Réflexions sur l'admiration et Heidegger
Réflexions sur l'admiration et Heidegger
1r ~\.H d' .lbord public [Link] Pour N<lscm ~[JmÚL; (.e Qum1c ~ri'· .\ins [Link] Ndson
\hndd., ct le [Link] dont \,\ vic p<Hlc [Link] ...). G.,[Link] l \)Sb le t'Cmcrcic
\ntoanc ( •.,lltm.m.i Jc m'.tvotr .m tome .\ rcpnxhnrt' '"e 'C'\tc
Ps li
. J N l ~~ d l
omme on dirair la passion de
n · perc~vra d' bord. dison -le an amre p1'1émi ,e, la ·...,r ¡\ dmiruwn
• e e son '' .m e a.d e d bl ~ . 'f · ce11 e qu tns~ ·a·
!i~·ion~ C'e., t tn prcmier liw une oroc de réH ion. Prenuhe ¡.,~)n ~ t,mdcl.t. Admirarion de ~fan e1a, o u e gen~ 0 ~ . . , .
1' o:~rien~c ou b. pa.;,ion policique d~ ~ 1an tela ne , e ,.¿¡ re j:amai ~re ct cdlc qu'il res~ent. Elles onr le méme foyer, elles ~y reflechtssen~. J al
réflcxion théorique: ur l'hi,wirc, la ulmre, le droil ur1out. nc a ~.:-- dit mon hypothese: il dcvicnr tdmirable pour avOlr, de cour_e sa or~.
gtJ.l • d · ·
ad ·r¿ t:t our .tvoir fair de son a mtrauon une orce, ~ une u tssance
· . . e
inc~ ante édaire la [Link] de es eres. ~e m ni fe t . tion • e. . 0\1 ' • -· ~ 1 l ' d des 1OIS.
cours. sa su:.uégie. Avam mér1c d'avoir ére contraint au refli par la '"'r• cornb.u. [Link] . e et trré ucu e: . 01 me me. a. 01 au- essus .
- mais pendant un quan de: si~lc d'en~rmement . il n'.t ce~ e d' · c. r cnfin qu".1-r-il admiré ? Ln. U':l ~~e : ~a Lor . . : .
d'orienter la lurrc -. ~1 ndel~ a mujou~ été un l·wmme de réAe · Er ce qui l'inscric dans le discours. [Link]. 1msntU}ton. a savoH !~
a : • o a
~~ l'l su dans f'Jdmirarion. Il [Link] ausst. nous le verrons. pour .lYOtr prcscnrattOl'\ [Link] [Link] et en unJieu déterminés de l'histoire. Con1:
tJScm~. mcnr penscr alors une relle hisroire ? P~lrtout ou il ~l \ieu et td d.u moin
Cel.t. d'une cen:1ine F.:t\on que nous Jevrons enrenJre, il lc· dit. Il que ~ Lmdcla le conduit et le rétlc.:l'h it. le cornb.n contre \' .[Link]á,l re tc:--
[Link]-tl Une ~Orte l.~'oppos~rion spéculaire. une guerrc.• intestine que 1' · ('el
ce qu'H ta•r ~t ce qui IU1 esr arrive. TdJe lumi(re. la [Link]ée n~Hrl"h
f'e.\.~Cient..e comme JJier CCCOUC J'une quesrton. ce SC:[Link] Jon~ .llls.\j f't"d: Jc.-nr cmrettendr:ur en lut mcmc, en son proprt' nom ? \.lnt· contr.\Jiction
d'une ' 'OJ\ Interne.· qui fll' [Link] ni .tltéritt [Link]· m vénuhle [Link] ·symttrie?
W vot\ de: Ndson ~ bndda - qu'csr-cc qu'dle nous [Link], S(~l~S CCt~t' ~~)rt~lC, Ullt' tdlc- h'1'C.)thCSl" (l"'ll\{'Ortc.• (."ll(.'()f~ trOp de pr~
~enund~. nous ~njomr > Qu'.tunir-dlc J voir .tvcc le: reg,trd. 1.t rétlc.·xi 'llppt)Stnons [Link]. Nous tl·nten,ns \le.· ks rc.'([Link]~ p\us 1\)lt\.
1 [Link]. jc \'t'U\ dtrc 1\:ncrgtc de lCUe voax nuis .lUssi de.·~ c.· t¡ui 1.. h.a
1 • l'[Link])lfiC, Pw, ~s tlc Rivtll\i.t, t'l.. ttlht(' l ')(,' [Link] \ ')h \ • ,l.\n, Nd't't\ [Link]"ld.l,
en son nom (cnccndci l.t [Link] Jc son p<.·uplc [Link] al [Link]~·,[c.' c.·n
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1
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C'lllll1 .\ Ltn de.· f.l !). ·"~,, :,•r·d. ~ linutt. l'l~h. p '16. ltl\ltt'' 1\\t':. \. iut"'"' t'<'nvccrnl\t :\ ft"\ ,,\\\' t.l~<' <'t \t", "'''t'
,h,• th' 1<' \C'ltllH '''"ltl\IIS p.u """·
70 ----------------------------------~·' ---------------------------------------
Admtration tÚ N~lson Mantkla
en effec, pour auceurs er bénélicíaires, que des volontés parciculiercs, tiques ec constirutionnels, rejetanc les diverses formes du tocalitarisme :
parrie de la popuJaríon, une somme limirée d'incérers privés. ceux de fasctsme ec communisme •. N'esr fondé a parler de moyens démocratiques
mmonté blanche. CeJie-ci deviene le sujer privilégié, le seul SUJCC en · er consrirurionnels qu'un peuple jouissanc déja des droits démocratiques et
de cene conscirurion anriconsmudonneJle. Sans doure, dira c-on oet conscitutionnels. Cela n' a •1ucun ~ens pour ceux qui n' en bénéficicnt pas.
erre. un rel coup de force marque-r-íl roujours l'avenemenr d'unc na ...... (P. 19.)
