LE CONDITIONNEL
Exploitation du conditionnel et des structures conditionnelles
En français il y a deux temps du mode conditionnel :
LE CONDITIONNEL SIMPLE et le CONDITIONNEL PASSÉ (ou COMPOSÉ)
Qu’on utilise soit dans des phrases simples, soit dans des phrases complexes.
Le conditionnel et les structures conditionnelles servent à :
•S'EXPRIMER POLIMENT (conditionnel au lieu du présent ou de l'impératif):
Pourriez-vous m'indiquer la direction pour aller à X ?
Je voudrais un peu plus d'eau s'il vous plaît.
•EXPRIMER UN DÉSIR ou UN SOUHAIT:
J'aimerais partir en France cet été. Je voudrais savoir si ...
•EXPRIMER LE DOUTE:
Il viendrait avec nous, peut-être ...
Ce serait plus facile comme ça, je crois
•SUGGÉRER, PROPOSER ou CONSEILLER quelque chose à quelqu'un:
On pourrait aller au cinéma soir ?
Tu viendrais au cinéma avec moi ce soir ?
Tu ne devrais pas lui répondre tout de suite
•FORMULER UNE HYPOTHÈSE, PRÉSENTER UNE INFORMATION NON
CONFIRMÉE :
L'accident aurait fait 2 morts et 3 blessés
Les négociations seraient sur un point mort en ce moment
•EXPRIMER LE REGRET DE CE QUI AURAIT PU ÊTRE ÉVITÉ:
Je n'aurais pas dû faire ça
Tu n'aurais pas dû me raconter tout ça ...
Il aurait dû éviter cette discussion
STRUCTURES DU CONDITIONNEL EN FRANÇAIS
Première structure conditionnelle
EXPRIMER UN FAIT FUTUR OU PRÉSENT SOUMIS À UNE CONDITION Remarque : on
n’utilise pas le mode conditionnel dans ce genre de phrases.
* Si … (PRÉSENT DE L’IND.) … [alors] FUTUR SIMPLE
Si tu viens à Barcelone, j’irai te chercher à l’aéroport
* Si … (PRÉSENT DE L’IND.) … [alors] PRÉSENT DE L’INDICATIF
Si tu viens à Barcelone, tu peux venir chez-moi
*Si … (PRÉSENT DE L’IND.) … [alors] IMPÉRATIF
Si tu viens à Barcelone, appelle-moi quelques jours à l’avance
Deuxième structure conditionnelle
EXPRIMER UN FAIT FUTUR HYPOTHÉTIQUE SOUMIS À UNE CONDITION
* Si … (IMPARFAIT) …. [alors] CONDITIONNEL SIMPLE ou bien CONDITIONNEL SIMPLE …
Si (IMPARFAIT)
Troisième structure conditionnelle
ÉVOQUER CE QUI AURAIT PU ARRIVER DANS LE PASSÉ MAIS NE S’EST JAMAIS RÉALISÉ
* Si … (PLUS-QUE-PARFAIT) …. [alors] CONDITIONNEL COMPOSÉ
ACTIVITÉS POUR REVISER LA THÉORIE
– Activité 1.
[Link]
[Link] Mettre la terminaison du verbe.
– Activité 2.
[Link] Faites clic sur le
formes du conditionnel
– Activité 3.
[Link]
en&number=1 Écrivez le verbe qui est entre parenthèse au conditionnel
– Activité 4. [Link] Rally de
conjugaison
Source:
[Link]
[Link] au présent du
conditionnel plus d’exemples des verbes conjugués au conditionnel
[Link] Dossier complet sur le
conditionnel
Exercices pour la classe.
Ces exercices on les fera en classe à partir des photocopies
– [Link]
– [Link]
– [Link]
LE SUBJONCTIF
Le ne explétif
- Le ne explétif n’a pas une valeur négative réelle. Il n’est pas nécessaire au sens de
l’enoncé ni exigé par la syntaxe, mais la négation flotte dans l’idée a exprimer. Il ne
joue donc aucun rôle grammatical, mais il exprime une nuance subjective (négative) de
la part du locuteur.
- On l’utilise couramment dans les subordonnées introduites par avant que et a moins
que. Ex. Ils quittèrent les lieux avant que les policiers n’arrivent. / J’irai à votre
rencontre, à moins qu’il ne pleuve.
LE PASSÉ SIMPLE
Les terminaisons en –us et –ins:
Et certains verbes du 3ème groupe (savoir, vouloir, pouvoir, apercevoir, croire,
connaître, vivre, mourir, courir).
Un certain nombre de verbes ont des bases particulières au passé simple.
Être – je fus
Avoir – j’eus
Faire – je fis
Pouvoir – je pus
Voir – je vis
Écrire – j’écrivis
Croire – je crus
Connaître – je connus
Mettre – je mis
Prendre – je pris
Vivre – je vécus
Recevoir – je reçus
Conjugue les verbes entre parenthèses au passé simple
C'est peine perdue, tu ne viendras pas avec nous, car tu n'as pas d'habits et tu ne sais
pas danser; nous aurions honte de toi.
Là-dessus, elle lui (tourner) ____________le dos et (partir) ____________à la hâte
avec ses deux filles superbement parées.
Lorsqu'il n'y eut plus personne à la maison, Cendrillon (aller) __________sous le
noisetier planté sur la tombe de sa mère et (crier) ________________ :
Petit arbre, ébranle-toi, agite-toi,
jette de l'or et de l'argent sur moi.
Alors l'oiseau lui (lancer) ____________une robe d'or et d'argent, ainsi que des
pantoufles brodées de soie et d'argent. Elle (mettre) _____________la robe en toute
hâte et (partir) _________________à la fête. Ni ses soeurs, ni sa marâtre ne la
(reconnaître)________________, et (penser) ______________que ce devait être la fille
d'un roi étranger, tant elle était belle dans cette robe d'or.
[Link]
Alors l'oiseau lui lança (lancer) une robe d'or et d'argent, ainsi que des pantoufles
brodées de soie et d'argent. Elle mit (mettre) la robe en toute hâte et partit (partir) à la
fête. Ni ses soeurs, ni sa marâtre ne la reconnurent (reconnaître), et pensèrent (penser)
que ce devait être la fille d'un roi étranger, tant elle était belle dans cette robe d'or.
Transformez les verbes au passé simple au passé composé
Vanina leva les yeux, et vit avec étonnement qu'une des fenêtres de l'appartement
que son père avait fermée avec tant de soin était ouverte. Elle se débarrassa de sa
dame de compagnie, monta dans les combles du palais, et à force de chercher parvint
à trouver une petite fenêtre grillée qui donnait sur la terrasse garnie d'orangers. La
fenêtre ouverte qu'elle avait remarquée était à deux pas d'elle. Sans doute cette
chambre était habitée; mais par qui?
L’IMPERATIF
Emplois de l'impératif
Critères sémantiques et modaux en fonction du verbe
donner un ordre Viens ici
Taisez-vous
exprimer un Restez encore un peu
désir
offrir un conseil Croyez-moi si je vous dis que c'est dangereux
faire une Faisons bien attention.
recommandation
faire une Dis-moi ce que tu penses.
requête
Forme de Veuillez fermer la fenêtre.
politesse Ayez la gentillesse de vous approcher.
L'impératif n'existe que sous trois formes, les personnes « tu », « nous» et «
vous ». Le verbe se conjuguent sans pronom. Les verbe en -IR, et les verbe en -RE
prennent la même forme que celle du présent de l'indicatif. Pour les verbes en -ER et
les verbes comme ouvrir et souffrir qui se conjuguent comme des verbes en -ER, il n'y a
pas de -s à la fin de la deuxième personne du singulier.
En présence des pronoms y et en, Le -s de la deuxième personne du singulier (tu)
réapparaît.
Marches-y
Vas-y
Manges-en
Verbes en –ER Verbes en -IR Verbes en -RE
Marcher Aller Finir Attendre
(tu) marche va finis attends
(nous) marchons allons finissons attendons
(vous) marchez allez finissez attendez
Verbes irréguliers
avoir être savoir vouloir
(tu) aie sois sache veuille
(nous) ayons soyons sachons
(vous) ayez soyez sachez veuillez
Forme impérative des verbes réfléchis
Forme affirmative Forme négative
lève-toi ne te lève pas
levons-nous ne nous levons pas
levez-vous ne vous levez pas
Attention à la place des pronoms des verbes de type s'en aller
Forme affirmative Forme négative
va-t'en ne t'en va pas
allons-nous-en ne nous en allons pas
allez-vous-en ne vous en allez pas
»A. Verbes sans préposition + infinitif
Certains verbes sont suivis de l'infinitif sans préposition. C'est le cas des verbes
de mouvement et des verbes qui expriment une opinion, une préférence, une
nécessité, un sentiment, un projet ou une volonté.
Exemples :
- Nous allons partir demain.
- Il est sorti acheter du pain.
- Je monte voir ma voisine.
- Nous pensons passer l'été en Auvergne.
- Il préfère aller à la montagne.
- Vous adorez lire sur la plage.
- Tu veux chanter ?
- J'aimerais venir à sa fête.
- J'espère pouvoir le voir.
»B. Verbes avec la préposition de + infinitif
D'autres verbes sont suivis de la préposition de.
Exemples :
- J'ai essayé de lui parler mais il a décidé de ne pas me répondre.
- Il a arrêté de crier et il a accepté de m'écouter.
Voici quelques verbes courants suivis de la préposition de.
A : accepter de - achever de - accepter de - attendre de - arrêter de
C : cesser de - continuer de - convenir de - craindre de
D : décider de
E : empêcher de - essayer de - éviter de
F : faire exprès de - faire semblant de - finir de
I : interdire de
M : menacer de - mériter de
O : ordonner de - oublier de
P : permettre de - persuader dep - promettre de - proposer de
R : refuser de - regretter de- rêver de - risquer de
S : suggérer de - souffrir de - supplier de
T : tenter de
»C. Autres verbes suivis de la préposition à.
Certains verbes courants sont suivis de la préposition à.
Exemples :
- Elle est arrivée à écrire sa lettre et je l'ai encouragé à la finir au plus vite.
- Vous hésitez à lui dire la vérité mais je vous incite à le faire.
Quelques verbes courants suivis de la préposition à.
A : aider à - apprendre à - arriver à - autoriser à
C : chercher à - commencer à - contribuer à
E : encourager à - enseigner à
F : faire attention à - forcer à
H : hésiter à
I : inciter à - inviter à
J : jouer à
P : parvenir à - penser à(= se souvenir de) - persister àp - pousser à
R : renoncer à - réussir à
S : servir à - songer à
T : tarder à - tenir à
V : viser à
Alors l'oiseau lui lança (lancer) une robe d'or et d'argent, ainsi que des pantoufles
brodées de soie et d'argent. Elle mit (mettre) la robe en toute hâte et partit (partir) à la
fête. Ni ses soeurs, ni sa marâtre ne la reconnurent (reconnaître), et pensèrent (penser)
que ce devait être la fille d'un roi étranger, tant elle était belle dans cette robe d'or.
La Voix Passive
Voix active : Le chat mange la souris.
sujet actif + verbe + complément d'objet direct
Voix passive : La souris est mangée par le chat.
sujet passif + verbe + complément d'agent
La transformation passive est soumise à certaines conditions :
Le verbe actif doit être transitif direct (avoir un complément d'objet direct).
Le sujet du verbe actif ne doit pas être un pronom personnel, car dans ce cas
on préférera l'utilisation du présentatif.
Exemple : " C'est moi qui ai peint ce tableau ".
et non " Ce tableau a été peint par moi ".
La transformation passive entraîne les modifications suivantes:
Le sujet du verbe actif devient le complément d'agent, et il est généralement
introduit par la préposition " par ".
Le complément d'objet direct devient le sujet du verbe passif.
Le verbe actif se transforme. Le nouveau groupe verbal passif se forme avec
l'auxiliaire "être" conjugué au même temps que le verbe actif, suivi du participe
passé (toujours
accordé avec le sujet).
Remarque :
Quand le sujet du verbe actif est le pronom personnel "on", il n'y a pas de complément
d'agent dans la phrase passive.
Exemple:
Voix active : " On interdit l'utilisation des téléphones portables en avion ".
sujet actif + verbe + complément d'objet direct + complément de lieu
Voix passive : " L'utilisation des téléphones portables est interdite en avion".
sujet passif + verbe + complément de lieu
Le complément d'agent est introduit par la préposition " de " avec :
Les verbes de description dont l'agent est inanimé.
Exemple :
Voix active : " Des meubles Louis XV formaient l'essentiel du mobilier ".
Voix passive : " L'essentiel du mobilier était formé de meubles Louis XV".
Les verbes de sentiment.
Exemple:
Voix active : " Tous respectaient Mère Teresa ".
Voix passive : " Mère Teresa était respectée de tous ".
Les verbes utilisés au sens figuré (au sens propre le complément d'agent est
introduit par la préposition " par ").
Exemple:
Voix active : " Mon refus catégorique le surprend ". (sens figuré)
Voix passive : " Il est surpris de mon refus catégorique ".
Voix active: " La police a surpris les cambrioleurs ". (sens propre)
Voix passive : " Les cambrioleurs ont été surpris par la police ".
Ou autrement dit certains verbes sont suivis de «de» à la voix passive :
accompagné de..., admiré de..., adoré de..., aimé de..., apprécié de..., bordé
de..., connu de..., couvert de..., décoré de..., détesté de..., entouré de..., équipé
de..., estimé de..., fatigué de..., haï de..., lassé de..., précédé de..., respecté
de..., suivi de... etc.
Exemple:
Le pré est entouré d'arbres.
La route est bordée de peupliers.
Les murs sont décorés de tableaux.
Il est aimé de tous.
LES VERBES FRANÇAIS
1. LE CONDITIONNEL ET LES STRUCTURES CONDITIONNELLES
En Français il y a deux temps du mode conditionnel: le conditionnel simple et le conditionnel passé (ou
composé) qu’on utilise soit dans des phrases simples, soit dans des phrases complexes.
Le conditionnel et les structures conditionnelles servent :
- À s’exprimer poliment (conditionnel au lieu du présent ou de l’impératif) : Pourriez-vous
m’indiquer la direction pour aller au Louvre ? / Je voudrais un peu plus d’eau, s’il vous plaît.
- À exprimer un désir ou un souhait : J’aimerais partir en France cet été. / Je voudrais savoir si
vous pouvez me renseigner.
- À exprimer le doute : Il viendrait avec nous, peut-être… / Ce serait plus facile comme ça, je crois.
- À suggérer, proposer ou conseiller quelque chose à quelqu’un : On pourrait aller au cinéma ce
soir ? / Tu ne devrais pas lui répondre tout de suite.
- À formuler une hypothèse, présenter une information non confirmée : L’accident aurait fait 2
morts et 3 blessés. / Les négociations seraient sur un point mort en ce moment.
- À exprimer le regret de ce qui aurait pu être évité : Je n’aurais pas dû faire ça. / Tu n’aurais pas
dû me raconter tout ça… / Il aurait dû éviter cette discussion.
STRUCTURES CONDITIONNELLES
PREMIERE STRUCTURE CONDITIONNELLE
Pour exprimer un fait futur ou présent soumis à une condition. (Remarque : on n’utilise pas le
conditionnel dans ce genre de phrases).
- Si … (présent de l’indicatif) … [alors] futur simple : Si tu viens à Barcelone, j’irai te chercher à
l’aéroport.
- Si … (présent de l’indicatif) … [alors] présent de l’indicatif : Si tu viens à Barcelone, tu peux venir
chez-moi.
- Si … (présent de l’indicatif) … [alors] impératif : Si tu viens à Barcelone, appelle-moi quelques
jours à l’avance.
DEUXIEME STRUCTURE CONDITIONNELLE
Pour exprimer un fait futur hypothétique soumis à une condition :
- Si … (imparfait) … [alors] conditionnel simple : Si elle voulait, nous achèterions un appartement.
- Ou bien : conditionnel simple … si (imparfait) : J’y reviendrais bien souvent, si c’était moins
cher…
TROISIEME STRUCTURE CONDITIONNELLE
Pour évoquer ce qui aurait pu arriver dans le passé mais ne s’est jamais réalisé
- Si … (plus-que-parfait) … [alors] conditionnel composé : Si elle avait voulu, nous aurions pu vivre
ensemble. / Si j’étais resté chez-moi, je n’aurais pas eu cet accident. / S’ils étaient venus, nous
aurions pu terminer ça plus rapidement. / Si j’avais suivi les conseils de mon père, j’aurais pu
choisir une autre profession…
2. LE SUBJONCTIF ET LE « NE » EXPLETIF
EMPLOIS DU SUBJONCTIF
1. LE SUBJONCTIF S’EMPLOIE AVEC DES VERBES QUI EXPRIMENT :
- Volonté, désir, souhait : (j’aimerais que…/ je souhaite que…).
- Nécessité, obligation (il faudra que…/ il faut que…/ il faudrait que…/ il est nécessaire que…).
- Émotion, sentiment, appréciation (je regrette que…/ il est surprenant que…/ je crains que…).
- Possibilité, impossibilité, probabilité, doute, incertitude (il est probable que…/ je ne suis pas sûr
que…/ il n’est pas certain que…).
2. LE SUBJONCTIF S’EMPLOIE AUSSI DANS DES PHRASES SUBORDONNEES , APRES CERTAINES
CONJONCTIONS OU LOCUTIONS CONJONCTIVES EXPRIMANT …
- La manière (sans que…) Ex. : Ils l’ont fait sans que leurs amis se soient méfiés de rien.
- Le temps (avant que…/ jusqu’à ce que…/ en attendant que…) Ex. : Je vais insister jusqu’à ce que
tu avoues la vérité. / Il faut le faire avant qu’il ne soit trop tard.
- La condition (à condition que…/ pourvu que…/ à moins que…) Ex. : Nous le ferons à condition
qu’ils payent. / Nous ne dirons rien à personne pourvu qu’ils partent. / Je suis prêt à le faire à
condition qu’ils me le demandent.
- Le but (afin que…/ pour que…) Ex. : J’ai beaucoup insisté pour qu’il se rende compte de son
erreur. / Nous allons lui proposer un choix afin qu’il décide ce qui lui convient.
- L’opposition/la concession (bien que…/ quoi que…/ encore que…) Ex. : Bien qu’il soit trop tard,
je vais l’appeler. / Quoi qu’elle dise, je vais essayer encore une fois.
- La cause (de peur que…/ de crainte que…) Ex. : Elles font très attention au budget, de peur
qu’on ne refuse leur projet dès le début.
- L’hypothèse (en admettant que…/ en supposant que…/ à supposer que…) Ex. : Le contrat sera
signé demain à supposer qu’ils se mettent enfin d’accord.
LE « NE » EXPLETIF
Le « ne » explétif n’a pas une valeur négative réelle. Il n’est pas nécessaire au sens de l’énoncé ni exigé
par la syntaxe, mais la négation flotte dans l’idée à exprimer. Il ne joue donc aucun rôle grammatical,
mais il exprime une nuance subjonctive (négative) de la part du locuteur.
On l’utilise couramment dans les subordonnées introduites par « avant que » et « à moins que ». Ex. : Ils
quittèrent les lieux avant que les policiers n’arrivent. / J’irai à votre rencontre, à moins qu’il ne pleuve.
On peut l’utiliser aussi après les expressions comparatives exprimant l’inégalité (autre que, autrement
que, meilleur que, mieux que, moins que, pire que, plus que, etc.) Ex. : Pierre est plus studieux que tu
(ne) l’es. / C’est beaucoup moins difficile que je ne l’avais imaginé.
On l’utilise souvent quand la subordonnée dépend d’une principale contenant un verbe ou une locution
exprimant la crainte et que cette principale n’est pas négative. Ex. : Je crains qu’il ne soit trop tard. / Il
nous a rappelé le rendez-vous de peur que nous ne l’ayons oublié.
3. LA VOIX PASSIVE
La transformation passive est soumise à certaines conditions :
- Le verbe actif doit être transitif direct.
- Le sujet du verbe actif ne doit pas être un pronom personnel, car dans ce cas on préférera
l’utilisation du présentatif. Ex. : C’est moi qui ai peint ce tableau. Et non : Ce tableau a été peint
par moi.
La transformation passive entraîne ces modifications :
- Le sujet du verbe actif devient le complément d’agent, et il est généralement introduit par la
préposition « par ».
- Le complément d’objet direct devient le sujet du verbe.
- Le verbe actif se transforme. Le nouveau groupe verbal se forme avec l’auxiliaire être conjugué
au même temps que le verbe actif, suivi du participe passé (toujours accordé avec le sujet).
Remarque : quand le sujet du verbe actif est le pronom personnel on, il n’y a pas de complément
d’agent dans la phrase passive. Exemples :
- Voix active : On interdit l’utilisation des téléphones portables en avion. [Sujet actif + verbe +
complément d’objet direct + complément de lieu].
- Voix passive : L’utilisation des téléphones portables est interdite en avion. [Sujet passif + verbe
+ complément de lieu].
Le complément d’agent est introduit par la préposition de, avec :
- Les verbes de description dont l’agent est inanimé :
o Voix active : Des meubles Louis XV formaient l’essentiel du mobilier.
o Voix passive : L’essentiel du mobilier était formé de meubles Louis XV.
- Les verbes de sentiment :
o Voix active : Tous respectaient Mère Teresa.
o Voix passive : Mère Teresa était respectée de tous.
Ou autrement dit, certains verbes sont suivis de DE à la voix passive :
Accompagné de…/ admiré de… / adoré de…/ aimé de…/ apprécié de…/ bordé de…/ connu de…/ couvert
de…/ décoré de…/ détesté de…/ entouré de…/ équipé de…/ fatigué de…/ haï de…/ précédé de…/
respecté de…/ suivi de…/ etc.
Exemples :
- Le pré est entouré d’arbres.
- La route est bordée de peupliers.
- Les murs sont décorés de tableaux.
- Il est aimé de tous.
4. LE PASSE SIMPLE
SES EMPLOIS
- Action unique, ponctuelle et terminée dans le passé. Ex. : L’année dernière, je partis en
vacances en France.
- Actions qui se succèdent dans le passé (souligne le déroulement de ces actions). Ex. : À vélo, je
roulai au bord de la mer de Brest à Saint-Malo, puis je visitai Saint-Malo.
- Action nouvelle qui introduit un changement par rapport à une situation donnée dans le passé.
Ex. : Pendant que je visitais Saint-Malo, je pris beaucoup de photos.
Attention ! Le passé simple est un temps réservé à la langue écrite. À l’oral on préfère utiliser le passé
composé. Ex. : L’année dernière je suis parti en vacances en France.
FORMATION
Pour former le passé simple, on utilise le radical de l’infinitif, auquel on ajoute, selon les groupes de
verbes, les terminaisons suivantes :
- Les terminaisons en –a et –i :
o Trouver : je trouvai / tu trouvas / il trouva / nous trouvâmes / vous trouvâtes / ils
trouvèrent Tous les verbes du 1 groupe.
o Agir : j’agis / tu agis / il agit / nous agîmes / vous agîtes / ils agirent Tous les verbes
du 2 groupe.
o Entendre : j’entendis / tu entendis / il entendit / nous entendîmes / vous entendîtes /
ils entendirent Beaucoup de verbes du 3 groupe (faire, dire, voir, prendre, mettre,
entendre, sentir, ouvrir, etc.).
- Les terminaisons en –us et –ins :
o Savoir : je sus / tu sus / il sut / nous sûmes / vous sûtes / ils surent Certains verbes
du 3 groupe (être, avoir, vouloir, pouvoir, savoir, apercevoir, croire, connaître, vivre,
mourir, courir).
o Venir : je vins / tu vins / il vint / nous vînmes / vous vîntes / ils vinrent Venir, tenir et
tous les verbes dérivés.
Attention ! Un certain nombre de verbes ont des bases particulières au passé simple :
- Être : je fus / Avoir : j’eus
- Faire : je fis / Pouvoir : je pus
- Voir : je vis / Écrire : j’écrivis
- Croire : je crus / Connaître : je connus
- Mettre : je mis / Prendre : je pris
- Vivre : je vécus / Recevoir : je reçus
EXERCICE
CONJUGUEZ LES VERBES ENTRE PARENTHESES AU PASSE SIMPLE
C’est peine perdue, tu ne viendras pas avec nous, car tu n’as pas d’habits et tu ne sais pas danser ; nous
aurions honte de toi.
Là-dessus, elle lui (tourner) le dos et (partir) à la hâte avec ses deux filles superbement parées.
Lorsqu’il n’y eut plus personne à la maison, Cendrillon (aller) sous le noisetier planté sur la tombe de sa
mère et (crier) :
Petit arbre, ébranle-toi, agite-toi, jette de l’or et de l’argent sur moi.
Alors l’oiseau lui (lancer) une robe d’or et d’argent, ainsi que des pantoufles brodées de soie et d’argent.
Elle (mettre) la robe en toute hâte et (partir) à la fête. Ni ses sœurs, ni sa marâtre ne la (reconnaître), et
(penser) que ce devait être la fille d’un roi étranger, tant elle était belle dans cette robe d’or.
MARQUEURS DE RELATION
1.- Définition et fonction.
Le marqueur de relation est un mot ou groupe de mots dont la fonction dans le
discours est d’établir des relations logiques, spatiales ou temporelles entre les phrases.
Le marquer de relation en exprimant les liens de sens qu’entretiennent entre elles les
idées assurent la cohérence du texte et jouent, de ce fait, un rôle sémantique
important.
De plus, lorsqu’ils structurent l’information en marquant les transitions entre les
parties d’un texte, les marqueurs de relation occupent la fonction d’organisateurs
textuels.
Quels mots sont des marqueurs de relation ?
Des mots des catégories suivantes :
Des adverbes ou des locutions adverbiales :
o Ainsi, plutôt, ensuite, néanmoins, alors, en somme, etc.
Des prépositions ou des locutions prépositionnelles :
o Depuis, durant, pour, à cause de, en dépit de, etc.
Des conjonctions ou des locutions conjonctives :
o Car, mais, or, dès que, parce que, afin que, etc.
Certaines expressions courantes :
o Il est vrai que, cela dit, ce qui veut dire, etc.
Et d’autres exprimant le temps et l’espace
o En 2002, aujourd’hui, en haut, à gauche, etc.
Jouent le même rôle sémantique et organisationnel que les marqueurs de relation.
Marqueurs de progression logique (énumération)
Introduction Continuation Conclusion
Premièrement deuxièmement finalement
D’abord ensuite enfin
Tout d’abord puis en définitive
En premier lieu en second lieu en dernier lieu
Avant tout en fin de compte
En conclusion
Non seulement mais encore
Mais aussi
Pour commencer de plus pour terminer
Encore pour conclure
Pour continuer pour finir
Je commencerai par j’ajouterai que je terminerai en disant que
D’une part/ d’ autre part
EXERCICE
Maintenant/d’abord/puis/la semaine prochaine/depuis/ finalement. Carte postale.
Chère Delphine :
J’ai eu un voyage mouvementé,__________ j’ai perdu le train de 9h, ________ celui de 9h30,
donc j’ai dû venir en bus. Il pleut _________ deux jours, mais je sors quand même. _________,
j’ai eu quelques jours de soleil et ________ je suis au Futuroscope. C’est génial.
_________ je rentre chez moi.
Grosses bises et à bientôt. Marguerite.
Marqueurs d’ajout ou d’addition :
Ils permettent d’ajouter un nouvel élément ou d’en coordonner deux ou plusieurs.
o Et, de plus, en outre, également, aussi, de même , puis, etc.
o Elle est intelligente. En outre (de plus) elle est aimable.
o Je suis également (aussi, de même) très content de cette rencontre.
o Internet est une source inépuisable d’informations. De plus, c’est un
remarquable outil de communication.
Marqueurs d’opposition et concession
Opposition ils introduisent une idée contraire à la précédente.
o Mais , cependant, en revanche, par conte, en contre partie, toute fois,
néanmoins, pourtant, or, par ailleurs, bien que, malgré que, etc.
o La navigation dans internet offre de nombreuses possibilités. Par contre (en
revanche, en contrepartie), elle comporte certains désavantages quant à la
qualité de l’information et à l’étique.
Concession ils permettent de formuler une réserve, de nuancer une idée émise,
d’admettre un autre point de vue.
o Mais, cependant, en revanche, par contre, en contrepartie, (toutefois,
néanmoins, pourtant, or, par ailleurs, bien que, malgré que. De toute façon)
o Aujourd’hui, tout le monde est pour l’écologie. La protection de
l’environnement est néanmoins (pourtant, cependant, toutefois) une
préoccupation des pays riches.
Explication ils permettent de développer ou de préciser la pensée.
Cause ils annoncent une cause ou une preuve.
o Marqueurs en effet, c’est que, c'est-à-dire, en fait, car, grâce ci, étant donné
que, puisque, comme, parce que.
o L’écologie connaît en effet de sérieuses dérives. Par exemple la protection des
animaux. En son nom, on arrive à des aberrations.
o Sa rupture amoureuse l’a complètement anéanti, car (parce qu’) il était trop
dépendent de son amie.
Marqueurs – illustration
Ils permettent d’illustrer, de concrétiser la pensée.
o Notamment, par exemple, ainsi, entre autres…
o Le tabac est également nocif pour les personnes exposées à la fumée,
notamment pour les nourrissons et les enfants.
o L’autoroute électronique comporte tout de même certains désavantages. Par
exemple (entre autres), la publicité inonde (pour ne pas dire agresse)
littéralement les internautes.
o Ainsi, je peux vous donner un exemple concret de ce que je prétends.
Marqueurs- conséquence, conclusion
Conséquence : ils indiquent l’aboutissement d’une idée ou d’une suite d’idées.
Conclusion : ils marquent la fin d’une démonstration ou d’une suite d’idées.
o Donc, en conséquence, par conséquent, c’est pourquoi, ainsi, alors,
tellement…que, si bien …que, en définitive, en fin.
o Les Blanchard ont décidé de vendre leur maison à la montagne. Par
conséquent, ils on passé une petite annonce dans la presse régionale.
o Ce film a été très mal reçu par la critique : il n’a donc pas eu la popularité
attendue.
o Ils savaient qu’il est strictement interdit de pénétrer dans cette enceinte ; c’est
pourquoi ils ont été expulsés.
o Il a tellement exagéré l’incident qu’il a semé la panique.
o L’industrie aéronautique a encore connu une baisse importante ce dernier
trimestre. Ainsi, l’impact des attentats du 11 septembre 2001 est bien loin
d’être éliminé.
Marqueurs – Synthèse
Ils annoncent la synthèse d’un raisonnement ou d’une démonstration.
o Bref, en somme, donc, pour résumer, au fond…
o Bien qu’internet soit perfectible(…), de plus en plus de gens s’y abonnent et en
découvrent les multiples possibilités. En somme, l’inforoute demeure un
merveilleux outil d’information et de communication
o Bref, je suis ravie de notre discussion.
o Pour résumer, voilà ce que j’avais à vous dire…
o Au fond, ça s’est très bien passé.
EXERCICE- MARQUEURS LOGIQUES
Pour chacune de ces phrases, choisissez le mot entre parenthèses qui convient :
1) Hier soir je n’ai pas voulu sortir._______ , il n’y avait pas de film intéressant à voir.
(de toute façon- alors- c’est pourquoi)
2) Ce grand magasin ferme à 18 heures.__________, beaucoup de personnes aimeraient
faire leurs courses en sortant du bureau.
concession(en tout cas- par conséquent- pourtant)
3) Hier, nous n’avions pas toutes les informations nécessaires pour compléter le dossier.
________, nous avons réussi à le terminer.
concession(cependant- donc- par ailleurs)
4) Il n’y avait plus de place au théâtre. ________, nous avons décidé de rentrer à la
maison.
Conséquence (pourtant- alors- de toute façon)
5) Elle travaille dans un magasin de disques. ________, elle aide le soir son frère dans son
restaurant.
L’adition (alors- dont – de plus)
LES MARQUEURS DE TEMPS
Ils permettent de signaler la simultanéité, l’antériorité ou la postériorité entre les faits
ou les situations.
Temps présent : en ce moment, de nos jours, à l’heure actuelle, actuellement,
maintenant, aujourd’hui.
Durée : depuis, pour, pendant, dans, en.
Simultanéité : quand, lorsque, en même temps que, pendant+ nom, pendant que +
verbe à l’indicatif, au moment où. Gérondif.
Succession : d’abord, ensuite, après.
Antériorité : autrefois / avant+ nom / avant de + inf. / avant que + subjonctif/ il y a X
heures, jours, semaines, mois, ans…
o avant que tu ne rendes ce rapport, relis-le attentivement
o avant de leur téléphoner, je voudrais être sûr que tout le monde sit bien
d’accord.
Postériorité : après que+ indic. /après avoir+ pp.
o Après que les invités sont partis, j’ai rangé la maison
o après avoir lu cet article j’ai été bouleversée.
LA DURÉE
Depuis indique l’origine d’une action ou d’une situation toujours actuelle
o Je suis professeur depuis 1981.
o Je suis artiste peintre depuis 15 ans.
o J’habite à Paris depuis six mois.
Pour indique la durée d’une action la durée d’une action incomplète au moment où on
parle, une durée prévue.
o Je suis en stage pour trois ans
o J’ai un traitement pour six mois
Pendant indique la durée complète d’une action terminée au moment où on parle
o Le matin je me brosse les cheveux pendant cinq minutes
o Hier il a plu pendant cinq heures
Dans exprime le début d’une action Dentro de
o Le spectacle va commencer dans quinze minutes.
En indique une durée de réalisation
o Je fais six kilomètre en une heure
o En général je déjeune en quinze minutes.
o Ils font le ménage en dix minutes
En indique aussi une saison de l’année (sauf pour le printemps : au printemps) ou une
date.
o Il es venu à Montréal en janvier 2001.
o Il est arrivé en hiver, il s’est marié au printemps, il a trouvé son premier emploi
en été et en automne il a acheté sa première voiture.
EXERCICE durée
Les expressions de temps
Complétez ces phrases avec : à, pendant, en, depuis, ou dans
1) Je reviens ______ une heure. Dans
2) Je l’ai connu__________1985. en
3) ______ le 5 octobre, j’habite ici . depuis
4) Je suis restée en Belgique ________ trois ans. pendant
5) Il a fini _______ trois heures. A
D’AUTRE MARQUEURS TEMPORELS
Question correspondante : depuis combien de temps es-tu ici ?
Marqueurs temporels en français :
o Je suis ici depuis dix minutes (temps présent)
o Il y a dix minutes que je suis ici (temps présent)
o Cela fait dix minutes que je suis ici.
ADVERBES DE FRÉQUENCE
Classification
Toujours : 100%
Habituellement : 90%
Souvent : 80%
Quelquefois : 50% algunas veces
Parfois : 15% a veces
Rarement : 5%
Jamais : 0%
PLACE DE L’ADVERBE
RÈGLES :
1) L’adverbe est toujours placé après un verbe.
a. Je travaille bien, j’étudie beaucoup, il mange énormément !
2) Aux temps composés, l’adverbe est placé entre l’auxiliaire et le participe passé
(exception : la plupart des adverbes en –ment)
a. J’ai bien mangé ; elle presque fini
b. Il nous a parlé gentiment, elle a pleuré doucement
3) L’adverbe précède l’adjectif ou l’adverbe qu’il modifie
a. Vous êtres bien gentil ! il travaille très bien.
PRÉPOSITIONS DE TEMPS
Pour exprimer :
L’heure : à 8 heures / à 8 heure du soir / j’ai le cours d’histoire de 8 :30 à 9 :15 / il
travaille tous les soirs jusqu’à minuit.
Les dates précises : Quel jour sommes-nous ?- nous sommes le 2 janvier 1997 (note :
le 1er mars) / c’est le jour de Noël. C’est le jour des Rois.
Les jours de la semaine : lundi, mardi, etc (sans préposition1) on dit le lundi seulement
si c’est une habitude.
o C’est mardi aujourd’hui/ le lundi, je joue au volley dans mon club / lundi, je
vais chez le dentiste
Les journées de fête (fériées) : à Noël , à Pâques
Les mois (janvier, février, mars, avril, mai, jin, juillet, août, septembre, octobre,
novembre, décembre) : En janvier, au mois de janvier
Les saisons : en hiver, en été, en automne, au printemps
Les années : Jean Jacques Cousteau est mort en 1997 / j’aime beaucoup les années 70
Les siècles ; au XIXe siècle, les gens n’avaient pas de voiture.
EXERCICE
Utiliser les marqueurs du temps dans un dialogue (matin, heure, 16h30, après –midi,
aujourd’hui, tout à l’heure)
-allô , Brantano, bonjour.
-bonjour, je voudrais un rendez-vous avec le patron, Monsieur Dubois, _________, si c’est
possible, s’il vous plaît.
- il n’est pas au magasin ce ________. Vous pouvez venir cet_______ ?
- oui, vers quelle ___________ ?
-à ________ c’est possible ?
-très bien, je suis Mademoiselle Honoré.
-Mademoiselle Honoré, d’accord, donc _____________
Dimanche, à l’heure du déjeuner, midi et demie, horaire, tous les jours, après-midi
-allô , bonjour, quels sont les ____________d’ouverture du magasin ?
- nous sommes ouverts de 9h à_________ le matin, et…
-ah ! vous fermez à l’__________
LES EXPRESSIONS DE TEMPS. COCHEZ LA PHRASE QUI CONVIENT
Exemple : il vous a invité chez lui en mars [Link] sommes en 2002.
Pendant deux ans, il m’a invité chez lui.
Il y a deux ans, il m’a invité chez lui
Depuis deux ans, il m’a invité chez lui.
La réponse correcte :
1) Vous partez pour Lyon. Le voyage dure deux heures.
a. Je serai à Lyon dans deux heures
b. A deux heure, je serai à Lyon
c. Il y a deux heure, j’ai pris le train.
2) Il est 20 heures. Pierre a téléphoné à 19 heure, pour parler à votre ami Jacques.
a. Dans quatre heure, je rappellerai Pierre
b. Depuis trois heure, j’attends l’arrivée de Jacques
c. Il y a une heure, Pierre a appelé pour par ler à Jacques.
E XPRESSION DE LA C ONDITION ET L ’H YPOTHESE
L A C ONDITION
Définition : La condition exprime qu’un fait ou un état est indispensable pour que, en conséquence, un autre
fait ou état existe.
L’H YPOTHESE
Définition : Exprime qu’un fait ou un état est imaginé. Sa conséquence est donc éventuelle.
DIFFERENTES MOYENS D ’ETABLIR UNE PHRASE AU SENS CONDITIONNEL
OU HYPOTHETIQUE A TRAVERS D’UNE SUBORDONNEE INTRODUITE PAR
« SI ».
Exprimer la condition avec « si » + présent d’indicatif ou passé composé :
o La conséquence est exprimée à l’indicatif ou à l’impératif. En d’autres mots, la condition ou
supposition est probable, elle peut être réalisée. Ex. : Si tu as le temps, tu viendras nous voir ?
o Forme négative : Présent / impératif + « sinon » + futur. Ex. : Il faut faire visite sinon nous
raterons le train.
o Attention ! En français on n’emploie jamais le subjonctif pour ce type de construction.
Exprimer l’hypothèse avec « si » + imparfait ou plus-que-parfait :
o La proposition principale est au conditionnel, elle est donc éventuelle. Ex. : Si j’étais toi,
j’accepterais sa proposition.
o Forme négative : Imparfait / plus-que-parfait + « sinon » / « autrement » + conditionnel
présent ou passé. Ex. : S’il arrivait dans cinq minutes, on prendrait l’apéritif avec lui, sinon on le
ferait sans lui.
o Attention » En français on n’emploie jamais le subjonctif pour ce type de construction.
D’AUTRES MANIERES D ’EXPRIMER LA CONDITION ET L’HYPOTHESE
Exprimer la condition verbe de la proposition principale toujours à l’indicatif ou à l’impératif.
Conjonctions :
o À condition que / pourvu que (con tal que) + subjonctif. Ex. : J’irai te chercher à condition/pourvu
que tu me fasses savoir l’heure d’arrivée.
o Pour peu que (a poco que) / il suffit que (basta con…) + subjonctif. Ex. : Pour peu qu’on…/ Il
suffit qu’on le fasse entendre, elle explose en colère (A poco que se lo hagamos oir, se encoleriza).
Exprimer la condition verbe de la proposition principale toujours à l’indicatif ou à l’impératif.
Prépositions :
o À condition de / faute de (a falta de) / à défaut de + infinitif. Ex. : Faute de trouver une chambre,
vous pourrez toujours aller dans un camping.
o À moins de / au risque de + infinitif. Ex. : Au risque de te vexer, je n’aime pas beaucoup ta robe.
o Avec, sans + nom. Ex. : Avec un peu de patience, tu y arriveras.
Exprimer l’hypothèse verbe de la proposition principale presque toujours au conditionnel.
Conjonctions :
o À supposer que / en supposant que / en admettant que / soit que … soit que / à moins que +
subjonctif. Ex. : Je lui donnerai un cadeau en supposant qu’elle vienne / Soit que tu veuilles voir une
pièce de théâtre, soit que tu préfères l’opéra, je pourrais te prendre des places / À moins que tu
veuilles faire un vrai repas, on mangerait un sandwich.
o Sauf si / excepté si + indicatif. Ex. : Nous ferons une randonnée à cheval, sauf s’il (excepté s’il)
pleut à averse.
o Au cas où / dans le cas où / dans l’hypothèse où + conditionnel. Ex. : Au cas où il aurait une
malaise, il faudrait le faire hospitaliser / Dans le cas où vous voudriez nous voir cet été, voici nos
coordonnées pour les mois de juillet et août.
Exprimer l’hypothèse verbe de la proposition principale presque toujours au conditionnel.
Prépositions :
o Faute de / à défaut de / à moins de + infinitif. Ex. : Faute de revenir le vendredi soir, vous devriez
être là samedi avant midi.
o En cas de / en l’absence de / faute de + nom. Ex. : En l’absence des locataires, il faudrait laisser le
paquet au concierge.
o Avec / sans + nom. Ex. : Avec 100 euros de plus, vous auriez fait un travail beaucoup plus soigné.
E XERCICES
Deuxième structure conditionnel : Exprimer un fait futur hypothétique soumis à une condition Si
(+imparfait) … [alors] conditionnel simple.
« Ah… les rêves… !
Si je passais mes examens au mois de juin, je (être) serais vraiment heureux/heureuse. D’ailleurs, mes parents
aussi (être) seraient heureux et ils m’(offrir) offriraient sans doute tout ce que je leur demande depuis
longtemps. Tout d’abord, ils m’(acheter) achèteraient une moto ou un ordinateur. Évidemment pas les deux
choses à la fois. J’(aimer) aimerais mieux l’ordinateur que la moto. Avec cet ordinateur je (pouvoir) pourrais
enfin me brancher sur Internet et ça me (permettre) permettrait de communiquer en français et en anglais
avec d’autres jeunes partout dans le monde ».
EXPRIMER LA CAUSE ET LA
CONSEQUENCE
LES CONNECTEURS EXPRIMANT LA CAUSE ET LA CONSEQUENCE
LA CAUSE
LA CAUSE VERSUS LA CONSÉQUENCE :
Prenons ces deux phrases juxtaposées : Le vent a soufflé très violemment (fait A). Un
arbre est tombé (fait B). Deux manières de les envisager :
1) L’arbre est tombé parce que le vent a soufflé très violemment. La cause est un
fait (A) qui se produit avant un autre (B). Elle entraîne d’autres événements. La cause
est considérée comme la source ou l’origine d’un autre fait.
2) Le vent a soufflé très violemment, c’est pour cela que l’arbre est tombé. La
conséquence est un fait (B) qui se produit après un autre (A). Elle est le résultat, le
fruit, le produit des faits précédents.
EXPRIMER LA CAUSE
MOYENS DE L’EXPRIMER
a) Proposition indépendante juxtaposée, la cause est introduite par un deux-points
explicatif. Ex. : Elle ne lui dit rien : elle savait sa susceptibilité.
b) Groupe nominal introduit par une préposition, complément circonstanciel de cause
du verbe. Ex. : Il s’était fié par optimisme à sa chance.
c) Groupe verbal à l’infinitif introduit par une préposition, complément circonstanciel
de cause du verbe. Ex. : Elle était peinée de le voir contrarié. / Il s’irritait d’avoir négligé
ce conseil.
d) Proposition coordonnée, le plus souvent introduite par car. Ex. : Patrick voulait
s’approcher car il n’y voyait rien.
e) Groupe verbal au participe présent ou au gérondif. Ex. : La foule étant trop dense, il
y renonça.
f) Proposition subordonnée relative explicative. Cette subordonnée est précédée d’un
virgule à la différence de la déterminative. Ex. : Sa mère, qui le connaissait, ne lui en a
pas parlé.
g) Proposition subordonnée conjonctive. Ex : C’était difficile parce qu’il avait beaucoup
de monde.
DIFFERENTES CONJONCTIONS/LOCUTIONS CONJONCTIVES DE SUBORDINATION DE
CAUSE.
À valeur générale et d’utilisation courante :
o Parce que (après la principale ou en tête de phrase pour une réponse). Ex. :
Il est allé voir le médecin parce qu’il avait de la fièvre.
o Puisque (cause présentée comme évidente par le locuteur). Ex. : Je ne
pouvais pas y aller puisque je n’avais pas été invité.
o Comme (en tête de phrase). Ex. : Comme il n’a pas plu depuis un mois, on
est obligés d’arroser le jardin tous les jours.
À valeur nuancée :
o Une cause est reconnue (le locuteur rappelle un fait constaté) :
Du fait que. Ex. : Du fait que tout le monde était fatigué, nous avons
arrêté la réunion.
Étant donné que / Vu que (+ familier). Souvent en tête de phrase.
Ex. : Vu qu’il est malade (Étant donné qu’), il ne vient pas à l’école.
o Deux causes sont possibles : soit (parce) que (…), soit que (…) + indicatif.
Ex. : Il était de bonne humeur soit (parce) qu’il avait bien dormi, soit qu’il
avait reçu de bonnes nouvelles.
o Une cause est remise en question : sous prétexte que. Ex. : Il n’est pas venu
sous prétexte qu’il était malade. ( en réalité il ne voulait pas venir).
o Cause écartée au profit d’une autre : non que (verbe au subjonctif…), mais
parce que (…). Ex. : Il ne viendra pas. Non qu’il n’en ait pas envie, mais
(parce qu’) il sera à l’étranger (no porque no tenga ganas sino porque estará
en el extranjero).
o Cause + idée de démonstration ou d’argument :
Car (variante de parce que dans un registre plus soutenu, mais sa
brièveté lui donne plus d’impact). Ex. : On juge exemplaire
l’implantation des nouveaux horaires car ils sont beaucoup plus
raisonnables.
En effet (après la principale, précédé d’une pause, explicite ce qui
vient d’être énoncé). Ex. : L’année prochaine, l’entreprise connaîtra
un profond changement. En effet, notre directeur général prendra
sa retraite.
o Cause + idée d’intensité : d’autant plus…que / d’autant moins…que /
d’autant mieux…que. Ex. : Elle comprend d’autant mieux votre situation
qu’il lui arrive la même chose.
o Cause + idée de temps : du moment que (registre plutôt familier). Ex. : Un
père dit à son enfant : « Du moment que t’as fini tes devoirs, tu peu venir
regarder la télé. »
LOCUTIONS PREPOSITIONNELLES DE CAUSE INTRODUISANT DES GROUPES NOMINAUX
OU VERBAUX
Cause simple Du fait de (cause constatée, fait reconnu), à cause de, pour
(qualités ou défauts), en raison de (effet général). Ex. : Du fait de son accident, elle
ne roule plus en voiture. / Des centaines de poids lourds sont bloqués sur
l’autoroute à cause de la neige. / Il a été dégradé pour sa lâcheté. / Le match a été
rapporté à plus tard en raison du mauvais temps.
