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Bluetooth Rapport

Ce document décrit le contexte normatif et technique de la norme Bluetooth. Il présente l'origine et l'évolution de cette norme de communication sans fil, ainsi que sa structure technique basée sur différentes couches protocolaires similaires au modèle OSI.

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Bluetooth Rapport

Ce document décrit le contexte normatif et technique de la norme Bluetooth. Il présente l'origine et l'évolution de cette norme de communication sans fil, ainsi que sa structure technique basée sur différentes couches protocolaires similaires au modèle OSI.

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Réalisé

par : BENHIBA badreddine



AL FIGUIGUI Ali

Encadré par : [Link]



Table des matières
1 Le contexte normatif

1.1 Origine de la technologie Bluetooth

1.1.1 Origine du nom Bluetooth

1.1.2 Le SIG (Bluetooth Special Interest Group)

1.2 Évolution future

2 Description de la norme Bluetooth 6

2.1 Contexte : équipements concernés et exemple simple d’utilisation.

2.2 Aspect logique des transmissions : modèles de référence

2.2.1 Modèle de référence OSI

2.3 Modèle Bluetooth

2.4 Aspects matériels

2.4.1 Interface radio

2.4.2 Étalement de spectre par saut de fréquences .

2.4.3 Modulation

2.4.4 Contrôle de la puissance d’émission

2.5 Schéma de fonctionnement temporel : chronogramme

2.6 Notion de profil d’utilisation

2.7 Protocoles

3-exemple d’application du bluetooth dans le domaine medical

3-1 structure du WAND

3-2 Applications
I-Le contexte normatif

1.1 Origine de la technologie Bluetooth

Bluetooth est une norme de transmission sans fil dite ouverte, c’est-à-dire que
tout constructeur peut concevoir un appareil utilisant cette norme pour autant
que celui-ci réussisse tous les tests de certification spécifié par la norme. Cette
liberté a été introduite dans le but de faciliter l’adoption de Bluetooth.

Un objectif important du design de la norme Bluetooth visait à permettre son


utilisation partout dans le monde. Pour ce faire, elle utilise une bande de
fréquence qui ne nécessite pas l’octroi d’une licence et qui est libre d’utilisation
partout dans le monde.

Un autre point crucial du développement de la norme Bluetooth fut de


privilégier l’interopérabilité afin que des périphériques d’origine différente
puissent fonctionner par paire et sans procédure d’établissement complexe.

1.1.1 Origine du nom Bluetooth

En général, la plupart des nouvelles technologies se voient attribuer un nom


relatif à la technologie associée ou à leur application. Le choix de la
dénomination de Bluetooth fait exception à cette règle. Le nom “Bluetooth” est
la traduction littérale du nom d’un personnage historique, le roi Harald
BLATAND, qui fut Roi du Danemark de 940 à 985 Av. J-C et qui unifia le
Danemark et la Norvège.

1.1.2 Le SIG (Bluetooth SPECIAL INTEREST Group)

La technologie de communication sans fil Bluetooth a été conçue par des


ingénieurs de la société Ericsson qui ont voulu promouvoir une technologie
globale de communication sans fil pour courtes distances. En 1994, ERICSSON
a lancé un projet pour étudier la faisabilité d’une technologie de communication
à faible coût et à faible consommation avec pour objectif de supprimer les câbles
entre les téléphones mobiles et leurs accessoires.

Pour en favoriser l’adoption, les ingénieurs d’Ericsson décidèrent de former un


groupement d’industriels et d’ouvrir l’accès aux spécifications. Ainsi, en 1998,
plusieurs compagnies informatiques et d’équipements de télécommunications
formèrent le Bluetooth Special Interest Group (SIG) avec pour unique but de
développer une telle norme. Les cinq compagnies à l’origine du SIG furent
ERICSSON, INTEL, IBM, NOKIA et TOSHIBA.

Au cours du développement de la norme, de nombreuses autres sociétés


joignirent le SIG en tant qu’adopteurs, ceci dans le but d’avoir accès aux
spécifications et de pouvoir développer des produits portant officiellement le
nom Bluetooth. Aujourd’hui, le SIG compte plus de 1800 membres adopteurs,
parmi lesquels des universités, des sociétés actives dans les domaines de
l’électronique, des télécommunications ou de l’informatique.

