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Bel Ami

Le document présente le contexte historique et géographique du roman Bel-Ami de Maupassant. Il décrit ensuite la rencontre entre Georges Duroy et Charles Forestier, journaliste à La Vie Française qui propose à Duroy de devenir journaliste. Duroy accepte et est invité à dîner chez Forestier où il fait la connaissance d'autres personnalités.

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Bel Ami

Le document présente le contexte historique et géographique du roman Bel-Ami de Maupassant. Il décrit ensuite la rencontre entre Georges Duroy et Charles Forestier, journaliste à La Vie Française qui propose à Duroy de devenir journaliste. Duroy accepte et est invité à dîner chez Forestier où il fait la connaissance d'autres personnalités.

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Activités de pré-Lecture

Repères

1 Le contexte historique. Lisez et répondez aux questions.

Bel-Ami est publié en 1885. C’est un roman contemporain car l’action se passe entre 1880 et 1883.

LA guerre franco-prussienne vient de se terminer par la défaire de Napoléon III à Sedan en 1870 et
la III république se met en place 1870-1940). Le président Grévy nomme Jules Ferry, personnalité
dominante des premiers gouvernants républicain de 1879 à 1885. Charge soit de l’éducation
nationale, soit des affaires étrangères. Il engage une série de reformes sur l’instruction publique et
l’expansion coloniale.

C’est aussi une période ou se développe le capitalisme. L’argent occupe une place très importante
qui entraine des scandales financiers, car politique, affaire et journalisme se retrouvent mêles.

Dans les années 1880-1881, les affaires tunisiennes préoccupent le gouvernent français. La Tunisie
est endettée et la France met en tutelle le pays. Un incident militaire à la frontière avec l’Algérie
donne un prétexte à la France pour placer la Tunisie en protectorat en 1881.

1. Pourquoi dit-on que Bel-Ami est un roman contemporain ?


2. Sous quel gouvernement est la France ?
3. Quelle est la personnalité dominante en politique à l’époque ?
4. De quoi est chargée cette personnalité ?
5. Quelle place occupe l’argent ?
6. Par quelle question la France est-elle à cette période ?
2 Le conteste géographique. Complétez le résume après avoir lu ce texte.

Bel-Ami se passe á Paris sur la rive droite du côté des Grands Boulevards. C’est le quartier á la
mode á l’époque. Il y a de nombreux cafés et restaurants, et des lieux pour se divertir. Au XIX
siècle, les Grands Boulevard acquièrent une notoriété internationale. Alfred de Musset, dans Le
Boulevard de Gand, publié an 1886, en dit : c’est << un des lieux les plus agréables qui soient au
monde. C’est un des points rares sur la terre où le plaisir s’est concentré. Le Parisien y vit, le
provincial y accourt, l’étranger qui y passe s’en souvient comme de la rue de Tolède à Naples,
comme autrefois de la Piazzetta á Venise. Restaurants, cafés, théâtres, bains, maison de jeu, tout
s’y presse : on a cent pas á faire : l’univers est là. >>

Le IX arrondissement accueille les banquiers, les négociants, les industriels. De 1880 à 1910,
environ la moitié des sièges sociaux des sociétés cotées à la Bourse de Paris sont dans ce quartier.

L’aristocratie et de la grande bourgeoisie s’installent alors dans les quartiers plus résidentiel,
comme dans le VIII arrondissement.

Mais, le IX reste très lié au monde des arts et des lettres.

A partir de 1862, Charles Garnier construit l’Opéra et Haussmann en aménage les abords. De
nombreux théâtres animent l’arrondissement : le vaudeville boulevard des capucines, les
Nouveautés…De grands journaux aussi s’installent dans l’arrondissement, tel Le Figaro rue Drouot.

C’est aussi l’époque et le quartier où les guinguettes se développent.

Bel-Ami se passe á ________, Au cœur de la capitale, dans le __________ arrondissement. C’est


un quartier _______ de nombreuses _________ y ont leur siégé. Pour se ___________ aussi, c’est
un quartier très a la ___________ : il y a des _________ et des restaurants.

