Guide Lettre de Mission-2
Guide Lettre de Mission-2
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I
S
S
La lettre
O
D
de mission
Vade-
mecum
La lettre de mission [Guide
pratique]
2
Sommaire
1 AVERTISSEMENT.......................................................4
2 INTRODUCTION........................................................4
3 LE RÉGIME JURIDIQUE DU CONTRAT...........................6
3.1 Règles de fond.......................................................................................................6
3.1.1 Le consentement des parties.................................................................................6
3.1.2 La capacité de contracter.......................................................................................6
3.1.3 Un objet certain qui forme la matière de l'engagement.......................................7
3.1.4 Une cause licite dans l'obligation..........................................................................7
3.2 Le formalisme contractuel.....................................................................................7
3.2.1 Validité et preuve du contrat.................................................................................7
3.2.2 Devoir déontologique de l’écrit.............................................................................9
3.2.3 Vérification déontologique et pré-contractuelle...................................................9
3.3 Le contenu du contrat..........................................................................................10
3.3.1 Identification des parties : enjeu et régime.........................................................10
3.3.2 Clauses décrivant la prestation............................................................................14
3.3.3 Durée du contrat, renouvellement, préavis........................................................16
3.3.4 Obligations du client............................................................................................19
3.3.5 Rémunération......................................................................................................20
3.3.6 Clause de non-sollicitation d’un collaborateur....................................................25
3.3.7 Clauses exclusives ou limitatives de responsabilité.............................................26
4 LA FORMALISATION DU CONTRAT : UN OUTIL DE
COMMUNICATION AVEC LE CLIENT...........................28
4.1 PrÉalable au contrat : l’entretien avec le client....................................................28
4.1.1 L’expression des besoins du client.......................................................................28
4.1.2 L’entretien............................................................................................................28
4.2 Les vertus de la lettre de mission.........................................................................29
La lettre de mission [Guide
pratique]
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La lettre de mission [Guide
pratique]
1 AVERTISSEMENT
Sur une idée de Joseph ZORGNIOTTI et dans la continuité des forums ECF
2008, nous avons élaboré ce guide pratique à destination de nos
adhérents mais également de l’ensemble des professionnels, afin de
mettre à leur disposition un outil pratique et pédagogique.
Ce guide est assorti de modèles de documents commentés, afin que le
pourquoi des principaux termes de la lettre de mission soit mieux
appréhendé.
Si rédiger une lettre de mission répond désormais à une obligation
déontologique, nous y voyons surtout le moyen de créer et d’entretenir
avec le client une relation claire. C’est en ce sens que nos propositions de
lettres ont été rédigées, faites pour être lues à haute et intelligible voix et
compréhensibles par le client afin de répondre à ses attentes.
Le présent document est accompagné de fichiers word sur lesquels
figurent des spécimens de lettres de mission de présentation des comptes
annuels, d’examen limité et de missions complémentaires ; ces spécimens
viennent en complément des modèles préconisés par le Conseil Supérieur
de l’Ordre des experts-comptables, avec lesquels ils peuvent être mixés au
gré des souhaits de chaque cabinet.
Ces documents n’ont bien sûr aucune valeur officielle, la prérogative
d’élaboration des normes revenant au Conseil Supérieur de l’Ordre des
experts-comptables.
2 INTRODUCTION
2.1.1.1 Lettre ou contrat de mission ?
1. L’institution, mue par des questions relatives à la responsabilité civile
professionnelle, ne s’est véritablement intéressée à la relation juridique
existant entre l’expert-comptable et son client qu’à compter des années
1960.
Dans un premier temps, il s’est agi de définir les diligences normales d’un
professionnel afin de mieux circonscrire les comportements pouvant
entraîner la mise en cause de l’expert-comptable.
Dans un second temps, l’institution a souhaité promouvoir la formalisation
de la relation contractuelle entre l’expert-comptable et son client, en
particulier par la rédaction d’une lettre de mission décrivant notamment
la prestation faisant l’objet de l’accord et l’étendue des obligations
réciproques de chacune des parties.
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La lettre de mission [Guide
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l’état de faiblesse présupposé de l’une des parties 1, tel n’est pas le cas du
contrat d’entreprise.
Minimalistes, la réglementation et la jurisprudence subséquente ne se
contentent que de quelques jalons, tant sur la forme que sur le fond. Une
importante liberté créatrice est ainsi laissée aux parties pour déterminer
les termes de leur relation contractuelle. A vrai dire, il n’est pas certain
que cette liberté soit pleinement utilisée, les parties favorisant souvent,
par confort et souci de sécurité, les modèles – fruits d’expérience et
d’expertise juridique mutualisée - qui leur sont proposés.
C’est ce que nous nous proposons d’exposer pratiquement et brièvement.
1
Voir notamment le contrat de travail.
8
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2
Voir en ce sens, « les contrats spéciaux civils et commerciaux » Alain BENABANT, 7 éd.
Montchrétien, n°562. P. 376.
9
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3
« Les personnes mentionnées à l'article 1er passent avec leur client ou adhérent un
contrat écrit définissant leur mission et précisant les droits et obligations de chacune des
parties.
