Mémoire 2009
Mémoire 2009
Option : Énergétique
Présenté par :
Thème :
2008-2009
Dédicace
Au science,
À nos parents,
À nos familles,
À nos amis.
Remerciement
Remerciement
Tout d’abord, nous remercions le Dieu, notre créateur de nos avoir donné les forces pour
accomplir ce travail.
Nous voulons également remercier Mme. ALOUI pour nous avoir fait l’honneur de présider
le jury de notre mémoire.
Nous avons le grand honneur que le chef de département Mr. DJERBAOUI et Mr. ZIARI
avoir faire de lecteur notre mémoire et aller l’examiner et ils peuvent évaluer ce travail.
INTRODUCTION…………………………………………………………….………………… 01
1. Notions de base.………………………………………………………………………….…... 03
1. Conditions de coupe…………………………………………………………….…………… 21
4.1. La rugosité……………………………………………………..…………….………... 30
1. Optimisation mono-objectif…………………………………………………………………. 40
CHAPITRE IV : APPLICATION
1. Cas d’application……………………………………………………………………………. 49
2. Résolution…………………………………………………………………………………… 52
2.2. Contraintes………………………………………………………………….……….. 53
3. Résultats……………………………………………………………………………………... 55
CONCLUSION………………………………………………………………………………… 57
Index des figures
Figure.18 Décomposition des efforts de coupe dans le plan de cisaillement [Merchant 1945] 23
i
Index des figures
ii
Index des tableaux
iii
Nomenclature
Nomenclature
a Profondeur de passe mm
iv
Nomenclature
L Longueur usiné mm
N Vitesse de rotation tour/min
n Exposant de Taylor
np Nombre des passes kW
Pc Puissance nécessaire à la coupe kW
v
Nomenclature
α Angle de dépouille
β Angle de taillant
γ Angle de coupe
ρ Masse volumique Kg / m3
vi
Introduction
Introduction
L’étude économique des procédés de fabrication est un domaine d’intérêt constant pour les
chercheurs depuis les débuts du 20ème siècle. Ces études sont menées sur l’amélioration des produits
en termes de qualité ou quantité. L’usinage occupe une place très importante dans la fabrication
mécanique, il est considéré comme une transformation d’aval. Par conséquent, la majorité des
innovations sont portées sur ces différents procédés.
Le tournage est l’un des plus important procédé d’usinage, ses opérations forment une
matière très riche de recherche à cause du besoin industriel croissant. La satisfaction de ce besoin ne
sera réalisée qu’à l’aide d’un choix judicieux des paramètres de coupe. Toutefois, les techniciens ou
opérations ont choisi ces paramètres à partir des abaques et tableaux réalisés par l’expérimentation,
ce qui conduit dans la plupart des cas à des résultats plus ou moins faibles. Afin d’améliorer ces
résultats, il faut s’en remettre à un outil mathématique plus performent.
Notre travail est situé en première lieu à formuler le phénomène de coupe donnent à l’issue
des modèles mathématique qui présentent les problèmes considérés. En deuxième lieu, nous allons
consacrer les efforts à la résolution de ces modèles mathématique afin de trouver solution optimale
pour chaque problème.
Dans le deuxième chapitre, nous allons formuler les paramètres de coupe qui définissent le
problème d’optimisation des conditions de coupe en tournage.
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Introduction
Le quatrième chapitre fait l’étude d’un cas d’application pour une opération de chariotage en
donnant une solution pour chaque problème.
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Chapitre I : coupe des métaux
1. Notions de base
Page 3
Chapitre I : coupe des métaux
La partie de l'outil impliquée directement dans la coupe est appelée taillant. Elle est limitée
par trois faces : la face de coupe le long de laquelle glisse le copeau et les deux faces de dépouille
(principale et secondaire) le long desquelles passent les surfaces coupée et engendrée.
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Chapitre I : coupe des métaux
On appelle une arête un bord de la face de coupe destiné à l'enlèvement de matière. Dans un
outil de tournage simple, on peut distinguer une arête principale, intersection entre la face de coupe
et la face de dépouille principale, et une arête secondaire, intersection entre la face de coupe et la
face de dépouille secondaire. La jonction des arêtes principale et secondaire forme le bec de l'outil.
Il peut être droit, arrondi ou représentant
représe de l'intersection vive des deux arêtes.
Pour faciliter l'explication de phénomène de coupe il est nécessaire de définir les angles
ayant la plus grandee influence sur les phénomènes impliqués dans l’opération de coupe.
coupe
La figure 3 illustre, dans le système de référence outil en main, les trois angles principaux du
taillant, l'angle de dépouille α, l'angle de taillant β et l'angle de coupe γ.
La figure 4 illustre ces mêmes angles dans les systèmes de référence outil en travail outil à
taille en bout (gauche) et outil à taille de côté ou latérale (droite).
Globalement, l'angle de dépouille α influe sur le frottement entre l'outil et la pièce et donc
le de l'outil. L'angle de coupe γ a une influence sur la manière dont s'écoule le copeau
sur la durée utile
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Chapitre I : coupe des métaux
sur la face de coupe et ainsi sur les efforts de coupe, la puissance consommée, les dégagements de
chaleur etc. L'angle de taillant β affecte la résistance à la rupture du taillant. La somme de ces trois
angles est toujours égale à 90°, donc :
α + β + γ =90° (I.1)
Dans le cas où la somme est supérieure à 90°, on parle d’une coupe négative (γ négatif).
La figure 5 représente le classement des matériaux utilises dans la fabrication des outils de
coupe sur un référence (ténacité / dureté).
• ARS
Les outils ARS (Acier Rapides Supérieurs) sont élaborés à partir d’un acier faiblement allié
subissant un traitement thermique. Il est toujours utilisé pour certains types d’outils comme les
forets, ou les outils nécessitant un angle de tranchant très faible. Ils ne permettent pas une vitesse de
coupe élevée car un échauffement trop important élimine la trempe de l’outil, et crée donc un
effondrement rapide de l’arête de coupe.
