Chapitre 5 (Second Ordre)
Chapitre 5 (Second Ordre)
I) Définition :
k
F ( p) =
2ξ p2
1+ p+ 2
ωn ωn
R L
I
C
e s
Avec :
1
ωn = : pulsation propre d'un circuit oscillant LC
LC
R
ξ= : facteur d'amortissement. Il est proportionnel à R.
2 L C
d'où :
( )
1
p = ω − ξ + ξ 2 − 1
1 n
τ 1 =
(
ωn −ξ − ξ −1
2
)
( )
et en terme de constantes de temps
τ = 1
p2 = ω n − ξ − ξ 2 − 1
(
2 ω −ξ + ξ 2−1
n )
• si ξ < 1, le trinôme admet deux racines complexes conjuguées et la réponse
kωn2 kωn 2
S ( p ) = =
est oscillatoire amortie. p 2 + 2ξ ⋅ ωn ⋅ p + ωn 2 (
p − p1 ⋅ p − p1*)( )
p1 et p1* sont complexes conjugués tels que :
(
p1 = ωn −ξ + j 1− ξ 2 ) (
et p *1 = ω n −ξ − j 1− ξ 2
)
1) Réponse impulsionnelle
• Cas où ξ ≥ 1 . Comme E(p) = 1, S(p) se décompose en éléments simples
sous la forme :
k k 1 1
S ( p) = = − , ce qui implique :
( 1 + τ 1 p ) ( 1 + τ 2 p ) τ 1 − τ 2 p + 1τ p + 1τ
1 2
k −τt −
t
s(t ) = e 1 − e τ2
τ1 −τ 2
Im
pu
ls
eRe
sp
on
se
0
.3
5
0
.3
0
.2
5
plitude
0
.2
Am
0
.1
5
0
.1
0
.0
5
0
0 5 1
0 1
5
T
im
e(s
ec)
• Cas où ξ < 1
S(p) ne se décompose pas, donc :
kωn2 k ωn2
S ( p) = 2 =
p + 2ξ ⋅ωn ⋅ p + ωn 2 ( p + ξ ωn ) 2 + ωn 2 − ξ 2 ωn2
ω
à mettre sous la forme : ;
( p + a) + ω2
2
on pose ω 2 = ωn2 ( 1 − ξ 2 ) ⇒ ω = ωn 1 − ξ2 et a = ξ ωn
s( t ) =
1 −ξ
kω n e −ξ ωn t
2
(
sin ω n 1 − ξ 2 ⋅ t )
l'allure de la réponse est la suivante :
Im
p
uls
eRe
sp
on
se
1
0
.8
0
.6
0
.4
plitude
0
.2
Am
-0
.2
-0
.4
-0
.6
0 5 1
0 1
5 20 2
5 3
0 3
5 4
0
T
im
e(s
ec)
Cas où ξ ≥ 1
•
L'entrée en rampe admet pour transformée de Laplace 1/p2, après décomposition en
éléments simples, il vient :
1 τ1 + τ 2 τ 12 1 τ 22 1
S ( p) = k 2 − + ⋅ − ⋅
p p τ1 − τ 2 p + 1 τ1 − τ 2 p + 1
τ1 τ 2
1 2 − τt −
t
⇒ s ( t ) = k t − (τ 1 + τ 2 ) + τ e 1 − τ 2 e τ 2 ,
τ1 − τ 2 1 2
lorsque t → ∞ , alors s ( t ) → k (t − ( τ1− τ 2 ) ) donc l'écart entre la rampe de pente k et la
2 kξ
sortie tend vers τ 1 −τ 2 =
ωn
L
in
earS
im
ula
tio
nRe
sults
1
00
9
0
8
0
k ξ/ωn
2
7
0
6
0
Amplitude
5
0
4
0
3
0
2
0
1
0
0
0 1
0 2
0 3
0 4
0 5
0 6
0 7
0 8
0 9
0 1
00
T
im
e(s
ec)
Cas où ξ < 1
L'expression de la sortie s'écrit :
2ξ
1 p + 4 ξ 2 −1
kω 2
2ξ ωn
S( p) = n
= k 2 − +
p 2
(p 2
+ 2ξ ωn p + ωn
2
) p (
ωn p ( p + ξ ωn ) 2 + ωn 2 1 − ξ 2 )
⇒s ( t ) = k t −
2ξ
ω
+
e −ξ ωn t
ωn 1 −ξ 2
[ (
cos ωn 1 −ξ 2 ⋅ t −arctan 2 ξ 1 −ξ 2 )]
n
Linear Simulation Results
15
10
Amplitude
0
0 5 10 15
Time (sec)
τ1 −
t
τ2 −
t
⇒ s ( t ) = k 1 − ⋅ e τ1 + ⋅ e τ2
τ1 −τ 2
τ1 −τ 2
S
t
epR
e
sp
o
ns
e
1
ξ=
1,
5
0
.
