Danone Rappor 2015 FR
Danone Rappor 2015 FR
DE RÉFÉRENCE
raPPorT
FinanCier
annuel
Conception et réalisation graphique
La conception et la réalisation graphique ont été réalisées
par Caroline Pauchant et Claire Faÿ
avec Luce Théry, Hind Mellah, Adrien Labbe et Violaine Aurias.
Papier
Ce document est imprimé sur
du papier Cocoon Silk 100 % recyclé, certifié
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les matières premières utilisées.
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dans le but d’offrir une meilleure protection de la santé humaine
et de l’environnement contre les risques pouvant être liés aux
produits chimiques, mais aussi de promouvoir de nouvelles méthodes
de tests, la libre circulation des substances et enfin d’augmenter
la compétitivité et l’innovation.
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Merci !
SOMMAIRE 5
RESPONSABILITÉ SOCIALE,
1
PRÉSENTATION DE L’ÉMETTEUR
SOCIÉTALE ET ENVIRONNEMENTALE
5.1 Démarche de Danone en matière
de responsabilité sociale, sociétale
169
et environnementale 170
ET INFORMATIONS SUR LE DOCUMENT 5.2 Informations relatives aux performances
DE RÉFÉRENCE 5 sociale, sociétale et environnementale de
Danone conformément à la loi Grenelle II 173
1.1 Présentation de l’émetteur 6
5.3 Fonds sponsorisés par Danone 200
1.2 Informations sur le Document
de Référence 7
6
1.3 Personne responsable du Document
de Référence 9
2
GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE 207
6.1 Organes de gouvernance 208
6.2 Mandats et fonctions exercés par
APERÇU DES ACTIVITÉS, les Administrateurs et les candidats
au Conseil d’Administration 232
FACTEURS DE RISQUES 11 6.3 Rémunérations et avantages des
2.1 Historique 12 dirigeants et organes de gouvernance 252
2.2 Présentation de Danone 13 6.4 Contrôle interne et gestion des risques 290
2.3 Axes stratégiques 15 6.5 Rapport spécial des Commissaires
2.4 Description et stratégie des Pôles aux comptes sur les conventions
d’activité 16 et engagements réglementés 297
2.5 Autres éléments de l’activité
7
et de l’organisation de Danone 18
2.6 Organigramme simplifié
au 31 décembre 2015 22
2.7 Facteurs de risques 24 CAPITAL ET ACTIONNARIAT 305
7.1 Capital social de la Société 306
3
ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015
7.2 Actions et calls DANONE détenus
par la Société et ses filiales
7.3 Autorisations d’émission de titres
donnant accès au capital
307
310
4
ÉTATS FINANCIERS 71
8
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE
4.1 Comptes consolidés et Annexes aux
comptes consolidés 72
DU 28 AVRIL 2016 323
8.1 Participation aux Assemblées Générales 324
4.2 Comptes individuels de Danone SA,
société mère Danone 144 8.2 Projets de résolutions présentés
à l’Assemblée Générale 325
4.3 Honoraires des Commissaires aux comptes
et des membres de leurs réseaux 166 8.3 Commentaires sur les résolutions
de l’Assemblée Générale 330
4.4 Informations provenant de tiers,
déclarations d’experts et déclarations 8.4 Rapport spécial des Commissaires
d’intérêts 167 aux comptes à l’Assemblée Générale 345
Annexes 347
Tables de concordance 348
Liste des filiales 353
EN ÉCRIVANT UN MANIFESTO, NOUS RENFORÇONS NOTRE DOUBLE ENGAGEMENT POUR LE SUCCÈS DE NOTRE BUSINESS
ET LE PROGRÈS SOCIAL, ET NOUS RECONNAISSONS QUE TRAVAILLER À DES CHOIX ET DES MODES DE VIES PLUS SAINS
VA DE PAIR AVEC LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE DE NOS COMMUNAUTÉS. CE MANIFESTO INCARNE NOTRE ENGAGEMENT À
CONSTRUIRE UNE RÉVOLUTION DE L’ALIMENTATION POUR LA SANTÉ DE DANONE, DE NOTRE PLANÈTE ET DE TOUT NOTRE
ÉCOSYSTÈME, ET POUR LA SANTÉ DES GÉNÉRATIONS PRÉSENTES ET À VENIR…
MANIFESTO
LA SANTÉ N’EST RIEN SANS LE PLAISIR POUR CHAQUE INDIVIDU, À TOUT ÂGE, AVEC PLAISIR
Sans envie et joie, impossible de se nourrir ou de continuer À travers notre gamme de produits et services, nous nous
à se nourrir sainement. Le plaisir à travers l’alimentation est engageons à répondre aux besoins et désirs de chaque
la condition préalable à tout mode de vie sain. personne à chaque moment clé de la vie, en encoura-
geant l’adoption de modes d’alimentation équilibrés ou en
proposant des bénéfices santé spécifiques.
LA RICHESSE DES NATIONS SE DÉVELOPPE POUR NOTRE PLANÈTE ET SON PATRIMOINE VIVANT
Nous nous engageons ensemble à préserver une planète
AVEC UNE PLANÈTE SAINE saine et consacrerons toute notre énergie à protéger la
Tous les aliments que nous mangeons dépendent du sol où
richesse de la vie et la diversité de la nature, sous toutes ses
ils ont poussé, du sol dont ils se sont nourris. En tant que
formes et dans tous ses écosystèmes.
jardinier de cette planète, nous avons le devoir de veiller
à ces ressources de manière responsable et durable.
NOTRE MEILLEURE ALLIÉE EST LA RECHERCHE POUR CE QUI EST INVENTÉ ET CE QU’IL RESTE
L’alimentation va au-delà du produit brut de la nature. C’est
le résultat d’une entreprise humaine, combinant progrès
À INVENTER
Nous respectons constamment notre obligation de préparer
technologique et compréhension profonde de sa valeur
le futur à travers des solutions nouvelles et durables d’ali-
et de son potentiel.
mentation saine et d’accès à l’eau potable pour le plus grand
nombre, tout en créant des liens avec les communautés
et les parties prenantes. Nous restons à l’avant-garde de ce
mouvement.
C’EST AUJOURD’HUI QUE SE PRÉPARE LE FUTUR PAS SEULS, MAIS AVEC DES PARTENAIRES
Des solutions vont émerger pour servir cette génération
et les suivantes en apportant une alimentation saine et
ET DES AMIS
Nous restons convaincus qu’il est préférable de marcher
accessible ainsi que de l’eau potable au plus grand nombre ensemble que seuls dans notre quête commune pour une
à travers le monde. meilleure santé par une meilleure alimentation pour le plus
grand nombre. Nous le faisons en tissant des liens privilé-
giés avec des consommateurs et de communautés de plus
en plus nombreux.
“APPORTER LA SANTÉ PAR L’ALIMENTATION
AU PLUS GRAND NOMBRE”
2015
DOCUMENT
DE RÉFÉRENCE
RAPPORT FINANCIER ANNUEL
Le présent Document de Référence a été déposé auprès de l’Autorité des Marchés Financiers le 17 mars 2016, conformément à l’article
212-13 de son Règlement général. Il pourra être utilisé à l’appui d’une opération financière s’il est complété par une note d’opération visée
par l’AMF. Ce document a été établi par l’émetteur et engage la responsabilité de ses signataires.
Des exemplaires du présent Document de Référence sont disponibles auprès de Danone 17, boulevard Haussmann 75009 Paris,
sur le site Internet de Danone : [Link] et sur le site Internet de l’Autorité des Marchés Financiers : [Link]
CHIFFRES CLÉS
“ Avec une croissance organique de +4,4 % et une amélioration de +17 points de base en données
comparables de la marge opérationnelle courante, nos résultats sont très solides et parfaitement
en ligne avec nos objectifs. Ils démontrent que nous avons franchi une étape dans l’exécution de notre
mission tout en construisant les conditions d’une croissance forte, rentable et durable d’ici 2020.
Nous avons amélioré nos processus d’allocation de ressources et de décisions en combinant discipline
et réactivité de façon plus optimisée.
Les choix réalisés en 2015 ont permis d’obtenir ces résultats solides dans l’ensemble de nos quatre
métiers et de nos marchés, aussi bien dans les marchés développés qu’émergents.
En 2016, dans un contexte mondial qui demeurera volatil, Danone continuera d’investir derrière ses marques
et franchira une nouvelle étape importante dans le développement d’un modèle équilibré de croissance
forte, rentable et durable.”
Emmanuel FABER, Directeur Général de Danone
22,4
20,9 21,3 21,1
1,60
19,3
1,45 1,45 1,50
17,0 1,39
1,30
15,2 15,0 1,20 1,20
13,6 13,1 13,7 13,0 1,10
12,1 12,8 1,00
0,85
0,68
0,58 0,61
02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15
20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20
î 99 781 collaborateurs
î Réduction de l’intensité carbone (a) de 46,4 % entre 2008 et 2015
î Réduction de la consommation d’eau de 5 % en 2015
î Classé dans les principaux indices de responsabilité sociale :
Dow Jones Sustainability Index, Vigeo, Ethibel Sustainability Index
(a) À périmètre d’activité constant et sur le périmètre d’émission sous la responsabilité
directe de Danone (emballages, activités industrielles, logistique et fin de vie).
1 593
8 900
4 994 9 041
11 057
Free cash-flow hors éléments exceptionnels (a) (b) 1 549 1 401 1 529
1.2 INFORMATIONS
SUR LE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 7
Informations financières clés 7
Références et définitions 7
Incorporation par référence 8
Siège social
Le siège social de la Société est situé 17, boulevard Haussmann, à Paris (75009), France. Le numéro de téléphone du siège social est le
+33 (0)1 44 35 20 20.
Objet social
Aux termes de l’article 2 des statuts, Danone a pour objet, directe- Elle pourra agir directement ou indirectement et faire ces opérations
ment ou indirectement, en France et en tous pays : sous quelque forme que ce soit, pour son compte ou pour le compte
de tiers, et soit seule, soit en participation, association, groupement
î l’industrie et le commerce de tous produits alimentaires ;
ou sociétés, avec toutes autres personnes ou sociétés.
î la réalisation de toutes opérations financières et la gestion de
Elle pourra également prendre tous intérêts et participations dans
tous droits mobiliers et titres, cotés ou non, français ou étrangers,
toutes sociétés et affaires françaises et étrangères, quel qu’en
l’acquisition et la gestion de tous biens et droits immobiliers.
soit l’objet, par création de sociétés spéciales, au moyen d’apport
La Société pourra, généralement, faire toutes opérations mobi- ou souscription, par acquisition d’actions, obligations ou autres
lières, immobilières, industrielles, commerciales et financières se titres et de tous droits sociaux et, généralement, par toutes formes
rattachant directement ou indirectement ou pouvant être utiles, à quelconques.
un titre quelconque, à la Société pour son objet.
Références et définitions
Sauf mention contraire, toutes les références mentionnées ci-après correspondent aux éléments suivants :
ALMA Toutes les références à la zone “ALMA” concernent la zone géographique regroupant l’Asie-Pacifique,
l’Amérique Latine, le Moyen-Orient et l’Afrique (Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa) ;
Amérique du Nord Toutes les références à la zone “Amérique du Nord” concernent les États-Unis et le Canada ;
Calls DANONE Toutes les références aux “calls DANONE” concernent les options d’achats DANONE détenues par la
Société en couverture de certains des plans de stock-options décrits au paragraphe 7.2 Actions et calls
DANONE détenus par la Société et ses filiales ;
Chiffre d’affaires Toutes les références au “Chiffre d’affaires” correspondent au chiffre d’affaires net consolidé de Danone ;
Comptes consolidés, Toutes les références aux comptes consolidés et à leurs Annexes concernent les comptes consolidés
Annexes aux comptes de l’exercice 2015 ;
consolidés
Document de Référence Toutes les références au “Document de Référence” concernent le Document de Référence du Groupe ;
Eaux Toutes les références aux “Eaux”, à l’activité ou à un marché d’eaux concernent les eaux embouteillées,
les eaux vendues dans des grands contenants (eaux en bonbonne) et dans des petits contenants ;
Entreprise Toutes les références à l’“Entreprise”, au “Groupe”, ou à “Danone”, concernent la Société et ses filiales
consolidées ;
GPS Toutes les références aux GPS (Group performance shares) concernent les actions sous conditions de
(Group performance shares) performance attribuées à certains salariés et aux dirigeants mandataires sociaux décrites au para-
graphe 6.3 Rémunérations et avantages des dirigeants et organes de gouvernance ;
GPU Toutes les références aux GPU (Group performance units) concernent la rémunération variable plurian-
(Group performance units) nuelle décrite au paragraphe 6.3 Rémunérations et avantages des dirigeants et organes de gouvernance ;
Groupe Toutes les références au “Groupe”, à l’“Entreprise”, ou à “Danone”, concernent la Société et ses filiales
consolidées ;
Marchés Toutes les références aux “marchés” de produits en particulier, ou aux parts de marché, concernent les mar-
chés de produits emballés, et excluent les produits qui peuvent être commercialisés ou vendus autrement ;
Nutrition Infantile Toutes les références à la “Nutrition Infantile”, à l’activité ou à un marché de nutrition infantile concernent
les laits infantiles (laits en poudre, laits de croissance), les desserts lactés et fruités, les céréales, les
pots et les plats cuisinés pour bébés ;
Nutrition Médicale Toutes les références à la “Nutrition Médicale”, à l’activité ou à un marché de nutrition médicale concernent
les produits de nutrition clinique adulte ou pédiatrique orale ou par sonde en cas de dénutrition associée
ou non à une pathologie ;
Options de vente accordées Toutes les références aux “options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle”
aux détenteurs d’intérêts concernent les options de vente accordées par Danone à certains actionnaires minoritaires sur tout ou
ne conférant pas le contrôle partie de leur participation dans certaines de ses filiales consolidées décrites au paragraphe 3.4 Examen
du bilan et de la sécurité financière ;
Parts de marché et positions Toutes les références aux parts de marché ou aux positions de Danone sur le marché sont issues d’études
de Danone sur le marché de marché et de bases de données externes fournies notamment par les instituts Nielsen, IRI,Euromonitor
et Canadean ;
Parts de marchés Les informations relatives aux parts de marché et aux positions sur le marché sont basées sur les ventes
et positions sur le marché en valeur ;
Pays émergents Toutes les références aux “pays émergents” concernent les pays autres que les pays matures et dans
lesquels Danone est présent ;
Pays matures Toutes les références aux “pays matures” concernent les pays d’Europe occidentale (notamment la France
et l’Europe du Sud avec l’Espagne, l’Italie et le Portugal), d’Amérique du Nord, le Japon, l’Australie et
la Nouvelle-Zélande ;
Pôle Toutes les références à un “Pôle” ou aux “Pôles” concernent l’une ou l’ensemble des activités Produits
Laitiers Frais, Eaux, Nutrition Infantile et Nutrition Médicale de Danone ;
Produits Laitiers Frais Toutes les références aux “Produits Laitiers Frais”, à l’activité ou à un marché de produits laitiers frais
concernent les produits laitiers conditionnés et excluent la crème et le beurre ;
Stock-options Toutes les références aux stock-options concernent les options d’achats DANONE attribuées à certains
salariés et aux dirigeants mandataires sociaux décrites au paragraphe 6.3 Rémunérations et avantages
des dirigeants et organes de gouvernance ;
Valeur des GPS (actions sous Toutes les références à la valeur des GPS et des stock-options concernent la juste valeur de ces actions
conditions de performance) et options, calculée à la date d’attribution en application de la norme IFRS 2.
et des stock-options
Directeur Général
Danone
“Nous attestons, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Document de
Référence sont, à notre connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
Nous attestons, à notre connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la
consolidation, et que le rapport de gestion référencé dans la table de concordance figurant en Annexes du présent Document de Référence
présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et de l’ensemble des entre-
prises comprises dans la consolidation ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
Nous avons obtenu des contrôleurs légaux des comptes une lettre de fin de travaux, dans laquelle ils indiquent avoir procédé à la vérifi-
cation des informations portant sur la situation financière et les comptes données dans le présent Document de Référence ainsi qu’à la
lecture d’ensemble du Document de Référence.”
Le Directeur Général,
Emmanuel FABER
2.1 HISTORIQUE
Racines de l’Entreprise : du verre à l’alimentaire
Les origines de Danone remontent à 1966, lorsque la fusion de En 1972, Antoine RIBOUD, alors Président Directeur Général de
deux sociétés verrières françaises, Glaces de Boussois et Verrerie BSN, pose les bases du “double projet économique et social ”, dans
Souchon Neuvesel, donne naissance à la société Boussois Souchon lequel s’ancre depuis la stratégie de l’Entreprise. Un an plus tard,
Neuvesel (“BSN”). À partir de 1970, BSN engage une stratégie de en 1973, BSN fusionne avec Gervais Danone, un groupe alimentaire
diversification dans l’alimentaire en rachetant successivement trois français de produits laitiers et de pâtes, devenant ainsi le premier
des principaux clients de son activité de Verre d’Emballage : les groupe alimentaire français.
Brasseries Kronenbourg, la Société Européenne de Brasseries et
la Société Anonyme des Eaux Minérales d’Evian. À la suite de ces
acquisitions, BSN devient le leader français de la bière, des eaux
minérales et de l’alimentation infantile.
