Cours : Résistance Des Matériaux
(RDM)
la mécanique des milieux continus
Classes: 3EM
Année universitaire: 2012-2013
Plan de cours
• Hypothèses de la MMC
• Cinématique des milieux continus
Descriptions: Eulérienne et Lagrangienne
Tenseur Gradient de transformations
Tenseur Gradient de déplacements
Tenseur de déformations (cas général)
Tenseur de déformations (cas des PP)
• Dynamique des milieux continus
Efforts appliqués sur un domaine
Torseur des efforts appliqués et torseur dynamique
Enoncé du PFD
Notion des contraintes
Equation de mouvement
Equation d’équilibre
• Loi de comportement Elastique Linéaire Isotrope (ELI)
Motivation
Sécurité: résistance? stabilité? tenue à la fatigue?
Il faut vérifier ces aspects avant de
fabriquer les structures
Modélisation
Motivation
Nouvelle modélisation
Mécanique des milieux continus déformables
Hypothèses de continuité
Travail à une échelle à partir de laquelle on peut négliger les discontinuités
de la matière
Hypothèses de continuité
• Continuité de la transformation:
Le mouvement est défini par la donnée de la fonction f (ou
son inverse à t fixé g) bijective à t fixé, continue et suffisamment
dérivable :
x = f (X,t) ⇔ X = g (x,t)
Hypothèses de continuité
• Continuité du milieu
Bien que la matière soit discontinue, ce qui peut mettre en évidence
n'importe quelle observation microscopique voir macroscopique,
les mécaniciens ont besoin d'une hypothèse de continuité
permettant de décrire les grandeurs physiques par des champs de
fonctions mathématiques ayant les 'bonnes' propriétés de
continuité et de dérivabilité.
Toutes les propriétés physiques du milieu sont supposées, à chaque
instant, continues par rapport aux coordonnées spatiales. Par
exemple, la masse volumique ρ(x) des différents points matériels
occupant à l'instant t les points de coordonnées x est supposée
continue par rapport à x.
Cinématique des milieux continus
• Description lagrangienne: Avec cette description, toutes
les inconnues du problème (coordonnées xi de la position du point
matériel à un instant t, vitesse, accélération, température, masse
volumique, ...) s'écrivent en fonction des variables (Xi, t). Il s’agit donc de
l’étude du mouvement et des propriétés d'une particule que l'on suit dans
son mouvement.
• Description Eulérienne: Les variables xi sont les
coordonnées d'un point représentant la position du point matériel à
l'instant t. Avec cette description on peut étudier l'état actuel du
milieu sans s'intéresser à une particule matérielle déterminée. Le
mouvement est décrit par la donnée du champ des vitesses en
chaque point:
• La différence entre la description lagrangienne et
eulérienne est donc, que du point de vue de
Lagrange, on décrit les variations de la vitesse, de
l'accélération, de la température etc. d'un point
matériel particulier, alors que selon Euler, on
décrit ces mêmes quantités dans une région
spatiale donnée sans individualiser les particules
matérielles. La description eulérienne est bien
adaptée à la mécanique des fluides, alors que la
lagrangienne est utilisée en mécanique des
solides.
Cinématique des milieux continus
La figure ci dessus représente l’indentation d’un solide par un cylindre, nous avons choisi comme
configuration initiale la configuration non déformée. Sur les deux configurations est représenté
un réseau de lignes. Après déformation (dans la configuration C(t)), le réseau de lignes
initialement orthogonale est distordu. Nous remarquons que la distorsion du réseau:
•N’est pas constante dans tout le solide.
•Se traduit par une variation des angles initialement droits.
•Se traduit par une variation des longueurs.
•Dans la suite de ce chapitre, nous introduirons une mesure de la distorsion angulaire et
une mesure de la variation des longueurs. Ces mesures doivent être locales puisque
les distorsions du réseau peuvent varier dans le solide
Configuration de référence et configuration actuelle (d’étude):
La position de chaque particule M sera donc déterminée si on connaît sa position dans la
configuration de référence et une fonction Φ telle que:
x(t) = Φ(X,t)
Tenseur gradient de
Transformations:
Puisqu’il s’agit d’un milieu continu, on peut écrire en différenciant:
Le tenseur gradient de transformation peut s’écrire comme suit:
F est l’application linéaire qui fait passer de l’espace vectoriel dans lequel peut varier dX
dans l’espace vectoriel ou varie à priori dx. Donc c’est l’application qui permet le passage
de la configuration de référence vers la configuration actuelle
Transformation homogène
• Une transformation est dite homogène si le tenseur gradient
de transformations F est indépendant des coordonnées de
référence (X1,X2,X3)
F(X,t)=F(t)
Transport d’un volume:
Déplacement d’une particule:
Le déplacement par rapport à la configuration C0 ,
à l’instant t, de la particule M est le vecteur:
VI-16
Tenseur gradient de déplacements:
Le tenseur gradient de déplacements est défini comme suit:
Tenseur de déformations (cas général):
• D'après l'étude précédente, on serait tenté de croire que le tenseur F est
suffisant pour représenter l'état de déformation d'un domaine matériel.
En effet il permet de bien faire apparaître les différences entre les deux
vecteurs dX et dx. Il semble même que la différence entre ces deux
vecteurs soit à associer directement au champ de déplacement. En effet
nous avons:
On pourrait alors conclure que le tenseur gradient du champ de déplacement est le
tenseur qui suffit à caractériser les déformations d'un domaine matériel. Cette
conclusion est erronée, car il existe des cas de déplacement d'un domaine matériel
qui respectent la notion de solides indéformables alors que le tenseur gradient du
champ de déplacement est non nul. On peut par exemple imaginer le phénomène
de rotation autour d'un axe. Il faut donc définir proprement un état de déformation.
Pour caractériser les déformations d'un domaine matériel, il faut en fait considérer les
variations entre deux configurations de la distance existante initialement entre deux points
matériels arbitraires. mais cette notion de distance n'est pas simple à mettre en oeuvre et on
préfère considérer les variations de deux vecteurs "matériels". Mathématiquement, cela
revient à examiner les variations du produit scalaire de ces deux vecteurs. Un produit scalaire
invariant quels que soient les deux vecteurs considérés est équivalent à une déformation
nulle du milieu (pas de variation de longueur, pas de variation d'angle). On aura alors défini
les changements de formes.
Configuration de référence
Configuration actuelle
Dans cette relation C est un tenseur symétrique d'ordre deux (représentable par une
matrice 3*3) appelé tenseur des dilatations ou tenseur de Cauchy-Green droit.
La variation du produit scalaire devient donc:
Soit encore:
Nous obtenons ainsi un nouveau tenseur:
C’est le tenseur de déformations de Green-Lagrange
Tenseur de déformations (cas des petites perturbations):
• Les hypothèses de transformations infinitésimales (ou des petites
perturbations) sont:
* Le déplacement de chacun des points du domaine matériel est petit. On
pourra ainsi confondre l'état actuel avec l'état de référence.
* Le tenseur gradient de déplacement ne contient que des termes
négligeables devant l'unité.
• Le tenseur de déformations linéarisé peut s’écrire donc: