100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
2K vues14 pages

Chapitre 5 (Second Ordre)

Transféré par

re_isa
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
2K vues14 pages

Chapitre 5 (Second Ordre)

Transféré par

re_isa
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 5 Systèmes linéaires du second ordre

I) Définition :

Un système de second ordre est décrit par l'équation différentielle suivante :


d 2s ds
a2 2
+ a1 + a 0 s = b0 e( t )
dt dt
Pour des conditions initiales nulles, la transformée de Laplace est :
S ( p) b0
a 2 p 2 S ( p ) + a1 p S ( p ) + a 0 S ( p ) = b0 E ( p ) ⇒ F ( p ) = =
E ( p ) a 2 p + a1 p + a 0
2

Cette fonction de transfert peut encore s'écrire :


b 1
F ( p) = 0 ⋅
a0 a a
1+ 1 p + 2 p2
a0 a0
les paramètres du système du second ordre sont :
b
• k = 0 où on reconnaît le gain statique.
a0
a0
• ωn = est la pulsation propre non amortie.
a2
a1 1
• ξ= ⋅ est le coefficient d'amortissement.
2 a0 ⋅ a2
La forme canonique de F(p) s'écrit alors :

k
F ( p) =
2ξ p2
1+ p+ 2
ωn ωn

ξ est un coefficient sans dimension,


ω n est homogène à une pulsation et s'exprime en rd/s.

Exemples : Circuit RLC

R L

I
C
e s

Figure 1- circuit RLC


di ds d 2s ds
On peut écrire : e = R ⋅ i + L ⋅
+ s or i = C ⇒ e = LC 2 + RC + s
dt dt dt dt
S ( p) 1
Donc (considérant des conditions initiales nulles), on aura : =
E ( p ) LC p + RC p + 1
2

Avec :
1
ωn = : pulsation propre d'un circuit oscillant LC
LC
R
ξ= : facteur d'amortissement. Il est proportionnel à R.
2 L C

II) Analyse temporelle


k
S ( p) =
E( p)
2ξ p2
1+ p+ 2
ωn ωn
Le problème est de décomposer S(p) en fraction rationnelles. Cette décomposition
dépend du trinôme :
2ξ p2
p + 2 → p 2 + 2ξ ω n p + ω n
2
1+
ωn ωn
Le discriminant réduit s'écrit : ∆ ' = ω n ξ 2 − 1
2
( )
Ainsi :
• Si ξ ≥ 1, le trinôme admet 2 racines réelles et dans ce cas la réponse est
apériodique.
Les deux racines p1 et p2 sont telles que : p + 2ξ ⋅ ωn ⋅ p + ωn = ( p − p1 ) ⋅( p − p2 ) ,
2 2

d'où :

( )
 1
 p = ω − ξ + ξ 2 − 1
1 n
τ 1 =
(
 ωn −ξ − ξ −1
2
)

( )
et en terme de constantes de temps 
τ = 1
 p2 = ω n − ξ − ξ 2 − 1
(
 2 ω −ξ + ξ 2−1
 n )
• si ξ < 1, le trinôme admet deux racines complexes conjuguées et la réponse
kωn2 kωn 2
S ( p ) = =
est oscillatoire amortie. p 2 + 2ξ ⋅ ωn ⋅ p + ωn 2 (
p − p1 ⋅ p − p1*)( )
p1 et p1* sont complexes conjugués tels que :

(
p1 = ωn −ξ + j 1− ξ 2 ) (
et p *1 = ω n −ξ − j 1− ξ 2
)
1) Réponse impulsionnelle
• Cas où ξ ≥ 1 . Comme E(p) = 1, S(p) se décompose en éléments simples
sous la forme :
 
k k  1 1 
S ( p) = = − , ce qui implique :
( 1 + τ 1 p ) ( 1 + τ 2 p ) τ 1 − τ 2  p + 1τ p + 1τ 
 1 2

k  −τt −
t

s(t ) = e 1 − e τ2 
τ1 −τ 2  
 
Im
pu
ls
eRe
sp
on
se
0
.3
5

0
.3

0
.2
5
plitude

0
.2
Am

0
.1
5

0
.1

0
.0
5

0
0 5 1
0 1
5
T
im
e(s
ec)

Figure 2- réponse impulsionnelle d'un 2e ordre (ξ ≥ 1)


Le système revient au repos, il est donc stable.

