DJE4394
DJE4394
N° d’ordre :……………….
Série :……………………...
MÉMOIRE
PRÉSENTÉ POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME DE MAGISTER
EN GÉNIE CLIMATIQUE
OPTION
THERMIQUE DU BÂTIMENT ET RÉFRIGÉRATION
SOUTENUE LE : 28 / 11 / 2006
Je voue une gratitude particulière à mon enseignant H.SLIMANI pour ses encouragements
et ses conseils.
Je remercie également mon mari et mes filles avec lesquels j’ai partagé le meilleur et le
pire lors de l’élaboration de ce travail.
SOMMAIRE
CHAPITRE 01 INTRODUCTION
Références bibliographiques
6.1 Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée
(w m f )En fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur..................................59
6.2 Profils de variation de la fraction y du gaz liquéfiée en fonction
de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur…………………………………………….65
ANNEXES
LETTRES GRECS
Parmi les secteurs qui passionnent le public, la conquête de l’espace représente une des
grandes réalisations de ce siècle, ces développements ont été rendus possibles pour l’utilisation de
l’oxygène et de l’hydrogène [3] stockés sous forme liquide, pour alimenter les moteurs fusés Grâce
à la cryogénie, on peut produire à grande échelle de l’oxygène et de l’azote à partir de l’air. On peut
utiliser l’oxygène de différentes façons, entre autres dans les moteurs de fusées, dans les
chalumeaux pour couper et souder pour permettre la vie dans les vaisseaux spatiaux et la plongée
sous- marine. L’azote est utilisé dans la fabrication de l’ammoniac contenu dans les engrais et dans
le conditionnement des aliments congelés en les refroidissant rapidement afin d’éviter la destruction
des tissus cellulaires [4].
La cryogénie a aussi rendu possible le transport commercial des gaz naturels Liquéfiés [5],
sans la cryogénie la recherche nucléaire [6] manquerait d’hydrogène Et d’héliums liquides utilisés
dans les détecteurs de particules,Les appareils à infrarouge, les masers et les la surs peuvent
également utiliser les températures cryogéniques [7], [8].
Vu la diversité de domaines d’application des liquides cryogéniques, on doit donc être soucieux
pour avoir une grande quantité des gaz liquéfiés consommant le minimum d’énergie.
Dans les systèmes de liquéfaction des gaz, on rencontre un problème majeure c’est
comment peut –t –on avoir le maximum du gaz liquéfié en fournissant le minimum du travail ? En
quelque sorte, jouant sur quels paramètres pour pouvoir améliorer la performance de ces cycles ?
L’objectif, donc, de cette étude est la recherche de ces paramètres appliqués sur le cycle de
Claude pour la liquéfaction de l’air, l’azote et l’oxygène pour obtenir une meilleure performance.
La théorie, le principe de fonctionnement des cycles de liquéfaction des gaz, ainsi que
l’équipement utilisé constituent le contenu du troisième chapitre.
10-6
10-7
20nK 1983 Refroidissement des électrons du cuivre Lounasmaa
10-9
10-10
Figure 2.1 Différentes étapes vers les basses températures et leurs acteurs
T (K)
T (K)
108
Bombe H
108
Bombe H
106
T (K)
Explosion nucléaire
105
CRYOGENIE
108
10 4 Bombe H
Surface du soleil
107 Intérieur du soleil
Fusion du fer ( 1809 K )
103 Ebullition de l’eau ( 373 K )
106 Température du corps humain ( 310.6K )
Congélation de l’eau ( 273.15K
Explosion )
nucléaire
102 O2 liquide ( 90.2 K )
105 N2 liquide ( 77.3 K )
H2 liquide ( 20.4 K )
CRYOGENIE
101 4
He liquide ( 4.2 K )
104 3
He liquide ( 3.2 K )
4
He superfluideSurface
( 2.17 K )du soleil
4
1 Pompage
Fusion du fer He ( 1809 K )
Pompage 3He
103 Ebullition de l’eau ( 373 K )
10 -1 Température du corps humain Désaimantation
( 310.6K )
Congélation de l’eau ( 273.15K adiabatique
)
électrique
102 O2 liquide ( 90.2 K )
10-2 N2 liquide ( 77.3 K )
H2 liquide ( 20.4 K )
101 4
He liquide ( 4.2 K )
10-3 3
He liquide ( 3.2 K )
Réfrigérateurs
4
He superfluide ( 2.17 K )
à dilution 3He- 4 He 4
1 Pompage He
10 -4 Pompage 3He
10 -1 Désaimantation
adiabatique
électrique
10 -2
- les sciences physiques étudient des phénomènes spécifiques des basses températures
ou qui exigent d’y travailler : supraconductivité, physique nucléaire, magnétisme, technique des
gyroscopes de haute précision, électronique appliquée, etc.
- l’industrie chimique fait un usage croissant de l’oxygène pour les réactions et surtout
de l’azote pour l’inertage des atmosphères. La production en quantité massive de l’éthylène ne
peut se faire qu’à l’aide des basses températures pour sa séparation et sa purification finale.
- La biologie utilise le froid pour conserver divers produits (par Iyophilisation), pour la
préparation de produits pharmaceutiques et pour de nombreuses autres opérations.
- La médecine et la chirurgie emploient depuis longtemps des produits de base
préparés grâce à la cryogénie : oxygène, protoxyde d’azote, plasma sanguin, etc.
- Les liquides cryogéniques usuels tels que l’oxygène et l’azote et les gaz rares de
l’air sont employés en quantités massives dans la sidérurgie et la métallurgie (notamment
argon/hélium pour la soudure)
- Quant aux industries spatiales, on sait que l’oxygène, l’hydrogène, l’azote et l’hélium
liquide sont à la base même de leur existence. l’oxygène et l’hydrogène liquides assurent la
propulsion des fusées, l’azote et l’hélium sont indispensables pour assurer l’inertage et le bon
fonctionnement notamment des pompes d’alimentation à grand débit des moteurs de fusées.
Les liquides cryogéniques ont des caractéristiques spécifiques, qui nécessitent une
attention toute particulière mais qui offrent également de nouvelles possibilités d’utilisation. Au vu
de leurs faibles températures critiques et de leurs pressions critiques modérés , les cryogènes sont
souvent utilisés dans le domaine supercritique ; avec une transition continue de la phase liquide à la
phase gazeuse et une divergence de certaines propriétés thermodynamiques au point critique.
Les principaux fluides utilisés et leurs caractéristiques [22] sont donnés dans un tableau
(Annexe 1)
Les Propriétés thermiques sont associés aux vibrations des atomes autour de leur position
d’équilibre, aux mouvements des électrons, etc. L’amplitude des vibrations diminue avec la
température. D’autres effets peuvent aussi contribuer aux propriétés thermiques (caractéristiques
magnétiques, état supraconducteur, etc. )
c ph = β .T 3
12.π 4 .R
Avec T : température absolue β=
5.θ D3
13
h.v 3.N
θD =
σ 3π .V
Où h : Constante de PLANCK,
ce = γ .T
θ
Ainsi, à basse température T > D , la capacité thermique massique d’un métal
10
conducteur peut se mettre sous la forme :
c = β .T 3 + γ .T
b) Conductivité thermique :
Ke : la Conductivité électronique.
Et la Conductivité thermique peut être représentée par la somme des deux contributions
[22] :
K = Kph + Ke
Avec
ρ : Masse volumique
Kph / T3 = cte
Et
Ke = 1/3 Ce VF Le ρ = π2 n KB 2Tτ / 3me
VF : la vitesse de fermi
c) Dilatation thermique :
1 dL
α =
L dT
Tf
∆L / L = ∫ α (T )dT
Ti
A haute température, cette variation est proportionnelle à T, par contre à basse température,
elle est proportionnelle à T 4
Lorsqu’on construit une « structure » cryogénique, il est essentiel de prendre en compte les
propriétés mécaniques des matériaux [22] utilisés à la température de fonctionnement.
Les systèmes cubiques centrées (C. C) tels que le fer α , les aciers ferritiques ; les aciers
au carbone, Les aciers au nickel ( < 10 %) , le molybdène , le niobium , le chrome , le tungstène
deviennent souvent Fragiles aux basses températures.
