M0166MPCGF14
M0166MPCGF14
Promotion 2
(2007-2009)
Octobre 2010
Evaluation des projets d’investissement : Cas du département du secteur privé de la BAD
DEDICACES
A mon très cher père Cheick Ahmed Tidiani BA qui nous a quitté il y a de cela dix-neuf
ans. Je voudrais en gage de reconnaissance immortaliser ta personne extraordinaire par ce
mémoire.
A mère adorée Aïssata CISSE : qui a été pour moi un père et une mère à la foi et à cet effet
qui n’a ménagé aucuns efforts et sacrifices pour me guider sur les droits chemins. Que
Dieu te garde à nos côtés encore longtemps.
A mes frères et sœurs : que nous continuons à nous soutenir mutuellement dans la
fraternité et le bonheur comme nous l’avons si bien fait jusqu’à présent.
REMERCIEMENTS
A,
Monsieur André ONANA, professeur associé au CESAG qui, malgré ses multiples
activités a bien voulu nous encadrer pour ce travail afin de rédiger ce mémoire de fin
d’étude ;
Monsieur Moussa YAZI, Directeur de l’Institut Supérieur de Comptabilité, de
Banque et de Finance pour sa disponibilité et ses conseils pratiques en matière de
méthodologie de rédaction du mémoire;
Monsieur André KLEVCHUK, Responsable de l’Unité d’ Evaluation des
Investissements pour sa disponibilité, ses conseils inestimables et son encadrement;
Monsieur Tim TURNER, Directeur du Département du Secteur Privé de la BAD,
pour m’avoir accepté au sein de sa division;
Mademoiselle Aïcha MOUSSA, Analyste Financier au sein du Département du
Secteur Privée de la BAD pour son accueil et ses conseils;
tout le personnel de la BAD, en particulier du « Département du Secteur Privé » pour
l’accueil dans un climat chaleureux;
tout le corps administratif et professoral du Centre Africain d’Etudes Supérieures en
Gestion pour la contribution apportée à ma formation.
SIGLES
Tableaux
Figures
DEDICACES .......................................................................................................................... i
REMERCIEMENTS ............................................................................................................... ii
SIGLES ................................................................................................................................. iii
LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES ................................................................................ iv
LISTE DES ANNEXES........................................................................................................... v
TABLE DES MATIERES ...................................................................................................... vi
INTRODUCTION GENERALE ............................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE .............................................. 7
CHAPITRE 1 : EVALUATION D’UN PROJET D’INVESTISSEMENT ...................... 9
1.1. Définition et identification des projets .............................................................. 9
1.2. La notion de projet d’investissement ............................................................... 10
1.3. Typologie des projets d’investissement ........................................................... 10
1.3.1. Classification suivant leur fonction ............................................................. 10
1.3.2. Classification suivant leur nature ................................................................ 11
1.3.3. Les investissements selon le niveau de dépendance du projet avec d’autres
projets 11
1.4. Caractéristiques des investissements ............................................................... 12
1.4.1. Capital investi .............................................................................................. 12
1.4.2. Les imprévus................................................................................................ 12
1.4.3. Les revenus ou recettes ................................................................................ 12
1.4.4. Les coûts d’exploitation .............................................................................. 13
1.4.5. Le besoin de trésorerie ................................................................................. 13
1.4.6. Le besoin en fond de roulement .................................................................. 13
1.4.7. La valeur résiduelle de l’investissement ...................................................... 14
1.5. Les critères de rentabilité................................................................................. 14
1.5.1. La Valeur Actuelle Nette (VAN) ................................................................ 14
1.5.2. Le Taux de rentabilité interne (TIR)............................................................ 15
1.6. Prise en compte de la dimension temporelle ................................................... 16
1.6.1. L’ajustement tenant compte de l’inflation ................................................... 16
1.6.2. Prix courants ................................................................................................ 16
1.6.3. Prix réels ...................................................................................................... 17
1.6.4. Prix constants............................................................................................... 17
D´une manière générale, le continent africain, dont plus de la moitié de la population vit
avec moins de 1 dollar des US par jour et par personne, continue d´occuper une place
marginale dans l´économie mondiale. Si l´on veut atteindre l´un des principaux objectifs de
développement du millénaire, à savoir réduire la pauvreté en Afrique de moitié d´ici 2020,
il faut fondamentalement investir dans des projets d’investissement créateurs de richesses
pour stimuler la croissance et le développement sur ce continent.
Dans nombre de pays sous-développés, il y a encore trop peu de projets prioritaires bien
conçus et bien préparés qui puissent être financés. Cette pénurie est grave ; il n’y a guère
d’utilité à établir des plans généraux et à fournir des capitaux, tant que les pays
bénéficiaires ne peuvent rassembler et concentrer, sur des projets de grande valeur
économique, des techniques correctes, des administrateurs compétents et une main
d’œuvre où se trouvent représentées toutes les spécialités requises. Ce constat qui date
plusieurs décennies est encore d’actualité aujourd’hui en Afrique. En effet, aujourd’hui
comme hier, les pays africains, faute de compétences humaines et de volonté politique,
éprouvent des difficultés pour identifier et exécuter les meilleurs projets devant leur
permettre d’atteindre efficacement les objectifs assignés à leur développement. Les
décisions en matière d’investissement demeurent donc au cœur du processus de
développement et constituent des enjeux majeurs.
Depuis de longues années, une grande quantité de capitaux d'aide ont afflué au tiers
monde, et surtout dans les pays africains. Toutefois, ces aides ne constituent aucunement
un remède infaillible, au contraire, certaines sont devenues même des ‘drogues' qui ont de
graves effets secondaires. A travers ces échecs cuisants l’investissement doit être repensé
en Afrique si nous voulons quitter le spectre de la pauvreté. Notre développement passe
par des investissements mieux pensés et élaborés pour pouvoir atteindre les objectifs du
millénaire.
À travers son analyse des questions relatives au développement de l´Afrique et en tant que
première institution financière africaine de développement , la BAD créée en 1964
s´efforce de faire mieux comprendre les problèmes de l´Afrique en matière de
développement économique et de promouvoir les mesures nécessaires pour accélérer le
développement de l´Afrique et intégrer davantage les pays africains dans l´économie
mondiale. Pour ce faire elle se fait aider par de nombreuses structures telles que la FAT
pour l’atteinte de ses objectifs. La BAD à l’instar du FMI ou autres établissements
financiers de développement se consacre au financement de projets et programmes de la
plus haute qualité qui lui permettent de maximiser son impact en matière de
développement.
L’atteinte de cet objectif passe également à travers la mise en place de projets qui auront
un grand impact sur le plan économique et social et qui seront financièrement viables. Tout
investissement suppose d’abord des décaissements dans l’espoir d’une récompense. Si les
décaissements peuvent être connus avec une relative certitude il en est moins des gains que
cet investissement va générer.
Toute décision comporte une part d’incertitude et implique une prise de risque, au niveau
individuel comme au niveau collectif. Face à cette donnée incontournable, la BAD n’est
pas totalement démuni. Le calcul économique, qui constitue un des instruments d’aide à la
décision, lui ouvre des perspectives.
À première vue, la méthode paraît simple puisqu’il s’agit de retenir les projets dont la
somme des bénéfices socioéconomiques (au sens large, les bénéfices ne se limitant pas au
seul volet financier, loin de là) excède la somme des coûts à consentir. Ce calcul devient
nécessairement complexe dès qu’on cherche à le mettre en pratique. Il suppose d’abord
qu’on accepte de donner une valeur relative à l’ensemble des biens et des services engagés
(lorsque c’est possible). Il suppose ensuite qu’on prenne en compte l’évolution de ces
valeurs dans le temps, et qu’on apprécie les incertitudes pesant sur l’ensemble des
variables.
Quelles sont les critères et les procédures retenus en matière d’évaluation des projets
d’investissement ?
quels sont les risques qui découlent de cette évaluation et comment sont-elles
appréhender et évaluer ?
quelles sont les recommandations que nous pouvons formuler pour ramener ces
risques à un niveau acceptable ?
C’est dans l’objectif de répondre à ces questions que nous avons mené cette étude qui se
fera sous la forme de mémoire de fin d’étude à travers le thème suivant : « Evaluation des
projets d’investissement : cas du Département du Secteur Privé de la Banque
Africaine développement».
L’objectif général de ce mémoire est d’illustrer les critères pertinents à utiliser lors de la
prise de décision d’investir. Plus spécifiquement il s’agira de « Contribuer à améliorer la
pratique de l’analyse financière dans le choix des investissements du Département du
Secteur Privé de la BAD.
L’évaluation des investissements peut se faire selon plusieurs angles. Pour ne pas tomber
dans la spirale du vague, nous nous bornerons à l’analyse financière des investissements. Il
s’agira de voir comment est menée une étude financière dans le cadre d’un investissement
financer par la BAD.
Les intérêts qui nous poussent à faire cette étude sont les suivants :
pour la BAD :
pour l’étudiant :
Le document que nous vous soumettons montre le chemin parcouru par la profession
bancaire en matière d’évaluation des projets d’investissement pour l’analyse des
rentabilités en générale et plus spécifiquement celui emprunté par la BAD. Il s’articulera
sur deux parties dont la première sert de cadre théorique de la mesure des rentabilités et la
seconde partie traitera le cas pratique de la BAD.
Dans la deuxième partie consacrée au cadre pratique, nous présenteront la BAD et nous
procéderons le modèle d’analyse dont la BAD s’est munie pour évaluer ses projets
d’investissement et des outils dont elle dispose pour analyser les risques.
Cette première partie s’articulera essentiellement sur le cadre théorique de l’évaluation des
investissements. Nous ferons une esquisse des concepts fondamentaux de l’investissement
en définissant les généralités sur la notion d’investissement, les procédures d’évaluation
des investissements et en formulant un modèle d’analyse. Pour atteindre ces différents
objectifs nous allons nous appuyer sur les écrits et ouvrages de certains auteurs ayant
abordé ce sujet.
L’évaluation des projets d’investissement est un exercice très complexe. Il est donc
nécessaire d’en définir les différents concepts afin de se familiariser les notions de base. Ce
chapitre a pour objet de définir l’approche projet, puis de préciser et de situer la démarche
de l’évaluation financière dans l’ensemble du cycle du projet et d’aborder des questions
fondamentales telles que la notion de risque.
Les définitions varient selon les auteurs. Ci-dessous nous vous proposerons deux
définissions qui ont l’avantage de se compléter et de couvrir les caractéristiques d’un projet
généralement admises par les autres définitions. Selon l’organisation Mondiale de
Normalisation (ISO) dont la définition a été reprise par l’Association Française de
Normalisation (AFNOR) : « Un projet est un processus unique qui consiste en un ensemble
d’activités coordonnées et maîtrisées, comportant des dates de début et de fin, entrepris
dans le but d’atteindre un objectif conforme à des exigences spécifiques, incluant des
contraintes de délais, de coûts et de ressources ».
Ces deux définitions mettent en relief trois caractéristiques d’un projet à savoir: (i) un
projet est un ensemble d’activités envisagées dans le futur et visant un objectif; (ii) un
projet comporte un coût car il nécessite la mobilisation de ressources; et (iii) un projet se
réalise avec contrainte de limitation de temps.
