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Guillotine

Le document décrit l'utilisation de la guillotine pendant la guerre d'indépendance algérienne, avec plus de 200 Algériens exécutés entre 1956 et 1962. Il mentionne le rôle de François Mitterrand, qui approuvait les exécutions en tant que ministre de la justice mais a ensuite obtenu l'abolition de la peine de mort en France.

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Le document décrit l'utilisation de la guillotine pendant la guerre d'indépendance algérienne, avec plus de 200 Algériens exécutés entre 1956 et 1962. Il mentionne le rôle de François Mitterrand, qui approuvait les exécutions en tant que ministre de la justice mais a ensuite obtenu l'abolition de la peine de mort en France.

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Guillotine, le prix de la liberté

Elle a été utilisée, pour la première fois, le mardi 19 juin 1956, pour l'exécution des martyrs Mohamed
Zabana et Abdelkader Ferradj, dans un intervalle de sept minutes.
Pendant la guerre d'indépendance, plus de 2300 condamnations à mort furent prononcées par la
"justice" française. D'après le "registre des grâces", consulté en 2001, on dénombre 217 condamnés qui ont
été guillotinés ou fusillés entre 1956 et 1962, dans un contexte où, en vertu des "pouvoirs spéciaux", la
justice militaire prenait le pas sur la justice civile. Ce chiffre est de 350 selon l'historienne Sylvie Thénault.
A ce sujet, Jean-Jacques de Felice, adversaire infatigable de la peine de mort, avocat des condamnés à mort
algériens, affirme qu'en cinq ans, le nombre d'exécutions a été considérable. Ainsi, François Mitterrand a, en
tant que ministre de la justice du gouvernement de Guy Mollet, entre 1956 et 1957, donné son accord pour
l'exécution de pas moins de 45 nationalistes algériens. « Sous Mitterrand, la guillotine a fonctionné sans
relâche », rapportent de nombreux témoignages sur les exécutions d'Algériens. Le 9 octobre 1981, François
Mitterrand obtenait l'abolition de la peine de mort en France. Vingt-cinq ans plus tôt, il approuvait les
premières exécutions d'Algériens. L'examen d'archives inédites de la chancellerie1, qui ont pu être
consultées, montre que Mitterrand, dans la majorité des cas, donna un avis défavorable à la grâce des
condamnés. "Avis défavorable au recours » ou encore « Recours à rejeter ».
Benjamin Stora, spécialiste de l'Algérie contemporaine, dit avoir découvert des documents inédits qui
expliquent comment, pendant les 16 mois passés à la tête du département de la justice, Mitterrand a laissé
sans broncher couper les têtes des nationalistes algériens, qu'ils aient ou non du sang sur les mains, à
l'exemple de Fernand Yveton. Seul français parmi les exécutés. Yveton n'avait pas commis de crime de sang
mais Mitterrand a quand même exigé sa décapitation.
Enfin, le temps n'est-il pas venu pour l'institution judiciaire française de reconnaître que des fautes
très graves ont été commises en son nom et qu'il n'appartient pas aux historiens de rétablir seuls la vérité?

D'après Amar Mansouri dans la revue El Djeich N° 576, juillet 2011

Chancellerie 1 : administration centrale de la Justice.


QUESTIONS

I. COMPREHENS ION :
1) "Elle a été utilisée..."
A quoi renvoie le pronom souligne?
2) Complétez le tableau ci-dessous à partir du texte (que s'est-il passé ?):
Dates Fuits d'histoire
19 juin 1956 Entre 1956 et 1962
En 1981

3) "La justice militaire prenait le pas


4)
5)
6) sur la justice civile* 1 /expression soulignée signifie : a)
dominait
b) s'accordait,
c) entraînait.
Recopiez la bonne réponse.
4) Relevez du texte un terme et une expression appartenant au champ lexical de la peine de mort.
5) "Sous Mitterrand, la guillotine a fonctionne sans relâche.**
Retrouvez dans le texte une phrase ayant le même sens.
6) "François Mitterrand obtenait l'abolition de la peine de mort" Le
terme souligné signifie : a) la suppression.
b) l'instauration.
c) l'imposition.
d) la préparation.
Recopiez la bonne réponse.
7) ■ il n'appartient pas aux historiens de rétablir seuls la vérité?**
Qui avec les historiens doit rétablir la vérilé?
8) Complétez l'énoncé ci-après par les mots suivants :
Leurs «cours - prônera - la guillotine - l'exécution.
Sous Mitterrand, .................. de condamnés par ................... était plus fréquente. Ces derniers ont,
très souvent, vu .................. rejetés par celui qui, vingt-cinq ans après, en France, .......................
l'abolition de la peine de mort.
9) Dans ce texte, l'auteur veut: a) rendre hommage.
b) témoigner.
c) rétablir la vérité.

D. PRODUCTION ECRITE : (06 points)


Traitez l'un des deux sujets suivants :
Sujet 1 :
Un de vos camarades doit faire un expose sur la torture. Vous estimez que ce texte pourrait
l'intéresser et enrichir son travail. Pour l'aider, faites-lui le compte-rendu objectif du texte en une
centaine de mois.
Saisi2 ■
La guillotine n'a pas été le seul prix payé par les Algériens pour la liberté. D'autres pratiques de
tortures et d'exécutions sommaires ont été pratiquées et se pratiquent partout dans le monde. Rédige/
un texte d'une centaine de mots dans lequel vous dénoncerez ces agissements inhumains.

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