4 471
Europe
CEI & Amérique du Nord
ALMA
France 10 %
Chine 7 %
Russie 7 %
Royaume-Uni 6 %
Indonésie 6 %
Argentine 6 %
Mexique 5 %
Espagne 5 %
Allemagne 4 %
L’alimentation
Danone ne limite pas sa mission à une réponse aux besoins nutri- Cette stratégie s’appuie en premier lieu sur les principaux marchés
tionnels. En effet, l’Entreprise intègre également une dimension de croissance dans lesquels Danone dispose de solides positions :
culturelle, sociale, émotionnelle et physiologique liée aux habitudes l’Indonésie, la Chine, la Russie, les États-Unis, le Mexique et le Brésil.
alimentaires locales de chaque région du monde. Danone a choisi Dans ces pays, l’Entreprise continue de développer la consommation
d’apporter une alimentation intégrant les modes de vie spécifiques de ses catégories de produits au travers notamment de l’innovation.
de chaque communauté, tout en mettant le plaisir au service de
Danone poursuit également son expansion dans de nouveaux pays
l’adoption et de l’entretien de pratiques alimentaires saines. Il s’agit
afin de développer de nouveaux relais de croissance. Depuis 2013,
donc de ne plus se focaliser uniquement sur la vente de produits
Danone a notamment accéléré son développement sur le continent
alimentaires mais d’adopter une vision plus large et de promouvoir
africain, avec l’augmentation de sa participation majoritaire dans
des habitudes alimentaires en offrant une expérience produit et
Centrale Danone (Produits Laitiers Frais, Maroc) et une prise de
services supérieure ainsi qu’une alternative saine, adaptée aux
participation dans le groupe Fan Milk (Produits Laitiers Frais,
communautés tout en conservant l’ambition de construire, nourrir
Afrique de l’ouest) et dans le groupe Brookside (Produits Laitiers
et protéger le capital santé.
Frais, Afrique de l’Est). Danone a pour objectif de saisir toutes les
Dans ce contexte, les tendances démographiques et les grands opportunités de croissance offertes par le continent africain à court
enjeux de nutrition génèrent pour Danone de nouvelles opportuni- et moyen terme.
tés de croissance. L’équilibre alimentaire représente un véritable
Présent dans plus de 130 marchés, Danone a entrepris de développer
défi dans un monde où 25 % de la population mondiale souffre de
et d’optimiser son modèle organisationnel pour tirer le meilleur parti
malnutrition et 10 % des adultes d’obésité. Dans ce contexte, cha-
de son envergure mondiale tout en apportant un soutien fort aux
cun des métiers de Danone, les Produits Laitiers Frais, les Eaux,
entreprises locales. À court terme, Danone s’est fixé comme priorité
la Nutrition Infantile et la Nutrition Médicale, contribue à cette
de renforcer ses différentes plateformes en terme d’approvision-
mission et participe à la stratégie de croissance rentable et durable
nement, de distribution, de tissu industriel et de contrôle qualité
que s’est fixée Danone. Danone développe ainsi ses activités dans
et de nourrir la croissance future en s’appuyant notamment sur sa
l’ensemble des régions du monde, et en particulier dans les pays
capacité à innover. L’innovation joue un rôle-clé dans la mise en
émergents. Ces derniers constituent pour Danone un levier majeur
œuvre de cette stratégie afin d’adapter les produits et la distribution
pour mener à bien sa mission tout en assurant sa croissance à long
aux contraintes et aux modes de consommation locaux.
terme. En 2015, la part des pays émergents a représenté 52 % du
chiffre d’affaires de l’Entreprise.
î le développement de nouvelles géographies, notamment en î les marques destinées aux enfants et aux préadolescents, comme
Afrique (par exemple en Égypte, au Nigéria, au Kenya) ou en Danonino, déclinée dans plus de 50 pays (notamment sous les
Asie (notamment en Chine au travers de l’alliance stratégique noms de Fruchtswerge, Danoninho ou Petit Gervais), mais aussi
nouée avec Mengniu en 2013). Danimals aux États-Unis, Serenito en Argentine ou Tëma en Russie ;
Le Pôle renouvelle en permanence sa gamme de produits en termes î les marques fonctionnelles comme Actimel, Danacol ou Densia ;
de saveur, de texture, d’ingrédient, de contenu nutritionnel ou de
packaging. Cette capacité d’innovation lui permet d’atteindre de î les gammes “gourmandes” comme Danette, Fantasia, Danissimo
ou YoCrunch ;
nouveaux consommateurs et de développer de nouveaux moments
de consommation, tout en s’adaptant aux goûts et aux habitudes î la marque Vitalinea, également déclinée sous les noms de Light &
alimentaires locales de chaque marché, et en veillant à couvrir Fit, Taillefine ou Ser, regroupant les gammes de produits allégés.
toute l’échelle des prix.
Pour promouvoir la consommation des produits laitiers frais, le
Pôle s’attache en outre à construire un consensus autour du rôle
central de ces produits dans une alimentation quotidienne équilibrée.
En effet, les produits laitiers frais fournissent un apport nutritionnel
Eaux
Le Pôle Eaux regroupe les activités dans les eaux naturelles, ainsi î la gestion durable et la protection environnementale des res-
que dans les Aquadrinks (eaux aromatisées ou enrichies en extraits sources en eau : Danone s’attache à préserver la qualité unique
naturels de fruits, en jus de fruits, en vitamines). et la pérennité de son offre d’eaux naturelles en renforçant la
protection des sources et en respectant le cycle de l’eau. Danone
Le Pôle dispose de marques internationales telles que evian, Volvic
s’attache à engager ainsi l’ensemble des acteurs socio-écono-
et Badoit et de marques locales très fortes : Aqua en Indonésie,
miques concernés, au travers d’associations ou de partenariats
Mizone en Chine, Bonafont au Mexique, Villavicencio et Villa del Sur en
qui favorisent le développement d’activités non polluantes et la
Argentine, Fontvella et Lanjarón en Espagne, Zywiec Zdroj en Pologne.
mise en place de pratiques agricoles plus respectueuses de
La stratégie du Pôle repose avant tout sur le développement de la l’environnement autour des zones d’infiltration ;
consommation d’eaux embouteillées et d’Aquadrinks en particulier
au travers des actions suivantes : î le développement d’une gamme de boissons légères et naturelles,
alternatives aux sodas et autres boissons sucrées. L’enjeu est
î la promotion des bénéfices santé liés à l’hydratation : Danone de faciliter l’adoption de pratiques d’hydratation plus saines
met en place des actions pour promouvoir une hydratation plus pour les consommateurs de boissons sucrées : de nombreuses
saine, au travers de partenariats avec les autorités de santé marques d’eaux de l’Entreprise se déclinent ainsi dans une version
publique, des scientifiques, et en communiquant directement aromatisée ou aux jus de fruits, les Aquadrinks ;
auprès des consommateurs pour inspirer des comportements
d’hydratation plus sains. L’Entreprise anime notamment la î l’innovation du packaging : afin de réduire son empreinte envi-
ronnementale, le Pôle, depuis de nombreuses années, réduit
plateforme scientifique “Hydration for Health” : depuis sept ans,
significativement le poids de ses bouteilles, et utilise pour ses
150 scientifiques et représentants des autorités de santé publique
emballages des nouveaux matériaux, comme les matériaux
du monde entier se réunissent annuellement pour partager
d’origine végétale ou issus du recyclage.
et promouvoir les avancées dans le domaine de la science de
l’hydratation et de son effet positif sur la santé ;
Nutrition Infantile
Le Pôle Nutrition Infantile se concentre sur les 1 000 premiers en faisant mieux connaître et mieux comprendre l’importance
jours de l’enfant, c’est-à-dire du premier jour de la grossesse de la nutrition au cours de ces 1 000 premiers jours auprès des
jusqu’à l’âge de 2 ans. L’activité du Pôle repose sur l’alimentation parents, des leaders d’opinion et des professionnels de santé ;
spécialisée des nourrissons et des jeunes enfants en complément
de l’allaitement maternel et en conformité permanente avec le Code î associer santé et saveur comme deux qualités indissociables
dans l’alimentation infantile. Le Pôle Nutrition Infantile est
de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les législations
particulièrement mobilisé dans la recherche sur l’apprentissage
locales. Il offre également des produits et des services aux femmes
du goût chez les plus jeunes, et élabore des produits offrant
enceintes ou allaitantes.
une large palette de saveurs, en étroite collaboration avec des
La catégorie des laits infantiles représente plus de 80 % de l’activité experts sensoriels ;
du Pôle, avec une focalisation particulière sur le développement
des laits de croissance deuxième et troisième âge (destinés aux î déterminer les besoins nutritionnels locaux, notamment dans
les nouvelles régions où le Pôle se développe en étudiant les
enfants à partir de 6 mois).
habitudes alimentaires locales ainsi que l’état nutritionnel afin
L’alimentation complémentaire pour bébés, également appelée de pouvoir apporter des réponses aux problématiques de santé
“alimentation diversifiée”, représente quant à elle plus de 10 % de publique locale en conformité avec les prérequis des autorités
l’activité et est surtout commercialisée dans des pays européens de santé et des associations locales.
comme la France, l’Italie et la Pologne.
Le Pôle déploie ses marques locales à partir des plateformes de
Le Pôle articule sa stratégie de développement autour d’un axe marques internationales permettant ainsi la réplication globale et
principal : élaborer des produits adaptés aux premières années rapide des bonnes pratiques de chaque pays, comme par exemple :
de l’enfant qui se décline en trois priorités :
î la plateforme “Blue House” regroupe notamment les marques
î démontrer la pertinence de cette catégorie de produits de Nutrition Aptamil, Nutrilon, Almiron et Gallia ;
Infantile comme réponse aux besoins spécifiques nutritionnels des
femmes enceintes ou allaitantes, des bébés et des jeunes enfants î la plateforme “Heritage Brands” regroupe notamment les marques
Bebelac, Cow&Gate, Blédina, Malyutka et Dumex.
Nutrition Médicale
Le Pôle Nutrition Médicale se concentre principalement sur la ges- Sous sa marque ombrelle Nutricia, l’Entreprise dispose d’un large
tion du régime alimentaire des patients sous traitement médical, portefeuille de marques commercialisées dans plusieurs pays,
des bébés affectés par certaines pathologies ou des personnes comme par exemple :
fragilisées par l’âge. Les produits du Pôle visent en particulier à
traiter la malnutrition résultant d’une maladie afin de répondre à î Nutrison : alimentation par sonde utilisée pour la gestion diététique
des patients qui ne sont pas capables de s’alimenter normalement
des exigences nutritionnelles spécifiques. Ces produits sont recom-
ou qui souffrent de malnutrition induite par une pathologie ;
mandés ou prescrits par les professionnels de santé (médecins,
personnel médical dans les hôpitaux et les cliniques, pharmaciens) î Fortimel/Fortisip : compléments nutritionnels oraux liquides ;
et une majorité d’entre eux ouvrent droit à un remboursement.
î Neocate : produits hypoallergéniques à l’intention des bébés et
des enfants présentant une allergie au lait ou une allergie à de
multiples protéines alimentaires ;
î Nutrini/Infatrini : produits d’alimentation orale et par sonde adaptés croissance du marché de la nutrition médicale est important, en
au traitement diététique des bébés et des enfants, qui à cause raison notamment (i) du vieillissement de la population de certains
d’une maladie, sont incapables de s’alimenter normalement ou pays, (ii) de la prise de conscience du rôle de la nutrition dans la
suffisamment, ou souffrent de malnutrition. santé, (iii) de l’apparition de nouvelles maladies ou allergies, et (iv)
de l’augmentation du nombre de dépistages permettant une gestion
Danone a pour stratégie d’accroître sa couverture mondiale en
plus en amont des patients concernés. Par ailleurs, les recherches
s’implantant dans de nouveaux pays et en développant différents
actuelles en matière d’accompagnement de certaines maladies ou
canaux de distribution. L’Entreprise estime que le potentiel de
allergies pourraient contribuer à ce potentiel de croissance.
î les flux à destination de la grande distribution ; Danone s’associe par ailleurs avec ses clients pour développer
certaines opérations commerciales spécifiques telles que des
î les flux à destination des points de vente du commerce traditionnel. promotions communes.
En outre, sur les marchés de la nutrition infantile et de la nutrition
médicale, une grande partie des produits sont commercialisés
au travers des canaux plus spécialisés tels que des hôpitaux, des
Commerce traditionnel
cliniques et des pharmacies. Dans le monde entier, et plus particulièrement dans les pays émer-
gents, une part significative des ventes de Danone est réalisée dans
Danone mène une politique constante de rationalisation de ses flux
le commerce traditionnel, grâce à des réseaux de points de vente
logistiques pour accroître la qualité de service tout en réduisant
de petite taille. Une force de distribution en propre ou des contrats
ses coûts. Cette politique s’articule autour d’une réflexion perma-
d’exclusivité avec des distributeurs intermédiaires constituent pour
nente sur les schémas organisationnels, notamment au travers
l’Entreprise un atout compétitif dans les pays où le commerce tra-
d’une externalisation de sa distribution en collaboration avec des
ditionnel et les supermarchés non organisés représentent encore
intervenants spécialisés.
une part significative des ventes de produits alimentaires.
Grande distribution Par ailleurs, en Amérique Latine et en Asie, une partie significative
de la distribution du Pôle Eaux s’effectue directement auprès des
L’Entreprise établit des partenariats globaux avec ses principaux consommateurs (Home & Office Delivery ou HOD).
distributeurs afin de contribuer au développement des ventes de
Enfin, dans les pays émergents, Danone développe de nouveaux
ses produits. Ces partenariats portent notamment sur la colla-
modèles de vente de proximité au travers de larges réseaux de
boration logistique, sur le développement des ventes en ligne ou
vendeurs indépendants.
encore la gestion de la sécurité alimentaire. Les aspects relatifs à
la politique tarifaire, qui restent du ressort de chaque filiale, sont
exclus de ces contrats. Canaux spécialisés des hôpitaux
Danone a notamment pris différentes initiatives de collaboration avec et cliniques et des pharmacies
les grands distributeurs afin d’optimiser les flux de marchandises et
Sur les marchés de la nutrition infantile et de la nutrition médicale,
les niveaux de stocks de ses clients avec la démarche “ECR” (Efficient
une grande partie des produits sont commercialisés auprès d’hôpi-
Consumer Response). Outre la gestion des stocks, le réapprovision-
taux, de cliniques et de pharmacies, au travers de distributeurs
nement automatique et la livraison “en flux tendus”, l’ECR a pour
spécialisés ou par le biais d’appels d’offres. Danone entretient
objet de collaborer avec la distribution sur la gestion de la demande
également une relation régulière avec les professionnels de santé
pour apporter une réponse optimale aux attentes du consommateur
grâce à ses visiteurs médicaux qui rencontrent les médecins géné-
dans les points de vente. Pour ce faire, l’Entreprise a mis en place,
ralistes et spécialistes (pédiatres, nutritionnistes, etc.), ainsi que
avec ses principaux distributeurs clients, des systèmes de gestion
les pharmaciens.
Concurrence
Les concurrents de l’Entreprise dans ses métiers respectifs sont La présence de nombreux acteurs, tant locaux qu’internationaux,
(i) de grands groupes internationaux de l’agroalimentaire et des fait du secteur des boissons et des aliments conditionnés un marché
boissons comme Coca-Cola, General Mills, Kellogg’s, Kraft Heinz, fortement concurrentiel. Danone estime que le succès de sa straté-
Mondelez, Nestlé, PepsiCo, Unilever, (ii) de grands groupes dans gie de croissance rentable repose avant tout sur la qualité, le goût,
la nutrition médicale et la nutrition infantile comme Abbott, Mead l’accessibilité et le caractère innovant de ses produits, ainsi que sur
Johnson, (iii) des sociétés plus locales qui sont spécialisées dans l’image forte véhiculée par ses marques dans les domaines aussi
certaines gammes de produits ou certains marchés comme Fre- importants que la santé, la nutrition ou la responsabilité sociétale
senius, Lala, Yakult ou Biostime, ou (iv) des chaînes de distribution et environnementale.
offrant des produits génériques ou leurs marques propres.
Considérant que le succès dans l’industrie agroalimentaire se Cette stratégie permet de construire une relation pérenne, équi-
construit avant tout sur la base de positions locales fortes, Danone librée et constructive avec la grande distribution en disposant de
vise une position de numéro un pour chacune de ses activités dans produits incontournables, vecteurs de croissance et de rentabilité
chacun des pays où elles sont présentes, et ce toujours dans le pour chacune des parties.
respect des lois et réglementations relatives à la concurrence.
Recherche et Développement
Présentation de la Recherche et Développement telles que des universités et des organismes de recherche publics,
comme par exemple :
de Danone î Danone bénéficie de l’expertise de comités scientifiques externes
Dans la mise en œuvre de la stratégie de croissance de Danone, la sur des thématiques stratégiques comme les ferments y compris
Recherche et Développement occupe une place centrale et Danone à potentiel probiotique ou l’eau ;
estime que l’alimentation constitue un moyen essentiel pour répondre
aux enjeux de santé. î Danone entretient un contact permanent avec la communauté
scientifique pour mieux appréhender les problématiques de santé.
La Recherche et Développement oriente sa stratégie de Recherche Ceci se traduit par des collaborations scientifiques, permettant
et Développement autour de quatre champs d’innovation : la mutualisation des investissements, et la mise en commun des
ressources et des compétences. Ce dialogue permanent avec des
î progrès : croiser science et nutrition pour développer une ali- scientifiques et l’appui à la recherche constituent d’ailleurs deux
mentation qui renforce le capital santé de chacun, des plus
des engagements pris par Danone dans sa Charte Alimentation
jeunes aux personnes les plus âgées ;
Nutrition Santé. Cette charte formalise la stratégie de Danone
î fiabilité : s’engager toujours davantage pour la qualité nutri- en matière de nutrition et de santé et s’inscrit dans les grandes
tionnelle des produits et préserver les ressources naturelles orientations fixées par les autorités de santé de nombreux pays ;
de façon durable ;
î Danone a créé, dans le cadre du soutien à la recherche en nutri-
î cultures : s’ancrer dans les pratiques alimentaires locales, tion, les Instituts Danone (institutions à but non lucratif) pour
intégrer les différences culturelles et les besoins locaux, et contribuer au développement des connaissances scientifiques
encourager des pratiques alimentaires plus saines au sein des sur les liens entre l’alimentation, la nutrition et la santé. À fin
communautés ; 2015, 16 Instituts Danone sont présents dans le monde. Leurs
programmes d’actions couvrent les domaines allant du soutien
î bien-être : promouvoir ses catégories comme source quotidienne à la recherche scientifique, à l’information et la formation des
de santé et de bien-être pour tous : Danone encourage ainsi la
professionnels de la santé, ainsi que des programmes d’éducation
recherche en nutrition, informe et forme les professionnels
pour les enfants et le grand public.
de santé sur des sujets liés à l’alimentation, et participe, par
des actions d’éducation et d’information, à l’amélioration de
l’alimentation de la population. Champs d’innovation de la Recherche
La stratégie R&D s’appuie sur une démarche nutrition unique, et Développement de Danone
construite en impliquant des parties prenantes concernées par les
Danone fixe ses axes de Recherche et Développement en adéquation
enjeux de santé publique des pays où Danone opère.
avec la stratégie de l’Entreprise autour de quatre champs d’innovation :
elles collaborent avec d’autres équipes scientifiques de renommée alimentaire et d’identifier les attentes des consommateurs en
internationale, comme l’INRA (Institut National de Recherche termes de goût, d’usage, d’expérience dans la vie quotidienne et
Agronomique) à Paris, Harvard Medical School à Boston aux États- de bénéfices recherchés.
