Module Formation MOC SPE
Module Formation MOC SPE
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SECRETARIAT GENERAL
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Janvier 2012
SOMMAIRE
INTRODUCTION ............................................................................................................ 6
Affermage « Mode de gestion d’un service public dans le cadre duquel l’Autorité délégante
finance elle-même l’établissement du service, mais en confie la gestion à un délégataire.
Celui-ci se rémunère directement auprès de l'usager et exploite le service à ses risques et
périls »
Allotissement : fractionnement des travaux, fournitures ou services en lots présentant des
avantages techniques ou financiers intéressant et pouvant donner lieu chacun à un marché
distinct.
AUE : Association des Usagers de l’Eau, organe composé des représentants des différents
groupes socioprofessionnels utilisateurs de la ressource en eau (éleveurs, industriels, irrigants,
pêcheurs, usagers du service public d’approvisionnement en eau, etc.) présents dans un
périmètre donné. Les AUE peuvent se regrouper pour former des fédérations d’associations des
usagers de l’eau (FAUE).
Appui conseil « c’est le soutien apporté aux acteurs du service public de l’eau».
Autorité délégante « Collectivité publique, contractante ou cocontractante d’une convention
de délégation de service public »
Collectivité territoriale « Les régions, les départements, les communes sont érigés en
collectivité territoriale. La collectivité territoriale est un groupement humain,
géographiquement localisé sur une portion du territoire national disposant du pouvoir de
s’administrer par les autorités élues. Elle jouit de la personnalité morale et de l’autonomie
financière. »
Concession de service public « Le mode de gestion d’un service public dans le cadre duquel
le délégataire réalise à ses frais les investissements nécessaires à l’établissement du service
et en assure la gestion. Celui-ci se rémunère directement auprès de l'usager et exploite le
service à ses risques et périls »
Conseil municipal « L’organe délibérant de la commune est le conseil municipal. Il est
composé de membres élus (entre 11 er 25 suivant la population de la commune) et de
membres de droit. »
Délégataire « La personne morale de droit privé ou de droit public bénéficiaire d’une
convention de délégation de service public »
Délégation de service public « Le contrat par lequel la collectivité publique confie la gestion
d’un service public relevant de sa compétence à un délégataire dont la rémunération est liée
ou substantiellement assurée par le résultat d’exploitation du service. La délégation de
gestion de service public consacre principalement 2 formes : l’affermage, et la concession de
service public »
« Extension » Les investissements pour extension de l’infrastructure de production, de
transport et de distribution d’eau comprennent toutes les études, conceptions, travaux et
fournitures nécessaires à étendre la capacité de production, de transport, de stockage et de
distribution d’eau (y compris les bornes fontaines et branchements à domicile) ou pour
améliorer la situation technique des installations existantes en vue d’une meilleure
performance, une meilleure qualité du produit ou une fiabilité accrue du fonctionnement.
L’extension de toute partie de l’infrastructure de production, de transport et de distribution
dans le but de satisfaire des améliorations techniques est considérée nécessaire uniquement
si ladite amélioration peut être prouvée en termes techniques, financiers ou économiques.
Toute décision d’extension de l’infrastructure de production, de transport et de distribution
doit être introduite par une proposition argumentée.
Les investissements pour extension sont à la charge du Fonds de Renouvellement et
d’Extension.
« Fonds de Renouvellement et d’Extension » désigne le Fonds qui est alimenté
mensuellement par le Délégataire à partir des recettes d’eau et qui est destiné à couvrir les
frais de Renouvellement et d’Extension de l’Infrastructure. Le Fonds de Renouvellement et
d’Extension est géré conjointement par l’Association et le Délégataire.
Gestion communautaire : Mode de gestion d’un service public dans le cadre duquel
la collectivité publique confie la gestion relevant de sa compétence à une structure
communautaire.
Gérant : le représentant du délégataire au niveau de la localité qui est responsable
de l’exploitation et de la gestion quotidienne.
