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Cent-quatriéme année — N° 6388 4 kaada 1436 (20 a
t 2015)
ISSN 0851 - 1217
ROYAUME DU MAROC
BULLETIN OFFICIEL
EDITION DE TRADUCTION OFFICIELLE
TARIFS D‘ABONNEMENT ABONNEMENT
EDITIONS AU MARO® IMPRIMERIE OFFICIELLE
imran] A VETRANGER Rapat - Ciieutatt
Smois Tel, : 05.37.76,50.24 - 05.37.76.$0.25
Edition général ..| 250 D4 | 400 DEL 05,37.76.84.13
Eiiton des dal dela Chambre ds Reprsentans, — | 20H Compre
tion des hats dela Chambre des Conseil. = | amon 10810 101402900442310133,
Editon des annonces légales, judciairs et adminsiratives..| 280DH | 300 DH
fone... 280 DH | 300DH | bar ta réglementation postale | 2 Som du régiscur ds ectes
Editon de traduction office swe] 150 DH | 200 DH | en vigueur. eT lmprimerieofcile
‘overt ila Torrie referral de Rabat
Editon des annonces relatives iwmatrcul
Liédition de traduction officielle contient la traduction officielle des,
des accords internationaux lorsqu’aux termes des accords, leit texte
is et réglements ainsi que le texte en langue étrangére
i, soit seul, soit concurremment avec le texte arabe
ages Pages
SOMMAIRE Médicaments 4 usage humain.- Autorisation
de mise sur le marché.
Décret n° 2-14-841 du 19 chaoual 1436 (5 awit 2015)
relatif@ Vautorisation de mise sur le marché des
médicaments & usage humain 3376
TEXTES GENERAUX
Instance nationale dea probité, dela prévention
Contrats de garantie de préts conclus entre
et de la lutte contre | tion.
ee Te Royaume du Maroc et Ia Banque
Dahir n® 1-15-65 du 21 chaabane 1436 (9 juin 2015) internationale pour la reconstruction et
portant promulgation de la loi n? 113-12 relative le développement.
@ Instance nationale de la probité, de la Deécret n° 2-15-515 du 19 chaoual 1436 (5 aotit 2015)
portant annulation du décret n° 2-12-354 du
12 ramadan 1433 (1° aott 2012) approuvant
accord conclu le 7 décembre 2011 entre le
Royaume du Maroc et la Banque internationale
prévention et de la lutte contre la corruption ... 3357
Systéme de santé et offre de soins.
Daéeret n? 2-14-62 du 7 chaowal [436 (24 juillet 2015) pour la reconstruction et le développement pour
la garantie du prét de cent dix millions neuf cent
pris pour Vapplication de la loi-cadre n? 34-09 mille euros (110.900.000 €) et de quarante
relative au systeme de santé et a offre de soins, millions de dollars américains (40,000.000 SEU),
en ce qui concerne Vorganisation de Voffre de consenti par ladite Banque & Moroccan
Agency for Solar Energy (MASEN), pour le
financement du projet de la centrale solaire de
de Voffre de soins. 3363 ‘Ona
soins, la carte sanitaire et les schémas régionaux3354
BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 4 kaada 1436 (20-8.
1015)
Décret n° 2-15-573 du 19 chaowal 1436 (5 aotit 2015)
approuvant accord conclu le 2 juillet 2015 entre
le Royaume du Marocet la Banque internationale
pour la reconstruction et le développement pour
la garantie du prét d'un montant de cent vingt-
cing millions de dollars EU (125.000.000 § EU),
consenti par ladite Banque a l'Office national
de l'électricité et de l'eau potable (ONEE),
pour le financement du projet énergie propre et
efficacite énergétique.
Décret n? 2-15-574 du 19 chaoual 1436 (5 aout 2015)
approuvant Vaccord conclu le 2 juillet 2015
entre le Royaume du Maroc et la Banque
internationale pour la reconstruction et le
développement, agissant en qualité d'agent
d'exécution du Fonds pour les technologies
propres, pour la garantie du prét d'un montant
de vingt-trois millions neuf cent cinquante mille
dollars (23.950.000 SEU), consenti par ladite
Banque dl Office national de I'électricité et de
Feau potable (ONEE), pour le financement du
projet énergie propre et efficacité énergétique.
Homologation de circulaires du wali de Bank
Al-Maghrib.
Arrété du ministre de l'économie et des finances
n° 078-15 du 24 joumada IT 1436 (14 avril 2015)
portant homologation de la circulaire du
wali de Bank Al-Maghrib n® 3/Wil4 du
10 juin 2014 modifiant et complétant la
circulaire du gouverneur de Bank Al-Maghrib
1°221G12006 du 30 novembre 2006 relative
aux modalités de financement, de gestion et
d'intervention du Fonds collectif de garantie
des dépots.
Arrété du ministre de l'économie et des finances
n° 1275-15 du 24 joumada IT 1436 (14 avril 2015)
portant homologation de la circulaire du Wali
de Bank Al-Maghrib n? 31WIIS relative aux
informations que les établissements de crédit
doivent communiquer @ Bank Al-Maghrib
pour le bon fonctionnement du service de
centralisation des comptes hancaires. .
Arrété du ministre de l'économie et des finances
n° 1276-15 du 24 joumada HI 1436 (14 avril 2015)
portant homologation de la circulaire du walt
de Bank Al-Maghrib n° 4IWIIS relative aux
informations que les établissements bancaires
doivent communiquer & Bank Al-Maghrib
pour le bon fonctionnement du service de
centralisation des cheques irréguliers.
Douane.
Arrété du ministre de l'économie et des finances
in? 2325-15 du 8 ramadan 1436 (25 juin 2015)
complétant larrété du ministre des finances
n° 1314-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre 1977)
fixant la liste des bureaux et postes des douanes
situés @intérieur du rayon des douanes.
3382
3383,
3383,
3385
3388,
3391
Sécurité sanitaire des produits alimentaires.
Approbation des guides de bonnes
pratiques sanitaires.
Arrété duu ministre de Vagriculture et de la péche maritime
2470-15 du 21 ramadan 1436 (8 juillet 2015)
portant approbation du guide de bonnes
pratiques sanitaires relatif au secteur de la semi-
conserve des olives de table. .
‘du ministre de lagriculture et de la péche maritime
aw? 2471-15 du 21 ramadan 1436 (8 juillet 2015)
portant approbation du guide de bonnes
pratiques sanitaires relatifau secteur de la semi-
conserve des cdpres
Entreprises d’assurances et de reassurance.
Arrété du ministre de I’économie et des finances
n? 2623-15 du 27 ramadan 1436 (14 juillet 2015)
modifiant et complétant Uarrété du ministre des
finances et de la privatisation n® 1548-05 du
6 ramadan 1426 (10 octobre 2005) relatif aux
entreprises d'assurances et de réassurance.
Semences céréalidres certifiges.- Taux de
subyention la commercialisation et
prime de stockage.
Arrété conjoint du ministre de agriculture et de la
péche maritime et du ministre de l'économie
et des finances n® 2322-15 du 7 chaowal 1436
(24 juillet 2015) fixant le taux de subvention &
la commercialisation des semences céréaliéres
certifiées et la prime de stockage au titre des
campagnes agricoles 2015-2016 @ 2019-2020.
TEXTES PARTICULIERS
Agréments :
+ «Mutuelle d'Assurances des Transporteurs Unis».
Arrété du ministre de l'économie et des finances
n? 1600-15 du 22 rejeb 1436 (11 mai 2015)
portant agrément de la «Mutuelle d’Assurances
des Transporteurs Unis »
+ «SGS Maroc» pour évaluation dela conformité
des produits industriels.
du ministre de l'industrie, du commerce, de
Vinvestissement et de l'économie numérique
n® 2648-15 du 3 chaoual 1436 (20 juillet 2015)
relatif & Voctroi de lagrément de SGS. Maroc
pour l'évaluation de la conformité des produits
industriels.
Arr
Pages
3392
3392
3393
3396
3397
3397N° 6388 4 kaada 1436 (20-8-2015) BULLETIN OFFICIEL, 2355
Pas Paes
Equivalences de diplomes. Arrété du ministre de Venseignement supérieur, de
Arrété du ministre de Venseignement supérieur, de {a recherche scientifique et de ta formation
fa recherche scientifique et de la formation des cadres n° 2079-15 du 23 chaabune 1436
des cadres n° 2064-15 du 22 chaabane 1436 5 ee
(10 juin 2015) complétant Varrété n? 2797-95 du a) came tt ae eae
20 jounada IT 1416 (14 novembre 1995) fixant du 24 joumada IT 1425 (11 aotit 2004) fixant
iG liste des alplonice reconnus dgulvelents la liste des diplimes reconnus équivalents au
au diplome darchitecte de I'Ecole nationale °
eae an diplime de spécialité médicale en psyehiatrie.. 544
ates du ae del ae ripe de Arrété du ministre de Venseignement supérieur, de
la recherche scientifique et de la formation ee
des cadres n® 2065-15 du 22 chaabune 1436 oe er ee doe
(10 juin 2015) complétant Varrété 2° 2797-95 du des cadres n® 2080-15 du 23 chaahane 1436
20 joumada I 1416 (14 novembre 1995) fixant (11 juin 2015) complétant Varrété n° 572-04 du
la liste des diplémes reconnus éguivalents 15 safur 1425 (6 avril 2004) fisant la liste dex
au diplome darchitecte de I'Ecole nationale i ia
eee diplimes reconnus équivalents au diplome de
: spécialité médicale en radiologie. ;
Arvété du ministre de Uenseignement supérieur, de a
a recherche scientifique et de la formation Bi See
IAI a ene Arrété du ministre de Venseignement supérieur,
10 juin 2015) complétant Varrété n° 2797-95 du de la recherche scientifique et de la formation
20 joumada Il 1416 (14 novembre 1995) fixant des cadres n° 2083-15 du 23 chaabane 1436
a ae ae ee ae (11 juin 2015) complétant Varrété n° 743-09 du
au dipléme d'architecte de I'Ecole nationale
a (24 mars q ste
pais 309 26 rabii 1 1430 (24 mars 2009) fixant la list
des diplomes reconnus équivalents au diplime
Arrété du ministre de Venseignement supérieur, de : :
Tere nctehe scenic ere a jorieation de spécialité médicale en biologie médicale (ou
des cadres n® 2075-15 du 23 chaabane 1436 analyses biologiques médicales) al
(11 juin 2015) complétant Varrété n° 2075-09 du
11 chaabane 1430 (3 aoiit 2009) fixant la liste Arrété du ministre de Venseignement supérieur, de
des diplmes reconnus éguivatents au diplome
de spécialité médicale en endocrinologie et {a recherche scientifique et de ta formation
maladies métaboliques. 3309 des cadres n° 2084-15 du 23 chaabane 1436
Arrété du ministre de Uenseignement supérieur, de (11 juin 2018) complétant Varrété n° 752-06 die
a recherche scientifique et de la formation 27 rabii 11427 (26 avril 2006) fixant ta liste
des cadres n° 2077-15 du 23 chaabane 1436 Per ee eae re
(11 juin 2015) complétant Varrété 1? 1834-06 eee
dc 15 rejeb 1427 (10 aoiit 2006) fixant la liste de spécialité médicale en gastro-entérologie. .. 5499
des diplames reconnus équivalents au diplime de
spécialité médicale en chirurgie pédiatrique. ... 3400 ‘Agréments pour Ia commercialisation des
Arrété du ministre de Uenseignement supérieur, de semences et de plants.
la recherche scientifique et de la formation - ’
oe oom abs aba ide Arrétéduministrede agriculture etde lapéchemaritime
(11 juin 2015) complétant Varrété n® 1482-04 n° 2415-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
du 24 joumada IT 1425 (11 aout 2004) fixant portant agrément de la société « HORTICOM »
la liste des dipldmes reconnus équivalents au
eee pour commercialiser des semences standard de
diplime de spécialité médicale en traumatologie- :
corthopédic. 3400 Hegumes 34033356
BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 — 4 kaada 1436 (20-8-2015)
Arrétéduministrede 'agricultureetde lapéchemaritime
n° 2416-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la société « DOMAINE
MARGAU » pour commercialiser des semences
standard de legumes.
Arrétéduministredel agriculture etde lapéchemaritime
in? 2417-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la société « CAPITAL
GENETIC MAROC » pour commercialiser
des semences standard de legumes.
Arrété duministre de 'agricultureetde lapéchemaritime
in? 2418-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la soviétéw MED HERMES
MAGHREB » pour commercialiser des
semences standard de légumes.
Arrété du ministre de Vagriculture et de la péche
‘maritime n® 2419-15 du 20 ramadan 1436
(7 juillet 2015) portant agrément de la société
« HORTI CONSEIL MARRAKECH » pour
commercialiser des semences certifiées des
Iégumineuses alimentaires, des légumineuses
fourragéres, des oléagineuses et des semences
standard de Iégumes.
ArrétéduministredeVagricultureetde lapéchemaritime
n® 2420-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la société « FALLAH
ATLAS AGRI » pour commercialiser des
semences certifiées du mais, des Iegumineuses
alimentaires, des légumineuses fourrageres, des
oleagineuses, des semences standard de legumes
et des plants certifiés de pomme de terre,
Avrété duministre de Vagriculture et de la péche maritime
rn? 2421-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la société « AGRI TRADE
MAROC » pour commercialiser des semences
centifides du mais, des légumineuses alimentaires,
des légumineuses fourrageres, des oléagineuses
et des semences standard de légumes.
Arrétédtuministre de Vagriculture et de la péche maritime
n® 2422-15 die 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la société « BAYER » pour
commercialiser des semences certifiées du mais,
des légumineuses alimentaires, des légumineuses
fourragéres, des oléagineuses et des semences
standard de légumes
ArrétéduuministredeTagricultureetde lapéchemaritime
n° 2423-15 due 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la société « LES VERGERS
MODERNES » pour coniercialiser des plants
certifies d olivier, de vigne, des rasacées & pépins
et des semiences et plants certifiés des rosacées
ai noyau.
3403
3404
3404
3405
3405
3406
3407
3408
Arrétéduministrede 'agricultureet de apéchemaritime
n? 2424-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément dela société « PEPINIERE EL
AZZOUZIA EL HAQUZ » pour commercialiser
des plants certifiés d'olivier et des semences et
plants certifies des rosacées & noyau.
Arrété du ministre de V'agriculture et de la péche
maritinte n° 2425-15 du 20 ramadan 1436
(7 juillet 2015) portant agrément de la société
«ASSIL PEPINIERE » pour conmercialiser des
plants certifiés d'olivier, de vigne, des rosacées
4 pépins et des semences et plants certifies des
rosacées & novau.
Arrété du ministre de agriculture et de la péche maritime
1? 2426-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la pépiniére « BRAHIM
ZNIBER » pour commercialiser des plants
centifiés de palmier dattier, des rosacées d pépins
et de figuier.
Arrété du ministre de Vagriculture et de la péche
maritime n°2427-15 du 20 ramadan 1436
(7 juillet 2015) portant agrément de la
société « AGROMILLORA MAROC » pour
commercialiser des plants certifies des rosacées
& pépins.
Arnété du ministre de Lagriculture et de la péche maritime
rf 2428-15 du 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015)
portant agrément de la pépiniére « DOMAINE
EL BASSATINE » pour commercialiser des
plants certifiés de palmier dattier, de vigne,
des rosacées a pépins, de figuier, des semences
et plants des rosacées & nayau et des plants
standards d’arganier.
Arrété du ministre de l'agriculture et de la péche
maritime n° 2429-15 du 20 ramadan 1436
(7 juillet 2015) portant agrément de la société
« DOMAINE EL BOURA » pour commercialiser
des plants certifiés d'agrumes
Union marocaine des Banques :
+ Fina la mission de Vadmini
Décision du Wali de Bank Al-Maghrib n® 50 du
10 chaabane 1436 (29 mai 2015) mettant fin
4 a mission de Vadministrateur provisoire de
T'Union marocaine des Banques
‘rateur provisoire.
+ Nomination de la Société marocaine de gestion
des fonds de garantie des dépéts bancaires en
qualité d@administrateur provisoire.
