100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
10K vues6 pages

Irrationalité de √5 et √2

Transféré par

R-win
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
10K vues6 pages

Irrationalité de √5 et √2

Transféré par

R-win
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Z

 ZZ

Exo7
 Z
 
Z 
Z 
Z
Propriétés de R
Z

1 Les rationnels Q
Exercice 1
1. Démontrer que si r ∈ Q et x ∈
/ Q alors r + x ∈
/ Q et si r 6= 0 alors r.x ∈
/ Q.

2. Montrer que 2 6∈ Q,
3. En déduire : entre deux nombres rationnels il y a toujours un nombre irrationnel.
Indication H Correction H [000451]

Exercice 2
ln 3
Montrer que ln 2 est irrationnel.
Indication H Correction H [000461]

Exercice 3
p
1. Soit Nn = 0, 1997 1997 . . . 1997 (n fois). Mettre Nn sous la forme q avec p, q ∈ N∗ .
2. Soit M = 0, 1997 1997 1997 . . . . . . Donner le rationnel dont l’écriture décimale est M.
3. Même question avec : P = 0, 11111 . . .+0, 22222 . . .+0, 33333 . . .+0, 44444 . . .+0, 55555 . . .+0, 66666 . . .+
0, 77777 . . . + 0, 88888 . . . + 0, 99999 . . .
Indication H Correction H [000459]

Exercice 4
Soit p(x) = ∑ni=0 ai · xi . On suppose que tous les ai sont des entiers.
1. Montrer que si p a une racine rationnelle αβ alors α divise a0 et β divise an .
√ √
2. On considère le nombre 2 + 3. En calculant son carré, montrer que ce carré est racine d’un polynôme
de degré 2. En déduire, à l’aide du résultat précédent qu’il n’est pas rationnel.
Indication H Correction H [000457]

2 Maximum, minimum, borne supérieure...


Exercice 5
Le maximum de deux nombres x, y (c’est-à-dire le plus grand des deux) est noté max(x, y). De même on notera
min(x, y) le plus petit des deux nombres x, y. Démontrer que :

x + y + |x − y| x + y − |x − y|
max(x, y) = et min(x, y) = .
2 2
Trouver une formule pour max(x, y, z).
Indication H Correction H [000464]

Exercice 6

1
Déterminer la borne supérieure et inférieure (si elles existent) de : A = {un | n ∈ N} en posant un = 2n si n est
pair et un = 2−n sinon.
Indication H Correction H [000465]

Exercice 7
Déterminer (s’ils existent) : les majorants, les minorants, la borne supérieure, la borne inférieure, le plus grand
élément, le plus petit élément des ensembles suivants :
 
n 1 ∗
[0, 1] ∩ Q , ]0, 1[∩Q , N , (−1) + 2 | n ∈ N .
n

Correction H [000466]

Exercice 8
Soient A et B deux parties bornées de R. On note A + B = {a + b | (a, b) ∈ A × B}.
1. Montrer que sup A + sup B est un majorant de A + B.
2. Montrer que sup(A + B) = sup A + sup B.
Indication H Correction H [000476]

Exercice 9
Soit A et B deux parties bornées de R. Vrai ou faux ?
1. A ⊂ B ⇒ sup A 6 sup B,
2. A ⊂ B ⇒ inf A 6 inf B,
3. sup(A ∪ B) = max(sup A, sup B),
4. sup(A + B) < sup A + sup B,
5. sup(−A) = − inf A,
6. sup A + inf B 6 sup(A + B).
Indication H Correction H [000477]

3 Divers
Exercice 10
Soit f : R → R telle que
∀(x, y) ∈ R2 f (x + y) = f (x) + f (y).
Montrer que
1. ∀n ∈ N f (n) = n · f (1).
2. ∀n ∈ Z f (n) = n · f (1).
3. ∀q ∈ Q f (q) = q · f (1).
4. ∀x ∈ R f (x) = x · f (1) si f est croissante.
Indication H Correction H [000497]

Retrouver cette fiche sur [Link]

2
Indication pour l’exercice 1 N
1. Raisonner par l’absurde.

2. Raisonner par l’absurde en écrivant 2 = qp avec p et q premiers entre eux. Ensuite plusieurs méthodes
sont possibles par exemple essayer de montrer que p et q sont tous les deux pairs.