Hydraulique rurale : sous secteur de l’hydraulique englobant tous les aspects relatifs à
l’approvisionnement en eau des populations rurales et du cheptel. Il se compose de
l’hydraulique villageoise et de l’hydraulique pastorale ; Hydraulique villageoise : volet de
l’hydraulique rurale relatif à l’approvisionnement en eau des populations des centres ruraux
de moins de 2000 habitants. Les centres peuplés de plus de 2000 habitants mais non pris en
compte par le sous-secteur de l’hydraulique urbaine relèvent du domaine rural ;
Hydraulique pastorale : volet de l’hydraulique rurale qui concerne les points d’eau réalisés
en zone pastorale ou équipés de superstructures spécifiques à l’alimentation en eau du
cheptel ;
Hydraulique agricole : volet de l’hydraulique englobant tous les aspects relatifs à l’amenée
de l’eau à la plante pour des objectifs de productions agropastorale et piscicole ;
Hydraulique urbaine : sous secteur de l’hydraulique englobant tous les aspects relatifs à
l’approvisionnement en eau des populations des centres urbains et du cheptel. Sont
considérés comme centres urbains tous les chefs-lieux de régions, de départements,
d’arrondissements, de communes urbaines et rurales, les gros villages administratifs de plus
de 2000 habitants équipés de minis adductions d’eau. Pour ces derniers, la gestion de leurs
installations de production et de distribution d’eau pourra être transférée dans le domaine
de l’hydraulique urbaine sous certaines conditions particulières ;
Maître d’ouvrage « La personne morale de droit public ou privé qui est propriétaire final de
l’ouvrage ou de l’équipement technique objet du marché ; mise à jour de l’ordonnance
n°2002-007 du 18 septembre 2002 portant code des marchés publics au Niger, modifié par
l’ordonnance n°2008-06 du 21 février 2008 ; Page 3 ».
Maître d’œuvre « Le service public, la personne morale de droit public ou la personne
physique ou morale désigné par le maître d’ouvrage conformément au droit de l’Etat du
maître d’ouvrage, qui a la responsabilité de la direction et/ou du contrôle de l’exécution du
marché et à qui le maître de l’ouvrage peut déléguer des droits et/ou des compétences au
titre du marché. Mise à jour de l’ordonnance n°2002-007 du 18 septembre 2002 portant
code des marchés publics au Niger, modifié par l’ordonnance n°2008-06 du 21 février 2008 ;
Page 3 ».
Maître d’ouvrage délégué : La personne morale de droit public ou de droit privé qui est le
délégataire du maître d’ouvrage dans l’exécution de ses missions
Redevance pour service rendu « Somme demandée à des usagers en vue de couvrir les
charges d'un service public déterminé ou les frais d'établissement et d'entretien d'un
ouvrage public qui trouve sa contrepartie directe dans les prestations fournies par le service
ou dans l'utilisation de l'ouvrage. Il y a corrélation entre le montant de la redevance et le
coût réel du service rendu »
Service public de l’eau « La production, le transport et la distribution de l’eau à l’aide
d’installations et de points d’eau publics, destinée à satisfaire les besoins des populations et
du cheptel constituent un service public ; projet de code de l’eau, page 7»
Structure d’Appui Conseil (SAC/SPE) « Opérateurs privées (ONG, Bureau d’étude) qui assure
une prestation d’appui conseil, de suivi contrôle des acteurs du service public de l’eau pour le
compte du Maître d’ouvrage»
INTRODUCTION
Au Niger, pour garantir l’accès à l’eau potable, une stratégie de pérennisation du service public
d’alimentation en eau potable a été définie. La vision en matière d’organisation, de gestion, de
financement, de suivi et de contrôle du Service Public de l’Eau dans le domaine de l’hydraulique
rurale est désormais établie.
Le cadre stratégique d’intervention en matière d’alimentation en eau potable en milieu rural est en effet
basé sur les documents suivants :
- Le Guide national d’animation des programmes d’hydraulique villageoise (1992, 2ième édition) ;
- Le Guide des services d’alimentation en eau potable y compris ses annexes et les outils
réglementaires qui l’accompagnent (Octobre 2010) conformément aux principes énoncés au
Titre IX du Code de l’Eau « De l’Approvisionnement en Eau potable des Populations et du
cheptel » en prenant en compte les orientations nationales en matière de décentralisation et de
déconcentration
- Le Programme National d’alimentation en eau potable et d’assainissement (PNAEPA) (Décembre
2011).
