Antibios Pilly
Antibios Pilly
[Link] 2016
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UE6
Prescription et surveillance des anti-infectieux chez l’adulte et l’enfant
N°173
IT
Prescrire et surveiller un traitement surveillance des infections du site opératoire
anti-infectieux. (Cf. item UE1-4) ;
Antibiotiques ·· Expliquer les mesures de prévention des
·· Évaluer la pertinence d’une prescription principales infections associées aux soins
d’antibiotiques. (Cf. item UE1-4).
·· Exposer les enjeux d’une utilisation ·· Connaître le rôle du référent en infectiologie d’un
CM
des antibiotiques non conforme aux établissement.
recommandations de bonne pratique clinique.
·· Préciser les critères de choix d’une Objectifs N°326
antibiothérapie probabiliste.
·· Connaître les principales indications N° 326. Prescription et surveillance des
thérapeutiques et les principaux effets classes de médicaments les plus courantes
indésirables d’au moins un représentant des chez l’adulte et chez l’enfant. Connaître
familles d’antibiotiques suivantes : pénicillines pour chacune les mécanismes d’action
du groupe G ou V, pénicillines du groupe A ; de classe et des produits individuels, les
associations comportant un inhibiteur des principes du bon usage, les critères de choix
bêtalactamases ; pénicillines du groupe M ; d’un médicament en première intention,
s-
céphalosporines de seconde et troisième
générations ; macrolides, lincosamides,
aminosides ; cotrimoxazole, quinolones ; les
glycopeptides et les pénèmes.
·· Analyser les causes d’échec d’une antibiothérapie ;
les causes d’échec, les principaux effets
indésirables et interactions
·· Principales classes d’antibiotiques,
d’antiviraux, d’antifongiques et d’antiparasitaires.
Plu
savoir réévaluer une antibiothérapie.
Antiviraux - Antirétroviraux
·· Connaître les principales molécules antivirales
anti Herpesviridae (Cf. item UE6-164).
·· Connaître les principales indications et
modalités d’utilisation des antiviraux au cours de
la grippe (Cf. item UE6-162).
·· Connaître les classes d’antirétroviraux
disponibles et leurs principaux effets
éa
Antifongiques
·· Connaître les principales molécules
antifongiques, leurs indications et modalités
d’utilisation (Cf. item UE6-152).
Al
Notes
Points importants concernant les antibiotiques LES ANTIBIOTIQUES
La prescription des antibiotiques répond à des
règles ; leur respect permet :
·· d’obtenir l’efficacité souhaitée
·· en évitant l’augmentation des résistances 1 Bases pour comprendre
bactériennes
·· et en minimisant les éventuels effets
IT
indésirables. 1. Définitions
Les 6 questions-clef à se poser avant toute pres- Antibiotiques :
cription d’antibiotiques sont : ·· Substances initialement découvertes chez les cham-
·· s’agit-il d’une infection ? pignons, qui les produisent pour se défendre contre
·· est-elle bactérienne ? les bactéries.
·· quelle est la bactérie en cause ? ·· Substances capables de détruire les bactéries (anti-
CM
·· où l’infection siège-t-elle ? biotiques bactéricides), ou d’en inhiber la croissance
·· quel est le terrain ? (antibiotiques bactériostatiques)
·· quels sont les coûts écologiques et ·· Chaque antibiotique est actif sur un nombre plus ou
économiques de l’antibiotique ? moins important de genres et d’espèces bactériens.
La nécessité ou non d’une documentation micro- ·· Ils peuvent être classés selon leur structure, leur
biologique préalable à l’antibiothérapie doit être mode d’action, leur spectre d’activité antibactérienne,
systématiquement évaluée leurs caractéristiques pharmacocinétiques et phar-
L’association d’antibiotiques n’est pas systéma- macodynamiques, et leurs effets secondaires.
tique ; elle peut avoir 3 objectifs : ·· De moins en moins de nouveaux antibiotiques sont
·· élargir le spectre, découverts, de plus en plus de bactéries deviennent
2. Données microbiologiques
Mode d’action
Plu
Toute antibiothérapie doit faire l’objet d’une rééva- Les antibiotiques vont interférer avec le cycle réplicatif
luation précoce, à 48-72h, au vu de l’efficacité, de des bactéries. La plupart des antibiotiques sont donc
la tolérance, et de l’éventuelle documentation bac- actifs sur des bactéries en phase de multiplication.
tériologique (réduire le spectre dès que possible). Les cibles varient selon les antibiotiques : certains inhibent
Sauf cas particuliers, une antibiothérapie de plus la synthèse de la paroi bactérienne (β-lactamines, gly-
de 14 jours n’est pas justifiée. Une semaine d’anti- copeptides, fosfomycine…), d’autres la synthèse de
biothérapie suffit pour la majorité des infections l’ADN bactérien (quinolones, sulfamides tels que sulfa-
bactériennes. méthoxazole), de l’ARN (rifampicine), ou des protéines
bactériennes (aminosides, macrolides, cyclines, acide
éa
fusidique).
D’où par exemple:
Points importants concernant les antiviraux ·· l’absence d’activité des β-lactamines sur les myco-
plasmes, ceux-ci étant dépourvus de paroi.