a l'reuvre aussi bien dans ce qu'on appelle l'autobiographie indivi- J 'une loi et d'un modele importés- ec rrahis en premier lieu par leurs pre-
uelle qu'a l'origine hístorique » des fcars. Dans le cas de l'Afrique du
4( miers importateurs. Terrifianre dissymétríe. Mais elle parait se réduire ou
ud, la ficrion tiene a cecí - er c'esr ficrion conue ficrion : l'uniré du pluróc se réfléchir elle-meme au point de se sousu aire a toute représenta-
peuple ~o~r enrier » ne pouvair pas correspondre au découpage opéré par uon objective : ni symétrie ni dissvmétrie: Et ,cela paree qu' il n'y aurait p~
mmonre blanche. Elle devrair mainrenanr consrüuer un ensemble J 'importation, pas d'origine simplement assignable pour l'histoire de la
(minoriré blanche + tous les habiranrs de 1'« Afrique du Sud ,,) done la l01. se*n:!_e.nc un disposirif réft_échissant, avec ,!fes projeccions d'imag~,
~onfigurarion n 'a pu se consriruer, en tour cas s'idenrifier, qu 'apanir d' une . Jes inversions de craj~r1 des mises en abime, des effets d,' h istoire pour U,!l~ .
74 75
Prychl •
elle au,dela du vLStble : ni percepnon,
d qui vous regarde er vous ap P
lot dont la Strucrure C[ l' hisroJre .. consistcm a emport~r !'origine. Un' regar . l' é
---- ·- 4(
'
dísposinf - er pu ce mor JC veux ~ulemem dire que cer X n'est h
01 lñ
a}!uctnatiOO ;
. · ·¡ fourmr un se e
. h. me tndispensable a tnterpr ta-
"V celul· d u gel"!! .t . . , ue le modele démocranque auran
· · été
naturd, ce qui ne le définir pas nécessairemenr comme un anefacr . C'[Link] au mre de la vtrrualite q • ··¡ ' été révélé. dtveloppé
des [Link] de l'homme- n'est pas reQrésenrable dans l'~space ob¡eqi_f. uon. . d '"eres meme s t na . d
o . nt dans la soctéré es ance . ' es l'írruprion vtolenre e
moi~ur tfrux r~IJOtl! que ¡e rapporterai JCJ au cas qui nous occupe.. prese 1 la réflexion, qu' apres coup,_ apr . .
~ La premiere raison rient done a la srructure de la loi. du pri . comme re • a d eme modele ; l
. homme blanc ., porreur u m . .
l•
¡· de naissance de rous es
ou du modele considérés. Que! que soit le lieu htsronque de sa form 1 · d-afncame, 1eu , ubli
Cil celui de a pame su . 1 l0 't de la nouvelle Rep que
ou de sa formulat~on, de sa révélarion ou de sa présenrarion. une \::Y • 1· a vtvre sous a l ·
roupes nacionaux [Link] nft d ni avec t'État ni ave<: a naoon:
strucrure rend a !'universalicé. C'esc la, si on (Xut dire. son conteo! g
[Link]. Cene parne ne se co on
intentionneJ : son sens exige qu'eUe déborde immédiarement les li · . U . d T ranskei, j'écoutais les
hiscoriques, nacionales, géographiques, Jinguisriques, culcurelles de · eune vl ageolS u
d
11 y a bien es annec:s. J L . • du bon vieu.x temps. ~U~ant
origine phénoménale. Tour devrait commencer par le déracinemem. b leurs ulStoares •
wciens de la m u racomer l . . alors en paix sous \e regne
limHes apparairraienr ensuire comme des comingences empiriques. ....u• l'arrivie de l'homm~ .blanc.d ~ocre pcup ~ ,..,vaud · 1 l"'2Ít librement et sans
nttA1>[Link] et se ep a~
pourraiem meme dissimuler ce qu'elles semblenr laisser paraitre. On potr.r: dimocratÜJ~ des rolS et es - ·-r ' . , La terre alors. nous
1 aucune restncoon. ' .J
rair ainsi penser que la ., minorité blanche d'Afrique du Sud occuJ crainte a cravers e pays, san.s
1 . les cresors a attendre Qe
o
. { ]J .urai alors que, parmt rous .
f'essence des príncipes donr elle prétend se réclarner, elle les privatise, appanen:ut ... · e me J • l d' pon:er mon humble conm-
ia vte. je choisirai de servu mo~ peup e et ap
particularise, se les approprie et done les arraisonne contre leur .u.·)U.
d'etre, concre la raison meme. En revanche, dans le combar conrre l'ap1. buuon asa lurte pour la liberte: d .• """'l·e·...es africaines de ce
La strucrure et [Link] · on es prcnueres .
~ "
l' · lution de
rhml., la « rdlexion • donr nous parlons ici donnerait a,·oir ce qui n'ct:a . . ell t une ~de ¡ntluencc sur · c:"\."'0 •
pays me fzorwmt er.. es euren o ñnci ale ressourtt. a l époque,
meme plus visible dans la phénoménalité policique dominée par mes concepcions pohnques. La rerre. P ..P · . ·--•~....;r tJaS.. I1 n'v
Blancs. Elle obligerait a voir ce qui ne se voyait plus ou ne se \'O~rait . ·· etla propnetc pn' ee n ......~..... • ·
~ppartenait J. la mbu rout enn~chre. . d ·res p4-S J'[Link] de:
encore. Elle rente d'oU\Tir les yetL"t des Blancs, elle ne reproduit pas . d d ru_<;: de n es nt e pau' . . . l
~\".llt pl.S e [Link]:S. r - , h c:n~ \'tb- c:t ~.lU."i:. td etalt e
,·isible, elle le [Link]. Cene réflexion donne avoir une loi qu'en vériré .
l homme par omme. o
\'h 't u.s es ommes er.u .. ''->
1 • •
~
ui se tr..[Link] ~-:Uement
&ir plus que réflechir puisque cene loi, dans son phenomene. rinClnt> directeur du gou\'emement. pnnlct~1. J '.t ..nbu .. '
P r-
[Link] l'[Link] du onso qut ger.u ~
e ·¡ t es ~;.urcs e t '
. . . ·¡:s
o l·"-
u peu
invisible : devenue invisible ou encore invisible. Er porram !'invisible
Cc«e soctet¿ [Link] encore btcn ~es d~ments p~mm o t
nsible. cette réflexion ne procede pas du visible, eUe passe p.u l'ent:enc:1<>i L- • '\'h re J::tudle. eUe ne [Link] plus ,,[Link]:. nut c:Ue .:ontenJ..l
mene. Plus précisémenr. elle donne a encendre ce qui p~~ l'enrendement e \ .liJ<Jres et. _. . eu ~ . \.\ fi'l.' [Link]'..l pt~1.,., m csd~'\~~
1 ~ ~...: J .