Le guide national d’animation élaboré en 1992 reste le document de référence pour l’organisation de la
maintenance et de la gestion des infrastructures de type puits cimentés modernes, forages équipés de
moyen d’exhaure (humain, éolien, solaire) et forage artésien. Toutes fois, certaines dispositions du guide
d’AEP relatives aux aspects du contrôle du service public de l’eau et de la maîtrise d’ouvrage s’appliquent
néanmoins à ces types d’ouvrages.
La mise en œuvre des nouvelles dispositions doit permettre d’assurer la pérennisation des
infrastructures hydrauliques et la viabilité du service public de l’eau en créant les conditions pour que
tous es acteurs impliqués jouent pleinement leur rôle pour un service public de l’eau performant et
durable.
Le présent module récapitule les points saillants sur la maîtrise d’ouvrage communale en matière d’AEP
dans le domaine de l’hydraulique rurale au Niger. Il servira de cadre pour la formation des maires, le
personnel communal et les membres du conseil municipal.
L’objectif général de cette formation est de contribuer au renforcement des capacités des communes en
matière de « maîtrise d’ouvrage communale » dans le domaine de l’alimentation en eau potable des
populations et du cheptel en milieu rural par l’information, formation et sensibilisation de celles-ci sur les
principales dispositions du guide des services d’Alimentation en Eau Potable.
De manière spécifique, il s’agira de :
- Amener les participants à comprendre le cadre organisationnel du SPE en milieu rural ;
- Amener les participants à comprendre les principes de la maîtrise d’ouvrage du SPE ;
Le cadre de référence en matière d’alimentation en eau potable en milieu rurale est désormais composé
des textes relatifs au secteur de l’eau, des marchés publics et la décentralisation.
Dans le domaine de l’alimentation en eau potable on peut retenir les textes suivants :
L’ordonnance n°2010-09 du 1er avril 2010 portant «Code de l’Eau » au Niger précise les
conditions relatives à l’alimentation en eau potable. On retiendra :
- une définition plus pertinente des sous-secteurs de l’Alimentation en Eau Potable (AEP) :
l’hydraulique rurale est le domaine de le l’AEP transférable aux communes dans le cadre de
la décentralisation tandis que l’hydraulique urbaine correspond au périmètre concédé à une
société d’Etat et non transférable aux Collectivités Territoriales (article 62) ;
- l’application du principe « utilisateur payeur » d’un service (article 70) et l’obligation
d’affecter l’intégralité des recettes perçues par la vente de l’eau au Service Public de l’Eau
(SPE) (article 71) ;
- les grands principes en matière d’organisation, de gestion, de financement, de suivi et de
contrôle sont posés et précisés par des textes règlementaires d’application (articles 66 et
67).
Décret N°2011-404/PRN/MHE du 31 août 2011 déterminant la nomenclature des
aménagements, installations, ouvrages, travaux et activités soumis à déclaration, autorisation et
concession d’utilisation de l’eau ;
Décret N°2011-405/PRN/MHE du 31 août 2011 fixant les modalités et procédures de déclaration,
d’autorisation et de concession d’utilisation de l’eau ;
7 arrêtés d’application du guide des services d’AEP.
Les dispositions législatives et règlementaires en vigueur au Niger, structurent le SPE autour des
principales fonctions suivantes :
Sur le plan institutionnel, les principaux acteurs impliqués dans la gestion du service public de l’eau
sont :
Relations contractuelles pour les PC, FEME et mini-AEP, PEA et SPP en gestion communautaire
II. LA MAITRISE DE L’EXERCICE DE L’AUTORITE DELEGANTE DU SPE
L’exercice de la maîtrise d’ouvrage implique donc d’assumer plusieurs fonctions de base dont entre
autres :
- Fonction de planification (demande, formulation des besoins, planification des investissements
au travers des PDC, sélection des projets,…) (article 5 de L’ordonnance N° 2010-54 du 17
septembre 2010 portant code général des collectivités territoriales de la République du Niger);
- Fonction de financement des investissements (ressources, budget, …) ;
- Propriété des ouvrages et installations (prise en charge totale)
- Fonction de réalisation des travaux (programmation, appel d'offres, exécution, contrôle)
- Fonction de gestion des infrastructures (Délégation du SPE à travers des conventions de gestion
des PEM, choix et contractualisation des délégataires) ;
- Suivi et contrôle de la gestion du Service Public.
