Histoire et Avantages de l'Usinage Grande Vitesse
Histoire et Avantages de l'Usinage Grande Vitesse
Préambule
Pendant le vingtième siècle, nous avons pu assister à des transformations constantes et, parfois, très rapides des
méthodes d ’usinage.
Entre l’expo de Paris de 1900, dans laquelle M. Taylor a présenté sa découverte de l ’acier « rapide », et de nos
jours les vitesse de coupe on constamment augmenté.
Pendant cette exposition, M. Taylor avait étonné le monde entier en usinant l’acier avec les paramètres suivants:
vitesse de de coupe Vc = 40 m/min, avance = 1,6 mm, profondeur de coupe = 4,8 mm et avec un outil de coupe bien
que porté au rouge conservait cependant son tranchant.
Maintenant l’usinage du même acier pourrait plutôt se réaliser à 800 m/min avec des outils en carbure de tung-
stène revêtus, mais aussi à des vitesses plus élevées (entre 1000 ou 2000 m/min) en utilisant des outils en cérami-
que ou en CBN.
Les « révolutions », au cours du siècle, ont été fréquentes et importantes avec des conséquences très importantes
sur l ’économie.
La dernière de ces révolutions est certainement l ’introduction de l’UGV.
L’utilisation de l’UGV est de plus en plus importante pour ceux qui se confrontent avec la réalisation de pièces mé-
caniques. L’UGV a déjà complètement changé la façon de produire dans certains domaines industriels comme l’in-
dustrie aérospatiale, la production des voitures etc .
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USINAGE GRANDE VITESSE
Historique
L ’usinage à grande vitesse (UGV) n ’est pas une technologie aussi récente que l ’on pourrait l ’imaginer. Bien que
ses réelles applications industrielles remontent seulement à la fin des années 80 et que l’UGV a acquis une vérita-
ble importance industrielle seulement dans les années 90, ses racines se trouvent dans les travaux de recherche
conduites par un chercheur allemand déjà dans les années 20:
• M. Salomon (1931) montra qu'à partir d’une vitesse donnée (qui dépend du matériau) on peut avoir des
avantages dans l’usinage.
Il a examiné les effets spécialement à très haute vitesse: Vc = 16 500 [m/min]. En utilisant des scies circulaires
il mesura les températures et montra qu ’elles augmentent dans une premier temps pour baisser après. Cette
constatation est mise en doute maintenant , mais M. Salomon donna une première description des avantages pos-
sible en utilisant l ’UGV.
Il obtint aussi un brevet qui, par contre, n’était pas vraiment exploitable à l’époque à cause des nécessités de dé-
veloppements dans d ’autres secteurs technologiques concernés avec l ’UGV (outils broches et machines)
• Autres recherches:
– Kustnezov (1947 - 50,000 m/min)
– Kronenberg (1958 - 72,000 m/min)
– Arndt (1972 - 132,000 m/min)
– Schulz (PTW Darmstadt, 1980 - 2000, industrialisation de l ’UGV) .
Kronenberg démontra que les forces de coupe augmentent dans un premier temps pour baisser ensuite si on dé-
passe une vitesse « critique » (qui dépend de la matière). Il démontra donc de nouveau ce que M. Salomon avait
montré: entre les vitesses “traditionnelles” et les vitesses UGV, il existe une zone critique où l’usinage est diffi-
cile voire impossible (la « valley of the death » de l’usinage). Au delà de cette zone on peut usiner avec des avan-
tages.
Arndt fit des essais d ’usinage à très haute vitesses en explosant l ’outil comme un projectile contre la pièce
(essais balistiques). Il montra que l’usure augmente énormément à des vitesses très élevées.
Schulz fut nommé professeur en 1980 et dirigea le PTW (Institut für Productiontechnik und Spanende Werkeug-
machinen) jusqu ’à ces dernières années. Sous sa direction le PTW travailla intensément pour transformer l’UGV
en vraie et concrète nouvelle technologie d ’usinage .
Dans le domaine du fraisage une vraie révolution se déclencha dans les années: 1992 - 1993.