Il n’existe de traitements que pour une minorité
in
virus grippal), ou d’éradiquer une infection (VHC) sur les streptocoques et entérocoques, la destruction
par la β-lactamine de la paroi de la bactérie permet-
tant à l’aminoside d’accéder à sa cible ribosomale.
seuls les antibiotiques pénétrant dans les cellules (macro-
lides, fluoroquinolones, rifampicine, cyclines …) sont actifs
Points importants concernant les antifongiques contre les bactéries dites «intracellulaires» (Chlamydia spp.,
Il exsite peu de molécules antifongiques Coxiella burnetti, Rickettsia spp. Legionella pneumophila,
©
Essentiellement pour Candida sp, Aspergillus sp Brucella melitensis, Bartonella spp., Mycobacterium,…),
et Cryptococcus sp. ainsi dénommées du fait de leur capacité à survivre dans
les macrophages après phagocytose.
tration la plus basse permettant d’inhiber la croissance ·· Plus rarement (environ 20 % des staphylocoques Notes
bactérienne. dorés hospitaliers en France), une modification de la
Le classement en sensible ou résistant dépend de la cible des bêta-lactamines (protéines de liaison à la
possibilité d’atteindre aisément la CMI dans l’orga- pénicilline, PLP) confère une résistance à toutes les
nisme après administration (TUE6-173-1) bêtalactamines (à l’exception de la ceftaroline). On
Antibiogramme : ensemble des résultats décrivant le parle de staphylocoques méti-R.
comportement d’une souche face aux antibiotiques. Entérobactéries :
·· Peuvent présenter des résistances naturelles aux bêta-
Spectre antibactérien
IT
lactamines. Classées de ce fait en plusieurs groupes :
Ensemble des bactéries sur lesquelles l’antibiotique est ·· entérobactéries du groupe I (ex. : E. coli, Proteus
actif. mirabilis) : sensibles naturellement à l’amoxicilline
C’est un des paramètres permettant de choisir un anti- ·· entérobactéries du groupe II : (ex. : Klebsiella) : pos-
biotique en probabiliste. sèdent une pénicillinase chromosomique ; résis-
Pour un antibiotique donné, les bactéries d’un genre et tantes naturellement à l’amoxicilline, mais sensibles
CM
d’une espèce données peuvent présenter une résistance à l’amoxicilline - acide clavulanique (ac. clavulanique
naturelle, présente chez toutes les souches de l’espèce, = anti-pénicillinase) et aux céphalosporines (en l’ab-
et une résistance acquise, variable selon les souches. sence de résistance acquise)
·· entérobactéries du groupe III : (ex. : Enterobacter,
TUE6-173-1 Morganella, Serratia, Providencia) : possèdent une
Souche Souche Souche
céphalosporinase chromosomique ; résistantes
sensible intermédiaire résistante aux céphalosporines de 1ère et 2ème génération,
mais sensibles aux C3G ; résistantes également à
CMI CMI voisine des CMI l’amoxicilline avec ou sans l’acide clavulanique.
inférieure aux concentrations supérieure aux ·· Résistance acquise aux béta-lactamines par produc-
concentrations de l’antibiotique concentrations
s-
de l’antibiotique
obtenues dans
l’organisme avec
des posologies
usuelles.
obtenues dans
l’organisme avec
des posologies
usuelles.
de l’antibiotique
obtenues dans
l’organisme avec
des posologies
usuelles.
tion de b-lactamases
Origine des résistances
Population bactérienne = évolutive et hétérogène, avec
constamment
·· Survenue de mutations chromosomiques, avec un
Plu
taux de mutations variable selon l’espèce bactérienne
(environ 1 mutation pour 106-108 bactéries, inoculum
Résistance bactérienne aux antibiotiques
[= taille de la population bactérienne] largement au-
Types de résistance (TUE6-173-2) delà de ce seuil en cas d’infection).
·· Des échanges de matériel génétique (plasmides…)
TUE6-173-2 entre bactéries.
L’émergence de la résistance bactérienne dépend :
Résistance naturelle Résistance acquise ·· de la pression de sélection exercée par les antibiotiques
Présente chez toutes les Présente chez des souches (en présence d’un antibiotique, les bactéries qui pré-
éa
bactéries d’une même d’une espèce naturellement sentent une résistance à cet antibiotique vont survivre
espèce sensible à l’antibiotique, alors que les bactéries sensibles vont être détruites ; les
·· Listeria monocytogenes mais qui ont acquis des bactéries résistantes vont donc être «sélectionnées», et
et entérocoques mécanismes de résistance à prendre la place des bactéries sensibles)
sont résistants aux cet antibiotique ·· des caractéristiques des différents antibiotiques
in
Notes ·· la prescription d’antibiotique est un acte thérapeu- tinue, concentration à l’équilibre en cas d’administra-
tique concluant une procédure diagnostique par un tion continue).
clinicien, ayant pour but la guérison d’une infection
·· tout en ayant une efficacité optimale, une bonne Pharmacodynamique : l’action du
tolérance, des conséquences écologiques mini- médicament sur sa cible
males et un coût acceptable. La pharmacodynamique écrit les modalités d’action de
À l’émergence de la résistance bactérienne se rajoute l’antibiotique sur la viabilité bactérienne (Cf. TUE6-173-4).