• Cas où ξ < 1
S(p) ne se décompose pas, donc :
kωn2 k ωn2
S ( p) = 2 =
p + 2ξ ⋅ωn ⋅ p + ωn 2 ( p + ξ ωn ) 2 + ωn 2 − ξ 2 ωn2
ω
à mettre sous la forme : ;
( p + a) + ω2
2

on pose ω 2 = ωn2 ( 1 − ξ 2 ) ⇒ ω = ωn 1 − ξ2 et a = ξ ωn

s( t ) =
1 −ξ
kω n e −ξ ωn t
2
(
sin ω n 1 − ξ 2 ⋅ t )
l'allure de la réponse est la suivante :
Im
p
uls
eRe
sp
on
se
1

0
.8

0
.6

0
.4
plitude

0
.2
Am

-0
.2

-0
.4

-0
.6
0 5 1
0 1
5 20 2
5 3
0 3
5 4
0
T
im
e(s
ec)

Figure 3- réponse impulsionnelle d'un 2e ordre (ξ < 1)


2. Réponse en vitesse

Cas où ξ ≥ 1

L'entrée en rampe admet pour transformée de Laplace 1/p2, après décomposition en
éléments simples, il vient :

 
 1 τ1 + τ 2 τ 12 1 τ 22 1 
S ( p) = k 2 − + ⋅ − ⋅
p p τ1 − τ 2 p + 1 τ1 − τ 2 p + 1 
 τ1 τ 2 

 1  2 − τt −
t

⇒ s ( t ) = k t − (τ 1 + τ 2 ) + τ e 1 − τ 2 e τ 2  ,
 τ1 − τ 2  1 2

 
lorsque t → ∞ , alors s ( t ) → k (t − ( τ1− τ 2 ) ) donc l'écart entre la rampe de pente k et la
2 kξ
sortie tend vers τ 1 −τ 2 =
ωn
L
in
earS
im
ula
tio
nRe
sults
1
00

9
0

8
0

k ξ/ωn
2
7
0

6
0
Amplitude

5
0

4
0

3
0

2
0

1
0

0
0 1
0 2
0 3
0 4
0 5
0 6
0 7
0 8
0 9
0 1
00
T
im
e(s
ec)

Figure 4- réponse en vitesse (ξ ≥ 1)

On constate qu'entrée et sortie s'écartent l'une de l'autre en régime permanent. Le


système du 2ème ordre ne suit pas en vitesse sauf lorsque k = 1. Dans ce cas, l'écart

reste constant et égal à −ω . Cet écart est appelé erreur de traînage.
n

Cas où ξ < 1
L'expression de la sortie s'écrit :
 2ξ 
 1 p + 4 ξ 2 −1 
kω 2
2ξ ωn
S( p) = n
= k 2 − + 
p 2
(p 2
+ 2ξ ωn p + ωn
2
) p (
ωn p ( p + ξ ωn ) 2 + ωn 2 1 − ξ 2 ) 
 
 

⇒s ( t ) = k t −


ω
+
e −ξ ωn t
ωn 1 −ξ 2
[ (
cos ωn 1 −ξ 2 ⋅ t −arctan 2 ξ 1 −ξ 2 )]
 n 
Linear Simulation Results
15

10
Amplitude

0
0 5 10 15
Time (sec)

Figure 5- réponse en vitesse d'un 2e ordre (ξ < 1)


3. Réponse indicielle
• Cas où ξ ≥ 1
La décomposition en éléments simples donnent :
 
k  1 τ1 1 τ2 1 
S ( p) = =k − ⋅ + ⋅
p(1 + τ 1 p )(1 + τ 2 p )  p τ1 − τ 2 p + 1 τ1 − τ 2 p + 1 
 τ1 τ 2 

 τ1 −
t
τ2 −
t

⇒ s ( t ) = k 1 − ⋅ e τ1 + ⋅ e τ2 
 τ1 −τ 2
 τ1 −τ 2 

S
t
epR
e
sp
o
ns
e
1

ξ=
1,
5
0
.
9
ξ=
2
ξ=
3

0
.
8

ξ=
6
0
.
7
e

0
.
6
mplitud

0
.
5
A

0
.
4

0
.
3

0
.
2

0
.
1

0
0 1
0 2
0 3
0 4
0 5
0 6
0 7
0
T
i
me(
se
c)

Figure 6- réponse indicielle d'un 2e ordre (ξ ≥ 1)


L'allure dans le temps de s(t) est liée à τ 1 - τ 2 et donc à ξ . La dérivée est nulle à
l'origine. Plus ξ augmente, plus la réponse est aplatie.