Décision du Wali de Bank Al-Maghrib n° 51 du
10 chaabane 1436 (29 mai 2015) portant
nomination de la Société marocaine de gestion
des fonds de garantie des dépéts bancaires en
qualité d'administrateur provisoire de Union
marocaine des Banques.
Paps
3408
3409
3410
3410
34
3412
3413N° 6388 _4 kaada 1436 (20-8-2015) BULLETIN OFFICIEL 357
TEXTES GENERAUX
Dahir n° 1-15-65 du 21 chaabane 1436 (9 juin 2015) portant Chapitre 1
promulgation de la loi n° 113-12 relative a Instance Les missions de Instance
nationale de la probité, de la prévention et de a lutte contre as
la corruption.
LOUANGE A DIEU SEUL!
(Grand Sceau de Sa Majesté Mohammed VI)
Que l'on sache par les présentes-puisse Dieu en élever
et en fortifier la teneur !
Que Notre Majesté Chérifienne,
‘Vu la Constitution, notamment ses articles 42 et $0,
A DECIDE CE QUI SUIT
Est promulguée et sera publige au Bulletin officiel, & la
suite du présent dahir, la loi n? 113-12 relative a I'Instance
nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la
corruption, telle qu'adoptée par la Chambre des représentants
et la Chambre des conscillers
Fait Rabat, le 21 chaabane 1436 (9 juin 2015).
Pour contreseing
Le Chef du gouvernement,
AnDEL-ILAH BENKIRAN,
+ *
Loi n? 113-12
relative A Minstance nationale de la probité,
de la prévention et de ta lutte contre la corruption
Chapitre premier
Dispositions préliminaires
Anticle premier
La présente loi fixe les missions, la composition,
Vorganisation et les régles de fonctionnement de Instance
nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre
la corruption créée en vertu du dernier alinéa de article 36
de la Constitution ainsi que les eas d’incompatibilité, Elle est
designee ci-aprés par « Instance ».
Article 2
Linstance est dotée de la personnalité morale et de
Vautonomie financiére.
Son sige est situé 4 Rabat
Conformément aux dispositions de Varticle 167 de la
Constitution, Instance a pour mission notamment dinitier,
de coordonner, de superviser et d'assurer le suivi de la mise
en uvre des politiques de prévention et de lutte contre la
corruption, de recueilli et de diffuser les informations dans
ce domaine, de contribuer a la moralisation de a vie publique
et deconsolider les principes de bonne gouvernance, la culture
du service public et les valeurs de citoyenneté responsable.
Accel effel, et sous réserve des attributions dévolues a d'autres
autorités ct instances en vertu des textes lgislatifsen vigueur,
instance exerce les attributions suivantes,
~ recevoir et examiner toutes les dénonciations, les,
réclamations ct les informations en rekttion avec les
cas de corruption, verifier la véracité des actes et des
faits qu’elles mentionnent selon la procédure prévue au
chapitre IV de la présente loi et les transmettre, le
échéant, aux autorités compétentes ;
~ procéder aux opérations d'enquéte et d'investigation
concernant les cas de corruption portés a sa
connaissance, selon la procédure prévue par la présente
loi, sous réserve des attributions dévolues aux autres
autorités et instances en vertu de la legislation en
vigueur
—¢laborer des programmes de prévention contre les crimes
de corruption et contribuer & la moralisation de la vie
publique, en veillant & leur exécution en coordination
avec les autorités et les instances concernées ;
= quvrer la diffusion et a faire connaitre les régles
de bonne gouvernance conformément a la Charte des,
services publics prévue& l'article 157 dela Constitution
~ &tablir des programmes de communication, de
vulgurisation, de sensibilisation et de diffusion des
valeurs de probité et veiller leur réalisation ;
= donner son avis, a la demande du gouvernement, sur
tout programme, mesure, projet ou initiative visant la
prévention ou la lutte contre la corruption
~ donner son avis, a demande du gouvernement ou de
une des deux Chambres du Parlement, au sujet des
projets et propositions de lois et des projets de textes
réglementaires en relation avec la prévention et la lutte
contre a corruption. ct ce, chacun en ce qui leconcerne :
- présenter au gouvernement ou aux Chambres du
Parlement toute proposition ou recommandation ayant
pour but la diffusion et le enforcement des valeurs
de probité et de transparence et la consolidation des
principes de bonne gouvernance, de la culture du
service public et des valeurs de citoyenneté responsable:
— présenter au gouvernement toute proposition ou
recommandation concernant la simplification des
procédures et des démarches administratives en vue
de la prévention et la lutte contre la corruption ;3358 BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 _4 kaada 1436 (20-
2015)
= examiner les rapports émanant des organisations
internationales. régionales et nationales relatifs &
état de la corruption au Maroc, proposer des mesures
adéquates et assurer leur suivi
- réaliser et publier des études et des rapports thematiques,
sur les aspects de la corruption et les moyens de
prévention et de lutte contre celle-ci
~ laborer un rapport annuel sur le bilan des activités,
de MInstance et le présenter au Parlement pour y faire
Vobjet d'un débat, conformément aux dispositions de
article 160 de la Constitution ;
~ établir des relations de coopération avec les instances,
publiques. les organisations non gouvernementales,
les univers
et centres de recherches nationaux et
internationaux poursuivant les mémes objectifs en
matiére de prévention et de lutte contre la corruption
et procéder & léchange d’expertises dans ce domaine,
Le chef du gouvernement et les présidents des deux
‘chambres du Parlement informent, chacunence quileconcerne,
instance de la suite réservée aux avis et recommandations
émis par cette dernigre dans le cadre des saisines prévues dans
le présent article
Article 4
Ausens de la présente loi, on entend par corruption tout
crime de corruption, de trafic d’influence, de détournement et
de concussion, tels que prévus pat la loien vigueur et tout autre
crime de corruption prévu par des législations particuliéres.
Article 5
Lnstance ne peut examiner les dénonciations et les
réclamations relatives aux affaires dont la justice est saisic,
conformément a la legislation en vigueur.
CChapitre HL
Les organes de Instance
Article 6
Les organes de lInstance sont
= le conseil de Instance :
~ le président de I'Instance ;
—Tobservatoire de Finstance.
Section premitre. - Le conseil de instance
Article 7
Leconseil de MInstance est composé, outre son président,
‘de douze (12) membres choisis parmi les personnalités jouissant
Gexpérience, dexpertise et de compétence dans le domaine
action de Instance et qui sont connues pour leur intégrité,
impartialité. droiture et probité
Ces membres sont nommés pour une période de cing,
années renouvelable une seule fois, selon les modalité
suivantes,
quatre membres nommeés par dahir
deux membres nommés par décision du Président de la
Chambre des représentants et deux autres par décision
du Président de la Chambre des conscillers :
~ quatre membres nommés par décret.
Les membres du conseil de I'Instance sont nommés
en tenant compte, autant que possible, du principe de la
parité entre les hommes et les femmes, conformément aux
dispositions de article 19 de la Constitution,
Les membres de 'instance, son scerétaire général et
ses rapporteurs bénéficient de la protection nécessaire &
Faccomplisement des missions qui leur sont dévolues contre
toutes interventions ou pressions qu'ls peuvent subir.
Article 8
Un extrait des dahirs, des décisions et des décrets de
nomination des membres de 'Instance est publié au «Bulletin
officiel»,
Article 9
Le mandat de_ membre du conseil de 'Instance est
incompatible avec la qualité de membre du gouvernement, de
la Chambre des représentants, de la Chambre des conseiliers,
de la Cour constitutionnelle ou de I'une des institutions et
instances visées aux articles 161 a 170 de la Constitution ainsi
quiavee tout mandat electif ou Texereice d'une profession
reglementée.
Tout membre du conseil de l'instance doit, durant
Vexercice de ses missions, suspendre toute activité
professionnelle ou commerciale dans le secteur privé ainsi
que dans les organes d'administration et de gestion, dans les
entreprises privées ou publiques a but lucratif. I! doit étre mis
en position de détachement s'il est fonctionnaire public
Lemembrese trouvant dans 'un descasd’incompatibilité
susmentionnés perd sa qualité de membre dans le conseil. Hl est
procédé dans un delai maximum de 60 jours & la nomination
de son remplagant, pour le restant de son mandat, selon les
mémes modalités en tenant compte de chaque cas.
Article 10
La qualité de membre du conseil de "Instance se perd
dans les cas suivants
le décis ;
=a démission volontaire adressée au président de
Instance par demande écrite, et prenant effet la date
4 laquelle ila été pourvu au remplacement du membre
démissionnaire ;
la révocation constatée par le conseil de Instance, saisi
par le président, dans les cas suivants.
+ Texercice d'une activité ou d'une fonction incompatible
avec la qualité de membre de Finstan
+ perte de la jouissance des droits civils et politiques :
+ survenance d'une incapacité physique ou mentale
permanente empéchant définitivement le membre
Gexercer ses fonctions au sein de Instance.
est pourvu, duns lesdits cas, au remplacement du
membre concerné dans un délai maximum de 60 jours et ce,
pour le restant de son mandat.* 6388 — 4 kaada 1436 (20-8-2015)
BULLETIN OFFICIEL 3359
Article LI
Leconseil de Instance exerce les attributions suivantes:
~ examiner et approuver le programme d'action annuel,
de Instance proposé par le président ;
approuver le projet du budget de Instance :
mettre des avis sur les questions soumises & Instance
par le Gouvernement ou par le Parlement :
mettre des avis sur les projets des tentes législatifs et
réglementaires relatifs au domaine de compétence de
Minstanee :
approuver le réglement intérieur de "Instance ;
approuver le statut particulier des ressources humaines
def'Instanee ;
delibérer sur les projets des études, Ie projet du rapport
‘annuel et les projets des rapports thématiques élaborés
par lInstance ;
délibérer sur les résultats des études élaborées par
Tobservatoire de instance et prendre la décision quant
ala suite leur donner
délibérer sur les propositions ct les recommandations
soumises par Instance au Gouvernement ou aux
deux Chambres du Parlement, conformément aux
dispositions de l'article 3 ci-dessus
ion avec les instances
ticle 3 ci-dessus.
approuver les projets de coopé
ct les organisations visées aT
Leconseil peut créer, auprés de lui, tout comité permanent
‘ou ad hoe en vue de Vassister dans l'accomplissement de ses
missions. La composition ct les attributions de ces comites
sont fixees par décision du conseil
Article 12
Le conseil de lInstance se réunit en session ordinaire,
sur convocation du président de I'Instance, une fois chaque
trimestre. II peut se réunir également en session extraordinaire,
chaque fois qu'il est nécessaire, sur convocation du président
‘ow a la demande de la moitié au moins de ses membres.
Le conseil délibére en présence des deux tiers au moins
de ses membres, Lorsque ce quorum n’est pas atteint, le
président convoque une seconde réunion aprés huit jours.
Ceite reunion sera valable si la moitié au moins des membres
du conseil sont présents,
Article 13
Le conseil prend ses décisions la majorité des voix des
membres présents. En cas de partage égal des voix, celle du
président est prépondérante.
Les délibérations du conseil sont secrétes,
Le président peut inviter aux réunions du conseil de
instance toute personne jouissant d'une expertise dont ill
juge la présence utile, Elle est soumise & obligation de réserve
et au secret des délibérations du conseil
Section I]. Le président de Mlastance
Article 14
Le président de MInstance est nommé par dahir pour
tune durée de cing années renouvelable une seule fois.
Article 15
Le président est le porte-parole de I'Instance et son
représentant légal auprés de ladministration et tout organisme,
public ou privé, ainsi que devant la justice et vis-a-vis des tiers,
En cas Wabsence, il désigne son suppléant
Outre les missions qui lui sont dévolues en vertu d'autres
articles de la présente loi, il dispose de tous les pouvoirs et les
attributions nécessaires 4 la gestion et au bon fonctionnement
de lInstance, A cet effet, il exerce les attributions suivantes
~ fixe ordre du jour du conseil de I'Instanee, préside ses
réunions et veille a Vexécution de ses décisions
labore le projet du programme d'action annuel de
Mnstanee et le soumet au conscil pour approbation
~ propose le projet du budget annuel de instance et le
soumet au conseil pour approbation :
prépare le projet du statut particulier des ressources
humaines de Instance en coordination avec Fautorite
gouvernementale chargée des finances et le soumet au
conseil pour approbation :
recrute et nomme les ressources humaines nécessaires
4 Mnstance pour Faccomplissement de ses missions
conformément aux dispositions du statut particulier
desdites ressources humaines
signe les conventions de coopération visées l'article 3 ct
dessus et veille& leur exécution, aprés leur approbation
par le conseil de Instance
veille & la réalisation des études et des rapports
thématiques visés& Turticle 3 ci-dessus, soit sa propre
initiative ou sur instructions du conseil de "Instance
labore le projet du rapport annuel sur le bilan des
activités et les perspectives duction de Mnstance et le
soumet au conseil pour approbation ;
accomplit tous les actes conservatoires au nom de
instance relatifs aux biens de Mnstance.
Anticle 16
Le président de instance est assisté, dans ses missions
relatives a la réception et lexamen des dénonciations et des
réclamations eta Taccomplissement des procédures d'enquéte
ct d'investigation y afférentes, par des rapporteurs qu'il
‘nome parmi les cadres de Instance. Ces derniers exercent
leurs fonctions conformément a ses instructions et sous son
autorité
Section 111. ~ Liobservatoire de Instance
Article 17
Il est institué auprés de lInstance un observatoire
spécial chargé des missions suivantes3360 BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 _4 kaada 1436 (20-8-2015)
+ assurer le suivi des différentes formes et aspects de
la corruption au sein des secteurs public et privé et en
évaluer les impacts ;
+ créer des bases de données nationales sur les aspects
dela corruption dans les secteurs public et privé et en
assurer analyse et Vactualisation permanente ;
+ assurer le suiviet 'évaluation des politiques publiques
‘en matiére de probité, de prévention et de lutte contre
la corruption et 'accompagnement des mesures prises
dans ce domaine.
Article 18
Les régles dorganisation et les modalités de
fonctionnement de Tobservatoire sont fixées conformément
au réglement intérieur de Instance prévu a Particle 11 de la
présente loi
Chapitre 1V
Réception des dénonciations et des réclamations et
Faccomplissement des procédures d'enquéte et d’ investigation
Article 19
Toute personne physique ou morale ainsi que tout chef
administration qui détient des données ou des informations
certaines, des presomptions ou des preuves indiquant la
survenance d'un cas de corruption, peut les porter a la
connaissance du président de instance
De méme, tout plaignant, personne physique ou morale,
ayant subi ou susceptible de subir de maniére sire et certaine
un préjudice & cause d'un cas de corruption, peut adresser,
en personne ou par lentremise de son représentant, sa
réclamation directement au président de I'Instance,
Pour étre recevable, la dénonciation ou la réclamation
doit
~ étre écrite et signée par le dénonciateur ou le plaignant
cen personne en indiquant son nom complet ;
~ comporter toutes les indications relatives a Fidentité
du dénonciateur ou du plaignant, selon le cas :
~ tre appuyée des pigces, des documents et des
informations, s‘ils enistent éventuellement, et de
tout autre preuve susceptible de démontrer le cas de
corruption
~ préciser la ou les parties ou la ou les personnes
concernées par le cas de corruption.
En outre, sil sagit d'une réclamation, le plaignant doit
Yaccompagner d'une déclaration faisant savoir que le cas de
corruption objet de sa réclamation nest pas déferé devant la
justice et quil n'a pas fait Fobjet d'un jugement.
La dénonciation ou la réclamation ne doit comporter
aucune injure ou diffamation contre une personne ou une
partic, sous peine de application des dispositions de la
legislation en Vigueur.
Siil est impossible au dénonciateur ow au plaignant
dadresser, par écrit, sa dénonciation ou sa réclamation &
MInstanee, il peut la'présenter oralement. La tencur en est
alors consignée dans un procés-verbal spécial dressé par les
soins des serviees compétents de I'Instance et signé, selon le
as par le dénonciateur ou le plaignant. La dénonciation ou la
réclamation doit étre aecompagnée des pigees et documents
prévus ci-dessus, sis existent éventuellement.