Dans les structures hexagonales compactes , on peut citer le zinc , le béryllium , le titane,
le cobalt , le magnésium sont par fois fragiles , (zinc) , par fois ductiles (titane) , leur ductilité étant
toute fois diminuée par la présence d’impuretés et principalement par l’ O2, N2, H2 , …
2.3Transferts thermiques :
2.3.1 Conduction :
2
S surface d’échange en m
T p température de la paroi en K
2.3.3 Rayonnement :
Le rayonnement que l’on considère à basse température est essentiellement de très grande
longueur d’onde. C’est- à - dire dans l’infrarouge lointain. Le maximum d’énergie spectacle émise
correspond en effet à des longueurs d’onde qui vont de 9.65 Nm à température ordinaire à 725 Nm
à 4 K.
L’énergie WR émise par rayonnement d’une surface A est donnée par l’équation de STEFAN
BOLTZMANN : WR = σ e AT4
T : température en K
L’énergie rayonnée entre deux surfaces de températures T1 et T2 (T2 > T1) s’écrit :
WR = σ E A1 (T24 - T14 )
E : facteur qui tient compte des pouvoirs émissifs e2 et e2 des surfaces aux températures
T1 et T2.
Pour isoler les réservoirs cryogéniques, on dispose d’un nombre important de matériaux
isolants.
Le super isolant est toujours retenu pour les réservoirs de moins de 1000 L de capacité
destinés aux fluides tels que l’azote, l’oxygène, l’argon.
MOUSSES : elles sont régulièrement utilisées pour les gros stockages cryogéniques
(l’azote, méthane, etc). Les mousses présentent les avantages suivants : faible masse volumique,
fabrication aisée, coût relativement bas.
SUPER ISOLANTS : le principe d’un super isolant est de réduire les échanges de chaleur
par rayonnement sans augmenter les échanges par conduction solide tout en s’affranchissant de la
conduction gazeuse.
o le flux de chaleur par rayonnement peut être réduit en interposant entre la paroi
froide et la paroi chaude un certain nombre d’écrans réflecteurs.
o le flux de chaleur par conduction gazeuse peut être pratiquement annulé si la
pression inter paroi est faible (10-2 Pa).
o le flux par conduction solide est nul si on peut éliminer les contacts entre les écrans.
Le super isolant à pour rôle d’assurer le meilleur compromis pour réduire les principaux
flux de chaleur Il se compose d’une succession d’écrans réflecteurs [22] entre les quels sont
interposées des feuilles intercalaires peu conductrices. Les écrans réflecteurs sont constitués d’un
métal réfléchissant
Lignes de transfert, sont un élément essentiel dans la distribution des fluides cryogéniques,
elles existent sous forme rigide ou souple.
La qualité de l’isolant utilisé est essentielle dans la performance de la ligne, les différents
types sont :
Mousse de polyuréthane, Perlite sous vide, Alumine sous vide, Lignes super isolées.
Seule la ligne polyuréthane peut être conçue en un seul tronçon à condition de prévoir des
lyres de dilatation suffisantes. Tous les autres types de lignes fabriquées en atelier sont livrés en
tronçons de quelques mètres (6 à 10 m selon le cas). Pour ces lignes, il est nécessaire de joindre les
tronçons sans créer de fuites thermiques importantes.
2.4.4 Cryostats :
Les Cryostats réalisés actuellement sont en général métalliques (acier inoxydable le plus
souvent)
Dans quelques cas particuliers, on utilise des Cryostats en verre. Un Cryostat comporte
toujours une enceinte à double paroi, entre ces parois, on réalise un vide d’isolement thermique
poussé ( ≤ 10 -4 Pa).
Les Cycles de Liquéfaction
La réfrigération d’un système consiste à en extraire de l’énergie, cette énergie peut être reçue de
’extérieur au dissipée dans le système. On opère souvent dans ce cas à température constante. Par
contre, la liquéfaction Consiste à lui retirer de l’énergie afin de le refroidir de puis la température
ambiante jusqu’à son point de rosée, puis à condenser la vapeur saturée.
L’obtention et l’utilisation des gaz liquéfiés répondent à trois besoins essentiels [27] :
-obtention de gaz purs à partir d’un mélange de gaz
Le but initial de la liquéfaction des gaz était la séparation des mélanges gazeux et
l’obtention de gaz pur.
Les travaux des premiers chercheurs s’appliquaient à la séparation des fractions gazeuses de
l’industrie chimique, par ailleurs, ils cherchaient également à séparer les composants de l’air
(oxygène, azote, gaz rares)
Le transport des gaz à moyenne distance dans les canalisations ne se justifié que pour des débits
importants assurer en des points bien déterminés, avec une certaine permanence dans le temps.
Pour le gaz naturel, par exemple, son transport par gazoduc est rentable pour des parcours
terrestres où les débits sont importants et permanents. Pour les parcours maritimes on se heurte
alors à des difficultés sérieuses : les pipes sous –marins sont très coûteux et sont exposés à de hauts
risques. Pour les autres gaz tels que l’oxygène et l’azote ,par exemple,ils ont livrés par petites
quantités ,il n’est pas possible d’installer des canalisations de distribution.ces gaz sont généralement
livrés à l’état comprimé à 150 bar dans des bouteilles en acier . En raison de la grande épaisseur de
ces bouteilles appelées à résister à une pression intérieure assez élevée, On obtient, alors, un poids
important, la bouteille vide pèse 70 à 90 kg pour une charge utile de gaz inférieure à 10 kg.
Ceci a l’inconvénient du transport d’un poids mort de 7 à 9 fois supérieur à la charge utile entre le
lieu de production et le lieu d’utilisation.
La solution la plus intéressante de nos jours consiste à liquéfier les gaz et à les
transporter à l’état liquide par mer, par route ou par rail.
En effet, sous l’état liquide, un gaz occupe un volume environ 600 fois moindre que
celui qu’il occupe à l’état gazeux dans les conditions normales de température et de pression.
Au point d’arrivée, les gaz sont regazeifiés pour être distribués à la consommation. Le
gaz naturel, par exemple, est regazeifié puis distribué par canalisations.
L’oxygène et l’azote arrivent à l’état liquide aux centres de conditionnement où ils sont
regazeifiés et mis en bouteilles pour la distribution à courte distance.
c) Usage des basses températures :
Sous certaines conditions, la plupart des gaz ont des températures de condensation
inférieures à la température ambiante et même inférieures à 0°.
Les gaz liquéfiés peuvent donc se trouver à de basses températures et les applications y
sont nombreuses. Outre l’utilisation des gaz liquéfiés pour les besoins de la réfrigération et de la
climatisation, leur usage est également important dans l’industrie et dans les laboratoires de
recherche Où on a besoin d’effectuer des opérations et des expériences diverses à très basse
température.
Nous savons que la matière se présente sous trois états solide, liquide et gazeux
* La distance entre les particules (atomes, molécules, ions) qui constituent la matière
Les particules à l’état gazeux sont très éloignées les unes des autres, avec une agitation
rapide et désordonnée .On observe également de nombreux chocs entre elles.
Pour l’état liquide, les particules sont beaucoup plus rapprochées les unes des autres, Elles
se déplacent à faible vitesse donnant lieu à des associations temporaires (liaisons Faibles).
A l’état solide, les particules sont empilées dans un ordre régulier, elles sont très
rapprochées les unes des autres.
Sur ces bases, on pourra dire que le passage de l’état gazeux vers l’état liquide pourra
s’effectuer par la diminution de la distance entre les particules (rapprochement) et par le
ralentissement du déplacement de ces particules et on peut réaliser cela :
Conclusion : d’après ce qui précède, on voit qu’un gaz peut être liquéfie si on le comprime
Un cycle idéal de liquéfaction sera idéal s’il réalise la production de liquide avec le
maximum de rendement, c’est –à -dire le minimum de consommation d’énergie extérieure. Un tel
cycle devra donc pour cela faire appel à certaines transformations qui caractérisant le cycle de
Carnot. La différence avec celui – ci est qu’il s’agira d’un cycle ouvert, car le liquide produit est
supposé être retiré du système en continu.
‚ ƒ
•
- de 2 en 3 : une détente isentropique ; le point 2 sera choisi de telle sorte qu’en 3 le palier
de liquéfaction correspondant à la pression la plus basse possible (celle du point 1, c’est –à –
dire la pression atmosphérique) soit atteint. On obtiendra ainsi la liquéfaction à 100% du
gaz comprimé en 1-2, le travail nécessaire à la liquéfaction est représenté par l’aire 1- 2- 3-
4.
