GSS154 Feuilletable
GSS154 Feuilletable
Handicap
La réponse accompagnée
pour tous questionne les pratiques p. 15
secours-catholique.org Ensemble,
construire
un monde juste
caritasfrance
Secours Catholique – Caritas France et fraternel
Société éditrice : Groupe Moniteur (SAS)
ÉDITO
Antony Parc II – 10 place du Général de Gaulle
BP 20156 - 92186 Antony Cedex
Tél. : 01 77 92 92 92
Site internet : www.gazette-sante-social.fr CLAUDE JACQUIER
Directeur de recherche honoraire au CNRS
Principal actionnaire : Info Services Holding
Président et directeur de publication : Julien Elmaleh
Directeur des rédactions : Guillaume Doyen
RÉDACTION
Rédacteur en chef : Laurent Thoviste (04 76 65 77 78).
DR
Assistante de rédaction : Marie-Aurélie Colpin
(04 76 65 77 78). [email protected]
RÉALISATION
Rédacteur en chef technique : Laurent Brugièregarde
Secrétaire de rédaction : Véronique Garcia
Un compromis,
pour survivre
Rédacteur graphiste : Karine Colnel
Chef de fabrication : Hervé Charras
Web : Romain Mazon (rédacteur en chef délégué),
[email protected]
L
Ont collaboré à ce numéro :
a politique de la ville devrait être placée au cœur de la nécessaire tran-
A. Caviccio, M. Cousin, C. Destombes, S. de Fréminville,
S. Guillaume, G. Langlois, E. Larpin, N. Levray, L. Martin, sition écologique de nos territoires rurbains à l’heure où des défis de
B. Menguy, S. Paulic, JM. Pichavant, S. Soykurt,
G. Zignani. toute nature n’ont jamais été aussi lancinants : défis environnementaux
(changements climatiques), défis socio-démographiques et culturels (flux
PUBLICITÉ
Directeur de clientèle : migratoires nécessaires au renouvellement de nos sociétés), défis écono-
Gilles Dubois, 01 79 06 79 67 ou 06 67 15 78 67
miques (panne de la création de valeurs ajoutées). Telle n’est cependant pas
Exécution technique :
Anna Da Silva (01 79 06 71 82). la perspective, et, à tous les niveaux, les responsables ont baissé les bras
[email protected]
laissant le champ libre aux tenants d’un retour au passé et d’un repli sur soi
ANNONCES CLASSÉES (01 79 06...) illusionnistes !
Directeur commercial :
Clément Supplice (73 65) Cet échec n’est pas imputable à la conception de la politique de la ville, mais
Directeur des opérations :
Christian Fehr (73 71)
à sa mise en œuvre qui s’en est prise aux lieux et aux gens alors que l’essentiel
Équipe commerciale (73 33) : des maux tenait à nos institutions bureaucratiques balkanisées, empilées et
Anne Vignier, Guillaume Lebre
Directrices de clientèle : sectorisées. L’enjeu est plus que jamais leurs transformations en profondeur
Laurence Leroy (73 68), et cela passe non pas par la loi ou le décret, mais par la mise en œuvre de
Mira Marchard (73 69)
[email protected] projets au quotidien portés par des acteurs, conspirateurs des réformes en
quête de complices au sein des administrations publiques et privées.
DIFFUSION (01 79 06...)
Directeur : Guillaume de Corbière (72 95). Pendant les trente glorieuses, le compromis social-démocrate ou chrétien-
Maëlle Penelon (04 76 93 12 65) démocrate a permis un certain réencastrement des sphères de l’économie
ABONNEMENTS (01 79 06...) et du social grâce à un partage négocié de la valeur ajoutée entre capital et
Nadia Clément (directrice, 72 91) travail. Il y avait alors des « partenaires sociaux » conscients que leur intérêt
Abonnement :
[email protected] bien compris était de coopérer même s’il faisait alors fi de la composante
TARIFS : 1 an environnementale. Ce vieux compromis a volé en éclat et, face aux nou-
(11 numéros + Newsletter hebdomadaire électronique) : veaux défis désormais mondialisés, il a été impossible d’en faire émerger
Administrations et sociétés : 130 € (France)
Étranger nous consulter - Personnels : 109 € (France) un nouveau, associant les domaines disjoints de l’environnement, du social
Vente au numéro : 14 € et de l’économie. C’était l’ambition des politiques européennes intégrées de
RCS Nanterre 403 080 823 développement soutenable communautaire dont la politique de la ville. Las,
N° SIRET 403 080 823 00012
N° TVA intracommunautaire FR 32 403 080 823
les acteurs sociopolitiques déterminés et mobilisés ont jusqu’ici fait défaut.
N° de commission paritaire : 1121T85614 C’est le constat fait par Nicolas Hulot dont la longue plainte prolongée reflétait
Mensuel - Dépôt légal : à parution
Imprimeur : Imprimerie non pas tant ses incapacités individuelles, mais bien cette absence durable et
de Champagne, très insoutenable pour la planète. Aux communautés-territoires, désormais,
ZI Les franchises, 52200 Langres
de coproduire ce compromis pour survivre au quotidien. u
Origine du papier :
Allemagne Certification : PEFC
Impact sur l’eau (P tot) :
0,016 kg/tonne
Ce papier provient de forêts
gérées durablement et ne contient
pas de fibres recyclées.
Une offre de services complète La nouvelle ère de la plateforme Des partenariats stratégiques
Le portail www.sanitaire-social.com
Sanitaire et Social
L’Annuaire Sanitaire et Social continue
dispose d’un annuaire regroupant plus Crée et conçu de manière à pouvoir d’étendre son réseau d’influence en
de 45 000 structures médico-sociales apporter une interaction la plus nouant des partenariats en marque
de l’hexagone et des pays limitrophes. instantanée possible avec les internautes, blanche avec des acteurs majeurs des
le portail www.sanitaire-social.com secteurs de l’édition, de l’assurance et
Il met également en avant des offres devient le maillon clé d’un véritable de la santé.
d’emplois du secteur ainsi que des écosystème du secteur sanitaire et social.
actualités, mises à jour par les Ces partenariats permettent également de
établissements eux-mêmes. démultiplier les informations relayées sur
le portail www.sanitaire-social.com, sur
Enfin des guides d’informations utiles le web et via des applications dédiées.
et pertinents apportent de véritables Parmi les plus notables :
conseils et indications précieuses à ses SANOFI – MONDIAL ASSISTANCE –
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Annuaire Sanitaire et Social - 70, rue Philippe de Girard - 75018 Paris - 01 42 09 13 00 - [email protected]
OFFICE NATIONAL DE PUBLICATION
ET DE COMMUNICATION
SOMMAIRE
Septembre 2018 - n° 154
© XAVIER DE TORRES/MAXPPP
pour des procédures et des dispositifs déterminés (art. 29).
L’article 50 autorise le gouvernement à légiférer par ordon-
nances, pour faciliter l’implantation, le développement et
le maintien de modes d’accueil de la petite enfance. Enfin,
l’article 53 prévoit l’expérimentation du relayage. NL
12,6
Le CNFPT et la Mildeca Monsieur je-sais-tout
contre les addictions Vincent Barteau, 35 ans, entraîneur de foot
Le CNFPT et la Mission interministérielle de d’1,92 m, voit débouler dans son quotidien
En 2017, les caisses
lutte contre les drogues et conduites addictives de célibataire invétéré, son neveu, Léo,
d’allocations
(Mildeca) collaborent depuis plusieurs années familiales ont 13 ans, 1,53 m, autiste Asperger et joueur
afin de diffuser aux agents territoriaux les versé au moins une d’échecs émérite. Une comédie qui aborde
connaissances en matière de prévention et prestation légale à sans lourdeur ni pathos, un sujet de santé
de prise en charge des conduites addictives ou plus de 12,6 millions publique rarement traité au cinéma.
de leurs conséquences. Ils ont signé le 11 juillet de foyers. Cette goo.gl/cQ4X5W
une convention triennale dans l’objectif de hausse de 0,9 % par
contribuer conjointement à la mise en œuvre rapport à 2016 est
territoriale du prochain plan national notamment liée à
de mobilisation contre les addictions. une progression de
Elle développe plusieurs axes de travail en 7,5 % du nombre de
termes de mise à disposition des ressources bénéficiaires de la
et de formation. prime d’activité.
À LIRE
Comment la démocratie en
santé s’exerce-t-elle ? Des
patients experts peuvent-
ils réellement former des
médecins ? Tous les citoyens
peuvent-ils contribuer à
L es députés ont voté la loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et en question(s) », Presses de l’HEESP,
ISBN 978-2-8109-0638-3.
une intégration réussie le 1er août dernier. L’objectif consiste à réduire à six mois le
délai d’instruction d’une demande d’asile. Aussi la loi réduit-elle de 120 à 90 jours (60
jours en Guyane) le délai au-delà duquel le dépôt peut entraîner un examen selon la
procédure accélérée. Le recours suspensif est supprimé pour un grand nombre de cas.
Les personnes originaires de pays dits « sûrs », celles qui demandent un réexamen ou
qui sont considérées comme des menaces à l’ordre public pourront être plus facilement
renvoyées. Prenant acte de la position du Conseil constitutionnel du 6 juillet 2018, la loi
n’énumère plus limitativement les actes autorisés d’aide aux personnes qui n’ont pas, ou
plus, de titre de séjour. Reste que même lorsqu’une aide est apportée sans contrepartie
financière, les personnes doivent agir sans « contrepartie directe ou indirecte » et de
façon « exclusivement humanitaire » (art. 38). NL
ELLE A DIT
Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées LE BILLET
D’OLIVIER MARIOTTE
Président de Nile
© O. MARIOTTE
ET VO
Mutuelle Nationale Territoriale, mutuelle régie par les dispositions du livre II du Code de la mutualité immatriculée au répertoire SIRENE sous
le numéro SIREN 775 678 584. Document à caractère publicitaire – Mai 2018 - TheLINKS - Crédit photos : Getty Images
83 % des Français se déclarent attachés aux différents services publics de proximité et 8 Français
sur 10 considèrent les agents territoriaux utiles. Pourtant la santé des agents se dégrade.
Face à ce constat, la MNT agit !
Pour améliorer la santé et le mieux-être au travail des agents territoriaux, et après l’avoir transmis
aux pouvoirs publics, la MNT vous présente son livre blanc. Préconisations, études, constats,
bonnes pratiques de différentes collectivités…
DISCRIMINATION FAMILLE
Politiques familiales,
Directive bloquée
Le 2 juillet 2008, la
Commission européenne
avait proposé une nouvelle
loi contre la discrimination, des progrès qui masquent
de fortes disparités
pouvant interdire la dis-
crimination fondée sur la
religion ou les convictions,
le handicap, l’âge ou l’orien-
L
tation sexuelle dans tous les a Commission européenne a publié
domaines de la vie sociale, y
le 13 août son premier rapport thé-
compris l’éducation, le loge-
ment et l’accès aux biens et matique sur les politiques familiales
services. Plusieurs ONG ont et pour l’enfance dans les États membres.
dénoncé le fait que, dix ans Il s’agit plus précisément du premier rap-
après sa présentation, elle port de la Plateforme européenne pour
soit toujours bloquée l’investissement dans l’enfance qui fait
au Conseil. le point sur l’effet des différentes initia-
tives européennes et évalue les pratiques
AIDANTS FAMILIAUX nationales. Premier enseignement, le taux
Proposition rejetée d’enfants en risque de pauvreté a diminué
© CHRIS TOBIN/GETTYIMAGES
Plusieurs groupes du entre 2011 et 2016 mais très légèrement.
Parlement et des organisa- En 2016, il était de 26,4 % soit seulement
tions comme la Coface ont
0,9 % de moins qu’en 2011 avec de fortes
critiqué le manque d’ambi-
tion des États membres le
disparités, la Bulgarie étant la plus expo-
21 juin lors d’un vote sur la sée avec la Roumanie, contrairement au
Danemark et à la Finlande ou la Slovénie. • Le taux d’enfants en risque de
directive « équilibre vie pri- pauvreté:était de 26,4 % en 2016 soit
vée et vie professionnelle seulement 0,9 % de moins qu’en 2011.
notamment sur la situation Objectif presque atteint • 32,9 % des enfants de moins de
des aidants. La Commission Le rapport fait aussi le point sur les poli- 3 ans:étaient inscrits dans des structures
avait ainsi proposé cinq jours d’accueil pour enfants en 2016.
tiques de gardes d’enfants et services • 83,6 % des enfants de 6 ans et plus:avaient
de congé afin de venir en
d’éducation. En 2002, l’UE avait convenu accès à des services de garde en 2016.
aide à des proches malades.
