CCTPF
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DOSSIER DE CONSULTATION
DES ENTREPRISES
Section : Perpignan Nord / Perpignan Sud
Elargissement des Ouvrages d'Art
Mars 2009 DC E 0 1 2 4 8 0 OA - S T C 2 0 2 0 1 1 B
Echelle : A4
SOMMAIRE
F9. ENROCHEMENTS.......................................................................................................... 18
F9.1 Généralités .......................................................................................... 18
F9.2 Provenance et qualité des matériaux .................................................. 18
F9.3 Mise en Oeuvre des enrochements .................................................... 18
F9.4 Contrôles ............................................................................................. 18
F10. OUVRAGES DE PROTECTION DES EAUX.................................................................. 18
F10.1 Généralités .......................................................................................... 18
F10.2 Mode d'exécution des bassins provisoires de décantation des eaux de
ruissellement du chantier .................................................................... 18
F11. EQUIPEMENTS DIVERS................................................................................................ 18
F11.1 Généralités .......................................................................................... 18
F11.2 Provenance et qualité des matériaux .................................................. 18
F11.3 Mode d'exécution ................................................................................ 18
F11.4 Contrôles ............................................................................................. 18
F12. RECALIBRAGE ET CURAGE .................................................................................. 18
F12.1 Prescriptions générales....................................................................... 18
F12.2 Mode d'exécution ................................................................................ 18
ANNEXE : Tableau récapitulatif des bétons et mortiers à mettre en oeuvre dans le cadre
de travaux de drainage - Assainissement
F1. QUALITE
Les dispositions générales appliquées en matière de qualité sont décrites dans l'Article A8 du
livret A du CCTP et dans la Notice de Management de la Qualité.
- Assainissement provisoire,
- Les fouilles,
- Les fournitures (collecteurs, bétons, remblais, etc…),
- Les ouvrages linéaires enterrés (collecteurs, drains, etc…),
- Les ouvrages superficiels (radier béton, enrochements, etc…),
- Les ouvrages ponctuels préfabriqués (regards, puisards, etc…),
- Les ouvrages ponctuels bétonnés (regards, puisard, ouvrages de raccordements, etc…),
- Les ouvrages linéaires de surface (caniveaux, cunettes, etc....),
- Les déblais et remblais,
- Les essais d'étanchéité,
La levée des points critiques par le contrôle interne impliquera, le cas échéant, une
intervention du laboratoire du groupement.
Les délais de préavis pour les points d'arrêt sont valables pour le contrôle externe et pour le
Maître d'Oeuvre.
F2. ENVIRONNEMENT
Les dispositions adaptées vis à vis du respect de l'environnement devront respecter les
recommandations ainsi que les spécifications détaillées de la Notice de Respect de
l'Environnement et de l'article A9 du livret A du CCTP.
Les dispositions générales appliquées en matière de plans d'exécution et des notes de calcul
sont décrites dans l'article A10 du livret A du CCTP.
Le descriptif des pièces relatives aux ouvrages exécutés est fourni dans l'article A12 du livret
A du CCTP.
F5.1 Généralités
Les épuisements de toute nature, quel que soit l'afflux d'eau pendant la pose de canalisation,
sont à la charge de l'Entrepreneur.
F5.2.1 Généralités
Les éléments présentant des épaufrures, fissures, écrasement, ovalisation ou autres défauts
seront évacués et/ou démolis sans délais par les soins de l'Entrepreneur, à ses frais.
Chaque élément de collecteur (buse, dalot), tête de collecteur, regard, portera une marque
indélébile qui indiquera :
- le nom du fabricant ou de l'usine,
- la série des éléments,
- la date de fabrication,
- la date à partir de laquelle il peut être mis en oeuvre (28 jours minimum après la date de
fabrication).
De façon générale, l'Entrepreneur fournira, chaque fois qu'il en existe, des produits porteurs
de la marque NF, de l'agrément SP ou d'un certificat de qualité attribué par un organisme
agréé par le Ministère de l'Industrie. A défaut, les matériaux et produits non normalisés feront
si possible l'objet d'un avis technique favorable délivré par la Commission Interministérielle.
La nature et la qualité des bétons et mortiers sont décrites dans le tableau fourni en annexe
de ce livret. Les prescriptions relatives aux caractéristiques techniques des bétons et des
divers composants employés sont similaires à celles décrites dans le livret E du CCTP
(chapitre E.7). On veillera notamment à prendre en compte les exigences en matière de :
- parements ordinaires pour les faces cachées, côté remblais des ouvrages,
- parements fins pour les faces vues et/ou à l'intérieur des ouvrages,
- prévention vis à vis du gel,
- prévention vis à vis de l'alcali-réaction,
- prévention vis-à-vis de l'agressivité des eaux.
Pour les ouvrages hydrauliques en maçonnerie, le mortier qui sera mis en oeuvre est défini
dans le tableau fourni en annexe de ce livret. Le calibre des moellons sera adapté à
l'épaisseur des ouvrages concernés. Les moellons pourront provenir des démolitions de murs
en pierres sèches, de carrière ou de lit de cours d'eau. La résistance à l'usure et à l'action de
l'eau de ces blocs sera identique à celle des enrochements (cf. Article F9 de ce livret).
Le tableau ci-dessous définit la qualité des matériaux de remblais entrant dans la construction
des ouvrages de drainage et d'assainissement.(Les catégories fournies sont conformes à la
norme NF P 18-545).
Les matériaux utilisés pour les remblayages proviendront du site après extraction ou seront
l’objet d’une fourniture extérieure.
Le présent article s’applique à tous les travaux de fouille et déblais en petite masse réalisés
dans le domaine de l’assainissement et notamment :
- l'exécution de tranchée pour la pose de collecteurs drainants enterrés,
- l’exécution de fouilles et de purges pour la pose d’ouvrages hydrauliques divers,
- l’exécution de fouilles ou déblais pour une dérivation de cours d’eau ou un reprofilage de
fossé.
L’exécution des tranchées drainantes et de certaines purges nécessite la pose d’un géotextile
anticontaminant avant remblaiement. Le chapitre 6.3.4 présente les dispositions nécessaires à
la réalisation de ces travaux.
L'emplacement des fouilles des canalisations ainsi que celles des dérivations doit être
matérialisé de façon continue sur le terrain avant exécution. Le contrôle externe réceptionnera
l'implantation.
Les fouilles sont ouvertes de l'aval vers l'amont. Le sol de fondation est réglé de façon à
permettre l'exécution du lit de pose et assurer, en permanence, l'évacuation des eaux. Toute
constatation de désorganisation du terrain causée par le matériel d'exécution à proximité des
ouvrages doit être immédiatement signalée au Maître d'Oeuvre.
L'utilisation d'engins de forte puissance ne doit pas mettre en cause la stabilité des ouvrages
aux abords de la zone de déblai.
Les matériaux extraits seront suivant leur nature et après l'accord du Maître d'Oeuvre,
évacués en dépôt (provisoire ou définitif), ou réutilisés en remblais courant dans les conditions
définies dans le livret D.
- Mise en sécurité
L'entrepreneur doit prendre toutes les précautions en vue d'éviter les éboulements, les
affouillements sous chaussée et assurer la sécurité du personnel et des usagers,
conformément aux prescriptions du fascicule 70 du CCTG et à la réglementation du travail.
Il procédera à ce titre, si nécessaire, au talutage des parois selon un angle compatible avec la
nature du terrain et les surcharges éventuelles ou au blindage des parois verticales par tous
les moyens adaptés à la nature du sol. Dans le cas de fouilles d'une profondeur supérieure à
4 m, l'entrepreneur devra réaliser des préfouilles dont le mode d'exécution devra être soumis
au Maître d'Oeuvre.