Unis, l’Institut Pasteur à Paris, ou encore l’University College de
De plus, comme décrit précédemment, la connaissance des enjeux
Cork en Irlande. Afin de développer davantage ces domaines de
locaux de nutrition et d’alimentation et la compréhension des enjeux
recherche, Danone apporte son soutien à des colloques avec ces
majeurs de santé publique en lien avec l’alimentation sont également
instituts afin de diffuser les derniers résultats à la communauté
clés dans la stratégie de Danone. Cela lui permet de développer des
scientifique internationale.
produits pertinents et adaptés à leur contexte local. Pour ce faire,
Danone a établi la cartographie “ Nutriplanet ” des problématiques
Fiabilité : s’engager pour la qualité nutritionnelle de nutrition et de santé afin d’identifier les carences et les excès
et la préservation des ressources de l’alimentation dans ces pays et d’adapter en conséquence les
Danone applique les recommandations de l’OMS (Organisation
formules de ses produits. Nutriplanet couvre aujourd’hui plus de
Mondiale de la Santé). La maîtrise de la composition nutritionnelle de
50 pays et donne lieu à des publications scientifiques dans des
ses produits constitue un des axes clés de sa stratégie de nutrition,
revues spécialisées.
avec un double objectif :
Cette expertise conduit également Danone à étudier les pratiques
î se rapprocher de cibles nutritionnelles définies par nutriment, alimentaires et leurs évolutions, ainsi que la place des différents
par catégorie de produits et par groupe de consommateurs.
groupes d’aliments dans les cultures locales, à travers une approche
Ces cibles ont été redéfinies courant 2015 pour les trois Pôles
sociologique.
Produits Laitiers Frais, Nutrition Infantile et Eaux (Aquadrinks) ;
î développer des produits constituant une alternative avec des Bien-être : promouvoir les catégories de Danone
qualités nutritionnelles et gustatives supérieures aux autres Au travers de ses quatre Pôles d’activité, Danone se concentre
produits du marché ou catégories pouvant être choisis dans un sur des catégories de produits axés majoritairement sur la santé
moment donné de consommation. et le bien-être :
Danone élabore et met en œuvre des plans d’actions pour amé- î les produits laitiers frais fermentés, parce que la consommation
liorer ses produits de manière progressive, afin de conserver la d’un yaourt par jour est cohérente avec les recommandations
qualité organoleptique des produits et assurer la préférence des pour une diète équilibrée, telles qu’exprimées dans les pyramides
consommateurs. alimentaires officielles de nombreux pays ;
Par ailleurs, cette démarche est menée dans le respect d’une î l’eau, boisson indispensable ;
politique de sécurité alimentaire stricte.
î la nutrition infantile, parce que l’alimentation des 1 000 premiers
jours est clé pour la santé ;
Cultures : s’ancrer dans les pratiques alimentaires
locales î la nutrition médicale, parce que des produits ciblés agissent en
Danone place le consommateur au centre de ses projets de déve- complément des traitements médicaux.
loppement. Pour ce faire, Danone s’appuie sur son Département
Danone développe un nouvel axe de recherche portant sur l’éva-
Analyse Sensorielle et Sciences du Consommateur au sein de la
luation de l’impact de ses produits sur la diète alimentaire des
Direction Recherche et Développement.
consommateurs qui inclut, entre autres : la mise au point d’outils
En effet, Danone estime qu’il est indispensable d’intégrer le de mesure quantitative, la définition d’indices de qualité, le dévelop-
consommateur et ses besoins en amont du développement des pement de méthodes de classification des consommateurs selon la
produits, y compris dans la définition des axes de recherche. Pour composition de leur diète et la simulation quantifiée de l’impact d’un
ce faire, la Recherche et Développement de Danone a pour objec- changement alimentaire donné, sur la qualité globale de la diète.
tif de comprendre les paramètres humains de la consommation
Usines et équipements
La politique de Danone est généralement de posséder ses propres Enfin, Danone loue certains sites, notamment des sites administratifs
usines. Les sites de production sont nombreux et dispersés géo- et des bases logistiques (voir paragraphe 3.4 Examen du bilan et de
graphiquement, sauf pour les Pôles Nutrition Infantile et Nutrition la sécurité financière).
Médicale pour lesquels les sites sont plus concentrés.
Des contrôles réguliers sont effectués sur les sites de production
Danone exploite des sites de production dans le monde entier sur afin d’évaluer les possibilités d’amélioration de la qualité, de la
ses marchés principaux. Au 31 décembre 2015, Danone possédait protection de l’environnement, de la sécurité et de la productivité.
194 sites de production (voir paragraphe 5.2 Informations relatives Sur la base de tels contrôles, la direction établit un plan pour
aux performances sociale, sociétale et environnementale de Danone l’expansion, la spécialisation, la remise à niveau et la modernisation
conformément à la loi Grenelle II). (ou la fermeture) de sites particuliers.
î les matières nécessaires à la production de produits alimentaires L’évolution du prix des principales matières premières peut influencer
et de boissons, notamment le lait et les fruits (les “matières la structure des résultats de Danone. Dans ce contexte, l’Entreprise
premières alimentaires”). Le lait constitue, en valeur, la prin- gère la volatilité du coût des matières premières au travers des
cipale matière première achetée par Danone. Ces achats sont actions suivantes :
composés majoritairement de lait liquide, pour lequel les filiales
opérationnelles concluent généralement des contrats avec des î amélioration continue de sa productivité : Danone s’attache
notamment à optimiser l’utilisation de ses matières premières
producteurs locaux ou des coopératives. Le prix du lait liquide
(réduction des pertes de matières, allégement des emballages,
est fixé localement, sur des périodes contractuelles variant
meilleure valorisation des sous-composants du lait dans ses
d’un pays à l’autre. Les principales autres matières premières
différents produits), et à tirer parti de la mutualisation des achats
alimentaires sont les préparations à base de fruits et le sucre ;
de ses différentes filiales. L’Entreprise a par exemple mis en
î les matériaux nécessaires à l’emballage des produits, en parti- place depuis 2013 une gestion centralisée des achats du Pôle
culier les plastiques et le carton (les “emballages”). Les achats Produits Laitiers Frais autres que le lait ;
d’emballages sont gérés au travers de programmes d’achats
mondiaux ou régionaux permettant d’optimiser les compétences î mise en place d’une politique d’achat (Market Risk Management)
qui consiste à définir des règles de sécurisation de l’approvision-
et les effets volumes. En effet, les prix sont influencés par l’offre
nement physique et de fixation des prix auprès des fournisseurs
et la demande au niveau mondial et régional, par les cycles
et/ou sur des marchés financiers lorsqu’ils existent. Le suivi de
économiques mais aussi par les capacités de production et le
l’exposition et la mise en œuvre de cette politique sont effectués
prix du pétrole ;
au niveau de chaque catégorie de matières premières par les
î les matières premières énergétiques. Elles représentent une acheteurs centraux de l’Entreprise. Les acheteurs négocient prin-
part limitée des achats de l’Entreprise. cipalement des contrats d’achat à terme auprès des fournisseurs
étant précisé qu’il n’existe pas de marchés financiers permettant
La stratégie de Danone s’appuie de plus en plus sur la part amont
de couvrir parfaitement la volatilité des prix des principales
de son activité, et en particulier sur son approvisionnement en
matières premières de Danone. Les contrats d’achat à terme
matières premières, non plus uniquement pour piloter ses coûts
font l’objet d’un suivi au niveau de l’Entreprise lors de chaque
mais aussi pour en faire un véritable levier de création de valeur et
clôture annuelle. Les informations relatives à ces engagements
de différenciation face à la concurrence (voir paragraphe 2.3 Axes
d’achats futurs sont présentées au paragraphe 3.4 Examen du
stratégiques).
bilan et de la sécurité financière. Par ailleurs, concernant les deux
Celles-ci sont désormais gérées comme des cycles afin d’assurer principales catégories de matières premières de Danone (le lait
leur pérennité, de limiter leur volatilité et enfin d’en tirer un véritable et les ingrédients laitiers ainsi que les matières plastiques dont
avantage compétitif : le PET), une analyse de sensibilité à la variation de leur prix sur le
coût des achats annuels de l’Entreprise (appliquée simultanément
î s’agissant du cycle du lait, l’ambition est de garantir un appro- dans tous les pays où Danone a une activité de production) est
visionnement durable à long terme, continuer d’améliorer la
présentée à la Note 5.7 des Annexes aux comptes consolidés.
compétitivité et réduire la dépendance à cette matière première
en optimisant l’utilisation de l’ensemble des composants du
lait grâce aux nouvelles technologies et à la mutualisation des
besoins des différents pôles d’activité, en particulier les Produits
Laitiers Frais et la Nutrition Infantile ;
Danone SA
(France)
Filiales du Pôle
Filiales du Pôle Produits Filiales Autres filiales
Nutrition Infantile et du
Laitiers Frais du Pôle Eaux et participations
Pôle Nutrition Médicale
Filiales consolidées
Les listes, par Pôle d’activité, des 20 filiales consolidées par intégration globale les plus importantes en termes de chiffre d’affaires net,
figurent à la Note 17 des Annexes aux comptes consolidés.
La liste par pays des sociétés consolidées de Danone figure en Annexe du présent Document de Référence.
Produits Laitiers
Ensemble Danone-Unimilk(b) Frais Zone CEI 49,1 % 29,1 %
Produits Laitiers
Danone Espagne(c) Frais Espagne 23,1 % 7,6 %
Produits Laitiers
Centrale Danone(d) Frais Maroc Casablanca 9,1 % 4,1 %
(a) Si la société fait l’objet d’une cotation en bourse.
(b) Au 31 décembre 2015, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société mère de l’ensemble disposent de trois représentants au conseil
d’administration de la société (sur un total de sept administrateurs).
(c) Au 31 décembre 2015, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société disposent d’un représentant au conseil d’administration
de la société (sur un total de quatre administrateurs).
(d) Depuis 2014, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société ne disposent plus de représentant au conseil d’administration de la société.
Chacune de ces sociétés regroupe les activités produits laitiers Ces options de vente constituent les principaux engagements et/
frais de Danone dans un pays ou un groupe de pays donné. La ou conventions entre Danone et les actionnaires minoritaires de
plupart des actionnaires minoritaires de chacune de ces sociétés certaines sociétés consolidées non détenues à 100 % par Danone.
détenait des options de vente sur leur participation au 31 décembre
2014 dont la majeure-partie a été exercée en 2015 comme décrit
au paragraphe 3.4 Examen du bilan et de la sécurité financière au
paragraphe relatif aux Dettes liées aux options de vente accordées
aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle.
Risques Concentration des achats de certains produits et services auprès d’un nombre
opérationnels propres limité de fournisseurs
à l’activité Position de Danone sur certains marchés
et à l’organisation Innovation et goût des consommateurs
de Danone Ressources humaines et personnel
Ressources humaines et restructurations
Systèmes d’information
Défaillance du contrôle interne
Défaillance de la couverture d’assurance
Autres risques
D’autres risques dont Danone n’a pas connaissance à la date du présent Document de Référence ou qu’il estime comme non significatifs
à cette même date et qui pourraient avoir dans le futur un effet négatif sur l’Entreprise peuvent exister
Concentration de la distribution,
défaillance d’un client
Bien que les clients finaux des produits de Danone soient La présence de marques de Danone dans des types de circuits
les consommateurs individuels, Danone vend ses produits de distribution différents permet de modérer l’éventuel effet
principalement à des chaînes de distribution. Or, le secteur de négatif du risque lié à la concentration de la distribution.
la distribution est de plus en plus concentré globalement et
Le risque lié à la défaillance d’un client donné est limité en
localement. La poursuite de ce mouvement de concentration
raison du développement international de Danone. La part de
et l’émergence d’acteurs clés au niveau local, se traduiraient
chiffre d’affaires de Danone réalisée en 2015 avec ses premiers
pour les sociétés de Danone par un nombre plus restreint de
clients mondiaux est décrite à la Note 5.4 des Annexes aux
clients et pourraient conduire les distributeurs à réclamer de
comptes consolidés.
meilleures conditions. Cela pourrait affecter la marge opé-
rationnelle de ces sociétés et donc de Danone, modifier leurs Par ailleurs, Danone a mis en place des dispositifs contribuant
parts de marché et/ou représenter un risque de contrepartie en à réduire ce risque, notamment des programmes d’actions
cas de défaut d’un client majeur et ainsi, avoir un effet négatif dans le domaine de la politique commerciale envers les grands
significatif sur ses activités et ses résultats. comptes clés (voir paragraphe 2.5 Autres éléments de l’activité et
de l’organisation de Danone) et des Comités Crédit ou équivalents
De plus, certaines filiales des Pôles Nutrition Infantile et
organisés dans certaines de ses filiales.
Nutrition Médicale sont en relation commerciale avec des
organismes publics ou parapublics, des mutuelles ou compa- Au 31 décembre 2015, l’exposition de Danone aux créances
gnies d’assurance maladie et des hôpitaux qui imposent parfois clients impayées et non encore dépréciées était limitée (voir
d’importants délais de paiement. Ces organismes pourraient Note 5.4 des Annexes aux comptes consolidés).
également se rapprocher et procéder à des appels d’offres
conjoints, ce qui pourrait avoir un effet négatif significatif sur
les résultats des Pôles concernés.
Environnement géopolitique
Les activités et les salariés de Danone peuvent subir directement Le développement international de Danone induit une répar-
ou indirectement les effets d’une période d’instabilité écono- tition géographique diversifiant et limitant la concentration
mique, politique, sociale ou militaire dans des pays susceptibles de ce risque sur un pays donné. De plus, Danone élabore des
de connaître, ou ayant récemment connu, une telle période en plans d’actions et met en place des mesures visant à réduire
particulier, en Afrique, en Argentine et dans les pays de la CEI. les impacts éventuels de ce risque, dans le domaine des res-
sources humaines, des finances et du droit.
En outre, certains pays dans lesquels Danone est présent
disposent d’une réglementation peu développée et/ou peu Selon les cas, la Direction de la Sûreté de Danone peut être
protectrice (notamment en matière de droits de propriété intel- associée à leur préparation et à leur mise en œuvre. Elle
lectuelle), souvent instable au gré d’intérêts particuliers locaux crée ou consolide dans certaines régions des relations avec
puissants. Certains d’entre eux maintiennent des contrôles des des partenaires d’État ou privés qui peuvent être sollicités si
changes et/ou des contrôles sur le rapatriement des bénéfices besoin. Elle intervient également lorsque la sûreté de l’État
et des capitaux investis, fixent des taxes et autres redevances et/ou des crises internationales peuvent affecter les activités
et instaurent des restrictions, parfois rétroactives, à l’activité des filiales de Danone.
des groupes internationaux. Dans certains pays, les autorités
Cependant, Danone ne peut assurer que ses résultats ne seraient
nationales et/ou locales peuvent également recourir à des lois
pas significativement affectés par un bouleversement des
et règlements, ou à toute autre mesure ayant un effet similaire,
conditions économiques, politiques ou réglementaires ou par
visant notamment des intérêts étrangers, qui restreignent le
une crise dans certains des pays dans lesquels il est présent.
droit de propriété et/ou l’accès aux liquidités et avoirs dispo-
nibles et/ou la liberté d’exercer son activité et/ou qui équivalent La répartition du chiffre d’affaires par zone géographique, ainsi
à des confiscations, nationalisations ou expropriations d’actifs. que les dix principaux pays du Groupe en termes de chiffre
d’affaires sont présentés au paragraphe 2.2 Présentation de
Enfin, Danone exerce ses activités dans certains pays, en
Danone.
particulier l’Iran et la Russie, qui sont visés par des sanc-
tions économiques et financières imposées notamment
par des réglementations américaines et européennes. Ces
réglementations interdisent notamment de réaliser des tran-
sactions avec certains établissements financiers et prévoient
l’obligation d’obtenir, auprès des autorités compétentes, une
autorisation préalable avant certains transferts de fonds.
Si la Société et/ou ses filiales ne respectaient pas ces régle-
mentations, cela pourrait entraîner des sanctions pénales
ou/et des sanctions financières significatives pour le Groupe.