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Chapitre I : coupe des métaux
• Carbure
Les outils en carbures sont les plus utilisés actuellement. Il en existe de toutes formes pour
chaque type de matériau et pour chaque type d’usinage. Ils se présentent sous la forme d’une
plaquette que l’on vient fixer sur un outil. Le remplacement de la plaquette est donc très rapide. Ils
sont souvent revêtus d’un carbure plus dur. On obtient ainsi une plaquette dont le noyau est tenace
et la surface extérieure est très dure.
On obtient avec ces matériaux des outils présentant des duretés variables comprises entre
1250 et 1800 Hv. Les couches les plus usuelles sont le carbure de titane, le nitrure de titane, le
carbonitrure de titane et l’alumine).
• Cermets
Ce nom vient de céramique-métal car il représente les carbures ayant des particules de
Titane, de carbonitrure de Titane ou de nitrure de Titane.
Ces outils doivent être alliés au carbure de Molybdène pour augmenter leur ténacité.
Ils sont utilisés pour des grandes vitesses de coupe associées à des faibles avances, donc
pour la finition. Le matériau étant fragile, il ne faut pas d’interruption de coupe (plan de joint…).
• Céramiques
Ce sont, pour les outils de coupe, les oxydes et les nitrures : oxyde d’aluminium et nitrure de
silicium. Les céramiques ont une grande dureté (donc une faible ténacité) avec une grande stabilité
à haute température et aucune réaction avec la matière usinée.
Les céramiques permettent un grand débit de matière, mais nécessitent une grande stabilité
de la machine, un strict respect des conditions de coupe et une méthode d’usinage adaptée
(approche de l’outil).
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Chapitre I : coupe des métaux
Le CBN offre une très grande dureté, c’est le matériau le plus dur après le diamant. Il
comporte l’avantage par rapport au diamant de ne pas s’oxyder à haute température. Il est aussi
utilisé des meules de rectification, pour usiner les pièces dures, Son utilisation requiert :
L’utilisation du diamant est fortement répandue comme constituant des meules, ou des
grains de réaffûtage des meules. Il a un faible coefficient de frottement ce qui limite l’apparition
d’arête rapportée (donc peut d’encrassage).
Par contre, son énorme inconvénient réside dans sa non-stabilité à haute température. Un
diamant soumis à une température de plus de 650 ° se transforme en un vulgaire morceau de
graphite. On ne peut donc pas l’utiliser pour les matériaux ferreux.
Par contre, il convient aux matériaux non ferreux s’usinant à base température : alliage
d’aluminium, de cuivre, de magnésium, résines thermodurcissables…etc.
Les paramètres de coupe sont, d'une part, des valeurs qui caractérisent les déplacements de
l'outil et de la pièce usinée (paramètres de coupe cinématiques) et, d'autre part, les valeurs des
surépaisseurs d'usinage et des dimensions de coupe (paramètres de coupe géométriques). Les
conditions de coupe sont une notion plus large qui inclut les paramètres géométriques et
cinématiques de coupe en plus d'autres facteurs qui influencent l'usinage tels que le matériau usiné,
le matériau et la géométrie de l'outil, les fluides de coupe, l'état de la machine-outil, etc.
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Chapitre I : coupe des métaux
• Le mouvement de coupe
C’est appliqué à la pièce avec une trajectoire circulaire et une fréquence de rotation
définissant la vitesse de coupe Vc qui est une vitesse instantanée du point considéré de l'arête par
rapport à la pièce. Dans le cas du mouvement circulaire, la vitesse de coupe est une fonction de la
vitesse de rotation N et du diamètre D de l'élément en rotation. Pour le tournage, il faut
fau prendre le
diamètre du cercle qui se trouve sur le point de l'arête de coupe le plus éloigné de l'axe de rotation.
• Le mouvement d’avance
Au mouvement de coupe, vient s'ajouter un autre mouvement relatif entre l'outil et la pièce,
le mouvement d'avance, nécessaire à la génération de la surface de la pièce. Il peut être composé de
plusieurs mouvements mais seulement de façon à ce qu'au moins une de ses composantes soit
rectiligne. Le mouvement d'avance est caractérisé par la vitesse d'avance Vf qui est une vitesse
instantanée du mouvement d'avance du point considéré de l'arête de
de coupe par rapport à la pièce.
Elle est exprimée soit en mm/min soit en mm/tour. Si l'avance est discontinue, par exemple
dans le cas du rabotage, la vitesse d'avance n'est pas définie.
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Chapitre I : coupe des métaux
Symbole : désignation
a : profondeur de passe,
af : engagement de l’arête,
e : épaisseur de coupe,
b : largeur de coupe,
k r : angle de la direction
d'arête,
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Chapitre I : coupe des métaux
Dans le cas où l'arête principale est rectiligne et l'arrondi du bec beaucoup plus
petit que la profondeur de coupe, l'aire de coupe peut être considérée comme un
parallélogramme (voir figure 8).
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Chapitre I : coupe des métaux
e . sin k , et b (I.5)
Page 12
Chapitre I : coupe des métaux
Figure.10 Principales zones de cisaillement du copeau avec modélisation des contraintes [12, 18].
• Zone 1 : Il s’agit de la zone de séparation du métal en deux. Dans cette zone, qui entoure
de manière étroite l’arête de l’outil, il y a une déformation intense par refoulement du métal. Cette
zone peut donner naissance à des phénomènes de soudures locales de la matière usinée sur l’outil.
Ces soudures locales se créent et disparaissent fréquemment, entraînant avec elles des morceaux
d’outils.
• Zone 2 : Zone de glissement plastique (zone de formation du copeau). La ligne MN (figure
10 à gauche) est le front où la limite élastique est atteinte. La ligne EH’ est celle de fin de
déformation plastique. Cette zone est couramment dénommée Zone de Cisaillement Primaire
(ZCP). N’étant pas en contact direct avec l’outil, la ZCP n’influence pas directement l’usure de
celui-ci. Par contre, les grandes déformations plastiques qui s’y produisent sont à l’origine d’un
dégagement de chaleur très important qui va conditionner une grande partie du flux de chaleur
transmis à l’outil. Le niveau de température qu’atteindra le substrat de l’outil sera un des éléments
clefs de la résistance à l’usure.