- Epuisement - Rabattement
Les fonds de fouilles seront maintenus en permanence à sec par gravité ou pompage
éventuel, conformément aux prescriptions du fascicule 70 du CCTG. Tout rejet direct d'eau
chargée sans dispositif de traitement (décanteur, filtre à paille ou autres) agréé par le Maître
d'Oeuvre sera proscrit.
Est considéré comme épuisement, l'évacuation par pompage direct en fond de fouille, équipé
d'un puisard, des eaux souterraines afin de permettre l'avancement et la bonne exécution des
travaux. En cas de venues d'eau, l'entrepreneur doit procéder à sa charge à leur évacuation.
Dans tous les cas, l’Entrepreneur prendra toutes les mesures provisoires ou définitives pour
éviter des répercutions négatives sur le milieu naturel.
S'il apparaît au cours des travaux que les dispositifs adoptés pour les épuisements doivent
être renforcés pour répondre à leur objectif, l'entrepreneur doit s'il y a urgence, prendre les
mesures nécessaires et en rendre compte au Maître d'oeuvre ou, s'il n'y a pas urgence, les lui
soumettre avant exécution.
Les fonds de fouilles seront énergiquement compactés afin d'obtenir une densité
supérieure à 95 % de l'Optimum Protor Normal.
Sont considérées comme fouilles en terrain de toute nature, toutes les parties de fouille
nécessitant pas le recours à des techniques spéciales (engins de déroctage, BRH et
autres).
Les blocs rocheux éventuellement rencontrés dans les fouilles seront dégagés par
fractionnement au brise roche hydraulique ou extraits par d'autres techniques. Pour chaque
cas, la technique sera soumise à l'agrément du Maître d'Oeuvre.
Les techniques et matériels employés seront soumis à l'accord préalable du Maître d'Oeuvre
qui constatera sur place la nature des terrains rencontrés.
Cette catégorie regroupe toutes les parties de fouille nécessitant l’emploi du brise roche
hydraulique, d’un outil spécial correspondent ou de l’explosif. Pour information, on considère
que ce type de technique n’est requis que pour des terrains de type rocheux dont le coefficient
de fragmentation FR est inférieur ou égal à 7.
Les fouilles nécessitant l’emploi de l’explosif seront réalisées conformément aux prescriptions
du livret D.
- Fouilles manuelles
Cette catégorie regroupe toutes les parties de fouille nécessitant le déblaiement sans le
recours aux engins mécanisés, à proximité immédiate d'ouvrages existants, comme par
exemple :
Les chaussées seront préalablement découpées en fonction des travaux à réaliser aux
largeurs définies dans le fascicule 70 du CCTG.
F5.3.2 Remblayage
F5.3.2.1 Description
Sauf avis contraire exprimé dans le livret F, le mode d’exécution des remblayages réalisés sur
chantier devra être conforme aux prescriptions du fascicule 70.
Le matériau de substitution sera mis en place et compacté en lieu et place du TN purgé sur un
géotextile anticontaminant dont les caractéristiques sont définies dans le livret D.
Le sol de fondation est le sol support de l'ouvrage plus une zone entourant le sol support, à
définir pour chaque ouvrage (de l'ordre de 2 m de chaque côté), et à soumettre au visa du
Maître d'Oeuvre.
Il sera purgé si nécessaire selon les prescriptions du paragraphe F5.3.1.1 du chapitre F5.3 du
présent livret.
L'Entrepreneur doit signaler au Maître d'Oeuvre toute baisse de portance avant la pose.
Le Maître d'Oeuvre se réserve le droit de faire procéder à tout moment à des essais de
portance. Ces essais seront aux frais et à la charge de l'Entrepreneur.
Les prescriptions relatives aux tâches suivantes sont identiques à celles du livret E :
Le mode d’exécution pour chaque ouvrage coulé en place ou préfabriqué sera décrit dans les
chapitres relatifs à l’ouvrage.
Les carrefours hydrauliques à l'amont et à l'aval des collecteurs transversaux pourront être
revêtus en béton selon les prescriptions du Maître d'Oeuvre. Les parties revêtues des fossés
pourront être bloquées à l'amont et à l'aval par des moellons (Dmin 150 mm - Dmax 300 mm)
sur une épaisseur de 0,45 m et une longueur définie sur les plans particuliers.
F5.3.4 Démolition
Les prescriptions liées à ces travaux sont présentées dans le livret C (article 10).
F5.4 Contrôles
Si le compactage du fond de fouille ne respecte pas les contraintes fixées au chapitre 5.3.1.1,
l’Entrepreneur procédera à une substitution sur une profondeur à définir avec le Maître
d’Oeuvre en vue d’obtenir les critères de fond de fouille requis.
L'objectif de densification en partie supérieure de remblai est de type q3 pour obtenir une
portance équivalente ou supérieure à la plate-forme dans laquelle est réalisée la tranchée.
Le bétonnage de ces ouvrages fera l'objet d'un point d'arrêt levé par le Maître d'Oeuvre qui
vérifiera la conformité du coffrage / ferraillage mis en place.
La qualité du béton sera validée par les épreuves de contrôle décrites dans le livret E ; le
nombre de prélèvements à effectuer pour les différents lots d'emploi est fixé, soit par le
nombre de prélèvements (décrits ci-après) soit par le nombre de bétonnières portées
supposées de 6 m3 :
Pour l'acceptation des parements (teinte, texture et forme), le Maître d'Oeuvre appliquera les
critères correspondants précisés dans le livret E.
Les tolérances d'exécution des ouvrages en béton extrudé seront conformes à celles
indiquées dans les paragraphes F7.4 et F8.4 de ce livret.
Les tolérances d'exécution des ouvrages coulés en place seront conformes à celles indiquées
en F8.4.
F6.1 Généralités
Le chapitre définit les prescriptions de réalisation des différents composants des ouvrages
hydrauliques transversaux et longitudinaux, ainsi que leurs ouvrages de raccordement.
- collecteurs (buses béton, PVC, fonte),
- drains,
- regards - puisards,
- têtes de collecteurs.
Les collecteurs circulaires en béton armé, en PVC et les drains sont généralement des
éléments préfabriqués de dimensions variables assemblés sur site.
Les ouvrages de raccordement sont généralement en béton armé. Ils sont coulés en place ou
préfabriqués.
Les ouvrages devront faire l'objet de notes de calcul justifiant leur résistance aux charges de
remblais, conformément aux prescriptions :
complétées par les charges d'exploitation relatives au convoi militaire M120 sur l'autoroute et
ses accès.
En phase chantier, l'Entrepreneur devra prendre à sa charge les dispositions nécessaires vis-
à-vis des charges de type chantier lourdes.
Les collecteurs devront faire l'objet d'une note de calcul justifiant les résistances aux
charges définies à l'article F 6.2.1.
y Chaque tuyau préfabriqué sera conforme aux spécifications présentées à l’article F5.2.2.
y Tout élément qui sera livré sur le chantier non conforme ou en mauvais état
(imperfections, épaufrures, blessures, fêlures) sera évacué sans délai par les soins de
l'entrepreneur et à ses frais.
Les collecteurs PVC sont mis en place de façon définitive ou provisoire avant l'élargissement
de la section courante :
- en prolongement d'ouvrage existant,
- en raccordement provisoire des caniveaux corniches vers les regards de branchement ou
vers les descentes d'eau existantes ou mises en place provisoirement.
Les collecteurs PVC seront circulaires en polychlorure de vinyle rigide non plastifié du type
trois couche lisse intérieurement et extérieurement. Ils seront au moins de la série CR8. Ils
seront fournis avec joint bloqué en élastomère.
Les collecteurs de série fonte ductile centrifugée sont utilisés sous circulation lourde pour de
faible hauteur de recouvrement. Ils seront de série renforcée conformes aux prescriptions des
normes NF-EN 598, NF-EN 545.
Ces collecteurs devront faire l'objet de note de calcul justifiant les résistances aux charges
définies à l'article F5.2.1.