2 0
3. Considérer r + 2 (r − r) (faites un dessin !) pour deux rationnels r, r0 . Puis utiliser les deux questions
précédentes.

Indication pour l’exercice 2 N


Raisonner par l’absurde !

Indication pour l’exercice 3 N


1. Mutiplier Nn par une puissance de 10 suffisament grande pour obtenir un nombre entier.
2. Mutiplier M par une puissance de 10 suffisament grande (pas trop grande) puis soustraire M pour obtenir
un nombre entier.

Indication pour l’exercice 4 N

1. Calculer β n p( αβ ) et utiliser le lemme de Gauss.


2. Utiliser la première question avec p(x) = (x2 − 5)2 − 24.

Indication pour l’exercice 5 N


Distinguer des cas.

Indication pour l’exercice 6 N


inf A = 0, A n’a pas de borne supérieure.

Indication pour l’exercice 8 N


Il faut revenir à la définition de la borne supérieure d’un ensemble borné : c’est le plus petit des majorants. En
particulier la borne supérieure est un majorant.

Indication pour l’exercice 9 N


Deux propositions sont fausses...

Indication pour l’exercice 10 N

1. f (2) = f (1 + 1) = · · · , faire une récurrence.


2. f ((−n) + n) = · · · .
3. Si q = ab , calculer f ( ab + ab + · · · + ab ) avec b termes dans cette somme.
4. Utiliser la densité de Q dans R : pour x ∈ R fixé, prendre une suite de rationnels qui croit vers x, et une
autre qui décroit vers x.

3
Correction de l’exercice 1 N
p
1. Soit r = q ∈ Q et x ∈/ Q. Par l’absurde supposons que r + x ∈ Q alors il existe deux entiers p0 , q0 tels que
p0 0 0 −pq0
r + x = q0 . Donc x = qp0 − qp = qpqq 0 ∈ Q ce qui est absurde car x ∈
/ Q.
p0 p0 q
De la même façon si r · x ∈ Q alors r · x = q0 Et donc x = q0 p . Ce qui est absurde.

2. Méthode
√ “classique”. Supposons, par l’absurde, que 2 ∈ Q alors il existe deux entiers p, q tels que
p
2 = q . De plus nous pouvons supposer que la fraction est irréductible (p et q sont premiers entre eux).
En élevant l’égalité au carré nous obtenons q2 × 2 = p2 . Donc p2 est un nombre pair, cela implique que p
est un nombre pair (si vous n’êtes pas convaincu écrivez la contraposée “p impair ⇒ p2 impair”). Donc
p = 2 × p0 avec p0 ∈ N, d’où p2 = 4 × p0 2 . Nous obtenons q2 = 2 × p0 2 . Nous en déduisons maintenant
que q2 est pair et comme ci-dessus que q est pair. Nous obtenons ainsi une contradiction √car p et q étant
tous les deux pairs la fraction qp n’est pas irréductible et aurait pu être simplifiée. Donc 2 ∈/ Q.
√ √
Autre méthode. Supposons par l’absurde que 2 ∈ Q. Alors 2 = qp pour deux entiers p, q ∈ N∗ . Alors

nous avons q · 2 ∈ N. Considérons l’ensemble suivant :
n √ o
N = n ∈ N∗ | n · 2 ∈ N .

Cet ensemble N est une partie de N∗ qui est non √ vide car q ∈ N . On peut alors prendre le plus petit
√ N : n0 = min N . En particulier n0 · 2 ∈ N. Définissons maintenant n1 de la façon suivante
élément de √ :
n1 = n0 · 2 − n0 . Il se trouve √ aussi à N car d’une part n1 ∈ N (car n0 et n0 · 2 sont
que n1 appartient √
des entiers) et d’autre
√ part n1 · 2 = n0 · 2 −
√ n0 · 2 ∈ N. Montrons maintenant que n1 est plus petit que
n0 . Comme 0 < 2 − 1 < 1 alors n1 = n0 ( 2 − 1) < n0 et est non nul.
√ trouvé n1 ∈ N strictement plus petit que n0 = min N . Ceci fournit une contradiction.
Bilan : nous avons
Conclusion : 2 n’est pas un nombre rationnel.
√ √
3. Soient r, r0 deux rationnels avec r < r0 . Notons x = r + 22 (r0 − r). D’une part x ∈]r, r0 [ (car 0 < 22 < 1)
√  r0 −r 
et d’après les deux premières questions 2 2 ∈ / Q donc x ∈/ Q. Et donc x est un nombre irrationnel
compris entre r et r0 .