Article 20
Siilsavéreau président de' Instance que la dénonciation
ou la réclamation regue ne comporte pas des informations,
preuves ou présomptions établissant la survenance de 'un
des cas de corruption ou siles fats relatés par la réclamation
ou la dénonciation font objet d'une pourswite judiciaire, il
prend une décision motivée portant classement de affaire et
cn informe le dénonciateur ou le plaignant.
Siil s‘avére au président de I'Instance que objet de
la dénonciation ou de la réclamation ne reléve pas des,
compétences de ladite Instance, il oriente le dénonciateur ou le
plaignant selon Vobjet de la dénonciation ou de la réclamation,
Article 21
Sile président de instance constate que la dénonciation
ou la réclamation recue comporte des informations exigeant
une intervention immédiate pour constater l'un des cas de
corruption prévus a l'article 4 de la présente loi, il désigne
un rapporteur qui en dresse procés-verbal et renvoie laf faire
directement au ministére public compétent. Ce dernier doit
tenir le président de I'Instance informé des mesures ou des
decisions prises au sujet de laffaire dont il est sais.
Article 22
Lorsquele président del'Instance recoit unedénonciation
ou une réclamation et constate qu'elle répond aux conditions
Fequises et quelle ne nécessite pas une intervention immediate
et le renvoi direct au ministére public tout en comportant des
éléments nécessitant son examen et Fouverture d'un dossier
a son sujet. il désigne un rapporteur parmi les cadres de
Vinstance. Ce dernier sera chargé d’examiner objet de la
dénonciation ou de la réclamation, d’enguéter sur la véracite
des actes et des faits qui y sont mentionnés ct de véritier
Vauthenticité des informations relatives a coun-ci
Article 23,
Le rapporteur chargé par le président de Mnstance
examiner le dossier d'une alTaire relative @ un cas de
corruption méne les enquétes et les investigations nécessaires
et procéde a étude ct a analyse des données du dossier
Idresse ensuite un rapport détaillé et appuyé des justifiatis
quil soumet au président de Instance dans un délaifixé par
ce dernier. Le rapport est établi sur la base de la collecte des
documents et des déclarations de ou des personnes concernées
ainsi que des informations communiquées par eux a Instance.
Le rapporteur peut demander, par le biais du
président de I'Instance, & toute partie concernée par Tobiet
de la dénoneiation ou de la réclamation de communiquer &
instance les documents et les informations en sa possession.
Il peut également demander Paudition, au siége de IInstance,
de toute personne concernée par 'affaire dont il est saisi. ouse
déplacer, le cas échéant, en tout autre lieu sur autorisation du
président de PInstance en vue d’effectuer une constatation ou
de consulter des documents qui ne peuvent étre communiqués
"Instance, en raison de leur nature, de leur volume ou pour
autres raisons.6388 _4 kaada 1436 (20-8-2015)
BULLETIN OFFICIEL 3361
A cet effet, le président de l'Instance adresse, le cas
Gchéant, les requétes de Instance
— aux chefs des administrations, sous couvert du Chef
du gouvernement. lorsqu'il sagit d'une administration
de Etat
— aux présidents des collectivités territoriales, aux chefs
des établissements et des entreprises publics et aux
personnes de droit public ;
~ aux présidents des institutions et instances prévues
par la Constitution ;
au représentant [égal de toute personne morale de
droit privé:
~ aux personnes physiques ou & leurs représentants
Kegaux,
Article 24
En cas de refus de une des parties visée & Particte 23
ci-dessus de répondre aux requétes de l'Instance, le président
decetic dernigre adresse au responsable de la partie concernée
un rappel afin de lui communiquer les informations ou les
documents requis, dans un deélai qu'il fixe. A défaut de réponse
de ladite partie il statue au sujet de affaire a la lumiére des
données dont il dispose, soit en classant V'affaire ou en la
renvoyant au chef de Fadministration compétente afin
d étudier la possibilité d’engager des poursuites disciplinaires
a Vencontre de la ou des personnes auxquelles le cas de
corruption est imputé, et/ou en renvoyant le dossier de
Vaffaire au ministére public compétent. Dans ce dernier cas,
le président de I'Instance avise le chet de administration
concernée.
Article 25
Le président de PInstance soumet le dossier de Vaffaire
relative l'un des cas de corruption a approbation du conseil,
au vu du rapport abl & son sujet et aux fins soit
du classement ;
~ du renvoi de ses conclusions et ses recommandations.
+ 4 la partie concernée parmi celles visées & article 23
cisdessus, sil estime que le cas exige d’engager une
poursuite disciplinaire a lencontre de ou des personnes
concernées par le cas. de corruption ;
+ au ministére public compétent, s'il s'avére que le cas,
‘cxaminé exige la mise cn mouvement d'une poursuite
Fencontre de ou des personnes concernées,
Article 26
Les administrations de IEtat, les collectivités
territoriales, les établissements et les entreprises publics,
ainsique toute autre personne de droit public ou privé, qu'elle
soit physique ou morale, sont tenus de coopérer étroitement
avec Mnstance, de lui apporter l'assistance nécessaire et de
répondre a ses requétes relatives a Fobtention d'informations,
des documents ou d'autres données ainsi que toute autre
forme d'assistance, en relation avec T'un des cas de corruption
concernant une des parties visées& article 23 ci-dessus, saul
Sil sagit dinformations ou de documents se rapportant a la
défense nationale ou A la sireté intérieure ou extérieure de
Etat
Article 27
Linstance renonce i Paffaire,aussitot quelle est avisée
parle Chef du Gouvernement ou parle Président dela Chambre
des représentants ou de la Chambre des conseillers, qu’une
commission d’enquéte parlementaire a &é constituée pour
les mémes faits , ou encore par le ministére public compétent,
qu'une enquéte judiciaire a 618 ouverte sur Vaffaire.
Anticle 28
Le dénonciateur et te plaignant bénéficient de la
protection des victimes, des témoins, des experts et des
dénonciateurs telle que prévue dansle ttre I du livre premier
de la loi n® 22-01 relative a la procedure pénale.
Le dénonciateur ou le plaignant de mauvaise foi
rapportant de faux actes de corruption encourt les peines
prévues pat les dispositions du Code pénal
Chapitre V
Organisation administrative et fnanciére
Articte 29
Linstance est dotée d'une administration dont
Vorganisation et les attributions sont fixées dans son
réglement intérieur. Cette administration est supervisée, sous,
Vautorité du président, par un secrétaire général nommé par
dahir parmi les personnalités disposunt d'une expérience
professionnelle reconnue dans les domaines du droit et de la
gestion administrative et financiére,
Le scerétaire général assiste le président de Instance
dans raccomplissement de ses fonctions. A ce ttre il veille
sous 'autorité de ce dernier au bon fonctionnement de
administration de Instance, a la coordination des activités
deses services ct a la tenucet la conservation des documents
ces de celle-ci. lest, en outre chargé des missions du
seerétariat de son conseil
Article 30
Pour 'accomplissement de ses attributions, Instance
est dotée de ressources humaines recrutées en vertu de
contrats, détachées auprés d'elle ou mises & sa disposition,
conformément a la Kégislation et ala réglementationen vigueur.
Linstanee peut, le cus échéant, recourir a Tussistance
de conscillers et d’experts externes, en vue d’accomplir des
tiiches précises dans une durée déterminée et ce, sur la base
de cahiers de charges fixés selon les conditions prévues par le
réglement intérieur de Instance.
Article 31
Leserédits affectés au budget de Instance sont inserts,
dans le budget général de PEtat sous la rubrique « Instance
nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre
la Corruption »
Article 32,
Le président de I'Instance est son ordonnateur.
TI peut instituer, le eas éehéant, un sous-ordonnateur, dans
les conditions et sclon les modalités prévues par les lois et les
réglements en vigueur en la matiere.3362 BULLETIN OFFICIEL
N° 63884 kaada 1436 (20-8-2015)
Un comptable public, nommé auprés de ' Instance par
arrété de Vautorité gouvernementale chargée des finances,
exerce auprés du président de Instance, toutes les attributions
dévolues aux comptables publics en vertu des lois et des
roglements en vigucur.
Lexécution du budget de I'Instance est soumise au
contréle de la Cour des comptes.
Article 33
Le réglement intérieur de instance prévu a Varticle 11
de la présente loi fixe Vorganisation interne de I'Instance et
les modalités de fonctionnement de ses organes, Il est publié
au «Bulletin officiel».
Chapitre VI
Dispositions diverses
Article 34
En vertu des dispositions de l'article 158 de la
Constitution, seront fixées par une loi les moda
déclaration éerite des biens et des actif détenus, directement
‘ouindirectement, parle président et les membres de'Instance,
le secrétaire général, ainsi que les rapporteurs délégués pour
eflectuer des opérations d’enquéte et d'investigation dés a
prise de leurs fonctions, en cours de leurs activités et a la
cessation de celles-c.
s de ka
Article 35
Le président, les membres de IInstance et les rapporteurs
prétent serment, tel que prévu par la loi, devant la Cour de
ccassation et ce, dans un délai de quinze jours a compter de la
date de leur nomination.
Article 36
Les membres et le personnel de instance sont tenus,
sous peine de Papplication des dispositions du Code pénal, au
secret professionnel en ce qui concerne les informations, les
faits et les actes dont ils prennent connaissance durant ou &
occasion de 'accomplissement de leurs missions.
Article 37
est interdit & tout membre de MInstance ou de son
personnel, sous peine de nullité, de participer & ta prise de
décision ou d'accomplir une quelconque mission au sein de
ladite Instance qui pourrait le placer en situation de confit
dima
Anticle 38
Les membres de Instance pergoivent une indemnit
fonctions, fixée par décret.
Article 39
Linstance présente le rapport prévu a Varticle 3
cisdessus, au moins une fois par an. Ce rapport fait Fobjet d’un
débat au Parlement.
Le rapport comporte notamment, un état récapitulatit
du nombre et du type des dénonciations et des réclamations,
en précisant celles ayant été traitées, les opérations d’enquéte
et dlinvestigation effectuées ainsi que leurs résultats. II doit
mentionneren outre, es obstacles rencontrés par Instance lors,
de Vaccomplissement des ses missions, ses recommandations
et propositions propos des mesures a prendre en vue de
ancrer les valeurs de transparence, de la bonne gouvernance,
de la moralisation des services publics et du redressement
des dysfonctionnements observés i cet égard, ainsi que pour
Ja révision des textes législatits et réglementaires relatifs au
domaine de compétence de l'Instance,
Ce rapport est publié au Bulletin officiel
Article 40
Linstance procéde & la publication de ses avis, rapports
ct études réalisés conformement & la présente loi, par tous les
rmoyens disponibles,
Chapitee VIL
Dispositions ransitoires
Article at
Les ressources humaines en fonction, & la date d'entrée
en vigueur de la présente loi, au sein de I'Instance centrale de
prévention dela corruption, crééeen vertudu déeret n° 2-05-1228
du 23 safar 1428 (13 mars 2007), sont transférées office
auprés de''Instance conformément aux légiskationsen vigueur.
La situation conférée par le statut particulier des
ressources humaines de linstance, ne saurait, en aucun cas,
tre moins favorable que celle détenue par les personnes
concernées dans leur cadre d'origine au sein de I'Instance
centrale de prévention de la corruption.
Les services eflectués par les fonctionnaires, employés
et agents au sein de MInstance centrale de prévention de la
corruption sont considérés comme ayant étéeffectues au sein
de instance.
Les intéressés prévus a alinéa ci-dessus continuent &
Gtre affiliés aux régimes des pensions de retraite auxquels ils
apparticnnent a la date d'entrée en vigueur de la présente loiN°6388_4 kanda 1436 (2
BULLETIN OFFICIEL 3363
Article 42
Litstance est subrogée, en vertu de la présente loi,
dans tous les droits et les obligations de l'Instance centrale
de prévention de la corruption.
Accot effet, sont transférés Instance, les biens meubles
et immeubles ainsi que les droits de propriété intellectuelle
détenus a la date dentrée en vigueur de ta présente loi par
instance centrale de prévention de la corruption de méme
que la propriété de ses archives, documents et dossiers.
Sont également, transférés a Instance, les erédits
budgétaires ouverts au nom de Instance centrale de prevention
de la corruption ainsi que les fonds existant sur ses comptes
bancaires, a la date d’entrée en vigueur de la présente loi,
Sont aussi transférés a Instance, tous les droits et
obligations relatifs & ensemble des marchés d'études, de
travaux et de fournitures, ainsi que tous les contrats et
conventions conclus par I'Instance centrale de prévention de
a corruption, avant T'entrée en vigueur de la présente loi
Le transfert mentionné dans les alinéas ci-dessus est
cexempté de tout paicment quelle que soit sa nature.
Chapitre VIM
Dispositions finales
Article 43
La présente loi entre en vigueur & compter de la date
de nomination du président, des membres et du secrétaire
général de Instance.
A partir de ladite date, la dénomination de « Instance
nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre
la corruption » remplace celle « d'Instance centrale de
prévention de la corruption », dans tous les textes legislatifi et
réglementaires en vigueur. Le texteinstitutif de cette derniére
cst abrogé & compter de la méme date.
Le texte en langue arabe a été publié dans Vedition générale du
«Bulletin officiel» n® 6374 du 15 ramadan 1436 (2 juillet 2015),
Décret n° 2-14-562 du 7 chaoual 1436 (24 juillet 2015) pris,
pour l'application de la loi-cadre n° 34-09 relative au
systéme de santé et & offre de s
organisation de offre de soins, la carte sanitaire et les,
schémas régionaux de Voffre de soins.
Le CHEF DU GOUVERNEMENT,
Vu la loiscadre n? 34-09 relative au systéme de santé et
Toft de soins, promulguée par le dahir n° 11-83 du 29 rejeb 1432
juillet 2011)
Aprés délibération en Conseil de gouvernement réuni le
11 moharrem 1436 (5 novembre 2014),
pecrere
Chapitre premier
Objet et definitions
ARTICLE PREMIER. Le présent décret a pour objet de
fixer Forganisation de Toffre de soins. le découpage sanitaire
du territoire national ainsi que les modalités d’établissement
de la carte sanitaire et des schemas régionaux de offre de
soins sur la base dudit découpage.
Les dispositions du présent décret ne stappliquent pas
aux
~ structures sanitaires régies par des textes législatifs et
réglementaires spécifiques ;
~ bureaus communaux d'hygigne et tout autre service
sanitaire ayant pour mission exclusive de fournir des
prestations de santé publique visant la prevention
sanitaire collective
ART.2.. Pour application du présent décret, on entend,
par les expressions suivantes
Installation de santé «le lieu oi sont dispensés des soins
de santé de maniére légale et professionnelle, Elle peut tre fixe
sous forme d'un établissement de santé ou mobile sous forme
des unités médicales mobiles ou des moyens de transport
sanitaire;
Fublissements médiew-sociaux publics: lestablissements
de santé publics assurant une prise en charge médicalisée
des personnes figées, et de maniére générale des personnes &
besoins spécifiques :
Installation de haute technologie : installation utilisée
pour dispenser des soins dans une infrastructure ou une
installation de santé, reposant sur une technologie et des
techniques de pointe relevant des domaines des technologies
de information, de la biotechnologie, de la robotique ou des
nanotechnologies ;
Prestations d°hépital de jour : prestations de soins et
services hospitaliers qui peuvent étre rendues dans la journée,
sans hébergement, si ’état de santé du patient le permet :
Lit hospitalier lit réservé & des soins hospitalisation
compléte d'une nuitée au moins ;23364 BULLETIN OFFICIEL
63884 kaada 1436 (20+
Filiéres de soins : une organisation verticale higrarchisée
de la prise en charge des patients & travers des niveaux de
Fecours aux soins organises selon la nature de la morbidité
et les protocoles thérapeutiques quand ils existent, avec un
premier contact d'aceés aux soins, représenté par les médecins
sénéralistes pour le secteur privé et par les établissements de
soins de santé primaires pour le scetcur public
Réseau coordonné de soins: une organisation horizontale
non higrarchisée de la prise en charge des patients au sein du
méme territoire sanitaire, afin de renforcer la coordination
d'une prise en charge médicale multidisciplinaire faisant
intervenir des professionnels de la santé relevant du secteur
public et/ou privé ;
Péle d'excellence : pole dune spécialité médicale ou
chirurgicale trés avaneée dans un mode de prise en charge
médicale, ou dans une technique médicale donnée
Centre de référence interrégional: centre de soins relevant
d'un établissement de santé qui dispense des prestations de
soins et de services de santé dans un territoire sanitaire qui
dgpasse le bassin de desserte dudit établissement. Il peut Sagir
d'une prise en charge dans un domaine de spécialité ou de
groupe de spécialités médicales, ou de prestations de soins
liges & un matériel biomédical lourd ou & une installation de
haute technologie.
