements (a) (121) (109) (95) (85) (189)
Flux sur instruments
dérivés (a) (b) (c) 5 32 2 2 5
(a) Les intérêts à taux variable sont calculés sur la base des taux en vigueur au 31 décembre 2015.
(b) Flux nets contractuels, y compris primes à payer, flux nets à payer ou recevoir relatifs à l’exercice des options dans la monnaie à la fin de l’exercice.
(c) Concernent les instruments dérivés sur dette nette, actifs et passifs.

Sources de financement disponibles à tout moment


Les sources de financement disponibles à tout moment mises en place par le Groupe sont composées principalement de lignes de crédit
confirmées et un crédit syndiqué non utilisés portés par la Société.

(en millions d’euros)

4000

2477 2293
1993
1267

2000

2000 2000 2000 2000

892 Crédit syndiqué


Lignes de crédit confirmées
0
2015 2016 2017 2018 2019

122 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 10. FINANCEMENTS ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE, DETTE NETTE ET COÛT DE L’ENDETTEMENT NET

Rating de la Société
Au 31 décembre
2014 2015

Moody’s Standard and Poor’s Moody’s Standard and Poor’s

Notation court terme (a)

Notation – A-2 – A-2

Notation long terme (b) (c)

Notation Baa1 (c) A- Baa1 (c) A-


Perspective Stable Négative (d) Stable Négative (d)
(a) Notation du programme de Billet de trésorerie de la Société.
(b) Notation des dettes à plus d’un an de la Société.
(c) Note abaissée le 13 décembre 2014.
(d) Perspective attribuée le 23 décembre 2014.

Note 10.4. Placements à court terme


Valeur nette comptable
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Fonds monétaires 1 838 2 003


Dépôts bancaires, titres de créances négociables

4
et autres placements court terme 479 512
Total 2 317 2 514

Risque de contrepartie relatif aux placements à court terme


Le Groupe souscrit majoritairement à des parts de SICAV monétaires ou SICAV monétaires court terme, très liquides, diversifiées et qui
ne font pas l’objet de notation.
Les dépôts bancaires, titres de créances négociables et autres placements à court terme sont souscrits auprès de contreparties de
premier rang.

Note 10.5. Dette nette


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015

Dettes financières non courantes 6 598 8 087


Dettes financières courantes 4 544 2 991
Placements à court terme (2 317) (2 514)
Disponibilités (880) (519)
Instruments dérivés – actifs – Non courants (153) (125)
Instruments dérivés – actifs – Courants (28) (120)
Dette nette 7 764 7 799

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 123


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 10. FINANCEMENTS ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE, DETTE NETTE ET COÛT DE L’ENDETTEMENT NET

Variation de la dette nette en 2015 Variation de la dette nette en 2014


La dette nette de Danone est stable par rapport à 2014 ; les cash- La dette nette du Groupe s’établissait à 7 764 millions d’euros au
flows générés ayant permis de financer les acquisitions réalisées 31 décembre 2014, incluant les options de vente accordées aux
au cours de l’exercice 2015. actionnaires minoritaires pour 2 558 millions d’euros. La dette
relative à ces options était en baisse de 686 millions d’euros par
La dette nette inclut 862 millions d’euros d’options de vente accor-
rapport au 31 décembre 2013, du fait notamment de l’augmenta-
dées aux actionnaires minoritaires. La dette relative à ces options
tion de la participation de Danone au capital de la société Centrale
est en baisse de 1 696 millions d’euros par rapport au 31 décembre
Danone (Maroc) en 2014.
2014. Cette évolution reflète notamment le rachat de 15,7 % du
capital de Danone Espagne et l’exercice par certains actionnaires Hors options de vente aux actionnaires minoritaires, la dette financière
de l’ensemble Danone-Unimilk de leurs options de vente. nette du Groupe s’établissait à 5 206 millions d’euros, en progression
de 484 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2013. Cette
hausse était liée en majeure partie aux acquisitions réalisées par
Danone en 2014, incluant l’augmentation de sa participation dans
les sociétés Centrale Danone (Maroc) et Mengniu (Chine), et sa prise
de participation dans la société Brookside (Kenya).