Dans le présent mémoire nous aborderons la notion de projet sous le premier angle c'est-à-
dire celui des projets d’investissement.
Toujours selon Meye (2007 : 37), nous pouvons voir un investissement (productif) comme
une immobilisation de capitaux sous la forme de moyens divers de production (terrains,
bâtiments, équipements, etc.) dans l’espoir d’en tirer sur une période plus ou moins longue,
des avantages financiers à travers la production de bien et/ou de services dans la
collectivité.
Tous ces différents aspects seront ultérieurement abordés en profondeur dans les
prochaines parties du document.
Les projets d’investissement peuvent être classifiés selon différents critères. Nous
adopterons trois critères qui sont largement détaillés par Dayan & al. (2004 : 144) : (i) la
fonction de l’investissement ; (ii) la nature de l’investissement ; et (iii) le niveau de
dépendance du projet avec d’autres projets.
Toujours selon Dayan & al. (2004 : 145-146) nous pouvons distinguer les fonctions
suivantes :
Suivant la nature, Potts (2002 : 23) distingue : (i) les équipements matériels, constitués par
les équipements (machines, bâtiments) ; (ii) les investissements immatériels, constitués par
les actions de recherche et de développement, formation, publicité étude de marché ; et (iii)
les investissements financiers qui consistent essentiellement en des prises de participation
dans d’autres sociétés.
Selon leur niveau d’indépendance on distingue chez Dayan & al. (2004 : 144) :
Comme mentionné un peu plus haut, il s’avère que tout projet d’investissement se
caractérise par la présence de certains paramètres que nous sommes disposés à détailler
dans la section suivante.
D’autres investissements peuvent être réalisés en cours d’exploitation selon Potts (2002 :
56) afin de : (i) maintenir l’outil de production (renouvellements d’équipement,
réhabilitations et accroissement de la capacité de production) ; et (ii) accroître la capacité
de production (nouveaux équipements, augmentation du fonds de roulement).
Les imprévus sont de deux types : (i) imprévus pour aléas physiques ; (ii) imprévus pour
aléas financiers. Ils représentent couramment entre 5 et 15% des coûts totaux. Ils ne
doivent pas être utilisés en remplacement d'une bonne préparation de projets.
Généralement, les imprévus s'appliquent seulement aux coûts d'investissement et non pas
aux coûts de fonctionnement.
Certains projets peuvent générer leurs propres recettes, tirées de la vente de biens et de
services. On déterminera ces recettes en établissant des prévisions sur les services fournis
et sur leurs prix. Les recettes à prendre en compte dans l’analyse financière sont
généralement celles qui reviennent au propriétaire de l’infrastructure.
Morissette (2003 : 131) identifie l’ensemble des flux sortants aux valeurs des intrants
(matières premières, transports, autres services et produits consommés, frais divers de
gestion), frais de personnel et impôts et taxes.
Pour le compte de trésorerie, on ne tient compte que des flux monétaires ayant
effectivement lieu au cours de l’année. Pour le compte de production-exploitation et le
compte de bilan des flux, il faut également tenir compte des flux ne donnant pas lieu à
contrepartie monétaire (autofournitures, troc en milieux non monétarisés, …) ainsi que les
variations de stock.
Ce sont les liquidités nécessaires du fait du décalage dans le temps entre les dépenses liées
aux activités de production (achats matières premières, salaires, …) et les recettes
effectives. Attention, il ne faut pas confondre besoins en trésorerie avec le concept de
besoin en fonds de roulement qui sera abordé dans la section suivante.
L’orthodoxie financière suppose que le BFR de la période naisse en début de période ; cela
est logique dans la mesure où le fonctionnement d’une machine ; par exemple, suppose
l’existant préalable de stock (Teulié & al, 2005 : 176).
Lors du calcul, tous les éléments du coût d’investissement sont des sorties tandis que la
valeur résiduelle est une entrée, elle doit donc y figurer assortie du signe moins (Barreau &
al, 2005 : 333).
L’évaluation d’un investissement est un exercice assez complexe que l’on ne peut pas
cerner en quelques lignes. Deux notions de base, auxquelles la partie pratique de ce
mémoire se référera souvent, devront être présentées ici : la valeur actuelle nette (VAN) et
le taux de rentabilité interne d’un projet (TIR). Ces deux concepts incontournables
permettent d’apprécier l’utilité sociale et constituent de ce fait la base de l’analyse coûts-
avantages. Ils sont décrits dans un cadre certain. On verra plus loin comment ce cadre doit
être transformé pour intégrer le risque et l’incertitude.
La VAN est la Valeur Actuelle Nette du projet, après application d’un taux d'actualisation
(le coût d’opportunité du capital). La VAN du projet est exprimée en valeur absolue et peut
ainsi être comparée à la VAN d'autres investissements de même montant. Si les variantes
au projet nécessitent des investissements de montants différents, il est recommandé de
diviser le VAN de chaque variante par l'investissement actualisé, afin de permettre la
comparaison de ces projets. En résumé selon Barreau & al. (2005 : 337-339) :
VAN = somme des valeurs actuelles des recettes moins la somme des valeurs
actuelles des dépenses ;
la VAN mesure le montant en valeur absolue du profit généré par l'investissement
la VAN est un Critère de décision: accepter les projets qui ont des VAN positives.
Avantages
La VAN est incontestablement le critère de choix des investissements le plus complet dans
la mesure où on raisonne sur la totalité des flux pris sur toute la durée totale de
l’investissement et on prend en compte le coût des différentes sources de financement.
L’adoption, d’un projet ayant une VAN positive crée de la valeur et va donc dans le sens
de l’objectif de maximisation des actions.
Inconvénients
Parmi les inconvénients nous pouvons citer la détermination d'un taux d'actualisation
exogène pas toujours simple à déterminer et n’est pas en mesure de classer correctement
des projets soumis à une contrainte budgétaire.
Le TIR est le Taux de rentabilité interne. Il s’agit du taux d’actualisation qui annule la
VAN. Le TIR doit au moins être supérieur au coût d’opportunité du capital dans le pays où
le projet est réalisé (Vernimmen & al, 2005 : 754).
= taux d'actualisation où les valeurs actuelles des recettes sont égales aux valeurs actuelles
des dépenses. Il existe trois méthodes de calcul à savoir : graphique, arithmétique et
informatique (itération).
Avantages
L’avantage essentielle est lié au fait qu’aucun élément exogène n’intervient dans le
classement des projets dans la mesure où le taux de rendement requis n’est pas pris en
considération dans le calcul. C’est une technique qui ne prend en compte que les données
propres de l’investissement et sa compréhension et son interprétation sont faciles.
Inconvénients
Cet indicateur ne mesure pas le montant en valeur absolue du profit et ne favorise que les
projets qui possèdent une récupération rapide (même s'ils ne perdurent pas longtemps).
Le choix de la perspective temporelle peut avoir un effet extrêmement important sur les
résultats de la procédure d’évaluation. Pour Potts (2002 : 39), le nombre maximum
d’années pour lesquelles des prévisions sont fournies détermine l’étendue d’un projet dans
le temps et il est lié au secteur d’investissement considéré. Pour la majorité des
infrastructures, par exemple, cette perspective est d’au moins 20 ans (à titre indicatif); pour
les investissements productifs, toujours à titre indicatif, elle avoisine les 10 ans.
Néanmoins, la perspective ne doit pas excéder la durée de vie économique du projet.
Dans l’analyse d’un projet, la coutume est d’utiliser des prix constants, c’est-à-dire des
prix ajustés en fonction de l’inflation et fixés pour une année de référence. Cependant, dans
l’analyse des flux financiers, les prix courants peuvent être plus appropriés; ce sont des
prix nominaux effectivement observés d’année en année. L’effet de l’inflation, ou plutôt
l’augmentation générale de l’indice des prix, ou les oscillations des prix relatifs, peuvent se
répercuter sur le calcul du rendement financier de l’investissement. C’est pourquoi il est
généralement recommandé de recourir aux prix courants.
Les prévisions, sous forme de projections financières annuelles pour la période d’exécution
du projet et pour la période nécessaire pour atteindre le régime de croisière, doivent être
faites sur la base des prix historiques (courants). Cela doit être clairement indiqué dans
l’analyse. L’année d’évaluation est l’année de base pour les projections. Les prévisions en
termes courants sont généralement basées sur les mêmes hypothèses de prix que le coût
estimatif du projet, au moins pendant toute la durée de la phase de construction, dans la
mesure où ces hypothèses sont pertinentes pour la main-d’œuvre, les biens et les services
concernés.
Lorsque l’analyse est effectuée en termes réels, son utilisation doit être pleinement
justifiée. Les changements relatifs intervenant dans les prix, du fait des effets différentiels
des changements intervenant dans les prix et les taux d’inflation de certaines rubriques
particulières de dépenses et dans les flux de recettes, peuvent ne pas être pris en compte
lorsque l’on utilise les termes réels. Cela peut entraîner des distorsions dans les états des
flux de trésorerie. Par contre, pour les prévisions en termes courants, l’analyste financier
doit émettre des jugements spécifiques sur de tels effets. En conséquence, il est préférable
de faire des prévisions en termes de prix courants.
Lorsque l’organe d’exécution opère dans un contexte national caractérisé par l’ajustement
des coûts et/ou des recettes en fonction des taux d’inflation, ou dans les pays où la
fluctuation des cours et des taux de change des devises est très irrégulière, des prévisions
basées sur les prix constants peuvent être utilisées, sous réserve que l’impact de leur
conversion aux prix courants, en particulier en ce qui concerne les flux de trésorerie, soit
démontré.
Pour actualiser les flux financiers et calculer la valeur actuelle nette, il faut définir le taux
d’actualisation approprié. Il existe de nombreuses manières théoriques et pratiques
d’estimer le taux d’actualisation de référence à appliquer à l’analyse financière. Le concept
clé est celui du coût d’opportunité du capital. À cet égard, nous recommandons de
déterminer le taux d’actualisation en appliquant un critère type, compte tenu de certaines
valeurs de référence.
Conclusion
Ce premier chapitre qui nous à tout doucement introduit dans la sphère de l’évaluation des
projets d’investissement sera suivi d’un second chapitre qui abordera la notion de risque
Toute décision d’investissement comporte une part d’incertitude et implique une prise de
risque, au niveau individuel comme au niveau collectif. Face à cette donnée
incontournable, l’évaluateur d’un projet d’investissement n’est pas totalement démuni.
La prévention et la gestion des risques sont devenues depuis quelques années des thèmes
majeurs dans le débat sur l’investissement. Le calcul économique à travers l’analyse de la
sensibilité et du risque, qui constitue un des instruments d’aide à la décision, lui ouvre des
perspectives.
Dans son lexique les mots de l’audit, L’IFACI définit le risque comme étant un ensemble
d’aléas susceptible d’avoir des conséquences négatives sur une entité. (RENARD 2007 :
139).