Pendant la crise industrielle qui frappa le monde (et en particulier l ’Europe) dans ces années, plusieurs sociétés
ont fait faillite et surtout celles qui n’avaient pas des modèles de machines pour l ’UGV. Après les années 92- 93
l’utilisation de l ’UGV était un « must » dans les domaines:
- Production de moules de grandes et moyennes dimensions.
- Industrie aérospatiale
- Production d’automobiles.
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USINAGE GRANDE VITESSE
Formation du copeau - cas général ( usinage à vitesses usuelles)
2 - surface de cisaillement.
h1
L’épaisseur du copeau indéformé (h0)
est plus petite que l’épaisseur du co-
peau (h1). Le rapport r=h0/h1 est dit
Vitesse de frottement rapport de compression.
r
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USINAGE GRANDE VITESSE
Détermination de l’angle de cisaillement.
γ
r=h0/h1
h0
Sur le graphique ci-dessous on peut déterminer l’angle Φ pour les angles de coupes usuels.
Φ
60
20°
50 6°
0°
40
-6°
-6° γ angle
6°
30 de coupe
20°
0°
20
10
r=h0/h1
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Cette théorie n’est viable que dans le cas de copeaux fractionnés (f important).
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USINAGE GRANDE VITESSE
Vitesse d’écoulement du copeau
copeau t)
en
em
aill
cis
Face de coupe h1 de
se
tes
(vi
Vs
Vc
h0 = f (avance)
Φ
Plan de cisaillement
Vs = Vc + Vfr
γ
Projections dans le repère (0,x,y)
Sur oy:
Vfr cosγ = Vs sin Φ
Vs / Vfr = cosγ / sin Φ Vs
Débit de copeaux Vfr
y
Vfr x h1 = Vc x h0 Φ
Vfr = Vc x h0/h1
Vfr = r x Vc x Vc
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USINAGE GRANDE VITESSE
Analyse des efforts
Les composantes de la force de coupe R peuvent être reliées avec des relations trigonométriques assez simples.
Ces relations peuvent être utiles pour élaborer des données acquises pendant des essais et donner des informa-
tions utiles pour la caractérisation des outils ou l’analyse du processus de coupe.
Il est possible d’établir les relations suivantes entre les composantes de l’effort de coupe :
Fn :effort transversal
N :effort de frottement
Fs :effort de cisaillement
Ns :effort de compression
-F Angle de cisaillement
-g Angle de Coupe de l’outil
-b Angle normal (différent de l’angle de tranchant de l’outil)
P = Ps + Pfr + Pc
P = Fs x Vs + N x Vfr + Ft x Vc
La puissance due à la déformation du copeau a une valeur normalement réduite par rapport aux autres : 5% de P.
Nous pouvons la négliger.
P = Fs x Vs + N x Vfr
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USINAGE GRANDE VITESSE
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USINAGE GRANDE VITESSE
L ’UGV est un phénomène complexe, les explications font l’objet de recherches.
Une première explication est liée au frottement sur la face de coupe de l’outil et la force nécessaire à la défor-
mation.
Le frottement est dû à un certain nombre de points de contact.
Si on augmente la vitesse de coupe dans un premier temps, les points de contacts augmentent et la force spécifi-
que augmente.
La force nécessaire à la déformation plastique augmente aussi avec la vitesse, mais baisse avec l’augmentation de
température.
Si on augmente encore la vitesse de coupe, la température augmente jusqu’à réduire les efforts de déformation
et de frottement, qui baissent jusqu’à l’extrême quand le matériau entre en fusion.
Trois zones
I : pression spécifique constante
II : pression spécifique augmentant
III : pression spécifique baissant
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USINAGE GRANDE VITESSE
Formation du copeau en UGV
La formation de ce type de copeau se divise en deux phases ; lors de la première, la matière est aplatie à l’avant
de l’outil, sur une très faible surface réellement en contact avec la face de coupe ; la déformation est alors très
localisée dans la première zone de cisaillement. La deuxième étape est marquée par une instabilité plastique, pro-
voquant le cisaillement, qualifié de catastrophique.