Cause positive. Le résultat est considéré favorable Grâce à (seulement avec un
nom ou un pronom), avec. Ex. : Grâce au docteur, mon fils a été sauvé. / Avec son
passeport périmé, il n’a pu passer la frontière.
Cause négative. Le résultat est considéré comme défavorable À cause de (avec n
nom ou un pronom), faute de + nom (cause + absence), par manque de (cause +
insuffisance). Ex. : J’ai raté mon train à cause de mon frère. / Faute de
médicaments, la petite fille est morte en quelques jours. / Par manque de
responsabilité, il a commis des erreurs impardonnables.
Prétexte sous prétexte de. Ex. : Sous prétexte d’aller chercher des cigarettes,
elle quitta sa famille pour toujours.
Cause liée à un degré, à une intensité ou à une répétition à force de. Ex. : À
force d’être méprisé, le jeune homme avait fini par répondre par l’indifférence.
QUELQUES VERBES A VALEUR CAUSALE
Être dû à La pyramide de verre du Louvre est due à un artiste chinois.
Provenir de / être produit par / résulter de Ces troubles digestifs proviennent
d’une mauvaise alimentation.
Découler de / dériver de / émaner de Bon nombre de termes maritimes français
dérivent du néerlandais.
S’inspirer de Stendhal s’est inspiré d’un fait divers pour écrire Le Rouge et le
Noir.
Être causé par / être provoqué par La police est arrivée pour constater les
dégâts (daños) provoqués par les cambrioleurs (ladrones).
S’expliquer par / tenir à L’humidité du climat breton s’explique par la proximité
de l’océan.
EXPRIMER LA CONSEQUENCE
MOYENS DE L’EXPRIMER
a) Une proposition indépendante juxtaposée introduite : soit par un deux-points, soit
par une virgule. Ex. : Il faisait très beau : nous sommes sortis.
b) Une proposition indépendante coordonnée, le plus souvent introduite par donc,
mais aussi par d’autres adverbes. Ex. : Il faisait très beau, donc nous sommes sortis. /
C’était le triomphe de la lumière et de la beauté, aussi la campagne bourdonnait-elle.
c) Un groupe nominal introduit par une préposition ou une locution. Ex. : Nous avons ri
aux larmes (morirse de risa).
d) Un groupe verbal à l’infinitif introduit par une préposition ou par une locution
prépositionnelle. Ex. : Nous avons chanté à en perdre le souffle. / Nous étions trop
heureux pour pouvoir dormir.
e) Une proposition subordonnée relative déterminative. Ex. : Nous attendions une
journée qui nous fasse plaisir.
f) Un verbe de sens consécutif, le résultat est indiqué par son complément direct. Ex. :
Cette journée avait provoqué en nous un immense bonheur.
CONJONCTIONS ET LOCUTIONS CONJONCTIVES (MOTS DE LIAISON) INTRODUISANT
UNE CONSEQUENCE ENTRE DEUX PROPOSITIONS INDEPENDANTES COORDONNEES.
Et Il avait mangé des champignons vénéneux et devait mourir empoisonnée
quelques heures plus tard.
Donc (donne de l’impact à l’argumentation) On a trouvé sur le corps une lettre
de vous. Donc vous connaissez forcément la victime.
Aussi (En début de phrase, résultat d’un comportement, d’une manière d’être ou
d’agir. Inversion du sujet dans langage soutenu.) Je suis arrivé en retard au
concert, aussi j’ai dû attendre l’entracte pour entrer.
Ainsi (idem) Cet étudiant enregistrait les cours, ainsi il les réécoutait (les
réécoutait-il) chez lui.
Alors, dès lors (idée de déclic : à partir de ce moment-là) Ils ont bien vu qu’ils ne
pourraient pas travailler ensemble, alors ils ont décidé de se séparer.
D’où (rappel d’un résultat déjà connu) Dans le guide culinaire, certains
restaurants de renom ont perdu une étoile ; d’où leur mécontentement.
Du coup (conséquence brusque et inattendue) Au moment de payer l’addition, il
s’est aperçu qu’il avait oublié son portefeuille. Du coup, c’est moi qui ai été obligé
de payer.
Par conséquent, en conséquence Tu n’as pas obtenu ta carte de travail, par
conséquent il est inutile de chercher un poste.
C’est pourquoi, voilà pourquoi, c’est pour cela/ça que (résultat d’une
argumentation) J’aime le risque… calculé. C’est pourquoi j’ai choisi une voiture
sure. / On m’avait posé un lapin (dar plantón), c’est pour ça que j’étais de très
mauvaise humeur.
Ce n’est pas pour cela que, c’est pas pour ça que Il est majeur, ce n’est pas pour
cela qu’il (c’est pas pour ça qu’il) a une maturité d’esprit suffisante.
LES CONJONCTIONS INTRODUISANT DES PROPOSITIONS SUBORDONNEE DE
CONSEQUENCE (A L’INDICATIF ET AU CONDITIONNEL).
Indicatif (conséquence réelle).
Conditionnel (conséquence imaginée).
Conséquence + idée de manière de (telle) façon que / de (telle) sorte que / de
(telle) manière que / si bien que (résultat d’un seul fait pris dans sa globalité). Ex. :
Il conduit de telle manière / façon / sorte qu’il constituerait un danger sur les
routes. / Victor Hugo s’est violemment opposé à Napoléon III si bien que ses
œuvres ont été interdites en France.
Conséquence + idée d’intensité :
o L’intensité seule Tel + nom + que. Ex. : Il avait un tel trac en scène qu’il
dut renoncer à faire carrière dans la chanson.
o Intensité + quantité Tellement + adjectif ou participe passé + que. Ex. : Le
studio est tellement sale (sucio)[propre (limpio)] qu’il est inhabitable en
l’état actuel.
o La quantité Tant + participe passé + que. Ex. : Il a tant mangé qu’il a
attrapé une indigestion.
o La qualité Si + adjectif + que. Ex. : Elle traverse une si mauvaise passe
qu’elle a dû louer une robe pour assister au mariage de son frère.
Conséquence + limite de l’intensité :
o Au point que / à ce point que / à tel point que (l’intensité aboutit à un point
de rupture qui est ainsi mis en valeur) L’enfant avait de la fièvre au (à ce
/ à tel) point qu’il lui a fallut prendre un bain tiède.
o Tant et tant que / tant et si bien que (l’intensité est doublée d’une idée de
répétition ou d’insistance) Il a pleuré tant et tant (tant et si bien) que ses
parents ont cédé à ses caprices.
LES CONJONCTIONS INTRODUISANT DES PROPOSITIONS SUBORDONNEES DE
CONSEQUENCE (A L’INFINITIF ET AU SUBJONCTIF).
Infinitif (vérité générale à caractère impersonnel, au même sujet que le verbe
principal).
Subjonctif (interprétation personnelle).
Conséquence liée à une condition nécessaire :
o Pour que + subjonctif + il a fallu/il fallait + que + subjonctif Pour que la
sécurité soit renforcée, il a fallu qu’il y ait une alerte à la bombe.
o Pour + infinitif + temps du passé du verbe falloir + infinitif Pour être
compris, il a fallu me mettre en colère.
Conséquence liée à une condition minimale :
o Pour que + subjonctif + il suffit / il a suffit + que + subjonctif (+de + nom)
Pour qu’il retrouve son sourire, il suffit que le soleil rayonne un peu. / Pour
qu’il retrouve son sourire, il suffit d’un rayon de soleil.
o Pour + infinitif + il suffit/il a suffit + de + infinitif (+ que + subjonctif) Pour
ne pas dormir la nuit, il me suffit de prendre une tasse de café. / Pour ne
pas dormir la nuit, il suffit que je prenne une tasse de café.
Conséquence mise en doute (à cause d’une idée d’insuffisance ou d’excès
exprimée dans la principale) :
o Assez + adjectif + pour que + subjonctif Ce historien n’est pas assez
objectif pour que ses théories fassent autorité. (Este historiador no es lo
bastante objetivo como para que sus teorías hagan autoridad). / Assez + de
+ nom + pour + infinitif Fabrice possède assez de biens pour ne pas avoir
à se soucier de l’avenir. (Fabricio posee los suficientes bienes como para no
tener que preocuparse por el futuro).
o Trop + adjectif + pour que + subjonctif Cet historien est trop partial pour
que ses théories fassent autorité. / Trop + de + nom + pour + infinitif
Fabrice possède trop de biens pour ne pas avoir à se soucier de l’avenir.
o Suffisamment + de + nom + pour + infinitif Fabrice possède
suffisamment de biens pour ne pas avoir à se soucier de l’avenir.
QUELQUES VERBES A VALEUR CONSECUTIVE
Produire Les diverses interprétations de la Bible ont produit bien des schismes.
Causer / occasionner Les traumatismes cérébraux causent souvent des pertes
de mémoire.
Entraîner / déclancher / provoquer L’indépendance de l’Algérie a entraîné une
vague d’émigration en France.
Déboucher sur / aboutir à L’échec des négociations a débouché sur une rupture
diplomatique.
Conduire à / pousser à / entraîner à Sa passion du jeu l’a poussé à la ruine.
Être forcé de + infinitif Désolé, je suis forcé de partir !
EXERCISES
Dans les énoncés suivants, la partie soulignée exprime-t-elle la cause ou la
conséquence ?
1. Comme tu as dix-huit ans, tu peux passer ton permis de conduire. Cause
2. Bruno est si nerveux qu’il a du mal à s’endormir le soir. Conséquence
3. Du fait de sa double nationalité, Hélène est parfaitement bilingue. Cause
4. Salomé ne m’a pas appelé sous prétexte qu’elle avait perdu mon numéro. Cause
5. Jean s’est couché tard hier. C’est pourquoi il est si fatigué ce matin. Conséquence
6. Tante Olga vient par le train de 8 heures. J’irai donc la chercher à la gare.
Conséquence
7. Les berges (orillas) de la Seine sont fermées en raison des inondations. Cause
Cause ou conséquence ?
1. Le mistral souffle depuis trois jours, c’est pourquoi la plage est déserte.
Conséquence
2. Je ne me baignerai pas car l’eau est très froide. Cause
3. Comme il fait nuageux, je vais me promener dans l’arrière-pays. Cause
4. Je vais chez le médecin car j’ai très mal au dos. Cause
5. Il m’a conseillé le repos donc je n’irai pas travailler demain. Conséquence
6. Paul ne quitte pas sa cabine tant il a le mal de mer ! Cause
7. Je travaille tout l’été si bien que je prendrai mes vacances en octobre.
Conséquence
8. Étant donné que tu triches (hacer trampas), je ne jouerai plus avec toi. Cause
9. Il n’a pas voulu nous répondre, alors nous sommes partis fâchés (enfadado).
Conséquence
10. Il a tellement crié lors du meeting qu’il n’a plus de voix ! Cause
11. il marche très lentement à cause de son séjour prolongé au lit. Cause
12. Tu as trop bu pour que nous te laissions conduire. Conséquence
13. C’est une personne tellement bavarde que nous l’avons écartée de nos relations.
Cause
14. La station de ski ferme plus tôt que d’habitude du fait du manque de neige.
Cause
Exprimer le but
1. Le but est exprimé par une conjonction :
Le résultat souhaité étant possible, mais pas certain, il est exprimé au subjonctif Pour
que et afin que n’ont pas de nuance particulière, mais les sujets sont toujours différents.
Ex. : Ses parents l’ont envoyé très jeune en France pour qu’il puisse bien parler la langue.
Attention ! Quand il y a deux buts exprimés, le second est introduit seulement par que.
Ex. : Elle a fait des courses pour que nous ayons quelque chose à manger et que nous ne
soyons pas obligés d’en faire en arrivant.
Mais, quand les deux sujets sont identiques, il faut employer : pour + infinitif ou afin que +
infinitif. Ex. : À 40 ans, beaucoup de femmes mettent en péril leur carrière pour avoir un
enfant.
Quand les deux sujets sont différents et que l’on veut exprimer un but qu’on peut éviter,
on emploie : pour que + ne + subjonctif + pas ou de peur que + subjonctif. Ex. : Ils parlaient
bas pour qu’on ne les entende pas. / Nous partirons tôt de peur qu’il n’y ait des
embouteillages.
Quand les deux sujets sont identiques et que l’on veut exprimer un but qu’on peut éviter,
il faut employer pour ne pas + infinitif ou de peur que + infinitif. Ex. : Nous sommes rentrés
sur la pointe des pieds pour ne pas les réveiller. / J’ai pris de l’aspirine de peur d’avoir mal
à la tête.
2. Le but est exprimé par une préposition
Pour, de peur de sont obligatoirement suivis de l’infinitif lorsque les sujets sont identiques.
Ex. : J’ai réservé un mois à l’avance pour être sûre d’avoir des places. / Je lui ai téléphoné
avant de partir de peur de ne pas le trouver chez lui.
Pour, de peur de peuvent être suivis d’un nom. Ex. : J’aimerais un produit efficace pour
l’entretien de la moquette. / Ils ne sont pas partis en bateau de peur d’une tempête.
3. Le but exprimé au moyen d’un infinitif
Or, étant donné que le but exprimé au moyen d’un infinitif (introduit soit par une locution
conjonctive, soit par une locution prépositive) c’est la marque privilégiée du but, voici
d’autres possibilités de l’exprimer de manière nuancée.
o But + idée de manière : de manière / de façon à + infinitif. Ex. : Vous devez essayer
de ne pas vous coucher trop tard de manière (de façon) à être frais demain matin.
o But immédiat ou lointain : dans le but de / en vue de + infinitif. Ex. : Le syndicat a
donné l’ordre de suspendre la grève dans le but de ne pas envenimer la situation. /
Notre ville vient de créer de nouvelles zones piétonnes en vue de permettre à tout
le monde de circuler librement.
o But + idée ou sentiment personnels : dans / avec l’intention de + infinitif. Ex. : Si
des inconnus entrent chez vous avec l’intention de vous voler, que faites-vous ?
o But avec préoccupation vis-à-vis (con respecto a) des autres : dans l’intérêt / dans
les souci de + infinitif. Ex. : Dans l’intérêt de vous aider à mieux gérer vos affaires,
je vous propose une nouvelle méthode de gestion budgétaire.
o But au résultat incertain : dans l’espoir de + infinitif. Ex. : La police a entrepris des
recherches dans l’espoir de retrouver les corps des victimes.
4. Quelques verbes + infinitif exprimant le but
But + idée d’effort : chercher / travailler à + infinitif. Ex. : Tout contribuait à désigner cet
élève comme coupable, alors le prof a cherché à démontrer son innocence.
But + idée d’effort mais avec incertitude sur le résultat : s’efforcer de + infinitif. Ex. : L’ex-
champion du monde s’est efforcé de reconquérir son titre, mais il a été vaincu au 3ème
round.
Le but est précis : se proposer de + infinitif. Ex. : Nous nous proposons de vous aider à
mieux vivre votre retraite.
Le but est d’éviter : éviter de + infinitif. Ex. : Les manifestants ont évité de se heurter aux
forces de la police. / Empêcher de + infinitif. Ex. : Les banques centrales américaines ont
empêché le dollar de s’effondre (derrumbarse).
Le but est de s’imposer un refus à soi-même : se refuser à + infinitif. Ex. : En France, un
certain nombre de médecins se refusent à pratiquer l’Interruption Volontaire de Grossesse
(aborto) (IVG).
Le but est plus ou moins idéal : aspirer à + infinitif. Ex. : La retraite est normalement
destinée à ceux qui aspirent à se reposer. / Rêver à + infinitif. Ex. : Flora Tristan rêvait de
construire une société où hommes et femmes seraient sur un pied d’égalité.
Le but est atteint : parvenir à + infinitif. Ex. : Après avoir été battu aux élections
présidentielles de 1965 et 1974, François Mitterrand est enfin parvenu à présider la
République en mai 1981.
Exercices
Le but
Complétez ces phrases selon le modèle suivant : Hier, elle a acheté des cotillons pour le
réveillon de la Saint Sylvestre afin que son salon soit décoré. / de peur qu’aujourd’hui
les magasins ne soient fermés.
1. Cette année, elle a loué une maison à la montagne pour…
L’air de la mer ne soit mauvais pour les enfants.
Toute la famille soit réunie en août.
Passer ses vacances à Val d’Isère. [x]
2. Cette année, elle a loué une maison à la montagne de peur que…
L’air de la mer ne soit mauvais pour les enfants. [x]
Toute la famille soit réunie en août.
Passer ses vacances à Val d’Isère.
3. Cette année, elle a loué une maison à la montagne afin que …
L’air de la mer ne soit mauvais pour les enfants.
Toute la famille soit réunie en août. [x]
Passer ses vacances à Val d’Isère.
4. Nous avons acheté un paquet de beurre et six œufs pour…
Préparer une tarte aux poires. [x]
Mamie nous fasse goûter sa spécialité.
Nos provisions ne soient pas suffisantes pour le week-end.
5. Nous avons acheté un paquet de beurre et six œufs de peur que…
Préparer une tarte aux poires.
Mamie nous fasse goûter sa spécialité.
Nos provisions ne soient pas suffisantes pour le week-end. [x]
6. Nous avons acheté un paquet de beurre et six œufs afin que…
Préparer une tarte aux poires.
Mamie nous fasse goûter sa spécialité. [x]
Nos provisions ne soient pas suffisantes pour le week-end.
Complétez ces dialogues avec : pour, afin que (qu’) ou de peur que (qu’).
1. Pourquoi est-ce que tu as fermé ton bureau à clef ?
- Je le fais tous les soirs pour/a fin de éviter que quelqu’un fouille dans mes papiers.
2. Pour quelle raison est-ce que l’oncle Gustave a encore téléphoné ce matin ?
- il nous a appelés de peur que nous n’ayons oublié l’heure exacte de l’arrivée de son avion.
3. Je n’ai vraiment pas compris pourquoi Odile ne peut pas partir en vacances cet été.
- Elle va rester à Paris afin que ses enfants puissent aller en Grèce : ils ont trois chiens et un
chat à nourrir, tu sais ?
4. Pourquoi ses amis ne l’invitent plus à leurs fêtes ?
- De peur qu’elle ne se présente avec son nouveau fiancé : personne ne l’aime.
5. Je ne sais pas pourquoi tu n’achètes pas cette grosse moto dont tu rêves depuis si
longtemps.
- J’ai décidé de faire des économies pour payer mon inscription à un cours d’anglais à Londres.
6. Est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi les enfants ont l’air si malheureux aujourd’hui ?
- Ils insistent afin que nous allions le week-end de la Pentecôte à Disneyland, mais je leur ai dit
que nous n’en avions pas très envie.
L’expression nuancée du but
Choisissez les propositions subordonnées de but qui conviennent :
1. Elles ont appelé un taxi… D
2. Quand je fais du shopping, j’emporte rarement ma carte de crédit… G
3. J’ai donné mon adresse à Paola… B
4. Joël interdit à ses enfants de faire du scooter… C
5. Mon cousin Alexis économise depuis deux ans… F
6. Marie a acheté un téléphone portable à son fils… A
7. Manon suit les cours du conservatoire de Paris… E
A) de manière à pouvoir le joindre à tout moment.
B) pour qu’elle puisse m’écrire là-bas.
C) de peur qu’ils n’aient un accident.
D) à fin d’être à l’heure chez-vous.
E) pour être pianiste professionnelle.
F) en vue d’acheter une voiture.
G) de crainte de dépenser trop d’argent.
Complétez chaque énoncé avec l’expression qui convient.
1. Nous avons acheté une tente de camping…
- (à fin de, de peur de, dans l’intérêt de) partir camper cet été.
- (en vue d’, afin d’, de crainte d’) un voyage dans le désert l’an prochain.
- (de peur que, afin que, pour que) les hôtels (ne) soient complets.
2. Le directeur a organisé une réunion…
- (pour, de crainte d’, afin qu’) annoncer officiellement son départ.
- (dans l’intérêt de, de peur que, pour que) tous les employés de l’entreprise.
- (dans l’intérêt que, de crainte que, afin que) des rumeurs (ne) circulent sur son départ.
3. J’ai acheté un appareil-photo numérique…
- (dans l’intérêt de, de manière a, de peur que) pouvoir stocker les photos sur mon ordinateur.
- (en vue de, afin de, de crainte de) mon voyage en Inde.
- (afin que, de peur que, dans l’intérêt de) mes enfants puissent l’utiliser facilement.
4. Les Français achètent peu sur Internet…
- (par crainte de, en vue de, afin de) donner leur numéro de carte bancaire en ligne.
- (pour que, de peur que, pour) des escrocs n’utilisent leurs coordonnées bancaires.
- (de crainte d’, afin d’, dans l’intérêt d’) éviter les risques de vol.
Quelques phrases à traduire (verbes à l’infinitif exprimant le but)
1. María y Ana evitaron enfrentarse con sus padres para que las dejaran salir esta noche.
- Marie et Anne ont évité de s’opposer à/se heurter à leurs parents pour qu’ils les laissent
sortir ce soir.
2. Antonio y Sara se esforzaron en estudiar más con el fin de hacer bien sus exámenes.
- Antoine et Sara se sont efforcés d’étudier plus/davantage afin de bien faire leurs examens.
3. Virginia e Irene soñaban con hablar varios idiomas con el objetivo de viajar por todo el
mundo.
- Virginie et Irene rêvaient de parler plusieurs langages pour voyager pour tout le monde.
4. Francisco y Alexia se propusieron aprobar todos los exámenes con miras a pasar el verano
divirtiéndose.
- François et Alexia se sont proposés de passer tous les examens en vue de passer l’été en
s’amusant.
5. Cristina y María aspiraban a comprarse un apartamento en la playa con la intención de
reunir a todos sus amigos.
- Cristine et Marie aspiraient à acheter un appartement sur la plage dans l’intérêt de réunir
tous ses amis.
6. José e Isabel buscaban demostrar que se esforzaban con el fin de que sus profesores los
consideraran unos buenos alumnos.
- José et Isabel cherchaient démontrer qu’ils se sont efforcés afin que ses professeurs leur
considèrent bons élèves.
7. Raquel y Patricia han conseguido obtener los resultados que se habían propuesto para no
pasarse el verano estudiando.
- Raquel et Patricia ont obtenu les résultats qu’elles se seraient proposées de peur qu’elles se
passent l’été en train d’étudier.
8. Marina y Carmen se negaban a dejar pasar la oportunidad de ir a Francia con el fin de
trabajar en un instituto.
- Marina et Carmen ont refusé de laisser passer l’opportunité d’aller en France afin de
travailler dans un lycée.
3. LOCUTIONS PREPOSITION. QUI INTRODUISENT DES GROUPES NOMINAUX OU VERBAUX:
-Cause simple: du fait de (cause constatée, fait reconnu), a cause de, pour (qualités ou
défauts), en raison de (effet général).
-Cause positive: Grace a, avec.
*Etre périmé: estar caducado
- Cause négative. Les resultat est considéré comme défavorable : a cause de, faute de (por
falta de) + nom (cause + absence), par manqué de (cause + insuffisance)
- Prétexte: sous prétexte de
-Cause liée à in degré, à une intensité ou à une repetition: à force de. Ex-> À force d’etre
méprisé, le jeune home avait fini par répondre par l’indifférence. (A fuerza de ser
menospreciado el joven había acabado por responder por la indiferencia)
*rate: perder
4. Quelques verbes à valeur causale:
- Être dÛ à –> La pyramide de verre du Louvre est due à un artiste chinois
- Provenir de / etre produit par/ résulter de -> Ces troubles digestifs proviennent d’une
mauvaise alimentation.
- Découler de / dériver de/ émaner de-> Bon nombre de termes maritimes français dérivent du
néerlandais.
- S’inspirer de -> Stendhal s’est inspiré d’un fait divers pour écrire Le Rouge et le Noir.
- Être causé par / Être provoqué par -> La police est arrivée pour constater les dégÂts. (la
policía llego para constatar los daños por los ladrones)
-S’expliquer par / tenir à -> L’humidité du climat breton s’explique par la proximité de l’océan.
Exprimer la conséquence
1. Moyens de l’éxprimer
- A) Une proposition indépendante juxtaposée introduite: soit par un deux-points, soit
par une virgule.
- B) Une propositon independante coordonnée, le plus souvent introduite par donc,
mais aussi par d’autres [Link] -> Il faisait très beau, donc nous sommes sortis.
- C) Un groupe nominal introduit par une préposition ou une locution. Ex -> Nous avons
ri aux larmes (morirse de risa)
- D) Un groupe vb à l’infinitif introduit par une préposition ou par une locution
prépositionnelle. Ex -> Nous avons chanté à en perdre le soufflé (jasta perder el
aliento). / Nous étions trop heureux pour pouvoir dormir.
- E) Une prep subordonnée relative déterminative
- F)Un vb de sens sonsecutif, le resulta test indiqué par son complement direct. Ex ->
Cette journée avait provoqué en nous un inmense bonheur.
2. Conjunctions et locutions conjonctives qui introduisent une consequence entre deux
prepositions indépendantes coordonnées:
- Et -> Il avait mange des champignons vénéix et devait mourir empoisonné quelques
heures plus tard.
- Donc (therefore) -> On a retrouvé sur le corps une lettre de vous. Donc vous
connaissez forcément la victime.
- Aussi (en début de phrase. Inversion du sujet dans la langage soutenu) -> je suis arrive
en retard au concert, aussi j’ai dÛ attendre l’entracte pour entrer.
- Ainsi (de cette manière) (idem) -> Cet étudiant enregristrait les cours, ainsi il les
réécoutait (les réécoutait-il) chez lui.
- Alors, dès lors (idée de déclic: ‘a partir de ce moment-là) -> ils ont bien vu qu’ils ne
pourraient pas travailler ensemble, alors ils ont decide de se séparer.
- D’où (de ahí que) rappel d’un résultat déjà connu) -> Dans pe guide culinaire, certains
restaurants de renom ont perdu une étoile; d’où leur mécontentement
- Du coup (consequence brusque et inattendue) -> Au moment de payer l’addition, il
s’est apercu qui’il avait oublié son portefeuille.
03/04/17
EXERCICE: CAUSE OU CONSEQUENCE?
1. Le mistral soufflé depuis trois jours, c’est pourquoi la plage est déserte
consequence
Explication: c’est pourquoi signifie: c’est la raison pour laquelle la plage est déserte.
2. Je ne me baignerai pas car l’eau est très froide. Cause
E: la conjunction car introduit une explication. Pourquoi?
3. Comme il fait nuageux, je vais me promener dans l’arrière-pays cause
E: comme en debut de phrase
4. Je vais chez le médecin car j’ai très mal au dos cause
E: Pourquoi je vais chez le médecin? Parce que j’ai mal au dos
5. Il m’a conseillé le repos donc je n’irai pas travailler demain consequence
E: Donc: conjonction exprime la conséquence de momn mal au dos et la conclusion de
la visite.
6. Paul ne quitte pas sa cabine tant il a le mal de mer! consequence
E: pourquoi Paul ne quitte-t-il pas sa cabine? Parce qu’il a le mal de mer. Avec
l’adverbe tant on introduit une notion d’intensité
7. Je travaille tout l’été si bien que je prendrai mes vacances en octubre consequence
E: je travaille tout l’été: résultat? Je prendrai mes vacances plus tard.
8. Etant donné que tu triches, je ne jouerai plus avec toi cause
E: Etant donné: presente une cause incontestable: puisque tu triches je ne jouerai plus.
9. Il n’a pas vouli nous répondre, alors nous sommes partis fâchés consequence
E: alors utilisé dans le langage familier pour dire: par suite de cela, en consequence,
nous sommes fachés.
10. Il a tellement crié lors du meeting qu’il n’a plus de voix! consequence
E: Il a tellement crié: résultat? Il ne peut plus parler
11. Il marche trés lentement à cause de son séjour prolongé au lit cause
E: Pourquoi marche-t-il lentement? À cause d’un long séjour au lit.
12. Tu as trop bu pour que nous te laissions conduire consequence
E: la proposition subordonnée est introduite par pour que. Il a trop bu: resultt? On
ne peur pas le laisser conduire. Remarquez que le verbe est au subjonctif.
13. C’est une personne tellement bavarde que nous l’avons écartée de nos relations
consequencei
E: tellement…que. La personne parle trop: résultat? Nous la tenons à l’écart
14. La station de ski ferme plus tôt que d’habitude du fait du manque de neige cause
E: Du fait intoduit une cause incontestable
OPPOSITION ET CONCESSION
1.- Définition
2.- L’opposition
3.- La concession
Nuances entre les articulateurs qui servent à exprimer la concession ou l’opposition:
OPPOSITION: il y a opposition quand on rapproche deux faits de même nature
(événements, comportements) pour mettre en valeur leurs différences. Ex.
Tandis que les méridionaux sont expansifs, les Nordiques sont réservés.
CONCESSION: il y a concession quand in obstacle reconnu ou envisage reste ou
restera sans effet, c’est-à-dire elle exprime un événement qui n’a pas eu lieu
comme la logique l’exigeait. Ex. Malgré son mauvais caractère, je l’aime
comme elle est. (= je reconnais qu’elle a mauvais caractère, mais cela ne
change rien à mes sentiments pour elle).
L’opposition.1
[Link]
Au contraire indique une opposition radicale, totalement oppose, inverse. Ex: Je ne
déteste pas le chocolat, au contraire, je l’adore!
En revanche ( = par contre) introduit un énoncé opposé à l’énoncé précédent. Ex. Cet
enfant avait de grandes facilités pour les langues, en revancha (par contre), il éprouvait
les pires difficultés en mathématiques et physique.
L’opposition.2
[Link]épositions
À l’opposé de, à l’inverse de. Ex. Jean aimait les sports violents, les sorties en
bande, tout à l’opposé de (à l’inverse de) son frère.
3.-Conjonctions:
Alors que + indicatif ou conditionnel. Il indique un rapport d’opposition. Ex. Alors
qu’il tutoie tout le monde, il vouvoie toujours son père.
Tandis que indique une opposition avec un contraste, deux actions qui se
substituent l’une à l’autre. Ex. Tu as quitté l’école à 14 ans tandis que, moi, j’y suis
restée jusqu’au Bac.
L’opposition.3
Alors même que, tandis que, quand (opposition dans le moment: au même moment,
en même temps). Ex. Alors même que je me préparais, mes amis sont arrivés chez
moi./ Je remuais ciel et terre pour trouver du travail quand, lui, il jouait aux cartes
dans les cafés.
Pendant que (opp dans la durée). Ex. Pendant que tu te laissais dorer au soleil des
Antilles, moi, je te cherchais dans la grisaille de Paris.
1.- Signalez les phrases de ce texte qui expriment l’opposition et la concession:
Le 1er abril, c’est le jour des plaisanteries et des blagues, bien qu’elles soient autorisées toute
l’année. On dit ‘’poisson d’avril’’ aux personnes à qui on a fait une farce. Les enfants
accrochent des poisons en papier dans le dos de leurs camarades et à leur insu. Tandis que les
journaux, la radio et la télévision annoncent de fausses nouvelles. En dépit de votre vigilance,
ce jour-là il est facile de tomber dans le piège. Même si l’origine de cette fête n’est pas
déterminée avec précision, elle est pratiquée dans plusieurs pays.
(FALTA)
24/04/2017
EXPRIMER LE BUT (objectif, intention)
Le but peut etrè exprimé:
a. Par une conjunction
b. Par une préposition
c. Au moyen d’un infinintif exprimant le but
[Link] but expreimé par une conjunction:
- Le résultat souhaité étant possible, mais pas certain il est exprimé au subjonctif pour
que et afin que n’ont pas de nuance particulière, mais les sjects sont toujours differentes. Ex-
Ses parents l’ont envoyé très jeune en France pour qu’il puisse bien parler la langue.
ATTETNTION! Quand il y a deux buts exprimes, le second est introduit seulement par que.
Ex. Elle a fait des courses pour que nous ayons quelque chose à manger et que nous ne
soyons pas obligés d’en faire en arrivant.
-Mais, quand les deux sujects sont identiques, il faut employer: pour + infinitif ou afin que +
infinitif. Ex. À 40 ans, beaucoup de femmes mettent en peril leur carrier pour avoir un
enfant.
-Quand les deux sujets sont different et que l’on veut exprimer un but qu’on peut éviter, on
emploie: pour que + ne + subjonctif + pas ou de peur que + subj. Ex. Ils parlaient bas pour
qu’on ne les entende pas./ Nous partirons tôt de peur qu’ol n’y ait des embouteillages.
-Quand les deux sujets sont identiques et quel’on veut exprimer in but qu’on peut éviter, il
faut employer pour ne pas + infinitive ou de peur de + infinitive. Ex. Nous sommes rentrés
sur la pointe des pieds pour ne pas les réveiller. / j’air pris de l’aspirine de peur d’avoir msl `s
ls tête.
[Link] but est exprimé par un epréposition:
-Pour, de peur de sont obligatoirement suivis de l’infinitif losque les sujets sont indentiques.
Ex. J’ai reservé un mpois à l’avance pour être sûre d’avoir des places./ Je lui ai téléphoné
avant de partir de peur de ne pas le trouver chez lui.
-Pour, de peur de peuvent être suivis d’un nom. Ex. J’aimerais un produit efficace pour
l’entretien de la moquette./ Ils ne sont pas partis en bateau de peur d’une tempête.
*EXERCISES: LE BUT (1)
Complétez ces phrases selon le modèle suivant: Hier, elle a acheté des serpentins pour le
réveillon de la Siant Sylvestre afin que son salón soit décoré/ afin de décorer la maison
/ de peur qu’aujourd’hui les magasins ne soient fermés.
[Link] année, elle a loué une maison à la montagne pour...
a.l’air de la mer ne soit mauvais pour les enfants : de peur que
[Link] la famille soit réunie en août: afin que
[Link] ses vacances à Val d’Isère: afin de
2. de peur que…
a.
3. =
4. Nous avons acheté un paquet de beurre et six oeufs pour… a.
a. préparer une tarte aux poires
b. mamie nous fasse goûter sa spécialité
c. nous provisions ne soient pas suffisantes pour le week-end
5 de peur que...
c.
6. afin que...
b.
7. Ils ont acheté une nouvelle voiture pour...
a. leur fille puisse prendre prendre la leur
b. partir en vacances
c. le leur ne tombe en panne pendant les vacances
8. de peur que…
c.
9. afin que
a.
LE BUT (2)
Complétez ces dialogues avec: pour, afin que (qu’) ou de peur que [por miedo a] (qu’).
[Link] est-ce que tu as fermé ton bureau à clef?
-Je le fais tous les soirs…pour… éviter que quelqu’un fouille dans mes papiers.
[Link] quelle raison est-ce que l’oncle Gustave a encore(una vez más)téléphoné ce matin?
-Il nous a appelés…de peur que...nous n’ayons oublié(hayamos olvidado) l’heure exacte de
l’arrivé de son avion.
[Link] n’ai vraiment pas compris pourquoi Odile ne peut pas partir en vacances cet été.
-Elle va rester à Paris…afin que..ses enfants puissent aller en Grèce: ils ont trois chiens et un
chat à nourrir, tu sais?
4. Pourquoi ses amis ne l’invitent plus à leurs fêtes?
-........De peur qu’..........elle ne se présente avec son nouveau fiancé: personne ne l’aime.
5. Je ne sais pas pourquoi tu n’achètes pas cette grosse moto dont tu rêves depuis si
longtemps.
-J’ai décidé de faire des économies…pour... Payer mon inscription à un cours d’anglais à
Londres.
c. Or, étant donné que le but exprimé au moyen d’un infinitif (introduit soit par un elocution
conjonctive, soit par une oc. Prépositive) c’est la marque privilégiée du but, voivi d’autres
possibilités de l’exprimer de manière nuancée.
-But + idée de manière: de manière/de façon à + infinitif. Ex. Vous devez essayer de ne pas
vous coucher trop tard de manière (de façon) à être frais demain matin.
-But immédiat ou lointain: dans le but de / en vue de + infinitif. Ex. Le syndicat a donné l’ordre
de suspendre la grève dans le bir ne pas envenimer la situation. / Notre ville vient de créer de
nouvelles zones piétonnes en vue de (con vistas a) permettre à tout le monde de circuler
librement.
-But + idée ou sentiment personnels: dans / avec l’intention de + infinitif. Ex. Si des inconnus
entrent chez vous avec l’intention de vous voler, que faites-vous?
-But avec préoccupation vis-à-is des autres: dans l’intérêt / dans les souci de + infinitive. Ex.
Dans l’intérêt de vous aider à mieux gérer vos affaires, je vous propose une nouvelle method
de gstion budgétaire.
-But au résultat incertain: dans l’espoir de + infinitive. Ex. La police a entrepris des recherché
dans l’espoir de retrouver les corps des victimes.
[Link] verbes + infinitif exprimant le but.
-But + idée d’effort: chercher à/travailler à + infinitive. Ex. Tout contribuait à designer cet élève
comme coupable, alors le prof a cherché à démontrer son innocence.
-But idée d’effort, mais avec incertitude sur le résultat: s’efforcer de + infinitive. Ex. L’ex-
champion du monde s’est efforcé de reconquérir son titre, mais il a été vaincu ai 3e round.
-Le but est précis: se proposer de + infinitif. Ex. Nous nous proposons de vous aider à mieux
vivre votre retraite.
-Le but est d’éviter: éviter de + infinitive. Ex. Les manifestants ont évité de se heurter aux
forces de la pólice. / Empêcher de + infinitif. Ex. Les banques centrales américaines ont
empêché le dollar de s’effondre (caerse, venirse abajo)
-Le but est de s’imposer un refis à soi-même: se refuser à + infinitif. Ex. En France, un certain
nombre de médecins se refusent à pratiquer l’interruption Volontaire de Grossese (IVG).
[aborto]
-Le but est plus ou moins ideal: aspirer à + infinitive. Ex. La retraite est normalement destinée à
ceux qui aspirent à se reposer. / Rêver de + infinitif. Ex. Flora Tristan rêvait de construiré une
société où hommes et femmes seraient sur un pied d’égalité.
-Le but est atteint: àrvenir à + infinitif. Ex. Après avoit été battu aux élections présidentielles de
1964 et 1974, François Mitterrand est enfin parvenu à preside la République en mai 1981.
-Notons, por commencer, que l’hypothèse correspond en fait à deux utilisations posibles:
- la condition (fait, situation ou ontexte nécessaire à la réalisation d’autre chose)
-ou l’Eventualité (fait pouvant se produire, avec pkus ou moins d’incertitude).
Tableau
Hypothèse Concordance des temps Exemples Valeurs
Éventuel Si + present / future Si je suis riche, Réalisable
simple j’achèterai un château
Irréel du présent Si + imparfait / Si j’étais riche, Non réalissée dans le
conditionnel présent j’achèterais un château présent
Irréel du passé Si + plus-que-parfait / Si j’avais été riche, Non réalisée dans le
conditionnel passé j’aurais acheté un passé
château
Éventuel Si + present / impératif Si tu te sens mal, rentre Nuance de conseil
à la maison
Éventuel Si + present / présent Si tu n’arrêtes pas tout Nuance de menace
de suite, tu sors
Passé (1) Si + passé composé / S’il a terminé, il doit Déduction sous
présent être rentré condition
Passé (2) Si + passé composé / Si tu as terminé, viens Condition réalisée,
impératif avec nous faire les conséquence
magasins (ir de tiendas) immédiate
Passé (3) Si + passé composé + si tu l’as déjà fait avant, Condition réalisée,
futur tu réussiras aujourd’hui consequence à venir
certaine
ATTENTION!
Il est importante de se rappeler que le verbe placé après si est toujours à l’indicatif.
L’emploi le plus fréquent est si, mais vous pouvenz varier les structures en utilisant:
Au cas où + conditionnel
Dans l’hypothèse où + conditionnel
À supposer que + subjonctif
En admettant que + subjonctif
Pourvu que + subjonctif
À moins que + (ne explétif) + subjonctif
Voici quelques exemples…
1. Au cas où tu changerais d’avis, nous irions prendre un pot ce soir. (Introduit une
hypothèse. = Si tu changes d’avis, nous prendrons un pot (iremos de cañas) ce soir)
2. Dans l’hypothèse où vous travailleriez pour nous, que feriez-vous pour améliorer
notre service? (introduit une hypothèse. = Si vous travaillez pour nous, que feriez-vous
pour améliorer notre service?)
3. Nous pourrions faire l’excursion dans la vieille ville à supposer qu’il ne pleuve pas.
(introduit une supposition, parfois porteuse de doute. = S’il ne pleut pas, nous
pourrions faire l’excursion dans la vieille ville.)
4. En admettant qu’il dise la vérité (dando por hecho/admitiendo que diga la verdad), lui
pardonnerais-tu (lo perdonarías)? (introduit une suppositions, parfois porteuse de
doute)
5. Nous pourrions aller pique-niquer pourvu qu’il ne pleuve pas (podríamos ir de picnic
siempre que no llueva). (introduit une condition nécessaire pour que le fait principal se
réalise).
6. Il ne connait pas cette information, à moins que (a menos que) tu ne le lui aies dit.
(introduit l’hypothèse d’une restriction. Le fait principal se réalisera si le a fit
hypothétique ne se réalise pas).
Exercices
Question nº1
Que feras-tu demain?
S’il fait beau demain, j’irai flâner dans la vieille ville
S’il faisait beau demain, j’irais flâner dans la vieille ville
S’il fait beau demain, je flâne dans la vieille ville
Question nº2
Si tu étais maire de la ville, que ferais-tu pour les jeunes?
Je vais créer un espace jeune et leur proposer des activités qui vont leur
permettre de s’épanouir artistiquement
Je créerais un espace jeune et leur proposerais des activités qui leur
permettraient de s’épanouir artistiquement
Je créerais un espace jeune et leur proposerais des activités qui leur
permettront de s’épanouir (florecer/madurar) artistiquement
Question nº3
S’il n’avait pas plu hier, qu’aurais-tu fait?
J’aurais fait une promenade en montagne et j’aurais passé su temps avec mes amis
Je ferais une promenade en montagne et je passerais du temps avec mes amis
J’aurais fait une promenade en montane et je passerais du temps avec mes amis
Dictée sur l’expression de l’hypothèse
Si l’enfant nous avait écoutes, il n’aurait pas glissé dans ce gouffre de glace. D’après les
temoins, il y est allé tout droit. On l’en tirera pourvu q’une nouvelle bourrasque n’éclate cette
nuit. Si l’obscurité ne gênait pas les recherches, on devrait l’apercevoir sans tarder. Mais si l’on
veut descendre une lanterne dans la crevasse, si elle s’éteint et si l’on n’essaie de s’en passer,
on n’y voit plus rien. En descendant à l’aveuglette, les souveteurs prendraient trop de risques.
Sans l’ingéniosité des uns, sans le courage des autres, nous renoncerions. Qui verrait cette
foule anxieusse et active serait fier de faire partie de la race humaine.
Si el niño nos hubiera escuchado, no se habría resbalado en el abismo/agujero de hielo.
Según los testimonios, fue recto/bien.
Lo sacaremos de allí a menos que una nueva borrasca estalle esta noche.
Si la oscuridad no entorpeciera/molestara/dificultara la búsqueda, deberíamos percibirlo sin
tardar/pronto.
Pero si queremos bajar una linterna en el agujero/pozo, si se apaga y si intentamos prescindir
(de la linterna), no se ve nada.
Descendiendo a ciegas (si descendemos a ciegas), los rescatadores correrían demasiados
riesgos. Sin el ingenio de unos, y sin el coraje/valentía de los otros renunciaríamos. Quien viera
a esta multitud ansiosa y activa se sentiría orgullosa de formar parte de la raza humana.
OPPOSITION ET CONCESSION
1. DEFINITION
Nuances entre les articulateurs qui servent à exprimer la concession ou l’opposition :
Opposition : il y a opposition quand on rapproche deux faits de même nature
(événements, comportements) pour mettre en valeur leurs différences. Ex. : Tandis
que les méridionaux sont expansifs, les nordiques sont réservés.
Concession : Il y a concession quand un obstacle reconnu ou envisagé reste ou
restera sans effet, c’est-à-dire elle exprime un événement qui n’a pas eu lieu
comme la logique l’exigeait. Ex. : Malgré son mauvais caractère, je l’aime comme
elle est. (= je reconnais qu’elle a mauvais caractère, mais cela ne change rien à
mes sentiments pour elle).
2. L’OPPOSITION
1- Adverbes
Au contraire Introduit souvent une proposition affirmative après une négative.
Ex. : Je n’avais plus peur. Au contraire, j’éprouvais (experimentaba) un grand
calme.
En revanche, par contre. Ex. : Cet enfant avait de grandes facilités pour les
langues, en revanche (par contre), il éprouvait les pires difficultés en
mathématiques et physique.
2- Prépositions
À l’opposé de, à l’inverse de. Ex. : Jean aimait les sports violents, les sorties en
bande, tout à l’opposé de (à l’inverse de) son frère.
3 – Conjonctions
Alors que (personnes ou comportements). Ex. : Elle est originaire du Brésil alors
que lui, il vient de l’Algérie.
Tandis que (actions et comportements). Ex. : Tu as quitté l’école à 14 ans tandis
que moi, j’y suis restée jusqu’au Bac.
Alors même que, quand (opposition dans le moment : au même moment, en même
temps). Ex. : Alors même que je me préparais, mes amis sont arrivés chez moi. /
Je remuais ciel et terre pour trouver du travail quand, lui, il jouait aux cartes dans
les cafés.
Pendant que (opposition dans la durée). Ex. : Pendant que tu te laissais dorer au
soleil des Antilles, moi, je te cherchais dans la grisaille de Paris.
3. LA CONCESSION
1- Adverbes
Pourtant. Ex. : Il s’est engagé, les yeux fermés, dans cette affaire, pourtant (sin
embargo) douteuse.
Cependant. Ex. : Elle confond les noms, les dates, les lieux. Et cependant, un
souvenir plus clair que les autres lui vient de temps en temps.
Néanmoins. Ex. : Tous les incendies ne sont pas provoqués. Il est néanmoins
troublant qu’à chaque coup de Mistral, des foyers se déclarent simultanément.
Toutefois. Ex. : Les manifestations des étudiants ont pris une ampleur inattendue,
toutefois le gouvernement a décidé de ne pas retirer la loi.
2- Les coordonnants
Mais (opposition simple). Ex. : Paul était en retard dans ses études, mais son
intelligence lui permettra de rattraper très vite les autres étudiants. [être en retard,
être en avance, être à l’heure].
Or (opposition pour une démonstration révélant une contradiction). Ex. : Nous
traversons une période de froid exceptionnelle, or nous sommes en juin.
Et (précédé d’une virgule : opposition doublée d’un sentiment). Ex. : Elle n’a ni les
diplômes, ni la compétence nécessaire, et elle voudrait ce poste ! (sentiment de
réprobation).
3- Prépositions
Malgré (+ nom ou pronom). Ex. : C’est vraiment un enfant méchant ! Malgré lui, il
ne peut s’empêcher de faire le mal.
En dépit de (+ nom ou pronom). Ex. : En dépit du danger, ils tombèrent tous
d’accord pour continuer.
Sans (+ infinitif). Ex. : Sans le connaître vraiment, je pouvais prévoir sa réaction.
(=bien que… ne… pas).
Au risque de (+infinitif). Ex. : Au risque d’être exilé, Victor Hugo s’opposa
violemment au coup d’État de Louis-Napoléon, le futur Napoléon III. (=Bien qu’il
risquât d’être exilé…)
4- Conjonctions
Bien que + subjonctif / + adjectif / + participe passé. Ex. : Bien qu’il pleuve, les
Parisiens n’ont pas hésité à venir sur les Champs-Élysées à l’arrivée du Tour de
France.
Quoique + subjonctif / + adjectif / + participe passé. Ex. : Quoiqu’elle soit guérie,
elle doit encore faire du repos.
Encore que + subjonctif (idée de restriction). Ex. : Les connaisseurs considèrent
que le bordeaux est le roi des vins. Encore que le bourgogne ait aussi ses
partisans.
Même si + sujet + présent ou passé composé. Ex. : Même si ce pianiste n’a
décroché aucun grand prix international, il poursuit sa brillante carrière dans le
monde entier.
