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Exercices sur nombres rationnels et irrationnels

Ce document contient 7 exercices de mathématiques portant sur l'analyse. Les exercices couvrent des sujets comme les nombres rationnels et irrationnels, les développements décimaux périodiques, les fonctions et les ensembles.

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tech
Faculté des Sciences de Rabat SMPC-S1
Département de Mathématiques M3-E1 : Analyse

Série d’exercices 1

Exercice 1 1. Démontrer que si r ∈ Q et x ∈


/ Q alors r + x ∈
/ Q et si r 6= 0 alors r.x ∈
/ Q.

2. Montrer que 2 6∈ Q,
3. En déduire qu’ entre deux nombres rationnels il y a toujours un nombre irrationnel.
√ √ √ √
4. Soient a et b deux rationnels positifs tels que a et b soient irrationnels. Montrer que a + b
est irrationnel.

Exercice 2 Trouver sous la forme pq des rationnels x dont les dévelopements décimaux périodiques
sont donnés par :
_ _ _
3, 14 14 ... ; 0, 99 9 ... ; 3, 149 9 ...

Exercice 3 Le maximum de deux nombres x, y (c’est-à-dire le plus grand des deux) est noté max(x, y).
De même on notera min(x, y) le plus petit des deux nombres x, y. Démontrer que :

x + y + |x − y| x + y − |x − y|
max(x, y) = et min(x, y) = .
2 2
Trouver une formule pour max(x, y, z).

Exercice 4 Déterminer la borne supérieure et inférieure (si elles existent) de : A = {un | n ∈ N} en


posant un = 2n si n est pair et un = 2−n sinon.

Exercice 5 Déterminer (s’ils existent) : les majorants, les minorants, la borne supérieure, la borne
inférieure, le plus grand élément, le plus petit élément des ensembles suivants :
 
n 1 ∗
[0, 1] ∩ Q , ]0, 1[∩Q , N , (−1) + 2 | n ∈ N .
n

Exercice 6 Si a et b sont des réels positifs ou nuls, montrer que :


√ √ √
a + b 6 2 a + b.

Exercice 7 Soit f : R → R telle que

∀(x, y) ∈ R2 f (x + y) = f (x) + f (y).

Montrer que
1. ∀n ∈ N f (n) = n · f (1).
2. ∀n ∈ Z f (n) = n · f (1).
3. ∀q ∈ Q f (q) = q · f (1).
4. ∀x ∈ R f (x) = x · f (1) si f est croissante.

1
p
Correction 1 1. Soit r = q ∈ Q et x ∈
/ Q. Par l’absurde supposons que r + x ∈ Q alors il existe
0 0 0 0
−pq
deux entiers tels que r + x = pq0 . Donc x = pq0 − pq = qp qq
p0 , q 0 0 ∈ Q ce qui est absurde car
x∈/ Q.
0 0
De la même façon si r · x ∈ Q alors r · x = pq0 Et donc x = pq0 pq . Ce qui est absurde.

2. Méthode
√ “classique”. Supposons, par l’absurde, que 2 ∈ Q alors il existe deux entiers p, q tels
que 2 = pq . De plus nous pouvons supposer que la fraction est irréductible (p et q sont premiers
entre eux). En élevant l’égalité au carré nous obtenons q 2 × 2 = p2 . Donc p2 est un nombre pair,
cela implique que p est un nombre pair (si vous n’êtes pas convaincu écrivez la contraposée “p
impair ⇒ p2 impair”). Donc p = 2×p0 avec p0 ∈ N, d’où p2 = 4×p0 2 . Nous obtenons q 2 = 2×p0 2 .
Nous en déduisons maintenant que q 2 est pair et comme ci-dessus que q est pair. Nous obtenons
ainsi une contradiction car p et q étant tous les deux pairs la fraction pq n’est pas irréductible et

aurait pu être simplifiée. Donc 2 ∈ / Q.
√ √
Autre méthode. Supposons par l’absurde que 2 ∈ Q. Alors 2 = pq pour deux entiers p, q ∈ N∗ .

Alors nous avons q · 2 ∈ N. Considérons l’ensemble suivant :
n √ o
N = n ∈ N∗ | n · 2 ∈ N .

Cet ensemble N est une partie de N∗ qui est non vide car √ q ∈ N . On peut alors prendre le plus
petit élément de N : n0 = min
√ N . En particulier n0 · 2 ∈ N. Définissons maintenant n1 de
la façon suivante : n1√= n0 · 2 − n0 . Il se trouve que n1 appartient
√ aussi à√N car d’une part
n1 ∈ N (car n0 et n0 · 2 sont des entiers) et d’autre part
√ 1 n · 2 = n 0 · 2 − n0 · 2√∈ N. Montrons
maintenant que n1 est plus petit que n0 . Comme 0 < 2 − 1 < 1 alors n1 = n0 ( 2 − 1) < n0 et
est non nul.
Bilan : nous avons trouvé n √1 ∈ N strictement plus petit que n0 = min N . Ceci fournit une
contradiction. Conclusion : 2 n’est pas un nombre rationnel.