Phénomènes thermiques
En usinage conventionnel, l'énergie calorifique s'évacue dans les copeaux mais également dans la pièce et l'outil
dans des proportions non négligeables.
Ainsi, le matériau subit un traitement thermique local (trempe superficielle) qui modifie les caractéristiques de
la pièce finie.
En UGV, la nature de la formation du copeau est différente et l'énergie de la coupe s'évacue à plus de 80% dans
les copeaux. Bien que des énergies plus importantes soient mises en jeu, les échanges thermiques entre le copeau
et la pièce n'ont plus le temps d'avoir lieu: celle-ci reste pratiquement à température ambiante.
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USINAGE GRANDE VITESSE
Vitesses de coupe
Les plages d’usinage dépendent de la matière
Les valeurs les plus courantes de vitesse se situent au début de la plage UGV
Plastique
renforcés en
fibres
Aluminium
Bronze, cuivre
Fonte
Acier
Titane
Alliage à base
de Nickel
10 100 1000 10000
Vitesse de coupe (m/min)
Zone de transition
UGV
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USINAGE GRANDE VITESSE
Cas réel expérimental
• ae= 1mm, ap=3mm, Fz= 0,02mm, fraise DIXI 7543 revêtement XiDur,
• diamètre = 5mm, z=3.
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USINAGE GRANDE VITESSE
Les machines
Les broches
Les électro-broches sont actuellement les plus utilisées en UGV.
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LES OUTILS
Rôle du revêtement
Les revêtements extérieurs sont une combinaison de fines couches qui apporte à la plaquette :
• une meilleure résistance à l’usure par abrasion en recouvrant le substrat d’une couche plus dure
• une meilleure stabilité chimique en créant une couche « chimiquement inerte » entre le substrat de la
plaquette et le matériau usiné
• une meilleure stabilité thermique en créant une barrière thermique qui protège le substrat de la chaleur
dégagée par la coupe.
Ti Al N : nitrure de titane-aluminium
Ce revêtement est efficace pour l’usinage des matières abrasives, notamment les fontes.
C’est également un excellent isolant thermique pour les opérations caractérisées par des hautes températures,
y compris pour l’usinage sans lubrification.
Ce revêtement est particulièrement adapté à l’usinage grande vitesse.
Ti C N : carbo-nitrure de titane
Il s’agit d’un revêtement qui assure notamment une bonne stabilité chimique.
Ce revêtement est adapté à l’usinage des aciers à grande vitesse pour lequel la stabilité chimique est une
cause majeure d’endommagement de l’arête de coupe
Ti N : Nitrure de titane
Il s’agit d’un revêtement qui assure une bonne stabilité chimique mais qui est limité en température d’utilisation.
Ce revêtement est adapté à l’usinage des aciers doux.
Al2 O3 : alumine
Ce revêtement n’apparaît pas dans les graphiques ci-dessous car il est principalement utilisé en couche intermé-
diaire entre le substrat et un revêtement extérieur. La caractéristique principale de l’alumine (céramique pure)
est de créer un couche qui assure une très bonne protection thermo-chimique.
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USINAGE GRANDE VITESSE
Les évolutions des revêtements :
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USINAGE GRANDE VITESSE
les NB-c (usuellement c-BN)
Propriétés générale
Le BN-c ou Nitrure de Bore Cubique, est le matériau le plus dur après le dia-
mant.
Il combine :
•une grande dureté initiale mais surtout une grande dureté à chaud
( 1800 daN/mm2 à 1000 °C, c’est à dire plus dur que les outils carbure à froid !)
• une bonne stabilité chimique
Les outils c-BN sont à choisir pour des usinages de matières dures dépassant
45 HRC. On distingue deux catégories de NB-c :
• à faible teneur : 65% de nitrure de bore cubique, le liant est un liant céramique. Ce liant céramique
confère une résistance à l’usure par abrasion et une stabilité chimique très bonnes. Grâce à cette stabilité, les
NB-c à 65 % sont donc bien adaptés à l’usinage des matériaux ferreux mais ne sont pas assez tenace pour usi-
ner aux chocs.