Quand bien même + sujet + plus-que-parfait. Ex. : Quand bien même Paris n’avait
pas décroché le titre de capitale olympique, son pouvoir d’attraction ne s’en
ressentira pas.
Si + adjectif + que + (sujet) + subjonctif. Ex. : Si intéressante que paraisse cette
proposition, tâchez de prendre conscience des risques qu’elle comporte.
Qui que + sujet + verbe être au subjonctif (surtout avec tu et vous). Ex. : Qui que
vous soyez, n’oubliez jamais que nous appartenons tous à une seule et même
famille : celle de l’humanité !
Quoi que + sujet + verbes « faire », « dire », « penser »… au subjonctif. Ex. : Quoi
qu’on fasse, c’est toujours le portrait de l’artiste par lui-même qu’on fait.
Quel(les) que soi(en)t + sujet. Ex. : Quel que soit le régime socio-économique
duquel ils dépendent, l’idéal scientifique demeure fermement accroché au cœur
des chercheurs.
5 – Tournure fréquente
Avoir beau + infinitif (= bien que + subjonctif ; = faire des efforts en vain). Ex. : Il a
eu beau multiplier les démarches auprès du ministre, il n’a (pas) pu obtenir son
audience ! (= Toutes ses démarches ont été vaines). // Ses parents avaient eu
beau lui faire des prières (rogar) pour qu’il reste, il ne céda pas. écouter :
[Link]
contido/[Link]
EXERCICES
1 – L’opposition. Mettre en relation les phrases d’une colonne avec celles de
l’autre:
1. J’avais invité Sylvie à dîner… d) mais elle n’était pas libre.
2. Nous sommes décidés à entreprendre cette expédition… h) malgré les risques
qu’elle représente.
3. Elle ne parle pas très bien le français… e) bien qu’elle vive en France depuis 2 ans.
4. Jacqueline est malade… f) néanmoins, elle restera dans son appartement.
5. Elle a acheté une voiture… b) alors qu’elle est sans travail depuis un an.
6. Je pensais m’ennuyer…
7. Elle ne connaît pas son pays… c) par contre, elle voyage beaucoup à l’étranger.
8. Lucy aime beaucoup cette maison…
a) en fait, elle m’a beaucoup fait rire.
g) pourtant elle travaille.
2 – Signalez les phrases de ce texte qui expriment l’opposition et la concession :
Le 1er avril, c’est le jour des plaisanteries et des blagues, bien qu’elles soient
autorisées toute l’année (concession). On dit « poisson d’avril » aux personnes à qui
on a fait une farce. Les enfants accrochent des poissons en papier dans le dos de
leurs camarades et à leur insu. Tandis que les journaux, la radio et la télévision
annoncent de fausses nouvelles (opposition). En dépit de votre vigilance, ce jour-là il
est facile de tomber dans le piège. Même si l’origine de cette fête n’est pas déterminée
avec précision, elle est pratiquée dans plusieurs pays.
Opposition Tandis que…
Concession En dépit que… / bien (que) qu’… / même si…
3 – Complétez avec « alors que », « tandis que », « quand » (opposition), « si »,
« même si » (aunque), « quand bien même » (aun cuando) + conditionnal
(concession).
1. Je ne te pardonnerai jamais ton oubli pour la Saint-Valentin quand bien même tu
m’achèterais un bijou de grande valeur.
2. Le 31 décembre, a minuit exactement, les Français s’embrassent sous le gui-plante
que l’on accroche au-dessus des portes et qui porte bonheur pour le Nouvel An, tandis
que/alors que les Espagnols mangent un grain de raisin a chaque coup de minuit.
3. Le 25 novembre, les femmes célibataires de plus de 25 ans font une fête et portent
des chapeaux farfelus, même si cette coutume, qui avait disparu, revient au goût du
jour, elle est peu pratiquée.
4. Si la fête des mères est commerciale, elle est également un témoignage d’amour.
5. Nous célébrons Noël et le Jour de l’An autour d’une table abondante quand bien des
gens ne mangent pas à leur faim.
6. Pâques est une fête religieuse quand le 14 juillet est une fête civile.
4- Complétez avec « malgré », « en revanche », « néanmoins », « en depit de » ;
« à l’inverse de » :
1. La consommation de pain et de vin est en baisse. Néanmoins, les français restent
attachés leurs traditions culinaires.
2. Les jeunes attirés par la restauration rapides, à l’inverse de leurs parents, qui
préfèrent les traditionnels sandwiches.
3. Le petit déjeuneur reste frugal en dépit de campagnes d’informations sur
l’alimentation équilibré.
4. Malgré un certain talent culinaire, il a du mal à percer dans la restauration.
5. Les français apprécient la cuisine étrangère, en revanche ils choisiront un bon
restaurant Français pour fêter une occasion particulière.
5 – Signalez l’opposition et/ou la concession :
1. Depuis que – bien que – de sorte que – les enfants aient un bon professeur de
piano, ils ont du mal avec cet instrument.
2. Il persiste à prendre des leçons de violon quoique – tant et si bien que – si bien que
– son conservatoire soit éloigne de son domicile.
3. Elle a fait beaucoup de progrès de crainte qu’ – encore qu’ – afin qu’ elle ait échoue
à son examen.
4. Il m’invite à participer à la fête de la musique tant et tant que – au point que – sans
que – je sache jouer d’un instrument.
5. Mes parents ont assisté à un concert de jazz pour qu’ – quoiqu’ – de telle façon qu’ il
n’y ait que des disques de musique classique chez eux.
6 – Complétez avec « quoique », « quoi que », « quelles que », « quels que »,
« qui que » :
1. Quels que soient les transports publics, je ne les prends jamais.
2. Nous voyageons en bateau quoique nos enfants aient le mal de mer.
3. Quoi que tu appelles, leur agence est toujours sur répondeur.
4. Il sera malade en voiture qui que tu lui donnes.
5. Quelles que soient leurs prestations, les compagnies aériennes valent toutes.
Un entretien fait par la journaliste M.D à la thérapeute N.P.
-aborder un sujet
-porte sur le sujet
Trois questions sur portout sur répondre à un question
En premier lieu (fórmula), il s’agit de répondre à la question de savoir si…
Au debut – puis - anfin
Pour commencer - - pour finir
Tout d’abord - - pour conclure
L'AMANT
QUESTIONS QU'IL FAUT SE POSER CONCERNANT
L'AUTEUR
1-De qui s'agit-il? Données biographiques. À quelle époque a t-elle écrit et
vécu?
Marguerite, est une écrivaine, et aussi une dramaturge, scénariste et réalisatrice
française née en 1914 en l’Indochine française et morte en 1996 à Paris.
Elle passe toute son enfance au Vietnam, ce qui lui inspire à écrire ce roman, parce
que ses parents se sont portés volontaires pour travailler dans la colonie de
Cochinchine.
En 1943, elle publie son premier roman, Les impudents.
Elle aussi a développé son propre style expérimental, associant le mouvement littéraire
français « Nouveau Roman ».
Son œuvre la plus célèbre est sans aucun doute l'amant. Écrit en 1984, c’est un roman
semi-autobiographique reprenant la trame de son enfance qui, bien que son style initial
tendait plus vers le romantisme, bientôt
2-Qu'a-t-elle écrit? (Œuvres principales. Genres littéraires utilisés. Thèmes
dominants).
Les œuvres les plus célèbres sont l’amant, moderato cantabile et Un barrage contre le
pacifique.
Elle utilise le roman et l'autobiographique.
Dans ces textes, elle évoque ses relations amoureuses, le mirage colonialiste français
en Indochine ou encore l’addiction à l’alcool
3-Rapports entre sa vie et son oeuvre. Circonstances personnelles et
historiques qui ont déterminé la composition de ce roman.
Il s'agit d'un livre autobiographique reprenant la trame de son enfance en Indochine. La
narratrice, c'est l'auteur lorsqu'elle avait 15 ans. L’auteur évoque un des moments clef
de sa vie, celui où, à 15 ans et demi, elle fait l' experiment, son premier rapport sexuel.
QUESTIONS CONCERNANT L'OEUVRE
1-Quand?(Temps). L'action, quand se passe-t-elle? Contexte historique.
Au début de XXe siècle. Au cours de cette période, elle doit faire face à sa famille et la
société coloniale qui n'accepte pas les relations entre l'Asie et l'Europe.
2-Où?(Lieu). Où se passe-t-elle et pourquoi?
Elle se passe en l'Indochine française (l'actuelle Vietnam) parce que c'est ou
Marguerite (l'auteure) a habité pendant son enfance.
3-Qui?(Actants). Qui agit? Quels sont les personages principaux? Et les
secondaires? Quel rôle jouent-ils dans l'action?
La protagoniste(Marguerite) et le chinois, qui est l'amant, sont les personages
principaux.
La mère, son frère Pierre et son frère Paul. Sa famille s'oppose a sa relation
avec le chinois. Pierre frappe Marguerite pour sa relation avec le Chinois.
Pierre est le frère aîné, qui est violent à son frère et aussi avec le protagoniste
et vole l'argent de sa mère.
Le petit frère trouve son soutien dans sa sœur
Helene Lagonelle, sa meilleur ami qui vit avec elle dans la pension et qui est aussi
blanc.
5-Comment? Modalité littéraire. Genre littéraire.
C'est un roman seudoautobiographique.
6-Pourquoi? Quel est le message que l'auteure veut nous transmettre à
travers l'action déployé dans ce roman?
La liberation de le femme
4-Quoi?(Histoire racontée). Que se passe-t-il?
L'histoire est essentiellement sur l'histoire d'amour entre le protagoniste, 15 ans et demi
ans et un riche marchand chinois 26, qui a le rôle de l'amant.
L'histoire est basée sur l'un des moments clés de la vie de l'auteur: 15 ans et demi. Elle
vit avec ses 2 frères, Pierre et Paul et sa mère, professeur de jeunes enfants à Saïgon en
Indochine.
A 15 ans, sa mère la met en pension à Saigon.
Quand elle traverse le Mékong, le passager d'une limousine noire ne la quitte pas des
yeux.
Elle était vêtue d'une manière très particulière, un fait qu'elle se qualifie comme un acte
de liberté, de quitter l'oppression familiale dans laquelle elle vit.
À partir de ce moment ils deviendront amants, malgré toutes les différences qui les
séparent. Le père de l’amant est un banquier autoritaire a dors et déjà arrangé le mariage
de son fils à une jeune Chinoise. La mère de la narratrice, pauvre et raciste, veut profiter
de la générosité de l’amant de sa fille. Celle-ci doit un jour repartir pour la France : elle
reste sur le pont du navire qui l’emmène pour voir son amant, resté sur le quai. Plusieurs
années plus tard, il lui téléphonera pour lui déclarer qu’il ne cessera jamais de l’aimer, «
jusqu’à la mort »
Le passager de la limousine, un élégant chinois, aborde la jeune femme. Il propose, non
sans timidité, de raccompagnée la jeune fille à Saigon. Sur le trajet elle en apprend
davantage à son sujet: fils unique d'une riche famille, il revient d'un séjour à Paris.
Un après midi, il se présente à la pension pour la ramener dans son appartement situé
dans un quartier moderne de la ville. Elle découvre son désir ardent, et se laisse initier
aux plaisirs de l'amour.
Le chinois l'emmène au restaurant où il raconte les raisons de sa richesse.
La famille jouit des aménités du Chinois sans jamais le remercier. Il est méprisé. Le
frère ainé est certainement le plus cruel. Préféré de la mère, aucun enfant de la famille
ne saurait lui résister, le contredire. C'est lui qui a convaincu la mère de battre la jeune
fille afin qu'elle avoue ses amours coupables.
La narratrice se souvient: en 1942, Paris était occupée. A cette époque, elle rencontra
une riche américaine, Marie-Claude Carpenter et Betty Fernandez, une femme qu'elle
admire profondément.
A la pension de Saigon on tolère les escapades nocturnes de la jeune femme. Elle
rencontre Hélène Lagonelle, une jeune femme de 17 ans qui ignore tout du pouvoir
érotique de son corps. Pourtant ce corps séduit la narratrice si bien qu'elle imagine
l'offrir à son amant.
La narratrice revient sur le portrait de ce frère ainé détesté: voleur, escroc, il fut pourtant
adoré de sa mère qui renia ses enfants pour lui seul. Quand la mère mourut, le frère finit
sa vie seul et misérable. Il a été enterré aux cotés de sa mère.
Les nuits de saison sèche, la mère emmenait ses enfants contempler la campagne. Ce
spectacle de toute beauté a laissé une forte impression sur la narratrice.
Le Chinois n'a pas réussi à infléchir son père. Jamais il ne pourra épouser l'européenne.
D'autres souvenirs sont évoqués: la folle de Vinhlong ; une mendiante qui vendait ses
enfants; une riche et scandaleuse Dame de Vinhlong; les séances de photographie de
famille, seul instant privilégier où cette famille semblait unie.
Les deux amants savent leur relation sans issue. L'inéluctable séparation accroît
l'intensité de leur liaison, de leur intimité. Une fois seule, la jeune fille prend conscience
de ce qu'elle est et de ce qu'elle veut devenir: un écrivain.
La mort du premier enfant de la narratrice lui rappelle le souvenir de la mort de son
frère cadet.
La jeune fille doit retourner en France. Elle embarque sur un paquebot, abandonnant son
amant. Pendant la traversée, un jeune homme de 17 ans se suicide. Cette tragédie lui fait
prendre conscience de ses sentiments: elle aussi a été tenté de se suicider par amour.
Des années plus tard, la narratrice reçut un appel téléphonique: le chinois, de passage à
Paris, lui avoua toujours l'aimer.
* L’auteur évoque un des moments clef de sa vie, celui où, à 15 ans et demi, elle fait l'
experiment, son premier rapport sexuel. Son amant est un riche Chinois. Elle évoque
également sa famille, sa mère qui la pousse à chercher un riche amant, son grand frère très
brutal, et son petit frère qu'elle adore.
* La principale narratrice, âgée de quinze ans, rencontre sur le bas qui traverse le Mékong une
jeune et riche Chinois. Ils deviendront amants, malgré toutes les différences qui les séparent.
Le père de l’amant est un banquier autoritaire a dors et déjà arrangé le mariage de son fils à
une jeune Chinoise. La mère de la narratrice, pauvre et raciste, veut profiter de la générosité
de l’amant de sa fille. Celle-ci doit un jour repartir pour la France : elle reste sur le pont du
navire qui l’emmène pour voir son amant, resté sur le quai. Plusieurs années plus tard, il lui
téléphonera pour lui déclarer qu’il ne cessera jamais de l’aimer, « jusqu’à la mort »
Brève histoire de l’Algérie
1. De l’Antiquité aux Vandales : (V siècle après J.C.)
Royaume numide + comptoirs phéniciens puis carthaginois. Territoire intégré dans l’Afrique
Romaine (Mauritanie Césarienne) avant l’invasion vandale au V siècle.
2. Royaumes et dynasties arabes (VII – XVI siècles)
3. Sous la tutelle ottomane (XVII-XVIII siècles)
Conquise par les corsaires turcs, Alger devient (1587) une régence ottomane qui s’émancipe
d’Istanbul sous l’autorité d’un pacha puis d’un dey (1711).
4. De la colonisation à l’indépendance (1830-1962)
Commencée en 1830, la conquête française s’achève avec la soumission de l’émir Abd el-Kader
(1847). La colonisation favorise la naissance d’une importante communauté européenne mais
aussi du mouvement nationaliste guerre d’Algérie (1954-1962) Indépendance du pays.
[Link]
[Link]/encyclopedie/divers/Alg%C3%A9rie_histoire/185573
Annotation
Zohra, que fue nómada, tuvo que detener su eterno caminar, su razón de vivir. Con una parte de
su clan, se instala al pie de la duna, en la frontera entre dos mundos, donde se convierte en la
narradora de los viejos tiempos y de la tradición beduina. A través de esta novela, un verdadero
canto de amor a las mujeres del desierto y de la arena, aparece la historia reciente de una joven
nación que empieza a configurarse. Entre la guerra de la independencia y el terror de hoy, entre la
liberación y el integrismo, Argelia aparece bajo su cara más real y novelesca: femenina y plural.
MALIKA MOKEDDEM
Los hombres que caminan
Título original: Título original: Les hommes qui marchent
Traducción: Pilar y José Antonio Jimeno Barrera
© Ramsay, 1990
© Grasset & Fasquelle, 1997
ISBN: 84-8136-155-0
Depósito legal NA. 2057-2001
Primera edición Grasset, París, 1997
Primera edición de Txalaparta Tafalla, febrero 2000
Segunda edición de Txalaparta Tafalla, julio 2001
Digitalización: JJJM y slstc 2013
fb2: slstc 2013
Esta noche, mi corazón invita a cantar
a los ángeles que recuerdan una
voz casi mía...
Rainer María Rilke
Capítulo I
Era una mujercilla de piel morena, llena de tatuajes de color verde oscuro: cruces en los
pómulos, una rama en la frente, entre las cejas arqueadas y finas como dos medias lunas, y tres rayas
en el mentón. También tenía en las muñecas, cincelados como pulseras, y en los tobillos, a modo de
joljales.
—Joyas baratas que nadie me puede robar, decía mirándose las manos.
Enjuta, Zohra caminaba con paso vivo y elegante. Los brazos sueltos, el magrún ondulante: un
paso, otro paso, pisadas que tejen el hilo ciego de las horas. Día tras día.
La posición del turbante era el barómetro que mejor reflejaba su estado de ánimo. Cuando se
enfadaba, lo empujaba de un capirotazo hasta la coronilla. Pelo rojo de alheña; roja cólera. En
posición horizontal, rodeando la cabeza con varias vueltas disciplinadas, a la altura de las cejas, el
turbante se ajustaba a la gravedad del tono y de la reflexión. Ladeado sobre un ojo, el rostro de Zohra
y sus palabras se hacían de garduña. Un poco suelto, cayéndole sobre la nuca con desaliño
sabiamente estudiado, significaba alegría, o coquetería, balanceándose suavemente, acariciando sus
menudos hombros, a merced de su gracia, o reclamando cantos y bendires cuando se lo quitaba y lo
agitaba, colgado del brazo. El turbante frenético en torno a un cuerpo que se cimbrea embriagado.
¿Qué edad tenía la beduina?
—Nací el año de la gran sequía. ¡Un año en el que no cayó ni una gota!, afirmaba tajante.
¿El año de la gran sequía? ¿Acaso alguno no lo era, en el desierto? Pero la anciana no
bromeaba. No. Un velo de fastidio cubría sus facciones.
—¡Preocuparse por cosas así es lo que vuelve esclavos a los sedentarios! Como una epidemia
asoladora entre los muros de su prisión. ¡Y a ouili! Todo lo miden; hasta la vida.
¿Cómo afrontar el paso del tiempo en un paisaje inmutable como aquél, donde sólo se dice «el
año de esto» o «el año de aquello» para fechar un suceso? Sin nada detrás. Sin nada delante. No hay
límites capaces de contener la desmesura del Sáhara. Donde las luces borran e incendian los
confines. Donde el espacio y el cielo se devoran eternamente. Su esencia de eternidad vuelve
anticuados los periodos. Hay un tiempo para ponerse en marcha. Un tiempo para el dolor, para un
encuentro. Un tiempo para la lluvia, para que la tierra vuelva a renacer. El tiempo de una vida... El
tiempo es sólo una metáfora de quienes sobreviven. Travesía en la linde de los pensamientos, que los
viajes por el desierto agotan; que el fulgor de las palabras y los excesos de la imaginación consumen.
Cuando, movidos por una curiosidad malsana, la acosaban a preguntas, Zohra se encogía de
hombros. Y para poner fin al hostigamiento, añadía con desdén:
—Puede que tenga setenta y cinco años... En fin... Más o menos.
Durante años tuvo setenta y cinco. ¿Cuántos años tenía? ¿Diez, doce o quince más? A Zohra le
era indiferente. Lo que a ella le importaba era su vida nómada. Lo que la entristecía es que la
hubieran arrancado de ella.
La inmovilidad de la gente sedentaria es la muerte, que me tiene sujeta por los pies. Me ha
robado mi búsqueda. Ya no me queda más que el nomadismo de los muertos. Como a los exiliados.
Apremiada por la urgencia de hablar de aquel mundo en vías de extinción, Zohra volvía a
señalar a los beduinos las salidas y las paradas. Con los tambores de los ergs y sus orgías de arena.
Con el silencio sellado sobre los regs.
Zohra era el desierto.
Sentada con las piernas cruzadas ante la casa, los codos apoyados en las rodillas, oteaba el
horizonte. Una sonrisa triste afloraba a sus labios. El ceño se le fruncía, arrugándole los tatuajes.
Parecía hondamente sumida en algún recuerdo. Preocupada por encontrarlo intacto; por magnificarlo
tal vez un poco más. Decía:
—Venga, sentaos. Poneos cómodos. Probad el té con menta. Y, sobre todo, no volváis a
preguntarme la edad. En este momento es la de mis relatos. Tengo la cabeza atiborrada de palabras.
Prendidas en tormentas de imágenes, las palabras pueden volverse amargas, rancias, un vértigo, una
danza o un gorgeo en nuestras mentes semejante a la subida de un sinfín de volátiles albórbolas.
Otras son violentas. Como poseídas de continuo por un terrible vendaval de arena. Se agitan en
nuestro interior como un torbellino y azotan nuestra memoria. Quisiera contaros sus alegrías y sus
penas. Quisiera descargarme de ellas antes de dormir el último sueño. No obstante, habéis de saber
que un narrador es un ser antojadizo. Se burla de todo. Hasta de su propia historia. La adultera, la
retoca entre sus sueños y extravíos de la realidad. Sólo existe en ese lapso desplazado sin cesar.
Siempre reinven-tado. Habéis de saber también que vuestras murmuraciones no harán más que
divertirle. O suministrarle material para otros relatos. Quedáis advertidos.
Huyendo de las regiones costeras, comarcas predilectas de sucesivas invasiones desde la noche
de los tiempos, los nómadas se fueron adentrando cada vez más hacia el interior. De ellos
procedemos, de los hombres que caminan. Caminaban. Caminábamos con los ojos abrasados por la
luz, la piel curtida por la metralla de los vientos de arena, con polvo hasta en el alma...
Caminábamos. Caravanas de té. Caravanas de algodón. Caravanas de sal, mis preferidas... Imaginaos
el sol, allá, en lo alto, y otro sol, fragmentado en las jorobas de nuestros camellos, hiriéndonos los
ojos con su fulgor, deslumbrándonos con su blancura. Las caravanas de sal permanecen en mí como
un cuento de luz. Algún día os lo contaré... Una vida rigurosa, entre cansinas paradas. Un mundo en el
que la pobreza aún se engalanaba de majestad al sacar esperanzas del movimiento, del esfuerzo
físico de los nómadas. La vida sedentaria les produce un gran malestar, al reducirlos a la pasividad;
al empobrecer sus sueños, atrapados frente al horizonte abierto.
Pero no era de las caravanas de sal de lo que Zohra hablaba con más deleite. No. En la historia
de Yellul Ajalli, apodado «el hombre del cerdo», era donde su arte de contar se mostraba más
inspirado.
¿Cuántas veces había contado aquel relato? Conociendo su desprecio por cualquier clase de
cálculo, nadie se atrevía a importunarla con tales cuestiones. Por lo demás, tampoco en este caso
importaban las cifras.
¡Cuánta pasión ponía! Y las proezas de su narración despertaban el júbilo de sus oyentes, que
con sólo escuchar el nombre de Buhalufa, se dejaban cautivar por el mismo hechizo de la primera
vez. ¡Qué venganza, sabiendo que los Ajalli habían cubierto de oprobio al «hombre del cerdo» antes
de desterrarlo de la tribu! Zohra había conseguido convertirlo en un mito para sus descendientes.
Y Zohra refería la historia de Yellul.
—Yellul Ajalli era hermano de mi suegro, tío de mi marido, Ahmed el Sabio.
Desde su infancia, Yellul se mantuvo alejado de los otros chicos, cuyos juegos se negaba a
compartir. Todos llegarían a ser unos magníficos caballeros y guerreros. Yellul era un solitario, un
soñador. Pero, en ese desierto, viva imagen de la desmesura, donde el pensamiento se exalta, ¡se
teme tanto a la imaginación! Sí, en ese Sáhara, donde la horizontalidad teje hasta el infinito
espejismos propicios a los sueños fantasmagóricos, donde la mente tiene una necesidad vital de
fantasía para disfrazar la aridez, soñar es hacer gala de falta de bravura y de virilidad. Peor aún. Es
exponerse a la tentación de los yins. De ahí a convertirse en yin, no hay más que un paso.
Un día se unió a la caravana un taleb que emprendía la ruta de la sal bajo un cielo al rojo vivo
que abrasaba la tierra roja. Quería ir a Mauritania. Yellul se sintió cautivado al instante por aquel
hombre que escribía talismanes y que, en cada parada, sacaba un libro voluminoso, de páginas
apolilladas: Las Mil y Una Noches. Los niños no habían oído hablar jamás de la escritura. ¿Cómo
podían contener aquellos caracteres inertes tantas historias, intrigas, combates y belleza? A Yellul ya
no le fastidiaban las largas marchas. Deambulaba, al frente de la caravana, con la cabeza llena de
relatos de aventuras. A veces retrocedía para asegurarse de que el taleb aún seguía en el grupo de
los hombres. Allí estaba el oráculo, con sus bigotes de sabio y la mirada viva. El niño se
impacientaba por ver al hombre que iba en cabeza girar su camello hacia la cola de la caravana y
poner la albarda en el suelo, dando así la señal de parada. Entonces, Yellul encendía un quinqué y se
dirigía apresurado a reunirse con el docto personaje. Envuelta en un capullo de luz vacilante,
Sherezade, disfrazada de anciano, mantenía ansioso al chiquillo. En la jaima, plantada a toda prisa
para descansar unas horas, mientras los hombres, como petrificados por el atardecer, permanecían
agachados e inmóviles en torno a los braseros, envueltos por el frío y el silencio, Yellul descubría un
mundo de palacios. Un mundo desconocido hasta entonces para él. Se sentía hechizado por la
sagacidad de aquella mujer. Por el descubrimiento del poder y la astucia de las palabras, que, noche
tras noche, cual valientes diablillos, rescataban de la muerte unas horas de vida. A él lo rescataban
del aburrimiento. Fue un viaje excepcional.
Una mañana, el taleb dejó la caravana para dirigirse solo hacia El Aaiún, llevándose su obra
fabulosa y, sobre todo, el desenlace de la historia. ¡Maldición! ¿Cuánto tiempo seguiría aguantando
Sherezade? ¿Quién podría decírselo, en aquel desierto? Nadie. Yellul sintió un vacío insoportable,
un marasmo mortal. Entonces se puso a deambular por la cola de la caravana, a reflexionar. Miraba a
los suyos, que caminaban aspirados sin tregua por un horizonte imperturbable.
«¿Qué es lo que buscan? ¿Acaso lo saben? Unas veces dicen que van a trocar sus mercancías.
Otras pretenden que es vital encontrar pasto para los animales. Lo necesario, lo fundamental, parece
estar siempre en otra parte. ¿Qué esperan? Algo que, sin duda, nunca van a alcanzar», pensaba
Yellul, desanimado. Pero los demás no se hacían preguntas inútiles. Marchaban desde el amanecer
hasta el crepúsculo, envueltos en silencio y cubiertos de luz. Cuando se sentían fatigados, levantaban
un campamento. Se alimentaban frugalmente. Se agachaban y contemplaban el horizonte, o el cielo. Y
cuando la muerte les sorprendiera, atravesando senderos de arena o sentados, con ojos taciturnos,
imantados por el fulgor de los espacios, una vez que sus pobres cuerpos, pronto secos, se hubieran
convertido en polvo, otros seguirían caminando. Toda una vida. Su caminar perpetúa el desierto.
Yellul sentía que se estaba convirtiendo en un extraño para los suyos. Y tenía miedo. El miedo
le retorcía las entrañas. Introducía un poco más de confusión en su cabeza. Transformaba el desierto
en pesadilla. Arena, soledad y sol hasta el sofoco. El muchacho quería vivir algo diferente a aquella
marcha sin fin. Sentir una fascinación distinta a la que aquellas tierras áridas producían. Las palabras
escritas lo habían marcado con sus arabescos. Huellas que la marcha del taleb volvía
incandescentes. La escritura, apenas vislumbrada, ya era una meta para él, una sed desconocida, de la
que Yellul tomó conciencia con alegría dolorosa, volviéndose aún más taciturno. Pasaba largas horas
tumbado en la arena boca abajo, dibujando, intentando reproducir los signos, cronistas de fábulas.
Una mañana, cuando el sol, aún lejos en el cielo, derramaba en torno a las jaimas una luz color
de estaño, el frío despertó a Yellul. Un frío que picoteaba la piel como un sinfín de aguijones, que
agarrotaba las articulaciones y desgarraba el sueño. Yellul se estremeció. Se dio la vuelta en el
lecho. Se envolvió en la manta. Bruscamente, una decisión le inundó de dicha. Un presente
deslumbrador, un diamante que aquel amanecer depositó en el estuche de su espíritu, vacío por el
sueño. Tenía que aprender a leer y escribir. Tenía que convencer a los suyos. Había oído decir a los
habitantes de las ciudades del norte que existían las medersas. Así podría penetrar los secretos de
las historias mudas. Así, él mismo guardaría secretos que ahuyentasen su soledad. Era el principio de
la colonización. Los que hacen cuentas, seguro que os dirían «hacia finales de 1840». ¿Leer y
escribir? Una verdadera extravagancia en un mundo de tradición oral. Nadie en el clan, que se
recuerde, había tenido necesidad de la escritura. Del Corán, sólo se conocían los versículos
indispensables para orar. Nuestras costumbres estaban marcadas por el hadiz. Nuestra historia no
yace entre la tinta y el papel. Escudriña sin cesar nuestra memoria y puebla nuestra voz... Pero el
singular Yellul, con aquellas ideas descabelladas, no cejaba en su empeño. Su obstinación y su
carácter despertaban inquietud.
Sin embargo, numerosas yemaas y diversas opiniones desgranadas en torno a los braseros
hicieron madurar la reflexión. Rendidos por fin ante el acoso, los miembros del clan acabaron por
avenirse a su demanda. «Después de todo, puede que no sea tan mala idea tener un taleb en la
familia», decían para consolarse. Un hombre que supiera leer y escribir el Corán —¿qué más había
que leer?— podría, incluso, ser muy útil. Los protegería del mal de ojo y de los maleficios
diabólicos. Sin olvidar las ganancias que se podrían obtener de las peticiones de talismanes. ¡Qué se
le va a hacer! ¡Ya que no quiere ser un valiente caballero!... Un buen día, después de haber tomado la
decisión, plegaron las jaimas para subir al norte.
La tribu levantó el campamento más arriba de Mechenia, en las mesetas altas. Sólo unos cuantos
hombres conducirán al niño más al norte. El resto del clan esperará, lejos de Tell, lugar siempre
inseguro, de donde los rumíes echaron a los turcos, apoderándose de las tierras y arrojando a la
gente de sus propiedades. Les habían dicho que había revueltas y matanzas. ¡Qué siglo! Los hombres
se quedarán en la ciudad el tiempo imprescindible para confiar a Yellul a un taleb.
Después de varios días de marcha, llegaron a Tremecén. Envarados, envueltos en sus
albornoces, con una dignidad hosca, escrutaban en silencio a los habitantes de la ciudad. «¡Qué
personajes más curiosos, éstos que viven entre paredes! Seguro que tras ellas se oculta un buen
número de actos licenciosos»... Tremecén era la ciudad de las medersas, la ciudad cultural del oeste
argelino. Recabaron información sobre las diferentes escuelas y se decidieron por una cuya
reputación, según les aseguraron, estaba fuera de duda. En ella inscribieron a Yellul, confiándolo a
uno de los talebs. Gracias a las consiguientes dádivas, el hombre le daría alojamiento y completaría
su instrucción. Una vez satisfecho el extraño deseo del no menos extraño muchacho, los hombres se
reunieron con el resto del clan.
De vez en cuando, una vez al año por término medio, cuando sus peregrinaciones les llevaban
hacia el norte de las mesetas altas, los Ajalli enviaban a algunos de sus hombres para ir a buscar a
Yellul y hacer una nueva ofrenda al taleb. El joven venía entonces a pasar unos días con su familia.
Cada año le parecía que se distanciaba de ellos un poco más. Los Ajalli también se daban cuenta.
¿Qué sería de él más adelante? ¿Lograrían que se volviera a acostumbrar a la vida nómada? Estaban
muy preocupados.
El muchacho sentía veneración por su maestro, un hombre afable de gran cultura, y disfrutaba de
la vida de la ciudad. Yellul iba a menudo a callejear por la medina y por el zoco. Las murallas rosas
y almenadas que albergaban los jardines avivaban su curiosidad. Una oleada de efluvios atormentaba
sus sentidos. Todo le parecía impregnado por un perfume de mujer desconocida. En casa, las mujeres
eran solo hermanas, primas, tías... Y, salvo en contadas ocasiones, no veía a otras. Qué delicia
sentirse extranjero en una ciudad. Cada mujer que pasaba, oculta tras su velo, era un excitante
enigma. La medina era un incesante roce de almalafas. Sus sombras lo imantaban. Los asaltos del
deseo mortificaban su joven cuerpo. Se adentraba en el ksar. Olor a sombra fresca en donde
murmuraban las jasas perladas de risas. Olor a almizcle y ámbar, guardado en frasquitos labrados
que las mujeres llevaban entre sus pesados senos. Yellul se sentaba ante el hamman, acechaba la
salida de las mujeres, e inspiraba a fondo su fragancia con mirada hechizada y cuerpo tembloroso.
Pasaron diez años. Yellul se había transformado en un hermoso adolescente. Durante una de sus
visitas a Tremecén, los hombres se indignaron por su modo de vida y por la depravación en la que
cada vez encontraba más deleite. Lo hubieran querido, si no ascético, al menos sobrio, versado en el
Corán y henchido de hadiz islámico. Era evidente que el muchacho se entregaba a la voluptuosidad y
se apasionaba incluso por la poesía del Jahili, la era anterior al Islam. «La era de la ignorancia», la
llamarían después los musulmanes. Pero aunque se la hubiera repudiado durante mucho tiempo, nunca
la poesía árabe había sido tan delirante, precisamente porque todavía escapaba al dogmatismo de las
religiones monoteístas. Yellul se había entregado con gusto a la libertad de aquellos poetas que
celebraban las noches de amor y todo tipo de arrebatos.
En las ciudades que se abandonan a la ignominia, las almas débiles se encenagan en la lujuria y
a la insania se le otorga el rango de felicidad. Se tomó la decisión de alejar a Yellul de allí sin
demora. De apartar a aquel soñador de la influencia de tan libertino maestro. Por eso, a pesar de sus
vehementes protestas, se lo llevaron con ellos.
De regreso, Yellul no paraba de llorar por aquella deportación que tanto dolor le causaba. Y la
desaparición de la hermosa ciudad, cuna de sus sueños, cegó sus ojos a cualquier otra cosa. ¿Le iban
a privar para siempre del néctar de la poesía?
El viaje fue interminable y monótono. Los guijarros de los regs le hacían cortes en los pies. El
muchacho lloraba, caminando al paso de su asno. A veces lo montaba. Desgranando sollozos al ritmo
de su trote, sus ojos, cargados de hiel, fulminaban las espaldas de los hombres, que se balanceaban
ante él, a lomos de sus camellos. ¡Cómo hubiera querido poseer la facultad de convertirlos en
piedras, en aquella tierra calcinada! Sin dedicarles una sola mirada de compasión, desandaría el
camino y volvería a la ciudad rosada. A los perfumes de las mujeres. Pero los hombres que
caminanban eran tan insensibles como el desierto. No pensaban en la pena que le causaban,
caminaban. El sudor resbalaba por sus rostros cincelados. Mojaba sus turbantes y sus abayas. A
través de las lágrimas de Yellul, su imagen oscilaba como un espejismo.
El segundo día de bajada hacia el sur tropezaron con un jabato. El consumo de este animal, ya
sea salvaje o domesticado, está prohibido entre los musulmanes. Si alguno se les cruza en su camino,
lo matan y lo dejan de alimento a los chacales o lo dan a los perros. Aquel día Yellul se interpuso
entre los hombres y el jabatillo. Lo cogió en brazos y los miró desafiante. Una vez más los hombres
renunciaron a contrariarle por tan poca cosa. Dieron media vuelta y reemprendieron la marcha.
Yellul pasó un buen rato acariciando al jabato antes de dejarlo en el suelo. Luego, tras subirse al
burro, siguió a los hombres. Un poco más tarde, miró atrás y vio que el animal, con el hocico pegado
al suelo, lo seguía. «Habrá perdido a su madre, tenemos que socorrerlo, si no, morirá», pensó el
muchacho enternececido. Dio media vuelta. Las al-bardas de esparto con las que estaba aparejado el
asno contenían sus escasos efectos personales y algunos libros. En ellas hizo un hueco para alojar a
su protegido. Sin hacer caso de los reproches de los hombres, llegó hasta los suyos, con sus libros y
su cerdo. Y en el corazón, el rescoldo de la poesía prohibida.
La discordia irrumpió bruscamente, trastornando sus relaciones con los demás hombres del
clan. La vida se le hacía insoportable. Los excesos de su mundo también. Prefería las callejas de los
ksars donde ondulaban las blancas almalafas. Echaba de menos la rumorosa sombrilla de los
árboles sobre su cabeza. La bendición de su sombra en la piel. Otros olores, distintos al del polvo en
la nariz. La risa de las prostitutas en sus oídos. ¡Mejor pecar mil veces y hasta la condenación que la
lenta agonía de la existencia de los suyos... No, nunca más el fuego abrasador del verano que deja los
cuerpos desmadejados como odres vacíos. Nunca más aquel frío, más cortante que ningún otro, que
se abatía cual ave de rapiña sobre lo mejor del sueño. Nunca más aquel vacío interior. Nunca más
aquel reino de piedra y de polvo en torno a él, bajo un cielo de metal. Nunca más aquel silencio...
¿Por qué tenía que seguir soportando todo ese sufrimiento? ¿Por qué permanecían los hombres
aferrados a aquel infierno desde el momento en que nacían? Sus jaimas sombrías con pequeñas
aberturas negras, parecían cráneos carbonizados con las órbitas vacías. Los escasos arbustos del
camino eran como muñones calcinados que parecían predecir un mismo destino para todos. Y las
osamentas de hombres y animales, que el viento o algún chacal ponían al descubierto, auguraban lo
mismo. La carne calcinada, apenas apagado el último estremecimiento, se transformaba en despojo,
sin llegar a descomponerse. Los huesos desnudos, hincados en la arena como dedos señalando a los
vivos, adquirían un aspecto gredoso. Sólo con rozarlos se desmoronaban con un crujido, como si
emitieran el postrer gemido, antes de fundirse en el mineral.
Yellul se prometía a sí mismo que escaparía de aquel mundo. Que se iría lejos, muy lejos. Un
anhelo que se cuidaba muy bien de revelar.
Yellul aguardaba, apartado de los hombres, componiendo poemas. Su jabalí crecía y le seguía a
todas partes. Aquel que se atreviera a maltratar al animal, se exponía a su cólera. Exasperados por su
actitud, que consideraban extravagante, los otros le apodaron Buhalufa, «el hombre del cerdo».
¡Vano esfuerzo! Yellul recibía el insulto con el mismo orgullo que si se tratase de un halago.
Un suceso «más grave» hizo que la tensión generada por la situación estallara. ¿Qué es lo que
sucedió? Zohra siempre esquivaba la pregunta con habilidad. Tan sólo decía: «Algo grave,
gravísimo».
¿Acaso desconocía el final de la historia? ¿Se lo callaba para envolver a su ídolo en un halo de
misterio? ¿Cómo saberlo? Si insistían en preguntárselo, se mostraba de repente agobiada por el peso
del secreto. Durante unos instantes perdía el habla. Paseaba por sus oyentes una mirada severa. Los
secretos eran celosamente guardados si comprometían de algún modo la dignidad del clan. No dejaba
de recordarlo. Con el énfasis necesario.
Fuese lo que fuese, como consecuencia de aquel acontecimiento cubierto por la ley del silencio,
Buhalufa fue desterrado de la tribu. Aparejó su haluf, ya adulto, con cestas de esparto. Cargó su
chilaba, sus libros, una guerba de piel de cabra llena de agua y se marchó hacia el noroeste, con el
paso decidido del hombre que por fin se siente libre. Su familia no volvería a verlo.
Años después, los Ajalli se enteraron, por las caravanas procedentes de Marruecos, de que
Yellul había andado por aquel país vecino. Iba de ciudad en ciudad, nómada de las urbes, en busca
de otros deleites. Libaba el placer y alimentaba con él su poesía. Por las mañanas, sentado en el
zoco, ante una meida, ejercía el oficio de escribano público. Por las tardes, leía poemas o cuentos en
las casas de ricos marroquíes que se lo disputaban.
¿Y qué fue del haluf de Buhalufa? Le seguía a todas partes, con un andar «inteligente»,
transportando la meida y los libros. A los hombres que se detenían al verlos pasar, intrigados por la
indumentaria del animal, Yellul les decía: «Por Alá que este animal que aquí veis era un noble jeque
nómada de la tribu de los Ajalli. Se llamaba Yellul. La maldición de los suyos lo convirtió en un
haluf una noche de plenilunio. Yo estaba allí y pude ver la metamorfosis. Desde entonces me hace
compañía. Y, en las noches de plenilunio, recupera el habla y me cuenta su historia».
Algunos hombres huían atemorizados. Otros, cautivados por la leyenda, coman tras el cerdo y lo
acariciaban. El animal se hizo famoso en las ciudades por las que pasaban. Lo llamaban Si Haluf
Ajalli. Su muerte afligió a Buhalufa.
Como abandonar los restos de tan estimado compañero de bohemia era algo que no entraba ni
en las costumbres ni en la sensibilidad de un poeta, Buhalufa decidió darle una sepultura más digna
que la que ningún Ajalli hubiera soñado tener. Envolvió el cuerpo en un sudario de seda. Lo dispuso
de manera que el aspecto exterior fuera el de un cuerpo humano y se las arregló para cavar una tumba
en el cementerio de la ciudad. Al día siguiente, de madrugada, hizo que transportaran su haluf hasta
la última morada. Y para vengar al animal del daño que el Corán infligía a su raza, hizo que por la
noche una caterva de talebs recitara versículos en la mezquita.
Nadie en la ciudad supo jamás que, entre los cuerpos humanos, o lo que quedara de su
descomposición, reposaba el de un animal infamado: «Si Haluf Ajalli», bendecido por su dueño y
hasta por la mezquita.
«Hete aquí por fin entregado a ti mismo. Que Alá te proteja de los hombres del más allá, en
caso de que no sean muy distintos de los de aquí abajo», fue el epitafio que Yellul escribió en la losa
sepulcral.
Como se sentía solo, Yellul viajó a Bagdad, capital de los Abasidas. ¿Peregrinaba a orillas del
Tigris para testimoniar su admiración hacia Haroun-El-Rachid, aquel ilustre califa, filósofo, poeta y
héroe de numerosos cuentos de Las Mil y Una Noches? ¿O le habían transportado hasta allí las
emanaciones de algún perfume más cautivador que los demás? Nadie llegó a saberlo. Otro misterio
más, referente al hombre del cerdo. Durante más de veinte años recorrió el Oriente Medio. Cuando
regresó a Marruecos, se había convertido en un hombre rico. Y aunque su cabeza había encanecido,
su cuerpo conservaba toda la lozanía. El origen de su fortuna constituía otro enigma. Yellul se
estableció en Uchda, ciudad cercana a la frontera argelina. Compró una granja aislada en el camino
que, unos kilómetros más adelante, se adentraba en Argelia. Yellul nunca tomó aquel camino en
dirección a su pasado. Pero, allí estaba, ante la granja, serpenteando bajo la sombra de los grandes
algarrobos, como una posibilidad abierta a cuya orilla se adormecía su pesar.
Cuando Yellul tomó por fin esposa, sus sesenta plateados años recibieron el regalo de una joven
nubil. No obstante, sólo tuvo una hija que murió muy joven y dos hijos, Mohamed y Hamza, que
también fueron a la medersa. A menudo les hablaba de la familia que tenían allá, en el desierto.
«Gente honrada y generosa, pero... ¡tan altiva y tan dura! Gente cuya manera de vivir consiste en
caminar. Caminan tanto que la vida camina demasiado aprisa en ellos. Desde luego van en busca de
algo, pero no saben de qué se trata y hasta presienten que nunca lo encontrarán. Así que guardan
silencio y avanzan. Puede que posean la inteligencia de los primeros hombres, que comprendieron
que sobrevivir consistía en cambiar de lugar, la de los últimos hombres que acabarán huyendo de la
hecatombe de las ciudades o la de los rebeldes de siempre, que jamás se incorporan a ningún sistema
establecido. Ahora me parece que su caminar tiene que ver con su propia concepción de la libertad».
• • •
Los hermanos y hermanas de Buhalufa que se quedaron en la tribu, allá, entre los vientos de
arena, las plagas de langostas y la miseria, se casaron y continuaron su peregrinación a través de los
regs y las hamadas. Uno de ellos, Abdelkader, a quien apodaban el Colérico, dominado por una ira
que oscurecía su entendimiento, tuvo la desgracia de morir muy joven y de que sólo uno de sus seis
hijos fuera varón: Ahmed, el marido de Zohra. Todos decían que Ahmed era «un hombre sabio».
Había heredado las cualidades de su padre y de su tío, sin los defectos que les habían separado. Era
famoso por su bravura y por su apostura varonil, como su progenitor, de quien, sin embargo, no había
heredado los terribles ataques de cólera que le hacían injusto. De Buhalufa, el tío perjuro, poseía la
dulzura, la mente abierta y la sagacidad, pero no aquel carácter exagerado y antojadizo que le había
acarreado enfrentamientos con los suyos. Por eso lo apodaban el Sabio. Y toda la tribu acudía a
escuchar sus opiniones y consejos. Ahmed había prometido a su padre, Abdelkader, en su lecho de
muerte, donde ya había muerto la cólera que le había dominado en vida, que iría en busca de sus
primos de Marruecos. El ostracismo al que habían condenado a los hijos de Buhalufa no tenía
sentido. Había llegado el momento de apaciguar los ánimos y reanudar los vínculos familiares.
Ahmed y Zohra tuvieron tres hijos: Nazer, Tayeb y Jalil, y dos hijas: Fatna y Neima. Cuando el
primogénito cumplió diez años, Ahmed fue a a Uchda a visitar a sus primos. Encontró a los dos hijos
de Buhalufa rodeados de lujo y opulencia. Vivían en dos grandes edificios en su hacienda y poseían
una caballeriza y un rebaño de ovejas. También numerosos esclavos y aparceros.
Ahmed fue a visitar la tumba de su tío muerto años atrás... Allí, bajo unos palmos de tierra,
yacía aquel pariente excéntrico del que tanto había oído hablar y que nunca llegaría a conocer. Igual
de solo que cuando vivía, descansaba para siempre en tierras extranjeras, lejos de los suyos. Si
hubiera podido continuar sus estudios en Tremecén, si los otros hubieran sido menos intransigentes,
si... ¡Que Alá les perdone a todos! Te prometo, tío Yellul Buhalufa, que muy pronto iré a la Meca.
Postrado ante la tumba de nuestro Profeta, le imploraré que te acoja en el Paraíso y me permita
reunirme en breve contigo, para conocerte al fin. También le pediré que cuide a nuestros hijos y que
nunca conozcan el peor de los males, la intolerancia, que mutila las riquezas de la vida y que sólo
reconoce un camino entre los miles que existen.
Antes de que Ahmed volviera con los suyos, él y sus primos hicieron la promesa de unir a sus
hijos en matrimonio.