L'intérieur des tuyaux sera en mortier de ciment alumineux, protégé au droit des
emboîtements par de la peinture époxy.
L'extérieur des tuyaux sera revêtu par une couche de zinc métallique complétée par une
peinture de couleur BRUN, ROUGE ou GRIS.
Les emboîtements, les jonctions et les éléments de raccord seront recouverts de peinture
époxy et conformes à la norme NF-EN 598 et aux normes NF-EN 681-1 et NF-EN 476.
Les tuyaux drainants seront en polychlorure de vinyle non plastifiés à cunette plate ou
arrondie pour drainage sous chaussées et circulaires à double paroi pour les autres types de
drainage (ouvrages,…). Ils seront conformes à la norme NF ENV 1401-3. L'intérieur des
tuyaux sera lisse et non ondulé. Le diamètre minimum nominal sera de 200 mm en rive de
chaussée.
Ils seront en matière plastique rigide de la série assainissement sous pression et conformes à
la norme en vigueur. Les tuyaux seront manchonnés et collés.
La résistance à l'écrasement des tuyaux drainants sous chaussées sera telle qu'enterrés à
0,80 m de profondeur, ils puissent sans aucun dommage résister aux charges définies à
l'article F6.2.1 du présent livret.
La traversée sera réutilisée par une buse adaptée en béton armé ou en acier,
Les tuyaux sont sans collet et peuvent être pourvus de trous destinés à l'injection de produit
lubrifiant.
L'entrepreneur doit fournir des documents précisant la nature des tuyaux, la classe de
résistance, le type de joint, les dimensions et la forme de la section d'écoulement.
Les différents types de tête de collecteur à mettre en oeuvre sont les suivantes :
- tête simple, double ou triple avec murs droits ou murs en aile,
- tête simple pont,
- tête de sécurité,
- tête biseautée.
Elles seront conformes aux plans types, en béton armé, coulées sur place ou préfabriquées.
Lorsque les collecteurs sont longitudinaux à une infrastructure routière, les têtes sont
biseautées et équipées de barreaux transversaux résistants à des charges de 250 KN. Cet
équipement sera de préférence préfabriqué en usine.
Les têtes biseautées seront coupées en usine, en tenant compte de la pente du talus et du
biais de l'ouvrage.
Les ouvrages annexes tels que regards de visite, puisard, regard à drain, regard de
branchement, regard de jonction seront conformes aux spécifications et aux normes définies
dans l'article 5.
Les dimensions de ces ouvrages annexes seront conformes aux plans types. Ils seront en
béton armé, préfabriqués en usine ou coulés en place.
Les différents types d'ouvrage annexe à mettre en œuvre sont les suivants :
- regards de visite circulaires ou carrés surmontés soit de tampons (étanches ou non), soit
de grilles circulaires ou carrées,
- regards carrés non visitables surmontés soit de tampons (étanches ou non), soit de grilles,
- puisards surmontés de caillebotis, soit de grilles.
Les spécificités des dispositifs de fermeture et de couverture sont précisées au chapitre F11.
Tous les regards visitables dont la profondeur au fil d'eau est supérieure à 1,20 m seront
munis d'échelons. Ils comporteront une canne de manœuvre. Les échelons et les cannes
seront en acier galvanisé ou fonte ductile et proviendront d'usines agréées par le Maître
d'Oeuvre.
Sous les emprises des plates-formes des chaussées et en attente de leur réalisation, des
dispositifs seront mis en place pour protéger les ouvrages et éviter les accidents. Ces
dispositifs sont à la charge du présent marché.
Les rehausses de ces regards devront comporter des réservations pour les raccordements
définitifs des réseaux de surface pour l'assainissement.
F6.2.10 Géotextiles
Les géotextiles employés devront être certifiés par l’ASQUAL et posséder les caractéristiques
suivant les types définis dans le livret D pour les différents types d’ouvrages.
Sauf avis contraire précisé dans cet article, le mode d’exécution des fouilles et des
remblayages réalisé sur chantier sera conforme aux prescriptions du fascicule 70.
Pour les buses béton, PVC et fonte : le lit de pose, l'assise et la protection, le bloc technique,
le remblai au-dessus et le cavalier éventuel seront réalisés conformément aux largeurs
définies sur le plan type,
La réalisation de la fouille (largeur, hauteur, pente, ...) et la réalisation du lit de pose seront
conformes aux prescriptions du fascicule 70 ; l'épaisseur du lit de pose sera au minimum
égale à 10 cm plus surépaisseurs dues aux collets des emboîtements.
Pour cela, les canalisations porteront sur le corps et non sur le joint.
Le drain est posé sur un lit de pose en sable de 0,05 ou 0,10 m suivant le diamètre du drain et
calé par les biais d'un berceau en sable propre jusqu'à un niveau des fentes ou des
ouvertures moins 0,10 m (10 centimètres). Afin d'éviter tout déplacement lors du remblaiement
en grave, on calera de plus le drain par des cavaliers.
L'Entrepreneur soumet au Maître d'Oeuvre les dispositions qu'il compte prendre afin de
permettre :
- la remontée des blindages coordonnée avec la mise en place des couches de matériaux et
de leur compactage,
Le bloc de remblais constituant l'assise est défini sur les coupes types.
Une fois la buse mise en place sur le lit de pose, le vide laissé entre celui-ci et la génératrice
supérieure extérieure de la canalisation est comblé par du matériaux d'assise et compacté à
l'aide des perches jusqu'au diamètre horizontal de la buse.
Dans les sections où il existe une circulation d'eaux internes, les risques d'entraînement du lit
de pose et des fines du terrain adjacent sont neutralisés par la mise en place, tous les 10 à 15
mètres d'un berceau en béton sous un élément de canalisation.
Des dispositions spéciales doivent être prises lorsqu'un risque de tassement induit par le
remblai de recouvrement ou le remblai de protection provisoire peut avoir lieu.
Aucune coupe de buse (mise à la longueur, biseautage) ne devra être effectuée sur le
chantier. L'Entrepreneur fera son affaire de l'ajustement des ouvrages aux longueurs
théoriques, soit par coupe en usine, soit par le choix de longueurs d'éléments adéquates. Les
différences en plus ou moins sur les longueurs théoriques seront l'objet d'un rattrapage sur la
géométrie des têtes ou les pentes des terres.
La pose de buses en béton, s'effectuera conformément aux principes définis sur les plans
types. Cette pose comportera les opérations suivantes :
. implantation par l'Entrepreneur des cotes fil d'eau intermédiaires (tous les 10 mètres),
. les canalisations sont alignées, l'extrémité mâle orientée vers l'aval, suivant le profil en
long prévu avec une tolérance en tous points de 1 cm en altitude, sous réserve que
dans tous les cas, l'écoulement soit assuré,
. juste avant l'emboîtement des tuyaux, l'extérieur des joints souples et l'intérieur de
l'about femelle sont badigeonnés avec un savon spécial non caustique,
Dans le cas où les canalisations sont susceptibles de subir les effets d'un tassement (liés, par
exemple à une forte hauteur de remblai), l'Entrepreneur procèdera soit à une purge et à une
substitution permettant de supprimer les risques de tassement, soit, après soumission d'une
note de calcul justificative à l'agrément du Maître d'Oeuvre, mettra en oeuvre la contre-flèche
nécessaire avec éventuellement un lit de pose adapté aux conditions de reprise des effets, et
suivant les prescriptions du fabricant relatives à l'écart angulaire entre éléments contigus.
L'Entrepreneur pourra proposer au Maître d'Oeuvre de mettre en oeuvre des séries renforcées
ou des dispositifs de renforcement dans des zones où il souhaite utiliser du matériel lourd.
Les dispositifs sont à la charge de l'Entrepreneur.
Les collecteurs PVC devront être mis en œuvre conformément aux prescriptions du
fascicule 70 du CCTG et aux recommandations du fabricant :
- L'épaisseur du lit de pose est de 10 (dix) centimètres dans le cas d'un sol normal et de 15
(quinze) centimètres en cas de sol dur ou rocheux.