Correction de l’exercice 2 N
ln 3 p
Par l’absurde supposons que ln 2 soit un rationnel. Il s’écrit alors q avec p > 0, q > 0 des entiers. On obtient
q ln 3 = p ln 2. En prenant l’exponentielle nous obtenons : exp(q ln 3) = exp(p ln 2) soit 3q = 2 p . Si p ≥ 1 alors
2 divise 3q donc 2 divise 3, ce qui est absurde. Donc p = 0. Ceci nous conduit à l’égalité 3q = 1, donc q = 0.
La seule solution possible est p = 0, q = 0. Ce qui contredit q 6= 0. Donc ln 3
ln 2 est irrationnel.

Correction de l’exercice 3 N
1. Soit p = 1997 1997 . . . 1997 et q = 1 0000 0000 . . . 0000 = 104n . Alors Nn = qp .
2. Remarquons que 10 000 × M = 1997, 1997 1997 . . . Alors 10 000 × M − M = 1997 ; donc 9999 × M =
1997
1997 d’où M = 9999 .
3. 0, 111 . . . = 19 , 0, 222 . . . = 29 , etc. D’où P = 91 + 29 + · · · + 99 = 1+2+···+9
9 = 45
9 = 5.

Correction de l’exercice 4 N
 i
1. Soit αβ ∈ Q avec pgcd(α, β ) = 1. Pour p( αβ ) = 0, alors ∑ni=0 ai α
β = 0. Après multiplication par β n
nous obtenons l’égalité suivante :

an α n + an−1 α n−1 β + · · · + a1 αβ n−1 + a0 β n = 0.

En factorisant tous les termes de cette somme sauf le premier par β , nous écrivons an α n + β q = 0. Ceci
entraîne que β divise an α n , mais comme β et α n sont premier entre eux alors par le lemme de Gauss

4
β divise an . De même en factorisant par α tous les termes de la somme ci-dessus, sauf le dernier, nous
obtenons αq0 + a0 β n = 0 et par un raisonnement similaire α divise a0 .
√ √ √ √ 2
2. Notons γ = 2 + 3. Alors γ 2 = 5 + 2 2 3 Et donc γ 2 − 5 = 4 × 2 × 3, Nous choisissons p(x) =
(x2 − 5)2 − 24, qui s’écrit aussi p(x) = x4 − 10x2 + 1. Vu notre choix de p, nous avons p(γ) = 0. Si nous
supposons que γ est rationnel, alors γ = αβ et d’après la première question α divise le terme constant de
p, c’est-à-dire 1. Donc α = ±1. De même β divise le coefficient du terme de plus haut degré de p, donc
β divise 1, soit β = 1. Ainsi γ = ±1, ce qui est évidemment absurde !

Correction de l’exercice 5 N
Explicitons la formule pour max(x, y). Si x > y, alors |x−y| = x−y donc 12 (x+y+|x−y|) = 12 (x+y+x−y) = x.
De même si x 6 y, alors |x − y| = −x + y donc 12 (x + y + |x − y|) = 21 (x + y − x + y) = y.
Pour trois éléments, nous avons max(x, y, z) = max max(x, y), z , donc d’après les formules pour deux élé-
ments :
max(x, y) + z + | max(x, y) − z|
max(x, y, z) =
2
1
+ z + 12 (x + y + |x − y|) − z

2 (x + y + |x − y|)
= .
2

Correction de l’exercice 6 N
(u2k )k tend vers +∞ et donc A ne possède pas de majorant, ainsi A n’a pas de borne supérieure (cependant
certains écrivent alors sup A = +∞). D’autre part toutes les valeurs de (un ) sont positives et (u2k+1 )k tend vers
0, donc inf A = 0.

Correction de l’exercice 7 N
1. [0, 1] ∩ Q. Les majorants : [1, +∞[. Les minorants : ] − ∞, 0]. La borne supérieure : 1. La borne inférieure :
0. Le plus grand élément : 1. Le plus petit élément 0.
2. ]0, 1[∩Q. Les majorants : [1, +∞[. Les minorants : ] − ∞, 0]. La borne supérieure : 1. La borne inférieure :
0. Il nexiste pas de plus grand élément ni de plus petit élément.
3. N. Pas de majorants, pas de borne supérieure, ni de plus grand élément. Les minorants : ] − ∞, 0]. La
borne inférieure : 0. Le plus petit élément : 0.
n o
4. (−1)n + n12 | n ∈ N∗ . Les majorants : [ 54 , +∞[. Les minorants : ] − ∞, −1]. La borne supérieure : 45 . La
borne inférieure : −1. Le plus grand élément : 54 . Pas de plus petit élément.