De regreso en su tribu, Ahmed relató a todos su estancia y les habló a todos de la promesa que
había hecho al muerto y a sus hijos. Luego se preparó para su periplo a la Meca. Un trayecto largo,
agotador y peligroso. ¡Había que atravesar tantos países antes de llegar a Arabia! Cada cual hacía
aquel viaje con arreglo a sus medios: a pie, en burro, en camello o a caballo. Tras meses o años de
ausencia, pocos eran los hayis que volvían con sus familias. A muchos de ellos les acechaba la
muerte por aquellos caminos sembrados de emboscadas.
Por eso antes de salir, Ahmed puso orden en sus asuntos. Sólo con formular su propósito, los
peregrinos elegidos por el Señor tenían ya un pie en el paraíso. Eran los únicos seres vivos que se
beneficiaban del privilegio insólito de organizar su propia aacha y de asistir a ella. Cuando
parientes y amigos se marchaban, con mirada envidiosa y después de muchas encomiendas y
bendiciones, podían partir serenos. La muerte tenía entonces derecho a sorprenderles en cualquier
lugar. Impaciente como era, se adueñaba de aquellos hombres reventados, cubiertos de polvo y de
sudor, con los pies ensangrentados y terriblemente solos por los caminos escabrosos, antes de que
hubieran alcanzado su meta, para ahorrarles sufrimientos. Para desbaratar todas las emboscadas.
Para impedir cualquier tentación de abandono y conducirlos lo antes posible a la morada de Alá.
Ahmed el Sabio salió, pues, un buen día en compañía de Mahmud, uno de sus tíos. Dejó su
jaima, a su mujer y a sus hijos. Toda la familia había contribuido con dinero al viaje y les había
regalado dos caballos.
—Dos hermosos caballos de un negro tornasolado —decía Zohra, la mujer de tatuajes oscuros.
Para añadir con satisfacción: —Mi esposo, Ahmed, hijo de Abdelkader el Colérico, al que también
llamaban el Sabio por sus virtudes, era un hombre tan apuesto... Muchas mujeres del clan suspiraban
por él. ¡Cuántos hombres de la tribu se hubieran sentido felices de haber logrado casar a alguna de
sus hijas con él en segundas nupcias! Él se reía y les replicaba retorciéndose el bigote:
«¡Ni que estuviera loco, ya conocéis a Zohra! Posee un poder temible, el de las palabras que, en
su boca, se vuelven sabrosas o cortantes. Son lo que a ella se le antoja. ¿Qué mujer podría competir
con ella? La desventurada que se atreviera, se lamentaría ante Alá antes de la boda. Y, además,
cuidaos de cómo os inmortalizan los que poseen las facultades de Zohra, por eso existen almas
encomiadas o ridiculizadas desde tiempos inmemoriales. En lo tocante a mí, mi única voluntad es
merecer el olvido en que caen la mayoría de los muertos.
»Zohra, cuida de tus hijos y háblales de mí. Dios te guarde, Bent Slimane. Y vosotros dos —
dijo, dirigiéndose a sus dos hijos mayores, Nazer y Tayeb—, cuidad de Jalil, de vuestra madre y de
vuestras hermanas. Si yo no regresara, me gustaría que Jalil aprendiera la lengua de los rumíes, de
ese modo, si su codicia les trae hasta los umbrales de estas tierras, tendréis a alguien capaz de
guiaros. Tayeb, cuento contigo para que se cumpla mi voluntad. No olvidéis que tenéis que casaros
con las primas de Uchda». Luego se marchó —prosiguió Zohra— y yo me quedé inmóvil, ante mi
jaima, mirándole hasta que desapareció en el horizonte. Dos inviernos después volvió Mahmud.
Solo. Mi Ahmed había muerto durante el viaje de regreso, en suelo libio, fulminado por unas fiebres.
Dios llama pronto a su lado a las buenas personas. Ahmed había muerto, pero yo no tenía su tumba.
No puede hacerse un duelo sin cadáver ni sepultura. Mi propio cuerpo me parecía entonces un
cadáver. Y así fue durante mucho tiempo. Algunos hombres casados quisieron desposarme en vano.
A las mensajeras que enviaban, les respondía yo: «¿Cómo? ¿No veis que sólo soy los restos de
Ahmed?». Ellas bajaban los ojos.
Para subsistir, trabajaba la lana. Mis hijos, Nazer y Tayeb, a la sazón adolescentes, me
ayudaban mucho. La vida transcurría penosamente. Una existencia vacía en la que respirábamos y
caminábamos para no morir. Y sin embargo, me quería morir. Desprenderme para siempre del peso
de mis huesos. Entregar mi miseria a la tierra y recibir su absolución de polvo.
Después, allá en Francia estalló la gran guerra. En el año cuarenta. ¡Ah, conozco bien esa fecha!
U n caíd de una tribu vecina vino a darnos la noticia. Reclutó a todos los jóvenes en edad de
combatir. Nazer fue movilizado y enviado al frente. Yo no comprendía los razonamientos de los
hombres. ¿Por qué tenía que ir mi hijo a batirse por un país al otro lado del mar? Aquella tierra no
era la nuestra. Sus habitantes no hablaban nuestra lengua. No creían ni en Mahoma ni en su religión.
Nada nos unía al pueblo que ocupaba el Magreb desde hacía tanto tiempo. ¡No es que tuviera nada
contra ellos! Hasta entonces no había visto ni rumíes ni «tomóviles». Ése era uno de los últimos
privilegios de nuestra vida nómada. Un siglo después de que llegaran a nuestro país seguíamos
evitándolos. Por desgracia, no sucedía lo mismo en otros lugares. Todo el tiempo oía contar cosas
horribles. Había habido revueltas y matanzas. Decían que en las ciudades, el argelino era el esclavo
del rumí. Rogaba a Dios que nos mantuviera alejados lo más posible de aquellas tragedias. Después
de mi marido, ahora le tocaba a mi hijo. Tenía la esperanza de que, por lo menos, éste regresara.
El año siguiente fue un año de epidemias: la viruela, el cólera y el tifus se abatían sobre el clan
como saltamontes sobre un campo de trigo. La enfermedad infectaba campamentos y aduares. Su olor
nauseabundo anidaba día y noche en mi nariz. Hedor a vómitos, orines y miseria. La muerte nos
rondaba sin tregua. Se adueñaba de los más débiles de cada jaima, causando los más atroces
padecimientos. Yo la sentía apostada como un centinela ante la mía. Se llevó a mi padre y a mi hija
pequeña, mi preciosa Neima. Pero eso no pareció bastarle. Seguía merodeando en torno a mí.
¡Metida siempre en mi nariz, en mi cabeza! Por eso yo salía de la tienda y la increpaba. Aullaba. La
fustigaba. Como todos los improperios con que la imprecaba me parecían pocos, mi impotencia y mi
infortunio se me hacían más patentes. Entonces, ya no me quedaban palabras.
El grupo quedó muy mermado. La hambruna engrosaba las hordas de bandidos y pordioseros.
Henchida con todo aquel sufrimiento, la desgracia esparcía su mala semilla. Desde entonces, un
clima de inseguridad se adueñó de nuestros desplazamientos, cuyo perímetro menguaba cada vez
más, reduciendo también las zonas de pasto. Hubo varios años de sequía total. Los animales morían,
al igual que la gente. Y los que sobrevivían estaban tan esqueléticos que ni siquiera se pensaba en
sacrificarlos.
En 1945, Nazer, que había caído prisionero en Alemania —un país aún más lejano que Francia,
me parece—, fue liberado y licenciado. Viajó directamente a Marruecos, a casa de sus tíos sin
tomarse siquiera la molestia de venir a darnos un abrazo. Seguramente hacía bien en huir de nuestra
terrible indigencia. Pero, con todo y con eso, ¡mira que abandonarnos de ese modo, él que era el
primogénito!
Por desgracia el mes de mayo de 1945 quedó grabado en nuestra memoria de modo bien
distinto: la victoria y la alegría en Francia; Sétif y el luto en Argelia. Cuarenta y cinco mil argelinos
muertos porque osaron reclamar la libertad. Y sin embargo, muchos de ellos acababan de dar la vida,
junto a los franceses, para que Francia recuperara la suya... Desde aquella fecha las mujeres del este
de Argelia cambiaron la blanca almalafa por otra de color negro: el negro de una tragedia que
hostigará la mirada de los rumíes; que se mantendrá alerta para que la clemencia del tiempo no les
conceda fácilmente el olvido de su infamia.
Decían que estaban ocurriendo cosas en el norte. Nosotros vivíamos fuera del tiempo. Teníamos
noticias, de tarde en tarde, por las caravanas que venían del Tell y que encontrábamos durante
nuestros desplazamientos. Por ejemplo, no nos enteramos de los sucesos de Sétif hasta que
transcurrieron unos meses.
Con las represalias militares y las expropiaciones, la hambruna había alcanzado su apogeo en el
norte y en todas partes. No me sentía segura en ningún sitio. La mayor de las epidemias se había
abatido sobre los nómadas. Una epidemia paralizante. La que, devorando la libertad, mengua el
horizonte hasta convertirlo en paredes cerradas sobre sí mismas, como las de una tumba. La que tiñe
todo de negro ante los ojos y en la cabeza: la inmovilidad sedentaria.
Mi hijo menor, Jalil, había cumplido siete años y había que llevarlo a la escuela, conforme a la
voluntad de su padre. Yo no quería volverme a separar de mis hijos. Quería tener cerca a los que me
quedaban. Me daba muchísimo miedo perderlos. Decidimos instalarnos en El-Bayad con mi hijo
Tayeb. La vida nómada había concluido. Tenía la impresión de enterrar así lo mejor de mí misma. La
condición sedentaria tiene ese aspecto inmutable de parálisis definitiva que me desespera. Es una
porción de muerte que, como un parásito, viene a vivir a expensas de la vida. Adiós a aquellas largas
jornadas en las que, con el cuerpo extenuado y la cabeza vacía, llegábamos a paso de autómata hasta
el límite de nosotros mismos. Al final de nuestros pesares surgían un oasis y la arena de sus dunas, un
regalo para el cuerpo baldado por el cansancio. A veces, hasta un hilillo de agua al que se lanzaban
los niños con alegría. ¡Qué gusto! Una mañana plegábamos nuestras jaimas y, otra vez, en marcha.
Como si la vida solamente valiera por el peso de sus pasos. Como si fuera indispensable extenuar el
cuerpo para agrandar el espejismo de la llegada. Como si la luz necesitara nuestras pisadas. Esa luz
tan intensa que era, para nosotros, la esencia de todas las miradas. Las miradas de todas esas
generaciones de nómadas que, desde hace siglos, caminan y pasan por el desierto sin dejar huella.
Sólo sus miradas permanecen vivas por siempre en la luz. Por eso es tan ardiente. Por eso los que
aún caminan tienen la extraña sensación de que una Presencia vela por ellos, mitiga el peso de su
soledad y, cuando sus cuerpos flaquean, tensa un poco más el arco de sus voluntades, entonces se
yerguen y los pies que habían tropezado recuperan el paso. ¡Cómo explicarlo! En ese último
esfuerzo, los nómadas se sienten poseídos por una suerte de embriaguez; tienen la impresión de
alcanzar una especie de ingravidez, de no ser más que un rayo en el firmamento.
Mi marido, mi hija pequeña, mi padre y muchos de los míos habían desaparecido. Ya nada era
igual a mis ojos. Además, el grupo entero se estaba desintegrando. Algunas familias se instalaron en
LabiodSid Cheikh. Otros, como nosotros, en El-Bayad. Por fin descubrimos a losrumíes y sus
«tomóviles» que no me impresionaron.
Tayeb encontró trabajo de jardinero en la vivienda de unos colonos. ¡Mi hijo jardinero! Pero
ellos eran amables con nosotros. Cuando intentamos matricular a Jalil en la escuela, nos
respondieron que era «demasiado tarde». ¿Demasiado tarde para un niño que tiene toda la vida por
delante? ¿Qué significaban esas palabras? Las gentes sedentarias se aburren tanto, que hasta
fraccionan los días del mismo modo que yo desgrano las cuentas de mi rosario para rezar. Y si uno
no se ajusta a su tiempo cautivo dicen: «¡Es demasiado tarde!».
Madame Pérez, la mujer del colono, hablaba árabe. Fui a verla para pedirle ayuda. ¿Tendría
ella, que poseía tantas cosas, la clave de la vida sedentaria? Mis consideraciones sobre el tiempo de
los habitantes de las ciudades la hicieron reír. Ella me prometió: «Tranquila, Zohra, haré que
admitan a tu hijo en la escuela».
Habló con el director y Jalil fue admitido. Había muy pocos argelinos en la escuela. Yo no me
sentía orgullosa de que mi pequeño fuese uno de ellos. Descubría que había dos leyes: una,
esclavista, destinada a mantener bajo su tutela a los Tayeb y a las Fatna, y otra, a la medida de la
arrogancia y los deseos de los que mandaban. Para agradecer a madame Pérez su amabilidad, le hice
un cuscús. Afirmó que era el mejor que había comido en toda su vida. Desde entonces, a menudo me
pedía que se lo hiciera. Como me aburría y no tenía nada mejor que hacer, cada vez que le apetecía
yo se lo preparaba. La vida en una casa, aunque la puerta estuviera abierta, se me hacía durísima. La
presencia de las paredes era suficiente para agobiarme. En una jaima, con sólo levantar una tela una
tropieza con caras amigas. Por lo demás, no nos hacía falta abrir la jaima a los insectos para
parlotear y reírnos de una tienda a otra.
En El-Bayad conocí por vez primera la soledad. Entonces empezó a entristecerme la nostalgia.
Aun así intentaba ser razonable. Pero, por más que me decía que la nostalgia era de la misma pasta
que el tiempo inmóvil de los sedentarios, que no era más que una rabieta, una obsesión, un trozo de
vida robado, perdido..., no había nada que hacer: la oscuridad, germen del tiempo que se dilataba
como una interminable queja muda, estaba dentro de mí. Malévolamente, mordía mis palabras,
alterando mis cuentos y mis relatos. Aquel tiempo inmóvil de los sedentarios se instaló en todos
nosotros como una enfermedad incurable.
Jadiya, mi vecina, una mujer desbordante de generosidad, me encontró aquel día ensimismada
en mis sombríos pensamientos.
—Zohra, ven conmigo. Caminemos hasta M’rabet Sidi Lakhdar. Vamos a apagar nuestro
tormento. A la vuelta te haré un buen bercuqes. Os invito a cenar, a ti y a tus hijos, ¿te apetece?
Acepté. La ternura de aquella mujer era un bálsamo. Su alegría me distraía. Me disponía a salir
hacia su casa cuando llegó la madame.
—Zohra, necesito un cuscús para doce personas.
—Muy bien, ¿para cuándo?
—Para esta noche.
—Esta noche no puedo. Voy a casa de mi vecina que me ha invitado a cenar.
—¿Cómo que no puedes? ¿Te niegas?
—Si me hubieras avisado antes... Mañana, si quieres.
Se puso roja y se encolerizó.
—Ahora mismo vas a venir conmigo.
—Yo no soy ni tu criada ni tu esclava, madame Pérez. Te hacía cuscús porque me apetecía y
porque, además, me lo pedías con buenos modales. Hoy no me encuentro muy bien. Voy a dar un
paseo.
—¡Eres una holgazana!
—¡Madame Pérez, yo no trabajo en tu casa! ¿Por qué me tratas así?
—Nómada o no, no eres más que una sucia muqer. ¡Deberías mostrar más gratitud! ¿Acaso te
crees mejor que las otras?
—¡Sal de aquí ahora mismo!
Y salió, con la boca torcida por la rabia y con espuma en la comisura de los labios. Aquella
misma noche, los Pérez despidieron a mi hijo Tayeb. Llevaba con ellos casi un año. Creían que
podían despojarnos del orgullo y de la dignidad a cambio de un salario de miseria.
Con la fragmentación y la dispersión del clan había desaparecido también la solidaridad
familiar. Tayeb intentó encontrar otro trabajo. Estábamos dispuestos a dejar El-Bayad, si fuera
necesario. Un día, mi hijo oyó decir que estaban contratando a gente en las minas de carbón de
Kenadsa, un pueblecito situado a unos ochocientos kilómetros de Orán. La última estación del
ferrocarril que iba de Orán a Colomb-Béchar, en pleno desierto. Conocíamos la existencia de aquel
lugar porque Bellal y Meryeme, los hijos de mi difunta hermana, se habían instalado allí años atrás.
Tayeb salió para explorar el terreno. Era durante las vacaciones de verano de Jalil. Si teníamos que
mudarnos, tendría que ser en verano para no retrasar su vuelta a la escuela ni tener que
entendérnoslas otra vez con el tiempo.
La idea de que mi hijo trabajara bajo tierra, se me hacía insoportable. Yo le repetía: «Tayeb, no
te vayas a la oscuridad de la mina. Prométemelo». Me lo prometía. Tengo que decir que yo no lo
obligaba, veía claramente que a él también le daba pánico. ¡Mi pobre Tayeb! ¿Qué otra cosa sabía
hacer que no fuera caminar por el desierto? Y desde luego, era un caminante infatigable. Pero las
caminatas no se vendían, así que tuvo que trabajar de vigilante y de jardinero. Le pagaban más que en
casa de madame Pérez. Unos días más tarde vino a buscarnos a Jalil, a Fatna y a mí.
Era agosto de 1946.
Matriculamos a Jalil en la escuela. Me sentía feliz de volver a ver a mis sobrinos, Meryeme y
Bellal. Tras la muerte de mi hermana había concentrado en ambos todo el afecto que sentía por ella.
Me sentía muy orgullosa de Meryeme, que tenía unos hijos tan guapos y de Bellal, que era un hombre
instruido.
Un año después le dije a Bellal que me escribiera una carta para mi hijo Nazer, que vivía en
Uchda. Se había casado con su prima Zina, la segunda hija de Mohamed Buhalufa. Tayeb también
estaba en edad casadera y yo me sentía envejecida. La perspectiva de verme un día rodeada de nietos
me devolvía la fuerza y la esperanza. Así que le dije a Nazer que escogiera entre sus primas una
mujer para su hermano.
Los nombres y los motes son un auténtico embrollo en nuestra tribu. Yellul, con la sorna que le
caracterizaba, inscribió a sus hijos en el registro con el apellido de Buhalufa. Pero los problemas
que aquel término acarrearía no surgieron hasta que sus dos hijos, Mohamed y Hamza, fueron padres
a su vez. Hamza se negaba a endilgar a sus hijos un apellido tan afrentoso, que sólo había aguantado
por amor a su padre. Pero su padre había muerto y Hamza prefería librar de él a sus descendientes.
Como no tenía sentido recuperar el apellido familiar que su padre había rechazado, sus hijos se
llamaban simplemente Bent o Ben Hamza, es decir, «hija» o «hijo de» Hamza.
En cambio, su primogénito, que tenía el mismo carácter que su tío Abdelkader el Colérico,
consideró un honor mantener para sus hijos el apellido Buhalufa. Por despecho hacia su hermano,
Mohamed llevó su celo aún más lejos, obligando a su familia a que, en adelante, sólo le llamaran
Buhalufa. Y se hacía el sordo con aquellos que, por descuido, se atrevían todavía a pronunciar el
nombre Mohamed que acabó cayendo en el olvido. Para todos era Buhalufa Segundo.
Algunas décadas más tarde, aquel exaltado Buhalufa no perdía la ocasión de reprender a los
suyos por este asunto. A veces se apoderaba de él una cólera tal que aterrorizaba a toda la granja, a
su gente y a los animales. Normalmente era él quien se marchaba de allí, a toda prisa, para no acabar
arrojándose sobre su plácido hermano. Ambos pasaban mucho tiempo sin hablarse y, para tratar los
asuntos de la granja, se servían de intermediarios. Pero sus disputas no dividían lo más mínimo a la
familia. Al contrario, cada uno iba a lo suyo.
Sin embargo, aquel cambio de apellidos les acarrearía, entre otros inconvenientes, enormes
problemas de sucesión.
En virtud del juramento hecho a su tío Ahmed el Sabio, Hamza concedió la mano de su hija
mayor a un sobrino al que todavía no conocía. Así, durante el verano de 1948, mi hijo Tayeb contrajo
matrimonio con Yamina, hija de Hamza y nieta de Buhalufa, que aún no había cumplido quince años.
Como era de suponer, nadie preguntó a Yamina su opinión. La muchacha tuvo que cambiar una
vida y un clima relativamente clementes por una existencia mísera, bajo un cielo infernal. Sólo tuvo
la menguada dote de unos cuantos vestidos y unas pocas joyas. «Si mi madre viviera, jamás habría
consentido este matrimonio. Me habría buscado marido en el seno de alguna familia acomodada de
Uchda».
Pero Yamina no tenía a su madre junto a ella. Ni siquiera había llegado a conocerla. Repudiada
poco después del nacimiento de su hija, la pobre mujer se dejó morir de desesperación. Y la
infortunada Yamina no cayó en gracia a los ojos de Zohra. Para ésta, Yamina tenía todos los defectos
de las habitantes de las ciudades. Carecía de vigor. Y, sobre todo, ¡no sabía trabajar la lana! ¿Cómo
era posible que una mujer de su edad no conociera a la perfección el oficio de tejer? ¡Con quince
años!... ¡Casi una solterona! A mí, con ocho, ya me había acogido la familia de mi marido para que
me fuera acostumbrando y amoldando.
En cambio, Zohra, siempre sintió cariño por Saadia, la hija mayor del segundo Buhalufa. ¡Qué
historia tan triste! Algunas malas lenguas decían que la maldición que había pesado sobre Buhalufa
volvía a golpear a sus descendientes, como una enfermedad que, al atacar las raíces de un árbol,
acaba por hacerle perder las hojas. Zohra temblaba al pensar que Saadia significaba, empero, «la
dichosa».
Capítulo II
Saadia, la hija del segundo Buhalufa, tampoco conoció a su madre. Muchas mujeres morían
durante el parto, pagando con sus vidas lo que daban. Su desaparición dejaba a sus maridos tan
indefensos frente a las tareas domésticas que éstos se apresuraban a enterrar su viudez volviéndose a
casar enseguida. Buhalufa hijo tuvo otros dos hijos con su segunda esposa Aicha: Zina y Alí.
Todos opinaban que Saadia era una niña espléndida, aunque muy melancólica. «El amor de una
madre es la luz del destino que el niño recibe con su leche. Su falta es lo que devora la mirada de la
pobre Saadia. Es lo que le da esa sombría avidez. Un hambre que nunca llegará a saciar», suspiraban
sus parientes.
Otra desgracia afligía a Saadia. La hostilidad de su madrastra Aicha. Nadie de su entorno
comprendía por qué Aicha, una mujer magnánima, por lo demás, odiaba a la niña hasta el punto de
relegarla al rango de esclava en su propia familia.
¡Tuve hasta que robar para calmar el hambre, habiendo tantas riquezas en la granja!, diría
Saadia más adelante. Menos mal que estaba allí Messauda, la mujer de su tío Hamza, que siempre le
guardaba un poco de comida y de ternura. Aunque Aicha y Messauda se reían con ganas de las
eternas disputas de sus esposos acerca del patronímico familiar, Saadia siempre fue el principal tema
de desavenencia entre ambas.
«Aicha, ¿por qué martirizas a la niña? ¡Si sigues haciéndolo, me obligarás a enemistarme para
siempre contigo!».
Aquellos enfados no conducían, por desgracia, más que a represalias contra la chiquilla.
Messauda acabó por darse cuenta y dejó de hacerle reproches.
Por temor a Aicha, Saadia nunca se atrevió a desvelar sus tribulaciones a su padre, quien, a su
vez, desconocía por completo las relaciones que de verdad imperaban en su hogar. En él reinaba el
orden y era tarea de las mujeres hacerlo respetar. ¿Acaso no se acomoda el orden con el aprendizaje
de la sumisión por parte de las niñas y el del machismo y la dominación por la de los muchachos?
Cuando los hombres se veían obligados a inmiscuirse era porque había habido una riña. Porque
algún peligro podía amenazar su honor y su tranquilidad.
«¡Maldita criatura! A tu madre la devoraste con tu primer grito», le echaba en cara Aicha
muchas veces. Esta acusación precipitaba a Saadia hacia el vecino cementerio. Allí, ante la tumba de
su madre, lloraba desesperada, implorando su perdón. A medida que crecía, se volvía más taciturna.
Huía de la casa y se pasaba días deambulando por el campo, lejos de la granja familiar, lejos de las
acusaciones de Aicha. A veces tomaba el sendero que serpenteaba, como ella, por el campo. Saadia
llegaba hasta el comienzo de la bóveda de espesa sombra que trenzaba el ramaje de los algarrobos
de sus orillas. Se sentaba en el lugar donde se acababan los árboles. Ante ella, el sendero que salía
de su frondoso escondite se cubría de una malla de insectos que brillaba con un sinfín de destellos
rojizos y pardos trazando volutas sobre la silueta de las colinas y discurría con las cabriolas del
viento por la frescura azulada de las cañadas.
Para Saadia, aquella senda, vinculada al trayecto de sus sueños, era una invitación a la holganza
y a la libertad. Al mirarla, el horizonte se poblaba de imágenes. Una tribu desplegaba el desierto
bajo sus pasos. Las albardas de los camellos iban cargadas de jaimas recogidas y de objetos
misteriosos. Hombres, mujeres, niños y animales avanzaban con un mismo movimiento, amplio y
lento, envueltos en un halo de polvo y luz. De pronto, Saadia se sentía ligera. En su cabeza
tintineaban cascabeles de risas. La arena le hacía cosquillas en los pies, le daban ganas de echar a
correr. Se precipitaba delante de la caravana y se volvía de vez en cuando para admirarla. Pero,
enseguida, la picadura de un insecto o un ruido en el campo colindante acababa por interrumpir sus
ensoñaciones. La mirada de Saadia recuperaba su expresión dolorosa al contacto con la realidad.
Allá abajo, el horizonte se borraba tras los grandes eucaliptos. Pero, más allá de aquellos árboles de
flores carmíneas, se hallaba Argelia, el desierto, una tribu: la familia de su abuelo Buhalufa, el
hombre del cerdo. Saadia sólo conocía el mundo nómada por las historias que contaban. La de
Buhalufa no sólo la fascinaba, sino que, además, la sosegaba. No sabía por qué. ¿Era porque
Buhalufa hablaba de la emoción que causaba esa mirada en la luz? A veces, Saadia tenía la
impresión de que aquella mirada atravesaba el desierto para posarse en ella, porque la reconocía...
Más adelante, cuando se hiciera adulta, iría tras ella para que la llevara hacia las tierras desnudas,
hacia los hombres que caminan en silencio.
Una mañana, Aicha se levantó de un humor de perros. Una vez más, Saadia le serviría de
remedio para desahogar su acritud. Petrificada en su lecho, miraba fijamente a la mujer que
vociferaba: «¡Deja de mirarme así! ¿A qué esperas para ir por agua?». Saadia salió de la casa con un
enorme cántaro en la cabeza y se dirigió hacia el pozo, inquieta y todavía soñolienta. En el patio
tropezó y el recipiente se le fue de las manos y se rompió. ¡Aquel hermoso cántaro al que Aicha tenía
tanto apego! Una oleada de alegría vengativa, pronto desplazada por el temor al castigo, recorrió a la
niña. Lanzó una fugaz mirada hacia la puerta del patio, abierta de par en par. Saadia la alcanzó de un
salto, la traspasó y escapó. Pero aquel amanecer, aún inmóvil, auguraba un día funesto. Por huir del
odio, Saadia sufriría la violencia y la abyección. Muchos años después, seguiría sintiendo una
mezcla de amargura y de cólera al evocar la tragedia de aquel día:
Me había detenido a la sombra de un bosquecillo, a orillas del Sidi Yahia. Me encantaba aquel
lugar, en el que me sentía resguardada. De camino había cogido fruta por el campo. Sentada en
aquella quietud, con el río cantando a mis pies, saboreaba mi botín, cuando de pronto vi aparecer a
un hombre. Debía de tener la edad de mi padre. Se detuvo a unos veinte metros y empezó a
escudriñarme con la mirada. Sin una sonrisa, sin una palabra. Había algo siniestro en él. Me levanté
para escapar, pero mis piernas se negaron a obedecerme. El terror me paralizaba. Cuando el hombre
empezó a acercárseme, encontré fuerzas para retroceder unos pasos. Pero él rasgó el aire a una
velocidad sorprendente para un cuerpo tan pesado. Unas manos velludas me sujetaron y me arrojaron
al suelo. Yo empecé a forcejear. Grité en vano. Estaba demasiado lejos de todo. Me violó. Mayor
que el dolor que me desgarró las entrañas fue el sentimiento de rebelión y de vergüenza, que se me
hizo insoportable. La rabia me hacía desear la muerte. Allí, en ese mismo instante.
Una vez concluida su fechoría, el hombre recompuso lentamente sus ropas. Yo permanecía
tirada en el suelo, observando con estupor la sangre que manchaba mi vestido. El hombre no dejaba
de mirarme. Entonces intenté levantarme. «¡No te muevas!», me advirtió jadeando. Su voz tenía algo
de gruñido animal. Un extraño resplandor helaba sus ojos. Nunca he podido olvidar aquella mirada.
Parecía poseída por una especie de locura asesina. De golpe me di cuenta de que se disponía a
matarme. Y también comprendí que sería inútil suplicarle piedad. El terror y una brizna de instinto de
conservación propulsaron mi cuerpo. Eché a correr, trastornada. Pasado el primer instante de
sorpresa, el hombre se lanzó tras mis pasos. Oía a mis espaldas su aliento ronco, entrecortado. Corrí.
Durante mucho tiempo, mucho. Los arbustos, erizados de espinas, que aparecieron al acabarse el
bosque, me hacían arañazos. Las piedras herían mis pies desnudos. En un momento de mi carrera
desenfrenada tropecé con una mata y me caí. Un dolor fulgurante me traspasó el tobillo. Estaba tan
segura de que el hombre me atraparía que, desesperada, rompí en sollozos. Me sorprendió que nadie
me agarrara. Guardé silencio y presté atención. Nada. Mis ojos escudriñaron los alrededores. Nada.
¡Un milagro! ¡Había dejado de perseguirme! ¿Desde cuándo?
Mi corazón desbocado me lanzaba un torrente de sangre a la cabeza y a los oídos. El fuego del
verano me abrasaba la garganta y la nariz. Me pegaba la lengua al paladar. Me ahogaba. Cuando mi
corazón se calmó, me incorporé. Eché a andar sin rumbo, cojeando y retorciéndome de dolor. No
sabía dónde estaba ni adonde me dirigía. Sólo quería seguir huyendo. Huir de la angustia y del terror.
De la violencia y del dolor. Huir también del acoso de las pesadillas. Todas las noches soñaba con
la muerte de mi madre. Me despertaban los estertores de su agonía. Y, cada vez, mi madre tenía un
rostro diferente. Un rostro inaprensible que acrecentaba mis obsesiones. Sí. Tenía que huir de todo
aquello, huir de mí misma para irme lejos. Hacia la nada. Caminé durante mucho tiempo, mucho. Con
la mente en blanco por el estupor.
Al caer la noche, extenuada, llegué a la orilla de un arroyo. Mi tobillo abultaba el triple. El
hambre me atenazaba las entrañas. Sentía como si tuviera arena en la garganta. Arena ardiente. Bebí
sin parar durante un buen rato. Luego, me dejé caer vestida al agua. Su frescura me devolvió la
fuerza. Me lavé el vestido. Después me acerqué a la orilla. Notaba que la realidad iba cobrando
forma en mí lentamente. ¡Las consecuencias de lo que me había sucedido eran terribles! ¿Cómo me
iba a atrever a regresar a casa después de aquello? Me matarían sin pensárselo dos veces. ¿Adónde
dirigirme entonces?
Estaba dando vueltas a tan sombríos pensamientos cuando un ligero ruido me sobresaltó. Al
levantar la cabeza vi acercarse a un hombre escoltado por dos muías. Durante unos segundos pensé,
de nuevo, en escapar. Me puse en pie. Pero, extenuada y con el tobillo clavado al suelo por el dolor,
lo único que pude hacer fue quedarme inmóvil ante la mirada estupefacta de aquel hombre, que se
detuvo y me escrutó durante unos segundos. Luego, dominando su sorpresa, me dijo:
—¿De dónde sales, pequeña? Estamos a mil leguas de la civilización...
Enjuto, con las corvas torneadas bajo un sarual amarrado con desaliño, tenía ojos color de
miel, sombreados por oscuras pestañas. Nunca olvidaré aquellos ojos. Desde muy joven era capaz de
interpretar las miradas. A veces dicen lo que la mente trata de ocultar y lo que la boca silencia. Los
ojos de aquel hombre carecían del menor asomo de hostilidad. Sólo reflejaban cosas buenas.
—¿Estás enferma?
Levanté el pie derecho y se lo enseñé. Se arrodilló frente a mí, lo tomó entre sus manos y lo
examinó.
—¡Ay! ¡Ay! ¡Ay! Espero que no te hayas roto nada. ¿Dónde te has caído? Pero, ¿de dónde
vienes? Tus padres deben de estar preocupados.
Traté de hablar, pero mi boca no lograba emitir sonido alguno. El hombre se percató de mi
aflicción. Con una mano reconfortante me acarició la cabeza.
—Cálmate, pequeña. Cálmate. Primero te voy a curar el tobillo y vas a comer. Luego, ya se
verá.
Fue a descargar las muías y las ató a un árbol. Con la ayuda de un cuchillo cortó una rama de la
palmera más cercana; arrancó las hojas del tallo; cortó tres varetas y se dirigió hacia sus bultos. De
un saco de tela extrajo un turbante y me vendó el tobillo, usando las varetas para entablillarlo.
—Esto te tiene que sujetar el pie sin apretarte demasiado.
Como yo no le respondía, me dijo riéndose:
—¿También te has tragado la lengua? ¿Espero que no seas muda?
Dije que no con la cabeza.
—¡El hamdou lillah! Entonces, ¿qué te pasa?
Al no obtener respuesta, añadió:
—Soy argelino, me dedico al comercio entre Uchda y las ciudades del otro lado de la frontera.
Siguió hablando. Me contó sus idas y venidas entre ambos países. Su voz me llenaba de calma,
aflojaba la tensión de mi cuerpo. El nudo que me oprimía la garganta se iba soltando. Bruscamente,
rompí en sollozos. Fue una verdadera liberación. Lloraba con rabia y con placer. ¡Qué sensación tan
curiosa! El hombre me miraba desamparado. Luego, en un impulso irresistible, me tomó en brazos y
empezó a mecerme apaciblemente, como se mece a un niño de pecho. Nunca había llorado
acurrucada contra alguien. Experimenté un sentimiento de bienestar mezclado con dolor. Ambos
intensos. Luego, cuando me hube calmado, sentí vergüenza y desprendiéndome de sus brazos me
enjugué las lágrimas.
El hombre se levantó y fue hacia su cargamento para ocultar turbación. Volvió con pan, khlii,
uvas y un melón. El hambre se me abrió al ver la comida. Comí con ganas. Eso es lo extraordinario
en los niños: cuando el hambre les apremia, sus penas, por intensas que sean, desaparecen de
inmediato ante la visión de los alimentos. El horror de aquel día no me había alterado el apetito. El
hombre sonreía observando cómo devoraba el pan y el khlii. Luego, él también se puso a comer.
—Dime qué te han hecho, pequeña.
Sentí que un calor febril me subía a la cara y se extendía por todo el cuerpo hasta llegar a la
punta de los dedos. Con los ojos clavados en el suelo, le conté mi desventura.
Al relatar lo que le había sucedido aquel día, Saadia se puso a llorar. No con esos sollozos
entrecortados que momentos antes habían desconcertado a aquel hombre, no. Lloraba vertiendo
lágrimas silenciosas, que resbalaban por sus mejillas de púrpura y que hacían temblar ligeramente su
voz infantil.
—¡Ya, Allah, ya Rabbi! ¡Qué miserable, qué repugnante, qué monstruo!
Y mientras pronunciaba aquellas palabras, el hombre se golpeaba la palma izquierda con el
puño derecho como si castigara al infame individuo.
—¿Sabes una cosa? ¡Lo encontraremos! ¡Pagará lo que ha hecho, te lo prometo!
Ante ella el crepúsculo empezó a teñirse de rojo en la cima de las colinas. A su espalda, la
noche guateada ascendía lentamente desde la tierra. La urdimbre del silencio se hacía más espesa.
Hasta las cigarras callaron.
Cuando acabó de contar su historia, Saadia se hundió en el sueño. El hombre la miraba. Con los
ojos cerrados, el rostro aún bañado en lágrimas y el cuerpecillo apoyado en una piedra, poseía una
belleza trágica y conmovedora. Un sentimiento extraño lo turbó. Le hubiera gustado volver a cogerla
en brazos, mecerla un poco más, pero se cuidó bien de no hacerlo por miedo a despertar su pena.
«Una hermosa niña, marcada ya de por vida», pensó. Fue a buscar su albornoz. Lo extendió en la
arena. Dobló su chilaba a guisa de almohada. Lo cubrió todo con una sábana. Cogió a Saadia
dormida, con cuidado, y la acostó en la improvisada cama .
Seguidamente hizo sus abluciones y oró. Se trataba de la Aacha, séptima y última oración del
día. Oró durante un buen rato. A pesar de todas las desgracias que habían jalonado su vida, había
sabido conservar la fe. De niño, una epidemia de cólera le arrebató a sus padres. Hacía algo más de
dos años que se había casado con una joven alegre y dulce, apenas mayor que Saadia. Su primer
embarazo se los llevó, a ella y a su hijo, cuando aún lo llevaba en el vientre. En sus oraciones, nunca
se olvidaba de pedir paz para su alma. Pero, aquella noche, las oraciones eran por Saadia.
Al día siguiente, Saadia se despertó al amanecer. Abrió los ojos y admiró, por primera vez, la
belleza del paisaje. El alba esmaltaba el cielo y producía reflejos tornasolados en el arroyo. Saadia
se puso a escuchar su murmullo risueño. Se levantó y fue a lavarse en sus aguas. Luego se puso a
cavilar, sentada en una piedra, con la mirada perdida en el correteo del agua entre las rocas. El
hombre aún dormía.
—¿Has dormido bien?
Saadia volvió la cabeza, con el ánimo atribulado por su historia. El hombre se había
incorporado en su lecho.
—Por cierto, ¿cómo te llamas?
—Saadia.
—Yo me llamo Mahfud.
Tras su oración, Mahfud recogió leña y encendió una hoguera. Sacó de entre sus cosas una
pequeña tetera, la llenó de agua y la puso en el fuego. Saadia seguía absorta en sus pensamientos.
Cuando la tetera empezó a silbar, Mahfud preparó el té. Sacó un tarro de miel y pan. Comieron y
bebieron en silencio. Saadia masticaba lentamente, mientras su mente trabajaba con viveza.
—Me estarán buscando todavía.
El hombre asintió y esperó una continuación que no llegó. Saadia siguió hablando para sí
misma.
Corría peligro de muerte, si pedía a Mahfud que la devolviera a la granja, o, por lo menos, de
recibir la paliza de su vida, y la humillación y el desprecio para el resto de sus días. Esta vez, con el
beneplácito de todos. ¡Una muchacha no pasa un día y una noche fuera de casa! Aicha llamaría
inmediatamente a una matrona del vecindario para que comprobara si seguía siendo virgen. Saadia
dirigió una mirada al hombre. La noche pasada había llorado en sus brazos, como en los de un padre.
Con la mente más clara y perspicaz, aquella mañana se dio cuenta de que Mahfud era joven. Apenas
tendría veinticinco años. Si la llevaba a su casa, su padre Mohamed, el más Buhalufa de la estirpe, la
mataría en uno de sus temibles accesos de cólera. ¿Cómo la podría perdonar? ¿Cómo iba a disculpar
a un hombre cuya sola presencia a su lado ya era un crimen? En un caso así, el clan familiar se
constituía en tribunal. Mahfud también estaba en peligro.
La virginidad de las muchachas, la noche de bodas, era un precepto categórico de la tradición.
Las que lo infringían se condenaban al repudio inmediato y, con frecuencia, a morir a manos del
macho más bragado de la familia. Las mujeres se encargaban de difundir un sinnúmero de tragedias
de ese estilo para aterrorizar a las niñas. ¡Ay de las que se saltaran el precepto!
Saadia rumiaba todo aquello mientras bebía el té caliente a pequeños sorbos. De pronto, se
puso a hablar, a pensar en voz alta, sin mirar a Mahfud. Éste, perplejo, empezaba a tomar conciencia
de la complejidad de la situación y sopesaba todas las consecuencias de aquel encuentro. ¿Tendría
que haberla acompañado enseguida a su casa? De haberlo hecho, no cabe duda de que la suerte de
ambos, común a partir de entonces, no hubiera cambiado lo más mínimo.
—¿Quieres volver a tu casa a pesar de todo?, preguntó estoicamente.
—No, me matarían. Diga lo que diga, haga lo que haga, toda la culpa será mía.
El terror afloró de nuevo a sus ojos. Mahfud conocía muy bien aquellas rudas mentalidades y
sus leyes de hierro. Su estupidez y su arrogancia, elevadas al rango de dignidad. Había tomado ya la
decisión. No abandonaría a la niña.
—Vámonos, rápido.
Cargó sus cosas en una de las muías. A lomos de la otra abandonaron aquel lugar a buen paso.
De camino, evitaron todas las poblaciones y atravesaron la frontera argelina. Al cabo de unos días
llegaron al pueblo. Un pueblo entre Orán y Tremecén.
Algunos habitantes los miraron con curiosidad al llegar. Pronto se desataron los rumores hasta
hacerse inquisitivos. Con la disculpa de comprar un turbante, un futao un pedazo de tela, los
habitantes del aduar salían a su encuentro, unos tras otros, en actitud de tenso reproche. Mahfud les
contaba que Saadia era su prima. Que iba a casarse con ella. La gente hacía muecas de
desaprobación a los más crédulos. Mahfud no era de su aduar. Ni siquiera de las comarcas vecinas.
Llegó una tarde, solo y taciturno, hacía cosa de dos años. Les dijo que no tenía familia. ¡Como si eso
fuera posible! Pero hasta entonces se había mostrado tranquilo y valeroso, por eso lo habían
aceptado.
Por la noche, tras una cena frugal, Mahfud habló a Saadia de sus proyectos: tenía que entregar
unas mercancías en un pueblo cercano. Se iría al día siguiente. Por un día, dos como mucho. Había un
pozo en el patio. Y en la casa, comida para varios días. Saadia prometió no salir ni abrir a nadie en
su ausencia. Cuando volviera, tendrían que casarse, si querían que les dejaran en paz. Ante la
inquietud de la mirada de Saadia, Mahfud sonrió: «Tranquilízate, haremos una falsa boda, sólo para
protegernos del peligro». Y si, con el tiempo, Saadia llegara a quererlo de verdad como marido... Ya
verían... Mientras tanto compartirían el trabajo diario.
—¿De acuerdo?, le preguntó tendiéndole la mano abierta.
Cómplices por fin, se dieron la mano. A la mañana siguiente, después del té, la llevó a casa de
una vecina costurera a la que entregó tela para que le hiciera unos cuantos vestidos. «Es para su
ajuar. Nos casamos la semana que viene», repetía Mahfud esforzándose en parecer convincente, lo
cual no fue óbice para que la mujer enjuiciara sin pudor alguno a Saadia mientras le tomaba medidas.
Mahfud prometió que volvería pronto y luego regresaron a casa a toda prisa.
—¡Prométeme otra vez que no abrirás a nadie!
—Te lo prometo. No estoy loca. Puedes irte tranquilo.
—Fi amen Allah. Queda con Dios.
Al día siguiente, Saadia pasó toda la tarde esperándolo. Cuando oía pasos, su mirada se
encendía y se clavaba en la pared como si fuera a traspasarla para ver a través de ella. Su corazón
daba saltos y le golpeaba el pecho. Pero la voz y los pasos se alejaban. La noche acabó por apagar
totalmente el aduar y por cerrar los ojos de Saadia. «Mañana volverá».
La noche siguiente, Saadia se repitió la misma frase, intentando adoptar un tono más firme para
no ceder al miedo que la acechaba agazapado en su interior. «Vendrá mañana». Lo mismo hizo las
dos noches siguientes hasta el alba. Pero fue en vano.
La espera de Saadia se asemejaba a la fiebre y la locura de un pájaro enjaulado. Su mente
quería escapar hacia el cielo abierto de la esperanza, pero se estampaba contra los altos muros del
patio y volvía a caer como una piedra. Saadia esperaba el regreso de Mahfud con una impaciencia,
con una obstinación que se convertía en pesadilla.
El quinto día por la mañana llamaron enérgicamente a la puerta. Saadia corrió a abrir. Por
desgracia era la costurera. En sus manos traía los vestidos que le habían pedido.
—Mahfud tenía que pasar a recogerlos... Como no ha venido... Y además quería asegurarme de
que te quedan bien.
Antes de que Saadia se percatara, la mujer se había adentrado hasta el patio de la casa. Sus ojos
indiscretos escrutaban aquel lugar, cubriendo de oprobio a la muchacha, que se hallaba en el colmo
de la zozobra.
—Mahfud no está, farfulló Saadia. Hace cuatro días que lo espero. No sé lo que le ha ocurrido.
La mujer la asaeteaba a preguntas. ¿De verdad era prima de Mahfud? ¿Cómo era posible que sus
padres la hubieran dejado marchar con un hombre con el que aún no se había casado?
La tortura de aquellos cinco días de soledad atormentada había acabado por minar la prudencia
de Saadia. Por fin cedió a la necesidad de sincerarse a una mujer y sin dejar de llorar, contó toda su
historia a la desconocida.
La costurera no paraba de exclamar: «¡Ya Allah! ¡Ya Alla!», sin una palabra de aliento para
apaciguar a la niña. Luego se marchó precipitadamente.
En la aldea, las lenguas enloquecían. Sólo las habladurías consiguen sacar a las gentes del
sopor de los días de calor ardiente, como si la exacerbación del comadreo tuviera que compensar
necesariamente el letargo de los cuerpos para mantener el flujo vital. Mientras el sol alardea y reina
como un déspota, la gente se espía y se encarcela en arcaísmos elevados al rango de costumbres con
la intención de protegerse de los hábitos del invasor.
Saadia se había dado cuenta de su error. Nunca hubiera debido confiarse a aquella mujer, ni
siquiera dejarla entrar. Pero Mahfud iba a volver y todo se arreglaría. Entrada la noche, Saadia oyó a
unos hombres que palpaban y arañaban la puerta. Sus risotadas restallaban. El pavor mantuvo a
Saadia agazapada en un rincón. A la mañana siguiente llamaron con violencia a la puerta. Se oían
varias voces de hombre.
Saadia no quería responder. Aterrorizada, advertía el traqueteo de la puerta. Estaban intentando
derribarla. Una voz fuerte la conminó a abrir. Saadia, con la voluntad quebrada, cedió al fin. Se
levantó como una sonámbula y alzó el pestillo de la cerradura. Una horda de hombres se la llevó por
delante y se coló en la casa.
Aquellos tipos registraron la casa de cabo a rabo. Saadia no sabía lo que buscaban. De pie a sus
espaldas, separado de los otros y con el porte tan arrogante como el resto de su persona, un hombre
la miraba de arriba abajo con desprecio. Los que le acompañaban, no dejaban de repetir con
reverencia: «Si El caid, si El caid». Saadia había oído hablar de los cadíes todopoderosos... Pero,
en aquel momento, ya no sentía miedo. A punto de desmayarse, observaba a los hombres con la
distancia de su lasitud. Al cabo de un rato, éstos se sentaron directamente en el suelo a parlamentar.
