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MANUEL

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Hadhri Hadhri
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001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 1

REPUBLIQUE TUNISIENNE
MINISTERE DE L’EDUCATION

SCIENCES PHYSIQUES
7ème Année de l'enseignement de base
Collège pilote
Traduit de l'arabe par

Ftouh DAOUD Slaheddine MIMOUNI Salwa TRABELSI


Inspecteur Général Inspecteur des écoles Inspecteur des écoles
de l'Education préparatoires et des lycées préparatoires et des lycées

Evaluateur

Habib MADDOURI
Inspecteur Principal des écoles
prépratoires et des lycées

Abdelhamid BAATOUT Abdelhamid BEN HENDA Taoufik BAKKARI


Inspecteur principal Inspecteur principal Conseiller pédagogique
Auteurs de la version arabe : des écloles préparatoires des écloles préparatoires
et des lycées et des lycées

Habib MADDOURI Ahmed ARDHAOUI


Inspecteur principal Inspecteur principal
Evaluateurs de la version arabe : des écloles préparatoires des écloles préparatoires
et des lycées et des lycées

Centre National Pédagogique


001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 2

© Tous droits réservés au CNP


001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 3

Préface

A nos jeunes apprenants, à leurs enseignants et à toute personne intéressée par les
sciences ou désirant curiosité de lire notre ouvrage, nous désirons adresser cette
préface.
Le présent ouvrage est conçu pour les élèves de septième année de l'enseignement
de base. Il vise les aider à interagir de manière consciente et avertie vis à vis un réel
qui est régi par des lois naturelles et qui est conditionné par des événements résultant
de phénomènes habituels, tels que les changements d'états physiques de la matière, le
cycle de l'eau dans la nature, la pollution des eaux et de l'air, la pression
atmosphérique, les aimants et l'aimantation, les circuits et le courant électriques, etc.
Cette branche des sciences expérimentales, dite sciences physiques, n'est pas
étrangère pour les élèves de septième année de l'enseignement de base puisqu'ils l'ont
déjà abordée dûrant les six ans du cycle primaire, dans le cadre de l'éveil scientifique.
Pour atteindre le but attendu de ce manuel, nous avons adopté, lors de la
conception des leçons proposées, une approche qui interpelle l'apprenant, le motive et
développe chez lui l'esprit de prise d'initiative, l'aidant ainsi à acquérir les démarches
et les techniques de l'auto-formation.
L'apprentissage des sciences physiques à l'école n'est pas une fin en soi mais vise
l'acquisition de savoirs, de savoir-faire et d'attitudes que l'apprenant doit intégrer dans
des situations significatives. C'est pourquoi le point de départ de chaque leçon a été
l'observation et le questionnement conduisant l'apprenant à réfléchir et à chercher une
explication ce qui le conduit à se préparer et à s'engager dans des activités
expérimentales dans le laboratoire ou des recherches, en recourant à des sources
variées afin de trouver des réponses aux questions qu'il s'est posées et de parvenir aux
déductions scientifiquement acceptables.
Pour que l'élève puisse évaluer ses nouveaux acquis et consolider ses capacités à
trouver une réponse aux questionnements proposés et aux problèmes liés au
phénomène étudié, on a réservé, à la fin de chaque chapitre, une rubrique où
l'apprenant est d'abord appelé à traiter, lui-même, des exercices variés et en nombre
suffisant puis à lire un document scientifique en relation avec le sujet abordé ou à
réaliser un projet simple faisant appel à des lois et des concepts en procédant à une
intégration des savoir-faire théoriques et pratiques spécifiques à la discipline.
Nous espérons que cet ouvrage répondra aux attentes de nos jeunes et de leurs
professeurs . Nous espèrons aussi que les élèves utliseront cet ouvrage et exploiteront
son contenu à bon escient réalisant ainsi les objectifs visés par l'enseignement des
sciences physiques.
Les auteurs

3
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 4

Carte du livre
La matière dans la nature
Nature
Objectif spécifique Chapitre Leçon de Page
la séance

environnement
La matière
-Citer les différents états de la matière. 1- Définition de la matière Cours

dans notre
11
-Préciser l'état physique sous lequel se
trouve un corps donné. 2- Les différents états de la matière T.P 14
dans la nature

-Citer quelques sources d'eau. 3- Les sources d'eau T.P 20


-Reconnaître l'eau dans ses trois états 4- Importance de l'eau pour la vie T.P 22
physiques.

-Définir et reconnaître un mélange


homogène et un mélange hétérogène. 5- Traitement des eaux par T.P 28
L'eau dans la nature
-Séparer quelques constituants d'un décantation et/ou filtration
mélange hétérogène.
-Séparer quelques constituants d'un 6- Traitement des eaux par T.P 32
mélange homogène. distillation
-Définir un corps pur.
-Distinguer entre une eau limpide, une 7- L'eau potable T.P 38
eau potable et une eau pure.
Cours 42
-Citer les causes de la pollution de l'eau. 8- Protection des eaux de la pollution
-Reconnaître les dangers de la pollution
de l'eau. 9- Traitement des eaux polluées.
T.P 44
-Mettre en évidence la pression 10-La pression atmosphérique : sa T.P 53
atmosphérique. mise en évidence
-Lire la valeur de la pression 11-Mesure de la pression T.P 57
atmosphérique à l'aide d'un baromètre. atmosphérique
La couche atmosphérique terrestre

-Reconnaître quelques constituants de


l'air.
12-L'air et ses constituants T.P 69
-Déterminer la proportion du dioxygène
dans l'air.
-Distinguer entre l'air "pur" et l'air
pollué. 13-La pollution de l'air : causes et T.P 76
-Contribuer à la limitation de la dangers
pollution et œuvrer à convaincre autrui 14-Limitation de la pollution de l'air T.P 80
de préserver l'air atmosphérique.
-Décrire la couche d'ozone.
-Citer la principale fonction de la
couche d'ozone. 15- La couche d'ozone Cours 82
-Citer les causes de la dégradation de la
couche d'ozone.
-Définir le volume d'un corps et donner
son unité de mesure. 16- Le volume T.P 88
Le volume et
la masse

-Mesurer le volume d'un corps liquide.


-Mesurer le volume d'un corps solide.
-Définir la masse d'un corps et préciser
son unité de mesure. 17-La masse T.P 93
-Mesurer la masse d'un corps.
4
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 5

La matière dans la nature (suite)


Nature
Objectif spécifique Chapitre Leçon de Page
la séance
-Citer les propriétés caractéristiques des 18-Propriétés caractéristiques des
T.P 101
corps solides. corps solides et des corps

propriétés, caractéristiques et changement d'état physique


-Reconnaître les propriétés des corps liquides
Cours 103
liquides. 19-Propriétés caractéristiques des
-Reconnaître les propriétés des corps corps gazeux
gazeux.

Les états physiques de la matière :


-Définir un changement d'état physique
de la matière.
-Reconnaître une évaporation, une
vaporisation, une solidification, une
fusion et une liquéfaction. 20-La solidification et la fusion T.P 105
-Réaliser une représentation graphique de Cours
la variation de la température d'un corps T.P
en fonction de la durée de chauffage :
θ = f(t).
-Analyser et interpréter un graphe de 21-L'évaporation et la liquéfaction T.P 109
changement d'état physique.
-Prouver que la masse d'un corps reste
constante au cours du changement de
son état physique.

-Décrire le cycle de l'eau dans la nature. 22-Le cycle de l'eau dans la nature Cours 112

Electromagnétisme
Nature
Objectif spécifique Chapitre Leçon de Page
la séance
-Distinguer entre un corps aimanté et un 23-Les aimants naturels et les
Les aimants

corps non aimanté. aimants artificiels T.P 122


-Aimanter un corps en fer. 24-L'aimantation T.P 126
-Reconnaître les pôles d'un aimant.
-Citer l'effet de l'un des pôles d'un aimant 25-Les pôles d'un aimant T.P 128
sur les pôles d'un autre aimant.
-Prouver le passage du courant électrique T.P 137
26-Le circuit électrique
dans un circuit.
-Distinguer entre un générateur et un
récepteur.
-Distinguer entre un conducteur et un
isolant.
Le courant
électrique

-Reconnaître les effets du courant Cours 150


27-Le courant électrique : ses
électrique.
effets et son sens
-Préciser le sens d'un courant électrique T.P 156
28-Intensité d'un courant électrique
parcourant un circuit.
29-Mesure de l'intensité d'un
-Utiliser un ampèremètre pour mesurer T.P 161
courant électrique
l'intensité d'un courant électrique.
30-Propriété de l'intensité d'un
-Montrer que l'intensité du courant T.P 166
courant électrique dans un
électrique est la même en tout point
circuit série
d'un circuit série.

5
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 6

Présentation du livre

Comment utiliser mon livre ?

LE THÈME PROPOSÉ
EN VUE D'ATTEINDRE LES
OBJECTIFS VISES ☛ La matière
dans la nature

ILLUSTRATION SIGNIFIANTE

4
1 Le volume et la masse
environnement
La matière dans notre

5
la matière
Les états physiques de


2
L'eau dans la nature

CHAPITRE DU THÈME 3
La couche atmosphérique
terrestre

LE TITRE D'UN CHAPITRE


DU THÈME PROPOSÉ ☛ 1
La matière dans notre
environnement


Définition de la matière

LES LEÇONS PROPOSÉES 2


Les états physiques de la matière dans la nature

ILLUSTRATIONS

Le port de plaisance de Kentaoui à Hammam Sousse ;
un modèle vivant qui illustre la capacité de l'être humain à tirer profit de
la
matière dans sa vie quotidienne.

SIGNIFIANTES ➢ Qu'appelle-t-on matière ?


➢ Est-ce que tout objet, dans notre environnement, est de la matière ?
➢ Les objets utilisés par l'homme se distinguent-t-ils par les matières
qui les constituent ?
➢ Est-ce que les états physiques de la matière sont nombreux ? Les citer.

ACTIVITÉS SOUS FORME


DE QUESTIONNEMENT ☛ 10

6
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 7

TITRE ET NUMÉRO
DE LA LEÇON ☛ 3

Les eaux liquides et les eaux solides


Les sources d'eau

Je m'interroge et je cherche

Sur Terre, l'eau existe depuis longtem


ps et tout le
monde sait que, sans eau, la
vie ne peut pas
continuer.
Où rencontre-t-on l'eau ? Quelles
sont ses sources ?
LE CONTENU DE LA LEÇON : Pour répondre à ces questions,
observer mon environnement et
je dois tout d'abord
procéder ensuite à
une recherche documentaire.
ACTIVITÉS VARIÉES FAISANT Barrage Sidi Salem

Je déduis
APPEL À L'EXPÉRIENCE ET À -Les eaux constituent les océans,
les mers et les


DES RECHERCHES-ACTION lacs.
-Les eaux se trouvent dans les fleuves,
les rivières,
les barrages et les lacs artificiels.
PROVOQUÉES PAR DES -Les eaux se trouvent aussi
montagnes et dans les profondeurs
aux sommets des
de la Terre.
SITUATIONS DU VÉCU OU DE J'évalue mes acquis
Lac artificiel

L'ENVIRONNEMENT, SUIVIES Je recopie et je complète les tableaux


suivants sur mon cahier d'exerci
- Tableau N°1 ces
DE SITUATIONS D'AUTO-
L'eau Eaux Eaux des Eaux des
ÉVALUATION. naturelle minérales fleuves barrages
Eaux des
puits
Eaux des
lacs
Eaux des
rivières

Source e
répons
e une
cherch traces
is et je car les
Je réflé
ch on noir le
'au cray une feuil
plu tô t qu rire sur e
re à l'encre Je pr éfère éc ce tte dernièr
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ENSEMBLE DE SAVOIRS ET DE Résum
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CONCEPTS FONDAMENTAUX atière es
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RÉALISÉES ET QUI SONT les s ob
• Selonpour fabriquer deun même objet.
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utilisée
MOBILISÉS POUR ATTEINDRE
LES OBJECTIFS VISÉS.
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Je m'entraîn

Exercice n° 1
érogènes:
mélanges hét
homogènes et parfumé à
s en mélanges ricot - yaourt
langes suivant morceaux d'ab de rose -
Classifie les mé yaourt renferm
ant des
inondations - eau
gaz eus es - suit e à des
boissons ou des rivières gras.
x des oueds dans un repas
l''abricot - eau ge de vais selle utilisée
ts - eau de lava
cocktail de frui
ENSEMBLE D'EXERCICES
Exercice n° 2


mots ci-
VARIES DONT LA RÉALISATION d'exercices, réé
cris les phrase
s suivantes et,
vient :
en utilisant les

Sur le cah ier s par ce qui con ble


, remplir les vide de rose - trou
PERMET D'EVALUER MA dessous donnés
limpide - produit
coloré - eau -
alcool - fleurs
rce pour une
utilisation dom
estique, est un
ajouté pour des
ré, ven du dans le comme ..... ..... ..... ........ qui est
• L'alcool colo et
........................
CAPACITÉ À MOBILISER LES mélange ..........
.............., .....
urité. . on obtient une
eau ...............
..
u et de
raisons de séc e eau ............... mélange d'ea
tir d'un e à porter un
SAVOIRS ET LES SAVOIR-FAIRE • Par distillation,
• L'eau de fleu
à par
r résulte d'un
e opé rati on qui consist

llition.
................ à ébu
ACQUIS.
deviennent
Exercice n° 3 pour qu'elles
ier d'exercices
dans ton cah
ases suivantes mélange
Réécris les phr que me nt correct. ..... ..... .... d'un
sens scientifi r les .....
porteuses de .... pour sépare
..... ..... ..... .... et la ............... des
On utilise la s ...................
r les constituant
hétérogène. e pour sépare
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La filtra mélange hét lle
.............. d'un .............. vu qu'e
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La ................... ..... .... ou .....
mélange ..........
constituants d'un
33

7
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 8

DOCUMENT SOUS FORME DE


J’exploite un document
TEXTE SE RAPPORTANT AU Les hémisphères de Magdebourg

CONTENU SCIENTIFIQUE DE LA Otto Von Guericke Bourgmestre


inventeur d'une machine pneuma
de Magdebourg (1602-1686), physicie
tique, étudia le droit aux universités
n allemand,
Jena, et les mathématiques à l'univers de Leipzig et de
LEÇON REALISEE SUIVI DE


ité de Lei den. Après avoir eu connais
des expérimentations du scientifiq sance
ue français blaise pascal, et des
liens Galilée et Evangelista Torricell scientifiques ita-
i sur la pression atmosphérique,
priétés de l'air et la création du vide. il étudia les pro-
QUESTIONS AIDANT À mière pompe à air en 1650. En
présenta, à Magdebourg même,
Au cours de ses expériences, il
1654, il mit au point la première
inventa la pre-
pompe à vide et la
à la noblesse du Saint Empire. Il
effectua devant la
PRECONISER LA DÉMARCHE diète impériale à Ravensburg
Magdebourg. Il eut l'idée d'accole
cm de diamètre, il réalisa le vide
la célèbre démonstration des
r deux hémisphères creux en bronze
hémisph ères de
d’environ 40
dans la sphère ainsi formée et fit
SCIENTIFIQUE EN ÉTUDIANT vaux à chaque hémisphère. Les
deux autres chevaux: toujours rien.
chevaux tirèrent: rien ne se produisi
A la stupéfaction générale, deux
atteler deux che-
t. Il fit ajouter
attelages de huit
chevaux ne purent séparer les deux
hémisphères. Puis lorsque l'on laissa
LES TRAVAUX DES AUTRES ET À l'air dans la sphère, les hémisph
ères se séparèrent immédiatement.
pénétrer

DÉVELOPPER L'ESPRIT
CRITIQUE.

Question
1- Comment expliques-tu :
- que malgré le nombre élevé de
chevaux les deux hémisphères n'ont
séparer ? pas pu se
- l'auto-séparation des deux hémisph
ères dès l'ouverture du robinet d'air
2- Cherche dans le texte les ?
mots qui démontrent l'importance
atmosphérique. de la pression

67

J'expérimente

Je réalise un distillate
ur solaire

Je m'équipe du maté
PROPOSITION D'UNE -deux boites en carton
-un rouleau de coton de
riel suivant :
épais l'un d'eux étant
un peu plus grand que
l'autre ;


verre (ou à défaut du
EXPÉRIENCE SANS DANGER À -une membrane élasti
-une peinture noire (ou
que ;
à défaut un papier conso
liège broyé) ;

-une bassine ; ne noir) ;


RÉALISER CHEZ SOI OU D'UN -un verre ;
-une bille en acier (ou
à défaut une petite roche
).
DOCUMENT EN VUE D'UN -un corps solide (C) sans
action sur l'eau.

Je réalise le distillateu
APPROFONDISSEMENT -je couvre le fond de
verre ;
r:
la grande boite en carton
de poudre de liège ou
de coton de
-je place la deuxième
boite à son intérieur ;
-je remplis, de liège ou
de coton de verre, l'espa
-je peints la face intérie ce entre les deux boites
ure du petit carton en ;
noir) ; noir (ou je lui colle le
papier consonne
-je place la bassine, après
l'avoir rempli à moitié d'eau
-Au milieu de la bassi salée au fond de la petite
ne, je place le verre boite;
introduisant le solide (C); lesté en y
-j'étale la membrane
élastique sur l'ouverture
boite, je l'étire un peu de la grande
et je la fixe de maniè
étanchement la boite re à fermer
;
-je place la bille (B) sur
la membrane pour la défor
le montre la figure ci-con mer comme
tre.

La distillation :
-j'expose le dispositif réalis
é aux rayons solaires
-après une courte durée
, j'observe la formation
transparentes sur la paroi de petites gouttelettes
inférieure de la memb de liquide
le bas et finissent par rane. Ces gouttelettes
tomber dans le verre ; glissent vers
-après une certaine durée
, je fais sortir le verre,
compte que le liquide je déguste son contenu et
obtenu n'est autre que je me rends
l'eau douce.
37

Sites et liens Internet utiles :

www. [Link]/sci
[Link]


[Link]
LISTES DE QUELQUES [Link]/circuit
[Link]
[Link]
[Link]
RÉFÉRENCES : [Link]ù[Link]
[Link]-électrécité.info
[Link]

(SITES WEB, MAGAZINES,


OUVRAGES, ETC.) 176

8
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 9

La matière
dans la nature

1 4
La matière dans notre environnement Le volume et la masse

2 5
L'eau dans la nature Les états physiques de la matière

3
La couche atmosphérique terrestre

9
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 10

La matière dans notre


environnement

1
Définition de la matière

2
Les états physiques de la matière dans la nature

Le port de plaisance de Kantaoui à Hammam Sousse ;


un modèle vivant qui illustre la capacité de l'être humain à tirer profit de la
matière dans sa vie quotidienne.

➢ Qu'appelle-t-on matière ?
➢ Est-ce que tout objet, dans notre environnement, est de la matière ?
➢ Les objets utilisés par l'homme se distinguent-t-ils par les matières
qui les constituent ?
➢ Est-ce que les états physiques de la matière sont nombreux ? Citer-les.

10
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 11

1 Définition de la matière

Les objets qui nous entourent

J'observe et je m'interroge

Comment reconnaître les objets qui sont autour de nous ?

J'examine et j'observe

Je trouve dans les librairies des fournitures scolaires et


des articles de différents types : des trousses, des
cartables, des gommes de formes différentes, des livres
avec des feuilles épaisses et d'autres avec des feuilles
beaucoup plus fines, des cartes postales ordinaires et
d'autres parfumées, des crayons noirs, des crayons de
couleurs, des cassettes de musique et d'autres
d'apprentissage de langues et bien d'autres objets.

Je déduis

Pour distinguer les objets qui m'entourent, j'utilise mes sens : la vision, le toucher, le
gôut, l'odorat et l'ouïe. Les objets, diffèrent les uns des autres par la forme, la taille,
la couleur, l'odeur, l'aspect, les sons qu'ils produisent, etc.

Les objets et la matière

J'examine et je m'interroge

Comment pourrais-je distinguer un objet matériel de son ombre ?

11
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 12

J'examine et j'observe

Le bâtiment est constamment à sa place alors que son


ombre est tributaire de l'éclairement solaire. EIle
change avec l'heure qu'il fait. La nuit, à l'obscurité, le
bâtiment n'est pas visible mais on peut le sentir par le
toucher et quand on l'éclaire il paraît dans le même
état et au même endroit.

Je déduis

Les objets sont de deux types :


-ceux qui se trouvent autour de nous sous forme de corps
qu'on peut toucher. Ils sont qualifiés d'objets matériels.
Exemple :
Une chaise, un vêtement, un livre, un verre, de l'eau, une
boisson gazeuse, un fruit, le corps humain, le corps
animal, etc.
-ceux qui ne sont pas saisissables, qui sont variables et
qui disparaissent dès que la cause de leur existence
disparaît. Ils sont qualifiés d'objets non matériels.
Exemple :
L'ombre, la lumière, le son, l'arc en ciel, etc.
La matière est donc le constituant des objets palpables et
celui des vivants.

Les objets et les matières

J'observe et je m'interroge

Quand on désire écrire un texte, pourquoi préfère-t-on utiliser un stylo à


encre qu'un crayon noir ?
De même, pourquoi préfère-t-on utiliser une feuille à écrire plutôt qu'une
feuille cartonnée ?
Que dire d'une paire de ciseaux dont la partie tranchante est en matière
plastique ?

12
001-051 Ph 7B 11/02/08 10:46 Page 13

Je réfléchis et je cherche une réponse

Je préfère l'écriture à l'encre plutôt qu'au crayon noir car les traces
d'un crayon sont faciles à effacer. Je préfère écrire sur une feuille
à écrire plutôt que sur une feuille cartonnée car cette dernière
permet à l'encre de s'infiltrer.
La matière plastique ne convient pas à la fabrication de la partie
coupante des ciseaux vu que, même aiguisé, il perd très
rapidement sa propriété tranchante.

Je déduis

Les objets matériels et leurs fonctions diffèrent selon les matières qui les constituent
ou à partir desquelles ils sont fabriqués.

Résumé

• La matière est tout ce qui constitue ls objets palpables, les êtres vivants qui
nous entourent et notre corps.
Tout objet qui occupe une portion de l'espace est un corps matériel.
La matière est saisissable et peut être contenue dans un récipient.
• Selon les fonctions attendues d'un objet, une même matière peut être
utilisée pour fabriquer des objets différents et plusieurs matières peuvent être
utilisées pour fabriquer un même objet.

13
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2 Les états physiques de la matière dans la nature

Les corps solides et les corps liquides

J'expérimente et j'observe

J'observe autour de moi des corps matériels et je


les examine.
Je les touche l'un après l'autre et j'essaye, à
chaque fois, de les saisir entre les doigts.
Je constate que :
• certains corps sont dans un état qui permet de
les tenir et de les déplacer, comme le bois et le fer.
On les qualifie de corps solides ;
• d'autres sont dans un état qui ne permet pas de
les tenir entre les doigts à cause de leur viscosité
comme l'eau et l'huile. On les qualifie de corps
liquides.

J'évalue mes acquis

Je cite d'autres exemples de corps solides et de corps liquides qui sont utilisés dans
la vie courante.
Peut-on saisir un objet liquide et le déplacer d'un endroit à un autre ?

Les corps gazeux

J'observe et je m'interroge

Je regarde la photo ci-contre et je recense les corps


solides et les corps liquides qu'elle représente. Je vérifie
si d'autres corps, sous un autre état physique, existent
aussi dans la portion de l'espace photographiée.
Si, seuls des corps solides et des corps liquides sont les
constituants de la portion de l'espace en question,
comment peut-on expliquer le glissement de la planche à
voile sur l'eau sans qu'elle ne soit équipée d'un moteur ?

14
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J'expérimente et j'observe

Je gonfle un ballon de baudruche. Je le vois grandir petit à petit et prendre une forme
"sphérique".
Je place une petite bille en bois devant l'ouverture du ballon.
Je libère l'ouverture du ballon. Ce dernier perd sa forme sphérique et la bille se met
en mouvement suite à l'éjection d'un vent fort au niveau de l'ouverture du ballon.

J'explique ce qui s'est passé


Le fait de gonfler le ballon a conduit ce dernier à se remplir de gaz (d'air) qui est un
objet qu'on ne peut pas tenir mais qu'on peut sentir grâce au vent qu'il crée en sortant
de l'ouverture du ballon. Cet objet peut se déplacer d'un lieu à un autre et il est
capable de mettre en mouvement les corps matériels qu'il percute. L'air est donc une
matière.
La planche à voile se déplace sous l'action d'un courant d'air qui fait déformer la voile.

Je déduis

En plus de l'état solide et de l'état liquide, on peut rencontrer un troisième état qui
n'est pas palpable mais dont on peut détecter la présence par ses effets. Cet état est
dit état gazeux.
Exemples : l'air, le dioxyde de carbone, etc.

J'évalue mes acquis

Certaines familles utilisent, en hiver, le "canoun" pour se réchauffer. Il arrive que les
membres de cette famille ressentent des maux de tête, voire même des
évanouissements. Quelles sont les causes de ces malaises ?

Résumé

• Dans la nature, la matière peut exister sous trois états physiques différents :
- état solide.
- état liquide.
- état gazeux.
• Les solides sont des corps qu'on peut saisir et [Link] contre les liquides
sont des corps qu'on peut seulement toucher mais qu'on ne peut pas retourner.
Les corps gazeux ne peuvent être détectés que par leurs effets accessibles à
nos sens odeur, couleur, effet mécanique ou thermique sur la peau, etc.

15
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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1

Relève dans les phrases suivantes, les mots qui désignent des objets matériels et
écris-les, dans ton cahier d'exercices :
1-Au cours d'une compétition, les cyclistes éprouvent une difficulté à courir contre le
vent.
2-Quand il fait froid, les plantes poussent difficilement malgré l'utilisation des engrais
quelque soient la nature du sol et les engrais utilisés.
3-Le lait est distribué dans des emballages variés.

Exercice n° 2
Sur ton cahier d'exercices, réécris le texte suivant et souligne en bleu les
mots qui désignent des objets matériels et en rouge ceux qui désignent
des objets non matériels :

Croyant bien faire, certains grands-parents gavent leurs petits enfants de confiseries
et de jouets. Au coucher, quelques-uns leur racontent des histoires étranges, voire
même terrifiantes et dont les héros sont souvent des fantômes ou de méchants
hommes. C'est pourquoi, ces petits enfants arrivent difficilement à s'endormir,
finissent par avoir peur du noir et par réclamer de la lumière dans leur chambre pour
éclairer le lieu et les meubles qui s'y trouvent.

Exercice n° 3

Sur ton cahier d'exercices, réécris les expressions suivantes et souligne en bleu les
mots qui désignent des objets et en vert ceux qui désignent les matières avec
lesquelles ils sont fabriqués:
-Bouteille en matière plastique.
-Rail en fer.
-Porte en bois.
-Vêtement en coton.

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Exercice n° 4
Cite une autre matière servant à fabriquer chacun des objets mentionnés dans les
expressions suivantes :
La jante d'une roue en matière plastique, une chaise en plastique, une marmite en
cuivre.

Exercice n° 5
Cite un ou plusieurs exemples de matières avec lesquelles sont fabriqués les objets
suivants :
Un manche de couteau, des assiettes, des verres, une barque.

Exercice n° 6

Classe les corps ci-dessous donnés en corps solides, corps liquides et corps gazeux:
morceau de sucre -goutte d'un médicament - neige - craie -butane - eau de robinet -
cailloux -ozone - lait - grêle - vapeur - glace.

Exercice n° 7

Identifie les propositions correctes en mettant une croix dans la case correspondante:
1- L'eau de robinet est qualifiée de liquide car :
- elle mouille la peau quand on la touche .......................................................
- elle n'a ni odeur ni couleur ............................................................................
- elle glisse entre les doigts quand on tente de la saisir .................................
- elle est potable ..............................................................................................
2- Le gaz naturel est :
- un gaz de mauvaise odeur ...........................................................................
- reconnu par sa couleur jaune .......................................................................
- utilisé dans certaines grandes villes pour alimenter les cuisinières, les
chauffe-bains et les chauffages à gaz .........................................................
- distribué, comme le butane, dans des bouteilles à gaz ..............................
3- Le blé est classé en deux variétés : le blé dur et le blé tendre car :
- seul le blé dur est à l'état solide ...................................................................
- le blé dur est moins fragile que le blé tendre ................................................
- les grains du blé tendre s'écrasent facilement entre les doigts alors que
ceux du blé dur ne s'écrasent pas en les serrant entre les doigts ................

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J'exploite un document

Le butane est considéré comme un gaz familier à l'Homme depuis des dizaines
d'années.
Vu qu'il est stockable, son industrie s'est développée et ses utilisations se sont
multipliées. Il est devenu notre compagnon dans les villes et les zones rurales. On
s'en sert essentiellement pour la cuisson, le chauffage et l'éclairage. Il est vendu dans
des bouteilles qui diffèrent les unes des autres, selon les utilisations souhaitées, par
la forme, la taille et la matière avec laquelle elles sont fabriquées. Certaines bouteilles
sont fabriquées en matière plastique transparente comme celles qu'on utilise dans la
fabrication des briquets. Ces bouteilles sont de faible capacité et ne peuvent contenir
qu'une petite quantité de butane. Les grandes quantités de butane utilisées pour
alimenter les cuisinières, les chauffe-bains et les chauffages, sont distribuées dans
des bouteilles métalliques de grande capacité. On utilise, dans les campings et les
chantiers, des bouteilles métalliques de capacité moyenne.
Le butane pur est un gaz qui n'a ni odeur ni couleur. Cependant, le butane d'utilisation
domestique est additionné d'un produit de mauvaise odeur permettant de détecter
toute fuite.
Pour estimer la quantité de butane restante dans la bouteille après une période
d'utilisation, on l'agite, ce qui nous permet d'entendre un bruit qui ressemble à celui
d'une eau dans une jarre. Dans un briquet, la quantité de butane restante est repérée
grâce à la surface libre du butane liquide visible à travers la paroi transparente du
contenant.
Le butane est d'un grand intérêt dans la vie courante de la plupart des gens.
Bien qu'il ait de l'importance et qui soit d'un usage simple, le butane est un gaz qui
peut engendrer des dangers et des accidents si on ne respecte pas les règles de
sécurité lors de son utilisation. Sa fuite accidentelle dans l'espace environnant peut
entraîner l'asphyxie des êtres vivants ou engendrer des incendies. Une étincelle
provenant de la manipulation d'un interrupteur électrique ou de la flamme d'un briquet
ou d'une allumette peut être à l'origine d'une catastrophe. C'est pour cela que
lorsqu'on utilise le butane, la prudence est exigée.

Questions
1-Enumère les corps matériels cités dans le texte.
2-Dans quel état se trouve le butane stocké dans les bouteilles de "gaz" ?
Justifie ta réponse en recourant à des passages du texte.
3-Dans quel état se trouve le butane à sa sortie de la bouteille ouverte ?
Justifie ta réponse.
4-Pourquoi ajoute-t-on au butane un produit de mauvaise odeur ?
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L'eau dans la nature

1
Les sources d'eau

2
Importance de l'eau pour la vie

3
Traitement des eaux par décantation et par filtration

4
Traitement des eaux contre distillation

5
L'eau potable

6
Protection de l'eau contre la pollution

4
Traitement des eaux polluées

Depuis l'antiquité, sur Terre, l'eau existe en grande quantité.