• Zone 3 : frottement de glissement à l’interface copeau/face d’attaque. Ce frottement de
glissement est intense et conduit à des températures élevées. On parle fréquemment de zone de
cisaillement secondaire (ZCS) pour exprime la déformation supplémentaire de la matière coupée
au-delà de la zone de cisaillement primaire.
• Zone 4 : La zone interface entre la surface usinée et la face en dépouille est une zone clef
de l’usure en dépouille des outils. Le frottement outil / pièce génère une quantité de chaleur qui
n’est pas très importante (comparativement à celle de la ZCS), mais qui est très localisée, ce qui
entraîne des températures d’interface élevées.
Page 13
Chapitre I : coupe des métaux
La plupart des études s'accordent sur une classification des copeaux en trois familles que
sont les copeaux continus, les copeaux à arête rapportée et les copeaux discontinus ou fragmentés.
fragmenté
La formation d'un type de copeau est conditionnée d'une part par les paramètres de coupe utilisés.
La durée d'utilisation de l'outil étant limitée par son degré d'usure, il en résulte que les temps
d'usinage sont en rapport
rt direct avec l'usure. Le coût d'usinage, qui intéresse en définitive
l'entreprise, est une conséquence de la tenue des outils à l'usure. Les méthodes pour la recherche des
conditions opératoires d'un Couple Outil-Matière
Outil mettent en évidence la nécessité d'établir la
capacité d'usinabilité avant tout autre mesure de ces caractéristiques.
L'évolution de l'usure peut se faire par la mesure de la perte de masse en fonction du temps.
D'après la figure 11, on observe l'existence d'un régime transitoire suivi d'un régime stable.
stab
Figure.11
11 Perte de masse en fonction de temps [17].
Le régime transitoire OA est caractérisé par une croissance rapide de la perte de masse
(appelé rodage) et le régime stationnaire AB par une croissance plus lente et plus régulière et
pratiquement linéaire. La période BC correspond à la destruction rapide de l’outil.
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Chapitre I : coupe des métaux
Plusieurs phénomènes des usures sont à la cause des effets mécaniques, on distingue les trois
effets mécaniques suivant :
• Usure adhésive (régie par l’équation de Burwell et Strang): Soit « Ar » surface réelle
de contact, « Aa » surface apparente de contact, on peut avoir Ar/Aa 10 . Les pressions de
contact sont donc très grandes et le risque d’avoir adhésion important.
Les surfaces de l’outil et du copeau ont une micro géométrie qui comporte des aspérités.
Comptes tenu des efforts de coupe imposés, des jonctions métalliques, véritables microsoudures se
forment.
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Chapitre I : coupe des métaux
• Si les jonctions sont à la fois plus résistante que le métal voisin du copeau et que la surface du
matériau d'outil, les ruptures se produisent en majorité dans la masse du copeau et pour quelques
unes à la surface de l'outil.
L'usure par adhésion dépend de la pression appliquée au contact outil-copeau et par
conséquent des caractéristiques de dureté et d'écrouissabilité du matériau usiné, de l'épaisseur du
copeau et de la rigidité de la liaison outil-pièce. L'usure par adhésion dépend aussi de la vitesse de
coupe. Un accroissement de vitesse de coupe provoque une moindre résistance à l'écrasement du
copeau mais aussi une moindre résistance au cisaillement des jonctions établies.
• Usure abrasive (à sec) : L'usure abrasive des outils de coupe résulte de l'arrachement sur
leur surface de micro copeaux produits par des particules souvent anguleuses et de grandes
duretés qui peuvent être contenues dans le matériau usiné (inclusions). Les particules sont
toujours renouvelées. Les produits d'abrasion sont éliminés en continu avec les copeaux.
La vitesse d'usure abrasive croît avec la quantité de particules abrasives qui entrent en
contact avec l'outil par unité de temps. Elle croît donc avec la vitesse de coupe.
• Usure érosive : même phénomène que précédemment, en présence d’un lubrifiant.
Les phénomènes physico-chimiques jouent également un rôle capital. Ils sont au nombre de
deux : l’oxydation et la diffusion.
• Usure corrosive : au contact de l’air, d’un lubrifiant et à haute température. Transfert des.
particules de l’outil vers le copeau. L'outil peut s’oxyder à l’air ambiant, en raison des températures
atteintes, en particulier dans les zones bien aérées au voisinage de la zone de coupe proprement dite.
• Usure par diffusion : Aux grandes vitesses de coupe, le gradient de températures à
l'interface copeau/outil est particulièrement important. Une couche de glissement facile, se
constitue avec fluage du matériau du copeau. La vitesse de diffusion éventuelle d'un élément
d'alliage de l’outil dans le copeau est très grande en raison des températures atteintes.
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Chapitre I : coupe des métaux
Les formes d'usure des outils de coupe dépendent des paramètres essentiels déjà évoqués (couple
outil-matière, conditions d'usinage). On répertorie globalement quatre zones principales d'usure
(figure.13) :
• Usure en cratère : Elle se caractérise par la formation d'une cuvette sur la face de coupe
de l'outil par frottement du copeau. Cette forme d'usure est due aux températures élevées au contact
outil-copeau provocant une réaction chimique ou une diffusion importante. Elle est caractéristique
essentiellement des outils carbure et aciers rapides.
• Usure en dépouille : Elle résulte du frottement de la pièce contre la face en
dépouille de l'outil et se manifeste par l'apparition d'une bande striée et brillante parallèle à
l'arête. La face de dépouille étant la dernière surface de l'outil en contact avec la pièce usinée,
l'usure en dépouille détermine l'état de surface de la pièce usinée et sa précision dimensionnelle.