Partenariats
Les relations avec les partenaires de Danone dans certaines Danone porte une attention particulière à la rédaction des
entités sont régies par des contrats ou documents qui peuvent pactes d’actionnaires, à la mise en place et au maintien d’une
prévoir que certaines décisions soient prises avec l’accord de gouvernance adéquate avec ses partenaires. S’agissant des
ces partenaires ou bien sans l’accord de Danone. Ces restric- options d’achat ou de vente, ces contrats sont mis en oeuvre
tions peuvent rendre difficile la mise en œuvre de la stratégie dans le cadre de la stratégie d’acquisition de Danone et leur
de Danone dans ces entités, ce qui est susceptible d’avoir un potentiel exercice fait l’objet d’un suivi permettant d’anticiper
effet négatif sur ses activités. Plus généralement, d’autres les impacts tant opérationnels que financiers, et, pour les
difficultés sont susceptibles d’être rencontrées avec les par- options exerçables par Danone, décider en conséquence, de
tenaires de co-entreprises, notamment des divergences sur l’opportunité de les exercer ou non.
la stratégie, le développement ou la gestion opérationnelles
de ces co-entreprises, et pourraient ainsi avoir des effets
négatifs sur les activités et les résultats de Danone. En outre,
certains accords signés avec des partenaires peuvent prévoir
des clauses d’options d’achat ou de vente, par Danone ou par le
partenaire, de leur participation qui sont susceptibles d’avoir des
effets significatifs sur les activités de Danone en cas d’exercice.
Réglementations environnementales
Dans le cadre de ses activités, Danone est soumis à de nom- Afin d’assurer la conformité avec les réglementations environ-
breuses réglementations en matière environnementale (prin- nementales en vigueur, Danone a mis en œuvre des organisa-
cipalement concernant l’eau, l’air, l’utilisation des ressources tions, procédures et outils et a par ailleurs fixé des objectifs de
naturelles, le bruit et les déchets), en constante évolution et de réduction de son empreinte environnementale.
plus en plus strictes. En particulier, les activités de Danone sont
Ces différentes initiatives ainsi que les mesures de l’exercice
soumises aux réglementations environnementales suivantes :
2015 sont détaillés au paragraphe 5.2 Informations relatives aux
Concernant l’eau, l’air et l’utilisation de ressources naturelles performances sociale, sociétale et environnementale de Danone
L’activité de Danone est soumise à l’obtention d’autorisations conformément à la loi Grenelle II.
d’exploitation et/ou déclaration préalable :
Aucune provision significative pour risques et charges liés à
î en Europe, en application de la législation relative aux l’environnement ne figure au bilan consolidé au 31 décembre 2015.
installations classées pour la protection de l’environnement ;
Autres réglementations
En tant qu’acteur de l’industrie agroalimentaire présent dans Le développement international de Danone limite la concen-
de nombreux pays, Danone est soumis à des lois et régle- tration du risque de durcissement de la réglementation sur
mentations mises en place par de nombreuses autorités et un pays donné.
organisations nationales et internationales, notamment en
Par ailleurs, Danone a développé une organisation juridique
matière de fiscalité de lois et réglementations commerciales,
au niveau local (filiales) et central. La Société et ses filiales,
de droit de la concurrence, de droit du travail, d’hygiène, de
aidées par leur département juridique et/ou un cabinet d’avocats
sécurité alimentaire, de qualité et d’exploitation des sources
extérieur, veillent en permanence à être en conformité avec
d’eau. Danone est également soumis à des codes de bonne
les lois et réglementations. De plus, Danone a élaboré et mis
conduite comme celui de l’OMS (Organisation Mondiale de la
en œuvre des politiques internes et procédures en matière de
Santé), relatif à la commercialisation des substituts du lait
conformité décrites au paragraphe 6.4 Contrôle interne et gestion
maternel, et à ses déclinaisons dans les différentes réglemen-
des risques. Afin de s’assurer de la diffusion de cette pratique
tations locales. Danone est, en outre, soumis à tous droits de
chez Danone, Danone a intégré la conformité à sa démarche
douanes, mesures protectionnistes ou sanctions qui pourraient
qualité et son système de contrôle interne. Enfin, pour le suivi
être mis en place.
et la gestion du risque lié à l’évolution de la règlementation
Plus particulièrement, les activités de Danone sont soumises comptable voir la Note 1.2 des Annexes aux comptes consolidés.
à de multiples lois et réglementations, changeantes et de plus
À la connaissance de Danone et à la date du présent Do-
en plus contraignantes, en ce qui concerne notamment :
cument de Référence, il n’existe pas de procédure gou-
î la protection de la santé et la sécurité alimentaire, la pro- vernementale, judiciaire, d’arbitrage ou tout autre litige
tection des consommateurs, la nutrition, et notamment, actuellement en cours auxquels Danone est partie, qui se-
les allégations touchant aux bénéfices santé des produits rait susceptible d’avoir des effets significatifs sur sa situa-
commercialisés par Danone, le remboursement de certains tion financière ou sa rentabilité autres que ceux mention-
des produits de l’activité nutrition médicale et les activités nés à la Note 14.2 des Annexes aux comptes consolidés.
de publi-promotion de Danone. Tout changement de ces lois
et réglementations, toute décision d’une autorité au titre
de ces lois et réglementations ou, tout autre événement
venant remettre en cause les allégations nutritionnelles ou
de santé relatives à certains produits, pourraient avoir un
impact significatif sur les activités de Danone, augmenter ses
coûts, réduire la demande des consommateurs et seraient
susceptibles de donner lieu à des litiges ;
Risques de marché
IDENTIFICATION DU RISQUE SUIVI ET GESTION DU RISQUE
Risques de marché
Dans le cadre de son activité, Danone est exposé aux risques La politique de l’Entreprise consiste à (i) minimiser et gérer
financiers, notamment de change, de financement et de liqui- l’impact de ses expositions aux risques de marché sur ses
dité, de taux d’intérêt, aux risques de contrepartie, ainsi qu’aux résultats et, dans une moindre mesure, sur son bilan, (ii) suivre
risques sur titres et aux risques sur matières premières. et gérer ces expositions de manière centralisée, puis (iii) en
fonction des contextes réglementaires et monétaires exécuter
les opérations financières localement ou centralement, et
enfin (iv) n’utiliser des instruments dérivés qu’à des fins de
couverture économique.
Danone, au travers de la Direction Financement et Trésorerie
rattachée à la Direction Générale Finances, dispose pour cette
gestion de l’expertise et des outils (salle des marchés, logiciels
de front et de back-office) permettant d’intervenir sur les dif-
férents marchés financiers selon les standards généralement
mis en place dans les groupes de premier plan. Par ailleurs,
l’organisation et les procédures appliquées sont revues par
les Directions du Contrôle Interne et de l’Audit Interne. Enfin,
un reporting mensuel de financement et de trésorerie est
communiqué à la Direction Générale Finances de Danone qui
suit ainsi les orientations prises dans le cadre des stratégies
de gestion qu’elle a précédemment autorisées.
Des informations complémentaires et chiffrées, notamment sur
l’exposition de Danone à ces différents risques, après gestion
de ces derniers, sont présentées aux Notes 5.4, 5.7, 10.3, 10.7,
11.2 et 12.3 à 12.7 des Annexes aux comptes consolidés.
Change opérationnel
Danone opère essentiellement localement et par conséquence En application de sa politique de couverture du risque de change
dans la devise du pays, sans induire de risque de change. opérationnel, l’exposition résiduelle du groupe Danone après
Cependant l’implantation de certaines unités de production de couverture est significativement réduite sur l’exercice (voir
Danone peut donner lieu à des facturations inter compagnies Note 5.7 des Annexes aux comptes consolidés).
en devise. C’est notamment le cas pour les Pôles Nutrition
Infantile et Nutrition Médicale et, dans une moindre mesure,
pour le Pôle Produits Laitiers Frais. De même, certaines
matières premières sont facturées ou indexées en devise,
en particulier dans les Pôles Eaux et Produits Laitiers Frais.
Enfin, Danone développe également certaines activités export.
Le chiffre d’affaires et la marge opérationnelle de certaines
filiales sont donc exposés aux fluctuations de taux de change
par rapport à leur devise fonctionnelle.
Change financier
En application de sa politique de centralisation des risques, En application de sa politique de couverture du risque de
Danone est amené à gérer des financements et de la trésorerie change financier, l’exposition résiduelle de Danone après
multidevises. En conséquence, les fluctuations des cours de couverture n’est pas significative (voir Note 10.7 des Annexes
change des devises étrangères contre l’euro peuvent avoir un aux comptes consolidés).
impact sur le compte de résultat et le bilan consolidés de Danone.
Contrepartie, crédit
Danone est exposé au risque de contrepartie, notamment La politique bancaire de Danone a pour objectif de réduire ses
bancaire, dans le cadre de sa gestion des risques financiers. risques en privilégiant la qualité de crédit de ses contreparties
et en appliquant des limites par contrepartie. L’exposition
En effet, dans le cadre de ses activités, Danone a comme
de Danone à ces risques est décrite aux Notes 5.4 et 12.6 des
contrepartie des institutions financières, notamment pour
Annexes aux comptes consolidés.
gérer sa trésorerie et les risques liés aux taux de change et
aux taux d’intérêt. Le non-respect par ces contreparties de
l’un ou plusieurs de leurs engagements pourrait avoir des
conséquences négatives sur la situation financière de Danone.
Actions de la Société
Selon sa politique de rachat d’actions et dans le cadre des
autorisations données par l’Assemblée Générale, la Société
peut être amenée à racheter ses propres actions. La fluctua-
tion du cours des actions propres ainsi rachetées n’a aucune
incidence sur les résultats du Groupe. En revanche, une baisse
du cours pourrait avoir un impact sur la part du paiement en
actions éventuel dans le cadre du financement d’opérations
de croissance externe.
Free cash-flow 59
Tableau de flux de trésorerie consolidés 60
3.6 INDICATEURS FINANCIERS
NON DÉFINIS PAR LES NORMES IFRS 67
Les comptes consolidés de Danone et les Annexes aux comptes consolidés de l’exercice 2015 sont présentés au paragraphe 4.1 Comptes consolidés
et Annexes aux comptes consolidés. La politique d’identification et de contrôle des risques, ainsi que les principaux risques opérationnels liés
aux secteurs d’activité de Danone ou ceux propres à l’activité et à son organisation sont décrits au paragraphe 2.7 Facteurs de risques.
Les montants sont exprimés en millions d’euros et arrondis au million le plus proche. De façon générale, les valeurs présentées sont arrondies à
l’unité la plus proche. Par conséquent, la somme des montants arrondis peut présenter des écarts non significatifs par rapport au total reporté.
Par ailleurs, les ratios et écarts sont calculés à partir des montants sous-jacents et non à partir des montants arrondis.
Danone utilise des indicateurs financiers non définis par les normes IFRS, en interne (parmi les indicateurs utilisés par ses principaux décideurs
opérationnels) et dans sa communication externe. La définition des indicateurs non définis par les normes IFRS utilisés par le Danone figure au
paragraphe 3.6 Indicateurs financiers non définis par les normes IFRS :
î variations en données comparables du chiffre d’affaires, du résultat opérationnel courant, de la marge opérationnelle courante, du résultat
net courant et du BNPA courant ;
î le 7 janvier 2015, Danone annonce le succès du lancement d’une î le 2 décembre 2015, Danone annonce, dans le prolongement
émission obligataire d’un montant de 1,3 milliard d’euros struc- du communiqué du 24 juillet 2015 annonçant la conclusion d’un
turée en deux tranches : une tranche de 550 millions d’euros accord préliminaire avec Yashili et Mengniu, la signature d’un
sur 5 ans à taux variable et une tranche de 750 millions d’euros accord de vente définitif de Dumex en Chine à Yashili, pour un
sur 10 ans à taux fixe ; montant de 150 millions d’euros ;
î le 16 mars 2015, Danone annonce la nomination de Lorna DAVIS î le 2 décembre 2015, Danone annonce investir 240 millions d’euros
et de Pascal DE PETRINI au Comité Exécutif pour structurer dans une nouvelle usine afin d’anticiper la demande croissante
l’initiative “Danone 2020” en qualité respectivement de Chief pour ses marques de nutrition infantile ;
Manifesto Catalyst et de Directeur Général Strategic Resource
Cycles ; î le 4 décembre 2015, Danone annonce nouer un partenariat
stratégique et innovant avec Veolia dans les domaines du cycle
î le 1er juin 2015, Danone annonce le résultat de l’option pour le de l’eau, de la gestion des déchets, de l’agriculture durable et
paiement du dividende 2014 en actions ; de l’efficacité énergétique, répondant aux enjeux climatiques ;
î le 2 novembre 2015, Danone annonce s’engager dans un par- î le 17 décembre 2015, Danone annonce un accord de partenariat
tenariat international autour de la sécurité des aliments avec “open source” avec B Lab ayant pour objectif d’accélérer le
Mérieux NutriSciences ; processus de certification “B Corp” pour des multinationales
cotées en bourse.
î le 9 novembre 2015, Danone annonce l’adoption d’une nouvelle
politique climat fixant l’objectif zéro net émissions de carbone
sur son périmètre de responsabilité élargi, direct et partagé.
Produits Laitiers
Sociétés du groupe Fan Milk Frais Afrique de l’ouest Décembre 49,0 % 49,0 %
Produits Laitiers
Ensemble Danone-Unimilk Frais Zone CEI Décembre 50,9 % 70.9 %
Produits Laitiers
Danone Espagne Frais Espagne Février/Mars 76,9 % 92,4 %
Produits Laitiers
Centrale Danone (b) Frais Maroc Décembre 90,9 % 95,9 %
Principales sociétés qui ne sont plus consolidées par intégration globale au 31 décembre
– – – – –
(a) Mois de l’exercice 2015.
(b) Anciennement Centrale Laitière. La société a été renommée Centrale Danone en 2015.
– – –
Produits Laitiers
Sociétés du groupe Fan Milk (b) Frais Afrique de l’ouest Décembre 49,0 % 49,0 %
(a) Mois de l’exercice 2015.
(b) Sociétés consolidées par intégration globale depuis décembre 2015 en application d’IFRS10, États financiers consolidés.
Gouvernance
Sur recommandation du Comité de Nomination et de Rémunération, Le Conseil d’Administration propose également aux actionnaires de
le Conseil d’Administration de Danone, réuni le 22 février 2016, a nommer Clara GAYMARD en qualité d’Administrateur indépendant
approuvé les projets de résolutions qui seront soumis à l’Assem- au sens des recommandations du Code AFEP-MEDEF.
blée Générale des actionnaires du 28 avril prochain comprenant la
Voir également paragraphe 6.1 Organes de gouvernance.
proposition de renouvellement des deux mandats d’Administrateur
arrivant à échéance, à savoir ceux de Messieurs Franck RIBOUD,
Président et Emmanuel FABER, Directeur Général.
Recherche et Développement
Produits Laitiers Frais î le relancement de la marque Gervais en France, de yaourts
En 2015, le Pôle Produits Laitiers Frais a poursuivi ses activités fermes Activia en Russie ainsi qu’un yaourt brassé SER avec 0 %
de recherche sur l’impact de la consommation de yaourt pour de matière grasse et moins de 99kcal en Argentine ;
l’alimentation et la santé, impact confirmé par des études menées
de façon indépendante par des équipes académiques et portant î le lancement en Espagne d’Actimel Provital (multivitamines et
Ginseng).
notamment sur :
î la complémentarité de la consommation des yaourts et des fruits î les offres d’aquadrinks ont été enrichies avec de nouvelles variétés
et de nouveaux formats sous des marques existantes ainsi que
pour la réduction des facteurs de risque métabolique dans la
l’extension des gammes d’aquadrinks gazeux au Royaume-Uni
population adulte en Espagne.
et en Pologne ;
De plus, le Pôle a poursuivi en 2015 ses travaux sur la compré-
hension de la flore intestinale, sur son évolution et sur l’impact de î en matière de packaging, Danone poursuit le développement de la
bouteille plastique 100 % végétale avec l’application à différentes
la diète ou de probiotiques sur sa richesse, en collaboration avec
formules gazeuses. Il poursuit également le développement
des institutions scientifiques telles que l’INRA (Institut National de
d’innovations dans les formats avec notamment le lancement
Recherche Agronomique) à Paris, Harvard Medical School à Boston
d’un format ludique destiné aux enfants pour encourager la
aux États-Unis, l’Institut Pasteur à Paris, ou encore l’University
consommation d’eau sous la marque Font Vella en Espagne, cette
College à Cork en Irlande.
innovation ayant remporté deux prix au Global Bottled Water
Enfin le Pôle a poursuivi son plan d’innovation, avec notamment : Awards 2015. Enfin, pour améliorer la praticité du packaging et
du pack Volvic, Danone a innové avec le lancement d’une nouvelle
î l’extension de la gamme des yaourts grecs au Japon et Oikos offre : bouteille à préhension et ouverture facilitée dans un pack
triple Zero aux États-Unis ;
plus facile à transporter.