Remarque : on notera que cette aire se décompose en aire 1- 1’ - 4 , chaleur (ou travail )
nécessaire pour refroidir le gaz à la température de liquéfaction T3 et en 1’,2,3,4 travail
En cryogénie, l’écart important entre la source chaude et la source froide, ne permet pas
d’envisager pratiquement la réalisation du cycle de Carnot, qui demeure un cycle idéal, de référence
seulement.
Isobares (cycle d’ERICSSON) figure 3.2, si l’échange isotherme 1-2 du cycle d’Ericsson
est remplacé par une détente adiabatique réversible, on obtient le cycle de SIEMENS.
Si l’on remplace, en outre l’échange isotherme à la température ambiante 3-4 par une
compression adiabatique réversible, on obtient le cycle BRAYTON figure 3.3
L’échange de chaleur entre le fluide haute pression et le fluide basse pression peut
s’effectuer en faisant circuler soit un débit continu dans un échangeur à contre – courant, soit un
débit alterné dans un régénérateur ; on définit ainsi deux catégories de cryogénérateurs [22], [29] :
Ces cycles font appel à deux types de détente qui permettent de refroidir et ⁄ ou liquéfier
les fluides Cryogéniques ; la détente isenthalpique et la détente par extraction d’énergie :
Détente avec extraction d’énergie : est une détente isentropique qui fourni un travail.
La détente d’un gaz sous pression au travers d’un orifice ou d’une vanne, sans échange de
travail ni de chaleur avec le milieu extérieur est un processus à enthalpie constante (∆H=0) figure
3.4.a.
b) Cycle de BRAYTON :
Le cycle de Claude est l’assemblage d’un cycle de Brayton à un ou plusieurs étages et d’un
cycle de Joule Thomson (figures 3.6.a et b) le cycle de Brayton prèrefroidit Le cycle de Joule
Thomson .Afin d’accroître l’efficacité des cycles de réfrigération, le nombre d’étages de détente
avec extraction d’énergie peut être augmenté, les températures de ces étages sont alors échelonnées
La détente finale peut, dans le cas de grosses machines, être effectuée en extrayant de
l’énergie,
Dans le cas des machines de type SOLVAY, la détente s’effectue au moyen d’un
détendeur mécanique froid, le régénérateur est fixe.
Dans le cas des machines de type GIFFORD –MACMAHON, qui sont les plus répandues
pour les faibles puissances, il n’y a pas récupération du travail de détente, ce qui nécessite une
consommation spécifique plus élevée .ces machines comportent un simple piston – déplaceur
commandé mécaniquement ; le régénérateur étant généralement incorporé à ce déplaceur.
b) Machines STIRLING :
Initialement développées comme moteurs, ces machines sont actuellement utilisées en tant
que machines frigorifiques en décrivant le cycle en sens inverse.
Ce type de machines peuvent être à régénérateur et pistons moteurs mobiles ou à
régénérateur fixe et comportant soit deux pistons (moteur et détendeur), soit un piston et un
déplaceur.
Les machines STIRLING ne nécessitent aucun clapet, ce qui représente un atout pour leur
fiabilité.
c) Machines à tube à gaz pulsé :
Leur principe a été proposé par GIFFORD et LONGSWORTH dés 1963. Leur principal
avantage par rapport aux machines à cycle de STIRLING l’absence des pièces mobiles à froid.
d) Machines Vuilleumier :
Dans ce type de machines- rarement utilisé – le compresseur mécanique est remplacé par
un compresseur thermique conduisant à une machine tritherme –à trois températures différentes
(T , T , T ) , une énergie ϕ
a c f c est fournie à la source chaude Tc , l’énergie ϕ f est absorbée à la source
Ces Cycles reposent sur l’effet magnéto calorifique l’application d’un champ magnétique
augmente l’alimentation d’un matériau paramagnétique et entraîne un dégagement de chaleur.
Cet effet est réversible et une désaimantation adiabatique va donc s’accompagner d’un
refroidissement.
Les compresseurs alternatifs secs ; sont chers et peu faibles et les compresseurs lubrifiés,
qui ont une grande fiabilité mais polluent les gaz par de l’huile.
- Les aérosols sont arrêtés par une série de filtres coalesceurs qui agglomèrent les minuscules
vésicules sur des fibres, elles – mêmes de très petit diamètre. les gouttes d’huile s’écoulent
ensuite par gravité à l’intérieur du milieu filtrant et sont collectées à la partie inférieure de la
boîte à filtre. Cette huile est recyclée au compresseur ;
- La très faible quantité de vapeur d’huile est absorbée sur un lit de charbon actif spécial
fonctionnant à la température ambiante .un filtre arrête les particules qui pourraient être
relâchées parle charbon actif.
Pour des débits volumétriques de fluides cryogénique importants (jusqu'à 300 l/s) on
recommande les compresseurs centrifuges qui ont l’avantage de supporter les grandes vitesses
(40000 à 100000 tr/min) et ne pas apporter de pollution.
3.5.2 Les échangeurs :
Mis à part les appareils de laboratoire , dont certains utilisent des échangeurs bobinés , les
réfrigérateurs modernes sont construits avec des échangeurs à plaques ailettées en alliage
d’aluminium , qui sont compacts et efficaces [22] .
Le régénérateur est destiné à stocker momentanément la chaleur cédée par le fluide haute
pression s’écoulant de la température ambiante Tc à la température froide Tf avant de la restituer à
ce fluide repassant de Tf a Tc après détente. Il joue un rôle essentiel dans l’efficacité d’un
cryoréfrigérateur à flux alterné, idéalement, ce régénérateur devrait avoir :
- Une capacité thermique infinie par rapport à celle du fluide cryogénique pour limiter ses
oscillations en température, lors des alternances de flux.
- Une conduction thermique nulle longitudinalement pour empêcher les apports de chaleur
parasite par conduction du bout chaud au bout froid.
- Une conduction thermique infinie dans le sens radial pour assurer une bonne diffusivité
thermique lors des échangeurs ;
- Un volume mort minimal (c’est –à -dire une porosité faible) ;
- Une perte de charge minimale à l’écoulement du fluide cryogénique (transparence élevée)
afin de limiter l’énergie de compression non utile au cycle.
a) Le détendeur alternatif :
Fut la première de détente utilisée. Il est encore apprécié par les opérateurs de petits
appareils de laboratoire qui peuvent en assurer facilement l’entretien. Sa vitesse de rotation est
limitée à 300 tr/ min .lorsque la débit volumétrique à traiter augmente, il devient rapidement
impossible d’augmenter la cylindrée et la vitesse de rotation. Seule la turbine permet d’apporter la
fiabilité et l’efficacité requises [22], [29].
a)Température limite :
Pour les machines à faible puissance, l’importance des entrées parasites de chaleur peut
affecter très sensiblement la température limite.
• Machines à flux continu :
La limite des machines de Joule Thomson ou de Claude est donnée par la température
d’ébullition du fluide cryogénique utilisé qui est à la base pression du cycle , autour de 4.5 k pour
l’hélium .La compression cryogénique permet d’atteindre des températures inférieures à 1.7 k.
• Machines à flux alterné :
La limite minimale atteinte avec des machines à flux alterné est limitée par la perte
d’efficacité du régénérateur aux basses températures. L’utilisation de plusieurs étages de détente et
de régénération permet d’évacuer une charge thermique à une température intermédiaire. Les
machines à un seul étage avec régénérateur en laiton ou en acier inoxydable permettent d’atteindre
30 K, l’adjonction d’un second étage de régénération en plomb reporte la limite au voisinage de
10 K.
b) Puissance frigorifique
Elles sont utilisées pour les fortes puissances de réfrigération, en particulier les machines
de Baryton et de Claude. Les domaines d’utilisation des machines à flux continu sont :
- La liquéfaction d’hélium pour laboratoire : de 5 à 200 L/h
- La liquéfaction d’hélium en sotie des installations d’extraction : de 500 à 3000 L/h ;
- La liquéfaction d’hydrogène : de 500 à 40 000 L/h ;
- La réfrigération en circuit fermé à environ 4.5 K : de 20 à 20 000 W.
- La réfrigération à environ 20 K : de 200 à 20 000 W.