• à haute teneur : 90 % de nitrure de bore cubique, le liant est un liant métallique cobalt, plus tenace.
Cette nuance convient mieux à l’usinage des fontes, des alliages réfractaires et aux usinages aux chocs.
Les NB-c existent non seulement en plaquettes carbures avec inserts( brasés, frittés), revêtue (full face) mais
aussi en monobloc. Compromis technico-économique en fonction de l ‘application.
les PCD
Propriétés
Le PCD ou encore diamant polycristallin, est le matériau d’usinage le plus
dur : dureté HV=8000 daN/mm2.
Cette dureté très élevée lui confère donc une très grande résistance à
l’usure qui est sa principale caractéristique.
Domaine d’utilisation
Ce matériau de coupe à priori « idéal », présente deux limites importantes
à son utilisation :
• il n’est pas possible d’usiner des matériaux ferreux pour des rai-
sons de stabilité chimique : le carbone de la pièce réagit avec le diamant et
génère ainsi une usure par diffusion chimique. A base carbone, les dia-
mants ont de ce fait une forte affinité pour les matériaux ferreux.
• il ne convient pas aux matériaux tenaces
Les outils PCD sont donc particulièrement adaptés aux usinages d’alliages d’aluminium et de silicium, alliages
abrasifs pour lesquels l’emploi de PCD est avantageux par rapport à un outil carbure revêtu sur le plan de la du-
rée de vie mais aussi cuivre, magnésium, zinc ( matériaux tendres).
Ce matériau est peu sensible aux chocs thermiques et accepte donc un arrosage employé dans un but de refroi-
dissement.
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USINAGE GRANDE VITESSE
les céramiques
Les céramiques de coupe sont dures ( sensibles aux chocs thermiques et mécaniques) y compris à chaud
et ne réagissent pas avec la matière usinée (pas de diffusion chimique).
Elles sont donc particulièrement adaptée à l’UGV puisqu’elles résistent ainsi
aux principaux mécanismes d’endommagement : abrasion et diffusion ther-
mo-chimique.
On distingue principalement :
• les céramiques pures oxydées de couleur blanche
• les céramiques mixtes oxydées et non oxydées de couleur noire.
• les céramiques mixtes renforcées de couleur verte
• les céramiques non-oxydées de couleur grise
Les céramiques pures de couleur blanche contiennent un fort pourcentage d’alumine Al2O3 (99 %). Elles of-
frent une bonne stabilité chimique mais une ténacité qui rend les céramiques pures sensibles aux chocs thermi-
ques et mécaniques. Avec l’addition d’oxyde de Zirconium (5 à 10%) on peut produire des structures à grains
très fin d’une haute résistance à l’usure et à la flexion.
Parmi les céramiques mixtes, il existe une sous-famille, les céramiques renforcées, de couleur verte composée
de 70% d’alumine, carbure de silicium 10% (SiC) , 20 %de bâtonnets en nitrure de silicium entrelacées (Si3N4)
appelés « Whiskers ».
Cet additif améliore la résistance aux chocs thermique, la dureté à chaud mais aussi la résistance mécanique.
les céramiques mixtes de couleur noire sont composée de 70 % d’alumine et de 30 % d’additif qui est soit du
carbure de titane (TiC) ou bien du nitrure de titane (TiN).
L’additif a pour but d’améliorer la conductivité thermique, améliorant donc la résistance aux chocs thermiques.
La résistance à l’usure est également améliorée par rapport à une céramique pure
Matériaux à base de nitrure de Silicium (Si3N4) SIALONS, il est recommandé pour les opérations d’ébauche
notamment lors d’usinage des fontes. Il est possible d’usiner sous liquide d’arrosage avec ces céramiques car
elles résistent aux chocs thermiques.
Ce matériau est à éviter pour l’usinage des aciers (affinité du silicium et du fer, formation de silliciures de fer)
les cermets
CERamique + METal => CERMET
Composition :
La céramique, constituant dur, donne la résistance à l’usure. Le métal assure la ténacité.