Cette définition peut être complétée par celle de Vincenti (1999 :144) qui dit que le risque
c’est la menace qu’un évènement ou une action ait un impact défavorable sur la capacité de
l’entreprise à réaliser ses objectifs avec succès. Toutes ces définitions ont en commun les
éléments suivants : (i) la gravité ou conséquence de l’impact ; (ii) la probabilité qu’un ou
plusieurs évènements se produisent.
Le risque dans sa dimension générale recouvre tout événement susceptible d'empêcher une
organisation de réaliser ses objectifs ou de maximiser ses performances.
La notion de risque en finance se rapproche de celle de l'incertitude. Le risque d'un titre
financier, un actif ou un passif financier peut ainsi avoir plusieurs origines. On distingue
notamment les risques économiques (politiques, naturels, d' inflation...) qui menacent les
flux liés aux titres et relèvent du monde économique, et les risques financiers ( capital,
change, taux, durée...) qui ne portent pas directement sur ces flux et sont propres à la
sphère financière. Pour Perardj (1999 :187-189), les risques sont classés selon une
typologie, et présentent des spécificités chacune par rapport aux autres, que nous
expliciterons, dans les paragraphes suivants.
Dans le langage des assureurs, le risque pays désigne les dangers spécifiques à un pays
avec lequel traite une entreprise et qui peut poser un danger pour la continuité de ses
opérations ou de celle de ses fournisseurs ou clients : révolution, coup d'État. Au sens
strict, le risque pays est la probabilité qu'un pays n'assurera pas le service de sa dette
extérieure.
C’est le risque qui survient à la suite de perte qui peut résulter des fluctuations des prix des
instruments financiers qui composent un portefeuille.
Ce risque concerne les placements financiers qui sont très difficile à liquidifier, c’est-à-dire
à vendre rapidement en cas de besoin de liquidité. Les banques reçoivent des dépôts à court
terme de leurs clients et font des prêts à moyen et long terme.
Risque pour une banque ou une entreprise qu'une contrepartie n'honore pas ses obligations
envers elle.
L’analyse de la rentabilité financière est basée sur les prévisions de variables quantifiables
telles que la demande, les recettes et les coûts. Les valeurs de ces variables sont estimées
sur la base des prévisions les plus probables sur une longue période de temps. Les valeurs
de ces variables pour le scénario le plus probable en matière de résultat peuvent être
influencées par de nombreux facteurs, et leurs valeurs actuelles peuvent différer
considérablement des valeurs des prévisions, en fonction des événements futurs. Il est donc
nécessaire d’analyser la sensibilité de la viabilité du projet aux changements potentiels
intervenant dans les principales variables et de prévoir les risques qui peuvent être à
l’origine de l’échec du projet. (Potts, 2002 : 69)
De manière générale voici la démarche proposée par Potts (2002 : 211-217) pour effectuer
une analyse de la sensibilité :
identifier toutes les variables utilisées pour calculer les intrants et les extrants dans
les analyses économiques et financières en les regroupant par catégories homogènes ;
identifier les éventuelles variables dépendantes d’un point de vue déterministe qui
sont susceptibles d’entraîner des distorsions dans les résultats et des doubles
Une fois les variables critiques identifiées, il est nécessaire, pour procéder à l’analyse des
risques, d’associer une distribution de probabilité à chaque variable, définie dans une
gamme de valeurs précises autour de la meilleure estimation utilisée dans le cas de
référence, pour calculer les indices d’évaluation.
Ayant établi la distribution de probabilité des variables critiques, il est possible de calculer
la distribution de probabilité du TIR ou de la VAN du projet. C’est seulement dans les cas
les plus simples qu’il est possible de déterminer ces distributions de probabilité en
appliquant des méthodes de calcul de probabilités relatives à des phénomènes
indépendants. Selon les termes de Teulié & al (2005 : 226-227), la mise en œuvre de ces
méthodes suppose de produire un descriptif probabiliste de variables utilisées dans les
modèles de sélection des investissements, et ce dernier aura pour objet de tenir compte de
l’aléa du futur.
D’un point de vue théorique, la valeur de toute grandeur, tout facteur, tout paramètre pris
en compte dans la décision d’investissement est entachée d’incertitude, que celle-ci
provienne de sa définition, de sa mesure ou de son impact (incertitude de modélisation).
Les incertitudes sont donc potentiellement innombrables et le premier travail du décideur
est d’identifier celles qui méritent de l’intérêt. Sans entrer dans l’histoire de la pensée
économique sur le concept de risque, on peut noter que la réflexion sur ce sujet est
finalement assez récente. Il faut attendre les travaux de Keynes (1921) et de Knight (1921)
ou encore ceux de Schumpeter (1954) pour voir la théorie économique prendre
véritablement en compte la gestion du risque non comme une question annexe mais comme
une question centrale de l’économie politique1. On retient des réflexions de Keynes et de
Knight une distinction devenue classique et conventionnelle. On parle de « risque »
lorsqu’on ne connaît pas tous les éléments d’un problème mais seulement leurs
occurrences, par exemple en tenant compte des observations passées : on peut associer une
distribution de probabilités objectives ou fréquentielles à l’ensemble des états de la nature2.
Cette situation se distingue de celle dans laquelle, au contraire, on considère qu’il est
impossible d’affecter à un événement une quelconque probabilité : on parlera alors «
d’incertitude ». Un univers risqué est radicalement différent d’un univers incertain : il
n’existe dans le second cas aucun fondement qui permette de formuler un raisonnement
probabiliste. D’un point de vue pratique, les risques et incertitudes doivent d’abord se
distinguer en fonction de la façon dont le porteur du projet lui-même les maîtrise et peut
donc les diminuer :
2.4. Outils Mathématiques pour la prise en compte du risque dans l’évaluation d’un
investissement
Le concept crucial de toute analyse de décision face au risque est l’aversion au risque,
caractéristique des préférences de la plupart des êtres humains. Gagner 100 avec certitude,
ce n’est pas la même chose que gagner 200 avec une probabilité d’une chance sur deux !
En général, on préfère la première option à la seconde, propriété qui définit l’aversion au
risque. De même, sauver une vie avec certitude, ce n’est pas la même chose que d’en
sauver 10 avec une probabilité de 10 %. Et prévenir une marée noire avec certitude, ce
n’est pas la même chose que d’en prévenir trois avec probabilité d’un tiers. Pour le calcul
économique, cette difficulté se manifeste sous plusieurs angles dont des modèles de calculs
ont été développés pour intégrer ces risques dans la décision d’investissement.
La réponse la plus simple apportée par la théorie consiste à généraliser l’analyse coûts-
bénéfices en intégrant le caractère aléatoire des bénéfices et des coûts grâce au calcul des
probabilités. Si l’on considère un projet défini par la donnée de coûts initiaux (incertains),
I0et de coûts et bénéfices futurs (incertains), Dt et Bt, on estimera que le projet est
acceptable si l’espérance de la valeur actualisée des bénéfices futurs excède celle de la
valeur actualisée des coûts, y compris les coûts des dommages, c’est-à-dire si la valeur
actualisée nette espérée (VANE) du projet est positive :
Ce type de formule suppose qu’on est capable d’associer à chaque flux économique une loi
de probabilité et donc de calculer une espérance mathématique. Si on considère que les
flux sont certains, on retrouve bien évidemment la VAN classique déterministe. Le cadre
décisionnel reste fondamentalement le même. L’analyse du risque consiste à identifier pour
chaque projet les risques, à associer ensuite à chacun d’entre eux sa loi de probabilité, à
calculer l’espérance puis à procéder à une actualisation de l’ensemble avec un taux sans
risque.
Certains risques sont à la fois de petite taille, correctement diversifiés dans la société et non
corrélés à la richesse collective, de sorte que leur variabilité n’a pas d’impact sur le bien-
être des citoyens pris collectivement. Seul le bénéfice ou coût moyen compte dans ce cas,
et l’aversion collective pour le risque n’a qu’un effet négligeable. Cela conduit à considérer
une prime de risque qui est associée aux différentes catégories de risques selon leurs
critères (taille, degré de diversification au sein de la collectivité, corrélation avec les autres
risques des bénéficiaires, etc.).
Cette formule retranche au calcul classique de l’espérance des gains attendus du projet
E(Xt) une expression qui intègre trois autres éléments : E(Ct) la richesse attendue pour la
collectivité (exprimée par la consommation attendue), la covariance cov(Xt,Ct) qui mesure
la relation entre les bénéfices attendus du projet et la richesse globale de la collectivité et γ
un coefficient (positif) qui traduit l’aversion relative pour le risque de la collectivité. Il est
immédiat qu’en l’absence de corrélation entre le bénéfice X et le niveau de richesse Ct, la
covariance est nulle: la prime de risque à prendre en compte au premier ordre est nulle, on
est ramené au cas de la VAN espérée. En revanche, s’il existe une corrélation positive,
c’est-à-dire si les bénéfices du projet varient dans le même sens que le niveau de richesse,
alors le second terme de la formule est la prime de risque qui minore l’espérance des
bénéfices du projet. Si la corrélation est négative, c’est-à-dire si le projet joue un rôle
d’assurance contre une éventuelle chute du PIB, la prime de risque joue dans l’autre sens et
renchérit la valeur des bénéfices du projet. (Gollier, 2007 : 209).
Conformément au cadre posé par Weitzman (2007 : 212), les primes de risque permettent
d’objectiver chaque risque associé à chaque flux économique anticipé au numérateur du
calcul de VAN. Le taux d’actualisation, utilisé pour sommer les flux intervenant à
différentes dates en tenant compte de la préférence de la collectivité pour le présent, est lui
un taux sans risque, c’est-à-dire n’incluant aucune dimension des risques spécifiques à la
chose évaluée. La question du risque est donc clairement séparée de celle du taux
d’actualisation.
revient de fait à calculer la VAN des flux espérés (de cash-flows, de dividendes…) à un
taux d’actualisation corrigé pour le risque.
Pour expliciter les choses, il s’agit de remplacer le calcul de la VAN d’un projet à partir de
l’actualisation au taux sans risque du flux d’espérance des bénéfices corrigée pour le
risque, par un calcul en espérance seule (sans prime de risque au numérateur) mais avec un
taux corrigé pour le risque. Si l’on note alpha le taux d’actualisation sans risque et alpha’ le
taux d’actualisation corrigé pour le risque, il s’agit de remplacer la formule :
Teulié & al (2005 : 233-234), cette méthode qui ne se conçoit que par ordinateur impose à
l’opérateur de réfléchir pas à pas aux variables qu’il va introduire dans le modèle et de
conduire une réflexion spécifique sur leur valeur anticipée.
Conclusion
Chacun des outils présentés dans ce chapitre a son domaine de pertinence propre et ne doit
être utilisé que si les hypothèses sous-jacentes sont effectivement vérifiées. Le
cheminement intellectuel pour sélectionner la meilleure méthode de prise en compte du
risque dans l’évaluation d’un investissement se décompose en quatre étapes principales (i)
identifier et quantifier les risques ; (ii) déterminer si l’impact du projet et de ses risques est
marginal pour la collectivité ; (iii) déterminer si les risques sont ou non corrélés au risque
macroéconomique; et (iv) déterminer s’ils sont correctement disséminés dans l’économie
ou si certaines catégories d’agents supportent à leur niveau un risque non marginal.
Dans le prochain chapitre nous allons développer notre modèle d’analyse et les outils
utilisés pour collectés nos différentes données qui nous ont permis de rédiger ce mémoire.
Après avoir présenté les concepts d’évaluation des investissements, nous allons passer à la
présentation de la démarche que nous adopterons pour recueillir les informations et les
données nécessaires pour mettre en place une étude d’évaluation un projet
d’investissement La pertinence d’un modèle d’analyse dans le financement d’un projet
d’investissement est primordiale. Nous jugeons intéressant de nous mettre dans la peau
d’une banque telle que la BAD qui est sollicitée pour une aide financière afin de mieux
cerner la pertinence du besoin et d’appréhender le risque inhérent. L’enjeu majeur de cette
partie est de juger de la pertinence de l’utilisation d’un modèle d’analyse que nous aurons à
élaborer au cours de ce travail et de fournir à la Direction et aux membres du personnel de
la Banque, ainsi qu’aux emprunteurs et investisseurs un répertoire compréhensible de
normes de gestion financière et d’analyse financière pour l’évaluation des projets financés
par la Banque.
La variable expliquée
La variable expliquée peut être définie comme le niveau de réussite des projets financés
par la BAD.
L’importance des variables explicatives ne peuvent être remises en cause d’où la nécessité
de les définir avant de poursuivre le travail. Elles serviront à éclairer le jugement de la
BAD lors d’un éventuel prêt qu’elle accordera à un client pour le financement d’un projet.
En règle générale lorsque qu’un prêt est demandée à la BAD, cette dernière demande à
l’emprunteur de fournir toute une série d’informations et documents dans l’optique de
procéder à une analyse détaillée du projet. Cette analyse a pour objectif de voir la viabilité
financière du projet ainsi que des risques auxquelles la BAD s’expose. En ce qui nous
concerne nous retiendrons deux types de risque inhérent et qui seront nos variables
explicatives à savoir :
Source : nous-même
Cette partie consiste à exposer les différentes méthodes et outils que nous avons utilisés
pour la réalisation de notre mémoire. En effet, l’évaluation financière d’un projet
d’investissement, nécessite l’obtention d’informations pertinentes sur l’organisation et son
environnement. Pour ce faire, nous procéderons à une revue documentaire, des entretiens,
à l’élaboration et à l’administration de questionnaires pour que soient prises en compte
toutes les données pertinentes nécessaires à une bonne évaluation. Ils existent plusieurs
techniques de collecte de données qui sont brièvement consignées dans le tableau-ci-
dessous.
Techniques de
collecte de Caractéristiques Avantages Limites
données
Des informations différentes
Les questions se
Rendent les questions plus sont collectées auprès des
présentent dans le
pertinentes; les questions différentes personnes à l’aide
contexte immédiat et sont
Entretien non correspondent aux des questions différentes.
posées naturellement ; il
structuré (style individus et aux Moins systématiques et
n’y a pas de définition au
conversation) circonstances. Permettent complètes.
préalable des questions
d’explorer des nouveaux L’organisation et l’analyse
ou de la formulation des
thèmes. des données peuvent être
questions.
difficiles.
Des thèmes importants
peuvent être omis par
Les thèmes couverts sont inadvertance. La souplesse de
Entretiens semi- spécifiés à l’avance mais Plus systématiques et la séquence et de la
structurés (avec l’investigateur décide de complètes mais les formulation des questions
guide d’entretien) la séquence et de la entretiens restent encore du engendre des réponses
formulation des questions style conversation. différentes à partir des
pendant l’entretien. perspectives différentes,
diminuant ainsi le caractère
comparable.
Permettent de mieux
La formulation et la
comparer les réponses ; Peu de souplesse pour mettre
séquence exacte des
données complètes pour en relation l’entretien avec les
questions sont
Entretiens chaque participant; individus et les circonstances;
déterminées à l’avance.
ouverts facilitent l’organisation et la formulation standard des
Les questions sont
standardisés l’analyse des données. questions limite le caractère
formulées de sorte que
Appropriés lorsque le naturel et la pertinence des
les réponses soient
thème de l’étude est questions et des réponses.
entièrement ouvertes.
relativement bien connu.
Elle sert à décrire, caractériser et comprendre le contenu du document. Elle nous permettra
de répondre à une question essentielle à savoir « De quoi traite ce document ? » en (i)
repérant dans le document les éléments d’information essentiels ; (ii) traduisant, sous une
forme concise et précise, en données conventionnelles les mots clés (indexation), code de
classement (classification) ou résumé.
Son objectif est de comprendre l'évolution historique et les résultats d'un projet/d'une
organisation en se référant à sa documentation, qu'elle soit présentée sous forme
écrite, électronique, photographique ou vidéo. L’opération d'analyse documentaire permet
la collecte et la diffusion de l'information ce qui, finalement, est le but essentiel de la
documentation.
définir clairement les questions auxquelles vous souhaitez obtenir des réponses et les
renseignements (ou type d'information) qu'il vous faut obtenir à cette fin ;
énumérer toutes les sources possibles d'information existantes (documentation du
projet, procédure de la banque, rapports d'organisations ou archives, études
universitaires, etc.) ;
rassemblez cette documentation et vérifiez-en la fiabilité. Notez les renseignements
contradictoires. Analysez-les par rapport à la question à laquelle vous tentez d'obtenir
une réponse ;
et de se doter d’une bonne dose de logique afin de pouvoir utiliser toutes les
informations obtenues.
Cette est technique de recueil de l’information qui se déroule dans une relation de face à
face va nous permettre : (i) obtenir des informations, des perceptions, sentiments, attitudes
ou opinions de la part des personnes ressources en matière d’évaluation d’investissement ;
(ii) comprendre ce que les personnes pensent ou peuvent penser sur un notre d’étude. (iii)
approfondir des points importants tout en nous guidant. (iv) initialiser une démarche
participative.
Un entretien de qualité nécessite la mise en œuvre d’une méthodologie bien précise. Plus
elle sera bonne, plus nous aurons des informations quantitatives et qualitatives pour la
rédaction de notre thème. Nous vous proposons ci-dessous celle que nous avons adoptée.
Les questionnaires seront élaborés dans le but de s’assurer que toutes les informations
pertinentes ne seront pas omises lors de la phase d’évaluation. Ces questionnaires (Voir
annexe 1 : questionnaire, P.) seront administrés par e-mail aux: (i) personnels de la
Commission en charges du projet ; (ii) membres du comité de coordination.
Il y a eu une première phase de préparation dans laquelle nous avons défini les différents
objectifs à savoir: (i) voir les informations déjà disponibles sur le sujet à interroger. (ii)
délimiter les informations et éventuellement les documents que l’on cherche à obtenir. (iii)
établir la liste des personnes à interroger pour s’assurer de la disponibilité des
interlocuteurs.
Ensuite une seconde phase de planning des entretiens qui nous a permis de : (i) préparer le
guide d’entretien comprenant les grands sujets à aborder ; (ii) rédiger les questions de
manière à interroger l’interlocuteur sur chaque partie du sujet essentiel à la rédaction du
mémoire.
Et enfin une dernière étape de conduite des entretiens dans laquelle nous sommes parvenu
à : (i) créer un climat favorable par une attitude d’ouverture et d’écoute ; (ii) rédiger
rapidement le compte-rendu ; (iii) rappeler la suite qui sera donnée à la contribution de
l’interlocuteur et la manière dont ses informations seront utilisées.
Ces entretiens avec les instances dirigeantes du Département du Secteur Privé de la BAD
aura pour buts de : (i) présenter les concepts d’évaluation retenue par la Banque ; (ii)
anticiper un certain nombre de problèmes qui se pose durant la phase d’évaluation; (iii)
réunir leurs premiers commentaires sur la démarche à suivre pour procéder à une
évaluation pertinente.
Nous élaborerons un guide d’entretien (Annexe 1 : Guide d’entretien, P.) tout en nous
basant sur les réponses de l’interlocuteur pour poser d’autres questions ou demander
d’avantage de précision. Un planning d’entretien (Annexe 3 : Planning d’entretien, P.) sera
élaboré en collaboration avec les personnes à interviewer.
Cette méthode permet de visualiser les discussions et les décisions prises par le groupe.
C’est un outil qui favorise le processus participatif. En effet, l’équipe entière participe à la
prise de décision concernant ce qui doit être entrepris, et la façon de le faire. Ceci génère
un engagement vis-à-vis de la mise en œuvre, de telle sorte que les membres de l’équipe
participent davantage à l’exécution du projet (Unesco, 2010).
Ce groupe de travail permettra d’une part de proposer des pistes de réflexion et d’autre part
formuler des orientations pour la bonne marche de notre analyse.
Conclusion
Ce chapitre nous a permis de mettre en place une méthodologie d’analyse qui a fortement
facilité notre travail par la suite et qui nous a permis d’approfondir nos connaissances sur
la collecte d’information et de nous familiariser avec les outils de synthèses de données.
Nous notons que la tâche a été très fastidieuse pour nous car les informations dans le
domaine bancaire sont très souvent confidentielles et le personnel est tenu par le secret
professionnel. Une des difficultés, des plus importantes d’ailleurs, est l’accès aux
documents directement liés à un projet d’investissement.
Ces trois chapitres sus étudiés nous a permis de pouvoir circonscrire notre thème de
recherche, de définir nos objectifs aussi bien principal que spécifiques ; de faire une revue
de littérature pouvant nous permettre d’avoir des éléments écrits sur notre travail et de
pouvoir élaborer le modèle d’analyse. Cette partie nous a également permis d’avoir
largement des connaissances théoriques sur l’évaluation d’investissement et de nous
faciliter la rédaction de la seconde partie qui traitera de la méthodologie adoptée par la
BAD pour évaluer des projets d’investissement.
Le Fonds spécial du Nigeria (FSN) : Le Fonds spécial du Nigeria a été mis en place en
1976 par un accord signé entre le gouvernement de la République fédérale du Nigeria et le
Groupe de la Banque. Le FSN est devenu opérationnel en avril 1976, à la suite de
l’approbation de l’Accord portant création de l’institution par le Conseil des gouverneurs.
4.1.1. Objectifs
Fin décembre 2009, la Banque comptait 77 Etats membres, dont 53 pays membres
africains ou pays membres régionaux(PMR) et 24 pays non africains ou pays membres non
régionaux. Au départ, seuls les pays africains indépendants pouvaient devenir membres de
la Banque. Suite à l’élargissement de sa composition, l’institution a accru son expertise,
rehaussé la crédibilité de ses partenaires et amélioré l’accès aux marchés de ses pays
membres non régionaux. La Banque conserve toutefois son caractère africain du fait de sa
situation géographique et de la structure de son capital. Son siège se trouve toujours en
Afrique, ses opérations d’investissement s’effectuent exclusivement en Afrique et le choix
de son président demeure africain.
Conseils d’administration (BAD/FAD) sont investis de tous les pouvoirs requis pour
conduire les opérations de la Banque, à l’exception de ceux qui sont expressément réservés
au Conseil des gouverneurs par l’Accord portant création de la Banque.