Elle couvre, environ, les trois quarts de la surface de la Terre.

➢ Quel est le rôle de l'eau dans la vie sur Terre ?


➢ Comment l'eau est-elle traitée pour devenir exploitable ?
➢ Quel procédé adopte-t-on pour protéger l'eau contre la pollution ?

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3 Les sources d'eau

Les eaux liquides et les eaux solides

Je m'interroge et je cherche

Sur Terre, l'eau existe depuis longtemps et tout le


monde sait que, sans eau, la vie ne peut pas
continuer.
Où rencontre-t-on l'eau ? Quelles sont ses sources ?
Pour répondre à ces questions, je dois tout d'abord
observer mon environnement et procéder ensuite à
une recherche documentaire.
Barrage Sidi Salem

Je déduis

-Les eaux constituent les océans, les mers et les


lacs.
-Les eaux se trouvent dans les fleuves, les rivières,
les barrages et les lacs artificiels.
-Les eaux se trouvent aussi aux sommets des
montagnes et dans les profondeurs de la Terre.
Lac artificiel

J'évalue mes acquis

Je recopie et je complète les tableaux suivants sur mon cahier d'exercices


- Tableau N°1

L'eau Eaux Eaux des Eaux des Eaux des Eaux des Eaux des
naturelle minérales fleuves barrages puits lacs rivières

Source

20
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- Tableau N°2
Lieu des eaux Oued Océan Mer Réservoirs de la Sommets
naturelles Medjerda polaire nord Méditerranée SONEDE des Alpes
Etat physique
de l'eau

L'eau à l'état gazeux

J'observe et je m'interroge

-Quand on abandonne à l'air libre pendant plusieurs jours, une boîte de sucre ou de
sel de cuisine ouverte à l'air libre, on remarque que le contenu de la boîte (sucre ou
sel) devient mouillé. Comment explique-t-on ce phénomène ?
-En plus des deux états, solide et liquide, dans lesquels on peut rencontrer l'eau,
peut-on avoir dans la nature de l'eau à l'état gazeux ?

J'expérimente et je constate

Dans un verre de montre (ou dans tout autre


récipient) je place une petite quantité de sulfate de
cuivre anhydre (de couleur blanc grisâtre) et je
l'abandonne à l'air libre. Après une dizaine de
minutes je constate que le sulfate de cuivre prend une couleur bleue.
Afin de connaître la cause du changement de la couleur du sulfate de cuivre, je place
dans trois verres de montre numérotés 1, 2 et 3 une petite quantité de sulfate de cuivre
et j'ajoute dans le verre de montre N°1 quelques gouttes d'eau, dans le verre de
montre N°2 quelques gouttes d'huile et dans le troisième quelques gouttes de pétrole.
Je remarque que la couleur du sulfate de cuivre ne vire au bleu que dans le verre de
montre où j'ai versé de l'eau ; elle reste inchangée dans les deux autres verres.

  
Je déduis

-On caractérise l'eau par la coloration bleue qu'elle donne avec le sulfate de cuivre
anhydre.
-Dans l'air atmosphérique, l'eau se trouve à l'état gazeux, connue sous le nom de
vapeur d'eau.
21
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4 Importance de l'eau pour la vie

L'eau dans les produits alimentaires

J'observe et je m'interroge

Lorsque j'ai soif et que je prends une boisson gazeuse ou un jus de fruit
(d'orange, de citron, de fraise, etc.), je ressens une désaltération.
Est-ce que cela veut dire que toutes ces boissons contiennent de l'eau ?
Est-ce que tout ce que nous consommons, à l'état liquide, contient de l'eau ?

J'expérimente et j'observe

Dans chacun de trois petits récipients, j'introduis une


pincée de sulfate de cuivre anhydre et je verse
Sulfate de cuivre
quelques gouttes : anhydre
-de jus d'orange dans un premier récipient numéroté 1
-d'huile dans un deuxième récipient numéroté 2
-de boisson gazeuse dans le troisième récipient
numéroté 3
Dans deux autres récipients, je mets dans l'un,
numéroté 4, des miettes de pain et dans l'autre, numéroté 5, un morceau de sucre.
Je saupoudre les deux contenus des deux récipients de sulfate de cuivre anhydre.
Dans les récipients 1 et 3 je vois apparaître immédiatement une couleur bleue.
Dans le récipient 4 la couleur bleue apparaît mais après une durée plus longue.
Dans les récipients 2 et 5, le sulfate de cuivre reste blanc grisâtre.

Je déduis

Toutes les boissons, tous les jus de fruit et la majorité des produits alimentaires
contiennent de l'eau.

J'évalue mes acquis

Je m'assure de l'exactitude des expressions suivantes et j'écris "vrai" ou "faux" dans


la case correspondante.
-Tout corps liquide renferme de l'eau ..............................................................
-L'alcool acheté à la pharmacie est dépourvu d'eau .......................................

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- La pâte dentifrice est dépourvue d'eau ..........................................................


- La confiture de coing contient de l'eau .........................................................
- Les fruits secs sont dépourvus d'eau. ............................................................
- Le miel est dépourvu d'eau ............................................................................

L'eau dans les êtres vivants

J'observe et je m'interroge

- Par un temps très chaux et apès un grand effort, je transpire beaucoup et je ressents
une grande soif. Pourquoi ?
- Lors d'une sécheresse, les plantes se fanent et jaunissent. Pourquoi ?
- Une grande soif peut induire en danger une personne âgée ou un bébé. Pourquoi ?
- La sécheresse peut causer la mort des plantes. Pourquoi ?

J'expérimente et j'observe

- Je laisse tomber quelques gouttes de sueur sur le sulfate de cuivre anhydre, je


constate que ce dernier vire au bleu.
- Je prépare une pâte, en écrasant des feuilles d'une plante vivante quelconque et je
la pulvérise de sulfate de cuivre anhydre. Je remarque que ce dernier vire au bleu
beaucoup plus rapidement qu'avec des feuilles broyées issues d'une plante sèche.

Je déduis

L'eau est le constituant principal de tous les êtres vivants (animaux ou végétaux).

J'évalue mes acquis

Je cite un signe de bonne santé qui prouve que le corps humain contient de l'eau et
que cette dernière est indispensable à la vie.

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Résumé

•- essentiellement
Dans la nature, l'eau est abondante. On la rencontre :
à l'état liquide dans les océans, les mers, les rivières, les
barrages et dans les profondeurs.
- à l'état solide dans les mers glacées et aux sommets des montagnes (sous
forme de neige ou de glace).
- à l'état gazeux dans l'air atmosphérique.
• L'eau se trouve dans toutes les boissons et dans la majorité des produits
alimentaires.
• L'eau est un constituant essentiel de tous les êtres vivants. Elle est
indispensable à la vie.

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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1

Je recopie les phrases suivantes dans mon cahier d'exercices, et je les complète avec
ce qui convient parmi ce qui suit : nappe phréatique, neige, corps humain, barrage,
boisson, région, aliment.
1-Notre ................. puise ses besoins en eau des ................. et des ................. qu'on
consomme.
2-Dans notre pays, les sources d'eau sont nombreuses et variées. Elles sont
principalement les................, les rivières, les ................. et les puits artésiens.
3-La ................. couvre les sommets des montagnes qui se trouvent dans les..............
froides tout le long de l'année.

Exercice n° 2
Je recopie les expressions suivantes dans mon cahier d’exercices telles qu’elles
sont présentées et je relie à l’ide d’une fléche les expressions écrites à gauche à
celles qui conviennent parmi celles écrite à droite.

• L’eau de robinet. • Les sources naturelles.


• La grêle. • Réservoir de la SONEDE.
• Les eaux du Nord tunisien. • Les nuages.
• Les flaques d’eau. • Oued Medjerda.
• L’eau minérale. • Les nappes souterraines.
• L’eau naturelle. • Les pluies.

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Exercice n° 3
Je réécris les expressions suivantes et je mets une croix dans la case qui convient :
L'eau se trouve :
• Dans tous les produits alimentaires ............................................................
• Dans tous les liquides .................................................................................
• Dans toutes les boissons gazeuses ...........................................................
• Dans les fruits secs .....................................................................................

Exercice n° 4

Parmi les expressions suivantes, j'identifie celles qui sont correctes et je les réécris
dans mon cahier d'exercices telles quelles et j'identifie aussi celles qui sont fausses
et je les réécris après les avoir transformées pour qu'elles deviennent
scientifiquement correctes.
Dans la nature, l'eau :
• se présente sous trois états physiques différents. Elle est sous forme de pluie, de
neige et de grêle.
• est liquide en grande proportion, solide et gazeuse pour ce qui reste.
• couvre 30% de la surface du globe terrestre.
• est formée uniquement à partir des eaux de pluie.

Exercice n° 5
J'indique, pour chacun des exemples suivants, l'état physique sous lequel se trouve
l'eau :
nuages, brouillard, couche de verglas, brume, glace, l'eau dans l'air expiré, gel.

Exercice n° 6
Je cite des exemples de mon vécu, qui prouvent que l'eau se trouve dans
l'atmosphère sous forme de vapeur.

Exercice n° 7
1-Je cite deux origines des eaux qui se rassemblent dans les barrages.
2-Je cite une autre réalisation de collecte des eaux en vue de les exploiter dans
l'irrigation.
3-Quel est le sort de ces eaux en l'absence de barrages et de la réalisation dont il est
question dans 2- ?.

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5 Traitement des eaux par filtration

J'observe et je m'interroge

Après une pluie abondante, je vois l'eau couler dans


les rivières emportant de la boue et des débris de
toutes sortes. Cependant, l'eau obtenue à la
fontaine est limpide bien qu'elle soit d'origine, entre
autres sources, des eaux de rivière.
Comment a-t-on procédé pour traiter ces eaux ?
Pourquoi les propriétaires d'huileries déversent-ils
les margines dans de grands bassins et les y
laissent quelque temps avant de s'en débarrasser ?

J'expérimente et j'observe

Expérience N°1

-Dans un becher, je verse une quantité d'eau, j'y ajoute du sable


et de la terre et je mélange le tout à l'aide d'un agitateur.
sable et terre
-J'observe le mélange ainsi obtenu, je cherche à distinguer
entre ses différents constituants et je note les résultats de mes
observations.
-J'abandonne le mélange quelque temps (une à deux minutes)
et je suis tous les changements qui affectent son aspect. eau
-Je décris le mélange à l'état final et je note le nombre de
couches obtenues dans le becher et les propriétés de chacune.

Expérience N°2

-Dans deux tubes à essai, j'introduis un peu d'eau, j'ajoute dans l'un, un peu d'alcool
et dans l'autre un peu d'huile.
-J'agite chacun des deux mélanges en le secouant.

27
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-Je pose les deux tubes sur leur support, je les laisse au repos quelque temps tout en
notant ce qui se produit dans les deux mélanges et je procède à une comparaison des
résultats obtenus.
-J'observe l'état final des deux mélanges et je vérifie s'ils sont formés de plus d'une
couche.

Eau et alcool Eau et alcool Eau et huile Eau et huile


avant agitation tout juste après avant agitation tout juste après
agitation agitation

Je déduis
Les mélanges sont de deux types : mélanges homogènes et mélanges hétérogènes.
-Le mélange homogène est un mélange dont les constituants sont indiscernables à
l'œil nu.
Exemples :
Le diiode et l'alcool dans l'alcool iodé (utilisé comme désinfectant), l'eau et le lait, l'air
et le butane, le sel de cuisine et l'eau dans une eau de mer, etc.
-Le mélange hétérogène est un mélange dont deux de ses constituants au moins sont
discernables à l'œil nu.
Exemples :
L'eau et la boue, l'eau et l'huile, le sucre et l'alcool, etc.
Si le mélange de deux liquides donne lieu à un milieu homogène, on qualifie ces deux
liquides de miscibles.
Quand on laisse au repos un mélange hétérogène de liquides ou de liquides et de
solides, on observe, après une durée plus ou moins longue, une répartition des
constituants du mélange en couches : les constituants denses en bas et les moins
denses en haut.
Cette propriété peut être exploitée comme procédé de séparation de certains
constituants d'un mélange hétérogène. Un tel procédé est appelé décantation.
A partir d'une eau trouble, et grâce à une décantation, on peut obtenir une eau
limpide.

J'évalue mes acquis

Si une eau est mélangée au lait, au pétrole, à l'essence de menthe ou à la chaux, que
peut-on faire pour reconnaître la nature de chacun de ces mélanges ?
28
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Traitement des eaux par filtration

J'observe et je m'interroge

La décantation des eaux est un procédé lent qui ne garantit pas l'obtention d'une eau
limpide, surtout lorsqu'il s'agit d'une eau qui contient des corpuscules dont la densité
est proche de celle de l'eau.
N'y a-t-il pas un autre procédé plus rapide permettant l'obtention d'une eau limpide?

J'expérimente et j'observe

Pour obtenir un jus d'orange dépourvu de fragments


papier filtre
de noyaux, je réalise un montage comportant :
-un entonnoir fixé à un support et dans lequel est placé
un papier filtre préparé comme indiqué sur la figure ci-
contre ;
-un becher placé au-dessous de l'entonnoir.
Je verse avec précaution, moyennant un agitateur, le
jus contenu dans un verre. filtrat
papier filtre
J'observe l'écoulement des gouttes de jus dans le
becher.
Je déguste le liquide obtenu dans le becher, je m'assure de sa qualité et j'examine ce
qui est retenu par le papier filtre.

Je déduis

- Autre procédé que la décantation, la filtration permet de séparer les constituants


solides des constituants liquides d'un mélange hétérogène.
- Le produit liquide de la filtration est limpide. Il est appelé filtrat.

J'évalue mes acquis

Je prépare un café, ou j'assiste à sa préparation, à l'aide d'une cafetière


électrique. Je décris et j'explique les différentes étapes de la
préparation.

29
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La centrifugation

J'observe et je m'interroge

Y a-t-il une autre méthode permettant de préparer un jus d'orange limpide sans
recourir à la filtration ?

Je cherche et je m'assure

Je procède à une recherche concernant les juteuses et je m'intéresse à


celles qui sont capables de séparer les noyaux et qui permettent donc
d'obtenir un jus limpide.

Je déduis

Le fait de mettre un mélange hétérogène liquide-solide en mouvement de rotation


rapide autour d'un axe fixe accélère la séparation de ses constituants. Une telle
méthode est dite centrifugation.

J'évalue mes acquis

Je fais une recherche sur la machine à laver et j'explique sa capacité à


essorer les vêtements lavés.

Résumé

• Un mélange homogène paraît limpide alors qu'un mélange hétérogène parait


trouble.
• Tous les liquides miscibles forment, lorsqu'on les mélange, des mélanges
homogènes.
• La décantation, la filtration et la centrifugation sont des procédés pratiques
qui aident à la séparation de quelques constituants des mélanges hétérogènes.
• La décantation et la filtration sont utilisées dans la "purification" de l'eau.

30
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6 Traitement des eaux par distillation

L'eau douce

J'observe et je m'interroge

Avec une décantation ou une filtration on n'arrive généralement pas à séparer tous
les constituants d'un mélange. Le filtrat d'une eau salée est salé. Peut-on obtenir une
eau douce à partir d'une eau salée ?

J'expérimente et j'observe
-J'utilise un chauffe-ballon (ou un bec bunsen), un
ballon, un réfrigérant et un verre à pied et je réfrigérant
réalise le montage schématisé ci-contre.
eau salée chauffe
-J'introduis dans le ballon une certaine quantité ballon
d'eau salée (une dizaine de millilitres).
distillat
-J'actionne le chauffe-ballon et je laisse l'eau
chauffer.
-Lorsque le mélange entre en ébullition je fais passer l'eau froide dans le réfrigérant,
j'observe alors des gouttelettes d'un liquide transparent tomber dans le verre à pied
et une diminution de la quantité de liquide dans le ballon.
-Je continue le chauffage jusqu'à la disparition de la dernière goutte de liquide dans
le ballon.
-J'examine ce qui reste dans le ballon et je déguste le liquide obtenu dans le verre à
pied.

Je déduis

Par distillation, il est possible de séparer certains constituants d'un mélange


homogène.
Le liquide, produit de la distillation, est appelé distillat.
Le distillat d'une eau salée est une eau douce (non salée).

J'évalue mes acquis

Y a-t-il une différence entre le distillat d'une eau de robinet et celui d'une eau salée?
Je justifie ma réponse.

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L'eau pure

J'expérimente et j'observe

Après avoir réussi à séparer, à l'aide d'une distillation, le sel de l'eau, il me reste à
vérifier si le liquide obtenu, qui est de l'eau limpide et douce, est dépourvu de tout
corps indiscernable à l'œil nu.

Je cherche et j'observe

Je fais une recherche sur les procédés d'obtention d'eau


de fleur ou de rose ou d'autres plantes.
A part leur odeur agréable, je vérifie si ces eaux ont un
goût.

Je déduis

-Un corps pur est constitué d'une matière et une seule.


-Une distillation ne conduit pas forcément à séparer tous les constituants d'un
mélange les uns des autres. Toute eau distillée n'est pas forcément pure.

J'évalue mes acquis


Parmi les expressions suivantes que je recopie sur mon cahier d'exercices, j'identifie
celles qui sont correctes en mettant une croix dans la case correspondante.
-l'eau pure est un mélange qui n'a ni couleur, ni odeur ....................................
-L'eau de robinet est pure vue que son distillat n'est pas salé ..........................
-L'eau pure est une eau limpide .........................................................................

Résumé

• La distillation d'un mélange homogène, et éventuellement d'un mélange


hétérogène, peut conduire à séparer quelques-uns de ses constituants.
• Tout corps formé d'une seule matière est un corps pur.
• Un mélange homogène ou hétérogène est un ensemble de deux corps purs
au moins.
• Le distillat d'une eau salée est une eau pure, alors que toute eau résultant
d'une distillation n'est pas forcément pure.

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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1

Classifie les mélanges suivants en mélanges homogènes et mélanges hétérogènes:


boissons gazeuses - yaourt renfermant des morceaux d'abricot - yaourt parfumé à
l'abricot - eaux des oueds ou des rivières suite à des inondations - eau de rose -
cocktail de fruits - eau de lavage de vaisselle utilisée dans un repas gras.

Exercice n° 2

Sur le cahier d'exercices, réécris les phrases suivantes et complèt-les en utilisant les
mots ci-dessous donnés :
limpide - produit coloré - eau - alcool - fleurs de rose - trouble
• L'alcool coloré, vendu dans le commerce pour une utilisation domestique, est un
mélange ........................, ............................. et ....................... qui est ajouté pour des
raisons de sécurité.
• Par distillation, à partir d'une eau ................ on obtient une eau .................
• L'eau de fleur résulte d'une opération qui consiste à porter un mélange d'eau et de
................ à ébullition.

Exercice n° 3
Réécris les phrases suivantes dans ton cahier d'exercices et complète-les pour
qu'elles deviennent porteuses de sens scientifiquement correct.
On utilise la ................... et la ................... pour séparer les ................... d'un mélange
hétérogène.
La filtration est une méthode pratique pour séparer les constituants ................... des
constituants ................... d'un mélange hétérogène.
Les juteuses reposent dans leur fonctionnement sur la ................... vu qu'elle repose
sur la décantation rapide.
La ................... est une méthode qui permet de séparer l'eau ................... du reste des
constituants d'un mélange ................... ou ...................

33
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Exercice n° 4

Réécris les phrases suivantes sur ton cahier d'exercices et mets une croix (x) dans la
case qui convient :
- Un mélange est dit hétérogène lorsqu'il renferme deux corps purs ou plus dont
certains sont indiscernables à l'œil nu ....................................................
- Le distillat est un corps pur résultant d'une distillation ..................................
- Les constituants d'un mélange homogène peuvent ne pas être séparés
par distillation ..................................................................................................
- Un distillat et un filtrat sont tous deux des liquides limpides ..........................

Exercice n° 5

Réécris les propositions à choix multiples suivantes sur ton cahier d’exercices et
identifie le choix qui convient en mettant une croix dans la case correspondante.

1- La filtration convient pour :


- séparer les constituants d'un mélange homogène .........................................
- séparer les constituants d'un mélange hétérogène ........................................
- séparer les constituants liquides des constituants solides pour certains
mélanges .......................................................................................................
- Séparer tous les constituants de la partie liquide d'un mélange hétérogène.

2 - Par la distillation de l'eau salée mélangée à l'alcool on obtient :


- de l'eau pure ....................................................................................................
- un mélange liquide homogène ........................................................................
- une eau dépourvue d'alcool ............................................................................

3 - La décantation, la filtration et la distillation sont :


- des procédés différents pour séparer les constituants des mélanges ............
- des opérations qui permettent de distinguer entre les mélanges homogènes
- des opérations qui consistent à chauffer un mélange ....................................
- des opérations qui se complètent pour obtenir de l'eau pure à partir d'une
eau de ruisseau ...........................................................................................

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Exercice n° 6

Les véhicules à moteur sont équipés de filtres. Cites-en deux et précise la fonction de
chacun d'eux.

Exercice n° 7

L'or est connu depuis l'antiquité, et déjà les hommes préhistoriques l'utilisaient
probablement . Il est facile à travailler, mais trop mou pour faire de bons outils.

Pour séparer l'or du minerai, le prospecteur utilise


une battée. Il y verse une petite pelletée de terre ou
s'en sert pour prélever son échantillon dans le fond
du ruisseau. Tenant légèrement inclinée la battée, le
prospecteur lui imprime un mouvement de rotation.
L'eau, agitée, soulève les particules les plus légères,
alors que l'or, quatre à cinq fois plus dense, retombe
rapidement au fond.
De temps à autre, il faut secouer la battée de haut
en bas, pour tasser au fond les particules les plus
lourdes. Peu à peu, la battée se vide de l'eau, de la
terre et du sable. Il ne reste au fond de l'instrument
que les pépites, les paillettes et les graviers les plus
gros. Le procédé consomme beaucoup d'eau et il
est lent. Un mineur traite moins d'un mètre cube de
minerai par journée de travail, et il faut un terrain
riche pour que ses efforts soient honnêtement
récompensés.
Lorsque les chercheurs s'organisent en équipe pour exploiter une concession, ils
utilisent le "rocker", ou "cradle". C'est un appareil simple, facile à construire, qui utilise
le même principe que la battée : séparer l'or de la terre par gravité.

Schéma d'un rocker Le rocker au travail

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Le rocker est constitué d'une caisse ouverte fixée sur des quarts de rond qui
servent de bascule. A l'entrée, on verse la terre et la roche concassée sur un crible
qui retient les graviers les plus gros.
Arrosés d'eau, les éléments les plus fins filtrent à travers le crible, et tombent sur
une toile de juste sac qui freine leur chute et retient les particules les plus petites.
Lorsque le rocker a été utilisé suffisamment longtemps, les mineurs brûlent la toile et
recueillent l'or qui s'y est incrusté. L'eau entraîne les autres éléments hors de la toile.
En même temps qu'un mineur verse l'eau au dessus du crible, un autre imprime
au rocker un mouvement de balancier, d'où le nom de "cradle", qui signifie "berceau".
Grâce à ce mouvement, l'eau se déplace dans la caisse en formant des vagues
transversales : comme dans la battée, le mouvement de l'eau soulève les particules
les plus légères, alors que l'or, retenu par des tasseaux, reste au fond du rocker.

Questions

1 - Précise le type de mélange prélevé par le prospecteur d'or à l'aide de sa battée.


2 - Cherche la signification des mots : gravité, paillettes et pépite.
3 - Cherche dans le texte le principe sur lequel repose le travail d'un rocker et celui
d'une battée.
4 - Donne le nom du procédé adopté par les prospecteurs pour séparer l'or des autres
constituants du minerai.

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J'expérimente

Je réalise un distillateur solaire

Je m'équipe du matériel suivant :


- deux boîtes en carton épais, l'une étant un peu plus grande que l'autre ;
- un rouleau de coton de verre (ou à défaut du liège broyé) ;
- une membrane élastique ;
- de la peinture noire (ou à défaut, du papier consonne noir) ;
- une bassine ;
- un verre ;
- une bille en acier (ou à défaut une petite roche).
- un corps solide (C) sans action sur l'eau.

Je réalise le distillateur :
- je couvre le fond de la grande boîte en carton de poudre de liège ou de coton de
verre ;
- je place la deuxième boîte à l'intérieur de la première ;
- je remplis, de liège ou de coton de verre, l'espace entre les deux boites ;
- je peins la face intérieure du petit carton en noir (ou j'y colle le papier consonne noir) ;
- je place la bassine, après l'avoir remplie à moitié d'eau salée au fond de la petite
boîte;
- au milieu de la bassine, je place le verre lesté en y
introduisant le solide (C);
- j'étale la membrane élastique sur l'ouverture de la grande
boîte, je l'étire un peu et je la fixe de manière à bien fermer
la boîte ;
- je place la bille (B) sur la membrane pour la déformer
comme le montre la figure ci-contre.

La distillation :
- j'expose le dispositif réalisé aux rayons solaires ;
- après une courte durée, j'observe la formation de petites gouttelettes de liquide
transparentes sur la paroi inférieure de la membrane. Ces gouttelettes glissent vers
le bas et finissent par tomber dans le verre ;
-après une certaine durée, je sors le verre, je déguste son contenu et je me rends
compte que le liquide obtenu n'est autre que de l'eau douce.
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7 L'eau potable

Caractéristiques d'une eau potable

J'observe et je m'interroge

-L'eau potable est une eau limpide, sans odeur et sans couleur.
-Est-ce que toute eau ayant de telles caractéristiques est une eau potable ? Est-ce
que l'eau potable est une eau pure ?

Je cherche et je m'assure

-je lis les indications qui figurent sur l'affiche collée sur
l'emballage d'une eau minérale ;
-je procède à une recherche concernant les caractéristiques
des eaux telles que l'eau de robinet, les eaux emballées, les
eaux de quelques sources naturelles pour qu'elles soient
jugées hygiéniques.

Je déduis

-L'eau potable est une eau limpide mais elle n'est


pas une eau pure.
-L'eau potable contient de petites quantités de
quelques sels minéraux. Elle est dépourvue de
bactéries et de virus nuisibles à la santé.

J'évalue mes acquis

Je recopie les propositions suivantes sur mon cahier d'exercices et j'identifie celles
qui sont correctes en mettant une croix dans la case correspondante.
-L'existence du fer dans l'eau est souhaitée .....................................................
-Toute eau de robinet est potable ......................................................................
-Les eaux minérales potables se distinguent les unes des autres par les sels
qu'elles contiennent .........................................................................................
-L'eau de pluie est potable ...............................................................................

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Traitement des eaux de barrage et des sources naturelles

J'observe et je m'interroge

-Comment puis-je m'assurer qu'une eau est


potable ? Est ce par son odeur, par son goût ou
par les deux à la fois ?
-Est-ce que la décantation ou la filtration des
eaux stockées dans les barrages conduit à une
eau potable ?
-Comment traite-t-on les eaux de sources
naturelles pour les transformer en une eau
potable ?

Je cherche et je m'assure

Je procède à une recherche documentaire et je


participe à une visite organisée d'une station de la
SONEDE où l'eau naturelle est traitée. Je suis
toutes les étapes de traitement de cete eau pour la
rendre potable.

pompe boue

gaz
d'ozone

réseau de
distribution

Le tamisage L'assainissement à l'ozone

La floculation et la décantation La filtration au charbon actif

La filtration L'assainissement à l'eau de javel

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Je déduis

Pour qu'une eau devienne potable, elle doit subir un traitement minutieux en plusieurs
étapes.
Les étapes principales sont :

- Le tamisage
A l'aide de tamis dont les pores sont d'une ouverture de 0,5 à 2 mm on débarrasse
les eaux de barrages ou de sources des débris en suspens ou en flottaison.
- La floculation et la décantation
En ajoutant à l'eau rassemblée dans des bassins une matière appropriée, telle que
le sulfate d'aluminium, il se forme des flocs auxquels viennent se fixer les corpuscules
fins non retenus par le tamis. Ces flocs se déposent alors lentement au fond du
bassin.
- La filtration
Pour débarrasser l'eau des flocs et des corpuscules n'ayant pas précipité on procède
à une filtration en plusieurs étapes. La première consiste à faire passer l'eau à travers
une couche de sable fin (d'épaisseur comprise entre 80 et 150 cm) conduisant à
débarrasser l'eau du reste des petits débris solides. La dernière consiste à faire
passer l'eau à travers du charbon actif. On obtient, suite à cette succession de
filtrations, une eau très limpide dépourvue même des corpuscules microscopiques.
- L'assainissement
• à l'ozone : pour assainir l'eau limpide, obtenue après un certain nombre de
filtrations, on y barbote de l'ozone gaz et ce, pour détruire tous les microbes et les
virus qu'elle peut contenir et pour la débarrasser de tout corps qui peut lui conférer
une odeur ou une saveur.
• à l'eau de javel : dans une dernière étape du traitement de l'eau, on introduit
régulièrement, dans les réservoirs de distribution des eaux, des quantités étudiées
d'eau de javel en vue de détruire les microbes susceptibles de l'affecter dans les
conduites reliant la station de distribution et l'usager.

J'évalue mes acquis

Est-ce que les eaux des sources doivent être


soumises à toutes les étapes de traitement des
eaux de barrages pour devenir potables ? Sinon
quelles sont les étapes dont on peut se passer ?

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Traitement des eaux de mer et d'océan

J'observe et je m'interroge

Lorsque les sources d'eau non salées sont rares, ce qui est le cas dans les pays du
Golfe, on recourt à l'adoucissement des eaux de mer. Comment procéder pour un tel
adoucissement ?

Je cherche et je m'assure

Je fais une recherche documentaire concernant le


sujet en recourant à la bibliothèque du collège, à la
bibliothèque communale, aux associations de
préservation de l'environnement, aux réseaux
Internet, etc.
Station de dessalement des eaux de mer
dans un pays du Golfe
Je déduis

L'eau potable peut être obtenue par dessalement des eaux de mer (eaux contenant,
quelques centaines à quelques dizaines de grammes de sel par litre) ou de toute eau
saumâtre (eau contenant moins de dix grammes de sel par litre).
Les technologies actuelles de dessalement des eaux sont classées en deux
catégories, selon le principe appliqué :
• Les procédés thermiques reposant sur la congélation ou la vaporisation.
• Les procédés utilisant des membranes reposant sur l'osmose inverse, par exemple.
-La distillation (ou la congélation) est un principe de dessalement très simple mais
très coûteux. Il a été utilisé dès l'Antiquité pour produire de très faibles quantités d'eau
douce sur les bateaux.
-L'osmose inverse est un procédé de séparation de l'eau et des sels dissous au
moyen de membranes semi-perméables sous l'action de la pression. Ce procédé
fonctionne à température ambiante et n'implique pas de changement de phase. Les
membranes utilisées laissent passer l'eau et ne laissent pas passer les particules, les
sels dissous, les corps organiques de taille dépassant 10-7 mm.
NB : Actuellement, il existe plus de 12 500 unités de dessalement dans le monde, produisant, à partir
d'eau salée, plus de 20 000 000 m3 (20 milliard de litres) d'eau douce chaque jour.