Les États membres ont choisi que d’ici à 2010, au moins 33 % des
de laisser cette responsabilité enfants de moins de 3 ans et au moins Nouveaux droits
aux seuls États. 90 % des enfants entre 3 ans et l’âge de Chypre, la République tchèque, le Por-
début de scolarité obligatoire devaient tugal, la Slovénie et l’Espagne ont intro-
SÉCURITÉ SOCIALE avoir accès aux services de garde formels. duit de nouveaux droits à congé pour
Accord à l’arraché Objectif presque atteint puisque selon le les pères. Au Portugal, les pères sala-
Le 21 juin, les ministres ont rapport, en moyenne 32,9 % des enfants riés doivent maintenant prendre un
eu du mal à s’accorder sur les de moins de 3 ans étaient inscrits dans congé de paternité obligatoire de quinze
nouvelles règles de coordi- des structures d’accueil pour enfants en jours. L’Autriche a introduit une prime
nation des régimes de sécu- 2016. Pour les enfants de 3 ans et plus, bonus pendant vingt-huit jours pour
rité sociale, particulièrement 83,6 % avaient accès à des services de les pères qui interrompent leur travail
sur les allocations-chômage
garde en 2016. Au total, seulement douze juste après la naissance de leur enfant.
pour les frontaliers. Il a été
acté que l’État membre de
États membres ont atteint ces objectifs de D’une manière générale, en dépit de ces
travail sera responsable du Barcelone en 2016 (la France se classe 6e) évolutions, le rapport estime qu’il reste
versement des allocations et la garde de cette catégorie d’enfants était encore des défis à relever, notamment en
dès une période de travail de encore inférieure à 65 % en Croatie, en matière de pauvreté, d’accès à des ser-
trois mois alors que c’était Grèce, en Roumanie et en Pologne. vices de garde abordables et d’équilibre
jusqu’à présent le pays de Sur le reste des politiques et notamment entre vies familiale et professionnelle et
résidence. Le Luxembourg les congés parentaux, le rapport souligne entre les pères et les mères. u
disposera d’une période
encore une évolution favorable des légis- Solenn Paulic
transitoire de sept ans.
lations nationales. Lien vers le rapport : goo.gl/t9Kcsv
V
ous succédez à Roland Giraud à la tête de
l’ANDASS. Quelles vont être vos priorités ?
Roland Giraud a donné une forte impulsion
pendant ses cinq années de mandat : la formalisation
écrite de notre expertise sur des enjeux nationaux
forts comme le revenu de solidarité active (RSA), la
protection de l’enfance, l’investissement social. Je
vais m’inscrire dans cette continuité. Il est impor-
tant qu’une association comme la nôtre apporte son
éclairage, alerte les élus et les décideurs, par ses
compétences techniques. Nous voulons aussi tra-
vailler sur la production d’une action publique sobre
et de qualité. Aujourd’hui, de nombreux question-
© VILLE DE PARIS
nements sur le mécanisme institutionnel autour de
l’action sociale se posent et peu de solutions émer-
gentes vont dans le sens d’une simplification. Cette
question va traverser le mandat. Nous devons être
porteurs de méthodologie. Comment faire simple ? Jean-Paul Quel rôle va jouer la transition numérique
Qui est le plus compétent pour telle ou telle action ? Raymond, pour une meilleure prise en compte
Directeur de
Comment ne pas exclure ? Comment permettre le l’action sociale, des besoins de la population ?
maintien des droits ? Nous avons des difficultés de l’enfance Le numérique est un enjeu majeur car il s’impose
en France à trouver le bon ajustement. À l’Andass, et de la santé partout, dans toute la vie sociale. Nos sondages
de la ville de
nous sommes convaincus que nous pouvons mieux Paris depuis nous ont surpris par le taux d’équipement de
faire du social. 2014 certains foyers mais d’autres sont loin du compte.
Or, derrière cet équipement, se pose la question de
Quelle place attribuer aux départements par l’accès et du maintien aux droits. Les profession-
rapport à la montée de l’intercommunalité ? Son parcours nels doivent être connectés, les usagers aussi. Nous
Il a succédé, le
L’intercommunalité recouvre des réalités très 16 juin 2018, à devons permettre aux populations les plus éloi-
différentes en fonction de sa dimension. La place Roland Giraud, gnées de ne pas perdre leurs droits. Le numérique
à la présidence
et les relations avec le département ne peuvent de l’Andass. doit être un outil de facilitation et doit faire gagner
donc pas être les mêmes. Sur un terrain rural, le Administrateur en proximité. Ce n’est pas un substitut relationnel.
territorial, il a été
département détient une place centrale en tant que DGA du conseil Mais cela demande un investissement fort, pensé
régulateur des inégalités sociales et territoriales. général (CG) de pour et avec les usagers.
l’Essonne chargé
Dans une métropole, les enjeux sont différents. La des solidarités
France n’est pas encore complètement mûre dans (2008-2014), Que pensez-vous mettre en œuvre
directeur des
la montée en charge des compétences sociales politiques pour une meilleure reconnaissance
au niveau des intercommunalités. Nous n’avons sociales du des travailleurs sociaux ?
CG du Loiret
pas encore tranché sur le meilleur échelon. Il faut (2003-2006), Nous voulons, là aussi, travailler sur la simplifi-
parvenir à se projeter dans une France au sein de DGA cation des procédures. Nous devons parvenir à ce
développement
laquelle il pourrait y avoir des délégations de com- social et projets que les travailleurs sociaux puissent se concentrer
pétences car la diversité est telle que les modèles urbains du Val sur leur cœur de métier à savoir l’accompagnement
Fourré (Yvelines),
doivent être différents. Mais ils doivent aussi être et directeur des individuel des bénéficiaires. Actuellement, nous
lisibles afin que la population sache qui gère quoi, services sociaux sommes encore trop dans une logique administra-
puis du CCAS
de même que le niveau d’égalité et d’équité dans de Versailles tive, de guichet et de gestion des urgences. u
l’accès aux droits doit être similaire. (1991-2000). Propos recueillis par Laure Martin
+
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Handicap
ock.adobe.co
INCLUSION DES ENFANTS HANDICAPÉS,
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COMMENT RELEVER LE DÉFI
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8 h 30 – 12 h 30 14 h – 17 h 15
Journée animée par Jean-Marie PICHAVANT, Responsable du Pôle Autonomie Santé, GROUPE ENEIS
Avec le soutien de :
Handicap
INCLUSION DES ENFANTS HANDICAPÉS, COMMENT RELEVER LE DÉFI
CODE : JE_HAND_111018
Nom................................................................................................ rendez-vous sur :
https://evenements.infopro-digital.com/gazette-
Prénom........................................................................................... des-communes/journees-d-etudes-st-5
Fonction.......................................................................................... Journée d’étude « Handicap », tarifs d’inscription
Tél...................................................................................................
E-mail *............................................................................................
(*Indispensable pour l’envoi de la confirmation d’inscription)
➜Nombre de places limité, bulletin
Règlement (1) : à retourner avant le 5/10/2018
mandat administratif chèque joint (2) - Par email :
[email protected]
Adresse de facturation.....................................................................
- Par courrier à :
....................................................................................................... Pénélope Vincent / Territorial
Antony Parc II
Service interlocuteur........................................................................ 10, place du Général de Gaulle
BP 20156 - 92186 Antony Cedex
Code postal.......................... Ville....................................................
- Par fax au 01 77 92 98 17
(1) Une facture sera envoyée à l’adresse complétée ci-dessus.
(2) Le règlement par chèque est obligatoire pour les inscriptions à titre personnel.
Les Journées d’étude sont organisées par la société TERRITORIAL
Règlement par chèque bancaire à l’inscription à l’ordre de Territorial S.A.S., un organisme de formation déclaré sous le n° d’activité 82 38040
ou par mandat administratif aux coordonnées bancaires ci-dessous : 55 38. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’Etat et ce en vertu
TERRITORIAL SAS - RIB : CIC Crédit Industriel et Commercial - Code Banque : 30066 - Code guichet : de l’article L.6352-12 du code du travail. Tarifs valables jusqu’à la date
des événements. TVA : 20%. Les informations à caractère personnel
10949 - Compte n° 00020062001 - Clé RIB : 26 - IBAN : FR76 30066109 4900 0200 6200 126 - Bank
recueillies ci-dessus par la société TERRITORIAL S.A.S., société par
identification code (BIC) : CMCIFRPP - N° SIRET : 404 926 958 00020 - Code APE : 5813Z actions simplifiées au capital de 1 259 907 euros. Siège social : Antony
Parc 2 - 10 place du Général de Gaulle - La Croix de Berny - BP 20
156 - 92186 ANTONY CEDEX, immatriculée au RCS NANTERRE
Date : Cachet et signature : sous le numéro 404 926 958 font l’objet d’un traitement informatique.
Elles sont nécessaires à notre société pour traiter votre commande,
et sont enregistrées dans notre fichier de clients. TERRITORIAL
S.A.S. pourra envoyer des communications relatives à nos activités.
Conformément à la loi informatique et liberté du 6 août 2004 (art.34 et
s.). Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, de modification
et de suppression sur l’ensemble des données qui vous concernent.
Pour exercer ces droits, vous pouvez écrire à : cnil.evenements@
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evenements.infopro-digital.com/gazette-des-communes/cgv
INFOS PRATIQUES :
La journée se déroulera dans Paris intramuros. Le lieu exact vous sera précisé lors de l’envoi de votre convocation. Il sera aisément accessible en
transports en commun.
Pour toute autre information : Elvire ROULET – Tél. : 01 77 92 93 36 – [email protected]
DOSSIER
Handicap
« Une réponse
accompagnée pour
tous » questionne
les pratiques
Effective depuis le 1er janvier 2018, la démarche « Une réponse accompagnée
pour tous » se déploie progressivement sur l’ensemble du territoire national.
Elle doit notamment permettre la conception de plans d’accompagnement
globaux pour les bénéficiaires d’une orientation de la MDPH confrontés à
une réponse indisponible ou insatisfaisante, et par conséquent, la mise en
œuvre effective du « zéro sans solution » préconisé dès 2014 par le rapport
Piveteau. Coconstruction, concertation avec l’usager et droit à l’innovation…,
les effets attendus vont bien au-delà de la simple mise en place d’un nouveau
dispositif et questionnent les pratiques des acteurs participant à
l’accompagnement des personnes handicapées.
Jean-Marie Pichavant, responsable du Pôle autonomie santé, Groupe Enéis,
[email protected]
L
e rapport coordonné par Denis Piveteau mobilisation temporaire de ressources complé-
en 2014, « Zéro sans solution » porte mentaires…
les fondements de la démarche « Une
réponse accompagnée pour tous ». L’ambi- L’usager au cœur du système
tion de l’époque visait à répondre de manière Placer l’usager au cœur du système est un
adaptée et pérenne aux besoins des personnes principe fondamental posé par l’article 89 de
handicapées et notamment à celles confrontées la loi Santé : il ne peut pas y avoir de PAG
à des ruptures dans leur parcours. Elle va se sans l’accord express de l’usager ou de son
concrétiser à travers l’intégration, dans la loi représentant. La personne concernée doit donc
de modernisation de notre système de santé, participer activement à la définition du contenu
de l’article 89 qui précise les conditions de du PAG, au même titre que les autres parte-
mise en œuvre d’un plan d’accompagnement naires autour de la table. Ce principe bouscule
global (PAG) comme réponse alternative pos- les pratiques des professionnels de terrain qui
sible pour les personnes confrontées à l’absence doivent apprendre à (re)travailler ensemble et
ou à l’inadaptation des réponses proposées au en même temps faire preuve d’une totale trans-
regard de leurs besoins. parence vis-à-vis de l’usager. Pour favoriser la
participation de tous les usagers, la démarche
Solution alternative prévoit également la possibilité de construire un
Le cœur de la démarche consiste en la mise dispositif de pair-aidance dont le rôle consiste
en place du processus permettant, autour de à confier, à un bénévole associatif ou à une
la MDPH, à l’ensemble des acteurs impliqués personne handicapée, une fonction d’interface
de construire des plans d’accompagnement ou de décrypteur favorisant ainsi le caractère
globaux. constructif des échanges entre la personne
Concrètement, dans le cas d’un enfant han- concernée et les professionnels.
dicapé en attente de place en institut médico-
éducatif, la MDPH va solliciter le concours Un rôle d’ensemblier pour les MDPH
d’établissements sociaux et médico-sociaux « Une réponse accompagnée pour tous »
(ESMS) et de l’Éducation nationale en vue de impacte par conséquent directement les pra-
construire une solution alternative et individua- tiques des MDPH qui doivent se donner les
lisée dans l’attente d’une future admission. En moyens d’assumer le rôle d’ensemblier, autour
cas d’échec ou de blocage réglementaire dans la duquel se construisent les solutions, que lui
recherche de solutions, les autorités de tutelle confie la démarche. Une nouvelle fonction voit
(ARS, conseil départemental) ou les financeurs progressivement le jour, le référent du PAG,
(CPAM) peuvent être également mobilisés pour dont le rôle consiste à accompagner le déploie-
lever certains verrous : dérogation à l’autorisa- ment des PAG tout au long de leur cycle de vie.
tion de tel établissement, financement à titre À la clé, de nouvelles compétences, en cours
dérogatoire de telle prestation de transport, d’acquisition, pour certains professionnels des
ORIGINE DE LA DEMANDE DE PAG PAR CATÉGORIE D’ACTEUR POUR LES 2 PREMIERS MOIS DE L’ANNÉE 2018
PLUS DE
1 200
37 %
40
35
26 %
LE NOMBRE DE PLANS 30
D’ACCOMPAGNEMENT 25 18 %
GLOBAUX 20
11 %
signés sur l’ensemble 15
du territoire national 4% 4%
10
depuis le lancement
de la démarche en 2017. 5
Ce chiffre cache des 0
réalités très différentes en ASE / PJJ Usager ou représentant MDPH Établissement sanitaire ESMS Éducation nationale
fonction des territoires. Source : Enéis, données collectées auprès des territoires déployant la démarche « Une réponse accompagnée pour tous ».