4.1.5. Le Président
Élu par le Conseil des gouverneurs, le Président est le directeur général de la Banque dont
il gère les affaires courantes. Le Président est également le représentant légal de la Banque.
Il est élu pour un mandat de 5 ans, renouvelable une fois. Depuis sa création, le Groupe de
la Banque a connu sept(7) présidents et un (1) président par intérim, comme suit : (i)
Mamoun Beheiry (Soudan) – 1964-1970 ; (ii) Abdelwahab Labidi (Tunisie) – 1970-1976 ;
(iii) Kwame Donkor Fordwor (Ghana) – 1976-1979 ; (iv) Godwin Gondwe (Malawi),
intérimaire – 1979-1980 ; (v) Willa Mung’Omba (Zambie) – 1980-1985 ; (vi) Babacar
N’diaye (Sénégal) – 1985-1995 ; (vii) Omar Kabbaj (Maroc) – 1995-2005 ; et (viii) Donald
Kaberuka (Rwanda) – de 2005 à ce jour.
Le Président de la BAD est aussi le Président du FAD ainsi que le Président du Conseil
d’administration. Il détermine la structure organisationnelle, les fonctions et responsabilités
ainsi que les bureaux de représentation régionale et de pays. Il propose au Conseil
d’administration la nomination des Vice-présidents qui l’aident dans la gestion courante
des opérations du Groupe de la Banque. La BAD comprend 43 départements.
Le Groupe de la BAD travaille en étroite collaboration avec chaque pays membre régional
emprunteur à la définition d’une stratégie et d’un programme opérationnel à moyen et long
terme dans un document connu sous le nom de Document de stratégie pays (DSP). Le DSP
met en exergue la performance et les résultats, alignés sur le plan de développement
élaboré par le pays lui-même et sur les objectifs de réduction de la pauvreté qu’il s’est
assignés, ainsi que sur son cycle de préparation ou de planification. Le DSP constitue pour
le Groupe de la BAD un instrument clé du dialogue de politique avec les pays.
Cette étape commence par l’intérêt que le Groupe de la BAD porte au financement d’un
projet ou programme donné. Elle comporte un volet collecte d’informations et de données,
au sein et à l’extérieur de la Banque, susceptibles d’aider les spécialistes de la Banque à
évaluer le projet. Une mission de préparation dans un pays est une activité
pluridisciplinaire, conduite en général par un expert. Au cours de la mission, les experts
passent en revue le projet, conformément au document de stratégie pays (DSP), recueillent
la documentation existante comme les études de faisabilité sur le projet et recoupe les
informations auprès des autorités compétentes du pays.
Les négociations devraient aboutir à un accord sur les points suivants :(i) objectifs et
description du projet, études ou programmes ; (ii) montant du prêt en devises et en
monnaie locale du projet et plan de financement ; (iii) liste provisoire des biens et services
à acquérir ; (iv) calendrier d’exécution et programme de dépenses ; (v) méthodes de
décaissement retenues par l’emprunteur ; (vi) calendrier provisoire des décaissements,
assorti d’informations précises sur les numéros de comptes bancaires et les banques
correspondantes ; (vii) modes d’acquisition et dates de publication des appels d’offres ;
(viii) informations précises sur l’organe d’exécution et la cellule d’exécution du projet ;
(ix) proposition réaliste de date pour la signature du prêt et les dates butoirs pour les
premier et dernier décaissements.
Le prêt entre en vigueur une fois remplies certaines conditions reconnues par les deux
parties comme préalables au premier décaissement. Cette étape est aussi connue sous le
nom d’entrée en vigueur du prêt. Outre les « Autres conditions » qui peuvent être remplies
plus tard, les principales conditions types sont les suivantes : (i) la désignation des
signataires autorisés pour les décaissements des ressources du prêt ; (ii) la soumission d’un
avis juridique ;(iii) la présentation du calendrier d’investissement ; (iv) la présentation de la
liste des biens et services à acquérir ; (v) l’ouverture et la gestion d’un compte spécial du
projet; (vi) la mise en place d’une cellule d’exécution du projet ; (vii) toute autre condition
convenue lors des négociations.
4.3.6. Exécution
L’exécution du projet commence au moment où le prêt est déclaré en vigueur. Les projets
du Groupe de la BAD sont exécutés par l’organisme d’exécution, conformément au
calendrier et aux procédures convenus. La supervision de l’exécution permet toutefois à la
Banque de s’assurer que la réalisation physique du projet se déroule sans encombre, selon
le calendrier et les détails relatifs à l’exécution.
Conclusion
La BAD devrait être perçue comme une banque qui fournit des conseils et des orientations,
et assure l’identification et la diffusion des meilleures pratiques. Elle a toujours œuvré à
mettre en place des outils et moyens à la disposition des pays africains pour leur
développement. C’est l’une de ses pratiques que nous allons avoir dans le chapitre suivant,
à savoir, sa méthodologie pour évaluer les projets d’investissement en Afrique.
Ce chapitre s’attèlera à présenter la démarche financière adoptée par BAD pour évaluer
son projet d’investissement.
Les projets d’investissement financés par la BAD constituent les outils de mise en œuvre
de sa politique régionale pour l’Afrique. Cette démarche est structurée en cinq points.
Certains de ces points sont des conditions préalables, nécessaires à l’analyse des coûts et
avantages: (i) définition des objectifs ; (ii) identification du projet ; (iii) analyse de
faisabilité ; (iv) analyse financière ; et (v) l’analyse de la sensibilité et du risque que nous allons
aborder dans la sixième partie de se mémoire.
Ces objectifs doivent être des variables socioéconomiques et pas seulement des indicateurs
physiques. Ils doivent avoir une liaison logique avec le projet et l’auteur doit indiquer
comment mesurer leur niveau de réalisation. En ce qui concerne la définition des objectifs
socio-économiques, l’auteur du projet doit pouvoir répondre aux questions clés suivantes:
Premièrement et avant tout: peut-on dire que l’ensemble des gains en bien-être
découlant du projet vaut son coût?
Deuxièmement: les principaux effets socioéconomiques directs et indirects du projet
ont-ils tous été pris en considération?
Troisièmement: s’il n’est pas possible de mesurer tous les effets sociaux directs et
indirects du projet, faute de données, certaines valeurs de substitution liées à cet
objectif ont-elles été identifiées?
Une définition claire et complète des objectifs socio-économiques est nécessaire pour
déterminer l’impact du projet. Cependant, il est souvent difficile de prévoir tous les
impacts d’un projet donné.
que l’objet du projet constitue une unité d’analyse clairement définie, conformément
aux principes généraux de l’ACA;
que l’objet de l’évaluation correspond à la définition du projet donnée par les
règlements;
que les seuils financiers indiqués dans les règlements sont respectés.
La faisabilité ne concerne pas uniquement les aspects de l’ingénierie, mais aussi, dans bien
des cas, les questions de commercialisation, de gestion, d’analyse de la mise en œuvre, etc.
Il n’est pas rare que nous adoptions différentes options d’un projet pour réaliser un objectif
socio-économique. L’auteur du projet doit prouver que son choix est la meilleure de toutes
les options possibles. Dans certains cas, un projet peut être considéré comme valable du
point de vue de l’ACA, mais inférieur aux autres solutions envisageables. Pour vérifier
qu’un projet est la meilleure option possible, il faut répondre aux questions suivantes:
Deuxièmement: le demandeur a-t-il fait la démonstration que les autres options possibles
ont été dûment envisagées?
Les rapports de faisabilité classiques sur les grandes infrastructures peuvent comporter des
informations sur le contexte économique et institutionnel, la demande prévue (venant ou
non du marché), la technologie disponible, le plan de production (y compris le taux
d’utilisation de l’infrastructure), les besoins en personnel, l’échelle du projet, sa
localisation, les intrants physiques, le calendrier et la mise en œuvre, les phases du
développement, la planification financière et les aspects environnementaux.
L’option « Ne rien faire »est la référence habituelle dans l’analyse d’un projet dont le
principe de base est de comparer les situations avec et sans le projet. L’option « Ne rien
faire » est aussi dénommée «scénario sans projet».
L’objet de l’analyse financière est d’utiliser les prévisions du cash-flow (flux de trésorerie)
du projet afin de calculer des taux de rendement appropriés, en particulier le taux (interne)
de rendement financier (TIRF), le taux (interne) de rendement financier calculé sur coût
d’investissement (TIRF/C) et le taux (interne) de rendement financier calculé sur fonds
propres (TIRF/K), ainsi que la valeur actuelle nette financière correspondante (VANF).
Tandis que l’ACA couvre un champ plus large que le rendement financier d’un projet,
l’analyse financière fournit la plupart des données sur ses coûts et avantages. Cette analyse
fournit à l’examinateur des informations essentielles sur les intrants et les extrants, sur
leurs prix et sur la structure globale de la programmation des recettes et des dépenses.
En fin de compte, cette analyse financière doit permettre de dresser deux tableaux qui
résument les flux financiers:
Les numéros identifient des rubriques. Ils doivent être repris dans les tableaux
suivants.
La valeur résiduelle doit toujours être insérée à la fin de l’année (voir également ci-
dessous). C’est une entrée. Dans ce tableau, elle est assortie du signe ‘moins’ parce
que tous les autres éléments sont des sorties.
Les fonds propres privés sont la Un prêt est ici une entrée; il est comptabilisé en tant que
contribution d’un investisseur privé. ressource financière provenant de tiers.
Les prêts de la BAD sont grevés d’intérêts c’est à partir de l’année ou les recettes
Figure 7 : Viabilité financière sont générées que les paiements sont faits e Le prêt est enregistré en tant
qu’entrée.
Le taux de rentabilité interne financier sur le capital investi (fonds propres des
actionnaires) se calcule, pour les sorties, sur la base des fonds propres de l’État
membre (publics et privés) lorsqu’ils sont versés, des prêts financiers au moment où
Source : BAD (2009) ils sont remboursés, en plus des coûts d’exploitation, intérêts compris, et, pour les
entrées, sur la base des recettes. Il ne tient pas compte de la subvention de le BAD.
Certains points rencontrés dans les tableaux énumérés ci-dessous devront-être développés
pour le besoin de l’analyse et pour que ces derniers soient correctement établis.
Par perspective temporelle, nous nous référons au nombre maximum d’années sur
lesquelles des prévisions sont fournies. Les prévisions concernant l’évolution du projet
doivent être formulées pour une période qui correspond à sa durée de vie économique et
qui est suffisamment longue pour couvrir son impact éventuel à moyen ou à long terme.
Les prévisions de la tendance future d’un projet doivent être formulées pour une période
adaptée à sa vie économiquement utile et suffisamment longue pour couvrir son impact
probable à moyen et à long terme.
Le choix de la perspective temporelle peut avoir un effet extrêmement important sur les
résultats de la procédure d’évaluation. Plus concrètement, ce choix affecte le calcul des
principaux indicateurs de l’analyse des coûts et avantages. Le nombre maximum d’années
pour lesquelles des prévisions sont fournies détermine l’étendue d’un projet dans le temps
et il est lié au secteur d’investissement considéré.