Note 10.6. Coût de l’endettement financier net


Principes comptables Coût de l’endettement financier net de 2015
Le coût de l’endettement financier brut comprend principalement Le coût de l’endettement financier net a baissé en dépit d’une
les charges d’intérêts (calculées au taux d’intérêt effectif) des progression de la dette financière nette par rapport à 2014. Cette
financements courants et non-courants et les effets des dérivés baisse reflète notamment la baisse des taux d’intérêt et le bénéfice
relatifs à ces financements. des émissions obligataires ayant permis à Danone d’allonger la
maturité moyenne de sa dette à des conditions de marché favorables.
Les produits trésorerie et d’équivalents de trésorerie comprennent
principalement les produits d’intérêts reçus et les effets de la
Coût de l’endettement financier net de 2014
valorisation à la juste valeur par résultat le cas échéant relatifs
Le coût de l’endettement financier net a baissé en dépit d’une
aux placements à court terme et aux disponibilités.
progression de la dette financière nette par rapport à 2013. Cette
Les flux de trésorerie relatifs sont présentés au sein de la trésorerie baisse reflète notamment la baisse des taux d’intérêt et le bénéfice
d’exploitation. des émissions obligataires ayant permis à la société d’allonger la
maturité moyenne de sa dette à des conditions de marché favorables.

Note 10.7. Risques financiers liés à l’activité de financement


Risque de taux d’intérêt Sensibilité du résultat liée aux variations du coût de la dette
nette induite par des variations de taux d’intérêt court terme
Exposition au risque de taux d’intérêt
La sensibilité à la variation des taux d’intérêt prend en compte les
Le Groupe est exposé à un risque de taux d’intérêt sur ses passifs
éléments suivants :
financiers comme sur ses liquidités. En effet, par le biais de son
endettement portant intérêt, le Groupe est exposé aux fluctuations î dettes financières nettes des placements à court terme et des
des taux d’intérêt qui ont un impact sur le montant de ses charges disponibilités hors dettes financières liées aux options de vente
financières. accordées aux actionnaires minoritaires dans la mesure où ces
dernières ne portent pas intérêt ;
Par ailleurs, en application de la norme IAS 39, Instruments finan-
ciers : comptabilisation et évaluation, les fluctuations des taux d’intérêt î couvertures de taux d’intérêt actives au 31 décembre.
peuvent avoir un impact sur les résultats et les capitaux propres
consolidés du Groupe.
Le Groupe a mis en place une politique de suivi et de gestion du
risque de taux d’intérêt visant à limiter la volatilité de son résultat
financier par la mise en place d’instruments de couverture.
Ces instruments dérivés sont principalement des contrats de swaps
de taux d’intérêt et parfois des tunnels, tous ces instruments étant
plain vanilla. Les instruments dérivés de taux d’intérêt sont contractés
à des fins de gestion du risque de taux et sont qualifiés ou non de
couverture selon la norme IAS 39.

124 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 11. AUTRES ACTIFS FINANCIERS, AUTRES PRODUITS ET CHARGES FINANCIERS

Part de la dette nette couverte et non couverte contre Sensibilité du coût de la dette nette d’une variation
une hausse des taux court terme de taux d’intérêt court terme
En 2015 comme en 2014, l’impact d’une variation de taux d’intérêt
Répartition de la dette nette entre taux fixe et taux variable
court terme n’aurait pas d’impact significatif sur le coût de la dette
nette du Groupe.

Risque de change financier


Compte tenu de sa présence internationale, le Groupe peut être
3% exposé aux fluctuations des taux de change dans le cadre de son
activité de financement : en application de sa politique de centrali-
sation des risques, le Groupe est amené à gérer des financements
et de la trésorerie multidevises.
En application de sa politique de couverture du risque de change
financier, l’exposition résiduelle du Groupe après couverture n’est
pas significative.
Dans le cadre de ces politiques, le Groupe a recours à des contrats
de swaps de devises (cross-currency swaps) décrits en Note 12.4 des
112 % Annexes aux comptes consolidés.