Ce contrat fait référence aux règles professionnelles définies par le conseil supérieur de
l'ordre dans les conditions prévues au 3° de l'article 7 du décret n° 97-586 du 30 mai
1997. »
11
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Article L. 563-1 - « Les organismes financiers ou les personnes visées à l'article L. 562-1
doivent, avant de nouer une relation contractuelle ou d'assister leur client dans la
préparation ou la réalisation d'une transaction, s'assurer de l'identité de leur
13
La lettre de mission [Guide
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Modèle de clause
« Les effets de la présente convention sont suspendus à la fourniture
d’une copie d’une pièce officielle justifiant de votre identité, comme
l’exige le code monétaire et financier, afin qu’elle soit annexée au
dossier ».
cocontractant par la présentation de tout document écrit probant. Ils s'assurent dans les
mêmes conditions de l'identité de leur client occasionnel qui leur demande de faire des
opérations dont la nature et le montant sont fixés par décret en Conseil d'Etat. […] ».
Article L562-1 - « Les dispositions du présent chapitre sont applicables : […]
11. Aux experts comptables et aux commissaires aux comptes […] »
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- vis-à-vis du client : il s’agit d’une faute contractuelle qui peut aboutir à la résiliation du
contrat ou à la mise en cause de la responsabilité contractuelle de l’expert-comptable ;
8
« L’obligation de faire ne peut être acquittée par un tiers contre le gré du créancier,
lorsque ce dernier a intérêt qu’elle soit remplie par le débiteur lui-même ».
9
« l’entrepreneur qui entend exécuter un contrat ou un marché en recourant à un ou plusieurs sous-traitants
doit, au moment de la conclusion et pendant toute la durée du contrat ou du marché, faire accepter chaque
sous-traitant et agréer les conditions de paiement de chaque contrat de sous-traitance par le maître de
l'ouvrage ; l'entrepreneur principal est tenu de communiquer le ou les contrats de sous-traitance au maître de
l'ouvrage lorsque celui-ci en fait la demande.
Lorsque le sous-traitant n'aura pas été accepté, ni les conditions de paiement agréées
par le maître de l'ouvrage dans les conditions prévues à l'alinéa précédent,
l'entrepreneur principal sera néanmoins tenu envers le sous-traitant mais ne pourra
invoquer le contrat de sous-traitance à l'encontre du sous-traitant. »
10
Civ. 3
15 janvier 1992, Bull III, n°21.
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Que l’expert-comptable agisse au sein d’une personne morale ou en tant que personne
physique, la réalisation de la mission convenue avec le client nécessite, en règle générale,
l’appui de collaborateurs salariés. Cet appui peut intervenir à divers degrés : il peut s’agir de
travaux d’exécution mais également d’analyse et de conseils plus ou moins élaborés. Cela ne
dispense pas, in fine, l’expert-comptable de contrôler les travaux. C’est ce contrôle final qui
permet de répondre à cette exigence si caractéristique des professions intellectuelles dites
« libérales ».
Afin de ne pas se voir reprocher l’intervention d’un autre professionnel que l’expert-
comptable, certains professionnels ont pris le parti de mentionner dans la lettre de mission,
l’identité du ou des collaborateurs amenés à suivre le dossier.
Modèle de clause
« A titre d’information, sera(ont) affecté(s) à la réalisation de la mission
le(s) collaborateur(s) suivant(s) :
- <_________________________>
- <_________________________>
Selon les modalités d’organisation interne du cabinet, il est convenu que
cette affectation est susceptible d’être modifiée, sans qu’un agrément
préalable de votre part ne puisse être exigé. »
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logique, vérifier qu’il n’existe pas de liens financiers entre ses entreprises
clientes susceptibles de le placer dans une situation de dépendance.
On perçoit, là, dans une moindre mesure, les mêmes typologies
d’incompatibilités qu’en matière de commissariat aux comptes11.
C’est dans ce contexte et avec cet objectif que la norme générale de travail relative à la lettre
de mission (la norme générale 122) a été rédigée et reste d’application pratique.
11
Voir en particulier l’article 29 - Décret n°2005-1412 du 16 novembre 2005 portant
approbation du code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes
12
Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Experts-comptables
17
La lettre de mission [Guide
pratique]
La mission de présentation est une mission propre à la France. L’objectif d’une mission de
présentation des comptes annuels et intermédiaires est de permettre à l’expert-comptable
d’attester qu’il n’a rien relevé qui remette en cause la cohérence et la vraisemblance des
comptes (attestation d’assurance négative). C’est une mission d’opinion, plus
particulièrement destinée aux petites entreprises. L’entreprise confie à l’expert-comptable le
soin de tenir tout ou partie de sa comptabilité. Sa mission est souvent complétée par
l’établissement des déclarations fiscales et sociales.
Cette mission répond aux besoins d’information financière et comptable, interne et externe
des entreprises. Elle s’appuie sur :
La mission conduit à l'établissement d'une attestation qui fait partie des documents de
synthèse remis au client. Elle n’est pas un véritable audit. Elle n'a pas pour objectif la
recherche systématique de fraudes et de détournements. Cette mission exclut la
confirmation d'informations auprès des tiers.