Pour actualiser les flux financiers et calculer les indicateurs de rentabilité (VAN et TIR,
TAB.7 et 8), il faut définir le taux d’actualisation approprié. Le coût moyen pondéré du
capital (WACC) représente le coût supporté par l’entité pour mobiliser le capital nécessaire
pour l’exécution du projet. Etant donné que la plupart des projets mobilisent le capital
auprès de plusieurs sources et que chacune de ces sources peut chercher à obtenir une
rémunération différente de son capital, il est nécessaire de recourir à une moyenne
pondérée des différentes rémunérations payées à ces sources. Les étapes suivantes sont
nécessaires à la détermination du WACC :
Etape 2: Estimation du coût des ressources. Détermination des taux prêteurs (ou non
prêteurs), même lorsque ceux-ci sont les taux courants sur le marché, ainsi que
du coût des apports de capital, dans le cadre du projet. Toutefois, la méthode
utilisée pour l’estimation doit être documentée.
Etape 4: Ajustement au titre de l’inflation au niveau national. Les coûts estimatifs des
emprunts et des apports de capital doivent être ajustés pour tenir compte de
l’inflation, en vue de déterminer le WACC en termes réels. Il convient de noter
que (i) pour les prêts de sources externes, la Banque exige l’inclusion d’une prime
de risque de change dans le WACC.
Etape 5: Application du taux minimum de test. Pour chaque composante, le coût réel du
capital doit être d’au moins 4%. Dans le cas contraire, il faut remplacer la valeur
obtenue par 4%.
Composante du financement
A. Montant (en milliers de $ EU) 50.000 5.000 5.000 30.000 10.000 100.000
Dans ce cas: (i) les sources du capital pour le projet sont la Banque, à hauteur de 50% ; les
prêts octroyés par les autres banques étrangères, à hauteur de 5% ; les prêts octroyés par les
banques locales, à hauteur de 5% ; les subventions du gouvernement, à hauteur de 30% ; et
les fonds propres de l’organe d’exécution du projet, à hauteur de 10% , étant entendu que
l’hypothèse retenue est que chaque source de fonds a une rémunération nominale
différente, et que la rémunération pour les actionnaires du projet sera de 10% ; (ii) les
intérêts payés pour le prêt octroyé par la Banque ou les prêts octroyés par d’autres banques
étrangères et les prêts octroyés par les banques locales peuvent être déduits du revenu
avant impôt. Le coût du capital après impôt pour le projet est donc de 60%. Les dividendes
payés aux actionnaires, le cas échéant, ne sont pas soumis à l’impôt sur les sociétés (bien
qu’ils puissent être soumis à l’impôt sur le revenu personnel dont le coût n’est pas supporté
par l’entité) ; et (iii) le WACC, en termes réels, est de 4,19%. C’est ce taux d’actualisation
qui doit être utilisé pour l’analyse de la rentabilité financière du projet.
Conclusion
Le dernier chapitre de ce mémoire qui suit cette partie sera consacré à l’analyse de la
sensibilité et du traitement du risque.
La prévention et la gestion des risques sont devenues depuis quelques années des thèmes
majeurs du débat public. Cela s’explique notamment par la reconnaissance du principe de
précaution : ainsi, de nombreuses incertitudes, qu’elles soient de nature sanitaire,
environnementale ou économique, rendent les arbitrages d’investissement plus délicats que
naguère. Comment définir un risque acceptable ou une prévention optimale ? Comment
organiser la société pour gérer efficacement les risques ? Quel est en la matière le rôle de
l’État ? Ces interrogations sont essentielles non seulement pour comprendre la dimension
économique des risques dans un projet d’investissement mais aussi, de façon générale,
pour élaborer les politiques de prévention contre ces risques. Dans ce contexte, la question
de l’évaluation et de la mesure du risque devient centrale.
L’analyse de la rentabilité financière est basée sur les prévisions de variables quantifiables
telles que la demande, les recettes et les coûts. Les valeurs de ces variables sont estimées
sur la base des prévisions les plus probables sur une longue période de temps. Les valeurs
de ces variables pour le scénario le plus probable en matière de résultat peuvent être
influencées par de nombreux facteurs, et leurs valeurs actuelles peuvent différer
considérablement des valeurs des prévisions, en fonction des événements futurs. Il est donc
nécessaire d’analyser la sensibilité de la viabilité du projet aux changements potentiels
intervenant dans les principales variable
La BAD évalue les projets sur la base de la comparaison du TIR avec le WACC.
Alternativement, un projet est considéré comme viable lorsque la VAN est positive, en
utilisant le WACC comme taux d’actualisation. Le WACC est habituellement considéré
comme constant parce que les ressources du prêt et les apports gouvernementaux de capital
sont fixes et interviennent au début des flux de trésorerie. Toutefois, une partie du
financement peut émaner d’instruments à taux variable, auquel cas il conviendrait de tester
la viabilité du projet en analysant sa sensibilité aux changements intervenant dans les taux
d’intérêt. Dans l’exemple ci-après, l’hypothèse retenue est que le WACC est constant.
L’analyse de sensibilité portera donc essentiellement sur l’analyse des effets que les
changements intervenant dans les principales variables peuvent avoir sur le TIR ou la VAN
du projet qui sont les deux indicateurs de viabilité des projets les plus couramment utilisés.
Avec l’analyse de sensibilité, la BAD vise à tester l’impact des changements intervenant
dans les variables des projets sur le scénario de base (le scénario le plus probable en
matière de résultats). En règle générale, seuls les changements négatifs sont pris en compte
dans l’analyse de sensibilité. L’analyse de sensibilité a pour objectifs : (i) d’identifier les
principales variables ayant une incidence sur le coût et les avantages du projet ; (ii) de
mener des recherches sur les conséquences des changements négatifs pouvant intervenir
dans ces principales variables ; (iii) de déterminer si les décisions relatives au projet sont
susceptibles ou non d’être affectées par de tels changements ; et (iv) d’identifier les actions
susceptibles d’atténuer les effets négatifs potentiels de ces changements sur le projet. Cette
analyse de sensibilité doit être entreprise d’une manière systématique. Pour réaliser les
objectifs ci-dessus, les étapes suivantes seront suivies :
Etape1: Identifier les principales variables pouvant avoir une incidence sur la viabilité du
projet.
Etape 2: Calculer l’effet des changements potentiels intervenant dans ces variables sur le
TIR ou la VAN du scénario de base, et définir un indicateur de sensibilité et/ou
une valeur seuil.
Le choix des variables à analyser et les détails les caractérisant s’appliquent d’abord (i) aux
dépenses capitales et aux éléments de profits, (ii) aux éléments essentiels susceptibles
d’occasionner la non-satisfaction des engagements financiers pris, (iii) aux conséquences
des retards, et (iv) aux dépenses et aux bénéfices pris globalement, qui constituent les
quatre principaux axes d’un projet pour lequel l’analyse de sensibilité est normalement
envisagée.
Les analyses les plus efficaces sont réalisées par une nette différenciation entre les coûts et
les profits. Elles doivent porter, du point de vue des coûts, sur les prix des principaux
intrants, les coefficients de productivité, les risques et les taux d’inflation relatifs à la
monnaie, et du point de vue des profits, sur les prix des produits (avec le remplacement
des variations possibles de la structure des prix), le taux de croissance de la demande de
produits et les économies réalisées sur le coût unitaire.
L’analyse de sensibilité des effets des variations de l’ensemble des dépenses et des profits
d’un projet est utile pour indiquer l’influence collective des variables sous-jacentes et elle
doit être effectuée dans tous les cas.
6.1.2.4 Autres
En dehors de ceux qui précèdent, les autres domaines importants qui méritent d’être
soumis à une analyse de sensibilité sont les éventuels dépassements des dépenses dans
l’exécution des projets, et l’utilisation insuffisante des capacités. Dans des cas simples, la
variabilité du taux de rendement des immobilisations nettes en exploitation du projet va
largement refléter l’influence de deux ou trois variables. Dans ces cas, l’évaluation des
probabilités relatives à ces variables pourra servir de base pour juger les risques d’échec du
projet, évitant ainsi le recours à une analyse quantitative et détaillée des risques. Même
dans des cas plus complexes, l’analyse de sensibilité peut quelques fois faciliter l’analyse
des risques, en identifiant les variables pour lesquelles la répartition des probabilités doit
être précisée.
Les valeurs des indicateurs de base de la viabilité d’un projet (TIR et VAN) doivent être
recalculées pour les différentes valeurs des variables-clés, de préférence en calculant les
indicateurs de sensibilité (SI) et les valeurs critiques (SV).
Les SV sont parfois utilisées pour effectuer des analyses de sensibilité, mais leur
application n’est pas obligatoire. Il revient à l’analyste financier de déterminer si la
présentation des effets des SV peut appuyer toute décision prise dans leur choix. La SV
d’une variable est la valeur où la VAN d’un projet est ramenée à zéro. Les valeurs critiques
servent à déterminer les variables qui sont les plus susceptibles d’affecter l’aboutissement
d’un projet. Les valeurs critiques des variables les plus importantes (ou les plus puissantes)
doivent être présentées dans l’ordre de sensibilité décroissante.
Définition : Définition
1-Par rapport à la valeur actualisée nette
1- Par rapport à la valeur actualisée nette
Compare le changement du taux de la VAN
Le changement du taux d’une variable ou groupe
avec le changement du taux d’une variable ou
de variables pour ramener la VAN à zéro (0).
d’un ensemble de variables.
2- Par rapport au taux de rendement intérieur
2-Par rapport au taux de rendement intérieur
La variation du taux d’une variable ou d’un
Compare le changement du taux du TIR
ensemble de variables pour ramener le TIR au
Supérieur au taux limite au changement de
taux limite (= taux d’escompte).
taux d’une Variable ou d’un ensemble de
variables.
Expression :
1. Par rapport à la valeur actualisée nette.
Expression :
1. Par rapport à la valeur actualisée nette
SV
100 VANb
xb x1
SI
VANb VAN1 /VANb VANb VAN1 xb
xb x1 / xb Soit :
xb – valeur de la variable au départ
Soit : x1 – valeur de la variable dans l’analyse de la
xb – valeur de la variable au départ sensibilité
x1 – valeur de la variable dans l’analyse de la VANb – valeur de la VAN au départ
sensibilité VAN1 – valeur de la variable dans l’analyse de la
VANb – valeur de la VAN au départ sensibilité
VAN1 – valeur de la variable dans l’analyse
de la sensibilité 2. Par rapport au taux de rendement intérieur
2. Par rapport au taux de rendement intérieur
TIR TIR /TIR d
100 TIR d x x
SI SV b
b 1
TIR
b 1 b
xb x1 / xb b TIR 1 xb
Soit :
xb – valeur de la variable au départ Soit :
x1 – valeur de la variable dans l’analyse de la xb – valeur de la variable au départ
sensibilité x1- valeur de la variable dans l’analyse
de la sensibilité
TIRb –valeur du TIR au départ.
