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PLANCHES
Planche n°1 : Constituants des effluents de puits et des produits issus des installations de traitement
Planche n°2 : Composition de quelques effluents de puits de gisement d’huiles
Planche n°3 : Exemple de composition de condensats stabilisés
Planche n°4 : Composition de quelques effluents de puits de gaz naturels
Planche n°5 : Composition de quelques gaz associés
Planche n°6 : Composition de quelques gaz commercialisés
ANNEXE :
Teneur en eau et sédiments dans les pétroles bruts - Basic Sediment & Water (BSW)
Ces effluents peuvent également contenir des particules solides en suspension (souvent appelées
sédiments), tel que sable, produits de corrosion ainsi que des précipités lourds à base d’hydrocarbures
(paraffines et/ou asphaltènes)
G
GAZ TOTAL
(Sm3/j ou SCFD)
Patm
PUITS
PRODUCTEUR
H
HUILE OU
CONDENSATS
(Sm3/j ou STBD)
W
D PCD 3154 A
EAU DE
PRODUCTION
(Sm3/j ou STBD)
Les unités de traitement d’huiles et de gaz sont généralement équipées d’au moins une installation de
test de puits, pour le test régulier des puits producteurs un par un. Les réseaux de collecte sont ainsi
conçu afin de pouvoir isoler la production de chaque puits et de l’acheminer sur les installation de test.
Remarque : il est aussi possible de tester les puits avant même la construction des unités de
traitements sur champs par des installations de test en « skid », à la sortie desquels les effluents sont
souvent tout simplement brûlés. Les résultats de ces tests sont utilisés pour le dimensionnements des
futures unités de traitement surface.
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Ou ratio gaz huile, est le paramètre le plus souvent utilisé pour caractériser les fraction de gaz associé
pour un gisement d’huile :
Pour les gisements de gaz naturels, il est d’usage de parler du CGR qui caractérise la fraction de
condensats :
3- TENEUR EN EAU
De manière générale, le débit d’eau de production croit continuellement tout au long de la vie d’un
champ. Au début, il est souvent très faible pour finir par constituer, dans pas mal de cas de champs
matures d’huile, la fraction de loin majoritaire de l’effluent de puits.
Plusieurs paramètres sont définis afin de caractériser les teneurs en eau des effluents de puits.
C’est le ratio volumique de la production d’eau à celle d’huile aux conditions standard :
• Water Cut
C’est le ratio volumique de la production d’eau à celle de la production totale de liquide (Eau + Huile)
aux conditions standard :
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C’est un paramètre très voisin du Water Cut, à l’exception que les sédiments sont rajoutés à l’eau :
C’est un paramètre très utilisé pour la caractérisation des teneurs en eau, étant donné qu’il est le
résultat d’un essai normalisé pratique et très simple à mettre en œuvre.
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Ceci en effet dépend de la composition des effluents, et plus précisément de la teneur en composés
légers/volatiles (à l’origine du gaz associé) pour une huile, ou lourds/peu volatiles (à l’origine
des condensats) pour un gaz.
Le schéma ci-après représente une classification des gisements basée sur le GOR (ou CGR par
opposition), où il est a noter que les limites entre les différentes zones ne sont généralement pas
franches :
D PCD 3155 A
141,5
°API = 60 – 131,5
Sp.gr60
60
Sp.gr 60 est la densité de l’huile à 60°F (15,6°C) par rapport à l’eau prise à 60°F.
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Le tableau ci-dessous illustre l’évolution du °API en fonction du type de gisement (différents GOR).
L’huile produite à partir d’un gisement à fort GOR est légère (volatile), et part conséquent a une
faible densité donc un °API élevé.
Azote N2
2,16 4,49 2,12 2,37 4,09 1,01 0,40
Gaz carbonique CO2
Hydrogène sulfuré H 2S – 3,45 – – – – –
Méthane C1 30,28 50,12 63,91 64,19 73,80 88,54 94,32
Ethane C2 6,28 7,78 8,29 11,18 9,43 5,32 3,90
Propane C3 10,21 5,18 4,37 6,20 4,43 2,30 1,17
Isobutane iC4 1,23 1,04 0,94 0,75 0,87 0,56 0,08
n-Butane nC4 5,75 2,65 2,21 2,31 1,63 0,59 0,13
Isopentane iC5 1,62 1,11 0,72 0,64 0,71 0,27 –
n-Pentane nC5 2,71 1,43 1,15 1,03 0,66 0,23 –
Hexanes C6 3,28 1,92 1,86 1,22 0,91 0,27 –
Heptanes et + C 7+ 36,58 20,83 14,43 10,11 3,47 0,91 –
GOR
CGR
°API Huile/Condensats
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En présence d’un gaz léger, les molécules d’eau peuvent former des structures cristallines régulières
à l’intérieur desquelles sont piégées les molécules de gaz (méthane, éthane, propane, butane, gaz
carbonique, hydrogène sulfuré). Seules les molécules dont le diamètre est inférieur à 7 Å peuvent
former ces inclusions.
La densité des hydrates est d’environ 0,98 de sorte que leur première apparition se traduit par la
présence d’une pellicule blanchâtre à l’interface eau-gaz. Les hydrates peuvent prendre l’aspect de
neige, de givre ou de cristaux.
Le motif de base d’un hydrate est un pentagone (alors que la glace a un motif de base hexagonal)
formé par les molécules d’eau reliées entre elles des ponts hydrogènes. Ces motifs s’assemblent dans
l’espace en formant des dodécaèdres à faces pentagonales désignés par la notation 5 12.