Era un cúmulo de palabras de condena, algunas de las cuales hicieron salir a Saadia del estado de
estupor en que se hallaba. El cuerpo de la muchacha se estremecía conmocionado. «Cahba...hay que
encerrarla en el burdel...». Los hombres no le quitaban la vista de encima. Gordos, canallas o
legañosos, no podían cebarse más en ella. Saadia estaba destrozada. Mahfud no volvería nunca.
¿Qué había ocurrido exactamente? Descubrieron el cuerpo de Mahfud, tendido a la orilla de un
camino, no muy lejos del pueblo adonde se dirigía. Le habían aplastado el cráneo. Nadie encontró
sus muías ni sus efectos. ¿Se trataba de un crimen execrable o de un ajuste de cuentas? La pregunta
quedó sin respuesta.
Las familias encierran a sus hijas celosamente. Las abuelas, las madres, las tías y las primas
establecen el primer muro contra cualquier intento de trasgresión. Los hombres acosan, vigilan y
recelan de semejante vanguardia femenina. Todos: hermanos, primos, tíos y padres, desde el niño
más imberbe al viejo más canoso, permanecen alerta para apartar el pecado y la deshonra. Así pues,
¿qué le correspondía a esta muchacha que, habiendo despreciado la tradición, aparecía como un
ejemplo de rebelión y de lujuria? ¿Qué hacer con una mala mujer que, surgida de la nada con
maneras ingenuas, tenía el descaro de venir a esparcir su suciedad por el pueblo? De ningún modo
iban a dejarla contaminar el aduar.
Como Saadia era una buscona, la encerraron en el burdel. Aún no había cumplido trece años.
De Argelia, aquel país tan soñado, el país de los hombres que caminan cubiertos de luz, «libres
como una mirada», Saadia no conocerá durante largos años otra cosa que los burdeles, cárceles del
placer y sepulcros del deseo. Las mentes permanecían ancladas en ideas retrógradas. La mínima
desviación de la rigidez de las costumbres les parecía una amenaza para la colectividad. Sus
sentencias, expeditivas y crueles, mostraban poco empacho por la falta de equidad. Existía un castigo
para cada acto de insumisión. Una justicia incontestable.
Durante más de diez años, Saadia no tuvo noticia alguna de su familia. Por su parte cuidaba muy
bien de que no se supiera nada de ella. Una carta, un mensajero habrían acarreado una segunda
expedición punitiva. La de los suyos. En Uchda, su escapada era una falta irreparable. ¿Qué castigo
podrían idear si se enteraban de que estaba en semejante lugar? Ni siquiera su muerte podría limpiar
tamaña deshonra. Que la hubieran secuestrado no era una circunstancia atenuante. Se lo había
merecido. El calvario que Saadia tenía que soportar era, pues, irremediable. Estaba condenada a
perpetuidad. Ya formaba parte del mundo de las desterradas. Tan segura estaba de ello que había
logrado borrar de su memoria toda la vida exterior.
Saadia crecía, se transformaba. Su melancolía se tornaba en combatividad y desafío. En
determinación. El dolor y el desprecio habían impregnado su carácter. Pero su cuerpo y su mente
triunfaban sobre aquel lugar y todos los tormentos: se enfrentaban al sufrimiento con armas tales
como el encanto, la insolencia y la socarronería. Y con la firmeza necesaria. Porque en las «casas
cerradas» se exacerbaban los celos, los rencores, las disputas... todo tipo de violencia inherente a la
promiscuidad carcelaria. Muchas mujeres acababan reducidas al temor y la apatía. Saadia había
luchado muchas veces con hombres que habían intentado forzarla. En dos ocasiones había causado
sensación al echar de su habitación a dos patanes y perseguirles hasta la puerta con mordaces burlas.
Poco a poco se había ganado la afabilidad y el respeto de todos.
Físicamente, Saadia se había convertido en una mujer alta y morena de ojos desmesurados, con
un fulgor líquido, avivado por un simpático parpadeo. Tenía un hoyuelo, graciosamente encastrado en
el extremo de la barbilla, que la mínima sonrisa rodeaba de pequeños surcos y, enmarcando su
rostro, dos trenzas negras que se animaban al ritmo de sus movimientos.
Una sólida amistad unía a Saadia con uno de sus clientes, llamado Kaddur. Aquel hombre se
dedicaba al comercio entre Argelia y Marruecos. «Como Mahfud», se repetía a menudo Saadia con
emoción. Mahfud, compañero y cómplice de un breve encuentro. Esperanza truncada antes incluso de
que su esbozo hubiera tenido tiempo de adquirir forma en las expectativas de la niña que entonces
era. Diez años después, Saadia seguía trastornada por aquel recuerdo. Mahfud, el hombre piadoso
que hubiera tenido que ser invulnerable, puesto que su nombre significaba «el protegido por Dios»,
había perecido de forma violenta, abandonándola al desprecio y el castigo de una plebe cruel, de
ideas retrógradas.
Kaddur era una buena persona, de profundas convicciones. Un día, Saadia se dejó llevar y le
contó su historia. Meses más tarde Kaddur le anunció que se dirigía a Uchda. ¡Uchda! ¡Cuántos
recuerdos le traía aquella palabra! Los campos de trigo que se mecían hasta donde alcanzaba la vista.
Los grandes algarrobos, cuyos frutos le gustaba tanto mascar, cuando todavía estaban verdes y
ácidos. Los eucaliptos, cuyas flores los volvían rojizos como el fuego. La senda sobre la que
planeaba, como una cometa, el espejismo de los sueños de una infancia apenas vivida. Dos niñas:
Zina, su hermana y Yamina, su prima. Yamina era una cría regordeta y tranquila, a la que le
encantaba coger en brazos. La estrujaba contra su pecho, que se estremecía con una agridulce
sensación. Como ella, Yamina era huérfana de madre. Eso la hacía más cercana, más querida... De
pronto, Saadia sintió un gran vacío. Las necesidades ocultas, los ecos ahogados resurgían del pasado
y se sintió sola, perdida. Una vez más, demasiado lejos de todo. De nuevo la proa del doloroso
vértigo que la zarandeaba entre la rebeldía y el desprecio, el rechazo y la incomprensión. Saadia
tenía plena confianza en Kaddur. Por eso le pidió que encontrara un ardid para reunirse a solas con
su hermana Zina y darle noticias suyas. Pero que de ningún modo se enteraran los hombres...
Después de escuchar un sinnúmero de observaciones atormentadas, Kaddur se marchó dejando a
Saadia febril, con la cabeza llena de preguntas y temores.
A la entrada de Uchda, Kaddur enseguida reconoció la granja. Sin embargo, siguió su camino
hasta el corazón de la medina. Allí se entrevistó con un picaro que, nada más oír el tintineo de unas
cuantas monedas en el bolsillo de su saroual se dirigió a todo correr a casa de los Buhalufa. Si los
chavales de las ciudades exigían dinero, no era tanto por los mensajes en sí, sino más bien por los
ardides que tenían que inventar y por los riesgos que tenían que correr para hacerlos llegar a sus
destinatarios. La juventud de los mensajeros era una gran ventaja para estos asuntos. Después de
jugar un rato con los hijos de Zina, el chaval se introdujo en su casa y, tras asegurarse de su
identidad, le susurró: «Un señor te espera mañana por la mañana en la tienda de Bualem, el zapatero
del zoco. Tiene noticias de tu hermana Saadia».
Zina, conmocionada, cerró los ojos. ¿Sería un ángel, un melek. ese querubín que acababa de
susurrarle lo que su corazón esperaba desde siempre? El niño tuvo que repetir el mensaje dos veces,
tres veces. El hamdou lillah, El hamdou lillafi, «Dios sea loado». Buhalufa y Hamza la habían
buscado con tanto afán durante meses, muchos meses, antes de resignarse a su pérdida. ¿Había sido
raptada por un comerciante de esclavos? Ni siquiera se atrevían a plantearse otras posibilidades.
Pero aun silenciadas, aquellas eventualidades eran tan espantosas que la habían dado por muerta.
Así, al menos, ella escapaba al sufrimiento y ellos, a la obsesión de atisbar por el horizonte el
espectro de la vergüenza. Y para que Saadia muriera por completo, invitaron a parientes y amigos a
una solemne aacha. Después del tradicional cuscús, unos cincuenta talebs recitaron versos del
Corán. Zina recordará durante toda su vida aquel funeral. Al principio no creyó que su hermana
hubiera muerto. Estaba tan convencida de que Saadia había huido de la crueldad de su madre que esa
aacha la había indignado. El coro de talebs enardecía su cólera. De ese modo, la sociedad quedaba
informada. Ellos no eran responsables de lo que pudiera haber acontecido a Saadia. ¿No lo eran? La
mirada acusadora de Zina se clavaba en la de su madre. No lloraba. Nunca hacía preguntas. Nunca
decía nada a Aicha sobre la ausencia de aquella hermana que la hacía sufrir. Sabía que su silencio
era la peor acusación. Cuando el recuerdo de Saadia se revolvía violentamente en ella, los ojos de
Zina se hacían tan elocuentes que a su madre la sacudía un escalofrío.
—Hija, tus ojos son a veces como el rayo. ¡Queman lo que tocan!
Tampoco Aicha tuvo el alivio de olvidar a Saadia. El remordimiento destiló insidioso su hiel,
enturbiando sus días hasta el último aliento. Antes de morir, ocho años después, hizo la siguiente
confidencia a su hija:
—Un tormento me está consumiendo. He sido cruel con Saadia. Si algún día la vuelves a ver,
dile que la he reconocido. Dile también que he purgado mi condena en la tierra. Háblale de tus ojos,
de los de tu tía Messauda y los demás, acusándome durante todos estos años. Háblale de mi
penitencia diaria. Si pudiera venir a arrodillarse ante mi tumba y otorgarme el perdón de viva voz,
mi alma encontraría sin duda la paz en la vida eterna.
Sólo entonces, los ojos de Zina dieron la absolución a la mirada implorante de su madre:
—La volveré a ver, madre. Estoy segura. Le diré que... Pero, también tengo la certeza de que te
ha perdonado.
Zina pasó el día con el corazón embargado por la emoción, disputando al miedo que le
infundían los hombres de la casa su legítima alegría. A la aprehensión de su descubrimiento, el
estruendo inalterable de un hecho. ¡Saadia está viva! Zina estaba ansiosa porque ya fuera mañana,
por ver a aquel desconocido y enterarse de la verdad. Con el ánimo exaltado, buscó a Messauda, la
mujer de su tío Hamza, y la hizo partícipe del secreto. Era una emoción demasiado fuerte para ella
sola. Y además, Messauda siempre había querido mucho a Saadia. Su feliz complicidad exaltaba a
las dos mujeres. No tardaron mucho en encontrar un ardid. Pero, ¡silencio!... El secreto no debía
llegar a oídos de los hombres.
Por una vez, las dos mujeres iban a ir solas al hamman, sin el habitual cortejo de niños. Lejos
de las miradas, por el camino, se separarían. Messauda se dirigiría directamente al baño. Protegida
por su complicidad, Zina daría un rodeo rápido por el zoco antes de reunirse con ella.
Con la impaciencia dando alas a su velo, Zina, la mujer de Nazer, el primogénito de Zohra, la
cuentista, fue en busca de noticias. Sentada sobre unas alforjas, en la trastienda del zapatero, escuchó
la historia de su hermana como un dardo en su dicha. Con voz apenada y lágrimas en los ojos le dio a
Kaddur un mensaje para Saadia, sin olvidarse de la petición de Aicha en su lecho de muerte. Luego
dejó al mensajero manifestándole su gratitud. La ignominiosa suerte de su hermana se le clavaba en
el corazón como una daga. Esta vez Zina lloró por ella y, apretando el paso, fue a buscar consuelo
junto a Messauda. Las dos mujeres guardaron el secreto durante años.
Saadia tuvo entonces noticias de los suyos. Mientras que ella sobrevivía apartada del transcurso
de los días, la vida había seguido tejiendo existencias normales, rodeando a unas de trabajo y de
niños, sellando otras. Y así Aicha había muerto; su prima, la pequeña Yamina, estaba casada en la
actualidad y era madre y ¡se habían establecido alianzas entre el clan de Uchda y el del desierto
argelino! Yamina y su familia vivían en un pueblo llamado Kenadsa. Kenadsa, ¡vaya nombre! ¿Dónde
estaba ese sitio? «Está en Argelia, en el Sáhara», le hicieron saber los pocos hombres que sabían
encontrar las tierras dibujadas en papel.
¡Yamina en Argelia! Saadia tenía tantas ganas de acercarse a ella... Y sus primos, los Ajalli,
con los que tanto había soñado cuando estaba en Uchda... Los sueños de su infancia le parecían más
inaccesibles que nunca. Pertenecía a un mundo desterrado de todos los clanes, de todas las etnias.
Pero como los Ajalli vivían en el desierto, quizás fuera posible encontrarse con ellos. Decía
Buhalufa Primero que allí los hombres eran tan especiales como el lugar que habitaban. Una tierra
tan desmesurada, por la fuerza tiene que dejar huella. A pesar de todas las dificultades, Saadia se
llenó de esperanza. ¿Y si fuera a visitar a sus primos? No tenía el mismo apellido que ellos. Por lo
tanto no podía importunarles. Saadia pidió que la trasladaran a Béchar. Por lo demás, la idea de
marcharse para siempre de aquel lugar la obsesionaba desde hacía algún tiempo. Asomarse por fin a
la vida. Saadia no tenía la menor idea de cómo iba a proceder. Pero aquel afán se iba fortaleciendo
en ella y no la dejaba descansar.
Una matrona condujo a Saadia hasta Béchar. Un trenecillo, tan negro como el humo que
despedía, la llevó hacia el desierto mordiendo los raíles con tos de tísico. No había imaginado que la
distancia fuera tan grande. Estaba aún más lejos que Marruecos. Los ojos ávidos de Saadia se
embriagaban de paisajes. Hacía más de diez años que no habían visto nada que no fuera el rectángulo
de cielo que dominaba el patio de Dar el kbirra, «la casa grande». El devanar infinito de inmensos
territorios llanos y desnudos; los cielos que los cercaban por todas partes y hacían retroceder los
horizontes por los cuatro puntos cardinales concentrando todas las estaciones, la eternidad en aquel
intenso azul... El desierto era aún más impresionante que en sus sueños infantiles.
Pero aquellos vastos territorios quedaron enganchados a las ventanas del trenecillo asmático.
En Béchar, una vez más, a Saadia sólo le dejaron un pequeño rectángulo de cielo. Sólo había trocado
una celda, cuya temperatura era al menos soportable, por otra idéntica, pero tórrida. La
desesperación se transformaba en furia. Saadia estaba dispuesta a todo con tal de escapar de allí.
Dispuesta a morir: ella o, mejor, los otros, aquellos cretinos que la habían condenado a una vida de
puta para el resto de sus días. Los castraría. Prendería fuego a aquella casa, a la ciudad. Destruiría
todo hasta encontrar una salida o se destruiría a sí misma por completo en el intento.
Saadia se negaba a «trabajar», a alimentarse, a discutir. Órdenes, chantajes, amenazas, ya nada
podía con ella. Por lo que se recordaba, en «la casa» nunca se había visto nada semejante. El pánico
a que cundiera el mal ejemplo hizo temblar a quienes beneficiaba el comercio del sexo. Como todas
las armas resultaban inútiles, los guardianes hicieron correr el bulo de que Saadia se había vuelto
loca para evitar que otras mujeres la imitaran. Y, alegando que los grandes calores del desierto
habían sido los causantes de aquel fatídico efecto, quisieron devolverla al norte. Nada se pudo hacer.
Antes morir que ceder. La muerte era sin duda la menos atractiva de las libertades. Pero, al fin y al
cabo, era una liberación.
Como no sabían qué hacer, fueron a buscar al doctor, un médico del Ejército francés que
examinaba a las «chicas» con regularidad. Era un hombre alto y desabrido. Sus ojos clarísimos le
daban un aspecto de frialdad. Saadia ya lo había visto una vez. Imperturbable, profería
incansablemente las tres mismas órdenes en árabe, «koh, tose», «gul, di treinta y tres», «hal fumec,
abre la boca», con un acento que hacía desternillarse a las chicas.
El hombre se plantó ante Saadia sin hablar, con aire ausente. La cólera de la joven volvió a
estallar. ¿Es que no habían comprendido que no cedería a nada ni a nadie? ¿Por qué habían hecho
venir a aquel extranjero con cara de camello al que el azul del cielo le habría quemado los ojos? No
estaba enferma. ¿Qué podía saber aquel ser glacial de las costumbres árabes? Dio un portazo bajo su
mirada impasible, pero él la siguió. Con estupor descubrió que dominaba perfectamente el árabe. Le
habló con suavidad. Su curioso acento dulcificaba los sonidos guturales. Su voz era sólo un susurro.
Sus ojos perdieron la frialdad, se llenaron de una dulzura atenta, persuasiva. Se disculpó. No había
dormido la noche anterior: el exceso de trabajo, las urgencias, su colega enfermo... Ella permanecía
en silencio. Él continuó su alocución con una voz apenas audible, como si hablara para sí mismo.
Luego se marchó sin haberle arrancado una palabra, pero el doctor Vergne, como se llamaba, volvió
al día siguiente, al otro y todos los días. A la segunda o tercera entrevista, Saadia se sinceró con él y
le relató cómo, una triste mañana se había encontrado en un Dar el kbirra. le explicó que le resultaba
asfixiante, que prefería la muerte a aquella agonía. Vergne la escuchó con una expresión de extrañeza
en la mirada. Ningún hombre después de Mahfud la había mirado ni escuchado de ese modo. Ella
había olvidado que tal cosa pudiera volver a suceder. Hasta entonces, en el mejor de los casos, los
demás no le habían manifestado más que una camaradería condescendiente. La aspereza de su vida la
había llevado a confundir la compasión con el afecto.
Los demás nunca habían despertado en su pecho aquel lento movimiento que le cortaba el
aliento. Físicamente, Saadia era robusta, poseía una fuerza minada por la falta de ternura y de amor.
Ahora lo comprendía y se puso a llorar sin pudor.
Vergne se levantó sin decir nada. Con las manos en la espalda, recorrió la habitación durante un
buen rato. Luego, parándose ante ella dijo:
—Saadia, ten confianza. Te sacaré de aquí, te lo prometo.
Vergne utilizó toda su autoridad, todos sus apoyos para liberar a Saadia de su prisión. El hecho
de que se hubiera vuelto molesta e inquietara a los gerentes de «la casa grande» facilitó su petición.
Así pues, cedieron como excepción. Al cabo de catorce años de encierro, Saadia recuperó la
libertad. Fue en 1953.
Un día radiante. La luz deslumbrante, una fiesta. Una fiesta, aquella tierra inmensa. Una danza
cósmica, el movimiento de las dunas retenido por el cielo. Un sueño, la ambladura de los camellos.
Saadia se sentía ebria. Olvidándose de la prudencia, se alejó de la ciudad. Caminó para
experimentar la libertad en su carne, con cada pisada. Y cuando sus músculos, paralizados por el
esfuerzo, se negaron a obedecer, doloridos, Saadia se dejó caer en la arena y miró extasiada el
horizonte tan lejano. Pero sin duda, aún tendrían que pasar varios meses, varios años quizás, antes de
que sintiera aquella sensación de la que tanto hablaba Yellul Buhalufa. Aquella mirada en la luz.
Aquella mirada que habita en la memoria de los nómadas y que parece que custodia el desierto.
Si Saadia pudo sentirse temerosa al comienzo de su nueva existencia, dos o tres años de vida
responsable le devolvieron la confianza en sí misma. Un día escribió una carta a su padre y le reveló
toda la verdad, pero Zina fue la única que, a escondidas, le respondió. Los hombres no querían oír
hablar de ella. Su vida incalificable no valía semejante tributo. Su resurrección en Uchda les
reduciría a la condición de «deshonrados». Le habían amañado y celebrado una muerte cómoda y
limpia. Lo mejor era que siguiera muerta.
Indignada, Saadia les envió una segunda y última carta: sus hombres, Buhalufa y Hamza,
acababan de morir para ella de la misma muerte. ¡Y ese duelo consumaba su libertad! La virulencia
de su respuesta no le reportó más que un débil consuelo. Se había animado a ir a ver a la lejana
familia de Uchda; se daba cuenta de que la distancia era una garantía de protección y de seguridad.
Pero quería evitar mostrarse a los primos que se hallaban sólo a unos treinta kilómetros. Esa
cercanía que tanto había deseado, la horrorizaba ahora. Y además, no podría soportar que se
volvieran a mofar de ella. No, ¡no volvería a permitirlo!
Fue Zina quien, otra vez, tuvo que abogar por su hermana. Pidió que escribieran a su primo y
cuñado Tayeb para ponerlo al corriente. En cuanto a Yamina, no se acordaba de Saadia. Era
demasiado joven cuando desapareció. Pero Messauda, su madrastra, le había hablado mucho de ella.
Saber que estaba viva y tan cerca la llenaba de emoción. Tayeb estaba exasperado. Que el destino
había sido implacable con la muchacha era evidente... Pero permitir que una mujer con semejante
pasado traspasara el umbral de su casa... Eso nunca. Yamina tendría el pudor y la prudencia de
callar. Si no, corría el riesgo de romper su matrimonio.
Zohra, la mujer de los tatuajes oscuros, permanecía callada y perpleja. No se metía en la
discusión, se negaba a tomar partido, a pronunciarse. Pero la existencia y el destino de aquella mujer
la angustiaba.
Capítulo III
Kenadsa es un pueblo grande del oeste del desierto, a menos de treinta kilómetros de Colomb-
Béchar. Allí, entre dunas y terreros, acababa su viaje el trenecillo procedente de Orán. Antes de la
era del carbón Kenadsa era famoso por la influencia de su zauia. Las gentes venían de todos los
confínes del desierto y de Tell a rendir pleitesía a los descendientes del jeque Sidi Mohamed Ben
Bouziane. Lyautey, cuyo ejército avanzaba al ritmo de la construcción de la vía férrea, envió a
Isabelle Eberhardt en 1904 para entablar contacto con tan influyente familia. Isabelle pasó los
últimos cuatro meses de su vida en la zauia y murió ahogada por la crecida del río de Ain-Sefra,
pocos días después de haber salido de Kenadsa.
Zohra y su prole se establecieron, más cerca de los terreros que de las dunas, en el nuevo ksar
El Yedid. De ksar aquel barrio no tenía por desgracia más que el nombre. No se parecía en nada al
antiguo ksar levantado en torno a la zauia y a la mezquita. No tenía el dédalo de callejas que tejían
una sombra espesa, salpicada de luminosas lentejuelas que la luz del sol dispersaba por patios y
terrazas. No tenía las casas de tob, esos ladrillos que ofrecían a las miradas toda la gama de colores
de la tierra, desde el verde violeta de los antiguos encalados al amarillo leonado o el ocre de los
recién revocados. Ni las almenas de los muros que ribeteaban el azul del cielo. Ni los jardines con
sus huertos ornados de granados que descendían hasta el corazón fresco y oscuro del palmeral, en
torno al río.
El ksar El Yedid había sido construido con materiales duros. Y duro era también el desprecio
con el que había sido diseñado en contra del buen sentido, al comienzo de la explotación de las
minas de carbón. Nada había en él que permitiera a la mirada posarse, al cuerpo encontrar refugio y
al espíritu solazarse. Estaba a merced del infierno del cielo sin el consuelo de la menor sombra.
Ksar de la miseria y la desolación. La maraña de casas ciegas como toperas trazaba largas calles
hechas para los náufragos del sopor del verano. Y mientras que la tierra desplegaba sus oros y sus
cobres hasta el infinito, el ksar había sido erigido detrás de los dos mayores terreros. Sin duda para
ocultarlo al resto del pueblo, como se oculta la vergüenza en los recovecos más recónditos de la
conciencia. O para que el minero, que vivía allí, se hundiera en las tinieblas sin tener tiempo de
pensar. Porque cuando por la tarde emergía de los abismos, la negrura le seguía acompañando hasta
su morada, pues las partículas de hollín culminaban aquel desastre con una pincelada de incendio a
punto de apagarse que vierte su ceniza en los ojos y las cabezas. No había ni un comercio, ni un
hamman, ni pozos en el ksar creado por el rumí para sus moros. Y, ¿por qué ksar El Yedid y no
pueblo negro, como lo llamaban en otros lugares?
Zohra odiaba aquel lugar. Por eso cada mañana corría al viejo ksar a respirar un poco de
humanidad. Un paso, otro paso. Con júbilo, los pies reencontraban la plasticidad de la arena.
Liberado de aquel siniestro entorno, el cuerpo recobraba su elasticidad. Un paso, dos pasos. Sin
velo, con el magrún vaporoso flotando sobre su vestido de grandes volantes y con las manos a la
espalda, Zohra caminaba fantaseando. Un paso, otro paso. Con la cabeza alta y los sentidos alerta,
observaba furtivamente la vida de la gente. Cuando ningún objetivo concreto los animaba, los
hombres se agrupaban fuera de las casas y aguardaban apaciblemente el paso del tiempo. Un tiempo
de silencio. Un silencio de fantasmas, de cosas inconfesables. Un paso, otro paso. En el laberinto de
callejas, el olor de la tierra que las mujeres regaban y barrían. El olor a canela, a comino, a jengibre,
a cilantro, a menta, a alcaravea, todos aquellos fragantes efluvios eran un placer para el olfato. Los
colores de las especias yuxtapuestas en grandes montones y de la tierra oscura de las paredes
componían una sucesión de matices que cautivaban la mirada. El balbuceo de los niños. La llamada
del muecín, que estremecía las entrañas. Las mujeres furtivas que, cubiertas con velos negros,
caminaban aprisa como las sombras de la noche, pegadas a las paredes.
Luego, la mujer de los tatuajes oscuros se dirigía hacia el palmeral. Era octubre y los dátiles
tenían un aspecto reluciente y se fundían en la boca con sabor a miel. A Zohra le encantaban los
palmerales en esa época del año. Con sus grandes racimos ambarinos adornados de palmas de un
verde satinado, las palmeras parecían ramos gigantes colgando del cielo. Zohra sonreía a las
palmeras y también a un pensamiento. Aquel mes iba a ser abuela, quizás ese mismo día. Y su nieto
sería un varón. Lo llamaría Ahmed, como su marido. Y seguramente sería tan guapo, tan fuerte como
su abuelo. Lo mecería entre sus brazos hablándole de las caravanas de sal. En ese momento se sentía
dichosa. La intensa luz se volvía más pura. Antes de volver, Zohra fue a comprar un gran racimo de
dátiles tan grandes como su apetito.
Y así fue como en octubre de 1949, en el ksar El Yedid, aquel lugar calcinado y sin alma, en
aquel barrio de desecho, nació, una noche de luna llena el primer nieto de la familia. ¡Una niña!
Zohra se enfurruñó y lanzó una mirada fulminante a la mujer de ciudad que tenía por nuera. Sin
embargo, un crescendo de albórbolas rasgó la noche, clavando como un dardo la noticia en la sonrisa
de la luna. No fueron, desde luego, ni la abuela Zohra ni las vecinas quienes anunciaron el alborozo
al aduar. No. ¡Nadie se desgañitaba con albórbolas por el nacimiento de una niña! «Cuando mi
madre era joven, decía a menudo Zohra, existían aún familias que enterraban a sus hijas al nacer. No
había lugar en sus vida para bocas inútiles», sostenían. Hoy ya no se mataba a las pequeñas, pero
seguían siendo no deseadas. Una especie de maldición que se aceptaba abrasando a la infortunada
madre con ojos furibundos y elevando los brazos hacia el cielo en señal de impotencia. Incluso
Zohra, mujer ingeniosa y tolerante, no conseguía eliminar por completo tal reacción. Fue la
comadrona del pueblo, una rumiya apellidada Bernard y a la que todos llamaban «la Bernard» quien
aquella tarde se atrevió a lanzar un gorgeo de agudas albórbolas.
—Zohra, no pongas esa cara. Tú no —dijo la Bernard pasando la niña a su abuela— ¿No ves
que hago albórbolas porque es una niña y porque hoy es mi cumpleaños? ¿Qué nombre le vas a
poner?
—¡Que Alá te otorgue larga vida! No lo sé... Jadiya, como mi vecina de El-Bayad a la que
quería mucho o... Tal vez Leila, como ha llegado de noche. Tenía preparado un nombre de chico —
objetó lanzando una indirecta a Yamina.
—Bueno, pues esta pilluela se va a llamar Leila. Leila, Noche. Es bonito, Leila. Y además,
¡hace una bonita noche! Ya tenemos bastantes Jadiyas, Fatihas, Zohras... —respondió, riendo, la
Bernard. Y añadió:
—Espero que venga a darme un beso el día de nuestro cumpleaños cuando tenga edad para
saber los buenos modales. ¡Ay de ella, si no! Esta tarde he tenido que dejar a mis invitados y mi
fiesta para ayudarle a venir al mundo.
A Yamina le siguieron poniendo mala cara, pero no por mucho tiempo. La decepción del primer
momento no pudo resistir la vista de aquel cuerpecillo que pataleaba. Las caras más hoscas no
pudieron reprimir las sonrisas. A fin de cuentas estaban muy contentos de que hubiera nacido el
primer hijo, fuera cual fuera su sexo. Su llegada enmascaraba la fealdad de los terreros, hacía
olvidar el hambre. Y al contemplar a la niña y ocuparse de ella, a Zohra le quedaba menos tiempo
para pensar en el pasado. Con mirada protectora, repetía a su nuera:
—Leila se hará pronto una mujercita. Ya verás cómo te va a ayudar. Se ocupará de sus
hermanos.
Yamina recibió complacida la absolución. Había vivido un año muy triste, de encierro y
soledad en aquel calor sofocante. De vez en cuando, abría la puerta de la casa y miraba,
desamparada, aquel paisaje desolado. Al norte, la montaña de carbón, lúgubre. Al sur, al este y al
oeste, nada diferente. De trecho en trecho, se apreciaba la pequeña masa parda, redonda y
encrespada de alguna planta efímera nacida de la ilusión de un chaparrón, pero enseguida calcinada
por el fuego del cielo. Parecían erizos fulminados por el rayo. Había magníficas dunas, un hermoso
palmeral y un ksar donde se debía de vivir bien... Pero eso era al otro lado de la negrura. Al otro
lado de la maldición. Yamina lloraba en silencio. Ella también estaba encantada de que fuese una
niña.
—Cuando la niña tenga quince años, yo aún no habré cumplido treinta. Será la amiga, la
verdadera hermana y la madre que nunca he tenido —se decía dándose ánimos para soportar los días
tórridos.
Al séptimo día, las viejas del barrio pusieron alheña en la frente de la niña y la mecieron
pronunciando sortilegios:
—Que sea merbufia. Que tras ella vengan muchachos y dinero.
El dinero... Los Ajalli empezaban a conocer el dolor de su escasez. Durante la vida nómada,
sólo habían practicado el trueque. Todo era más sencillo. En la actualidad, hasta para alimentarse
había que poseer aquellos pedazos de papel tan arrugados y mugrientos como la misma miseria. A
Zohra le parecía absurdo. Cambiar sal por otros productos alimenticios, de acuerdo. La sal era la
gema de la vida, un hechizo de luz, de caravanas y de leyendas. ¡Pero esos papeles, más sucios que la
cara de un huérfano, más manoseados y tristes que el tiempo inmóvil de los sedentarios! Y su pobre
hijo Tayeb deslomándose, con el pico en la mano, en la canícula de los jardines. Menos mal que
estaba Bellal, su sobrino. Un hombre culto que se ganaba la vida bastante bien y les ayudaba en la
medida de sus posibilidades, pues tenía mucha familia. Por cierto Bellal hizo algo maravilloso. Un
día encontró a Yamina que mezclaba sus sollozos con el llanto de la niña.
—¿Qué te ocurre? ¡Cuéntame!
Y Yamina no dejaba de llorar. Bellal, que se impacientaba, tardó un rato en arrancarle unas
cuantas palabras entrecortadas. Tuvo que agacharse y hacerle que se las repitiera para comprender la
razón de su pena: no le quedaba ni una gota de leche. Desde hacía dos o tres días, sólo le daba a la
niña agua con azúcar.
—¡No me extraña que no tengas leche tal como te alimentas!
Bellal se marchó con premura. Dos horas más tarde, estaba de vuelta con una buena cabra atada
a una correa:
—Aquí tienes un ama de cría para Leila —dijo echándose a reír— Que no se te olvide hervir la
leche antes de dársela. Yo traeré alfalfa para el animal todos los días.
Así fue como la niña que con cuatro meses había empezado a desmejorar visiblemente, dejó de
llorar y fue cogiendo peso.
Jalil iba a la escuela. Valía para estudiar. Tayeb trabajaba de jardinero para no tener que bajar
a la mina. Acababan de descubrir un importante pozo, muy lejos, al otro lado del pueblo, allá donde
comenzaba el erg. ¡Un manantial en los confines de la aridez! Decían que pronto sería una de las
reservas de agua más importantes de la región. La administración de las minas proyectaba construir
en las cercanías un taller para la maquinaria, una fundición e instalaciones deportivas. A Tayeb le
encargaron el trabajo de ajardinar el lugar, que ya animaban algunas palmeras. Así que plantó
tamarindos y una cantidad enorme de rosales... El hombre al que habían nombrado jefe de taller era
un tal Portales: un rumí, naturalmente. Pero aquel hombre no tenía ni un ápice de la arrogancia
habitual de los jefecillos. Sería tal vez la muerte de su mujer, acaecida unos meses antes, lo que le
había abierto los ojos al sufrimiento de los demás. Aunque puede que el hombre fuera así, sin más.
Cualquiera que fuese el motivo, llevaba en los ojos la dolorosa marca de la ausencia. Una vez
terminado el trabajo, todo el mundo se daba prisa en volver al pueblo, excepto Portales, que
demoraba cuanto podía el momento de volver a su casa. Al cabo de unos días, conmovido por la
tristeza de su mirada, Tayeb se atrevió a proponerle que compartiera un té con él. Los dos hombres
permanecieron juntos paladeando el té hasta el anochecer y se sintieron tan a gusto juntos en aquella
paz, lejos del pueblo del que sólo les llegaba un vago rumor, que aquel momento se convirtió muy
pronto en un ritual cotidiano. Una vez que los obreros se habían marchado, Tayeb y Portales se
sentaban a charlar en el crepúsculo. A veces, casi no hablaban. Se quedaban mirando sin más la
espléndida duna y el tono refrescante del verde incipiente en torno a ellos. Entre vasos de té y
palabras anodinas, entre silencios y confidencias, el rumí y el árabe se fueron haciendo grandes
amigos.
Un día Tayeb no pudo resistir la tentación de invitar a Portales a su casa a comer cuscús. Para
la ocasión no reparó en gastos y compró un kilo de carne, un bien escaso. El anuncio de aquel evento
provocó un revuelo entre los suyos. Porque, a excepción de la Bernard, que pasaba de vez en cuando
a ver a la pequeña Leila y a beber un vaso de té, Yamina y Zohra no tenían contacto alguno con el
mundo exterior. ¿Comer con un rumí? ¡Qué historia! Pero, cuando Portales llegó, saludó y se sentó
como ellas, con las piernas cruzadas sobre la estera de esparto y sus palabras fueron tan afables
como su sonrisa, Zohra olvidó sus temores. Con ojos cautivadores, le habló de su nomadismo con
tanto encanto que la melancolía de su invitado acabó por disiparse. Yamina puso todo su empeño en
preparar el mejor de los cuscús. Ya estaba muy entrada la noche cuando por fin se separaron.
Portales no esperó a que le invitaran por segunda vez para volver. Una semana después, empujó la
puerta de la dechra y depositó ante las dos mujeres un capacho que contenía carne y legumbres para
el cuscús. Sus sonrisas le dijeron que era bien venido. Pasó la tarde con la pequeña Leila en las
rodillas escuchando las leyendas que la anciana le contaba. Y cuando Yamina trajo la guessaa, sus
ojos resplandecieron de placer.
Un día Tayeb volvió muy pronto del trabajo, con el rostro transfigurado:
—Tengo un trabajo nuevo, mejor pagado. ¡Nos mudamos de este maldito lugar!
Allá, al pie de la duna, iban a comenzar a construir el depósito de agua. Portales hizo que
pusieran a Tayeb de vigilante.
—Hay agua. Podrás cultivar hortalizas para tu familia y ¡el lugar es tan hermoso! Me da pena
ver a una mujer de la talla de Zohra viviendo en este infierno.
La noticia llenó de alegría a la anciana:
—¿Vigilante de un pozo? Por Alá que un antiguo nómada no podría esperar nada mejor de la
vida sedentaria. Me gusta, hijo mío. Y además estaremos aparte, solos frente a los regs y las
hamadas. Casi como antes.
Así pues, construyeron la casa del vigilante a cien metros del taller. No era nada extraordinario,
desde luego, pero tenía las paredes encaladas, cemento en el suelo y todas las habitaciones con
ventanas. Los postigos y las puertas eran unas cuantas tablas y cuatro clavos, pero ¡qué espectáculo
al abrirlos! A cien metros a la izquierda de la casa, las ondulaciones del erg habían invadido y
recubierto toda una colina. A media altura de la duna que había enfrente, emergían las rocas de un
ocre uniforme, engalanando el dorado de la arena como un cinturón de coral. En la cima, una cresta
rocosa blanca llena de cuevas coronaba como una diadema las redondeces voluptuosas de la duna. A
la derecha de la vivienda, las altas palmeras horadaban el azul del cielo agitando sus penachos de
jade. Un cielo sin hollín de un azul tan deslumbrante que obligaba a cerrar los ojos. Hacia el sur se
podía ver uno de los terreros. Pero lejos, fantasmagórico por la intensa reverberación. No era más
que un lienzo de fondo cuya oscuridad hacía que el esplendor de aquel lugar, en el que las pesadillas
no tenían cabida, resaltase aún más.
En el ksar El Yedid el agua era distribuida con tacañería por un camión cisterna. En cambio
aquí, les bastaba con girar una llave a la que llamaban robini[1] y una fuente manaba por una boca de
metal. Junto a las acequias por las que corría agua en abundancia, crecían cañas cuyo interminable
murmullo liberaba la mente de las alucinaciones del silencio. Trazaban paseos y delimitaban un
amplio espacio, su huerto. Pronto nacieron zanahorias, nabos, habas, calabacines, cebollas,
pimientos, azafrán, menta, perejil y cilantro en cantidad... Muy por encima de las necesidades de la
familia, de Portales y de Bellal. Hasta podían permirtirse vender pequeñas cantidades para comprar
carne.
Que un árabe pudiera gastar el agua del municipio a su antojo no era plato de gusto para algunos
pieds-noirs del taller. Semejante bicoca hubiera debido beneficiar a alguno de ellos y no a aquel
moro y a toda su recua. No iban a permitir que la situación se prolongara por mucho tiempo. Pero
Portales no se dejaba influir por las habladurías. Muy pronto puso fin a los despotismos y a la
codicia.
La felicidad reinaba en la familia. Una felicidad casi completa. Para colmarla sólo faltaba que
naciera un hijo varón. La suerte seguía negándose a responder a la espera de la familia, al
padecimiento de sus mujeres. ¿Y el segundo retoño? Otra niña a la que llamaron Bahia. Esta vez, ni
siquiera la Bernard tuvo el valor de animar a la concurrencia mediante la insolente alegría de sus
albórbolas. A Yamina le pusieron cara de enfado durante mucho tiempo. ¡Caramba con la
señoritinga! ¡Hacerse asistir en el parto por una rumiya para traer al mundo sólo niñas! De seguir así
corría el riesgo de verse repudiada. El problema era que devolver a Yamina a Uchda o ponerle una
darra, una segunda esposa, daría lugar a otro altercado entre los dos clanes familiares recién
reconciliados. ¡No había por qué agobiarse! El hogar no estaba en peligro de momento. Ya se vería
más adelante.
Yamina no fue repudiada ni llegó a tener una darra. El tercer vástago, que fue niño, la libró de
la condena. Otros cinco vinieron tras él.
Una inefable alegría colmaba a los adultos.
Con frecuencia la gente susurraba a Bahia: «Hija mía eres una gran merbuha. Detrás de ti han
llegado varios varones. La suerte te acompañará durante toda la vida».
Leila guardaría un recuerdo imborrable del nacimiento del primer niño, aunque aún no había
cumplido cuatro años. En primer lugar porque a su carácter rebelde por naturaleza no se le escapó
aquella injusticia. ¿Por qué los padres preferían a los niños en lugar de a las niñas? Pero, sobre todo,
porque algo mucho más importante que la llegada de aquel hermanito había revolucionado toda la
casa: del bajo vientre le colgaba un pedazo de carne más arrugado que la cara de una vieja. Con
desdén observaba el ridículo apéndice que le robaba la atención de su abuela. ¿Qué tenía aquello de
extraordinario? Haciendo ascos a la fiesta y sus nubes de albórbolas, con la emoción del primer
enfado y del rencor en el vientre, Leila fue a refugiarse en el regazo de la duna.
Desde lo alto de su observatorio, Leila dominaba los alrededores. Le gustaba ir allí y
sorprender a los escorpiones, lagartos y escarabajos... Hacer salir a las víboras y a las culebras,
experimentar la punzada agridulce del miedo. Escuchar el rumor del pueblo. Perderse en sus sueños.
Mucho más tarde, por la mañana, vio a su padre que volvía del ksar en bicicleta. A pesar de la
cólera que sentía, no pudo evitar encontrarlo majestuoso y chocante sobre ruedas. Un gran sombrero
rifeño, forrado con un tejido abigarrado, proyectaba una sombra espesa en su rostro. Unas pinzas de
la ropa ceñían el pantalón a sus piernas huesudas. No conocía a nadie con aquel aspecto, insólita
mezcla del rudo bereber y el indolente pied-noir. Y, sin embargo, su padre, con su pachorra de
camello, era beduino. Pero, ¿qué le ocurría? En contra de lo habitual, pedaleaba con brío. Su prisa la
intrigó. Leila bajó corriendo de la duna para ir a su encuentro.
En el portaequipajes destacaba un enorme paquete cuidadosamente atado. Su tamaño, unido al
gesto solemne de Tayeb, excitó la curiosidad de la niña.
—¡Ah, ya verás, ya verás! Es una cosa mágica. No respira, pero está viva. No tiene boca, pero
habla y canta en todas las lenguas. Sólo tiene un ojo de cristal, pero tan poderoso que ve más allá de
las regiones, las montañas y los mares. ¡Casi como Alá! —exclamó.
¿De qué estaba hablando? Además, su padre no tenía ningún talento para contar cuentos. Más
bien era taciturno. ¿Es que el nacimiento del niño lo había vuelto majareta? Apenas entró en la casa
con medio rostro oculto por el ala de su sombrero, del que sólo escapaba su mirada de zorro del
desierto y con el empaque de un pachá, Tayeb se puso a abrir el paquete. Sacó una caja de madera de
un bonito tono brillante. En uno de sus lados había una tela tramada tirante. Tayeb enchufó el hilo que
salía de ella en el único enchufe de la casa. Al punto se iluminó aquel ojo único y vidrioso, de un
verde fosforescente y luego empezó a parpadear dejándolos atónitos con su aspecto de medusa.
—¡El ojo penetrante del Cíclope que ve todo lo que pasa en el mundo! —exclamó ceremonioso
el padre.
Luego, dio vueltas a un botón hasta que salieron palabras y música. Tayeb se sentía ufano al ver
el estupor de los suyos. Por fin, se quitó el sombrero y se acarició con fruición la calva incipiente.
—Es una radio, es la TSF. [2]
Cuando Tayeb detuvo el botón en una voz de hombre, Zohra lo miró con inquietud. Luego,
volviéndose hacia la nuera, le tapó el rostro con un faldón de su vestido. Tayeb soltó una carcajada:
—Ummi, cálmate. El hombre que habla no puede vernos. Tampoco nos oye.
—¿Estás seguro, hijo mío?
—¡U Allah Ummi!
—Bien... Bien...
Ella observaba «aquella cosa» sin despojarse de un gesto de desconfianza. Luego, de repente,
se le iluminó la mirada :
—Entonces enséñame cómo puedo oír la ciudad de El-Bayad. Me gustaría mucho oír a Jadiya,
mi antigua vecina.
Tayef soltó otra carcajada.
—Ummi, sólo se pueden sintonizar algunas emisoras. Con la TSF no puedes enviar palabras, ni
escuchar las de tus amigas. Pero parece que pronto será posible.
Era evidente que Zohra estaba demasiado intrigada para dejarse decepcionar.
—¡Pues esto es «Tisfe»! —concluyó Tayeb.
—¿Dime dónde puede uno encontrar canciones de las nuestras?
Él le indicó el emplazamiento de las emisoras árabes: El Cairo, Túnez, Tetuán. Y recuperando
su seriedad, añadió en tono confidencial:
—Hay guerra en Túnez y en Marruecos.
Yamina permaneció en silencio con la mirada clavada en la radio. Zohra movía la cabeza con
tristeza. Luego, presa de inquietud, dijo:
—Waladi, ¿no irás a meterte en «bolítica»?
Tayeb dejó escapar una sonrisa enigmática antes de escabullirse sin responder. Zohra se quedó
absorta mirando fijamente el aparato, con un oscuro presentimiento.
Todas las tardes, Tayeb escuchaba puntualmente la radio en compañía del hijo mayor de
Meryeme, de Jalil y Bellal. Bajaban el sonido hasta el mínimo y pegaban la oreja contra el ojo
vidrioso. Cuando Leila pasaba por allí, metiendo ruido, hacían ¡chsss!... suavemente con un dedo en
los labios. Leila oía: «Huna-el-Caira, aquí El Cairo» o «Huna London, aquí Londres». Esos
secreteos la intrigaban mucho. Pero el resto del día, la caja mágica vibraba con un sinfín de melodías
que alejaban de su mente todas las preguntas molestas que nadie se dignaba responder.
En septiembre de 1954, la tierra tembló en Orleansville, El-Asnam, Las Piedras. El ojo verde
dejó helados a los Ajalli cuando acababan de despertarse. Les trasmitió la noticia como si se tratara
de cualquier banalidad, con la misma expresión alelada.
«Fragor de la tierra que, de un único mazazo, sin tormenta ni truenos, bajo la indiferencia del
cielo, arroja a millares de hombres a la fosa común. Con sólo oír tu nombre, El-Asnam, las
generaciones futuras seguirán sufriendo irreprimibles temblores como si en ti mismo llevaras una
perpetua agonía», cantó Zohra con dolor.
Unas veces bendita y otras maldita, la «Tisfe» cautivaba a Zohra. En ocasiones intentaba
defenderse de ella, escaparse, pero sólo conseguía dar vueltas en torno al aparato, lanzándole
miradas furtivas y hoscas. Otras veces, con aspecto pensativo, le quitaba el polvo con cuidado, para
que no le vertiera a granel todos los males del mundo. Un poco como cuando acariciaba a alguno de
sus caprichosos nietos para intentar calmarle.
—¡Piensa por un momento en el tiempo que hubieran necesitado las caravanas para traernos
todas esas noticias que, con sólo un guiño de su ojo estúpido, «Tisfe» derrama en nuestros oídos!
En la cabeza de la abuela, las noticias se estremecían con la rapidez de los terremotos de El-
Asnam.
Un mes más tarde —¡qué estupenda idea!— Tayeb matriculó a su hija mayor en la escuela. ¿Qué
pudo pasarle por la cabeza para que él, que se había enfurruñado cuando nació, escolarizase a su
hija? ¿Qué milagroso azar le impulsó a llevarla a la escuela municipal en el momento en que sonó el
primer cañonazo de la guerra de Argelia. En una época en que los argelinos en el desierto empezaban
a escolarizar con cuentagotas a los niños y no, o sólo en rarísimas ocasiones, a las niñas? ¿Había que
intuir en ello la benéfica influencia de Portales y de su hermano jalil, que acababa de obtener el
certificado de estudios? ¿O era más bien la voluntad de Zohra, que seguía sintiéndose en deuda con
aquel original tío, el hombre del cerdo, desterrado de su tribu en cierto modo por su pasión por la
escritura? ¿Era la manera de acabar de rehabilitar a aquel hombre concediendo valor a lo que en su
época todo el mundo consideró una chifladura: aprender a leer y a escribir?