~, ......,
JU...,. ...........
... ·-··... - • "'T OU
. ~l
et ne s'accorde qu'J. la [Link]. C'¿rair une premiere [Link]. 1.1 raison me ; ;r\'ttude. et d'ou 1..1 [Link]' re~ .. 1 \f\SC\.."'Urt~- le bes 'lO ,·'"ront [Link].\S.. ... ~.
@ La seconde [Link] [Link] plus problém,ttique. Elle ~on~ernt: p · }l Con T~ n.m 'nJ.l..lfn. . . un et..ttt krmeJl\("1\t'" ... m~..un :u '\ue rous
semenr cerre .1pparicion phenomtnale. 1.1 conscirurion histonque Je Lt loit. lo. hd~~~n~. queiT~ que S\.'tt lcur [Link].'[Link]~ c-t "'~ ~: i:m~' \ \ ~: \.1~~ ~
des pnncipes er du modele [Link]. L\ en«.:ore. l'expt.•nen..:c cU; lcur Je lcur rc .m. tl..'\\:1 lo. h('mm : J, l\{ b. ~t"':t .:t.·~\ \ ...qu... . . ' .
!'[Link] J«bree. cene fois d'une Jdmtr~aion qut ~e dir .lU,:o.t ~~.·rr:lt_. •l\lt (1'\.W,l\Ct\t :\_ r~.\htt- Ct ,t\1\. rnn "\ ' Jcm 'f'.ltl\\\\ ~· ~''.l t\t "('tr'(:
, , • \ t ·~u.\ \. "'\lA '\\ " ' \ht ~"..1'
su ir le plt [Link] rdle.'\ton. 1üuJOUrs une rdle).i~'n Je IJ 1~)1 ~ ~ [Link].t per-. tr.u~ -."\)t\\t\\C' ,\o. \tn ·.,ms : ' ~\.\t l . , · J J .
L t N . {un;:- l'\ "' .. ~.lhté e tX '~
·,r
\OH. il t'()lf, J'.mcre~ [Link] q u prv;t:tft' (t rrjlt:.-Nt ~,u ~. r\Hr. Lt prc.·~ l'- '" ,\·, .\tC't\\ l''U' \.'tr '"re \ tp{'('\\\CI\t. '\tt .\ . ,
mcmc Jc (Ctre lot :t l'intéricur Je l,l .Sl.'(lété .tfrk..line. ,\\ .U\l ll\Cf\\ ct ,\e- , h.m" ' . \ l' \\ '·\ \
" l'.u-m á· de l'hommc [Link] ~. •
·t m\1\\l
n.m~ lC' qu'il C'l\[Link] hu m~mC' .\ l.<.' .SUJ<.·t. JC: ~~Htli~[Link] t "''~ ""'tt~ [Link]. \'.lt1
@c. dur de- l.t_ ¡:[Link]'c'!! : .Htcntirul ti'\~ l{u 1~.lt\l h'tnb · (.1\ .u tel.
ltlttUnc: mcdusé [Link] [Link] c. hu~c '-{Hi, [Link]\s ~U\' sitnpkm('t\l lll\ ,,b)C't'
\lsthl<.", \'(llJS [Link]<.". ',,u, "~'"" ct nc:- dtr:'t. \'(HJs ú'llll'l"t"thi rt '''lh ,,,nunc.
d(· ~.ominuct .\ ,,(l,<.·rvc·t. dC' tc·p,,ndtc. dt '''ll' tcndtl' l<''l'"''''·tl'l~· du
-
----~~---------- Admtratzon ~
.~ ... JVttson JVlantulll
.,,
78
Admirtttirm tÚ Ntlson Mamkút
Psychl
. ,. . d S le S steme, et d' abord a la faculté de
Quel que SO IC le verdtct, la Cour peut etre as~urée qu'Jpres Pour pouvotr s tnscnre an y L ll veut obcenir en pre-
. d par corresponrmrzce.
purgé ma peine je concinuerai d'écouter la voix tÚ ma comcirnu. Je droit, Mandela SUI[ es cours S r cet éptsode Paute d'avoir un
coujours bouleversé par la haine raciaJe et JC reprendrat la lutte concre mter [Link] u.~ .diplóm~ ~~;::r~;re~~ ~~~~~svive voix », Úfaut commencer
injusuces Jusqu'a ce qu'elles sotent définmvement abolies. (P. 50 ) acces tmme Jat aux ec ., 1 • laindra plus card Le contexte, sans
Nous ag~sstons au mépris de la loi, nous le sav10ns, mais nous
Par la correspondance. ~a~de as en .P d' une [Link] de la voix et de
érions pas responsables : il nous fallaic choisir entre obéir a la loi et d 'ffi' mats tl y va toUJours . .
doure, sera 1 er:ne,' la h te voix ,, et l'écn t, la « va ve votx ,.
a nocre conscimu (P. 35.) l'écricure, de la dJfference entre « au
[... } nous dev1ons [Link] face a un nouveau conjltt mtr~ 111 foz a er la 11 correspondance ».
consctmu Devane le désintéret manifeste du gouvernement pour nos
tiques et nos suggesnons. que devions-nous faire ? AJitons-nous obéir a enseigne que les Afri~
I.:hisrotre des gouvernements blancs nous .