Cas où ξ < 1
On a maintenant :
kω n2 1 p + 2ξ ω n 
S ( p) = = k − 2
(
p p 2 + 2ξ ω n p + ω n
2
) 2
 p p + 2ξ ω n p + ω n 
donc :

s ( t ) = k 1 −

e −ξ ωn t
cos ωn ( )

1 −ξ 2 ⋅ t +φ  avec φ = − arctan

ξ
 1 − ξ 2
 1 −ξ 2

La réponse indicielle est donc oscillatoire amortie.


Quatre paramètres sont intéressants :
• le temps de montée tm
• le temps du premier maximum tpic
• le dépassement D exprimé en % de la valeur finale
• la pseudo-période Tp
Step Response
1.4

1.2

D Tp

0.8
Amplitude

tpic
0.6

0.4

0.2

tm

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Time (sec)

Figure 7- réponse indicielle d'un 2e ordre (ξ < 1)

a. Calcul du temps de montée

C'est le temps mis pour que s(t) atteigne la valeur k, soit :

 e −ξ ωn t m
( ) = k ⇒ e1 −ξ ( )
−ξ ωn t m
k 1 − cos ωn 1 − ξ 2 ⋅ t m + φ cos ωn 1 − ξ 2 ⋅ t m + φ = 0
 1 −ξ 2

2
Step Response

ωn =10
1.2 ωn =5
ωn =1

0.8
Amplitude

0.6

0.4

0.2

0
0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5
Time (sec)

Figure 8- influence de la pulsation des oscillations libres ω n

L'exponentielle n'étant jamais nulle, il vient :


( ) π
cos ω n 1 − ξ 2 ⋅ t m + φ = 0 ⇒ ω n 1 − ξ 2 ⋅ t m + φ =
2
+ nπ

A chaque valeur de n correspond un point d'intersection de la réponse avec la droite


d'équation s = k. Le premier point correspond à n = 0, donc :

π 1 π
 +arctan ξ 

ωn 1 − ξ 2 ⋅ tm + φ = ⇒ tm =
2 ωn 1 −ξ 
2

2 ωn 1 −ξ 
2

b. Calcul du temps du premier maximum


Les valeurs de t qui annuleront la dérivée s'(t), correspondent aux temps des minima
et maxima de la réponse s(t). Calculons cette dérivée :

ds
dt
= k ωn
e − ξ ωn t
1 −ξ 2
[ ( )
ξ cos ωn 1 − ξ 2 ⋅ t + φ + 1 − ξ 2 sin ωn 1 − ξ 2 ⋅ t + φ ( )]
( )
Elle s'annule pour : ξ cos ω n 1 − ξ 2 ⋅ t + φ + 1 − ξ 2 sin ω n 1 − ξ 2 ⋅ t + φ = 0 ( )
(
Ou encore : tg ωn 1 − ξ ⋅ t + φ = −
2
) ξ
1 −ξ 2
= tg φ


Donc : ω n 1 − ξ ⋅ t + φ = φ + n π ⇒ t k =
2

ωn 1 − ξ 2
Si n est pair, tk correspond à un minimum, alors que si n est impair, il correspond à
un maximum. Le premier maximum a donc lieu pour n = 1, donc :

π
t pic =
ωn 1 −ξ 2

c. Calcul du dépassement D
D'une manière générale, il est possible de calculer la hauteur des minima et maxima,
en remplaçant t par tk dans l'expression de s(t). On a :

sk = k 1 −

e −ξ ωn t k
1 −ξ 2
( 
)
cos ωn 1 −ξ 2 ⋅ tk + φ  , en remplaçant tk par sa valeur :

 

 −ξ 
 e 1−ξ2

sk = k 1 − cos ( n π +φ)
 1 −ξ 2 

 

La hauteur des minima (n pair) est donc donnée par :