la possibilité de transmission interhumaine des bacté-
IT
ries, qui est un déterminant majeur de l’évolution des TUE6-173-4 : L’activité bactéricide peut être
résistances au cours du temps, et qui doit être aussi classée «temps-dépendante» ou «concentration-
prévenue (mesures d’hygiène). dépendante»
CM
Inactivation enzymatique de l’antibiotique. L’activité de l’antibiotique L’activité de l’antibiotique
Exemple : les β-lactamases. Ces enzymes sont des péni- est optimale lorsque est lié au temps passé
cillinases (qui détruisent certaines pénicillines) ou des sa concentration avec une concentration
céphalosporinases (qui détruisent certaines pénicillines et est élevée, quand supérieure à la CMI de la
bien même cette bactérie.
céphalosporines). E. coli peut acquérir une pénicillinase
concentration
plasmidique qui va inactiver l’amoxicilline. L’acide clavu- n’est présente que
lanique est un inhibiteur de pénicillinase ; couplé à une transitoirement sur 24h.
pénicilline, il peut en restaurer l’activité si la bactérie ne Paramètre suivi : Paramètre suivi :
produit pas une trop grande quantité de pénicillinase. concentration maximale concentration résiduelle
Modification de la cible («pic») après administration (ou à l’équilibre si
Exemple : le pneumocoque peut devenir moins sensible de l’antibiotique, et rapport administration continue).
IT
réinjections. L’administration est toujours intraveineuse,
·· Rhinopharyngite aigüe isolée.
voie optimale pour obtenir des concentrations antibio-
·· Sinusite maxillaire de l’adulte, en cas d’évolution
favorable sous traitement symptomatique.
tiques efficaces pendant l’intervention chirurgicale. La
·· Sinusite de l’enfant dans la forme subaiguë lorsque durée de l’antibioprophylaxie est < 24 h.
l’évolution sous traitement symptomatique est favorable. L’antibiothérapie «curative» vise à traiter une infection
·· Otite moyenne aiguë (OMA) peu symptomatique chez bactérienne
CM
l’enfant de plus de deux ans. ·· antibiothérapie «probabiliste» : pour une infection
·· OMA congestive et/ou séro-muqueuse. bactérienne non caractérisée sur un plan microbio-
·· Otite externe bénigne. logique (prélèvements inutiles ou résultats en attente)
Infections respiratoires basses en dehors des
·· antibiothérapie adaptée : au vu d’une documentation
pneumonies, car fréquemment virales microbiologique.
Prélèvements avant traitement
·· Bronchite aiguë de l’adulte sain, y compris chez les
La réalisation d’un prélèvement bactériologique doit
fumeurs.
·· Exacerbation aiguë d’une bronchite chronique stade 0. être envisagée de façon systématique avant tout trai-
·· Exacerbation aiguë d’une bronchite chronique tement antibiotique :
obstructive stades I, II ou III en l’absence de franche ·· même en cas d’infection grave (sepsis grave, choc
s-
purulence des crachats.
·· Bronchiolite du nourrisson si l’évolution est favorable
en 72 heures, en l’absence d’OMA et de pneumonie ou
d’atélectasie.
·· Bronchite ou trachéobronchite de l’enfant si l’évolution
est favorable en 72 heures.
septique)
·· réalisation d’hémocultures, et éventuellement de pré-
lèvements de l’organe infecté (urines, LCS, liquide
articulaire…)
·· intérêts multiples : affirmer l’infection ; documenter
l’infection ; s’assurer de la sensibilité aux antibiotiques
Plu
Situations de colonisation ·· Seule exception : tableau de purpura fulminans en
pré-hospitalier (antibiothérapie immédiate, primant sur
·· Plaie, escarre ou ulcère colonisé(e) et/ou purulent(e) sans tout prélèvement)
signes d’infection tissulaire (dermohypodermite). Le prélèvement bactériologique est cependant superflu
·· Bactériurie asymptomatique (sauf grossesse ou avant lorsque :
chirurgie des voies urinaires), y compris sur sonde, y ·· le diagnostic clinique est aisé (scarlatine, impétigo,
compris si pyurie asymptomatique. érysipèle, cystite aiguë simple…),
·· et la sensibilité aux antibiotiques des bactéries res-
·· Colonisation bronchique (expectorations purulentes sans
éa
maladie de Lyme.
Que prescrire ?
Choix initial de l’antibiotique reposant sur :
Antibiotique en prophylaxie et en curatif ·· la/les bactérie(s) causale(s) documentée(s) ou
suspectées(s) : l’antibiothérapie doit inclure dans son
L’antibiothérapie «prophylactique» ou «préventive»
Al
Notes antibiotiques, choisir celui avec le spectre nécessaire Le recours à la chirurgie est-il nécessaire ?
et suffisant et non celui avec le spectre le plus large) Toute collection doit faire envisager systématiquement
·· le coût économique. une ponction ou un drainage chirurgical de celle-ci, les
Une association d’antibiotiques est indiquée dans conditions locales (faible diffusion, pH défavorable, ino-
trois cas : culum élevé) empêchant l’action des antibiotiques.