AUDE
R
apidement confrontée à un nombre de et la MAS mais également la mise en place
demandes de PAG, la MDPH de l’Aude a d’un important dispositif de formation. Cette
dû s’adapter. La directrice et son équipe personne est aujourd’hui accueillie en internat
d’encadrement ont organisé le lancement de la temps plein au sein de la MAS.
démarche. Le conseil départemental a accompa-
gné ce travail par le recrutement d’un chargé de Concentrer les efforts
mission, rapidement rejoint par une infirmière La MDPH veut désormais limiter la montée en
diplômée d’État et une assistante administrative puissance du nombre de demandes de PAG
qui ont permis de structurer les outils et nouer voire de les réduire pour concentrer les efforts
les contacts de proximité avec les différents REPÈRES sur les situations les plus critiques. Plusieurs
acteurs, les usagers et leurs familles. • Plus d’une centaine leviers seront mobilisés : poursuivre le travail
de demandes de PAG
reçues par la MDPH
sur la coordination des pratiques d’admission
Casser le poids des représentations depuis 2016. en établissement médico-social pour favoriser
Un enjeu majeur porte sur la capacité de la • 116 PAG l’accueil des publics prioritaires, accompagner
signés depuis 2016.
MDPH à « casser le poids des représentations » • 10 projets innovants la transformation de l’offre et la généralisation
et favoriser les échanges entre opérateurs. « Il en cours de réflexion. des réponses coordonnées (Itep-Sessad ou IME-
est parfois étonnant de constater l’absence Sessad, IME avec classe en milieu ordinaire…).
de connaissance, voire certaines idées reçues Le déploiement des chantiers nationaux comme
autour de tel dispositif ou de telle catégorie d’éta- le SI tronc commun des MDPH ou le SI de suivi
blissement », constate Catherine Roumagnac, sa des orientations devrait aussi avoir pour effet de
directrice. « Nous avons donc rapidement fait le faire évoluer la manière dont la MDPH construit
choix de susciter les rencontres et les échanges ses réponses en matière d’orientation en établis-
entre acteurs du monde médico-social mais sements et services pour une plus forte proximité
aussi du monde social et sanitaire dans le but de avec les ressources disponibles sur le territoire. u
faciliter l’émergence de réponses communes. Ce
travail commence aujourd’hui à porter ses fruits Hélène Sandragné, vice-présidente du conseil départemental
et nous espérons ainsi faciliter l’organisation de l’Aude, présidente de la commission « Autonomie »
et de la CDAPH
des PAG, et à terme construire ces réponses
« La relation quotidienne de l’usager
© S. LIMONGY/DÉP. DE L’AUDE
VAL-D’OISE
L
a diversité et la complexité de certaines Un cadre plus formel
situations individuelles impliquent de Plusieurs chantiers viennent conforter ce mode
rechercher des solutions qui n’entrent pas de fonctionnement. L’une des orientations
toujours dans le cadre habituel de fonctionne- du schéma départemental, validé en début
ment des établissements et services. Dans le d’année, vise à assouplir davantage l’offre en
REPÈRES
Val-d’Oise, le département fonctionne de façon ESMS. Plusieurs leviers ont ainsi pu être identi-
• 15 000 à
rapprochée avec la MDPH, qui dispose d’une 16 000 nouvelles
fiés pour développer les pratiques existantes : le
visibilité sur le devenir des personnes ayant personnes entrent passage à un fonctionnement en « file active »,
chaque année dans
fait l’objet d’une orientation, par le biais de son le dispositif en réalisant
le développement de l’accueil séquentiel ou
logiciel de suivi des orientations. Les rencontres une première demande temporaire dans les établissements et services,
auprès de la MDPH.
bilatérales avec les gestionnaires des établisse- le déploiement de la démarche « Une réponse
• 2 364 places
ments et services du territoire sont régulières, en établissements accompagnée pour tous » qui implique notam-
initiées depuis plusieurs années par le pôle et services à destination ment de formaliser un cadre de souplesse et de
des enfants en 2017.
social de la MDPH pour mieux appréhender les • 2 223 places dérogation et d’accompagner les ESMS dans
projets d’établissement, et faire le lien avec les en établissements l’évolution de leurs pratiques. Le schéma pré-
et services à destination
candidatures et situations d’urgence rencontrées. des adultes en 2017. voit également d’accompagner la mise en œuvre
d’évolutions réglementaires connexes, telles
Un parcours plus fluide que l’ouverture des agréments ou la nomencla-
Des habitudes de travail ont ainsi pu émerger ture Sérafin. Un travail sur le cadre de souplesse
autour de situations individuelles pour appor- a par ailleurs été travaillé au niveau régional par
ter des solutions rapides en cas de besoin. Un l’ensemble des départements d’Ile-de-France,
certain nombre de mécanismes ont pu être dans une dynamique impulsée par l’ARS. u
sollicités pour éviter des ruptures de parcours,
mais également pour assurer un parcours plus
fluide pour les usagers. Parmi ceux-ci l’accueil Valérie Honoré-Rougé, chef de service du secteur personnes
en surnombre (limité à une ou deux personnes handicapées de la direction de l’offre médico-sociale
du département
supplémentaires en journée, et l’accueil d’une
personne en hébergement pendant un mois
« Le lien de confiance permet de s’assurer que les
dans une chambre de secours), l’accueil tem- dérogations correspondent à de vraies urgences »
poraire de plus de 90 jours, ainsi que l’accueil « Le partenariat et la communication entre les gestionnaires
temporaire en urgence, assorti d’une régularisa- d’établissement, la MDPH, le département et l’ARS ont été l’une des
conditions de réussite. La confiance réciproque qui a pu s’instaurer entre
tion de l’orientation par la CDAPH sous quinze
les gestionnaires et le département a facilité ce mode de fonctionnement,
jours s’il y a nécessité. qui suppose que le directeur sollicite l’accord en amont de l’accueil,
L’accueil temporaire d’urgence se fait toujours et que nous nous rapprochions rapidement de la MDPH pour valider
en concertation avec la MDPH, qui valide à la l’urgence et la solution envisagée. Aujourd’hui, les demandes de
fois l’urgence mais également la pertinence dérogations émanent de fait le plus souvent de la structure elle-même.
de l’accueil. Enfin, des établissements ont pu Le lien de confiance existant entre la délégation départementale de
s’engager à conserver une place pour la personne l’ARS, le département et la MDPH est également important, car il permet
de s’assurer que les demandes correspondent bien à de vraies urgences,
en cas de projet de départ de l’établissement, si le
et que chaque acteur se mobilise aux côtés de l’établissement en cas
projet ne venait pas à se confirmer. Pour cela, la de difficultés avérées. La capacité des acteurs à déléguer la prise de
place a pu être dédiée par exemple à des accueils décision et l’utilisation de moyens de communication rapides sont deux
temporaires le temps de la durée test du projet. conditions pour que le système fonctionne. »
POINTS DE VUE
Un changement d’échelle
dans la réponse aux besoins
des personnes handicapées
Marina Drobi, cheffe de projet au Comité interministériel du handicap et Stéphane Corbin,
directeur de la compensation à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, témoignent
des conditions nécessaires pour que « Une réponse accompagnée pour tous » réponde mieux
aux besoins des personnes en situation de handicap. Le travail entre acteurs et la participation
des usagers sont essentiels.
la transformation que nous visons à impulser. son ouvrage récent sur ce sujet (1). Si je ne
Que ce soit pour trouver des réponses aux devais en citer que deux ce serait la nécessaire
situations individuelles ou pour faire évoluer prise de recul par rapport à sa propre expé-
l’offre d’accompagnement sur un territoire, rience et l’impératif d’une posture relationnelle
nous avons besoin d’ouvrir le champ des spécifique où l’objectif n’est pas de « faire le
possibles. La rencontre entre l’expertise des bien d’autrui, mais de le soutenir dans ses
professionnels et l’expertise dite « d’usage » rêves et ses projets » (2). De la même manière,
des personnes vivant avec le handicap est pour la formation par pairs va bien au-delà de la
cela un formidable vecteur. mobilisation des témoignages des personnes
SC : Les MDPH ont aujourd’hui des pratiques concernées dans une formation réalisée par les
très diversifiées mais toutes ont identifié la professionnels. Il s’agit de s’appuyer sur ce qui
nécessité de s’adapter aux besoins de la per- se pratique déjà pour aller plus loin au service
sonne et de rechercher des solutions pour de l’empowerment des personnes en situation
les personnes en risque de rupture dans leur de handicap. La responsabilité des acteurs
parcours. Mais, l’objectif est l’amélioration institutionnels, que ce soit au niveau local
continue du système d’orientation et d’accom- ou national, est de créer des conditions pour
pagnement des personnes. Cette volonté d’un faciliter le déploiement de cette dynamique :
accompagnement renforcé des projets des capitaliser l’existant, mettre en place des for-
personnes est déjà à l’œuvre dans de nom- mations, intégrer la mobilisation des pairs dans
breuses MDPH. Elles le font en lien avec les les appels à projets, mobiliser des financements
autres chantiers qui leur sont confiés comme le quand c’est nécessaire. Cependant, l’action doit
déploiement d’un système d’information har- Il y a un enjeu être conçue et portée par les pairs, c’est ça la
monisé destiné à terme à simplifier leur travail fondamental à condition de réussite essentielle.
quotidien pour pouvoir accorder plus de temps mieux connaître SC : La principale difficulté relève de la coordi-
à l’accompagnement, la mise à disposition d’un les besoins nation dans le temps des différents travaux en
nouveau formulaire unique de demande pour cours. C’est pourquoi dans le cadre du comité
des personnes
faciliter la compréhension d’une situation. Ces de pilotage national, il est à la fois question de
à l’échelle
transformations prennent du temps. Le chan- la transformation de l’offre médico-sociale, des
gement des cultures professionnelles et des
d’un territoire travaux autour du plan de transformation pour
pratiques concerne à la fois l’accompagnement pour que l’école inclusive, des travaux des départements
à la mise en œuvre des droits, les pratiques des réponses pour le développement du soutien au domicile
d’admission et les pratiques d’évaluation des pertinentes ou encore des projets territoriaux de santé men-
besoins. Parce que le changement est global, il puissent être tale. Sur les territoires, on retrouve ces objectifs
nécessite de pouvoir s’appuyer sur des parte- mobilisées de diversification et de modularité dans les
naires qui partagent la même ambition. programmes régionaux de santé que pilotent
les agences régionales de santé, mais aussi dans
Comment explique-t-on les difficultés les schémas départementaux de l’autonomie ou
rencontrées et quelles conditions des solidarités des conseils départementaux. Ils
pour les lever ? peuvent être déclinés dans les contrats plurian-
MD : En ce qui concerne la mobilisation des nuels d’objectifs et de moyens (CPOM) passés
usagers, nous avons me semble-t-il deux types avec les établissements et services médico-
© CNSA
de difficultés. Certains considèrent que cette sociaux. Ils trouvent également un appui dans
dynamique de soutien par les pairs existe Stéphane Corbin, l’action menée par les représentants de l’Éduca-
déjà dans le réseau associatif et que nous est directeur de la tion nationale au sein des groupes techniques
n’avons guère besoin d’aller plus loin. D’autres compensation à la Caisse départementaux. La démarche « Une réponse
de la solidarité pour
identifient bien la plus-value de ces nou- l’autonomie (CNSA). accompagnée pour tous » participe pleinement
velles approches mais ne savent pas forcément Il était auparavant au développement d’une société plus inclusive
comment les décliner de manière concrète et conseiller technique où le « droit commun » est avant tout mobilisé :
de la ministre de la Santé
opérationnelle localement. Nous devons donc en charge des personnes l’école mais aussi l’emploi, les activités cultu-
expliquer que l’accompagnement par les pairs âgées, des personnes relles ou sportives par exemple. Le montage de
va plus loin que la simple entraide et implique handicapées et de la ces partenariats et le pilotage de ces chantiers
cohésion sociale, et DGA
un certain nombre de prérequis et conditions chargé des solidarités reposent donc sur une gouvernance et une
que développe par exemple Ève Gardien dans en Indre-et-Loire. responsabilité partagées dans les territoires. u
(1) Ève Gardien, « L’accompagnement et le soutien par les pairs », PUG, 2017. (2) Idem, p. 66.
VU D’AILLEURS
Au Danemark, l’inclusion
est entrée dans les mœurs
Depuis le début des années 2000, le Danemark a fait de l’inclusion des personnes handicapées
dans la société une priorité nationale. Éducation, santé, logement, accessibilité à l’emploi
et à la vie sociale…, à tout âge de la vie, le handicap doit donc être pris en compte.
E
n ratifiant la déclaration de sources et de compétences afin d’aider
DANEMARK
Salamanque en 2006, le Danemark les autres écoles à adopter et faire vivre
prend la mesure de l’intégration le processus d’inclusion par la scola- • Population : 5,6 millions (2018).
des enfants en situation de handicap en risation. Cette école compte 8 à 10 % • PIB par habitant : 49 021 $US (OCDE, 2016).
milieu scolaire ordinaire. L’objectif est d’élèves handicapés de 6 à 15 ans aux • Indice de développement humain :
0,92 (2014).
ambitieux : scolariser 96 % des enfants troubles divers (autisme, hyperacti- • Espérance de vie à la naissance :
handicapés en milieu ordinaire jusqu’en vité, troubles du comportement…). Le 80,8 (OCDE, 2015).
2015. Pour ce faire, les enfants, quel système s’appuie sur la complémen- • Taux de fécondité :
1,8 enfant par femme (OCDE, 2016).
que soit leur handicap, sont intégrés tarité entre des profils d’enseignants
• Mortalité infantile :
dans des classes classiques, suivent une et de spécialistes de la pédagogie et la 3,7 morts/1000 naissances vivantes
partie des enseignements et bénéficient proximité de l’encadrement avec un (OCDE, 2015).