 −ξ 
s kMINI =k 
1 −e
1−ξ2 
 puisque cos (φ) = 1 −ξ 2
 
 
et la hauteur des maxima (n impair) est :

 −ξ 
s kMAXI =k 1 +e 1−ξ2 
  Le premier dépassement a
 
lieu pour n = 1, donc :

−ξ
1−ξ 2
D = S1MAX − k = s kMINI = k e
Le dépassement relatif est D/k, que l'on exprime encore en un pourcentage par
rapport à la valeur finale :

−ξ
1−ξ2
D % =100 e

d. Calcul de la pseudo période


C'est le temps qui s'écoule entre deux maxima successifs (ou deux minima), soit
Tp=t2n+1 - t2n-1. Mesurée entre les deux premiers, celle-ci a pour expression :


Tp =
ωn 1 −ξ 2

e. Temps de réponse d'un système du second ordre


Afin de déterminer tr, il faut déterminer le temps au bout duquel la sortie vaut l'entrée
indicielle à 5 % prés, soit les équations :

( )
  e− ξ ω n t 
 k 1 − c o sω n 1 − ξ ⋅ t + φ  ≤ k ( 1 − 0,0 5) siξ < 1
2

  1− ξ 2


  − 
t t
τ1 − τ
 k 1 − ⋅ e τ 1 + 2 ⋅ e τ 2  ≤ k ( 1 − 0,0 5) siξ ≥ 1
  τ 1 − τ 2 τ1 −τ 2 
Ces équations étant difficile à résoudre, on utilise des abaques comme celle ci-
dessous pour déterminer le temps de réponse.

III) Analyse harmonique


La fonction de transfert harmonique d'un système du second ordre s'écrit :
k
F ( jω ) = 2
ω  ω 
1 + 2ξ j + j 
ωn  ωn 
Le module et l'argument de ce nombre complexe sont donnés par :
 k
 F ( jω ) = 2
   ω 2  ω 
2

 1 −    + 4 ξ 2  
   ω n   ωn 

 ω
 2ξ
[
 a rgF ( jω )

] = − a rc ta n
ωn
2
 ω 
1 −  
 ωn 
1. Etude du gain :
ω
Calculons la dérivée du gain par rapport à ω :
n
3

[ ]   ω 
2
d F ( jω )
2
1  ω 
3 2 2
 ω   + 4ξ 2  ω 
= − ⋅ k 4  −4 ( )
1 − 2ξ 2 1 −   ω  
ω  2   ωn
  ωn   ωn  
  n  
d    
 ωn 
ω
3
ω  ω
La dérivée s'annule pour les valeurs de
ωn
annulant 4  − 4 1 − 2ξ 2 .( )
 ωn  ωn
ω  ω 
3 2
ω  ω 
4  − 4 (
1 − 2ξ 2 = )
4
ω n   ω n
 (
− 4 1 − 2ξ 2  )
 ωn  ωn
  
On obtient donc :
ω
Une seule racine = 0 si ξ > 0,7
ωn
ω ω 1
Deux racines ω = 0 et ω = 1 − 2 ξ si ξ ≤
2
≈ 0,7
n n 2

Pulsation de résonance
1 ω ω
Pour ξ ≤ alors = 1 − 2 ξ 2 = R La réponse présente une résonance pour la
2 ωn ωn
pulsation :
ωR =ωn 1 −2 ξ2

ξ <0,7
GdB

20logk
-40dB/déc

ξ >0,7

ω
0 ω R
ω n

Figure 9- réponse harmonique d'un 2e ordre


La pulsation de résonance est inférieure à la pulsation propre non amortie, mais elle
s'en approche de plus en plus lorsque ξ diminue. Pour la valeur limite ω R = ω n,
c'est à dire si ξ = 0, le système est alors un oscillateur libre.
Facteur de résonance
Pour ξ ≤ 0,7, l'amplitude de la résonance est donné par :
k
F ( jω) = . On appelle facteur de résonance le rapport
MAX
2 ξ 1 −ξ 2
F ( jω)
M = MAX , soit :
k
1
M =
2 ξ 1 −ξ2

ou en dB : MdB = 20 log F ( jω) −20 log k


MAX

Pour que ces deux facteurs soient égaux, il faut ξ < 0,1. Dans ce cas, ω R et ω n sont
quasiment confondues.
Pulsation de coupure
Pour la pulsation de coupure ω C, le gain chute de 3 dB, ce qui correspond à une
division par 2 du gain statique en valeur naturelle. On a donc :
2
k k  ω 
2
 ω 
2