J'évalue mes acquis

Suffit-il de distiller une eau de mer pour la rendre potable ?

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Résumé

• L'eau pure n'est pas une eau potable.


• L'eau potable contient des sels minéraux tels que les sels de calcium, de
magnésium, de sodium, de potassium. Elle contient aussi des sulfates et des
composés renfermant l'élément chlore.
• Les eaux potables se distinguent les unes des autres par la nature ou les
quantités de sels qu'elles contiennent.
• Toute eau naturelle, destinée à la consommation, doit subir l'opération
d'assainissement.

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8 Protection des eaux de la pollution

Les eaux polluées : les risques

J'observe et je m'interroge

Le paludisme (le malaria) et la bilharziose sont des maladies fréquentes dans


certaines régions. Quelles en sont les causes ?
Pourquoi lance-t-on des alertes chaque fois que du pétrole se répand dans les mers
ou les océans ?

Je cherche et je m'assure

– Je lis le document suivant :


Dans le passé, l'Homme utilisait l'eau sans soucis, croyant que rien de mal ne peut
affecter son environnement. Il n'envisage pas les risques qu'il pourrait encourir en
utilisant l'eau naturelle telle quelle, supposant que la nature était capable de s'auto
protéger et de lutter contre tout danger.
De nos jours, les conditions ont changé, suite aux changements du mode de vie dans
les cités et à la multiplicité des activités où l'on utilise abondamment les produits
chimiques. La situation est alors devenue critique, ce qui nous oblige à revoir les
méthodes d'exploitation des eaux stockées dans la nature.
L'eau est utilisée dans les foyers et ailleurs, afin de satisfaire les besoins vitaux et
domestiques ainsi que les besoins liés aux activités quotidiennes telles que le lavage
des voitures, alimentation en eau des implantations industrielles, etc.
Les eaux usées devenues polluées, sont évacuées dans des puits creusés pour
l'occasion, ou dans des conduites débouchant sur des rivières ou des fleuves. Ces
eaux ne peuvent être bues ni utilisées pour
l'irrigation. Leur utilisation engendre des dangers
certains pour la santé. Dans le domaine de
l'agriculture, domaine où l'on utilise de manière de
plus en plus intensive les engrais, les insecticides et
les herbicides les conséquences sont les mêmes.
Les produits chimiques utilisées, entraînés par les
eaux d'irrigation ou de pluie, s'infiltrent dans le sol et
finissent par polluer les eaux des fleuves, des
rivières et de la nappe phréatique.
Parmi les polluants, on doit citer les déchets solides déversés dans des dépotoirs
d'ordure anarchiques.

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Comme on ne doit pas oublier la pollution causée par le pétrole et ses substrats qui
couvrent les surfaces des eaux de mer et des océans, suite au lavage des citernes
des pétroliers au large des océans ou suite à des accidents subis par ces pétroliers
Le pétrole et ses substrats entraînent un déséquilibre biologique affectant les êtres
vivants marins.

J'exploite le document

1- Je relève dans le texte :


- Les usages qui entrainent une pollution des eaux.
- Les substances qui polluent ces eaux.
- Les dangers qu'on peut encourir suite à une pollution des eaux.
2- Après avoir lu ce document, quelle précaution doit-on prendre, lorsqu’on désire
utiliser une eau d'origine inconnue.

Je déduis

• La pollution des eaux résulte des activités variées de l'Homme :


- activité due à ses besoins domestiques quotidiens;
- activité industrielles et économiques.
• Les substances polluantes sont essentiellement chimiques.
• Les eaux usées sont à l'origine de la pollution de notre réserve en eau à la surface
de la Terre dans les nappes phréatiques.

J'évalue mes acquis

Je cite trois produits domestiques qui polluent l'eau.

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9 Protection des eaux de la pollution

Traitement des eaux polluées

J'observe et je m'interroge

En Tunisie, les besoins en eau dépassent les ressources dont on dispose.


- Que faire pour préserver notre réserve en eau ?
- Pourquoi recourt-on à des stations d'assainissement ? Pourquoi les implante-t-on à
proximité des villes ?
- Comment fonctionnent-elles? Quels sont les produits de ces stations et quels sont
les usages qu'on en fait ?

Je cherche et je m'assure

Je prépare une recherche documentaire et je participe à une visite organisée d'une


station d'épuration des eaux la plus proche de mon collège, en vue de suivre les
différentes étapes par lesquelles passe une eau usée destinée à une réutilisation.

Eau usée
Rétension du sable Rétension des huiles
et des cailloux et des graisses
Tamis

Décantation
primaire
Eau assainie

Vers les mers


ou l'exploitation Décantation
dans l'irrigation secondaire

Vers les dépotoires ou


pour fertiliser la Terre

Retenu des corps solides Traitement biologique

Rétension du sable et des huiles Décantation secondaire

Décantation primaire Séchage

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Je déduis

Afin de protéger les eaux naturelles de la pollution, on rassemble les eaux usées dans
des stations d'épuration où elles subissent une "purification" en cinq étapes :
1- La première consiste en la rétention des corps solides de grande taille et des corps
flottants à l'aide de tamis appropriés.
2- La seconde consiste à laisser se décanter le mélange dans de grands bassins en
vue de le débarrasser du sable qui tombe au fond et des huiles et des graisses qui
flottent à la surface.
3- La troisième étape connue sous le nom de décantation primaire consiste à laisser
le mélange au repos dans des bassins afin de permettre aux petites particules en
suspens de se déposer au fond sous forme de boues primaires.
4- Dans une quatrième étape on fait passer l'eau débarrassée de ses boues
primaires dans des bassins larges et aérés, riches en bactéries. Ces bactéries
dévorent, pour se nourrir, la majorité des substances polluantes restantes.
5- Enfin, on réalise une opération connue sous le nom de décantation secondaire.
Cette opération consiste en la décantation des boues résultant de la reproduction des
bactéries.
On obtient ainsi une eau assainie dont on peut se débarrasser sans risque de polluer
les eaux naturelles, et ce en la déversant dans les mers ou en l'exploitant dans
l'irrigation de certaines plantations.

Remarques

1- Si les eaux sont débarrassées des


phosphates et des nitrates, ce qui est le
cas dans quelques stations modernes de
notre pays, elles sont alors conduites vers
les rivières et les barrages en vue
d'alimenter la nappe phréatique et
préserver notre réserve en eau.

2- Les boues primaires et les boues secondaires sont rassemblées dans de grands
bassins. Elles sont séchées, fermentées et stabilisées pour devenir utilisables comme
engrais fertilisant ou pour être évacuées dans des dépotoirs après avoir été
transformées en cendre.

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J'évalue mes acquis

Pourquoi, en ville, les eaux usées et les eaux de pluie ne sont-elles pas évacuées
dans le même réseau de canalisation ?
Pourquoi, n'est-il pas permis d'irriguer la végétation avec les eaux assainies ?

Résumé

• En vue de préserver notre réserve en eau il est recommandé d' :


- utiliser l'eau de façon rationnelle e non abusive ;.
- œuvrer à limiter sa pollution.
• La pollution des eaux est due aux activités domestiques de l'Homme.
• Une eau est dite polluée si elle renferme des constituants qui lui font perdre
sa fonction vitale, devenant ainsi un danger pour la santé des vivants.
• Les eaux rassemblées dans les stations d'assainissement subissent:
- Un premier traitement qui consiste à les débarrasser des corps en
suspension. Un tel traitement est dit traitement physique.
- Un deuxième traitement qui consiste à éliminer les polluants dissous
moyennant des bactéries appropriées. Un tel traitement est dit biologique.

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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1
Les expressions suivantes sont des propriétés possibles des eaux :
Limpides - douces - sans odeur - trouble - colorées - dangereuses - indispensables
pour la vie - détestées - demandées - polluées.
Classifie ces expressions en deux ensembles, celles qui qualifient des eaux potables
et celles qui qualifient des eaux usées.

Exercice n° 2
Réécris les expressions suivantes et mets une croix dans la case qui correspond à la
proposition correcte :
-l'eau d'un lac est potable .................................................................................
-L'eau de mer peut être transformée en eau potable .......................................
-Les sels de nitrate sont appréciés dans une eau potable ..................................
-Pour qu'une eau limpide devienne potable, elle doit subir un assainissement
-Le déversement direct des eaux usées dans une rivière sans aucun
traitement entraine une pollution ....................................................................
-Les eaux usées deviennent potables après leur traitement dans une
station d'assainissement .................................................................................

Exercice n° 3
Réécris les phrases suivantes et remplis les vides par ce qui convient : sels -
traitement - protection - eaux usées - assainissement - eaux naturelles - pure.
Après .......................... convenable .......................... deviennent potables.
Procéder à .......................... des .......................... avant de les évacuer dans la nature
conduit à la .......................... des sources d'eau contre la pollution.
L'eau potable est un mélange homogène d'eau .......................... et de quelques
.......................... minéraux.

Exercice n° 4
Réécris les phrases suivantes et remplis les vides par ce qui convient, de manière à
obtenir des phrases ayant un sens scientifique correct :
- Les ............................... des eaux potables varient selon .................................. et
.......................... des sels minéraux qu'elles renferment.
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- Dans une eau potable, certains ................. sont appréciées, d'autres présentent
................. pour la santé même s'ils sont en petites .................
- L'évacuation des ................. dans les rivières, ................., les puits et .................
sans traitement engendre la pollution de la réserve d'eau, que ce soit ................. ou
dans les profondeurs.

Exercice n° 5
Réécris les expressions à choix multiple suivantes et identifie ce qui convient en
mettant une croix dans la case correspondante.
1 - La séparation du sable et des huiles des eaux usées :
- est l'une des étapes de l'obtention de l'eau potable.........................................
- est une opération qui précède le traitement biologique des eaux usées.........
- est une opération qui précède l'étape d'assainissement à l'ozone..................
- est la dernière étape de l'assainissement des eaux usées..............................
2 - L'assainissement à l'ozone :
- est une opération qui peut remplacer la filtration au charbon actif en vue
d'obtenir une eau potable..................................................................................
- est une opération nécessaire dans le traitement des eaux usées...................
- détruit les bactéries et les virus dans les eaux naturelles................................
- débarrasse les eaux naturelles, filtrées avec du sable, des débris qu'elles
contiennent........................................................................................................
3 - Le dessalement des eaux de mer :
- permet d'obtenir une eau potable....................................................................
- est réalisé dans des usines moyennant un assainissement et une osmose
inverse simultanés............................................................................................
- consiste, dans tous les cas, en une distillation................................................

Exercice n° 6
Parmi les bonnes habitudes dans notre pays, est l'équipement de certains foyers de
réservoirs destinés à la rétention des eaux de pluie en vue d'utilisations variées. Pour
s'assurer que ces eaux son consommables, on recourt aux services sanitaires pour
procéder à leur analyse en vue de vérifier si elles sont est dépourvues de tout
constituant à risque pour la santé.
1 - Quelle est la nature des constituants qu'on craint ?
2 - Dans le cas où les eaux rassemblées sont dépourvues de ces constituants, quelle
traitement simple peut-on réaliser chez soi afin d'obtenir, à partir des eaux de pluie
retenues, une eau potable ?

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J'exploite un document

Exploitation des eaux usées traitées


Dans tous les secteurs de la vie, les besoins en eau sont de plus en plus grands.
L'évacuation des eaux usées dans la nature de manière non contrôlée est à la fois un
gaspillage et un danger (risque de pollution). Pour une utilisation raisonnée des eaux
et pour la préservation de la vie, il faut impérativement œuvrer à la protection des
sources d'eau de la pollution. L'implantation des stations d'assainissement aide à
conserver notre réserve en eau, cependant, l'utilisation rationnelle des eaux reste
impérative.
Bien que plusieurs stations de traitement des eaux usées soient implantées, les eaux
obtenues restent salées.
Le secteur agricole est le principal champ
d'utilisation des eaux traitées dans les
stations d'assainissement (d'épuration). Pour
certains agriculteurs. Ces eaux traitées sont
la principale source d'irrigation des plantes et
des surfaces semi-arides. Cependant, elles
ne sont pas utilisées dans les cultures
maraîchères, vu que ces dernières sont plus
sensibles à la salinité que les grandes
Terrain de golf
cultures et que des problèmes de santé sont
possibles suite à la consommation de produits irrigués par de telles eaux.
Les eaux traitées sont aussi utilisées dans l'irrigation des terrains de golf. Son
utilisation dans l'irrigation des jardins aménagés dans les zones municipales, reste
limitée à cause des dangers pour la vie.
Pour que ces eaux soient d'une utilisation plus étendue, il faut équiper les stations
d'assainissement d'équipements complémentaires qui mettent en œuvre une
technologie plus avancée et plus fine.
Traduction d'un extrait de rapport de :
Rakia Lâtiri, Fayza Errezgui, et Aniba Belhassen
concernant la réutilisation des eaux usées en Tunisie
Questions

1- Prélève dans le texte ce qui justifie une utilisation raisonnée des eaux.
2- Enumère les utilisations des eaux traitées.
3- Qu'est-ce qui empêche les plantes de pousser quand on les irrigue avec
une eau usée traitée ?
4- Donne la deuxième raison, indiquée dans le texte, interdisant l'utilisation des eaux
usées traitées dans l'irrigation des plantes.

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J'expérimente tout seul

Une petite station de traitement d'une eau naturelle


Afin de transformer une eau brute (eau de rivière, eau de barrage, eau de source
naturelle, etc.) en une eau potable, je peux réaliser une petite station de traitement en
suivant les étapes suivantes :
- Les préparations préliminaires
• Je m'équipe de :
- deux verres - deux grandes bouteilles d'eau minérale vides - un morceau de tissu
en toile (tissu fin en fil de soie ou de laine) - un fil élastique et un entonnoir - une eau
de chaux - un produit floculant (sulfate d'aluminium) - une quantité de sable - un
charbon actif et coton.
- Le tamisage
• Je coupe latéralement l'une des deux bouteilles et, à l'eau brute
l'aide du fil élastique, je fixe sur sa moitié supérieure le cailloux et
tissu. J'obtiens ainsi un tamis. paillettes retenus
• Je mets le tamis sur un verre comme l'indique la figure fixation du tissu
ci-contre. avec le fil
élastique
• Je verse l'eau brute sur le tissu. Je constate alors que les
cailloux et les paillettes restent retenus par le tissu.
- La floculation et la décantation
Dans l'eau tamisée j'introduis quelques gouttes d'eau de
chaux puis quelques gouttes d'une solution de sulfate eau de solution de
chaux sulfate d'aluminium
d'aluminium et je laisse le tout au repos quelque temps
jusqu'à précipitation des corps en suspension.
- La filtration au sable et au charbon actif
Je ferme chacune des ouvertures des deux demi-
bouteilles restantes avec suffisamment de coton et je
remplis, à moitié, la première avec du sable et la
deuxième avec du charbon actif. J'obtiens ainsi, en
mettant chacune des demi-bouteilles sur un verre, un
dispositif de filtration à sable et un dispositif de filtration au
charbon actif comme le montre le schéma ci-contre. filtration filtration au
au sable charbon actif
Je verse l'eau obtenue sur le sable puis le filtrat sur du
charbon actif, j'obtiens alors une eau limpide.
Dans une dernière étape, j'ajoute quelques gouttes d'eau de javel. L'eau, ainsi traitée,
est potable.
51
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La couche atmosphérique terrestre

10 13
La pression atmosphérique :
La pollution de l’air
sa mise en évidence
11 14
Mesure de la pression La limitation de la pollution
atmosphérique de l’air
12 15
L’air et ses constituants La couche d’ozone

Baromètre anéroïde Dépression équatoriale (la zone blanche)

Ballons dirigeables en suspension dans l’air



Au décollage d’un avion, certains voyageurs ressentent un mal d'oreille (un
 bourdonnement). Quelle en est la cause ?
L’expression « pression atmosphérique » revient souvent dans le journal des
prévisions météorologiques. Que désigne-t-on par "pression atmosphérique"
 et comment la mettre en évidence ?
En quoi consiste la pollution de l’air ? Qui en est le responsable, l’homme ou
la nature elle-même ?
52
052-081 Ph 7B H 11/02/08 9:25 Page 53

10 La pression atmospherique :
sa mise en évidence

J'observe et je m'interroge

 Comment expliquer la facilité d’adhésion de la


ventouse (utilisée pour déboucher les lavabos)
ou la petite ventouse utilisée pour suspendre
quelques objets ménagers à une surface lisse.
(voir figure 1) ? (fig.1)
 Certains médicaments sont conservés dans
des ampoules en verre.
Lorsqu’on veut prendre le contenu de ce tube,
on remarque que le médicament ne s’écoule
pas de l’extrémité ouverte en cassant l’un de
(fig.2)
ses bouts.
Ce n’est qu’en cassant l’autre bout que le médi-
cament s’écoule. Explique cela. (voir figure 2)
 Comment explique-t-on le contrôle du fonction-
nement de la pipette et ce, en posant l’index sur
son ouverture supérieure (voir figure 3)?

(fig.3)
J'expérimente et je constate

La 1ère expérience : le verre renversé


Je m’équipe du matériel suivant :
- un verre vide (ou un pot transparent de yaourt)
- une feuille de papier de dimensions telles qu’elle arrive à couvrir l’ouverture du
verre ou du pot en question.
Je réalise l'expérience et je m'interroge :
 Je remplis entièrement le verre d’eau.
 Je couvre l’ouverture du verre avec la feuille de papier. (figure 4a).
 Je prends d’une main le verre et je mets la paume de l’autre main (fig.4a)
sur la feuille et je retourne (renverse) le verre douce-
ment.
 Je retire doucement la main qui tient la feuille, cette
dernière reste adhérée au verre empêchant l’eau de
s’écouler même dans le cas d’une légère inclinaison.
(figure 4b).
(fig.4b)
Qu’est-ce qui a empêché la feuille de tomber et l’eau
de s’écouler ?
53
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La 2ème expérience : la règle plate et la feuille de papier journal


Je m’équipe du matériel suivant :
- une règle plate (AB), en plexiglas par exemple, d’une longueur de 30 cm environ ;
- une feuille de papier journal (A 1B1C1D1).
 J’expérimente, je constate et je m’interroge :
Je place la règle sur une
table rectangulaire
(A2B2C2D2) de telle sorte La médiatrice
de A2 B2
que ses deux tiers soient
en contact avec la table
(sur une longueur
AC = 22cm) et que son
axe soit confondu avec la
médiatrice de l’un des
côtés (A2B2) de la table par (fig.5a)
exemple. (figure 5a)
 Je frappe verticalement la partie (CB) de la règle qui dépasse la table. La règle
tombe.
 Je remets la règle à sa place, j’étale la
feuille de papier journal sur la table de
manière à couvrir la partie (AC) de la
règle en veillant à ce que le côté A 1B1
de la feuille soit confondu avec le bord
A2B2 de la table. Je frappe verticale-
ment comme précédemment la partie
(CB) de la règle. La règle ne tombe pas,
elle paraît comme si elle était collée à la
table. (figure 5b)
Comment expliquer ce constat ? (fig.5b)

La 3ème expérience : le flacon aspiré


Je me procure le matériel suivant :
- une boîte vide en aluminium (canette de boisson gazeuse vide) ;
- une cuvette transparente ;
- un bec bunsen ou une lampe à alcool ;
- une seringue (sans aiguille) de capacité 5 mL ;
- un fil de cuivre ou de fer de longueur 20 cm environ ;
- deux bâtons en bois de longueur environ 30 cm chacun ;
- de l’eau froide.
J’expérimente, je constate et je m’interroge:
Je relie les deux bâtons de bois par le fil de cuivre, (Figure
6a). J’obtiens ainsi une pince.
Je remplis la cuvette d’eau froide au 2/3 environ.
A l’aide de la seringue, je verse 5 mL d’eau dans la cannette
et je porte cette eau à ébullition pendant un temps suffisant
pour que l'air soit chassé du récipient et remplacé par la
(fig.6a)
vapeur d'eau.
54
052-081 Ph 7B H 11/02/08 9:25 Page 55

 Je tiens la canette à l’aide de la pince et je la retour-


ne rapidement puis je l’introduis dans l’eau froide
contenue dans la cuvette. (figure 6b)
 Je constate que la canette s’écrase en se déformant
de tous les côtés.
Comment expliquer ce phénomène ?

(fig.6b)
J’explique ce qui s’est passé

 Pour la première et la deuxième expérience, le fait que la feuille de papier ne soit


pas tombée, que l’eau ne se soit pas écoulée et que la règle couverte d’un papier
journal ne soit pas tombée, peut s’expliquer en admettant que l’air dans l’at-
mosphère exerce une pression sur tout objet qui vient en son contact, de manière
à réaliser un équilibre inattendu pour la quantité d’eau qui se trouve dans le verre
retourné d’une part, et à rendre difficile la rupture de l’équilibre de la règle sur la
table d’autre part.
 Pour la troisième expérience, la petite quantité d’eau, portée à ébullition à l’intérieur
de la canette s’est transformée en vapeur. Cette vapeur d’eau a occupé la totalité
de l’espace intérieur de la canette en chassant l’air qui s’y trouvait. Au contact de
l’eau froide, cette vapeur d’eau est revenue à l’état liquide. Un vide s’est alors créé
à l’intérieur de la canette, ce qui provoque un déséquilibre de pression entre l’in-
térieur de la canette et l’extérieur. L’air entourant la canette de l’extérieur exerce
sur la paroi de celle-ci une pression suffisamment forte. En l’absence d’une com-
pensation intérieure, la canette se déforme.

Je déduis

L’air exerce une pression sur tous les corps qui sont en contact avec lui. Cette pres-
sion est appelée “pression atmosphérique”. On la symbolise par les lettres Pa.
La pression atmosphérique existe chaque fois qu’il y a de l’air et n'existe pas en
son absence.

J'évalue mes acquis

Je me procure deux ventouses identiques et je


les mets l’une contre l’autre (voir figure 7). Je
presse des deux côtés en même temps puis
j’essaye de les séparer. Je n’y arrive pas.
Comment expliquer ce constat ? (fig.7)

Pour en savoir plus, il est conseillé de lire le document se rapportant aux hémisphè-
res de Magdebourg (page 66).
55
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11 Mesure de la pression atmospherique

La pression atmosphérique est une grandeur mesurable

J'observe et je m'interroge
 Qu'est ce qu'un baromètre ?
 Qu’est ce qu’on entend par l’expression utilisée dans le bulletin météorologique :
"une dépression (ou anticyclone) persiste encore sur notre pays " ?
 Que signifient les mots "millibar" et "hectopascal" ainsi que les chiffres comme
1013; 1025; 990, etc. utilisés dans le bulletin météorologique?

J'expérimente et je constate

 Je me procure le matériel suivant:


- un bocal avec une ouverture de diamètre minimal de 10 cm ;
- un ballon de baudruche ;
- un fil élastique ;
- une paille comme celle qu'on utilise pour boire des boissons ;
- un papier millimétré de dimensions 10cm x 25cm ;
- du scotch ;
- de la colle ;
- une planche en bois (L 1) de dimensions 2cm x 20cm x 30cm;
- une deuxième planche en bois (L 2) de dimensions : 0,5cm x 20cm x 30cm ;
- une paire de ciseaux.

Je réalise l’expérience et je constate


 Je pratique une rainure le long de la
largeur de la grande face de la planche
(L1) et ce, à 3cm de son bord.
 Je fixe la planche (L2) sur la rainure de
la planche (L 1) comme l’indique le
schéma ci-contre de façon à ce que les
deux planches soient perpendiculaires.
3cm (fig.1a)
Je fixe le papier millimétré sur la face
 intérieure de la planche (L2) de manière à ce que son milieu soit au niveau de l’ou-
verture du bocal. (figure 1a).

56
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 J’étale la membrane du ballon sur l'ouvertu-


re du bocal et je la fixe soigneusement à l'ai-
de du fil élastique (figure 1b).
 Je coupe la paille longitudinalement en 4
parties identiques. Celles-ci étant fines et
rigides. Elles sont assimilables à des fils.
 Je prends un de ces fils et je fixe l'une de
ses extrémités au centre de la membrane
(fig.1b) (fig.1c)
couvrant l’ouverture du bocal (figure 1c).
 Je mets le bocal sur la plaque L1 de façon à
ce que l’extrémité libre du fil coïncide avec
le milieu du papier millimétré sans le toucher
(figure-1d).
 Je surveille la position de l'extrémité libre du
fil au moins deux fois par jour (à midi et le
soir avant d’aller au lit) et ceci pendant
quelques jours. A chaque fois, j’indique par
un trait la position de cette extrémité libre du
fil sur le papier millimétré. Je remarque que
les traces marquées sont situées de part et
d'autre de la position initiale (milieu du (fig.1d)

papier millimétré).

J'explique ce qui s’est passé

On peut expliquer la variation de la


position de l'extrémité libre du fil par le
déplacement vertical du centre de la
membrane sur laquelle est fixée l'autre
extrémité du fil. Le déplacement de
l'extrémité libre du fil vers le haut est
dû à la déformation de la membrane
qui s'incurve vers l'intérieur (figure 2a)
alors que son déplacement vers le bas (fig.2a) (fig.2b)
est dû à l’incurvation de la membrane
vers l’extérieur (figure 2b).

La concavité de la membrane est due à une augmentation de la pression


atmosphérique tandis que sa convexité s’explique par une diminution de la pres-
sion atmosphérique.
Des instruments ont été conçus pour comparer les variations de pression.

57
052-081 Ph 7B H 11/02/08 9:25 Page 58

EXPERIENCE DE TORRICELLI

En 1643, Evangelista Torricelli , physi-


cien et mathématicien italien du XVII e siè-
cle, réalisa une expérience similaire à
celle décrite ci-dessous :
Il a rempli un tube de un (1) mètre de lon-
gueur environ, avec du mercure et il l’a
retourné sur une cuve contenant égale-
ment du mercure. Il a constaté que le
niveau du mercure dans le tube descend
et se stabilise à une hauteur voisine de
76cm au-dessus de la surface libre du
mercure de la cuve, laissant vide la partie
supérieure du tube (figure 3).
La pression P 1 de l’air atmosphérique sur
la surface libre du mercure contenu dans
la cuve est capable de soutenir une colon-
ne de mercure surmonté de vide de hau- (fig.3) (fig.4)
teur h 1= 76cm.
Lorsque la pression atmosphérique diminue et devient P2, la hauteur de la colonne de
mercure est inférieure à 76cm (on peut lire h 2 = 74cm par exemple) et vice versa.
La nouvelle pression P 2 vaut 74/76 fois la pression P 1.
Si on faisait l’expérience de Torricelli dans un lieu où l’on peut réaliser le vide, on
constatera que la valeur de la hauteur de la colonne de mercure dans le tube est pra-
tiquement nulle (0 cm).

Je déduis

La pression atmosphérique est donc une grandeur physique mesurable.


L’air atmosphérique est capable de soutenir une colonne de mercure surmontée d’un
vide à une hauteur de 760mm environ. On dit que l’air exerce sur toute surface qui
est en son contact une pression qui mesure, au niveau de la mer, 760 mm de mercu-
re (760 mmHg) environ.

58
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Les unités et les instruments utilisés pour


la mesure de la pression atmosphérique

J’exploite un document et je déduis

 Je lis le texte scientifique suivant :

Florence est une ville du centre de l'Italie située en Toscane au pied de la chaîne
des Apennines sur l'Arno. Les habitants de cette ville s'approvisionnent en eau à
l'aide des pompes aspirantes, mais souvent ils rencontrent un problème car cette
opération devient impossible chaque fois que l'altitude du lieu par rapport au niveau
de la nappe d'eau dépasse 10,33m.
Ce problème a préoccupé les spécialistes de l’époque qui, au XIX e siècle, ont eu
recours à Galilée en vue de leur apporter une explication. Mais l’explication scien-
tifique du phénomène a été apportée par le savant mathématicien et physicien
Torricelli, élève de Galilée, qui a relié le problème à la
pression atmosphérique.
En 1643, Evangelista Torricelli (né le 15 octobre
1608 à Faenza, en Émilie-Romagne - mort le 25 octo-
bre 1647) physicien et mathématicien italien du XVIIe
siècle, se procura un tube d’un (1) mètre de longueur
et de 1cm 2 de section, une cuve et du mercure. Il
retourne verticalement dans une cuve contenant du
mercure le tube rempli également de mercure. Il obs-
erve que le mercure descend dans la cuve, et que
son niveau se stabilise à une hauteur voisine de
76cm au-dessus de la surface libre du mercure de la
cuve, laissant vide la partie supérieure du tube (figu-
re 3).
Ainsi, Torricelli a pu inventer un instrument de mesu-
re de la pression atmosphérique appelé baromètre. Torricelli inventant le baromètre
Torricelli est le premier qui a mesuré la valeur de la à mercure
pression atmosphérique. Au niveau de la mer, elle
vaut 760 mm de mercure environ.

L'expérience de Torricelli a permis d'inventer "le baromètre à mercure" (figure 4 et


figure 6a). Au XIX e siècle, le savant français, Lucien VIDIE, inventa "le baromètre
métallique ou baromètre anéroïde"(figure 5 et figure 6b). Ce baromètre se compo-
se d'une boîte hermétique en métal à l'intérieur de laquelle on a fait le vide; la face
supérieure est une plaque métallique très mince qui prend une forme concave ou
convexe en fonction des variations de la pression atmosphérique.

59
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Indépendemment du cadran
aiguilles
baromètre utilisé, on
préfère exprimer la
valeur de la pression
atmosphérique en
millibar (mbar) ou en leviers transmet- ressort
hectopascal (hPa) et tant les variations
non pas en mm de des capsules
mercure parce que le
millimètre est une
chaîne
unité de mesure de série de capsules
longueur. métalliques
ressort
(fig.5)
 D'après le texte :
1. Combien a-t-on d'unités de mesure pour la pression atmosphérique ? Cite-les.
2. Cite les types d'instruments utilisés pour la mesure de la pression atmosphé-
rique.
 En te basant sur d'autres documents, prouve qu'il y a d'autres unités et instruments
de mesure de la pression atmosphérique.

Je déduis

 Les unités les plus utilisées, pour la mesure de la pression atmosphérique, sont
l'hectopascal de symbole "hPa" et le millibar de symbole "mbar".
 Le millimètre de mercure est une autre unité de mesure de la pression atmosphé-
rique, son symbole est "mm Hg".
 L'instrument de mesure de la pression atmosphérique est le baromètre. On peut
citer :
- le baromètre à mercure (figure 6a) ;
- le baromètre métallique ou anéroïde (figure 6b) ;
- le baromètre enregistreur ou le barographe (figure-6c), etc.