Le SIG est organisé en plusieurs groupes de travail ayant chacun pour fonction
le développement spécifique d’une partie de la norme ou le suivi d’un service :

– Le groupe “Interface Air” s’occupe essentiellement de l’interface radio – Le


groupe “Software” s’occupe du développement des protocoles de la norme – Le
groupe “Interopérabilité” s’occupe des profils de la norme – Le groupe
“Certification” s’occupe de la définition des tests et processus de certification –
Le groupe “Juridique” s’occupe des affaires légales comme par exemple les
droits de la propriété intellectuelle – Le groupe “Marketing” est chargé de
promouvoir la norme Bluetooth

Les groupes de grande taille, comme le groupe “Software”, sont divisés en sous-
groupes de travail. La coordination des groupes ainsi que la direction du SIG est
réalisée par un comité de représentants de chacune des compagnies promotrices
de Bluetooth.

Le but original du SIG fut de développer, aussi rapidement que possible, une
norme ouverte suffisamment complète pour permettre une implémentation aisée
et rapide. Si bien que les volumes 1 et 2 constituant la norme Bluetooth V1.0,
publiées en 1999, contenaient à eux deux plus de 1500 pages. Mais le SIG ne
s’est pas contenté de fournir des notes techniques relative à la norme; il a
également fourni toute une gamme de directives permettant l’implémentation de
cette nouvelle technologie. Ces directives sont connues sous le nom de profils
d’utilisation de la norme Bluetooth. En plus du corps de la norme et des profils
d’utilisation, le SIG à établi une série de tests de compatibilité et de
certifications permettant d’assurer la conformité d’une implémentation
particulière. Ces mesures ont pour but d’assurer l’interopérabilité entre
différents équipements; elles répondent au problème de compatibilité qui s’est
produit lors de la conception des premiers produits et prototypes.
1.2 Évolution future

La première version de la norme Bluetooth, la version V1.0, est apparue en


1999. La version 1.1 de la norme a été fournie en 2001 et comprend à certain
nombre de corrections apportées à la version 1.0 ainsi qu’un certain nombre
d’éclaircissements. Les différences essentielles entre les versions 1.0 et 1.1 sont
une plus grande fiabilité et interopérabilité.

Aujourd’hui, les groupes de travail du SIG continuent le développement de la


norme Bluetooth dans trois directions particulières :

– la correction et la clarification de la version V1.1 – le développement de


nouveaux profils d’utilisation – l’évolution du cœur de la norme afin d’obtenir
de meilleures performances. Cette évolution devrait essentiellement concerner la
couche physique (constituée des couches radio et baseband, cf. supra)

Dans les années qui viennent, le développement de nouveaux profils par des
sociétés “adopteurs” devrait favoriser l’apparition d’implémentations de
Bluetooth optimisées pour des applications spécifiques. La version future
(version 2.0) de la norme est susceptible de fournir des taux de transmission
beaucoup plus élevé (allant de 2 à 10 Mb/s) et des options axées sur des
applicatifs multimédia.

2-Description de la norme Bluetooth

2.1 Contexte : équipements concernés et exemple simple d’utilisation

La technologie Bluetooth a été conçue pour des communications de type


radiofréquence (RF), pour courte distance (typiquement 10m), de faible coût et à
faible consommation.

Un exemple d’utilisation typique consiste à remplacer tous les câbles reliant un


ordinateur à ses périphériques (imprimantes, souris, clavier, scanner, ...) par des
liaisons radio, ce qui réduit l’encombrement autour de la machine et permet une
meilleure disposition des différents périphériques. Certains périphériques
comme l’imprimante ou le scanner peuvent même être utilisés par plusieurs
ordinateurs sans nécessiter une connectique élaborée. Le type de données
transmises peut donc aussi bien être de la voix que des données numériques.

Dans l’optique d’un remplacement des câbles, il a fallu faire en sorte que le coût
de cette nouvelle technologie n’excède pas celui des câbles. De plus, comme les
appareils visés sont généralement portables (GSM, PC portable, écouteurs,
microphone, ...), le module Bluetooth doit être de petite taille et donc de
consommation réduite.

2.2 Aspect logique des transmissions : modèles de référence

La communication passe obligatoirement par la mise en réseau des terminaux.


Cette dernière nécessite alors l’établissement de conventions claires et non
ambiguës, d’autant plus qu’on assiste à un accroissement de l’interopérabilité
des réseaux informatiques et des réseaux de télécommunications.

En transmission de données, il existe plusieurs architectures dont les principales


sont l’architecture provenant de la normalisation de l’ISO que l’on appelle Open
System Interconnexion (OSI) et l’architecture utilisée sur Internet baptisée
TCP/IP, du nom des deux principaux protocoles qui la constituent.