TIR1 – valeur de la variable dans l’analyse de TIRb –valeur du TIR au départ
Sensibilité. TIR1 – valeur de la variable dans
d- taux d’escompte l’analyse de la sensibilité
d- taux d’escompte
L'approche utilisée par la BAD pour analyser les risques inhérents aux projets s'appuie en
grande partie sur la norme 400 de l'IFAC "Cadre d'analyse des risques et Contrôle interne".
Cette analyse n’étant pas un audit, il n'est pas demandé à l'analyste financier d’effectuer un
test de conformité ou un test de validation du système concerné. Toute fois un ensemble de
canevas stricts mis en place par cette dernière est décrite ci-dessous.
Elles renvoient les évaluateurs aux politiques et modalités qui sont, en plus de
l'environnement de contrôle, définies par la BAD en vue d'atteindre les objectifs
spécifiques du projet. Les procédures de contrôle spécifiques sont :
Pour évaluer les risques inhérents auxquels le projet peut faire face, l'analyste financier
doit examiner les facteurs à trois niveaux différents (i) le pays ;(ii) l'entité ; et (iii) le projet.
Pour évaluer les risques inhérents au pays, l'analyste financier doit s'appuyer les aspects à
sont les suivants:
6.2.2.2 L'entité
Les risques inhérents à l'entité d'exécution du projet sont essentiellement concentrés sur
trois domaines : (i) les aspects institutionnels et organisationnels, (ii) les flux financiers, et
(iii) les modalités d'audit. Dans certains projets, la distinction entre l'entité et le projet
pourrait ne pas exister, l'Unité chargée de l'exécution du projet (PIU) étant alors créée
exclusivement pour l'exécution du projet financé par le Groupe de la Banque et étant
autonome par rapport à toute agence existante.
L'analyste financier doit examiner les flux financiers de la Banque vers le compte spécial,
l'agence d'exécution, les entrepreneurs et les fournisseurs, et dans certains cas, vers le
bénéficiaire ultime. Le but de cet examen est d'évaluer les risques que les produits des
prêts/subventions ne soient pas utilisés aux fins prévues. Ces mêmes aspects doivent être
examinés pour le flux des fonds de contrepartie.
L'analyste financier doit évaluer les risques que les états financiers vérifiés du projet ne
soient pas communiqués à la Banque dans les délais ou que la qualité de l'audit ne soit pas
acceptable par la Banque.
6.2.2.3 Le projet
Lors de l'évaluation des risques inhérents au projet, l'analyste mettra un accent particulier
sur les facteurs ci-après :
La complexité du projet ;
Le nombre d’agences d'exécution impliquées, ainsi que leurs expériences
antérieures ;
La participation des ONG et des groupes communautaires à l'exécution du projet,
La capacité de l'Unité chargée de l'exécution à attirer et à conserver un personnel
qualifié ;
L'intégrité des gestionnaires du projet ;
L'exposition des biens aux pertes ou au détournement.
6.3 Recommandations
Le travail engagé dans ce mémoire ne permet pas de répondre à toutes les questions
théoriques et pratiques légitimes que pose la prise en compte du risque dans l’évaluation
d’un projet d’investissement. Toutefois elle effectue un tour d’horizon et c’est à ce titre
que nous nous permettons de formuler des recommandations pour améliorer cette
problématique que notre travail cherche à éclaircir.
Pour les variables clés et les combinaisons de variables, il doit être présenté un état
comprenant :
Il est important de distinguer la nature des différents risque afin de les classifier en risque
probabilisable ou non. Il faut également veiller à différencier risque et incertitude car
l’incertitude car avec cette dernière il n’est pas possible, ou il est beaucoup plus difficile,
d’associer une loi de probabilité.
Une fois les risques identifiés il sera plus facile d’adapter les différents outils dont dispose
l’analyse pour les évaluer. La question du choix de l’outil technique pour la prise en
compte des risques doit s’inscrire dans une démarche plus large qui requiert d’examiner la
nature des risques relatifs au projet et d’en apprécier l’ampleur et les caractéristiques.
Intégrer le calcul du risque dans le cadre d’une posture générale de maîtrise des
risques
Les outils d’analyse présentés ci-dessus doivent trouver leur place dans une démarche
globale de prise en compte du risque qui implique de traiter plusieurs dimensions, dont
certaines relèvent d’une analyse institutionnelle qu’on regroupe ici sous le terme de
gouvernance du risque. L’efficacité des études doit être une variante très importante et
doivent s’effectuer afin, d’éclairer le débat et d’apporter des éléments indispensables pour
les différentes parties au débat.
Il faut intégrer le principe de précaution lorsque nous nous trouvons dans un contexte
d’incertitude car le dommage potentiel qui en résulte peut-être grave et/ou irréversible. Il
faut apporter une réponse proportionnée à l’effet qui paraît potentiellement néfaste. Les
6.4 Conclusion
Les projets présentant des TIR plus faibles peuvent comprendre moins d’incertitudes et
s’accompagner d’une probabilité plus élevée d’être acceptables à l’exécution. Les projets
présentant des TIR plus élevés peuvent être plus aléatoires et comporter un risque plus
élevé. Toutefois il ne faut pas oublier que d’autres paramètres entre jeu lors de la décision
d’investissement) savoir l’aspect social qui est difficile à quantifier avec ces outils cités ci-
dessus mais qui peuvent-être analysé par le biais de l’analyse économique qui n’ paspas été
traité dans ce mémoire.
Cette partie nous a permis de nous familiariser avec les outils pratiques dont dispose la
BAD pour évaluer ses projets d’investissement notamment sa procédure d’analyse de la
sensibilité et des risques. La méthodologie empruntée par la BAD.
Les évaluateurs disposent désormais, d’une panoplie d’outils et de directives pour évaluer
les investissements et nous ne pouvons que nous en réjouir car ceux-ci nous permettrons
d’engager les ressources vers des projets porteurs qui nous ouvriront les portes vers le
développement.
Ce mémoire avait pour but de dresser un tableau général des outils et approches de
l’analyse financière. Elle reste volontairement incomplète quant à l’art et la manière de
combiner ces outils pour répondre aux problématiques de ce mémoire. Seules des pistes
ont été fournies dans ce sens. Il appartient en effet à tout un chacun de choisir ces pistes
pour approfondir et enrichir le sujet. Une suite pourrait être donnée à ce travail, en
intégrant l’analyse économique qui a pour objectif d’évaluer la contribution du projet au bien-
être économique de la région ou du pays.
Ce travail évoque les différentes approches qui contribuent à ce jour à faire avancer la
compréhension de l’évaluation des investissements dans le secteur bancaire. Chacune
d’entre elle pourrait faire l’objet d’un manuel ; aussi est-il normal de rester sur sa faim,
mais ces quelques éléments pourront orienter des lecteurs à approfondir le sujet.
la qualité des états financiers transmis par les entreprises octroyant un prêt ;
des données erronées servant de calcul pour le modèle financier ;
l'ampleur des risques liés aux modes de gestion de ces entreprises ;
la non-maîtrise des coûts des projets surévalués par le phénomène de la corruption.
L’analyse du risque nécessite plus d’informations que l’analyse de la sensibilité. Elle doit
s’appliquer à des projets choisis, grands ou petits, ou dans le cas où une variable clé est
sujette à une gamme considérable d’incertitudes. Une décision doit être prise très tôt lors
de l’analyse pour savoir s’il faut inclure l’analyse du risque dans l’évaluation du projet ou
non.
L’analyse économique ;
L’analyse des ratios en matière d’investissement ;
Annexe 1 : Questionnaire
1. L’évaluation d’un projet d’investissement n’est pas toujours chose aisée. Selon
vous, quelles en sont les causes ?
- La qualité des états financiers transmis par les souscripteurs ?
- Autres : A préciser.
- Autres : A préciser.
5. Quels sont selon vous les critères les plus déterminants dans l’évaluation d’un
projet?
………………………………………………………………………………………………
…
Source : Nous-mêmes
PAYS: XXX
PROJET: Titre du projet
En (milliers)/(millions) d’UC/devises du prêt de la Banque
Coût en % du Coût en % du Coût
monnaie coût devises coût total
locale total
total
COMPOSANTES
Terrains
Biensd’équipement
Travaux de génie civil et de construction
Services de consultants
Formation
Coûtsdifferentielsadministratifs
Fonds de roulement initial
Coût de base à la (date)
Provisions pour aléas
Techniques
Financiers
Autres (préciser)
TOTAL PARTIEL
Frais de financement
Intérêts pendant la phase de construction
Autresfrais
NECESSAIRE
PAYS
PROJET
En (milliers) (millions) d’UC / devise du crédit de la Banque
Monnaie % Devise % Total %
locale
FONDS NECESSAIRES
Projet proposé
Intérêts pendant la mise en place
Autres investissements
Augmentation requise du fond de roulement
- Liée au projet
- Non liée au projet
Augmentation (baisse) de l’encaisse
TOTAL DES BESOINS
SOURCE DE FINANCEMENT
1 2 3 4 5 6
Flux de trésorerie
d’exploitation
Total recettes
d’exploitation (1)
Total dépenses
d’exploitation (2)
Flux de trésorerie
d’investissement
Investissements (4)
Evaluation des
risques
1 2 3 4 Commentaires
Risque inhérent
[Citer les risques inhérents à un pays, une entité et
un projet spécifique]
Projet :
Note : S'il existe plus d'une agence d'exécution, chaque entité doit remplir un
questionnaire.
Question Remarques/Commen-
taires
1. ENTITE D'EXECUTION
Quel est le statut juridique/le régime sous lequel est enregistrée l'entité ?
1.2 L'entité a t-elle déjà exécuté un projet financé par la Banque ?
1.3 Quelles sont les dispositions statutaires de l'entité en matière de
communication des informations ?
1.4 Le comité directeur du projet est –il indépendant ?
1.5 L'organigramme est-il adapté aux besoins du projet ?
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
a) Bien vouloir mentionner les principaux points de contrôle à améliorer pour ce qui est de
l'évaluation de l’entité chargée de l’exécution
b) Bien vouloir mentionner tout autre aspect du système de gestion financière de l"entité
d'exécution" qui requiert une attention particulière.
Question Remarques/Commen-
taires
2.4 Dans quelle banque le compte spécial sera-t-il ouvert ? Cela est-il
acceptable ?
2.5 Le PIU a t-il de l'expérience en matière de gestion des
décaissements du Groupe de la Banque africaine de développement
?
2.6 L'entité a t-elle/a t-elle besoin des capacités de gérer l'exposition
aux risques inhérents aux opérations de change ?
2.7 Comment sont évalués les fonds de contrepartie ?
2.8 Les contrôles sur les paiements effectués avec les fonds de
contrepartie sont-ils adéquats ?
2.9 Si une partie du projet est exécutée par les communautés ou par les
ONG, le PUI comporte-t-il des formules de communication des
informations et de suivi, permettant de retracer l’utilisation des
produits du projet par de telles entités ?
2.10 Les bénéficiaires ont-ils l'obligation de contribuer aux coûts du
projet ? Si les bénéficiaires ont la possibilité de contribuer en nature
(main d'œuvre), existe-t-il des directives pour enregistrer et
évaluer cette contribution sous forme de main d'œuvre ?
