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Chapitre 11

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Chapitre 11. Essais de laboratoire .................................................................................................................

2
11.1 Introduction............................................................................................................................................2
11.2 L'essai oedomtrique XP 94-090-1 de dcembre 1997) ........................................................................2
11.3 Essais de cisaillement l'appareil triaxial .........................................................................................13
11.3.1 Essais de cisaillement l'appareil triaxial...................................................................................13
11.3.2 Appareil Triaxial .........................................................................................................................13
11.3.3 Description de l'essai (NF P 94-070 et NF p 94-074 doctobre 1994)........................................14
11.3.4 Exploitation des rsultats de l'essai.............................................................................................16
11.3.5 Diffrents types d'essais ..............................................................................................................16
11.4 Essais de cisaillement rectiligne la bote .....................................................................................20
11.4.1 Bote de cisaillement (NF P 94-071-1- daot 1994). .............................................................20
11.4.2 Description de l'essai (NF P 94-071-1 daot 1994). ..............................................................20
11.4.3 Exploitation des rsultats de l'essai .........................................................................................20

B6/chapitre11(version du 26/11/02) Cnam-Paris-Gotechnique C. Plumelle


Chapitre 11. Essais de laboratoire

11.1 Introduction
On a introduit les principes des essais de laboratoire au chapitre 6. Les rsultats de ces essais nous ont
permis de construire les lois de comportement.
Lobjectif de ce chapitre est de dcrire ces essais en sappuyant sur les lois dcrites au chapitres
prcdents en respectant les normes en vigueur ce jour.
On dbutera par lessai oedomtrique qui fournira ltat initial du sol. Connaissant ltat initial du sol et
les contraintes apportes par le futur ouvrage au sol on pourra choisir les contraintes et les chemins de
contraintes ralistes qui reprsenteront le mieux le comportement du sol.

11.2 L'essai oedomtrique XP 94-090-1 de dcembre 1997)


On rappelle que pour simuler les contraintes que le sol a subies dans son histoire et quil subira sous le
chargement de louvrage construire, on ralise au laboratoire des essais oedomtriques.
Lessai oedomtrique a pour objectifs principaux de dterminer la contrainte de prconsolidation P, les
pentes CS et CC qui permettent de dterminer le tassement de consolidation du sol et le coefficient de
consolidation verticale Cv pour lestimation de la dure du tassement.
On soumet lprouvette de sol satur, place dans un cylindre indformable (2 = 3 = 0), une srie de
paliers de chargement Ni sont transmises au piston qui applique une contrainte verticale v constante
chaque palier (Fig.11.1). Le sol est mis en eau au pralable, les deux pierres poreuses assurent le drainage
durant la consolidation pour chaque palier de chargement. Elles reprsentent les couches drainantes du sol
(Fig.10.1). Pendant lessai on mesure laide de plusieurs comparateurs la variation de hauteur de
lprouvette H qui ramene lpaisseur initiale H0 fournit 1.
Les dimensions habituelles de lprouvette de sol sont pour un diamtre de 70mm une paisseur de
lordre de 20mm.

N : effort vertical

Comparateur
Eprouvette
Piston

Anneau

Pierres poreuses

Embase

Fig. 11.1 Coupe schmatise d'un moule oedomtrique

La procdure de lessai est diffrente, si en prsence deau, lchantillon gonfle ou reste stable.
La loi de chargement doit tenir compte de la contrainte effective initiale vo la profondeur de
prlvement de lchantillon de sol, de la contrainte de prconsolidation P estime avant lessai et de

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la contrainte effective verticale finale v = vo + v laquelle sera soumis le sol, la profondeur du
prlvement, aprs construction de louvrage.
Les paliers de chargement sont maintenus en principe 24 heures en vrifiant que la consolidation du sol
est termine lissue de cette dure. Sous chaque contrainte constante, on trace la courbe des
dplacements verticaux en fonction du temps ( t ou lg t).
La courbe de variation de hauteur de lchantillon en fonction de lgt permet de distinguer aprs un petit
tassement immdiat, d la faible compressibilit de leau (bulles), mais aussi la mise en place de
lprouvette dans lappareil, une phase de consolidation primaire pendant laquelle la surpression
interstitielle se dissipe et revient 0 aprs un temps not t100 correspondant au point d'intersection de la
tangente la courbe au point d'inflexion C1 et C2 de la courbe et une phase de compression dite
secondaire qui est due au fluage du squelette des particules de sol (Fig.11.2) ('v= cte et u = 0).

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0,1 0,4 1 10 100 1000
t50 t100 log t
Temps t en mn
0 SC
Pourcentage de consolidation

50 S50
Consolidation primaire Consolidation secondaire

100 S100
C1 C2
H : tassement

Fig. 11.2 Courbe de variation de hauteur en fonction de lg t sous une contrainte V'

Sol non gonflant

On procde un cycle de dchargement - rechargement une contrainte lgrement suprieure la


contrainte de prconsolidation prsume P pour dterminer lindice de recompression Cs. On poursuit
lessai pour dterminer lindice de compression Cc. On termine en dchargeant compltement
lprouvette de sol.
La courbe oedomtrique de compressibilit e, lgv permet de dterminer Cs, Cc, P, eo et Eoed (Fig.11.3).