2.3 Modèle Bluetooth

Tout comme la plupart des techniques de communications actuelles, la norme de


communication Bluetooth repose sur un découpage du processus de
communication en différentes couches ayant chacune sa fonctionnalité propre.

La figure 2.3 représente un schéma bloc de la pile de protocoles correspondant à


la norme Bluetooth. Les couches basses de la pile correspondent essentiellement
à tout ce qui concerne l’aspect physique de la communication comme par
exemple le support de transmission ou la modulation utilisée. Les couches
supérieures concernent l’aspect logiciel de la communication comme par
exemple le type d’application pour laquelle la communication est envisagée
(transfert de données, téléphonie, ...).
Les fonctions de chacune de ces couches sont détaillées, brièvement, ci-après.

– La couche “radio” est responsable de la modulation et de la démodulation des


données en vue de la transmission sur le canal. – La couche “Baseband/Link
Controller” contrôle la couche physique “radio”, assemble les paquets de
données sous forme de trames et contrôle la technique du saut de fréquences
(“Frequency Hopping”). – La couche “Link manager” (LM) contrôle et
configure les liens avec d’autres périphériques Bluetooth. – La couche “Host
Controller Interface” (HCI) s’occupe des communications entre un hôte et un
périphérique Bluetooth. – La couche “Logical Link Control and Adaptation”
(L2CAP) multiplexe les données provenant des couches supérieures et réalise
des conversions entre paquets de tailles différentes.

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– La couche RFCOMM fournit une interface série du type RS232 afin d’en
assurer la compatibilité. – Les WAP et OBEX constituent une interface vers les
protocoles des couches supérieures. – le “Service Discovery Protocol” (SDP)
permet à un périphérique Bluetooth de découvrir les services fournis par un
autre périphérique Bluetooth. – Le “Telephony Control Protocol Specification”
(TCS) fournit un service de téléphonie.

La figure 2.4 fournit une comparaison entre les couches de la pile de protocoles
de Bluetooth et les couches du modèle OSI de référence. Cette comparaison
permet de mettre en évidence la division des tâches et des responsabilités entre
les différentes couches de la pile

Bluetooth.

2.4 Aspects matériels


2.4.1 Interface radio

L’interface radio constitue une partie cruciale dans l’implémentation de la


technologie Bluetooth. Bluetooth fonctionne à la fréquence de 2,4GHZ, ce qui
correspond à une longueur d’onde de 12,5cm. Pour cette fréquence, un simple
dipôle, constitué d’un bout de fil conducteur, suffit comme antenne.

Cependant, afin d’obtenir des performances optimales, le développement


d’antennes sophistiquées est nécessaire. Selon les périphériques utilisés,
différentes antennes doivent être envisagées. Un périphérique destiné à bouger
régulièrement dans la pièce devra être muni d’une antenne à rayonnement
isotrope dans le plan de la pièce afin de rester accessible par tous les autres
périphériques quelle que soit sa position. Par contre, deux périphériques fixes
pourront utiliser des antennes directionnelles. En pratique, on utilise le plus
souvent des antennes omnidirectionnelles.

Les antennes les plus utilisées sont le dipôle, l’antenne planaire et l’antenne
micro-ruban. Ces deux dernières peuvent être montées directement sur un circuit
imprimé, voir même sur un processeur. L’avantage est de pouvoir diminuer
l’encombrement et le coût du module.

Un mot à propos de la bande de fréquences couverte


Bluetooth fonctionne à la fréquence de 2,4 GHz, plus précisément de 2 ,4 à
2,4835 GHz, soit dans la bande ISM destinées à des utilisations Industrielles,
Scientifiques et Médicales, et ne nécessitant aucune licence d’utilisation.
L’utilisation de cette bande de fréquence (ISM) est néanmoins soumise à un
certain nombre de contraintes comme :

– la limitation de la puissance émise,

– un gabarit sur le spectre du signal émis, et

– des spécifications précises quant au niveau des interférences produites.

2-7les protocoles

. Les réseaux Bluetooth sont par essence non câblés et auto-configurables ; les
appareils en pré- sence peuvent évoluer au cours du temps et entrer ou
sortir de la zone d’influence. Dès lors, il se peut que le maître d’un
piconet ignore à quel nouveau périphérique il a affaire. Entre autres, il ne
connaît pas les fonctionnalités d’un périphérique entrant dans son rayon
d’action. Afin de remédier à ce problème, la norme Bluetooth prévoit un
mécanisme appelé “Service Discovery Protocol” (SDP) qui permet à un
périphérique Bluetooth de se connecter et d’utiliser les services d’un autre
périphérique Bluetooth. 
Recherche d’un périphérique Bluetooth

Considérons deux périphériques Bluetooth comme par exemple un
téléphone cellulaire et un PC portable. Le téléphone cellulaire est capable
de fonctionner comme un modem en utilisant le profil “Dial up
networking (DUN) profile” et sonde périodiquement la bande de
fréquences ISM pour déterminer si un autre périphérique a besoin de lui. 