Les éléments métalliques sont issus du titane : carbure de titane (TiC), nitrure de titane (TiN) ou encore carbo-
nitrure de titane (TiCN). Des éléments d’addition comme le cobalt, le molybdène, le nickel permettent d’amélio-
rer sensiblement les performances.
Propriétés:
Avantages: peu de diffusion chimique
-aptitude à générer des bons états de surface. Les cermets sont souvent
utilisés en finition
-limitation des plages de conditions de coupe (avance, profondeur de
passe)
Inconvénients:
- sensible aux chocs thermiques lors d’arrosage intermittent, sensibilité
liée à une conductivité thermique faible
- moindre capacité à supporter des efforts importants
Domaine d’utilisation
opérations de finition
adapté à l’usinage des aciers (peu de diffusion chimique)
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Critères de choix : tableau récapitulatif des caractéristiques
Céramiques c-BN
Carbures Cermet oxydee mixte mixte ren- Non oxy- 65% 90% PCD
forcée dée
Aluminium 3 3 0 0 0 0 0 0 1
Aluminium au silicium 2 (revêtu) 2 0 0 0 0 0 0 3
Acier <45HRC 2 (revêtu) 2 1 1 0 0 3 1 0
Maté-
riaux Acier >45 HRC 1 (revêtu) 2 0 3 3 0 1 3 0
Fontes 1 1 3 3 0 3 3 3 0
Alliages réfractaires 0 1 0 3 3 0 1 3 0
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Ebauche 3 1 1 2 0 3 2 3 2
1/2 finition 3 2 3 3 0 3 3 3 3
Opé-
finition 2 3 2 3 0 2 3 2 3
ration
coupe interrompue 3 0 0 1 2 3 0 3 0
USINAGE GRANDE VITESSE
chocs thermiques 3 2 0 1 2 3 1 1 3
-l’air comprimé à 6 bars fournit une parfaite évacuation des copeaux. Il faut que le flux d’air soit bien
orienté sur la zone de coupe, l’idéal est d’avoir un soufflage à travers la broche.
-la micro-pulvérisation d’huiles entières permet en plus d’une bonne évacuation des copeaux, favorise leur
glissement. Elle est recommandée pour l’usinage des matériaux collants.
-la lubrification haute pression par le centre outil est le meilleur choix, il permet une bonne évacuation des
copeaux, surtout dans les poches profondes, il est indispensable pour la réalisation de perçages profonds ou avec
forets à plaquettes.
-l’arrosage par buses périphériques est la plus mauvaise solution, l’évacuation des copeaux y est aléatoire.
Lubrification par
Lubrification haute
jet d’air comprimé
pression d’un réfrigé-
rant
Lubrification par
micro pulvérisation Lubrification tradition-
d’un mélange air- nelle par réfrigérant
huile
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USINAGE GRANDE VITESSE
Equilibrage des outils
La norme ISO 1940 définit G en tant qu’unité de mesure pour la qualité d’équilibrage des pièces en rotation.
Déséquilibre résiduel U:
U (en g.mm) est le produit de la masse en déséquilibre m (en g) par sa distance par rapport à l’axe de rotation r
(en mm).
La valeur et l’orientation du déséquilibre résiduel U sont mesurées à l’aide d’une machine à équilibrer.
Le déséquilibre résiduel U engendre une force centrifuge F agissant sur la pièce en rotation. Cette force aura,
par exemple, un effet néfaste sur la durée de vie des roulements de la broche.
L’équilibrage est le processus qui tend à améliorer la répartition des masses d’un solide, de façon à réduire les
effets du déséquilibre U et F à un niveau acceptable.
On peut équilibrer de différentes manières: par adjonction de masses (par ex. roues de voiture), par enlèvement
de matière ou par compensation réglable .
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USINAGE GRANDE VITESSE
Déséquilibre spécifique e:
- e est également appelé excentration: e (en g.mm/kg ou en µm ) est la distance du centre de gravité par
rapport à l’axe de rotation du porte-outil.
L’équilibrage réduit e, en d’autres termes, ramène le centre de gravité au plus prés de l’axe de rotation
Certains fabricants utilisent le déséquilibre résiduel e pour définir la qualité d’équilibrage de ses porte-outils:
— e peut-être généralisé à tous les porte-outils, contrairement à G qui tient compte d’une valeur n
— e peut-être facilement calculé à partir de la valeur U. indiquée par une machine à équilibrer et divisé par
la masse M du porte-outil.