• Usure en entaille : C'est une forme d'usure de la face en dépouille qui se produit sur
l'arête tranchante à la hauteur du diamètre périphérique de la pièce (donc à la limite de la largeur
de coupe). Elle résulte des forts taux d’écrouissage de la pièce dans cette zone. Au niveau de cette
entaille, les conditions de coupe devenant mauvaises provoquent une auto-accélération du
phénomène. Ceci entraîne un affaiblissement considérable du nez de l'outil qui est alors
susceptible de s'effondrer sous l'effet des pressions locales exercées.
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Chapitre I : coupe des métaux
• Usure par écaillage et fissuration d'arête : Dans le cas d'un usinage avec des efforts
cycliques ou des chocs thermiques provoqués par une coupe discontinue ou par des vibrations, on
observe l'apparition de fissures ou d'ébréchures sur l'arête ou sur la face de coupe; celles-ci
diminuent considérablement la durée de vie de l'outil.
On peut observer deux grands groupes de paramètres dans le processus de coupe. Le premier est
formé par la matière usinée et les conditions de coupe (vitesse de coupe, avance par tour, profondeur de
passe, lubrification) :
Le second groupe est formé par les paramètres physiques et mécaniques de l'outil (géométrie et
composition du matériau de l'outil, dureté, efforts et propriétés thermiques). Aussi, on observe que les
différents mécanismes d'usure interviennent pour différentes plages de vitesse. L'usure par abrasion est
la plus forte à basse vitesse, mais lorsque la vitesse augmente, l'usure adhésive devient de plus en plus
dominante et l'effet d'abrasion diminue ou disparaît. La température est une fonction de la vitesse,
l'excès de chaleur catalyse le phénomène d'usure. On constate après que diminuer la chaleur dans le
système d'usinage est une méthode naturelle pour contrôler la vitesse et le niveau d'usure. Comme les
propriétés thermiques sont supposées constantes, la seule manière de changer les conditions thermiques
est d'agir par des moyens extérieurs au système.
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Chapitre I : coupe des métaux
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
L’étude des phénomènes de coupe consiste à rechercher les relations entre les
caractéristiques du matériau usiné, celles de l’outil et les paramètres fondamentaux caractérisant
l’opération de coupe (forces, puissance consommée, usure d’outil et qualité de coupe).
c L’ensemble
de ces données déterminent les performances du procédé.
• la vitesse de coupe (Vc) en mètre par minute (m/min) : caractérise la vitesse relative entre la
pièce et l'outil au point de contact.
• l'avance par tour ( f ) en millimètre par tour (mm/tr) : caractérise l'état
état de surface obtenu.
Ces paramètres sont calculés à partir des paramètres de coupe et des caractéristiques
géométriques de la pièce et de l'outil.
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
1. Conditions de coupe
1.1. Vitesse de coupe Vc
En vitesse tangentielle au point de la pièce coïncident avec le point de l'outil. Cette vitesse se
calcul ainsi:
• La matière à usiner; plus elle est tendre, plus la vitesse est élevée.
• La matière de l'outil de coupe.
• Le genre d'usinage: ébauche, finition, filetage, etc.
• Le lubrifiant, qui permet une augmentation de la vitesse.
• La rigidité des montages.
1.2. Vitesse d’avance et avance par tour f
La vitesse d’avance Vf (mm/min) (figure. 16) est la vitesse à laquelle la machine déplace
l’outil par rapport au bâti. L’avance par tour f (mm/tr) est la valeur du déplacement de l’outil,
lorsque la pièce a effectué une révolution. C’est une donnée clé pour la qualité de la surface usinée.
L’avance influe non seulement sur l’épaisseur des copeaux, mais également sur la manière dont ils
se brisent. La vitesse d’avance est :
V N (II.2)
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
L’étude et l'approximation des efforts de coupe sont nécessaires pour choisir les outils et
dimensionner la porte pièce; leurs directions permettent de déterminer le sens de déplacement des
outils afin que les appuis du montage s'opposent à ces efforts.
Fc = a . f . kc ( N) (II.3)
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
Notons que l’effort de coupe par unité de surface (kc) peut être désigné « coefficient
spécifique de coupe » ou « pression spécifique de coupe » qui est fonction de l’épaisseur du copeau
(h) et du matériau usiné.
La figure 18 représente les efforts de coupe Fc et Ff et leur décomposition en effort normaux
FN et tangentiels Fs dans le plan de cisaillement.
Figure.18 Décomposition des efforts de coupe dans le plan de cisaillement [Merchant 1945] [8].
A l’aide des trois directions principales de la coupe, qui sont la direction de coupe, la
direction d’avance et la direction de prise de passe, la puissance nécessaire à la coupe s’écrit :
.V
Pc F +
F . F .
V + V (II.6)
Du fait qu’il n’y a pas de mouvement relatif outil/pièce suivant la direction de prise de
passe, on a :
V = 0. D’où :
.V
Pc F F .
+ V
.V
Pc F
!
Rt =
"#
(II.8)
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
$".√&."#
Ra = (II.9)
qui représente la moyenne arithmétique des écarts (en valeur absolue) par rapport à ox (figure.
( 20) :
Le critère Ra reste encore le plus répandu dans l’industrie car sa sensibilité permet de faire la
distinction entre des surfaces de qualités différentes.
On peut écrit la formule de température dans la zone de cisaillement primaire comme suit
sui :
,$
θ' θ( ) 1 Ф ρ
(II.10)
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
ρ : La masse volumique.
k ρ c V a tan/
Ф 01 exp 3 45
ρ c V tan/ k
k : la conductivité thermique.
. cos γfe
tan /
h f. sinγfe
h : l’épaisseur de copeau.
cosγfe
h . 0 ) sinγfe5
tan/
>? &.A .
Avec : Δθ< = @ B
, C.D.ρ..E.F
GH IJKLγ
Y= ζ.a.
GHI.MK
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
T CQ . VH (II.12)
T : Durée de vie,
n : Exposant de TAYLOR,
Cv : Constante dépendant du couple outil/pièce.