18
La lettre de mission [Guide
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La révision contractuelle est constituée de contrôles nombreux et variés. Il est fait appel aux
techniques de sondage, aux vérifications matérielles et aux recoupements externes. À l’issue
de ses travaux, le réviseur délivre une attestation de sincérité, appelée aussi certification
(attestation d’assurance positive). Il certifie que les comptes audités sont réguliers et sincères
et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat des
opérations de l’entité, pour refléter une image sincère et fidèle de l'entreprise.
Ces missions définies par le cadre conceptuel de l’IFAC peuvent porter sur des comptes
intermédiaires, d’autres informations financières, des systèmes et procédures. Elles sont des
missions d’attestations ou d’autres missions pour lesquelles l’expert-comptable fournit un
rapport découlant des procédures convenues.
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13
L’article 16 nouveau du code de déontologie nous amène à déconseiller la stipulation
d’une telle clause au profit de l’expert-comptable.
14
Civ.1ère 5 nov. 1991, Bull.I. n°297.
21
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15
Ce qui est qualifié de « marché à forfait ».
16
Voir en ce sens dans le cadre d’un contrat d’agence de voyage : Paris, 23 mai 1961,
Gaz. Pal. 1961.2.283.
17
Voir en ce sens : François Collart Dutilleul et Philippe Delebecque, in « Contrats civils et
commerciaux », Précis Dalloz, 8ème édition, n°743, p.657. CA Paris, 29 oct. 1992,
D.1993.IR.37.
22
La lettre de mission [Guide
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3.3.5 Rémunération
Comment aboutir à la juste rémunération de la prestation ? Cette question
est aussi importante pour le client que pour le cabinet lui-même.
Elle se pose aussi bien lors de l’établissement de la relation contractuelle
en choisissant les modalités de rémunération (3.3.5.1.), qu’au cours de la
vie du contrat, l’environnement économique pouvant peser sur l’équilibre
contractuel (3.3.5.2.).
Si la loi générale - l’article 1134 du code civil - laisse toute liberté aux
parties, notamment en matière de rémunération, la loi spéciale, applicable
23
La lettre de mission [Guide
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« Les membres de l'ordre reçoivent pour tous les travaux entrant dans leurs attributions, des
honoraires qui sont exclusifs de toute autre rémunération indirecte, d'un tiers, à quelque titre
que ce soit.
Ces honoraires doivent être équitables et constituer la juste rémunération du travail fourni
comme du service rendu.
Leur montant est convenu librement avec les clients sous réserve des règles et éléments de
tarification qui pourraient être établis par le ministre chargé de l'économie, après avis du
conseil supérieur de l'ordre et de l'application de la législation sur les prix ».
24
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18
Civ.1ère 5 nov. 1991, Bull.I. n°297 : « Attendu que les règles de déontologie, dont l'objet
est de fixer les devoirs des membres de la profession, ne sont assorties que de sanctions
disciplinaires et n'entraînent pas à elles seules la nullité des contrats conclus en
infraction à leurs dispositions ».
25
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19
On peut toutefois s’interroger : l’ordonnance de 1945 exigeant que les honoraires
correspondent à « la juste rémunération du travail fourni comme du service rendu », le juge devrait pouvoir
dans tous les cas de figure intervenir, même en cas de forfait, lorsqu’il dépasse manifestement, aléa compris, la
valeur du service rendu ou du travail accompli.
26
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20
Alain Bénabent, in « droit civil : les contrats spéciaux civils et commerciaux », 7ème
édition, Montchrétien, n°564, p.376.
21
Civ. 1ère 3 juin 1986, Bull.I n°150, JCP 87.II. 20791 note A. Viandier : « Mais attendu que
les tribunaux peuvent, quand une convention a été passée en vue de l'exécution de
travaux donnant lieu à honoraires, réduire ces derniers lorsqu'ils paraissent
exagérés, pourvu qu'ils n'aient pas été versés en connaissance du travail
effectué et après service fait ; que la Cour d'appel a énoncé, après le tribunal, que M.
X... n'avait pas avisé son client de l'accroissement considérable des honoraires auquel
l'entraîneraient désormais ses services, ce qui constituait une faute, en particulier de la
part d'une personne exerçant une profession impliquant un devoir de conseil envers ses
clients et qu'il avait d'autre part, en sus des " résultats annuels ", fourni des " situations
trimestrielles " qui n'étaient pas indispensables à M. Y... en raison du volume
relativement limité de ses affaires […]»
27
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en aucun cas être calculés d'après les résultats financiers obtenus par les
clients ».
Toutefois, certains considèrent que le principe de libre fixation des
honoraires autorise une rémunération basée sur le talent et la notoriété du
praticien et ce à condition :
- de préserver son indépendance et son impartialité,
- de ne pas réduire le niveau de diligence et de responsabilité,
- que le principe de la mesure du succès ait été préalablement convenu22.