Les porte-outils dédiés aux applications UGV sont équilibrés à e = 3 g.mm/kg maximum pour les porte-outils ayant
une masse > 1 kg, ou U = 3 g.mm maximum pour les porte-outils < 1 kg.
Qualité du pré-équilibrage
La majorité des porte-outils sont pré-équilibrés à e =30 g.mm/kg maximum pour les porte-outils ayant une masse
M> 1 kg, ou U = 30 g.mm maximum pour les porte-outils < 1 kg.
Exemples:
- équilibrer fin un porte-outil de 2 kg à e 3 g.mm max. signifie que le déséquilibre résiduel U doit être au
maximum de 6 g.
- équilibrer fin un porte-outil pesant 0,7 kg, signifie que U peut être au maximum de 3 g.mm.
La relation entre G et n par rapport à e est représentée dans le tableau de la norme lSO 1940.
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USINAGE GRANDE VITESSE
Exemple
- Une fraise est serrée dans un porte pince.
- Le poids total est de 0,8 kg.
- La fraise doit tourner à n = 15.000 t/min
- Le fabricant de la broche demande une qualité d’équilibrage de G = 2,5
- Déséquilibre admissible U = 1,3 gmm
Le déséquilibre résiduel admissible peut être lu sur le diagrame:
x-Axe: du nombre de tours (vitesse d‘utilisation)
y-Axe: déséquilibre admissible par rapport au poids du rotor.
Niveau de précision
Dans l‘exemple précédent le déséquilibre admissible est de 1,3 gmm. Pour mieux illustrer cette valeur, il est inté-
ressant de convertir le déséquilibre en concentricité / excentricité.
U
e
Le centre de gravité du porte-pince peut donc être désaxé au maximum de 1,6 μm . Lors de l‘équilibrage l‘axe du
cône de préhension du porte outil HSK sert d‘axe de rotation. Mais dans la fraiseuse le porte-outil tourne autour
de l‘axe de la broche.
Même des broches neuves peuvent présenter un défaut de concentricité jusqu‘à 5 μm. (cela représente un défaut
d‘excentricité de e = 2,5 μm).
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USINAGE GRANDE VITESSE
UTILISATION DU LOGICIEL
Au branchement de la machine, le programme s’affiche dans le tableau de mesure, en
rappelant de la base de données le dernier programme en cours avant le débranchement.
La touche fonction, mise en évidence par la couleur bleue, est la touche active à ce mo-
ment-là. En se déplaçant avec les touches horizontales on pourra la changer et se dépla-
cer dans les tableaux de programmation.
Légende:
(1) Indication du numéro et description du programme chargé.
(2) Balourd statique mesuré
(3) Représentation graphique de l’attachement et dimensions géométriques programmées.
(4) Balourds dynamiques mesurés, sur fond vert si dans la tolérance, rouge si en dehors.
(5) Mémorisation (blocage) ou dégagement (déblocage) de la correction de l’excentricité calculée
(6) Degré ISO G correspondant à la dimension du balourd actuel
(7) Accès au tableau de choix d’équilibrage et programmations dimensionnelles
(8) Accès au tableau de programmation de la correction pour le plan inférieur
(9) Accès au tableau de programmation de la correction pour le plan supérieur
(10) Vitesse de service maximum pouvant être atteinte avec le balourd actuel étant donné le degré ISO
prédéterminé
(11) Accès au tableau de programmation de l’unité de mesure
(12) Accès au tableau de gestion de la base de données
(13) Touche de débranchement de l’unité de mesure
(14) Information d’aide de l’état de l’équilibreuse et de la touche fonction active
(15) Indication graduée de la position de la correction à effectuer
(16) Représentation graphique de la position angulaire de la correction à effectuer
(17) Indication graduée de la position des balourds
(18) Unité de mesure des balourds sélectionnée
(19) Icône du mode de correction du plan (absent si “équilibrage simple”)
(20) Icône type de correction (ajout ou retrait de matière)
(21) Icône d’indication de modification d’une donnée du porte-outil. Nécessite de sauvegarder avant de quitter
ou de changer de porte-outil
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USINAGE GRANDE VITESSE
La norme ISO 1940 prévoit des classes d’équilibrage G toujours
associées à une vitesse de rotation.