- En cas de venues d'eaux importantes, un drainage du fond de la tranchée, et latéral à la
conduite, peut s'avérer nécessaire,
- Une réservation doit être prévue au niveau des jointures des tubes afin d'y placer les
tulipes,
- Il est indispensable de maintenir les tubes livrés sous palette dans leur conditionnement
initial, jusqu'au bardage le long de la fouille,
- Chaque élément doit être descendu sans heurt dans la tranchée, présenté dans l'axe de
l'élément précédemment posé, emboîté, réaligné éventuellement puis calé. La canalisation
ne doit pas présenter de flèche notable. La rectitude de l'ensemble de la canalisation peut
être améliorée par un calage provisoire au moyen de coins de bois ou de cavaliers de
terre. Ce maintien provisoire est ensuite remplacé par le calage définitif du remblai. A
chaque arrêt de travail, les extrémités des tubes sont obturées provisoirement à l'aide de
bouchons,
- La pente doit être régulière entre deux regards,
- Le remblai directement en contact avec la canalisation jusqu'à une hauteur uniforme de 10
(dix) centimètres au-dessus de sa génératrice supérieure, doit être constitué du même
matériau que celui du lit de pose,
Pour des matériaux calibrés, sables, tout venant, graves de 0/15, etc…, l'emploi d'engins
de compactage ne s'avère pas nécessaire. Par contre, si les matériaux utilisés sont issus
de déblais expurgés, ils nécessitent la mise en œuvre de moyens de compactage agissant
par couche successive d'une épaisseur maximale de 30 (trente) centimètres.
Le compactage doit être réalisé exclusivement sur les parties latérales de la tranchée,
hors de la zone occupée par le tube. Afin d'éviter une décompression de la zone
d'enrobage, il convient de ne constituer celle-ci qu'après relevage partiel des blindages
éventuels,
- L'exécution du remblai proprement dit peut comporter la réutilisation des déblais
d'extraction de la fouille après agrément du Maître d'œuvre. Ceux-ci devront être expurgés
des éléments de dimensions supérieures à 10 (dix) centimètres, des débris végétaux et/ou
animaux, des vestiges de maçonnerie, de tout élément pouvant porter atteinte à la
canalisation ainsi qu'à la qualité du compactage. Le remblai proprement dit est réalisé par
couches successives et régulières de 20 (vingt) centimètres, légèrement damées au jet de
pelle d'abord, par des moyens mécaniques ensuite,
- un enrobage béton pourra être réalisé dans le cas de voisinage avec une paroi clouée, soit
en cas de pose avec hauteur de recouvrement très faible.
Aucune coupe de collecteur PVC ne devra être effectuée sur le chantier. L'Entrepreneur fera
son affaire de l'ajustement des ouvrages aux longueurs théoriques. La découpe sera faite à
l'aide d'un coupe tube ou d'une meule de chantier.
L'extrémité du tube coupé doit ensuite chanfreiner à 15 (quinze) degrés à l'aide d'une râpe ou
d'une chanfreineuse. Le chanfrein doit respecter les cotes dépendant du diamètre du tube et
prescrites par le fournisseur. Le tube ainsi préparé sera alors assemblé à un tube élément de
canalisation comme le serait un tube neuf.
Le bloc de remblais constituant l'assise est défini sur les coupes types.
Une fois la buse mise en place sur le lit de pose, la tranchée sera comblée par du béton,
conformément au plan type, jusqu'au niveau supérieur de la couche de forme.
Des dispositions spéciales doivent être prises lorsqu'un risque de tassement induit par le
remblai de recouvrement peut avoir lieu.
Aucune coupe de buse (mise à la longueur, biseautage) ne devra être effectuée sur le
chantier. L'Entrepreneur fera son affaire de l'ajustement des ouvrages aux longueurs
théoriques, soit par coupe en usine, soit par le choix de longueurs d'éléments adéquates. Les
différences en plus ou moins sur les longueurs théoriques seront l'objet d'un rattrapage sur la
géométrie des têtes ou les pentes de terres.
Toutes les opérations préparatoires liées à ces coupes en usine ou à la manutention sur le
chantier : ébavurage, réfection du revêtement extérieur, soudure, réfection du mortier intérieur,
désovalisation, ..., seront effectuées conformément aux prescriptions du fabricant.
La pose des collecteurs en fonte ductile, s'effectuera conformément aux principes définis sur
les plans types. Cette pose comportera les opérations suivantes :
- implantation par l'Entrepreneur des cotes fil d'eau intermédiaires (tous les 10 mètres),
- les canalisations sont alignées, l'extrémité mâle orientée vers l'aval, suivant le profil en
long prévu avec une tolérance en tous points de 1 cm en altitude, sous réserve que dans
tous les cas, l'écoulement soit rassuré,
- juste avant l'emboîtement des tuyaux, l'extérieur des joints souples et l'intérieur de l'about
femelle sont badigeonnés avec une pâte lubrifiante spéciale non caustique,
- l'Entrepreneur doit soumettre à l'approbation du Maître d'Œuvre le dispositif qu'il compte
utiliser pour exercer l'effort d'emboîtement à la mise à joint. Cet effort ne doit pas excéder
l'effort préconisé par le fabricant.
Dans le cas où les canalisations sont susceptibles de subir les effets d'un tassement (liés, par
exemple à une forte hauteur de remblai), l'Entrepreneur procèdera, soit à une purge et à une
substitution permettant de supprimer les risques de tassement, soit, après soumission d'une
note de calcul justificative à l'agrément du Maître d'Œuvre, mettra en œuvre la contre-flèche
nécessaire avec éventuellement un lit de pose adapté aux conditions de reprise des effets, et
suivant les prescriptions du fabricant relatives à l'écart angulaire entre éléments contigus.
Enfin, l'Entrepreneur proposera à l'approbation du Maître d'Œuvre les dispositions qu'il compte
prendre pour calepiner les sections busées soumises à leurs extrémités à des contraintes de
raccordement à des ouvrages hydrauliques (entre deux regards de visite par exemple).
Le fonçage comporte :
- les tassements pour l'exécution des puits (fossés) de travail et de récupération jusqu'à la
profondeur nécessaire, y compris les blindages nécessaires, le maintien à sec du fond de
la fouille, le stockage et/ou le chargement des déblais, y compris les matériaux d'apport si
nécessaire,
- l'installation des dispositifs d'appuis et de poussée, les stations intermédiaires éventuelles
et le démontage de ces dispositifs après achèvement des travaux,
- la fourniture, la mise en oeuvre des tuyaux, la confection des joints et l'évacuation des
matériaux excavés,
- l'injection éventuelle d'un produit lubrifiant pour réduire la friction entre les tuyaux et le
terrain,
- la démolition des constructions en avant du front de travail et l'excavation des matériaux
restant,
- la remise en état du site à l'issue des travaux,
- la réfection éventuelle de la structure de chaussée endommagée,
- toutes sujétions nécessaires à la bonne exécution.
Les documents fournis par l'Entrepreneur doivent comporter des données sur les essais
géotechniques et préciser si le fonçage est exécuté dans la nappe aquifère.
En fonction de l'étude géotechnique et des zones d'emprises réservées pour les puits (fossé),
l'Entrepreneur joint à son offre une description complète de ses moyens d'exécution, y
compris :
- l'emplacement et les dimensions des puits (fossé) de travail et de récupération,
- la poussée admissible sur les tuyaux,
- les vérins hydrauliques pour la station principale, les stations intermédiaires et le guidage,
- le procédé d'injection entre le terrain et la canalisation,
- la façon de connecter les conduits et chambres de visite sur les tuyaux foncés,
- les détails d'exécution des joints,
- la description de l'injection du produit lubrifiant,
- la classe de résistance des tuyaux.