Supposons que l’utilisateur du PC ouvre une application nécessitant l’utilisation


d’un modem. Le PC sait donc qu’il doit établir une connexion Bluetooth avec un
périphérique supportant le profil DUN. La première étape pour établir une telle
connexion est tout d’abord de trouver les périphériques Bluetooth accessibles
dans son rayon d’action. Pour cela, le PC émet une série de paquets du type
“Inquiry” et le téléphone cellulaire peut répondre avec un paquet du type
“Frequency Hop Synchronisation” (FHS). Ce paquet contient toute
l’information nécessaire au PC pour établir une connection avec le téléphone
cellulaire. De la même manière, tous les autres périphériques Bluetooth dans les
environs peuvent également répondre par un paquet FHS. Dès lors, le PC
portable accumule une liste de périphériques disponibles.

La suite dépend essentiellement de l’application tournant sur le PC. Celle-ci peut


afficher une liste des périphériques Bluetooth à l’utilisateur qui peut faire son
choix. Ou alors, l’application peut rechercher elle-même parmi les périphériques
rencontrés ceux qui supportent le profil DUN.

Connection à une base de données de recherche de services (“Service


Discovery Database”)

Afin de déterminer les différents services offerts par les périphériques Bluetooth
présents, l’ap- plication tournant sur le PC doit se connecter aux périphériques et
utiliser le protocole “Service Discovery Protocol” (SDP). Ce protocole établit
une liaison entre les périphériques au niveau des couches “Baseband” et
“Logical Link Control and Adaptation Protocol” (L2CAP). Le PC portable
utilise la liaison L2CAP pour se connecter au “Service Discovery” du téléphone
cellu- laire. Ce service recherche dans la base de données du téléphone et
transmet au PC portable tous les attributs relatifs à ses fonctionnalités, en
particulier le fait qu’il supporte le profil DUN. Une fois l’information parvenue
au PC portable, il peut décider de couper la connection afin d’utiliser le
protocole SDP sur les autres périphériques.

En résumé, le protocole SDP permet au PC portable d’obtenir toutes les


informations disponibles sur les périphériques Bluetooth à portée et, en
particulier, tout ce dont il a besoin pour accéder au service DUN du téléphone
cellulaire.

Connection à un service Bluetooth

Une fois que le PC portable a décidé quel périphérique il va utiliser, la


communication propre- ment dite, c’est-à-dire le transfert de données, peut
commencer. Une liaison est alors établie à tous les niveaux de la pile de
protocoles : “Baseband”, “Link Manager”, “Host Controller In- terface” et
”RFCOMM”. Finalement, une connection DUN est établie au sommet de la pile
de protocoles et le PC portable peut commencer à utiliser le service DUN du
téléphone cellulaire, et donc transmettre des données sur le réseau téléphonique.

Si le téléphone cellulaire sort de la zone du PC portable, celui-ci devra


recommencer la procédure et trouver un autre périphérique Bluetooth.
Cependant, le téléphone cellulaire continue de sonder la bande de fréquences et
peut se connecter à un autre périphérique situé dans une autre pièce.
3- Exemple d’Application du Bluetooth dans le domaine médicale

La télémédecine

Beaucoup de maladies chroniques nécessitent une surveillance


quotidienne. La télémédecine consiste en l’utilisation des
télécommunications et des technologies de l’information pour permettre
l’accès aux informations médicales, la prestation de soins et la
supervision des patients à distance. En pratique, il s’agit de recueillir,
organiser et partager les informations cliniques requises afin d’évaluer
l’état du patient, de faire un suivi, de poser un diagnostic, etc.

Les besoins

En télémédecine, un besoin relatif aux appareils médicaux s’affirme : ils


doivent permettre la communication à distance aux médecins les
mesures et relevés effectués sans aucune intervention de la part de
l’utilisateur. L’utilisation de ces appareils ne requiert aucune
connaissance particulière, ce qui limite ainsi le nombre de manipulations
liées à la transmission de la mesure. Idéalement cette opération doit
rester totalement transparente pour l’utilisateur. L’intérêt est
évidemment de mieux fiabiliser la transmission des données (en limitant
les interventions) et aussi éviter de rendre l’utilisation de ces appareils
complexe afin de limiter les erreurs et contribuer à une meilleure
acceptation par les utilisateurs.
La plupart des appareils communicants actuels nécessitent à un moment
donné une intervention de l’utilisateur soit :

§ pour établir une connexion physique ;


§ pour valider l’envoi ;
§ pour paramétrer la connexion ;
§ pour utiliser un software sur PC.