(fig.6a) (fig.6b) (fig.6c)

60
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La valeur de la pression atmosphérique

J'expérimente et je constate
 Je me procure le matériel suivant :
3 baromètres permettant de lire la valeur de la pression atmosphérique avec des
unités différentes.
 Je réalise l’expérience:
 Je lis simultanément la valeur de la pression atmosphérique indiquée par chaque
baromètre et je compare les résultats (figure 7).
 Je refais le même travail, le même jour avec un intervalle de temps de 6h, par
exemple, et je compare (figure 7).

A 10h

A 16h

(fig.7)

61
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J’analyse

Pendant les intervalles de temps qui séparent les prises de mesures, la valeur de
la pression atmosphérique a varié entre 1013 et 996 mesurée en millibar, entre
1013 et 996 mesurée en hectopascal et entre 76 et 74 mesurée en centimètre de
mercure.
La valeur de la pression atmosphérique est, donc, à peu près égale à 1000 mbar,
elle correspond à 1000 hPa et à 760 mmHg.
La valeur numérique de la pression atmosphérique, mesurée en millibar ou en
hectopascal est la même. Donc 1hPa = 1mbar.
Mais, en comparant les valeurs mesurées en hectopascal et en millimètre de mer-
cure, on constate que: 1013hPa équivaut à [Link].

Je déduis

La valeur de la pression atmosphérique est voisine de 1000 hPa. Cela équivaut à


dire qu’elle est égale à 1000 mbar ou à 760 [Link].
Exemple: au niveau de la mer, la valeur de la pression atmosphérique normale est
égale à 1013mbar (équivalente à 760 [Link]).

J'évalue mes acquis

La représentation graphique Pa = f(z), dans le schéma ci-dessous, montre la varia-


tion de la pression atmosphé-
rique en fonction de l'altitude z,
comptée à partir du niveau de
la mer.

1. A l'aide de la représentation
graphique Pa = f(z):
a- je précise l'effet de l’aug-
mentation de l'altitude z sur
la valeur de la pression
atmosphérique ;
b- je cherche l’altitude à laquelle volent les avions, sachant que la moyenne de la
pression atmosphérique à cette altitude est égale à Pa =300hpa;

62
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c- je cherche la valeur de la pression atmosphérique au sommet de la montagne


Everest (Mont Everest) sachant que son altitude z est à peu près égale à 9 km;
2- je cherche la hauteur de la colonne de mercure dans le tube de Torricelli lors-
qu’on réalise l'expérience (de Torricelli) au sommet du Mont Everest.

Résumé

 La pression atmosphérique Pa sur la surface de la Terre est due à l'air


que renferme la couche atmosphérique.
 La pression atmosphérique est une grandeur physique mesurable.
Elle se mesure à l'aide d'un baromètre .
 Le baromètre à mercure est plus précis que le baromètre métallique
mais ce dernier est plus pratique.
 760 mmHg représente la valeur moyenne de la pression atmosphé-
rique au niveau de la mer. Elle équivaut à 1013 mbar ou 1013 hPa.
 Sur la Terre, la pression atmosphérique subit de petites variations
autour d’une valeur moyenne de 1000 hPa.
 La pression atmosphérique diminue lorsque l'altitude augmente.

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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1
Recopie les phrases suivantes en les complétant par les mots suivants :
rez-de-chaussée, inférieure, métallique, pression atmosphérique, surface, stable,
augmentation, diminution, extérieur.

1- Le baromètre………………est un instrument facile à emporter et à utiliser pour la


mesure rapide de la valeur de…………… …...
2- En un lieu donné, la pression atmosphérique reste généralement
………………pendant un certain temps mais elle peut subir une ………………..ou
une …………….. à n'importe quel moment de la journée.
3- La ventouse fonctionne sous l'influence de la pression atmosphérique. Lorsqu'on
la presse contre une ………… plane et lisse, l’air se propulse vers …………… et
la ventouse adhère à la surface.
4- Au même moment de la journée la valeur de la pression atmosphérique à l’étage
le plus haut d'un gratte-ciel est ……………… à celle mesurée au niveau du
…………….

Exercice n° 2
Recopie les phrases suivantes et coche la bonne réponse.
 L'unité internationale de la pression atmosphérique est le millibar ……………
 En un lieu donné, la pression atmosphérique augmente avec l’altitude par
rapport au niveau de la surface de la mer ………………………………………
 Un hectopascal est équivalent à un millibar………………………………….
 La plupart du temps, la valeur de la pression atmosphérique sur la Terre est
presque égale à 1103 hPa…………………………………………………………
 Le baromètre à mercure est le seul instrument utilisé pour la mesure de la
pression atmosphérique……………………………………………………………
 La valeur 760 mmHg enregistrée par le baromètre à mercure est équivalente à
la valeur 1013 millibar enregistrée par un baromètre métal lique………………

64
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Exercice n° 3
Complète les vides par les valeurs qui conviennent :

100hPa =...........mbar, 1bar = ............Pa, 1bar = ……mbar, 1hPa = .............Pa.

Exercice n° 4
1- Convertis en hectopascal les valeurs de la pression atmosphérique suivantes,
relevées à un même instant, en un même lieu mais à des altitudes différentes:
760 mmHg - 960 mbar - 98000 Pa.
2- Parmi ces valeurs, identifie celle qui correspond à l’altitude la plus grande.

Exercice n° 5

Comment expliques-tu :
1- l’adhésion d'une ventouse lorsqu'on la presse contre une surface lisse?
2- que le jus de fruit ne coule pas lorsqu'on perce la boîte d'un seul côté ?
3- la difficulté de respirer en altitude ?

Exercice n° 6
On dispose :
- d’un œuf cuit et dépourvu de son coquillage ;
- d'un ballon à col long de diamètre légèrement inférieur à celui de l’œuf ;
- d'une feuille de papier et d'une allumette.
On porte à ébullition un peu d'eau dans le ballon. Après une certaine durée, on cesse
de chauffer l’eau et on pose l’œuf sur l'ouvertu-
re du ballon. Il reste là où on le place. Si on
refroidit le ballon (en le mettant dans une cuve melange de
vapeur d’eau
d'eau froide ou en faisant passer, sur ses et d’air

parois, une serviette mouillée à l'eau froide), on


remarque que l'œuf glisse dans le ballon
(figure 3).
Cherche une explication à ce qui a permis à
l’œuf de pénétrer dans le ballon. Avant refroidissement Après refroidissement

(fig.3)

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J’exploite un document

Les hémisphères de Magdebourg


Otto Von Guericke Bourgmestre de Magdebourg (1602-1686), physicien allemand,
inventeur d'une machine pneumatique, étudia le droit aux universités de Leipzig et de
Jena, et les mathématiques à l'université de Lei den. Après avoir eu connaissance
des expérimentations du scientifique français Blaise Pascal, et des scientifiques ita-
liens Galilée et Evangelista Torricelli sur la pression atmosphérique, il étudia les pro-
priétés de l'air et la création du vide. Au cours de ses expériences, il inventa la pre-
mière pompe à air en 1650. En 1654, il mit au point la première pompe à vide et la
présenta, à Magdebourg même, à la noblesse du Saint Empire. Il effectua devant la
diète impériale à Ravensburg la célèbre démonstration des hémisphères de
Magdebourg. Il eut l'idée d'accoler deux hémisphères creux en bronze d’environ 40
cm de diamètre, il réalisa le vide dans la sphère ainsi formée et fit atteler deux che-
vaux à chaque hémisphère. Les chevaux tirèrent: rien ne se produisit. Il fit ajouter
deux autres chevaux: toujours rien. A la stupéfaction générale, deux attelages de huit
chevaux ne purent séparer les deux hémisphères. Puis, lorsque l'on laissa pénétrer
l'air dans la sphère, les hémisphères se séparèrent immédiatement.

Questions
1- Comment expliques-tu :
- que malgré le nombre élevé de chevaux les deux hémisphères n'ont pas pu se
séparer ?
- l'auto-séparation des deux hémisphères dès l'ouverture du robinet d'air ?
2- Cherche dans le texte les mots qui montrent l'importance de la pression atmosphé-
rique.
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Pour en savoir plus

 ALTIMÈTRE BAROMÉTRIQUE :
L'altimètre est un instrument utilisé en aéronautique pour la mesure des altitudes
par rapport au niveau de la mer. Il repose dans son fonctionnement sur la diminu-
tion de la pression avec l’altitude. En effet, la pression atmosphérique diminue d'un
facteur de 10 environ chaque fois que l'on s'élève de 16 km.

 INFLUENCE DE LA PRESSION ATMOSPHERIQUE SUR LA RESPIRATION ET


L'OUÏE
La diminution de la pression atmosphérique a une influence négative sur la respi-
ration, ce qui oblige les sportifs tunisiens par exemple à exercer plus d'efforts lors
de leurs participations à des compétitions organisées dans des pays dont l'altitude
est supérieure à celle de notre pays, tandis que l'augmentation brusque de la pres-
sion provoque des douleurs au niveau des oreilles. C'est ce que ressentent les
voyageurs à bord d'un avion lors de l'atterrissage.

 LA PRESSION ATMOSPHÉRIQUE ET LE CLIMAT


La détermination de la pression atmosphérique est essentielle pour les prévisions
météorologiques.

 VALEURS RECORDS
1086 hPa est la plus haute valeur de la pression atmosphérique qui a été enregis-
trée le 19 décembre 2001 à Tosontsengel (Mongolie), alors que 870 hPa est la plus
basse valeur qui a été enregistrée le 14 octobre 1970 au large des Philippines,
près du centre du typhon Tip.

Sites et liens Internet utiles :

www:[Link] [Link]/activité.htm
[Link] [Link]/pression
www:[Link] [Link]
www:[Link]/french [Link]
www:[Link]

67
052-081 Ph 7B H 11/02/08 9:25 Page 68

12 L’air et ses constituants

L’air

J'observe et je m'interroge

Je sais que l’air est une matière gazeuse, mais est-ce qu’on le trouve partout dans
la nature ou bien dans des endroits particuliers ?

J'expérimente et je constate

 Je retourne dans l’eau un flacon transparent et vide.


Est-ce que l’eau pénètre dans le flacon ?
Le flacon est-il vraiment vide ?
 J’incline un peu l’orifice du flacon, je remarque que l’eau s’y
introduit et que des bulles en sortent et éclatent en attei-
gnant la surface de l’eau.
Que contiennent les bulles que je vois sortir du flacon et
passer dans l’eau avant de disparaître à la surface libre
du liquide ? Que contient le flacon avant que l’eau n’y
pénètre ?

Je déduis

L’air est un gaz incolore et sans odeur, il nous entoure de tous les côtés et il occupe
tout espace vide.

J'évalue mes acquis

1- Je cite d’autres exemples qui prouvent l’existence de l’air.


2- Qu’est ce qui aide les pilotes à réussir leur atterrissage obligé en utilisant leurs
parachutes ?
3- Je place une croix (x) devant l’affirmation juste :
S’il n’existait pas d’air sur Terre :
 un train roulerait lentement………………………………………………...
 Un hélicoptère ne monterait pas dans l’espace………………………..
 le vent ne soufflerait pas……………………………………………………

68
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L’oxygène et l’air

J'observe et je m'interroge

 Je sais que je respire de l’oxygène, comme je sais aussi,


qu’en absence d’air, je ne peux pas respirer. C’est aussi le
cas d’un scaphandrier. Pour cette raison, ce dernier s’équi-
pe d’une bouteille, dite bouteille d’oxygène, lorsqu’il plonge
aux fonds des mers.
Est-ce que l’air est l’oxygène ? Si c’est le cas, pourquoi n’a-
t-on pas appelé la bouteille d’oxygène bouteille d’air?

J'expérimente et je constate

 Je place, au centre d’un cristallisoir rempli à moitié


d’eau, une bougie (lestée si nécessaire). J’allume la
bougie, puis je la recouvre d’une éprouvette gra-
duée. Je remarque que l’eau monte graduellement à
l’intérieur de l’éprouvette gradué et que la bougie s’é-
teint lorsque le niveau de l’eau atteint une hauteur
égale au cinquième de la hauteur de la colonne d’air
initiale.

 Dans une deuxième expérience je recouvre la bou-


gie d'une éprouvette graduée identique à la premiè-
re mais pleine de dioxygène. Je remarque que la
bougie ne s’éteint que lorsque l’eau atteint la flamme.

Je déduis

 L’oxygène est nécessaire à la combustion de la bougie.


 L’oxygène représente, environ, le cinquième du volume de l’air.
 En plus de l’oxygène, l’air contient d’autres gaz.

69
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Les autres constituants de l’air et leurs proportions

J'observe et je m'interroge

 Quels sont les autres gaz qui constituent l’air et dans quelles proportions les ren-
contre-t-on?
Pour répondre à cette question, je fais une recherche documentaire dans les biblio-
thèques, sur le web, en contactant l’agence nationale de la protection de l’environ-
nement et l’association de la sauvegarde de la nature et de l’environnement, etc.

Je déduis
 L’air dans la nature est un mélange constitué :
- d’oxygène avec un pourcentage de 21% ;
- d’azote avec un pourcentage de 78% ;
- d’autres gaz (dioxyde de carbone, vapeur d’eau et gaz rares comme l’hélium, l’ar-
gon, le néon, etc.) avec un pourcentage de 1%.

J'évalue mes acquis

Je mets une croix (x) dans la case qui correspond à l'affirmation juste:

- le nuage est parmi les constituants de l’air………………………………………


- l’air est constitué essentiellement de dioxygène et de diazote………………..
- l’air est un mélange de trois gaz avec les pourcentages 21%, 78% et 1%..
- l’air est constitué de dioxygène et d’autres gaz avec des pourcentages inégaux.

Résumé

 L’air, dans la nature, est un gaz incolore, inodore et il nous entou-


re de tous les côtés.

 L'air est un mélange homogène de gaz : il contient environ 21 %


d’oxygène, 78 % d’azote et 1 % d'autres gaz.

70
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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1

Je complète les phrases avec les mots qui conviennent : combustion, air, homogè-
ne, azote, dioxyde de carbone, oxygène, néon, odeur.
 L’air est essentiellement un mélange de deux gaz qui sont …………….. et
…………….
 L’air est un mélange gazeux ……………… incolore et sans ……………..
 En plus de l’azote et de l’oxygène, l’air renferme d’autres gaz tels que ………….. ,
…………..… et l’argon.
 La bougie n’utilise pas toute la quantité ………… dans laquelle elle brûle, car
…………….. ne nécessite que le gaz……………..

Exercice n° 2

Je mets une croix (x) devant chaque affirmation juste :


 Dans l’air, le volume d’azote représente environ les deux tiers de celui de l’oxygène.
 L’air est un gaz incolore qui a une odeur………………………………………
 L'air nous entoure et remplit les récipients qui paraissent vides……………..
 L'air est constitué de huit éléments essentiels………………………………….

Exercice n° 3
Sachant qu’un volume de 200 litres d’air renferme 156 litres d’azote et 40 litres
d’oxygène :

1) Je cherche le pourcentage de chaque gaz dans l’air.

2) Je compare chaque pourcentage à ce que je connais.

71
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Exercice n° 4
Deux bouteilles identiques, fermées et ne portant aucune indication contiennent,
l’une de l’azote et l’autre de l’oxygène.
Je propose une méthode expérimentale permettant d’identifier la bouteille qui ren-
ferme l’oxygène.

Exercice n° 5

Parmi les gaz suivants : dioxyde de carbone, dioxygène, néon, monoxyde de car-
bone, hélium, vapeur d’eau, argon :
1) j'indique les gaz qui existent dans l’air.
2) j'indique les gaz dits " gaz rares ".
3) Pourquoi les appelle-t-on "gaz rares" ?

Exercice n° 6

En consultant le document suivant qui donne la composition de 100 litres d’air sec,
je calcule les pourcentages de chacun de ses constituants.

Les constituants Le volume

azote 87.90 L

oxygène 20.95 L

argon 0.69 L

dioxyde de carbone 30 mL

néon 15 mL

hélium 15 mL

krypton 15 mL

xénon 0.4 mL

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J’exploite un document

L'expérience ci-dessous permit à Lavoisier de comprendre que l'air est un mélange


de gaz.

1- Lavoisier fait bouillir 122 g de mer- 2- La surface libre du mercure se recouvre


cure dans une cornue qui commu- d'une couche rouge (c'est de l'oxyde de mer-
nique avec une cloche renfermant cure). A partir du cinquième jour, sous la clo-
0,8 L d'air che, le volume de gaz et la quantité d’oxyde
de mercure restent inchangés. Lavoisier lais-
se l’expérience se dérouler une autre semai-
ne et le douzième jour, il constate que le
volume d'air a diminué de 0,14 L.

3- Le gaz, de volume 0,66 L, qui 4- Lavoisier émet alors une hypothèse : le


reste sous la cloche, éteint la flamme gaz qui manquait sous la cloche s'est combi-
d'une bougie: c'est l’azote (appelé à né au mercure pour donner de l'oxyde de
l'époque air nitreux). mercure rouge.
Il récupère ce dernier et le place dans la cor-
nue chauffée modérément qu'il relie à nou-
veau avec le ballon qui contient l’azote.

73
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5- Il constate alors que l'oxyde de 6- La flamme d'une bougie est avivée quand
mercure disparaît et que le volume on la place sous la cloche. C'est donc 0,14 L
de gaz revient à sa valeur de départ de ce gaz qui avait disparu auparavant qui
(0,8 L). permettent cela. Ce gaz est de l’oxygène
(appelé air vital).
Conclusion de Lavoisier : L'air est un mélange de gaz composé de 80 % d’azote et
de 20% d’oxygène.

Question
Est-ce que j'ai compris cette expérience ? Pour le savoir je remplis le texte suivant :

Pour déterminer la composition de l’air, Lavoisier fit l’expérience suivante : il fait


…………122 g de mercure dans une cornue reliée à une cloche remplie de 1litre
d’…………… Il recueille et pèse l’oxyde de ……….…. formé en surface (2,8 g) et
mesure le volume d’ " air " restant sous la cloche (0,8 litre). Dans cet " air ", une bou-
gie s’éteint. Ce gaz est donc de ………….….. Le gaz manquant s’est donc lié
au …………..
Lavoisier chauffe les 2,8 g d’oxyde de mercure et recueille sous sa cloche un volume
de ……d’un gaz qui attise la flamme d’une bougie : c’est du ………….. L’air est donc
un ……………… de gaz dont la composition est la suivante : 1/5 de ……………. et
4/5 de …………..

Sites et liens Internet utiles :

[Link] [Link]/BIRA-IASB/project éducatif/


http//[Link]/pollution/air [Link]
[Link] [Link]/Eureka/
[Link]/coin/ [Link]/science
w[Link] [Link]

74
052-081 Ph 7B H 11/02/08 9:25 Page 75

13 Pollution de l’air : causes et dangers

La pollution et la vie

J'observe et je m'interroge
 Certaines personnes sont atteintes de troubles respiratoires et toussent dès qu’el-
les se trouvent à proximité d’un fumeur ou de l’échappement d’une voiture dont le
moteur est en marche.
 Dans des cités proches des zones industrielles, on remarque géné-
ralement une difficulté de croissance des plantes et des arbres.
On remarque aussi, dans certaines grandes villes où il y a un flux
très important de voitures, que les façades des bâtiments sont
sales, voire recouvertes d’une couche noire et que les toits de
certains monuments sont dégradés. Dans de telles villes, certai-
nes personnes recourent au port du masque couvrant le nez et
la bouche.
Comment j'explique ces phénomènes observés ?

J'expérimente et je constate

 A l’extrémité d’un tuyau d’échappement d’une voiture, je


place une bouteille en plastique ouverte des deux côtés et
dans laquelle est introduit du coton, comme l’indique la figu-
re ci-contre. Après deux minutes de fonctionnement du coton
moteur, je remarque que le coton devient noir.
 Je répète l’expérience en utilisant deux bouteilles :
- l’une contenant un peu d’eau de chaux ;
- l’autre une solution de permanganate de potassium de
couleur violette.
Je remarque :
* que l’eau de chaux devient trouble, ce qui prouve la for-
mation de dioxyde de carbone ;
* que la solution de permanganate de potassium devient incolore, ce qui indique la
formation de dioxyde de soufre.
 Je place simultanément deux bougies allumées, l’une à l’intérieur d’une éprouvet-
te contenant de l’air mélangé avec les gaz d’échappement d’une voiture, l’autre à
l’intérieur d’une éprouvette identique à la précédente mais ne contenant que de l’air
naturel.
Je remarque que : la première bougie s’éteint plus rapidement que la deuxième.

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mèche de soufre
 Dans une assiette, je mets des fleurs fraîches à côté allumée
d’une mèche de soufre allumée et je recouvre le tout
avec une cloche en verre. Je constate que les fleurs
se fanent et que leurs couleurs changent rapidement.
Quelle en est la cause ?

Je cherche d’autres polluants


Je fais une recherche documentaire à propos d’autres agents polluants, principa-
lement ceux qui proviennent de quelques activités humaines et dont le dégagement
dans l’atmosphère présente des dangers pour la santé et cause un déséquilibre du
système vital d’une façon générale.

Je déduis
 L’air sain est l’air naturel dont la composition n’est pas modifiée suite à des activi-
tés humaines ou à des phénomènes naturels.
 L’air pollué est l’air naturel dont la composition a changé suite à l’introduction de
matières qui gênent la respiration et perturbent ses fonctions.
 La pollution provoque des difficultés respiratoires, la toux et une aggravation des
maladies respiratoires (exemple : l’asthme).
 Le développement de l'industrie et des moyens de transport provoque une aug-
mentation de dégagement de fumées et de gaz nocifs dans l'atmosphère comme
le dioxyde de soufre, le carbone, le monoxyde de carbone, le dioxyde d'azote, le
monoxyde d’azote, les hydrocarbonates, etc.
 La fabrication de la plupart des articles domestiques entraîne la libération de sub-
stances chimiques toxiques dans l’atmosphère. C’est le cas notamment de la fabri-
cation d’objets en matières plastiques.

Remarque :
Il est impropre d’utiliser le mot "air pur" pour désigner l’"air sain". L’air est un mélan-
ge homogène de plusieurs gaz et non pas un corps pur.

J'évalue mes acquis

 Je cite quelques exemples de moyens de transport qui ne causent pas de pollution.


Pourquoi certaines espèces de fleurs ne poussent-elles pas dans les jardins pro-
ches des zones industrielles ?

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La pollution et le climat

J'observe et je m'interroge

J’observe les deux représentations graphiques suivantes :

 Le graphe de gauche et le graphe de droite donnent, respectivement, la variation,


au cours du temps, de la température ( θ) sur la surface de la Terre et au niveau
de la mer.
Je remarque que, dans les deux cas, la valeur moyenne de la température à la
surface de la Terre et au niveau de la mer est en augmentation continue.
 Comment expliquer ce phénomène ?
 Ya-t-il d’autres changements des propriétés du climat ?

Je cherche et je m’assure
Je fais une recherche documentaire concernant le sujet (les conséquences de la
pollution de l’air sur le climat) en recourant à différentes sources : livres, magazi-
nes, sites Web (Internet), etc.

Je déduis
 La pollution de l’air a pour conséquence l’effet de serre. Celui-ci entraîne des chan-
gements climatiques négatifs, parmi lesquels l'élévation continue de la températu-
re à la surface de la Terre et la montée du niveau de la mer.
 Les polluants dispersés dans l'atmosphère réagissent avec l'eau pour donner des
acides que l'on retrouve dans les pluies. Ces pluies acides sont considérées
comme responsables de la dégradation des pierres des bâtiments (églises, sta-
tues, etc.), du dépérissement des forêts et de la disparition de certaines variétés
de poissons (les eaux des lacs devenant trop acides).

J'évalue mes acquis


Quel est le gaz qui cause l’effet de serre ?
Ce gaz est-il polluant ? Je justifie ma réponse.
77
052-081 Ph 7B H 11/02/08 9:25 Page 78

Conclusion

 L’air pollué est un danger pour tous les êtres vivants et il a des effets
négatifs sur le climat.
 L'effet de serre est un phénomène naturel qui permet de maintenir une
température moyenne favorable à la vie sur Terre (environ 15°C).
L'accentuation de cet effet de serre, suite à l'accumulation des gaz pol-
luants dans l'atmosphère, provoque une élévation des températures
sur la Terre, ce qui laisse craindre
des modifications climatiques
(désertification de certaines
régions, fonte des glaces, montée
du niveau de la mer, etc.).
Tous les agents polluants résul-
tent des activités humaines non
contrôlées.
Parmi les polluants les plus dangereux on cite :

Matières polluantes Origines Causes Dangers


Monoxyde de carbone Combustions Asphyxie
Combustion
industrielles et
du charbon,
domestiques
Le carbone et d’autres du benzine,
matières solides en Echappement du mazout,
Pneumologie
suspension du butane,
des voitures et Cancer du
etc.
des camions poumon
Combustions
Augmentation
Oxyde d’azote industrielles et
de l’allergie de
domestiques Combustion
l’appareil respi-
du charbon,
ratoire
Echappement du fuel et du
Dioxyde de soufre des moyens de mazout
Toux et gêne
transport avec
respiratoire
moteur diesel
Gaz dégagés par Combustion
les échappements
de l’essence
des voitures. Irritation et
et du mazout
Les hydrocarbonates gêne respira-
Usines de raffina- toire
ge de pétrole et Evaporation
stations d’essence du fuel

78
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14 La lutte contre la pollution de l’air

L’air est indispensable à la vie sur Terre, et tout changement de sa composition influe
négativement sur le bien-être humain et menace l’équilibre naturel de notre planète.
Il est donc nécessaire de préserver notre environnement naturel.
- Comment peut-on limiter la pollution de l’air ?
- Comment nous en convaincre les uns les autres ?

J'observe et je m'interroge

- On trouve dans plusieurs stations de dis-


tribution d’essence une plaque sur
laquelle est écrit ‘‘sans plomb’’ .Que
signifie cette expression ?
- Dans certaines villes industrielles
d’Europe, il est interdit d’utiliser les moyens de transport durant les jours fériés. Quel
en est le but ?
- Les pays industrialisés se sont engagés à œuvrer pour diminuer leurs diffusions de
polluants dans l’air à raison de 5% entre 2008 et 2012. Quel est le but de cet enga-
gement ?

J'expérimente et je constate

Je place deux bouteilles en matière plastique contenant chacu-


ne du coton, l’une à la sortie du tube d’échappement d’une voi-
ture muni d’un pot catalytique et l’autre à la sortie du tube d’é-
chappement d’une autre voiture dépourvu de pot catalytique.
J’actionne les moteurs des deux voitures et après une même
coton
durée (deux minutes par exemple), j’analyse les résidus sur le
coton. Je constate que les polluants dégagés par la première
voiture sont moins importants que ceux dégagés par la deuxiè-
me voiture.

Je déduis

Nous pouvons limiter la pollution de l’air due au dégagement de gaz et de matière


solide provenant des moyens de transport, en installant des filtres spéciaux au
niveau de leurs échappements.

79
052-081 Ph 7B H 11/02/08 9:25 Page 80

Je cherche et je m’informe
Je procède à une recherche sur terrain dans une zone industrielle, si possible, et
à une recherche documentaire sur la pollution de l’air et sur les moyens (à court
terme et à long terme) pour réduire cette pollution.

Je déduis
Pour réduire la pollution de l’air due à l’utilisation des moyens de transport et aux
activités industrielles, il faut faire fonctionner les moteurs avec des carburants plus
propres tout en utilisant des pots catalytiques efficaces et investir dans la transfor-
mation des déchets de l’industrie en produits non polluants.
La situation actuelle est alarmante. Ne faut-il pas chercher à remplacer l’énergie à
base de carburant par une énergie propre (non polluante) ?

J'évalue mes acquis


J’explique comment on peut réduire la pollution de l’air :
 en plaçant des pots catalytiques au niveau des échappements des voitures ?
 en utilisant, pour le fonctionnement des moteurs, des carburants sans plomb ?
 en roulant moins vite.

Résumé

 Pour préserver la vie et l’équilibre de l’environnement sur Terre, il est inpé-


ratif de limiter la pollution de l’air.
 La réduction de la pollution de l’air est possible par :
- l’utilisation de carburants relativement propres (essence sans plomb, et
carburant contenant le minimum de soufre) ;
- la fixation de pots catalytiques aux échappements des moyens de
transport ;
- l’installation de filtres dans les cheminées des usines et celles des loge-
ments ;
- le traitement des déchets industriels avant de s’en débarrasser en les
déversant dans l’environnement ;
- la limitation des évacuations des déchets dans l’atmosphère ;
- l’utilisation de moyens de transport de manière rationnelle (limitation de
vitesse, utilisation des moyens de transport publics, utilisation de voitures
à moteurs électriques, etc.) ;
- le recours aux énergies renouvelables ;
- etc.

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Pour en savoir plus

La pollution de l' air est, comme les autres pollutions , une atteinte à la " pureté "
de l'air et à l'intégrité du fonctionnement de l'atmosphère , qui est par ailleurs un des
principaux agents du climat. Plus précisément, la pollution atmosphérique correspond
à la présence dans l'atmosphère d'une ou de plusieurs substances ou particules, à
des concentrations données et durant des temps suffisants pour créer un effet toxique
ou écotoxique.

Comment atténuer la pollution ?


Le taux de pollution atmosphérique est surveillé chaque jour grâce à différents
capteurs.
Actuellement, pour limiter la pollution, on utilise des sources d'énergie moins polluan-
tes (essence sans plomb, électricité, capteurs solaires, combustibles sans soufre ...).
En termes de transport, les véhicules sont de plus en plus équipés de pots cataly-
tiques qui transforment les gaz nocifs d'échappement en gaz moins dangereux.
Des efforts sont également demandés à la population comme par exemple, de privi-
légier les transports en commun ou d'organiser les trajets en "co-voiturage".

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15 La couche d'ozone

J'observe et je m'interroge

- Parmi les polluants les plus dangereux sur le globe terrestre, on cite le gaz ozone.
Pourquoi alors s’inquiéter de la diminution de ce gaz (ozone) dans l’atmosphère ?
- Qu’est-ce que la couche d’ozone et quel est son rapport avec les rayons ultraviolets
provenant du soleil ? Pourquoi toute cette moibilisation pour protéger cette couche ?
- Pourquoi les gens craignent-ils les régions situées dans les zones proches du pôle Nord ?