Correction de l’exercice 8 N
1. Soient A et B deux parties bornées de R. On sait que sup A est un majorant de A, c’est-à-dire, pour tout
a ∈ A, a 6 sup A. De même, pour tout b ∈ B, b ≤ sup B. On veut montrer que sup A + sup B est un majorant
de A + B. Soit donc x ∈ A + B. Cela signifie que x est de la forme a + b pour un a ∈ A et un b ∈ B. Or
a 6 sup A, et b ≤ sup B, donc x = a + b 6 sup A + sup B. Comme ce raisonnement est valide pour tout
x ∈ A + B cela signifie que sup A + sup B est un majorant de A + B.
2. On veut montrer que, quel que soit ε > 0, sup A+sup B−ε n’est pas un majorant de A+B. On prend donc
un ε > 0 quelconque, et on veut montrer que sup A + sup B − ε ne majore pas A + B. On s’interdit donc
dans la suite de modifier ε. Comme sup A est le plus petit des majorants de A, sup A − ε/2 n’est pas un
majorant de A. Cela signifie qu’il existe un élément a de A tel que a > sup A −ε/2. Attention : sup A −ε/2
n’est pas forcément dans A ; sup A non plus. De la même manière, il existe b ∈ B tel que b > sup B − ε/2.
Or l’élément x défini par x = a+b est un élément de A+B, et il vérifie x > (sup A−ε/2)+(sup B−ε/2) =
sup A + sup B − ε. Ceci implique que sup A + sup B − ε n’est pas un majorant de A + B.

5
3. sup A + sup B est un majorant de A + B d’après la partie 1. Mais, d’après la partie 2., dès qu’on prend
un ε > 0, sup A + sup B − ε n’est pas un majorant de A + B. Donc sup A + sup B est bien le plus petit des
majorants de A + B, c’est donc la borne supérieure de A + B. Autrement dit sup(A + B) = sup A + sup B.

Correction de l’exercice 9 N
1. Vrai.
2. Faux. C’est vrai avec l’hypothèse B ⊂ A et non A ⊂ B.
3. Vrai.
4. Faux. Il y a égalité.
5. Vrai.
6. Vrai.

Correction de l’exercice 10 N
1. Calculons d’abord f (0). Nous savons f (1) = f (1+0) = f (1)+ f (0), donc f (0) = 0. Montrons le résultat
demandé par récurrence : pour n = 1, nous avons bien f (1) = 1 × f (1). Si f (n) = n f (1) alors f (n + 1) =
f (n) + f (1) = n f (1) + f (1) = (n + 1) f (1).
2. 0 = f (0) = f (−1+1) = f (−1)+ f (1). Donc f (−1) = − f (1). Puis comme ci-dessus f (−n) = n f (−1) =
−n f (1).
3. Soit q = ba . Alors f (a) = f ( ba + ab + · · · + ab ) = f ( ab ) + · · · + f ( ab ) (b termes dans ces sommes). Donc
f (a) = b f ( ab ). Soit a f (1) = b f ( ab ). Ce qui s’écrit aussi f ( ab ) = ab f (1).
4. Fixons x ∈ R. Soit (αi ) une suite croissante de rationnels qui tend vers x. Soit (βi ) une suite décroissante
de rationnels qui tend vers x :

α1 ≤ α2 ≤ α3 ≤ . . . ≤ x ≤ · · · ≤ β2 ≤ β1 .

Alors comme αi ≤ x ≤ βi et que f est croissante nous avons f (αi ) ≤ f (x) ≤ f (βi ). D’après la question
précédent cette inéquation devient : αi f (1) ≤ f (x) ≤ βi f (1). Comme (αi ) et (βi ) tendent vers x. Par le
“théorème des gendarmes” nous obtenons en passant à la limite : x f (1) ≤ f (x) ≤ x f (1). Soit f (x) =
x f (1).

Vous aimerez peut-être aussi