Ici, on s’amuse, mais on se cultive aussi avec ______ animent le quartier et des grands _______
s’installent ici. Pour faire la fête, il y a aussi les ______________. Les riches, eux, vivent loin dans
le ___________ arrondissement, quartier plus ____________.
Rencontre

Paris, mois de juin. Il fait chaud. Georges Duroy sort d’un restaurant des Grandes Boulevards. Les
femmes se retournent sur sa beauté. Mais, en poche, il ne lui reste que trois francs*quarante. Cela
représente deux diners sans déjeuners ou deux déjeuners sans diners, au choix. Les repas du
matin étant moins chers que ceux du soir, il choisit collations* au pain et au saucisson ainsi que
deux verres de bière, ce qui lui fait très plaisir.

Il ne sait pas trop aller ce soir. Il aime les lieux pleins de filles publiques, leurs bals, leurs cafés,
leurs rues. Il se dirige vers la Madeleine et regarde les gens assis aux terrasses qui boivent des
verres. Qu’il a soif ! Il envie tous ces hommes. Il se souvient de sa vie de soldat en Algérie : comme
il était facile alors de trouver de l’argent…. Mais, á Paris, la vie est dure. Tout en pensant, il est
maintenant au coin de la place de l’Opéra. Là, il croise un gros jeune homme qu’il reconnait.

C’est Charles Forestier. Ils se sont rencontrés justement à l’armée.

-Ah, comment cas-tu mon vieux ? demande Duroy.

-Oh ! Je tousse tout le temps. J’ai la bronchite, même en été.

Forestier est très malade. Il devrait rester dans le sud de la France, Mais il ne veut pas a cause de
sa femme et de son travail. Il est journaliste. Rapidement, il propose a Duroy de l’accompagner a
son bureau.

- Je dirige la politique à La Vie Française. J’ai fait du chemin, tu sais…


- Duroy est étonné par ce changement. Quand il l’a connu, Forestier était un homme
maigre, un peu étourdi. Aujourd’hui, il a fière allure* dans son costume et son petit ventre
rond dit que c’est un homme qui dine bien. En trois ans, Paris l’a transformé.
- Quand forestier pose la question a Duroy :
- Et toi, que fais –tu à Paris ?
- Duroy répond :
- Je crève de faim*. Je suis venu ici pour faire fortune…ou plutôt pour vivre à Paris… Mais,
ça fait six mois que je travaille aux bureaux du chemin de fer*. Je ne gagne presque rien.
- Ah, je vois…
- Que veux-tu ? Je ne connais personne ici.
- Tu sais, ici, il faut de l’aplomb*. Un home malin devient plus facilement ministre que chef
de bureau. Il faut t’imposer et non pas demander. As-tu ton banc* ?
- Non, j’ai échoué deux fois.
- Ce n’est pas grave, du moment que tu as fait des études. Tu connais Cicéron et Tibère ?
- Á peu près…
- Ça suffit. Personne n’en sait davantage. Le tout est de ne pas se faire prendre en plein
flagrant délit* d’ignorance.
- En bavardant, ils arrivent boulevard Poissonnière, devant le bureau de la Vie Française.
Forestier doit corriger quelques épreuves* et il
Le franc : ancienne unité monétaire de la France.

La collation : repas léger.

Avoir fière allure : avoir un bel aspect.

Crever de faim : être très affamé.

Le chemin de fer : moyen de transport ferroviaire.

L’aplomb : confiance en soi, assurance.

Le bac : baccalauréat.

Prendre en flagrant délit : arrêter.

L’épreuve : texte imprime d’un manuscrit avant d’être corrigé.

Fait entrer Duroy. Il y a beaucoup de monde : des hommes passent et repassent avec des papiers a
la main. Duroy fait la connaissance de Jacques Rival, le célèbre chroniquer duelliste*, ainsi que le
poète Norbert de Varenne.

Un peu plus tard, assis devant une bière, Forestier raconte a Duroy que ces hommes gagne des
fortunes pour peu de travail, Tout á coup il dit :

-Pourquoi tu n’essaies pas toi aussi le journalisme ?

-Mais, je n’ai jamais rien écrit…

-Bah ! Il faut bien commencer ! Je vais en parler au directeur. Ça te dit ?

-Certainement !

-Alors, viens diner chez moi demain. Il aura le patron M. Walter, sa femme, Jacques Rival, Norbert
de Varenne, une amie de ma femme et Mm Forestier.