Ce modèle est représenté par une droite dans un graphe à coordonnées logarithmiques (figure.23):
log T n. log V ) log CQ
Gilbert (1950) a proposé la généralisation du modèle de Taylor. La constante Cv est remplacé
par une expression qui tient compte de la géométrie de l'outil et du copeau.
L$⁄&
T K $⁄& . V . L$⁄& . aLC⁄& (II.13)
Page 27
Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
Ou K ) a. X ) b. Z C ) c. Y ) d. Y C ) e. Z C Z ) . X. Y ) g. Y. Z ) h. X. Z 0
Avec X log , Y log V et Z logT.
Ce modèle conduit à une représentation correcte de la loi d'usure et son type exponentiel est
en accord avec les courbes expérimentales qui déterminent l'usure des outils.
Compte tenu des dispersions liées aux essais d’usure, le modèle simple de Taylor est
suffisamment représentatif, il est couramment utilisé aujourd’hui pour tous les matériaux d’outils.
Ces différents constants sont déterminés à l’aide d’essais de coupe où l’on pousse l’usure de
l’outil jusqu’à l’obtention de la valeur maxi du critère d’usure considéré.
Page 28
Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
La forme générale du critère « dédit de copeau » est donnée par une fonction du type :
Q = a . f . V mm m& ⁄so (II.18)
Le coût d’usinage unitaire est le coût nécessaire à la réalisation d’une passe sur une pièce, il
s’écrit comme suit:
f
C c C( . t d ) C( . t ) Cf . e hg i ) C( t F ) t j [$] (II.19)
Page 29
Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
Cette hypothèse nous même à étudier les relations entre les conditions de coupe et les
différents paramètres d’usinage.
4.1. La rugosité
Influence de l’avance
Figure.24 Exemple d'évolution de la rugosité Rt en fonction de l'avance par tour en chariotage [12].
Page 30
Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
• Zone 1 : aux très basses vitesses, il y a diminution de Fc lorsque Vc. augmente. Cela
s'explique par une diminution du frottement copeau/outil.
• Zone 2 : dans cette gamme de vitesse, il y a apparition d'une arête rapportée. Cela conduit à
avoir non plus une arête d'acuité parfaite, mais une arête arrondie, bien moins favorable à
une bonne séparation de la matière. Les efforts de coupe sont donc plus importants. Ces
efforts passent par un maximum, correspondant à la taille maximale de l'arête rapportée.
L'augmentation de la vitesse de coupe au-delà des maxima conduit à la disparition de cette
arête rapportée et donc à la diminution des efforts de coupe.
• Zone 3 : dans ce domaine de vitesse, la formation du copeau est stable et les efforts de
coupe sont donc quasiment constants.
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
La profondeur de passe est un facteur très influent dans les problèmes de calcul d'effort. On
conçoit facilement qu'un outil prenant une passe de 0,1 mm ne puisse engendrer les mêmes efforts
qu'un outil prenant une passe de 5 mm. Afin d'en quantifier l'influence, étudions l'évolution de Fc en
fonction de a. Tous les autres paramètres étant considérés comme constants.
L’observation des résultats nous conduit à dire que Fc évolue linéairement par rapport à la
profondeur de passe (figure.28). Cela nous donne une relation du type :
F α . a
Influence de l’avance
L’avance joue un rôle capital dans le calcul de kc. En fait, c’est moins l’avance en elle-
même qui est l’importente, que le produit, c’est-à-dire l’épaisseur nominale de copeau, car
l’épaisseur conditionne notamment la formation et l’écoulement des copeaux le long de l’arête
et de la face de coupe.
La pression spécifique de coupe kc n'évolue pas linéairement par rapport à f (figure 29),
alors qu'en échelle logarithmique l'évolution est linéaire. L'identification de la pente et de
l'ordonnée à l'origine se fait par une méthode de régression linéaire.
Page 33
Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
Lors de la coupe, la puissance consommée est essentiellement due à l’effort de coupe Fc.
Elle dépend principalement de la vitesse de coupe (Vc) et de l'effort tangentiel de coupe Fc.
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
L’un des résultats les plus importants dans le prossus de coupe est l’existence d’un point
chaud. Sa température est la plus élevée de tout le champ. Elle varie avec la vitesse de coupe,
l’avance, la dureté de la pièce et le matériau de l’outil. La température dans la zone coupée joue un
rôle très important dans la coupe. Elle la facilite en diminuant l'effort spécifique de coupe kc.
Figure.30 Allure du graphe des températures lors de l’usinage d’un acier XC38 avec un outil
en carbure métallique [13].
Détachement du copeau
Frottement du copeau
Effets systématiques
• Pour une part dans le corps de l’outil par conductibilité, mais plus difficilement pour
un outil pointu (outil à fileter) que pour un outil à bec arrondi (outil à charioter).
L’échauffement réduit rapidement la dureté de l’arête qui s’émousse, ce qui accroit la valeur
de l’effort tangentiel de coupe et accélère la
l mise hors d’usage de l’outil ;
• Pour une autre part dans la pièce,
pièce, l’échauffement de la pièce provoque une dilatation
dont il faut tenir compte pour l’évaluation de la cote réelle. De plus, cette dilatation peut
entraîner des déformations et aussi des poussées sur les appuis.
La surface obtenue présente alors des rugosités et des arrachements désordonnés car le
dépôt soudé peut se détacher et se reformer continuellement ou même se diffuser au sein du
bec de l’outil.
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
On peut écrire : coût total = frais fixes + coût machine + coût outil
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
Finalement, on peut résumer l’influence de la vitesse de coupe sur les résultats d’usinage
dans les courbes suivant :
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Chapitre II : Paramètres de coupe en tournage
D’après cette étude, on trouve que les relations entre les conditions de coupe (Vc, f et a) et
les paramètres technologiques ou techno-économiques d’usinage sont de type causse-effet. Ainsi,
on peut déduire que l’amélioration d’un paramètre peut conduire à la dégradation des autres
paramètres.