Tan pronto como Jalil obtuvo el certificado de estudios, lo apartaron de la educación, como a
algunos argelinos de su edad. Era cierto que la situación de esclavitud en la que los colonos
entendían que había que mantener a «la población árabe», no encajaba con el descubrimiento de la
Revolución Francesa o del Siglo de las Luces por parte de éstos. Era como si les sugirieran con voz
suavemente amenazadora: «Monto, trabaja con las manos, no con la cabeza. Aprende un oficio
insignificante para gente insignificante. Justo para malcomer y conservar el hambre en el vientre. Así
no olvidarás el respeto que debes a los grandes».
Menos mal que había otros franceses con ideas y pretensiones diferentes. Y no sólo entre los
laicos. Gracias a los Padres Blancos, Jalil pudo satisfacer sus ganas de estudiar. Lo cual no era
óbice para que en él germinara una profunda amargura y remachara a su sobrina:
—No hay muchos argelinos en la escuela. Pero argelinas todavía hay menos. Ya lo verás.
Tenemos que demostrarles que podemos ser brillantes.
Leila no comprendía del todo sus palabras. No captaba el matiz de revancha que vibraba en su
voz. Pero asentía con sinceridad porque se trataba de su tío. Le compraron una cartera y unas
sandalias. Su madre le hizo un bonito vestido. Y cuando llegó el gran día, la abuela la acompañó a la
escuela.
Fue un día inolvidable. Tuvieron que atravesar el barrio francés que habitualmente sorteaban
para dirigirse al ksar, los días de hamman. Ante las puertas de la escuela, Zohra soltó la mano de
Leila y otras manos se ocuparon de llevarla adentro. Arcadas blancas, risas, gritos y llantos
mezclados. Niñas con faldas de vuelo que ondeaban primorosamente. Cabezas morenas, cabezas
rubias, un aleteo de trenzas, gráciles cabelleras... Cuántas caras de muñeca. Aquel revoltijo
embriagaba a Leila, acostumbrada a la tranquilidad y la soledad de la duna. Pegada a un pilar,
miraba a todas partes con sus grandes ojos inquietos. Al otro lado de la verja cerrada, seguía su
abuela, con una sonrisa de aliento en los labios. Más lejos, sentado a horcajadas en la bicicleta, su
padre discutía con otros hombres. Era inútil buscar consuelo en sus ojos, ahogados en la oscuridad
de su sombrero. Como siempre. Pero era en el aula donde la mayor de las sorpresas aguardaba a
Leila: sentarse en un banco junto a una rumiya y coger una pluma. Hundirla por el cuello blanco del
tintero, mojarla en la tinta violeta y reproducir lo que la linda maestra acababa de dibujar en la
pizarra, una A. ¡Nunca olvidaría aquel primer chirrido de la pluma en el papel!
Por la tarde, en casa, el interés de los hombres por la radio iba en aumento. Se juntaban y la
escuchaban con solemnidad. Después de las noticias de radio El Cairo, Yamina traía té. Los
comentarios y las discusiones se prolongaban por la noche, a veces, hasta muy tarde. Durante el
comienzo de aquel invierno, Leila sentía confusamente que en algún lugar estaban ocurriendo cosas,
si no graves, al menos muy importantes. No sabía dónde. Pero le gustaban mucho aquellas veladas
envueltas en misterio y los cuchicheos en torno al fuego. El resplandor de las brasas enardecía aún
más las miradas. El viento frío de noviembre completaba la escena. Rugía y silbaba a través de los
intersticios de los tablones que eran parte importante de las puertas y ventanas. Gemía y azotaba la
casa. A Leila le parecía que sus lamentos se nutrían de todos los terrores, de todos los dolores del
mundo. Más adelante, mucho más adelante, la chiquilla sabría que la guerra de liberación había
comenzado el 1 de noviembre de 1954, un mes después de su primer día en la escuela.
Capítulo IV
Zohra, la mujer de los tatuajes oscuros, no dejaba de pensar en su sobrina Saadia. Hacía dos
años que había dejado aquel lugar de perdición... Un año que sabían que la tenían al lado. Un año
que Tayeb se ponía pálido y temblaba de rabia contenida, cada vez que Yamina le dirigía una mirada
implorante. La pobre Yamina no se atrevía a más... Un año que los hombres no permitían que su
nombre fuera pronunciado en su presencia. Zohra estaba exasperada: «¡Como si bastara con no
mentar a alguien para que dejase de existir! Los hombres se comportan a veces como niños
testarudos. Hay que encontrar un ardid, un rodeo, como en sus juegos de infancia, para hacerlos
entrar en razón. Un juego, eso es. Distraerlos de sus prejuicios para desbloquear las situaciones...
Las verdades hirientes son las primeras que uno quisiera arrojar al olvido. Y son ésas las que nos
hieren y nos encadenan. Sin la conciencia, la tierra sería un paraíso. ¡Es cosa sabida desde la noche
de los tiempos!».
Durante dos días, Zohra no salió de casa más que para ir a sentarse bajo una palmera. El
turbante apretado mordiéndole las cejas. La mirada sombría, fija en el reg. Ni una sonrisa. Ni un
gesto. Ni siquiera una respuesta a las impertinencias de Leila que enseguida volvía al ataque. Ahora,
tenía las cosas claras. Tenía que pasar a la acción.
Preocupado por su mutismo, Tayeb la rondaba todo el tiempo sin dejar de hacerle preguntas.
Ella lo ignoraba. El tercer día, se despertó por la mañana, con ese aire docto y distante de las
personas a las que corresponde tomar importantes decisiones. En el colmo de la inquietud, Tayeb
reiteró su pregunta.
—¿Ummi laziza, qué es lo que te aflige? Por favor, dímelo.
Ella no respondió ni se dignó a mirarle. Se agachó y bebió el té a ruidosos sorbitos, con la
mirada en el vacío. Después del segundo o tercer vaso, se decidió por fin a hablar:
—He visto a mi marido en sueños esta noche.
Su tono era más solemne que de costumbre. Abrasando a los asistentes con una mirada ardiente,
Zohra dejó pasar un buen rato para dar mayor trascendencia a su declaración. Todos estaban atentos.
Zohra continuó:
—Me ha pedido que vaya a ver a la sobrina con la que nadie quiere cuentas. Que haga como él
cuando, sin hacer caso a la intolerancia y el desprecio, se marchó a Uchda. No ha de haber una mujer
de «Dar el kbirra» para toda la vida, tal como Yellul, que fue «el hombre del cerdo» hasta su
muerte. Para seguir el ejemplo de mi marido, debo tener la sabiduría de terminar ahora mismo con
nuestra actitud de rechazo. ¿Será que me voy a morir pronto? ¿Será ésta mi última misión? Me ha
parecido que Ahmed me está esperando. Y la verdad es que tengo muchas ganas de marcharme
después de haber reparado la injusticia.
¿Se trataba de un sueño o era sólo una invención destinada a cerrar la boca a Tayeb? Qué mas
daba, el resultado era el mismo. Porque el hecho de que la chibania diera tanta importancia a que
ella soñara con los muertos y hablara de ellos y de su propia muerte con tanta seriedad hacía que
Tayeb se sintiera atado de pies y manos. Su obsesión era no sentirse nunca en la piel de un hijo
maldito. Pero la bendición de Zohra le exigía en este caso un precio desorbitado. ¡Qué dolorosa
perspectiva la de tener que escapar al infierno del más allá mediante la tortura de la vergüenza en
este mundo! El hijo agachó la cabeza en señal de capitulación. Zohra y Yamina evitaron a toda costa
exteriorizar su alegría. Para Tayeb la prueba era difícil. Había que tratarlo con mano izquierda.
Zohra había decidido ya el día de su visita a Saadia. Yamina y ella preparaban juntas la salida:
pasteles, alheña, ámbar y sonrisas a espaldas del macho que había caído en la trampa de las intrigas
femeninas. Leila, a la que Zohra y Yamina acababan de desvelar la existencia de aquella tía, cayó de
las nubes. ¿Por qué nunca la había visto? ¿Por qué nunca le habían hablado de ella hasta entonces?
Todas aquellas miradas sesgadas, aquellos silencios, aquellas palabras veladas... ¿Qué le estaban
ocultando? Su curiosidad creció aún más cuando su padre le prohibió, por primera vez, que siguiera
los pasos de Zohra.
Yamina que también se moría de impaciencia, abordó a Zohra en el umbral de la casa cuando
volvía.
—Tía, cuéntame todo vuestro encuentro desde el principio.
—Sólo le pregunté: ¿Eres Saadia Buhalufa? Contestó que sí. Entonces le dije: Soy tu tía Zohra
Bent Smilane, mujer de Ahmed Ajalli que, en vida, fue a ver a los tuyos, los Buhalufa en Marruecos.
Obedeciendo a su voluntad, puesto que me ha visitado en sueños, vengo a verte hoy. Que Dios te
bendiga, hija mía.
Mirando a Tayeb continuó:
—He dicho a tu prima que irías a visitarla pronto. Tú eres el jefe de la familia. Te corresponde
a ti invitarla a que venga a casa.
El hijo hizo cuanto pudo por escapar a aquel mandato, haciéndose el sordo. Pero el acoso de
Zohra no le dejaba escapatoria. Acabó por ceder. Así fue como Saadia llegó un día al pie de la
Barga, la duna, y se reunió por fin con los Ajalli.
• • •
Siguiendo los consejos de Vergne, Saadia abrió una lavandería. La primera de la ciudad.
Alquiló una casa de la que dispuso una parte como lugar de trabajo. Vergne le había adelantado una
cantidad para que pusiera en marcha el negocio. También le proporcionaba una vasta clientela: el
Ejército francés, desde el soldado raso hasta el de más alta graduación entre los asiduos del comedor
de oficiales. Saadia empezó a ganar mucho más dinero del que nunca hubiera soñado. En todo caso,
más que ningún otro argelino. Muy pronto pudo devolver el dinero prestado a su amigo y contratar a
nuevos empleados. También muy pronto empezó a suscitar envidias. Delante de ella, los envidiosos,
avaros y cobardes se tragaban la hiel y se deshacían en elogios. Pero las acusaciones y las críticas
empezaban a hostigarla antes de que se hubiera vuelto de espaldas.
—El vicio hace fortuna con facilidad. Sobre todo cuando hay de por medio descreídos. ¡La
amante de un rumí! ¡Menudo perjuro! Sólo sacan sus almas del cieno para arrojarlas sin perder
tiempo a la pocilga.
Aquellas habladurías no eran más que sandeces. Pruebas más terribles habían curtido a Saadia.
Por eso se mantenía radiante. Ahora era libre y su bienestar la hacía indulgente.
Muy pronto los Ajalli acogieron a Saadia. La belleza de su rostro, de su cuerpo alto y grácil, su
expresión decidida y su integridad Ies habían conquistado. Y, además, resultaba una ayuda
inesperada.
Todos los sábados por la tarde, Leila y Bahia, ya fuera tirando del pequeño Fauad o con él en
brazos, la esperaban a doscientos metros de la casa. En cuanto distinguían a lo lejos el taxi amarillo,
corrían a su encuentro. El coche se detenía. Saadia les abría la puerta. Se sentaban a su lado y la
besaban. Saadia las abrazaba con el rostro radiante. El chófer descargaba los canastos ante la casa y
pequeños y grandes rodeaban con premura a Saadia.
Gracias a Vergne y a otros oficiales con los que tenía tratos por el trabajo, Saadia tenía acceso
al economato del ejército. Por eso traía a los Ajalli productos alimenticios cuya existencia no habían
imaginado hasta entonces o que nunca antes habían probado: quesos variados, manzanas rojas,
plátanos, pescado, mantequilla... Entonces invitaban a Portales y se reunían para hacer un festín.
Podrían haber apodado a Saadia Fitcha, pues su llegada al pie de la duna era siempre una fiesta.
Sentada en el suelo, entregando su soberbio cuerpo al reposo, Saadia metía una mano entre sus
pechos, sacaba un paquete de tabaco, Braz Bastos sin filtro, y se ponía a fumar. Hay que decir que,
por los años cincuenta, hasta los hombres se escondían todavía del hermano mayor, de los tíos o del
padre para fumar. Era indecente. Saadia disfrutaba de sus cigarrillos sin mostrar vergüenza ni
ostentación. Sin intención de ofender. Y las volutas de humo parecían coronar con una aureola sus
pensamientos.
Era tan diferente del resto de las mujeres... Llevaba la almalafa como una toca dejando el rostro
al descubierto y los brazos libres. Su mirada altiva daba al traste con las costumbres y obligaba a los
hombres a bajar la mirada.
La curiosidad de Leila se transformó rápidamente en fascinación. La irrupción de Saadia en su
vida había trastrocado las convenciones. Fue un encuentro decisivo. ¡Así que en su país había
mujeres contestatarias, incluso en su familia! ¡Vaya descubrimiento! El mito de la uniformidad de la
sumisión femenina se había hecho pedazos. Sueños insensatos, desmesurados, empezaban a cobrar
forma en la imaginación de Leila. La muchacha quería a Saadia sobre todo por eso, por las brechas
que había abierto en una tradición cuyo corsé hacía tiempo que soportaba.
• • •
Comienzos de 1955. Si la radio continuaba magnetizando a los miembros de la familia, sus
noticias, o más bien la ausencia de las que esperaban, les angustiaba. La guerra que había estallado
en 1954 no se había extendido a la provincia de Orán. El oeste argelino permanecía sumido en el
letargo. La emisora Saut el arab. La voz de los árabes, que, desde El Cairo trasmitía a los argelinos
media hora de noticias y de propaganda, se había callado. Lo mismo ocurría con Marruecos y Túnez.
El aislamiento, la frustración y la espera despertaban recelos tras la esperanza. Los hombres
rebuscaban en las ondas. Jalil y Bellal descifraban la prensa local. Ésta se negaba a considerar las
escaramuzas en los Aurès y la Kabilia como el embrión de un movimiento estructurado, de una
guerra. ¿A quién pretendían engañar? En todo caso, los Ajalli no eran ingenuos. Aquellos a quienes
la prensa calificaba de bandas de malhechores eran claramente combatientes. En esas zonas, la llama
de la rebelión nunca se había apagado del todo.
Los Ajalli eran profundamente mesalistas, como algunos argelinos reflexivos de su entorno.
«¿Qué dice el jeque?», preguntaba Zohra con inquietud, temiendo que, llevados por la impaciencia,
los hombres quebrantaran los preceptos del hayi. Sin embargo, el jeque Messali Hayi, que se
expresaba tan bien y cuya voz tenía el don de exaltar y enardecer a las multitudes, no pasaba a la
acción. Sus discursos eran, sin duda, un lenitivo. Pero los doce años de vida sedentaria transcurridos
habían dejado maltrecha la dignidad de la tribu. Insidiosamente les habían dejado un sabor amargo en
la boca. Les habían hecho medir los abismos que separan a las distintas comunidades. Más que el
resto de los sedentarios, los colonos eran hombres de cuentas. Y con las cuentas eran avaros. A su
juicio, el ignorante indígena sólo valía para servirles como un esclavo. La acumulación de riquezas
los volvía más arrogantes. A fuerza de egoísmo y de racismo, los rumíes se encerraban en sus islotes
dorados, y empujaban a sus moritos a la insurrección.
Tayeb, Bellal y los demás habían puesto sus esperanzas en el gobierno de Mendés. Se promulgó
la Ley de 1947 y la Ley-marco. Esta vez, los colonos no tendrían nada que hacer. Los salarios de
miseria de los árabes lo notaron y su dignidad también. Pero el 6 de febrero de 1955, Mendès fue
derrocado gracias al empeño de algunos grandes colonos. Los poderosos franceses de Argelia
querían dictar sus leyes al gobierno de la República. No a la asimilación, no a la reforma. Los
gobernantes eran destituidos uno tras otro: Soustelle, Lacoste, después Delouvrier, ninguno
conseguiría, a pesar de ciertas veleidades, mejorar la suerte de los argelinos. Decepcionados o
resentidos, éstos habían perdido la confianza en las promesas de la metrópoli. Y ahora, cuando su
amigo Portales llegaba a casa por la tarde, Tayeb fingía escuchar la radio con desgana, dejando el
botón en la primera emisora que encontraba. Empezaba a imperar la desconfianza.
El grupo miraba con fervor hacia el Este. Hacia la otra Meca, los Aurés, de donde partiría, sin
duda, el aliento de la revuelta. Aquellas montañas escondían a los maquis desde hacía siete años,
cuando sonó el primer disparo de la guerra de Argelia. Manteniendo sus quejas en sordina, los Ajalli
escrutaban el impasible ojo verde del señor «Tisfe» con la esperanza de que se dignara a
recompensar su espera.
Bellal les daba ánimos. Había que prepararlos y mantener permanentemente la sangre caliente,
dispuesta a la acción. Era su líder incontestable. El sobrino de Zohra era un coloso determinado por
una voluntad de hierro. Hasta la blandura felina de su cuerpo en reposo resultaba engañosa, de lo
alerta que parecía mantenerse siempre su mente. Sus grandes ojos, de un color cambiante, acentuaban
esa impresión. Hombre culto y dotado de sentido crítico, había influido mucho en la precoz toma de
conciencia política de los dos hermanos Tayeb y Jalil. De madrugada, cuando los hombres del aduar
vecino que se habían unido a ellos habían regresado a sus casas, Bellal seguía allí, sentado con las
piernas cruzadas, hablando en voz baja. Una voz ardiente que vibraba como un hechizo. Bellal quería
luchar. No esperaba nada de las buenas intenciones de los demás. Si, con afecto, Zohra le reprochaba
a veces su falta de religiosidad, sus convicciones políticas le parecían impregnadas de misticismo.
Había convertido la libertad en su religión.
—¡Antes morir que dejar que el rumí siga aplastándome!
En su boca, esta frase era una muletilla.
Un espantoso suceso iba, sin embargo, a infundir valor a la pequeña célula. El 20 de agosto de
1955, aniversario de la destitución del rey de Marruecos, Mohamed Ben Youssef, la provincia de
Constantina se sublevó. Se trataba, diez años después, de la repetición de Sétif. Sombrío y sangriento
aniversario. Así pues, la lucha se extendía y daba el pistoletazo de salida al engranaje: represión,
violencia, represión. Lo irreparable había empezado ya.
Bellal prorrumpía en amenazas:
—Para ellos no somos más que chacales que infestan SU tierra. ¡Necesitan ciento setenta árabes
para vengar la muerte de un solo francés! Pero, qué importan los muertos, la revolución no ha sido
sofocada. Toda la sangre derramada le ha dado un nuevo impulso.
En efecto, las matanzas empujaban a la insurrección a los que hasta entonces se habían mostrado
tibios. Y a pesar de las atrocidades, los hombres que vivían al pie de la duna se alegraron.
Sentada en las rodillas de Zohra, Leila presenciaba la fiebre que cada tarde devoraba a los
hombres. A veces, los ojos de Bellal le producían escalofríos. Percibía en ellos una determinación
feroz, pero no entendía la causa. ¿Por qué hablaba tanto de la muerte? Leila se acurrucaba contra
Zohra que le acariciaba el pelo. Cuando Bellal se marchaba al fin, afloraba una gran angustia. La
noche se convertía en una amenaza confusa. Y el silencio recobrado no traía la calma. Daba la
impresión de que sólo era un hálito cortado por un peligro inminente. El frío mordía con más
crueldad. Recostada junto a su abuela, Leila temblaba. Zohra agarraba los pies helados de la
chiquilla y los metía entre sus muslos para calentarlos. Luego, rodeaba con sus brazos el delicado
cuerpo.
—¿Por qué tienes miedo, kebdi? No tienes nada que temer, estoy contigo. Escúchame, te voy a
contar historias de las caravanas de sal.
«Una mirada en la luz como recuerdo. Los hombres que caminan. Tierras quietas y desnudas»...
El resplandor de las sebjas desgarraba la oscuridad y disipaba la angustia. Su destello deslumbraba
a Leila, que cerraba los ojos para protegerse. La voz de su abuela se confundía con el tam-tam de las
dunas de las que hablaba. Los sonidos de la arena abrasada por el cielo en llamas golpeaban el
cerebro de Leila. El tam-tam que alucinaba la soledad de los regs se hacía cada vez más sordo. Leila
se alejaba, mecida por la ambladura de un camello. En sus sueños vivían las caravanas de sal.
• • •
En diciembre de 1955, durante las vacaciones de Navidad, Leila se marchó con su abuela a
Uchda. Fatna, la única hija que le quedaba a Zohra, iba a dar a luz a su primer hijo. A Fatna la habían
casado con un marroquí y vivía en un pueblecito en la montaña, cerca de Uchda. Leila descubrió
maravillada, la granja, el campo, las vacas... Allí estaba prohibido hablar de Saadia ante los
hombres. Las mujeres la evocaban con miradas torvas, cuchicheos y rostros culpables que indignaban
a Leila. Y lejos de empañar la imagen de su ídolo Saadia, aquel ultraje acrecentaba su prestigio.
Zohra había traído una foto de Saadia a Zina. Se la dio a escondidas. Zina contempló con
admiración durante un rato la foto de su hermana, luego la besó con ternura. Leila empezaba a
descubrir también a aquella otra tía, Zina. Una mujer de carácter, dinámica y espontánea, pero
sometida a continuas vejaciones. El borracho de su marido, Nazer, el tío paterno de Leila, regentaba
un cafetucho que apestaba a vino peleón y en el cual nubes de rollizas moscas disputaban los vasos y
el espacio a la fofa clientela. Nazer se volvía violento cuando bebía y pegaba a Zina con frecuencia.
El desprecio por Saadia y las lágrimas de Zina empañaban la belleza de la naturaleza circundante a
los ojos de Leila. El odio que la muchacha sentía por Nazer era tan grande como el amor que sentía
por Zina. Las ambigüedades y las paradojas del comportamiento de los adultos la dejaban perpleja.
¿Por qué seguía Zina con un hombre como aquél? ¿Por qué no se iba a vivir sola como Saadia? ¿Qué
esperaba para llevar a cabo lo que murmuraba a veces entre dientes?
—Un día me voy a vengar. Ya lo verá.
Sidi Boubekeur, el pueblo en el que vivía la tía Fatna, disfrutaba de un emplazamiento
privilegiado. Situado en una vertiente abrupta de la montaña, estaba rodeado de bosques. Se le
distinguía a lo lejos, por la carretera, en una arqueta oscura de cedros.
Asombrosamente nevó durante varios días. El cielo se fundía en copos. El suelo, los cedros, la
ropa de la gente, todo estaba blanco. Un sueño había trasformado la tierra en algodón, había
construido un mundo de cuento de hadas. Y cuando el cielo se despejó, Leila descubrió maravillada
los juegos del sol y el hielo en las ramas irisadas. Sus destellos la cegaban. «Como en las caravanas
de sal», se decía Leila. Como un eco de risas alocadas en aquellos paisajes esculpidos en cristal de
roca, los despeñaderos y las hondonadas inmaculadas penetraban en sus oídos con el mismo vértigo
que se elevan las albórbolas hacia el firmamento. La mirada de la niña, ávida de variedad, colmaba
su espíritu de sensaciones desconocidas para llevárselas, allá, al pie de su duna y saborearlas
lentamente.
Pero aquella estancia verde y opalescente, de una quietud sellada por la estopa de los copos,
fue desgraciadamente alterada por un telegrama de Uchda: «Alí ha muerto». El hijo de Mohamed
Buhalufa Segundo, el único hermano de Saadia y Zina. Tenía veintiséis años y tres hijos. Zohra y
Zina lo habían visto cinco días antes rebosante de salud. La anciana y la niña cogieron el autobús de
regreso a Uchda. Allí, descubrieron la verdad. La Mano Roja, una organización antinacionalista,
había matado a Alí, militante activo del Partido Comunista, de un tiro en el corazón, en Casablanca.
Buhalufa, que había ido a buscar su cuerpo, regresó por la noche, muy tarde. Su rostro, totalmente
crispado, había envejecido diez años en sólo unas horas. Tenía la mirada de un hombre
definitivamente roto.
Leila conservaba todavía en sus oídos la risa fuerte de aquel tío, cuando, la semana anterior, la
había encaramado a su alazán. Lo volvió a ver aquel día, rígido, lívido, con un enorme agujero rojo
en el pecho, con el rostro poseído por un dolor pertinaz. Nadie pegó ojo aquella noche. Fuera, el
viento aullaba. Agitaba los árboles como látigos amenazadores. Arañaba el cielo, la tierra y las
casas. Llenaba el brocal del pozo con un aullido siniestro y la oscuridad con crujidos inquietantes.
Dentro, en la habitación junto a la que reposaba el difunto, la voz de la abuela Zohra, desafiaba a la
muerte:
—La siento. Está otra vez aquí, en mis ojos, en mi cabeza y en mi nariz. Pero aún más fuerte que
antes. Más depravada. Más espantosa. Antes se contentaba con los débiles. Con aquellos a los que su
comparsa, la enfermedad, roía y habitaba alevosamente. Ahora ya no necesita cómplices. Tiene sus
propios instrumentos. Cañones, inmensas flautas de acero que no emiten otra música que el estruendo
con el que diezman a las gentes. Tiene pájaros de metal que no necesitan nido, ni llevan consigo
germen alguno de vida. Sueltan la muerte en el cielo, en pleno vuelo. En la tierra, se pavonea en
monstruos de chatarra que reducen a polvo el más duro de los suelos. Se achispa con el olor de la
pólvora. Se embriaga con sangre fresca y se alimenta de carne tierna. La tenemos aquí, merodeando
voraz, cacheando y acariciando a la juventud, con su mano traidora. Y se apodera de los más
intrépidos, de los más valientes, de los más robustos... ¡Pero que sepa que, mientras destroza los
cuerpos, está forjando una voluntad inquebrantable! ¡No nos quedaremos a verlas venir! ¡Las mujeres
van a engendrar hijos por encima de sus deseos! ¡La venceremos a fuerza de vida! ¡La esperanza
renacerá!
• • •
Allá en Kenadsa, Yamina, que estaba embarazada, dio a luz aquella misma noche. Mientras su
familia velaba al muerto en Uchda, ella trajo al mundo dos niños. Uno de ellos se llamaría Alí.
Ocurrió en enero de 1956. Leila y su abuela se enteraron del doble nacimiento por otro telegrama a
la mañana siguiente, cuando volvían del cementerio. Una afrenta, una réplica a la señora Muerte.
Entonces, Zohra cantó una vez más: «¡Alí no ha muerto. Acaba de volver a nacer. Sólo tiene un día!».
Inmóvil, Leila, contemplaba el campo. Algo gélido atenazaba sus miembros. Aquellas noches
frías e insomnes habían helado sus huesos. Solamente se movían sus ojos. Seguían, allá arriba, en el
cielo, la lenta evolución de un gavilán que, con el cuerpo pardo proyectado como una flecha y las
alas ampliamente desplegadas, describía círculos desiguales. Luego, plegando las alas, se dejó caer
con brusquedad. Antes de que Leila pudiera darse cuenta de lo que ocurría, él ya había remontado
hacia el cielo con un pollito dorado entre sus garras. Entonces, las palabras de la abuela sobre la
muerte le volvieron a la mente. Se estremeció: hasta el propio gavilán cuyo planeo la fascinaba, cuya
libertad celeste envidiaba, tenía aquella mañana los ojos y las garras de la muerte.
Saadia fue a visitar a Zohra en cuanto regresó de Marruecos.
—Mis ojos se han quedado secos. Alí estaba ya muerto en mi interior. Una muerte sin luto. No
hay palabras que describan lo que siento.
Sin embargo, de los gemelos, Alí y Bachir, era a Alí, que había heredado el nombre del difunto,
a quien los sábados, cuando llegaba al pie de la duna, apretaba contra su pecho, balanceando
suavemente el busto, con los ojos rezumando melancolía.
• • •
Apenas terminado el invierno, llegaba el verano sin solución de continuidad. Y cuando llegaban
las temibles vacaciones escolares, hacía tanto que los días eran tan abrasadores que el recuerdo de
los fríos de enero se había hecho ceniza. Durante todo aquel periodo interminable, Jalil ponía a
trabajar a su sobrina. La muchacha adoraba aquellos momentos que pasaba con él, todas las tardes.
El afecto mezclado con la complicidad que les unía suavizaba un poco la soledad que atormentaba su
espíritu. Cuando el sol empezaba a ponerse y el calor se hacía menos tórrido, los dos subían a la
barga. Encaramados en los despeñaderos blancos que la dominaban, admiraban el paisaje. Era sobre
todo el reg, un océano de arena de extensas ondulaciones petrificadas, lo que contemplaban
extasiados. Sólo el viento liberaba a aquel movimiento de su parálisis. Bajo su aliento, las dunas
comenzaban a hacer espuma, se erguían en grandes láminas rojas y se rompían con violencia. Cuando
el viento se iba a otros horizontes, la superficie de arena conservaba una fina ondulación, el
estremecimiento inmóvil de un orgasmo cósmico. Frente al erg, la horizontalidad del reg devanaba el
silencio. Y sólo la imaginación reavivaba los pensamientos. Sólo el ensueño podía engalanar aquella
infinita aridez.
Por fin acabaron las vacaciones y Leila volvió a descubrir la blanca escuela con sus bonitas
arcadas bordeando las aulas y el patio de recreo de techo alto y abovedado como el de las mezquitas.
Dominaba el palmeral y el río. Pero sobre todo, aquel año, Leila tuvo a la más guapa y dulce de
todas las maestras.
• • •
Los hombres se reunían siempre por las noches en torno a la radio. La emisora Saut el Djezair.
La voz de Argelia, les llegaba de nuevo desde El Cairo. Quién podría olvidar aquella voz, verdadera
deflagración radiofónica: «Saut el Djezair mina El Kafiira. asestaba palabras con tanta pasión, con
tanta fuerza, que Leila se preguntaba si el ojo verde no iba a estallar con sus embates. Aquellas
palabras que resonaban en su pecho la obsesionaban.
En torno a ellos, la gente robaba al hambre unas cuantas monedas destinadas a comprar un
pedazo de pan y las ahorraban para poder comprarse un transistor. Aquel invento supuso una
revolución. Se introducía en las dechras más perdidas, en la soledad de las montañas y de los regs,
se alojaba hasta en las albardas de los camellos de los nómadas o abría la marcha de las caravanas
en las manos de los guías. Su impacto fue considerable. Todos los que vivían en el mayor de los
aislamientos, olvidados por el resto del mundo, tomaron conciencia, gracias a él, de que pertenecían
a un país, a un pueblo oprimido, pero encaminado hacia la Huría, ¡la Libertad! El transistor socavó
los tribalismos y participó en la propagación del nacionalismo argelino.
Una noche, Bellal llegó con un sello del FNL en el bolsillo. Había que ver lo orgulloso que se
sentía al estamparlo en las listas y diversos papeles que circulaban entre ellos. La batalla de Argel
estaba alcanzando una violencia extrema. Las bombas estallaban en lugares públicos, matando a
gente inocente. En respuesta, una represión salvaje cayó sobre la ciudad. La tortura era habitual.
Los argelinos, miserables, analfabetos, y perseguidos, vivían con el miedo en las entrañas.
• • •
Durante el verano de 1956, el Athos, un barco que transportaba armas para el FNL, fue
abordado en el mar de Orán por el Ejército francés. En octubre de aquel mismo año, la noticia de la
captura «en pleno cielo» de Ben Bella y varios miembros del FNL, propagada por los aduares, por la
magia de las ondas, aterró a los más impasibles.
Tayeb no dejaba de lamentarse, con ojos dolientes: «¡Qué desastre!».
Bellal le contradecía con ojos febriles: «Nadie es irremplazable. Todos los hijos de Argelia
son Ben Bellas en potencia. ¡La consecuencia de su captura será la aparición de decenas... qué digo,
de cientos, de miles de héroes!».
—¿Y si nos quedamos sin armas?
—Lucharemos con armas blancas. ¡Mataremos con nuestras propias manos, con los dientes!
¡Venceremos, venceremos! Los que luchan por la libertad y la justicia poseen el arma más temible de
todas: una voluntad inquebrantable. ¡Venceremos!
La afluencia de soldados se notaba cada vez más. Kenadsa se había convertido en un enorme
cuartel y una prisión tristemente famosa. Todas las compañías del ejército estaban allí. Los grandes
camiones cisterna de los militares venían con regularidad a abastecerse de agua potable a casa de los
Ajalli. Tayeb accionaba la bomba con arrogancia mientras Leila observaba con curiosidad a los
hombres de uniforme. Las advertencias familiares le venían a la cabeza: «No cuentes a nadie nada de
lo que ocurre por las noches. No digas a nadie que escuchamos Saut El Yazair. No cantes el
Kassaman o Min jibalina en su presencia. Son capaces de meter a tu padre en la cárcel y hasta de
matarlo».
Sin embargo, hasta entonces, los militares no les habían molestado. Y Leila miraba los enormes
camiones que avanzaban por la arena renqueando como escarabajos gigantes. Siempre le entraban
ganas de echar a correr y encaramarse a la parte trasera de los vehículos como hacen los muchachos.
Pero no se atrevía. Y además, el rostro agotado por el calor de algunos hombres vestidos de caqui,
sus caras congestionadas, brillantes de sudor, que parecían hervir bajo los cascos, le provocaban
ataques de risa. Otros tenían la mirada ausente y vidriosa, revelando, más que cualquier palabra, el
hastío ante la visión del desierto, inconmensurable. A veces, junto a los pozos, la cogían en brazos y
le daban caramelos. Entonces, las contradicciones que chirriaban en su cabeza la dejaban perpleja.
Sin embargo, el miedo a los uniformes se iba a apoderar de ella y de todos, lentamente,
inexorablemente.
En primer lugar, instalaron un campo de tiro cerca de la casa de los Ajalli, al pie de la duna. A
veces, las ráfagas de metralleta les arrancaban del sueño al amanecer. Se despertaban sobresaltados.
Las paredes de su pobre vivienda vibraban peligrosamente. Las tablas de las ventanas y las puertas
crujían. Los niños, con ojos soñolientos, salían a sentarse afuera. Sus miradas fascinadas seguían el
vuelo fulgurante de los proyectiles que levantaban enormes puñados de arena. Aquella puesta en
escena les parecía grandiosa y aplaudían las deflagraciones más potentes, que levantaban géiseres de
arena y amenzaban sus tímpanos... Cuando los militares se marchaban, y a pesar de que los padres se
lo habían prohibido, corrían hacia aquellos lugares. El espectáculo era un hechizo de luz y el botín
fabuloso. El cobre de los cartuchos esparcidos en la arena como polvo de estrellas. El de los obuses
salpicaba la duna con un sinfín de soles oblongos. Las botellas se convertían en prismas de reflejos
cegadores. Los colores vivos de los paquetes de cigarrillos vacíos, desperdigados... Eufóricos, niñas
y niños hacía acopio de una buena colección de objetos preciosos para sus juegos. Por miedo al
peligro, los padres los castigaban con severidad, pero los niños utilizaban mil subterfugios para
burlar la vigilancia. Esperaban, por ejemplo, la hora en que el sopor del mediodía invitaba a los
adultos a echarse. Sólo entonces, con la deliciosa sensación de lo prohibido y de la complicidad, se
dirigían al lugar de sus espejismos... Hasta aquel terrible día... ¿Podrá Leila olvidar el infierno de
aquel instante?
Una explosión desgarró el silencio. En el mismo corazón de la explosión, un grito inhumano. El
grito rebotó de caverna en caverna. Atrapada por un miedo demoniaco, Leila echó a correr sin parar.
De repente, se detuvo fulminada... ¡Un brazo! Espantada, Leila miró fijamente aquel brazo irreal,
hecho un amasijo de carne ensangrentada, que yacía ahí, solo, con la mano cerrada. Leila apartó los
ojos del horror de aquella visión, pero enseguida fueron a dar con algo que parecía ser los restos de
otro miembro. Acorralada, en el colmo del espanto, la mirada de la niña recorrió la duna. No la
reconoció. No era más que un teatro trágico, una convulsión colosal. El cielo se escapaba de ella,
seco y violento, como un sollozo cósmico. El silencio era una cuchilla colgada del hilo de un
interminable grito mudo. Leila se desplomó. Y la duna que sus ojos ya no podían ver aplastó su
garganta y su pecho.
¿Cómo era posible que el tiempo trasformara a los hombres en monstruos perversos y crueles?
¿Qué clase de pesadilla era aquella en la que las mismas manos que daban caramelos a los niños,
eran también capaces de jalonar con bombas los caminos de Pulgarcito? Los crios burlaban la
vigilancia y salían en busca de basura y de todo tipo de desechos, los únicos juguetes que la miseria
les permitía. Y no era casual que la muerte, engalanada con sus encantos les acechara de camino
hacia el botín. Allí había aparecido, pulverizando a uno de ellos como a un objeto no deseado.
Por favor, recoged aprisa los pobres restos del niño. Por favor, ponedlos rápidamente fuera del
alcance del hombre, en una tumba. Por favor.
Capítulo V
Aquel mes de enero de 1957, los escalofríos del terror se sumaban al rigor del invierno. Los
líderes del FNL convocaban a los argelinos a la huelga general. El objetivo perseguido era doble.—
un golpe de efecto antes de una sesión de la ONU y tantear el apoyo popular. Un apoyo que los
civiles pagarían caro.
La fiebre de los preparativos de aquel memorable 28 de enero se apoderaba de todos. Las
familias hacían acopio de víveres con los que resistir un asedio de un mes y acumulaban tanta
angustia como para sufrir un ataque al corazón. Los argelinos parecían fantasmas a los que el miedo
seguía vampirizando: les impedía conciliar el sueño, se les agarraba a las entrañas, despojaba a sus
miembros de consistencia, les cortaba la respiración... Y como los fantasmas no tienen otra cosa que
perder más que la añoranza de la vida, los argelinos se sentían valerosos. Se aferraban a la
esperanza convirtiéndola en desafío para mantenerla firme, para mantenerse firmes ellos mismos,
para soportar a las patrullas militares, los registros cada vez más frecuentes, los toques de queda y
las humillaciones.
Aquella mañana, los Ajalli se levantaron temprano. Después del desayuno, tomado aprisa y en
silencio, Zohra se dirigió hacia la puerta. La abrió, atravesó el umbral, miró a derecha e izquierda, la
volvió a cerrar con brusquedad y se precipitó hacia los otros con ojos desorbitados:
—Tayeb, Tayeb, ¡el askar ejrrad! ¡Ou tanck!, ¡los militares como saltamontes!
Las altas paredes del patio les ocultaban el exterior. Pero en un rincón, el techo del horno del
pan brindaba una plataforma que servía de observatorio. Tayeb, Jalil y Zohra, seguidos por Leila, se
encaramaron a ella a toda prisa. Allí, apretados unos contra otros, descubrieron un espectáculo que
les heló la sangre al asomarse por encima de la pared. Vehículos de asalto y carros blindados
rodeaban la casa, el depósito de agua y los talleres.
—Su muerte viene vestida de hierro —murmuró Zohra.
Tres cañones giraron sobre su eje para apuntarles. Un violento dolor de vientre plegó a Leila en
dos. Tayeb descendió y la cogió en brazos.
—¡No tengas miedo, no tengas miedo! ¡Nos quieren asustar! ¡No dispararán!
Leila percibió que la voz de su padre carecía de convicción. Se separó de él, se sentó contra
una pared y buscó con los ojos a su abuela. Tayeb se puso en cuclillas a su lado. Un segundo
después, la puerta de entrada voló en pedazos y aparecieron cuatro militares, empuñando sus fusiles.
—¡Así que el moro no quiere trabajar! Pues entonces, a la cárcel. ¡Andando!
Ya le arrastraban hacia la puerta cuando llegó Portales corriendo:
—¡Por favor, por favor, señores, cálmense! Este buen hombre me está esperando para abrir los
talleres.
Portales sabía dónde se encontraban las llaves, colgadas bajo la bóveda. Las desenganchó y,
agarrando a Tayeb de un brazo, se lo arrancó a los militares y lo sacó de allí. Los hombres de
uniforme permanecieron unos instantes sin reaccionar. Luego, volviéndose hacia Bahia y Leila
gritaron:
—¡Hala, mocosas, a la escuela! ¡Vámonos! ¡Aprisa!
Dicho esto, uno de ellos las empujó hacia la puerta de una patada. Leila cogió a Bahia de la
mano. Lívidas, con los ojos clavados en Zohra y Yamina, salieron de espaldas. Delante de la casa, la
visión de los cañones estuvo a punto de dejarlas heladas. Dieron media vuelta y salieron corriendo.
Un maremoto militar había invadido el pueblo. Las calles eran un hervidero de uniformes.
Camiones cargados de hombres adelantaban a las muchachas que no paraban de correr. Los latidos
desbocados de sus corazones se añadían al estruendo circundante, que los ensordecía. Un coche se
detuvo a su altura. Ellas se sobresaltaron, pero sólo era la Bernard:
—¿Adónde vais tan deprisa? No es buen momento para andar por la calle.
—Nos han dicho que nos vayamos a la escuela —respondió Leila sin aliento.
—¿Sin cartera, sin nada? Vamos, ¡subid!
Les abrió la puerta del Dos Caballos.
—¿Qué tal en casa?
Las niñas, jadeantes, le contaron lo que había ocurrido.
—Voy a dejaros en mi casa e iré a echar un vistazo a la vuestra.
Después de haberles insistido en que no abrieran a nadie, la Bernard las dejó en su casa y salió.
Con ayuda de un taburete, Leila y Bahia treparon al alféizar de la ventana de la cocina. Desde allí,
ocultas por el mosquitero, pudieron observar a sus anchas la calle principal del pueblo. Grupos de
argelinos de rostro impenetrable pasaban escoltados por militares y se dirigían a la cercana
gendarmería, en donde empezaba a elevarse un rumor. Cientos de hombres permanecían de pie
amontonados, ofreciendo un penoso espectáculo. Las muchachas se dirigían miradas de inteligencia
con ojos asustados. Sin hacer comentarios. No les cabían dudas sobre la gravedad de aquel momento.
Algo irreversible acababa de suceder.
La Bernard regresó apenas transcurrida una hora. Indignada, cerró de un portazo, hurgándose el
pelo con rabia. Pero cuando vio a las muchachas, ojo avizor, disimuladas en el claroscuro de la
ventana, no pudo contener la risa.
—Bueno, las cosas no van tan mal en vuestra casa... Podría haber sido peor... No hay muchos
niños en la escuela. Se han ido en desbandada. Vuestra madre necesita que os ocupéis de los
gemelos. Los militares han destrozado todo, ¡los muy cabrones! Si Portales no hubiera llegado a
tiempo, Tayeb estaría ahora con los demás encerrado como un animal. ¡Qué cabrones!
Y siguió hurgándose el pelo.
—¿Tenéis hambre? No creo que vuestra madre esté en condiciones de cocinar a mediodía.
Con un nudo en el vientre y otro en la garganta, las muchachas guardaban silencio.
—Sobre todo no me respondáis las dos al tiempo.
Su tono se había vuelto ligero, pero sus facciones seguían reflejando abatimiento. Se desplomó
sobre una silla.
—¡Qué cabrones!
Las muchachas bajaron del alféizar y se acercaron a la Bernard que las apretó contra ella y las
mantuvo abrazadas. Luego soltó una carcajada. Al verla reír así, a mandíbula batiente, las muchachas
empezaron a reírse también, por fin tranquilas.
La Bernard había perdido a su marido durante la Segunda Guerra mundial. Poco después llegó
al desierto, se enamoró de aquellos paisajes y de sus gentes y decidió quedarse. Como estaba a su
lado en cada dolor, en cada alegría, en cada nacimiento, al haber aprendido su lengua, los autóctonos
acabaron por acogerla y también por quererla. Pero tanto la vida que llevaba de mujer libre,
hermosa, y que por añadidura no hacía ascos a los placeres, como su complicidad con las mukeres le
acarreaban enemistades y habladurías por parte de un sector de la comunidad francesa.
Leila ocultó su rostro bajo la espesa cabellera morena de la Bernard, a la que las frecuentes
aplicaciones de alheña daban tonos rojizos. Le gustaba ese olor en el cabello de las mujeres. Un olor
reconfortante. El olor de una persona para quien abrirse a las otras, significaba enriquecer su vida,
librarla de las trabas de las razas, las castas y las religiones. Leila sabía que esos afectos,
procedentes de otros lugares, habían destruido para siempre en su mente el rechazo y el desprecio
ligados a la incultura, la ignorancia y la intolerancia.
La Bernard apartó la cabeza de Leila y cogiéndole la cara entre las manos exclamó:
—Tenía miedo de que Yamina abortase. Está embarazada, ¿lo sabíais?
Las muchachas no respondieron.
—¿No tenéis nada que decir? Pues vaya efecto que os han hecho mis palabras.
—Es que mi madre siempre está embarazada. En mis pesadillas la veo con el pelo blanco y
dando a luz... toda clase de monstruos.
Había aflicción en la voz de la niña, una pena que no lograba disimular.
Por aquellos días Bellal se fue al maquis. Hasta entonces, su misión había consistido en
organizar la resistencia popular y recaudar fondos. Llevaba tiempo esperando el momento de coger
las armas haciendo un trabajo eficaz, pero con una impaciencia cada vez mayor. Su vida corría
peligro. Se había expuesto demasiado.
La tristeza y la inquietud estaban minando a Zohra. ¿Volvería a ver a aquel valiente al que tanto
quería? Sentada al sol, ante la casa, con la mirada fija en el horizonte, compuso una elegía a Bellal, a
quien ella llamaba S'baa, el león: «Ahora hablas a los de las montañas. Y tus palabras de libertad y
dignidad hacen temblar las rocas hasta resquebrajarlas. Tu voz es luz por sí sola, mi S'baa... hijo del
futuro, que Alá te devuelva con esa otra vida por la que luchas».
Al día siguiente, después del desayuno, la anciana dijo a Yamina:
—Voy a sentarme al sol, a ver si entro en calor. Se me ha helado el corazón.
Con Leila pegada a sus talones, salió de la casa. Leila también adoraba a Bellal. Desde que se
marchó, se sentía acongojada y el estado de su abuela no le infundía ninguna tranquilidad.
—Hanna, canta el S'baa por favor.
Balanceando suavemente el busto, Zohra acababa de comenzar su elegía cuando de golpe se
detuvo y se levantó de un salto. La niña también se levantó intrigada. Escrutando el horizonte hacia el
punto al que Zohra miraba fijamente, Leila vio aparecer una nube roja.
—¡Es el viento de arena, hanna!
La anciana aguardó un instante antes de responder:
—No, son camellos... Un grupo de nómadas. Pero ¿qué se les habrá perdido por aquí? ¡Estamos
fuera de las rutas habituales de las caravanas!
Rápidamente, Zohra les salió al encuentro a pesar de que sólo eran un pequeño halo en la
lejanía. Había escapado al sufrimiento.
Eran hombres azules. Se habían enterado de la existencia de aquel pozo a una distancia
considerable del pueblo. Evitando las ciudades de Béchar y Bidon-Deux, venían a hacer acopio de
agua y víveres, para regocijo de Zohra. Los camellos transportaban cargas que duplicaban su altura.
Contemplándolos así, enjaezados con la ambladura parsimoniosa, a Leila le parecían paquidermos
surgidos del pasado de Zohra para aliviar su tristeza. Estaba asistiendo asombrada a la metamorfosis
de su abuela. Si no fuera por la ropa de beduina de las mesetas, cualquiera hubiera creído que
realmente formaba parte de aquella tribu bereber. Cuando llegaron junto a la casa, les ayudó a clavar
las piquetas de las tiendas, a desplegar las jaimas... Zohra escuchaba las noticias de las nuevas
pistas, de los pozos, recababa información de algunas tribus... Leila admiraba sus gestos de antaño
recobrados. Una vez montado el campamento, Zohra fue a buscar provisiones a la casa y con
vehemencia, cerró la boca a Yamina que intentaba protestar:
—¿No sabes, desgraciada, que sólo viven de sémola, dátiles y té? ¡El olor a cebolla frita o el
de un tomate son para ellos aromas de fiesta! No seré yo quien les robe esa dicha... No voy a
privarme de su alegría.