Si les moyens d'exécution choisis par l'Entrepreneur nécessitent une section plus grande que
celle définie dans les documents fournis, une autre classe de résistance, un autre matériau
et/ou un autre type de joint, ces modifications sont soumises à l'accord du Maître d'œuvre et
réalisées sans supplément de prix.
La trousse coupante est conçue de manière à empêcher tout éboulement ou venue d'eau. Elle
est réglable à l'aide d'un système de guidage.
L'Entrepreneur utilise une méthode de fonçage qui permette de maîtriser les tassements
absolus et de maîtriser au maximum la pente de l'ouvrage fixée par les plans d'exécution.
Les joints sont tels qu'ils résistent aux différentes sollicitations d'exécution et d'exploitation.
En cas de nécessité, les tuyaux sont pourvus d'ouvertures pour l'injection afin de lubrifier
l'espace compris entre le sol et la paroi extérieure des tuyaux à l'aide d'une vase thixotropique
ou équivalente, afin de réduire le frottement entre le tuyau et le sol, et de limiter la force du
fonçage.
A la fin du fonçage, les trous d'injection sont obturés par un matériau à soumettre à
l'approbation du Maître d'Oeuvre, de manière à assurer l'étanchéité de l'ensemble.
Après exécution des puits (fossé) de départ et avant le démarrage du fonçage, les fournitures,
les alignements et le niveau du dispositif de forage sont contrôlés par le Maître d'Oeuvre.
Les profils, niveaux, alignements et paramètres de forage sont vérifiés en continu et inscrits
quotidiennement au journal des travaux. Toute anomalie susceptible d'entraîner un problème
d'exécution est signalée au Maître d'Oeuvre, et les mesures à prendre sont définies d'un
commun accord.
Les vérifications suivantes sont à effectuer par l'Entrepreneur. Elles sont communiquées au
Maître d'Oeuvre :
- les vérifications portant sur le rabattement de la nappe (éventuellement),
- les vérifications portant sur les tassements,
- le relevé du tracé et des niveaux de fonçage, effectué avec une précision minimale de 10
mm dans un système d'axes indépendant du mur de pression de fonçage et des tuyaux.
Les résultats de la vérification sont représentés sur une vue en plan et un profil en long,
- les relevés automatiques et continus des pressions de fonçage des vérins principaux et
des vérins de la station intermédiaire de fonçage, traduits sur un graphique (temps -
pression de fonçage).
Le mode de réalisation est conforme au bordereau des prix unitaires (prix F).
(v) Drains
Sauf dispositions spéciales définies par le Maître d'Oeuvre (recouvrement du drain sous arase
Terrassement suffisamment importante), les drains latéraux de plate-forme sont mis en oeuvre
après exécution de la couche de forme.
Les drains sont posés de l'aval vers l'amont, la tranchée étant ouverte entre deux exutoires
successifs sauf s'ils accompagnent une autre canalisation.
Le géotextile qui tapisse le fond et les parois de la tranchée n'est mis en oeuvre que si la
tranchée et ses abords immédiats sont exempts de boue ou de fines en suspension dans
l'eau.
Une fois la buse mise en place sur le lit de pose, la tranchée est ensuite remblayée avec le
matériau drainant requis correctement tassé jusqu'au niveau défini par les plans types.
Le déversement du matériau drainant dans les zones de recouvrement de géotextile ne doit
pas soulever le lé supérieur.
Le recouvrement du drain par le matériau drainant n'est en aucun cas inférieur à cinquante
centimètres (50 cm).
Le géotextile sera rabattu avec un recouvrement des deux pans de géotextile de vingt
centimètres (20 cm) au minimum ou, le cas échéant, avec couture des deux pans.
Par sol de fondation, on entend le sol support de l'ouvrage qu'il soit en déblai ou en remblai
sur une largeur :
- en remblai de 1 m plus 3,3 fois le diamètre, en mètre, pour les buses ou 1 m plus la largeur
de l'ouvrage pour les autres ouvrages.
Le compactage des remblais autour des regards, têtes de buses, puisards ou ouvrages de
jonction devra assurer la qualité remblais courants sauf sous chaussée où le compactage doit
avoir la qualité remblais supérieurs sur les 60 cm supérieurs (cf. F6.4).
Têtes de buses
Ils seront en béton du type préfabriqué ou coulé en place, conformément aux dimensions
définies sur les plans types.
Le radier sera réalisé en béton mis en œuvre conformément aux prescriptions générales.
Les éléments de regard préfabriqué seront assemblés par un joint au mortier, à emboîtement
à mi épaisseur ou par joint caoutchouc.
Des réservations seront prévues en attente des raccordements des ouvrages de surface
réalisés ultérieurement.
Hors emprises des plates-formes des chaussées, les regards et puisards seront réalisés dans
leur totalité jusqu'à la cote finie.
Sous les emprises des plates-formes des chaussées, les puisards et certains regards (type
RAV, CUN, …) seront réalisés dans leur totalité jusqu'à la cote finie sinon, les regards seront
construits jusqu'à 5 cm minimum au-dessus de l'arase supérieure de la couche de forme, et
obturés provisoirement par un tampon en bois, avec géotextile sous tampon débordant d'au
moins 20 cm du tampon. Ils seront signalés en permanence pendant les travaux : toute
circulation y étant interdite.
Le cadre tampon est définitivement scellé et calé, après une découpe soignée du revêtement
de la chaussée, par du mortier normalisé à retrait compensé, dont les caractéristiques sont
définies dans le tableau fourni en annexe de ce livret.
Le mortier sera protégé par un produit de cure et on empêchera toute circulation pendant un
délai minimal de 48 heures.
Lorsque la profondeur sera supérieure à 1,20 m, les regards seront munis d'échelons et de
canne de manœuvre en acier galvanisé.
Ces prestations concernent les travaux de rehausse (mise à la cote) des regards existants,
notamment dans la BAU.
Ces prestations concernent les travaux relatifs à la démolition éventuelle de certains regards
existants.
Les raccordements aux caniveaux et aux cunettes en béton, reprofilés ou non ou aux regards
Type RFx.xx, seront conformes aux plans types et respecteront les consignes du fabricant de
collecteurs PVC;
- Les raccordements aux caniveaux et aux cunettes en béton, reprofilés ou non ou aux
regards puisards de faible profondeur, seront conformes aux plans types et respecteront
les consignes du fabricant de collecteurs en fonte ductile.
La mise en œuvre des géotextiles sera conforme aux normes en vigueur (NF G 38.060 et
selon utilisation NFG 38.061, NF G 38.063) et aux recommandations établies par le Comité
Français des Géotextiles et Géomembranes.
Lorsqu’ils sont conditionnés en rouleaux, les géotextiles seront enroulés sur un mandrin
suffisamment résistant pour assurer la manutention de la totalité du rouleau.
Lorsqu’ils sont conditionnés sous une autre forme (palette, paquet, panneaux...), les
conditions de leur manutention seront précisées sur une fiche technique ou notice
accompagnant le bon de livraison.
Les rouleaux de géotextiles seront stockés sur chantier sur une aire aplanie et parfaitement
drainée relativement rigide pour ne pas entraîner des déformations importantes des rouleaux.
Ils devront être protégés du rayonnement solaire. Cette protection sera assurée par une
enveloppe opaque.
L’Entrepreneur s’assurera que les rouleaux de géotextiles sont stockés de manière à éviter
toute imbibition prolongée qui rendrait leur manutention moins aisée et pourrait, en cas de gel
conduire à un déroulement ou à une mise en place difficile.
Le Maître d’Oeuvre exigera en cas de stockage défectueux d’un rouleau, l’élimination des
parties détériorées ou ne pouvant plus assurer la fonction recherchée (en cas d’absence ou
détérioration de la protection opaque par exemple, les 2 ou 3 premières spires du rouleau
seront éliminées).