Pour les très faibles puissances, les machines de Joule –Thomson sont utilisées à 80
K malgré leur faible rendement mais à cause de leur simplicité. Associées à des machines à
régénérateur elles permettent aussi d’atteindre 4.5 K dans un encombrement réduit pour refroidir
des systèmes A faibles pertes. Les machines de Bray ton sont peu adaptées aux faibles puissances
(< 1W à 10K et < 100W à 100K), En particulier à cause de la masse et de l’encombrement des
compresseurs et détendeurs alternatifs, De la difficulté de miniaturiser les turbines de détente en
conservant un rendement acceptable
• Machine à flux alterné
Elles sont principalement utilisées pour des puissances inférieures à 5W à 10K et 500W à
100K.
Le domaine des fortes puissances est pratiquement interdit aux cycles à régénération car
l’augmentation de la cylindrée et de la fréquence de fonctionnement est limitée, le volume et la
masse du régénérateur deviennent vite problématiques
Cycle de CLAUDE
Pour la liquéfaction de l’air
4.1 L’historique et développement du cycle de Claude
En la même année 1902, LINDE a récupéré pour la première fois à partir de l’air de
l’oxygène pur. cette production d’ oxygène par rectification était une incitation pour CLAUDE afin
de développer son cycle et faire le mieux ; il a construit ce qu’on appelle « retour en arrière » où il
a placé un échangeur de chaleur sous forme de tubes verticaux disposés dans la partie inférieure de
la colonne de distillation , cet échangeur joue le rôle d’un bouilleur , le condensation de reflux
légèrement enrichi en O2 alimente le milieu de la colonne de distillation , le gaz restant légèrement
enrichi en N2 a été condensé dans les autres tubes coulant en bas et détendre dans la partie
supérieure de la colonne , mais en utilisant cette méthode , l’ O2 et N2 obtenus ne sont pas de degré
de pureté élevé , donc ils ont aboutir à une solution « colonne double » où on peut avoir un degré de
pureté acceptable .
C’est l’une des parties les plus importantes de l’installation ; l’air est aspiré à 12 mètres du
sol grâce à un turbocompresseur. Si l’on prend un débit entrant d’environ 30.000 m3/h (débit
mesuré à la pression atmosphérique, à la température de 15°C), cela donne lieu à la production de
400 t/jour de gaz liquides (azote, oxygène et argon).Lors de son aspiration, l’air est
comprimé à environ 5 bars.
L’air ambiant n’est pas pur, il est donc indispensable de le purifier en piégeant ses
constituants (humidité, dioxyde de carbone, hydrocarbures, particules de poussière) afin d’éviter la
formation de bouchons de neige carbonique et de glace lors de refroidissement.
Un premier niveau d’épuration est réalisé grâce à des filtres retenant les particules de plus
de 2 microns. Une seconde étape a ensuite lieu, l’air est filtré par un tamis moléculaire rempli
d’alumine et de zéolithe ; afin d’accélérer cette opération, deux tamis fonctionnent en alternance,
pendant que l’un est utilisé, l’autre est régénéré.
Il se fait dans des échangeurs de chaleur à contre – courant, soit dans les régénérateurs ou
échangeurs réversibles en même temps que l’épuration.
Une partie de l’air est liquéfiée dans la ligne d’échange,La production de froid nécessaire
est obtenue par détente avec travail extérieur dans une turbine ou pour les faibles débits, dans un
détendeur à piston, cette détente est toujours limitée aux conditions thermodynamiques qui évitent
l’apparition de liquide.
4.2.5 La distillation :
Pour effectuer la séparation, il faut porter l’air à la température de rosée grâce à une
récupération des frigories des gaz sortant des colonnes de distillation.
L’air devenu liquide est remonté dans une colonne de distillation pour séparation d’azote.
L’azote est le gaz qui se liquéfié à la température la plus basse pour une pression donnée, dans la
colonne de distillation, ce gaz est dans des conditions ne lui permettant pas de rester liquide,
l’azote redevient donc gazeux et remonte la colonne de distillation.
Cette loi physique a pour conséquence une accumulation d’azote pur en tête des
colonnes.Un circuit complémentaire constitué d’un compresseur et de turbines de détente permet
de liquéfier l’azote gazeux accumulé en tête de colonne, à ce moment là la pureté de l’azote est de
99,95%.
Le troisième constituant de l’air – argon – est faiblement représenté, mais il est « piégé »
de la même façon que l’oxygène ou l’azote.
- un compresseur
- Un premier échangeur de chaleur, à la suite duquel une fraction importante du gaz à
haute pression passe dans une machine de détente et est envoyé vers le gaz à basse
pression.
- Un deuxième et un troisième échangeur, dans lesquels passe le reste du gaz à haute
pression.
- Une vanne de détente.
- Un réservoir de liquide avec séparation du gaz qui retourne au compresseur à
travers les trois échangeurs.
- Une entrée du gaz frais au compresseur.
- Une extraction du liquide
Figure 4.1 schéma de principe de cycle de Claude
Le principe de fonctionnement est comme suit (Figure 4.2) : le gaz est d’abord
comprimé de P1à P2 à température constante, il est refroidi de 2 en 3 dans le premier échangeur.
Une partie me est détendue dans la turbine par une détente isentropique qui l’amène en e, ce gaz
s’ajoute ensuite au courant gazeux qui revient du réservoir de liquide. Le reste du gaz traverse les
deux autres échangeurs en 4 et 5, il subit une détente isenthalpique dans la vanne et pénètre dans
le réservoir. Une partie se liquéfiée et évacuée en f, la partie gazeuse se dégage en g et traverse
toute la série des échangeurs, après mélange en e avec la partie me, le courant gazeux est réchauffé
à T1 et retourne à l’aspiration du compresseur avec une masse m1 de gaz frais.
C’est une détente isenthalpique sans travail extérieur ce type de détente , qui est le premier
mode fondamental de production du froid ,se produit par passage d’un gaz réel dans un orifice
étroit, les échanges de chaleur avec l’extérieur étant supprimés par un calorifuge .
Soit une masse de gaz unité qui s’écoule à travers un orifice .la pression passe P1 à P2 de
et le volume de V1 à V2
W = P2 V2 − P1 V1
U 2 − U 1 = −W = P1V1 − P2V2
U 2 + P2V2 = U 1 + P1V1
H 2 = H1
L’enthalpie du gaz n’a pas donc varié, la détente JOULE THOMSON est isenthalpique
dH = 0 .
dH = δQ + VdP = 0
∂Q
Avec Cp = : Chaleur spécifique à pression constante.
∂T P
∂Q
h= : Chaleur de compression isotherme.
∂P T
D’où Cp dT + (h + V )dP = 0
h +V
Et µ j −T = −
Cp
∂V
h = −T
∂T P
∂V
T −V
∂T P
µ j −T =
Cp
Les gaz réels, leur coefficient est en général positif et les gaz se refroidissent par détente,
∂V
mais l’inverse peut être vrai selon les valeurs respectives de T et deV .
∂T P
La deuxième méthode pour produire les basses températures ; c’est la détente adiabatique
du gaz à travers une machine d’expansion, pour ce cas idéal la détente est réversible et adiabatique
(isentropique) , on définit alors un coefficient de détente isentropique
∂T
µS =
∂P S
T ∂V
Les deux facteurs et sont toujours positifs donc µ s est toujours positif ; la
Cp ∂T P
détente avec travail extérieur provoque toujours, à l’inverse de la précédente, le refroidissement du
gaz traité.
On pouvait d’ailleurs s’y attendre car le travail produit par le système est, en vertu du
principe de l’équivalence compensé par diminution d’énergie interne, donc de la température.
La détente isentropique, pour une même température de départ et entre deux pressions
données, provoque un abaissement de température plus important que la détente isenthalpique,
V T ∂V T ∂V
(Le coefficient J − T : µ J −T = − est plus petit que le coefficient µ s = )
C P C P ∂T P C P ∂T P
Elle est donc plus intéressante, mais son emploi est toujours combiné avec celle-ci car il n’est pas
possible, pour des raisons technologiques, d’admettre la présence de liquide dans les machines de
détente.
4.5 L’air
Les gaz de l’air, plus communément appelés « gaz industriels » font partie de notre vie
quotidienne et concernent toutes les industries. [33]
Tout a commencé avec l’électrolyse de l’eau afin d’en extraire l’oxygène pour une
utilisation médicale .la première clientèle était donc constituée de pharmaciens. Cela se passait
dans les années 1890.
Peu de temps après 1895, deux méthodes développées en parallèle par CARLVAN
LINDE et GEORGES CLAUDE ont abouti à la production industrielle d’air liquide puis d’azote et
d’oxygène.