9
ξ=
2
ξ=
3
0
.
8
ξ=
6
0
.
7
e
0
.
6
mplitud
0
.
5
A
0
.
4
0
.
3
0
.
2
0
.
1
0
0 1
0 2
0 3
0 4
0 5
0 6
0 7
0
T
i
me(
se
c)
Cas où ξ < 1
On a maintenant :
kω n2 1 p + 2ξ ω n
S ( p) = = k − 2
(
p p 2 + 2ξ ω n p + ω n
2
) 2
p p + 2ξ ω n p + ω n
donc :
s ( t ) = k 1 −
e −ξ ωn t
cos ωn ( )
1 −ξ 2 ⋅ t +φ avec φ = − arctan
ξ
1 − ξ 2
1 −ξ 2
1.2
D Tp
0.8
Amplitude
tpic
0.6
0.4
0.2
tm
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Time (sec)
e −ξ ωn t m
( ) = k ⇒ e1 −ξ ( )
−ξ ωn t m
k 1 − cos ωn 1 − ξ 2 ⋅ t m + φ cos ωn 1 − ξ 2 ⋅ t m + φ = 0
1 −ξ 2
2
Step Response
ωn =10
1.2 ωn =5
ωn =1
0.8
Amplitude
0.6
0.4
0.2
0
0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5
Time (sec)
π 1 π
+arctan ξ
ωn 1 − ξ 2 ⋅ tm + φ = ⇒ tm =
2 ωn 1 −ξ
2
2 ωn 1 −ξ
2
ds
dt
= k ωn
e − ξ ωn t
1 −ξ 2
[ ( )
ξ cos ωn 1 − ξ 2 ⋅ t + φ + 1 − ξ 2 sin ωn 1 − ξ 2 ⋅ t + φ ( )]
( )
Elle s'annule pour : ξ cos ω n 1 − ξ 2 ⋅ t + φ + 1 − ξ 2 sin ω n 1 − ξ 2 ⋅ t + φ = 0 ( )
(
Ou encore : tg ωn 1 − ξ ⋅ t + φ = −
2
) ξ
1 −ξ 2
= tg φ
nπ
Donc : ω n 1 − ξ ⋅ t + φ = φ + n π ⇒ t k =
2
ωn 1 − ξ 2
Si n est pair, tk correspond à un minimum, alors que si n est impair, il correspond à
un maximum. Le premier maximum a donc lieu pour n = 1, donc :
π
t pic =
ωn 1 −ξ 2
c. Calcul du dépassement D
D'une manière générale, il est possible de calculer la hauteur des minima et maxima,
en remplaçant t par tk dans l'expression de s(t). On a :
sk = k 1 −
e −ξ ωn t k
1 −ξ 2
(
)
cos ωn 1 −ξ 2 ⋅ tk + φ , en remplaçant tk par sa valeur :
nπ
−ξ
e 1−ξ2
sk = k 1 − cos ( n π +φ)
1 −ξ 2
La hauteur des minima (n pair) est donc donnée par :
nπ
−ξ
s kMINI =k
1 −e
1−ξ2
puisque cos (φ) = 1 −ξ 2
et la hauteur des maxima (n impair) est :
nπ
−ξ
s kMAXI =k 1 +e 1−ξ2
Le premier dépassement a
lieu pour n = 1, donc :
nπ
−ξ
1−ξ 2
D = S1MAX − k = s kMINI = k e
Le dépassement relatif est D/k, que l'on exprime encore en un pourcentage par
rapport à la valeur finale :
nπ
−ξ
1−ξ2
D % =100 e
2π
Tp =
ωn 1 −ξ 2
( )
e− ξ ω n t
k 1 − c o sω n 1 − ξ ⋅ t + φ ≤ k ( 1 − 0,0 5) siξ < 1
2
1− ξ 2
−
t t
τ1 − τ
k 1 − ⋅ e τ 1 + 2 ⋅ e τ 2 ≤ k ( 1 − 0,0 5) siξ ≥ 1
τ 1 − τ 2 τ1 −τ 2
Ces équations étant difficile à résoudre, on utilise des abaques comme celle ci-
dessous pour déterminer le temps de réponse.