De cette manière le choix des conditions de coupe devient une tâche très difficile à cause de
la complexité des relations. Ce qui exige le recours à l’optimisation des conditions de coupe.
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Chapitre III : Optimisation des conditions de coupe en tournage
1. Optimisation mono-objectif
1.1. Un peu d’histoire
Les méthodes d’optimisation des équations différentielles ont été réalisées par les
contributions de Newton et Leibnitz. Cauchy fut le premier à mettre en œuvre une méthode
d’optimisation, méthode du pas de descente, pour la résolution de problème sans contrainte. Depuis
ces considérables contributions, il y a eu de peu d’avancé. Il faut dire qu’à l’époque les
mathématiciens et les ingénieurs calculaient à la main.
Il faut attendre le milieu du vingtième siècle, avec l’émergence des calculateurs et surtout la
fin de la seconde guerre mondiale pour voir apparaître des avancées spectaculaires en termes de
techniques d’optimisation. A noter, ces avances ont été essentiellement obtenues en Grande
Bretagne. En mille neuf cent quarante sept, l’américain Dantzig propose un algorithme pour
résoudre des problèmes linaire avec contraintes. En mille neuf cent cinquante sept, Bellman énonça
le principe d’optimalité des problèmes de programmation dynamique.
Dantzig, Charnes et Cooper se sont attaqués à la difficile tâche de développer des techniques
de programmation stochastique. Ils ont, en effet permis la résolution de système dotés de paramètres
linéairement indépendants et normalement distribués (un savant mélange d’optimisation et de
probabilité).
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Chapitre III : Optimisation des conditions de coupe en tournage
g x 0 pour : j 1, … , m. (III.1)
h x 0 pour : i 1, … , l.
Nous supposons ici que l’ensemble des contraintes gj (x) sont de type inégalités et
l’ensemble des contraintes h i (x) sont de type égalité Puisqu’une contrainte égalité est équivalente
a deux contraintes inégalités, à savoir h i (x) 0 et - h i (x) 0.
Tous les énoncés et définitions seront donnés dans le cadre de problèmes de minimisation.
En effet un problème de maximisation peut être aisément transformé en problème de minimisation
en considérant l’équivalence suivante :
Dans les études d'optimisation, deux catégories de problèmes existent: linéaires ou non
linéaires. Dans chacune de ces deux catégories, les variables peuvent être continues, mixtes,
entières ou discrète. Uniquement pour les cas non linéaires, la formulation du problème peut être
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Chapitre III : Optimisation des conditions de coupe en tournage
sans ou avec contrainte. La résolution d'un problème linéaire est simple, elle peut être réalisée en
utilisant des méthodes non différentielles: méthode de simplexe, méthode du point intérieure,
méthode de pénalité ou de multiplicateur et méthode duale.
Il est fréquent que l’on puisse parfois proposer un modèle mathématique exacte d’un
phénomène physique et que les données expérimentales se révèlent insuffisant rendant la
détermination des variables impossible par les méthodes classiques. De ce fait nous avons souvent
recourt à des méthodes d’approximation de données numériques par des fonctions analytiques dans
le cas de systèmes linaires.
La grande difficulté d'un problème de conception provient du fait qu'il s'agit d'un problème
d'optimisation non linéaire et implicite dans les variables de conception. Les méthodes
d'approximation les plus populaires pour résoudre les problèmes non linéaires étant la méthode de
gradient, méthode de pénalité intérieure et méthode de Newton-Raphson…etc.
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Chapitre III : Optimisation des conditions de coupe en tournage
Les recherches sont axées sur les trois composants indispensables en usinage : l’outil, la
pièce et la machine. Les outils, toujours en évolution, ont été développés avec l’emploi de
matériaux de plus en plus résistants, et avec l’utilisation de dépôt facilitant l’écoulement du copeau
et/ou formant une protection thermique de l’outil. La pièce a aussi fait l’objet de recherches
notamment sur les géométries à respecter pour faciliter l’usinage, mais aussi avec des modifications
chimiques ou microstructurales pour obtenir un matériau à usinabilité améliorée (ajout
d’inclusions…). La machine a permis une très forte évolution des procédés.
Dans la perspective d’améliorer les performances de l’outil et les coûts d’usinage, il faut
toujours travailler avec l’avance par tour et la profondeur de coupe maximales (compatibles avec la
pièce à usiner, le déroulement du copeau, la résistance de l’outil, la rigidité de l’ensemble
machine/porte-pièce et la puissance disponible).
Les variables définissant les conditions de coupe en tournage sont des grandeurs
géométriques et cinématique intervenant dans la dynamique de coupe et la nature du milieu dans
lequel est effectuée la coupe (lubrification). Les variables retenues pour une opération de tournage
sont :
Le problème de choix des conditions de coupe consiste à déterminer les valeurs des
variables de coupe ( f, a et V) ) pour chaque opération élémentaire d’usinage en prenant en compte
les limites de performances des éléments de la cellule élémentaire d’usinage (C.E.U.) qui se
traduisent par des contraintes établies à partir de lois de coupe et qui font intervenir les variables de
coupe avec lesquelles le domaine des solutions réalisables est borné. D’une manière générale, la
détermination des paramètres de coupe nécessite une bonne connaissance des facteurs d’incidence
relatifs au couple outil-matière, à l’opération d’usinage et à l’environnement.
• Temps d’usinage
La production maximale sera atteinte lorsque le temps de fabrication unitaire sera minimal.
Le temps d’usinage unitaire est le temps nécessaire à la réalisation d’une passe sur une pièce. C’est
la somme des temps machine, temps de changement de l’arête, temps retour de l’outil et le temps de
montage et démontage de la pièce. Il s’exprime par la relation :
1
T+ = t - . t )/ 0 32 4 . t 5 . t 6 (III.3)
π .7 .8
Puisque : t -
999 . :; .<
La durée de vie de l’outil T est donnée par la loi de Taylor développée (Loi de Gilbert)
suivant :
π . D. L
A
1000
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Chapitre III : Optimisation des conditions de coupe en tournage
• Débit de copeau
La forme générale du critère « dédit de copeau » est donnée par une fonction du type :
• Le coût d’usinage
Le critère de coût de production d’une pièce fabriquée par enlèvement de matière, s’écrit
comme suit:
1
Coût d’usinage total : C + C9 . t - . C9 . t )/ . C1 . 0 32 4 . C9 t 6 . t 5 (III.6)
π . D. L
A
1000
On obtient :
B>? />?