·· pour élargir le spectre antibactérien (traitement d’ur- ·· Ex : arthrite septique, empyème cérébral, pleurésie
gence des infections graves, et/ou microbiologique- purulente, abcès, péritonite, …
ment non documentées avec une grande diversité
IT
d’agents causals potentiels, et/ou pluri microbiennes),
·· et/ou pour augmenter la vitesse de bactéricidie d’un
2. Politique de bon usage
traitement en utilisant la synergie entre deux antibio- Principes généraux
tiques (ß-lactamines associées aux aminosides sur Deux faits actuels (le faible nombre de nouveaux anti-
streptocoques et entérocoques) biotiques ; la montée spectaculaire des résistances) font
·· et/ou pour prévenir l’apparition de résistance qui peser une menace importante sur la santé humaine.
CM
pourraient survenir en cas de monothérapie (ex : L’augmentation de la résistance bactérienne, largement
S. aureus : pas de monothérapie de rifampicine, de documentée, résulte directement de l’utilisation excessive
fluoroquinolones ou d’acide fusidique). des antibiotiques (prescription à tort, durée trop longue,
méconnaissance des enjeux d’écologie bactérienne).
Comment prescrire ?
Seule une action globale peut stopper cette menace :
Posologie et rythme d’administration formation initiale et continue des prescripteurs ; informa-
Dose quotidienne : adaptée au pathogène (suspecté tion du public ; affichage politique franc de la priorité à la
ou connu), au site de l’infection (d’autant plus élevée maitrise de l’antibiothérapie (Cf. les «plans antibiotiques»
que la diffusion locale est mauvaise, comme dans les récents en France), et promotion d’une activité d’exper-
méningites), et au terrain sous-jacent. tise de l’antibiothérapie dans chaque établissement ; suivi
·· si une posologie élevée est nécessaire (endocardite, caux. Il aide à des actions d’évaluation et de recherche
méningite purulente…) et malaisée à administrer per clinique en collaboration avec les différents services.
os (ex : amoxicilline)
·· en cas d’utilisation d’antibiotique(s) à biodisponibilité
faible ou nulle (aminosides, glycopeptides, …) 3. Modalités pratiques de surveillance du
Al
·· Imagerie : disparition des éventuelles anomalies en L’antibiothérapie doit être maintenue à doses efficaces Notes
rapport avec l’infection (décalée dans le temps). durant toute la durée du traitement (pas de posologie
dégressive).
Surveillance de la tolérance du traitement
Seul critère de guérison = absence de rechute à l’arrêt
En fonction du profil de tolérance spécifique du/des du traitement.
antibiotique(s) utilisé(s).
Adaptation du traitement
Selon la tolérance et l’efficacité.
IT
Si efficacité : chaque fois que cela est possible (docu-
3 Les principales classes d’antibiotiques
mentation, …), modification de l’antibiothérapie initiale
·· pour un antibiotique également efficace mais à spectre
plus étroit, moins coûteux, et dont la tolérance est au 1. Caractéristiques générales des principaux
moins identique. antibiotiques (Cf. tableaux TUE6-173-7 à
CM
·· en remplaçant le cas échéant une bi-antibiothérapie TUE-173-11)
par une monothérapie
·· en passant le cas échéant de la voie injectable à la 2. Situations particulières
voie orale Antibiotiques et grossesse
Si inefficacité de l’antibiothérapie (absence d’amé-
lioration des signes locaux et généraux de l’infection TUE6-173-6 : Utilisation des antibiotiques en fonction
après 48 à 72 heures de traitement voire aggravation/ des stades de la grossesse (Cf. [Link])
extension), envisager les causes d’échec suivantes :
·· échec microbiologique, lié à : Antibiotiques Trimestres
·· la présence d’une bactérie autre que celle anticipée 1er 2ème 3 ème
·· la présence d’une bactérie présentant d’emblée une
s-
résistance non anticipée
·· l’acquisition de résistance en cours de traitement
-- survenue généralement plus tardivement que 48-72 h
-- favorisée si inoculum important ou si présence
d’un corps étranger
-- plus fréquente avec certaines bactéries (staphylo-
ß-lactamines
Céphalosporines
Macrolides1
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Plu
Pristinamycine Oui Oui Oui
coques, Pseudomonas…) et plus encore avec cer-
tains antibiotiques (acide fusidique, fosfomycine, Vancomycine Oui Oui Oui
rifampicine ou fluoroquinolones en monothérapie).
Cyclines Non Non Non
·· La nature non bactérienne, voire non infectieuse, de
l’affection Aminosides2 Non Non Non
·· échec pharmacologique, lié à :
·· une posologie insuffisante Rifampicine Non3 Oui Oui*
·· un défaut d’observance
Sulfaméthoxazole- Non Oui Oui
éa
4
Uniquement si nécessaire après avis spécialisé
Sauf cas particuliers (infection ostéo-articulaire, endo- * Si la rifampicine est poursuivie jusqu’à l’accouchement, administrer de
cardite ; tuberculose), une antibiothérapie ne doit pas la vitamine K à la mère en fin de grossesse et à l’enfant à la naissance.
être prolongée plus de 14 jours. Une antibiothérapie
d’une semaine au plus suffit à traiter l’immense
majorité des infections bactériennes.
Variable selon la bactérie, le site de l’infection et le terrain.