22
En ce sens, Etienne Lampert, « La problématique des honoraires de succès » Le
Francilien n° 61, p.10.
23
Ordonnance n°58-1374 du 30 décembre 1958 portant loi de finances pour 1959,
modifiée par l’Ordonnance n°59-246 du 4 février 1959 portant loi de finances rectificative
pour 1959 ; article 79, 3° : « Dans les nouvelles dispositions statutaires ou
conventionnelles, sauf lorsqu'elles concernent des dettes d'aliments, sont interdites
toutes clauses prévoyant des indexations fondées sur le salaire minimum
interprofessionnel garanti, sur le niveau général des prix ou des salaires, ou sur le prix de
biens, produits ou services n'ayant pas de relation directe avec l'objet du statut ou
de la convention ou avec l'activité de l'une des parties.[…] ».
28
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http://indicespro.insee.fr/pvis_script/script/script_page_detail_indi
ce_tableau.asp?IDENT=PVIC741201
Période observée Valeur de l'indice Variation /1 T Variation/12 mois Moyenne annuelle
2eme Trimestre 2008 nd - - -
1er Trimestre 2008 123,9 0,6% 1,7% -
4ème Trimestre 2007 123,1 0,6% 1,9% 122,3
ème
3 Trimestre 2007 122,4 0,4% 1,8% -
ème
2 Trimestre 2007 121,9 0,1% 1,4% -
er
1 Trimestre 2007 121,8 0,8% 1,5% -
ème
4 Trimestre 2006 120,8 0,5% 3,2% 120,3
ème
3 Trimestre 2006 120,2 0,0% - -
ème
2 Trimestre 2006 120,2 0,2% - -
er
1 Trimestre 2006 120,0 2,6% - -
ème
4 Trimestre 2005 117,0 - 3,4% 117,0
ème
4 Trimestre 2004 113,1 - 2,4% 113,1
ème
4 Trimestre 2003 110,5 - 3,3% 110,5
ème
4 Trimestre 2002 107,0 - 3,2% 107,0
ème
4 Trimestre 2001 103,7 - 3,7% 103,7
ème
4 Trimestre 2000 100,0 - 4,3% 100,0
ème
4 Trimestre 1999 95,9 - - -
Une indexation peut également être opérée sur la valeur du point de base
utilisé pour le calcul de la grille des rémunérations minimum de la
convention collective des cabinets d’experts-comptables et de
commissaires aux comptes. Ce type d’indexation doit être néanmoins
déconseillé. Car s’il devait être trop répandu, il entraînerait une pression à
la hausse sur les salaires, alors que la hausse des coûts des cabinets n’est
pas exclusivement corrélative à celle des salaires.
29
La lettre de mission [Guide
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Modèle de clause
« Vous vous engagez à ne pas embaucher directement ou indirectement
toute personne affectée par le cabinet à la réalisation de la mission durant
la durée d’exécution du présent contrat et pendant une durée de
<_______> à compter de la fin de notre intervention. »
24
Cass. Com. 10 mai 2006, JCP S 2006, 1642 ;D.2006, p.2923 obs. M. Gomy; JCP G 2006,
I, 176, obs. P. Grosser, D. 2007, p.179, obs. D. Condemine – Cass. Com. 11 juillet 2006, D.
2006, p. 2923, obs. M. Gomy.
25
En ce sens : Stephane Benilsi, « La clause de non sollicitation », JCP S, Etude 1976.
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La lettre de mission [Guide
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4 LA FORMALISATION DU CONTRAT :
UN OUTIL DE COMMUNICATION AVEC
LE CLIENT
4.1 PRÉALABLE AU CONTRAT : L’ENTRETIEN
AVEC LE CLIENT
4.1.1 L’expression des besoins du client
L’expression du client est une étape primordiale en ce sens qu’elle doit permettre d’identifier
ses besoins avec une prise de connaissance qui impose de :
27
Civ. 1ère 12 juin 1990, Bull I n°156 ; Com. 29 janvier 1991, Bull. IV, n°46.
28
En ce sens : Alain Bénabent, in « droit civil : les contrats spéciaux civils et
commerciaux », 7ème édition, Montchrétien, n°535, p.358.
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La lettre de mission [Guide
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4.1.2 L’entretien
L’établissement de la lettre de mission doit avoir été précédé d’un entretien en tête à tête.
Cet entretien doit permettre au client potentiel d’obtenir les réponses appropriées aux
questions lancinantes qu’il se pose :
Bien évidemment la présentation d’une plaquette du cabinet et/ou de son site web sont des
points d’appui intéressants pour réaliser cette présentation.
33
La lettre de mission [Guide
pratique]
Prendre un client ponctuellement est une chose relativement aisée. En faire un client fidèle
est essentiel pour l’expert-comptable, dont les missions sont récurrentes.
Ceci passe par une démarche qualité : outil au service de la stratégie du cabinet, la qualité
est de plus en plus axée sur la satisfaction du client. Pour remporter des marchés, les
experts-comptables doivent compter davantage sur des atouts qualité que sur les prix.