C+ C9 . A. V)B . = B . A. V) . = >B>? />? . a>⁄>? . K B⁄>? . C9 . t )/ . C1 . C9 t 6 . t 5
(III.7)
• L’avance par tour f doit être comprise entre deux valeurs extrêmes programmables sur la
machine-outil ; soit : = - = =->L
• La vitesse de coupe (V) ) doit être comprise dans les limites de validité du modèle de la loi
de la durée de vie établie pour la couple outil-matière :
V) - V) V) ->L
Le processus de tournage est variable dans le temps par le changement au cours de l’usinage
des paramètres de coupe ainsi que l’état de l’outil qui change par l’effet de l’usure. Pour avoir une
optimisation globale du processus de tournage, l’ajustement des paramètres de coupe au cours de
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Chapitre III : Optimisation des conditions de coupe en tournage
l’usinage doit être pris en considération. Or, cet ajustement ne sera possible qu’en faisant des
mesures des variables du processus de coupe tels que : l’effort de coupe, la température et le niveau
des vibrations. Les paramètres de coupe ne peuvent être ajustés au cours de l’usinage qu’à travers
une commande numérique adaptative. Cette dernière doit aussi intégrer les contraintes liées à la
physique et mécanique du processus de coupe on essaie trouver les contraintes principales qui ont
une grand d’influence sur les résultats d’usinage:
La puissance nécessaire à la coupe doit être inférieure à une puissance limite ; soit :
L’état de surface résultante d’usinage doit être inférieur à une rugosité maximale imposée ;
soit :
C/ . V)P . = Q . a R ->L (III.9)
Le facteur de contrôle est la température d’interface outil-copeau qui doit être inférieure à
une température θ max ; soit :
L’effort de coupe doit être inférieur à une force de coupe limite ; soit :
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Chapitre III : Optimisation des conditions de coupe en tournage
Dans ces problèmes, nous avons partagé la surépaisseur d’usinage en quatre passes. De cette
façon, la profondeur de passe (a) sera imposée en calcule.
B>? />?
Minimiser T+ A. V)B . = B . A. V) . = >B>? />? . a>⁄>? . K B⁄>? . t )/ . t 6 . t 5
V) - V) V) ->L
C/ . V)P . = Q . a R ->L
C- . V)- . = ! . aS θ->L
CT . V)L . = U . aV F->L
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Chapitre III : Optimisation des conditions de coupe en tournage
Le problème d’optimisation qui recherche un débit de copeau maximal peut être écrit
comme suit :
Minimiser db Z a . =. V)
V) - V) V) ->L
(B) C! . V)M . = ) . aN P->L (III.13)
C/ . V)P . = Q . a R ->L
C- . V)- . = ! . aS θ->L
CT . V)L . = U . aV F->L
V) - V) V) ->L
(C) C! . V)M . = ) . aN P->L (III.14)
C/ . V)P . = Q . a R ->L
C- . V)- . = ! . aS θ->L
CT . V)L . = U . aV F->L
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Chapitre IV : Application
1. Cas d’application
Dans ce chapitre, nous chercherons à résoudre les trois problèmes pris en considération en
troisième chapitre (minimisation du temps et coût d’usinage et maximation du débit de copeaux)
avec les variables : f et Vc.
Remplaçons maintenant les données du tableau 2 dans les relations trouvées.
• Temps d’usinage
T A. V
.
A. V .
/ . a⁄ . K
⁄ . t
t
t
/
(IV.1)
On a : 96.936
.. !!
Après les remplacements des données, on obtient la fonction finale du temps d’usinage :
T 96.936
. V
3.4716. a.( . 10
* . .+ . V
1.63 (IV.2)
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Chapitre IV : Application
• Débit de copeaux
Q = a . f . V (IV.3)
• Coût d’usinage
C C . A. V
. f
A. V . f
/ . a⁄ . K
⁄ . C . t
C.
C t
t (IV.4)
/
C 9.693
. V
3.8187. a.( . 10
* . .+ . V
0.163 (IV.5)
• Contraintes
0.254 2 2 0.762
30 2 V 2 200
En rassemblant les fonctions des critères d’optimisation et des contraintes, nous aurons les
modèles d’optimisation suivants :
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Chapitre IV : Application
30 2 V 2 200
14.785. V
. . .( . a. 2 R 67
(A)
844. V
. . .4 . a.4 2 F 67
Minimiser @A 9 ? . . =>
30 2 V 2 200
14.785. V
. . .( . a. 2 R 67
844. V
. . .4 . a.4 2 F 67
30 2 V 2 200
(C) 0.0373. V .3 . .4* . a.4 2 P 67 (IV.12)
14.785. V
. . .( . a. 2 R 67
844. V
. . .4 . a.4 2 F 67
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Chapitre IV : Application
2. Résolution
Dans la simulation sur Matlab, on utilise la fonction « fmincon » qui permet la résolution des
problèmes d’optimisation non linéaires avec contraintes en utilisant la méthode des gradients. Cette
fonction donne après l’exécution la valeur optimale de la variables x=[x1, x2], la valeur de la
fonction-objectif et le nombre des itérations calculées.
L’utilisation de la fonction « fmincon » exige la déclaration de la fonction-objectif et les
contraintes représentant le problème. Ainsi, il faut déclarer l’expression des gradients pour chaque
fonction que se soit fonction-objectif ou contraintes.