lorsqu'ils. expnment ea rhaCuettn~~p:u~~:SXlq.g~in~:~~~:~~~~:ta~o;!~~
lot qut tncnmine le délic de protescacion, et ttalur atnSJ nos ·
Allions-nous au comraire obetr a notre conscience ? [.. .] devant un
1'oppresston et 1a terr u · l 1
dilemme, les hommes justes, les hommes résolus, les hommes africain e'ese 1' expérience. (... l Déja [1921-1923]1e peup e, mon peup e,
ne peuvenr donner qu'une réponse : iJs doJVent oblzr a fmr COfiJCUnct les Afri~ns recourent délibérément a des actes de vi~lence conue lle gou-
se préoccuper des conséquences Bcheuses qui peuvenc en résulter poa vernement de maniere a tenter ~e ~ui fai~.e ente~~e ruson dans un angage
eux. Les membres du comité, ec moi-meme en tanc que secrérarre, qu'il conna1t bien, le seul a vru due qu tl [Link]. . ~
avons obli a nom conscimc~. (P. 39-40.)
Partout ailleurs daos le monde, le tribunal me répondrait : « ous
· t ·' pasa 1
aunez du tcrire a vos gouvemants. • Ce uibunal • JC. e S31S, " .aura
Conscience et conscience de la loi, les deux ne font qu'un. l~ré:seiltao candeur de me répondre cela. Nous avons icnt a plusaeurs r~[Link] a.u gou-
cion de soi er présenrarion de son peupie, Ies deux ne fonc qu' une seule ·~ vernement. Je ne ciens pas a reparler de ma propre exp~ne~ce a~ ~
roire en une seule réflexion. Dans les deux cas, nous l'avons die, un seul maueres. La Cour ne saurait s'attendre a ce que le p eup e c un
double foyer. · · d' er de la corrn1>ondanu quand le gouvernement montre
cononue us ··-r d' M · 1 e
se se en se chaque jour un peu plus combíen i1 méprise de tels procé es. ~s a our
1'oublions pas, devane l'admirable. ne sauraic s' attendre non plus, je crois, a ce que mon peuple se tatse et reste
S •
~rre expérience de l' admiration ese aussi t/Qubkmmt intmnJre. CO l. (P. 43-44.)
réfléchir la réflex10n ee puise Ja roure la force qu'elle rerourne concre
juges occidencaux. Car elJe procede, dramariquemenc, d'une double · Pour ne pas encendre, le gouvernem~nt blanc exig~ qu' on lui écrive.
riorisacion. Mandela inrériorise d'abord, i1 asswne au-dedans de lui Mais il encend ainsi ne pas répondre, et d abord ne pas hre. ~andda,rap
pensée idéale de la loi qui peur paralrre venue d'Occident. Mais tlmr~fliO.~ pelle la lerrre qu'Alberr Luthuli, alors président ~u CNA, aval~ adr~ee au
rise aussi, du m eme coup, le J).rinci_p~ d'int&oritf dans la figure que l''-'""" e·
premier ministre Scrijdom. était une longue erude de la Sltuauon, elle
denr chrécien luí a donnée. On en rerrouve rous les traics dans la phll·~OSCl~ accompagnair une demande de consultation. Pas la moindre réponse.
phie, la polirique, le droit ee la morale qui do mi nene en Euro pe : la loi des
lois réside dans la conscience la plus intime, on doir en derniere instan" La conduite de ce gouvemement envcrs mon peuple et ses aspiracions
juger de I'inrenrion ee de la bonne volonré, etc. Avanc couc discours juri., n'a pas coujours éré ce qu'elle aurait du etre, ni ce qu'on aurait été en droit
dique ou polieique, avane les cexees de la loi posicíve, la loi parle par lavo~ J' .mendre de personnes aussi o vilisies ; la lecue du chef Luchu\i ese restéc
de la conscience ou s'inscrie au fond du cceur. , s.1ns réponse. (P. 38.)
Homme de loi par vocat1on, done, Mandela le fue aussi par prob
síon. On saic qu'il fie d 'abord des érudes de droic, sur le conseil de Wahcr Le pouvoir [Link] ne se croic pas tenu de répondre, i\ ne se tient p~
Sísulu, alors secréraire du Conseil nacional africain. Il s'agissair en par- pour responsable devane le peuple noir. Celui-ci ne peut meme pas
a
ciculier de maicriser le droic occidental, cene arme recourner concrc s'assurer. par quclque recour du courrier, par un échange de parole, de
les oppresseurs. Ceux-ci méconnaissenc finalemenc, malgré courc:s leurs r~ard OU de signe, qu' une image de lui s' C:St formée de \' [Link] COté, qui
ruses jurid1ques, la véricable force d'une loi qu'ils manipulenr, v10lcnr et putsse ensuice lui revenir de quelque fa~on. Car le pouvOtr blanc ne se
crahissenc. l'oru~mc: pas de ne pas répondre. ll fait pis : il n' accusc m eme pas réccp-
Rfl
· · 1 comme si dans ce pro-
cion. Apres Luthul1, Mandela en fair lui-meme l'expérience. ll vt,.n persécuré, préjugé, d'avan~e re'~'u po~r cnmme i··
ecio~. alors qu'on
ces sans fin, le proees [Link] dija eu lieu, avant mstru
d'écnre a Verwoerd pour l'informer d'une résolucion vocée par le co
d' action done 1l ese [Link] secrérat re. 11 demande aussi la co nvoc:Hion d' ra,ourne sans fin :
Convenuon [Link] avant le délai dérermmé par la resoluuon. Ni La lot me vouJatc coupable, non pasa cause de e~ que j'a~.s- &.ic, m~
reponsc ru accusé de recc:prion : a cause des tdées que JC: défendais. Dans ces ~ndmons, ~w s econne~t
qu'un homme devtenne vtte un. hors-l.a-loi ? [Link] s. [Link] qu ~
Dans un ~}'S [Link]~. on esrimer:ur offensam qu'un gouvernemenc homme qu'on a rc:Jeté de la socteté cho1S1SSC: de r;nener la vte d un ~ors--la
n'.ucust p,¡s rfuptuJtt dimt krtr~ de cene nature, ne prenne meme pas en loa. aJnsl que Je l'aJ faic pendanc qudques mots, sdon les [Link]~agcs
constder:uion la requete depo~ par un orgamsme groupant les person- apportes devant la Cour > [ ... ) mais i1 arrive- ce fue le cas po~ m~t- ~ue
nalttes et les dmgeams les plus imponams de la c:ommun.1ute la plus l'on refusc a un homme le droic de vivre une vie normale, qu il sort obltgé
nombreuse du p.l}'S • une fots de plus l'anitude du gouvernement .1 ete au- d'adopter une e:<Jscence de hors-la-loi, pou.r la seule raison que le. gouYer-
[Link] de ce que l'on pouvait anendre de gms tzvtlzsts Et nous, le nemem a décrété au nom de la l01 qu'il fallaic le merrre hors la l01. (P. 46-
peuple afrtclin. les membres du Conseil d'acuon nattonal qut a\ tons la m-
4"" )
ponsabtlzt~ ecras.u1te de sauvegarder les tntérets du peuple afnc:un. nous
dc::vtons [Link] fuce ;1 un nouveau ronjlit mm lü loz tt no~ cotzsctmet (P. 39.)