également des soins ou des actes de enseignant pour dix élèves environ
rééducation directement sur le site de (ration e nseignant-élève : 1 pour 10,7). situation de handicap et module leurs
l’école. La logique repose sur l’adapta- Le centre de ressources permet aussi de enseignements afin de les insérer à leur
tion du système aux enfants en situation créer des formations et stages à destina- rythme sur le marché du travail. Au
de handicap, et non le contraire. tion des professeurs encore peu habitués lieu de mettre en place une obligation
aux troubles présents chez leurs élèves. d’emploi des travailleurs handicapés,
Objectif rempli le Danemark incite les entreprises à les
À la fin de l’année scolaire 2014-2015, Jusqu’à la formation professionnelle embaucher. L’État finance les services
95,2 % des élèves handicapés sont L’inclusion des personnes en situation d’assistance personnelle pour trouver un
scolarisés en milieu ordinaire. Si le de handicap se mesure aussi par rap- emploi, ainsi que l’adaptation du poste
Danemark a quasiment rempli son port à leur présence sur le marché du de travail le cas échéant. S’il n’existe pas
objectif, plusieurs études mettent en travail. Le centre d’éducation technique de quotas pour les entreprises, il y a une
avant des points d’amélioration. Ainsi, de Copenhague (TEC) est un centre priorité d’emploi dans le secteur public
une enquête effectuée au printemps de formation professionnelle de haut à qualification égale. Une incitation qui
2016 auprès de 650 familles montre un niveau (mécanique, électricité, serrurier, semble favoriser un accueil pérenne et
certain scepticisme de la part des parents transport…) qui accueille des jeunes en de qualité. u
quant au niveau d’individualisation
Cyrille Billaud, directeur associé du Groupe Enéis Conseil
de l’accompagnement proposé à leurs
enfants. Sont à titre d’exemple pointées
« Les Danois ont su construire un système
du doigt, l’adaptation et l’organisation inclusif sur lequel la France peut s’appuyer »
© GROUPE ENEIS
des espaces. Cela ne concerne pas seu- En dix ans, les objectifs en matière d’inclusion scolaire ont été
quasiment atteints. Les Danois ont su construire un système
lement leur accessibilité mais également
inclusif sur lequel la France peut s’appuyer pour rattraper son
leur organisation pour répondre aux retard. Il est d’ailleurs assez étonnant de constater qu’en démarrant en 2006,
besoins spécifiques des personnes en les Danois aient pu obtenir de tels résultats alors qu’un an auparavant, la France
situation de handicap : petits groupes, adoptait la loi du 11 février 2005 et son ambitieux volet d’inclusion scolaire.
calme et temps de silence. Autre point Sans toutefois l’ériger en modèle absolu, je vois dans le système danois deux
soulevé : le manque de connaissance principaux atouts dont nous devrions nous inspirer. Tout d’abord, la présence
du handicap de la part des enseignants. systématique des professionnels médico-sociaux des structures spécialisées
sur le lieu de l’école, leur présence facilitée en classe le cas échéant et leur
participation à l’équipe éducative simplifiée par la proximité géographique.
École pilote Ensuite, la nécessaire gradation des niveaux d’accompagnement scolaire
À Copenhague, l’école primaire d’Øster sur un territoire pour répondre aux besoins d’individualisation de l’enseignement,
Farimagsgade est devenue centre de res- dans une logique de territoire inclusif.
Délit de solidarité :
en finir pour de bon
Brigitte Menguy
Le cas de Martine Landry, une
responsable locale d’Amnesty
International, poursuivie pour « aide
à l’entrée sur le territoire de deux
© PATRICIA MARAIS
«N
TEXTES OFFICIELS ous apprenons avec consternation l’appel par le
EHPAD
procureur général d’Aix-en-Provence du jugement
Financement d’actions
de prévention destinées du tribunal correctionnel de Nice qui avait pro-
aux résidents�����������������������������������������������������������������P. 24 noncé la relaxe de Martine Landry le 13 juillet dernier ». Ce sont
ESMS par ces mots qu’Amnesty International a annoncé fin juillet, dans
Délais et conditions de caducité un communiqué, sa consternation d’apprendre qu’une de leurs
partielle des autorisations
responsables locales, Martine Landry, voyait sa relaxe remise en
d’ouverture������������������������������������������������������������������������P
. 24
compte par le parquet.
JURISPRUDENCE Selon Amnesty International, cette décision est surprenante : « le
RSA parquet est garant de l’intérêt public. En première instance, la
Pas de compensation lorsqu’il
procureure [du tribunal de Nice] avait demandé la relaxe. Il est
y a modification de règles
existantes�������������������������������������������������������������������������������P. 25 assez étonnant que la protection de ce même intérêt public exige
Action sociale une condamnation dix jours après la relaxe obtenue ». D’autant
Dépôt par téléservice plus que, dans le cas de Martine Landry, le tribunal a indiqué que
d’une demande de RSA�����������������������������P. 25 « la preuve de la matérialité du franchissement de la frontière »
ANALYSE par la prévenue n’avait « pas été rapportée ». Le tribunal a égale-
La protection des données ment reconnu que rien ne permettait d’établir que Martine Landry
de santé après le RGPD���������������������������P. 26
avait réalisé des faux pour attester d’une demande d’assistance
5 QUESTIONS SUR… éducative aux mineurs qu’elle avait recueillis.
Le conseil citoyen������������������������������������������������P. 28
Un appel encore plus surprenant qu’il intervient peu de temps
après la décision du Conseil constitutionnel déclarant contraire
au principe de fraternité l’article L.622-4 du code de l’entrée et du
séjour des étrangers et du droit d’asile. En effet, selon les Sages, les
personnes qui apportent une aide désintéressée aux migrants en
situation irrégulière en France ne peuvent plus être poursuivies.
Le législateur a désormais jusqu’au 1er décembre pour modifier le
code de l’entrée et du séjour des étrangers afin de mettre fin au
délit de solidarité. Et confirmer ainsi la relaxe de Martine Landry. u
EHPAD HANDICAP
Financement d’actions de Élargissement du
vivier des accompa-
prévention destinées aux résidents gnants des élèves
RSA AUTONOMIE
Pas de compensation lorsqu’il y a Le point GIR
départemental validé
modification de règles existantes Selon le Conseil d’État, en
L
imposant aux départements
es règles créant des charges nou- après plusieurs revalorisations du mon-
de fixer la valeur du point GIR
velles pour les collectivités territo- tant forfaitaire mensuel du RSA dans le (groupe iso-ressources) dépar-
riales et impliquant une compensation cadre du « plan pluriannuel contre la temental à un niveau au moins
par l’État en vertu du second alinéa de pauvreté et pour l’inclusion sociale », égal à la valeur arrêtée l’année
l’article L.1614-2 du code général des présenté par le gouvernement le 21 jan- précédente, le pouvoir régle-
collectivités territoriales sont celles vier 2013, a pour effet d’accroître mentaire s’est borné à mettre
qui, tout à la fois, présentent un carac- significativement les charges qui leur en œuvre, sans le dénaturer, le
principe selon lequel le départe-
tère obligatoire et sont propres aux incombent en vertu de l’article L.262-
ment verse aux établissements,
compétences transférées. 24 du code de l’action sociale et des au titre de l’allocation person-
Toutefois, le Conseil d’État précise familles, alors même que les charges nalisée d’autonomie, un forfait
que les charges nouvelles résultant exposées par les départements depuis global relatif à la dépendance,
de la modification de règles de portée la date du transfert de compétence à ces dont il fixe le montant et qui
générale ayant une incidence financière collectivités de l’allocation de revenu prend en compte le niveau
sur l’exercice par les collectivités terri- minimum d’insertion ont connu une de dépendance moyen des
résidents.
toriales de leurs compétences ne sont évolution défavorable.
Conseil d’État, 9 juillet 2018, req. n° 407426.
pas concernées par cette obligation de Mais pour le Conseil d’État, si la majo-
compensation. ration de ce montant modifie des règles COUPURES D’EAU
En l’espèce, différents départements relatives à l’exercice de compétences
Encadrement
demandaient l’annulation d’un décret transférées, la légalité de cette modifi-
En cas de non-paiement des
par lequel le montant du revenu de cation ne dépend donc pas de l’inter-
factures, la fourniture restreinte
solidarité active (RSA) était augmenté vention d’une telle compensation. u de l’eau est maintenue jusqu’à
soutenant que le décret qui intervient Conseil d’État, 9 mai 2018, req. n° 412055. ce qu’il ait été statué sur la
demande d’aide financière.
Ainsi, le distributeur d’eau a
interdiction de suspendre ses
services pendant la durée de
ACTION SOCIALE l’instruction de la demande
DONNÉES PERSONNELLES
L
e 25 mai 2018 est entré en vigueur le Sa formation restreinte prend les mesures et
règlement général sur la protection des prononce les sanctions à l’encontre des res-
données (RGPD) européen. La loi du ponsables de traitements ou des sous-traitants
20 juin 2018 relative à la protection des don- qui ne respectent pas les obligations du RGPD
nées personnelles le transpose dans notre (LIL, art. 11 et 17).
corpus juridique en modifiant la loi Informa-
tique et libertés (LIL) du 6 janvier 1978. Le Protection renforcée
décret du 1er août pris pour l’application de la Le RGPD définit une nouvelle notion de « pri-
loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’infor- vacy by design ». Considérées comme sen-
matique, aux fichiers et aux libertés, modifiée sibles, les données de santé bénéficient d’un
par la loi n° 2018-493 du 20 juin 2018 rela- régime de protection renforcée. Le principe
tive à la protection des données personnelles est celui de l’interdiction du traitement des
apporte différentes précisions. C’est donc un données de santé relatives à une personne
nouveau cadre réglementaire qui s’applique au identifiée ou identifiable et de leur commer-
traitement de données à caractère personnel, cialisation (RGPD, art. 9 ; LIL, art. 8). Toutefois,
c’est-à-dire, quel que soit le procédé utilisé, à leur exploitation est possible si la personne
la collecte, l’enregistrement, l’organisation, la concernée, bien informée de la finalité du cadre
conservation, l’adaptation ou la modification, dans lequel ses données seront utilisées, donne
à l’extraction, la consultation, l’utilisation, la son consentement « clair et explicite » (RGPD,
communication par transmission, à la diffusion art. 7). Elle est également autorisée si elle est
ou toute autre forme de mise à disposition, le rendue nécessaire aux fins de la médecine pré-
rapprochement ou l’interconnexion, ainsi qu’au ventive, des diagnostics médicaux, de l’admi-
verrouillage, à l’effacement ou la destruction de nistration de soins ou de traitements, ou de la
telles données (LIL, art. 2). Ce nouveau cadre gestion de services de santé et mis en œuvre
s’applique sous le contrôle de la Commission par un membre d’une profession de santé, ou
nationale de l’informatique et des libertés par une autre personne soumise à l’obligation
(Cnil), autorité administrative indépendante. de secret professionnel. Elle est enfin permise
si elle est conforme à la loi Informatique et
La donnée de santé au sens du RGPD libertés et justifiée par l’intérêt public, pour
éviter notamment la propagation des maladies,
Une donnée de santé se rapporte à l’état de santé, physique ou
mental, passé, présent ou futur, d’une personne physique identifiée ou dans le cadre d’une recherche publique,
ou identifiable. Elle est collectée à l’occasion d’une prestation de soins après avis motivé et publié de la Cnil, ou encore
de santé, d’une prise en charge sanitaire, ou pour la recherche. Elle s’il s’agit de données rendues anonymes. Si
concerne le génome, la fréquence cardiaque moyenne ou l’analyse la déclaration préalable des fichiers auprès
sanguine, les informations relatives à un handicap, un risque de maladie, de la Cnil et la délivrance d’une autorisation
des antécédents médicaux, un traitement clinique, un état physiologique sont d’une manière générale supprimées, sauf,
ou biomédical, etc. Une donnée (nombre de pas journaliers) peut être
notamment, pour la recherche, l’instance doit
qualifiée de données de santé quand son croisement avec d’autres
données (âge, sexe et habitudes alimentaires) permet de déduire un être consultée préalablement à toute opération
état de santé. Toute donnée utilisée à des fins médicales, peu important de traitement sur les données de santé. Ce qui
sa nature ou sa source, est une donnée de santé par destination. est précisé dans le décret du 1er août.
Le conseil citoyen
Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, les élus et les préfets doivent
créer une instance participative pour favoriser la coconstruction des contrats de ville.