©
IT
Mode d’action Liaison aux protéines de liaison des pénicillines (PLP, enzymes participant à la synthèse du peptidoglycane)
CM
Pharmaco ·· Pénicilline V (per os) et ·· Biodisponibilité par voie orale 80 % ·· Idem amoxicilline sauf diffusion ·· Biodisponibilité orale
cinétique pénicilline G (IV) : ½ vie courte (saturable) de l’inhibiteur dans le LCR médiocre (70 %),
·· Benzathine pénicilline G : ·· Diffusion médiocre dans le LCR insuffisante absorption digestive
taux sériques efficaces 2 à (recours alors à une posologie élevée saturable
3 semaines après injection IM par voie IV), mauvaise dans la prostate ·· Diffusion très faible dans
·· Mauvaise diffusion dans ·· Élimination à 70 % par voie urinaire l’œil, le tissu cérébral, le
système nerveux central, sous forme active LCR et la prostate
méninges, yeux, os, prostate ·· Élimination urinaire sous
·· Élimination urinaire forme active
Spectre
d’activité
s-
usuel «utile»
Streptocoques*,
Corynebacterium diphteriae,
Fusobacterium, Treponema
Idem pénicilline G, plus :
pneumocoques péni-S, Enterococcus
faecalis, L. monocytogenes,
Neisseria meningitidis, Borrelia sp.,
entérobactéries groupe 1
= spectre de l’amoxicilline,
+ Staphylocoques méti-S,
H. influenzae producteur
de pénicillinase, Moraxella
catarrhalis, E. coli et autres
Staphylocoques (doré et
autres) méti-S
Plu
entérobactéries produisant une
* (pneumocoque : pénicillinase, Bacilles Gram
préférer pénicilline A) négatif anaérobies
Espèces ·· Résistance naturelle : ·· Résistance naturelle : entérobactéries ·· Résistance naturelle :
résistantes bacilles Gram négatif gr 2 et 3 ; Pseudomonas ·· bacilles à Gram négatif
·· Résistance acquise : ·· Résistance acquise : staphylocoques, ·· Résistance acquise :
staphylocoques, pneumocoques de sensibilité staphylocoques méti-R
pneumocoques (péni-I et diminuée à la pénicilline (PSDP),
péni-R) ·· entérobactéries ; Moraxella catarrhalis
éa
Principales Pénicilline V per os ·· Angine aiguë streptococcique ·· Exacerbation de bronchite Pénicilline M IV
indications ·· Prophylaxie des infections ·· Otite moyenne aiguë chronique obstructive stade 4 Infections systémiques
pneumococciques chez le ·· Sinusite maxillaire aiguë ·· Pneumonie communautaire de (bactériémies,
in
ou latente (à l’exception des ·· Méningite à méningocoque sensible à parties molles secondaires à staphylococciques peu
neurosyphilis) la pénicilline une morsure animale ou à une graves
·· Traitement préventif de ·· Méningite à pneumocoque sensible à plaie traumatique
l’érysipèle la pénicilline
·· Endocardite à streptocoques et
entérocoques sensibles
·· Prophylaxie de l’endocardite
infectieuse
©
IT
Mode d’action Liaison aux protéines de liaison des pénicillines (PLP, enzymes participant à la synthèse du
peptidoglycane)
CM
Pharmacocinétique Pas d’absorption par voie orale
Elimination rénale
Spectre d’activité usuel Idem amoxicilline (sauf entérocoque pour L’inhibiteur de β-lactamase élargit le spectre
«utile» ticarcilline) étendu à d’autres bacilles Gram aux bacilles Gram négatif produisant une
négatif (dont Pseudomonas aeruginosa) pénicillinase en grande quantité
Espèces résistantes Bactéries productrices de β-lactamase à spectre élargi (BLSE) : sensibilité inconstante
Bactéries intracellulaires
Staphylocoques méti-R
s-
Principales indications
Effets indésirables
Spectre large ; indication essentiellement pour les infections nosocomiales (infections post-
opératoires, pneumonies acquises sous ventilation, infections urinaires nosocomiales…) à
l’exception des méningites (mauvaise diffusion)
Réactions allergiques
Plu
Allergies aux β-lactamines
Sont en faveur d’une allergie IgE-dépendante (= ana-
L’AFSSAPS a publié en 2005 des recommandations phylaxie = hypersensibilité immédiate) :
concernant l’allergie aux pénicillines et céphalos- · · une réaction immédiate, moins d’une heure après
porines. une prise
L’allergie aux bêta-lactamines est souvent surestimée : ·· la présence de signes d’anaphylaxie (Cf. supra)
80-90 % des patients qui se disent allergiques ne le Sont en faveur d’une hypersensibilité retardée :
sont pas. ·· Signes survenant plusieurs jours (voire plusieurs
éa
IT
Mode d’action Liaison aux protéines de liaison des pénicillines (PLP, enzymes participant à la synthèse du
peptidoglycane)
Mécanismes de ·· Modification des protéines cibles - PLP de faible affinité (cocci Gram positif)
résistance ·· Production d’enzymes (β-lactamases)
·· Diminution de la perméabilité de la membrane externe (bacilles Gram négatif)
CM
Pharmacocinétique ·· Diffusion satisfaisante ·· Biodisponibilité < 50 % ; ·· Bonne diffusion sérique et tissulaire
dans de nombreux tissus absorption digestive générale
mais insuffisante dans saturable à l’origine de ·· Diffusion méningée satisfaisante à
le LCR. concentrations sériques et forte posologie
·· Élimination urinaire sous tissulaires basses ·· Élimination urinaire sous forme active