Les vitesses limites conseillées des porte-outils sont indiquées dans
le tableau ci-contre.
Équilibrage statique
Équilibrage dynamique
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USINAGE GRANDE VITESSE
Banc de frettage
Les températures maximales atteintes au cours du frettage (entre 290° et 340° env.) se
situent bien en-dessous des températures qui risqueraient de provoquer une modification
structurelle de ce type d’acier pour travail à chaud.
Les porte-outils de frettage ne doivent pas être chauffés à plus de 400°C. En dessus de 250°C il peut se former
une couche de calamine.
Repère Désignation
A1 Inducteur
A2 Butée d’inducteur
A3 Support cône
A4 Poignée d’inducteur
A5 Bouton d’induction
A6 Interrupteur principal
A7 Voyant vert « Ready »
A8 Voyant rouge « Défaut »
A9 Sélecteur
A10 Voyant jaune induction
A11 Bague d’arrêt
Réglage du sélecteur
Placer le sélecteur (A9) sur la position « Auto. »
Sur cette position, le banc de frettage adapte automatiquement, en fonction de l’attachement, sa puissance de
chauffage et le temps maximum autorisé avant coupure de l’induction, afin de garantir un fonctionnement sans
surchauffe.
La position « Manu » correspond à une temporisation de 7 secondes, la puissance est toujours auto-régulée. Cette
position n’est à utiliser qu’en cas d’impossibilité de défrettage avec la position « Auto. », et en connaissant les
risques de détérioration du cône par une surchauffe.
La position « Ø40 » est à utiliser pour fretter ou défretter des outils ayant un diamètrede queue de 40mm. Les
paramètres de puissance et temps sont alors adaptés.
Ne jamais relancer un cycle de chauffe après une coupure d’induction sans avoir effectué le refroidisse-
ment complet du cône.
Ne jamais relancer un cycle de chauffe après avoir relâché le bouton d’induction sans avoir effectué le re-
froidissement complet du cône.
Ne pas respecter cette consigne peut amener à la destruction complète du cône et à des dégâts importants
sur le banc.
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USINAGE GRANDE VITESSE
Mode opératoire de frettage
Toutes les manipulations doivent se faire avec le port de gants Kevlar livrés avec le banc afin d’éviter tous risques
de brûlures et de coupures.
1- après avoir au préalable mis en place le support cône (A3 ou B3) et la butée d’inducteur (A2) adéquats, placer le
cône à fretter (H1) dans le support cône.
Veiller à ce que le cône soit propre, notamment l’alésage (H2) qui recevra la queue de l’outil, et exempt de tout
liquide, notamment d’huile de coupe
2- prendre la poignée de l’inducteur (A4) avec la main gauche, dévisser légèrement (1/4 de tour) si besoin le blo-
cage de la colonne, et descendre l’inducteur (A1) jusqu’à contact du haut de l’attachement (H3) avec la butée d’in-
ducteur (A2)
3- visser la poignée de l’inducteur (A4) pour le bloquer dans cette position
4- prendre l’outil à fretter (K1) avec la main droite et l’amener au bout de l’alésage (H2)
5- appuyer sur le bouton d’induction (A5) (orange) situé sur la face avant du banc, avec la main gauche, jusqu’à la
possibilité d’introduire l’outil dans l’alésage.
Pendant cette opération, le voyant lumineux jaune (A10), placé sur la face avant du banc, s’allume. Dès le début de
la descente de l’outil, relâcher immédiatement le bouton d’induction
6- dévisser légèrement (1/4 de tour) le blocage de la colonne avec la poignée et remonter l’inducteur
En cas d’anomalie, l’induction se coupera automatiquement. Attendre le refroidissement complet du cône et véri-
fier la cohérence des diamètres de queue d’outil et d’attachement ainsi que la position du sélecteur avant de re-
nouveler l’opération.