L’air que nous respirons est majoritairement constitué d’azote (78.09%),
d’oxygène(20.95%)et d’argon(0.93%), l’observation des caractéristiques physiques et l’application
du principe de détente des gaz ont permis la liquéfaction de l’air , puis la séparation de ses
principaux composants ,en effet, l’azote, l’oxygène et l’argon ont une température de liquéfaction
différente . il est donc possible de les séparer par distillation fractionnée .on peut ainsi obtenir des
séparations très efficaces et des gaz de grande pureté.
L’air en tant que mélange de gaz et ses composants (H e , H 2 , N e , N 2 , CO , Ar , O2 , CH 4 , Kr )
en tant que corps purs font partie de la catégorie des gaz dit « permanents ».
On appelle gaz permanent « tout gaz qui ne peut se liquéfier par simple augmentation de
pression »[Larousse, 1972]
Dans un langage scientifique, on dirait « tout gaz dont la température critique est inférieure
à la température ambiante ».
métaux.
3°) Bactéries et poussières
4.5.2 Propriétés et utilisations de l’azote et de l’oxygène
4.5.2.1 L’oxygène :
L’oxygène est un gaz dans les conditions ordinaires 15°c et 760 mm Hg, l’oxygène est un
gaz indispensable à la vie, il est incolore, sans odeur, et sans saveur, à la pression atmosphérique
pour des températures inférieures à – 183° c, c’est un liquide bleu pâle
C’est un gaz très réactif qui se combine directement à la plupart des éléments pour former
des oxydes.
Propriétés physiques : formule chimique O2
Numéro atomique Z= 8
Masse molaire 31.9987 g / mole
Propriétés biologiques :
L’oxygène est le gaz nécessaire à la vie. Dans l’air que nous respirons, il représente
20.94% en volume, le reste étant constitué d’azote, argon, etc.
Des atmosphères sous – oxygénées (moins de 17 % en volume d’oxygène) entraînent des
dommages graves, pouvant conduire à la mort par asphyxie si la teneur en oxygène se raréfie
(moins de 12 % en volume).
Il faut cependant rappeler que contrairement à l’opinion couramment répandue, une
atmosphère sous – oxygénée ne provoque pas chez un individu en bonne santé, de gêne respiratoire
ou d’impression d’étouffement sensible, mais se manifeste par des caractères mineurs, qui sont à
peu prés ceux des périodes de débuts d’anesthésie (troubles de l’équilibre, vertiges,…..) Si
L’atmosphère contient moins de 7% en volume d’oxygène, l’asphyxie est très rapide, sans
symptômes annonciateurs.
On peut par contre, à la pression ambiante, respirer sans danger des atmosphères contient
jusqu’à 75 % volume d’oxygène (sans danger pour l’organisme, mais avec de très gros risques
d’inflammation des matières organiques). Pour des teneurs supérieures à75 % en volume, les
symptômes d’hyperoxie apparaissent : Crampe, nausées, hypothermie, amblyopie, gêne respiratoire,
bradycardie, syncope, Crise convulsive pouvant entraîner la mort.
4.5.2.2 l’azote
L’azote est un gaz dans les conditions ordinaires 15 °c et 760 mmHg. L’azote est un
gaz incolore, sans odeur et sans saveur. C’est le composant principale de l’air (78.08 % en volume)
L’azote est livré soit gazeux sous pression dans des bouteilles, soit liquide à basse
température sous sa propre pression de vapeur saturante.
Propriétés biologiques :
L’azote est un gaz physiquement inerte, non toxique. Par déplacement de l’oxygène
de l’air, il peut avoir des effets nocifs sur l’organisme en réduisant la pression partielle de l’oxygène
dans les poumons et agir comme asphyxiant.
Les domaines d’utilisation des gaz industriels sont donnés dans le tableau suivant
4 eme fonction : le rapport entre le travail théorique minimum et le travail réel nécessaire
pour le système appelé le rendement thermodynamique
− Wi m
Noté FOM = 0 < FOM < 1
− W mf
5.3 Les paramètres qui influent sur la performance d’un système réel.
1. admettant que le gaz à liquéfier (air, azote, oxygène) est un gaz parfait
2. le transfert de chaleur vers l’extérieur est nul
3. les énergies potentielle et cinétique sont négligeables devant l’enthalpie.
4. le système possède une seule entrée et une seule sortie.
5. aucune perte de charge à travers les tubes ni les échangeurs de chaleur.
6. la chaleur spécifique ne varié pas avec la température.
7. admettant que toutes les transformations sont réverssibles.
- la température ( T1 = 300 K )
Pour les trois gaz (air, azote et l’oxygène) on a utilisé des diagrammes (T-S) pour la
détermination des enthalpies et des entropies, telles que :
entropie S f [kj kg .k ] .
On a [36] h = u + Pv 5.1
du = dq − Pdv 5.3
dq = Tds 5.4
PV = nRT 5.6
Faisant sortir le volume v en fonction de la pression p et la température T :
nRT
V= 5.7
P
mRT 1
V= . 5.8
M P
mRT dP
dh = TdS + 5.9
M P
∂S ∂S
S (T, P) dS = dT + dP 5.10
∂T P ∂P T
dS
Sachant que [35], [36] Cp= T
dT P
dS ∂V
= −
dP T ∂T P
1 dV
Le Coefficient de dilatation thermique isobare α est donné par : α=
V dT P
1
Pour le Cas d’un gaz parfait [28] α=
T
CP V
D’où l’équation 5.10 devient : dS = dT − dP 5.11
T T
mRT 1
Et V=
M P
CP mR dP
L’équation 5.11 devient : dS = dT − 5.12
T M P
W
5.4.3.3 le travail nécessaire par unité de masse du gaz comprimée − [kj kg ]
m
V2 V2
ϕ net − Wnet = ∑sortie m h + + gz − ∑entrée m h + + gz 5.13
2 2
h : l’enthalpie
− We = me (he − h3 ) 5.15
Si le travail produit par la détente est utilisé pour aider à la compression [29], le travail nécessaire
me
Avec X = la fraction du gaz passant par l’expandeur
m
h1 − h2 h − he′
y= +x 3 5.17
h1 − h f h1 − h f
mf
Avec y=
m
5.4.3.5 le travail nécessaire par l’unité de masse du gaz liquéfiée − W mf [Kj Kg ]
− Wi& m
Il est donné [29] : FOM= 5.19
−W mf
Avec − Wi m : c’est le travail théorique minimum [Kj Kg ] d’un cycle idéal (chapitre 3)
Car S 2 = S f
− Wi m = Ti (S i − S f ) − (hi − h f ) = − Wi mf 5.22
Donc : m = mf et y =1
Le travail net nécessaire est négatif. (Absorbé par le système), donc le terme
− Wi m f est un nombre positif.
L’équation 5.22 donne le travail minimum nécessaire pour liquéfier le gaz, c’est cette
valeur que n’importe quel système pratique doit s’approchée.
Le tableau 5. 1 suivant [29] donne le travail idéal de certains gaz à T=300K et P= 101.3KPa
(w m )T =cte
RcpT = 5.24
(w m )ind
Avec (w m )T =c : le travail nécessaire pour le processus de compression isotherme et
réversible
( w m)reél
RexMC = 5.28
( h3 −he )réel
On constate que le rendement global du compresseur n’a pas d’effet sur le liquide produit
par contre le travail nécessaire est directement lié à ce coefficient [29]
−
w
=
1
[T1 (S1 − S 2 ) − (h1 − h2 )] 5.29
mf yRcp
h1 − h2 h − he
y= + x.Rexad 3 5.32
h1 − h f h1 − h f
L’équation 5.16 devient :
w [T1 (S1 − S 2 ) − (h1− h2 )]
− = − x.(w m )réel 5.33
m Rcp
De l’équation 5.28 on aura :
h1′ − h g
Donc : Re = 5.38
h1 − hg
mf h − h2 h − he
y= = 1′ + xRexad 3 5.40
m h1′ − h f h1′ − h f
(h − h f ) + (h1 − hg ).Re
5.41
g
h2 − hg h3 − he
Recri = − xRexad 5.42
h1 − h g h1 − hg
liquéfiée.