Chapitre 11
De lorganisation de Voffre de soins
Section premiére. ~ Dispositions générales
ArT. 3. En application de Varticle 10 de la loi-cadre
1n°34-09 susvisée, Forganisation de oflre de soins, s‘ffectue
conformément & la carte sanitaire et aux schémas régionaux
de Votre de soins prévus par le présent décret,
ART, 4. Loffre de soins en mode fixe dans le secteur
privé, qu'il soit & but fucratif ou non, est composée des
etablissements de santé, dont la liste est fixée a Farticle 14 de
la loi-cade n° 34-09 précitée.
Rt. 5. ~ Loffre de soins en mode fixe dans le secteur
public est composée des quatre réseaux détablissements de
santé relevant du ministére de la santé ou placés sous sa tutelle,
suivants
+ Te réseau des etablissements de soins de santé primaires,
(RESSP)
+ le réseau hospitalier (RH);
+ le réseau intégré des soins d’urgence médicale (RISUM);
‘+ Te réseau des établissements médico-sociaux publics
(REMSP),
Loffre de soins en mode fixe dans Ie secteur public
comprend, en outre, des structures spécialisées d'appui aux
réseaux précités ainsi que des installations de santé mobiles,
des équipements biomédicaux lourds et des installations de
haute technologie.
ART, 6, Les établissements de santé publics relevant des
réseaux visés a Varticle 5 ci-dessus, peuvent dispenser. outre
les prestations rendues en mode fixe, dautres prestations de
soins et services en mode mobile pour répondre aux besoins
de la population au moyen de
= visites & domicile (VAD) ;
~ unités médicales mobiles (UMM) ;
ravanes médicales spécialisées (CMS) :
= hépitaux mobiles (HM).
Ces prestations peuvent, le cas échéant, étre rendues par
les établissements de santé privés, dans les conditions prévues
par les dispositions législatives et réglementaires applicables
‘ces établissements.
ART. 7.- Loffrede soins dans le secteur publicestrégie
par le principe de gradation des niveaux de soins qui repose
sur un systéme de référence et de contre référence. qui régule
les parcours de soins des patients en dehors des situations
'urgence. Cesystéme peut étre organisé intéricur du méme
territoire de santé sous forme de réscaux coordonnés de soins,
‘ou entre les territoires de santé sous forme de filigres de soins
ART. 8. ~ Loffre de soins d'urgence est organisée en
urgences médicales de proximité (UMP), en urgences pré-
hospitaliéres (UPH) et en urgences médico-hospitaliéres
(UMH). Leur regulation est assurée par les services publics
assistance médicale urgente (SAMU).
Section II. ~ Du découpage sanitaire du territoire national
ART.9.~ Conformément aux dispositions de l'article 22,
de la loi-cadre n° 34-09 précitée, le territoire national est
découpé en vertu de la présente section, en territoires de
santé qui constituent des bassins de desserte de la population
desservie par un ou plusieurs établissements ou installations
de santé,
La délimitation des territoires de santé, se base sur ka
division administrative du Royaume, ct peut étre complete le
cas échéant, par un découpage spécifique fixé par le ministre
de la santé en vue d'arréter les territoires de santé les plus
pertinents pour action sanitaire
ART. 10.~ Les territoires de santé sont constitués
+ des circonscriptions sanitaives
+ des préfectures et provinces sanitaires
+ des régions sanitaives ;
+ des territoires de santé inter-régionaux.
Sous-seetion pre
ART. I~ La circonscription sanitaire représente
le territoire de base dans le découpage sanitaire pour la
planification de offre de soins et la mise en wuvre des
stratégies, des programmes et des plans actions sanitaires,
dont Fensemble des prestations de soins de santé primaires
relatives a la prévention, a la promotion de la santé et aux
modes de vie sains, ainsi qu’aux soins liés a Taccouchement,
aux urgences de proximitéet a la médecine générale, doit étre
disponible.
ArT. 12,
ou urbaine.
De la citconscription sanitaire
La circonscription sanitaire peut étre ruraleN° 6388 _ 4 kaada 1436 (20-8-2015)
BULLETIN OFFICIEL, 3365
La circonscription sanitaire rurale correspond au
territoire d'un caidat. La circonseription sanitaire urbaine
correspond au territoire d'un arrondissement dans les
communes soumises au régime d'arrondissements, ou au
territoire de l'ensemble de la commune, lorsque celle-ci n'est
pas découpée en arrondissements,
‘ART. 13.~ Chaque circonscription sanilaireest découpée
cen deux ou plusieurs secteurs sanitaires
Le secteur sanitaire correspond i aire de desserte d'un
centre de santé.
Sous-section IL, ~ Des préfectures et des provinces
sanitaires
Ant. 14. Les préfectures et les provinces sanitaires
correspondent respectivement aux ressorts territoriaux des
préfectures et des provinces, définis par la réglementation en
vigueur relative a la division administrative du Royaume.
Arr. 15.~ Chaque préfecture ou province sanitaire est
découpée en deux ou plusieurs circonscriptions sanitaires.
Loffre de soins au niveau d'une préfecture ou province
sanitaire comprend, en plus des prestations de soins de santé
primaires, des prestations de rehabilitation et des prestations
hospitaliéres de premier niveau.
La liste des prestations hospitaliéres du premier niveau,
est fixge ai annexe n? I du présent décret
Art. 16. — La préfecture ou la province sanitaire
constitue le champ d’intervention d’une délégation préfectorale
ou provinciale relevant du ministére de la santé.
Outre les missions qui lui sont configes par arrété du
ministre de la santé, la délégation préfectorale ou provinciale
contribue a l’élaboration du schema régional de offre de
soins et assure la coordination entre les établissements de
santé publics et privés implantés dans son ressort territorial,
notamment dans le cadre du partenariat
‘Sous-seetion III, ~ Des régions sanitaires
ART. 17. Lesrégions sanitaires correspondent au ressort
territorial des régions, tel que défini par la réglementation en
vigueur relative a la division administrative du Royaume.
ART. 18, ~ Chaque région sanitaire est composée de deux
ou plusieurs préfectures et provinces sanitaires,
Loffre de soins au niveau d’une région sanitaire
comporte,en plus des prestations de soins du niveau provincial
ou préfectoral, les prestations hospitaliéres du deuxiéme
niveau dont la liste est fixée a lannexe n® 1 du présent décret,
La région sanitaire peut abriter des ressources, des
installations, des équipements ou des établissements de santé
4 vocation interrégionale.
Art. 19. ~ La région sanitaire constitue le champ
intervention de la direction régionale de la santé relevant
du ministére de la santé.
La direction régionale de la santé assure la coordination
entre les établissements de santé publics et privés implantés
dans son ressort territorial, notamment dans le cadre du
partenariat
‘Sous-section IV. ~ Des cerritoires de santé inter-régionau
ART. 20. Le territoirede santéinter-régional correspond
au bassin de desserte d'une infrastructure, d'un équipement,
d'une installation de santé ou d'une installation de haute
technologie rendant des prestations & caractére interrégional,
‘notamment les prestations hospitaliéres du troisiéme niveau et
les prestations fournies par les poles d’excellence ou les centres
de référence interrégional.
La liste des prestations hospitaligres du troisiéme niveau
est fixge a annexe n® | du présent décret
Chapitre HIT
De Foffre de soins dans le secteur public
Du réseau des établissements de soins de
santé primaires
Section premiere
ART. 21, ~ Le réseau des établissements de soins de santé
primaires est constitué des établissements suivants,
‘es centres de santé rurauy et urbains de premier niveau ;
+ les centres de santé ruraux et urbains de deuxiéme
+ les dispensaires ruraux lorsquils existent,
ALcomprend en outre, des structures spécialisées d'appui
aux élablissements précités.
ART. 22,— Lecentre de santé rural de premier niveauest
atablissement de soins de santé primaires de premier contact
cen milieu rural
Le centre de santé rural de premier niveau est placé sous
la responsabilité d'un médecin généraliste assisté par une)
infirmier(e) major. I offre des prestations de santé préventives,
curatives et promotionnelles qui comprennent, en plus de la
surveillance épidémiologique notamment, les prestations
suivantes
+ les consultations de médecine générale ;
les s
ns infirmiers :
+ Te suivi de la santé de la mere et de enfant :
+ Ie suivi des maladies chroniques
+ lesuivide la santé des jeunes et des adolescents y compris
la santé scolaire ;
+ les prestations d'information et d’édu
santé.
tion pour la
La eréation et le lieu d'implantation de chaque centre
de santé rural de premier niveau sont décidés dans le cadre
du schéma régional de offre de soins.
Lorsque le territoire de desserte du centre de santé
rural de premier niveau est étendu, il est possible de eréer
en plus dudit centre, un ou deux dispensaires ruraux qui lui
sont rattachés et qui sont placés chacun sous la responsabilité
unfe) infirmier(e)
La création et le lieu d'implantation de chaque
dispensaire rural sont décidés dans le cadre du schéma
régional de Voffre de soins.3366 BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 4 kaada 1436 (20-8-2015)
ART. 23. Le centre de santé rural de deuxiéme
niveau est placé sous la responsabilité d'un médecin
‘généraliste assisté par unfe) infirmier(e) major. I offre outre,
les prestations fournies par le centre de santé rural de premier
niveau notamment, les prestations suivantes
+ les soins obstétricaux d'urgence de base (SOUB)
+ les analyses biologiques de base requises pour le suivi
de la santé des femmes enceintes et des malades
chroniques
+ les examens d’échographie obstétricale
Lorsque le centre de santé rural de deuxiéme niveau
est implanté dans le chef-liew_ d'un cercle administratif ne
disposant pas de structure hospitaliére publique, le centre est
doté d'un module d’accouchement de 4 8 lits et offre en plus
+ des prestations d'urgence médicale de proximite ;
+ des soins bueco-dentaires ;
+ des consultations de santé mentale.
Arr. 24,~ Lecentre desanté urbain de premier niveau
est l'établissement de santé de premier contact en milicu
urbain,
Le centre de santé urbain de premier niveau est placé
sous la responsabilité d'un médecin généraliste assisté par
un(e) infirmier(e) major, et il offre des prestations de santé
préventives, curatives et promotionnelles qui comprennent,
en plus de la surveillance épidémiologique notamment, les
prestations suivantes
+ les consultations de médecine générale ;
+ les soins infirmiers
‘Te suivi de fa santé de la mere et de Fenfant :
+ le suivi des maladies ehroniques
‘Je suivide la santé des jeunes et des adolescents y compris,
la santé scolaire ;
+ les prestations d'information et d’éducation pour la
santé.
La eréation et le lieu dimplantation de chaque centre
de santé urbain de premier niveau sont décidés dans le cadre
du schéma régional de offre de soins.
ART 25, ~ Le centre de santé urbain de deuxiéme
niveau est placé sous la responsabilité ’un médecin généraliste
assisté par un(e) infirmier(e) major
Outre les prestations fournies par le centre de santé
urbain de premier niveau, le centre de santé urbain de
deuxiéme niveau assure notamment les prestations suivantes
= les soins obstétricaux d’urgence de base (SOUB),
y compris 4 8 lits d'accouchement au besoin ;
les analyses biologiques de base requises pour le suivi de
ta santé des femmes enceintes et des malades chroniques.
Lorsque le centre de santé urbain de deuxiéme niveau
est implanté dans le chef-lieu de la commune de rattachement
ne disposant pas de structure hospitaliére publique, il offre
en outre
+ des prestations d'urgence médicale de proximite ;
+ des soins buvco-dentai
+ des consultations de santé mentale.
ART. 26, ~ Les établissements de soins de santé primaires,
ruraux et urbains, sont appuyés par des structures spécialisées
qui assurent les activités relevant des programmes sanitaires,
Ces structures spécialisées comprennent les établissements
de santé suivants,
+ les centres de référence pour la santé reproductive
(CRS);
les centres de diagnostic et de traitement des maladies
respiratoires (CDTMR) :
+ les laboratoires de santé publique (laboratoires de
diagnostic épidémiologique et d'hygiéne du milieu)
Diautres structures spécialisées d'appui, peuvent étre
mises en place, par arrété conjoint du ministre de la santé et
du ministre chargé des finances, et ce en fonction des besoins
de la population et de Vorganisation de foffre de soins.
Section Il. - Du réseau hospitalier
ART.27.~ Le réseau hospitalier est composé des
Gtablissements de santé suivants
+ les hépitaux préfectoraux et provinciaux ;
+ les hépitaux régionaux ;
+ les formations hospitaliéres relevant des centres
hospitaliers eréés sous forme d'établissements publics
+ les hépitaux psychiatriques
+ les centres régionaux d’oncologie ;
‘Hes centres d’hémodialyse.
Le réseau hospitalier comprend en outre des structures
spécialisées pour appuyer les établissements de santé précités,
Lorsque la superficie d’une province sanitaire est
@tendue, son réseau hospitalier peut étre renforeé par la
création d’hopitaux de proximité.
Lorsque la taille d'une préfecture sanitaire est
importante, son réseau hospitalier peut étre renforcé par la
création de cliniques de jour.
ART, 28.~ Les établissements relevant du réseau
hospitalier visés a article 27 ci-dessus. assurent, chacun selon
son objet, les missions suivantes
V dispenser les prestations de soins et les services de
santé visés 4 l'article II de la loi-cadre précitée n? 34-09, dans
les conditions prévues par le méme article
2/ concourir aux actions visées a Varticle 13 de la loi-
cadre précitée n° 34-09, dans les conditions prévues par le
méme article.
En fonction de son objet, chaque établissement relevant
du réseau hospitalier, participe, dans le cadre des missions qui
lui sont dévolues, aux actions d'assistance médicale urgente,
cen partenariat avec les acteurs concernés.N° 6388 —4 kaada 1436 (20-1
2015) BULLETIN OFFICIEL 3367
Ant, 29. Les établissements relevant du réseau
hospitalier peuvent offrir des prestations dites « hopital de
jour » dont la liste est fixée par arrété du ministre de la santé,
ART, 30. — Les établissements relevant du réseau
hoypitalier font partie de la filigre de soins et constituent,
ce ttre, des établissements de recours et d'appui pour le réseau,
des établissements de soins de santé primaires.
ART. 31. ~ Les établissements relevant du réseau
hospitalier sont organisés en fonction du bassin de desserte
de la population en
+ Centres hospitaliers provinciaux et préfectoraux (CHP):
+ Centres hospitaliers régionaux (CHR);
+ Centres hospitaliers interrégionaux (CHD).
ART, 32,- Chaque centre hospitalier provincial ou
préfectoral se compose de lensemble des établissements,
hospitaliers relevant du ministére de la santé impluntés dans
son ressort territorial, y compris les hdpitaux de proximité
fu les eliniques de jour. II dispense les prestations de soins
hospitaliers de premier niveau.
ART. 33,~ Chaque centre hospitalier régional se compose
de l'ensemble des établissements hospitaliers relevant du
ministére de Ia santé implantés dans le chef-licu de la région.
Il dispense les prestations de soins hospitaliers de deuxieme
niveau, II peut comporter un ou plusieurs poles dexcellence
ou centres de référence vocation interrégionale ou nationale.
ART. 34.— Lescentres. hospitaliers interrégionaux sont
composes des établissements relevant des centres hospitaliers a
vocation interrégionale. Ils dispensent les prestations de soins
hospitaliers de troisiéme niveau,
ls comportent un ou plusieurs péles d’excellence ou
centres de référence vocation interrégionale ou nationale.