Leurs marges de manœuvre pour gagner en compétitivité se situent aussi du côté du service
rendu au client. Cette orientation est favorisée par les relations partenariales
qu’entretiennent clients et experts-comptables. L’implication des collaborateurs est, avec
l’écoute du client, un élément clé pour la réussite d’une démarche qualité.
ECF s’est engagé résolument dans cette voie en participant au lancement de clubs qualité
(Prodige – Experts France), car nous sommes convaincus de la nécessité d’une confiance
durable entre le client et son expert.
Bien évidemment, il sera utile de présenter le cabinet au client, avec tout son potentiel
d’activité : ce qui lui permettra dans certains cas de provoquer une demande
complémentaire aux besoins déjà exprimés.
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La lettre de mission [Guide
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Point de passage obligatoire tant au niveau du respect du code de déontologie et des normes
professionnelles que dans la meilleure gestion de la relation client, la lettre de mission est un
atout pour le professionnel.
Le contrat doit régler les éléments considérés comme essentiels par les parties : afin
d’éviter tout malentendu, chacune doit savoir où va l’autre et ce qu’il veut.
Le contrat doit être facile à lire, compréhensible par un lecteur pas toujours au fait
des termes très techniques ; le client doit pouvoir appréhender le pourquoi de la
mission, en quoi elle consiste, ce que cela implique pour le professionnel et la part de
responsabilité qui lui revient, et enfin combien cela va lui coûter.
L’argumentaire est simple :
1/ voilà ce que j’ai à faire,
2/ pour que je puisse le faire, il faut que vous me donniez les éléments,
3/ il faudra me payer pour faire le travail dont vous avez besoin !
La lettre de mission doit être centrée sur le client, car ce qui l’intéresse
c’est d’abord son entreprise. Ce qui lui importe, c’est que le cabinet
réponde à ses attentes qui peuvent être multiples et variées :
Les attentes exprimées sont celles qui ont été à l’origine de la lettre de mission.
Les attentes non exprimées sont celles qui doivent émerger lors de la présentation
complète du cabinet et de ses compétences : la structuration de la lettre de mission doit
permettre de susciter la demande spontanée des clients.
La lettre de mission est un point d’appui pour proposer de nouvelles missions.
5 LE CONTRAT : UN OUTIL DE
GESTION INTERNE DU CABINET
5.1 LA LETTRE DE MISSION, OUTIL DE
PLANIFICATION DES TRAVAUX
La présentation d’une annexe décrivant la répartition des travaux donne :
35
La lettre de mission [Guide
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La lettre de mission [Guide
pratique]
Finalement, il est possible de constater que, pour faire une bonne lettre de mission et une
proposition au juste prix, il vaut mieux avoir une bonne gestion du cabinet, avec :
un suivi des temps en amont et en aval : budget temps et comptabilité des temps
passés,
une détermination des prix objectifs de l’activité.
Selon l’Article 18 du code de déontologie, « Les honoraires sont fixés librement entre le client
et les experts-comptables en fonction de l’importance des diligences à mettre en œuvre, de la
difficulté des cas à traiter, des frais exposés ainsi que de la notoriété de l’expert-comptable. »
Il convient de noter que l’article 24 de l’ordonnance de 1945 précise que les honoraires
doivent être équitables et constituer la juste rémunération du travail fourni comme du
service rendu.
Si les honoraires doivent être équitables et constituer la juste rémunération du travail fourni
comme du service rendu, de nombreuses méthodes de facturation sont dès lors possibles
(voir supra n°33513).
29
http://office.microsoft.com/fr-fr/products/results.aspx?qu=planning
37
La lettre de mission [Guide
pratique]
5.2.1 Le forfait
Le forfait consiste à convenir de facturer un montant fixe d’honoraires pour l’ensemble des
prestations du cabinet, correspondant à celui-ci.
Ce mode de facturation suppose que l’expert-comptable ait suffisamment bien évalué les
besoins du client, afin de cerner correctement la mission. Il lui faut donc une bonne
connaissance du marché.
Ce mode de facturation présente un certain nombre de risques :
de ne pas pouvoir réviser le forfait s’il s’avère que la mission n’a pas été correctement
évaluée ;
le client peut avoir l’impression de pouvoir demander n’importe quels travaux ;
le cabinet doit se montrer disponible pour les clients au forfait ;
le fait d’avoir prévu un budget limité peut conduire le cabinet à limiter
corrélativement la demande du client.
Mais il présente aussi certains avantages :
les honoraires du cabinet sont prévisibles, ce qui peut constituer un précieux outil de
gestion,
le client connaît le montant de son engagement d’honoraires.
38
La lettre de mission [Guide
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Le cabinet qui affecte la totalité des heures se trouvera certainement contraint de constater
des malis sur certains dossiers, notamment à faible budget. Celui qui a réparti les tâches
facturables et celles qui ne le sont pas peut, à l’inverse, pratiquer des bonis sur des missions
plus importantes.
Les temps peuvent présenter des disparités d’un cabinet à l’autre, certains ayant mis en place
un intéressement en attribuant des primes, soit à ceux qui facturent le plus d’heures, soit à
ceux qui cadrent le mieux avec le budget temps ou qui sont en deçà d’un budget d’heures
attribué par mission.