Et on a : h1′ = h1 Re + (1 − Re )hg
fixant la fraction x du gaz passant par l’expandeur. Si on tape 2, on varié la fraction x et en fixant
la température T3
Début
Données initiales
P1,T1 , S1 , h1 , Cp , Ma, M , R, T2 , hf , Sf , hg , Rcp, Rexad , Rexmc
Si T3 = Cte
ou
X = Cte
Calcul de h2 , , S 2, , h3 , he , Te
Calcul de Wi
non Si oui
Re = 100%
Calcul de Calcul de
h1′ , y r , ( wsp / m ), (w m )réel , FOM r , (w m f )
réel y, ( w / m ), ( w / m f ), FOM
fin
Résultats et Discussion
6.1 Présentation des résultats
prenant en considération les effets des rendements des différents appareils composants le système à
savoir le rendement global du compresseur Rcp, les rendements adiabatique et mécanique de
l’expandeur Rex ainsi que le rendement de l’échangeur thermique Re.
Les intervalles de variation de la pression P 2 et de la température T 3 sont :
Pour la fraction X du gaz passant par l’expandeur est maintenue constante est égale à 0.54
2 eme cas : pour savoir les effets des rendements du compresseur et de l’expandeur sur le
travail on a pris les valeurs suivantes : Rcp = 70% , Rex = 80% , Re = 100%
Les résultats montrent (figures 6.1,d,e,f ) que l’effet de changement des rendements
du compresseur et de l’expandeur est important, il influe considérablement sur l’augmentation du
travail.
A titre d’exemple, pour l’air, le travail augmente de 720 [Kj/Kg] à 1700 [Kj/Kg] pour
une pression P 2 égale à 1 MPa
3 eme cas : pour mettre en évidence l’effet du rendement de l’échangeur thermique sur le travail
dans ce cas, on prend : Rcp = 70% , Rex = 80% , Re = 95%
Les figures 6.1,g,h,i illustres que le rendement de l’échangeur n’est pas négligeable, il
influe d’une façon importante sur le travail, prenant le même exemple, le travail pour l’air
augmente de 1700 [Kj/Kg] à 2100 [ Kj/Kg ] à pression P 2 égale à 1 MPa
Pour P 2 égale à 8 MPa, la fraction Y égale à 0.2700 plus importante que celle de l’air
et de l’oxygène.
Pour un rendement critique Recri égale ou inférieur à 80%, le cycle de CLAUDE pour
la liquéfaction de l’air ne donne aucune quantité liquéfiée ( y =0)
Les figures 6.3,a,b ,c illustres que le rendement thermodynamique FOM prend des valeurs
faibles quand la pression P 2 augmente et la température T 3 diminue.
Dans ce cas , on a obtenu un rendement qui dépasse l’unité , pour des pressions
faibles,car c’est un cas théorique.
Les résultats montrent que le travail prend des valeurs considérables quand la fraction X
du gaz passant par l’expandeur diminue (figures 6.4,a,b,c)
Dans ce cas, l’oxygène présente un travail minimal 425 [Kj/Kg] par rapport à l’air et
l’azote.
A titre d’exemple, w m f égal à 1100 [Kj/Kg] pour l’oxygène plus petit que ceux de
l’air et l’azote.
On constate que le travail augmente (figures 6.4,g,h,i), pour l’oxygène est égal à 1300
[Kj/Kg ] par rapport au deuxième cas, il est important.
b) L’effet sur la fraction y liquéfiée :
Dans ce cas, l’azote présente une fraction liquéfiée importante égale à 0.3450 par rapport à
l’air et à l’oxygène.
On remarque selon les figures 6.6,a,b,c que le rendement thermodynamique FOM prend
des valeurs faibles quand la fraction X du gaz qui passe par l’expandeur est faible.
Comme les rendements des appareils sont prisent égal à 100%, un cas théorique, on a
obtenu un rendement thermodynamique qui dépasse l’unité.
Le même cas, de l’azote, FOM égal à 0.5070 plus faible par rapport au deuxième cas à
cause de la diminution du rendement de l’échangeur thermique (figures 6.6, g, h, i)
W/mf en fonction de T3(air): X=0.54,Rcp=100%,Rex=100%,Re=100%
1700
P2=1MPa
1600 P2=2MPa
P2=3MPa
P2=4MPa
1500
P2=5MPa
P2=6MPa
1400 P2=7MPa
P2=8MPa
1300
W/mf (kj/kg)
1200
1100
1000
900
800
700
Figure 6.1.a Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’air
1600
P2=1MPa
1500 P2=2MPa
P2=3MPa
1400 P2=4MPa
P2=5MPa
P2=6MPa
1300 P2=7MPa
P2=8MPa
W/mf (kj/kg)
1200
1100
1000
900
800
700
600
200 220 240 260 280 300
la température T3(K) du gaz à l'entrée de l'expandeur
Figure 6.1.b Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’oxygène.
W/mf en fonction de T3(N2):X=0.54,Rcp=100%,Rex=100%,Re=100%
1700
P2=1MPa
1600 P2=2MPa
P2=3MPa
1500 P2=4MPa
P2=5MPa
P2=6MPa
1400 P2=7MPa
P2=8MPa
W/mf (Kj/Kg)
1300
1200
1100
1000
900
800
700
Figure 6.1.c Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’azote
W/mf en fonction deT3(AIR):X=0.54,Rcp=70%,Rexp=80%,Re =100%
3400
P2=1MPa
3200 P2=2MPa
P2=3MPa
p2=4MPa
3000 P2=5MPa
P2=6MPa
P2=7MPa
2800
P2=8MPa
W/mf (kj/kg)
2600
2400
2200
2000
1800
1600
Figure 6.1.d Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’air
P2=1MPa
3200 P2=2MPa
P2=3MPa
P2=4MPa
3000
P2=5MPa
P2=6MPa
2800 P2=7MPa
P2=8MPa
W/mf (kj/kg)
2600
2400
2200
2000
1800
1600
Figure 6.1.e Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’oxygène.
W/mf en fonction de T3 (N2):X=0.54,Rcp=70%,Rex=80%,Re=100%
3600
3400
P2=1MPa
P2=2MPa
3200 P2=3MPa
P2=4MPa
3000 P2=5MPa
P2=6MPa
P2=7MPa
2800 P2=8MPa
W/mf (Kj/Kg)
2600
2400
2200
2000
1800
1600
Figure 6.1.f Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’azote.
W/mf en fonction de T3(AIR):X=0.54,Rcp=70%,Rex=80%,Re=95%
4400
4200
4000 P2=1MPa
P2=2MPa
3800 P2=3MPa
P2=4MPa
3600 P2=5MPa
P2=6MPa
3400 P2=7MPa
P2=8MPa
W/mf (Kj/Kg)
3200
3000
2800
2600
2400
2200
2000
1800
200 220 240 260 280 300
La température T3(K) du gaz à l'entrée de l'expandeur
Figure 6.1.g Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’air.