forme active ·· Élimination urinaire sous (et biliaire pour ceftriaxone)
forme active ·· Ceftriaxone : ½ vie longue : une seule
administration par 24 h
s- Spectre d’activité
usuel «utile»
Cocci Gram positif
(streptocoques,
staphylocoques méti-S),
entérobactéries groupe I
Cocci Gram positif
(streptocoques,
staphylocoques méti-S),
entérobactéries groupe I et II
Ceftriaxone et cefotaxime :
streptocoques (dont pneumocoques),
Neisseria, entérobactéries (sauf
résistance acquise), Hæmophilus
Ceftazidime et céfépime :
Pseudomonas æruginosa ;
Plu
entérobactéries ayant certaines
résistances acquises
Principales ·· Angine aiguë ·· La place des C3G orales ·· Méningite purulente (en traitement
indications streptococcique (adulte) est globalement limitée, probabiliste)
·· Otite moyenne aiguë du fait de leur mauvaise ·· Formes graves des infections
éa
% des cas avec la plupart dans < 5 % des cas) des cas)
des C2G)
IT
fixation sur la sous-unité 30S du l’acide folique
ribosome
Pharmaco ·· Pas d’absorption ·· Pas d’absorption entérale ·· Très bonne biodisponibilté par voie orale ·· Très bonne
cinétique entérale (= toujours par (donc toujours par voie ·· Distribution très large biodisponibilité
voie parentérale) parentérale) ·· Concentrations tissulaires et intracellulaires élevées par voie orale
·· Ertapénème = ½ vie ·· Taux tissulaires globalement ·· Élimination sous forme inchangée dans les urines ·· Excellente
CM
longue = une seule inférieurs aux taux sériques (+ biliaire pour ciprofloxacine) distribution,
administration par 24 h ·· Diffusion médiocre dans le LCR notamment LCR
·· Passage de la barrière et prostate
placentaire ·· Métabolisme
·· Élimination par voie rénale sous hépatique
forme active ·· Elimination urinaire
Pharmaco ·· Bactéricides ·· Bactéricide Bactéricide Bactéricide
dynamie ·· Activité temps- ·· Activité concentration-
dépendante dépendante
Spectre Extrêmement large Staphylocoques méti-S, Listeria Entérobactéries, bactéries intracellulaires, Entérobactéries,
d’activité Entérobactéries, monocytogenes, l’ensemble staphylocoques méti-S, Haemophilus influenzae, Listeria
s-
usuel «utile» P. aeruginosa (sauf
ertapénème),
entérocoque (sauf
ertapénème),
staphylocoques méti-S,
anaérobies
des bactéries Gram négatif Moraxella catarrhalis
P. aeruginosa (ciprofloxacine) pneumocoque
(lévofloxacine, moxifloxacine, mais indications très
réduites en pratique dans les infections
à pneumocoque)
monocytogenes,
staphylocoques,
Pneumocystis
jirovecii
Plu
Espèces ·· Résistance naturelle : ·· Résistance naturelle : ·· Résistance naturelle : entérocoques, L. monocytogenes, ·· Résistance
résistantes P. aeruginosa streptocoques / entérocoques la plupart des bactéries anaérobies naturelle :
et entérocoque (résistance de bas niveau : ·· Résistance acquise : staphylocoques méti-R ; anaérobies,
pour ertapénème, inefficace en monothérapie, Gonocoque ; résistances variables selon les espèces : Pseudomonas
intracellulaires pour tous efficace en bithérapie avec risque de sélectionner des mutants résistants plus élevé aeruginosa
les carbapénèmes amoxicilline), bactéries pour Pseudomonas aeruginosa et staphylocoque doré ·· Résistances
·· Résistances acquises anaérobies strictes, (ne pas utiliser en monothérapie dans ces situations) acquises :
en particulier par intracellulaires ·· Ne pas prescrire de fluoroquinolone pour une infection pneumocoque,
production de ·· Résistance acquise : variable à entérobactérie résistante à l’acide nalidixique ou la et entérobactéries
éa
résistantes, Gram négatif aérobies (exception notable : les pyélonéphrites et infections urinaires (si
notamment infections ·· Infections graves à urinaires masculines) sensibilité
liées aux soins Pseudomonas aeruginosa ·· Infections urinaires (pyélonéphrite, infections urinaires documentée)
·· Endocardites masculines, cystite : pas en 1ère intention) ·· Prévention et
à streptocoques / ·· Infections génitales (salpingite, endométrite) traitement de la
entérocoque ·· Infections digestives (fièvre typhoïde [fréquente résistance pneumocystose
Al
·· Méningite à Listeria acquise], diarrhée aiguë bactérienne à bactérie invasive) ·· Alternative à
·· Infections ORL en dernier recours (donc utilisation très l’amoxicilline pour
limitée) (quinolones antipneumococciques) les infections à
·· Légionellose uniquement si grave (recours aux soins Listeria
intensifs, immunodéprimé) ; leur rôle dans le traitement
des infections respiratoires basses est par ailleurs très
limité (pneumonie à pneumocoque du sujet allergique à
©
la pénicilline)
Effets ·· Allergie cutanée (croisée ·· Néphrotoxicité ·· Neuropsychiques (convulsions, confusion chez les sujets ·· Allergies
indésirables avec pénicillines dans ·· Toxicité cochléovestibulaire âgés) ·· Cytopénies
5 % des cas) irréversible ·· Hépatites ·· Insuffisance
