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Ce document définit les notions de base de la probabilité, notamment les concepts d'univers, d'événement, de cas favorables et de probabilité. Il présente également la probabilité conditionnelle et les événements somme, contraire et produit.

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NOTION DE PROBABILITÉ

Site MathsTICE de Adama Traoré Lycée Technique Bamako

I– Introduction :

1°) Exemple :
On lance 2 fois en l’air un dé non pipé (normal), x et y font un pari.
Si 66 apparaît alors x gagne 600Frs. Si 4 ou 5 apparaît alors y gagne 300Frs.
Qui est favorisé dans ce jeux ?.
On constate que x a « une chance » sur 6 de gagner 600Frs. Par contre y a
« deux chances » sur 6 de gagner 300Frs.
6 numéros peuvent apparaître quand on lance un dé en l’air : c’est ce qu’on appelle
les cas possibles. L’ensemble des cas possibles forment l’Univers de probabilité Ω ;
Ω = { 1 ; 2 ; 3 ; 5 ; 6 } . Dans le cas de y, 2 numéros lui permettent de gagner
300Frs. On dit qu’il y’a 2 cas favorables pour y.

Conclusion :
Dans cet exemple l’issue de l’opération « lancer le dé en l’air » n’est pas certaine,
on dit que c’est une opération aléatoire.

2°) Définitions ou vocabulaire :

- Cas possibles = résultats d’une épreuve :


- Univers de probabilité = ensemble de cas possibles ;
- Cas favorables = situation qui est favorable ;
- Évènement = sous-ensemble de l’univers de probabilité ;

Exemple1 : Dans le lancé de dé Ω = { 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 } un évènement


A={1; 3 ;6}. Pour y les cas favorables sont : 4 et 5 ; B = {4 ; 5} est un évènement
favorable ; C ={4} est un évènement favorable.

- Évènement élémentaire ou éventualité = sous-ensemble de Ω ayant un seul


élément.

Exemple2 : On lance 3 fois de suite une pièce de monnaie normale. Déterminer le


nombre de cas possibles.
Le nombre de cas possible Ω = {PPP ; PFP ; FFP ; FFF ; FPF ; PFF ; FPP ; PPF}
Un cas possible est : {3 lancers} → {P, F} le nombre d’application : 23 = 8 ;
X = {PFP} est une éventualité.

- Évènement impossible = c’est un évènement qui ne peut pas se réaliser ; il est


noté φ.

Notion de Probabilité Page 1 sur 5 Adama Traoré Professeur Lycée Technique


Exemple : On tire au hasard 2 cartes d’un jeux normal de 32 cartes. Le nombre de
2
cas favorables est C 32 . « Avoir 2 As de cœur » est un évènement impossible.

- Évènement certain = évènement qui se réalise à coup sûr au cours d’une épreuve
Par exemple « Avoir Pile (P) ou bien Face (F) en lançant une pièce de monnaie en l’air ».

- Évènements équiprobables = évènements ayant les même chances de réalisation.

Exemple : On lance en l’air une pièce de monnaie 2 fois. Le nombre de cas


possibles est 2²=4. Ω = {PP ; PF ; FF ; FP}. Les évènements A = « avoir 0 fois P »
et B = « avoir exactement 2 fois F » sont 2 évènements équiprobables.

II– Probabilité :
Soit un Ω univers d’éventualités équiprobables (on ne peut pas discerner les
éventualités qu’après l’épreuve). Posons Card Ω = n.
Soit A un évènement de Ω tel que cardA = k .
- Définition :
La probabilité de réalisation de A est k réel notée P(A) définie par :

k Nombre de cas Favorables


. P(A) = = .
n Nombre de cas Possibles

= 0 (n ≠ 0) ⇒ P ( A) ≥ 0 d’où
k n k 0
k≤n ⇒ ≤ =1 ⇒ P ( A) ≤ 1 ; k ≥ 0 ⇒ ≥
n n n n
0 ≤ P(A) ≤ 1.

Remarques :
n
R1) La probabilité d’un évènement certain est égal à 1 ; P(Ω) = = 1.
n
R2) La probabilité d’un évènement impossible est égal à 0.

Exemple :

Dans un jeu normal de 32 cartes, on tire au hasard sans remise 3 cartes. Calculer
la probabilité d’avoir exactement 2 Rois et 1 As parmi les 3 cartes tirées.

Réponse : le nombre de cas possibles est C 332 et le nombre de cas favorable est :
C 24 × C 14 . La probabilité de A = « d’avoir deux Rois et un As » est :
C 42 × C 41 24 3
P( A) = = = = 0,004 .
3
C32 32 × 155 620

Notion de Probabilité Page 2 sur 5 Adama Traoré Professeur Lycée Technique


III– Probabilité conditionnelle :

Soit Ω un univers d’éventualités, A et B 2 évènements de Ω.

1°) Évènement Somme :

a) Définition 1 :
L’évènement somme de A, B est l’évènement noté :A∪B « A ou B » qui est réalisé
si et seulement si l’un au moins des évènements A ou B est réalisé.

Exemple : On lance en l’air un dé normal. C= « avoir 5 ou 4 » est la somme des


évènements A= « avoir 5 » ; B = « avoir 4 » ; C = A∪B.

b) Définition 2 : On dit que 2 évènements A et B sont incompatibles si et seulement


si ils ne peuvent pas se produire en même temps.