ART. 35. Chaque centre hospitalier visé a l'article 31
ci-dessus, doit préparer un document dénommeé « projet
détablissement hospitalier (PEH) » qui définit, pour une durée
déterminée, les objectifS wenéraux de l'établissement, dans le
domaine médical et des soins infirmiers, de la formation, de
la gestion et du systéme d'information,
Le projet d’établissement hospitalicr doit étre compatible
avec les objectifs du schéma regional de offre de soins (SROS).
et déterminer les moyens d’hospitalisation, de personnel et
d€quipement dont chacun des établissements hospitaliers le
composant doit disposer pour réaliser ses objects.
Sous réserve des dispositions législatives et
réglementaires relatives aux centres hospitaliers eréés sous
forme d'établissements publics, le projet d’établissement
hospitalicr est établi parle directeur ducentre hospitalier
en coordination avec les directeurs des établissements
aliers composant ledit centre, ct en concertation avec
1ué préfectoral ou provincial et le directeur régional
de la santé
ART. 36.— Le réseau hospitalier est appuyé par les
structures spécialisées suivantes
+ le centre national et les centres régionaux de transfusion
sanguine et d’hematologie ;
+ institut national d’hygiéne ;
+ le centre national antipoison et de pharmacovigilance ;
+ Ie centre national de radioprotection,
Section HII, ~ Du réseau intégré des soins d'urgence médicale
(RISUM)
Ant. 37.— Leréseau intégeé des soins d'urgence médicale
4 pour mission de permettre aux malades. blessés. femmes
enceintes et parturientes en état de détresse, une assistance
médicale urgente, soit par le conseil, soit par orientation
vers la structure sanitaire adaptée ow par la prise en charge
médicale avec un moyen de transport sanitaire adapt et dans,
les meilleurs délais,
ART. 38, — Loffre de soins d’urgence médicale organisée
dans le cadre du réseau intégré des soins d'urgence médicale,
comprend les prestations suivantes
1. Jes Urgences Médieales de Proximité (U.M.P),assurées
pares centres de santé de deuxieme niveau implantes dans les
chefselieux de cercles ;
2. les Ungences Pré-hospitaliéres (UPH), assurées par les
-moyens de transport de secours de base, les services médicaux
'urgence et de réanimation (SMUR) et les services médicaux
héliportés (HELISMUR)
3.les Urgences Médico-hospitaliéres, qui comprennent
~ les urgences médico-hospitaligres de base assurées par
les centres hospitaliers préfectoraux ou provinciaux
~ les urgences médivo-hospituligres completes ussurées
par les centres hospitaliers régionaux :
~ les urgences médico-hospitaligres spécialisées assurées
par les centres hospitaliers interrégionaux.
La liste des fonctions d’urgences médicales assurées
‘dans le cadre des trois modes précités est fixee a lannexe 2 du
présent décret
Section IV, ~ Du réseau des établissements médico-s
ART. 39.~ Les prestations de soins fournies dans e cadre
du réseau des établissements médico-sociaux publics peuvent
tre rendues avec ou sans hébergement
1x publics
ART. 40.— Le réseau des établigsements médico-sociaur,
publics est composé des
* centres dits espaces « santé-jeunes » ;
+ centres de rééducation physique, dorthoptie et
orthophonie ;
+ centres d'appareillage orthopédique ;
+ centres daddictologie :
‘+ centres médico-universitaires :
+ centres de soins palliatifs
Cette liste peut tre modifige ou complétée par arrété
du ministre de la santé
ART. 41. ~ Les établissements médico-sociaux publics
sont ergés duns le cadre des schemas régionaux de Foffre de
soins, soit par le ministére de la santé, soit en partenariat avec
autres acteurs publics ou privés.
Chapitre 1V
Des normes et des modalités de eréation et d'implantation
des infrastructures et des installations sanitaires
ART. 42.~ Pour application du dernier alinga de
article 23 de ia loi-cadre n* 34-09 précitée, la carte sanitaire
est établie pour une durée de 10ans, par arrété du ministre de
Ja santé, vis par le ministre charge des finances, aprés avis de
Ja commission nationale de offre de soins instituée en vertu
du chapitre V du présent décret.3368 BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 _4 kaada 1436 (204
La carte sanitaire doit étre évaluée tous les $ ans et
révisée le cas échéant. conformément a la méme procédure,
cn cas de changements majeurs des données ayant servi a son
Glaboration. Les services concernés du ministére de la santé
ticnnent la base de données de la carte sanitaire selon les
modalités fixées par arrété du ministre de la santé
ART. 43, La projection dela création et de implantation
des infrastructures et des installations de santé, ainsi que des
équipements biomédicaux lourds dans le cadre de la carte
sanitaire et des schémas régionaux de Voffre de soins, doit
avoir lieu en fonction du nombre de la population du territoire
de santé concerné et des caractéristiques épidémiologiques.
géographiques, socio-économiques et des orientations des
plans d’aménagement relatives audit territoir.
ART. 44, ~ Sous réserve du découpage sanitaire prévu
le présent décret, la eréution et implantation des
astructures et des installations publiques relevant du
réseau des établissements de soins de santé primaires doivent
répondre aux besoins de la population, selon les eritéres
suivants
+ un centre de santé rural de premier niveau : pour une
popullation minimale de desserte de 7.000 habitants ;
+ un centre de santé rural de deuxiéme niveau : pour une
population minimale de desserte de 25.000 habitants.
+ un centre de santé urbain de premier niveau : pour une
population minimale de desserte de 25.000 habitants ;
‘un centre de santé urbain de deuxiéme niveau : pour une
population minimale de desserte de 50.000 habitants,
‘Ant 45.~La eration et implantation des infrastructures
€1 des installations publiques relevant du réseau hospitalier
doivent respecter le découpage sanitaire.
Le nombre de lits hospitaliers & prévoir est défini, au
niveau régional, en fonction du nombre de la population
conformément 2 la formule suivante
Px TA x DMS.
365 x TOM
oa
= L> désigne le nombre de lits & prévoir
- P: désigne Feffectif de la population & desservir ;
~ TA : désigne le taux d’admission qui est fixé 4.7% ;
- DMS : désigne la durée moyenne de séjour hospitalier
ui est fixée d 5 jours:
- TOM : désigne le taux doccupation moyen qui est fixé
280%
Laeréation et implantation d'un hépital provincial ou
préfectoral exige. en plus du respect de découpage sanitaire,
tune population minimale de 200.000 habitants. En dessous de
cette taille, et selon les besoins de la population, un hépital
de proximité peut étre eréé si la population de desserte est de
70,000 habitants au moins,
ART, 46.— La création et implantation d'un centre
hospitalier interregional a pour objet de desservir au moins
deux régions sanitaires ou couvrir une popula
2 millions habitants.
ART. 47.~ Pour application des dispositions de Particle 25
de la loi-cadre n°34-08 précitée, les schémas régionaux de Tot Tre
de soins sont établis par les directions régionales de la santé
concernées, pour une période de 5 ans, aprésavis descommissions
régionales de loffre de soins compétentes instituées en vertu du
chapitre V ci-dessous.
Les schémas régionaux de offre de soins peuvent étre
révisés, selon la méme procédure. en cas de changements des
normes ou des modalités implantation des infrastructures
et des installations de santé dans la carte sanitaire ayant des
effets sur les schémas régionaun.
Les schémas régionaux de lofre de soins sont approuvés
par des arrétes du ministre de la sante,
ART. 48. - En application des dispositions de article 27 de
\dren’ 4-09 précitée, la création de toute installation de
haute technologi, implantation des équipements biomédicaux
lourds ainsi que de tout systéme de régulation des services
assistance médicale urgente sont soumis au respect de la carte
sanitaire et des schémas régionaux de Voffre de soins, prévus
par le présent déeret.
Lacréation ou implantation d'un des dispositifs visés
Valinéa précédent, sera soumise & autorisation conformément
a la legislation et & la réglementation y relatives.
La liste des équipements biomédicaux lourds et des
installations de haute technologie et des établissements de
santé publies dans lesquels ils sont implantés est fixée
Vannexe n° 3 du présent décret. Cette liste peut étre modifige
ou completée par arrété du ministre de la santé.
ART. 49, En application du deuxiéme alinéa de Tarticle 23,
de la loi-cadre n® 34-09 précitée, la carte sanitaire détermine
les ressources humaines sclon les besoins et les spécialités
conformément aux normesetertézes de programmation des besoins
des établissements de santé publics en ressources humaines fixés
par arrété du ministre de la santé. Les postes budgétaires sont fixés
cconformément aux dispositions des lois des finances,
Chapitre V
De la commission nationale et des commissions régionates
de Voffre de soins
ART. 50 En application de article 30 de la loi-cadre
1° 34-09 précitée, ilest institué une commission nationale et des
commissions réxionales de offre de soins, dont la composition
et les modalités de fonctionnement sont déterminées par le
présent chapite.
ART. 51 La commission nationale de offre de soins est
présidée par le ministre de la santé ou, la personne désignée
par lui a cet effet
Outre son président, la commission comprend les
membres suivants
+ deux représentants de lautorité gouvernementale
chargée de Vintérieur, dont le directeur général des
collectivités locales ou son représentant
+ un représentant de lautorité gouvernementale chargée
des financesN° 6388 — 4 kaada 1436 (20-8-2015)
BULLETIN OFFICIEL 3369
+ un représentant de Tautorité gouvernementale chargée
de faménagement du territoire :
+ un représentant de Vautorité gouvernementale chargée
de lenseignement supérieur :
+ un représentant de Fautorité gouvernementale chargée
de Péquipement ;
+ un représentant du haut-commissariat au plan
+ Tinspecteur du service de santé des Forces Armées
Royales ou son représentant ;
+ le président du conseil national de Vordre national des
médecins ou son représentant -
+ leprésident du conscil national de Fordre des pharmaciens
ou son représentant ;
+ le président du Conseil national de POrdre des médecins
dentistes ou son représentant :
+ les direeteurs des centres hospitaliers,eréés sous forme
détablissements publics :
+ Tinspecteur général et les directeurs de Vadministration
centrale du ministére de la santé.
La commission nationale de offre de soins peut inviter
a assister a ses reunions, a titre consultatif, toute personne
dont la participation est jugée utile.
ART, $2.— La commission nationale se réunita initiative
de son président et sur sa convocation,
Elle est tenue de se prononcer par avis sur le projet de
lu carte sanitaire, dans un délai maximum de (60) jours
compter de la date de sa saisine.
Les décisions de la commission sont prises & la majorité
des voix des membres présents et en cas de partage égal des
voia, celle du président est prépondérante. Les travaux et avis
de hi commission nationale sont consignés dans des procés-
verbaux signés par le président.
Le secrétariat de la commission nationale est assuré par
la direction des hépitaux et des soins ambulatoires relevant
ddu ministére de la santé.
Akt, 53— Chaque commission régionale de fre de
soins est présidée par le wali de la région concernée ou son
représentant,
Outre son président, chaque commission comprend les
membres suivants
‘les gouverneurs des prélectures et provinces dela région
ou leurs représentants ;
+ le président du conseil de la région ou son représentant ;
+ un représentant de Pautorité gouvernementale chargée
de aménagement du territoire au niveau de la région ;
+ le Président du conseil regional de POrdre national des
médecins ou son représentant ;
+ le Président du conseil régional de Ordre des
pharmaciens d’officines ou son représentant ;
+e Président du conseil régional de 'Ordre des médecins
dentistes ou son représentant
+ le directeur d'un Centre hospitalier, eréé sous forme
8tablissement public, dont lesiége se trouve au niveau,
dela région ;
+ deux représentants de administration centrale du
ministére de la santé désignés par le ministre de la
santé
+e directeur régional de la santé:
+ les délégués du ministére de la santé aux préfectures et
provinces relevant de la région,
Chaque commission régionale peut inviter a assister
4 ses réuntons, a titre consultatif, toute personne dont la
Participation est jugée utile.
Le secrétariat de la commission régionale est assuré par
la direction régionale de la santé.
ART, 54. Chaque commission régionale de Voftre
de soins se réunit a Finitiative de son président et sur sa
convocation
Elle est tenue de donner son avis sure projet de schéma
régional deVoffre de soins de la région, dans un délai maximum,
de (60) jours & compter de sa saisine.
Les décisions de la commission sont prises i la majorité
des voix des membres présents et en cas de partage ézal des voix,
celle du président est prepondérante. Les travaua et avis de |
commission sont consighés dans des proces-verbaux, signés
arson président, dont une copie est envoyee au président de
fa commission nationale de Foitre de soins.
Chapitre VI
Dispositions transitoires et finales
ART. 55.~ Dansletextedudécretn? 2-12-98 du22 abil 433
(15 mars 2012) instituant une indemnité de responsabilité au
profit de certains fonctionnaires du ministére de la santé, les
denominations « centre de santé rural de premier niveau »,
«centre de santé rural de deuxiéme niveau », « centre
de santé urbain de premier niveau » et « centre de santé
urbain de deuxiéme niveau » se substituent respeetivement
aux appellations « centre de santé communal », « centre de
santé communal avec module daceouchement », « centre
de santé urbain » et « centre de santé urbain avec module
accouchement ».
ART. 56 — Sontabrogéesles dispositions du décretn? 206-656
du 24 rabii 1 1428 (13 avril 2007) relatif a Torganisation
hospitaligre, contraires a celles prévues par le présent decret.
ART. 57-_Le ministre de Pintérieur, le ministre de
économie et des finances le ministre de la santé sont chargé.
chacun en ce quile concerne, de Vexécution du présent décret
qui sera publié au Bulletin officie.
Fait Rabat, le 7 chaowal 1436 (24 juillet 2015).
ABDEL-ILAH BENKIRAN.
Pour contreseing
Le ministre de Vintériew,
MOHAMED Hassab,
Le ministre de l'économie
er des finances,
MolAMMED BOUSSAID.
Le ministre de ta santé
EL Houssaine Lovarbt3370 BULLETIN OFFICIEL N° 6388 — 4 kaada 1436 (20-8-2015)
Annexe n° 1
Panier des prestations hospitali@res par niveaux d'intervention
Niveaux de soins hospitallers ‘Niveau 1
‘Territoire de santé Province/préfecture
prestaions| we oP
oan * 7
UME
os
‘Soins ntarals
‘arimation palyvalente
‘Réanimation abstitcale
‘Reanimation atonal
hiaraiegindrale/scdrale x
Wédecine géndrale *
Tobsttique
Gyntcologleobstétrique
seulement
Pediat ¥
anesthe animation
(araioioge
Dermatalogientralogieleprlogie
Gastro entdvologle
nephvstogie
[Ophtalmol
[Ore rhinelanresionle
Preumo-phisiologe
Renabiation
omatologie
Chirurgie mano Fale
Psychiatrie
Traumate-orhopealeN° 63884 kaada 1436 (20-8-2015) BULLETIN OFFICIEL 3371
Endocrinol " * *
rar plague 7 7
gsi arn 7 x
Reorodirorie es 7
Rewroione 7 =
colonia z *
nomatooge = 7
rcioge 7 7
hirari iparavice et plastique *
Waiaie infecteures 7
Sarangi rowers
‘UMHB : Urgences médico-hospitaliéres de base
UMHC : Urgences médico-hospitalidres completes
UMHS : Urgences médico- hospitalidres spécialiséesBULLETIN OFFICIEL N° 6388 4 kaada 1436 (20-
Annexe n°2
Les fonctions de soins d’urgence médicale
Les fonctions de soins d’urgence médicale sont définies selon le niveau de l’offre de soins
existante, de I'absence de structure hospitaliére, de la population desservie et de la distance
vers I'hépital de référence.