La Commune a le devoir d’informer les services déconcentrés de l’Etat en ce qui concerne les
financements qu’elle aurait mobilisé directement, afin que ces services puissent exercer leur rôle de
contrôle réglementaire et d’appui-conseil dès la phase de conception et jusqu’à la mise en service
des ouvrages (Instauration d’un rapport annuel du maire : article 80 de l’ordonnance N° 2010-54 du
17 septembre 2010 portant code général des collectivités territoriales de la République du Niger).
Le principe du recouvrement total des coûts par les seuls tarifs n’est pas envisageable en milieu rural. Le
développement de l’approvisionnement en eau passe par une combinaison de différentes sources de
financement que l’on peut présenter selon le principe des 3 Ts à savoir
- les Tarifs
- les Taxes (nationales ou locales)
- les Transferts (aide au développement, prêts et subventions et les prêts auprès des banques
commerciales éventuellement)
La classification des équipements selon leur nature est donnée dans tableau ci-après :
Equipements dont la durée de vie est Equipements dont la durée de vie est
inférieure à 20 ans (à la charge des supérieure à 20 ans (à la charge de l’Etat-Collectivités)
usagers)
Le groupe électrogène dans le cas Les forages ;
des Le château d’eau ;
systèmes thermiques ; Le réseau primaire de distribution
Le convertisseur dans le cas des Les panneaux solaires y compris les
systèmes photo voltaïques ; supports des systèmes photovoltaïques
Le système de pompage et Les bornes fontaines et les regards
accessoires Les superstructures et les aménagements Eventuellement,
Les équipements de bornes le branchement au
fontaines; réseau électrique (réseau,
Les vannes et les ventouses; transformateur, disjoncteur compteur)
Les traitements spécifiques (qualité
de
l’eau : dispositifs de chloration…etc)
Dans le cas des ouvrages de type PC et FPMH, la classification et la répartition des charges entre
acteurs se présentent comme suit :
Petit renouvellement : équipements dont la Gros renouvellement : équipements dont la
durée de vie est inférieure à 20 ans (à la durée de vie est supérieure ou égale à 20 ans (à
charge des usagers) la charge de l’Etat-Collectivités)
La pompe à motricité humaine et Les puits
accessoires Les forages
Au sens des dispositions de l’article 67 du code l’eau, trois modes de gestion sont retenus : la
gestion communautaire, la régie directe et la gestion déléguée.
Le profil, les missions et tâches du délégataire ainsi que les obligations contractuelles des deux
parties sont définies dans les dispositions de l’arrêté. Même après la délégation de service à une
personne morale, la commune demeure responsable du SPE et donc du renouvellement des
équipements.
Pour la mise en délégation, les systèmes sont regroupés afin de créer les conditions économiques
favorables sur la base d’une analyse économique et financière et d’une évaluation technique. Le
regroupement pourra comprendre i) des nouveaux systèmes en voie d’achèvement, ii) des systèmes
existants en gestion déléguée dont le contrat arrive à échéance, et iii) des systèmes existants en
gestion communautaires qui passent en gestion déléguée.
La commune signe une convention de gestion avec le Comité de Gestion qui détermine les
responsabilités de chacune des parties. Les articles 4 et 5 de ladite convention précisent en effet les
engagements respectifs de la commune et du comité de gestion.
La convention type prévoie que le CGPE confie au travers de contrats le gros entretien et les grosses
réparations à des entreprises spécialisées, après accord préalable de la Commune et du Service
déconcentré de l’hydraulique.