La surface du sol destinée à recevoir le géotextile devra être aplanie et débarrassée de tous
les éléments contondants apparaissant en surface (souches, éléments rocailleux de toute
nature avec arêtes vives, déchets solides...). Lorsque le géotextile sera posé directement sur
le sol naturel, la végétation herbacée pourra être conservée à l’exception des arbres ou
arbustes qui devront être arrachés.
(iii) Pose
Les géotextiles seront posés manuellement par déroulement dans le cas des rouleaux ou par
déploiement dans le cas des autres formes de conditionnement (panneaux), la pose devant se
faire conformément au plan de calepinage.
Pour les géotextiles assurant un rôle de renforcement, l’orientation des nappes et leur
anisotropie mécanique devra être conforme avec la direction des sollicitations exercées sur le
géotextile. Le marquage du géotextile garantit à cet effet sa bonne utilisation.
D’une manière générale, la pose des nappes de géotextile sera réalisée avec le minimum
d’avance sur la mise en œuvre du matériau de recouvrement afin de limiter les éventuels
déplacements des nappes par l’action du vent. Des dispositions seront prises pour assurer un
ancrage de chaque nappe sur le sol immédiatement après la pose (lestage avec blocs,
matériaux divers) à l’exclusion de l’épinglage qui risque de provoquer des amorces de rupture
du géotextile.
(iv) Assemblage
Pour les géotextiles assurant un rôle de renforcement, l’assemblage pourra s’effectuer par
recouvrement tel qu’indiqué ci-dessus à condition que les efforts ne s’exercent pas
perpendiculairement aux bords des nappes. Dans le cas contraire, l’assemblage sera réalisé
par couture en usine ou sur chantier. Un chevauchement minimum de 0,20 m devra être
respecté pour réaliser cette couture qui ne devra pas introduire une diminution des
caractéristiques fonctionnelles du géotextile.
Le matériau de recouvrement (hors terre végétale) sera mis en œuvre à l’avancement, les
engins d’approvisionnement circulant sur la couche mise en œuvre et dont l’épaisseur
minimale sera au moins de 0,40 m.
Dans tous les cas, le sens de déversement et de réglage du matériau de recouvrement devra
être en accord avec celui de la superposition des nappes défini dans le plan de pose.
Les caractéristiques des géotextiles fournis doivent être conformes aux spécifications du
présent CCTP.
Les rouleaux (ou autre forme de conditionnement) de géotextiles livrés sur chantier seront
soumis à l’acceptation du Maître d’Oeuvre.
Si les résultats des contrôles des caractéristiques ne confirment pas les valeurs annoncées
par le producteur sur la fiche technique du produit, les géotextiles seront refusés et évacués
du chantier.
Certains ouvrages existant interfèrent avec la zone des travaux. Ceux-ci peuvent nécessiter
des protections spécifiques vis-à-vis :
Les protections à prévoir peuvent, en fonction des contraintes de chantier, être de nature à
limiter l'accès à l'ouvrage, soit à permettre le passage des engins de chantier. Il peut s'agir de
clôture provisoire, SMV, d'éléments de blindage, de plaque en acier…
F6.4 Contrôles
Le tableau ci-dessous récapitule les tolérances affectées aux différentes tâches liées à la mise
en place de collecteurs et drains :
Critère de tolérance
Altimétrie Planimétrique Compacité Divers
Nature des Tâches
Écart annulaire entre 2
- Pose des buses BA + 1 cm + 5 cm éléments selon normes
fabricant
Écart annulaire entre 2
- Pose tuyaux PVC
+ 1 cm + 5 cm éléments selon normes
(collecteurs et drains)
fabricant
- Pose de regards et tête de Entre 2 éléments :
+ 1 cm + 5 cm
collecteurs + 2 mm (pour regards)
- Exécution des remblais Conforme au §5.4.1 du CGTC
Le Maître d'œuvre se réserve le droit à tout moment de faire procéder à des essais de
portance. En cas d'insuffisance de compactage et notamment si des réserves ont été émises
par le Maître d'Oeuvre ou si les résultats des contrôles ne sont pas satisfaisants,
l'Entrepreneur doit procéder à ses frais à :
Dans le cas contraire, il doit évacuer les matériaux et les remplacer par d'autres.
Les frais entraînés par ces opérations sont entièrement à la charge de l'Entrepreneur, y
compris les incidences financières diverses qu'elles peuvent avoir sur le mouvement des
terres (augmentation des volumes d'emprunts pour substitution de matériaux sous-compactés,
augmentation du volume mis en dépôt, etc...), ou le respect des délais.
Les actions de contrôle sur les produits livrés devront être menées conformément à la norme
NF G 3806. Elles seront conformes aux prescriptions définies dans le livret D du CCTP.
La tolérance horizontale maximale est de 50% (valeur limite) du diamètre intérieur du fonçage
du tuyau. Dans le cas d'écart plus importants, une réduction de prix est appliquée.
F7.1 Généralités
On distingue :
• Ensemencement :
Les spécifications concernant les produits d'ensemencement sont définies dans le livret D.
Si celui-ci n'était pas réalisé dans ces conditions de délai d'exécution du fait de l'Entrepreneur,
les frais de remise en état (Cf. ci-dessus) seraient à la charge de l'Entrepreneur. Dans le cas
contraire, la remise en état éventuelle serait rémunérée à l'Entrepreneur après contrôle
contradictoire avec le Maître d'Oeuvre.
• Enrochements :
• Géotextile :
y Généralités :
Le phasage de la réalisation des fossés et cunettes doit tenir compte des impératifs
d'assainissement du chantier. L'Entrepreneur doit soumettre au visa du Maître d'Oeuvre les
modalités de construction et le moment de réalisation de ces ouvrages.
Les raccordements des fossés sur des talwegs marqués s'effectueront suivant un angle de 45
degrés dans le sens de l'écoulement.
Sauf indication contraire ou impossibilité, le bord des fossés longitudinaux est implanté suivant
le plan type.
L'Entrepreneur réalisera les terrassements nécessaires pour assurer les pentes longitudinales
imposées pour le bon écoulement des eaux de ruissellement. A ce titre, il procédera aux
éventuels remodelages nécessaires pour assurer l'écoulement continu (fossés en remblais)
vers un exutoire.
Dans certains cas, ils pourront être préfabriqués. L'Entrepreneur doit soumettre au visa du
Maître d'Oeuvre les caractéristiques des modèles sélectionnés pour approbation avant la
pose. Un béton de propreté de 5 cm d'épaisseur minimum sera mis en oeuvre avant la pose
des éléments préfabriqués.
Les prescriptions relatives à la mise en oeuvre du béton, des armatures, des coffrages et du
mortier sont définies au chapitre F5 du présent livret. Le parement des faces vues sera
soigné.
La mise à niveau éventuellement nécessaire des cunettes sera réalisée par de la GNT 0/31.5
et/ou du béton de blocage.
• Carrefours hydrauliques
Certains carrefours hydrauliques, notamment ceux situés à l’amont et à l’aval des collecteurs
transversaux, sont revêtus en béton ou enrochés selon les prescriptions du Maître d’Oeuvre.
Dans le cas de revêtement en béton, comme pour toute transition béton-terre, des
enrochements devront être implantés à l’aval du carrefour hydraulique. L’implantation réalisée
devra être conforme aux plans types.
F7.4 Contrôles
Tolérances
Altimétrie Planimétrie
Type d'ouvrage
Fossés et cunettes en terre ou + 5 cm + 10 cm
enherbés
+ 10 cm
Fossés et cunettes bétonnés + 5 cm pour fouille Terrassement
Dans le cas de revêtement par des enrochements, les tolérances figurent à l'article F9.
F8.1 Généralités
(ii) des descentes d'eau en tuile béton, à bêche, préfabriquées. Celles-ci seront de
deux types :
- petit modèle,
- grand modèle,
conformément aux plans types.