1, LES URGENCES MEDICALES DE PROXIMITE (UMP)
Ce sont des soins d’urgences médicales prodigués dans les centres de santé ruraux et
urbains du deuxiéme niveau implantés dans les chefs-lieux des circonscriptions sanitaires et
distants des hépitaux de référence. 7 fonctions de soins d’urgence sont préconisées & ce
niveau (F1.8F7) :
F1 : Permanence 24/24 (Garde ou Astreinte) ;
F2 : Diagnostic clinique des détresses vitales ;
F3 : Gestes et manceuvres de premier secours : massage cardiaque, aspiration/libération
des voies aériennes supérieures, Oxygene, pose d'une perfusion, pose d’un garrot
compressif, sonde vésicale, administration parentérale de médicaments vitoux
(antalgique, sédatif, antispasmodique, antibiotique, etc), suture de plaie
simple, mise en condition de I'urgent pour son transfert 6 un niveau supérieur ;
F4: Contention provisoire et immobilisation de fractures par attelles (minerves, attelles)
F5 : Surveillance du patient (salle d’observation) ;
F6 : Examen biologique de base : 3 paramétres (Automate) : NFS, Glycémie, urée ;
3 paramétres (Bandelettes réactifs) albuminurie, glucoserie, acétonurie ;
F7 : Transfert sanitaire simple 24/24.
2. LES URGENCES MEDICO-HOSPITALIERES DE BASE (UMHB)
Elles sont prodiguées au niveau des CHP. En plus des fonctions UMP précitées, on trouve §
autres fonctions 4 ce niveau (F8 a F12).
FB: Gestes de ressuscitation et de réanimation (F3 + Déchoquage cardio-vasculaire,
sédation, intubation/ventilation, Sonde gastrique, monitorage)
F9: Examen complémentaire de Base : (F6 + Echographie, ionogramme, bactériologie,
immunologie) ;
F410 : Transfusion ;
F11 : Hospitalisation ;
F42 : Intervention chirurgicale (Bloc opératoire).
3. LES URGENCES MEDICO-HOSPITALIERES COMPLETES (UMHC)N° 6388 4 kaada 1436 (20-8-2015) BULLETIN OFFICIEL
Elles sont prodiguées au niveau des Hépitaux Régionaux et Centres Hospitaliers
interrégionaux. En plus des fonctions des UMHB, on trouve les 4 autres fonctions suivantes 3
ce niveau :
F13: Fonction de réanimation hospitalidre polyvalente (prise en charge complete des
défaillances viscérales aigués mettant directement en jeu le pronostic vital) ;
F14 : Examens complémentaires complets : (F11 + TDM/IRM, explorations fonctionnelles
ou invasives, virologie, etc.) ;
F15 : Transfert SMUR en plus de F9 ;
F16 : Régulation des appels médicaux.3374
BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 _4 kaada 1436 (20.
Annexe n° 3
Liste des équipements biomédicaux lourds et des installations de
haute technologie
Niveau 1 Niveau2 | Niveau3
Désignation Hopital —
wontatde | sreyrctou | Heptel | arte
oe préfectoral "gional | interrégional
Installation radiologique pour : : : 7
examens standards
Installation radiologique
télécommandée : x : e
Unité de radiologic : : [ [
panoramique
Unité de mammographie x x x x
Générateur d’hémodlalyse x x x x
Scanographe x x x
‘Arceau chirurgical mobile x x x
Echodoppler 4D x x
x x
Lithotripteur extracorporel x x
‘Appareil de circulation : :
sanguine extracorporelle
Laser x x
Stérilisateur & vapeur d’ : :
grande capacité
‘Stérilisateur au peroxyde
d'hydrogane vaporisé : :
(stérilisateur & basse
température) grande capacité |
ostéodensitométrie x x
‘Automate d'analyses : :
médicales haute cadence
TPS (Systéme de planification : x
et de traitement)
Stérllisateur & oxyde
d’éthylane grande capacité : :N° 63884 kaada 1436 (20-8-2015) BULLETIN OFFICIEL 3375
Stérilisateur au formaldéhyde
x x
grande capacité
‘Systeme d’angiographie x x
IRM (Imagerie par résonance : 7
magnétique)
Unité médicale de traitement : :
hyperbare
Laveur-désinfecteur de :
chariots (cabine de lavage)
Projecteur de source & haut x
débit de dose (HDR)
Machine de Circulation Extra
Corporelle (CEC) (Machine x
Coeur-poumon)
Simulateur x x
Salle de cathétérisme x
‘Accélérateur linéaire de : :
particules
Cyberknife x
SpectromatreRMN
(Résonance Magnétique x
Nucléaire) pour usage médical
Gamma knife x
TEP-Scan (Tomographie &
émission de positron couplé & x
un scanner)
TEPARM (Tomographie &
émission de Positron couplé & x
un IRM)
‘Gamma-caméra
TEMP (Tomographie & :
‘émission Mono-Photonique)
[SPECT]
‘Gamma-caméra TEMP-TDM
(Tomographie & émission :
‘Mono-Photonique couplé au
scanner) [SPECT-CT]3376 BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 _4 kaada 1436 (20-1
2015)
Décret n° 2-14-841 du 19 chaoual 1436 (5 aoiit 2015) relatif
Vautorisation de mise sur le marché des médicaments
usage humal
Le CHEF DU GOUVERNEMENT,
Vu la Joi n® 17-04 portant code du médicament et
de la pharmacie, promulguée par le dahir n°l-06-151 du
30 chaoual 1427 (22 novembre 2006) ;
Apris délibération en Conseil du gouvernement, réuni
Je 29 ramadan 1436 (16 juillet 2015
DECRETE
Chapitre premier
Définitions
ARTICLEPREMIER. PourT'application du présent décret,
on entend par
L. Conditionnement primaire : le récipient ou toute autre
forme de conditionnement avec lequel le médicament se trouve
en contact direct :
2. Conditionnement extérieur ou secondaire : Vemballage
dans lequel est placé le conditionnement primaire ;
3. Nom du médicament : le nom commercial attribué
au médicament objet de la demande dautorisation de mise
sur le marché :
4.Dénomination commune ow scientifique : la
dénomination commune internationale «DCI» recommandée
par Organisation Mondiale de la Santé, ou la dénomination
figurant dans la Pharmacopée en vigueur ou la denomination
commune usuelle :
5. Dosage du médicament : la teneur du médicament en
substance active, exprimée en quantité par unité de prise ou
par unité de volume ou de poids en fonction de sa présentation
6, Etiquetage : les mentions portées sur leconditionnement
extérieur ou secondaire, ou le conditionnement primaire ;
7.Excipients : les substances sans activité
pharmacologique, incorporées au médicament afin de fciliter
sa mise en forme. Les excipients peuvent jouer un réle dans
absorption du médicament, sa stabilité et son acceptabilité
(la couleur, le gout, la consistanee,...);
8. Lot pilote: le lot du médicament fabriqué en vue de
la demande de 'autorisation de mise sur le marché, par un
procédé en tous points représentatifet simulant celui appliqué
4 Péchelle industrielle réclle;
9. Conférence Internationale sur ! Harmonisation : Ventité
internationale d’harmonisation des exigences techniques
relatives a Phomologation des médicaments ;
10, Notice : le document d'information accompagnant
le médicament ct qui est destiné & utiisateur.
Chapitre
De la demande d/aurorisation de mise sur le marché
Section premiére.- Constitution et dépdt du dossier de la demande
ART. 2. Sous réserve des dispositions particuliéres
aux médicaments visés aux articles 3 & 8 ci-aprés, le dossier
de demande d'autorisation de mise sur le marché d'un des
medicaments figurant aux points 5 a 18 de article 2 de la
Joi précitée n° 17-04, doit comporter les documents suivants
~ une demande écrite diiment signée par le pharmacien
responsable de létablissement pharmaceutique
industriel demandeur, établie conformément i Tannexe
du présent décret
le document technique commun pour Fenregistrement
un médicament a usage humain dont le contenu est
defini par arrété du ministre de la santé
~la quittance de paiement dela rémunération du service
rendu parla direction du médicament et dela pharmacie
conformément & la réglementation en vigueur.
En application des dispositions de article 8 de la loi
susvisée n* 17-04, le dossier doit comporter les résultats des
essais précliniques et cliniques du médicament objet de la
demande
11 doit comporter en outre
~le certificat de bonnes pratiques de fabrication délivré a
tablissement pharmaccutique industriel producteur
par les autorités compétentes du pays oii le médicament
est fabriqué, lorsqu’il Sagit d'un médicament importé;
le contrat de délégation d'une ou de plusieurs opérations,
de fabrication, de contrale, de conditionnement, de
stockage, de vente ou de distribution a un autre
Gtablissement pharmaceutique du médicament
~lorsqw il Sagit d'un médicament sous licence
+ Vautorisation de mise sur le marché dans le pays
dorigine, accompagnée du certiticat de produit
pharmaceutique :
+ Ia décision motivée de refus dautorisation de
se sur Je marché du médicament intervenue
éventuellement dans un ou plusieurs pays, autres
que le pays dorigine.
Le dossier de demande de Pautorisation de mise sur
le marché doit étre déposé auprés du ministere de la santé
(Direction du médicament et de la pharmacie), contre accuse
de réception
Les copies certifiées conformes aux originaux des
documents prévus au 3*"alinga ci-dessus sont acceptées dans,
le dossier.
ART, 3, ~ Lorsquill s‘agit d'un médicament radio-
pharmaceutique, le dossier de demande d'autorisation de
mise sur le marché doit comporter outre les piéces prévues
article 2 ci-dessus :
= la description générale concernant le générateur, la
trousse ou le précurseur ou l'ensemble de ces trois
Elements, selon Yobjet de la demande
— un document détaillé sur la dosimétrie interne des
rayonnements :
~ les instructions détaillées pour la préparation
extemporanée et le controle de qualité de cette
préparation et le cas échéant, la période maximum de
stockage durant laquelle toute préparation intermédiaire.N° 6388 4 kaada 1436 (20-8.
2015) BULLETIN OFFICIEL 3377
SS SSS ee
telle que Péluat ou le produit radio-pharmaceutique
prét a femploi, repond aux spécifications propres audit
‘médicament
Art. 4. - Lorsqu’une premiére autorisation de mise
sur le marché est octroyée au Maroc pour un médicament
comportant une nouvelle entité a structure chimique définie,
autre que les excipients, colorants, correcteurs de goat,
stabilisants, tampons et conservateurs, un tiers ne peut
demander unc autorisation de mise sur le marché pour un
médicament similairc et faire référence, sans le consentement
du titulaire de la premiere autorisation, aux données fournies
parce titulaire et ayant permis d'tablirFinnocuité et lefficacité
du médicament autorisé et ce, pour une durée de Sans. partir
de la date d’obtention de Fautorisation initiale de mise sur le
marché au Maroc.
ART. 5. Par dérogation aux dispositions du 2" alinéa
de article 2 ci-dessus, 'établissement pharmaceutique
industriel demandeur n'est pas tenu de fournir les résultats
des essais précliniques et cliniques
~sile médicament objet de la demande est un générique
Dans ce cas, létablissement est tenu de se conformer a
lu églementation relative la bioéquivalenceen vigueur:
— ou si établissement démontre que les substances actives
‘du médicament objet de la demande sont deja utilisées,
4 des fins thérapeutiques et présentent une efficacité
ct un niveau de sécurité reconnus par référence a la
littérature scientifique publiée.
ARr. 6. -Lorsque la demande porte sur un médicament
aassociant pour la premiére fois des substances actives entrant
dans la composition des médicaments, le dossier fourni i
Vappui de la demande doit comporter les données démontrant
Tintérét thérapeutique de Vassociation de ces substances.
Art.7._Lorsque la demande porte sur un médicament
biologique similaire a un médicament biologique de
référence, la matiére premiére. les procédés de fabrication
dudit médicament et les essais précliniques et cliniques
doivent satisfaire aux essuis de comparabilité selon les
directives de "Organisation Mondiale de la Santé et de « la
Conférence Internationale sur harmonisation » concernant
les biosimilaires.
ARr.8, - Lorsque la demande porte sur un médicament
qui sera produit dans le méme site de fabrication qu'un
médicament disposant d'une autorisation de mise sur le
marché ayant la méme composition qualitative ct quantitative
la méme forme pharmaceutique et le méme procédé de
fabrication, le dossier de la demande doit comporter
~ une duplication du dossier d'autorisution de mise sur le
‘marché du médicament autorisé :
~ une attestation de consentement de létablissement
pharmaceutique industriel titulaire de Vautorisation de
‘ise sur le marché permettant au demandeur d'utiliser
son dossier:
Cemédicament peut étre dispensé du contrdle analy tique
prévu a la section II du présent chapitre, aprés vérification des
documents prévus a Varticle 14 ci-dessous.
Ant. 9. - Lorsque la demande porte sur un médicament
homéopathique, le demandeur doit démontrer que
Tusage homéopathique dudit médicament ou des souches
homéopathiques le composant, est bien établi ct présente
toutes les garanties diinnocuité par référence a la littérature
scientifique publige et reconnue dans la tradition de la
médecine homéopathique. A défaut, le demandeur doit
fournir les résultats des essais précliniques et cliniques dudit
médicament
ARr. 10, - Les documents et données fournis dans le
dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché
doivent étre a jour & la date de leur depot. Létablissement
pharmaceutique industriel demandeur demeure responsable
de leur authenticité, de leur fiabilité et de leur actualisation,
A cet effet, Pétablissement doit transmettre sans délai
au ministére de la santé (Direction du médicament et de la
pharmacie) tout élément nouveau entrainant ou susceptible
entrainer une modification de 'évaluation du rapport entre
les bénéfices et les risques liés au médicament objet de la
demande.
Section II, - Instruction du dossier de la demande
Arr, II. ~ Le dossier est considéré recevable dans un
délai maximum de 60 jours aprés vérification de sa complétude
et de Tauthenticité des documents le composant
ART. 12. ~ Lorsque le dossier de demande est jugé
irrecevable, Tétablissement pharmaceutique industriel en est
informé dans le délai prévu a Varticle II ci-dessus, par lettre
recommandée avec accusé de réception, exposant les motifs
de Virrecevabilité
Létablissement peut introduire un recours auprés du
ministre de la santé contre la décision d'irrecevabilite, dans un
délai n'excédant pas 60 jours i compter de la date de réception
de la lettre précitée.
En cas de maintien de la décision d'irrecevabilité ou
expiration du délai de recours, létablissement concerné est
appelé f retirer le dossier dans un délai de 6 mois, & défaut il
sera procédé a la destruction dudit dossier.
ART. 13. Lorsque le dossier de demande est jugé
recevable, létablissement pharmaceutique industriel en
est informe par écrit. Le ministére de la santé dispose d’un
délai de 45 jours, & compter de la date de notification de la
recevabilité, pour se prononeer sur Vintérét thérapeutique
Vefficacité et Vinnocuité du médicament concerné, apres
avis de la commission nationale duutorisation de mise sur
le marché prévue au chapitre VI du présent décret, Toutefois,
lorsqu'l Sagit d’un médicament générique dont le médicament
de référence dispose d'une autorisation de mise sur le marché
au Maroc, le délai de 45 jours est réduit a 15 jours
ART. 14,~ Lorsque Fintérét thérapeutique, lefficacité et
Vinnocuité du médicament concerné sont établis, le ministre
de la santé notifie par écrit 4 Tétablissement pharmaceutique
industriel demandeur son accord de principe et linvite &
déposer
les échantillons du médicament objet de la demande dont
Ja quantité est déterminée en fonction des besoins du
contréle analy tique du médicament ;
— les documents et ensemble des réactif’ et moyens
nécessaires audit controle.
Si le dept n'est pas effectué dans un délai maximum
de 90 jours a compter de la date de la notification de Faccord
de principe, ce dernier devient caduc.3378 BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 - 4 kaada 1436 (20-8-2015)
Laccord de principe peut étre assorti de réserves a
satisfaire par Fétablissement pharmaceutique industriel
demandeus dans un délai maximum de 60 jours compter de
la date de leur réception.
ARr. 15, - Le ministre de la santé se prononce sur
Tévaluation du dossier Zautorisation de mise sur le marché
et sur le controle analytique des échantillons dans un délai
maximum de 180 jours a compter de la date de dépat des
Echantillons et des éléments visés a Varticle 14 ci-dessus.