Par ailleurs, Danone a poursuivi des travaux scientifiques sur les Pour ce faire, Danone Nutricia Research travaille en étroite col-
bénéfices santé de l’eau et les collaborations avec les partenaires laboration avec un réseau global de collaborateurs – des leaders
scientifiques EASO (European Association for the Study of Obesity) d’opinion dans un domaine spécifique aux professionnels de santé,
et ISN (International Society of Nephrology). L’ensemble de ces aux scientifiques, et aux décideurs de politiques. La force de ce
travaux innovants a été présenté en juillet 2015 à la 7e édition du réseau rend possible la création de produits spécifiques et nutri-
symposium H4H “Hydration For Health” avec un focus particulier tionnellement optimaux pour chaque étape des 1000 premiers jours.
sur l’hydratation des enfants. En 2015, Danone a publié certains
En 2015, les équipes de recherche Danone Nutricia Research ont
résultats de ces travaux et notamment la publication :
notamment lancé des programmes de recherche dans les domaines
î de la première base mondiale de données de prises hydriques, du développement immunitaire, du développement digestif, et du
c’est-à-dire de la quantité d’eau bue par la population de 15 pays, métabolisme des nourrissons et jeunes enfants. Par ailleurs, les
dans le Journal Européen de Nutrition ; équipes de recherche sur la nutrition ont poursuivi leurs inves-
tigations pour caractériser les enjeux nutritionnels et habitudes
î publication d’une synthèse de ses études portant sur la consom- alimentaires locaux des jeunes enfants et femmes enceintes, et ont
mation des fluides (étude “Fluid Intakes”) dans le Journal Euro-
lancé un programme de recherche visant à définir le rôle du lait
péen de Nutrition.
de croissance dans les apports alimentaires en fer et en vitamine
Enfin, Danone a développé des programmes de sensibilisation sur D des jeunes enfants.
les bienfaits de l’eau auprès des enfants notamment en Indonésie
en partenariat avec le Ministère de la Santé (sensibilisation via Nutrition Médicale
l’échelle des couleurs de l’urine intégrée dans les carnets de santé La Recherche et Développement du Pôle Nutrition Médicale ayant
des enfants). pour objectif de développer des produits dont les apports nutrition-
nels permettent d’aider les populations à vivre plus longtemps et en
Nutrition Infantile meilleure santé. En particulier, les équipes de Danone concentrent
Le Groupe a poursuivi ses recherches dans le domaine de l’ali- leurs efforts sur la mémoire et la santé cérébrale, la fragilité et la
mentation des 1000 premiers jours de la vie, et notamment dans santé des muscles chez les populations vieillissantes ainsi que sur
les domaines suivants : l’allergie et la santé immunitaire dès le début de la vie. Le programme
d’études cliniques a été mis en place avec des partenaires externes
î les bénéfices du lait maternel et de l’allaitement ; pour évaluer l’efficacité des produits. En 2015, Danone a publié
î la physiologie maternelle pendant la grossesse et l’allaitement ; les résultats d’ études comme par exemple l’étude de la perte de
masse musculaire, de force et de fonction liée à l’âge (PROVIDE)
î le métabolisme des nourrissons et des jeunes enfants ; qui a été publiée dans le Journal of the American Medical Directors
î le développement de la fonction intestinale et du microbiote, du Association (JAMDA).
système immunitaire et du cerveau ;
Danone a également mené des travaux pour améliorer l’expérience
î le développement d’habitudes alimentaires saines ; des patients sur l’optimisation des goûts et une plus grande variété
dans la gamme de produits Souvenaid® (pour les patients atteints
î le développement de produit et la technologie pour apporter la de la maladie d’Alzheimer), Anamix® (pour les patients atteints de
science aux produits.
de dérèglement inné du métabolisme) et Compact (pour les patients
atteints de dénutrition).
Chiffre d’affaires
Chiffre d’affaires consolidé
Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 22 412 millions d’euros Les effets de change de +2,0 % traduisent l’impact favorable de
en 2015, en hausse de +6,0 % en données historiques par rapport l’évolution de certaines devises, dont le dollar américain, le ren-
à 2014. Hors effets de variation de la base de comparaison, dont la minbi et la livre sterling.
variation des taux de change et du périmètre de consolidation, le
Les effets de variation du périmètre de consolidation de -0,4 %
chiffre d’affaires a progressé de +4,4 %. Cette croissance organique
résultent essentiellement de la déconsolidation, en juillet 2014,
se décompose en une hausse des volumes de +0,9 % et une hausse
des activités de Produits Laitiers Frais en Chine et de la cession,
en valeur de +3,5 %.
en décembre 2014, de l’activité Produits Laitiers Frais en Indonésie.
Croissance des volumes Croissance des ventes Croissance des volumes Croissance des ventes
en données comparables en données comparables en données comparables en données comparables
11,6 %
6,6 %
7,5 %
7,1 %
5,1 %
1,5 %
0,6 %
-3,0 %
Croissance des volumes Croissance des ventes Croissance des volumes Croissance des ventes
en données comparables en données comparables en données comparables en données comparables
9,8 %
7,9 %
7,5 %
6,1 %
5,6 %
4,7 % 4,7 %
1,7 %
(en millions d’euros) 2014 2015 2014 2015 2014 2015 2014 2015 2014 2015
Produits Laitiers Frais 2 809 2 807 2 831 2 857 2 796 2 711 2 693 2 682 11 129 11 057
Eaux 895 1 065 1 179 1 438 1 169 1 312 944 953 4 186 4 768
Nutrition Infantile 1 029 1 220 1 042 1 225 1 084 1 217 1 241 1 332 4 397 4 994
Nutrition Médicale 328 380 354 401 366 400 384 413 1 432 1 593
Europe 2 053 2 156 2 208 2 290 2 156 2 286 2 105 2 167 8 522 8 900
CEI & Amérique du Nord (a) 1 154 1 108 1 176 1 197 1 153 1 102 1 042 1 064 4 525 4 471
ALMA (b) 1 854 2 207 2 022 2 434 2 107 2 252 2 114 2 147 8 097 9 041
Total 5 061 5 471 5 406 5 921 5 416 5 641 5 261 5 379 21 144 22 412
(a) Amérique du Nord = États-Unis et Canada.
(b) Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa (Asie-Pacifique/Amérique Latine/Moyen-Orient/Afrique).
comparables
comparables
comparables
comparables
comparables
Variation en
Variation en
Variation en
Variation en
Variation en
Variation en
Variation en
Variation en
Variation en
Variation en
historiques
historiques
historiques
historiques
historiques
données
données
données
données
données
données
données
données
données
données
(en pourcentage)
Par Pôle d'activité
Produits Laitiers Frais -0,1 % +0,2 % +0,9 % -1,1 % -3,0 % +0,6 % -0,4 % +2,6 % -0,6 % +0,6 %
Eaux +18,9 % +8,6 % +22,0 % +10,2 % +12,3 % +6,8 % +1,0 % +1,9 % +13,9 % +7,1 %
Nutrition Infantile +18,5 % +11,6 % +17,6 % +11,1 % +12,3 % +10,9 % +7,3 % +6,0 % +13,6 % +9,8 %
Nutrition Médicale +15,8 % +9,1 % +13,3 % +7,1 % +9,1 % +6,9 % +7,6 % +6,8 % +11,3 % +7,5 %
Europe +5,0 % +2,9 % +3,7 % +1,8 % +6,1 % +5,1 % +3,0 % +2,3 % +4,4 % +3,0 %
CEI & Amérique du Nord (a) -4,0 % +2,8 % +1,8 % +0,4 % -4,4 % +3,2 % +2,1 % +4,2 % -1,2 % +2,6 %
ALMA (b) +19,0 % +8,0 % +20,4 % +9,4 % +6,9 % +4,7 % +1,6 % +4,7 % +11,7 % +6,7 %
Total +8,1 % +4,8 % +9,5 % +4,5 % +4,2 % +4,6 % +2,2 % +3,6 % +6,0 % +4,4 %
(a) Amérique du Nord = États-Unis et Canada.
(b) Asia-Pacific/Latin America/Middle-East/Africa (Asie-Pacifique/Amérique Latine/Moyen-Orient/Afrique).
La marge opérationnelle courante du Pôle Produits Laitiers Frais La marge opérationnelle courante du Pôle Nutrition Infantile s’établit
s’établit à 9,95 % en 2015, en hausse de +24 pb en données comparables à 19,32 % en 2015, en hausse de +142 pb en données comparables
par rapport à 2014. Cette évolution positive de la marge reflète une par rapport à 2014, bénéficiant du succès des marques internatio-
tendance favorable du prix du lait en Europe et aux États-Unis, les nales de laits infantiles exportées vers la Chine et d’un contexte
efforts structurels de valorisation du portefeuille et d’optimisation de lait favorable.
de la base de coûts tout en renforçant les investissements derrière
La marge opérationnelle courante du Pôle Nutrition Médicale s’éta-
les marques afin d’actionner l’ensemble des leviers de croissance
blit à 17,95 % en 2015, en légère progression de +1 pb en données
et de pérenniser l’équation de croissance rentable en 2016.
comparables par rapport à 2014. Cette stabilité reflète la poursuite
La marge opérationnelle courante du Pôle Eaux s’établit à 11,37 % du développement géographique et des marques innovantes du
en 2015, en baisse de -192 pb en données comparables par rapport Pôle. Le niveau de rentabilité du Pôle est relutif pour l’Entreprise
à 2014, fortement impactée par la gestion de la transition de la et contribue à la création de valeur de Danone à long terme.
marque Mizone en Chine.
La marge opérationnelle courante de la zone Europe s’établit à La marge opérationnelle courante de la zone ALMA s’établit à
17,26 % en 2015, en hausse de +168 pb en données comparables 10,71 % en 2015, en diminution de -120 pb en données comparables
par rapport à 2014. La rentabilité de la zone a bénéficié du succès par rapport à 2014. Cette baisse reflète notamment la gestion de la
des marques internationales de laits infantiles exportées vers la transition de la marque Mizone en Chine ainsi que l’impact négatif
Chine ainsi que de la forte amélioration de la marge du Pôle Pro- de la situation de Dumex en Chine.
duits Laitiers Frais.
La marge opérationnelle courante de la zone CEI & Amérique du
Nord s’établit à 8,67 % en 2015, en baisse de -19 pb en données
comparables par rapport à 2014, illustrant un contraste important
entre les deux marchés : protection de l’équation de rentabilité
dans la CEI et accélération des investissements en Amérique du
Nord dans les Pôles Produits Laitiers Frais et Nutrition Infantile.
Résultat financier
Exposition aux risques financiers et gestion des risques financiers
Voir paragraphe 2.7 Facteurs de risques.
Résultat financier
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Taux d’imposition
Le taux d’imposition courant s’établit à 31,3 % en 2015, en hausse de En incluant les éléments non courants, le taux effectif d’imposition
+0,8 point par rapport à 2014. Cette augmentation reflète essentiel- de Danone s’élève à 32,5 % en 2015 (32,6 % en 2014) et l’écart par
lement une dépréciation d’actifs d’impôts différés précédemment rapport au taux légal d’imposition en France en 2015 et 2014 figure
comptabilisés au premier semestre sur les reports déficitaires de à la Note 8 des Annexes aux comptes consolidés.
Dumex en Chine. Ce taux d’imposition courant exclut les éléments
non courants du résultat et les produits et charges d’impôts relatifs
à ces éléments non courants (voir tableau ci-après).
Résultat des sociétés mises en équivalence Résultat net courant – Part du Groupe
La variation positive du résultat net des sociétés mises en équivalence Le résultat net courant – Part du Groupe s’établit à 1 791 millions
reflète les acquisitions réalisées en 2014 et 2015 et l’amélioration d’euros en 2015, en hausse de +9,1 % en données comparables et de
du résultat net de certaines d’entre elles. En outre, l’exercice 2014 +14,7 % en données historiques par rapport à 2014. Le BNPA courant
incluait des éléments non courants liés à des pertes de valeur de s’élève à 2,93 euros, en hausse de +6,5 % en données comparables
certains titres mis en équivalence, créant ainsi une base de com- et de +12,0 % en données historiques par rapport à 2014.
paraison favorable.
Impôts sur les bénéfices (716) 117 (599) (818) 193 (626)
Taux effectif d’impôt 30,5 % 32,6 % 31,3 % 32,5 %
Résultat net des sociétés inté-
grées 1 637 (397) 1 239 1 792 (493) 1 299
Nombre d’actions
Autres informations sur le compte de résultat : passage des données historiques aux données comparables
Dont effets des variations
des taux de change
Dont effet
des
variations Dont Dont autres
du traitement effets des Croissance
Variation périmètre des effets variations en données
Période Période en données de consoli- de sur- des taux compa-
précédente considérée historiques dation Total inflation de change rables
Chiffre d’affaires
(en millions d’euros
sauf pourcentage)
Exercice clos
le 31 décembre 2014 21 298 21 144 (0,7)% 0,1 % (5,5)% 0,4 % (5,9)% 4,7 %
Exercice clos
le 31 décembre 2015 21 144 22 412 6,0 % (0,4)% 2,0 % 0,3 % 1,7 % 4,4 %
Marge opérationnelle courante
Exercice clos
le 31 décembre 2014 13,19 % 12,59 % -60 pb -20 pb -28 pb -20 pb -8 pb -12 pb
Exercice clos
le 31 décembre 2015 12,59 % 12,91 % +32 pb +6 pb +9 pb -1 pb +10 pb +17 pb
BNPA courant
(en euros sauf pourcentage)
Exercice clos
le 31 décembre 2014 2,78 2,62 (5,7)% (0,3)% (7,8)% (1,7)% (6,1)% 2,5 %
Exercice clos
le 31 décembre 2015 2,62 2,93 12,0 % 1,9 % 3,5 % 0,3 % 3,2 % 6,5 %
Free cash-flow
Passage de la trésorerie provenant de l’exploitation au free cash-flow
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Trésorerie provenant de l’exploitation 2 189 2 369
Résultat des sociétés mises en équivalence net des dividendes reçus 4 (58)
Amortissements et dépréciations des actifs corporels et incorporels 956 1 217
Dotations (reprises) des provisions 43 148
Variation des impôts différés (94) (179)
Plus ou moins value de cession d’actifs industriels et financiers (8) 29
Charges liées aux actions sous conditions de performance et aux stock-options 19 27
Coût de l’endettement financier net 179 152
Intérêts décaissés nets (212) (182)
Variation nette des intérêts financiers (33) (30)
Autres éléments sans impact sur la trésorerie 19 1
Autres décaissements nets (6) −
Marge brute d’autofinancement 2 154 2 552
Informations complémentaires
Flux de trésorerie liés au paiement d’impôts sur les bénéfices (601) (804)
(a) Concernent les actifs corporels et incorporels opérationnels.
(b) Acquisition/cession de titres de sociétés. Pour les sociétés consolidées par intégration globale, comprend la trésorerie nette des dettes financières à la date
d’acquisition/cession.
(c) Options d’achats d’actions DANONE acquises par la Société.
(d) Instruments dérivés en gestion de la dette nette.
60
(e) Effet deDANONE DOCUMENT
reclassement DE RÉFÉRENCE
sans incidence 2015
sur la dette nette.
ACTIVITÉS DE DANONE EN 2015 ET PERSPECTIVES 2016
3.4 EXAMEN DU BILAN ET DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE
Nominal
Devise (en millions de devises) Échéance
Nouveaux financements
2000
614
974
1000
248
1187
1050
929
807 800 750 750
638 682
500 Financement obligataire
Billet de trésorerie
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 Dettes liées aux options de vente
4000
2477 2293
1993
1267
2000
892
Crédit syndiqué
0
2015 2016 2017 2018 2019 Lignes de crédit confirmées
Rating de la Société
Au 31 décembre
2014 2015
Caractéristiques
Au 31 décembre
2014 2015
Date de Référence
Non Non début de calcul
(en millions d’euros) Courant courant Total Courant courant Total d’exercice du prix
Multiple
d’une
moyenne
de résultat
sur
À tout plusieurs
Danone Espagne 794 236 1 030 234 − 234 moment exercices
Multiple
de résultat
avec prix
Ensemble Danone-Unimilk 912 − 912 − − − 2014 plancher
À partir
Autres (a) 503 113 616 380 248 628 de 2015
Total 2 209 349 2 558 614 248 862
(a) Plusieurs options de vente de montant individuel inférieur ou égal à 200 millions d’euros au 31 décembre 2015.
Variation de la période
(en millions d’euros) 2014 2015
Capitaux propres
Variation des capitaux propres – Part du Groupe
(en millions d’euros) 2014 2015
Au 1er janvier 10 694 11 696
Engagements hors-bilan
Engagements donnés au 31 décembre 2015 dans le cadre de l’activité opérationnelle
Montant des flux financiers par période
2020
(en millions d’euros) Total 2016 2017 2018 2019 et après
(a) Engagements principalement relatifs à des achats de laits et ingrédients laitiers et autres matières premières alimentaires.
Résultat net – Part des intérêts ne conférant pas le contrôle 134 115
4
Effets d’impôts 64 (19)
Éléments non recyclables ultérieurement en résultat (138) 40
Bilan consolidé
Au 31 décembre
(en millions d’euros) Notes 2014 2015
Actif
Au 31 décembre
(en millions d’euros) Notes 2014 2015
4
Dettes financières non courantes 6 598 8 087
Provisions pour retraites et autres avantages à long terme 7.3 818 793
Impôts différés 8.2 1 225 1 126
Autres provisions et passifs non courants 14.2 737 834
Passifs non courants 9 377 10 841
Résultat des sociétés mises en équivalence net des dividendes reçus 4.8 4 (58)
Amortissements et dépréciations des actifs corporels et incorporels 5.5, 9.2, 9.3 956 1 217
Dotations (reprises) des provisions 14.2 43 148
Variation des impôts différés 8.2 (94) (179)
Plus ou moins-value de cession d’actifs industriels et financiers (8) 29
Charges liées aux actions sous conditions de performance et aux stock-options 7.4 19 27
Coût de l’endettement financier net 10.6 179 152
Intérêts décaissés nets (212) (182)
Variation nette des intérêts financiers (33) (30)
Autres éléments sans impact sur la trésorerie 19 1
Autres décaissements nets (6) −
Marge brute d’autofinancement 2 154 2 552
Informations complémentaires
Flux de trésorerie liés au paiement d’impôts sur les bénéfices (601) (804)
(a) Concernent les actifs corporels et incorporels opérationnels.
(b) Acquisition/cession de titres de sociétés. Pour les sociétés consolidées par intégration globale, comprend la trésorerie à la date d’acquisition/cession.
(c) Options d’achats d’actions DANONE acquises par la Société.
(d) Instruments dérivés en gestion de la dette nette.
(e) Effet de reclassement sans incidence sur la dette nette.
Les flux de trésorerie correspondent à des éléments présentés au bilan consolidé. Cependant, ces flux peuvent différer des variations bilan-
tielles, notamment en raison des règles (i) de traduction des opérations en devises autres que la devise fonctionnelle, (ii) de conversion des
76
états financiers
DANONEdesDOCUMENT
sociétés de devise fonctionnelle
DE RÉFÉRENCE 2015autre que l’euro, (iii) des variations de périmètre, et (iv) d’autres éléments non monétaires.