~landela aeeuse done les gouvernements blancs de ne jamais [Link]
wur en demandanr aux Noirs de se raire et d'« user de la correspon-
Ne pas accu~r reception, c'esc trahir les lois de la civdtté mais
dance » : résignez-vous a la correspondanee et a correspondre tOUt seuls !
d'abord cdles de la civilisacion : comportemenc sauvage, recour 3 l'erac de
nacure, phase pré-[Link], avant la loi. Pourquoi ce gouvernemenr en Sinisrre ironie d'un contrcpoinc: apres sa condamn~nion. ~iandda
revJenr-il ~ cerre pr2oque non civilisée ? Paree qu'il considere la maJorité esr isolé vingt-trois heures par jour dans la maison centrale de Pretoria. On
du peuple, la • communauré la plus nombreuse », eomme non c1vtliséc, l'emploie a coudre des sacs postaU."'<.
av:mc ou hors la lo1. Ce faisanr, a inrerrompre ainsi la eorrespondJnce de
&~on umlarerale. le Blanc ne respecte plus sa propre loi. Il s'avcugle l certe
évidence; une lc:rrre re~ue signifie que l'aurre en appdlc .m drotr de la 4
communaure En meprisanc sa propre loi, le Blanc rend la lo1 mépns.1ble:
. . Ce mc.'pris de l.1 loi (l'invcrsc; symC:rritJU<.' du n~sprrt ck· l.t loi rnor;llc,
[Link] [Link] · /~rlmm.l(lllt-r,triJtung) , ce: n'csr done pas le ~i<.·n, cdui dt• M:an·
del a. 11 rc.'llC'cha en qudquc sor re, en :lccw.:tnr, en répo11<bnr. <.'ll .1n. usanc
r&epuon, '.e mépm dc.'i Bl:ancs pour lcur proprc loi. c·c~c tolljOIII' une
réflcXlOil. ( Cll'( [Link]Í Ull J'Otlf• 1'onr nus . hon J:a 101' 11 'cu :tv;m•ru
' '
rour 'ltnl'"
1cmcnr P··~ le' clrcm . jJ, \'ét:aicnr dc'j.1 llJÍ.\ C'U'( memcs hon l.t lol. Fn Pmu quc l.l ( 'mar t: nmprrni\C' l'~[Link] tl'c-,pait <¡ui m' l lt\C"IH~ ~~ ' \ f
~~~lnv;IIH ~· 1 proprc.· [Link] de lwn b lm, M.1ndd.r .[Link],,• c't n:ff~t hir 'lluc J<" [Link]·llc: lttr., .uu~u'tlc-nt, pulnh¡\lr\ r t '1"<" ,••, • ' \'.l ~¡ '· ' :.tl\U
1
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t-. [Link].1 rraice--r-il les obligarions protessionndles 1 b .legh~
. ? d lJ lot ec un ccrtatn tmpcra '-b"' •
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il rente de penser s:1 pro&.ssion. qut n'est pas une protesston
1
Jire qu'il [Link] e n:[Link] e e . 11 r - professton de jurisre » n ese
d l d , cologte proresstonne e. l..ól « d d
d'.1urres. 11 rétlcchtr lJ drontologte de b dt."'ntologte. le sens protond dessus e ~ eon Elle faJe [Link]. pourraic-on tre, e ce
l'espnt des lots drontologtques. Ec. en~:ore une fi>ts, par respecr .tdmt · ,\S un mener comme un aurre. d ph meme de la profession. Un
P s cous renus en e ors ·
il dectde de trancher .lU nom d'une deontologte de la deoncologte qw l quOI OOUS somme ' d 1'· dmtration il se JUge OU se hvre au
experc du respect o u e a · e_ . ,. 1
.tusst bten une deonrologte ... au-dda de !.1 deontologie.