Inmediatamente fue a la huerta, que sufrió la misma suerte que los víveres de la casa. Las
mujeres se dirigieron al pozo. Vestidos y turbantes de color añil. Cuerpos de luz negra restregados
con el polvo de los caminos. Lentitud en los gestos, entre la languidez y la consagración de lo
cotidiano. La noche de los ojos agotada por los espejismos del día. El estallido de las risas...
Por la mañana temprano plegaron las tiendas, dieron las gracias a la shaija con besos en la
cabeza y continuaron su camino. Sólo contaban con los ojos y la memoria para orientarse. Pero no
podían perderse. El caminar era su respiración. El único riesgo que les acechaba era la trampa de la
inmovilidad de los habitantes de las ciudades. Lejos de ellas se sentían en su medio. Eran gentes
necesitadas de espacio y movimiento que no admitían límites. Y, si a veces evocaban los del tiempo,
era para ubicarlos inmediatamente dentro del concepto de eternidad. Su existencia reunía a las
generaciones pasadas y futuras de nómadas en la inmaterialidad: eran una mirada que flotaba en la
luz.
Pronto, sólo fueron una nube de polvo; luego desaparecieron por completo. ¿De verdad eran
reales? ¿No los habría soñado Leila? Un sueño al que los hechizos de su abuela habían dado forma
en su cabeza. ¿No se trataría de un espejismo nacido de su deseo creciente de ir más allá de aquel
horizonte?
• • •
El 25 de febrero de 1957 encarcelaron a Larbie Ben M’Hidi. Pocos días después, un lacónico
parte anunciaba su muerte. Muerto bajo tortura, se repetían los argelinos. Aquel nombre figuraba
entre los más prestigiosos, junto a los de Yousef Saadi, Alí la Pointe, «las hermanas de la
revolución»: Zohra Drif, Djamila Bouhered, Hassiba Ben Bouali, Daniéle Mine, Nefissa Hamoud,
Raymonde Peschard... Aquellos nombres que sólo eran pronunciados en voz baja, iban a exaltar la
imaginación de Leila. Se los imaginaba como una especie de semidioses y de diosas que vivían en
las cimas de las montañas junto a la bóveda celeste. Un día, cuando fuera mayor, iría a reunirse con
ellos. Lo sabía.
Hasta donde le alcanzaba la memoria, Leila recordaba a su madre embarazada. No había
acabado de dar a luz, cuando ya estaba embarazada otra vez. Con aquella hinchazón por delante y dos
o tres crios pataleando a su alrededor, nunca había un sitio para Leila en su regazo o contra su pecho.
Lo mismo sucedía con las palabras tiernas, reservadas para los niños. La chiquilla sólo recibía
órdenes y reprimendas de Yamina: «¡Prepara el biberón del pequeño! ¡La sopa del otro! ¡Coge a tu
hermano, no le dejes llorar así! ¡Limpia esto! ¡Ve a tender la ropa! ¿Por qué me miras así? ¿Por qué
te quedas al sol? No tengo una niña, tengo una negrita. ¡Deja ese libro y haz lo que te digo!...». Ya
podía Yamina repetir su cantinela cuanto le viniera en gana que, en lugar de guardar el libro abierto
en sus rodillas y obedecer, Leila lo agarraba con ambas manos y lo enarbolaba, pegado a la cara,
entre ella y quien le daba las órdenes. Cansada de pelear y sabiendo que algunas faenas no podían
depender del antojo de una chiquilla tan testaruda, Yamina se levantaba y, maldiciendo la suerte que
la había hecho engendrar semejante calamidad, terminaba por hacerlas ella misma. Su enojo ni
siquiera la empujaba contra Leila para darle unos azotes. Sabía que, con tres zancadas, la muy
granuja escaparía a la calle y el exterior era un territorio prohibido a Yamina.
Leila la vigilaba furtivamente por encima del libro por miedo a dejarse sorprender por ella. A
veces se sentía feliz al ver la desesperación de su madre mientras mascullaba insultos. No, Leila no
pensaba dejarse devorar por el trabajo en cadena que acaparaba por completo a Yamina. Acunar a
los niños, darles el biberón, la sopa, quitar el pis, las continuas cacas, limpiarlos a toda prisa... Nada
de eso era asunto suyo. Ni lo sería nunca. Los libros se habían convertido en su refugio frente a
aquella madre a la que no quería parecerse. Un refugio también contra el griterío de la casa. Su
resentimiento contra Yamina llevaba a la desvergonzada a pronunciar frases que consideraba
vengativas e hirientes. Y que, de hecho, no eran sino banalidades trasnochadas:
—¡No eres más que una máquina de parir!
Desparramada, completamente hinchada, Yamina juntaba las manos sobre el vientre abombado
y lo acariciaba. En lugar de enfadarla, aquella frase la colmaba de satisfacción para fastidio de su
hija.
Entre los hermanos que habían sucedido a Bahia, estaba, en primer lugar, Jaouard. Luego,
Nourredine, que murió a los seis meses. Después, Bachir y Alí, los gemelos. Dos niños a la vez.
Yamina existía gracias a su vientre. Gracias también a él, de vez en cuando, tenía derecho a quejarse,
aunque nadie se sentía obligado a hacerle caso. Sin embargo, para hablar de ella, Tayeb se refería a
«la madre de mis hijos». Un detalle que hablaba por sí solo.
Y luego vinieron más hermanos. Y también hermanas. Leila estaba asqueada. Sólo los gemelos
lograban captar su atención. Contrariamente a lo que pudiera esperarse, eran diferentes en todo. Alí
era enclenque y callado, en cambio Bachir era vigoroso y alborotador. Hay que pensar que el nombre
que tenía, el del difunto hermano de Saadia, le protegía, porque a Bachir el saludable se lo llevó la
muerte. Dicen que ayudada por un rumí. ¡Quién sabe, en estos tiempos en que el miedo desata todo
tipo de rumores!
Bachir había vomitado y noté que tenía algo de fiebre. No me preocupé más de lo normal.
Cuando su padre llegó, le puse al corriente. ¡Ya sabéis cómo es cuando se trata de sus hijos! Se
empeñó en que acudiéramos a la consulta del médico a toda prisa. Salimos para el hospital después
de la comida. El médico había salido. El enfermero, al que imputan tantas maldades, nos arrancó a
Bachir de los brazos para examinarlo. «No es nada. Le voy a poner una inyección y se le pasará del
todo», nos aseguró. Le puso la inyección. Mi hijo se quedó rígido en un instante. Murió en el acto. El
enfermero escapó, perseguido por Tayeb que aullaba de dolor. El rumí consiguió encerrarse en un
despacho.
¿Cuántas veces había contado Yamina aquella muerte? ¿Fue un acto criminal o una reacción tras
haberle inyectado un producto farmacéutico? Nunca llegará a saberse. Tayeb quería matar al
enfermero. Informó de ello al FNL, que se lo quitó de la cabeza. Ellos pensaban investigar. El
hombre estaba bajo sospecha. Lo tomaron como un asunto personal. Un mes después, Tonio hizo las
maletas y desapareció inopinadamente.
¡Contaban tantas cosas horribles! Hacía poco más de un año que había llegado al hospital otra
comadrona, madame Rodríguez. En todos los aduares contaban que formaba equipo con el tal Tonio
y que liquidaba al nacer a cuantos fellagas podía. Contaban que hacían desaparecer a los varones
recién nacidos haciendo creer que habían nacido muertos. O que habían surgido complicaciones.
Ciertas o falsas o solamente un poco exageradas, aquellas cosas horribles espeluznaban a los niños,
que ya vivían aterrorizados por la violencia cotidiana.
Un día al salir de la escuela, Leila encontró a la Bernard ante el hospital. Ésta se agachó para
besarla y le dijo:
—He visto a tu madre esta mañana. El hermanito o la hermanita está a punto de llegar. ¿Tú qué
prefieres?
Como respuesta, Leila se echó a llorar.
—¿Qué te pasa? ¿Por qué lloras?
—No quiero que madame Rodríguez le ponga las manos encima a mi madre. Ella...
—Vas a hacerme el favor de no hacer caso de las habladurías.
Ante la vergüenza que la chiquilla sentía, la Bernard soltó una carcajada. Fue ella quien, como
de costumbre, ayudó a Yamina a traer al mundo a otro niño.
• • •
De Gaulle llevó a cabo una visita de inspección por el sur de Argelia. Llegó hasta Kenadsa,
hasta aquel lugar en el fin del mundo donde el ferrocarril y la carretera se acababan. Drif, el marido
de Meryeme, la hermana de Bellal, un spahi jubilado, desempolvó el uniforme y se colgó las
medallas para la ocasión. Luego, con la espalda encorvada por el peso de las condecoraciones, fue a
saludar al «General».
En las escuelas habían enseñado la Marsellesa a todos los niños. Les habían hecho
confeccionar banderas tricolores: una enorme hoja pegada a una regla que debían agitar gritando:
«¡Argelia francesa!». Preparados de esa manera, los escolares fueron conducidos en fila a la plaza
principal del pueblo. Sobre un podio cubierto de alfombras resplandecientes, sacando la cabeza a los
hombres que se apretujaban a su alrededor, el General recibía, como si se tratase de una deuda, las
aclamaciones de las tres comunidades. El gentío delirante hizo para él, en aquella inmensa plaza de
tierra, un espectáculo ecuestre y le prodigó una ovación tan grande como las esperanzas que habían
puesto en él. Esperanzas de carácter opuesto, como es lógico. Mucho tiempo después de su vuelta a
Colomb-Béchar, con Lacoste y otros oficiales, los argelinos seguían en la plaza haciendo cébalas.
«El General no ha venido hasta aquí para quedarse de brazos cruzados. Es un hombre de justicia y de
libertad. Lo ha demostrado. Seguramente sabe lo que le conviene a este país...».
Cuando todo el mundo se dispersó, Leila volvió a casa con su banderita en la mano. Su padre y
su tío estaban en el patio comentando la situación. Tan pronto como Tayeb vio a su hija, se abalanzó
sobre ella, le arrancó la bandera y se la hizo pedazos en la cabeza. Jalil se interpuso y se llevó a
Leila a una habitación para rescatarla de la cólera de su padre, que se desahogó con los restos de la
bandera, haciendo añicos la regla.
—Esto era lo único que me faltaba. Mi propia hija con una bandera francesa bajo mi techo.
Escarmentada por la cólera de su padre, Leila tomó conciencia de que no había participado en
un juego colectivo. Los hechos y las palabras tenían mucha importancia...
—Impresiona con su presencia ese «geleral». Se le nota una soberbia de camello cuando saca la
cabeza con petulancia por encima de la multitud, arrugando los ojos.
Leila se olvidó de la vergüenza que había sentido y estuvo a punto de desternillarse de risa. Se
cuidó muy bien de no hacerlo. Jalil también. Pues todos sabían que en la boca de Zohra, aquella
metáfora no era ni una burla ni un insulto, sino, muy al contrario, un homenaje.
A comienzos del verano, el sol se fundía sobre la tierra, transformándola en una hoguera. El
mundo se estremecía bajo una luz cenicienta. Era una tortura para los pies que no podían caminar
desnudos como de costumbre, sin tener la oportunidad de elegir entre las ampollas causadas por los
zapatos o las quemaduras ocasionadas por la arena ardiente. Una tortura para los ojos fusilados por
las reverberaciones que saltaban de todas partes. Una tortura para la piel, que, entre el calor y el
polvo, se cuarteaba como la de las serpientes. Y, para Leila, la tortura de lo que sus pequeñas
compañeras pied-noirs llamaban «las vacaciones largas» y que para ella no eran más que hastío y
soledad añadidos al agobio de los días.
El Ejército francés había cerrado la frontera entre Marruecos y Argelia con la intención de
atajar la huida de las familias al país vecino. Y las noticias de Uchda no eran buenas. El viejo
Buhalufa estaba gravemente enfermo. Desde la muerte de su hijo, arrastraba un cuerpo macilento sin
ningún apego a la vida. Su mirada vagaba por aquellas tierras que habían sido el orgullo de su padre,
y también el suyo y el de su hermano. Allí estaban abandonadas por sus descendientes, confiadas a
los aparceros. A su hermano Hamza, como a él, la vejez lo tenía recluido. Sus sobrinos se habían ido
al maquis argelino a combatir por un país que hasta entonces no habían conocido. Y a su hijo Alí lo
habían matado unos días antes de la independencia de Marruecos. ¡Qué desgracia! Alí había dejado
tres hijos. El Hamdulilah, alabado sea Dios, el apellido Buhalufa no iba a desaparecer con él. Pero
eran tan jóvenes aquellos muchachos. Y ya tenía los días contados. No los vería crecer y hacerse
cargo de la hacienda.
La presencia de Zina a su lado lo reconfortaba y entristecía al mismo tiempo. La pobre Zina no
se merecía un marido así. ¡Ay! Si hubiera tenido a otro de los Ajalli de yerno.
Liberado de la cólera que antaño ofuscaba sus pensamientos, Buhalufa Segundo reflexionaba
sobre el pasado con mayor objetividad. Lamentaba las ideas cerriles que le habían impedido ir a
Argelia. Argelia... ¿Cuánto tiempo hacía que Saadia vivía allí? ¡Como si no lo supiera! Veintidós
años exactamente. Toda una vida. Siempre había tenido un carácter entero y excesivo, tanto en sus
enfados y en sus rencores, como en sus afectos y en su largueza. Pero, por Alá, Saadia también era
una Buhalufa. Un intento, un solo intento y, luego, nada. Como si bastara una señal para redimir el
pasado. Ni siquiera dio señales de vida a la muerte de Alí. Sin embargo, ésa era la ocasión, aquella
o ninguna... Sólo las nuevas tragedias pueden hacer olvidar las antiguas. Y son las grandes
desgracias las que llevan a los hombres a deponer su orgullo y su vanidad. Por lo demás, fue tras
aquella pérdida cuando todo se tambaleó en su cabeza y el recuerdo de Saadia empezó a
obsesionarle.
—Zina, hija, mi final se acerca. Quisiera volver a ver a Saadia antes de morir.
Terribles palabras. Inesperado gesto. Buhalufa no tuvo que repetirlas. Sin perder tiempo, Zina
hizo que le enviaran una carta a Saadia. Gracias a la intervención de Vergne, ésta pudo obtener el
visado de salida. Gracia que fue negada a los Ajalli, como era de suponer... Saadia les hizo una
visita relámpago antes de volver a Marruecos. Con un aspecto perplejo y tenso, aspiraba febrilmente
el humo del cigarrillo, con la intención de disimular tras las volutas del humo lo que de inconsolable
había en su mirada. ¿Qué era lo que desesperaba a aquellos ojos sin lágrimas? ¿El dolor de volver a
ver los lugares de su memoria herida? ¿La recuperación de un padre que había muerto para ella hacía
tanto tiempo, para perderlo por segunda vez? ¿Los duelos encadenados a la pérdida de los seres
queridos, que habían cavado un foso en torno a su soledad?
Yamina, sin embargo, no derramó ni una lágrima. Una pena sin aspavientos ni sollozos, de un
silencio turbador. Zohra sirvió el té atormentando al turbante con una mano que no atinaba a
colocarlo.
—Tienes que ir a visitar la tumba de Aicha. Hay que aprender a perdonar después de tanto
tiempo.
Saadia asintió y dijo con voz apenas audible:
—No te preocupes, iré a su tumba. Nunca he odiado a nadie. Cuidaos todos hasta mi regreso.
Sois lo único que me queda de familia.
Buhalufa murió diez días después. Yamina, desamparada, no dejaba de llorar, Tayeb buscaba la
manera de consolarla. De pronto, se agachó frente a ella. Acababa de tener una idea:
—Cuando Saadia regrese, iremos todos a visitarla, yo volveré para trabajar, pero tú, la abuela y
los niños podréis pasar unos días con ella. Eso nos hará bien a todos.
Aunque Tayeb había aceptado a Saadia, aún no había dado permiso a su mujer para ir a su casa.
Pero ahora que tantos hombres estaban en el maquis o en la cárcel, muchos hogares eran mantenidos
por mujeres solas. Y el valor y la dignidad de éstas habían vuelto obsoletas las obsesiones que su
soledad inspiraba a los fantasmas masculinos. Sin depender de nadie, las mujeres no atraían a todos
los demonios de la creación. No era cierto que volvieran débiles a los hombres de su entorno a
fuerza de tentarlos. Todo lo contrario. Muchas de ellas se habían convertido en estatuas de piedra y
no cesaban de reprender a los timoratos y de empujarlos, si no a ser valientes, a que por lo menos se
tragaran sus calumnias y les mostraran respeto.
A Yamina nunca se le había pasado por la cabeza que Tayeb pudiera proponerle algo así, de
modo que como no acababa de creérselo, se olvidó de llorar. Él, sonrió, se levantó y se marchó.
Yamina se volvió hacia Leila:
—¿Lo has oído? ¡Ha dicho que puedo ir a casa de Saadia!
—Lo ha dicho para que dejes de llorar.
—No, no ha mentido. Lo conozco.
Desde la abuela hasta el más pequeño de los crios, todos acudieron a recibir a Saadia, que
volvió acompañada de Hadif, el primogénito de su difunto hermano. Antes de morir, su padre le
había pedido que tomara a su cargo a sus sobrinos. Los dos últimos llegarían más tarde.
—¿Sabéis que tras la muerte de su hermano, el tío Hamza también ha hecho que lo llamen
Buhalufa?
Todos se echaron a reír.
• • •
Octubre de 1957. Leila empezaba el tercer curso con la misma maestra. Al comienzo de su
escolarización, había tenido la sensación de haber entrado fortuitamente en un mundo al que no tenía
derecho. El número de argelinas que iban entonces a la escuela se podía contar con los dedos de la
mano. Pero, más adelante, aunque Leila siguiera sintiéndose limitada por su medio, por
preocupaciones distintas, por la miseria, en una palabra, aunque siguiera siendo una extranjera entre
las alumnas pied-noirs, la mirada benévola de su maestra la había estimulado tanto que la chiquilla
tenía la impresión de que madame Bensoussan sólo la miraba a ella. Sin duda se equivocaba. ¡Qué
más daba! ¡Sus toscos zapatos de desarrapada hechos por el zapatero del pueblo, sus vestidos
cosidos por su madre que consideraba elegante emperifollarlos con zigzags multicolores! Todo lo
que hubiera podido llenarla de vergüenza había sido barrido por aquellos ojos que no la juzgaban
por su peculiar indumentaria. Al contrario. Probablemente se mantenían más despiertos, más
animosos con ella en razón de sus mayores dificultades. Sin saber bien cómo mostrarle su gratitud,
Leila había puesto todo su empeño en no decepcionarla. Más que el hecho milagroso en sí mismo de
que la hubieran llevado a la escuela durante aquellos años, fue el interés que aquella maestra se tomó
por ella lo que en realidad abrió una boquete en aquel bastión de la Francia colonial que era la
escuela.
La tiza, la pizarra, el tintero, la pluma, los cuadernos, los libros... Leila había tenido al
principio un contacto físico y sensual con los elementos que iban a modelar su espíritu. ¿De dónde
procedía aquel placer táctil casi instantáneo? ¿Del hecho, todavía inconsciente, de que estaba
descubriendo un mundo nuevo, un universo en las antípodas del que mantenía a su madre
enclaustrada? ¿De la riqueza que Leila imaginaba que contenía y que despertaba su curiosidad? La
pluma, el cuaderno y los libros iban a convertirse en su única escapatoria frente a todo lo que la
mantenía confinada: las órdenes de su madre, las tareas de la casa, una tradición oxidada y
anquilosada, la nada de la inmensidad. Más adelante, serían sus armas y sus medios para resistir.
Gracias al interés y al afecto de su maestra, Leila se había atrevido a hacer proezas y tomado
por asalto todo lo que, hasta entonces, había creído reservado para las otras por un intocable sello.
Hacía ya un año que era la primera de la clase y no pensaba dejar que la superaran. Y entonces todo
el mundo empezó a interesarse por aquella niña de largas trenzas morenas que todas las mañanas
dejaba su duna para ir a la escuela. Llamaba la atención que una pequeña árabe fuera tan lista.
Madame Bensoussan se sentía muy orgullosa de ella. Y ésa era la mejor recompensa para su alumna.
Durante los recreos, la maestra retenía con frecuencia a Leila para charlar con ella. A veces le
deshacía las trenzas y la volvía a peinar a su manera, lo que despertaba muchas envidias. Algunos
padres de alumnos vinieron a quejarse:
—Su compasión por la pequeña árabe no tiene por qué convertirla en la primera de la clase. No
hay que confundir las cosas.
—¡En primer lugar no se trata de compasión como ustedes dicen, sino del justo reconocimiento
de su trabajo! Además, ¿quién está aquí confundiendo las cosas, ustedes o yo?
Ella los miraba de arriba abajo sobre sus tacones de aguja. Ante la obstinación en la estupidez,
se encogía de hombros y con un revoloteo de su falda hueca, les daba la espalda y se iba.
—¡Fíjate, Leila, la envidia que despiertas! Espero que sea así toda la vida. Eres una niña lista y
sería estupendo que continuases tus estudios hasta el final. Me daña náuseas que corrieras la suerte
de las otras argelinas. Aférrate a la escuela, es tu única tabla de salvación.
La niña la miraba con un amor desmesurado. ¿Qué sería de ella en un mundo tan hostil sin la
égida de la rumiya? Por pudor o por miedo, los comentarios de las pequeñas no eran más que el eco
de las habladurías de sus padres. Y el candor de su tono hacía aún más hiriente el desprecio. Por
entonces, Leila empezó a darse cuenta de que la escuela era su única tabla de salvación. El afecto de
aquella rumiya estaba abriendo en su mente horizontes insospechados. Ella la guiaba en una lengua
que no había escogido pero que ya empezaba a gustarle, el francés. Poco a poco y con la complicidad
de sus palabras y de sus libros, la maestra le iba desvelando aquel mundo que Leila sólo atravesaba
para ir a la escuela.
Capítulo VI
Zohra pasaba los días pendiente del cartero. En cuanto aparecía a lo lejos, salía corriendo a su
encuentro. ¿Traía carta de Marruecos? El tiempo se había detenido en el sufrimiento. Todas las
familias estaban rotas: quien no tenía un pariente en el maquis, lo tenía en la cárcel. Muchos otros
escapaban de la represión emigrando. La guerra, que no llevaba la cuenta de lo que devastaba, hacía
añicos la esperanza del reencuentro. Las familias contaban sus muertos. Pero era raro que la noticia
de la muerte de alguien llegara por escrito, en la saca del cartero. Viajaba de boca en boca desde los
yabals a las hamaadas, desde los guijarros del frente o desde la oscuridad de los calabozos a las
paredes de adobe de las metchas, hasta los oídos de las mujeres.
Zohra estaba rota hecha un ovillo en el suelo. ¡Han matado a Bellal! El cielo y la duna se
tornaron negros para sus ojos, que ya nunca volvería a abrir para contemplarlos. ¡Bellal! El preferido
de Zohra. Lo quería, sin duda alguna, más que a sus tres hijos juntos, porque era la quintaesencia de
su mundo, del mundo de los hombres del desierto. S’baa, el león, como le llamaba Zohra, era
también el ídolo de Leila, que lo consideraba una especie de demiurgo, líder de los semidioses de la
estruendosa montaña. ¿Muerto? ¿Cómo era posible? Leila estaba a punto de marcharse para huir de
lo insoportable, para ir a llorar sola al regazo de la duna, cuando empezaron a resonar estridentes las
albórbolas. Un escalofrío la detuvo. Se volvieron a oír las albórbolas. Aquellos gritos engañosos
acrecentaban su dolor. Con el cuerpo y las cuerdas vocales tensos hasta casi romperse y la mirada
clavada en Zohra, Yamina era una pura albórbola. Los peñascos que dominaban la duna la relevaban,
amplificando el grito y proyectándolo hacia lo alto en un crescendo obsesivo. ¡Y la abuela, poseída
por la misma locura, se puso también a gritar! Sombrío día aquel en que las albórbolas, que deberían
anunciar la alegría, tomaban por testigo a las alturas celestes del tributo que la Huría volvía a
reclamar. Tarde de hacha, de comida y Corán para otra velada fúnebre. Zohra, Yamina y Meryeme,
con las voces quebradas, con los ojos y los cuerpos abatidos por la tragedia, permanecían en aquel
momento ligadas por un silencio sin lágrimas al son de los versículos. Pero Leila sabía que con su
mutismo estaban componiendo un panegírico a Bellal, el S’baa. Mañana sus bocas contarán las
virtudes de Bellal y la pena de haberlo perdido. Mañana sus cánticos serán las primeras flores del
duelo. Y con la cabeza atiborrada por el soniquete de la letanía de los talebs. Leila volvió a pensar
en aquellas albórbolas que descargaban la pena en sus oídos. A partir de entonces entrenará el oído
para lograr discernir todos los matices. Y llegará a descubrir una gama tan rica que su mente
distinguirá en esos virtuosos sonidos el esplendor de la música, la poesía y el drama.
Porque la albórbola de la risa suena como un cascabel. La albórbola es un cántico que torpedea
el cielo en busca de angelitos. Albórbola, vértigo voluptuoso del sollozo, grito de lo indecible
lanzado hacia los cielos. Albórbola desaprensiva que incitas o provocas, que fanfarroneas o te
encanallas. Albórbola mimosa. Albórbola taimada que unes a las vírgenes y a las rameras por
encima de las paredes. Albórbola triunfal que te inflamas y empalas los corazones de los
adversarios. La albórbola puede ser la demencia de la cólera cuando ha quemado todo su fuego, la
llamada del dolor que sangra por todos los males. Albórbola, regalo de vida. Albórbola, esplendor
de boda.
Y ahora, la albórbola es también el adiós sublime a los muertos gloriosos. Albórbola, ala de la
emoción, escudo contra las conmociones. Albórbola, bandera que desfila. Albórbola dardo.
Albórbola estandarte que plantamos en el oído enemigo hasta que el alma se nos parte. La albórbola
se convierte en un arma que ahoga el llanto. La albórbola es para las mujeres todo lo que su suerte
les niega. La albórbola es el resplandor, el fulgor que no poseen las palabras. La albórbola es un
rayo de sol, maná del cielo.
AI día siguiente, al despertarse, con el turbante embridándole los párpados, con un ojo tapado y
los tatuajes torcidos, Zohra dijo a Leila con tono cansado:
—Ven conmigo a la hadra.
La s hadras son reuniones de mujeres relacionadas con el culto a Alá y su Profeta. Una
irreprochable coartada que forzaba a los hombres a mostrar una incómoda tolerancia cargada de
sospechas... Como la presencia de las mujeres manchaba la casa de Alá, sólo podían rezar juntas en
sus casuchas. Pero, ¿qué podían tener las mujeres de sagrado, si son la viva imagen de lo profano?
Sus oraciones sólo eran, como mucho, cánticos que con el paso del tiempo se habían convertido en
cantilenas de todo tipo. Un pasatiempo, en suma. Trances orquestados por el lirismo de los
encantamientos y del potente resonar de los tambores. Una danza liberadora de las tensiones
acumuladas. Aunque los cantos litúrgicos inauguraban siempre las hadras, sólo eran el breve
preludio del repertorio femenino. Y eso que sólo tenían tiempo de participar en semejantes
desahogos las mujeres redimidas de las tareas domésticas por su avanzada edad. Pero la guerra había
alterado todo. Las grandes conmociones reportan a veces algunos beneficios. Sin embargo, el
patriotismo mistificaba todos los actos y ocultaba algunas verdades.
Tales cánticos constituían un acervo trasmitido de madres a hijas. Las gargantas vibraban al
unísono al redoble de los tambores con palabras que eran miel y acíbar, espera y lágrimas,
cansancio... También eran fiebre, fuego y sangre. La tempestad de voces ascendía, semejante a la
embriaguez de la arena del viento del desierto. Los torsos empezaban a balancearse con lentitud. Los
párpados se cerraban y los ojos miraban hacia adentro. El tiempo se alargaba, la oscuridad lo cubría
todo, los jadeos se debatían. Los ancestrales lamentos de los tambores retumbaban en la cabeza. El
cuerpo vibraba con el rai, auténtico zarandeo de vitalidad en los momentos más duros. Raí de ayer,
rai de mañana, nudo en las entrañas, espina en las cuerdas vocales. Raí, ¿cómo transformar tu queja
en esperanza?
Con las heridas a flor de voz, con extraños gruñidos en el límite de la consciencia y con la
sensibilidad exacerbada por el trémolo de los coros, cada mujer aguardaba Su Canto. Ritmos y
palabras a la medida de su desazón que le ofrecían sus compañeras. Ella los recibía como una
descarga en el cuerpo y se dejaba llevar por la aceleración de los tambores. Con la belleza del furor
desencadenado, por desgracia transitorio, la mujer sumisa daba a luz a una diosa digna de figurar en
la mitología. Con el rostro desencajado por una repentina expresión salvaje, las trenzas y las ropas
convertidas en tormenta, golpeando el suelo con los pies con la misma violencia con que las manos
amigas golpeaban los tambores, entrechocando las ajorcas... La tierra retumbaba con esos golpes
como millares de corazones desbocados. Mujeres-peonza, mujeres-contoneo, mujeres-locura. Luego
rasgaban sus vestidos y con vehemencia muda daban rienda suelta al vientre y las caderas, que tanto
tiempo llevaban en las mazmorras. Comían puñados de tierra. ¿Qué sacaban de ello? ¿El sabor de la
muerte que había empezado a cubrir de luto sus vidas? ¿Los besos que nunca recibían? Aquellas
mujeres comían brasas, hasta quemarse el inconsciente, hasta la irrealidad.
Los tam-tam y los cánticos daban vueltas trabajándose los cuerpos que caían al suelo agotados.
Sólo entonces se calmaban y los mecían. Jadeantes, desprovistas de energía, de voluntad y de deseos,
las mujeres yacían en el suelo. Algunas, neutralizada la angustia y anuladas las inhibiciones, rompían
en sollozos. Un lamento las acompañaba elevándose por encima de la asamblea. Luego les tendían
las manos y les ayudaban a levantarse. Volvían a la fila. Les daban un vaso de té que bebían en
silencio. Finalmente, retomaban los cánticos y los tambores para que otras pudieran descargarse a su
vez de sus tribulaciones.
Aquellas efusiones, prohibidas en cualquier otro sitio, acababan entonces. La maalma,
guardiana de la tradición, las envolvía en los mendiles con los tambores para no sacarlos hasta la
siguiente hadra. Las demás volvían a cubrirse con sus velos y con su pasividad habitual. Volvían a
su soledad curtida de animales de carga, hacia una vida sin ningún valor. Ellas mismas se ponían los
arreos que los hombres les habían adjudicado. Sólo habían venido en busca de la extenuación
salvadora, para volver luego a toparse con el rostro liso de la fatalidad.
Con la guerra de liberación, las hadras se estaban convirtiendo en una formidable herramienta
de resistencia y propaganda: relatos de batallas, panegíricos a los héroes, cantos patrióticos e himnos
a la libertad acallaban los desesperados rais... Aunque las mujeres continuaban celebrando sesiones
de desahogo, éstas se hacían más cortas. Más tarde, con las piernas cruzadas, en pequeños círculos
de cuatro o cinco, con el tambor horizontal en lugar de vertical, en señal de duelo, sujeto con las dos
manos, el fuego se apagaba en los cuerpos para arder en los ojos y las voces. En las palabras. Cada
vez que se mencionaba el nombre de un héroe o un mártir, cada vez que se nombraba a la Huría. las
albórbolas se elevaban sobre la reunión. En adelante se harían eco de las noticias dolorosas,
contribuirían día tras día al avance de la libertad. Así fue como mujeres que se encontraban entre las
más conservadoras se habían puesto a difundir por todo el país y a comunicar a otras «hermanas»
noticias, movimientos de apoyo, ánimos y desafíos marcados por el siguiente estribillo:
—Si matan a mi marido, a mi hermano y a mis hijos, lanzaré albórbolas que les abrirán las
puertas del cielo y me iré al yabal a combatir por la libertad.
Y las mujeres volvían a sus casas exorcizadas y serenas, anestesiadas por un tiempo.
Regresaban llenas de esperanza y voluntad.
Aquel día, Zohra, la mujer de los tatuajes oscuros, les cantó la elegía de S'baa. Leila miraba a
todas aquellas mujeres de ojos ardientes. No se daba cuenta entonces de que no se trataba de un
anacronismo. Las miradas y los cánticos de aquellas mujeres que las hadras exaltaban se habían
liberado de su maldición. Aparecía un lenguaje nuevo. La libertad, la revolución y todos aquellos
nombres de heroínas. Era maravilloso. Seguro que llegaría un día en que todas las mujeres de
Argelia vivirían como su tía Saadia, como madame Bensoussan o como la Bernard.
• • •
Para todos, el terror tenía ahora el color de los uniformes de los hombres de Bigeard. Esos
militares tienen algo perverso. Perdieron sus corazones y sus almas en los arrozales de Indochina.
«Sólo son máquinas de torturar y de matar», decía la gente. Máquinas que habían hecho el rodaje en
las tácticas de la guerrilla. Iban en pequeños grupos a buscar al fell y a martirizar a la población.
Siempre aparecían en los sueños de Leila. Habían desplazado a las caravanas de sal y a todos
los personajes de los cuentos de Zohra. Ahora, las tormentas cargaban el cielo con sus uniformes,
cuyas manchas goteaban sangre. «¡La sangre de nuestros S'baas! ¡La sangre de nuestros S'baas!»,
gritaban. En las ráfagas de viento resonaban gemidos. La duna respiraba como un pulmón enfermo.
Levantaba arena, se expandía y zumbaba. Se erguía y reventaba en un enorme torbellino. La arena
alisaba y tamizaba los uniformes que desaparecían, como atacados por un ácido. En aquel estrépito,
una explosión, el grito de un niño y la visión de un bracito con el puño cerrado, y en el extremo, una
flor de sangre. Leila se despertaba. Temblorosa, escuchaba durante un buen rato la tormenta de arena,
la hadra de las dunas en la furia del viento.
El invierno de 1958 fue terrible para los habitantes de la casita blanca, aislada como una jaima,
al pie de la duna. Un punto neurálgico, uno de los escasos pozos en la región. Los militares estaban
convencidos de que los fellagas se abastecían de agua en él. Además, sospechaban que Tayeb
pertenecía al FLN. Por eso tenían la zona sometida a una intensa vigilancia y no dejaban de acosar y
maltratar a la familia.
Los paracaidistas llegaban a la una, las dos o las tres de la madrugada. Las tablas y los clavos
de la puerta, reventada con las primeras patadas, volaban en pedazos. Sus crujidos restallaban como
un grito de espanto. ¡Qué sobresaltado despertar para aquella familia! Los alineaban contra una
pared, en el cortante frío nocturno. Las llamas de las antorchas les cegaban. Patadas y culatazos.
Caras vociferantes y estupor frente a la violencia de los paracaidistas que saqueaban la casa.
Como vivían obsesionados, Tayeb y los suyos se habían acostumbrado a dormir vestidos y a no
cerrar la puerta más que con una piedra. Si no podían impedir que los militares se llevaran a Tayeb,
al menos ahorrarían tablas, que eran un bien escaso.
Tayeb volvía por lo general a la mañana siguiente. Con el rostro impenetrable y los ojos
hundidos, intentaba ocultar a su familia las manchas moradas de la piel.
—No me han aplicado la picana.
Eso era todo. Porque si sacaba fuerzas de su fervor, de su resistencia de nómada y de su
compromiso, la idea de la tortura con descargas eléctricas lo sumía en un pánico irreprimible. Pero
mientras no le retuvieran preso, era que no había ninguna prueba en su contra. Esa certeza
tranquilizaba un poco a los Ajalli que se mostraban aún más prudentes y vigilantes.
Un día se lo llevaron los militares, pero no volvió a la mañana siguiente. Por la tarde Jalil quiso
ir en busca de noticias. Zohra y Yamina se opusieron. Les daba demasiado miedo la posibilidad de
que también lo encerraran.
—Yo no corro ningún riesgo. Leila vendrá conmigo —decidió Zohra.
Ante la puerta de la gendarmería, se cruzaron con Berger, un oficial que solía aprovisionarse de
agua en su casa.
—No os preocupéis, Tayeb está bien.
—¿Cuándo lo van a soltar? —preguntó Leila inquieta.
Berger sólo pudo responder con un gesto de impotencia. Abatidas, Zohra y Leila se separaron.
Zohra, con los pliegues del turbante comprimiéndole las cejas, volvió a casa. Leila siguió hacia la
escuela. Solía ir al encuentro de madame Bensoussan en cuanto la veía a lo lejos para acompañarla.
De ese modo, la tenía para ella sola hasta que la campana sonaba por segunda vez. Aquel día, Leila
se quedó pegada a uno de los pilares de las arcadas del patio, sin moverse. Su maestra se detuvo ante
ella:
—Dime, ¿qué te pasa?
—Han metido a mi padre en la cárcel.
No pudo terminar la frase sin echarse a llorar. Madame Bensoussan la cogió de la mano y se la
llevó a clase.
—Escucha, la guerra es una monstruosidad. Pero no va a durar eternamente. No llores. Tienes
que ser fuerte. ¡Tenemos que evitar que los paracaidistas puedan con nosotros!
Tayeb no volvió hasta pasados unos días, con la cara verdosa y el cuerpo cubierto de
cardenales.
—Ya Allah, he estado a punto de venirme abajo, pero Berger me ha salvado.
Les contó el interrogatorio, los golpes y la actitud de Bergen El oficial se había opuesto a que lo
pasaran por la gehena. Se había mantenido vigilante, asomándose de vez en cuando a echar un
vistazo por la puerta. En cierto momento, Tayeb le pidió de beber.
—No podía aguantar más. ¡Estoy seguro de que estaba a punto de derrumbarme! Los otros
soltaron una carcajada. «¿Quieres gazouz? Pues aquí no tenemos. Berger montó en cólera y les
reprendió: «Cuando necesito agua voy a su casa, a cualquier hora. Tayeb nunca se ha negado a dejar
lo que se traía entre manos para servírmela. Así que, os guste o no, le voy a pagar con la misma
moneda». Salió del despacho y luego volvió con una buena jarra. Me llamó desde el umbral de la
puerta. En el momento en que me llevaba la jarra a los labios, Berger me susurró en árabe: «Tayeb,
aprieta los dientes, no flaquees, no tienen ninguna prueba contra ti. Es un farol. Aguanta, no te pasará
nada. ¡Si hablas, eres hombre muerto!».
—Se quedó en el pasillo sin que los otros le vieran. No sabía que hablaba árabe. De la
sorpresa, estuve a punto de que se me cayera la jarra. Dándome ánimos con la mirada, Berger me
indicaba que mantuviera la boca cerrada, haciendo una pinza con el pulgar y el índice. Aquellos
tragos de agua fresca en mi garganta ardiente, aquellas palabras y aquella mirada en la noche hostil
me devolvieron la firmeza. Me volví hacia los otros transformado.
Tayeb juntaba el dinero de las cotizaciones para el FLN y se ocupaba del avituallamiento de
materiales y víveres, de los cuales el más acuciante era el agua, que no procedía de su pozo sino del
viejo ksar, en el lado opuesto a la casa, si se tomaba como referencia el centro del pueblo. Y no era
él quien la transportaba al cementerio judío, lejos de las miradas indiscretas... A nadie se le había
ocurrido buscar miembros del FNL en el cementerio judío, de noche.
A partir del mes de mayo, con la llegada del calor agobiante, la familia cenaba y pasaba la
velada afuera, delante de la casa. Las paredes del patio de cemento retenían el aire cálido,
trasformándolo en un auténtico horno. Tras el marasmo del día, cuando el añil del cielo había
terminado de ocultar los últimos rayos de sol, las mujeres regaban durante un buen rato alrededor de
la casa. El agua desaparecía nada más tocar el suelo, sin humedecerlo. La tierra desprendía vapor
con un agudo crepitar y se convertía en una corteza resquebrajada. Había que coger otra vez la
manguera y regar unas cuantas veces más, para sentir una mínima diferencia.
Tampoco podrían los Ajalli ir a Uchda aquel verano. La frontera seguía cerrada. Una vez más
tendrían que hacer frente a la gehena del verano. A Leila la horrorizaban los cuatro meses de
vacaciones escolares. Aburrimiento y soledad adheridos al letargo. Y la desaparición de la coartada
de los deberes escolares la entregaba a los ataques de su madre. Sus compañeras, Claire y Gisèle, se
habían marchado. Una, a Biarritz y, la otra, a Niza. Antes, le habían descrito el bullicio costero en
periodo estival. Leila buscó la ubicación de las dos ciudades en el mapa de Francia. En cuanto a
ella, no había visto el mar más que en el cartel que la maestra había colgado en una de las paredes
del aula.
En la otra punta de la ciudad, en la mellah judía, vivía su amiga Sara. Pero a Leila no le daban
permiso para visitarla. A pesar de sus ruegos, Sara sólo se había atrevido a llegar hasta el pie de la
duna. El verano cerraba otras fronteras, las de las tradiciones. Y las de los diferentes barrios, que
quedaban hechas trizas por el callejeo en torno a la escuela y las amistades durante el curso.
Menos mal que tenía a las estrellas para colgar de ellas unos cuantos sueños. Recostada, con la
cabeza en las rodillas de su madre, Leila las admiraba. ¿Serían los cielos de Niza y de Biarritz tan
hermosos y estrellados? Aquí la extrema sequedad de la atmósfera daba al firmamento una
profundidad de polvo de oro y plata en la que los astros flotaban como lentejuelas. Y esa textura de
luz hacía que, hasta en las noches sin luna, el cielo nunca fuera negro sino de un terciopelo marino
irisado. Las estrellas brillaban, titilaban y luego se iban eclipsando. Leila pasaba horas con la cabeza
levantada, observando aquella retahila de vidas lejanas. Aquel sentimiento cautivador apaciguaba
los sentimientos de injusticia y acunaba sus sueños. De vez en cuando, se detenía unos instantes para
recorrer el suelo con la mirada. Los escorpiones y las víboras abundaban, atraídos por la luz.
Aquella noche había luna llena. La duna blanca mecía las sombras en su regazo. La palmera se
estiraba con la noche en el tronco y la luz en el penacho, guateado como una flor de algodón. El reg
se cubría de vetas con zonas oscuras salpicadas de rocas blancas. Las cañas parecían plumas de
plata. Los niños se aglutinaban en torno al farol. De sus ojos se elevaba el zumbido de los abejorros.
Sentado con las piernas cruzadas, Jalil redactaba una carta para Uchda. Zohra le había dicho lo
que quena que trasmitiera a su hija Fatna y a su hijo Nazer. Y Yamina a su padre. Tragándose las
lágrimas, Yamina pensaba en los tres años que la separaban del resto de su familia. El perro, al que
desataban por la noche, se había tumbado junto a ellas. Con la cabeza sobre las patas delanteras,
observaba a las mujeres con ojos tristes, como si estuviera exhausto por las perpetuas quejas de
ambas. De repente levantó la cabeza, movió las orejas y se puso a ladrar. Casi al tiempo, los Ajalli
escucharon un ruido de pasos. Pronto una docena de paracaidistas los rodearon. Órdenes bruscas,
armas encañonándolos, miradas enloquecidas. Uno de ellos, un gigante exaltado, que era puro
músculo, vociferó en dirección a Jalil:
—¡Haz que se calle el perro o acabo con los dos!
—¿Qué queréis que haga? Mientras estéis aquí, ladrará, es normal —dijo Jalil con tono
conciliador.
El otro gritó:
—¡Hostia! ¡O haces que se calle u os dejo como a un colador a los dos! Lo has enseñado a que
te avise de nuestra llegada, ¿eh?
Su fusil parecía formar parte de su cuerpo, de su rabia. Jalil con el rostro brillante de sudor,
cerró con una mano el hocico de Tobi. Con la otra lo empujó al interior de la casa. Toda la familia
guardaba silencio. Pasaron la tarde, una de las más tórridas, encerrados en una habitación con el
perro, abrazándolo y acariciándolo para que no ladrara.
Tobi tenía una función esencial dado el aislamiento en el que vivían los Ajalli: cuidar del
depósito de agua y de todo el material que dejaban en torno a los talleres y las fraguas. De día, la
presencia de los obreros les obligaba a atarlo en su caseta. Cuando se iban, era el guardián del lugar.
Unos días después de aquel incidente, lo oyeron ladrar hacia las tres de la mañana. Después de
que sonara una ráfaga de metralleta, Tobi lanzó un gemido lúgubre. )alil se levantó de un salto.
Tirada por el suelo Zohra agarraba las piernas de su hijo suplicándole:
—¡No, hijo mío, no salgas, te matarán también!
Una segunda ráfaga. El aullido del perro se detuvo. Por la ventana abierta, a causa del calor de
aquella noche, oyeron pasos que se acercaban:
—Acuéstate Jalil, hagamos como si estuviéramos durmiendo. Es lo mejor que podemos hacer
—aconsejó Zohra.
Leila temblaba. Se agarró a su abuela, que la estrechó contra su pecho. Unos instante después,
una sombra se perfiló en el marco de la ventana. El haz de una linterna barrió la habitación que
compartían los tres y se detuvo en ellos. La boca de un fusil brilló furtivamente. Permanecieron
inertes, como muertos.
Por la mañana encontraron el cuerpo de Tobi acribillado a balazos.
• • •
Yamina tenía ahora cinco niños y una expresión socarrona que se teñía de desdén en presencia
de las «pobres mujeres que sólo tenían niñas». Y si a veces aparentaba cierta condescendencia hacia
ellas, no era, desde luego, más que una manera distinta de restregarles su triunfo. Había salido
victoriosa de la guerra del vientre y saboreaba pequeñas crueldades para con las derrotadas de la
natalidad.
Todos opinaban que Nassim, el quinto de los hijos varones, era un niño precioso. Pero Leila
sentía preferencia por Alí, el cuarto de la prole. Un ser enclenque, que parecía un viejo en miniatura
de tanto como le arrugaba la piel la delgadez. Unos ojos inmensos le devoraban el rostro
confiriéndole una seriedad patética. Para conseguir que comiera, había que utilizar siempre la
astucia, para desesperación de sus padres. Leila lo tenía en cierto modo bajo su protección. Pero, por
desgracia, no era el último en exigir cuidados. Nassim, aquel vigoroso alborotado esgrimía el llanto
como una orden: «¡Hacedme caso!».
A veces, Leila imaginaba a Gisèle y a Claire jugueteando con las olas. Sus ojos se empañaban.
¿Era justo que no pudiera pasar las vacaciones de otro modo? Ella no tenía más que la muralla de
papel de los libros para protegerse de los biberones, las sopas, los gritos, los pipis... Sólo sus
historias para viajar. Un día, en un ataque de rabia, inspirándose en las metáforas de su abuela le
gritó a su madre en la cara:
—Tus embarazos son como pústulas en mis ojos. Y tus hijos, saltamontes que devoran mis días.
No quiero ser ni tu obrera ni tu esclava, eh, ¡reina de colmena!
Azarada por su insolencia, Yamina se arrojó sobre ella. No había contado con Zohra. Su
diáfano magrún era como un santuario contra los peores arrebatos de cólera. Y Tayeb no podía hacer
nada contra ello. La señora Zohra garantizaba su maldición a quien se atreviera a levantar la mano a
Leila.
—El yin de Buhalufa ataca otra vez. Y Zohra no me ayuda a llevarte por el buen camino. ¿Qué
puedo hacer contigo? —se lamentaba Yamina cuando su suegra estaba lejos.