= ⇒ 1 −    + 4 ξ 2   = 2
 ω 2

2 2 2   ω n    ωn 
 ω 
1 −    + 4 ξ 2  
  ω n    ωn 
4 2
ω  ω 
⇒   + 2  ( 2 ξ 2 − 1) − 1 = 0
 ωn  ω
 n
2
ω 
Cette équation bicarrée admet deux solutions en   dont on ne garde que la
 ωn 
positive, soit :
2
ω 
  = 1 − 2ξ 2 + ( 2ξ 2
− 1) + 1
2

 ωn 
⇒ωC =ωn 1 −2ξ2 + (2ξ2
−1 )2
+1

2. Etude du déphasage
  ω 2 
ω
2 ξ 1 +   
2 ξ
  ωn  
d φ  ωn 
 ( )
On a φ = arg  F jω  = − arctan ⇒ = −
ω 
2
ω   
2
  
2 2

1−   d  ω ω
ξ      
+  −
2
4 1
 ωn   ωn   ωn    ω n  
1
On rappelle que ( arctan x ) ' =
1 + x2
φ est monotone décroissante. Donc ∀ ξ:
φ → 0 quand
ω
→0
π quand ω = 1 ω
→∞
φ =- φ = −π quand
ωn 2 ωn ωn

Plus ξ diminue, plus la variation de phase est brutale autour de ω = ωn .


φ
ω
0
n ω
ξ <
ξ > 1
1

-
π /2

Figure 1- variation de l'argument


VI) Conclusion
Le tableau suivant permet la détermination des caractéristiques d’un système du
second ordre à partir de la connaissance de la réponse indicielle ou de la réponse
harmonique. Les valeurs ont été calculées à partir des formules déja élaborée
Inversement ce tableau autorise aussi des opérations de synthèse d’un système du
second ordre lorsque, par exemple, se trouvent fixés le dépassement D et l’un des
temps définissant la rapidité (tpic, tr, tm ) :
• la valeur de D fixe celle de ξ ,
• la valeur de tpic, de tr ou de tm fixe ω n.

ξ tmω n trω n tpicω n Tpω n D% ωR ωC ωC MdB ξ


(5%) ωn ωn ωR
0,1 1,68 30 3,16 6,31 73 0,99 1,54 1,56 14 0,1
0,15 1,74 20 3,18 6,36 62 0,98 1,53 1,56 10,5 0,15
0,2 1,81 14 3,21 6,41 53 0,96 1,51 1,57 8,1 0,2
0,25 1,88 11 3,24 6,49 44 0,94 1,48 1,59 6,3 0,25
0,3 1,97 10,1 3,29 6,59 37 0,91 1,45 1,61 4,8 0,3
0,35 2,06 7,9 3,35 6,71 31 0,87 1,42 1,63 3,6 0,35
0,4 2,16 7,7 3,43 6,86 25 0,82 1,37 1,67 2,7 0,4
0,45 2,28 5,4 3,52 7,04 21 0,77 1,33 1,72 1,9 0,45
0,5 2,42 5,3 3,63 7,26 16 0,71 1,27 1,80 1,2 0,5
0,55 2,58 5,3 3,76 7,52 12,6 0,63 1,21 1,93 0,7 0,55
0,6 2,77 5,2 3,93 7,85 9,5 0,53 1,15 2,17 0,3 0,6
0,65 3,00 5,0 4,13 8,27 6,8 0,39 1,08 2,74 0,1 0,65
0,7 3,29 3 4,40 8,80 4,6 0,14 1,01 7,14 0 0,7
0,75 3,66 3,1 4,75 9,50 2,84 - 0,94 - - 0,75
0,8 4,16 3,4 5,24 10,5 1,52 - 0,87 - - 0,8
0,85 4,91 3,7 5,96 11,93 0,63 - 0,81 - - 0,85
0,9 6,17 4 7,21 14,41 0,15 - 0,75 - - 0,9
0,95 9,09 4,1 10,06 20,12 0,01 - 0,69 - - 0,95

Figure 10- caractérisation d'un système du second ordre

Vous aimerez peut-être aussi