H O H O
O Molécules
O H O d'hydrocarbures
H
H
H
O
H
O
H
O O
H
H
O
O
D CH 3000 C
H
O O
H O H
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Les dodécaèdres ne peuvent paver de manière continu l’espace, ils s’associent avec deux autres
types de polyèdres pour former les structures des hydrates.
D CH 3000 B
• Structure I
D CH 3041 A
512 512 62
(Taille : 7,88 Å) (Taille : 8,6 Å)
• Structure II
512 512 64
(Taille : 7,88 Å) (Taille : 9,46 Å)
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Les structures obtenues devraient facilement être détruites par élévation de la température comme
c’est le cas pour la glace.
Malheureusement, le fait que certaines molécules de gaz puissent être insérées dans les cages du
réseau stabilisent grandement l’édifice cristallin retardant ainsi leur destruction.
e - Diagramme de phases
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Pression (Atm.a)
100
90 Pression
80
70
60
50
40 Éthane
30
Eau liquide
20 +
HC liquide
10 ZONE DE
9 FORMATION
8
ane D'HYDRATES
7
Prop
6
3
Eau liquide
tan e
2
Isobu +
vapeur d'HC
ane
n-but
+ vapeur d'HC
1
Eau solide
0,9
0,8
0,7
D TH 008 B
0,6
0,5
-5 0 5 10 15 20 30
Température
Température (°C)
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Pour éviter la formation il faut maintenir la température loin du domaine de formation des hydrates.
Cette solution ne peut être envisagée que pour des transferts sur de courtes distances.
b - Pression
Pour le transport de gaz, cela reviendrait à travailler à très basse pression ce qui est économiquement
inconvenable.
c - Inhibiteurs
Plus l’ion est gros et sa charge est positive, meilleure est son efficacité.
Bien qu’économiquement peu cher, les minéraux sont peu utilisés comme inhibiteurs en raison des
risques de corrosion et des dépôts de sels.
• Alcools
Les alcools et notamment les glycols et le méthanol sont utilisés comme inhibiteurs.
* Le méthanol
Très efficace, peu cher, non corrosif, le méthanol est très fréquemment utilisé. Mais sa forte tension de
vapeur entraîne de grosses pertes. De plus sa régénération par distillation est onéreuse. De fait, le
méthanol n’est généralement pas recyclé et est consommé en continu.
* Les glycols
L’éthylène glycol est le glycol qui se prête le mieux à l’inhibition des hydrates. Cependant le di-
éthylène glycol peut être utilisé car il sert en même temps à déshydrater les gaz.
• Autres inhibiteurs
* L’ammoniac
* La MEA
* Les dispersants
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Méthane C1
GAZ NATUREL
GNL
Ethane C2
GAZ À CONDENSATS
GPL
Butanes C4
CONDENSATS STABILISÉS
Héxanes C6
HUILE LÉGÈRE
HUILE LOURDE
HUILE STABILISÉE
Héxadécanes C16
D PCD 3161 A
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Condensats stabilisés
du gaz ALRAR
(% molaire)
Algérie
Impuretés –
N2 Azote –
H 2 S Hydrogène sulfuré –
CO 2 Gaz carbonique –
Hydrocarbures 100
C1 Méthane –
C2 Éthane –
C3 Propane –
C4 Butanes 2,47
C5 Pentanes 28,18
C6 Hexanes 17,90
C8 Octanes 11,27
C9 Nonanes 8,30
C 10 Décanes 6,09
C 11 Undécanes 3,91
TOTAL 100
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CO 2 Gaz carbonique 9,3 0,89 8,40 0,30 0,21 0,4 46,2 43,8 –
Hydrocarbures 73,9 84,75 69,92 99.30 93,76 98,7 28,6 56,2 100
C1 Méthane 69,0 81,30 60,18 95,59 83,72 85,3 27,3 45,6 95 - 98
C2 Éthane 3,0 2,85 5,49 3,60 6,76 5,8 0,7 5,8 1-3
C3 Propane 0,9 0,37 2,78 0,04 2,09 5,3 0,3 2,9 0,5 - 1
Butanes 0,5 0,14 0,94 0,01 0,82 2,1 0,3 1,1 0,2 - 0,5
TOTAL 100 100 100 100 100 100 100 100 100
Cet essai normalisé permet de mesurer la teneur en eau et sédiments (Basic Sediment & Water : BSW) dans
les pétroles bruts. Le résultat exprimé en % volume est presque toujours inférieur au contenu réel en eau
et sédiments. Des résultats plus précis peuvent être obtenus par extraction pour les sédiments et par
distillation pour l’eau.
Deux éprouvettes graduées normalisées à bout conique de capacité unitaire 100 ml sont replies avec des
volumes égaux de brut et de toluène (saturé en eau dans les conditions de l’essai). Un volume de 0.2 ml de
désémulsifiant est rajouté dans chaque éprouvette. Le toluène est utilisé comme solvant de l’huile, alors que
le désémulsifiant permet de promouvoir la séparation eau/huile.
50 ml échantillon brut
50 ml toluène saturé en eau 75
Toluène
75
(solvant)
0.2 ml désémulsifiant
Centrifugation
50 50
Température : 60 ± 3°C
25 25
20
Pétrole brut 20
10 10
8 8
6 6
Procédure : 5
4
5
4
3 3
10 min de centrifugation des deux tubes 2 LECTURE 2
Sédiments
Les deux éprouvettes sont bouchonnées et placées dans une centrifugeuse pendant dix minutes (intensité de
centrifugation minimale à respecter), à une température de 60 ± 3°C.
Les volumes d’eau et de sédiments lus sur chaque éprouvette sont additionnés pour obtenir le BSW (%
volume). Cette opération est répétée jusqu’à obtenir un résultat constant.
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