3200
3000
2800
2600
2400
2200
2000
1800
200 220 240 260 280 300
La température T3(K) du gaz à l'entrée de l'expandeur
Figure 6.1.h Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’azote
W/mf en fonction de T3(O2):X=0.54,Rcp=70%,Rex=80%,Re=95%
4000
P2=1MPa
3800 P2=2MPa
P2=3MPa
3600 P2=4MPa
P2=5MPa
3400 P2=6MPa
P2=7MPa
3200 P2=8MPa
W/mf (Kj/Kg)
3000
2800
2600
2400
2200
2000
1800
Figure 6.1.i Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la température T3 du gaz à l’entrée de l’expandeur pour l’oxygène
y en fonction de T3 (air):X=0.54;Rcp=100%,Rex=100%,Re=100%
0.28
0.27
0.26 P2=1MPa
P2=2MPa
0.25
0.26
0.25 P2=1MPa
P2=2MPa
0.24 P2=3MPa
la fraction Y du gaz liquéfée
P2=4MPa
0.23 P2=5MPa
P2=6MPa
0.22
P2=7MPa
0.21 P2=8MPa
0.20
0.19
0.18
0.17
0.16
0.15
0.14
0.13
0.12
0.11
200 220 240 260 280 300
la température T3(K) du gaz à l'entrée de l'expandeur
0.28
0.27 P2=1MPa
P2=2MPa
0.26 P2=3MPa
0.22
0.21 P2=1MPa
P2=2MPa
Y en fonction de T3 (O2):X=0.54;Rcp=70%,Rex=80%,Re=100%
0.21
P2=1MPa
0.20 P2=2MPa
P2=3MPa
0.19 P2=4MPa
La fraction Y du gaz liquéfiée
P2=5MPa
0.18 P2=6MPa
P2=7MPa
0.17 P2=8MPa
0.16
0.15
0.14
0.13
0.12
0.11
0.10
0.09
0.17
0.16
0.15
0.14
0.13
0.12
0.11
0.10
0.20
0.19 P2=1MPa
P2=2MPa
0.18 P2=3MPa
P2=4MPa
0.17
0.14
0.13
0.12
0.11
0.10
0.09
0.08
0.07
Y en fonction de T3(O2):X=0.54,Rcp=70%,Rex=80%,Re=95%
0.19
0.18 P2=1MPa
P2=2MPa
la fraction Y du gaz liquéfiée
0.17 P2=3MPa
P2=4MPa
0.16 P2=5MPa
P2=6MPa
0.15 P2=7MPa
P2=8MPa
0.14
0.13
0.12
0.11
0.10
0.09
0.08
0.07
1.2
0.8
0.7
0.6
0.5
0.4
200 220 240 260 280 300
La température T3(K) du gaz à l'entrée de l'expandeur
1.1
Le rendement thermodynamique (FOM)
1.0
P2=1MPa
P2=2MPa
P2=3MPa
0.9 P2=4MPa
P2=5MPa
P2=6MPa
0.8 P2=7MPa
P2=8MPa
0.7
0.6
0.5
0.4
1.2
0.8
0.7
0.6
0.5
0.4
200 220 240 260 280 300
La température T3(K) du gaz à l'entrée de l'expandeur
P2=2MPa
0.40 P2=3MPa
P2=4MPa
0.38 P2=5MPa
P2=6MPa
0.36 P2=7MPa
P2=8MPa
0.34
0.32
0.30
0.28
0.26
0.24
0.22
0.20
0.18
200 220 240 260 280 300
La température T3(K) du gaz à l'entrée de l'expandeur
0.48
P2=1MPa
0.46
0.38
Le rendement thermodynamique(FOM)
0.36 P2=1MPa
P2=2MPa
0.34 P2=3MPa
P2=4MPa
P2=5MPa
0.32 P2=6MPa
P2=7MPa
0.30 P2=8MPa
0.28
0.26
0.24
0.22
0.20
0.18
0.16
200 220 240 260 280 300
La température T3(K) du gaz à l'entrée de l'expandeur
0.36
0.34 P2=1MPa
Le rendement thermodynamique (FOM)
P2=2MPa
P2=3MPa
0.32 P2=4MPa
P2=5MPa
0.30 P2=6MPa
P2=7MPa
P2=8MPa
0.28
0.26
0.24
0.22
0.20
0.18
0.16
0.38
0.28
0.26
0.24
0.22
0.20
0.18
W/mf (Kj/Kg)
P2=8MPa
850
800
750
700
650
600
550
500
450
400
0.48 0.50 0.52 0.54 0.56 0.58 0.60 0.62 0.64 0.66 0.68 0.70
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
Figure 6.4.a Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’air
1050
P2=1MPa
1000 P2=2MPa
P2=3MPA
950 P2=4MPa
P2=5MPa
900 P2=6MPa
P2=7MPa
850 P2=8MPa
w/mf (kj/kg)
800
750
700
650
600
550
500
450
400
0.48 0.50 0.52 0.54 0.56 0.58 0.60 0.62 0.64 0.66 0.68 0.70
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
Figure 6.4.b Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’oxygène
W/mf en fonction de X(N2):T3=294(k),Rcp=100%,Rex=100%,Re=100%
1150
1100
P2=1MPa
1050 P2=2MPa
P2=3MPa
1000
P2=4MPa
950 P2=5MPa
P2=6MPa
900 P2=7MPa
P2=8MPa
850
W/mf (kj/kg)
800
750
700
650
600
550
500
450
0.48 0.50 0.52 0.54 0.56 0.58 0.60 0.62 0.64 0.66 0.68 0.70
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
Figure 6.4.c Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’azote
W/mf en fonction de X (air):T3=294(k);Rcp=70%,Rex=80%,Re=100%
2400
2300 P2=1MPa
P2=2MPa
2200 P2=3MPa
P2=4MPa
2100 P2=5MPa
P2=6MPa
2000 P2=7MPa
P2=8MPa
1900
W/mf (kj/kg)
1800
1700
1600
1500
1400
1300
1200
0.48 0.50 0.52 0.54 0.56 0.58 0.60 0.62 0.64 0.66 0.68 0.70
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
Figure 6.4.d Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’air
2300
2200 P2=1MPa
P2=2MPa
2100 P2=3MPa
P2=4MPa
P2=5MPa
2000
P2=6MPa
P2=7MPa
1900 P2=8MPa
W/mf (kj/kg)
1800
1700
1600
1500
1400
1300
1200
1100
0.48 0.50 0.52 0.54 0.56 0.58 0.60 0.62 0.64 0.66 0.68 0.70
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
Figure 6.4.e Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’oxygène
W/mf en fonction de X (N2):T3=294(K);Rcp=70 %,Rex=80%,Re=100%
2500
2400
2300 P2=1MPa
P2=2MPa
2200 P2=3MPa
P2=4MPa
2100 P2=5MPa
P2=6MPa
2000 P2=7MPa
W/mf (kj/kg) P2=8MPa
1900
1800
1700
1600
1500
1400
1300
1200
0.48 0.50 0.52 0.54 0.56 0.58 0.60 0.62 0.64 0.66 0.68 0.70
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
Figure 6.4.f Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’azote
W/mf en fonction de X (AIR):T3=294(K),Rcp=70%,Rex=80%,Re=95%
2800
P2=1MPa
P2=2MPa
2600 P2=3MPa
P2=4MPa
P2=5MPa
2400 P2=6MPa
P2=7MPa
P2=8MPa
W/mf (Kj/Kg)
2200
2000
1800
1600
1400
Figure 6.4.g Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’air
2600
P2=1MPa
P2=2MPa
2400 P2=3MPa
P2=4MPa
P2=5MPa
2200 P2=6MPa
P2=7MPa
W/mf (Kj/Kg)
P2=8MPa
2000
1800
1600
1400
1200
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
Figure 6.4.h Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’oxygène
W/mf en fonction de X(N2):T3=294(K),Rcp=70%,Rex=80%,Re=95%
2800
P2=1MPa
P2=2MPa
2600 P2=3MPa
P2=4MPa
P2=5MPa
2400 P2=6MPa
P2=7MPa
W/mf (Kj/Kg)
P2=8MPa
2200
2000
1800
1600
1400
Figure 6.4.i Profils de variation du travail nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée (W/mf)
en fonction de la fraction X du gaz passant par l’expandeur pour l’azote
Y en fonction de x(air):T3=294(K);Rcp=100%,Rex=100%,Re=100%
0.35
0.34
0.33 P2=1MPa
P2=2MPa
0.32 P2=3MPa
0.31
Y en fonction de X(O2):T3=294(K);Rcp=100%,Rex=100%,Re=100%
0.33
0.32 P2=1MPa
P2=2MPa
0.31 P2=3MPa
la fraction Y du gaz liquéfiée
0.30 P2=4MPa
0.29 P2=5MPa
P2=6MPa
0.28 P2=7MPa
0.27 P2=8MPa
0.26
0.25
0.24
0.23
0.22
0.21
0.20
0.19
0.18
0.17
0.16
0.15
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
0.36
0.35 P2=1MPa
0.34 P2=2MPa
0.33 P2=3MPa
P2=4MPa
0.28
0.27 P2=1MPa
0.26 P2=2MPa
P2=3MPa
0.25 P2=4MPa
Y en fonction de X(O2):T3=294(K);Rcp=70%,Rex=80%,Re=100%
0.27
0.26 P2=1MPa
P2=2MPa
0.25 P2=3MPa
0.24 P2=4MPa
La fraction Y du gaz liquéfiée
P2=5MPa
0.23 P2=6MPa
P2=7MPa
0.22 P2=8MPa
0.21
0.20
0.19
0.18
0.17
0.16
0.15
0.14
0.13
0.12
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
0.28
P2=1MPa
0.27 P2=2MPa
0.26 P2=3MPa
P2=4MPa
0.25 P2=5MPa
0.22
0.21
0.20
0.19
0.18
0.17
0.16
0.15
0.14
0.13
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
0.26
0.25 P2=1MPa
P2=2MPa
0.24 P2=3MPa
Y en fonction de X(O2):T3=294(K),Rcp=70%,Rex=80%,Re=95%
0.25
0.24 P2=1MPa
P2=2MPa
0.23 P2=3MPa
P2=4MPa
0.22
La fraction Y du gaz liquéfiée
P2=5MPa
0.21 P2=6MPa
P2=7MPa
0.20 P2=8MPa
0.19
0.18
0.17
0.16
0.15
0.14
0.13
0.12
0.11
0.10
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
0.20
0.19
0.18
0.17
0.16
0.15
0.14
0.13
0.12
0.11
1.8
P2=1MPa
1.2
1.0
0.8
0.6
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
1.6
Le rendement thermodynamique(FOM)
P2=1MPa
1.5 P2=2MPa
P2=3MPa
1.4 P2=4MPa
P2=5MPa
P2=6MPa
1.3
P2=7MPa
P2=8MPa
1.2
1.1
1.0
0.9
0.8
0.7
0.6
1.8
P2=1MPa
1.2
1.0
0.8
0.6
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
P2=1MPa
0.45
0.40
0.35
0.30
0.60
Le rendement thermodynamique (FOM)
P2=1MPa
P2=2MPa
0.55 P2=3MPa
P2=4MPa
P2=5MPa
P2=6MPa
0.50 P2=7MPa
P2=8MPa
0.45
0.40
0.35
0.30
0.25
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
0.65
0.50
0.45
0.40
0.35
0.30
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
P2=1MPa
0.40
0.35
0.30
0.25
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
0.50 P2=1MPa
Le rendement thermodynamique (FOM)
P2=2MPa
P2=3MPa
P2=4MPa
0.45 P2=5MPa
P2=6MPa
P2=7MPa
P2=8MPa
0.40
0.35
0.30
0.25
0.55 P2=1MPa
0.40
0.35
0.30
0.25
0.50 0.55 0.60 0.65 0.70 0.75
La fraction X du gaz passant par l'expandeur
nécessaire par unité de masse du gaz liquéfiée qui augmente avec l’augmentation de la pression P2
à la sortie du compresseur et la diminution de la fraction X du gaz passant par l’expandeur et sa
température T3 .Ce comportement est tout à fait normal ,car le système absorbe plus d’énergie si on
veut avoir une pression élevée à la fin de la compression et comme le travail produit par la détente
isentropique qui est égal à X(h3-he) est utilisé pour aider à la compression , c’est clair , si la
fraction X n’est pas importante et que sa température T3 est basse qui provoque une diminution de
son enthalpie par conséquent un abaissement du travail fourni par l’expandeur voire une
augmentation du travail utile de tout le système.