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
a) Bien vouloir mentionner les principaux points de contrôle susceptible d’amélioration pour
ce qui est de l'analyse des flux financiers"
b) Bien vouloir mentionner tout autre aspect du système de gestion "des flux financiers"
méritant une attention particulière.
3. PERSONNEL Remarques/comment
aires
3.1 Quel est l'organigramme du service de la comptabilité1 ? Joindre
l'organigramme en annexe.
3.2 Identifier le personnel du service, notamment : les titres de leurs
postes, leurs responsabilités, leurs qualifications et leur
expérience professionnelle. Joindre les descriptions de tâches et
les CV des principaux responsables du service de comptabilité.
3.3 Les services des finances et de la comptabilité ont-ils des effectifs
adéquats ?
3.4 Le personnel des services des finances et de la comptabilité a-t-il
des qualifications et expériences adéquates ?
3.5 Le personnel des services des finances et de la comptabilité est-il
formé aux procédures de la Banque ?
3.6 Quelle est la durée des contrats du personnel des services des
finances et de la comptabilité ?
3.7 Indiquer les postes clés qui ne sont pas encore pourvus, ainsi que
la date prévue pour le faire.
3.8 Existe-t-il des descriptions des tâches écrites pour tous les
responsables, gestionnaires et employés, qui définissent
clairement les fonctions, les responsabilités, l'échelle
hiérarchique, et délimitent les pouvoirs ?
3.9 Quelle est la périodicité d'affectation du personnel ?
3.10 Quelle est la politique de formation du personnel des services
des finances et de la comptabilité ?
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
a) Bien vouloir mentionner les principaux points de contrôle susceptibles d’amélioration en
termes d'évaluation des effectifs
b) Bien vouloir mentionner tout autre aspect du système de gestion financière relatif aux
effectifs requérant une attention particulière.
commentaires
4.1.1 L'entité dispose-t-elle d’un système comptable permettant
de bien enregistrer les opérations financières du projet, y
compris l'affectation des dépenses selon les composantes
respectives, les catégories de décaissements et les sources des
fonds ? Le projet va-t-il utiliser le système de comptabilité de
l'entité ?
4.1.2 Existe-t-il des moyens de contrôle de la passation et de
l'approbation des écritures comptables, en vue de s'assurer
qu’elles sont passées de manière adéquate et bien expliquées ?
4.1.3 Le plan comptable est-il assez adéquat pour bien consigner
les activités du projet et en rendre compte?
4.1.4 Le partage des coûts entre les diverses sources de
financement est-elle adéquate et conforme aux clauses conclus
?
4.1.5 Procède-t-on aux rapprochements entre le grand livre
comptable et des grands livres auxiliaires ? Y a-t-il équilibre ?
4.2 Séparation des fonctions Remarques/
commentaires
4.2.1Les fonctions ci-après sont-elles exercées par différentes unités
ou personnes physiques. (i) autorisation d'effectuer une
opération (ii) enregistrement de l'opération; et (iii) protection
des biens concernés par l'opération ?
4.2.2Les fonctions liées à la commande, à la réception, à la
comptabilisation et au paiement des biens et services sont-elles
bien séparées ?
4.2.3Les rapprochements bancaires sont-ils préparés par des
personnes autres que celles qui effectuent ou approuvent les
paiements ?
personnes averties ?
4.4 Paiements Remarques/
commentaires
4.4.1 Les procédures de traitement des factures prévoient-elles :
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
a) Bien vouloir mentionner les principaux domaines où les mesures pourraient être
améliorées en matière d’"évaluation des politiques et procédures comptables"
b) Bien vouloir mentionner tout autre aspect du système de gestion "des politiques et
procédures comptables" qui mérite de l’être.
Annexe 8 : Glossaire
Analyse des coûts : Evaluation du coût de production d’un bien donné, réalisée
normalement avant le démarrage d’un projet.
Analyse de sensibilité : C’est l’analyse de la façon dont les résultats sont sensibles aux
changements d’hypothèse. Les hypothèses qui méritent le plus d’attention doivent
dépendre en grande partie du bénéfice dominant et des éléments de coût et des domaines
présentant la plus grande incertitude du programme ou du processus faisant l’objet
d’analyse.
Analyse du risque : C’est l’analyse des risques que présente le projet, associés à la valeur
des variables clés du projet, et par conséquent, le risque associé à l’ensemble du résultat du
projet. L’analyse de risque quantitative étudie l’éventail des valeurs possibles des variables
clés et la probabilité avec laquelle ces valeurs peuvent se présenter. La variation simultanée
et aléatoire de cet éventail aboutit à une probabilité combinée selon laquelle le projet sera
inacceptable. Pendant la prise de décision au sujet d’un projet spécifique ou d’un
portefeuille de projets, les décideurs pourraient prendre en compte non seulement
l’ampleur prévue de l’avantage net du projet, mais également le risque que ces projets ne
seront pas réalisés.
Cadre du projet : Outil de conception qui établit logiquement un rapport entre le but ou le
bien fondé d’un projet, ses objectifs, ses facteurs de production et activités, les rendements
attendus, les indicateurs clés, les risques et hypothèses clés, les analyses à effectuer, la
méthode de collecte des données, les bénéficiaires prévus et les actionnaires.
Capital investi : Capitaux propres plus capitaux empruntés. Lors du calcul du rendement
du capital investi, il convient de considérer le total de l’actif comme capital investi ;
toutefois, pour l’évaluation de l’efficacité de l’emploi des ressources, il serait indiqué de ne
tenir compte que des immobilisations employées pour les activités de l’entreprise.
Capitaux propres : Apports des propriétaires dans l’actif d’une entreprise; les capitaux
propres représentent les contributions au capital et les bénéfices réalisés non distribués.
Cours réel : Prix courant exprimé en termes d’une année de référence réajusté pour tenir
compte de l’inflation et de l’effet des fluctuations des devises étrangères. Les prix sont
fixés en termes d’unité commune d’évaluation de valeur constante, comme dans le cadre
d’un indice des prix.
Coût : Somme d’argent à payer pour prendre possession de quelque chose ; dépense ou
prix d’achat.
Coût d’achat : Prix d'achat d'un bien, d’un service ou d’un actif. Il est égal au prix courant
majoré de tous les frais induits nécessaires à l’acquisition d’un bien, notamment les impôts,
la préparation, le transport et l’installation.
Dette : Somme due par un client pour les biens qui lui ont été fournis ou les services qui
lui sont rendus.
Devise : Monnaie d’un pays étranger, et opération d’achat et de vente de ces monnaies.
Durée du prêt : Nombre total d’années depuis la date d’entrée en vigueur du prêt de la
banque, généralement trois mois après la signature, jusqu’à la date du dernier paiement (y
compris la période de grâce).
Echéance : Date à laquelle le capital et les intérêts d’une dette doivent être intégralement
remboursés.
Emprunt : Contrat par lequel une personne détentrice d’un bien (le prêteur) permet à une
autre personne (l’emprunteur) d’utiliser ce bien pendant une période déterminée. En retour,
l’emprunteur s’engage à verser au prêteur une somme (intérêt) et à restituer le bien
(espèces) au terme de la période de prêt convenue.
Fonds : Argent normalement affecté à une fin spéciale. Exemple, une caisse de retraite qui
sert au paiement des pensions.
Fonds de roulement : Actifs à court terme moins passifs à court terme; il est également
appelé actifs nets à court terme ou capital à court terme. Il permet de mesurer la marge de
protection des créanciers à court terme. Il reflète la capacité à financer les opérations
courantes.
Fonds propres : Solde résiduel dans les actifs d’une entité après déduction de tous ses
passifs.
Gestion des risques : Le choix des risques qu’une entreprise devrait prendre et de ceux
qu’elle doit éviter ou réduire, suivi par l’action visant à éviter ou à réduire le risque.
Inflation : Augmentation du prix général des biens et des services et baisse concomitante
du pouvoir d’achat en dollar ou toute autre monnaie.
Intérêt : Au plan juridique, droit ou part légale d’une entité ou participation financière
dans une entité ; au plan financier, c’est une charge fixe attachée à de l’argent emprunté ; il
représente généralement un pourcentage du montant emprunté.
Prix courant : Prix appliqués pendant l’exercice en cours. Ce sont des prix nominaux
(c’est-à-dire non corrigés) et ne doivent pas être confondus aux prix actuels.
Projet : Une série de tâches indivisible sur le plan économique, associées à une fonction
technique spécifique et assorties d’objectifs identifiables.
Taux : Somme d’argent prélevée ou payée, calculée en fonction d’un certain règlement ou
ratio.
Taux d’actualisation : Taux d’intérêt utilisé pour déterminer la valeur actualisée des
recettes ou des paiements à venir. Le coût du capital peut être utilisé comme taux
d’actualisation suivant la méthode de la valeur actualisée nette.
Taux de change : Taux auquel une monnaie est échangée contre une autre.En finance, le
taux de change entre deux monnaies indique la valeur d’une monnaie par rapport à une
autre.
Taux de rendement (financier) interne (TRI) : Taux de rendement résultant de tous les
coûts du projet, les coûts étant mesurés en termes financierset les bénéfices représentant les
produits financiers qui reviendront au principal investisseur. Le TRI est le taux
d’actualisation pour lequel la valeur actualisée des rentrées nettes devient nulle, ou pour
lequel la valeur actualisée des rentrées nettes est égale à la valeur actualisée des coûts. Il
doit être comparé au coût d’option du capital ou au coût moyen pondéré afin de déterminer
la rentabilité financière d’un projet.
Taux de rendement interne : Taux de rendement pour lequel la valeur actualisée des
rentrées futures est égale à l’investissement initial. Egalement appelé rendement de
placement.
Taux d’intérêt nominal : Taux d’intérêt contractuel ou stipulé qui n’intègre pas les
fluctuations des prix.
Taux d’intérêt réel : Taux d’intérêt réajusté pour intégrer les effets de l’inflation.
Taxe : Impôt obligatoire levé par l’Etat/le pays sur les biens ou les transactions
individuels, utilisé pour couvrir les dépenses nécessaires de l’Etat.
Valeur actualisée nette (VAN) : Méthode d’évaluation des investissements par laquelle la
valeur actualisée nette de tous les décaissements (tels les coûts d’investissement) et de
toutes les rentrées de fonds (revenus) est calculée à l’aide d’un taux d’escompte déterminé,
généralement le taux de rendement requis. Un investissement n’est acceptable que si la
VAN est positive. Lors de l’établissement du budget des investissements, le taux
d’escompte utilisé est appelé taux de rendement minimal et il est généralement égal au coût
du capital marginal.
Valeur actuelle; valeur actualisée : La valeur courante actualisée des flux monétaires
futurs résultant d’un investissement. La valeur actualisée d’un paiement ou d’une suite de
paiements à recevoir dans l’avenir, prenant en compte un intérêt ou un taux d’actualisation
précis. La valeur actuelle représente une série de flux monétaires futurs exprimés en dollar
au taux de change actuel. Un montant de devise donnée a presque toujours plus de valeur
le plus tôt que le plus tard possible. Par conséquent, les valeurs actualisées sont
généralement faibles par rapport aux valeurs acquises correspondantes.
Livres
Autres documents