Par ailleurs, au niveau des appareils communicants sans fil présents sur
le marché, il s’agit souvent d’un remplacement de câble qui n’offre
aucune intelligence (possibilité de programmation, de configuration
évoluée, de formatage de l’information, etc.) dans le processus de
communication de la mesure.
L’apport du CETIC

C’est en partant de cette constatation que l’équipe de Systèmes


Embarqués du CETIC a eu l’idée de développer le projet WAND : une
plateforme légère de taille réduite et de basse consommation offrant des
possibilités de communication sans fils bluetooth, d’implémentation de
traitement spécifique et d’interfaçage via des entrées sorties adaptées.

1. Structure du WAND

La plateforme WAND est constituée :

§ d’une carte mère composée de l’étage de gestion de l’alimentation


raccordé à une pile de type AAA, des entrées-sorties et interfaces
servant à la programmation, à la configuration et à l’intégration
avec des modules externes.
§ d’un Module Bluetooth : ce module implémente à la fois la pile
software Bluetooth et un processeur capable d’exécuter une
application utilisateur. Il s’agit de la partie intelligente qui
permettra de communiquer en série avec des appareils, de
s’adapter à leurs protocoles spécifiques, de formater les données
et de s’interfacer avec des appareils de communication Bluetooth
(téléphones portables, PDA, gateways bluetooth, etc.).

2. Applications

La plateforme WAND a permis de rapidement mettre en œuvre des


prototypes de démonstration pour appareils médicaux en les dotant de
facultés de communications intelligentes sans fil.
Le CETIC, en collaboration avec la société Vitalsys a intégré la
plateforme WAND avec certains appareils ne disposant à la base que
d’une communication sérielle.

Le CETIC a aussi mis en œuvre un schéma original de communication


avec le portail télémédecine de Vitalsys en développant sur la plateforme
WAND l’application d’interfaçage avec les appareils médicaux et de
communication vers ce portail.
Le fonctionnement peut être représenté comme ceci :

Un appareil médical (spiromètre, glucomètre, coagumètre,...) peut,


grâce au WAND, transmettre ses mesures vers un serveur (voir exemple
plus bas). Le médecin peut consulter à tout moment les données de ses
patients par Internet. Une alerte (email, SMS,...) peut être envoyée si les
mesures dépassent les normes fixées. Les réalisations en cours
concernent des Glucomètres et des Coagumètres.

Exemple du Coagumètre

L’utilisateur effectue une prise de mesure ordinaire avec le Coagumètre


via l’insertion de tigette et le dépôt d’une goutte de sang. Une fois la
mesure effectuée, l’utilisateur éteint son appareil (autrement l’appareil
s’éteindra tout seul après un certain temps). Entre temps, le module
WAND s’est allumé et est resté en attente de la dernière mesure.
Aussitôt que le Coagumètre s’éteint, le WAND va rechercher dans son
entourage un GSM dont le bluetooth est activé. Une fois la connexion
établie avec le GSM, le WAND récupère la mesure ainsi que les
informations de date et d’identification depuis le Coagumètre, puis rédige
un SMS avec ces informations selon un certain formatage, l’envoi au
serveur de Vitalsys et s’éteint.

Tout ce processus se déroule de façon automatique et sans aucune


intervention de l’utilisateur. Quelques instants plus tard, la mesure est
consultable sur le serveur.

L’intelligence qu’apporte le WAND se manifeste sous les aspects


suivants :

§ la gestion par software de son alimentation sur base d’évènements


externes : le WAND détecte l’allumage de l’appareil médical, se
met en attente de fin de mesure, et s’éteint à la fin du processus
de communication sans nécessiter d’intervention externe ;
§ la flexibilité d’adaptation aux différents protocoles de
communications des appareils médicaux au niveau software mais
aussi au niveau hardware ;
§ la possibilité d’effectuer un formatage spécifique des données en
vue de leur communication au serveur ;
§ la possibilité de configuration et paramétrage évolués de la
connexion sans fil bluetooth.

L’application implémentée dans le WAND a été conçue de façon


modulaire et elle supporte désormais l’interfaçage avec divers appareils
médicaux et divers modèles de GSM bluetooth.

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