F8.2.1 Bétons
Voir le tableau fourni en annexe de ce livret pour la nature des différents bétons à mettre en
oeuvre.
Dans le cas d'ouvrage coulés en place, l'ensemble des caractéristiques de ces bétons devront
être conformes aux spécifications du chapitre 5 de ce livret.
Dans le cas d'ouvrages préfabriqués, lorsque leur stabilité ne nécessitera pas de ferraillage,
ils respecteront les prescriptions de la norme en vigueur.
L'alignement devra être rigoureusement assuré et en aucun cas les tuiles ne devront faire
saillie de la terre végétale. Pour la réalisation des descentes d'eau multiples, l'Entrepreneur
prendra toutes les dispositions permettant la confection d'un joint en béton entre les files de
descentes d'eau.
F8.4 Contrôles
Altimétrie Planimétrie
Bourrelet + 1 cm + 1 cm
F9. ENROCHEMENTS
F9.1 Généralités
Ce chapitre décrit les procédures de mise en œuvre des différents types d'enrochement à
réaliser dans les cadres suivants :
- protection de la plate-forme contre les divers écoulements avoisinants,
- protection du fond et/ou des berges des cours d'eau dérivés ou rétablis et des ouvrages
de drainage projetés,
- massifs hydrauliques maçonnés divers,
- protection du milieu naturel aux points de rejets (raquettes de diffusion, …).
Le présent chapitre s’applique aux enrochements libres et aux enrochements liés avec du
béton.
F9.2.1 Enrochements
Les matériaux seront fournis par l'Entrepreneur après agrément du Maître d'Oeuvre.
Les matériaux utilisés devront être de roche saine, non gélive et de porosité inférieure à 2 %
(selon la norme NF EN 1097-5). La roche sera réputée non gélive si la porosité (norme NF EN
1097-5) est inférieure à 2 %. Si la porosité est comprise entre 2 et 5 %, une vérification de non
gélivité sera faite. Les blocs ne pouvant être testés directement, l'essai (norme NF EN 1367-1)
sera alors effectué sur des éprouvettes cylindriques ou prismatiques.
La masse volumique réelle de la roche sera supérieure à 2,6 tonnes/m³ (norme NF EN 1097-5).
La résistance à l'usure et à l'action de l'eau mesurée par l'essai DEVAL en présence d'eau et
exprimée en micro-Deval (MDE) sera inférieure à 20.
(ii) Blocométrie
Le respect du poids moyen est une contrainte essentielle tant en ce qui concerne
l'approvisionnement que la pose.
Le poids moyen est défini en classant par poids croissants les blocs de l'échantillon ; il
correspond au poids du bloc représentatif de la moitié de l'échantillon pesé (P50).
Le fuseau granulométrique est défini par le P50, et par le P15 et le P85 liés de la façon
suivante :
Aucun bloc ne devra être inférieur au poids minimum (P15) et aucun bloc ne devra être
supérieur au poids maximum (P85).
Enrochements :
150 / 300
P50 = 14 kg soit d50 = 0,22 m
P15 = 6 kg
P85 = 35 kg
200 / 400 300 / 600 400 / 800 600 / 1200
P50 = 34 kg P50 = 100 kg P50 = 260 kg P50 = 740 kg
P15 = 14 kg P15 = 40 kg P15 = 104 kg P15 = 296 kg
P85 = 85 kg P85 = 250 kg P85 = 650 kg P85 = 1850 kg
Les enrochements seront à angles marqués, de forme voisine du tétraèdre. Les plaques ou
cubes de formes beaucoup plus défavorables seront rejetées. Bien que les forces exercées
par le courant sur les enrochements à angles marqués soient supérieures, à poids égal, à
celles exercées sur un enrochement rond, du type galet, le blocage des enrochements entre
eux par les arêtes reste prépondérant.
Les dimensions des enrochements du perré et du sabot devront satisfaire les règles suivantes :
L+G L
2E <3 et E < 3
Les pierres et blocs dont les dimensions caractéristiques ne rentrent pas dans les limites de
tolérances sont éliminés avant la mise en place.
F9.2.2 Géotextile
F9.3.1 Livraison des enrochements, accès, stockage (cas d'une livraison des blocs
par le Maître d'Ouvrage)
Les enrochements seront livrés sur dépôt provisoire dans la limite d'emprise des travaux à
une distance inférieure à 400 m de leur zone d'utilisation. Ils seront stockés de manière à ne
pas créer un barrage ou un épis en cas de crue.
L'Entrepreneur est censé avoir intégré dans son prix l'aménagement des accès au droit de la
plate-forme de stockage pour faciliter l'évolution des camions de transport ainsi que toute
signalisation adéquate conforme à la législation en ce qui concerne les problèmes de
circulation des véhicules et de protection du personnel de chantier.
F9.3.2.1 Transport
Le transport sera effectué par camions équipés d'une benne type enrochements.
Aucune surcharge ne sera tolérée par rapport au poids total en charge autorisé du véhicule.
Le talus devra être au préalable compacté et réglé suivant la pente projetée. Il devra présenter
une surface unie de portance régulière et minutieusement débarrassée des corps étrangers et
de toute matière organique. La tolérance de planéité ne devra pas excéder 3 cm.
Pour les protections nécessitant la mise en place d'un sabot, la fouille correspondante sera
réalisée avec une pente côté lit majeur de 1H/1V.
Après mise en place et réglage du géotextile éventuel (selon les plans types), la mise en
oeuvre des enrochements doit être réalisée du bas vers le haut et de l'aval vers l'amont. Elle
devra se faire bloc par bloc à l'aide d'une pelle hydraulique. Les enrochements seront montés
par lits horizontaux. La mise en oeuvre par déversement à partir de la crête du talus ou par
poussage aux engins est interdite.
Les blocs de différentes tailles devront être répartis de façon homogène. Il est nécessaire pour
cela de disposer sur le chantier d'une réserve suffisante pour permettre au conducteur le choix
du bloc de forme et de poids adapté à chaque position.
Les blocs devront être serrés au maximum à la mise en place. Il est interdit de caler les blocs
avec des petits blocs hors blocométrie, qui jouent ultérieurement le rôle de leviers facilitant
l'expulsion et l'entraînement des enrochements.
Le sabot sera réalisé dans une fouille mise hors d'eau, par drainage gravitaire ou pompage,
ou comportant au maximum 1 m d'eau.
Dans le cas des protections linéaires, il est nécessaire de mener le chantier en continu à
l'avancement pour éviter le comblement partiel des fouilles par éboulement. Des gabarits en
bois correspondant au profil de la protection pourront être placés à cet effet tous les 10 m pour
guider la mise en œuvre des enrochements.
Aucun espace entre les blocs supérieur à 1,5 fois la taille du bloc de poids P15 ne sera toléré
dans le massif d'enrochements constitué.
La mise en place de petits blocs couvrant les enrochements en partie ou en totalité est
prohibée ; le Maître d'Oeuvre exigera le dégagement de ces éléments pour contrôle de la
blocométrie.
Les blocs devront être sélectionnés pour placer en surface (au contact de l'écoulement) les
blocs de forme plutôt allongée, et derrière ou en dessous, les blocs de forme plutôt sphérique
ou cubique.
Les blocs se protègent mutuellement en s'appuyant sur les blocs en aval et, s'il y a un
mouvement, (tassement, contraintes hydrauliques), ont tendance à s'enfoncer dans la
protection et non pas à être éjectés.
- Le liaisonnement consiste à bétonner les vides entre enrochement au moyen de béton dont
les caractéristiques sont définies dans le tableau fourni en annexe de ce livret.
- Le béton aura une consistance plastique : l'affaissement mesuré au cône d'"Abrams" sera
de l'ordre de 9 à 12 cm. Ce béton et ses constituants seront conformes aux stipulations du
fascicule 65A du CCTG.