1 Qu’est-ce qu’un conseil 3 Comment fonctionne diagnostic, définition des enjeux et des
citoyen ? un conseil citoyen ? priorités, identification des ressources
Le conseil citoyen est l’instance démo- Le conseil citoyen est créé sur la base existantes, élaboration et program-
cratique d’un quartier prioritaire de la d’un recensement préalable des pra- mation des actions, mise en œuvre,
politique de la ville. Il est composé à tiques et des initiatives participatives, suivi et évaluation. Ses représentants
parité d’habitants et de représentants réalisé sous la responsabilité des par- recherchent la construction d’une
d’associations et d’acteurs non insti- tenaires du contrat de ville (préfet, vision commune pour un projet terri-
tutionnels. Le collège des habitants maires et président de l’EPCI) dans torial intégré.
veille, par sa composition, à représen- le cadre du processus de son élabora- Ils participent pleinement à la gouver-
ter les différentes composantes de la tion. Des habitants sont tirés au sort nance, siègent aux instances de pilo-
population du quartier, notamment dans le respect de la parité homme/ tage et communiquent régulièrement
les jeunes. Le second collège regroupe femme, à partir des listes électorales, aux différents acteurs du contrat de
les associations et les collectifs ainsi des fichiers des organismes HLM, du ville, leurs travaux et propositions,
que les acteurs de terrain, exerçant répertoire d’immeubles localisés uti- ainsi que le bilan de la mise en œuvre
une activité professionnelle ou non lisé par l’Insee dans le cadre du recen- des projets. Le conseil citoyen élabore
lucrative au sein du quartier, qui n’ont sement, etc., ainsi que par un appel et conduit, à son initiative, des pro-
aucun lien direct avec l’un des acteurs au volontariat. Les modalités d’organi- jets cohérents avec les objectifs des
institutionnels. Il peut s’agir de com- sation, les règles de représentation ou contrats de ville et complémentaires
merçants, de petites entreprises ou d’articulation avec conseils de quartier avec l’existant. Ils sont développés
encore de médecins et de profession- ou locaux de la jeunesse, et le nombre en lien avec une structure partenaire
nels paramédicaux (loi n° 2014-173 du de personnes participantes sont définis (centre social, MJC, centre de santé…)
24 février 2014 de programmation à partir d’un consensus trouvé locale- et portés directement par le conseil
pour la ville et la cohésion urbaine, ment. Les conseils citoyens inscrivent citoyen ou par des habitants du quar-
art. 7). leur action dans le respect des valeurs tier non membres du conseil citoyen.
de liberté, d’égalité, de fraternité, de Ceux-ci sont alors accompagnés et
2 Quels sont les objectifs laïcité et de neutralité. Le lieu et les soutenus dans leur démarche par le
et les missions d’un conseil moyens dédiés pour le fonctionnement conseil.
citoyen ? du conseil citoyen ainsi que les actions
Le conseil citoyen crée un espace de de formation de ses membres sont défi- 5 Quels sont les liens
propositions et d’initiatives à partir nis par le contrat de ville. Le conseil du conseil citoyen
des besoins des habitants. Il favorise citoyen peut faire appel à l’expertise avec les institutions ?
l’émergence et la valorisation d’une de personnalités extérieures. Le conseil citoyen n’est ni présidé ni
parole libre des habitants, notamment animé par des élus. L’État apporte son
ceux qui sont éloignés des processus 4 Quel est le lien d’un conseil concours à son fonctionnement dans
traditionnels de participation. Dans ce citoyen avec le contrat le cadre du contrat de ville.
cadre, il prend en compte l’expertise de ville ? Le préfet de département, après
d’usage des habitants. Dans chaque Le conseil citoyen favorise la consultation du maire et du président
commune soumise à l’obligation de coconstruction de tous les volets de l’EPCI, reconnaît la composi-
création d’un conseil de quartier, le du contrat de ville (renouvellement tion du conseil citoyen et accorde,
maire peut décider que le conseil urbain, réussite éducative, ateliers si besoin est, la qualité de structure
citoyen se substitue au conseil de quar- santé ville, zones de sécurité priori- porteuse du conseil citoyen à une per-
tier (code général des collectivités ter- taires, etc.). Il est associé à chacune des sonne morale chargée d’en assurer le
ritoriales, art. L.2143-1). étapes de la démarche contractuelle : fonctionnement. u
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en devenir, utiles parce qu’elles sont les seules à savoir combiner
insertion dans l’emploi et modèle à faible financement public.
Malgré cela, le budget du ministère de l’Emploi sera en réduc-
tion en 2019. Il n’y a pourtant aucune fatalité, ni à l’exclusion ni
au développement de réponses efficientes. L’une des solutions
simples se cache derrière « l’activation des dépenses passives »,
que l’on pourrait traduire par de la solidarité contractuelle avec
– en contrepartie de l’aide reçue – une mise en mouvement du
bénéficiaire.
Appliqué à l’indemnisation chômage, bien qu’il s’agisse d’une
assurance, le principe de conditionnalité est légitime, cela ouvre
la possibilité de proposer à une personne indemnisée d’opter pour
un contrat à durée déterminée d’insertion, qui se finance avec le
fléchage de cette indemnité vers les entreprises d’insertion. Pour
que la relation de l’entreprise d’insertion et de celui devenu salarié
reste celle du contrat de travail, l’indemnité du bénéficiaire est
versée à un tiers, l’Agence de services et de paiement qui est déjà
le gestionnaire des financements des entreprises d’insertion, qui
opère alors une gestion collective. Ainsi la réforme annoncée peut
ouvrir la possibilité pour des personnes volontaires en situation
précaire de recourir à une solution efficace de retour à emploi et
à la puissance publique de développer une politique publique de
l’emploi sans coût supplémentaire. u
SOCIAL
Besoins sociaux :
l’analyse passe à l’interco
Photographie, état des lieux, diagnostic, baromètre, il existe de multiples façons et raisons
de réaliser une analyse des besoins sociaux. Mais à l’heure où la compétence sociale est de plus
en plus portée par les CIAS, les ABS s’envisagent plus fréquemment à l’échelle communautaire.
Un exercice bien différent.
Q
u’une analyse des besoins sociaux un outil de pédagogie grâce à une objectivation
(ABS) soit directement impulsée par des grandes « tendances » de la population. La
une équipe municipale/intercommu- démarche permet de travailler sur les visions
nale ou que l’idée soit largement « soufflée » par fantasmées (avec des taux de non-recours aux
les agents d’une collectivité ou d’un CCAS/CIAS, droits et à la santé qui surprennent très souvent
la première raison évoquée est souvent sim- élus et agents) comme sur les visions « affec-
plement : « mieux connaître le territoire ». Car tives » d’élus persuadés de la présence d’une
l’ABS est avant tout un outil qui vise à répondre solidarité endogène sur un territoire où « tout le
de manière objective et mesurable à des ques- monde se connaît ». Une fois ce « portrait com-
tions telles que : qui sont mes habitants, de quoi paratif et évolutif » réalisé, son appropriation
ont-ils besoin, comment répondre à ces besoins diffère. Un diagnostic d’ABS peut « rester dans
de manière efficace ? Les maîtres mots sont donc les placards » comme devenir un document de
évolution et comparaison. Une ABS replace le référence très régulièrement utilisé par les élus,
territoire dans le temps et dans l’espace, au-delà les agents et les partenaires. L’ABS est en effet
des fameuses « guerres de clocher ». Les diagnos- un document de travail qui dépasse le seul
tics réalisés dans le cadre des ABS permettent cadre de la politique sociale (emploi, logement,
ainsi aux élus de prendre du recul. santé, handicap…), et peut devenir un outil
d’aide à la décision pour définir ou réajuster
Visions fantasmées les orientations d’une ville ou d’une intercom-
Dans les plus petites communes, l’ABS est par- munalité. Le décret du 21 juin 2016 impose
fois vue par les directeurs de services comme d’ailleurs désormais de réaliser une ABS « au
cours de l’année civile qui suit chaque renou-
LE POINT DE VUE vellement général des conseils municipaux ».
© VILLE DE ABLON-SUR-SEINE
Anne Gausset, DGS de la commune d’Ablon-sur- À mi-mandat, c’est aussi l’occasion d’effectuer
Seine et ancienne DGA « Services à la population » un bilan et de réorienter les politiques menées
de Juvisy
jusqu’alors.
« Ce sont les zones de frictions
qui sont intéressantes ! » Déficits organisationnels
En 2006, plusieurs communes du département de l’Essonne Car l’ABS est de fait aussi un support d’évalua-
se sont lancées dans une ABS intercommunale. C’était assez tion de politiques publiques. À Arras, dans le
précurseur à l’époque et ce qui est sûr c’est que la démarche a Pas-de-Calais, l’ABS réalisé en 2018 a permis
bousculé les lignes de tout le monde – élus, agents et partenaires de lancer une grande évaluation du projet de
– tous se sont posé des questions. Au début, le climat était tendu
développement solidaire de la ville coconstruit
mais la friction était nécessaire. Chaque ville avait un jugement sur
les autres villes, y compris chez les agents. Rien que l’idée d’un dans le cadre de l’ABS en 2012. Chaque axe
CCAS n’est pas la même partout. L’ABS a permis de sortir des et chaque action du projet de développement
représentations affectives et de créer du lien entre les communes font l’objet d’une évaluation précise et objec-
et entre les acteurs. Objectiver et partager pour mieux répondre tive afin de réajuster et garantir la cohérence
aux besoins de l’usager, ça a été les grandes finalités de l’ABS. du projet de la ville et du CCAS. Il peut aussi
Petit à petit les habitudes de travail se sont créées, ça a été très parfois même prendre des allures d’audit de
productif. Grâce à l’ABS, une maison des solidarités accueillant
structure puisqu’il pointe les déficits organisa-
CCAS et partenaires a été construite.
tionnels des structures au sein d’un territoire.
Frédéric Leturque, maire d’Arras et vice-président Par ailleurs, disposer ainsi d’un projet social
aux solidarités et au logement à la communauté de territoire permet d’avoir plus de poids
urbaine
dans la recherche de financements. Une ABS
« Il ne faut pas du tout exclure permet en effet à l’intercommunalité de « se
un plan d’action à géométrie montrer » en tant qu’acteur territorial incon-
variable selon les communes » tournable dans la coordination des réponses
Le lancement d’une analyse des besoins sociaux économiques apportées à la population. Les liens entre ABS
(ABSe) à l’échelle de la communauté urbaine est un formidable et contractualisation avec les conseils dépar-
outil de coordination entre la ville, la communauté urbaine tementaux, la CAF et la MSA sont nombreux.
et les différents partenaires. Quand Arras a lancé une ABS, Ternoiscom, intercommunalité à caractère
il était évident que la communauté avait vocation à réaliser rural situé dans le Pas-de-Calais, a lancé son
le même exercice afin de favoriser la coopération à l’échelle
ABS afin de préciser le plan d’action du projet
intercommunale. Entre la ville-préfecture, la petite couronne et les
communes rurales, les réalités sont très différentes et pourtant la de convention territoriale globale (CTG) avec la
coopération est essentielle ! L’ABS pourrait également favoriser les CAF. De même, dans la communauté de com-
prises d’initiatives de certaines communes. Il ne faut pas du tout munes Loire-Semène en Haute-Loire, le contrat
exclure un plan d’action à géométrie variable selon les communes enfance jeunesse (cofinancé par la CAF et le
en fonction des intérêts de chacun avec certaines communes conseil départemental) arrivant à expiration,
qui auront plus vocation à travailler ensemble. L’objectif l’ABS est également vue comme un support
c’est d’avancer de manière efficace avec une méthodologie
de réflexion dans la perspective de la signature
participative et concertée.
d’une convention territoriale globale (CTG).
HANDICAP
L
es objectifs de la feuille de route présen- le cadre de la mise en place des projets ter-
tée le 28 juin par Agnès Buzyn (1) sont ritoriaux de santé mentale (PTSM), prévus
d’autant plus ambitieux que la situation à l’article 69 de la loi de modernisation du
des personnes souffrant de troubles ou de mala- système de santé de janvier 2016 (3). Il s’agit
dies mentaux et de ceux qui les accompagnent ni plus ni moins de structurer et d’articuler au
n’a cessé de se fragiliser ces dernières années. niveau territorial la réponse à l’ensemble des
Par manque de mobilisation politique, du fait besoins des personnes souffrant de troubles
d’une priorisation des moyens qui n’a jamais ou de maladies mentaux… en faisant travailler
favorisé la santé mentale et d’une division ensemble, de leur propre initiative, des acteurs
de ces moyens héritée d’une organisation en qui gravitent dans des univers différents et se
« tuyaux d’orgues », rigide et étanche. connaissent très peu ou pas. Les conditions
de mise en œuvre des PTSM, pourtant déjà
Promouvoir le bien-être mental REPÈRES
explicitées dans un décret de juillet 2017, sont
Le plan s’articule selon trois grands axes. Il (1) goo.gl/BbfKw5
à nouveau précisées. Ce volet prévoit égale-
s’agit tout d’abord de « promouvoir le bien-être ( 2) http:// ment d’améliorer la formation des médecins et
mental, de prévenir et repérer précocement dispositifvigilans.org/ d’augmenter le nombre de praticiens formés,
la souffrance et les troubles, et de prévenir le ( 3) gazette-sante- de renforcer la complémentarité des différents
social.fr/42888
suicide ». Notamment chez les jeunes. L’Éduca- professionnels mais aussi d’optimiser l’alloca-
tion nationale, par exemple, sera encouragée à tion des ressources et d’engager une réflexion
développer les compétences psychosociales des sur le financement de la psychiatrie.