La Politique de recouvrement des coûts et des tarifs est basée sur le principe « utilisateur-payeur »
du SPE. « Toute utilisation de l’eau est assujettie au paiement d’une redevance pour service rendu
calculée sur la base en principe du volume d’eau mobilisé » (article 70).
Une redevance unique pour service rendu composée de 2 parts : part délégataire et part maître
d’ouvrage (quotes-parts : FRE, suivi SAC/SPE, suivi contrôle commune, subvention AUSPE) basée sur
le m3 vendu est instituée avec des règles d’élaboration des tarifs et de recouvrement partiel des
coûts et modalités d’adoption des tarifs.
Sur la base des principes de recouvrement des coûts du service public de l’eau, les charges qui seront
répercutés sur les tarifs sont :
• Les charges d’exploitation (personnel, énergie, maintenance et réparation) qui sont compilées
dans le compte d’exploitation
• Le renouvellement des équipements (‹ 20ans)
• Les autres charges du maitre d’ouvrage à savoir la rémunération de la SAC/SPE, la subvention
éventuelle accordée aux AUSPE et les frais liés à la gestion du SPE.
Il faut rappeler que « les recettes perçues au titre du service d’approvisionnement en eau doivent
être entièrement affectées au service de l’eau» (article 71 du Code de l’Eau). Dans l’attente de la
mise en place d’un budget annexe eau et assainissement, le Guide des services prévoit la mise en
place de deux (2) comptes bancaires (i) Compte « FRE », et (ii) le compte « Service Municipal de l’Eau
(SMEA)/Part Maitre d’Ouvrage hors FRE.
La redevance pour service rendu est perçue auprès des usagers selon le principe de l’ «utilisateur
payeur ». Elle comprend 2 parts:
• La Part Délégataire (ou part CGPE dans le cas de la gestion communautaire) qui est destinée à
couvrir les charges d’exploitation ;
• La Part Maître d’Ouvrage qui est destinée à couvrir les frais de gestion liés à l’exercice de la
maîtrise d’ouvrage (Commune), au suivi et appui conseil fourni par le SAC/SPE. ; elle comprend
aussi la provision pour le renouvellement et l’extension des équipements.
Provisions pour
renouvellement et Compte bancaire : Provision pour
extension renouvellement et extension
Fonctionnement Service
Charges Communal de l’Eau
PART MITRE Compte bancaire : Service Municipal
d’exploitation Subvention AUSPE d’Eau et d’Assainissement
D’OUVRAGE Frais du suivi SPE
(Rémunération SAC/SPE)
Délégataire Commune
CGPE
Recettes
du SPE
Abonnés et
utilisateurs de BF
Compte bancaire :
Charges Provision pour Provision pour
d’exploitation renouvellement renouvellement
CGPE
Recettes
du SPE
Utilisateurs
2.4.2. Principe de la tarification selon le niveau de service
La différenciation sera plutôt fondée sur le niveau de service et de confort. Le principe est donc de
majorer le coût du service à chaque fois que le niveau de service ou du confort est amélioré. La
majoration sera au moins de 10% entre le prix à la BF et le branchement Privés (ces recettes
supplémentaires se répartiront entre le Maitre d’Ouvrage et le délégataire en prenant en compte les
charges supplémentaires de l’exploitation (relevé des compteurs, facturation…) ; cette répartition pourra
se faire à part égale.
Les tarifs sont élaborés en toute transparence. Ils sont fixés par décision de la Commune (sur la base d’un
compte d’exploitation prévisionnel).
Les tarifs sont soumis à l’approbation des services déconcentrés de l’hydraulique avant leur entrée en
vigueur. Ils sont donc formellement approuvés par écrit par les services déconcentrés de l’hydraulique
avant que leur application ne devienne effective.
Modalités Principes
Compte : SMEA : Part Maître Le délégataire collecte pour le compte du Maître d’Ouvrage
d’Ouvrage «PMO» sa part de la redevance ;
Mutualisation au niveau communal des PMO collectées par
système ;
Tenue d’une comptabilité analytique par nature de recettes
et de dépenses et par système.