Je cherche et je m’assure
couche d’ozone
Je lis le texte suivant:
L’ozone est un gaz odorant qui a été découvert à la
fin du XIX ème siècle.
Le mot « ozone » est d’origine grec dérivé du mot
«Ozein» qui signifie «exalter une odeur». L’ozone se
forme naturellement suite à la transformation de
l’oxygène de l’air à une haute altitude de l’atmosphè-
re sous l’action des rayons solaires, ce qui crée une
couche se trouvant à une altitude variant de 15 km à 40 km au-dessus du sol. Sa
concentration est maximale à une altitude de 25 km.
L’ozone se forme essentiellement dans les zones équatoriales. Il se répand, ensuite,
dans toutes les zones jusqu’à atteindre les deux pôles, où il s’accumule généralement
à une concentration relativement élevée.
La couche d’ozone joue un rôle capital en protégeant les vivants sur Terre des rayons
ultraviolets nocifs provenant du soleil.
Dans les années 1970, des chercheurs ont remarqué un manque anormal de gaz
ozone (dans les zones du pôle Sud). Quelque temps plus tard, et suite à l’utilisation
de nouvelles technologies d’observation, ils se sont aperçus que la cause était l’exis-
tence d’un grand trou dans la couche d’ozone. Après quoi, les chercheurs se sont
penchés sur l’étude de la couche d’ozone et des problèmes qu’elle engendre.
En 1985 et suite à une simple évaluation, depuis le mois de janvier jusqu’au mois de
mars, du taux d’ozone existant au-dessus des zones équatoriales de l’hémisphère
nord et les zones polaires, les chercheurs ont prouvé une dégradation continue de la
couche d’ozone, attaquée par des gaz provenant des activités industrielles et autres.

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chaps15-19 82-104 Ph 7B 11/02/08 9:33 Page 83

Rayons
ultraviolets

Couche
d’ozone

Trou dans la
couche d’o-
zone
Décroissance de la quantité d’ozo-
ne dans l’atmosphère

Photo de la couche d’ozone prise par satellite Représentation graphique d’un trou d’ozone
le 1er octobre 1994 au-dessus du pôle Nord existant au-dessus du pôle Nord
Pour limiter cette dégradation, il a été signé à Montréal, au Canada, un premier
accord en vue de diminuer l’utilisation du chlore, du fluore et des carbonates (CFC).
Ultérieurement, en 1992, le développement de la recherche scientifique et la prise de
conscience du degré de danger qu’engendre la dégradation de la couche d’ozone ont
conduit à un accord sur le contrôle de la production industrielle des carbures halogé-
nés et ce, jusqu’à la fin 2030.
Ces initiatives laissent prévoir qu’en l’année 2050, le taux naturel d'ozone serait rétabli.

Questions

1. De quoi se compose la couche d’ozone ?


2. Où se trouve cette couche et quelle est sa fonction pour l’être humain ?
3. Quels sont les facteurs physiques qui ont favorisé la formation de cette couche d’ozone ?
4. Quelles sont les causes de sa dégradation ? Quel en sont les conséquences ?
5. Quelles sont les décisions prises pour le rétablissement de la couche d’ozone ?
6. Quel est le degré d’efficacité de ces démarches ?

Résumé

 La couche d’ozone est l’une des couches supérieures de l’atmosphère.


 La couche d’ozone protège la Terre des effets nocifs des rayons ultraviolets.
 Les émissions de gaz provoquées par les diverses activités de l’homme,
provoquent la dégradation de la couche d’ozone.
 Pour préserver la couche d’ozone, il faudrait réglementer les différentes activités
humaines et particulièrement les activités industrielles.

83
chaps15-19 82-104 Ph 7B 11/02/08 9:33 Page 84

J’evalue mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1

1) Parmi les exemples suivants, identifie les matières polluantes de l’air :


carbone, Ozone, oxygène, dioxyde de carbone, hydrocarbonates, azote.
2) Pour chacune des matières polluantes, cite une de ses origines et un danger
qu’elle peut engendrer.

Exercice n° 2
Sur ton cahier d’exercices, recopie les deux listes d’expressions suivantes et relie par
des flèches les polluants de l’air à leurs sources.

Polluants Sources
dioxyde de soufre appareils de chauffage
oxyde d’azote générateurs électriques
plomb industrie
monoxyde de plomb voitures

Exercice n° 3

1) Cite, au moins, trois produits de la combustion de l’essence éjectés au cours du


fonctionnement du moteur d’une voiture.
2) Précise, parmi ces corps, celui qui nous oblige à ne pas faire fonctionner le moteur
de la voiture à l’intérieur d’un garage fermé.

Exercice n° 4
1) Cite deux exemples de machines dont l’utilisation conduit à la pollution de l’air par
le dioxyde de soufre.
2) En quelle saison, la pollution de l’air avec le dioxyde de soufre est-elle la plus éle-
vée ? Justifie ta réponse.

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Exercice n° 5

Le tableau suivant montre les variations des concentrations en dioxyde d’azote déga-
gé dans deux villes aux fil des années, le nombre d’usines et leur activité dans cha-
cune des villes n’ayant pas changé.

Année 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94
Ville 1 20 22 21 25 27 24 28 35 34 38 38 45
Ville 2 48 52 42 31 32 24 26 23 22 20 19 15

1) D’après ce tableau, peut-on dire que les usines ont engendré la pollution de l’air
atmosphérique aux alentours des deux villes?
2) Identifie par son numéro la ville qui a œuvré à limiter la pollution. Justifie ta réponse.
3) Propose aux propriétaires d’usines une méthode pour limiter la pollution.

J’exploite un document

Le phénomène de réchauffement naturel

Si la Terre n’avait pas une enveloppe atmosphérique qui conserve la chaleur, elle
serait trop froide et invivable. Le dioxyde de carbone et d’autres gaz contenus dans
la couche atmosphérique absorbent une partie des rayons solaires et les transfèrent
par chaleur à l’air appartenant aux couches atmosphériques les plus basses (voisines
de la surface de la Terre). C’est l’effet de serre (le phénomène de réchauffement).
A cause de l’activité humaine, la production du dioxyde de carbone est en croissan-
ce continue. Ce qui provoque un accroissement de l’effet de serre engendrant des
troubles climatiques divers de plus en plus accentués avec le temps. Les tempêtes,
les sécheresses, les inondations, la montée du niveau de la mer suite à la diminution
de l’épaisseur des neiges aux deux pôles, en sont des exemples.
Devant ces changements climatiques
causés par la pollution il faut trouver des
solutions efficaces. C'est pourquoi, le 11
décembre 1997, 159 pays se sont réunis
à Kyoto en vue de prendre des décisions
qui conduisent à la limitation de la pro-
duction de gaz accentuant l’effet de serre. L’enveloppe
atmosphérique terrestre
Les pays industriels se sont alors enga-
gés à réduire le taux de production de ces
gaz de 5% entre 2008 et 2012.

85
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Questions
1- Qu’est-ce qui prouve dans le texte que le dioxyde de carbone est un gaz non pol-
luant ?
2- Que cause l’excès de production de ce gaz dans l’atmosphère ?
3- Relève ce qui montre dans le texte que, partout dans le monde, les gens sont pré-
occupés par les problèmes engendrés par l’augmentation de l’effet de serre sur terre ?

J'expérimente et j'observe

Etouffement d’une bougie par le dioxyde de carbone

 Je mets une bougie allumée dans un verre vide.


 Je remplis à moitié le verre par du vinaigre que je
pulvérise de poudre de craie (le mélange de vinaigre
et de craie donne naissance au dioxyde de carbone).
J’observe l’extinction de la bougie.

Adresses de sites à consulter:

[Link] http//[Link]/pollution/air
[Link] [Link]/coin/
[Link] [Link]/Eureka
[Link] [Link]/science

86
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LE VOLUME ET LA MASSE
16
Le volume

17
La masse

Récipients de capacités bien déterminées Récipients de diffèrents volumes

Document représentant l’utilisation de la balance à


Exemples de balances
l'époque des Pharaons

• Que signifie le volume ? Que signifie la masse ?


• Quelle est la relation entre la quantité de matière et le volume ?
• Qu’est-ce qu’une balance ?

87
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16 LE VOLUME

Définition du volume

J'observe et je m'interroge

Je regarde autour de moi et je m'interroge : qu'est ce qui fait que mon oeil distingue
des objets par la taille ; quelques-uns sont petits d'autres sont grands en plus de la
possibilité de les distinguer par la couleur et par la forme?

J'exprimente et je constate

• Je place un becher vide dans un cristallisoir ne contenant aucun liquide.


• Je me procure un flacon de dimensions telles que l'on puisse l'immerger totalement
dans le becher.
• Je remplis entièrement le becher d'eau
• J'introduis le flacon fermé dans le becher.
• Je note ce que j'observe.
• Je sors le flacon, je l'ouvre et j'y verse la quantité d'eau déversée dans le cristallisoir.

Je déduis

• Tout corps matériel occupe une portion de l'espace.


Le volume d'un corps est une grandeur qui caractérise l'espace occupé par ce corps.
On le note par V.

Le volume est une grandeur mesurable

J'observe et je m'interroge

• Que signifie la graduation marquée sur un biberon? Qu'indiquent les chif-


fres qu'on lit sur le biberon ?

88
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• Lors de sa tournée, un agent de la SONEDE relève


sur le compteur une valeur numérique indiquée en m3.
- Que mesure le compteur ?
- Que signifient les chiffres relevés ?
• On lit sur les étiquettes de certaines bouteilles, de
certaines boîtes ou de certains récipients des indica-
tions telles que: 1 L ; 50 cL ; 75 cL ; 1,5 L, etc. Que
signifient ces écritures ?
• Quand on désire acheter une petite quantité de par-
fum, dis pourquoi le vendeur recourt-il à la détermier à
l'aide d'une éprouvette?

J'expérimente et je constate

Je prends un flacon, sur lequel il est marqué 20 mL (par exemple), je le remplis com-
plètement d'eau et je verse son contenu dans une éprouvette graduée. Je lis la valeur
au niveau de la surface libre de l'eau et je compare avec la valeur 20 mL.

Je déduis

• Le volume d'un corps est une grandeur mesurable.


• Les unités de mesure les plus utilisées sont:
+ Le mètre cube, de symbole m 3 ;
+ Le centimètre cube, de symbole cm 3 ;
+ Le litre ( pour les liquides et les gaz généralement), de symbole L ;
+ Le centilitre, de symbole cL ;
+ Le millilitre, de symbole mL.
• L'éprouvette graduée est utilisée au laboratoire pour mesurer le volume des liquides.
• La capacité d'un récipient est le volume de la quantité maximale de matière (liquide
ou en poudre) qu'il peut contenir.
1m3 = 1000 L
1L = 100 cL
1L = 1000 mL
1cm3 = 1 mL

89
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J'expérimente et je constate

1L
- Je remplis une bouteille de capacité 1L
avec de l'eau colorée (du sulfate de cui-
vre par exemple) puis je verse tout son
1L
contenu dans un récipient de forme 1dm3 1dm3

cubique d'arête mesurant 1dm (donc de


capacité 1dm3).
- Je note ce que j'observe.

Je déduis

1L = 1dm 3.

J'évalue mes acquis

Sur une bouteille de soda est marquée la valeur 33cL


Que signifie cette valeur numérique et quel est son équivalent en cm 3?

Mesure d'un volume de liquide avec une éprouvette graduée

J'expérimente et j’observe

• Pour m'exercer à mesurer les volumes des liquides avec


une éprouvette graduée, je me propose d'obtenir une quanti-
té d'eau de 47mL.
• Pour avoir ce volume je verse le liquide dans une éprouvet-
te graduée de capacité 100 mL jusqu'à la grduation 47.
• Je remarque que la surface libre du liquide est légèrement incurvée formant un
ménisque. Laquelle des deux positions de l'œil permet de lire correctement le volu-
me du liquide sachant que l'œil doit être placé au niveau de la surface libre de l'eau
en visant la base du ménisque ?
• Je refais la même expérience en utilisant une éprouvette graduée de capacité 250
mL ensuite une autre de capacité 50 mL.
• Je compare les trois mesures et je conclus quant à la mesure la plus aisée et la
plus précise.

90
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Je déduis

• La mesure du volume d'un liquide mis dans une éprouvette graduée se fait par la
détermination de la valeur de la graduation en face de la surface libre du liquide au
niveau de la base du ménisque.
•Pour effectuer une mesure aisée et précise d'un volume V donné d'un liquide, il est
recommandé d'utiliser parmi les éprouvettes disponibles celle qui a une capacité V'
immédiatement supérieure à V.

J'évalue mes acquis

• Pourquoi gradue-t-on une seringue ?


• Un médecin a prescrit à son patient un médicament dosé à 1mL pour injection intra-
musculaire.
L'infirmier dispose de trois types de seringue :
* le 1ère type de capacité 2 mL
* le 2ème type de capacité 5 mL
* le 3ème type de capacité 10 mL
Laquelle de ces trois capacités de seringue doit-il choisir?

Mesure des volumes des solides

J'observe et je m'interroge

Le volume d'un solide de forme géométrique simple (cube, cylindre,etc.) peut être
déterminé en mesurant ses dimensions (longueur, largeur, rayon, etc.) puis en aplli-
quant une règle de calcul mathématique appropriée.
Que faire si le corps n'a pas une forme simple?

J'expérimente et je constate

• Je me procure un morceau de pâte à modeler auquel je donne la forme d'un cube


d'arête a = 2cm. En appliquant la formule V = a 3, je détermine le volume V de ce corps ;
soit V = 8 cm3 ;
• Dans une éprouvette graduée de capacité 50mL, je verse
un volume V1 = 30 mL d'eau (par exemple) puis je fais glis-
V1 V2
ser, avec précaution, le corps dans l'éprouvette ;
• je mesure le volume V2 occupé par tout le contenu de l'é-
prouvette ; il est indiqué par le ménisque de l'eau ;

91
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• j'exploite les lectures réalisées pour déterminer le volu-


me V du corps et je compare avec la valeur 8 cm3 trouvée V’2

précédemment; V’1

• je sors de l'éprouvette le corps en pâte à modeler, je


change sa forme puis je refais la même expérience. Je
détermine le volume V' que je compare à V ;
• je refais la même expérience après avoir divisé le mor-
ceau de pâte à modeler en plusieurs portions. Je mesure
le volume V'' de l'ensemble des portions et je compare V'' V”2
à chacun des volumes V et V'.
V”1

Je déduis

♦ Il est possible de déterminer le volume V d'un solide par déplacement du ménisque


d'un liquide contenu dans une éprouvette graduée, convenablement choisie, suite à
l'immersion totale du solide dans le liquide. Avant immersion du solide, la graduation
à laquelle est situé le ménisque est V 1 , après immersion elle est V 2 : V= V2- V1.
♦ Le volume d'un solide ne change pas si on le déforme ou on le divise en portions.
Remarque : V’ = V’ 2 - V’1 = V”2 - V” 1 d’où V = V’ = V”
Pour déterminer le volume d'un corps solide de forme quelconque, le liquide doit être
choisi de sorte que le solide ne s'y dissolve pas et ne réagisse pas avec le liquide.

J'évalue mes acquis

• Si je dispose de deux éprouvettes graduées, l'une de capacité 25 mL et l'autre de


capacité 50 mL et si je veux mesurer le volume d'une cuillère à café, laquelle des
deux éprouvettes dois -je choisir pour obtenir le résultat le plus précis?
• Quel est le volume de la cuillère sachant que le niveau d'eau, dans l'éprouvette de
capacité 25 mL, graduée au dixième de mL, s'est déplacé de la graduation 22,4 à la
graduation 23,1?

92
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17 La masse

Définition de la masse

• Le commerçant affiche le prix de "quantités" de marchandise exprimées en kilo-


gramme et il sert ses clients en utilisant une balance. Que signifie le mot kilogramme ?

• Que signifient les deux indications portées par sur la plaque signalétique de la
remorque d'une voiture : poids à vide = 3380 kg et charge = 3320 kg ?

• Que signifie l'indication 3,5t placée sur le panneau ci-contre ?

• Dans certains programmes télévisés se rapportant à la prépa-


ration de certains gâteaux, le chef patissier indique les ingré-
dients en gramme. Quelle relation y a-t-il entre le gramme et le
kilogramme ?

J'exprimente et je constate

Je me procure deux billes de même volume mais de matiè- bille en aluminium bille en fer
res différentes, l'une en fer et l'autre en aluminium.
• Je pose les deux billes, chacune sur un plateau d'une
balance de Roberval. J'observe un déséquilibre de la bille en fer bille en fer
balance ; son aiguille est déviée du côté de la bille en fer.
Quelle en est la cause ?
• Je remplace la bille d'aluminium avec une autre bille en fer de moindre volume. Je
note mes observations et je cherche une explication.
• J'actionne une balance électronique, je procède à
bille en fer

son étalonnage (je dois voir s'afficher le zéro), je


pose ensuite la bille en fer et je note la valeur affi-
000 g 105 g
chée à l'écran de l'appareil.

93
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• Je réalise les mêmes étapes de l'expérience pré- bille en aluminium

cédente, en remplaçant la bille en fer par la bille en


aluminium, ensuite par la petite bille en fer. Je note
ce que j'observe ; je compare entre eux les résultats 000 g 037g

obtenus et je m'assure qu'ils sont en adéquation


avec ceux observés au cours des deux expériences
précédentes.

Je déduis

• Outre son volume, toute quantité de matière se caractérise par une grandeur phy-
sique appelée masse, notée m ou M.
• La masse d'un corps dépend de son volume et de la nature de sa matière.
• La masse est une grandeur physique mesurable qui s'exprime dans le Système
International d'unités (SI) en kilogramme de symbole (kg) :
• La tonne (t) est un multiple du kilogramme (kg) : 1t = 1 000 kg.
• Le gramme (g) et le milligramme (mg) sont des sous-multiples du kilogramme :
1 kg = 1 000 g ; 1 kg = 1 000 000 mg.
• La balance est l'instrument de mesure de la masse.

J'évalue mes acquis

j'utilise la balance de Roberval pour mesurer la masse de chacune des trois billes uti-
lisées précédemment.

Balance de Reberval

94
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Mesure de la masse d'une quantité de matière liquide ou solide non compacte

J'observe et je m'interroge

• Au marché de vente en gros, les fruits sont vendus emballés dans des caisses. On
utilise fréquemment les termes "tare" et "net" chaque fois que la marchandise est pla-
cée avec son emballage sur une balance.
• Lors de la mesure de la masse des fruits choisis par le client, le commerçant met,
sur l'un des plateaux de la balance de Roberval la marchandise et sur le deuxième
plateau, des masses marquées équivalentes. Expliquer.
Comment procèdera-il si sa balance est électronique ?

J'expérimente et je constate

Expérience 1 :
Pour mesurer la masse m d'un liquide (jus de fruit par exemple) par une balance
électronique je suis les étapes suivantes :
• je pose un récipient vide sur le plateau de la
balance après l'avoir étalonnée (après avoir
réglé le zéro);
- je note la valeur m1 affichée sur l'écran de 35.0 g 98.3 g
l'appareil ;
• je verse le liquide dans le récipient, je le
remets sur le plateau de la balance et je note la valeur de la masse totale m2 (celle
du liquide et du récipient ensemble) ;
• je détermine la masse du liquide m à partir de m1et m2.
REMARQUE
On peut lire directement la valeur de la masse m sur l'écran de la balance électro-
nique en appuyant sur le bouton "soustraction" après avoir mis le récipient vide sur la
balance.
Expérience 2 :
Pour déterminer la masse d'un litre d'eau, on utilise une
balance dont la portée est supérieure à un kilogramme et on
procède comme précédemment :
• je place sur la balance électronique une fiole jaugée de 1L
et j'appuie sur le bouton "soustraction" (remise à zéro) ;
- je remplis la fiole d'eau distillée jusqu'au trait de jauge et je 0000 g 1000 g
note la valeur numérique affichée sur l'écran de la balance.
• je fais de même avec l'eau de robinet, et je compare les
résultats obtenus.

95
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Je déduis

• Pour déterminer la masse d'un solide non compact ou d'un liquide, on doit procé-
der à une double "pesée" :
♦ la première "pesée" sert à déterminer la masse m 1 du récipient vide ;
♦ la deuxième, sert à déterminer la masse m 2 de l'ensemble {récipient + solide non
compact ou liquide} :
m = m 2-m1
• Dans les conditions de l'expérience, la masse d'un litre d'eau pure est égale à un
kilogramme.

J'évalue mes acquis

J'ai décidé d'aider ma mère à préparer un gâteau. Elle m'a chargé de peser, moyen-
nant une balance électronique, 600g de farine.
Après avoir mis un récipient vide approprié sur la balance, j'ai lu sur son afficheur la
valeur 174g. Comment dois-je enchainer pour remplir la tâche qui m'est accordée ?

Résumé

• Le volume d'un corps est une grandeur qui caractérise l'espace occupé par ce
corps.
• La masse d'un corps est une grandeur physique qui caractérise la quantité de
matière qu'il contient.
• Le volume et la masse sont des grandeurs physiques mesurables.
• A la température 4°C, la masse d'un litre d'eau pure est égale à un kilogram me.
• L'eprouvette graduée est utilisée pour mesurer les volumes des liquides et de
certains corps solides.
• Le volume d'un corps solide ne change pas suite à sa déformation ou à sa divi-
sion en plusieurs portions.

96
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J’évalue mes acquis

Je m'exerce

Exercice n° 1

Mets une croix (X) dans la case qui correspond à l'affirmation correcte :
Le centimètre cube (cm 3) est une unité de mesure des volumes………..............
On peut verser 1200 cm 3 d'eau dans un récipient de capacité un litre………..........
1000 mL est égal à un litre. ……………………………………………………............
Le millilitre (mL) est une unité de mesure de la masse. ………………...................
Le volume d'une balle de ping-pong peut être déterminé en utilisant une
éprouvette graduée remplie d'eau. ………………………………………………..........
Le volume d'un morceau de sucre peut être déterminé à l'aide d'une éprouvette
graduée remplie d'eau…………………………………………….........................

Exercice n° 2
A quoi sert un compte-gouttes ?
Parmi les équipements de la cuisine, on peut remarquer l'existance d'un verre en
plastique transparent et gradué. A quoi sert-il ?
Peut-on considérer un compte-gouttes et un doseur comme des appareils de mesu-
re des volumes ?

Exercice n° 3
Un groupe d'élèves a réalisé l'expérience schéma-
tisée par la figure ci-contre.
1- Quelle est la masse de l'éprouvette graduée
vide ?
2- Quelle est la masse du liquide ? Quel est son
volume ?
3- Détermine la masse d'un millilitre de ce liquide.

97
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Exercice n° 4
On dispose d'une éprouvette graduée de 100mL.
On verse dans l'éprouvette un liquide jusqu'à la 33ème graduation. Sachant que l'é-
prouvette comporte 50 graduations, quel est le volume du liquide versé ?

Exercice n° 5

Tu dispose d'un flacon de lait, d'une balance électronique et d'une éprouvette gra-
duée de capacité 100mL. Propose une méthode pratique pour mesurer la masse de
240mL de lait.

Exercice n° 6

1- On a placé un récipient vide sur l'un des plateaux d'une balance de Roberval, l'é-
quilibre est alors rompu. Pour le rétablir on a dû placer, sur le deuxième plateau, des
masses marquées de 50 g, 20 g, 10 g et 2 g.
Détermine la masse du récipient.
2- Dans le récipient, on a versé une certaine quantité d'huile, l'équilibre est de nou-
veau rompu. Pour le rétablir, on a posé sur le plateau des masses marquées de 200g,
100g, 1g.
Cherche la masse du liquide.

Exercice n° 7
A l'aide d'une balance de Roberval on a réalisé les deux
équilibres schématisés par la figure ci-contre billes
1- quelle est la masse du flacon vide ?
2- quelle est la masse d'une bille ?
3- sachant que le flacon peut contenir 6 billes, quelle est
la masse du flacon et des 6 billes ?

98
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Exercice n° 8

Parmi la verrerie graduée de chimie rencontrée aux laboratoires, on trouve le becher,


l'erlenmeyer, le verre à pied, et la fiole jaugée. Sachant que la capacité du matériel
dont on dispose et qui vient d'être cité est de 100mL chacun.

1- Peut-on utiliser ce matériel au laboratoire comme appareils de mesure des quanti-


tés de liquides ?
2- Avec cette verrerie, peut- on mesurer n'importe quel volume inférieur à sa capacité ?
3- Parmi la verrerie citée, précise celle qui ne permet de mesurer qu'un seul volume.

Dis pourquoi la mesure d'un volume de 100mL d'un liquide avec la fiole jaugée de
capacité 100mL est plus précise qu'avec le reste de la verrerie citée.

Exercice n° 9
Cherche le volume d'oxygène se trouvant dans une salle de classe de 8 m de lon-
gueur, de 6m de largeur et de 3m de hauteur, sachant que le volume d'oxygène dans
l'air représente 21% de son volume total.

99
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Les état physiques de la matière.


Propriétés, caractéristiques et changement d'état physique

18 21
Caractéristiques des corps solides et des corps liquides Vaporisation et liquéfaction

19
22
Caractéristiques des corps gazeux Le cycle de l'eau dans la nature
20
Solidification et fusion

Stalactite de glace

Jet d'eau bouillonnant s'éjectant d'une


manière discontinue

Gouttelettes de buée qui nourrit


Iceberg couvrant les régions polaires la verdure de la nature

La buée : Quand ? Où ? Et comment se forme-t-elle ?


Qu'est-ce qui fait que la vapeur d'eau éjectée des profondeurs de la Terre se trans-
forme en eau qui coule à la surface ?
Qu'est-ce qu'un iceberg et pourquoi le rencontre-t-on dans les régions polaires ?
Qu'est-ce que la brume ? Quelle est la cause de sa formation ?

100
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18 Propriétés des corps solides et des corps liquides

J'observe et je m'interroge

Dans la nature, la matière existe sous trois états physiques différents. Celle qui est
palpable et saisissable entre les doigts est appelée matière solide, celle qui est pal-
pable mais non saisissable, est appelée matière liquide et enfin celle qui n'est recon-
nue que par ses effets est appelée matière gazeuse.
Y a-t-il d'autres propriétés permettant d'identifier chacun de ces trois états ?

J'expérimente et je constate

 Etape 1 : Je place un morceau de glace (eau solide) dans un verre à pied de capa-
cité 250 mL et, dans un deuxième verre identique au premier, je verse environ 150
mL d'eau liquide.

 Etape 2 : Je me procure deux bechers identiques de capacité 250mL chacun, j'intro-


duis dans le premier le morceau de glace et dans le second la quantité d'eau liquide.

 Etape 3 : Je compare la forme et le volume de la glace et ceux de l'eau liquide dans


les 2 étapes précédentes.

Je déduis

• Un corps à l'état solide a un volume bien déterminé (volume propre) et une forme
qui lui est propre.
• Un corps à l'état liquide, a un volume propre mais il n'a pas de forme propre ; il
prend la forme du récipient qui le contient.

101
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J'évalue mes acquis

1- Dans deux éprouvettes graduées identiques, contenant initialement chacune 100 mL


d'eau, on introduit, dans la première 27 mL d'huile et dans la seconde un cube en
acier d'arête égale à 3 mL. Comparer le niveau du ménisque dans chacune des deux
éprouvettes.
2- Peut-on verser un litre d'eau dans un récipient de capacité 500mL ? Pourquoi ?

J'expérimente et je constate

Expérience 1 :
cristallisoir dans
Dans un cristallisoir, je place un erlenmeyer de capacité 100 mL becher de
capacité lequel est placé un
dans lequel je tente de verser 250 mL d'eau. Je note ce que j'obser- 250 mL erlenmeyer de
capacité
rempli d’eau
ve. 100 mL

Expérience 2 : eau
régle
Etape 1 : Dans un cristallisoir je verse une certaine quantité
d'eau et j'attends que sa surface libre se stabilise.
 Etape 2: Je prends une règle que je maintiens de manière à
ce que chacun des points appartenant à son bord soit en contact
fig.1
avec un point de la surface de l'eau. Je répète plusieurs fois l'o-
pération en donnant à la règle une direction différente (figure1).
 Je constate qu'il y a à chaque fois, un contact entre la surface équerre fil à plonb

libre de l'eau et le bord de la règle.


 Quelle est alors la direction de la surface libre de l'eau au
repos ?
Expérience 3 :
J'approche un fil à plomb de l'eau contenue dans le cristallisoir fig.2
de façon à ce que le plomb immerge dans l'eau et j'attends l'é-
quilibre. Je maintiens une équerre comme l'indique la figure 2.
Je constate que le fil touche le côté de l'équerre en tout point.
 Je reprends la même expérience mais en inclinant la cuve à
eau. (figure3).
Je note ce que je constate.
Qu'appelle-t-on la direction que prend un fil à plomb ? Quelle est
alors celle de la surface libre de l'eau au repos ?
fig.3
Je déduis

• Les corps liquides sont qualifiés de fluides vu qu'ils s'écoulent lorsqu'ils ne sont pas
contenus dans un récipient.
• La surface libre d'un liquide au repos est plane et horizontale.
Remarque :
La surface libre d'un liquide n'est pas plane si la section du contenant (récipient) est
relativement petite. Elle prend la forme d'un ménisque (concave ou convexe).
102
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19 Propriétés caractéristiques des corps gazeux

Définition de la matière

J'observe et je m'interroge

Comment expliquer qu'il est possible de détecter, par le sens de l'odorat, une fuite de
gaz butane ou méthane dans la cuisine ?

J'expérimente et je constate
feuille de
Je verse des quantités d'eau dans des récipients de for- papier

mes différentes, je constate que l'eau occupe le fond de


chacun d'eux.
 Je prends un ballon dans lequel se trouve un gaz colo-
ré et je le couvre d'un bout de papier cartonné. Ensuite je
place un deuxième ballon contre le premier comme l'in-
dique la figure ci-contre. Je retire avec précaution la feuille qui se trouve entre les
deux ballons. Je constate que le gaz occupe tout l'espace délimité par les deux bal-
lons. Comment expliquer ce constat ?

Je déduis

Un corps à l'état gazeux n'a pas de forme propre et n'a pas de volume propre. Il occu-
pe tout l'espace qui lui est offert. On dit que les gaz sont expansibles.

J'expérimente et je constate
eau
 Je remplis une seringue avec de l'eau et je bouche son
ouverture avec le doigt. Je pousse le piston autant que pos-
sible et je note si le volume de l'eau change ou non.
 Je reprends les étapes de l'expérience précédente en air
emprisonnant de l'air à la place de l'eau. Je note ce que j'ob-
tiens.

Je déduis

• Contrairement aux liquides, les volumes occupés par les gaz peuvent être réduits
sous l'effet d'une pression. On dit que les gaz sont compressibles.

103
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• Lorsque l'effet de la pression est annulé, le gaz réoccupe de nouveau l'espace qui
lui est offert. On dit que les gaz sont expansibles.

Recueil de gaz par transvasement

J'expérimente et je constate

• Pour recueillir du gaz butane dans un flacon, je procède comme suit :


• Je remplis à moitié une cuve d'eau.
• Je remplis entièrement le flacon avec de l'eau, je le ferme à l'aide d'un bouchon et
je le retourne dans la cuve.
• J'introduis dans la cuve l'extrémité du tuyau d'une bouteille de gaz.
• J'ouvre le robinet de la bouteille de gaz. Des bulles de gaz apparaissent à la surfa ce
de l'eau. Aussitôt, je débouche le flacon et je dirige le bout du tuyau vers son ouverture.
• Je constate que les bulles de gaz montent dans le flacon et que l'eau en descend
progressivement.
• Lorsque je récupère la quantité de gaz voulue dans le flacon, je ferme le robinet de
la bouteille de gaz, je bouche le flacon puis je le sors de l'eau.
Remarque :
En procédant de la même façon, je peux récupérer d'autres gaz comme le dioxygène
ou le dioxyde de carbone.