enfants « dès le plus jeune âge ». Un chantier
considérable qui nécessitera la formation de Améliorer l’inclusion sociale
nombreux professionnels et prendra beaucoup Le troisième et dernier volet vise à « améliorer
de temps… L’expérimentation du dispositif les conditions de vie, l’inclusion sociale et la
Ecout’Emoi consistant à proposer aux 11-25 ans citoyenneté des personnes en situation de han-
en souffrance une consultation de psychologue dicap psychique ». La marge de progression est
prise en charge sera lancée en 2019 en Ile-de- grande… Le plan met l’accent sur le travail, en
France, Grand-Est et Pays de la Loire. Le projet incluant ces personnes dans les bénéficiaires
VigilanS (2) de recontact systématique des du dispositif d’emploi accompagné et sur le
personnes ayant tenté de se suicider, « né » à point très sensible du logement. La ministre a
Lille et étendu depuis à six autres régions, sera en effet prévu d’étendre le dispositif « Un chez
quant à lui généralisé « dans les deux ans », au soi d’abord » – ce qui était déjà prévu en jan-
sein d’un « plan d’ensemble » contre le risque vier 2017 – et de leur permettre d’accéder à l’ha-
suicidaire. Des actions de prévention de la bitat inclusif prévu dans le projet de loi Elan. Le
souffrance au travail, notamment celle des rôle des pairs devrait également être renforcé,
professionnels de santé et médico-sociaux, sont via le développement de la « pair-aidance », de
également en cours de mise en place via les médiateurs pairs dans le secteur médico-social
politiques de qualité de vie au travail. mais aussi des groupes d’entraide mutuelle
(GEM). La ministre les souhaite plus nombreux
Articuler les réponses au niveau territorial et moins « vulnérables », notamment par le
Le second volet porte sur les parcours de soins renforcement du dialogue entre ces GEM et les
coordonnés, qui doivent être garantis et sou- agences régionales de santé. u
tenus. Un très vaste chantier déjà lancé dans Géraldine Langlois
PANDPJ12
Réf. PJ12 BON DE COMMANDE
Parution juin 2018 À renvoyer à Territorial Éditions - CS 40215 - 38516 VOIRON Cedex
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teur des autorisations d’urbanisme » au prix unitaire de 22,90 € TTC
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MÉTIER
PARCE QUE LES SOLUTIONS SONT DANS L’ÉVOLUTION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES,
LA DÉONTOLOGIE ET LES VALEURS QUI FONDENT LE SOCIAL
LE MOT DU SOCIAL
PORTRAIT
P comme précarité
La précarité est « partout », disait Bourdieu, « consubstantielle au
Une ergothérapeute
au service des soignants�����������������������P. 38 développement de ce nouveau régime du capitalisme », ajoutait
Castel. Complexe et multifactorielle, elle renvoie une personne,
MANAGEMENT hors statut, hors norme, hors champ. Billé y voit une dépendance
Comment réussir
son recrutement dans à autrui pour survivre. Elle rend tributaire, hier de la charité et de
le secteur médico-social ?�����������������P. 40 l’aumône, aujourd’hui de l’État et des dispositifs sociaux. Étymo-
logiquement, précaire n’est-il pas ce qui est « obtenu par prière »
CARRIÈRE
La Gipa dans la FPT (precarius).
et la FPH����������������������������������������������������������������������������������P. 41 Des catégories traditionnellement visées – femmes, personnes
peu qualifiées, immigrés – la précarité s’est étendue à tous les
groupes sociaux dans un « sentiment diffus » d’« insécurité
sociale » (Le Coz). Dans le travail, le logement, la santé, dans
les relations familiales, sociales et les rapports citoyens, ou en
ce qui concerne le capital financier, économique et culturel, la
précarité place l’humain dans l’incertitude de son avenir et un
sentiment d’impuissance à agir sur sa vie. Selon Paugam, c’est
« une épreuve » qui « renvoie au processus d’affaiblissement des
liens de l’individu à la société au sens de la double perte de la
protection et de la reconnaissance sociale ». « Une défaite sociale
du soi », pour Le Blanc.
« Processus d’invisibilité sociale » (Le Blanc) et « processus de
disqualification sociale » (Paugam), la précarité ne se combat
que dans une logique à l’échelle de l’humain. Le Coz réclame
« une réflexion philosophique sur le sens de la vie humaine, une
interrogation du rapport d’un être humain à ses semblables, à
sa culture ». Dans cette perspective, il insiste sur l’importance
de l’éducation, de l’apprentissage de la civilité et de l’accès à la
culture. Analysant la précarité sous l’angle de l’altérité et de la
temporalité, il invite à se placer sur le terrain de « l’ouverture à
un avenir porteur d’espoirs et de rencontres avec […] les autres » :
« la réponse au défi contemporain de la précarité devra dépasser
le cadre strictement budgétaire ». u
Nathalie Levray
SANTÉ
Une ergothérapeute
au service des soignants
Ergothérapeute à l’Ehpad Les Romarins dans l’Aude, Laure Marty est depuis trois ans la cheville
ouvrière d’une démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques destinée au personnel
soignant de l’établissement. Avec un impact très positif sur les arrêts maladie.
A
uparavant, Laure Marty, ergothéra- à la personne, avec un indice de fréquence des
peute, consacrait l’essentiel de son accidents du travail très élevé dans les Ehpad
temps aux résidents, les uns atteints de (92,4) et en continuelle augmentation (source :
la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparen- Caisse nationale d’assurance maladie). Avec
tés, les autres, âgés en moyenne de 90 ans et très des conséquences en chaîne. « La charge de tra-
dépendants physiquement. Objectif : les aider vail se répercute sur les collègues, ce qui accroît
à « utiliser toutes leurs capacités afin de préser- encore les difficultés », constate Laure Marty.
ver leur autonomie », explique celle qui déploie Quand l’établissement s’est engagé dans une
REPÈRES son art pour la marche, la toilette, la position démarche de prévention en s’équipant d’aides
• La prévention des assise dans un fauteuil, la balnéothérapie, ou techniques (lire les encadrés), l’ergothérapeute
AT-MP dans les Ehpad, encore les repas. Tenir une cuillère et la porter s’est impliquée. Elle a suivi une formation à la
un document qui
souligne l’augmentation à sa bouche relève de l’exploit pour certains. prévention des risques liés à l’activité physique
des accidents du travail « Je leur montre qu’ils en sont capables ou je adaptée au secteur sanitaire et social (Prap 2S).
dans les Ehpad, en
explique l’origine et les leur fournis une aide technique pour faciliter Un cycle d’une semaine, complété de sessions
moyens de les prévenir. les gestes », raconte-t-elle. Elle anime également plus courtes, pour apprendre à utiliser les aides
• www.inrs.fr/
actualites/videos-tms- des ateliers, par petits groupes : jeux, contes, techniques, s’approprier une méthodologie
soin-personne.html images, pour la stimulation cognitive, et activité d’analyse et être à son tour formatrice. « J’ai
Dix vidéos sur la
prévention des troubles physique douce pour améliorer l’équilibre et appris à étudier une situation de travail à un
musculosquelettiques prévenir les chutes. moment donné et à chercher une solution
dans le secteur de l’aide
et du soin à la personne. adaptée », explique l’ergothérapeute.
• www.inrs.fr/metiers/ Aides techniques
sante-aide-personne/
ehpad.html
Depuis trois ans, elle a désormais une seconde Jeux de rôle
Une présentation mission : s’occuper du personnel, très exposé à Fin 2015 et début 2016, elle a formé le per-
des facteurs de risques
professionnels dans
la lombalgie, aux douleurs articulaires et autres sonnel soignant de l’Ehpad, par groupe, en
les Ehpad et des actions TMS. Ouvert en 2007, l’Ehpad Les Romarins n’a trois jours. D’abord pour leur enseigner l’usage
de prévention.
pas échappé à ce phénomène qui ne cesse de des aides techniques. « Ils les ont eux-mêmes
s’aggraver dans les services de l’aide et des soins essayées pour savoir ce que ressent un résident
quand on fait un transfert, par exemple du lit
Alain Bourrat, contrôleur de sécurité de la Carsat, qui a aidé au fauteuil. Et j’ai animé des jeux de rôle : l’un
l’Ehpad Les Romarins à prévenir les TMS de ses agents se met à la place du résident l’autre lui dit les
« Les chambres ont été équipées
LANGUEDOC-ROUSSILLON
plus faire de transferts manuels, par exemple du lit au à la personne âgée pour que celle-ci aide, par-
fauteuil, quand les personnes âgées ne marchent plus. ticipe », précise-t-elle.
L’établissement audois a équipé toutes ses chambres de rails au plafond Les soignants ont également appris à ana-
munis d’un moteur et reliés à un harnais qui est glissé sous le corps de la
lyser une situation et résoudre des difficultés.
personne âgée pour la transporter en douceur. Dans les salles de bain, il
a mis des chaises à hauteur et position variable. Il a aussi aplani les seuils
« Cela a libéré la parole. Ils en discutent et ils
de porte pour que les chariots passent sans heurts, acquis un matériel viennent me voir pour me signaler les pro-
plus léger pour le nettoyage, ainsi qu’un véhicule adapté pour les sorties blèmes qu’ils rencontrent. Cela permet d’être
des personnes âgées. » réactif assez vite», confie Laure Marty.
A
vant le recrutement, mainte-
nir des liens institutionnels
© MARTA NASCIMENTO/REA
avec les acteurs de l’emploi
(Pôle emploi, missions locales, PLIE,
DIRECCTE) sous forme de rencontres
au moins annuelles, nomination d’un
référent ; utiliser des dispositifs exis-
tants permettant de présélectionner
des profils (PMSMP, stages) ; identifier selon qu’elles sont perçues comme auxquelles s’ajoutent les problèmes
et formaliser les canaux de diffusion respectées ou violées : l’entretien de liés à la non-discrimination. Ces règles
des annonces de recrutement ; élaborer recrutement doit être une opportu- relèvent de la justice procédurale.
une grille de compétences au regard du nité pour le candidat de démontrer ses
profil de poste (savoir-faire technique, connaissances et ses savoir-faire ; il doit Les biais à éviter
empathie, spécificité des métiers du également permettre d’être une oppor- La perception sélective qui est la ten-
grand âge…) ; élaborer un guide de tunité pour le candidat de contester ou dance d’un individu à ne prendre en
recrutement à destination des recru- de modifier le processus d’évaluation considération que les caractéristiques
teurs (procédure, guide d’entretien, ou de prise de décisions ; il doit garan- d’une personne ou d’une situation qui
présentation des valeurs) ; une réponse tir que les procédures de décisions correspond à ses propres valeurs ou
(favorable, défavorable ou d’attente) sont consistantes entre les candidats croyance. L’effet de halo qui est la ten-
doit être transmise systématiquement et à travers le temps ; le recruteur doit dance à juger une personne ou une
aux candidats dans un délai de deux fournir un feedback opportun et infor- situation, en ne se fiant qu’à une seule
semaines. matif concernant la performance et la de ses caractéristiques plutôt qu’à un
décision ; il doit également y avoir une ensemble de dimensions observables.
Règles procédurales information, une communication et L’effet de miroir. Les attentes qui se défi-
Il y a six règles procédurales qui des explications sur la décision ; il ne nissent comme la disposition à trouver
influencent positivement ou négati- doit pas y avoir de questions inappro- chez une personne ce que l’on attend
vement les perceptions des candidats, priées et formulations préjudiciables d’elle. La gestion des impressions qui
est l’effort systématique déployé pour
Faut-il recourir aux tests ? créer et maintenir l’impression sou-
Les tests d’aptitudes cognitives se présentent sous forme de tests de logique, haitée aux yeux d’autrui. La clémence
de raisonnement ou linguistiques. Ils sont actuellement très peu utilisés dans le (l’évaluateur octroie des résultats très
secteur médico-social. Or, ils ont des résultats plutôt positifs et s’avèrent être
positifs à tous les candidats, sans égard
de bons « prédicteurs » de la performance en emploi notamment car l’aptitude
mentale favorise l’apprentissage qui est une clé dans le secteur médico-social. à leur niveau de performance), la sévé-
En effet, le niveau de qualité de prise en charge, même pour des emplois qui rité (situation où l’évaluateur n’attribue
pourraient paraître de faible qualification comme les aides-soignantes ou que des résultats négatifs) ou l’erreur de
les agents hôteliers, est devenu très complexe, ce qui fait que des actes qui tendance centrale (caractérise une éva-
peuvent paraître très simples (aide au repas, toilettes, changes, animation) luation moyenne pour tous et survient
révèlent en réalité des actes complexes. Il est à noter que l’ACG augmente lorsqu’un évaluateur n’ose pas prendre
avec les connaissances et l’expérience.
position). u Sylvain Guillaume
R
econduit pour l’année 2017, ce dispositif rence de quatre ans prise en considération. Les
est destiné à compenser une éventuelle agents contractuels doivent avoir été employés
perte de pouvoir d’achat des agents mais de manière continue sur la période de référence
il n’a pas vocation à se substituer à l’évolu- de quatre ans prise en considération, par le
tion de la valeur du point indiciaire, ni à être même employeur public. Les agents contrac-
pérenne. REPÈRES tuels de l’État, transférés aux collectivités terri-
• Décret n° 2008-539 toriales ou à leurs groupements en application
du 6 juin 2008
Dispositif relatif à l’instauration de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés
La garantie individuelle du pouvoir d’achat d’une indemnité dite de et responsabilités locales, sont réputés remplir
garantie individuelle
(Gipa) résulte d’une comparaison entre l’évo- du pouvoir d’achat. cette dernière condition.
lution du traitement indiciaire brut (TIB) • Arrêté du 17 novembre En revanche, le montant de la Gipa ne peut
2017 fixant au titre de
détenu par l’agent sur une période de réfé- l’année 2017 les éléments
être versé aux fonctionnaires rémunérés au titre
rence de quatre ans et celle de l’indice des prix à prendre en compte d’un emploi fonctionnel sur une des années
pour le calcul de
à la consommation (hors tabac en moyenne l’indemnité dite de
bornes de la période de référence, à l’exception
annuelle) sur la même période. garantie individuelle du des emplois fonctionnels ouverts aux agents
pouvoir d’achat, JORF
Si le traitement indiciaire brut effectivement du 18 novembre 2018.
des catégories B et C. Par ailleurs, le montant
perçu par l’agent au terme de la période a de la Gipa n’est pas soumis aux majorations et
évolué moins vite que l’inflation, un montant indexations pouvant être versées aux agents
indemnitaire brut équivalent à la perte de pou- en poste dans les départements et collectivi-
voir d’achat ainsi constatée est versé à chaque tés d’outre-mer. Enfin, le montant de la Gipa
agent concerné. ne peut être versé aux agents ayant subi, sur
une des périodes de référence, une sanction
Agents concernés disciplinaire ayant entraîné une baisse du
Les fonctionnaires des trois versants de la traitement indiciaire.
fonction publique, les magistrats et les
militaires et certains agents contractuels Modalités de calcul
ont vocation à bénéficier de la Gipa. Le traitement indiciaire brut
Parmi ces derniers, sont plus précisé- pris en compte corres-
ment concernés les agents contractuels pond à l’indice majoré
rémunérés par référence expresse à un détenu au 31 décembre
indice et recrutés par un contrat à durée de chacune des deux
indéterminée (CDI) ou par contrat à durée années bornant la période
déterminée (CDD) s’ils ont été employés de de référence multiplié par
manière continue sur la période de référence la valeur moyenne annuelle
par le même employeur public. Ils doivent de du point pour chacune de ces
plus être rémunérés sur la base d’un indice deux années. Pour la mise en
inférieur ou égal à la hors échelle B. En outre, œuvre de l’indemnité en 2017,
les fonctionnaires doivent détenir un grade la période de référence est fixée du
dont l’indice sommital est inférieur ou égal à 31 décembre 2012 au 31 décembre
HEB (hors échelle B). 2016. u
D’autre part, les fonctionnaires doivent Un calculateur est à la disposition
des agents : goo.gl/Adyp7e
avoir été rémunérés sur un emploi public pen-
dant au moins trois ans sur la période de réfé- Sophie Soykurt
Le grand rendez-vous
de l’achat public
900 exposants,
13 domaines d’activité
+ 100 conférences
REPORTAGE
À Saint-Brieuc,
les coopératives
jeunesse de services
œuvrent au
développement social
Alternatives aux jobs d’été, les coopératives jeunesse de services
sensibilisent les 16-18 ans aux projets collectifs. À Saint-Brieuc,
cet outil venu du Québec est un véritable moyen d’émancipation
des jeunes. En Ile-de-France, la méthode concerne aussi les 18-25 ans.