Si Tévaluation du dossier dautorisation de mise sur le
marché souléve des remarques, 'établissement pharmaceutique
industriel concerné en est informé par écrit. II dispose d’un
délai de 60 jours, & compter de la date de son information,
pour apporier les compléments requis,
ART. 16,~ Lorsque 'intérét thérapeutique, lefficacité ou
Vinnocuité du médicament objet de la demande d'autorisation
‘de mise sur le marché nest pas établi, le ministre de la santé
notife & Tétablissement pharmaceutique industriel concerné
la décision de refus motivé de la demande. par lettre
recommandée avec accusé de réception,
Ltablissement pharmaceutique industriel concerné
peut introduire un recours auprés du ministre de la santé,
dans un délai n’excédant pas 60 jours a partir de la date de
notification de la décision de refus
La réponse au recours est notifige par le ministre de
la santé a Vétablissement pharmaceutique industriel aprés
consultation de la commission nationale d'autorisation de
mise sur le marché qui doit donner son avis lors de sa plus
proche réunion,
En cas de maintien de la décision de refus ou d'expiration
dudélai de recours, Iétablissement concernéest appeléa retirer
edossier dans un délai de 6 mois, a défaut il sera procédé a la
destruction dudit dossier.
ART. 17, - Lorsque les résultats du controle analytique
et de Févaluation du dossier sont probants, Ftablissement
pharmaceutique industriel concerné est invité & fournir dans:
un délai maximum de 15 jours, une attestation certifiant
qu’aucune modification n'est intervenue dans les éléments
produits a 'appui de la demande sous réserve des modifications
portées a la connaissance du ministére de la santé au cours
de évaluation,
ART. 18, - Le changement de ’établissement demandeur
une autorisation de mise sur le marché pour un médicament
dont le dossier a été déclaré recevable entraine le dépat d'une
nouvelle demande d’autorisation pour ledit médicament par
Je nouvel établissement, sous réserve du désistement express.
de 'établissement ayant effectué la demande initial.
Ledésistement ne donne pas lieu @ la restitution des frais.
pergus au titre de la rémunération des services rendus par le
ministére de la santé,
‘on IIL ~ De Fectroi de Fautorisation de mise sur le marché
ART. 19, ~ Lautorisation de mise sur le marché est
dstivrée par le ministre de la santé dans un détai maximum
de IS jours a compter de la date de réception de Pattestation
prévuie a Farticle 17 ci-dessus,
Pour Vapplication des dispositions du deuxiéme alinéa
de Varticle 42 de la loi précitée n°17-04, la durée de validité
de Fautorisation de mise sur le marché est fixée a 5 ans.
renouvelable conformément aux dispositions du chapitre IIL
du présent décret.
‘ART. 20, ~ Létablissement pharmaceutique industriel
titulaire de Pautorisation de mise sur le marché doit informer
Jeministre dela santé de la date effective de commercialisation
du médicament, Cette date ne peut dépasser le délai prévu au
paragraphe 6 du premier alinéa de article 1S dela loi précitée
n°17-04, éventuellement prorogé conformément audit article
ART.21. Leslotspilotes d'un médicament ne doivent pas
<éépasser échelle industrielle dela fabrication du médicament
concerné. Lorsqu'ilsagit de formes posologiques solids. cetie
échelle représente au moins 1/10" de la production réclle ou
100,000 comprimés ou capsules en prenant la valeur la plus
levee.
Dans Ie cas d'un lot industriel de taille inférieure a
100,000 unités, la taille du lot pilote est égale a la taille du lot
industriel qui sera commercialise
Les lots pilotes doivent étre détruits conformément aux
gles de bonnes pratiques de fabrication prévus a Varticle 20
de la loi précitée n? 17-04.
ART. 22, Lorsque les résultats du contréle analytique
ou de valuation du dossier ne sont pas probants, le ministre
dela santé notifie a établissement pharmaceutique industriel
concerné la décision de refus motivé d'octroi de Fautorisation
de mise sur le marché par letire recommandée avec accusé de
réception et linvite i procéder i la destruction des lots destinés
aux besoins de cette autorisation, conformément aux régles
de bonnes pratiques de fabrication.
Le procés-verbal de destruction doit étre fourni au
ministére de la santé dans un délai n’excédant pas 365 jours.
ART. 23. Lorsqu'll s'agit d’un médicament & base
de nouvelies entités chimiques, n’ayant jamais fait Fobjet
un envegistrement dans un pays dont Ia pharmacopée est
rendue applicable au Maroc en application de Tarticle $ de
Ja loi précitée_n® 17-04, le ministre de la santé se prononce
sur la demande dautorisation de mise sur le marché dudit
‘médicament duns un délai de 4 ans & compter de la date de
<ép6t du dossier par 'établissement pharmaceutique industriel
demandeur,
Dans eas oi ilest demande a Fétublissement concerné
des informations complémentaires, le délai susmentionné est
suspendu jusqu’a réception desdites informations.
ART. 24. - Sous réserve des dispositions de Varticle 23 ci-
dessus, le ministre de la santé peut aprés avis de la commission
nationale d'autorisation de mise sur le marché, appliquer une
procédure accélérée pour Poctroi d'une autorisation de mise
surle marché pour un médicament lorsque ce dernier présente
un intérét majeur de santé publique lié & sa disponibilité et/
ou a son accessiilité
Dans ce cas, le dossier est traité de maniére prioritaire
avec application urgente de la procédure dévaluation et du
controle analytique.
Toutefois, orsquil s'agit d'un médicament enregistré
<éans un pays dont la pharmacopée est renduc applicable au
Marocen application de article Sde a loi précitée 1-04, ilest
procédé Févaluation et au controle analytique postérieurement
‘Toctroi immédiat de Iautorisation de mise sur le marché dudit
‘médicament.N° 6388 4 kaada 1436 (20.
2015) BULLETIN OFFICIEL 3379
So See eee
Dans tous les cas. la décision du ministre de Ia santé
doit étre motivée.
Arq. 25. — Le ministre de la santé peut demander
au titulaire de Pautorisation de mise sur le marché de lui
communiquer, & tout moment, les données complémentaires
afférentes a la qualité, a la sécurité et a Vefficacité du
médicament dont rexamen s'avére nécessaire,
Chapitre 111
Du renouvellement de Vautorisation de mise sur le marché
ART. 26. - Toute demande de renouvellement de
Yautorisation de mise sur le marché doit étre déposée par
Tétablissement pharmaceutique industriel concerné au
ministére de la santé (Direction du médicament et de la
pharmacie) 180 jours au moins avant Vexpiration de la date
de validité de ladite autorisation
Le premier renouvellement est effectué apres dépat et
Evaluation d’un dossier répondant aux conditions prévues a la
section premiére du chapitre II du présent décret, a Pexception
des documents relatifs aur essais précliniques et cliniques.
A partir du deuxiéme renouvellement, le dossier doit
comporter
1. une demande éerite et signée par le pharmacien
responsable de l'étublissement pharmaceutique industriel
2. une déclaration eertifiant qu'aucune modification n'a
affecté les éléments du dossier de renouvellement précédent,
sous réserve des modifications déclarées au ministre de la
santé j
3. la quittance de paiement de la rémunération du service
rendu par la direction du médicament et de la pharmacie,
conformément i la réglementation en vigueur.
Art. 27. - Leministre de la santé statue sur la demande
dans un délai maximum de 180 jours 4 compter de la date de
réception du dossier.
ART. 28, Pour Papplication desdispositionsdesarticles 10
ft 13 de la loi précitée n°17-04, le ministre de la santé définit
par arréte
~ les caractéristiques essentielles du conditionnement,
d'un médicament devant faire Vobjet d'une nouvelle
autorisation de mise sur le marché
~ es éléments entrainant ou susceptibles d’entrainer une
‘modification des éléments d’une autorisation de mise
sur le marché ainsi que les piéces ustificatives a fournir
a appui de la déclaration les concernant au ministére
dela sant.
Chapitre 1V
Du transfert de Fautorisation de mise sur le marché
Art. 29, En application des dispositions de l'article 12
de la loi précitée n°17-04, tout changement du titulaire de
Tautorisation de mise sur le marché d'un médicament est
subordonné a une autorisation de transfert délivrée pur le
ministre de la santé, aprés examen d'un dossier comportant
les documents suivants
1. une demande écrite formulée par le bénéficiaire du
transfert de Pautorisation de mise Sur le marché précisant les
ligux de fabrication, de controle, de conditionnement et de
Libération des lots du médicament concerné :
2, Yaccord du titulaire de Tautorisation de mise sur le
marché ;
3. Paccord du titulaire de l'autorisation de mise sur le
marché dans le pays drigine, sl s'agit d'un médicament sous,
licence
4. une copie de Fautorisation de mise sur le marché :
5. Vengagement du demandeur de se soumettre
Vensemble des conditions auxquelles est subordonnée
Tautorisation de mise sur le marche :
6. le résumé des caractéristiques du produit ;
7.le projet du nouvel étiquetage sur les conditionnements,
primaire et secondaire et de la nouvelle notice du médicament
8. engagement des deux parties concernées dassurer
Vapprovisionnement normal du marché dans la limite de leurs
responsabilités respectives :
9. une quittance de paiement de la rémunération
du service rendu par la direction du médicament et de la
pharmacie
10, tout autze document ou information complémentaire
en rapport avec le transfert
ART. 30. Le dossier de demande de transfert
autorisation de mise sur le marché doit étre déposé contre
récépissé au ministére de la santé (dircetion du médicament
et de la pharmacie) par lablissement pharmaceutique
industriel beneficiaire du transfer.
Lautorisation de transfert est déliveée dans un délai
maximum de 30 jours at compter de la date de depot du dossier.
Chapitre V
De la suspension et du retrait de Vautorisation de mise
sur le marché
ArT. 31. ~ Lorsque l'une des situations visées aux
paragraphes 1, 2,3,4 et 6 de article 15 de la loi précitée n°17-04
slavére établie, la suite d'une réclamation, d'une inspection,
<'unealertcou de toute autre forme d'information parvenue aut
ministre de la santé, ce dernier suspend ou retire Pautorisation
de mise sur le marché en fonetion de la gravité du fait relevé.
En cas de suspension dautorisation de mise sur le
marché, le titulaire de ladite autorisation est invité 4 remédier
4 Vanomalie constatée, dans un délai maximum de 6 mois.
Si a Vexpiration dudit délai, 'établissement concerné
n'obtempére pas ou que les explications fournies ou les
mesures prises ne sont pas adéquates. il est procédé au retrait
de Fautorisation de mise sur le marché.
ART. 32. ~ Tout retrait d'une autorisation de mise sur
le marché a la demande de 'établissement pharmaceutique
industriel qui en est titulaire, doit faire Vobjet d'un dossier
déposé auprés du ministére de la samté (direction du
médicament et de la pharmacie) comportant les documents,
suivants
une demande écrite. diiment signée par le pharmacien
responsable de létablissement précisant les justilicatil’s
du retrait ;3380 BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 — 4 kaada 1436 (20-8-2015)
une copie de Fautorisation de mise sur le marché ;
~ tout autre document justfiant la demande de retrait
Le ministre de la sunté peut requérir de 'établissement
toute information complémentaire qu'il estime nécessaire.
ART. 33.--Ladécision deretraiten application de article32
cisdessus, ne peut étre prise qu’aprés avis de la commission
nationale @autorisation de mise sur le marché, qui apprécie
les justficatifs présentés et Evalue Vimpact de ce retrat sur ka
prise en charge des patients
En cas de refus de retrait d'autorisation de mise sur le
marché, létablissement qui en est titulaire demeure tenu de
maintenir le médicament concerné sur le marché.
Létablissement pharmaceutique industriel concerné
peut introduire un recours auprés du ministre de la santé,
dans un délai n'excédant pas 60 jours a partir de la date de
notification de la décision de refus. Le recours, accompagné
de Fargumentaire nécessaire, est soumis i a commission pour
‘examen, lors de sa plus proche réunion,
La réponse au recours est notifige par le ministre de la
santé a létablissement pharmaceutique industriel concerné,
aprés avis de la commission nationale d'autorisation de mise
sur le marché qui doit examiner le recours lors de sa plus
proche réunion
ART. 34
Tautorisation de mise sur le marché peut étre assortie d’un
rappel du ou des lots concernés. Dans ce cas, Pétablissement
La décision de suspension ou de retrait de
pharmaceutique industriel concerné est tenu de fournir au
rministére de la santé, dans un délai ne dépassant pas 365 jours,
Ie procés-verbal de destruction des lots ayant fait objet de
rappel.
Sont finées par arrété du ministre de ta santé, les
procédures de rappel de lots en cas de suspension ou de retrait
de Tautorisation de mise sur le marché et dans les cas prévus
au premier alinga de l'article 119 de la loi précitée n°17-04.
Sont également fixées par arrété du ministre de la
santé, les modalités de déclaration d'un incident ou accident
conformément aux dispositions de V'article 119 de ladite
loi ainsi que les procédures de rappel de lots auxquelles le
pharmacis
accident
responsable est tenu a la suite dudit incident ou
Chapitre VI
De la commission nationale d’autorisation de mise sur le
‘marché des médicaments
Arr. 35.
tune commission nationale d’
Test institué auprés du ministre de la santé
itorisation de mise sur le marché
des médicaments a usage humain, désignée ci-aprés par « la
commission »,
La commission est consultée par le ministre de la santé
sur Vintérét thérapeutique, Fefficacité et Tinnocuité
— de tout médicament a base d'une ou de plusieurs
substances actives nouvelles qui sera introduit sur
le marché, de toute extension ou modification des
indications thérapeutiques dudit médicament, autre
que les restrictions d'indications lies a un probleme de
sécurité et/ou d'innocuité dudit médicament : ainsi que
de toute modification ou extension de dosage, de forme
pharmaceutique ou de présentation du médicament
ment biologique similai
Elle donne également son avis sur le retrait de
Vautorisation de mise sur le marché de tout médicament suite
une demande justifiée d'un établissement pharmaceutique
industriel titulaire de ladite autorisation et peut étre consultée
par le ministre de la santé sur toute autre question en rapport
avec la mise sur le marché des médicaments.
ART. 36, — La commission nationale d'autorisation
de mise sur le marché se compose, outre le directeur du
médicament et de la pharmacie en qualité de président,
experts choisis parmi les médecins, les médecins demtistes
ef les pharmaciens en raison de leur honorabilité et de leur
compétence scientifique notamment dans le domaine de la
toxicologie expérimentale. de la pharmacologie clinique, de
la pathologie ct de la thérapeutique. La liste de ces experts est
fixée par le ministre de la santé
La commission peut faire appel a toute personne en
raison de ses compétences.
La composition de la commission varie selon la ou
les spécialités concernées par la classe thérapeutique du
médicament inserit & Fordre du jour aux fins d’autorisation|
de mise sur le marché.
Lors de sa premiére réunion pléniére. toutes spécialités
confondues, la commission établit son réglement interne
quelle soumet a approbation du ministre de la santé.
Le secrétariat de la commission est assuré par la
Direction du médicament et de la pharmacie. Il est chargé de
fournic les informations siemtifiques et administrativesen vue
de faciliter le déroulement des travaux de ladite commission.
ART. 37, ~ Les experts, membres de la commission,
sont tenus au secret professionnel, en ce qui concerne les
informations contenues dans les dossiers soumis a Tavis de
la commission,
Is ne doivent avoir aucun intérét direct ou indirect,
méme par personne interposée, dans la fabrication ou la
commercialisation des médicaments objets desdits dossiers.
Acet effet, ils sont tenus au début de chaque séance, de signer
une déclaration absence de conflits @'intéréts, dont le modéle
est fixé par le ministre de la santé,N° 6388 —4 kaada 1436 (20-8.2015)
BULLETIN OFFICIEL 3381
Tout membre ayant un intérét direct ow indirect
concernant un dossier inserit & Yordredu jour dela commission
doit s'abstenir dy sigger et doit en aviser le président.
ART. 38, Au sens des articles 14, 16, [18 et 119 de
la loi précitée n? 17-04, on entend par « administration », le
ministre de la santé.