·· Neurologiques ·· Phototoxicité rénale
(convulsions, en ·· Tendinopathies avec risque de rupture tendineuse
particulier pour ·· Allongement de l’espace QTc
l’imipénème)
UE6 – N°173 • Prescription et surveillance des anti-infectieux chez l’adulte et l’enfant
Notes
TUE6-173-11 : Caractéristiques générales des principaux antibiotiques (suite)
Classe Macrolides Lincosamides Imidazolés Glycopeptides
IT
Mode Inhibition de la synthèse des protéines Inhibition de la Formation de métabolites à Inhibition de la synthèse
d’action bactériennes par fixation sur la sous-unité synthèse protéique par l’origine de lésions de l’ADN de la paroi bactérienne en
50S du ribosome fixation sur la sous- bactérien bloquant la formation du
unité 50S du ribosome peptidoglycane
Pharmaco ·· Biodisponibilité satisfaisante ·· Très bonne ·· Très bonne biodisponibilité ·· Pas d’absorption entérale
cinétique ·· Bonne diffusion tissulaire, sauf dans le biodisponibilité ·· Diffusion excellente, avec des (= toujours par voie
CM
LCR ·· Bonne diffusion concentrations proches des taux parentérale sauf traitement
·· Fortes concentrations intracellulaires tissulaire, y compris sériques, dans les poumons, les des colites à C. difficile)
·· ½ vie très longue pour azithromycine osseuse et en reins, le foie, la peau, la bile, le ·· Diffusion tissulaire bonne dans
(donc risque élevé de sélection de intracellulaire LCR, la salive, le liquide séminal, les séreuses comme la plèvre,
résistances bactériennes) ·· Métabolisme les sécrétions vaginales le péritoine et le péricarde
hépatique ·· Traverse la barrière placentaire et ·· Diffusion modeste dans l’os et
passe dans le lait maternel le poumon
·· Métabolisme essentiellement ·· Diffusion nulle dans le LCR
hépatique, forte concentration (sauf en cas d’inflammation
hépatique et biliaire des méninges)
·· Excrétion surtout urinaire ·· Élimination rénale
Pharmaco
dynamie
Spectre
s-
d’activité
Bactériostatique
Streptocoques,
staphylocoques,
·· Bactéricide
·· Activité concentration
dépendante
Bactéries Gram
positif : streptocoques,
Plu
usuel «utile» ·· Helicobacter pylori (clarithromycine) certains anaérobies, ·· Aérobies Gram négatif : pneumocoques,
·· Toxoplasma gondii T. gondii Helicobacter pylori entérocoques,
·· Espèce modérément et inconstamment ·· Activité antiparasitaire : staphylocoques méti-S et
sensible : Haemophilus influenzae Entamoeba histolytica, Giardia méti-R, Listeria, Clostridium
intestinalis, Trichomonas vaginalis difficile.
Espèces ·· Résistance naturelle : certaines ·· Résistance naturelle : Autres bactéries ·· Résistance naturelle : bacilles
résistantes entérobactéries, Pseudomonas… bacilles Gram négatif, Gram négatif
·· Résistance acquise : staphylocoques E. faecalis ·· Résistance acquise (très
méti-R, pneumocoque, streptocoque A ·· Résistance acquise : rare) : entérocoques,
éa
staphylocoques, staphylocoques
streptocoques
Principales ·· Angines à streptocoque chez les patients ·· Erysipèle (si allergie ·· Infections des bactéries ·· Infections graves à
indications allergiques aux β-lactamines aux pénicillines) anaérobies sensibles staphylocoques méti-R
·· Pneumonies à bactéries intracellulaires ·· Prophylaxie de ·· amœboses, trichomonoses ·· Infections graves à
in
Effets ·· Inhibiteurs enzymatiques ·· Troubles digestifs ·· Effet antabuse avec l’alcool ·· Intolérance veineuse (phlébite)
indésirable ·· Troubles digestifs (nausées, ·· Colite à Clostridium ·· Troubles digestifs (nausées, ·· Erythrodermie (red man
vomissements, douleurs abdominales) difficile vomissements, douleurs syndrome) en cas de
·· Réactions cutanées abdominales) perfusion trop rapide de la
·· Hépatites immunoallergiques ·· Glossite, stomatite, goût métallique, vancomycine
Pilly ECN - ©CMIT·· Allongement
- 282 de l’espace QT ·· Céphalées ·· Néphrotoxicité
·· Neuropathie
Prescription et surveillance des anti-infectieux chez l’adulte et l’enfant • UE6 – N°173
IT
plupart des antibiotiques dont la diffusion doit être mai- Les traitements antiviraux interfèrent avec des étapes
trisée et dont la résistance est transférable à d’autres du cycle viral intracellulaire (en particulier la synthèse
bactéries. Il s’agit des entérobactéries productrices de d’acides nucléiques) ; aucun n’est virucide sur une par-
carbapénémases (EPC) et des entérocoques résistant ticule virale extracellulaire (comme peuvent l’être des
aux glycopeptides (ERG). Les BHR se différencient des antibiotiques sur les bactéries)
BMR (bactéries multirésistantes) par le fait qu’il existe Leur but peut être de contrôler la réplication virale au
CM
une volonté de prévenir leur diffusion sur le territoire long cours (VIH, VHB), de limiter l’intensité d’un épisode
français. infectieux aigu (virus du groupe herpes, virus grippal),
Réservoir : tube digestif, urines. ou d’éradiquer une infection (VHC)
Voies transmission : mains, matériel et environnement.