Avec partout le même succès.
Éric Larpin
>>
INITIATIVES
Des services civiques
pour sortir les personnes
âgées de leur isolement������������������������p. 44
À Limoges, Odyss’Elles
redonne une place
aux femmes dans
l’espace public������������������������������������������������������������P. 45
© ROMAIN BLÉTEAU
S
>> avannah, Coline, Enora et Ulrich… en deux mois, de la CAE, au travers d’un contrat
tout dix filles et cinq garçons, sont déjà Cape (contrat d’appui au projet d’entreprise).
à la tête de leur entreprise coopérative, La signature de ce contrat était un moment de
la CJS Millenium ! Ils ont à peine 17 ans, sont fierté pour Savannah : « on n’est plus n’importe
encore au lycée et ont décidé, comme premier qui ! On nous a demandé de fournir des docu-
job d’été, de participer à la coopérative jeunesse ments administratifs. Et on a un vrai contrat ».
de services (CJS) implantée dans le quartier de
la Croix Saint-Lambert, à Saint-Brieuc (Côtes- Comité local
d’Armor). Cette coopérative éphémère a aussi Si Laurence Falkenstein est la marraine éco-
vocation à les sensibiliser à l’entrepreneuriat nomique du projet, Ludovic Bachet est, lui, le
collectif dans une logique d’éducation popu- parrain Jeunesse. En tant que responsable de
laire, à créer de la mixité sociale entre les jeunes l’association Le Cercle, c’est à lui qu’incombe
et les personnes pour qui ils travaillent et à leur la tâche d’aiguiller les jeunes : « nous avions
REPÈRES
apprendre l’autonomie. cinquante candidats cette année et nous en
• En 2018, 700 jeunes
présents dans
avons retenu quinze. Je suis impressionné par
Un vrai contrat 60 territoires leur motivation. Ils sont présents tous les jours
et 11 régions.
Pour les jeunes, c’est une première. Pour les à leur local de travail avant les animateurs. En
• Depuis 2013,
soutiens du projet en Bretagne, c’est déjà la 2 200 jeunes quatre ans, je n’ai pas connu un seul abandon !
cinquième promotion de cet outil innovant sont passés La CJS est un bel outil de travail pour le déve-
dans les CJS.
venu du Québec. Les CJS y existent depuis une • Coopérer pour loppement social ».
trentaine d’années et elles ont été importées entreprendre, Implanté dans le quartier, Le Cercle met aussi
www.cooperer.coop,
en France, pour les 16-18 ans, par le réseau 07 69 27 81 45, des locaux à disposition pour le siège social
des coopératives d’activités et d’emploi (CAE), Nelly Lechaplain, de la CJS. À la tête de chaque CJS, un comité
déléguée générale.
Coopérer pour entreprendre. • Pôle Rich’ESS
local est également mis en place, qui choisit les
À Saint-Brieuc, la CAE Avant-premières de Saint-Brieuc, deux parrains Économie et Jeunesse, recrute
[email protected],
est donc tout naturellement partie prenante Mathilde Lebreton,
également deux animateurs pour faire vivre
du projet, aux côtés du Pôle ESS du Pays de chargée de mission. le démarrage de la coopérative, et sollicite des
Saint-Brieuc et de l’association de quartier • Scic Le Phares, partenaires locaux. À Saint-Brieuc, la respon-
L’Ile-Saint-Denis,
prioritaire Le Cercle. « Nous assurons le support www.lephares.coop, sabilité en revient à Rich’ESS, le pôle de déve-
comptable et juridique des six CJS des Côtes- 09 72 63 70 95, loppement de l’ESS. « Rich’ESS est chargé de
Arthur Lauvergnier,
d’Armor. Soutenir des jeunes coopérateurs et chargé de mission la préparation de la CJS avant les mois d’été et
leur développement, c’est très logique pour essaimage. de son suivi. Nous devons rassembler des par-
une CAE qui vise à sécuriser le parcours de tenaires financiers et opérationnels. Le budget
ses entrepreneurs-salariés qui, pour certains de la CJS est de plus de 20 000 euros, servant
d’entre eux, vont présenter leur métier aux pour moitié à salarier les deux animateurs pen-
jeunes. La CJS permet de les mettre en situa- dant trois mois. À Saint-Brieuc, nous avons un
tion réelle d’entreprise collective », détaille écosystème favorable, avec des aides de la ville
Laurence Falkenstein, directrice d’Avant-pre- et de l’agglo, du département, de la préfecture,
mières. Concrètement, les jeunes sont à la fois du bailleur social et de la CAF 22.
dirigeants de leur entreprise, en achetant une Certains des partenaires nous aident aussi à
part sociale symbolique, et salariés, pendant trouver les premiers contrats : entretien paysa-
ger, aide au sondage dans les transports locaux,
Le Cape, une obligation de moyens animation pour des événements locaux comme
Le Cape est une forme de contrat généralisé dans les structures les Estivales de volley », précise Mathilde
d’accompagnement à la création d’entreprise, comme les coopératives Lebreton, chargée de mission.
d’activités et d’emploi et les couveuses d’entreprises à l’essai.
Ce n’est pas un contrat de travail à proprement parler. L’entreprise ou Pris au sérieux
l’association s’engagent à une obligation de moyens pour permettre Fin juillet, les jeunes sont tous sur le pont : en
aux porteurs de projets de mener à bien leur création d’entreprise,
train de réaliser des prestations, de facturer les
mais sa signature engage les deux parties. Le Cape a une durée de
douze mois, renouvelable deux fois. Il permet aux porteurs de trouver
travaux déjà effectués ou de contacter de nou-
un cadre de protection juridique et sociale pendant la durée veaux clients potentiels. « Nous avons créé des
de la création d’activité. La loi sur l’ESS du 31 juillet 2014 autorise commissions pour ces trois tâches. Pour les acti-
son utilisation systématique dans les CAE. vités, nous avons décidé collectivement de ce
que nous voulions faire, sachant qu’en tant que participent au financement d’une troisième
mineurs, certains travaux nous sont interdits », CJM dans l’agglo Est Ensemble. Et la région Ile-
explique Coline. La CJS Millenium centre ses de-France a décidé cette année de cofinancer,
missions sur des petits déménagements, du via une convention pluriannuelle d’objectifs,
nettoyage, de la garde d’animaux, de l’aide sur la création de six CJM sur son territoire, avec
les réseaux sociaux. À la fin des deux mois, ils un coût d’environ 40 000 euros par coopérative.
peuvent espérer un chiffre d’affaires commun « L’intérêt de ces coopératives éphémères, c’est
de 6 000 à 7 000 euros, soit environ 300 euros qu’elles peuvent s’adapter localement à des
pour les coopérants, qui découvrent au passage publics très divers.
les charges sociales… « Mais la rémunération Depuis cet été, il en existe également une
est loin d’être leur seule motivation. Ce sont à Narbonne, qui s’adresse aux porteuses de
des jeunes qui ne se connaissaient pas entre projet de plus de 45 ans », conclut Arthur
eux et qui veulent qu’on les écoute et qu’on les Lauvergnier. u
prenne au sérieux.
Depuis les premières promotions, trois sont
devenus administrateurs du Cercle, quatre ont
créé une junior association et tous en parlent à
leurs copains », rassure Ludovic Bachet.
VIEILLISSEMENT
S
ortir les personnes âgées de leur isole- « elles ont du mal à entrer en relation avec les
ment : telle est la mission première de autres », souligne Marie-Françoise Erard.
Binôme 21, fondée en 2010 par Marie-
Françoise Erard. Pour cela, l’association a déve- Service à la mobilité
loppé deux types de réponse. La première est Pour répondre aux besoins détectés lors des
REPÈRES
la cohabitation intergénérationnelle qui offre échanges avec les personnes âgées isolées, le
• Territoire :
aux jeunes une solution d’hébergement chez département
CCAS a développé un service de mobilité à la
un senior qui met à disposition (le plus sou- de la Côte-d’Or demande, en mettant à disposition une voiture
(538 000 habitants).
vent gratuitement) une chambre meublée en avec chauffeur. Cela permet, par exemple,
• Budget annuel :
échange d’une présence régulière. En 2017, 140 000 euros (pourvus d’aller chercher celles qui sont intéressées par
trente-sept contrats de cohabitation ont été notamment par l’État les activités proposées au centre social ou, pour
qui finance l’indemnité
signés en Côte-d’Or. La seconde action repose versée aux jeunes les retraités qui ont très peu de ressources,
sur l’embauche de jeunes en service civique signataires d’un d’accéder à l’épicerie solidaire de Montbard.
engagement
dont le rôle est d’aller au domicile des per- de service civique). Grâce à ce service, « cinq personnes participent
sonnes âgées isolées ou bien d’organiser pour • Contact Binôme 21 : régulièrement aux sorties culturelles organisées
03 80 46 47 43
elles des activités en petits groupes intergéné- ou 06 78 65 74 95 une fois par semaine par le centre social »,
rationnels. binôme.vingtetun souligne Azéline Yon-Dubourq, coordinatrice
@gmail.com
au centre social. « Anna Colin les accompagne
Identifier le public si elles le demandent. Mais, avec le temps,
Chaque année, l’association emploie ainsi deux certaines personnes comme Morag, une Britan-
fois quarante jeunes recrutés pour une durée nique qui, sans famille en France, ne sortait plus
de six mois. La principale difficulté consiste depuis que des problèmes de santé l’empêchent
à repérer les personnes qui se sont repliées de conduire, se remobilisent toutes seules »,
sur elles-mêmes et qui échappent aux radars. se félicite Azéline Yon-Dubourq. Le pari de
Binôme 21 s’efforce pour cela de développer l’inclusion est alors gagné. u
des partenariats locaux comme avec le CCAS de Alexandra Caviccio
Semur-en-Auxois. Le CCAS a réuni l’ensemble
Anna Colin, service civique
des acteurs qui, sur le terrain, sont capables
« Chez certains, nous ne faisons
© ALEXANDRA CACCIVIO
INCLUSION SOCIALE
D
onner aux femmes une place plus légi- de proposer un nouvel outil à nos élus locaux.
time dans l’espace public, c’est l’objectif On ne sait pas encore si cela prendra la forme
du projet Odyss’Elles mené par le Centre de visites touristiques, avec les femmes pour
d’information sur les droits des femmes et des guides, de films ou d’affichages. Ce sont les
familles (CIDFF) de Limoges (Haute-Vienne). femmes qui décideront du dispositif final »,
Il s’adresse en particulier aux habitantes des complète Marie-Clémence Coudert.
neuf quartiers prioritaires de la préfecture du REPÈRES
Limousin, avec pour ambition conjointe de • Territoire : quartiers Outil d’évaluation
prioritaires de la ville
réconcilier la périphérie et le centre-ville. Le de Limoges.
Le groupe de quinze femmes se réunit une fois
fil conducteur d’Odyss’Elles, qui démarre cette • Public : femmes par semaine dans les locaux du CIDFF. Elles y
année et se poursuivra en 2019, est de raconter des QPV, migrantes. trouvent le soutien de la coordinatrice, mais
• Budget : 25 000 euros.
l’histoire de la ville, au travers des migrations • Contact :
aussi d’une femme-relais et d’une accompagna-
successives et des femmes qui ont laissé une Marie-Clémence trice sociale, pour mener à bien ce projet. Pour
empreinte locale. Coudert, CIDFF du financer Odyss’Elles, le centre d’information
Limousin, 29 C rue
des Pénitents Blancs, peut compter sur un appel à projets de l’agglo-
Émissaires dans leur quartier 87000 Limoges, mération limougeaude, ainsi que sur le soutien
05 55 33 86 00,
« Odyss’Elles prend la suite d’autres actions www.infofemmes.com de la Fondation Cognacq-Jay. « Pour nos finan-
collectives, comme Mon quartier a des Elles, ceurs, nous avons mis en place depuis 2016 un
un programme réalisé l’an dernier. C’était un outil d’évaluation de la capacité d’agir, dans
diagnostic de territoire déjà mené avec des toutes nos actions. Tout au long du processus,
femmes des neuf quartiers prioritaires. Il a nous observons d’où elles partent et où elles
abouti à l’édition d’un journal et à l’organi- arrivent, quitte à changer notre accompagne-
sation de rencontres. Avec Odyss’Elles, nous ment, individuel et collectif, si ça ne fonctionne
allons plus loin, en cherchant à changer le pas », précise Marie-Clémence Coudert. u
regard sur des zones stigmatisées. Comme dans Éric Larpin
tous nos projets collectifs, ce sont les femmes
qui décident de ce qu’elles souhaitent faire », Patricia Gaucher, directrice du CIDFF du Limousin
explique Marie-Clémence Coudert, coordina-
« Ce sont les femmes qui construisent leur projet
trice au CIDFF.