ART. 39. — Le présent décret prend effet six mois &
compter de la date de sa publication au « Bulletin officiel»
et abroge a compter de la méme date, en ce qui concerne les
‘édicuments i usage humain, les dispositions du ttre premier
du décret n® 2-76-266 du 17 joumada 1 1397 (6 mai 1977)
relatif & Yagrément, & Tautorisation de débit des spécialites
pharmaccutiques et la publicté des médicaments spécialisés
a Vofficine et des spécialités pharmaceutiques, tel qu'il a été
modifié et complété.
Toutefvis, les dossiers de demande d'agrément de debit
des spécialités pharmaceutiques déposés au ministére de la
santé antéricurement a la date d’entrée en vigueur du présent
décret demeurent soumis 4 la procédure prévue au décret
précité n° 2-76-266,
ART. 40, Leministre de la santéest chargé de lexécution
du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel
Fait & Rabat, le 19 chaoual 1436 (5 aout 2015).
ABDEL-ILAH BENKIRAN.
Pour contreseing
Le ministre de la santé,
EL HoUSSAINE LOvARDI,
ANNEXE
Conditions relatives a la demande d'autorisation de mise sur le
marché d'un médicament
La demande doit comporter
| Le nom ou raison sociale de I'établissement
pharmaceutique industriel demandeur ainsi que son siége
social ;
2. Le nom du médicament, son dosage, sa forme
pharmaceutique et sa ou ses présentations,
Danse cas oi le nom proposé pour la commercalisation
du médicament, est un nom de fantaisie, la dénomination
commune du médicament inserite& la ou les pharmacopée (3)
en vigueur au Maroc doit figurer en caractéres apparents en
1. les comptes bancaires cldturés (numéro, nature, type et caractéristiques du
compte) ;
2. les comptes frappés d'indisponibilité ou dont les titulaires sont interdits en
vertu de la loi précitée n° 15-95 formant code de commerce et/ou suite a une
décision judiciaire d'émettre des cheques ;
3. les chéques ou formules de cheques ayant fait l'objet d'une opposition pour
perte, vol, falsification ou utilisation frauduleuse.
Article 4
Les établissements bancaires sont tenus de procéder dans le méme délai, visé a
article 3, ci-dessus, a la confirmation des éléments d'information mentionnée ci-
dessus, ainsi qu’a leur correction nécessaire, le cas échéant, a la demande de Bank
‘A-Maghrib ou a l'occasion de toute réciamation dont ils auraient eu connaissance
Article 5
Les établissements bancaires doivent mettre en cauvre les mesures techniques et
organisationnelles appropriées a l'effet de protéger les informations a caractere
personnel contenues dans les fichiers communiquées au service de centralisation
des chéques irréguliers, contre la destruction accidentelle ou illicite, la perte
accidentelle et 'altération
Article 6
Les établissements bancaires sont tenus de déclarer, quotidiennement, les
informations visées a l'article 3, ci-dessus, en mettant les moyens nécessaires en
vue de s'assurer de la fiabilité des informations communiquées.
Article 7
La durée de conservation des informations visées l'article 3, ci-dessus, est
- celle de la levée des interdictions d’émettre des cheques ;N° 63884 kaada 1436 (20-8-2015)
BULLETIN OFFICIEL 3391
- celle de la levée diindisponibilité, pour les cheques tirés sur comptes frappés
diindisponibilité ;
Toutefois, la durée de la conservation des informations est sans limitation pour
les chéques et formules de chéques volées, perdues, objet de falsification ou
d'utilisation frauduleuse et pour les chéques émis sur comptes cléturés.
Article 8
Les modalités de communication des informations visées a l'article 3 ci-dessus sont
fixées par notice technique de Bank Al-Maghrib
Article 9
Les dispositions de la présente circulaire sont applicables a la date dentrée en
vigueur de la notice technique prévue par article 8 ci-dessus.
ABDELLATIF JOUAHRI
Arrété du ministre de économie et des finanees n° 2328-18
du 8 ramadan 1436 (25 juin 2015) complétant larrété
4du ministre des finances n® 1314-77 du 17 kaada 1397
(G1 octobre 1977) fixant la liste des bureaux et postes des
douanes situés a Vintérieur du rayon des douanes.
LE MINISTRE DE LECONOMIE ET DES FINANCES.
‘Vulle code des douanes ainsi que des impéts indirects relevant
de Tadministration des douanes et impots indirects, approuvé par
le dahir portant loi n° 177-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977),
tel quil a &¢ modifié et comple, notamment son article 28
Vu Varrété du ministre des finances n* 1314-77 du
17 kaada 1397 (1 octobre 1977) fixant la liste des bureaux et
postes des douanes situés a Pintérieur du rayon des douanes,
tel quill a &té modifié et complets,
ARRETE
ARTICLE PREMIER, ~ Larticle premier de l'arrété susvisé
af 1314-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre 1977), est complété
comme suit
« Article premier.
«a Fintérieur du rayon des douanes prévu par Varticle 24 du
Les bureaux et postes de douane. situés
« code des douanes susvisé, sont les suivants
a) Bureaux
«b) Postes
«Agadir:
«= Kénitra :
«= Kénitra-Mobile ;
«— Ksar-Séghir
«= Zouj-Beghal»
ART. 2.— Le directeur de fadministration des douanes
et impdts indirects est chargé de lexécution du présent arrété
qui prendra effet a compter de la date de sa publication au
Bulletin officiel
Rabat, le 8 ramadan 1436 (25 juin 2015)
MotAMMED Boussatb.
Le texte en langue arabe a été publié dans dition générale du
«Bulletin officiel »n® 6385 du 24 chaoual 1436 (10 aoit 2015).3392 BULLETIN OFFICIEL
N° 6388 - 4 kaada 1436 (20-1
2015)
Arrété du ministre de agriculture et dela pche maritime n? 2470-15 du
21 ramadan 1436 (8 juillet 2015) portant approbation du
‘guide de bonnes pratiques sanitaires relatif au secteur de
Ia semi-conserve des olives de table.
LE MINISTRE DE LAGRICULTURE ET DE LA PECHE
MARITIME,
Vuledécret n?2-10-473 du 7 chaoual 1432 6 septembre 201!)
pris pour lapplivation de certaines dispositions de la loi n° 28-07
relative a la sécurité sanitaire des produits alimentaires,
notamment son article 43,
ARRETE
ARTICLE PREMIER. ~ En application des dispositions de
Vrarticle 43 du décret susvisé n° 2-10-473, le guide de bonnes
pratiques sanitaires relatif au secteur de la semi-conserve des
olives de table laboré parla Fédération des industries de conserve
des produits agricoles du Maroc (FICOPAM) est approuvé tel
quilest annexé a Foriginal du present arrété.
ART. 2. — Les organisations professionnelles concernées
doivent assurer une large diffusion du guide auprés de leurs
adhérents.
Apt. 3, - Le présent artété sera publié au Bulletin officiel.
Rabat, le 21 ramadan 1436 (8 juillet 2015).
AZIZ AKHANNOUCH.
Le texte en langue arabe a été publié dans lédition générale du
« Bulletin officiel» n® 6386 du 27 chaoual 1436 (13 aoat 2015),
Arrété du ministre de Pagriculture et dela péche maritime ? 2471-15 du
21 ramadan 1436 (8 juillet 2015) portant approbation du
guide de bonnes pratiques sanitaires relatif au secteur de
In semi-conserve des cipres.
LE MINISTRE DE LAGRICULTURE ET DE LA PECHE
MARITIME,
Vuledécret n? 210-473 du 7 chaoual 32 (6septembre 2011)
pris pour Fapplication de certaines dispositions de a loi n? 28-07
relative & la sécurité sanitaire des produits alimentaires
notamment son article 43,
ARRETE
ARTICLE PREMIER. ~ En application des dispositions de
Varticle 43 du déeret susvisé n® 2-10-473, le guide de bonnes
ratiques sanitaires relatif au secteur de la semi-conserve des
apres élaboré parla Fédération des industries de conserve des
produits agricoles du Maroc (FICOPAM) est approuvé tel qu'il
est annexé & original du présent arrété.
ART. 2. - Les organisations professionnelles concernées
doivent assurer une large diffusion du guide auprés de leurs
adhérents.
ArT. 3.- Le présent arrété sera publié au Bulletin officiel
Rabat, le 21 ramadan 1436 (8 juillet 2015)
AZIZ AKANNOUCH.
Le texte en langue arabe a ét€ publié dans Tédition générale du
« Bullotin officiel » n® 6386 du 27 chaoual 1436 (13 aoit 2015).N° 6388 4 kaada 1436 (2
2015)
BULLETIN OFFICIEL 3393
Arrété du ministre de l'économie et des finances n® 2623-15 du
27 ramadan 1436 (14 juillet 2015) modifiant et complétant
Marraté du ministre des finances et de la privatisation
1° 1848-05 du 6 ramadan 1426 (10 octobre 2008) rel
uy entreprises assurances et de réassurance,
LE MINISTRE DE LECONOMIE ET DES FINANCES,
Vula loin? 17-99 portant code des assurances promulguée
par le dahir n° 1-02-238 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002),
telle quielle a été modifige et complétée ;
Vu le décret_n® 2-04-355 du 19 ramadan 1425
@ novembre 2004) pris en application de la loi n° 17-99 portant
code des assurances, tel qu'il a été modifié et complete :
Vu Parrété du ministre des finances et de la privatisation
n° 1548-05 du 6 ramadan 1426 (10 octobre 2005) relatif aux.
entreprises d'assurances et de réassurance, tel qu'il a été
modifié et complete :
Aprés avis du Comité consultatif des assurances réuni
Je 9 mai et 4 décembre 2013,
ARRETE
ARTICLE PREMIER, ~ Les dispositions de Farrété n? 1548-05
du 6 ramadan 1426 (10 octobre 2005) susvisé sont complétées par
50-2 et 50-3 ainsi congus
« Article 27-2, ~ Les dispositions prévues aux articles
(0, 31, 32, 33 et 35 ci-dessous ne s'appliquent pas a la
« réassurance conventionnelle marocaine et étrangere.
« Article 34-1. Pour les entreprises exergant & titre
« exclusif les opérations de réassurance, les créances nettes
“« sur rétrocessionnaires visées au 28° de article 27, sont
«admises avec limitation, Le pourcentage de cette limitation
‘est fixé annuellement par le ministre chargé des finances,
« Toutelois, les primes a recevoir estimées nettes de
« commission, visées au 29° de l'article 27 ci-dessus, sont
««adimises sans limitation pour la représentation des provisions
« techniques
« Article 37-1, ~ les entreprises exergant & titre exclusif
« les opérations de reassurance doivent, en ce qui concerne
«les opérations de réassurance conventionnelle
« autres que la réassurance Iégale obligatoire, représenter,
« sous réserve de dispositions prévues a Particle 37-2
« ciedessous, les provisions techniques par des actifs
« qui tiennent compte de la nature, du montant et de la durée
« des engagements, de maniére a garantir la liquidité, la
« sécurité et Ie rendement de ces actifs. A cet effet, elles sont
«tenues de procéder a une évaluation de leurs risques financiers
«en effeciuant notamment des simulations de impact
«de la variation des taux d'intérét et des cours boursiers
«sur leur actif et leur passif et des estimations comparées de
«Texigibilité de leur passif et de lu liquidité de leur actif. Elles
« doivent, en outre, veiller & ce que lesdits actifs soient
« diversifiés et pertinemment répartis.
« Le ministre chargé des finances fixe les conditions
«et les limitations d’admission des actfs représentatifs des
«provisions techniques applicables aux entreprises exergant
;
« 3) Opérations de réassurance objet de conventions
‘«conclues avec les entreprises assurances et de réassurance
««dtrangéres, ci-aprés dénommées « réassurance conventionnelle
«étrangére p.
« Article 29. ~ Pour Vadmission des actifs immobiliers
«en représentation des provisions techniques
« en a) er b) doivent étre produits.
« Lobligation d’inscription d'un privilege spécial prévu
«en b) cisdessus ne sapplique pasaux entreprises Passurances
«et de réassurance exergant a litre exclusif les opérationsN° 6388 - 4 kaada 1436 (20-8.2015)
BULLETIN OFFICIEL 3395
«de réassurance en
« obligatoire
qui concerne la réassurance légale
« Article 32, ~ Saul dérogation spéciale du ministre
«chargé des finances
« ensemble des valeurs
“ sur chaque contrat
wane peut excéder 60% de sa provision mathémacique,
« Pour les entreprises exergant a titre exclusif les
« opérations de réassuranee, les limitations ci-dessus sont
w caleulées sur la base de 'actif représentatif des provisions
« techniques afférentes aux opérations de reassurance légale
« obligatoire
« Article 33.
Les valeurs et placements suivantes
«a)
wh) non acquises
« Pour les entreprises exergant a titre exclusif les
« opérations de réassurance, les limitations ci-dessus sont
« calculées sur la base des provisions techniques afférentes
«aux opérations de ale obligatoire
« Article 37. — A teur date entrée, les elements d'actif|
« doivent, en ce qui concerne les entreprises n’exergant pas
«a titre exclusif les operations de reassurance, faire Vobjet de
«comptes distinets selon les affectations suivantes
«a)
4 sssnsnnnnnsette SOML Pas SUMS di Tautorisation
«susmentionnée
« En ce qui concerne les entreprises d'assurances et
«de reassurance exercant A titre exclusif les opérations de
« reassurance, les éléments dactif doivent, & leur date Wentrée,
«faire Fobjet de comptes distinets selon les affectations
«suivantes
« 1) reassurance légale obligatoire :
assurance conventionnelle marocaine ;
3) réassurance conventionnelle &u
ngere,
« Lechangement d'affectation de tout actif précédemment
«affecté en 1), 2), ou 3) du précédent alinéa doit recueillir, au
« préalable, V'autorisation du ministre chargé des finances.
« Article 63. ~ 1- Les entreprises dassurances et de
«reassurance
« Etat ROS rétrocessionnaires ;
« Etat R06 ; afleetations relatives a la couverture des,
«provisions techniques des entreprises de réassurance arrétées
«au 31 décembre.
« Létut D22 comprend.
« g) D23 bis... du mois qui suit le mois écoulé.
«Les entreprises pratiquant a titre exclusif les,
« acceptations en réassurance produiront avant le 31 mai de
« chaque année, les états ROL, RO2, R03, ROS, ROS ct ROG en
«plus des états DOI, DO2, DO4, DOS, DO8, D9, D1, D16, DI?,
« DIB et D22 précités
(La suite suns modification.)
ART. 3. ~ Les dispositions de larticle 86 de Tarrété
nf 1548-05 du 6 ramadan 1426 (10 octobre 2005) précité sont
abrogées et remplacées comme suit
« Article 86. ~ Le placement d'un traité de réassurance
«doit étre effectué auprés de trois reassureurs, aut moins, sans
« que la part de chacun deux puisse exeéder un (aun de 50%
«de engagement total des réassureurs. Ce platond sapplique
«également a Pensemble des réassureursayant une participation
« directe ou indirecte dans Ventreprise cédante.
« Toutefois. ce placement peut étre effectué. sur
«autorisation du ministre chargé des finances, auprés de moins,
«cde trois réassureurs dans les cas suivants
«1? ~ aliment faible ou offre de reassurance restreinte
« justifige ;
placement effectué auprés des entreprises
« assurances et de réassurance visées & Varticle 158 de la loi
« n® 17-99 et exergant a titre exclusil les opérations de
« réassurance. Dans ce cas. il peut étre dérogé, sur autorisation
« du ministre chargé des finances a obligation prévue au
« troisiéme alinga de Varticle 83 ci-dessus.
(La suite sans modification.)
ARr. 4. ~ Létat financier et statistique R06 mentionné
& Varticle 63 de Varrété n°1548-05 du 6 ramadan 1426
(10 octobre 2005) précité, est établi selon l'état modéle annexe
a Foriginal du présent arréte.
ART. 5. ~ Le présent arrété est publié au Bulletin officiel
Rabat, le 27 ramadan 1436 (14 juillet 2015).
MonAMMED BOUSSAID.
Le texte en langue arabe a été publié dans Pédition générale du
« Bulletin officiel » n° 6386 du 27 chaoual 1436 (13 aod 2015).