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La lettre de mission [Guide
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5.2.4 A l’acte
Cette méthode consiste à établir un barème selon les types de missions effectuées sur les
dossiers.
En matière de tenue, il peut être prévu une facturation à la ligne d’écriture, ce qui implique
une gestion informatisée. Mais cela peut être fonction du nombre de factures clients et
fournisseurs.
Il est possible de prévoir un tarif par nature de déclaration (TVA, charges sociales, etc…).
Dans ce cas, il est important pour l’expert-comptable d’établir un budget temps pour chaque
type de mission et de contrôler les temps des collaborateurs. Il est donc nécessaire avant
tout d’impliquer les collaborateurs.
Si l’évaluation a été mal opérée, il sera constaté un malus qu’il conviendra de gérer.
Pour le client, il correspond à un travail effectué, il a donc vraiment le sentiment du service
rendu. Il est donc indispensable d’établir une note d’honoraires très détaillée.
Ce mode de facturation est très difficilement applicable en matière de conseil.
5.3 CONCLUSION
La lettre de mission doit s’intégrer dans les cohérences stratégiques cabinet :
Stratégie de l’offre
Stratégie de production
Stratégie de facturation
Stratégie de rémunération
Stratégie de relation au marché
Stratégie de management interne.
40
La lettre de mission [Guide
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41
Modèle de lettre de mission
Mission de présentation des comptes
annuels
Nous avons opté pour une lettre intégrant les conditions générales dans le
corps même de la lettre de la mission principale : les annexes sont
rarement lues sérieusement d’où des incompréhensions fréquentes dans
le déroulement de la mission, la répartition des travaux sera la seule
annexe.
<NOM>
<ACTIVITE>
<ADRESSE1>
<CPOSTAL>
<VILLE>
N/REF : <CODECLIENT/CODESTE/NOCHRONO>
Le <________________>
M
Vous avez manifesté le désir de faire appel aux services de notre Cabinet en vue de
participer à l’établissement des comptes annuels de votre entreprise. Nous vous
remercions de la confiance que vous nous témoignez.
Cette lettre a pour mission de résumer les diverses conversations que nous avons eues,
et de préciser d’un commun accord les conditions de notre collaboration,
conformément aux dispositions du code de déontologie de la profession.
Nous mettrons en œuvre les moyens nécessaires pour acquérir une connaissance
globale de votre entreprise, de son évolution récente et de son environnement afin de
pouvoir nous assurer que les comptes annuels donneront une information cohérente et
vraisemblable sur la situation de votre entreprise.
43
La lettre de mission [Guide
pratique]
Nous les enregistrerons dans les comptes de votre entreprise ou nous nous assurerons
qu’elles sont convenablement comptabilisées par vous.
Enfin, nous contrôlerons que les comptes annuels établis sont cohérents et
vraisemblables par rapport à la connaissance que nous aurons eue de votre entreprise
et par rapport aux informations que vous nous aurez communiquées.
Cet examen critique se conclura par un entretien avec vous pour confirmer tous
les éléments significatifs relevés.
44
La lettre de mission [Guide
pratique]
30
Ici peuvent être arrêtées éventuellement les modalités de restitution des documents retenus :
Dans tous les cas, il convient de prévoir une liste des documents à faire signer par le client lors de la remise des
documents.
Si la lettre de mission ne précise pas le lieu de la remise des documents, en cas de désaccord, la restitution aura
lieu, conformément à l’article 1943 du code civil, dans le lieu même du dépôt, c’est-à-dire au cabinet du
membre de l’ordre.
En cas de litige, les tribunaux ordonnent le dépôt du dossier au greffe du tribunal (T.G.I. Paris 19 janvier 1988)
SOURCE SIC n°222 AVRIL 2004
45
La lettre de mission [Guide
pratique]
d’une indemnité égale à 33 % des honoraires convenus pour l’exercice en cours. Cette
indemnité est destinée à compenser les travaux mis en œuvre par le cabinet dans le
cadre de sa mission annuelle31.
31
Un expert-comptable peut imposer à son client le paiement d’une indemnité en cas de rupture du contrat
avant son échéance si la lettre de mission comporte cette clause pénale (sources SIC n°229 février 2005 & SIC
294 mars 2011) -
46
La lettre de mission [Guide
pratique]
NOS OBLIGATIONS
Nous effectuerons la mission que vous nous confiez conformément aux dispositions du
Code de déontologie des professionnels de l’expertise comptable et des normes
générales du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-comptables. Nous contractons,
en raison de cette mission, une obligation de moyens.
A l’achèvement de notre mission, nous nous engageons à vous restituer les documents
mis à notre disposition par vous.
Nous sommes tenus au secret professionnel dans les conditions prévues à l’article 226-
13 du code pénal32.
Nous pourrons nous faire assister par les collaborateurs de notre choix, comme nous,
tenus au secret professionnel. Le nom du collaborateur principalement chargé du
dossier vous sera indiqué.