1- après avoir au préalable mis en place le support cône (A3 ou B3) et la butée d’inducteur (A2) adéquats, placer
l’ensemble cône/outil (H1/K1) à défretter dans le support cône. Veiller à ce qu’il soit exempt de salissures, notam-
ment d’huile de coupe.
2- prendre la poignée de l’inducteur (A4) avec la main gauche, dévisser légèrement (1/4 de tour) si besoin le blo-
cage de la colonne, et descendre l’inducteur (A1) jusqu’à contact du haut de l’attachement (H3) avec la butée d’in-
ducteur (A2)
3- visser la poignée de l’inducteur (A4) pour le bloquer dans cette position
4- prendre l’outil (K1) avec la main droite en le tirant légèrement vers le haut
5- appuyer sur le bouton d’induction (A5) (orange) situé sur la face avant du banc, avec la main gauche, jusqu’à ce
qu’il soit possible d’extraire l’outil de l’attachement. Pendant cette opération, le voyant lumineux jaune (A10), pla-
cé sur la face avant du banc, s’allume. Dès extraction de l’outil, relâcher immédiatement le bouton de l’induction
6- dévisser légèrement (1/4 de tour) le blocage de la colonne avec la poignée et remonter l’inducteur
En cas d’anomalie, l’induction se coupera automatiquement. Attendre le refroidissement complet du cône et véri-
fier l‘emploi de la butée d’inducteur correspondant aux diamètres de queue d’outil à défretter ainsi que la position
du sélecteur avant de renouveler l’opération.
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Essai de coupe
Acier CC40 Usinage à sec
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USINAGE GRANDE VITESSE
USINAGE GRANDE VITESSE
Usinage à la fraise hémisphérique
1/ états de surface
L’état de surface dépend principalement de l’incrément I ( distance entre 2 passages d’outil) et du rayon de l’ou-
til.
La rugosité totale théorique peut être déterminée à partir du profil géométrique idéal donné par la figure ci-
dessous :
I
Rt = 125 x I 2 Rt
r r
L’abaque çi-dessous donne la rugosité Rt théorique en fonction du diamètre de fraise et de l’incrément utilisé
en balayage.
Exemple: fraise boule Ø4 et incrément de 0.4 donnent un Rt de 10
Ø2
30
25
Ø3
20
Rt en microns
Ra 1,6
15 Ø4
Ø5
10 Ø6
Ra 0,8
Ø8
Ø10
5
Ra 0,4
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
Incrément en mm
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USINAGE GRANDE VITESSE
Expérimentation
0,8
0,7
Courbe théorique
0,6
0,5
Ra
0,4
0,3
0,2
Rugosité mesurée
0,1
0
0,05 0,1 0,15 0,2 0,25
Incrément
- Tc = Lc / Vf
- Lc= Surface/Incrément
Remarque: le calcul ne tient pas compte des temps d’approche, dégagement et retour de la fraise; cependant on
peut les négliger au regard de la durée de coupe effective.
Exemple:
Opération de finition
Surface à usiner = 12 cm²
Vc= 450 m/min fz=0.035
Fraise Ø 10 Z=3
Ra =0.4
Calculer Tc le temps de coupe
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USINAGE GRANDE VITESSE
Influence du diamètre de la fraise sur le temps de coupe
Opération de copiage sur un acier type 40 Cr Mo 4
Données de coupe
100%
90%
80%
70%
% de temps
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
2 3 4 5 6 7 8 9 10
Ø de fraise
La fraise doit avoir un rayon inférieur au plus petit rayon de la pièce à usiner pour limiter l’engagement angulaire
de celle-ci et éviter les vibrations.
La fraise doit avoir le plus grand rayon possible pour diminuer le temps de coupe.
Il sera donc interressant de faire la finition de la surface avec une fraise de grand Ø, et ensuite de faire une
reprise des rayons les plus faibles avec une petite fraise.
- Rayon mini=2.5
- Fraise Ø______
- Ra 0.4
- Incrément _______
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