... une lot p.u-dda ,unste est un . , d . Il devrait en cout cas le ratre. l" an-
1~.[Link]. ~ fajs le pal"'.ldo~e de cette retlexion (deontologte tÜ la deonrologie)
·nt wec un surcrolt e ngueur. r . ll 1
,ugemc: . :~. ['' . . de la déonrologie proresstonne e, a
qut pon:e Ju-.~!J de ce qu'dle réflechit. c'esr que la responsabtlire reprend Jd l doit done rrouver. u mt~nnlr . . . rah. .t dé'a
mc:illeurc raison de manquer a un code de la 1egt~lauon qut e tssat. J
encore son seos .} /':mt""'t11" du disposirif professionnd. Elle s\· reinscrit rincipes de couce bomu déoncologie professtOnnelle. Comme Sl, ~
c.u ~ [Link] deude, en .tpparence conrre le code. d' exercer son mecier 1es P l· ·re ajouter un suraott
ou l'on [Link] l'en empecher. En « avoue digne de ce no m •), tl se conduit reAexion, il devaJt aussi reparer, supp eer, ~onstrw • d 'faill
COfl(T( ~~,·o~ d.J11.S k tYJJ~. en refléchissant le code, mais en y donnam a VOlr
de deonco1ogte la ou les Blancs se [Link] finalement e . ~cs.
ce que le code en vigueur rendait illisible. S~ réR~-cion. urye tots de plty, Par deu.x fo 1s, done ' il avoue un cerrain ~< mépns de la l01 » (e ese to~-
1 . . d l d il
exhibe ce e b. noménaliré dissimulair encore. Elle ne
a
ir urs son expression) pour cendre as~ adversaires e ~~r~tr ans e9u .s
10
rnnu n iere est devront reconnaitre et votr se réfléchtr leur propre mepns de l~ L~t. Mcus
ou policigue. Car la disstmularion phénoménale ne dote pas erre CO[ll, avec cette invmzon suppihnmtaire : du córé ?e tv1andela, le mepns appa-
' e
fondue avec qudque processus naturd ; elle n'a rien de neutre, d'in tooe.J: rent signifie un surcroir de respect pour la l01. . , . .
ou de fatal. Elle craduit ici la v10lence policique des Blancs, elle nene aleur Er pourrant, il n'accuse pas ses juges. pas tmmecliatement, ~u ~OUlS
interprétaciOn des lois. a Cette pr0liféraci0n de disposicifs jurtdiques UVI~II au moment ou i1 comparait devane eu.x. Sans doure les aura-e-il d a??rd
la lerue ese descinée a conrredire !'esprit de la loi. Par exemple, a cause recuses: d'une pare. la Cour ne comprait aucun Noir dans sa composmon
la couleur de sa peau er de son appanenance au G'IA, Mandela ne peut et n'offrait done pas les garaneies d'impartialité nécessaires ( t< Le Gouvc:r-
occuper de localLX professionnels en ville. I1 }ui faur pour cela, a fa d.iff6. nemenr sud-africain affirrne que la Oéclaration universelle des drotts
rence de touc avoué blanc, urte aurorisacion spéciale du gouvernement. s'applique dans ce pays mais, en vériré, l' égalieé devane la Loi n' existe nul-
conformément a l' Urban A"as Act. Aurorisacion refusee. Pws une déro- lemenr en ce qui concerne notre peuple ))) : d' aurre pan, il se rrouve que
gacion qui n'esr pas renouvelée. Martdda doir alors exercer daos une le présidenc restait, entre les séances, en contact avec la police polirique.
réserve indigene, difficilement accessible a ceux qui Ont besoin de . Mais une fois devane ses juges, ces récusations n' ayane [Link] pas
conseils en ville : eré rerenues, Mandela ne fait plus le proces du tribunal. O ' abord il
connnue de garder au fond de lui cene admiration respecrueuse pour ceux
Aucanc nous demander de cesser norre mécier, de cesser de [Link] SCfo qut exercenr une fonction ases yeux exemplaire et pour la dignité d'un tri-
vtce a nos comparrioces, er de perdre, en somme, le bénéfice de rouces bunaL Puis le respecr des regles lui permet de confirmer la légicimité idéale
années d'érudes. Aucun avoué digTU tÚ u nom n'y auraic consenn de~·,~ d'une mstance devane laquelle il a aussi besoin de comparaim. Il veut saisir
de ca:ur. En con.séquence, nous conrinuimes pendam plusieurs annéc$
l'[Link]. je n' ose di re encore une fois la chance, de ce proces pour p¡[Link],
d'occuper illégalc:menr des bureaux en ville. Duram couc ce tem'l!Sa
menaces de pourruice er d'a:pulsion resterenr suspendues sur nos tetes. pour donner asa parole un espace de résonance pub/zque et virruellement
Nous agissions au mlpro tÚ la loi, nous le savions, mais nous n'en éo'c,DI'; umverselle. Il faue bien que ces juges représentent une instance universdle.
pas responsables : il nous [Link] choisir enue obéir ala loi ou obeir a a
11 pourra ainsi s'adresser eux tour en parlant par-dessus leurs tetes. Ce
conscience.. [... }.Je considérais alors que ce n'é[Link] pas seulemem Jouble dispositif luí permerua de rassembler le sens de son histoire, la
~pie, ~~ ausst ~ profession de juriste, er la juma mvm touu stenne ec celle de son peuple, pour l' articuler dans un récit cohérent.
~ru. qUJ m tmposatem pour devoir de proresrer conrre cerre discri ~
L•mage de ce qw noue son histoire a celle de son peuple doit se former
non fondamencalemenc injuste et qui emre en concradicnon J\"CC la
dJns ce double foyer qui ala fois l' accueille. la recueille en la rassemhlant,
concepnon tradiúonndle de la juscice enseignée dans nos untversicés.