Les documents établis par nous vous seront adressés, à l’exclusion de tout envoi direct
à un tiers, étant ici précisé que vous nous habilitez à envoyer à l’Administration fiscale
les déclarations que vous aurez préalablement signées, ou à télétransmettre les
déclarations pour lesquelles vous nous aurez donné préalablement mandat.
Notre cabinet assume dans tous les cas la responsabilité de ses travaux.
RESPONSABILITE
Conformément à l’article 12 de l’ordonnance du 19/09/1945, nous assumons dans tous
les cas la responsabilité de nos travaux. Notre responsabilité civile est couverte par un
contrat d’assurance obligatoire dont la garantie est conforme au minimum légal 33.
Toute demande de dommages intérêts devra être introduite dans les trois mois suivant
la date à laquelle vous aurez eu connaissance du sinistre, et en tout état de cause
avant que vous n’ayez épuisé toutes les voies de recours en cas de contentieux avec
les administrations.
Toute demande de dommages-intérêts ne pourra être produite que pendant une
période de cinq ans ;
Nous ne pouvons être tenus pour responsables ni des conséquences dommageables de
fautes commises par des tiers intervenant chez vous, ni des retards d’exécution lorsque
ceux-ci résultent d’une communication tardive des documents par vos services. De
même, le cabinet ne pourra être rendu responsable des conséquences des fautes
commises par vous, vos associés ou vos préposés et qui n’auraient pas été décelées
par les contrôles effectués. Il n’aura pas à apprécier, sauf conventions particulières
32
NORME 114 - SECRET PROFESSIONNEL ET DEVOIR DE DISCRETION
Le secret professionnel s'impose à tout expert-comptable, sauf dérogations prévues par la loi.
L'objet du secret recouvre les confidences reçues et les informations déduites à l'occasion ou en raison de
l'exercice de la profession.
L'expert-comptable est aussi tenu à un devoir de discrétion, fondé sur les obligations contractuelles d'un
professionnel libéral et sur les règles déontologiques de l'Ordre des experts-comptables.
Article 7 du code de déontologie :
Sans préjudice de l’obligation au secret professionnel, les personnes mentionnées à l’article 1er sont soumises à
un devoir de discrétion dans l’utilisation de toutes les informations dont elles ont connaissance dans le cadre de
leur activité.
33
Ou de manière plus complète « Notre responsabilité civile est couverte par un contrat d’assurance souscrit
auprès de la compagnie …. Pour nos missions réalisées en France pour un montant de …€ »
47
La lettre de mission [Guide
pratique]
contraires et écrites, le degré de solvabilité des débiteurs, ni le bien fondé des droits et
obligations de l’entreprise vis-à-vis des tiers au regard des prescriptions légales ou
réglementaires les régissant.
48
La lettre de mission [Guide
pratique]
VOS OBLIGATIONS
Vous vous interdisez tout acte pouvant porter atteinte à notre indépendance ou à celle
de nos collaborateurs. Ceci s’applique particulièrement aux offres faites à des
collaborateurs d’exécuter des missions pour leur propre compte ou de devenir votre
salarié34.
Votre attention est attirée sur le fait que conformément à l’article L.123-14 du Code de
commerce, « les comptes annuels doivent être réguliers, sincères et donner une image
fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entreprise ».Vous
restez ainsi responsables à l’égard des tiers de l’exhaustivité, de la fiabilité et de
l’exactitude des informations comptables et financières concourant à la présentation
des comptes.
Vous vous engagez à mettre à notre disposition, dans les délais convenus, l’ensemble
des documents et informations nécessaires à l’établissement d’une comptabilité
sincère35 et l’exécution de la mission et notamment le relevé établi à l’issue de
l’inventaire physique annuel valorisé des stocks et travaux en cours, et à porter à notre
connaissance les faits importants ou exceptionnels. Vous nous signalerez également les
engagements susceptibles d’affecter les résultats ou la situation patrimoniale de
l’entreprise ; vous nous justifierez notamment les décisions prises en matière
d’amortissement et de provisions.
Dès lors que le traitement informatique des informations est assuré sur votre système
d’information, vous devrez assurer la sauvegarde des données et traitements
informatisés pour en garantir la conservation, l’inviolabilité et la lecture ultérieure. Vous
devez par ailleurs prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection de
votre système informatique.
34
Il s’agit d’une clause de non sollicitation qui a pour but d’interdire de débaucher des collaborateurs.
35
Suite à la modification de l'article 11 du code de déontologie opérée par le Décret" no 2010-297" du"
19"mars" 2010 « Cette lettre de mission comporte également l'engagement du client ou de l'adhérent de fournir
au professionnel de l'expertise comptable chargé de tenir et de présenter ses documents comptables tous les
éléments nécessaires à l établissement d'une comptabilité sincère de son exploitation. »
49
La lettre de mission [Guide
pratique]
Si notre nom doit être associé aux comptes annuels, vous joindrez notre rapport aux
exemplaires de ces comptes qui seront communiqués à des tiers.