Compte : Fonds de Renouvellement Part destinée à sécuriser les fonds nécessaires au petit
et d’Extension « FRE» renouvellement (équipements d’une durée de vie inférieur à
20 ans) ;
La gestion du fonds FRE n’est pas confiée au délégataire ;
La Commune est responsable de la mobilisation d’une
provision suffisante et fixe le montant de la quote-part FRE ;
Mutualisation au niveau communal des provisions
collectées par système ;
Tenue d’une comptabilité analytique par nature de recettes,
par dépenses et par systèmes.
Dix sept (17) indicateurs techniques et financiers ont été adoptés (Arrêté N°116/MEE/LCD/DGH/DL
du 15 octobre 2010) pour le suivi des systèmes de type mini-AEP, PEA et SPP. Les Structures d’Appui
aux Services Publics de l’Eau (SAC/SPE) ont pour mission de collecter et de traiter les données. Elles
sont recrutées par les Communes qui sont regroupées sur la base d’une étude économique afin de
constituer des lots géographiques pertinents.
Le suivi et le contrôle du SPE est réalisé sur la base des informations échangées entre les acteurs
mensuellement, semestriellement et annuellement. Les flux d’information peuvent être schématisés
de la façon suivante :
SERVICE DE L’ETAT
Rapport annuel de la
commune Rapport
Fiche mensuelle
semestriel du SAC/SPE
de suivi
Commune
COMMUNE
DELEGATAIRE ET DELEGATAIRE,
CGPE (mini-AEP) CGPE (mini-
Note d’analyse Rapport AEP), AUSPE,
mensuelle annuel AUE et CGPE
(FPMH)
Note d’analyse Fiche mensuelle
mensuelle de suivi
Rapport semestriel
Commune
SAC/SPE
L’ordonnance N° 2010-54 du 17 septembre 2010 portant code général des collectivités territoriales
de la République du Niger en son article 80 alinéas 1 et 2 pose le principe du rapport annuel du
maire.
L’arrêté N°116/MEE/LCD/DGH/DL du 15 octobre 2010 fixant les modalités d’organisation, de
gestion, de suivi et du contrôle du service public d’approvisionnement en eau potable des
populations et du cheptel dans le domaine de l’Hydraulique Rurale au Niger en son article 16
confirme ce principe.
L’article 11 de l’arrêté sus mentionné fait obligation à la commune « de s’assurer l’appui d’une
structure d’appui conseil du service public de l’eau avec laquelle elle signe un contrat de prestation
intellectuelle ».
Outre les acteurs ci-dessus énumérés, la structure de représentation et de défense des intérêts des
usagers (AUSPE) alertera le maître d’ouvrage et le délégataire en cas de dysfonctionnement.
Les modalités de production des différents documents du suivi sont ci-après définies :
Périodicité Type de rapport Date Responsable Destinataire Remarque
Mensuel Note mensuel de 1 semaine SAC/SPE Commune La Commune transmet
synthèse après une copie aux
réception des délégataires
informations
transmises par
la Commune
Semestriel Rapport semestriel Au plus tard le SAC/SPE Commune La Commune transmet
31 Juillet et le une copie aux services
31 Janvier de l’Etat
Annuel Rapport annuel des Au plus tard le délégataire Commune Y compris des gestions
délégataires 31 Mars de déléguées (type AUE-
l’année délégataire)
suivante
Annuel Rapport annuel des Au plus tard le CGPE Commune CGPE (mini-AEP) :
CGPE 31 Mars de équivalent du rapport du
l’année délégataire
suivante
Annuel Rapport annuel des Au plus tard le AUSPE Commune Compte rendu technique
AUSPE 31 Janvier de et financier des activités
l’année confiées par la
suivante Commune dans le cadre
du programme annuel
Annuel Rapport annuel Au plus tard le AUE Commune Compte rendu
des AUE 31 Janvier de financier de l’utilisation
l’année de la quote-part AUE
suivante
Annuel Rapport annuel Au plus tard le CGPE Commune Pour les infrastructures
des CGPE 31 Janvier de de type FPMH :
l’année compte rendu
suivante technique et financier
BIBLIOGRAPHIE CONSULTEE