4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
COMPTES CONSOLIDÉS
Au 31 décembre 2014
Réduction de capital
Au 1er janvier 2014
Autres éléments
(en millions d’euros) Notes
4
nets d’impôts (29) (115) 35 (109)
Gains et pertes
sur actifs financiers
disponibles à la vente,
nets d’impôts 11 149 (73) (31) 45
Autres gains et pertes
comptabilisées
directement
en résultat,
nets d’impôts 2 3 (5) −
Écarts actuariels
sur engagements
de retraites,
non recyclables
en résultat,
nets d’impôts 7 (245) (138) 20 (363)
Autres résultats
enregistrés
en capitaux propres (123) (323) − − − − − − − 19 (427)
Actions propres
et calls DANONE 13 (1 871) 13 (1 859)
Capitaux propres –
Part du Groupe 10 694 973 33 − 13 19 − (307) 290 (18) 11 696
Intérêts ne conférant
pas le contrôle 35 77 1 − − − − (110) 37 8 49
Capitaux propres
consolidés 10 729 1 051 35 − 13 19 − (418) 327 (10) 11 745
(a) Options d’achat DANONE acquises par la Société.
(b) Actions sous conditions de performance et stock-options attribuées à certains salariés et aux mandataires sociaux.
Mouvements de la période
Au 31 décembre 2015
Réduction de capital
Au 1er janvier 2015
Autres éléments
(en millions d'euros) Notes
4
au Groupe en Asie en 2013 102
ET DETTES RELATIVES 84 Note 6.3. Plan d’économies et d’adaptation des
Note 3.1. Principes comptables 84 organisations du Groupe en Europe 104
Note 3.2. Principales sociétés consolidées par Note 6.4. Plan de transformation Danone 2020 104
intégration globale et non détenues à 100 % en
Note 6.5. Notification de la Commission nationale des
termes de résultat net et d’actifs nets consolidés 85
marchés et de la concurrence espagnole 105
Note 3.3. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts
ne conférant pas le contrôle dans l’ensemble
Danone-Unimilk (Produits Laitiers Frais, Zone CEI) 85 NOTE 7. EFFECTIFS, CHARGES
Note 3.4. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts
ne conférant pas le contrôle dans Danone ET AVANTAGES AU PERSONNEL 105
Espagne (Produits Laitiers Frais, Espagne) 85 Note 7.1. Effectifs des sociétés consolidées par
Note 3.5. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts intégration globale 105
ne conférant pas le contrôle dans Note 7.2. Charges de personnel des sociétés consolidées
Centrale Danone (Produits Laitiers Frais, Maroc) 86 par intégration globale 105
Note 3.6. Dettes liées aux options de vente accordées Note 7.3. Engagements de retraite, indemnités de fin
aux détenteurs d’intérêts ne conférant de carrière et prévoyance 106
pas le contrôle 86 Note 7.4. Actions sous conditions de performance et
stock-options, accordées à certains salariés
et aux mandataires sociaux 110
NOTE 4. SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE 87 Note 7.5. Plan d’Épargne Entreprise 111
Note 4.1. Principes comptables 87
Note 4.2. Principales sociétés mises en équivalence en
termes de résultat net et d’actifs nets consolidés 88 NOTE 8. IMPÔTS 112
Note 4.3. Principaux changements de la période 88 Note 8.1. Impôts sur les bénéfices 112
Note 4.4. Mengniu (Produits Laitiers Frais, Chine) Note 8.2. Impôts différés 113
et Yashili (Nutrition Médicale, Chine) 89 Note 8.3. Déficits fiscaux reportables 114
Note 4.5. Yakult (Produits Laitiers Frais, Japon) 91
Note 4.6. Valeur nette comptable et variation
de la période 92 NOTE 9. ACTIFS INCORPORELS 114
Note 4.7. Suivi de la valeur des Titres mis en équivalence Note 9.1. Principes comptables 114
autres que Mengniu et Yashili 92 Note 9.2. Valeur nette comptable et variation de la
Note 4.8. Résultat des sociétés mises en équivalence 92 période 115
Note 9.3. Suivi de la valeur 116
4
Ces hypothèses, estimations ou appréciations sont établies sur la Outre l’utilisation d’estimations, la direction de Danone exerce son
base d’informations ou situations existant à la date d’établissement jugement pour définir le traitement comptable de certaines activités
des comptes, qui peuvent le cas échéant se révéler différentes de et transactions lorsque les normes et interprétations IFRS ne le
la réalité, notamment dans un contexte de volatilité économique traitent pas de manière explicite, notamment pour la comptabili-
et financière. sation des options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne
conférant pas le contrôle.
Produits Afrique
Sociétés du groupe Fan Milk Laitiers Frais de l’ouest Décembre 49,0 % 49,0 %
Produits
Ensemble Danone-Unimilk 3.3 Laitiers Frais Zone CEI Décembre 50,9 % 70.9 %
Produits
Danone Espagne 3.4 Laitiers Frais Espagne Février/Mars 76,9 % 92,4 %
Produits
Centrale Danone (b) 3.5 Laitiers Frais Maroc Décembre 90,9 % 95,9 %
Principales sociétés qui ne sont plus consolidées par intégration globale au 31 décembre
–
(a) Mois de l’exercice 2015.
(b) Anciennement Centrale Laitière. La société a été renommée Centrale Danone en 2015.
Concernant le groupe Fan Milk, ses sociétés mises en équivalence la valeur actuelle de son prix d’exercice et est présentée dans la
au 31 décembre 2014 sont consolidées par intégration globale depuis Rubrique des dettes liées aux détenteurs d’intérêts ne conférant
décembre 2015 en application d’IFRS10, États financiers consolidés, pas le contrôle au 31 décembre 2015. En effet, au 31 décembre 2014,
le Groupe disposant contractuellement de la capacité à en exercer s’agissant d’une société mise en équivalence, l’option était compta-
le contrôle exclusif depuis cette date. Par conséquent, l’option de bilisée à sa valeur de marché, en application d’IAS 39, Instruments
vente portant sur les 51 % du groupe Fan Milk non encore détenus financiers : comptabilisation et évaluation.
par Danone est, depuis cette date, comptabilisée sur la base de
82 DANONE DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015
4.1 COMPTES CONSOLIDÉS ET ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
NOTE 2. SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES PAR INTÉGRATION GLOBALE
Exercice 2014
Pourcentage d’intérêt détenu au 31 décembre
Date
(en pourcentage) Notes Pôle Pays d’opération (a) 2013 2014
Principales sociétés consolidées pour la première fois au cours de l’exercice
Produits
Centrale Danone 3.5 Laitiers Frais Maroc Novembre 68,7 % 90,9 %
Principales sociétés qui ne sont plus consolidées par intégration globale au 31 décembre
4
Les principales sociétés du Groupe sont listées en Notes 17.1 à 17.5 des Annexes aux comptes consolidés.
Note 2.5. Finalisation en 2015 de la comptabilisation des prises de contrôle réalisées en 2014
Au cours de l’exercice 2015, le Groupe a procédé à la finalisation de la comptabilisation des regroupements d’entreprises de l’exercice
2014. Cela n’a donné lieu à aucun ajustement significatif de l’allocation du prix d’acquisition dans les comptes consolidés de l’exercice
2015 par rapport aux comptes consolidés de l’exercice 2014.
(a) Les actifs acquis correspondent principalement à des actifs corporels, les passifs correspondent principalement aux dettes financières.
(b) Pour chacune des acquisitions non réalisées à 100 %, les intérêts ne conférant pas le contrôle sont comptabilisés à leur quote-part dans la juste valeur des
actifs et passifs de l’entité acquise.
(c) Le goodwill résiduel représente principalement le capital humain, les synergies attendues en termes d’activité commerciale et industrielle et de réduction
de coûts, les parts de marché et leur potentiel de croissance.
Note 2.6. Dettes/actifs liés à des compléments de prix relatifs à des prises de contrôle
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Note 3.2. Principales sociétés consolidées par intégration globale et non détenues à 100 %
en termes de résultat net et d’actifs nets consolidés
Pourcentage de détention des détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle au 31 décembre
Place de
(en pourcentage) Notes Pôle d’activité Pays cotation (a) 2014 2015
Produits
Ensemble Danone-Unimilk (b) 3.3 Laitiers Frais Zone CEI 49,1 % 29,1 %
Produits
Danone Espagne (c) 3.4 Laitiers Frais Espagne 23,1 % 7,6 %
Produits
Centrale Danone (d) 3.5 Laitiers Frais Maroc Casablanca 9,1 % 4,1 %
(a) Si la société fait l’objet d’une cotation en bourse.
(b) Au 31 décembre 2015, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société mère de l’ensemble disposent de trois représentants au conseil
d’administration de la société (sur un total de sept administrateurs).
(c) Au 31 décembre 2015, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société disposent d’un représentant au conseil d’administration de la société
(sur un total de quatre administrateurs).
(d) Depuis 2014, les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de la société ne disposent plus de représentant au conseil d’administration de la société.
Chacune de ces sociétés regroupe les activités Produits Laitiers Enfin, en 2015 comme en 2014, la quote-part des intérêts ne confé-
Frais du Groupe dans un pays ou un groupe de pays donné. rant pas le contrôle dans ces sociétés n’excède pas 5 % du chiffre
d’affaires ou des actifs et passifs (hors dettes liées aux options
Au 31 décembre 2015, les principaux engagements du Groupe envers
de vente) du Groupe, ce qui est considéré comme non significatif.
ces actionnaires minoritaires concernent des dettes courantes,
financières ou relatives à des options de vente sur leur participation
résiduelle, et décrites ci-après.
Note 3.3. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle dans l’ensemble
Danone-Unimilk (Produits Laitiers Frais, Zone CEI) 4
Des actionnaires minoritaires de l’’ensemble Danone-Unimilk ont Au 31 décembre 2015, Danone détient 70,9 % du capital de l’ensemble
exercé leur option de vente représentant 42,0 % du capital de la Danone-Unimilk et a enregistré 284 millions d’euros en dette finan-
société et dont 22 % sont soumis à l’approbation d’autorités de la cière courante, correspondant au montant qu’il restera à verser aux
concurrence. À l’issue de cette opération, Danone détiendra 92,9 % actionnaires minoritaires si l’acquisition, par Danone, du solde de
de l’ensemble. 22 % est approuvée.
L’opération a été approuvée et finalisée en janvier 2016.
Note 3.4. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle dans Danone
Espagne (Produits Laitiers Frais, Espagne)
Depuis 2012, des discussions portant sur les termes et conditions cette valeur nette comptable ayant été comptabilisé dans la Part du
des options de vente détenues par les actionnaires minoritaires Groupe des capitaux propres consolidés. Le Groupe a procédé par
de Danone Espagne ont été initiées compte tenu notamment de la ailleurs à l’acquisition d’actions ne faisant pas l’objet d’options de
détérioration de la situation économique en Europe du Sud affectant vente. Les actions ainsi acquises représentent au total environ 15,7 %
significativement cette filiale. du capital social de Danone Espagne, portant ainsi la participation
du Groupe à 92,4 % du capital de la société au 31 décembre 2015.
Pour rappel, des minoritaires titulaires d’options de vente, repré-
sentant près de 15 % du capital de Danone Espagne, ont exercé leurs Par ailleurs, les conditions de règlement des options de vente repré-
options en 2013. Le Groupe a contesté ces exercices et a invité les sentant 7,3 % du capital de Danone Espagne ayant été amendées, la
actionnaires concernés à poursuivre le processus de renégociation dette relative est désormais classée en dettes financières courantes.
des termes et conditions de leurs options de vente. Au cours du
premier semestre 2013, ces actionnaires minoritaires n’ont pas Opérations de l’exercice 2014
souhaité poursuivre le processus de discussion et ont entamé des En 2014, le Groupe n’avait procédé à aucune opération relative aux
procédures aux fins d’exécution de leurs options de vente devant intérêts ne conférant pas le contrôle de Danone Espagne.
un tribunal arbitral.
Note 3.5. Opérations relatives aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle dans
Centrale Danone (Produits Laitiers Frais, Maroc)
Historique de la participation le dépôt d’une offre publique de retrait obligatoire sur l’intégralité
Danone a pris le contrôle de la société Centrale Laitière en février des actions constituant le flottant en bourse de Centrale Danone,
2013, en augmentant sa participation de 29,2 % à 67,0 % à cette soit sur les 4,1 % de son capital et des droits de vote.
date. Le Groupe a ensuite procédé à des prises de participations
L’opération a reçu l’approbation des autorités de la bourse de
complémentaires pour atteindre un pourcentage de détention de
Casablanca en 2015 et sera réalisée en février 2016 pour un
90,9 % au 31 décembre 2014, la part des actionnaires minoritaires
montant de rachat de 43,5 millions d’euros (au cours EUR/MAD du
détenteurs d’une option de vente sur leur participation s’élevant à 5 %.
31 décembre 2015).
Opérations de l’exercice 2015 Au 31 décembre 2015, le Groupe ayant l’obligation de racheter les
La société a été renommée Centrale Danone en 2015. actions des actionnaires minoritaires présentées à l’offre, a comp-
tabilisé une dette courante de 43,5 millions d’euros, présentée dans
Par ailleurs, les actionnaires minoritaires détenteurs d’une option
la rubrique des dettes relatives aux options de vente accordées aux
de vente sur leur participation ont exercé leur option en 2015,
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle.
portant la participation du Groupe à 95,9 % et rendant obligatoire
Note 3.6. Dettes liées aux options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant
pas le contrôle
Principaux changements de 2015 Principaux changements de 2014
Exercices Exercices
Les options exercées en 2015 sont principalement relatives à Les options exercées en 2014 concernaient principalement Centrale
l’ensemble Danone-Unimilk (voir Note 3.3 des Annexes aux comptes Danone (voir Note 3.5 des Annexes aux comptes consolidés).
consolidés), Danone Espagne (voir Note 3.4 des Annexes aux comptes
Les principaux impacts sur les comptes consolidés 2014 de ces
consolidés) et Centrale Danone (voir Note 3.5 des Annexes aux
exercices sont les suivants :
comptes consolidés).
Les principaux impacts sur les comptes consolidés 2015 de ces î diminution de la dette liée aux options de vente accordées aux
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de 341 mil-
exercices sont les suivants :
lions d’euros ;
î diminution de la dette liée aux options de vente accordées aux î impact défavorable de 10 millions d’euros sur les capitaux
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle de 1 851 mil-
propres consolidés en Part du Groupe lié aux variations du prix
lions d’euros ;
d’exercice des options depuis le 31 décembre 2013 ;
î impact défavorable de 335 millions d’euros sur les capitaux î flux de financement de 341 millions d’euros présenté à la ligne
propres consolidés en Part du Groupe lié aux variations du prix
des Transactions avec les détenteurs d’intérêts ne conférant pas
d’exercice des options depuis le 31 décembre 2014 ;
le contrôle du Tableau de flux de trésorerie consolidés.
î flux de financement de 1 919 millions d’euros représentant
la part réglée en numéraire en 2015, présenté à la ligne des
Transactions avec les détenteurs d’intérêts ne conférant pas le
contrôle du Tableau de flux de trésorerie consolidés et expliquant
la majeure partie des 1 929 millions d’euros des flux relatifs aux
rachats d’intérêts ne reflétant pas le contrôle de l’exercice 2015 ;
Principales caractéristiques
Au 31 décembre
2014 2015
Date de Référence
Non Non début de calcul
(en millions d’euros) Notes Courant courant Total Courant courant Total d’exercice du prix
Multiple
d’une
moyenne
de
résultat
sur
4
À tout plusieurs
Danone Espagne 3.4 794 236 1 030 234 − 234 moment exercices
Multiple
de
résultat
avec prix
Ensemble Danone-Unimilk 3.3 912 − 912 − − − 2014 plancher
À partir
Autres (a) 503 113 616 380 248 628 de 2015
Total 2 209 349 2 558 614 248 862
(a) Plusieurs options de vente de montant individuel inférieur ou égal à 200 millions d’euros au 31 décembre 2015.
Note 4.2. Principales sociétés mises en équivalence en termes de résultat net et d’actifs nets consolidés
Au 31 décembre
2014 2015
Produits
Mengniu (c) Laitiers Frais Chine Hong Kong 9,9 % 9,9 % 5 873
Nutrition
Yashili (d) Infantile Chine Hong Kong – 25,0 % 1 085
Produits
Yakult (e) Laitiers Frais Japon Tokyo 21,3 % 21,3 % 7 999
(a) Si la société fait l’objet d’une cotation en bourse.
(b) Valeur exprimée à 100 %.
(c) INNER MONGOLIA MENGNIU DAIRY (GROUP) CO LTD.
(d) YASHILI INTERNATIONAL HOLDINGS LTD.
(e) YAKULT HONSHA CO LTD.
Le Groupe a acquis sa participation dans Mengniu et Yashili d’une part et Yakult d’autre part dans le cadre d’accords plus larges, visant
notamment une collaboration opérationnelle et le développement de catégories et de marchés régionaux.
En 2015, ces sociétés représentent en cumul plus de 73 % des Titres mis en équivalence (les autres titres mis en équivalence ne repré-
sentant individuellement pas plus de 10 % du total). Par ailleurs, aucune de ces sociétés ne représente plus de 5 % du résultat net et des
actifs nets consolidés.
Nutrition
Yashili 4.4 Infantile Chine Février – 25,0 %
Produits Afrique de
Sociétés du groupe Fan Milk (b) 2.2 Laitiers Frais l’ouest Décembre 49,0 % 49,0 %
(a) Mois de l’exercice 2015.
(b) Sociétés consolidées par intégration globale depuis décembre 2015 en application d’IFRS10, États financiers consolidés.
Exercice 2014
Pourcentage d’intérêt au 31 décembre
Date
(en pourcentage) Notes Pôle d’activité Pays d’opération (a) 2013 2014
Principales sociétés mises en équivalence pour la première fois au cours de l’exercice
Produits
Mengniu (b) 4.4 Laitiers Frais Chine Janvier 4,0 % 9,9 %
Activité produits laitiers frais
en Chine du groupe Mengniu et Produits
du Groupe (c) 4.4 Laitiers Frais Chine Juillet − 20,0 %
Produits
Brookside (d) Laitiers Frais Kenya Juillet − 40,0 %
Produits
Yakult (e) Laitiers Frais Japon Janvier 20,0 % 21,3 %
–
(a) Mois de l’exercice 2014.