Je déduis
On peut déplacer certains gaz, sous l'eau, en les faisant passer d'un récipient à un
autre.

J'évalue mes acquis

Il s'agit de partager la quantité de gaz récupérée dans l'expérience précédente en


deux parties égales. Décris l'expérience et réalise-la.

Résumé

• Un corps, à l'état solide, a une forme et un volume qui lui sont propres.
• Un corps, à l'état liquide, a un volume propre mais n'a pas de forme propre.
• La surface libre d'un liquide au repos est plane et horizontale.
• Contrairement aux corps liquides, les corps à l'état gazeux se caractérisent
par leur compressibilité et leur expansibilité.
• Certains gaz peuvent être transvasés sous l'eau.

104
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20 La solidification et la fusion

La solidification et la fusion

J'observe et je m'interroge

• Quand on désire refroidir une bouteille d'eau au réfrigérateur, pourquoi, si cette


bouteille est en verre et qu'elle est totalement pleine, est-il déconseillé de l'introduir e
dans la chambre froide.
• Par des nuits d'hivers extrêmement froides, l'eau se congèle. Comment expliquer
ce phénomène ?
• Pourquoi, par un temps très froid, ne peut-on pas voir clairement àtravers les vit-
res d'une voiture ou d'une maison c e qui est à l'extérieur?

J'exprimente et je constate

• Dans un tube à essai, je verse une petite quantité d'eau pure (5 mL d'eau distillée).
J'introduis dans ce tube un thermomètre et un agitateur.

• Je place le tube dans un mélange de glace et de sel de agitateur

cuisine. Aussitôt, je déclenche le chronomètre et je relève la


température initiale θ0 de l'eau. mélange thermomètre
réfrigérant
• J'agite continuellement l'eau et je relève, toutes les minutes, la eau salée
température de l'eau ainsi que l'état dans lequel elle se trouve.
• J'arrête d'agiter quand l'eau commence à se solidifier.
Toutefois je continue à relever la température jusqu'à 2 à 3
minutes après la fin de la solidification de l'eau.
• Immédiatement après, à l'aide d'une balance, je pèse le tube à essai et son
contenu. Connaissant les masses du tube à essai vide, du thermomètre et de
l'agitateur, je peux en déduire celle de l'eau solidifiée et la comparer à la masse de
l'eau à l'état liquide.

105
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• Sur un papier millimé-


tré, je trace la courbe
représentant θ = f(t) Etat Etat
et j'indique dessus liquide liquide Etat solide
et
les différentes étapes Etat
de la solidification de solide
l'eau.

Je déduis

• L'eau se transforme en glace suite à une diminution de sa température : cette trans-


formation physique s'appelle la solidification.
• La solidification de l'eau pure se produit à une température égale à 0°C.
• Au cours de la solidification, la température reste constante et égale à 0°C.
Cette température est appelée "température de solidification" de l'eau pure qu'on
note par θsd.
• L'eau se trouve à l'état liquide tant que sa température est supérieure à θsd et elle
se trouve à l'état solide seulement si sa température est inférieure à θsd.
• Au cours de la solidification, les deux états de l'eau (liquide et solide) coexistent.
• Au cours de la solidification, la masse de l'eau ne varie pas.

Solidification de l'eau salée

J'expérimente et je constate

• Je reprends les étapes de l'expérience précédente, mais en remplaçant l'eau pure


par de l'eau salée. Je note toutes mes observations et je remplis un tableau de
mesures dans lequel se trouvent les différentes valeurs de la température θ relevée
toutes les minutes.
• Je trace, sur un papier millimétré, la courbe représentant la température de l'eau
salée en fonction du temps : θ = f (t).
• Je compare la courbe obtenue avec celle obtenue avec l'eau pure.
106
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Etat Etat
liquide liquide Etat solide

et
Etat solide

Je déduis

• L'eau salée commence à se solidifier à une température légèrement inférieure à


0°C.
• Contrairement à l'eau pure, la température de l'eau salée ne reste pas constante
au cours de sa solidification.

Fusion de l'eau pure

J'observe et je m'interroge

• Au cours des nuits d'hiver très froides, l'eau se transforme en glace. Dès que le jour
se lève, la glace commence à fondre. Comment expliquer ce péhnomène ?
• Dans certaines régions très froides, on saupoudre de sel de cuisine les routes
couvertes de verglas. Quel est le but de cette action ?

J'expérimente et je constate

• Dans un tube à essai, je place quelques petits morceaux de glace après avoir
déterminé leur masse.
• A l'aide d'un thermomètre préalablement introduit dans le tube à essai je relève la
température de l'eau (solide).
• Je place ensuite, à l'instant de date t = 0, le tube à essai dans de l'eau tiède, et je
déclenche le chronomètre.

107
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• Je relève la température θ de la glace se trouvant dans le thermomètre


tube toutes les minutes et je note l'état physique dans
lequel se trouve l'eau pendant son chauffage. J'arrête l'ex-
périence 2 à 3 minutes après la transformation de la tota-
lité de la glace en liquide. eau tiède
glace
• Je récupère le contenu du tube, je mesure de nouveau sa
masse et je la compare à sa valeur initiale.

• Je trace, sur un papier millimétré, la courbe θ = f (t) et


j'indique dessus les différentes étapes de transformation
de la glace en eau liquide.

Etat Etat Etat


solide liquide liquide
et
Etat solide

Je déduis

• La glace se transforme en eau liquide sous l'effet d'une élévation de la tempé-


rature : cette transformation physique s'appelle la fusion.

• L'eau pure à l'état solide fond lorsque sa température atteint 0°C. Cette températur e
est appelée température de fusion de la glace.

• Au cours de la fusion de l'eau pure à l'état solide, la température reste constante et


égale à 0°C. Cette température est appelée “température de fusion” de l'eau pure
qu'on note par θf.

• L'eau pure se trouve dans un état solide si sa température est inférieure à θf et elle
est dans un état liquide tant que sa température est supérieure à θf.

• La masse de l'eau ne varie pas au cours de la fusion.

108
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21 L'évaporisation et la liquéfaction

J'observe et je m'interroge

• Comment expliquer le séchage des vêtements exposés à l'air libre ?


• Comment se forment les nuages ? Comment se transforment-ils en pluies dans cer-
taines régions et en neige dans d'autres ?

J'exprimente et je constate

• J'introduis un thermomètre dans un ballon contenant une petite quantité d'eau pure.
• Je relève la température θ0 de l'eau et à un instant de date t 0 = 0 je commence à
chauffer l'eau en même temps je déclenche le chronomètre.
• Je suis l'évolution de la température de l'eau en notant sa valeur à chaque minute
et en observant les variations qu'elle subit durant le chauffage. J'arrête les mesur es
2 à 3 minutes après le début de l'ébullition de l'eau.
• Au cours de l'ébullition de l'eau, je présente à l'ouver- thermomètre
ture du ballon un becher. J'observe des gouttelettes
d'eau se former sur les parois internes du becher. chauffe
Comment expliquer ces observations ? ballon

• Je trace la courbe, θ = f(t), représentant la variation


eau
de la température de l'eau pure au cours du temps pure
et j'indique dessus, les étapes du changement de l'é-
tat liquide à l'état vapeur.

Etat liquide
Etat liquide et
état gazeux

109
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Je déduis

• L'eau liquide se transforme en vapeur par ébullition.


• Cette transformation de l'état liquide à l'état gazeux est la vaporisation.
• Sous la pression atmosphérique, la vaporisation de l'eau pure se fait à 100°C.
• Au cours de l'ébullition de l'eau pure et sous une pression de 1013 mbar, la tempéra-
ture reste égale à 100°C. Cette température s'appelle “température d'ébullition” de
l'eau pure qu'on note par θeb.
• Sous une pression de 1013 mbar :
L'eau se trouve à l'état liquide si sa température est inférieure à 100°C (et supérieure
à 0°C) et elle se trouve à l'état gazeux si sa température est supérieure à 100°C.
 Au cours de l'ébullition de l'eau pure, les deux états liquides et vapeur coexistent.
La vapeur d'eau se transforme à l'état liquide suite à une baisse de sa tem-
pérature. Le passage de l'état gazeux à l'état liquide s'appelle “liquéfaction” (ou
condensation).
La liquéfaction de l'eau pure se fait à 100°C.
• La température d'ébullition de l'eau pure est égale à sa température de liquéfaction.
• La vaporisation et la liquéfaction sont deux transformations inverses.

J'expérimente et je constate

A la température ambiante, je verse un peu d'eau sur un bout de papier filtre.


J'observe qu'il se forme une tache qui disparaît après un certain moment. Comment
expliquer mes observations ?

Je déduis

Exposée à l'air, l'eau se transforme lentement en passant de l'état liquide à l'état


vapeur, à la température ambiante. Cette transformation est appelée “évaporation”.

J'évalue mes acquis

J'explique le séchage naturel (à l'air libre) des vêtements.

110
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Résumé

• La solidification de l'eau est son passage de l'état liquide à l'état


solide sous l'effet d'une diminution de la température.
• La fusion de la glace est son passage de l'état solide à l'état liquide
sous l'effet d'une augmentation de la température.
• A une pression constante, la température de fusion de l'eau pure est
constante et elle est égale à sa température de solidification.
• Contrairement à l'eau pure, la température de fusion de l'eau salée
n'est pas constante. On peut en déduire alors qu'un corps est consi-
déré pur si son changement d'état se fait à température constante.
• Au cours d'un changement d'état, la masse d'un corps ne varie pas.

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22 Le cycle de l'eau dans la nature

J'observe et je m'interroge

Nous savons que l'eau existe sur Terre sous trois états physiques : liquide, solide et
gazeux. Elle est essentiellement à l'état liquide, dans les océans, les mers, les lacs,
les fleuves, les rivières, les barrages…
Malgré l'évaporation continue de l'eau sous l'effet des rayons solaires et malgré notre
consommation parfois excessive de l'eau, des études ont prouvé que la quantité
énorme d'eau à la surface de la Terre (de l'ordre de 1,4 milliard de km 3), existant

depuis environ 4,5 milliards d'années, est restée inchangée.


Comment expliquer cette invariance des réserves d'eau sur Terre ?

Je fais des recherches

En me basant sur mes acquis relatifs à l'eau dans la nature et en procédant à une
recherche documentaire sur le sujet, j'analyse le phénomène responsable de la conti-
nuation de la vie sur Terre. (On peut visiter des bibliothèques et/ou des sites sur
Internet…)

solidification
condensation

nuages denses

pluie évaporation
vapeur

station d'épuration

fusion

filtration
évaporation

eau souterraine source

112
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Je déduis

• La Terre conserve ses réserves d'eau grâce au cycle naturel de l'eau.


• Dans l'air et sous les rayons solaires, l'eau s'évapore dans l'atmosphère.
• Chaque fois qu'elle passe par une région froide, la vapeur d'eau se condense et se
transforme en gouttelettes fines : les nuages.

Remarques :

• A des altitudes élevées où la température est très basse, les gouttelettes d'eau des
nuages peuvent se solidifier.
Sous l'action des vents, les nuages se déplacent pendant des jours et des
semaines jusqu'à ce qu'ils deviennent denses. De la pluie, de la neige ou de la
grêle tombe alors.
• En contact avec la Terre, une partie de l'eau s'évapore, une autre s'infiltre en
profondeur pour alimenter les nappes d'eau souterraines et une bonne partie
s'écoule vers les rivières, les fleuves, les lacs, les mers, etc.

J'évalue mes acquis

Comment expliquer la contribution des eaux infiltrées dans les nappes souterraines
de la terre à la préservation du cycle de l'eau dans la nature ?

Résumé

• A la surface de la Terre, l'existence de l'eau demeure en grandes


quantités, invariables et inépuisables comme elle l'était depuis
des centaines de millions d'années, et ce grâce au cycle naturel
de l'eau.
• Le cycle de l'eau n'aurait pu continuer à exister :
* si cette matière n'était pas abondante à l'état liquide.
* et si elle n'avait pas l'aptitude à se solidifier et à se vaporiser
facilement.

113
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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1

Reproduis les affirmations suivantes sur ton cahier d'exercices et mets une croix (X)
devant chaque phrase correcte.

• La neige est une eau………………………………………………………………….


• L'eau pure se solidifie lorsque sa température diminue jusqu'à 0°C ……………
• La condensation de l'eau est son passage de l'état liquide à l'état gazeux…….
• Au cours de la fusion de l'eau, son volume change……………………………….
• Au cours du changement d'état d'un corps pur la masse change…………….
• Au cours de la solidification de l'eau salée, sa température change…………….
• Grâce au cycle naturel de l'eau, la Terre conserve ses réserves en eau………
• Les étapes du cycle de l'eau changent d'un continent à un autre.....................

Exercice n° 2

1 - On chauffe, jusqu'à ébullition, une petite


quantité d'eau.
Que contient le tube à essai dans la zone bouchon
située au-dessus de l'eau liquide ?
2 - On arrête le chauffage, on bouche le tube
à essai puis on le retourne dans l'eau
contenue dans un cristallisoir.
Quand on débouche le tube à essai, on
remarque que l'eau y monte rapidement.
Comment expliquer ce phénomène ?
3 - Compare les volumes d'eau dans le tube
à essai avant et après l'expérience.

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Exercice n° 3

Relie par une flèche l'état physique à la température correspondante.

0 °C eau liquide

15 °C eau solide

-20 °C eau pure en


train de se
solidifier

Exercice n° 4
Pour étudier la vaporisation de l'eau, on réalise les expériences suivantes :
on expose à l'air libre une même quantité d'alcool dans trois récipients de formes
différentes, placés chacun sur le plateau d'une balance Roberval.

1 - Que montre l'expérience ? après 1H


2 - Qu'observe-t-on si les récipients sont fermés ?
3 - Après une même durée, la diminution de la
masse est-elle la même dans les trois cas ? après 2H
4 - En te basant sur ces expériences, explique le
séchage des vêtements mouillés.
après 1H

Exercice n° 5
après 1H

La courbe suivante représente


les variations de la température
d'une quantité d'eau au cours du
temps.

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Réponds aux questions suivantes en te basant sur cette courbe.

1 - Dire si la température de l'eau augmente ou diminue au cours du temps.


2 - Quel est l'état physique de l'eau à t = 2 min ? à t = 10 min ?
3 - Quelle est la durée du changement d'état de l'eau?
4 - Identifie ce changement d'état.
5 - S'agit-il d'une eau pure ?

Exercice n° 6

Pour étudier les variations de la température


d'une quantité de glace au cours de sa fusion, un
groupe d'élèves réalise l'expérience illustrée par
le schéma ci-contre.
En utilisant un programme adéquat, ils ont trouvé
sur l'écran d'un ordinateur la courbe suivante :

1 - A quelle température le palier de changement d'état est-il obtenu ?


Nomme ce changement d'état.
2 - A quelle date approximative toute la glace fond-elle ?
3 - A quel instant apparaît la première goutte d'eau ?
4 - Quel est l'intervalle de temps au cours duquel les deux états solide et liquide
coexistent ?

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Exercice n° 7

Le schéma suivant représente les sources principales de l'eau dans la nature :

nuages vapeur d'eau

Montagnes de neige Lacs et océans

1 - Quel est l'état physique de l'eau dans chaque source ?


2 - Indique par une flèche le sens du cycle de l'eau entre les quatre sources et
donne le nom du changement d'état permettant le passage d'une source à une
autre.

Exercice n° 8

La figure suivante représente le cycle de l'eau.


Ecris un petit paragraphe à ce propos en utilisant les mots suivants :
nuages, pluies, mers, fleuves, soleil, s'évapore, neige, vapeur, océans…

117
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J'exploite un document

LES PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES


Le brouillard se forme dans les régions proches des fleuves, des lacs et des eaux
stagnantes. Au coucher du soleil, la Terre perd lentement la chaleur qu'elle a
récupérée durant la journée par rayonnement. Par conséquent, la couche d'air en
contact avec la surface de la Terre se refroidit. De ce fait, la vapeur d'eau se conden-
se et se transforme en gouttelettes d'eau très fines. L'air transporte ces gouttelettes
rendant ainsi l'environnement peu transparent.
Ces gouttelettes qui forment la rosée sont très fines, au point qu'elles restent suspen-
dues dans l'air. Leur mouvement ascendant est sensible comme celui de la poussière.
Si le mouvement de l'air cesse, ces gouttelettes descendent lentement vers la
Terre. Comme la T erre est en train de perdre petit à petit la chaleur qu'elle a emma-
gasinée, le refroidissement s'accentue et le volume des gouttelettes augmente.
Celles-ci descendent plus rapidement.
Si la température augmente, il y a vaporisation de ces gouttelettes et l'air est de
nouveau transparent.
Si la température devient égale à 0 °C ou tombe au-dessous de 0 °C, les goutte-
lettes se transforment en gel cristallisé, appelé gelée.
Les nuages, par contre, se forment dans les couches d'air éloignées de la surface d e
la Terre. En effet, l'air proche de la surface de la Terre se chauffe sous l'action de la cha leur.
Il devient léger et monte en altitude tout en transportant une quantité de vapeur d'eau.
Cet air chaud perd sa chaleur au fur et à mesure qu'il s'éloigne de la T erre. S'il
rencontre une couche d'air plus froide, sa température diminue davantage. Si ce
refroidissement est important, la vapeur d'eau se condense en gouttelettes très fines
qui seront emportées par le vent. Il se forme ainsi un nuage.
Le nuage descend vers la T erre très lentement à cause des couches d'air qui
résistent contre sa descente et à cause des courants d'air chaud qui montent à partir
de la Terre par convection.
Si le vent cesse, le nuage descend et s'il rencontre des couches d'air plus chaudes au
cours de la descente, les gouttelettes d'eau se transforment en vapeur et remon tent de
nouveau puis elles se condensent dès qu'elles rencontrent une couche d'air plus froide.
Si cette condensation est rapide, les gouttelettes d'eau du nuage se rassemblent
et leur volume augmente. Elles tombent ensuite sur T erre : c'est la pluie.
Si ces gouttelettes sont petites et fines, la pluie est dite brouillasse.
Au cours du refroidissement de l'environnement sous 0 °C, les gouttelettes d'eau
formant le nuage se solidifient et descendent sous forme de neige.
Si ce refroidissement est brusque, les gouttelettes d'eau se condensent et devien-
nent relativement grosses, puis se contractent à cause du froid. Elles se solidifient
pour former la grêle.

Questions
A partir du texte :
1 - Retrouve toutes les formes d'eau et précise leur état physique.
2 - Indique les changements d'état de l'eau.

118
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LE CYCLE DE L'EAU

Le soleil chauffe l'eau des océans, des mers, des


fleuves …Il facilite le séchage de tout corps mouillé ou
humide. Le soleil participe à la transpiration et à l'évapo-
transpiration (perte d'eau par les feuilles des plantes).
De ce fait l'eau se transforme en vapeur à la surface de
la Terre et monte en altitude, grâce aux courants d'air
chauds.
Evapotranspiration
Au contact des couches d'air froides de l'atmosphère, la vapeur d'eau se refroidit
et se transforme en gouttelettes d'eau. Ces gouttelettes se rassemblent ensemble et
autour des particules minuscules emportées par l'air (grains de pollen, grains de
poussière…) formant ainsi des gouttelettes plus volumineuses.
Si une bonne quantité de gouttelettes est rassemblée dans l'air, on obtient un nuage.
L'état du ciel en nuages n'est pas constant. En effet, les nuages déjà formés se
vaporisent ou tombent sur terre, alors que d'autres nouveaux, se forment. L'état du
ciel est alors en perpétuel changement.
Chaque fois que l'humidité de l'air augmente, le volume des gouttelettes d'eau des
nuages augmente, jusqu'à ce qu'elles ne puissent plus être transportées par le vent.
Elles tombent alors à la surface de la T erre sous forme de pluie, de neige ou de
grêle, selon la température de l'environnement.
Par conséquent, on peut dire que le cycle de l'eau dans la nature est une chaîne
continue d'opérations qui transforment et transportent l'eau à la surface de la T erre
dans ses profondeurs et aussi dans l'atmosphère. Ainsi l'eau change d'empla-
cement sur le golbe t errestre et dans son voisinage.
Le cycle de l'eau peut modifier les quantités d'eau dans chacun des états ; soli-
de, liquide et gazeux mais il ne peut pas nous apporter une eau nou velle plus de
ce qu'il y a sur T erre.
En toute simplicité, l'eau ne se perd pas et ne se crée pas. Sa quantité sur T erre
est fixe. Mais elle peut être transformée d'un état à un autre ou transportée d'un lieu
à un autre.
D'après l'école arabe sur sites web.
Questions
1 - A partir du texte, retrouve les étapes du cycle naturel de l'eau.
2 - Propose un schéma explicatif du cycle naturel de l'eau en y indiquant les états
physiques et les changements d'état de l'eau, ainsi que les lieux de ces change-
ments d'état.

Je visite des sites

[Link] [Link]
[Link] [Link]/water/fr
[Link]

119
120-130 Ph 7B 11/02/08 9:59 Page 120

L'électromagnétisme

1
Les aimants

2
Le courant électrique

120
120-130 Ph 7B 11/02/08 9:59 Page 121

Les aimants

23
Les aimants naturels et les aimants artificiels

24
L'aimantation

25
Pôles d'un aimant

Un train à lévitation magnétique peut atteindre une vitesse de valeur 500 kilomètres par heure


Comment expliquer le déplacement du train magnétique sur des rails en fer
sans les toucher ?

Comment s'orientent les pigeons et bien d'autres oiseaux migrateurs vers
leurs nids bien qu'ils soient à des distances relativement lointaines (de l'ord-
re de quelques milliers de kilomètres) ?

121
120-130 Ph 7B 11/02/08 9:59 Page 122

23 Les aimants naturels et les aimants artifi ciels

Les aimants autour de nous

Où trouve-t-on les aimants autour de soi ? Dans la nature? A l'école et à la maison ?


Quelles sont leurs utilisations ?

Comment les distinguer ?

Je cherche des documents se rapportant à d'autres utilisations des aimants.

Je joue avec des aimants de formes diverses et je prépare un dossier dans lequel
je décris ce que j'ai fait et j'inscris mes observations et ce que j'ai appris.

Les aimants naturels

J'observe et je m'interroge

J'observe la figure ci-contre et je cherche à compren-


dre la cause qui a conduit la limaille de fer à adhérer à
la surface latérale de la roche.

J'expérimente et je constate

Observe-t-on la même chose avec la plupart des roches de la nature ? Comment


nommer la propriété que possèdent certaines roches à attirer le fer ?

Y a-t-il d'autres objets qui ont cette propriété ?

Je déduis

Dans la nature, il y a des roches qui attirent la limaille de fer, on les appelle roches
magnétiques ou aimants.

Exemple : la magnétite.

122
120-130 Ph 7B 11/02/08 9:59 Page 123

Remarques :
– On trouve les roches magnétiques dans les mines de fer, en particulier, en Suède
et en Turquie réputés pour la richesse de leurs strates sédimentaires en fer brut
sous forme de magnétite.
– Nous trouvons autour de nous plusieurs objets qui se caractérisent par la même
propriété. Il s'agit d'objets magnétiques ou objets magnétisés ou aimants.

Les aimants artificiels

J'observe et je m'interroge

J'observe sur la figure ci-contre un ensemble d'ai-


mants différents.
Peut-on reconnaître ceux qui sont naturels et ceux qui
sont fabriqués par l'Homme ?

Je déduis

• En plus des aimants naturels, il y a des aimants artificiels


• Les aimants artificiels se présentent sous différentes formes : barreaux, plaques, fer à
cheval, etc.

Remarque :
Depuis des siècles, l'Homme est parvenu à fabriquer des aimants, en utilisant à la
base des matériaux tels que l'acier ou des alliages divers.

Les aimants et la matière

J'expérimente et je constate

J'observe les objets de la figure ci-contre et je


rassemble quelques-uns sur ma paillasse.
Je rapproche un aimant de chacun de ces objets et
j'observe ce qui se passe.

123
120-130 Ph 7B 11/02/08 9:59 Page 124

• Je reproduis le tableau suivant et je le complète à partir des observations précédentes :


Objets attirés par l'aimant Objets non attirés par l'aimant
– .............................................................. – ..............................................................
– .............................................................. – ..............................................................
– .............................................................. – ..............................................................

Je déduis

Les aimants attirent seulement les matériaux contenant du fer, du cobalt ou du nickel.

J'exprimente et je constate

• Je réunis plusieurs objets : stylos, pièces de


monnaie, trombones, etc. et je rapproche
ensuite de manière aléatoire (de côté, d'en
bas ou d'en haut) un aimant de chacun
d'eux.
Quels sont les objets qui interagissent avec
l'aimant ?

Les constatations sont-elles identiques avec toute sorte d'objets ?

L'action de l'aimant, lorsqu'elle se manifeste, disparaît-elle lorsqu'on intercale entre


l'aimant et l'objet un obstacle ? J'utilise différents obstacles.

Je déduis

• Les aimants sont attirés par certains métaux purs comme le fer ou certains alliages
comme l'acier.
• On dit que les aimants interagissent avec certains métaux tels que le fer, le cobalt
ou le nickel lorsqu'ils sont purs ou dans des alliages.
Généralement cette interaction, quand elle existe, ne disparaît pas, même lorsqu'un
obstacle est intercalé entre l'aimant et l'objet.
Définition :

On appelle aimant tout objet capable d'agir à distance sur certains métaux purs ou sur
certains alliages métalliques.

124
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J'évalue mes acquis

Un aimant, attire-t-il :

– des copeaux d'aluminium ?


– une tige de fer ?
– un fil d'argent ?

Résumé

• Dans la nature, il existe des roches qui attirent à distance le fer


et bien d'autres métaux. Elles sont qualifiées de roches magné-
tiques.
• On désigne par aimant tout corps qui agit à distance sur certains
métaux comme le fer, le cobalt, le nickel ou sur certains de leurs
alliages.
• Aujourd'hui, on fabrique des aimants artificiels de différentes
formes et à des fins diverses.

125
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24 L'aimantation

L'aimantation par influence

J'expérimente et je constate

Expérience 1 : L'aimantation du fer doux

• Je me procure une certaine quantité de limaille de fer uti-


lisée au laboratoire et un aimant droit.
• J'approche l'aimant de la limaille de fer et je décris ce
que j'observe.
• Je réalise les expériences représentées par la figure
ci-contre selon l'ordre indiqué :
– 1 ère étape : Je suspends un aimant à une certaine
distance d'un tas de limaille de fer de façon à ce
qu'aucun effet ne se manifeste.
– 2 ème étape : j'intercale une tige de fer doux entre
l'aimant et la limaille de fer.
– 3ème étape : j'éloigne l'aimant.

Expérience 2 : L'aimantation de l'acier

• Je réalise les trois étapes de l'expérience précédente en


utilisant une tige d'acier à la place de la tige de fer doux.

Je déduis

• La tige de fer doux ou d'acier s'aimante (se transforme en aimant) si elle est rap-
prochée d'un aimant sans le toucher ; on dit que la tige de fer est aimantée par
influence.
• L'aimantation du fer doux disparaît si on l'éloigne de l'aimant : c'est donc une
aimantation temporaire (provisoire).
• L'aimantation de la tige d'acier diminue si on l'éloigne de l'aimant, mais ne disparaît
pas totalement. On dit que l'aimantation est permanente (durable).
• Grâce à son aimantation durable, on peut obtenir à partir de l'acier, un aimant artificiel.
126
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L'aimantation par frottement

J'expérimente et je constate

5 cm
• Je découpe 5 ou 6 cm d'un fil d'acier (câble de
frein d'un vélo), je lui donne la forme d'une
aiguille. Câble d'acier
• Je frotte cette aiguille d'un bout à l'autre et tou-
jours dans le même sens plusieurs fois contre
l'extrémité d'un aimant. Je plonge ensuite l'aiguille Sens de
dans de la limaille de fer et je note ce que frottement
j'observe.

Je déduis

• Par frottement contre un aimant, l'acier et bien d'autres métaux peuvent être aiman tés.
Leur aimantation est permanente.
• L'aimantation par frottement est une autre méthode qui permet d'obtenir des
aimants artificiels.

Résumé

• Rapproché d'un aimant, le fer doux s'aimante par influence.


Cependant, son aimantation ne se conserve pas. Elle disparaît
dès qu'on l'éloigne de l'aimant qui l'a influencé. On dit que son
aimantation est temporaire.

• L'acier peut aussi s'aimanter par influence quand il est rapproché


d'un aimant, il ne perd pas totalement son aimantation si on
éloigne l'aimant qui l'influence. On dit que son aimantation est
permanente.
• Par frottement contre un aimant, l'acier s'aimante. Son aimanta-
tion reste conservée même si on fait disparaître la cause qui lui
a donné naissance.

127
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25 Les pôles d'un aimant

Les zones de l'effet magnétique d'un aimant

J'observe et je m'interroge
J'examine les deux extrémités d'un aimant, des aiguilles aimantées, et de tous les
autres aimants du laboratoire, y compris la boussole. J'observe ce qui les différencie
(couleur forme, etc.).

J'expérimente et je constate
• J'immerge une aiguille aimantée dans de la limaille de fer et je la retire : à quelle partie
de l'aiguille s'est accrochée la limaille de fer ? Est-ce que la quantité est la même ?
• J'observe un ensemble d'aiguilles aimantées posées à tour de rôle sur ma table
paillasse et je repère la direction que prend chacune d'elles à l'équilibre. Je per-
turbe l'équilibre de l'une d'entre elles et je note ce que j'observe lorsqu'elle est aban-
donnée à elle-même.
• Je répète l'expérience en utilisant un fil d'acier d'environ 6cm de longueur , aiman-
té par frottement, par exemple, puis suspendu en son milieu à un support.

Je déduis
Pour les aimants ordinaires, l'effet magnétique (sur la limaille de fer ou sur d'autres
aimants) est intense au voisinage de leurs extrémités. Chacune de ces extrémités
s'appelle pôle de l'aimant.
Les extrémités d'un aimant libre se stabilisent, en l'absence de tout autre aimant, sur
une droite de direction Sud- Nord.

Les différents types de pôles

J'observe et je m'interroge

Pourquoi les deux pôles de certains aimants artificiels sont-t-ils peints de couleurs
différentes ? Les deux pôles d'un même aimant peuvent-ils s'orienter indifféremment
vers le Nord ou vers le Sud ?