-Mais, c’est que je n’ai pas d’habit…

-Bigre* ! Ce n’est pas possible à Paris. Il vaudrait mieux ne pas avoir de lit que d’habit. Tiens
prends ces deux louis d’or*, loue ou acheté des vêtements. Tu me les rendras quand tu pourras.

-Tu es trop aimable, merci !

-C’est bon ! Tu veux encore flâner* un peu ?

-Oui, volontiers !

-Où allons-nous ? J’aimerais Qu’il y ait ici un jardin comme celui et on pourrait boire un verre sous
les arbres. Ce serait un lieu pour flâner. Alors, ou veux-tu aller ?
-Je ne connais pas Les Folies-Bergères, j’y ferais bien un tour.

Le chroniquer duelliste : journaliste spécialise dans les duels

Bigre : interjection d’étonnement, de surprise.

Le louis d’or : ancienne monnaie d’or française.

-Bigre ! Il fera très chaud, mais si tu veux, c’est toujours drôle.

Forestier mène donc son ami rue du Faubourg-Montmartre.

Là, ils entrent sans payer, car Forestier connait le lieu. Une foule compacte d’hommes et de
femmes se trouve á l’intérieur. Les deux hommes s’installent dans une loge. Duroy ne regarde pas
beaucoup le spectacle sur la scène : il est surtout fascine par les femmes. Une d’elles l’accoste
même, c’est une certaine Rachel que Duroy rejoindra plus tard dans la soirée.

Le lendemain soir, Duroy se rend chez les Forestier. En montant les escaliers, il se regarde dans un
miroir et se dit qu’avec cette allure et son désir de réussir il devrait y arriver. Cependant, en
entrant dans l’appartement quand un valet* lui ouvre la porte, il se sent mal á l’aise : il va faire son
premier pas dans le <Monde>, dans l’existence dont il rêve, C’est Mme Madeline Forestier qui
l’accueille :

-Bonsoir. Charles m’a parlé de votre rencontre s’hier soir. Quelle bonne idée il a eue de vous
inviter.

Et, elle l’installe dans un fauteuil. Assis dans le velours confortable, Duroy sent qu’il devient
quelqu’un d’autre, une nouvelle vie va commencer, Mme Forestier est une jeune femme blonde
gracieuse.

Arrive ensuite Clotilde de Marelle, une petite brune vive, suivie et gros, avec sa femme Virginie,
aux manières distinguées, arrivent.

Ce couple est le plus âgé de la soirée. Jacques Rival et Norbert de Varenne font leur apparition en
même temps.

A table, Duroy est assis entre Mme de Marelle et sa fille, Il se sent gêné. On parle d’un procès et
Duroy n’ose pas dire un mot.

Le valet : domestique
Il regarde de temps en temps sa voisine, Clotilde : elle est très séduisante, drôle et gentille. Le
diner est très bon. On sert du bon vin et Duroy commence à se sentir un peu ivre. La conversation
tourne autour de la colonisation en Algérie. C’est là que Duroy ouvre la bouche et raconte qu’il a
vécu en Algérie et parle de sa vie là-bas et de ses aventures de guerre. Tout le monde le regarde et
Mme Walter propose :

-Vous devriez écrire des articles sur vos souvenirs.

Forestier saute alors sur l’occasion pour proposer á Walter de faire entrer son ami au journal.

-IL est vrai que M. Duroy a un spirit original, répond le directeur.

Venez demain dans mon bureau, nous arrangerons ça. Mais avant, je voudrais que vous mêlerez
la colonisation á cela, c’est d’actualité et ça plaira à nos lecteurs. Je veux le premier article pour
demain ou près–demain.

Duroy triomphe intérieurement. Il ose enfin adresser la parole +a sa voisine :

- Vous avez, Madame, les plus jolies boucles d’oreilles que j’aie jamais vues.

Son regard pénètre le cœur de la jeune femme. Mme Forestier, de son côté, le surveille d’un
regard bienveillant. On parle ensuite du projet de chemin de fer métropolitain dans la capitale.

La soirée continue. Duroy se sent á l’aise avec les femmes. Mais, de peur de tout gâcher, il
décide de partit.

En partant, Forestier lui rappelle :

- Á demain, n’oublie pas !

En descendant l’escalier, Duroy est heureux

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