Dans le cadre des obligations qui nous incombent en application de nos normes
professionnelles, vous devrez nous fournir des informations et documents
complémentaires préalablement à l’acceptation de la mission que vous envisagez de
nous confier. Ces informations et documents devront être tenus à jour régulièrement :36
o document d’identité officiel en cours de validité comportant votre
photographie ;
o extrait de registre officiel datant de moins de trois mois constatant la
dénomination, la forme juridique, l’adresse du siège social et l’identité des
associés et dirigeants et pour chacun des dirigeants un document
d’identité officiel en cours de validité comportant sa photographie.
A la date de la présente lettre, nous précisons que les informations et documents requis
nous sont parvenus et que nous pouvons mettre en œuvre la mission que vous souhaitez
nous confier.
A la date de la présente lettre, nous précisons que les informations et documents requis
ne nous sont pas parvenus et que leur obtention conditionne la mise en œuvre de la
mission que vous souhaitez nous confier.
²
HONORAIRES ET FACTURATION37
Nos honoraires, exclusifs de toute autre rémunération, seront déterminés en fonction
du temps passé, plus frais et débours divers.
Par exception, il est convenu que notre mission sera accomplie pour un prix forfaitaire
annuel HT de ….. €, frais débours et traitement informatique compris, pour la mission
comptable, et … € HT pour la mission juridique, conformément aux travaux décrits en
annexe, révisé annuellement selon l’indice du prix de la production, de l’industrie et
des services aux entreprises38.
Nos honoraires seront payables sur présentation d’une facture, une note définitive
étant établie une fois terminés les travaux de fin d’exercice.
36
A adapter suivant qu’il s’agit d’une entreprise individuelle ou d’une société
37
Nous verrons plus avant les différents modes de facturation possibles.
38
Concernant la clause de rémunération sur la lettre de mission et son indexation on trouve sur le site de
l'INSEE (http://indicespro.insee.fr) l'indicateur des : PRIX A LA PRODUCTION DE L'INDUSTRIE ET DES SERVICES
AUX ENTREPRISES Libellé: Expertise comptable
Code indice: PVIC 7412010000T Version active : base 100 en 2000
Il s'agit d'un indice plus pertinent que le taux d'augmentation de la grille des salaires
50
La lettre de mission [Guide
pratique]
Toute contestation d’une facture devra être faite dès réception et motivée ; ladite
contestation ne pourra justifier le non-paiement des autres prestations non contestées
y compris celles incluses dans la même facture.
Tout paiement tardif pourra entraîner une pénalité égale à 1,5 % du taux d’intérêt légal,
conformément à la loi du 31 décembre 1992.
En cas de non paiement des honoraires, nous bénéficierons du droit de rétention dans
les conditions de droit commun.
Toute absence de règlement dans les 30 jours à compter de l’émission d’une facture
sera susceptible d’entraîner une suspension de nos travaux sans préjudice des
conséquences pouvant en résulter.
Lorsque la mission est suspendue, les délais de remise des travaux seront prolongés
pour une durée égale à celle de la suspension pour autant que le cabinet dispose de
toutes les informations nécessaires à l’exécution des travaux à réaliser. Pendant la
période de suspension, les obligations de l’entreprise demeurent applicables.
DIFFERENDS
Les litiges qui pourraient éventuellement survenir entre nous pourront être portés
avant toute action judicaire, devant le président du Conseil Régional de l’Ordre des
Experts Comptables aux fins de conciliation.39
ACCEPTATION
Nous vous serions obligés de bien vouloir nous retourner 40 :
un exemplaire de la présente revêtu d’un paraphe sur chacune des pages et de
votre signature sur la dernière page.41
L’autorisation de prélèvement de nos honoraires accompagnée d’un relevé
d’identité bancaire (RIB)
En vous remerciant de la confiance que vous voulez bien nous témoigner, nous
vous demandons de recevoir, M…….., l’assurance de nos sentiments dévoués et
distingués.
A……… le ../../….
M.
Signature du client Expert-Comptable DPLE
39
Conformément à l’art 19 du code de déontologie
40
ACCEPTATION : un contrat n’est valable entre deux parties qu’avec un accord formalisé par chacune des
parties : « Le contrat fait la loi des parties »
41
Il est important que l’expert-comptable et le client apposent leur signature sur la lettre de mission et les
différentes annexes, chacun en conservant un exemplaire original.
L’expert-comptable veillera à actualiser le contenu de la lettre de mission régulièrement par avenants signés
des deux parties, en particulier en cas d’extension ou de modification de la mission existante, et de révision des
honoraires.(Source SIC 263 mai 2008)
51
La lettre de mission [Guide
pratique]
ANNEXE
TABLEAU DE REPARTITION DES OBLIGATIONS
RECIPROQUES
CLIENT : ………………………………………….
2. AUTRES INTERVENTIONS
Interventions en matière fiscale
Déclaration fiscale de l’année
Déclarations de chiffre d’affaires
52
La lettre de mission [Guide
pratique]
53
La lettre de mission [Guide
pratique]
Interventions complémentaires
…………………………………………….
…………………………………………….
…………………………………………….
A ……………………………… le ……………………………………..
L’expert-comptable Le
client
54