Que la tentara el mismo demonio que a Buhalufa era un gran orgullo para Leila. Por eso se
empeñaba en cultivar aquella locura.
Durante los días de verano, la temperatura demasiado elevada de la arena le impedía trepar la
duna. La chiquilla tenía otro refugio, el tupido cañaveral. Echada a sus pies, en el limo húmedo de la
acequia, con las manos en la nuca, Leila se dejaba acunar por sus murmullos y dejaba volar la
imaginación o se ponía a leer. Cuando la llamaban para comer, no respondía. Mejor ayunar que tener
que hacer frente a la esclavitud de la sobremesa. Siempre podría escamotear un tomate, un huevo
duro, una rebanada de pan, cuando la modorra de la siesta se hubiera apoderado de los otros. Por
otra parte, la invadía un sentimiento de transgresión que daba un sabor exquisito a su soledad.
Consciente de su impotencia, su padre le dijo un día:
—Escucha, te propongo un trato: si aceptas ocuparte de tu hermano Alí, recibirás una paga. Ya
no serás una esclava como dices, sino que tendrás un trabajo remunerado. ¿De acuerdo?
Los ojos de la desvergonzada sondearon a los de Tayeb durante un buen rato, con la intención
de encontrar algún destello pérfido que hubiera minado cualquier pacto entre ellos. Tayeb ponía cara
de bonachón.
—¿Sólo de Alí? —adelantó la chiquilla con un mohín de duda.
—Sólo de Alí —la tranquilizó el padre, a pesar del gesto de contrariedad de Yamina.
—¡Qué bien!
Asunto resuelto. Tayeb le hizo a Leila una pequeña hucha de madera que confió a su madre.
Todos los finales de mes, le echaba cinco francos. De vez en cuando, Jalil depositaba también unas
monedas. A Leila, que cuidaba de Alí aunque no le sacara más que un palmo de altura, le encantaba
aquel prometedor tintineo. Consciente de su ascendente sobre el niño, dejaba volar la imaginación y
leía ahora en voz alta. Para los dos.
Una vez que hubiera amasado una pequeña fortuna, se compraría una muñeca enorme. Claire
tenía una tan bonita, con vestidos tan elegantes, que Leila no se atrevía a tocarla, contentándose con
mirarla con ojos tiernos. Y luego le haría un regalo a su tía Saadia acorde con la admiración que
sentía por ella. A Zohra le compraría una fíbula o un turbante. Y, sobre todo, podría tener por fin una
bicicleta, como sus amigas pied-noirs. Su abuela asentía con la cabeza. Con el paso de los meses, la
hucha iba llenándose. De vez en cuando, Leila la sacudía para que cayeran las monedas que su padre
o su tío sustituían por billetes.
—Pronto podremos abrirla e iremos las dos a Béchar. La tía Saadia nos llevará de tiendas.
Menuda sorpresa y menuda pena, cuando un día al volver de la escuela, Leila descubrió la
hucha reventada y vacía. Con la boca abierta, se volvió hacia su abuela.
—¡Ha sido tu padre, kebdi! Tenía miedo de que malgastaras el dinero en tonterías. Como había
visto una cabra horra en el mercado, se ha ido a comprarla con tus ahorros. Ya sabes, a tu madre no
le queda leche para alimentar a Nassim... Pero Tayeb me ha prometido que te dará el doble de tu
dinero cuando la revenda o cuando venda a alguna de sus crías, —dijo Zohra con un tono suave con
la intención de atemperar su pena— De momento, te has quedado sin dinero, pero tienes una cabra
magnífica. Ve a verla. La ha encerrado en el gallinero.
¿Qué podía hacer con una cabra, aunque fuese la más bonita del mundo, cuando la traición había
destruido por completo sus sueños, acariciados durante tanto tiempo? Que su padre le hubiera dado
un disgusto tan grande era insoportable así que, rumiando aquella infamia con una rabia muda, lo
esperó. Cuando llegó, se engalló con él y con todo el coraje de que era capaz, le gritó:
—Ya no eres mi padre. He confiado en ti y me has traicionado. ¡Te odio! ¡Te odio! ¡Nunca
hubieras hecho algo así a ninguno de tus hijos, lo sé y todavía te odio más por eso!
—¡Dios mío!, ¡Dios mío! ¡Qué he hecho yo para merecer a este demonio!
Ésa era toda la preocupación de Yamina. Tayeb intentó justificarse, azorado:
—Hija, ¡necesitábamos la cabra y yo no tenía dinero!
¡Pamplinas! Sí que tenía un poco. ¡Al menos el necesario ' para comprar una cabra! Desde hacía
varios meses, Jalil trabajaba también. Y los dos hombres se habían puesto a ahorrar. Sin duda,
porque había que ir pensando en casar a Jalil. Zohra, que escondía sus ahorros en su armario y
guardaba la llave en su cinturón de lana, lo sabía perfectamente. ¿Por quién la tomaban todos?
La susodicha cabra daría un montón de cabritillos. Era muy bonita, Leila no podía negarlo. Con
el pelo liso, de un beige casi blanco y los cuernos finos como de cobre entorchado, parecía una
gacela.
Leila se había vuelto más precavida y vigilaba a su padre; todas las diferencias que establecía
entre Bahia y ella, por una parte, y entre ella y sus hijos varones, por otra, todos los privilegios
reservados a los niños... No se le escapaba nada. ¿Por qué Leila sólo era un orgullo para su padre en
su condición de escolar? ¿Para darse importancia ante los rumíes? Nunca perdía la ocasión de
recordarle insidiosamente que a ella le aguardaba la misma suerte que al resto de las mujeres. ¿Iba
por lo menos a mantener su promesa el día que vendiera la cabra? Tayeb no la mantuvo. Entonces, es
que era normal mentir a una hija. Normal traicionarla y robarle. Normal hacerle perder todo hasta las
últimas alegrías infantiles, hasta la confianza. Una manera sistemática de limar las asperezas de su
carácter. Nadie se había tomado en serio su pena. Ni siquiera su abuela. Por primera vez, Leila se
sintió sola frente a una familia unida por la tradición. Una tradición en la que una mujer no conquista
un lugar más que a fuerza de heridas restañadas en silencio.
Mucho más adelante, Tayeb regalaría a pesar de todo una bicicleta a Leila. Pero sería por otro
motivo. Otro cambalache. Por entonces, Leila molestaba e inquietaba. Y cuando llegaron las
vacaciones de Navidad, la dejaron aliviados marcharse con Saadia a Béchar.
Capítulo VII
Había mucha gente en el mercado de Béchar. La comunidad francesa trabajaba en los últimos
preparativos de las fiestas de Navidad. Ante la insistencia de sus sobrinos Hadif y Leila, Saadia los
acompañó en primer lugar al mercado de ganado. Las emanaciones acres de los excrementos,
caldeados por el sol, producían picor en la nariz al acercarse. En aquel zoco reinaba como siempre
un guirigay que encantaba a los niños. Los balidos monocordes de las ovejas y los cacareos de las
gallinas formaban un canon a dos voces sobre el que se aceleraban las proezas de los gallos y los
balidos de los carneros. Éstos, electrizados, con ojos fulminantes y con la perilla sobresaltada, se
precipitaban hacia las cabras, viendo finalmente quebrado su impulso por las cuerdas que les
mantenían firmemente atados a los pilares. Las cabras, por su parte, pacían brazadas de alfalfa,
indiferentes a sus requerimientos. Muy cerca, destacando por su arrogante silencio sobre aquella
batahola sedentaria, los camellos abarracados se aplicaban en masticar, los ollares de la nariz
levantados hacia el cielo. Con fuertes voces, los hombres bromeaban, halagaban las cualidades de
sus animales y reían.
Al sur de la parte cubierta del mercado, abundaban los aromas entremezclados de las especias.
Un poco más lejos, daban paso al olor dulzón de la sangre, a la gama de sus matices cálidos en la
orgiástica bestialidad de las carnicerías. Los animales eran degollados allí mismo. Su sangre corría
delante de los mostradores por los regueros previstos a tal efecto y era expuesta en pegajosos
manteles ante la puerta este del mercado. Pululaban por allí enormes moscas verdes. La viscosidad
de sus patas repugnaba a Leila, que las espantaba con horror porque le parecían pequeños vampiros.
Colgados de enormes ganchos oxidados, los pulmones, todavía lacados de serosidad, eran de un rosa
inquietante, y sus tráqueas se erguían entre los lóbulos, como falos. Las cabezas de los carneros, con
los cuernos espléndidamente enroscados, el cuello seccionado y la mirada terrosa, helaban de
espanto a Leila.
Saadia saludaba, se dejaba agasajar y seguía su camino. Los tenderos se la disputaban lanzando
frases burlonas a los vecinos, se esmeraban con su dienta con más insistencia de la cuenta y la
admiraban a hurtadillas. Saadia bromeaba y les preguntaba por sus familias con desenvoltura. La
naturalidad con que se movía entre los hombres siempre sorprendía a Leila. Sin duda alguna era ese
aplomo lo que impresionaba a los más toscos. Pero aquel día, un hombre probablemente forastero
empezó a importunarla. Su conducta estaba tan fuera de lugar en la llaneza que reinaba en el ambiente
que todos intentaron ignorarlo. A pesar de la crispación de Saadia y de las breves miradas
exasperadas que le lanzaban los tenderos, aquel hombre se puso a seguir a Saadia sin dejar de
acosarla. Cuando ésta intentó disuadirlo, primero amablemente, luego con más firmeza, aquel patán
se puso grosero. La mujer soltó su cesta y con las manos en las caderas empezó a burlarse de él con
mordacidad, con los vendedores por testigos. Éstos se quedaron inmóviles, atentos al desenlace de la
trifulca. Era una actitud que la arrogancia de aquel hombre no podía tolerar. Furioso se acercó a
Saadia. Antes de que se diera cuenta de lo que le estaba sucediendo, ésta lo agarró del cuello con una
mano y con la otra le dio un par de sonoras bofetadas. Luego le empujó con fuerza. Lanzado a varios
metros de allí, el hombre fue a desplomarse contra las cajas de naranjas que le cayeron sobre la
cabeza con todo su contenido. La hilaridad se desató en todo el mercado. Los hombres se
desternillaban, dándose palmadas en los muslos. Nadie entre los tenderos recordaba algo parecido.
Dos de ellos fueron a ayudar al patán a incorporarse. Y de manera imperativa le echaron de allí bajo
amenazas. Los curiosos acudían corriendo desde todos los lugares del mercado. Los comentarios se
acrecentaban. Leila daba saltos en el colmo del alborozo. Hadif fanfarroneaba como los hombres,
asegurando al desconocido que, si le daba por volver, tomaría las peores represalias. Los tenderos
rodearon a Saadia. Bualem sacó una botella de gaseosa de su enorme heladera. Y Belkacem, el
dueño de la tienda de enfrente, le acercó una silla. Bebieron un vaso de gaseosa. Alrededor de
Saadia, la gente ya empezaba a contar, exagerando, lo que había sucedido.
—¡Alla kheir ya Zinna!, ¡con Dios, guapa! —le decían los tenderos, cuando se marchó
flanqueada por Hadif y Leila radiantes de alegría.
Al llegar la Nochebuena, Saadia se puso a preparar un banquete. Había invitado a su amiga
Estelle. Las manzanas del desierto eran tan hermosas, con su piel de color púrpura brillante y su
carne blanca de sabor ácido, que aquél fue un instante mágico.
Unos días después de la vuelta al colegio, Leila cayó enferma. Durante el recreo, su maestra la
llevó al hospital, situado justo enfrente de la escuela. «Paperas», diagnosticó el médico. Su maestra
la acompañó a casa. Leila, que no se sentía de ningún modo en peligro, no comprendió por qué al
besarla madame Bensoussan se puso a derramar lágrimas que empañaron sus ojos y precipitaron su
marcha. No quiso beberse un vaso de té y como si saliera huyendo de aquel lugar, dijo:
—Cuídate, gacelita, y no te olvides de mis consejos.
Leila no averiguaría la razón de aquella pena hasta unos días más tarde, al volver a la escuela.
Madame Bensoussan se había vuelto a Francia, obligada por un asunto familiar. ¡Leila no la volvería
a ver nunca más! Aquel día, la escuela le pareció de pronto lúgubre. La niña hizo novillos por
primera vez. Echó a correr hacia su casa. Sin apenas darse tiempo para arrojar la cartera en un
rincón, salió corriendo hacia la Barga, su duna. Y únicamente el cielo y la arena fueron testigos de su
dolor.
Uno o dos meses más tarde, madame Bensoussan envió a Leila una foto tomada en la escuela.
En el reverso había escrito: «No te olvides de que me has prometido trabajar con ahínco. Con todo
mi cariño».
Aquel detalle reavivó la pena de la niña y la emocionó profundamente. Leila conservó
religiosamente aquel inestimable recuerdo. En una de las paredes de su clase seguía el cartel que
representaba el mar. Era del mismo azul resplandeciente que los ojos de madame Bensoussan. Y
cuando Leila bajaba la cabeza para escribir, tenía la impresión de que su mirada, cómplice y tierna,
seguía allí observándola. Su corazón empezaba a latir con fuerza. Entonces dejaba de escribir, pero
no levantaba los ojos hacia el cartel para que aquella sensación no se desvaneciera. Cuando mojaba
la pluma en el tintero, su roce en la página del cuaderno hilaba entre ella y la maestra ausente un
sentimiento indescriptible que la chiquilla conservó por mucho tiempo.
Para ir a la escuela, Leila atravesaba el barrio más elegante del pueblo, el de los rumíes,
balanceando la cartera. Le parecía que los grandes chalés, de un rosa ocre, tenían la magnificencia
propia de un palacio, en comparación con su casita encalada. Sobresalían en la parte anterior de un
pequeño patio delimitado por una tapia, a la que se abrían las ventanas de la cocina. En la parte
posterior, los grandes jardines, prolongados por los de los vecinos, ofrecían sus ramos de flores a la
luz ardiente con la delicada fragancia de los claveles, el embriagador aroma a jazmín y a absenta,
aún más penetrante, o a menta, tan intenso...
Las calles habían sido trazadas a escuadra, sin imaginación. En febrero o marzo, las tormentas
de viento arenoso parecían un motín del desierto contra aquella intrusión de vegetación en su feudo
sagrado. Con rugidos obsesivos, con un furor opaco, se extendía por todo el pueblo. Una marea de
arena se apoderaba de las calles. Cuando las últimas notas del viento cesaban por fin, la arena,
apilada en camiones por un ejército de obreros, volvía a la duna.
En medio de aquel barrio se encontraba la atracción principal del pueblo, una enorme y
soberbia piscina, orgullo del municipio. Desde principios de marzo hasta finales de octubre, la
canícula de los días congregaba en ella a toda la juventud del pueblo, excepto a las argelinas, ni
siquiera a las chiquillas. La radio del bar difundía los mismos éxitos del verano. Las incansables
voces de Tino Rossi, de Aznavour o de Dalila se superponían a la algarabía. A los pieds-noirs les
gustaba reunirse allí por la tarde, a la agradable hora del anisete. Les reconfortaba observar cómo
chapoteaban los cuerpos empapados de aquella juventud despreocupada. Necesitaban tanto que les
tranquilizaran. Hablaban del país, de su país, de Argelia. Anisete, kemia y cigarrillos. Sonrisas,
empellones amistosos, oídos indulgentes con todas las bravuconadas, porque aquí estaban al sur de
todos los sures. Y allá arriba, su cielo rosa y violeta, sin parangón... De vez en cuando dirigían una
mirada pensativa hacia el niño árabe que jugaba con sus hijos. Quizás algún día, acabaría
convirtiéndose también en enemigo. Un día querría que Argelia, «ese país de los padres y los
abuelos de los pieds-noirs» que algunos dirigentes de la metrópoli pretendían «liquidar», fuera sólo
suyo. A esos políticos no les dejarían repetir aquí lo que habían hecho en Indochina. Permanecían
celosamente atentos. Eran ellos quienes con el apoyo de los paracaidistas, de Massu y de Salan,
habían llevado a De Gaulle al poder. Sí, gracias a ellos el General se pavoneaba por todas partes. Y
¿no era cierto que De Gaulle exclamaba «Argelia argelina» y hablaba de autodeterminación? Si el
hombre del 18 de junio no se andaba con cuidado, acabarían esgrimiendo a otro Pétain delante de sus
narices. Como aquel 13 de mayo...
Al otro lado del pueblo, separado del centro por toda una fila de cuarteles, se extendía el barrio
obrero francés, «el Pourini». Era algo diferente, otro mundo. Un mundo vocinglero, bullicioso y lleno
de vitalidad. Las familias de allí eran de origen español, maltés, siciliano, calabrés... El acento pied-
noir se había mezclado con todos los acentos que jalonan el perímetro del Mediterráneo. Las mujeres
tenían el porte de las mammas italianas o de las señoras andaluzas. Rodeadas de un montón de
chiquillos de cuerpecitos morenos e inquietos, hacían punto ante las puertas de sus casas cantando,
para ellas y para las vecinas, serenatas de la otra orilla del mar. Este barrio no olía a jazmín ni a
absenta. De las grandes ventanas abiertas, emanaba un fuerte olor a ajo y a pimientos fritos, a aceite
de oliva y a melón. Las calles, colmadas de arena, no eran despejadas con la misma regularidad que
las del barrio elegante. Hasta tenía otro color la arena de aquí. La proximidad de un terrero la tiznaba
alevosamente con un polvo fino de carbón. Pero nada en absoluto podía empañar ni mermar el buen
humor y la alegría de vivir de sus habitantes.
Entre aquellos dos extremos franceses del pueblo y la mellah y el ksar, estaban los edificios de
la administración: la gendarmería, el ayuntamiento, las escuelas, el hospital... Una especie de no
man's land desierta por las noches, cuando «los morenos parecían más morenos». Cuando cualquier
moreno se convertía en un fellaga en potencia.
La mellah albergaba a la población judía. Tanto geográfica como humanamente, hacía las veces
de tampón entre las dos comunidades restantes, la musulmana y la cristiana. La calle principal estaba
engalanada con tiendas de paredes de colores variopintos. Hombres con el sarual, la kipa en la
coronilla, de ojos vivarachos y brazos ágiles, se ponían a medir, en un bailoteo de palmos y codos, el
tejido que el cliente, atónito, había tenido la leve imprudencia de mirar. Y, aunque hubiera entrado a
la tienda sólo por curiosidad, era raro que saliera con las manos vacías y siempre con el sentimiento
de haber concluido el largo regateo con ventaja para él.
Luego estaba el viejo ksar. Atestado de niños y pobres. Un ksar pobre, pero que no era siniestro
como Hassi el-Frid o Ksar—el-Yedid. La escuela musulmana de Sidi M’hamed Ben Bouziane,
vestigio de un vasto palacio de adobe, ocupaba el centro. Las moles de algunos edificios, aún
intactos entre las ruinas, daban testimonio de un fastuoso pasado.
Por último, Hassi el-Frid de un lado y Ksar—el-Yedid del otro. Miserables, desolados y
desoladores. Nada para la boca, nada para los sueños. Allí, no sólo las calles eran tristes. La tristeza
reinaba en todas partes, hasta en las miradas sombrías de los niños hambrientos. Unos niños que
tenían los ojos y el vientre dilatados por el vacío, los miembros secos y acartonados. Sus miradas
parecían alimentarse de toda la adversidad del mundo, con algo de fatalidad y de hastío.
Así estaba dividido el pueblo. Cada cual en su sitio: primero, según su etnia, y después, según
su bolsillo. Cada uno en su territorio, fuera del cual se convertía en un intruso. No se mezclaban, no.
Se observaban y se vigilaban.
• • •
—¡Ya verás, Leila, con madame Toledano las cosas van a cambiar para ti! ¡Ya no serás el ojito
derecho de la maestra! ¡Ya no serás siempre la primera! —decían algunas alumnas con perfidia
después de que madame Bensoussan se hubiera marchado. Leila ya no sería el ojo derecho de
Toledano. Pero siguió siendo «una árabe diferente de las demás», puesto que aún era la primera de la
clase, para fastidio de las envidiosas. Experimentaba así una alegría vengativa que la exorcizaba de
toda su rabia. Pero eso le suponía no pocas vejaciones. Juliette, una chiquilla un poco cursi y
paliducha a la que ni el sol del desierto lograba poner morena, le dijo un día:
—¡Mi mamá dice que a una árabe no le sirve de nada ser la primera de la clase! De todos
modos, acabarán casándola y encerrándola a los doce años. Dice que no está hecha la miel para la
boca del asno.
Loca de rabia, Leila se arrojó sobre ella. Fue necesaria toda la autoridad y la fuerza de madame
Toledano para librarla de sus garras.
Para ir a la escuela, Leila dejaba un mundo para atravesar otro. La Barga, la duna, las palmeras,
la abuela con sus cuentos, aquella mirada en la luz, todo quedaba allá, al margen. Pasaba por aquel
mundo de ricos. A veces, llena de aprensión, caminaba deprisa y lanzaba un suspiro de alivio al
llegar ante las puertas de la escuela. Otras veces, cuando la curiosidad se imponía al miedo, paseaba
por allí y observaba la vida de los otros. La de las jóvenes sobre todo. Con la falda amplia o
ajustada, los tacones altos, claqueteando en el asfalto y el pelo recogido en una cola de caballo, se
ponían tiesas, adelantando el busto. Las chicas del ksar doblaban la espalda y la nuca para camuflar
los senos. Leila no tenía pechos todavía, pero se sorprendía enderezando la columna y estirando el
cuello con la ilusión de alargar su pequeña silueta... Admiraba las bicicletas, los coches, los
interiores de las casas que vislumbraba a través de las puertas y ventanas abiertas, los jardines
atestados de flores...
El trayecto hasta la escuela pasaba por la puerta de la casa de Gisèle Fernández, su mejor
amiga. Una amistad si no contra natura, sí contra la opinión de sus padres. La madre de Gisèle sentía
un racismo tan grande hacia los árabes como Yamina hacia los negros y los judíos. Una cosa absurda
que horripilaba a ambas chiquillas. Por eso, Leila nunca entraba en casa de los Fernández. Las dos
amigas se esperaban la una a la otra al final de la calle y hacían el resto del camino juntas. Muchas
veces, a la salida de la escuela, Gisèle dejaba la cartera en su casa y acompañaba a Leila hasta
donde acababa el pueblo, ayudándole de ese modo a atravesar su barrio sin engorros. Pero Gisèle no
había llegado nunca hasta el pie de la duna.
Un día, les habían entregado los cuadernos de redacción para que los devolvieran firmados. Al
llegar a casa de su amiga, Leila vio a madame Fernández en el jardín. Ésta se acercó y preguntó con
inquietud:
—Leila, ¿tienes aquí tu cuaderno de redacción?
—Buenos días, señora, sí lo tengo.
—¿Me lo puedes enseñar?
Leila abrió la cartera y le tendió el cuaderno. La mujer empezó a hojearlo, con las facciones
cada vez más crispadas. En cuanto vio a Gisèle, que salía de casa en aquel momento, hizo un rollo
con el cuaderno y dando gritos, la golpeó con él:
—¿No te das cuenta de que la pequeña árabe trabaja mucho mientras que tú te tocas las narices?
Palabra de honor que el mundo está del revés. Y además, creo haberte dicho en más de una ocasión
que no quiero que vayas con muqeres. ¡Si por lo menos tomaras ejemplo de ésta!
Gisèle dio un salto, le arrancó el cuaderno de las manos y replicó con vehemencia:
—Esta muqer te manda a la mierda y yo también, ¡vieja idiota!
De un salto, se puso fuera de su alcance. El cuaderno de Leila quedó maltrecho y arrugado. Su
orgullo también. Pálida y muda de rabia, alcanzó a Gisèle. Las dos chicas anduvieron un trecho en
silencio. Luego, Gisèle abrazó a Leila y le dijo con tono apesadumbrado:
—Sabías que mi madre es así. Si tus notas hubieran sido peores que las mías, tal vez te hubiera
soportado... A mí la escuela me importa un pimiento. ¡Lo que yo quiero es cantar!
Y con su bonita voz, entonó su canción favorita por entonces : «Ya el kaouini, ya el jafini, tú,
que me apasionas y luego me abandonas», que terminó en una sonora carcajada.
—¡Ay, ay! ¡La tunda que me van a dar esta noche! Imagínate, ¡si mi madre supiera que estoy
enamorada de Khefi!
—¿Que estás enamorada de Khefi?
—Para toda la vida, hasta la muerte.
Juntas se echaron a reír.
Por desgracia, el dilema de la infancia de Leila era que ninguna de las tres comunidades tenía el
monopolio del racismo. Su madre, Yamina, era tan virulenta como madame Fernández en ese tema.
«¡Ihudia. judía!», era uno de sus insultos favoritos, cuando quería herir a Leila. Y lo lograba. No
porque ese término fuera injurioso para la niña, ¡no! Lo que la hería era que fuera considerado como
un insulto, puesto que esa palabra afectaba a sus amistades íntimas. Leila tenía también una amiga en
la mellah. Sara, a cuya madre adoraba. Muchas veces encontraba a Emna Ben Yatto sentada ante su
casa, en un pequeño taburete oculto bajo sus enormes faldas. Su fular negro con franjas escarlata y
oro, ligeramente inclinado sobre un ojo, era el único detalle coqueto de su estricta vestimenta. Con el
cuerpo pesado e indolente apoyado en la pared, discutía con sus vecinas sentadas también en el
umbral de la puerta. Leila se abalanzaba contra su pecho y hundía la cabeza en la parte más cálida de
su opulento busto. Allí aspiraba un olor a almizcle, a clavo y a aceite de oliva mezclados, mientras
que la mujer la cubría de delicados besos, susurrándole al oído:
—Mi pequeña kahlucha, kahluchti.
El regazo de su propia madre siempre abultado por una barriga gorda u ocupado por un recién
nacido, siempre asaltado, rodeado por otros crios, le resultaba inaccesible. De la boca de semejante
madre, Leila sólo recibía órdenes... hasta ese adjetivo, kahlucha, morena, que dicho por ella se
convertía en un insulto, como ihudia, judía. «Kahluchti, morenita», la voz de Emna arrullaba sus
oídos. Y Leila se estremecía de felicidad. Una felicidad arrancada a las prohibiciones, semejante a
la que había experimentado con madame Bensoussan y con la Bernard, triunfo del afecto sobre la
estupidez, que la liberaría para siempre de sus miedos y de la reclusión.
Todos los viernes Emna preparaba una dolma de sardinas para comerla fría los sábados, días
en los que no se encendía el fuego en las familias judías. A Leila le gustaba asistir a aquel ritual.
Emna limpiaba el pescado, le quitaba las espinas y después lo maceraba y mezclaba con arroz,
hierbas, ajo y un huevo. Hacía albóndigas y las cocinaba en una enorme olla con una salsa de tomate
untuosa y perfumada. Al día siguiente, Sara y Leila, que venían hambrientas de la escuela, se iban
directas a la cocina. Salían con las manos llenas de albóndigas y sentadas, codo con codo, al sol,
saboreaban aquel sabroso manjar relamiéndose los dedos. Con una sonrisa en los labios, Emna las
miraba con ojos tiernos.
Como la mayoría de los judíos del pueblo, los padres de Sara hablaban sobre todo árabe.
Muchos no sabían francés. La presencia de esta comunidad en Argelia era anterior a la llegada de los
pieds-noirs. ¡Algunos de ellos decían entre risas que incluso era anterior a la invasión árabe! El
decreto de Crémieux había hecho franceses, de un día para otro, a quienes la religión era lo único
que los diferenciaba de los otros argelinos. La lengua, las costumbres, la manera de vivir... Todo era
idéntico. Y, aunque los judíos y los árabes no solían mezclarse, era un milagro que convivieran en
paz desde hacía tanto tiempo. Aquel decreto había hecho nacer el recelo de los musulmanes al
respecto. Los pieds-noirs les reprochaban que no se hubieran puesto de su parte por completo. Y
para acrecentar la ambigüedad de la situación, ¡el Estado de Israel se pronunciaba ahora por una
Argelia francesa!
Un enojoso suceso acaecido en 1958 iba a envenenar aún más la situación. Un judío, encargado
por el comité internacional de investigar las condiciones de vida de su comunidad en el sudoeste,
murió durante un enfrentamiento entre los hombres de Boumediene y el Ejército francés, que se
acusaron mutuamente de la responsabilidad del crimen. El conflicto internacional que desencadenó
envenenó la región por mucho tiempo.
Las aberraciones de la enseñanza y los manuales escolares despertaban en la mente de Leila una
extraña sensación de irrealidad. Las disonancias chocaban unas con otras en su cabeza. Aparte de la
letanía de «nuestros antepasados los galos» con la que martilleaban al conjunto de alumnos sin
distinción, todo se juntaba para desterrar la identidad, la cultura e incluso la existencia del entorno
cotidiano de Leila. Los textos de los dictados y las lecturas sólo mencionaban a Francia. Hasta los
motivos de las clases de dibujo tomaban únicamente a Francia como modelo. «Vais a dibujar un
chalé de montaña o una casa de campo». Leila no era tonta, no. Se divertía con esas cosas. Así pues,
dibujaba un chalé de montaña con miles de detalles. Un chalé de madera como los joyeros de las
desposadas, un arroyo, hierba y margaritas, pero solamente dibujaba las constelaciones de su cielo
nocturno, cuyo terciopelo marino hubieran trasformado en jade sus dedos burlones... Pero, ¿y su
casita árabe, pequeña concha varada en la orilla de un mar de arena? ¿Y sus palmeras proyectadas
hacia el cielo como una invocación al verde, color que nunca verían bajo sus pies? ¿Y su duna de
formas voluptuosas, morenas, doradas o rojizas según los despóticos calores del sol? ¿Y el fuego del
poniente, que consumía sus terrores y apagaba los rumores del ksar? Nadie pedía a Leila que
dibujara esas cosas. Esa otra vida estaba condenada al silencio. Empezaba a nacer en ella una
dualidad de agridulces alegrías y de desgarradoras contradicciones.
En Kenadsa se enteraron de que el FLN había establecido una base en Uchda, justo en la parte
posterior de la granja de Buhalufa. Había allí un cuartel que el Ejército americano había ocupado
anteriormente. Fue en su puerta donde Leila pudo admirar una moto por primera vez. Había visto
surgir aquel monstruo estridente mientras jugaba con sus primos a escasa distancia. La conducía un
coloso tan negro como aquel monstruo de hierro. Al ver cómo rasgaba el aire, Leila creyó por un
instante que iba a salir volando. Aquel hombre empezó a hacer derrapes que arrancaban gemidos a
sus neumáticos y, a los niños, gritos de asombro. Al darse cuenta del interés que éstos mostraban por
él, el hombre acabó por dirigirse a ellos. Los niños no comprendían ni una maldita palabra de su
idioma. Sólo se enteraron de que se llamaba John. Fascinada por aquella máquina, Leila dio una
vuelta a su alrededor acariciándola. De pronto, John la cogió y la izó sobre la moto que salió
disparada entre un mar de polvo. Asustada, Leila se aferró con las manos y los pies al gigantesco
cuerpo. El hombre volvía la cabeza hacia ella y se reía. El brillo de sus dientes, su risa atronadora,
la fuerza lubrificada de sus movimientos... Era la viva imagen de la potencia mecánica. John se
detuvo ante la granja y la dejó allí. Después de desplegar su enorme estatura, se quitó el casco y
saludó a Zohra. Sentada en el brocal del pozo, ésta hizo un salem con la mano, adornándolo con la
más hermosa de las sonrisas. Momentos después, cuando los otros niños llegaron con la lengua fuera,
abuchearon a Leila:
—¡Uuuuh!... ¡Ha montado con un senegalés!
—Senegalés no es un insulto. Y no es un senegalés. Es un americano —replicó Zohra.
—Es lo mismo, es un abd —arguyó Yacine sentencioso.
Zohra se levantó y con las manos en las caderas se le acercó:
—¿Un abd?, o sea, que es tu esclavo. Te prohíbo que uses esa palabra en lugar de khal. Si no,
serás tú quien será esclavo de los prejuicios. Y además, ¡si no te gusta el negro, tendrás que
arrancártelo de los ojos!
Yacine tenía los ojos más negros que la piel de John.
—Y no olvidéis ninguno que por vuestras venas corre sangre negra.
—¿Sangre negra?, exclamó Yacine estupefacto.
—Sí, sangre negra. Vuestras madres no os lo dicen nunca. Les da vergüenza. Uno de vuestros
antepasados le hizo una niña a una sirvienta negra. Una mujer tan hermosa que llegó a desbancar a las
esposas blancas. Procedemos de esa mujer, nunca lo olvidéis.
Serenándose y con un gesto maquinal, acarició la cabeza de Yacine. Sus dedos se detuvieron al
tacto de sus cabellos y cogieron un mechón entre el pulgar y el índice:
—Vaya, aquí tienes la prueba, pequeño, tu pelo crespo es la prueba de tus antepasados.
Yacine se soltó de un tirón y se fue enfurruñado golpeando el suelo con los pies. El
descubrimiento de un antepasado negro no le hizo ninguna gracia. Había negros en la granja, esclavos
libertos que se habían hecho aparceros...
Decían que Huari Bumedián, el comandante del oeste argelino, no se parecía en nada a los
maquis apasionados e impulsivos de los Aurés y la Kabilia. Lo describían como un hombre frío,
metódico, que no dejaba nada al azar. Había desarrollado un sistema de enlaces por radio en toda la
región y parecía estar al corriente de las más insignificantes acciones y gestos del Ejército francés.
La prisión de Kenadsa se estaba haciendo tristemente célebre. Ante sus puertas había a menudo
colas interminables de mujeres, niños y viejos procedentes de todos los rincones del país, con la
esperanza, a menudo inútil, de ver a un hermano, a un padre, a un marido o a un hijo.
Cansado del acoso de los interrogatorios cada vez más duros y frecuentes, Tayeb pedía que le
dejaran irse al maquis. El FLN seguía negándose. «Era mucho más útil aquí que en elyabah. Ahora
tenía en su poder una pistola, un máuser y también un machete. Leila los había visto una vez. Pero
desconocía el lugar en que Tayeb los ocultaba. Desde luego, no estaban en el interior de la casa. Los
paracaidistas los habrían encontrado.
Cada día contaba un montón de atrocidades: la tortura para arrancar una confesión, las
sanciones y represalias que se entrecruzaban y se sucedían unas a otras. Los muyaidines, por su
parte, acosaban a los colaboracionistas y hacían espantosas escenificaciones, para que sirvieran de
ejemplo. El espectáculo de los cuerpos humanos decapitados o despedazados obsesionaba a todo el
mundo.
Un día, Tayeb llegó a casa fuera de sí. Había oído a Drif, el marido de Meryeme, el antiguo
spahi, de las medallas, decir a unos hombres en el mercado: «El Ejercito francés es mucho más
fuerte que ese atajo de golfos del FLN. Deberían pararlo todo, rendirse y dejarnos vivir en paz».
—¡Está chalado! ¡«El atajo de golfos» le va a cortar la cabeza!
Zohra salió en defensa del viejo imprudente:
—Ya sabes que es un hombre tranquilo e inofensivo.
—¡Pero en los tiempos que corren, sus ideas pueden acarrearle la pena de muerte!
—Alguien tiene que hablar con él antes de que sea demasiado tarde.
—Yo misma iré a advertirle del peligro que corre. Seguro que me hace caso.
Los temores de Tayeb eran fundados. Días después, se tomó la decisión de liquidar al pobre
Drif y hubiera sido ejecutado de no haber sido por Tayeb, que abogó con convicción a favor del
viejo insensato.
El FLN imponía, por su parte, muchas prohibiciones. Consumir alcohol o fumar en lugares
públicos se había vuelto un acto punible. Saadia seguía fumando un paquete diario de Braz Bastos sin
filtro. Pero ahora era una militante experta en todo tipo de acciones, que no escatimaba ni sus fuerzas
ni su dinero. Un sábado por la tarde en Kenadsa, Zohra trató de hacerla entrar en razón:
—Deberías dejar de fumar, hija. No es bueno para la salud. La voz se te está poniendo ronca. Y
además, si está mal visto que un hombre fume, imagínate una mujer...
—Lo sé, lo he intentado varias veces y no he sido capaz.
—Vente conmigo mañana a la zauoia. Vas a dejar el paquete de cigarrillos abierto sobre la
tumba de Sidi M’hamed Ben Bouziane y le implorarás que te dé fuerzas. Luego daremos una limosna
a los pobres para que se cumpla tu deseo.
—Si eso es lo que quieres...
Al día siguiente por la mañana, Saadia dejó con pesar el paquete en la alfombra que recubría la
tumba de Sidi M’hamed. Mientras Zohra rezaba con fervor, sentada con las piernas cruzadas, los
codos apoyados en los muslos y la barbilla entre las manos, Saadia la miraba con aspecto de
abatimiento más que de recogimiento. Esperó a que la mujer de los tatuajes oscuros acabará sus
numerosas oraciones y bendiciones. Luego, magnánima, fue a comprar dátiles, higos y pan, que
distribuyó junto con algunas monedas entre los mendigos. Pero, ¿qué es lo que vio al marcharse, a
diez metros de la puerta repujada de la mezquita, junto a una pared? ¡Un paquete abierto de Braz
Bastos! Saadia dio un salto y con alegría nada disimulada lo cogió. Rápidamente lo introdujo entre
sus pechos y concluyó triunfante:
—Ah, tía Zohra, tú eres testigo de que ni siquiera Sidi M —hamed puede hacer nada. Ya me las
apañaré con los del FLN.
Y mientras Zohra movía la cabeza, contrariada, Saadia que había recuperado el ánimo y la
vivacidad de su mirada, se puso a hacer cabriolas ante ella.
Aquel largo verano de 1959, que pasaron esperando al cartero, a ver si traía noticias de
Marruecos, iba a terminar sin embargo con una nota alegre, con una esperanza.
A mediados de septiembre, De Gaulle proclamó el derecho de los argelinos a la
autodeterminación, mediante un referéndum. «Qué gran hombre», decían felicitándose los argelinos
que observaban con un temor socarrón la indignación que semejante declaración suscitaba en el seno
de la comunidad pied-noir y en un sector del ejército.
Por fin se acercaba la vuelta al colegio. Bastaba con mirar las palmeras para cerciorarse.
Cuando los dátiles se volvían oscuros y maduraban, cuando se despegaban como gruesas gotas de
miel, como racimos de canela y oro que las palmeras ofrecían todavía a un sol menos arrogante y
caían sobre las palmas al pie de los árboles como puñados de caramelos, cuando por la mañana al
despertar con los ojos pegados de sueño los niños podían saborear por fin esa ofrenda puesta todos
los días a su alcance por el árbol altivo, era que faltaba ya muy poco para la vuelta a la escuela.
Pero, cuando la fruta maduraba, había que tener cuidado con los ladronzuelos. El palmeral
pertenecía a la zauia. Los Ajalli se encargaban de su custodia y disfrutaban junto a su casa de
algunas palmeras, que daban dátiles para cubrir sobradamente sus necesidades, las de Saadia y las
de Meryeme. Y desde que los hombres azules surgieron en sus vidas, Zohra les guardaba con sumo
cuidado algunos racimos.
No había transcurrido una semana desde la vuelta al colegio, cuando un hombre de sarual
flotante empezó a trepar con simiesca facilidad por los troncos para cortar los arjunes, pesados
racimos cargados de frutos, Leila no dejaba de admirar su habilidad. Levantando la cabeza, le
observaba encaramado como un pájaro a la copa de la palmera, que se balanceaba con suavidad.
Unas palmeras tan altas que acariciaban el azul del cielo como si fueran abanicos. ¿Cuántas veces
había intentado Leila imitarle? Pero su temeridad se desvanecía en cuanto se veía a dos o tres metros
de altura y bajaba con prudencia. Decididamente, el cielo no estaba al alcance de todo el mundo.
Durante más de un mes, cuando salía de la escuela a las cinco, el supremo deleite para Leila era
beberse un vaso de leche fresca y coger unos cuantos dátiles, tan grandes como su apetito, del racimo
que colgaba bajo la pérgola de cañizo.
Capítulo VIII
A lo largo del curso escolar, Jalil había acarreado un corazón enamorado en pos de una
colegiala. Un día, radiante de felicidad, olvidándose del deber de reserva acostumbrado, confió a
Zohra y a Leila que, a su vez, era amado. «¿Qué ardid habrá encontrado para comunicarse con su
Dulcinea?», se preguntaba Leila. Porque la adolescente tenía por padre a un cancerbero. Nadie en el
pueblo lo ignoraba. Constantemente mantenida bajo su férula, a duras penas se atrevía la pobre a
sonreír a los escolares que se cruzaban en su camino. Ni siquiera tenía permiso para volver la
cabeza. Y sus pasos apenas se apartaban de la línea recta que le marcaba el camino, desde la puerta
de la escuela hasta la gandura de su padre, que era un suplicio. Por otra parte, las vacaciones de
verano no sólo se le hacían interminables a Leila. Durante aquellos cuatro meses, Jalil no había
podido ver la sombra de su amada. Se había dedicado a vagar como un abejorro sin flores y sin
jardín. Por las tardes, para soportar aquella espera tan interminable, leía a Leila las Fábulas de La
Fontaine y declamaba con énfasis los poemas de Lamartine y Musset. La tan esperada vuelta a clase
fue un martillazo a su paciencia. Su amada permanecía enclaustrada en su casa. A los doce años, su
pecho empezaba a despuntar y seguramente a su padre le pareció indecente continuar exponiéndola a
las miradas masculinas. Jalil metió prisas a su madre para que le pidiera la mano antes de que algún
intruso se la robase. Para la ocasión, Zohra se puso joyas de plata sobre el verde oscuro de sus
tatuajes. Escogió otras cabezas canas para formar su delegación y se fue fi Amen Allah, en la paz de
Dios. Por desgracia, aquel horrible padre debió de barruntar el idilio que había hecho fracasar su
custodia. Zohra adivinó que ése era el verdadero motivo de la interrupción de la escolaridad de su
hija y de su negativa a satisfacer su petición.
Jalil perdió el apetito y empezó a adelgazar de modo espectacular. Cuando no trabajaba, se
refugiaba también en la lectura o paseaba una mirada desencantada sobre sus allegados sin verlos.
Era el primer hombre que Leila veía enamorado y desgraciado por culpa del amor. Tan inestimable
ofrenda le hizo quererle aún más.
El tema del matrimonio se había vuelto un motivo frecuente de discusión entre Zohra, Yamina y
Jalil. Un día, en plena canícula, a la hora del té, Jalil, amargado, concluyó una larga diatriba contra el
miserable hayi que se empeñaba en negarle su hija, diciendo a Leila, que estaba sentada a su lado:
—¡Ya tendré yo cuidado de que te cases con quien quieras!
La muchacha sintió que empezaba a ponerse escarlata, cuando la respuesta de su madre la dejó
helada:
—Leila se casará con su primo Yacine. Es una promesa que hicimos cuando nació. Igual que
Bahia está prometida a Madjid.
—¡Se casarán con quien les dé la gana! ¡Estoy harto de estos arcaísmos!
Por una vez, Jalil había levantado la voz y remachado sus palabras. Pero su réplica no fue
suficiente para Leila, que se había armado ya con las respuestas apropiadas:
—Nunca me casaré con el mocoso de Yacine. Pero, ¿has visto lo cretino que es? ¡El
matrimonio! No tenéis más que esa palabra en la boca. Si es para estar como tú infectada por el
embarazo nueve meses al año, ¡de ninguna manera! ¡Además, nunca me voy a casar!
Yamina dio un salto con un fulgor demoniaco en los ojos. Pero Leila estaba ya lejos, galopando
hacia la duna. Fuera, delante del taller, había unos obreros trabajando. Y Yamina no podía dejar que
los hombres la vieran. Nadie la podía ver. Estaba presa en su casa. En la casa de la duna. La duna
prisionera de un celo inmutable. El cielo prisionero de un sol demencial. Por lo demás, no era
necesario salir de casa para escapar de Yamina. A la muchacha le bastaba con esconderse detrás del
magrún de Zohra y de sus improperios.
El afecto de Leila hacia Jalil se había multiplicado porque veía que lo estaba pasando mal, así
que nunca lo dejaba. Nunca volvía de la escuela sin hacerle una visita a su trabajo. Hay que decir
que le encantaba verle bregando con las máquinas entre zumbidos y crujidos. Jalil era ajustador-
fresador en el «taller de precisión» de la mina. Ponía un cuidado esmerado en la fabricación de
piezas que despertaban la admiración de Leila, cuando se las enseñaba ufano. De pronto, con una
sonrisa que atravesaba la tristeza de su rostro, exhibía orgulloso la pieza que había fabricado y el
trozo de metal sobre el que sus dedos habían triunfado, como si de un trofeo se tratase. A Leila le
encantaba su tío, que era capaz de domeñar el hierro a la vez que de enamorarse y de leer poemas.
Jalil había estudiado también contabilidad con los Padres Blancos. Hacía unos meses que las
Hulleras del Sur de Orán, las HSO, le habían llamado para que ocupara un puesto de contable que
había quedado vacante. Pero Jalil no quería aceptarlo. Aparte de Leila, nadie en su entorno
comprendía por qué se empeñaba en rechazar un prestigioso trabajo de «burócrata» generalmente
reservado a los rumíes.
—Me encanta lo que hago. Tienes que entender que el contacto con la materia me procura un
gozo que nunca me procurarían los números.
Hacia mediados de diciembre, Jalil sufrió un terrible accidente. Una de sus estupendas
máquinas, por las que tanto afecto sentía, le seccionó tres dedos de la mano izquierda, dejando
indemnes el pulgar y el meñique. Otra herida más para una moral que estaba sufriendo la tortura. Se
había acabado su bonito oficio para siempre. El tiempo lo había modelado sólo para privarlo
finalmente de su habilidad en el trabajo. Jalil se vio obligado a aceptar la mísera compañía de los
números.
Unas oscuras ojeras marcaban su rostro. A su abatimiento se unió una profunda fatiga. Tuvo que
guardar cama. Leila pasaba largas horas junto a la cabecera lacada, cuidándolo con ojos angustiados.
Un día lo encontraron rígido, violáceo y con los ojos convulsos. Se había tomado un tubo de
Gardenal.
—Ha sido un error... Me sentía tan mal. Sólo quería acabar con esto.
Los otros repitieron: «Es un error, un error...». ¿Es que estaban ciegos? ¿O es que no aceptaban
lo que era evidente? Es cierto que a los hombres sólo les estaban permitidas las manifestaciones de
machismo o de virilidad. Ante los ojos de las mujeres, sobre todo, cualquier manifestación de
sufrimiento por su parte era tachada de sensiblería. Leila estaba convencida de que había querido
acabar con todo aquello. A partir de aquel día, imitada por los restantes niños de la familia, empezó
a llamarle Habibi. Habibi o Habibti, querido o querida era a menudo empleado para designar a los
tíos o tías más entrañables. Era, por lo demás, la única ocasión en que se podían pronunciar esas
palabras. Porque aquí se persigue al amor hasta en las palabras a las que se les modifica el
significado para acabar de aniquilarlo.
Un buen día, Jalil salió del hospital para volver a casa.
31 de enero de 1960. Un infierno de helicópteros en un cielo de un azul de guerra. ¿Podrían
destruir, pulverizar aquel azul? La tierra se cubría de polvo por su culpa y los arbis, aterrorizados,
habían corrido a ocultarse en sus casas. Aquel ballet ensordecedor había arrancado al pueblo del
curso habitual de la mañana. A veces, un helicóptero se posaba para volver a despegar enseguida.
Los hombres «tiznados» de Bigeard habían tomado, a paso de carga, las plazas y las calles.
En la escuela, las pocas argelinas de la clase de Leila, presintiendo que algo grave ocurría, se
aupaban para intentar llegar a las altas ventanas y descubrir lo que ocurría en el exterior. La maestra
de ese año, una bretona cuadrada, de cara plana y ojos saltones tras unos cristales de culo de vaso, a
la que llamaban El