97 %

-12 %
Taux fixe
Taux variable
4
2014 2015

NOTE 11. AUTRES ACTIFS FINANCIERS, AUTRES PRODUITS ET CHARGES


FINANCIERS
Note 11.1. Principes comptables
Autres titres non consolidés Les résultats de cession relatifs aux titres non consolidés sont
Les Autres titres non consolidés sont évalués comme des titres enregistrés sur la ligne Autres produits et charges financiers du
disponibles à la vente au sens de la norme IAS 39, Instruments compte de résultat consolidé.
financiers : comptabilisation et évaluation. Ils sont enregistrés au bilan
consolidé à leur juste valeur, les variations de juste valeur étant Autres immobilisations financières
inscrites dans la rubrique Autres résultats enregistrés directement Les Autres immobilisations financières comprennent principale-
en capitaux propres des capitaux propres consolidés, à l’exception ment des placements obligataires et monétaires et des dépôts de
des pertes latentes jugées significatives ou prolongées qui sont garantie essentiellement requis par la réglementation fiscale de
enregistrées dans le compte de résultat dans la rubrique Autres certains pays dans lesquels le Groupe est présent.
produits et charges financiers.
Les placements obligataires et monétaires sont qualifiés de titres
Juste valeur disponibles à la vente au sens de la norme IAS 39, Instruments
Pour les sociétés cotées, la juste valeur est déterminée par référence financiers : comptabilisation et évaluation. Ils sont enregistrés au
au cours de bourse de fin de période. bilan consolidé à leur juste valeur, les variations de juste valeur
étant inscrites dans la rubrique Autres résultats enregistrés
Pour les sociétés non cotées, la juste valeur est déterminée par
directement en capitaux propres des capitaux propres consolidés,
référence à des transactions conclues avec des tiers, aux valori-
à l’exception des pertes latentes jugées significatives ou prolongées
sations ressortant des options de vente ou d’achat conclues avec
qui sont enregistrées dans le compte de résultat dans la rubrique
des tiers ou à des évaluations externes.
des Autres charges financières. Leur juste valeur est calculée sur
En l’absence de tels éléments, la juste valeur des titres de parti- la base de prix cotés sur des marchés actifs.
cipation des sociétés non cotées est supposée équivalente au coût
d’acquisition des titres. Prêts à plus d’un an
Les Prêts à plus d’un an sont comptabilisés selon la méthode du
coût amorti, sur la base du taux d’intérêt effectif, au sens de la
norme IAS 39, Instruments financiers : comptabilisation et évaluation.

DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015 125


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 12. ORGANISATION DE LA GESTION DES RISQUES FINANCIERS ET INSTRUMENTS DÉRIVÉS

Note 11.2. Autres actifs financiers


Principaux changements de la période
Opérations de l’exercice 2015
Le Groupe n’a procédé à aucune opération significative.
Opérations de l’exercice 2014
La participation du Groupe dans le groupe Mengniu (Produits Laitiers Frais, Chine) acquise en 2013 est mise en équivalence depuis le
1er janvier 2014 (voir Note 4.4 des Annexes aux comptes consolidés).

Valeur nette comptable


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Titres non consolidés 92 70

Placements obligataires et monétaires (a) 123 124


Fonds [Link] 20 13
Autres (b) 68 52
Autres immobilisations financières 210 189
Prêts à plus d’un an 17 15
Autres actifs financiers 228 204

Dont plus (moins) value latentes (c) 42 17


(a) Placements obligataires et monétaires en couverture des provisions constituées au titre de certains risques “dommage et prévoyance”.
(b) Comprend principalement des dépôts de garanties essentiellement requis par la réglementation fiscale de certains pays dans lesquels le Groupe est présent.
(c) Montant avant impôt, enregistré dans la rubrique des Autres résultats enregistrés directement en capitaux propres des capitaux propres consolidés.

Note 11.3. Autres produits financiers et autres charges financières


Principes comptables Variation du solde des autres produits et charges
Les autres produits financiers et autres charges financières cor- financiers de l’exercice 2015
respondent aux produits et aux charges financières autres que Les autres produits financiers de l’exercice 2015 sont stables par
les charges et produits relatifs à l’endettement financier net. En rapport à 2014.
particulier ils comprennent les éléments suivants :
Variation du solde des autres produits et charges
î part inefficace des couvertures, notamment de change opéra- financiers de l’exercice 2014
tionnel en application de la norme IAS 39, Instruments dérivés :
La variation du solde des autres produits et charges financiers
comptabilisation et évaluation ;
résultait principalement du caractère exceptionnel de la base de
î impact de la désactualisation de la valeur actualisée des enga- comparaison 2013, qui avait bénéficié d’une plus-value liée à la
gements nette du rendement attendu des actifs des régimes des cession par Danone de sa participation dans la société SNI, réalisée
engagements de retraites et autres avantages à long terme ; dans le cadre de la prise de contrôle de Centrale Danone (Maroc).
î commissions bancaires, y compris commissions de non utili-
sation des lignes de crédit confirmées (reconnues en Autres
charges financières) ;

î résultat de cession des Autres titres non consolidés et des Autres


immobilisations financières.