J'expérimente et je constate
En réalisant l'expérience représentée par le schém a Fil de coton
ci-contre, j'identifie par sa couleur, pour chaque sans torsion

aimant, le pôle qui s'oriente vers le Nord. Ces pôles


portent-ils la même couleur ? Dans le cas où les
pôles ne portent pas de couleur, je repère à l'aide d'un
Boussole
crayon de couleurs le pôle qui s'oriente vers le Nord.
128
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Je déduis

• Un barreau aimanté suspendu au niveau de son centre de gravité à un fil sans tor-
sion (fil de coton), prend la direction Nord-Sud. Pour distinguer les deux pôles on
attribue :
 le nom de pôle nord à l'extrémité qui se dirige vers le Nord ;
 le nom de pôle sud à l'extrémité opposée.
Généralement, pour distinguer les deux pôles d'un aimant on les colorie différemment,
ou bien on inscrit la lettre N sur son pôle nord et la lettre S sur son pôle sud.

Expérience de l'aimant brisé

J'observe et je m'interroge

• Peut-on séparer les deux pôles d'un aimant ?


• Peut-on obtenir un aimant unipolaire (à pôle unique) ?

J'exprimente et je constate

• A l'aide d'une pince appropriée, je coupe


en deux moitiés une aiguille aimantée
fabriquée au préalable. J'immerge les
deux moitiés dans la limaille de fer, je les
retire et j'observe le résultat.
• Je coupe en deux chaque moitié de l'ai-
guille et je refais l'opération avec les par-
ties obtenues précédemment. Je note ce
que j'observe. Est-ce que j'obtiens deux
puis quatre aimants ayant chacun deux
pôles, ou deux puis quatre aimants ayant
chacun un pôle ou bien deux puis quatre
morceaux d'acier non aimantés ?
• J'identifie, s'il y a lieu, les pôles de chaque
partie obtenue par son nom.

Je déduis

• L'expérience de l'aimant brisé prouve qu'on ne peut pas séparer les deux pôles
d'un aimant.
• Chaque portion d'un aimant représente un nouvel aimant à deux pôles. Toute sec-
tion d'un aimant génère l'apparition de deux pôles distincts.
129
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Intéraction entre aimants

J'observe et je m'interroge

• Comment réagit un aimant droit lorsqu'on lui approche un autre aimant de même forme ?
• Le fait de rapprocher un aimant d'un autre donne-t-il lieu, dans tous les cas, à un
accolement ?
• Avant de rapprocher un aimant d'un autre, pourrai-je prévoir s'il va y avoir une
attraction ou une répulsion entre eux ? Comment ?
• Quand l'interaction, entre deux aimants, sera-t-elle la plus forte?
• Lequel des deux personnages du dessin ci-dessous tient-il des propos corrects?

Je crois que les


zones de même signe
Et si on repérait
s'attirent et celles de
les extrémités
signes contraires se
de chaque repoussent.
aimant pour les
reconnaître ?

C'est l'inverse
Je pense
que chaque qui est vrai.
aimant a deux
pôles

J'expérimente et je constate

• Je distingue les extrémités de chacun des deux aimants en mettant dessus des
signes différents (0 et ∆ par exemple) ou bien en les coloriant différemment.
• J'expérimente et je me demande si l'utilisation de deux aimants seulement suffit
pour répondre avec certitude à la question qui a provoqué l'échange entre les deux
personnages précédents.
• Je réfléchis et je compare mon résultat avec celui de mes camarades.
• Je refais l'expérience en utilisant un troisième aimant dont les extrémités sont
différenciées par des signes (ou des couleurs) et j'observe son interaction avec les
deux premiers.
• Pourrai-je en tirer une règle physique ? Si oui, quelle est l'énoncé de cette règle ?
• Je cherche une autre solution pour répondre avec certitude à la problématique posée
aux deux personnages du dessin.

Je déduis

Un pôle d'un aimant agit sur l'un et l'autre pôles d'un autre aimant avec une force à
distance, dite "force magnétique".
Toute interaction magnétique est soit une attraction soit une répulsion, conformément
à la règle suivante :
Deux pôles de même nature se repoussent et deux pôles de natures différentes s'attirent.
130
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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1
Identifie, parmi les propositions suivantes, celles qui sont scientifiquement correc-
tes en mettant une croix dans la case correspondante.
• Un aimant attire les pièces de monnaie tunisienne ........................................
• Un bâton de cuivre s’aimante par influence ...................................................
• Le boîtier d’une aiguille aimantée est en acier ...............................................
• L’acier peut s’aimanter par influence mais pas par frottement ......................
• Une aiguille aimantée peut être obtenue à partir d’une aiguille à coudre ......
• L’aimantation de l’acier est temporelle alors que l’aimantation du fer doux est
permanente ....................................................................................................

Exercice n° 2
Effectue les expèriences nécessaires pour t'assurer des affirmations suivantes et
mets oui ou non dans la case qui convient :
L’aimant attire :
• le ruban d’une cassette audio ou vidéo .........................................................
• la rouille ..........................................................................................................
• la mine de crayon ...........................................................................................

Exercice n° 3
Réécris le texte suivant et remplis les vides par ce qui convient :
Les aimants attirent les corps en ………………, en …………….et en…………..
Un aimant a deux pôles, l’un est un pôle………….. l’autre est un pôle ………..
Le pôle nord d’un aimant attire le pôle ………. d’un autre aimant et repousse son
pôle ………..
En l'absence de corps magnétiques en son voisinage, un barreau aimanté
suspendu librement prend la direction…………

131
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Exercice n° 4
Pour s’assurer de la fonctionnalité de sa boussole, Mohamed l’a rapprochée de
celle de son camarade Amin. Est-ce que l’opération réalisée par Mohamed est cor-
recte ou non. Justifier la réponse.

Exercice n° 5

On dispose de trois aimants (E 1), (E 2) et (E 3) de pôles respectifs A, A’ ; B, B’ ; C,


C’.
Remplir le tableau suivant en mettant repousse ou attire dans la case qui convient.

B B’ C C’

A attire

A’ repousse

Exercice n° 6
1- En rapprochant l'un de l'autre deux clous C 1 et C2 comme
l’indique la figure-(a), on constate qu’ils s’attirent.
C1 C2
Réécris, sur le cahier d’exercices, les affirmations suivantes
et indique celles qui sont incorrectes en mettant le signe (x) (a)

dans la case correspondante :


• Les deux clous sont aimantés.........................................................................
• Les deux clous ne sont pas aimantés.............................................................
• C1 est aimanté alors que C 2 ne l’est pas.........................................................
• C2 est aimanté alors que C 1 ne l’est pas.........................................................

2- En rapprochant les deux clous, C1 et C2 comme indiqué sur la figure (b), on cons-
tate qu’ils se repoussent.
C1 C2
Réécris, sur le cahier d’exercices, les affirmations précédentes
et mets une croix dans la case qui correspond à l’affirmation
(b)
correcte.

132
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Exercice n° 7

En l'absence de tout corps en fer ou d’ai-


mant, une aiguille aimantée prend la
direction Nord-Sud (voir la première ligne
du tableau).
On approche de cette aiguille un bâton
aimanté ou un bâton de fer comme l'in-
dique la figure ci-contre.
Reproduis le tableau sur le cahier d’exer-
cices, représente le sens de déviation de
l’aiguille et la nouvelle positon à laquelle
elle se stabilise. La trace de sa position initiale est donnée en pointillé.

Exercice n° 8

On dispose de deux aimants cylindriques. Sur le


pôle de chaque aimant on pose un certain nom-
bre d’aiguilles comme l’indique la figure (1).
Quand on a rapproché les deux aimants on a
figure (1)
constaté que les aiguilles qui étaient retenues
par les pôles venant en contact se détachent
comme l’indique la figure (2).
A-t-on obtenu un aimant unique ?
Si oui, combien de pôles comporte-t-il ?
Explique ta réponse.

figure (2)

133
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J’exploite un document

Le magnétisme et nos ancêtres

D’après certaines versions, le phénomène du magnétisme a été découvert depuis


l’antiquité (le sixième siècle avant Jésus Christ) à partir de roches magnétiques.
La découverte a eu lieu dans une colonisation grecque : la Magnésie.
Un berger a constaté que ses chaussures clouées collaient fortement en marchant
sur des roches de la région. A cette époque, ce phénomène paraissait étrange, ce
qui a conduit certains à croire qu'il s'agissait de
"montagnes aimantées ". Ces dernières,
situées aux fonds des mers, étaient craintes par
les navigateurs. Ils imaginaient que leurs navi-
res se disloquaient suite à l’arrachement des
clous et des pièces en fer et finissaient par se
noyer.
Pour cela, les navigateurs arabes évitaient l’uti-
lisation de tout ce qui est en fer et ont opté pour
l’assemblage des différentes composantes de
leurs navires à l’aide de cordes.

Question

1- Relève dans le texte, tout ce qui montre que l’homme n’a pas assimilé le phé-
nomène du magnétisme.
2- Pourquoi les navigateurs arabes de l’époque n’utilisaient-ils pas le fer dans la
construction de leurs navires ?

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Les aimants dans l’industrie moderne

Les chercheurs en métallurgie ont découvert que certains métaux purs tels que le
cobalt, le nickel, le fer possèdent des propriétés magnétiques. Certains alliages ont
des propriétés magnétiques plus fortes que celles de l’acier et du cobalt pur.
Lorsqu’ils sont purs, la majorité des métaux ne sont pas magnétiques. Certains don-
nent des alliages magnétiques lorsqu’ils sont mélangés. Leur aimantation est per-
manente.
La plupart des aimants utilisés dans nos laboratoires sont obtenus à partir d’alliage
connu sous le nom de ticonal qui est un mélange de 51% de fer, 14% de nickel, 24%
de cobalt et de 3% de cuivre.
D’autres aimants sont obtenus à partir de la ferrite. Ils ont été découverts au cou-
rant de la deuxième moitié du siècle dernier. Ils se distinguent par leur forte aiman-
tation, leur légèreté et leur prix relativement bas. Ces aimants sont obtenus en
mélangeant une poudre de corps magnétiques avec un fixateur céramique qui per-
met de donner à l’aimant les formes désirées avant sa solidification.

Questions
1- Est-ce que tous les métaux ont des propriétés magnétiques ? Justifie, ta répon-
se.
2- Existe-t-il des aimants artificiels formés à partir d’un seul corps pur ?
3- Cite deux propriétés spécifiques aux aimants artificiels.

135
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Le courant électrique

26
Le circuit électrique

27
Le courant électrique : ses effets et son sens.

28
L’intensité du courant électrique

29
Mesure de l’intensité du courant électrique

30
Propriété de l’intensité du courant électrique dans
un circuit série

Une vue de la ville de Tunis la nuit

 Qu’est-ce qui a fait fonctionner toutes ces lampes pour qu’elles transforment "la
nuit de la ville en jour" ?

Que deviendrait notre vie quotidienne sans électricité ?

136
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26 Le circuit électrique

L’électricité autour de nous

J’expérimente et j’observe

• J’observe mon environnement, chez moi, dans les rues, au laboratoire, etc. et je
cherche des exemples d’utilisation de l’électricité dans la vie courante.
• Je rassemble quelques appareils qui fonctionnent avec
l’électricité.
• Quel rôle joue l’électricité dans chacun de ces
appareils ?

Je déduis

Dans la vie courante, on utilise l’électricité


pour différents besoins : l’éclairage, le
chauffage, le fonctionnement de moteurs,
les télécommunications, etc.

Mode d’utilisation de l’électricité

J’expérimente et j’observe

• J’essaye de faire fonctionner une lampe avec une pile


sèche plate.
• Je représente le montage lorsque la lampe fonctionne.
• Je refais l’expérience et je représente le montage après
insertion d’un fil en cuivre (a), puis deux fils en cuivre
et deux pinces crocodile (b).
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• J’essaye de faire fonctionner la lampe en utilisant une pile cylindrique et un fil de


cuivre (c).

(c) (b) (a)

Je déduis

• Une lampe à filament comporte deux sorties métalliques. Pour cela, on la qua-
lifie de dipôle électrique (composant à deux pôles électriques).
• La lampe s’allume lorsque ses deux sorties métalliques sont en contact avec
les deux extrémités de la pile. La pile est aussi un dipôle électrique; c’est un
composant à deux pôles électriques.
• La lampe s’allume aussi lorsque chacune de ses sorties métalliques (pôles) est
reliée à une extrémité (pôle) de la pile par l’intermédiaire d’un fil de cuivre (par
exemple).

J'évalue mes acquis

• Parmi les montages précédemment réalisés et


dans lesquels la lampe s’est allumée, y en a-t-il
un qui ne comporte pas de pile ?
• Peut-on faire fonctionner la lampe par le simple
fait de la relier à une autre lampe ?
• Du point de vue rôle, dans les montages réali-
sés, quelle est la différence entre la pile et la
lampe ?

Je déduis

• La pile sèche est un générateur électrique.


Un appareil électrique ne fonctionne que s’il est relié à un générateur.
• Une lampe ne peut pas générer de l’électricité. Elle consomme l’électricité que le
générateur lui fournit; on dit que la lampe est un récepteur.
138
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J’approfondis mes recherches

• Je cherche plusieurs exemples de dipôles électriques et je procède à les classifie,


en deux familles selon leur fonction.

Récepteurs Générateurs

• A combien de points (d’extrémités) d’un générateur, convenablement choisi, doit-


on relier une lampe pour qu’elle fonctionne ?
• Pour qu’un récepteur fonctionne normalement, à combien de points de ce récep-
teur faut-il relier un générateur convenablement choisi ?

Je déduis

• Un générateur a deux pôles, de même qu'un récepteur. Un récepteur ne fonction-


ne que si on relie chacun de ses pôles à l’un des pôles d’un même générateur.
• Certains générateurs électriques se caractéri-
sent par deux pôles différents qu’on distingue
généralement par les signes (+) et (-) ou par la
forme ou la couleur des bornes correspondan-
tes.
• Le pôle désigné par le signe (+) est dit "pôle positif" et celui qui est désigné par
le signe (-) est dit "pôle négatif".

Définition du circuit électrique

J'observe et je m'interroge

• J’examine à l’aide d’une loupe les différents constituants de la lampe


utilisée précédemment.
• Je représente les parties intérieures de la lampe en mettant en relief
leur relation avec les parties extérieures ?
• Quel rôle l’ampoule en verre de la lampe joue-t-elle ?
139
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J'expérimente et je constate

• A l’aide d’une pince en bois, je sépare l’ampoule de la douille. Est-ce que ma


représentation précédente est correcte ?
• Je réalise l’expérience représentée par le schéma ci-
contre et je relie les différentes parties du circuit pour
que la lampe s’allume.
• Je dévisse la lampe jusqu’à son extinction. Que s’est-
il produit à l’intérieur du support ?
• J’examine toutes les parties du support et je repère
les points de contact entre ses bornes et celles de la
lampe.
Quand la lampe s’allume-t-elle ? Par où passe le courant électrique ? Je suis son
parcours dans le montage précédent.

Je déduis

• Une lampe à incandescence, comme tout récepteur, a deux pôles. Elle compor-
te, à son intérieur, un filament métallique dont les extrémités sont connectées à
ces pôles à l’aide de fils métalliques.
• L’ampoule isole le filament de l’air extérieur, et ce, pour qu’il ne s’enflamme pas
lorsque la lampe s’allume.
• Dans le montage réalisé au cours de l’expérience précédente, le courant élec-
trique circule à travers les fils conducteurs reliés, à l’aide de pinces crocodile, aux
bornes de la pile, puis à travers le filament de la lampe dont les extrémités sont
reliées à la douille à vis du support de la lampe. Cette structure, constituée d’une
chaîne comportant un générateur (la pile) et un récepteur (la lampe), reliés par
des fils métalliques, s’appelle “circuit électrique”.
• Un récepteur ne peut pas fonctionner s’il n’est pas relié, dans un circuit électrique
fermé, à un générateur convenable.

Les conducteurs et les isolants

Je m'interroge et je cherche

• J’examine quelques modèles d’inter-


rupteurs électriques.
• Comment fonctionne chaque interrup-
teur ? Quel est son rôle dans un circuit
électrique ?
140
131-155 physique7B 11/02/08 10:08 Page 141

J’expérimente et j’observe

• Sur une planche en bois, je réalise le circuit repré-


senté par le schéma ci-contre.
• La lampe s’allume-t-elle? Pourquoi ?
• Je ferme le circuit électrique entre les deux clous (a) (b) (a)
et (b) en utilisant des objets variés (stylo, pièce de
monnaie, fil en acier, papier, etc.) et je note à
chaque fois si la lampe s’allume ou non.
• Je refais l’expérience en utilisant un enroulement
d’une feuille de papier filtre sec.
Puis je refais la même expérience en utilisant la même
feuille imbibée d’eau salée.
• J’identifie les corps qui conduisent le courant élec-
trique et ceux qui ne le conduisent pas.
Au circuit précédent, pourrais-je ajouter un interrupteur
de fabrication personnelle (en m’inspirant d’une torche
électrique par exemple) ?
• Je réalise le circuit imaginé et je le fais fonctionner.

Je déduis

• Dans l’espace compris entre (a) et (b), le courant électrique circule lorsque les
deux clous sont reliés à des corps formés de certains matériaux.
• Les corps qui laissent passer le courant électrique sont des conducteurs et les
corps qui ne laissent pas passer le courant électrique sont des isolants.
• Un interrupteur est un composant qu’on utilise dans un circuit électrique pour
l’ouvrir ou le fermer selon le besoin.

J'évalue mes acquis

• Compte tenu des observations faites au cours des expériences précédentes, je


complète le tableau suivant :

Conducteurs Isolants
1- ........................................................ 1- ........................................................
2- ........................................................ 2- ........................................................
3- ........................................................ 3- ........................................................
4- ........................................................ 4- ........................................................

141
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Les symboles et les représentations


graphiques (shématiques) électriques

J'observe et je m'interroge
• J’observe les représentations suivantes et j’identifie ce qu’elles ont de commun
et de différent.
• Je recense et je représente les symboles que j’ai vus utiliser par les spécialistes
(les électriciens par exemple) dans la représentation des circuits électriques.

3
1 2
• Pourquoi est-il préférable de représenter un circuit électrique comme indiqué
dans le schéma (3) plutôt que comme dans les schémas (1) et (2)?

Je déduis

• Pour représenter un circuit électrique, les techniciens et les ingénieurs utilisent


des symboles normalisés et des schémas conventionnels (reconnus par la com-
munauté scientifique).
• Dans le domaine de l’électricité et de l’électronique, les symboles et les schémas
constituent un langage de communication.
• Ci-dessous sont donnés les symboles de quelques composants électriques.
Composant électrique Symbole

Générateur électrique (Pile)

Interrupteur

Lampe à incandescence ou

Fil de connexion
Intersection de deux fils
sans contact électrique
Intersection de deux fils
avec contact électrique

142
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Les circuits électriques

• Comment, avec une seule pile, peut-on allumer simultanément trois lampes?
• Avant de passer à la réalisation et à la mise en mar-
che des circuits possibles, je les schématise en utili-
sant les symboles précédents.
Est- ce que j’ai utilisé le même nombre de fils de
connexion dans tous les circuits ?
Je classifie ces circuits selon le nombre de fils utili-
sés.
• Est-ce que les lampes éclairent de la même maniè-
re, indépendamment du montage dans lequel elles
se trouvent? Je note mes observations.

Je déduis

• L’unique circuit électrique fonctionnel, réalisé avec le minimum de fils de


connexion, est celui dont le nombre de fils utilisés est égal au nombre des com-
posants. Chaque composant du montage est relié à un composant et un seul
qui le précède, et à un autre et un seul qui le succède: un tel montage constitue
un circuit électrique dit “circuit série”.
• Dans tous les autres montages, l’un ou les deux pôles de certains composants
du circuit sont reliés à plus d’un autre composant. Un tel montage est appelé
montage parallèle et le circuit correspondant est dit circuit dérivé (ou parallèle).
• On peut réaliser des circuits où il y a les deux associations à la fois. On les
appelle circuits à association mixte.

Association série Association parallèle Association mixte

143
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Remarque :
Dans la suite de cette leçon et dans les leçons suivantes de ce même chapitre,
l’étude des circuits portera uniquement sur les circuits séries.

Applications
• J’identifie les parties électriques d’une bicyclette.
Combien ai-je trouvé de générateurs et de récepteurs?
Comment fonctionne le générateur de la bicyclette?
Combien y a-t-il de fils reliant le générateur à chacune des
deux lampes (avant et arrière) ? Est-il normal de voir un
seul fil relier le générateur à chacune des deux lampes ?
Par quoi la fermeture du circuit est-elle assurée ?
• Je représente le schéma relatif au montage du circuit élec-
trique de la bicyclette.
Comment utiliser le générateur de la bicyclette pour allu-
mer une lampe au laboratoire ou à la maison ?
Peut-on alimenter la voiture en électricité de la même manière ? Je me documen-
te et je me renseigne auprés de personnes ressources.

Je déduis

• Dans une bicyclette, une voiture, un autobus, un avion, etc. le courant électrique
circule à travers un seul fil de connexion. La structure métallique de la voiture
joue le rôle du deuxième fil de connexion. Cela nous fait gagner en nombre de
fils (il est réduit de moitié) et en argent.
• Le corps métallique de la voiture ou de la bicyclette joue le rôle du pôle commun
à tous les composants.

Le court- circuit

J'expérimente et je constate

• Je réalise l’expérience schématisée par la figure ci-contre.


• La lampe étant allumée, je relie les deux bornes de la pile par
un fil de connexion.
• Je note ce que j’observe au niveau de la lampe et au niveau
du fil de connexion.
• Après une certaine durée, je touche la pile. Qu’est-ce que je
constate?
• Je retire le fil de connexion et je note ce que j’observe.
144
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Je déduis
• Le fil de connexion, relié aux deux bornes de la pile, a permis d’obtenir un "court-
circuit".
Le courant électrique circule dans le court- circuit (effet thermique très important)
et pratiquement pas dans le reste de l’installation électrique (le filament de la
lampe ne parvient pas à rougir). Il suit ainsi le chemin le plus "court" entre les
deux bornes de la pile.
• Un court-circuit conduit à :
- l'arrêt de fonctionnement des appareils électriques d’un circuit (extinction des
lampes, arrêt de rotation des moteurs, etc).
- l'élévation considérable de la température du conducteur qui est à l’origine du
court-circuit.
Remarque :
.Certes, un court-circuit est sans danger lorsqu’on utilise une pile sèche, mais il
devient dangereux si on relie les deux bornes d’une prise de courant domestique
ou les deux bornes d’une batterie de voiture. L’élévation de la température au
niveau du court-circuit peut engendrer une incandescence ou des étincelles qui
peuvent causer des incendies.

Résumé

• Tout générateur électrique possède deux pôles. De même, tout récepteur élec-
trique comporte deux pôles.
• Un récepteur ne peut fonctionner que s’il est relié à un générateur.
• Un circuit électrique fermé est formé d’un récepteur ou d’une association de
récepteurs (reliés les uns aux autres, sans interruption, à l’aide de fils de
connexion) dont les deux extrémités sont reliées à un générateur.
• Le courant électrique ne peut circuler que dans un circuit fermé comportant un
générateur.
• Les corps et les matériaux qui conduisent le courant électrique s’appellent des
conducteurs.
• Les corps qui ne laissent pas passer le courant électrique s’appellent des iso-
lants.
• Le circuit électrique fermé est constitué d’une association de conducteurs se ter-
minant par deux pôles reliés à un générateur.
• Pour schématiser un circuit électrique, on utilise des symboles et des règles norma-
lisés.
Les montages électriques sont de trois types :
• Montage série : montage où l’association des composants est telle que chacun
d’eux est relié à un composant unique qui le précède et à un autre et un seul qui
le suit.
- Montage parallèle : montage où l’association des composants est telle que tout
composant est relié à tous les autres composants du circuit.
- Montage mixte : montage où l’on a, à la fois, des associations séries et des asso-
ciations parallèles.

145
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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1
1- Je schématise les circuits électriques ci-dessous représentés :

2- Je réalise les circuits ci-dessous schématisés:

Exercice n° 2
1- Sur mon cahier d’exercices, je recopie les représenta-
tions qui correspondent à une lampe qui s’allume et je colo-
rie cette dernière en jaune.

2- Pour les représentations rejetées, j’explique pourquoi la


lampe reste éteinte.

Exercice n° 3
Sur mon cahier d’exercices, je recopie les figures ci-contre
a b
et, pour chaque cas, je complète en représentant les fils de
connexion nécessaires pour que la lampe s’allume.
c d

146
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Exercice n° 4

Dans l’association représentée par la figure ci-contre, j’identifie les


lampes qui éclairent en les coloriant en jaune.

Exercice n° 5
Dans le montage suivant, la lampe reste éteinte.
1- Enumère les causes possibles de la panne électrique observée.
2- Quelles expériences peut-on réaliser pour s’assurer que la lampe
est intacte ?
3- Quelles expériences peut-on réaliser pour s’assurer que la pile
est usée ?

Exercice n° 6

Sur mon cahier d’exercices, je réécris la liste des matériaux suivante :


bois , fer , élastique , cuivre , air , aluminium , verre , mine de crayon , eau , eau salée
et j’identifie les conducteurs en les soulignant.

Exercice n° 7
Pour commander le fonctionnement du circuit représenté ci-cont-
re, on utilise un interrupteur.
1- Où faut-il insérer l’interrupteur dans le circuit, au point (A) ou au
point(B)?
2- Schématise le circuit comportant l’interrupteur.

Exercice n° 8
Sur mon cahier d’exercices, je recopie les phrases suivantes après les avoir com-
plétées par les termes «ouvert» ou «fermé»
• Dans un circuit électrique série, le courant électrique circule lorsque
l’interrupteur est…………..............................................................….
• Un circuit formé seulement par une association de conducteurs est
appelé circuit ....................................................................................
• Une asociation de composants électriques comportant un corps
isolant est appelé circuit ....................................................................

147
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Exercice n° 9
Sur la figure ci-contre, on voit une lampe avec sa douille.
1- Recopie la figure et colorie en rouge les parties conductri-
ces du courant électrique et en vert les parties isolantes.
2- Représente la lampe dans sa douille tout en reportant les
lampe
couleurs adoptées dans l’opération précédente.

Exercice n° 10 douille de la lampe

Avec deux lampes (1) et (2) et deux piles (A) et (B) dont tu
disposes, tu as réalisé les expériences représentées par la
figure ci-contre.
1-Peux-tu déduire que l’une des deux piles est usée ?
Précise laquelle.
2-Peux -tu déduire que l’une des deux lampes et défectueuse ? Précise laquelle.

Exercice n° 11
Le câble de la figure ci-contre est constitué de trois fils recouvert
chacun d’une gaine isolante. Les trois gaines sont de même
couleur. Peux-tu identifier les deux extrémités de chaque fil ?
Dis comment tu procèdes.

Exercice n° 12
Schématise le circuit électrique représenté ci-contre et explique
pourquoi la lampe est restée éteinte.

Exercice n° 13
Schématise les circuits représentés ci-contre et explique pour-
quoi la lampe reste éteinte dans le(s) circuit(s) correspondent(s).

Exercice n° 14
On observe sur le schéma ci-contre un ensemble de fusibles
dont quelques-uns sont grillés. Propose une méthode te permet-
tant de les trier et de séparer ceux qui sont fonctionnels de ceux
qui sont grillés.

148
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J’exploite un document

La pile sèche
colonne centrale
La première pile a été inventée par le physicien «VOLTA» en
1795 .Elle a été constituée par un empilement de disques alter-
nés, les uns en zinc les autres en cuivre, séparés par des ron- cuivre
delles de carton imbibés d’un liquide acide.
zinc

rondelle imbibée
d’acide
Questions

1- J’examine la photo ci-contre et j’identifie les deux bornes de la pile.


2- Quel rôle la colonne centrale joue-t-elle ? Peut-elle être métallique ? Pourquoi ?

SAVOIR PLUS

La lampe électrique

Les premières lampes électriques ont été découvertes en 1879 par « SWANN »en
Angleterre et «EDISON» aux Etats-Unies. Ces premières lampes élec-
triques sont constituées d’une ampoule sphérique vidée d’air dans laquel-
le est introduit un filament de carbone.
EDISON fabriquait les filaments de ses lampes à partir de fils de coton. Il
élèvait leur température jusqu'à la carbonisation puis il les introduisait
dans les ampoules de verre.

149
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27 Le courant électrique ses effets et son sens

Effets du courant électrique

Effet thermique

J'expérimente et je constate

• J’examine quelques appareils électriques qui produisent de la chaleur et dont on


a besoin dans notre vie quotidienne : fer à repasser,
séchoir, lampe électrique, etc.
• Quelle est la partie de ces appareils qui, lorsqu’elle est
parcourue par un courant électrique, dégage de la
chaleur ?
• Comment le courant électrique produit-il l'éclairement
de la lampe ordinaire ? Appareils électriques, siège
d’effet thermique

Je déduis

• Dans la plupart des corps conducteurs, le courant électrique produit une élévation
de température. On dit que le courant électrique a un effet thermique.
• L’effet thermique qui apparaît dans un conducteur est un indicateur du passage
d’un courant électrique dans ce conducteur.
• Dans une lampe, le passage d’un courant électrique à travers son filament pro-
voque une élévation de la température de ce dernier jusqu’ à l’incandescence.

150
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Effet thermique

J'expérimente et je constate

• Je pose une aiguille aimantée ou une boussole sur une


Direction Nord
table et je repère le nord magnétique.
• Je réalise un circuit électrique comportant une pile, une
lampe et un interrupteur, de manière à ce que l’un des
fils de connexion soit parallèle à l’axe de l’aiguille
aimantée.
• Je note mes observations lors de la fermeture du circuit.
• Je reprends l’expérience en plaçant le fil de connexion
toujours parallèle à l’axe de l’aiguille mais en l’éloignant ou en le rapprochant de
l’aiguille et je note mes observations.
• J’ouvre le circuit, je change la direction du fil et je note mes observations lors de
la fermeture de l’interrupteur.

Je déduis

• Lorsqu’un courant électrique traverse un conducteur, il provoque la déviation


d’une aiguille aimantée placée à son voisinage. Tout se passe comme si on avait
rapproché un aimant de l’aiguille aimantée. On dit que le courant électrique a un
effet magnétique.
• La déviation de l’aiguille aimantée augmente lorsqu’on lui rapproche davantage
le fil de connexion. Cette déviation est maximale lorsque le fil est juste au-dessus
de l’aiguille et est de direction Nord-Sud.
• L’aiguille aimantée ou la boussole est un indicateur du passage d’un courant
électrique dans un circuit électrique.

L’effet lumineux

J'expérimente et je constate

• J’examine une diode électroluminescente à l’œil nu puis à l’aide d’une loupe.


Comporte-t-elle un fil à l'intérieur ?
• Je cherche quelques appareils électriques comportant dans leur circuit électrique
ce genre de diodes. Quel est le but de leur utilisation ?

151
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• Je réalise le circuit électrique représenté par la figure ci-contre


tout en respectant la bonne connexion de la diode à la pile (je
relie la patte la plus longue de la diode à la borne négative de
la pile). Est-ce qu’on ressent de la chaleur quand on touche la
diode luminescente ?
• Je compare avec la chaleur dégagée par une lampe ordinaire.
La lampe continue-t-elle à éclairer quand on inverse les
connexions de la diode à la pile ?
• Existe-t-il d’autres lampes électriques qui éclairent sans
dégager de la chaleur ? Pourquoi les appelle-t-on lampes
économiques ?