(P. 35-36.) ~t IJ garde, ~~i, surtout la garde : les juges ici présencs qui écoutent Man-
JdJ. ~e dernere eux, les dépassant de tres haut et de tres loin, le tribunal
4 1
n \crsd. Ec dans un instant nous reuouverons l'homme ec le philosophe
--
. 'fl · d nne J cntrevoir. [Link]
Jc ce tribunaL Pour une fois. done. ti v .tur.l cu le d1snmrs :t '01 ~{ ·us· on ¡xur dirc: le concr~ur(' · s.t rel't e:xton° · ,
i . cettc extreme concen~
l.t(ü[Link]· gtopoliuque b plus smgu 1 re.<. J.n l'h des licu. ou
rt lJ cor~[Link]. le te:ue «m de .... pl.u\lomc.-. qut est .m. st
ntt<.)t\ de toure l'histoire de l'[Link]~ que sont .tdUJOUf<. lut 'l lJ. .pro-
r~ u 1 s 1 ro 1 rc : il nous cst [Link]. lc voto. nou., le lts(.)Os en ce momem m~:rr
1
( . \f Ju Su .,. ou .e [Link] .,.,
1
des cnjcux nommés p~u exemp ': « J nque. J J loi qui ne
mcss<.' de ce qui n':t encorc j:tm.m été vu, nt cncen u, .tns une' d' b
: .-t - (m~senrée en Occident, ala limite Jc I'Occidcn(, que pour S y ero e~
) e.s • · • '- ·e sont ausst
.. ·cor. ee qui se décidcra en ces •< 1teux •• amst non unes . e ·
~~:.s:néconymies formidables - Jéciderait de tour, s'il Y avall cncore ce1a -
Ce rexre a la fots uniquc er cxemplaire. cst ce un tfStlllnmt? Qu'
il devenu. dej:\. depUts plus de vingt ans ? Qu'est ce que l'hismm: a Ju rout. · d' · ent
Alors les cémoins exemplaires sont souvem ce~ qut .•snngu
qu'est-ce qu'elle fern de lut > Que devtendra l'exemple? Er Nelson [Link]
entre la IOl ec les lots, enrre le respect de la loi qui parle tmmé~aateme~t a
dela lut-meme? Ses geólters osem parler de l'echanger. de négocier
la consctence er la soumassion a la loi posicive (hisrorique, nanonale, ms-
liberté ! De faire un marché de sa hberté et de celle de Sakharov !
manteres, au moms, de recevoir un resramem - et muée). La conscience n'esc pas seulement mémoire .mai.~ pro~ess~. ~
rémoms exem laires ceux ui donnent a enser la lo1 u tls réflechtssent,
;1cceprions du mor, delLX accusés récepqon en sommc:. peut 1
chir vers ce qui umoign~ seulemenr d'un passé er se sait condamné arétll~ ce sonr ceux qui, dans certaines situations, nt r~sp~ctent pas les Oͧ. Ils so~t
chir ce qUJ ne reviendra pas : une sorte d'Occidenr en général, la fin d' parfois déchirés entre la conscience et les lois, ils se laissene pacf01s
course qui ese aussi le trajee depuis une source lumineuse, la clorure d' condamner par les cribunaux de leur pays. Er il y en a da_ns tous les p~ys, ce
epoque, par exemple l'Europe chrécienne (Mandela en parle la langue. qUI prouve bien que le lieu d'appancion ou de formulanon ese auss1 pour
c'est aussi un chrérien angJais). Mais, autre infiexion, si le testament se la loi le lieu du premier déracinement. Dans tous les pays, done, par
tOUJOUCS devane cémoms, témoin devane témoins, c'esr aussi pour ouvrir e.'<emple, encore une fois, en Europe, par exemple en Angleterre, par
enJOÍndre, c'est conlier ad'autres la responsabilicé d'un avenir. T émoi cxemple parmi les philosophes. I.:exemple choisi par Mandela, le plus
contester se ter devane des · exemplaire des rémoins qu'il semble faire venir a la barre, e' ese un philo-
r se mon sophe anglais, pair du Royaume (encore l'admiration pour les formes les
ré-insciruer la loi plus élevées de la démocracie parlemenraire !), le philosophe << le plus res-
pecté du monde occidental '> ee qui sut, dans certaines siruacions, ne pas
respecrer la loi, fai re passer la << conscience », le << devoir », la « foi en la jus-
cesse de la causen avant le « respect de la loi ». C'est par respect gu'il n'a
Cts deux inBexions du [Link] ne s'opposenr pas, elles se croisel eas respecté: plus de respece. Respecr pour le respecr. Peut-on régler ~
dans l'exemplaricé de l'exemple quand i1 touche au respect de la lot. Le .modele optique sur ce que promer une relle possibilité .?
pecr pour une personne, nous die Kant, s'adresse d'abord ala loi done cet Admirarion de Mandela - pour Bertrand Russell :
personne nous donne seulemenr 1'exemple. Le respect n' ese proc,rernet
du qu'a la loi, qui en ese la seule cause. Ee pourcanr, e' esr la loi, ....... .Vocre Honne~, )'?se di re que la. vie d' un [Link]~n de ce pays est
devons respecrer l'áurre pour lui-meme, dans son irrempla~ble sinm commudlemem dechtree par un conflic entre sa consctence er la loi. Ce
riCé, Il est vrai qu'en tane que perSOnfle QU Ctfe raisonnable, l'éiUU n'est d'ailleurs poim parciculier a ce pays. C'esc ce qui arrive a tous les
rémoigne roujours, en sa singulariré meme, du respecr de la loi. 11 al h~mmes de conscience. Récemmem en Anglecerre, un pair du Royanme,
exemplaire en ce sens. Ee roujours réfléchissanr, selon la meme · S1r ~errrand R~~· le philosophe probablemem le plus ~tcti du monde
ceUe de l'admiration er du respccr, ces figures du regard. Cerrains seraienf ~ctd~mal, fue JUge et condamné pour des acciYités du genre de celles qui
renrés de voir en Mandda le rémoin o u le marcyr du passé. Il se seraH laiss6 m amenem devane v~~ : paree que sa conscience a pris le pas sur le com-
oprurer (ljrréralemenr emprisonner) dans I'opcique occidenrale, comn:lt m~~demenr de la lot, ti a protesté conrre la policique d'[Link] nu-
.dan_s.Ia . ~achi~ari?~ de son disposirif réRéchissanr: i1 n'a pas seulement cl~l:es ado~tée par son pays. Pour lui. son devoir envers ses semblables
mcenonse la lo l. drswns-nous, il a inrériorisé le príncipe d'inrériori ré da.n.s· s.1 to1 en .la Justesse de la ouse qu'il d¿~ndait passaient avanr cc:tte a~
·a rradmon resramenraire (chrénenne, rousseauisre, k:mrienne. ere.). ':n-u qu ~~ le "!f>~ct , tÚ Id /QI. Il ne pouvaic fai~ aurrement que de
S Opposer J la lot C:t d C:n supporter les consequences. J' en SUlS J.U meme
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AdmirrliiOfl tÜ N(/son Mtmd(LI
Pryrhl
, . d--s milirams ec en se livrant
·
qucs d'exploston en con
crólant
• l acnon
1 .. · ·
réAéchie 11 de la Sltuanon
pomr ..au¡ourd'hUI, ainsi que de nombreux Afncains a~a. Lt loa rdle ~u'oe o
' a , .
er de tout meme en ttuvre pour la modifier. {P J6 r ) cramtndle a perpetutré.