1 − + 4 ξ 2
ω n ωn
ω
2ξ
[
a rgF ( jω )
] = − a rc ta n
ωn
2
ω
1 −
ωn
1. Etude du gain :
ω
Calculons la dérivée du gain par rapport à ω :
n
3
−
[ ] ω
2
d F ( jω )
2
1 ω
3 2 2
ω + 4ξ 2 ω
= − ⋅ k 4 −4 ( )
1 − 2ξ 2 1 − ω
ω 2 ωn
ωn ωn
n
d
ωn
ω
3
ω ω
La dérivée s'annule pour les valeurs de
ωn
annulant 4 − 4 1 − 2ξ 2 .( )
ωn ωn
ω ω
3 2
ω ω
4 − 4 (
1 − 2ξ 2 = )
4
ω n ω n
(
− 4 1 − 2ξ 2 )
ωn ωn
On obtient donc :
ω
Une seule racine = 0 si ξ > 0,7
ωn
ω ω 1
Deux racines ω = 0 et ω = 1 − 2 ξ si ξ ≤
2
≈ 0,7
n n 2
Pulsation de résonance
1 ω ω
Pour ξ ≤ alors = 1 − 2 ξ 2 = R La réponse présente une résonance pour la
2 ωn ωn
pulsation :
ωR =ωn 1 −2 ξ2
ξ <0,7
GdB
20logk
-40dB/déc
ξ >0,7
ω
0 ω R
ω n
Pour que ces deux facteurs soient égaux, il faut ξ < 0,1. Dans ce cas, ω R et ω n sont
quasiment confondues.
Pulsation de coupure
Pour la pulsation de coupure ω C, le gain chute de 3 dB, ce qui correspond à une
division par 2 du gain statique en valeur naturelle. On a donc :
2
k k ω
2
ω
2
= ⇒ 1 − + 4 ξ 2 = 2
ω 2
2 2 2 ω n ωn
ω
1 − + 4 ξ 2
ω n ωn
4 2
ω ω
⇒ + 2 ( 2 ξ 2 − 1) − 1 = 0
ωn ω
n
2
ω
Cette équation bicarrée admet deux solutions en dont on ne garde que la
ωn
positive, soit :
2
ω
= 1 − 2ξ 2 + ( 2ξ 2
− 1) + 1
2
ωn
⇒ωC =ωn 1 −2ξ2 + (2ξ2
−1 )2
+1
2. Etude du déphasage
ω 2
ω
2 ξ 1 +
2 ξ
ωn
d φ ωn
( )
On a φ = arg F jω = − arctan ⇒ = −
ω
2
ω
2
2 2
1− d ω ω
ξ
+ −
2
4 1
ωn ωn ωn ω n
1
On rappelle que ( arctan x ) ' =
1 + x2
φ est monotone décroissante. Donc ∀ ξ:
φ → 0 quand
ω
→0
π quand ω = 1 ω
→∞
φ =- φ = −π quand
ωn 2 ωn ωn
-
π /2
-π