3. Soient r, r0 deux rationnels avec r < r0 . Notons x = r + 22 (r0 − r). D’une part x ∈]r, r0 [ (car
√ √ 0
0 < 22 < 1) et d’après les deux premières questions 2 r 2−r ∈ / Q donc x ∈/ Q. Et donc x est
un nombre irrationnel compris entre r et r0 .
√ √ √ √
4. a − b = ( a − b)( a + b)

Correction 2 On multiplie avec 10p avec p bien choisit, puis on fait la differnce pour obtenir un
entier.

Correction 3 Explicitons la formule pour max(x, y). Si x > y, alors |x − y| = x − y donc 12 (x + y +


|x − y|) = 21 (x + y + x − y) = x. De même si x 6 y, alors |x − y| = −x + y donc 12 (x + y + |x − y|) =
1
2 (x + y − x + y) = y. 
Pour trois éléments, nous avons max(x, y, z) = max max(x, y), z , donc d’après les formules pour
deux éléments :
max(x, y) + z + | max(x, y) − z|
max(x, y, z) =
2
1
1
(x + y + |x − y|) + z + (x + y + |x − y|) − z
= 2 2
.
2
Correction 4 (u2k )k tend vers +∞ et donc A ne possède pas de majorant, ainsi A n’a pas de borne
supérieure (cependant certains écrivent alors sup A = +∞). D’autre part toutes les valeurs de (un )
sont positives et (u2k+1 )k tend vers 0, donc inf A = 0.

Correction 5 1. [0, 1]∩Q. Les majorants : [1, +∞[. Les minorants : ]−∞, 0]. La borne supérieure :
1. La borne inférieure : 0. Le plus grand élément : 1. Le plus petit élément 0.

2
2. ]0, 1[∩Q. Les majorants : [1, +∞[. Les minorants : ] − ∞, 0]. La borne supérieure : 1. La borne
inférieure : 0. Il nexiste pas de plus grand élément ni de plus petit élément.
3. N. Pas de majorants, pas de borne supérieure, ni de plus grand élément. Les minorants : ]−∞, 0].
La borne inférieure : 0. Le plus petit élément : 0.
n o
n 1 ∗
4. (−1) + n2 | n ∈ N . Les majorants : [ 45 , +∞[. Les minorants : ]−∞, −1]. La borne supérieure :
5
4. La borne inférieure : −1. Le plus grand élément : 54 . Pas de plus petit élément.

Correction 6 √ √ √ √ √
a+ b 6 2 a + b ⇔ ( a + b)2 6 2(a + b)
car les termes sont
√ positifs, et la fonction x 7→ x2 est croissante sur R+ . Évaluons la différence
√ 2
2(a + b) − ( a + b) :
√ √ √ √ √ √
2(a + b) − ( a + b)2 = a + b − 2 a b = ( a − b)2 > 0.

Donc par l’équivalence, nous obtenons l’inégalité recherchée.

Correction 7 1. Calculons d’abord f (0). Nous savons f (1) = f (1 + 0) = f (1) + f (0), donc f (0) =
0. Montrons le résultat demandé par récurrence : pour n = 1, nous avons bien f (1) = 1 × f (1).
Si f (n) = nf (1) alors f (n + 1) = f (n) + f (1) = nf (1) + f (1) = (n + 1)f (1).
2. 0 = f (0) = f (−1 + 1) = f (−1) + f (1). Donc f (−1) = −f (1). Puis comme ci-dessus f (−n) =
nf (−1) = −nf (1).
3. Soit q = ab . Alors f (a) = f ( ab + ab + · · · + ab ) = f ( ab ) + · · · + f ( ab ) (b termes dans ces sommes).
Donc f (a) = bf ( ab ). Soit af (1) = bf ( ab ). Ce qui s’écrit aussi f ( ab ) = ab f (1).
4. Fixons x ∈ R. Soit (αi ) une suite croissante de rationnels qui tend vers x. Soit (βi ) une suite
décroissante de rationnels qui tend vers x :

α1 6 α2 6 α3 6 . . . 6 x 6 · · · 6 β2 6 β1 .

Alors comme αi 6 x 6 βi et que f est croissante nous avons f (αi ) 6 f (x) 6 f (βi ). D’après
la question précédent cette inéquation devient : αi f (1) 6 f (x) 6 βi f (1). Comme (αi ) et (βi )
tendent vers x. Par le “théorème des gendarmes” nous obtenons en passant à la limite : xf (1) 6
f (x) 6 xf (1). Soit f (x) = xf (1).

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