S'opposer a la loi, rravailler m:unrenanr a la rransformer une fou l' · r en ce qu'il a aujourd'hui
décision pnse, le recou~ a la vaolence ne devra pas se faire sans ~1e~urc . P~So : Le posc-scnptum ese pour . avcm - ' venir de Nelson Man-
sans regle. Manuela en expltque minucieusemenr la strarégte, les ltmttcs, . d , ·s Car J. e voulais parler, baen sur, de 1a . .
de r 1us 111 ect . . par aucun mtrou.
progressaon réRéchte ce surveillée. TI y cut d'abord une ph:lSe au cours ~ dela, de ce qui ne se laisse anrictper, capcer, capturer,
laquelle. route opposJCion légale étam inrerdire, l'infracrion devait n6uí.
moins rescer non violente : Qua est Nelson Mandela .
? · ·
. de l'admirer lui er son admtranon. ats on
M · ne
On n~o~:SSe~~ ~~:~~:r en lui, cel~i qui, dans le passé, aura é.ré captif
Nous étions dans une situation ou il nous faJJajc soit accepter un étJ saH [Link] edn . .q
de son a mtratton ou
celui qui dans un fucur ancérieur, aura tOUJOUrs été
' . ' 1 lé e ) r
permanenc d'inféraomé, soit relever le défi du gouvernem~nc. Nous ~vor4 lsbre (l'homme le plus libre du monde, ne le dJ~ons pas a a g ~~ dpou_
décidé de relever le défi Nous avons commencé par enfremdre la lot toti avotr eu la pacience de son admiracion ec su.' p~tonné~.enc, ce qu 1 evatt
en évitant le recours a la vJolenceo (P. 58.)
· Jusqu''-¡[Link], hier encore' une hberce ,condmonnelle.
admtrer. d ·e 1 dans
I.:aurair-on auss1 emprisonné, voiJa pres d un quart e s1 e e,
L'infracnon manifesre encore le respect absolu de 1'espm supposé . u·on ) N'e'cair-ce pas l' obj~cuifmeme - je l' enrends a u sens de la
lois. Mais il fin impossible d'en rester la. Car le gouvememenc mvent2 dm
son a tra · · . d > S' il fa· t
nouveaux dispositifs légaux pour réprimer ces défis non violencs. Uev:a.t phorographie er de la machine opcique -, le drott de re~ · ~- ,..zss
certe réponse vtolencc, qut fue aussi une non-réponse, le passage a la vi6í
•
empnsonner .> S'esr-1'1fott
... emprisonner > · Ese-ce
. la un acc1denc . Peut-etre
d ·
lence fut a son tour la seule réponse possible. Réponse a la non-ré[Link] fauc-il se placer en un poinc ou ces alcernat~ves ~erdenr leur se~s er evten-
nem le ticre de nouvelles quesrions. Pws latsser ces quesnon~ encor~
Er c'esr seu1ement quand le gouvemc:menr cut recours ala force ouven es, comme des portes. Ec ce qui reste a venir en .ces que_snons, ~w
réprimer roure opposnion que: nous avons décidé de répondre ala 1·v''CB ne sont pas des questions seulemenr théoriques ou philosophtques, e est
par la violence. (Loe. cit.) aussi la figure de Mandela. Qui ese-ce ? Qui viene la ?
Nous l' avons regardé a travers des mocs qui sonr parfois des appareils
Mais, la encore, la violence reste soumise a une loi rigo d'observation, qui peuvent en tour cas le devenir si nous n'y pren ons
« violence srrictemenr conrrolée » . Mandda insiste, il souligne ces mors garde. Ce que nous avons décrir, en essayanc justemenr d' échapper a la
momenr ou il explique la genese de 1'Umkonto w~ Sizw~ (Fer de lance specularion, c'était une sorce de grand mirador historique. Mais rien ne
la narion) en novembre 1961. En fondanr certe organisarion de permec de renir pour assurées l'uniré, encore moins la légitimité de cene
i1 enrend la soumetrre aux direcrives polítiques du CNA donr les ~r:.tn oprique de la ré[Link], de ses lois singulieres, de la Loi, de son lieu d'ins-
prescrivem la non-violence. Devane ses juges, Mandela décric avec muciun, de présentacion o u de révélation, par exemple de ce qu' on ras-
les regles d'acrion, la srrarégie, les racriques er sunour les limites i semble trop vice sous le nom d'Occidenr. Mais cette présomption d'unité
aux milic:anrs chargés des saborages : ne blesser ni ruer personne, que ne produic-elle pas quelque chose comme un effet (je ne tiens pas a ce
soit lors de la préparacion ou de I'aécucion des opéracions. Les mil' mor) que ranr de forces, coujours, tentenr de s' approprier ? un effet visible
ne doivenr pas porter d'armes. S'il reconnair « avoir préparé un plan ec tnvtstble, comme un miroir, dur aussi, comme les murs d'une prison?
sabocage •, ce ne fue ni par • avenrurisme » ni par e amour de la viol T?ut ce qui nous cache encore Nelson Mandelél.
en soi •. Au conrraire, il voulait inrerrompre ce qu'on appelle si cune~we~~
me~t le cyde de la viol~nce, l'une entrainanc l'aucre paree que d'abord dJe
Y repond, la reflere, lw renvoie son unage. Mandela enrendatr ltmtter