- Le béton sera mis en oeuvre au moyen de vibreurs et devra assurer le remplissage complet
des vides.
- La surface finie ne doit pas être lisse, les enrochements resteront saillants.
F9.4 Contrôles
A l'arrivée sur le site, le dépôt sera contrôlé avant réutilisation, pour déceler et écarter tout
bloc qui aura subi pendant le chargement, le transport ou au déchargement un éclatement
suffisamment important pour que ce bloc n'entre plus dans les normes de blocométrie, formes
ou gammes de poids requises par le projet.
Une tolérance de 10 % en poids est acceptée pour le poids minimal et le poids maximal.
La tolérance sur les cotes figurant aux profils du projet est de ± 0,25 m.
Les actions de contrôle sur les produits livrés devront être menées conformément à la norme
en vigueur.
F10.1 Généralités
Afin de limiter les impacts quantitatifs et qualitatifs des rejets sur les milieux aquatiques, les
eaux de ruissellement provenant de surfaces décapées lors des travaux sont collectées par
un réseau de collecte provisoire (existant ou à créer) vers des dispositifs de protection des
eaux, adaptés à la sensibilité des milieux naturels situés en aval et destinés à accueillir ces
rejets.
Les valeurs seuils à respecter sur les eaux rejetées dépendent de la sensibilité des secteurs.
Celles-ci sont présentées dans la Notice de Respect de l'Environnement.
Deux types de dispositif de protection des eaux sont mis en place en aval du réseau de
collecte provisoire :
- en dehors des zones de sensibilité forte, les fossés de décantation provisoires (voir plan
de principe PT025) assurent par décantation avant rejet, un abattement de la pollution
chronique issue du chantier et un stockage d'une éventuelle pollution accidentelle,
- en zone de sensibilité forte, les dispositifs de protection des eaux sont imperméabilisés et
adaptés aux contraintes fortes sur les rejets,
L'attention de l'Entrepreneur est attirée sur la gestion de ces dispositifs compte tenu de la
sensibilité particulièrement forte de certain milieu récepteur et de l'impératif de respect des
objectifs de qualité des eaux rejetées.
Ils seront implantés au niveau des zones de rejet des eaux du chantier vers le milieu naturel.
F10.2.1 Dispositifs de protection des eaux provisoires en dehors des zones à forte
sensibilité
Ces dispositifs ont pour fonction la rétention et la décantation des eaux de ruissellement
provenant des surfaces décapées et ce, tout au long du chantier.
Ces fossés de décantation feront l'objet d'un entretien rigoureux consistant à maintenir le
volume utile par curage, par remplacement régulier ou modification du complexe filtrant, et à
consolider les berges, si nécessaire.
Des mesures complémentaires seront assurées autant que de besoin sous la forme de fossés
complémentaires filtrants (fossés équipés de bottes de paille par exemple, ou autre dispositif
filtrant) implantés en amont et à l'aval des fossés de décantation.
Les zones de sensibilité forte vis-à-vis des eaux de ruissellement sont localisées dans la
Notice de Respect de l'Environnement.
Les dispositifs de protection des eaux sont imperméabilisés et doivent présenter des
caractéristiques techniques permettant de respecter sur les effluents avant rejet, les valeurs
seuils suivantes :
F11.1 Généralités
Ils seront conformes aux normes en vigueur et aux spécifications du fascicule 70 du CCTG.
Ils seront en fonte ductile, acier galvanisé ou en béton armé et devront résister, conformément
à la norme NF EN 124, aux charges minimums suivantes :
Les dispositifs en fonte sous circulation devront être verrouillables. Les grilles en acier
galvanisé seront équipées d'un système d'attache anti-soulèvement.
Chaque élément fourni doit comporter une marque dans la masse indiquant sa résistance et le
label de qualité.
Les grilles à caillebotis seront en acier de type minimum E24.2 galvanisé à chaud. Ce
traitement de surface sera conforme aux normes françaises en vigueur, NF EN 250 14713 et
A35.503 notamment.
Les dallettes en béton seront ajourées avec une surface d'avalement des eaux maximale
autorisée par la résistance mécanique imposée.
Tout élément qui sera livré sur le chantier non conforme ou en mauvais état sera évacué sans
délai par les soins de l'Entrepreneur et à ses frais.
Le plus grand soin doit être apporté dans la pose du cadre support :
- le calage du cadre doit être parfait, sans porte à faux. Le recours à des cales de fortune
est formellement interdit. Aucun jeu ne doit exister avant scellement du cadre.
- la fixation du cadre sur la dalle est réalisée à l'aide de dispositifs prévus sur le cadre et
conformément aux instructions du fabricant,
- après fixation et réglage du cadre, il est procédé au scellement de celui-ci sur la dalle à
l'aide d'un mortier de ciment dont le dosage a été agréé par le Maître d'Oeuvre (> 350 kg).
Le scellement pourra être réalisé au ciment prompt,
- le système d'attache anti-soulèvement des grilles sera exécuté conformément aux
instructions du fabricant.
- les dispositifs de fermeture (dallette béton, grille,...) devront être calés au niveau de
l'arase supérieure du caniveau en U. Les dispositifs ne devront être en aucun cas en
saillie.
Dans le cas où les tampons sont réglés à - 0,10 m de la côte finie, on réalisera leur scellement
provisoire.
F11.4 Contrôles
Le curage et/ou le recalibrage des ouvrages existants sont destinés à assurer de meilleures
conditions hydrauliques d'évacuation des eaux de drainage et d'assainissement.
Dans le cas d'un simple curage, on rétablira les profils en travers initiaux. Dans le cas d'un
reprofilage, ceux-ci seront modifiés selon la géométrie définie par le Maître d'Oeuvre.
Les fils d'eau existants devront être respectés ou faire l'objet d'un reprofilage défini par le
Maître d'Oeuvre. On veillera à se raccorder en pente régulière aux fils d'eau des ouvrages
neufs.
Les fossés bétonnés devront être curés et nettoyés avec le plus grand soin. Les regards et
canalisations seront débouchés.
L'Entrepreneur aura à sa charge la remise en état, dans les règles de l'art, de tout ouvrage
endommagé ou détruit durant l'exécution des travaux.
SETEC International,
5, Chemin des Gorges de Cabriès
13127 Vitrolles
A ……………………………….., le……………………
ANNEXE :
Tableau récapitulatif des bétons et mortiers à mettre en oeuvre
dans le cadre de travaux de drainage - Assainissement
Enrobage de canalisations
XC2+XF1 C30/37 330 Cl 0,40 25 0,50
Buses et réseaux
Liaisonnement
enrochements XF1 C30/37 330 Cl 1,0 25 0,50
(1) Les additions en substitution de ciment ne sont admises que pour les parties d'ouvrage où la nature du ciment
n'est pas imposée. Il est alors rappelé que dans ce cas, le ciment utilisé doit être un ciment CEM I. La nature
et la quantité maximale de ces additions sont données dans le tableau NA.F.1 de la norme NF EN 206-1.
Pour les bétons G et G+S, il convient en outre de tenir compte des restrictions complémentaires données
dans le document intitulé "Recommandations pour la durabilité des bétons durcis soumis au gel" édité par le
LCPC en décembre 2003.
(2) Les teneurs minimales en liant équivalent étant définies pour Dmax=20 mm, la quantité de liant équivalent à
ajouter ou à déduire en pourcentage de la valeur indiquée en fonction de la dimension nominale supérieure du
plus gros granulat exprimée en mm est +10% pour D<12,5 mm, +7,5% pour D=14 mm, +5% pour D=16 mm, -
2,5% pour D=22,4 mm et -5% pour D=25 mm.
Remarque : L’ensemble des bétons doivent respecter la norme NF EN 206-1 (5 février 2002), il s’agit de bétons à
propriétés spécifiées (BPS).
SETEC International,
5, Chemin des Gorges de Cabriès
13127 Vitrolles