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Stabilisation des Talus : Méthodes Efficaces

Le document décrit quatre méthodes pour stabiliser les talus sujets aux glissements de terrain: modification de la géométrie du talus, drainage pour réguler le régime hydraulique, utilisation de structures de soutènement ou d'ancrages, et amélioration des caractéristiques du sol.

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Stabilisation des Talus : Méthodes Efficaces

Le document décrit quatre méthodes pour stabiliser les talus sujets aux glissements de terrain: modification de la géométrie du talus, drainage pour réguler le régime hydraulique, utilisation de structures de soutènement ou d'ancrages, et amélioration des caractéristiques du sol.

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GLISSEMENTS DE TERRAIN ET LES METHODES DE STABILISATION ET DE CONFORTEMENT

Quatre types d'action peuvent être menés pour améliorer la stabilité générale d'un talus. Elles
portent sur :

• La géométrie : modification du profil,


 Le régime hydraulique : drainage,
• Les forces mécaniques : soutènement, cloutage,
• La nature du sol : injection, substratum.

A - Action sur la géométrie


Le meilleur moyen d'améliorer la stabilité d'un talus est de faire un reprofilage.

Comme aussi en peut réduire la hauteur H, soit par déchargement en tête (allègement en tête), si
l'emprise le permet, soit par chargement ou élévation du niveau de la plateforme en pied (butée en
pied),

Fig 1, Diminution de la hauteur d'un talus de déblai.

Si l'on ne peut modifier la hauteur du talus, on peut alors essayer d'en abaisser la pente β par
reprofilage. Le coefficient de sécurité est pratiquement linéairement décroissant en fonction de

tan β. Cette solution, très efficace, a cependant le double inconvénient :

• d'augmenter les emprises, ce qui n'est pas toujours possible,

• d'augmenter le volume des terrassements

Si hauteur et emprise sont imposées, il reste alors la possibilité éventuelle de créer une ou plusieurs

risbermes ce qui revient, au plan mécanique, à faire un transfert de masses de la tête du talus,

où elles sont "motrices", au pied, où elles sont "résistantes".


fig 2 ; Effet d’une risberme

Il faut alors s'assurer que la stabilité est correcte vis-à-vis des trois types de rupture (1) talus amont

(2) talus aval (3) stabilité générale. La largeur L de la risberme doit être de l'ordre de H/3, voire H/2
pour que celle-ci soit efficace (30 % d'amélioration sur F).

Cette solution a l'avantage de conserver emprises et volume des terrassements, tout en améliorant
la stabilité d'ensemble par rapport au talus à pente unique.

B - Action sur le régime hydraulique


C'est généralement, au même titre que l'action géométrique, le procédé le plus efficace pour
améliorer la stabilité d'un talus. On a vu la chute du coefficient de sécurité du fait de la présence
d'une nappe ; le gain sera dans la même proportion si l'on draine.

1-Masque drainant parfois appelé "cavalier", le masque drainant est un volume de matériaux, en
parement de talus, qui, soit par sa perméabilité propre, soit grâce à un dispositif particulier de
drainage, n'est pas soumis aux pressions interstitielles. Il peut être, soit intégré au profil du talus -ce
qui est le cas le plus fréquent (Fig 3a)- soit hors profil -ce qui est le cas en particulier lorsqu'on
conforte un glissement par rechargement en pied (Fig3b).

Fig 3a coupes des masques drainant Fig 3b coupes des masques drainant

2-Tranchées drainantes longitudinales

La tranchée drainante (Fig.4) a pour but de rabattre le niveau de la nappe, donc de diminuer les

pressions interstitielles. En coupe, elle est constituée de matériau drainant et d'un drain collecteur (0
100 mm par exemple) en PVC. L'adjonction d'un non tissé tapissant les parois permet d'assurer une
non contamination du matériau drainant, donc la pérennité de l'ouvrage.

L'avantage de la tranchée drainante est double

• elle est faite à l'avancement des terrassements et permet ainsi d'assainir éventuellement le
chantier,

• elle convient aux talus de grande hauteur (H > 10 m), puisqu'on peut en réaliser un nombre a priori
quelconque en parallèle .