(b) INNER MONGOLIA MENGNIU DAIRY (GROUP) CO LTD. La société était comptabilisée en Autres titres non consolidés en 2013.
(c) INNER MONGOLIA MENGNIU DANONE DAIRY CO LTD.
(d) BROOKSIDE AFRICA LIMITED.
(e) YAKULT HONSHA CO LTD.
Note 4.4. Mengniu (Produits Laitiers Frais, Chine) et Yashili (Nutrition Médicale, Chine) 4
Contexte de ces prises de participations Enfin, le 24 juillet 2015, Danone a annoncé la conclusion d’un accord
Le 20 mai 2013, Danone a annoncé la signature d’accords avec COFCO préliminaire avec Mengniu et Yashili en vue, d’une part, de fusion-
et Mengniu pour unir leurs forces pour accélérer le développement ner Dumex en Chine avec Yashili, construisant une plateforme de
des produits laitiers frais en Chine. Selon ces accords, Danone marques locales de laits infantiles solide, et, d’autre part, d’aug-
devient un actionnaire stratégique de Mengniu et une joint-venture menter sa participation au capital de Mengniu. L’accord de vente
pour la production et la vente de produits laitiers frais en Chine est définitif de Dumex en Chine à Yashili a été signé le 1er décembre,
créée au travers de la mise en commun des actifs respectifs des pour un montant de 150 millions d’euros et est soumis à l’accord des
deux sociétés, détenue à 20 % par Danone et 80 % par Mengniu. autorités compétentes et des actionnaires de Yashili. Les impacts
de cet accord sur les comptes consolidés de l’exercice 2015 sont
Le 31 octobre 2014, Danone, Mengniu et Yashili ont annoncé l’exten-
décrits en Note 6.2 des Annexes aux comptes consolidés.
sion de leur alliance stratégique à la catégorie des laits infantiles
en Chine en signant un accord aux termes duquel Danone parti-
Mengniu (Produits Laitiers Frais, Chine)
cipera à une augmentation de capital réservée de Yashili pour un
montant d’environ 437 millions d’euros à cette date, correspondant Comptabilisation de la participation
à 3,70 dollars de Hong Kong par action et représentant 25,0 % du Cette participation stratégique pour le Groupe est comptabilisée
capital de Yashili. en Titres mis en équivalence, le Groupe disposant d’une influence
notable sur les politiques opérationnelles et financières du groupe
Le 12 février 2015, le Groupe a participé à l’augmentation de capital
Mengniu du fait (i) de son rôle d’actionnaire stratégique du groupe
réservée de Yashili. Le prix par action payé est celui fixé dans le cadre
Mengniu prévue dans les accords avec COFCO, (ii) de sa participation
de cet accord, ce qui représente un montant total de 499 millions
à la gouvernance du groupe Mengniu, et (iii) de son engagement opé-
d’euros à cette date. Cette transaction permet à Danone de détenir
rationnel dans les activités produits laitiers frais du groupe Mengniu.
25,0 % du capital de Yashili et devenir ainsi le deuxième actionnaire
de Yashili après Mengniu qui détient 51 % de son capital. Dans le
cadre de cet accord, Danone a proposé la nomination du Directeur
Général de Yashili.
2014 2015
Comptes semestriels Comptes annuels Comptes semestriels
(en millions d’euros) au 30 juin au 31 décembre au 30 juin
2 488
853
1 293
897
2 750
877
1 442
4
Résultat net (a) 192 103 228 147
Autres éléments du résultat global (a) 193 (15) 179 (10)
(a) Comptes publiés, données en Japanese GAAP. Les éléments de résultat ont été convertis en euros au taux moyen de l’exercice. Les éléments de bilan et la
valeur boursière ont été convertis en euros au taux de clôture de l’exercice.
Acquisitions, prises
d’influence de l’exercice
et augmentation de capital 2.2, 4.3, 4.4 636 421 1 057 280 185 465
Cessions et pertes
d’influence de l’exercice 4.3 − − − (55) (29) (84)
Quote-part du Groupe
dans le résultat net avant
résultat de cession,
de réévaluation et autres − 76 76 − 126 126
Dividendes versés − (19) (19) − (40) (40)
Écart de conversion 53 − 53 65 105 171
Perte de valeur 4.7 (54) − (54) − − −
Ajustement relatif aux
acquisitions de l’exercice 2014 − − − 101 (3) 98
Au 31 décembre 1 024 1 123 2 146 1 414 1 468 2 882
Note 4.7. Suivi de la valeur des Titres mis en équivalence autres que Mengniu et Yashili
Revue de valeur au 31 décembre 2015
À l’issue de la revue des autres titres mis en équivalence, le Groupe n’a enregistré aucune perte de valeur.
La variation positive de la Quote-Part du Groupe entre 2014 et 2015 reflète les acquisitions réalisées en 2014 et 2015 et l’amélioration
du résultat net de certaines d’entre elles.
4
santé par l’alimentation au plus grand nombre”. Depuis 2007 et ments industriels nets de cession et, dans le cadre de la norme
l’acquisition de Numico, cette mission est mise en œuvre au travers IFRS 3 Révisée, avant prise en compte (i) des frais d’acquisitions
de quatre Pôles d’activité : des sociétés dont le Groupe prend le contrôle et (ii) des flux de
trésorerie liés aux compléments de prix relatifs à des prises
î le Pôle Produits Laitiers Frais (production et distribution de de contrôle ;
yaourts, de produits laitiers fermentés frais et autres spécia-
lités laitières) ; î le Free cash-flow hors éléments exceptionnels, indicateur publié
par le Groupe depuis le premier semestre 2013, dans le cadre
î le Pôle Eaux (production et distribution d’eaux naturelles condi- de son plan d’économies et d’adaptation de ses organisations
tionnées et d’eaux aromatisées ou enrichies en vitamines) ;
en Europe correspondant au free cash-flow excluant les flux de
î le Pôle Nutrition Infantile (production et distribution d’alimen- trésorerie relatifs aux initiatives qu’il pourrait mettre en œuvre
tation spécialisée pour les nourrissons et les jeunes enfants en dans le cadre de ce plan ;
complément de l’allaitement maternel) ;
î la Dette financière nette qui représente la part de dette nette
î le Pôle Nutrition Médicale (production et distribution d’alimen- portant intérêt. Elle est calculée sur la base des Dettes financières
tation spécialisée pour les personnes souffrant de certaines courantes et non courantes, après exclusion des Dettes liées aux
pathologies ou les personnes fragilisées par l’âge). options accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le
contrôle, et nette des Placements à court terme, Disponibilités
Les indicateurs clés revus et utilisés en interne par les principaux
et des Instruments dérivés – actifs.
décideurs opérationnels (le Directeur Général, Monsieur Emmanuel
FABER, et la Directrice Générale Finances, Madame Cécile CABANIS) Parmi les indicateurs clés revus et utilisés en interne par les principaux
pour évaluer la performance de ces secteurs opérationnels sont : décideurs opérationnels, seuls le Chiffre d’affaires net, le Résultat
opérationnel courant et la Marge opérationnelle courante font l’objet
î le Chiffre d’affaires net ; d’un suivi par Pôle d’activité, les autres indicateurs faisant l’objet d’un
î le Résultat opérationnel courant ; suivi au niveau du Groupe. Les principaux décideurs opérationnels
suivent les quatre Pôles d’activité, étant précisé que le Groupe n’a
î la Marge opérationnelle courante, qui correspond au ratio Résultat procédé à aucun regroupement de secteurs opérationnels.
opérationnel courant sur Chiffre d’affaires net ;
4
Autres (d) (16) (64)
Total (202) (380)
(a) Participation, intéressement, actions sous conditions de performance et stock-options, retraites à prestations définies et autres avantages au personnel.
(b) Comprend notamment des taxes sur le chiffre d’affaires.
(c) Hors restructurations mises en œuvre dans le cadre du plan d’économies et d’adaptation des organisations du Groupe en Europe, du plan de transformation
Danone 2020 et des activités du Groupe en Argentine.
(d) Comprend principalement des écarts de change, des dépréciations d’actifs, des provisions pour créances douteuses et plusieurs autres éléments.
Marchandises 77 93
Matières et fournitures 562 601
Produits semi-finis et travaux en cours 95 98
Produits finis 655 645
Emballages commerciaux non récupérables 50 44
Provisions pour dépréciation (99) (108)
Montant net des stocks 1 340 1 374
Clients et comptes rattachés 1 930 2 266
Effets à recevoir 38 40
Provisions pour dépréciation (68) (76)
Montant net des clients et comptes rattachés 1 900 2 230
État et collectivités 486 564
Organismes sociaux et autres créances hors exploitation 206 219
Charges constatées d’avance 109 89
Instruments dérivés – actifs (a) 86 70
Autres 87 75
Total des autres actifs courants 974 1 029
Total des éléments d’actifs courants 4 214 4 632
Risque de crédit sur créances clients Compte tenu du nombre important de clients répartis dans de très
et comptes rattachés nombreux pays, de la présence des principaux clients dans le sec-
teur de la grande distribution et nonobstant le contexte économique
Exposition au risque de crédit
actuel, le Groupe considère qu’il n’est pas exposé à un risque de
Le risque de crédit représente le risque de perte financière pour
crédit significatif, ni à une dépendance économique marquée vis-
le Groupe dans le cas où un client ou une contrepartie viendrait à
à-vis d’un client en particulier.
manquer à ses obligations de paiement contractuelles. L’échéance
de paiement des créances clients est généralement de 30 jours et
les clients principaux sont essentiellement présents dans le secteur
de la grande distribution pour lequel le risque de crédit est faible.
Chiffre d’affaire réalisé avec les premiers clients du Groupe et créances en retard de paiement et non encore dépréciées
Exercice clos le 31 décembre
(en pourcentage) 2014 2015
Part du chiffre d’affaires consolidé réalisé avec
les premiers clients du Groupe
Créances clients et comptes rattachés décomptabilisés dans le cadre de programmes d’affacturage sans recours
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Programmes d’affacturage inversé de paiement). Les montants à régler par voie de ces programmes
Le Groupe a recours à des programmes d’affacturage inversé sont comptabilisés en dettes opérationnelles dans la rubrique des
dans le cadre normal de ses affaires. Ces programmes sont mis Fournisseurs et dettes rattachées jusqu’au paiement par Danone, qui
en place sans modification substantielle des délais de paiement et a pour effet de solder l’engagement. Ces programmes concernent
4
ne sont utilisés que pour des factures approuvées et des paiements plusieurs filiales du Groupe réparties dans plusieurs géographies
correspondants aux conditions de la facture (notamment le délai et aucun n’est significatif individuellement.
et constructions
constructions
Installations
Installations
techniques,
techniques,
matériel et
matériel et
Terrains et
et en cours
Autres et
outillage
outillage
Terrains
en cours
Autres
Total
Total
(en millions d’euros)
Valeur brute
Au 1er janvier 2 281 5 502 1 708 9 491 2 443 5 787 1 762 9 992
Amortissements
Au 1er janvier (997) (3 472) (688) (5 156) (1 018) (3 539) (852) (5 410)
Dotations aux
amortissements
et dépréciations (101) (398) (141) (640) (115) (461) (126) (703)
Cessions de l’exercice 41 162 77 280 35 167 85 287
Reclassement
des actifs détenus
en vue de leur cession 1 3 − 4 45 23 8 75
Variations de périmètre 1 16 − 17 (1) (3) (1) (4)
Écarts de conversion 1 18 (8) 11 (6) 54 16 64
Autres 36 132 (93) 74 2 22 (34) (10)
Au 31 décembre (1 018) (3 539) (852) (5 410) (1 058) (3 737) (904) (5 700)
Valeur nette
Au 31 décembre 1 425 2 248 910 4 582 1 483 2 257 1 013 4 752
Suivi de la valeur des immobilisations corporelles î la valeur vénale correspond au prix de cession, net de frais, qui
Lorsque des circonstances ou événements indiquent qu’une immo- pourrait être obtenu par le Groupe dans le cadre d’une transaction
bilisation corporelle a pu perdre de la valeur, le Groupe procède à réalisée à des conditions normales de marché.
l’examen de la valeur recouvrable de cette immobilisation (ou du
Une perte de valeur est comptabilisée lorsque la valeur recou-
groupe d’actifs auquel elle appartient) :
vrable d’une immobilisation s’avère être inférieure à sa valeur
î la valeur recouvrable est la valeur la plus élevée entre la valeur nette comptable.
vénale et la valeur d’utilité ;
Investissements de l’exercice
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros, sauf pourcentage) 2014 2015
Engagements d’achats
de biens et services (a) (3 452) (1 904) (680) (338) (255) (275)
Engagements liés à des
investissements industriels (198) (179) (9) (10) − −
Obligations en matière
de contrats de location simple (767) (208) (142) (106) (82) (229)
Garanties et
nantissements donnés (284) (234) (2) (12) (1) (35)
Autres (35) (24) (7) (3) (1) −
4
Total (4 738) (2 548) (841) (469) (340) (539)
(a) Engagements principalement relatifs à des achats de laits et ingrédients laitiers et autres matières premières alimentaires.
Obligations en matière
de contrats de location simple (622) (162) (113) (84) (62) (200)
Engagements d’achats
de biens et services (a) (2 863) (1 646) (556) (301) (111) (249)
Engagements liés à des
investissements industriels (161) (140) (6) (2) (2) (11)
Garanties et nantissements
donnés (224) (170) (12) (16) (2) (25)
Autres (189) (121) (23) (16) (5) (23)
Total (4 059) (2 239) (711) (419) (182) (508)
Autres engagements
Diverses procédures ont été introduites contre la Société et ses filiales dans le cadre de la marche normale de leurs affaires, notamment
suite à des garanties données lors des cessions intervenues depuis 1997. Des dommages et intérêts sont demandés dans le cadre de
certaines de ces procédures et des provisions sont constituées chaque fois qu’une perte semble probable et quantifiable.
Sensibilité du résultat liée aux variations du prix de deux principales catégories de matières premières du Groupe
Exercice clos le 31 décembre
2014 2015
Hausse de 5 %
Baisse de 5 %
4
au format des comptes consolidés des entreprises établis selon ainsi que les coûts (encourus ou estimés) liés à des crises et litiges
les normes comptables internationales”, les Autres produits et majeurs. Par ailleurs, dans le cadre de la norme IFRS 3 Révisée sur
charges opérationnels comprennent des éléments significatifs qui, les Regroupements d’entreprises, le Groupe présente également
en raison de leur nature et de leur caractère inhabituel, ne peuvent dans la rubrique des Autres produits et charges opérationnels (i) les
être considérés comme inhérents à l’activité courante du Groupe. frais d’acquisitions des sociétés dont le Groupe prend le contrôle,
Ils incluent principalement les plus ou moins-values de cession (ii) les écarts de réévaluation comptabilisés suite à une perte de
d’activités et de participations consolidées, les dépréciations d’écarts contrôle, et (iii) les variations des compléments de prix d’acquisition
d’acquisition, des coûts significatifs relatifs à des opérations de ultérieures à une prise de contrôle.
Note 6.2. Impact de la fausse alerte émise par la société Fonterra sur certains ingrédients fournis
au Groupe en Asie en 2013
Fausse alerte émise par la société Fonterra Impact sur les ventes du Pôle Nutrition Infantile
sur certains ingrédients fournis au Groupe en Asie
en Asie en 2013 Les ventes du Pôle Nutrition Infantile en Asie, notamment sous la
À la suite d’une alerte du gouvernement néo-zélandais et de la société marque Dumex ont été significativement impactées par ces rappels.
Fonterra le 2 août 2013, concernant une possible contamination Des plans d’actions ont été mis en œuvre progressivement à partir
bactériologique au Clostridium botulinum de lots d’ingrédients fournis du second trimestre 2014 pour relancer les ventes sur les marchés
par Fonterra à quatre usines de Danone en Asie-Pacifique, le Groupe concernés, via la relance de la marque Dumex et le lancement
a procédé par mesure de précaution au rappel de certains de ses d’innovations.
laits infantiles dans huit marchés (Nouvelle-Zélande, Singapour,
Au 31 décembre 2014, leurs premiers effets étaient connus avec
Malaisie, Chine, Hong Kong, Vietnam, Cambodge et Thaïlande)
les résultats suivants :
de cette région. Cette alerte a été levée le 28 août, le Ministère
des Industries Primaires néo-zélandais (MPI) ayant conclu, après î en Chine, l’activité a repris graduellement atteignant en fin d’année
plusieurs semaines de tests, à l’absence de Clostridium botulinum un niveau très significativement inférieur à celui d’avant crise ;
dans tous les lots concernés.
î dans les autres pays concernés, ces pays générant désormais
Aucun des multiples tests réalisés par le Groupe avant et pendant plus de 50 % du chiffre d’affaires de l’année sous marque Dumex,
cette période critique n’a révélé la moindre contamination des pro- le niveau d’activité est équivalent au niveau d’avant crise.
duits à Clostridium botulinum. Danone dispose d’un des systèmes de
Au début du second trimestre 2015, le Groupe a constaté que la
management de la sécurité alimentaire les plus exigeants et les plus
situation de la marque Dumex en Chine s’était à nouveau dégradée
performants au monde, incluant des tests rigoureux sur l’ensemble
principalement sous l’effet de l’accélération (i) des ventes par
de ses produits. Néanmoins, convaincues que la sécurité de ses
internet au détriment des réseaux de distribution de détail au sein
consommateurs est leur priorité absolue, les équipes de Danone ont
desquels Dumex est seulement distribuée et (ii) des gammes de
rapidement et efficacement mis en œuvre les procédures de rappel.
produits importés super premium dont Danone bénéficie par ailleurs
Par ailleurs, le Groupe a annoncé le 8 janvier 2014 sa décision de très largement au travers des succès de Nutrilon et d’Aptamil (blue
mettre fin à son contrat actuel avec Fonterra et de conditionner la house) mais toujours au détriment de Dumex.
poursuite de sa collaboration à un engagement de totale transpa-
Afin, de renforcer l’activité de nutrition infantile en Chine, le Groupe
rence de la part de son fournisseur et à la mise en œuvre effective
a décidé de s’appuyer, à la fois sur le succès de ses marques
des procédures de sécurité alimentaire les plus avancées pour tous
internationales et sur la force de son partenariat avec Mengniu et
les produits livrés à Danone.