Ce qui caractérise le cycle de liquéfaction proposé par Claude par rapport aux autres
systèmes c’est l’utilisation de la turbine (expandeur) qui participe grandement à l’amélioration de la
performance du cycle, notamment sur la quantité liquéfiée qui est proportionnelle à la fraction du
gaz passant par l’expandeur et la température de ce gaz comme s’illustre clairement au niveau des
courbes.
rendement de l’échangeur thermique Re , on constate qu’une fois ces appareils ont un rendement
égale à 100% , le travail w m f est minimal , la fraction liquéfiée y ainsi que le rendement
Ce qu’on constate que les paramètres d’opération ont une influence importante sur la
performance du système, on a abouti donc à :
- une augmentation de la pression P2 provoque comme avantage une obtention d’une
fraction liquéfiée y importante et comme inconvénient, diminution du rendement thermodynamique
FOM et l’augmentation du travail nécessaire à la liquéfaction w m f .
Une question qui se pose donc ; quel – est l’intervalle toléré pour chaque paramètre pour
que le système soit fonctionnel et performant ?
Analysons les résultats et les graphes tracés et tenant compte des conditions de
fonctionnement de cycle de Claude qui sont : pour le compresseur, la pression de sortie P2 il faut
pas qu’elle dépasse 40 bar
on peut conclure que le cycle de Claude pour la liquéfaction de l’air, l’oxygène et l’azote
sera fonctionnel et donnera une haute performance dans les conditions suivantes :
a) on compare les fonctions de performance des trois gaz en étude, dans les conditions de
fonctionnement suivantes :
P1 = 1 [atm], T1 = 300 [k] , P2 = 2 [MPa] , T3 = 294 [k] , X = 0.70 , Rcp = 70% , Rex = 80%,
Re = 95%
L’oxygène présente un travail minimal de 1450.00 [ Kj Kg ] plus petit que celui que
b) pour évaluer, les résultats issues de cette étude, on les comparent à ceux obtenus dans la
littérature [37] :
pour une pression à l’entrée du compresseur égale à 1 [atm], une température initiale
égale à 300[ K] et une température à l’entrée de l’expandeur prise à 294 [K].
-pour l’azote : la fraction X qui passe par l’expandeur égale à 0.76, la pression P 2 à la
sortie du compresseur égale à 2 [MPa ], la fraction y liquéfiée égale à 0.2371, le travail nécessaire
par unité de masse du gaz liquéfiée w m f égal à 1211 [Kj/Kg] et un rendement thermodynamique
FOM=0.5546
FOM=0.5563
On constate que les résultats obtenus par le modèle de simulation établi dans cette présente
contribution convergent malgré que les conditions de fonctionnement diffèrent légèrement.
Selon l’ouvrage [22], le cycle de Claude pour la liquéfaction de l’air observé sur des
installations industrielles, a consommé un travail par unité de masse du gaz liquéfiée de 3580
[Kj/Kg] et il a présenté un rendement thermodynamique de 0.201 sous les conditions initiales de
température de 294.4 [K] et de pression à l’entrée du compresseur égale à 101.3 [KPa].
Considérés pendant de nombreuses années comme gaz permanents (N2,O2,H2,….)
impossibles à obtenir sous un autre état physique. Ces gaz ont pu être liquéfié grâce aux efforts
considérables des physiciens et des chercheurs scientifiques,cette opération de liquéfaction est
devenue très répandue dans l’industrie.
L’objectif principal de cette étude est d’avoir une grande quantité liquéfiée de l’air tout en
consommant une énergie minimale. On a opté pour le cycle de Claude pour la liquéfaction de l’air,
de l’oxygène et de l’azote , vu les nombreux avantages qu’il présente.Trois paramètres d’opération
de ce cycle ont été considérés et qui ont une influence importante sur les fonctions de performance à
savoir, une augmentation des deux paramètres- la température du gaz à l’entrée de l’expandeur et la
fraction du gaz passant par l’expandeur- influe positivement sur le travail nécessaire par unité de
masse du gaz liquéfiée ,sur la fraction du gaz liquéfiée et sur le rendement thermodynamique. Par
contre , le troisième paramètre qui est la pression à la sortie du compresseur dont l’augmentation
influe positivement sur la fraction du gaz liquéfiée et négativement sur le travail et le rendement.
Un compromis, donc ,entre les valeurs de la pression est fait à cet égard.
- chercher autres paramètres d’opération qui peuvent avoir une influence non
négligeable sur la performance des systèmes de liquéfaction.
- prendre en considération le transfert de chaleur du système au milieu environnant.
- reprendre ce même modèle de simulation pour un gaz réel en appliquant l’équation
de BENEDICT - WEBB –RUBIN (BWR) pour les basses températures.
- généraliser ce modèle pour d’autres gaz, exemple le gaz naturel.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[2] FLECK U , KÜNDIG A, liquid hydrogen –A clean energy? Proceedings of ICEC 19,
Gistou, Sey fert ed, Narosa Publishing House , New Delhi: 547-551
[4] WILLIAMSON (K.D) et EDESKUTY (F,J) – Liquid Cryogens. Vol I : Theory and
equipmentVol III Properties and Applications CRC Press.Inc (1983)
[5] Le froid et ses applications dans l’industrir du gaz – collection des techniques gaziéres
association technique de l’industrie du gaz en France.
[6] WIDER G.HIGH- resolution nuclear magnetic resonance applied to biophysics and
molecular biology (2002).
[13] DEWAR , j,Collected papers of sir . J . DEWAR, Cambridge University Press (1927).
[18] MENDELSSOHN,K, The Quest For Absolue Zero,Mac,Graw Hill Book (1966).
[24] PIETROPINTOS et Al ,Low- tempèrature gaseous helium and very high turbulence
experiments, proceedings of ICEC 19,New-Delhi :813-816 (2002).
[34] KING (C.J)- Separation Processes , Mc GRAW-HILL , BookCo , New York (1971)