Son inconvénient est aussi double


• elle est limitée en profondeur par la tenue à court terme des parois (et le blindage coûte cher)

• si le matériau drainant n'est pas d'excellente qualité, elle se colmate et ne remplit plus son rôle
ceci implique une surveillance et un entretien réguliers.

Fig4. Tranchées drainants longitudinal


Éperons drainants

Dans le cas de talus de faible hauteur (< 5 m), lorsque la réalisation de masque drainant ou de
tranchée drainante n'est pas possible -ou ne s'impose pas- on peut envisager la solution "éperons

drainants" (Fig. 5) qui consiste à faire des saignées perpendiculaires au talus et remplies de matériau
drainant. Ils permettent notamment le drainage de zones de suintement.

Pour être efficaces, ces éperons doivent entamer très profondément le talus (plusieurs mètres) et ne

pas être trop espacés (d ≤H).

L'avantage d'un tel système est de pouvoir être réalisé sans mettre en cause la stabilité du talus et de

limiter en extension d'éventuels désordres, en jouant le rôle de pré découpage latéral.

Ils n'ont naturellement pas la même efficacité qu'un masque continu de même section.

Fig 5 ; coupes des éperons drainants

Drains subhorizontaux

Lorsque l'eau est localisée dans des formations perméables, sans exutoire, il peut être utile
de la décharger au moyen de drains subhorizontaux (Fig. 6). Ce sont des tubes crépines en PVC (Ø 50
mm) mis en place par forage subhorizontal. Leur rayon d'action est très faible (quelques centimètres)
dans les milieux cohérents, aussi faut-il en réserver l'usage au cas spécifique de nappes piégées dans
des milieux perméables.
Fig 6, Type drainage subhorizontal

Leur longueur est limitée couramment à une cinquantaine de


mètres, mais peut, dans certains cas, atteindre 80 à 100 m. Ils sont généralement mis en place par
nappes, chaque nappe comportant un ou plusieurs faisceaux de drains. Leur efficacité est certaine
lorsqu’ils atteignent effectivement la zone drainée.

C – Action mécanique
Elle est de plusieurs types :

- Soutènement en pied du talus, soit par un mur classique en béton armé, soit par un mur cellulaire
de type Gabions, ….,.etc, soit par un mur en terre armée, soit par un rideau (palplanches, parois
moulées). La réalisation d’un soutènement, quel qu’il soit, hormis les rideaux, nécessite un surcroît
de terrassement, à l’arrière du mur, pouvant poser des problèmes d’emprise et de stabilité à court
terme.

-Tirants d’ancrages

Le principe consiste à réduire les forces actives du glissement et à accroître les contraintes normales
effectives sur la surface de rupture. Pour ce faire, on ancre des tirants constitués de câbles d’acier
multi torons dans le terrain stable situé sous la surface de rupture, et on applique en tête un effort
de traction. Cet effort peut être réparti sur la surface du terrain par l’intermédiaire de plaques ou de
petits massifs en béton armé. Dans de nombreux cas, les tirants sont combinés à un mur ou à des
longrines.
L’utilisation de tirants précontraints suppose :
-qu’on ait déterminé la force d’ancrage nécessaire par mètre linéaire de glissement pour assurer une
valeur suffisante du coefficient de sécurité ;
-qu’on justifie le choix et les caractéristiques des tirants
D – Action sur les caractéristiques du sol
Il reste la possibilité d’améliorer les caractéristiques mécaniques du sol

• soit en lui substituant un matériau de meilleure qualité, ceci se rapproche de la technique du

masque :

 substitution totale des matériaux glissés après purge au delà de la surface de rupture,
 substitution partielle (sur une profondeur inférieure à 5 m) et réalisation de contreforts,
bèches, éperons ou masque en matériaux frottants et drainants,
• soit en réalisant des injections de coulis, mais tous les sols ne s’y prêtent pas : le recours à
cette technique est exceptionnel.

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