Exemple : Dans le lancé d’un dé, A= « avoir 5 » ; B = « avoir 4 » ; A et B sont


incompatibles, A∩B = φ.

c) Théorème 1 :
Soient A et B 2 évènements incompatibles d’un univers Ω.
. P (A∪B) = P(A) + P(B) .

Démonstration

Le nombre de cas possibles est card Ω = n ; n ≠ 0.


Le nombre de cas favorables : posons cardA = k et cardB = m.
Card(A∪B) = cardA + cardB – card(A∩B) ; A∩B = φ ⇒ card(A∪B) = k + m.
k+m k m
P (A∪B) = = + = P(A) + P(B).
n n n

Exemple: On tire au hasard 2 cartes d’un jeu normal de 32 cartes. Calculer la


probabilité d’avoir 2 Dames ou 2 Rois.

2
Le nombre de cas possibles est C 32 . Soit C = « avoir 2D ou 2R » et soient les
évènements A = « avoir 2D » ; B = « avoir 2R ».
A et B sont incompatibles A∩B = φ. Donc P (A∪B) = P (A) + P (B).
C 42 C 42 C 42 C 42 C 42
P(A) = 2
et P(B) = 2
; P (A∪B) = 2
+ 2
=2 2
.
C 32 C 32 C 32 C 32 C 32

Notion de Probabilité Page 3 sur 5 Adama Traoré Professeur Lycée Technique


2°) Évènement Contraire :

Soit Ω un univers d’éventualités, A et B deux évènements de Ω.


a) Définition 3 : On dit que l’évènement B est l’évènement contraire de A si et
 B est réalisé si A ne l ' est pas
seulement si,  Notation : B = A .
et A est réalisé si B ne l ' est pas
– Exemple 1 : Dans le lancé d’une pièce de monnaie, soient A = « avoir P » et B
= « avoir F » ; B = A et A = B .

b) Théorème 2 :

Soit A un évènement d’un univers Ω. P( A ) = 1 − P( A) .

Démonstration
A I A = Φ ; A U A = Ω, p ( A U A) = p ( A) + p ( A ) = 1 ; d ' où p ( A ) = 1 − p ( A) .

Exemple 2 :
i) Dans un jeu de 32 cartes, quelle est la probabilité pour qu’un joueur
recevant 5 cartes au hasard ait au moins 1 cœur ?
ii) Même question avec au moins 2 cœurs ?
Solution :
i) A = « avoir au moins 1 cœur » A = « avoir 0 cœur parmi les cartes tirées ».
P(A) + P( A ) = 1. Calculons P( A )
Nombre de cas possibles est C 532 ; nombre de cas favorables C 524 .
5 5
C 24 C 24
P( A ) = 5
. Donc P (A) = 1 – p ( A ) = 1 – 5
.
C 32 C 32
ii) A = « avoir au moins 2 cœurs » A = « avoir 0 cœur ou 1 cœur ».
P(A) + P( A ) = 1. Calculons P( A )
B = « avoir 1 cœur parmi les cartes tirées » ; C = « avoir 0 cœur parmi les cartes
tirées » . B∪ C = A et B∩ C = φ donc P( A )= P(B) + P(C).
- P(B) : nombre de cas possibles = C 532 ; nombre de cas favorables = C 18 × C 244 .
C81 × C 24
4
D’où P(B) = 5
.
C32

- P(C) : nombre de cas possibles = C 532 ; nombre de cas favorables = C 80 × C 24


5
.
C80 × C 24
5
C81 × C 24
4
+ C80 × C 24
5
D’où P(C) = 5
. P( A ) = 5
⇔ P (A) = 1 – p ( A )= 0,37.
C 32 C 32

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3°) Évènement Produit :

Soit Ω un univers d’éventualités, A et B deux évènements de Ω.

a) Définition 4 :
l’évènement produit des évènements A , B est l’évènement C noté A∩B qui est
réalisé si et seulement si, A et B sont simultanément réalisés.

Exemple :
un lancé de 2 dés C « avoir 6 et 5 » ; A= « avoir 5 » ; B = « avoir 6 » . C = A∩B.

b) Théorème 3 :
Soient 2 évènements quelconques A et B. P (A∪B) = P (A) + P (B) – P (A∩B).

Exemple : D’un jeu de 32 cartes on tire au hasard simultanément 2 cartes. Calculer


la probabilité d’avoir un Roi ou un Valet parmi les cartes tirées.

4°) Probabilité conditionnelle - évènements indépendants :


Soient les évènements A et B d’un univers Ω .

a) Définition 5 : La probabilité conditionnelle de B sachant que A est réalisé est le


P( A I B)
nombre réel noté P (B/A) et définie par : P (B/A) = ; p ( A) ≠ 0 .
P( A)

Exemple : D’un jeu de 32 cartes on tire successivement 2 cartes au hasard. Quelle


est la probabilité d’avoir un as au 2ème tirage ?

a) Définition 6 :
Deux évènements A et B sont dits indépendants si et seulement si,

. P (A∩B) =P (B/A) × P (A) .

Remarque : En réalité dans le concret, 2 évènements A et B sont indépendants si la


réalisation de A n’a aucune influence sur celle de B et réciproquement.

Exemple : d’un sac contenant des boules blanches et des boules noires on tire au
hasard successivement en remettant chaque fois la boule tirée.
A = « avoir une boule blanche au 1er tirage »
B = « avoir une boule noire au 2ème tirage »
A et B sont indépendants. Deux évènements concrètement indépendants sont
indépendants en probabilité.

Notion de Probabilité Page 5 sur 5 Adama Traoré Professeur Lycée Technique

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