Yashili. Ainsi, Danone a conclu un accord de vente des activités de
Dumex en Chine à Yashili, pour un montant de 150 millions d’euros,
signé le 1er décembre 2015, vente soumise à l’accord des autorités
compétentes et des actionnaires de Yashili.
4
Autres produits Autres produits
et charges et charges
(en millions d’euros) opérationnels (a) Impôts opérationnels (a) Impôts
Coûts
4
Afrique et Moyen-Orient 9 % 9 %
Total 100 % 100 %
Note 7.2. Charges de personnel des sociétés consolidées par intégration globale
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros) 2014 2015
Principal engagement du Groupe En cas de départ de Danone avant l’âge de 55 ans ou de décès
Le principal engagement du Groupe en matière de retraites à pres- avant l’âge de départ en retraite, le salarié perd l’intégralité des
tations définies concerne le Régime de retraite des directeurs en droits à ce régime, étant précisé qu’en cas de licenciement après
France. Ce régime de retraite mis en place en 1976 dans le cadre 55 ans, le bénéfice de ce régime est maintenu, sous réserve que le
de l’initiative gouvernementale visant à fidéliser les dirigeants, a bénéficiaire ne reprenne pas d’activité salariée.
4
été fermé à tout nouveau bénéficiaire le 31 décembre 2003. Environ
Autres engagements
125 cadres de Danone ayant le statut de cadres dirigeants sont
La plupart des autres régimes de retraites mis en place par le
éligibles sous certaines conditions, notamment d’ancienneté et de
Groupe ne concerne qu’une filiale donnée dans un pays donnée.
présence, au bénéfice d’un régime de retraite à prestations définies
Par conséquent, le Groupe est amené à gérer plusieurs régimes
(pour rappel en 2009, plus de 210 cadres bénéficiaient encore de
différents dans un même pays. Aucun n’est significatif.
ce régime).
Principes généraux
Ce système prévoit le versement d’une rente, sous condition de
présence du bénéficiaire au sein de Danone au moment du départ
à la retraite, en fonction de son ancienneté et de ses derniers
salaires. La rente :
Valeur nette comptable des provisions (obligations brutes nettes des actifs des régimes)
Au 31 décembre
2014 2015
Régime Régime
de retraite Autres de retraite Autres
(en millions d’euros) des directeurs régimes Total des directeurs régimes Total
Par ailleurs, le montant total des cotisations/prestations à verser en 2016 au titre de ces régimes est estimé à 39 millions d’euros.
Hypothèses actuarielles
Méthodologie
Le Groupe définit les hypothèses actuarielles par pays et/ou par filiale.
Concernant les taux d’actualisation retenus en 2015, ils sont obtenus par référence aux taux de rendement des obligations de première
catégorie notées (AA) des émetteurs privés pour des durations équivalentes à celle de l’engagement des zones monétaires concernées. Le
niveau de qualité retenu est apprécié par référence à la notation obtenue auprès des principales agences de notation financière. Lorsque
le marché n’est pas liquide, le taux d’actualisation a été déterminé à partir des obligations d’État de maturité équivalente à la duration
des régimes évalués. Cela a été notamment le cas en 2014 pour l’Indonésie.
Régime de retraite des directeurs
Principales hypothèses actuarielles
Exercice clos le 31 décembre
Régime de retraite des directeurs
2014 2015
4
de change 21 (11) − 10
Autres mouvements − − − (1)
Solde au 31 décembre 2014 1 272 (475) − 796
Note 7.4. Actions sous conditions de performance et stock-options, accordées à certains salariés
et aux mandataires sociaux
Politique du Groupe Les Group performance shares (GPS) sont des actions de la Société
Le Groupe octroie une rémunération variable long terme sous soumises à des conditions de performance, fixées par l’Assemblée
la forme d’actions de performance (Group performance shares) Générale pour chaque plan. Pour tous les plans en cours, les condi-
depuis 2010 (sous la forme de stock-options jusqu’en 2010), à environ tions de performance reposent sur des éléments de performance
1 300 directeurs et cadres dirigeants dans le monde ainsi qu’aux de l’entreprise. Les GPS sont également soumises à des conditions
mandataires sociaux. de présence. La durée de vesting est de 3 ou 4 ans selon les plans.
Principes généraux des Group performance shares et arrêt du Principes généraux stock-options
programme de stock-options Les stock-options sont des options d’achat actions de la Société
La rémunération variable long-terme du Groupe correspond aux octroyées à certains dirigeants et cadres du Groupe jusqu’à l’Assem-
Group performance shares (actions de la Société soumises à des blée Générale Mixte du 22 avril 2010. Aucune stock-option n’a été
conditions de performance). Les Group performance shares ont octroyée depuis cette date et depuis fin 2013, toutes les stock-options
été institués en 2010 par l’Assemblée Générale des actionnaires sont exerçables, les derniers plans arrivant à échéance en 2017.
du 22 avril 2010 en remplacement du programme de stock-options
qui en conséquence a été fermé.
Valorisation
Exercice clos le 31 décembre
(en euros par action sauf nombre d’actions) 2014 2015
4
(a) Juste valeur à la date d’attribution.
NOTE 8. IMPÔTS
Note 8.1. Impôts sur les bénéfices
Résultat avant impôts et charge d’impôts
Exercice clos le 31 décembre
(en millions d’euros sauf taux d’impôt en pourcentage) 2014 2015
Résultat avant impôts 1 839 1 925
836
(224)
902
4
Impôts différés passifs (1 225) (1 126)
Impôts différés nets (389) (224)
(a) Voir paragraphe ci-après relatif aux Déficits fiscaux reportables.
Variation de la période
(en millions d’euros) 2014 2015
Au 1er janvier (556) (389)
Reports déficitaires et crédits d’impôt non encore utilisés (a) 403 480
Économie potentielle d’impôt 107 130
(a) Montant en base.
(b) En 2015, ils proviennent essentiellement du groupe d’intégration fiscale en France. La baisse par rapport à 2014 provient principalement de la dépréciation
des actifs d’impôts relatifs à Dumex.
(c) Correspond aux impôts différés actifs sur déficits fiscaux reportables.
Horizon de consommation
La majeure partie des déficits reportables au 31 décembre 2015 a une durée de vie indéfinie et un horizon de consommation probable
au-delà de cinq ans.
Valeur brute
Amortissements
Valeur nette
Valeur nette comptable et hypothèses de taux de croissance à long terme et d’actualisation des UGT
ou groupes d’UGT des actifs significatifs
Au 31 décembre
Valeur comptable
des goodwill et marques Taux de croissance Taux d’actualisation
à durée de vie indéfinie (h) à long terme (i) après impôt (i)
Eaux
4
î'RQWgoodwill 630 613
îb'RQWPDUTXHV¢GXU«HGH
vie indéfinie (d) 210 204
Nutrition Infantile
î'RQWPDUTXHV¢GXU«HGH
vie indéfinie 4 234 3 743
(a) Comprend principalement la Russie et l’Ukraine.
(b) Regroupe l’intégralité de l’activité du pôle en Europe.
(c) Plus de 10 UGT dont la principale est l’UGT États-Unis, aucune n’excédant 300 millions d’euros au 31 décembre 2015 comme au 31 décembre 2014.
(d) Plusieurs marques dont aucune n’est significative individuellement.
(e) Comprend notamment l’UGT Eaux Asie et d’autres UGT, aucune n’excédant 200 millions d’euros au 31 décembre 2015 comme au 31 décembre 2014.
(f) Plusieurs marques dont les plus significatives sont Milupa et Dumex. La valeur comptable présentée ici intègre la dépréciation de la marque Dumex.
(g) Plusieurs marques dont la plus significative est Nutricia.
(h) La valeur comptable intègre le reclassement de 153 millions d’euros vers les Actifs détenus en vue de leur cession de l’activité Dumex en Chine.
(i) Pour les UGT dont la valeur recouvrable est déterminée sur la base de la valeur d’utilité sauf les UGT correspondant aux sociétés acquises en 2015.
Goodwill des groupes d’UGT des Pôles Nutrition Par ailleurs, une analyse de sensibilité aux hypothèses clés de la
Infantile et Nutrition Médicale valeur d’utilité a été réalisée sur chacun des trois groupes d’UGT.
Au 31 décembre 2015, la valeur recouvrable dépasse la valeur Les hypothèses clés intervenant dans le modèle de valorisation
comptable de 1,6 milliard d’euros pour le groupe d’UGT Nutrition utilisé par le Groupe sont (i) la croissance du Chiffre d’affaires net,
Médicale, de 2,9 milliards d’euros pour le groupe d’UGT Nutrition (ii) la Marge opérationnelle courante (correspondant au ratio Résul-
Infantile Reste du Monde, et de 1,8 milliard d’euros pour le groupe tat opérationnel courant sur Chiffre d’affaires net), (iii) le taux de
d’UGT Nutrition Infantile Asie. croissance long terme utilisé pour le calcul de la valeur terminale,
et (iv) le taux d’actualisation.
Suivi de la valeur des principales marques chaque année, aux hypothèses de croissance du chiffre d’affaires
à durée de vie indéfinie net, y compris l’année terminale, à partir des projections 2015) ;
Au 31 décembre 2015, le Groupe a procédé à la revue de la valeur
des marques Nutricia et Milupa selon la méthodologie, le modèle de î baisse du taux de royalties de 50 pb (baisse appliquée, chaque
année, aux hypothèses de taux de royalties, y compris l’année
valorisation décrit ci-avant et sur la base d’hypothèses construites
terminale, à partir des projections 2015) ;
à partir de celles des groupes d’UGT concernés, la marque Dumex
ayant été valorisée sur la base de l’accord de cession (voir Note 6.2 î baisse de la croissance à long terme de 50 pb ;
des Annexes aux comptes consolidés).
î hausse du taux d’actualisation de 50 pb.
Cette revue n’a conduit à aucune perte de valeur.
Autres marques à durée de vie indéfinie
Par ailleurs, une analyse de sensibilité aux hypothèses clés de la Au 31 décembre 2015, à l’issue de la revue de la valeur des autres
valeur d’utilité a été réalisée sur chacune de ces autres principales marques à durée indéfinie, le Groupe a enregistré des pertes de
marques. Les hypothèses clés intervenant dans le modèle de valori- valeur sur certaines des marques des Pôles Produits Laitiers Frais,
sation utilisé par le Groupe sont (i) la croissance du chiffre d’affaires Eaux et Nutrition Infantile, pour un montant cumulé de 125 millions
net, (ii) le taux de royalties, (iii) le taux de croissance long terme utilisé d’euros enregistré dans la rubrique des Autres produits et charges
pour le calcul de la valeur terminale, et (iv) le taux d’actualisation. opérationnels de l’exercice.
Les variations suivantes, jugées raisonnablement possibles, dans
Au 31 décembre 2014, à l’issue de la revue de la valeur des autres
les hypothèses clés ne modifient pas les conclusions de la revue
marques à durée indéfinie, le Groupe n’avait constaté aucune perte
de valeur, à savoir l’absence de perte de valeur :
de valeur.
î baisse du Chiffre d’affaires net de 100 pb (baisse appliquée,
Dans le cadre de la gestion de son endettement, Danone est régu- Suivi et gestion du risque
lièrement amené à lever de nouveaux financements pour renouveler En application de sa politique de refinancement, Danone réduit son
sa dette existante. exposition en (i) centralisant ses sources de financement, (ii) faisant
appel à des sources de financement diversifiées, (iii) gérant une
Dans les pays dans lesquels le financement centralisé n’est pas
part significative de ses financements à moyen terme, (iv) mainte-
accessible lorsque les financements à moyen terme sont indispo-
nant des sources de financement disponibles à tout moment, et (v)
nibles, et/ou dans le cas de certains financements existants dans une
n’étant soumis à aucun engagement relatif au maintien de ratios
société avant sa prise de contrôle par Danone, Danone est exposé
financiers (covenant).
à un risque de liquidité sur des montants limités dans ces pays.
Dans les pays dans lesquels le financement centralisé n’est pas
Plus généralement, Danone pourrait, dans un contexte de crise
accessible, lorsque les financements à moyen terme sont indis-
financière systémique, ne pas être en mesure d’accéder aux finan-
ponibles, et/ou dans le cas de certains financements existants
cements ou refinancements nécessaires sur les marchés du crédit
dans une société avant sa prise de contrôle par Danone, certaines
ou des capitaux, ou d’y accéder à des conditions satisfaisantes, ce
sociétés du Groupe peuvent être amenées à porter des financements
qui serait susceptible d’avoir un impact négatif sur sa situation
locaux pour les besoins de leur activité opérationnelle ; ces finan-
financière.
cements représentent des montants limités individuellement et en
Par ailleurs, la capacité de Danone à accéder aux financements et cumul pour Danone, compte tenu du niveau des flux d’exploitation
le montant de ses charges financières peuvent dépendre, en partie, généralement suffisants pour autofinancer leurs opérations et leur
de la notation de son risque de crédit par les agences de notation croissance organique.
financière. Les notations des dettes à court terme et à long terme
Utilisation de ses sources de financement
de la Société et leur éventuelle dégradation pourraient entraîner
une augmentation des coûts de financement et affecter son accès La politique du Groupe consiste à maintenir disponible ses sources
aux financements. de financement et les gérer au niveau de la Société. Le Groupe peut
être amené à utiliser (i) notamment son programme de billets de
Enfin, la plupart des contrats de financement conclus par la Société
trésorerie et son crédit syndiqué pour gérer son cycle de trésorerie,
(lignes de crédit bancaires et emprunts obligataires) contiennent
en particulier lors du versement du dividende aux actionnaires de
un mécanisme de changement de contrôle, qui offre aux créanciers
Danone, et (ii) alternativement ses programmes de billets de tré-
un droit de remboursement anticipé dans le cas d’un changement
sorerie et EMTN ou son crédit syndiqué pour optimiser son coût
de contrôle de la Société s’il est accompagné d’une dégradation
de financement, tout en assurant sa sécurité financière, si bien
de sa notation sous “investment grade” par les agences de notation
que la maturité et la devise de ses financements effectivement
financière.
levés peuvent varier sans modifier le niveau d’endettement net ni
la sécurité financière du Groupe.
Note 10.3. Situation des financements et de la sécurité financière du Groupe gérés au niveau
de la Société, et variation de la période
Structure des principaux financements du Groupe et de sa sécurité financière
Au 31 décembre
2014 2015
Nominal
Nouveaux financements
Nominal
Nouveaux financements
4
Renouvellement
(en millions d’euros) Part non courante Part courante Part non courante Part courante
Échéanciers des dettes financières gérées au niveau de la Société et des options de vente accordées aux
détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle
Sorties de trésorerie prévisionnelles relatives au remboursement contractuel en nominal selon l’hypothèse de non-renouvellement
2000
614
974
1000
248
1187
1050
929
807 800 750 750 Financement obligataire
638 682
500 Billet de trésorerie
Dettes liées aux options de vente
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Sorties de trésorerie prévisionnelles relatives aux paiements contractuels des intérêts sur les dettes et actifs financiers gérés
au niveau de la Société, y compris les primes à payer sur les instruments dérivés selon l’hypothèse de non-renouvellement
4000
2477 2293
1993
1267
2000
Rating de la Société
Au 31 décembre
2014 2015
4
et autres placements court terme 479 512
Total 2 317 2 514
Part de la dette nette couverte et non couverte contre Sensibilité du coût de la dette nette d’une variation
une hausse des taux court terme de taux d’intérêt court terme
En 2015 comme en 2014, l’impact d’une variation de taux d’intérêt
Répartition de la dette nette entre taux fixe et taux variable
court terme n’aurait pas d’impact significatif sur le coût de la dette
nette du Groupe.
97 %
-12 %
Taux fixe
Taux variable
4
2014 2015
réglementaires et monétaires exécuter les opérations financières rerie et de financement est communiqué à la Direction Générale
localement ou centralement, et enfin (iv) n’utiliser des instruments Finances du Groupe qui suit ainsi les orientations prises dans le
dérivés qu’à des fins de couverture économique. cadre des stratégies de gestion qu’elle a précédemment autorisées.
Le Groupe, au travers de la Direction Trésorerie et Financement Par ailleurs, le Groupe est exposé au risque de volatilité des prix et
rattachée à la Direction Générale Finances, dispose pour cette à une éventuelle pénurie des matières premières qu’il est amené à
gestion de l’expertise et des outils (salle des marchés, logiciels de acheter, principalement pour produire ses produits finis. Pour gérer
front et de back-office) permettant d’intervenir sur les différents cette exposition, le Groupe a mis en place une politique d’achats de
marchés financiers selon les standards généralement mis en place matières premières (Market Risk Management). Cette politique ainsi
dans les groupes de premier plan. Par ailleurs, l’organisation et les que l’impact d’une variation de prix des deux principales catégories
procédures appliquées sont revues par les Directions du Contrôle de matières sur le coût des achats annuels du Groupe sont décrits
Interne et de l’Audit Interne. Enfin, un reporting mensuel de tréso- en Note 5.7 des Annexes aux comptes consolidés.
4
de valeur du dérivé et de l’élément couvert sont enregistrées en de couverture sont enregistrées directement dans le compte de
résultat sur la même période. résultat de la période, dans une rubrique du résultat opérationnel
ou financier selon la nature de la couverture.