Le groupe a été constitué en juin dernier,
de A à Z »
avec une quinzaine de femmes, qui vont porter « Odyss’Elles prend place dans l’ensemble des parcours collectifs
que nous proposons aux femmes de Limoges, mais aussi des trois
le projet et seront aussi des émissaires dans
départements limousins. À partir des accompagnements collectifs, on
leur quartier pour informer sur les ressources débouche aussi sur des accompagnements individuels pour l’insertion
qu’elles peuvent trouver dans un CIDFF, en sociale et professionnelle. Nous travaillons avec tous les réseaux locaux,
matière d’accès au droit et à l’égalité et l’inser- publics et associatifs, de santé, de lutte contre les violences faites aux
tion professionnelle. Leur premier travail a été femmes, d’emploi et de formation. Pour le programme Odyss’Elles, nous
de trouver des traces de leur histoire au musée demandons aux travailleurs sociaux des quartiers d’orienter les femmes
de Limoges. Sur ces bases, elles vont faire intéressées par cette approche historico-touristique. Comme ce sont
les femmes qui construisent leur projet de A à Z, cela leur sert aussi
appel aux souvenirs de leurs histoires fami-
pour leur insertion sociale et professionnelle individuelle. Odyss’Elles
liales. Ensuite, elles auront aussi l’occasion de est un programme que nous avons inventé à Limoges, mais que nous
rencontrer des historiens et des experts locaux partageons avec les autres CIDFF en France, au travers de fiches-projets.
pour peaufiner leurs idées. « L’objectif final est D’autres territoires peuvent se les approprier. »
M
emoQuest, proposé par la start- et extrêmement efficace. Tous les télé-
up Calmedica, est un robot phones portables peuvent envoyer et
DR
conversationnel (ou chatbot) recevoir des SMS, et si vous posez
qui dialogue par SMS avec les patients une question simple, 95 % des gens
MEMOQUEST
• Robot conversationnel de suivi
avant et après une hospitalisation, et répondent ! », souligne Alexis Hernot, pré et postopératoire.
alerte les équipes médicales en cas de cofondateur de la start-up avec Corinne • Abonnement : 3 000 euros par an pour
besoin. Le principe est simple : avant Segalen, médecin. Une étude menée à un centre hospitalier, puis de 2 à 5 euros
par patient, selon la complexité du suivi.
l’opération, les patients reçoivent des l’hôpital St-Antoine AP-HP (1), où un • Société Calmedica:labellisée entreprise
SMS leur rappelant les consignes à pilote du chatbot a été testé, a comparé innovante du ministère de la Recherche,
Prix Galien 2017, prix e-santé « Les
respecter et les horaires de convoca- le rappel des consignes préopératoires Échos » 2018.
tion. Le lendemain de l’intervention, par SMS aux appels téléphoniques. Elle • http://www.calmedica.fr/
un algorithme renvoie un SMS pour conclut à une diminution des retards
demander aux patients de confirmer des patients et à une augmentation problème. Si les SMS ne sont pas reçus
que « tout va bien ». du respect des consignes. Enfin, 30 % ou mal compris, une alerte prévient
des patients contactés par téléphone les infirmières, qui peuvent prendre
Un système très simple auraient préféré être suivis par SMS. le relais. En cas de complications, le
L’ambulatoire est appelé à se dévelop- Pour Alexis Hernot, « le SMS est moins robot peut poser des questions supplé-
per en France : il ne représente que 46 % intrusif, plus clair et les patients ont mentaires pour préciser le problème et
des opérations contre 64 % en Europe. toujours l’information sur eux ». Par ail- faciliter le travail de l’infirmière. « Le
L’un des freins identifiés : la mauvaise leurs, le système permet une meilleure suivi est automatique pour 90 % des
gestion de la douleur, responsable d’un organisation des services, en identifiant patients. En cas de souci, l’humain est
tiers des réhospitalisations, selon l’As- les éventuels trous dans les plannings remis au cœur du système et dispose
sociation française de chirurgie, qui et en réduisant le temps d’attente des du temps nécessaire pour s’occuper des
plaide pour l’information et l’éducation patients. Après l’opération, tous les personnes qui en ont besoin », indique
des patients. MemoQuest remplit cette patients reçoivent un SMS et doivent Alexis Hernot. La moitié des réponses
mission. « C’est un système très simple indiquer si tout va bien ou signaler le arrivant en moins de 5 minutes, les
infirmières peuvent gérer les problèmes
immédiatement.
L’AVIS DE L’EXPERT
Dr Sophie Di Maria, unité de chirurgie ambulatoire Logique « conversationnelle »
de la Pitié-Salpêtrière AP-HP
La technologie a aussi été installée au
« Cela libère du temps soignant, cœur du nouveau robot de Calmedica
consacré aux patients qui en ont dédié aux sites internet. Les laboratoires
besoin »
DR
INITIATIVES
Aix-en-Provence stimule
la scolarisation des enfants roms
Un collectif associatif du Pays d’Aix multiplie depuis 2008 les actions d’accompagnement
à la scolarisation des enfants roms. En 2017, deux services civiques ont été missionnées pour
renforcer leur ouverture au monde par des activités d’animation durant les vacances scolaires.
U
n premier programme d’animations a été
proposé aux familles et aux enfants pour
les vacances de février 2017. Comme
pour les suivants, il a bénéficié du soutien actif
de la direction des musées et du patrimoine et du
centre social du Château de l’horloge.
Vous pouvez consulter les offres d'emploi de la filière "Santé-Social" sur le site
LA COMMUNAUTÉ La Ville du
DE COMMUNES DE PLESSIS-TRÉVISE
LA PLAINE DIJONNAISE
Val de Marne
Recrute
20 000 habitants
Afin de répondre à l’évolution nécessaire
et souhaitée du Pôle Familial et Social
Recrute, par voie de mutation,
Un(e) Directeur/trice du APF France handicap est une importante détachement, inscription sur liste d’aptitude
organisation française, reconnue d’utilité
Pôle Familial et Social h/f publique, de défense et de représentation Pour l’ensemble de ses structures Petite
Cadre d’emplois (catégorie A) des personnes en situation de handicap et de
des Attachés territoriaux Enfance : 3 crèches collectives, 1 halte-garderie,
leurs proches.
(Filière administrative, Filière médicosociale,
1 crèche familiale
recrute
Filière animation)
À ce titre, vous serez chargé, sous l’autorité directe du
Directeur Général des Services, de diriger le Pôle Familial
Directeur UN INFIRMIER H/F
et Social, dont le périmètre comprend deux Multiaccueils
Petite Enfance (en Délégation de Service Public), deux
Territorial des Actions Missions : Suivi médical des enfants : soins, mise en
place et suivi des traitements • Conseils auprès des
Relais Petite Enfance (RAM - 2 agents), un Centre Social
(8 agents) et un Point Relais Emploi (2 agents). Associatives (H/F) responsables de crèches • Organisation et participation
Missions : Indre et Cher - CDI Temps Plein aux visites médicales avec le médecin référent
- Pilotage , animation et contrôle de la mise en œuvre • Participation à l’élaboration des protocoles d’urgence
des politiques publiques liées à la Petite Enfance, à la et de prévention avec les responsables des structures et
Sous l’autorité du Directeur Régional Centre
Famille, aux Séniors et à l’Action Sociale - Réalisation le médecin • Mise à jour et suivi des dossiers médicaux
du diagnostic organisationnel et financier du Pôle
Val de Loire, et en étroite collaboration avec
les élus, bénévoles, salariés du territoire (vaccinations …) • Gestion du stock de médicaments.
- Pilotage et animation de l’écriture des politiques
publiques - Animation et coordination des équipes et avec l’appui des responsables et chefs
de projets régionaux, ses missions sont : Profil : • Diplôme d’état d’infirmier • Expérience exigée
- Coordination des équipements petite enfance du territoire
• Relayer, décliner les orientations, stratégies de 2 ans dans le secteur de la petite enfance ou en
- Participation à l’élaboration de la programmation des
investissements à court, moyen et long termes - Ecriture, et dynamiques associatives sur son territoire et pédiatrie • Qualités relationnelles et capacité d’écoute •
pilotage et suivi du Contrat Enfance Jeunesse et des en région de manière coordonnée • Manager Disponibilité.
contrats divers relevant du Pôle - Veille juridique et mise les acteurs associatifs élus, bénévoles, salariés
en œuvre des réformes - Force de proposition auprès (6) • Impulser, accompagner, coordonner les Merci d’adresser votre candidature (lettre de motivation
des élus du secteur et auprès du DGS. projets et leur mise en œuvre • Développer et CV) à : Monsieur le Maire Direction des
Profil : des partenariats et les implantations locales Ressources Humaines - 36, av. Ardouin,
- Détenteur a minima d’un diplôme de niveau II, vous êtes • Assurer la gestion budgétaire, administrative 94 420 LE PLESSIS-TREVISE
idéalement titulaire du diplôme de puériculteur et / ou vous • Développer les ressources et optimiser les
justifiez d’une expérience significative dans les moyens existants. 427207-DJ
viescolaire
conciliation, votre sens de l’écoute et de l’équité, ainsi acteurs de la
• Expérience du management en délégation
que votre pragmatisme seront des atouts indispensables
pour ce poste - De nombreux déplacements sont à pré-
souhaitée. Salaire brut mensuel base : 3 100€.
voir, le permis B est indispensable.
Candidature à adresser à : Le magazine
Poste à pourvoir dès que possible Direction Régionale APF Centre Val de Loire, des professionnels
Comment postuler ? Mathilde MIALON, Responsable Régionale territoriaux de
427065-CHM
adaptation aux spécificités du territoire. Assisté(e) d’un adjoint, vous vous exercez en collectivité territoriale dont vous connaissez la
encadrez 600 agents, dont 30 cadres ainsi que 380 assistants fami- culture. Votre expérience jusqu’à aujourd’hui vous a familiarisé avec
liaux. Vous gérez un budget de près de 230 Millions d’Euros. la connaissance du secteur social et médico-social. Rigoureux.se vous
Vos activités comportent plusieurs volets : • Définir et impulser la avez le sens de l’organisation et de solides compétences de gestion
déclinaison des politiques publiques initiées et arrêtées par l’exécu- administrative et budgétaire. Vous favorisez la transversalité avec les
tif et l’assemblée départementale en matière de solidarités • Contri- autres pôles, vous privilégiez le travail en équipe. Vos qualités per-
buer à l’évaluation des politiques en matière de solidarités (analyse sonnelles vous permettent de disposer de grandes capacités
des besoins du territoire, études prospectives, propositions) • Ani- d’adaptation, d’un relationnel aisé facilitant le partenariat.
mer et développer les partenariats locaux afin de favoriser une Recrutement par voie statutaire niveau A+, administrateur territorial
meilleure lisibilité de ces politiques • Elaborer les stratégies de ou équivalent (tout candidat de la Fonction Publique État, Hospita-
gestion des ressources budgétaires et financières allouées • Elabo- lière ou du secteur privé, avec une expérience significative dans le
rer et faire évoluer les outils de pilotage et d’évaluation des diffé- domaine du social et médico-social et de la santé).
rentes missions • Animer et piloter le collectif de direction.
www.landes.fr Vous connaissez les enjeux sectoriels et le cadre réglementaire des La prise de fonction est prévue pour 1er avril 2019.
politiques publiques du champ des solidarités (social, médico-social et
Merci d’adresser votre dossier de candidature avec les éléments suivants le 30/09/2018 (délai de rigueur) : CV
détaillé, lettre de motivation, dernier bulletin de salaire ainsi que la dernière situation administrative pour les fonc-
tionnaires et le dernier entretien professionnel.
• Par courrier à M. le Président du Conseil départemental des Landes, DRH et des Moyens, Hôtel du Département,
rue Victor Hugo, 40025 MONT-DE-MARSAN CEDEX • Ou par mail à : [email protected]
Renseignements : secrétariat du Directeur de la Solidarité départementale - 05 58 05 40 40 poste 8401
pour une durée de 3 ans familles, et les partenaires. Vous possédez de réelles aptitudes à l’analyse et à la production d’écrits professionnels.
CADRE D’EMPLOI DES ATTACHÉS TERRITORIAUX Rémunération Statutaire + Régime Indemnitaire + COS
Temps de travail : 35h - Protocole ARTT
POSTE À TEMPS COMPLET (35H00) Poste à pourvoir immédiatement
Les candidatures sont à adresser avant le 21/9 à : Monsieur le
Président - Communauté de Communes du Pays de Dol et de la
Merci d'adresser une lettre de motivation manuscrite + CV + photo à :
Baie du Mont-St-Michel - 17 rue de le Rouelle - 35120 Dol de M. le Président du CCAS de Sanary-sur-mer - 1 place de la République - CS 70001 - 83112 Sanary-sur-mer
Bretagne ou à l’adresse mail suivante : [email protected]
www.sanarysurmer.com