NOTE 12. ORGANISATION DE LA GESTION DES RISQUES FINANCIERS


ET INSTRUMENTS DÉRIVÉS
Note 12.1. Organisation de la gestion des risques financiers
Dans le cadre de son activité, le Groupe est exposé aux risques La politique du Groupe consiste à (i) minimiser et gérer l’impact de
financiers, notamment de change, de financement et de liquidité, ses expositions aux risques de marché sur ses résultats et, dans
de taux d’intérêt, aux risques de contrepartie, aux risques sur titres une moindre mesure, sur son bilan, (ii) suivre et gérer ces expo-
et aux risques sur matières premières. sitions de manière centralisée, puis (iii) en fonction des contextes

126 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015


4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 12. ORGANISATION DE LA GESTION DES RISQUES FINANCIERS ET INSTRUMENTS DÉRIVÉS

réglementaires et monétaires exécuter les opérations financières rerie et de financement est communiqué à la Direction Générale
localement ou centralement, et enfin (iv) n’utiliser des instruments Finances du Groupe qui suit ainsi les orientations prises dans le
dérivés qu’à des fins de couverture économique. cadre des stratégies de gestion qu’elle a précédemment autorisées.
Le Groupe, au travers de la Direction Trésorerie et Financement Par ailleurs, le Groupe est exposé au risque de volatilité des prix et
rattachée à la Direction Générale Finances, dispose pour cette à une éventuelle pénurie des matières premières qu’il est amené à
gestion de l’expertise et des outils (salle des marchés, logiciels de acheter, principalement pour produire ses produits finis. Pour gérer
front et de back-office) permettant d’intervenir sur les différents cette exposition, le Groupe a mis en place une politique d’achats de
marchés financiers selon les standards généralement mis en place matières premières (Market Risk Management). Cette politique ainsi
dans les groupes de premier plan. Par ailleurs, l’organisation et les que l’impact d’une variation de prix des deux principales catégories
procédures appliquées sont revues par les Directions du Contrôle de matières sur le coût des achats annuels du Groupe sont décrits
Interne et de l’Audit Interne. Enfin, un reporting mensuel de tréso- en Note 5.7 des Annexes aux comptes consolidés.

Note 12.2. Principes comptables


Les Instruments dérivés sont enregistrés au bilan consolidé à leur Si l’instrument dérivé est désigné comme couverture d’investisse-
juste valeur : ment net à l’étranger, la variation de valeur du dérivé est enregistrée
dans les capitaux propres en Écarts de conversion.
î les instruments dérivés de gestion de la dette nette et de cou-
verture d’investissements nets à l’étranger sont comptabilisés Si l’instrument dérivé est désigné comme couverture de flux de
dans des lignes de dettes financières ou d’actifs courants et trésorerie futurs, la variation de valeur de la partie efficace du
non-courants ; dérivé est enregistrée dans les capitaux propres en Autres résul-
tats enregistrés en capitaux propres. Elle est recyclée en résultat
î les instruments dérivés de change opérationnel sont compta- lorsque l’élément couvert est lui-même comptabilisé en résultat
bilisés dans la ligne Autres comptes débiteurs en Instruments
et ce, au sein de la même rubrique. En revanche, la variation de
dérivés – actifs ou en Autres passifs courants dans la rubrique
valeur de la partie inefficace du dérivé est enregistrée directement
Instruments dérivés – passifs.
en résultat, dans la rubrique des Autres produits et charges finan-
Si l’instrument dérivé est désigné comme couverture de juste ciers. Les variations de juste valeur des instruments dérivés qui
valeur d’actifs ou passifs inscrits au bilan consolidé, les variations ne remplissent pas les conditions d’application de la comptabilité

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de valeur du dérivé et de l’élément couvert sont enregistrées en de couverture sont enregistrées directement dans le compte de
résultat sur la même période. résultat de la période, dans une rubrique du résultat opérationnel
ou financier selon la nature de la couverture.

Note 12.3. Instruments dérivés en couverture du risque de change opérationnel


La politique du Groupe consiste à couvrir ses opérations commer- à travers un système centralisé de gestion ou, pour les filiales où
ciales hautement probables afin que, au 31 décembre, son exposition la législation ne le permet pas, à s’assurer de l’exécution par un
résiduelle sur l’ensemble de l’exercice suivant soit significativement processus de suivi et de contrôle.
réduite. Toutefois, lorsque les conditions de couverture de certaines
Le Groupe applique majoritairement la comptabilité de couverture
devises sont dégradées (moindre disponibili