Je déduis

La diode électroluminescente émet de la lumière lorsqu’elle est parcourue par un


courant électrique. On dit que le courant électrique a un effet lumineux.
Cette lumière n’est pas due à une incandescence d’un filament.
La diode est un indicateur du passage d’un courant électrique dans un
circuit électrique fermé.
Remarques :
• Si on relie une diode électroluminescente sans protection à une pile
de 4,5V, elle se détériore.
• La protection de la diode consiste à introduire dans la portion du cir-
cuit comportant la diode un résistor de protection convenable.

Effet chimique

J'expérimente et je constate

Je réalise, comme indiqué par le schéma ci-contre, le montage comportant :


• deux électrodes en charbon immergées dans de l’eau salée contenue dans un
bécher ;
• une pile sèche de 4,5 V (ou un autre générateur) dont arbon
d e s en ch
les bornes sont reliées aux deux électrodes ; éle c t r o

• des fils de connexion et un interrupteur.


Je note mes observations lors de la fermeture de l’inter-
rupteur.
Quelle couleur prend le contenu du becher ?
Que te rappelle l’odeur sentie ? eau salée

152
131-155 physique7B 11/02/08 10:08 Page 153

Je déduis
Sous l’effet du courant électrique, l’eau salée donne lieu à la formation d’un gaz
verdâtre qui est le dichlore d’odeur suffocante qui rappelle celle dégagée par une
eau de javel.
Le courant électrique produit un effet chimique lorsqu’il traverse un liquide conduc-
teur.

J'expérimente et je constate

• J’introduis dans un électrolyseur une solution de


soude.
• Je renverse deux tubes à essai remplis de la solution
de soude sur les deux électrodes de l’électrolyseur.
• Je ferme le circuit et j'observe ce qui se produit au
niveau des deux électrodes.
Est-ce que j’obtiens le même volume de gaz dans les deux tubes ? A quelle borne
du générateur est reliée l’électrode au niveau de laquelle se dégage le plus de
gaz ?
• Je refais l’expérience en inversant les connexions du générateur. Comment le
volume des gaz récupérés dans les deux tubes est-il modifié ?

Je déduis

• Le produit de l’effet chimique récupéré à l’électrode reliée à la borne positive du


générateur est différent du produit récupéré à l’électrode reliée à la borne négati-
ve.
• Les deux électrodes qui peuvent se ressembler physiquement jouent des rôles dif-
férents dans le circuit. C'est pourquoi la première électrode est appelée anode et
la deuxième est appelée cathode.

Sens du courant électrique

J'expérimente et je constate

• Je réalise le circuit schématisé ci-contre :


• Je ferme l’interrupteur et j’observe.
• Je reprends l’expérience en inversant les connexions
au générateur.
• Je note mes observations relatives aux effets du cou-
rant électrique dans chaque composant du circuit.

153
131-155 physique7B 11/02/08 10:08 Page 154

Je déduis

Quand on inverse la connexion de la portion du circuit comportant l’électrolyseur et


la lampe au générateur, on observe :
• Une inversion de l’effet magnétique qui se manifeste par un changement de la
déviation de l’aiguille aimantée.
• Une inversion de l’effet chimique qui se manifeste par un changement de la natu-
re des produits au niveau des électrodes.
• L’inversion des effets magnétique et chimique du courant électrique ne peut être
expliquée que par une inversion de la cause. Comme la cause de ces effets est le
courant électrique on convient d’associer à ce dernier un sens.
Dans un circuit fermé, le courant circule à l’extérieur du générateur dans le sens
allant de sa borne positive vers sa borne négative.

Remarque :
• Un moteur relié à une pile sèche tourne dans un sens bien
défini.
• Le sens de rotation du moteur change quand on interver-
tit sa connexion aux pôles de la pile.
• Le principe de fonctionnement d’un moteur est basé sur
l’effet magnétique du courant électrique.

J'observe et je m'interroge

• De quoi me suis-je servi pour indiquer le sens du courant électrique dans la repré-
sentation ou le schéma du circuit ci-dessous représenté ?

Je déduis

• La présence et le sens d’un courant électrique dans un circuit sont indiqués par
une flèche dessinée sur l’un des fils de connexion.

154
131-155 physique7B 11/02/08 10:08 Page 155

Résumé

• Dans tout conducteur qu’il traverse, un courant électrique a un effet ther-


mique.
• Dans tout espace, environnant un conducteur traversé par un courant
électrique, se manifeste un effet magnétique.
• Dans tout conducteur liquide, un courant électrique a un effet chimique.
• Dans certains conducteurs, le courant électrique a un effet lumineux sans
incandescence.
• Le courant électrique a un sens ; il sort du pôle positif du générateur et
entre, après avoir circulé dans le circuit extérieur, par son pôle négatif.

155
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 156

28 L’intensité du courant électrique

Variation du courant électrique

J'expérimente et j’observe

Je réalise successivement les quatre expériences représentées par les schémas


numérotés de (1) à (4) en utilisant les mêmes récepteurs.
Je lis, pour chaque circuit, la déviation α subie par l’aiguille aimantée.
Je compare les angles α pour ces différentes expériences.
J’examine l’éclairement de la lampe dans chaque circuit.
Je classifie les circuits par ordre croissant (ou décroissant) de l’éclairement de la
lampe. G G
1 2

L1 L0 L1 L0
G1 : pile ronde

G2 : pile plate 1 2
G1
G2

L0 L0

3 4

Expérience N° 1 2 3 4

L’angle α

156
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 157

Je déduis

Quand on remplace, dans un circuit électrique fermé, une pile par une autre diffé-
rente, l’éclairement de la lampe ainsi que l’effet, magnétique changent. Pour expli-
quer la différence de chacun de ces effets il faut admettre que les causes (les cou-
rants électriques) diffèrent. Les deux courants diffèrent par leur intensité.
Le courant électrique est caractérisé par une intensité qui dépend des composants
(générateurs et récepteurs) du circuit et de leur montage.

La commande de l’intensité d’un courant électrique

J'expérimente et j’observe

Je réalise le circuit représenté par la figure ci-dessous ; tous les interrupteurs sont
ouverts.
J’examine l’angle de déviation α de l’aiguille aimantée et l’éclairement de chaque
lampe quand :
- Je ferme l’interrupteur (K 1). Je note l’angle α1.
- Je ferme l’interrupteur (K 2) tout en gardant ouvert
l’interrupteur (K1). Je note l’angle α2.
Je poursuis la fermeture des interrupteurs l’un après
l’autre. Je note à chaque fois l’angle α.
Qu’est-ce que je remarque quant à l’éclairement des
lampes et à la déviation de l’aiguille aimantée ?
Quelles sont les utilisations possibles de ce genre d’association des lampes ?

Je déduis

On peut faire varier l’intensité du courant électrique en introduisant ou en suppri-


mant quelques lampes dans le circuit série. On dit que la résistance du circuit au
passage du courant électrique augmente chaque fois que le nombre de lampes
dans le circuit série augmente.
On peut donc maîtriser l’intensité du courant électrique dans un circuit série en uti-
lisant un composant de résistance réglable.

157
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 158

Utilisation d’un rhéostat dans un circuit électrique

J'expérimente et j’observe

• J’examine les différentes parties du rhéostat représenté ci-contre.


• J’essaie de reconnaître le chemin suivi par le courant électrique entre les pôles de
ce rhéostat.
• Comment varie l’intensité du courant lorsque je dépla-
ce le curseur ?
• J’identifie les trois pôles (A), (B) et (C) de la figure (b)
à partir du symbole conventionnel utilisé pour le Rhéostat
rhéostat.

(a) (b) (c)

Je déduis

Le rhéostat nous permet, selon le besoin, de faire varier l’intensité du courant élec-
trique dans un circuit fermé.
Les rhéostats diffèrent les uns des autres selon l’intensité du courant qu’ils sont
appelés à laisser passer dans un circuit.

Applications

J’examine et je cherche à comprendre

Pourquoi utilise-t-on dans certains circuits électriques des fils de connexion épais ?
Qu’est-ce qui se passe si on remplace, dans le même circuit, un fil conducteur
épais par un fil conducteur fin?
Comment varie, dans un même circuit électrique série, l’effet thermique dans des
fils conducteurs d’un même métal ayant des longueurs égales mais des sections
différentes?

158
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 159

J'expérimente et j’observe
Je réalise le circuit électrique schématisé ci-contre
en utilisant :
- une batterie de voiture ou un générateur de labo-
ratoire ;
- une lampe de voiture de (55W) ;
- un résistor de résistance réglable (un rhéostat par
exemple) ;
- 20cm d’un fil électrique dénudé, récupéré d’une
bicyclette. Désignons par (AB) ce fil ;
- des tresses de fils de connexion suffisamment épaisses.
Qu’est-ce qui se passe au niveau du conducteur (AB) quand la résistance dans le cir-
cuit diminue (suite à un déplacement du curseur du rhéostat)?
Le fil électrique (AB) utilisé supporte-t-il l’intensité du courant électrique nécessaire
pour allumer la lampe normalement ? Comment peut-on permettre à la lampe de s’al-
lumer normalement en utilisant le même circuit ?
Je refais l’expérience en utilisant deux fils, puis trois fils entre les mêmes points A et
B. Que devient la température du conducteur (AB) à la fin de l’expérience ?

Je déduis

Lorsque, dans un circuit électrique fermé, l’intensité du courant augmente, la tem-


pérature augmente de manière plus accentuée dans les fils conducteurs fins que
dans les fils conducteurs épais.
La température s’élève au point d'abîmer la gaine isolante. Cette élévation de tem-
pérature peut causer la fusion du fil conducteur, voire même des incendies.
Il faut utiliser des fils conducteurs dont le diamètre peut supporter l’intensité du cou-
rant électrique.

Protection contre les incendies

J'observe et je constate

J’examine le chemin suivi par le courant dans quelques appareils utilisés dans la vie
quotidienne ou au laboratoire.
J’essaie de reconnaître les éléments parcourus par le cou-
rant électrique : interrupteur et fusible.
J’essaie de reconnaître les différentes parties du fusible.

159
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 160

Je déduis

Pour protéger les appareils de toute panne ou de tout incendie causés par l’aug-
mentation de l’intensité du courant électrique qui circule dans ces appareils, on uti-
lise des fusibles calibrés qui, en fondant, coupent le circuit électrique lorsque le cou-
rant atteint le stade du danger.
Pour garantir la protection des appareils dans le circuit, il faut remplacer un fusible
périmé par un autre de même calibre.

160
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 161

29 Mesure de l'intensité du courant électrique

Appareil de mesure de l’intensité du courant électrique et unité


de mesure

J'observe et je m'interroge

J’essaie de reconnaître les appareils de mesure de l’intensité du courant électrique


qui ressemblent à ceux qui sont présentés sur le schéma ci-dessus.
J’observe attentivement la facette de chacun de ces appareils et j'essaie de à com-
prendre le sens des symboles inscrits.
Quelle est la signification du symbole A inscrit sur le cadran gradué ?
Pourquoi les deux pôles de l’appareil de mesure sont-ils coloriés différemment ?

Je déduis

L’intensité du courant électrique est une grandeur physique mesurable de symbole I.


Elle est mesurée en ampère et le symbole de son unité est A.
L’appareil de mesure de l’intensité du courant électrique est l’ampèremètre.
Le symbole de l’ampèremètre dans les représentations graphiques des circuits élec-
triques est :
A
On utilise souvent les sous-multiples de l’ampère comme :
-le milliampère

-le microampère (mA) : 1A = 1000 mA ⇔ 1mA = 0,001 A

(µA) : 1mA = 1000µA ⇔ 1µA = 0,001 mA

161
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 162

Comment utiliser un ampèremètre à aiguille ?

Il ne faut pas relier les pôles de l’ampèremètre aux


bornes d’un générateur. L’appareil risquerait de
subir un endommagement permanent.

J'expérimente et j’observe

Je réalise un circuit électrique comportant en série un


générateur, une lampe et un moteur fixé à un support. La
lampe s’allume et le moteur tourne.
J’ouvre le circuit puis je le referme de nouveau en y insé-
rant un ampèremètre par l’intermédiaire d’un autre fil de
connexion.
L’aiguille de l’ampèremètre dévie-t-elle à droite ? Dans le
cas contraire j’inverse le branchement des pôles de
l’ampèremètre en conservant sa place dans le circuit et
je note ce que j’observe.
J’essaie de lire la graduation indiquée par l’aiguille de
l’ampèremètre.
Comment transformer le nombre de graduations en
intensité de courant électrique ?

Je déduis

L’ampèremètre est monté en série avec les autres éléments du circuit en utilisant un
fil de connexion supplémentaire. On relie le pôle rouge (ou portant le signe (+)) de
l’ampèremètre à la borne positive du générateur et le pôle noir (ou portant le signe
(-)) à sa borne négative.
Il ne faut jamais relier l’ampèremètre directement aux bornes d’un générateur ou d’un
récepteur parcouru par un courant électrique.
La lecture de l’intensité du courant électrique nécessite :
- le choix judicieux du calibre (C) qui est défini comme étant l’intensité maximale du
courant électrique qui permet à l’aiguille de l’ampèremètre de dévier jusqu’à l’extré-
mité de l’échelle graduée, c'est-à-dire la graduation (N) ;
- la détermination de la graduation (n) devant laquelle se stabilise l’aiguille de l’am-
pèremètre.
L’intensité I du courant électrique est égale alors à une fraction n/N du calibre C, d’où
la relation : n C
I=
N
Remarque
La présence des signes (+) et (-) sur certains ampèremètres ne signifie pas que ces
appareils possèdent une borne positive et une borne négative.

162
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 163

J'évalue mes acquis

En te basant sur le schéma ci-contre, réponds aux


questions suivantes :
1- Le courant électrique parcourt-il l’ampèremètre ?
Justifie ta réponse.
2- Quel est le calibre utilisé ?
3- Le cadran de l’ampèremètre possède deux échelles,
l’une de 100 graduations et l’autre de 30 graduations.
Précise l’intensité du courant électrique en utilisant
chacune de ces échelles.
4- Laquelle des deux échelles est d’utilisation plus
commode ?

Comment utiliser l’ampèremètre numérique ?


L’ampèremètre numérique est de plus en plus utilisé aujourd’hui, mais son mode d’u-
tilisation diffère de celui de l’ampèremètre à aiguille.

J'expérimente, j’observe, je m'interroge

* J’observe l’appareil de mesure numérique appelé mul-


timètre et les symboles figurant sur son cadran.
Comment peut-on l’utiliser comme ampèremètre ?
* J’essaie de le préparer pour avoir cette fonction.
Je réalise le circuit précédent en remplaçant l’ampère-
mètre à aiguille par un ampèremètre numérique.
* J’essaie d’identifier le pôle par lequel entre le courant
électrique et qui porte le symbole (A) et celui par lequel
il sort et qui porte le symbole (COM).
* Je lis l’intensité du courant électrique et je précise l’u-
nité utilisée et le calibre.
* Que peut-il se produire si on utilise un calibre de plus
en plus petit, puis de plus en plus grand, jusqu’au der-
nier calibre de l’intensité ?
J’essaie de relever l'indicatin la plus précise de l’intensité du courant.
*
* Qu’est-ce que je remarque lorsque j’inverse le branchement des pôles (A) et(COM)
de l’ampèremètre ?
Je compare le résultat obtenu avec le résultat précédent dans le même circuit.
*

163
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 164

Je déduis

L’utilisation du multimètre numérique pour la mesure de l’intensité du courant élec-


trique nécessite une mise au point préalable:
-Choix de la fonction(A)
-Choix du plus grand calibre pour l’intensité.
Le courant électrique entre par le pôle (A) et sort par le pôle (COM). Si le branche-
ment est effectué en sens inverse, le signe (-) apparaît à gauche des chiffres sur le
cadran. L’ampèremètre numérique nous indique le sens du courant électrique dans
le circuit en plus de son intensité.
Bien que les appareils de mesure numériques soient moins chers que les appariels
à aiguille, ils sont plus précis et leur lecture est plus facile.

J'évalue mes acquis

En utilisant l’ampèremètre numérique présenté sur le schéma ci-


contre, indique le calibre le mieux adapté pour la mesure d’une inten-
sité de courant électrique de valeur :
I1 = 150mA ;
I2 = 1,5A ;
I3 = 50mA.

L’intensité maximale d’un recepteur

J'observe et je m'interroge

• J’observe une petite lampe et j’essaie de comprendre la signification des symboles


inscrits sur la douille : 0,3A-3,5V. Qu’est-ce qui se passe si on relie cette lampe à
une batterie de voiture (12V) ?
• Je prends des échantillons de fusibles utilisés en électronique et je lis les indications
comme : 0,5A-0,2A-1,5A…Quel est l’intérêt de ces inscriptions ? Comment peut-on
protéger la lampe par un fusible ?

164
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Je déduis

Il existe une intensité de courant I n spécifique à chaque récepteur. Lorsqu'il est par-
couru par cette intensité il fonctionne normalement. Cette intensité s’appelle " inten-
sité nominale".
Le récepteur ne fonctionne plus ou se détériore si l’intensité du courant dépasse
une valeur maximale I m.
Chaque fusible est fabriqué dans le but de fondre, et donc interrompre le courant
dans le circuit où il se trouve si l’intensité du courant est égale ou supérieure à son
intensité spécifique I f.
Pour protéger un récepteur par un fusible, il faut choisir ce dernier avec une inten-
sité spécifique I f comprise entre I n et Im. C'est-à-dire : I n < If < Im

Le compteur L’interrupteur de protection

Fusibles
calibrés

Section
des fils
conducteurs

Appareils élec-
triques domes-
tiques

Appareils électriques domestiques

165
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 166

30 Propriété de l'intensité du courant électrique dans


un circuit série

Constance de l’intensité du courant électrique dans un circuit


électrique en série

J'expérimente et j’observe
Je réalise l’expérience représentée par la figure
ci-contre en utilisant un générateur à courant continu et un
ampèremètre numérique. Je note l’intensité du courant.
Je branche l’ampèremètre à différents endroits du
circuit, (A), puis (B), puis (C)…et je relève l’intensité du
courant affichée par l’ampèremètre pour les différents
endroits du circuit. Est-ce que cette intensité varie ?

Je déduis

L’intensité du courant électrique reste constante en tout point du circuit traversé par
ce courant.
L’intensité du courant électrique qui circule dans les fils de connexion, les récep-
teurs et le générateur, montés en série dans un circuit, est la même.
La position de l’ampèremètre dans le circuit ne modifie pas la valeur de l’intensité
du courant.

Comment circule le courant électrique dans un circuit ?

J'expérimente et j’observe

Je réalise l’expérience représentée par la figure


ci-contre en utilisant trois ampèremètres de même type.
Je lis l’intensité du courant affichée par chaque ampère-
mètre et je compare les valeurs indiquées.
Qu’observe-t-on, à chaque fermeture et à chaque ouverture
du circuit, au niveau de chacun de ces ampèremètres ?
Fonctionnent-ils successivement ou simultanément ?

Je déduis

La circulation du courant électrique à la fermeture du circuit s’effectue instantané-


ment et simultanément dans les différents points du circuit.
L’interruption de la circulation du courant électrique dans le circuit est instantanée
lors de l'ouverture du circuit.

166
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Est-ce que l’intensité du courant électrique varie selon l’ordre


d'emplacement des différents éléments ?

J'expérimente et j’observe

Je remplace dans le circuit précédent la lampe par un


moteur.
Je refais les expériences précédentes et je note l’intensité
du courant électrique. Observe-t-on une modification ?

Je déduis

L’intensité du courant électrique ne varie pas si on modifie l’emplacement des diffé-


rents éléments que comporte le circuit.

Est-ce que l’intensité du courant électrique varie selon la nature


des éléments du circuit ?

J'expérimente et j’observe

Je remplace le moteur par une lampe dans le circuit précédent.


- Quelles sont les valeurs affichées par les trois ampèremètres ?
- Est-ce que je lis la même valeur que celle relevée dans
l’expérience précédente ?
Je remets le moteur à sa place dans le circuit et je rem-
place la lampe par un résistor de résistance (20 Ω).
- Est-ce que je lis la même intensité que celle notée pré-
cédemment ? Comment dévie l’aiguille de chacun des
trois ampèremètres ?
Je refais l’expérience après avoir remplacé le moteur de (12V) par un moteur de (9V).
Je note mes observations.

Je déduis

L’intensité du courant électrique varie quand on change la nature des éléments qui
constituent le circuit et qui sont reliés au générateur.
L’intensité du courant électrique varie dans le circuit, si on change de générateur
tout en gardant les mêmes récepteurs.

167
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Quelle est la différence entre la diode et l’interrupteur ?

J'expérimente et j’observe

Je réalise dans l’ordre les circuits représentés


par la figure ci-contre.
Je note, pour chaque expérience, l’intensité du
courant électrique qui parcourt le circuit.
Peut-on dire que la diode a le même rôle que l’in-
terrupteur dans tous les circuits ?
L'ampèremètre confirme-t-il la réponse à la ques-
tion précédante ?

Je déduis

Le circuit électrique, comportant une diode, est considérée ouvert si la diode est
branchée dans le sens inverse. La diode sera considérée, dans ce cas comme inter-
rupteur ouvert.
Quand on remplace, dans un circuit fermé, la diode luminescente par un interrup-
teur fermé, l’intensité du courant, indiquée par l'ampèremètre, est plus grande. La
diode n'est donc pas équivalente à un interrupteur fermé.

Résumé

• Dans un circuit électrique comportant un générateur, circule un courant élec-


trique d’une intensité bien déterminée.
• L’intensité du courant électrique est une grandeur physique mesurable. Son
unité est l’ampère, de symbole (A).
• L’intensité du courant électrique est mesurée par l’ampèremètre relié en série
dans le circuit.
• L’intensité du courant électrique varie selon la nature des éléments figurant
dans le circuit, et elle ne varie ni selon leur ordre ni selon leur emplacement
dans le circuit.

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Je vérifie mes acquis

Je m'entraîne

Exercice n° 1
Quel effet produit le courant électrique dans une lampe ordinaire ? Quel effet produit-
il dans un moteur ? Comment varient ces effets quand l’intensité du courant électrique
augmente ?

Exercice n° 2
Recopie les phrases suivantes en les complétant par ce qui convient :
L’unité de l’intensité du courant électrique est ……..…... de symbole……...…... , on
utilise …….........…...pour mesurer cette intensité. Il existe au laboratoire deux types
d’appareils pour mesurer l’intensité du courant électrique….…......…...
et……..........…Il ne faut pas relier ces appareils directement aux pôles
………..........ou……......…... parcourus par un courant électrique. Il faut brancher ces
appareils……………………..dans un circuit comportant au moins un…………………..

Exercice n° 3

Réalise un circuit série comportant les éléments suivants : un générateur, une petite
lampe, un interrupteur et un rhéostat.
1- Représente graphiquement le circuit réalisé.
2- Introduis dans ce circuit un appareil de mesure de l’intensité du courant. Repèrer
par deux couleurs différentes les pôles d’entrée et de sortie du courant dans cet
appareil.

Exercice n° 4
Recopie les données suivantes puis complète-les par les chiffres qui conviennent
pour les conversions demandées :
1A = …………..mA ; 2A =…………… A ; 230 A = ………………..A
1,2mA = …………… A ; 320mA = ………………….A ;
21000 A = …………..mA.

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Exercice n° 5
Y a-t-il un courant électrique circulant dans le circuit représenté ci-dessous :
- entre A et B ?
- entre C et D ?
- entre E et F ?
Justifie ta réponse.

Exercice n° 6
Dans le circuit représenté par le schéma ci-contre on veut mesu-
rer l’intensité du courant électrique qui traverse le moteur. Peut-
on brancher l’ampèremètre aux points A ; B ; ou C ? Justifie ta
réponse.

Exercice n° 7
AB et EF sont deux fils placés parallèlement à deux aiguilles aimantées dans la direc-
tion Nord-Sud.
1-Je branche en série AB ; EF ; D ; D’ et le générateur G :
a- de telle sorte que les deux diodes rayonnent et les deux
aiguilles dévient dans le même sens.
b- de telle sorte que les deux diodes rayonnent et les deux
aiguilles dévient dans des sens contraires.
2-Quels sont les effets du courant électrique qui apparaissent dans le circuit ?

Exercice n° 8
L1 et L2 sont deux lampes différentes. L’éclairement de L1 est plus fort que celui de
L2.
1- Indique sur le schéma, le sens de parcours du courant
électrique.
2- On inverse le branchement des deux pôles du généra-
teur. Est-ce que le courant électrique continue à circu-
ler dans le même sens ? Repère la lampe dont l’éclairement est plus fort et donne
une explication.

Exercice n° 9
Je lis sur le cadran, gradué en noir, d’un ampèremètre à
aiguille (figure ci-contre) l’intensité électrique.

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Exercice n° 10
Un ampèremètre numérique possède les calibres suivants :
20A ; 2A ; 200mA ; 20mA ; 2mA ; 0,2mA.
Quels sont les calibres à utiliser pour relever les intensités du courant électrique sui-
vantes :
160mA ; 015A ; 10mA ; 10A ; 0,3A ?

Exercice n° 11
Observe le circuit représenté par la figure ci-contre.
1-Un signe (-) apparaît à gauche des chiffres
affichés sur le cadran. Explique pourquoi.
2-Quelle est l’intensité du courant électrique qui
parcourt la lampe ?
3-Reprends le schéma du circuit en rectifiant
l’erreur dans le branchement s’il y a lieu.

Exercice n° 12
1-Dans un premier circuit on introduit une diode.
-Quel est le symbole de la diode ?
- La diode est branchée de sorte que le courant circule. On constate que la lampe
s'allume et que le moteur tourne. Indique la borne positive et la borne négative du
générateur.
2- Dans un deuxième circuit on inverse le sens du branchement de la diode. Le cou-
rant ne circule plus. Quel élément du circuit, autre que la diode, faut-il brancher en
sens inverse pour maintenir la circulation du courant ? Que constate-t-on quant au
sens de rotation du moteur ?
3-Représente graphiquement chaque circuit en branchant correctement un ampère-
mètre. On lit dans le premier circuit une intensité I1=0,35A. Quelle est l’intensité du
courant dans le deuxième circuit ? Justifie ta réponse.

Exercice n° 13
Observe les deux schémas suivants d’un même ampèremètre dans deux positions
différentes :

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1ère situation
2 ème situation

-la première position : On utilise le calibre (0,3A) et on lit l’intensité du courant


sur l’échelle noire portant le signe (=) et constituée de 30 graduations
-La deuxième position : On utilise le calibre (1A), on lit l’intensité du courant
sur l’échelle noire portant le signe (=) et constituée de 100 graduations.
1-De combien varie l’intensité du courant électrique dans les deux cas lorsque l’ai-
guille dévie d’une graduation ?
2-Quelle est l’intensité du courant électrique dans chaque cas en ampère (A) et en
milliampère (mA) ?

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J’exploite un document

L’ELECTRICITE

L’une des plus importantes découvertes de l’homme est l’électricité. Elle lui procure
confort et bien être. Elle est utilisée dans l’éclairage, le chauffage, la climatisation, la
cuisson des repas, le fonctionnement d’une multitude d’appareils et de machines et à
plusieurs autres fins.
La conduction de l’électricité s’effectue par des fils métalliques. Les matériaux sont
de conductibilité différente : il y a de bons conducteurs tels que le cuivre, le fer,
l’argent, et de mauvais conducteurs ou isolants tels que le bois, le plastique, et le
verre.
Les fils conducteurs sont recouverts d’une couche isolante de plastique, de soie ou
de coton, ce qui empêche l’électrisation de tout corps qui est en leur contact.
Si on examine les fils de connexion de très près, on constate qu’ils sont constitués
de deux fils séparés qu’on relie au générateur. L’observation du courant électrique
demeure impossible malgré la certitude de son existence.
En effet, la coupure du courant électrique provoque l’arrêt de l’éclairage, et du
fonctionnement des appareils et des machines électriques qui sont branchés dans le
circuit.
Malgré tous les avantages du courant électrique, son utilisation non raisonnée pré-
sente des dangers certains, aussi bien pour l’homme que pour les appareils et les
machines. Suite au contact avec des fils électriques nus, l’utilisateur est électrocuté,
il manifeste des brûlures dans les zones touchées, et une tétani-
sation pouvant entraîner une asphyxie souvent mortelle. C'est
pourquoi il faut prendre toutes les mesures de protection néces-
saires pour éviter ce genre d’accident en utilisant des bouchons
en plastique dans les prises de courant qui sont à la portée des
enfants en débranchant les appareils de la source de courant lors
de leur réparation et en utilisant des fusibles pour protéger les appareils électriques.

Questions
1- Les instruments utilisés dans les réparations des appareils et des machines
électriques sont caractérisés par des manches en matière plastique ou en bois.
Explique pourquoi.
2- On ne peut pas observer le courant électrique mais on peut reconnaître son
passage par ses effets ; cite les effets du courant électrique.
3- Quelles sont les précautions à prendre pour éviter les dangers du courant
électrique ?

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J’expérimente

Je prépare :
- Une boîte en bois comportant une fente comme le montre la figure (l’épaisseur du
bois ne dépasse pas un centimètre).
- Un fil d’une “résistance chauffante” de 60cm de longueur; tel que celui qui se trou-
ve dans un sèche-cheveux ou un fer à repasser ( 400W-220V).
- Un fil de cuivre (EF) de 1,4 mm de diamètre et de 30cm de longueur dépourvu de
sa gaine isolante.
- Quatre clous.
- Un bouton capsule de 15mm de diamètre.

fente

Je réalise :
• Je découpe le fil de la “résistance chauffante” en deux portions de longueur 30cm
chacune puis je les associe en torsade pour obtenir d’un fil plus gros.

capsule

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chap 28- 11/02/08 10:16 Page 175

• Je fixe à la face intérieure de la boîte en bois et à l’aide des quatre clous, le fil
enroulé (CD) et le fil (EF) de part et d’autre de la fente et parallèlement à celle-ci.
• Par la capsule (bouton) je réalise un curseur en pressant légèrement pour qu’elle
puisse passer à travers les deux fils distants de 1cm.
Le contact électrique des deux fils sera donc assuré par l’intermédiaire de la capsu le
(bouton) qui peut se déplacer facilement entre C et D.
• Je soude un clou au curseur, pour pouvoir le déplacer de l’extérieur.

Je vérifie au laboratoire :
Je réalise le circuit représenté par le schéma ci-contre et je vérifie le fonctionnement
du rhéostat.

175
chap 28- 11/02/08 10:16 Page 176

Sites et liens Internet utiles :

[Link] www. [Link]/sci

[Link]/circuit [Link]
[Link] [Link]
[Link]ù[Link] [Link]
[Link]-électrécité.info [Link]

176

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