Dans notre situation l’utilisation des chaînes de caractères deviennent trop pénible et il faut
s’en remettre aux fichiers « .m ». En autre, cela permet de présenter l’expression de chaque critère
d’optimisation avec celle de gradient dans un fichier séparé. Les fonctions contraintes seront
présentées de la même manière. Cette présentation donne la possibilité d’appeler des critères et
contraintes à chaque application dans la syntaxe de la fonction « fmincon ».
Posons :
x1= f et x2= Vc
Chaque critère est représenté par une fonction « fichier.m » qui renvoie deux arguments ; la
valeur de la fonction et le vecteur gradient. Soit :
GH
grad f F GHI K
G7
(IV.13)
G7J
• Temps d’usinage
Ce critère est représenté par les expressions suivantes :
T 96.936. x
. x
3.4716. a.( . 10
* . x.+ . x
1.63
Gradt1,1 996.936. x
. x
0.5554. a.( . 10
* . x
.*( . x (IV.14)
Gradt2,1 996.936. x
. x
10.4148. a.( . 10
* . x.+ . x
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Chapitre IV : Application
• Débit de copeaux
db 9a. x . x
Graddb2,1 9a. x
Graddb1,1 et Graddb2,1
GTU GTU
G7I G7J
En considérant:
• Coût d’usinage
C 9.693. x
. x
3.8187. a.( . 10
* . x.+ . x
0.163
Gradcut1,1 99.693. x
. x
0.6109. a.( . 10
* . x
.*( . x (IV.16)
Gradcut2,1 99.693. x
. x
11.4561. a.( . 10
* . x.+ . x
Gradcut1,1 et Gradcut2,1
GXY GXY
G7I G7J
En considérant:
2.2. Contraintes
Dans les modèles d’optimisation des trois problèmes considères, les contraintes sont
présentées par les inégalités suivantes :
14.785. V
. . .( . a. 2 8 (IV.17)
844. V
. . .4 . a.4 2 1100
Ces inégalités seront transformées en égalité qui présent l’écart entre la valeur du paramètre
et la valeur limite. Soient :
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Chapitre IV : Application
De cette manière le premier argument de sortie correspond aux contraintes représentées sous
la forme d’une ligne de matrice. Le second argument est associé à la matrice jacobienne des
contraintes. Soient :
Gradcont i, j
G ^_.`
G7a
(IV.19)
D’où :
En fin, la résolution des problèmes A, B et C est réaliser successivement à l’aide des trois
programmes « pro1.m », « pro2.m » et « pro3.m ». En mentionnent dans chacun d’eux :
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Chapitre IV : Application
3. Résultats
Les résultats des trois problèmes sont donnés dans les tableaux 3, 4 et 5 :
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Chapitre IV : Application
D’après les tableaux 3 et 4, on trouve que les problèmes A et B ont les mêmes solutions. Ce
qui justifie que les deux hypothèses ; minimisation du temps d’usinage ou maximisation du débit de
copeaux sont équivalant. Ainsi, le débit de copeaux est théoriquement le rapport de volume de
matière enlevé sur le temps d’usinage et puisque ce volume est constant, le problème de
maximisation du débit de copeaux est équivalent au problème de minimisation du temps d’usinage.
Maximiser Q
d
eY
⇔ minimiser Tu
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Conclusion
Conclusion
En première étape, nous avons utilisé les lois d’optimisation afin de trouver les modèles
mathématiques des problèmes considérés et qui sont :
Sous l’ensemble des contraintes qui représentant les plus importants limitations des performances à
respecter.
Les résultats trouvés pour les quatre profondeurs de passe ont prouvé l’équivalence des deux
premiers problèmes (minimisation du temps d’usinage et maximisation du débit de copeau). Ainsi,
la comparaison des résultats de ces deux problèmes problèmes avec ceux du troisième
(minimisation du coût d’usinage), montre la différence entre les deux critères considérés (temps et
coût d’usinage) ; en autre, ces résultats ont renforcé les hypothèses théoriques trouvées dans la
première partie de l’étude.
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Résumé
Les résultats obtenus par simulation sur Matlab sont les conditions de coupe optimale qui
donnent les meilleurs paramètres techno-économiques.
Mots clé : optimisation non linéaire, processus de tournage, conditions de coupe optimales.
Bibliographie
Bibliographie
[2] A-L. Defretin et G. Levaillant: « Usinage à grande vitesse », Technique de l’ingénieur, 2007.
[4] C. Le Calver : « Étude des aspects thermiques et métallurgique de la coupe orthogonale d’un
acier au carbone, Thèse de doctorat de l’ENSAM Paris, 1995.
[5] C. Pagès : « Comportement de revêtements céramique sur outil en tournage à sec de finition »,
thèse de doctorat, École centrale de Lyon, novembre 2003, N° d’ordre : 2003-17.
[11] G. Levaillant et al:« Usinage par enlèvement de copeaux », Groupe Eyrolles, 2005.
[14] M. Assas et M. Djenane : « Optimisation des conditions d’usinage basée sur un critère combiné
par la méthode des Algorithmes Générique », 16ème Congrès Français de Mécanique, 2003.
[15] M. Brahim, K. Haddoch : « Optimisation non linéaire des paramètres de coupe en tournage »,
1er Congres International de Mécanique-Constantine, Université Tiaret, 2002.
[16] M. Rahou et F. Sebaa : « Automatisation des instructions d’usinage cas paramètres de coupe »,
4ème Conférence International en Usinage avec l’Intégration d’Ordinateur, Université Tlemcen, 2007.
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Bibliographie
[17] M. R. Tahmi : « Conception optimisée d’un réseau de neurones pour la surveillance en ligne de
l’usure des outils coupants », thèse de magister, Université Boumerdes, juin 2006.
[20] S. Akturk et S. Avci : « An Integrated Process Planning Approach for CNC Machine Tools »,
Springer-Verlag London Limited, 1996.
[21] T. Childs et al : « Metal Machining Theory and Applications », Arnold Great Britain, 2000.
[22] V. Barichard : « Approches hybrides pour les problèmes multi objectifs », thèse de doctorat,
École Doctoral d’Angers, novembre 2003.
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