Dépistage systématique par écouvillon rectal de tous
2. Médicaments actifs sur les virus du
les patients hospitalisés qui ont un antécédent d’hospi-
groupe Herpès
talisation à l’étranger dans l’année précédente et mise
en place de précautions complémentaires «contact» Les principales molécules anti-HSV et anti-VVZ sont
dès l’admission du patient pour éviter la transmission l’aciclovir et le penciclovir
croisée aux autres patients. ·· L’aciclovir est essentiellement utilisé par voie IV
·· Le valaciclovir et le famciclovir sont des prodrogues
s-
Si le dépistage BHRe est positif, se mettre en contact
rapidement avec l’équipe opérationnelle d’hygiène hos-
pitalière pour la poursuite de la prise en charge du cas
index et des patients contact éventuels.
respectives de l’aciclovir et du penciclovir, avec l’avan-
tage d’être beaucoup mieux absorbées par voie orale
·· Action : Inhibition de la réplication virale en s’insérant
dans l’ADN à la place d’une base normale
·· Toxicité essentielle : rénale par cristallurie ; encé-
Plu
phalopathie
Pour en savoir plus
- Plan national d’alerte sur les antibiotiques 2011-2016. Ministère du ·· Résistance possible, induite essentiellement lors de
Travail, de l’Emploi et de la Santé. [Link]/site/medias/_ traitements prolongés chez l’immunodéprimé.
documents/ATB/pol_atb/2011-plan_antibiotiques_2011-[Link] ·· Indications : Cf. item UE6-164
Le traitement des infections à CMV repose sur le gan-
ciclovir IV (et sa prodrogue orale le valganciclovir), le
foscarnet IV.
Les antiviraux n’ont pas d’intérêt dans les maladies
associées à l’EBV du fait de leur physiopathologie.
éa
IT
virale (INRT) ·· Abacavir toxicité
CM
Protéase virale ·· Darunavir Les molécules plus anciennes ne sont plus
·· Atazanavir utilisées du fait de leur toxicité
Association au ritonavir à faible dose pour
augmenter leur demi-vie (par inhibition du
métabolisme)
En prophylactique
·· Après exposition à un sujet présentant une grippe
·· Efficace si donné dans les 48h suivant l’exposition
(mais indication plus large en cas d’épidémie en éta-
blissement d’accueil de personnes âgées)
Pilly ECN - ©CMIT - 284
Cf. item UE6-162
Prescription et surveillance des anti-infectieux chez l’adulte et l’enfant • UE6 – N°173
Notes
LES ANTIFONGIQUES LES ANTIPARASITAIRES
Classe aussi vaste et hétérogène que son domaine
d’application.
1. Généralités
L’arsenal anti-fongique est limité : 4 classes principales,
1. Anti-protozoaires
pour une dizaine de molécules.
Anti-paludéens (Cf. item UE6-166)
Polyène : amphotéricine B
IT
·· Utilisable par voie intraveineuse, ou en topique buccal Schizonticides intraérythrocytaires :
·· Seules les formes coformulées avec des lipides sont ·· Quinine, amino-4-quinoléines (chloroquine), amino-
actuellement utilisées en pratique (moindre toxicité) alcools (méfloquine, luméfantrine)
·· Spectre large : levures et champignons filamenteux ·· Sulfamides (proguanil)
·· Néphrotoxicité ·· Dérivés de l’artémisinine (arthéméter, artesunate)
CM
·· Atovaquone
Azolés : utilisables par voie orale ou IV ; spectre variable ·· Doxycycline
·· Fluconazole : Candida ; cryptocoques
·· Voriconazole : spectre du fluconazole + Aspergillus Schizonticide intrahépatocytaire :
·· Posaconazole : spectre du voriconazole + d’autres ·· Atovaquone essentiellement
filamenteux Anti-toxoplasmose :
Echinocandines : utilisables par voie IV ·· Molécules antibiotiques : macrolides ; sulfamides ;
·· Caspofungine, anidulafungine, micafungine clindamycine
·· Spectre : Candida ; Aspergillus ·· Autre : pyriméthamine
Anti-amœbose, anti-giardiose, anti-trichomonose :
5-fluorocytosine
métronidazole
·· Principale indication : en association à la phase ini-
s-
tiale du traitement des cryptococcoses
Notes
IT
CM
s-
Plu
éa
in
Al
©