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'V(1) 'V0 'P

ei D E M CS
e0 C
A
CS
Indice des vides

L
B

ef CC

2 5 10 20 100 200 500 1000


log 'V

Contrainte effective en kPa


Fig. 11.3 Courbe de compressibilit
Dtermination graphique de CS, CC, P et e0

Cs, indice de recompression est dtermin par la pente de la droite DL. Cette droite passe par le
point D correspondant au tassement nul et est parallle AB. La droite AB est trace selon la
pente moyenne du cycle de dchargement-rechargement.
e
CS = pour v < p , dans le domaine lastique (11.1)
lg V'

Cc, indice de dcompression - compression est la pente de la droite MN.


e
CC = pour v > p , dans le domaine plastique (11.2)
lg 'V

P, contrainte de prconsolidation (11.3) correspond au point dintersection des droites DL et


MN. Cest la dtermination la plus dlicate. On vrifiera que sa valeur est compatible avec
lhistoire gologique du sol.
eo, valeur approche de lindice des vides du sol est lordonne du point E de la droite DL qui
correspondant 'vo.(11.4)
Eoed : module oedomtrique
on peut dterminer un module scant sur un intervalle de contrainte .
'
E oed = (11.5)

H0
on peut galement dterminer un module tangent pour une contrainte

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d'
E oed = (11.6)
d

On peut aussi lexprimer en fonction des coefficients de compression Cc , et de recompression


Cs qui caractrisent les droites de compression et de recompression dans les axes e, lg, ou
des coefficients et , dans les axes e, ln.

A partir de Cc, par exemple

de
Cc =
d(lg ')
Avec ln = 2,3 lg et en exprimant en fonction de e, dans les conditions oedomtriques, on
obtient les relations suivantes, en fonction :
' '
E oed = (1+ e0 ) = (1+ e0 ) dans le domaine plastique , pour v > p (11.7)
Cc / 2,3
De la mme manire on a
' '
E oed = (1+ e0 ) = (1+ e0 ) dans le domaine lastique , pour v < p (11.8)
Cs / 2,3

mv,
coefficient de compressibilit scant est linverse de Eoed sur le mme intervalle .
coefficient de compressibilit tangent est linverse de Eoed pour la mme contrainte

Pour les sols trs surconsolids, sans mettre en eau, on charge par paliers, jusqu stabilisation chaque
palier, jusqu des contraintes suprieures P. On met ensuite lprouvette de sol en eau sous la
contrainte maximale, et on dcharge ensuite par paliers constants jusqu stabilisation.

Sol gonflant
A la mise en eau, on augmente la contrainte v pour viter le soulvement du piston jusqu lapparition
du premier tassement. On poursuit lessai, sans dchargement-rechargement intermdiaire, dans le
domaine plastique pour obtenir lindice de compression Cc. On termine en dchargeant lprouvette de sol
(Fig.11.4).

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'V(1) 'V(2) 'V0 'P

E M
D
ei 0,7 C CS
L
0,6
Indice des vides

ef 0,5

CC
0,4 A
CS
0,3 B

0,2
N
2 5 10 20 100 200 500 1000
log 'V
Contrainte effective en kPa

Fig. 11.4 Schmatisation de la courbe oedomtrique

Cs : indice de gonflement, pente de la droite EL parallle AB.


Cc : indice de compression, pente de la droite MN
P : contrainte de prconsolidation, correspond au point dintersection des droites DL et MN.
La droite DL passe par le point correspondant lg vo et est parallle la droite AB.
Eoed : est dfini comme prcdemment.

Dtermination du coefficient de consolidation verticale Cv.


Les courbes de consolidation ne seront traces que pour ' > 'vo. On dtermine le coefficient de
consolidation vertical Cv, soit directement, par des mthodes graphiques : Taylor, Casagrande soit
partir de la mesure de la permabilit verticale kv.

Mthode de TAYLOR

Cest la mthode prconise par la norme actuelle XP 94-090-1. Elle consiste tracer pour un palier
donn la courbe des tassements H en fonction de la racine carre du temps.
La construction graphique, qui ne sera pas dveloppe ici, permet de dterminer le temps correspondant
90% de consolidation not t90 (Fig. 11.5).

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t 90

0 1 2 3 4 5 6 t
Temps t en mn
S0

H: variation de hauteur de l'prouvette


SC

S60

S90
L
1,15L
D1 D2

Fig.11.5 Courbe de tassement en fonction du temps ( t ). Principe de lexploitation graphique

On a vu que Cv permet de relier les temps de tassement la distance de drainage d (10.18).


Pour U% = 90% Tv = 0,848 (tableau 10.1), on en dduit Cv (11.1)

0,848.d
CV = (11.9)
t 90

Mthode de Casagrande
On peut galement, en dehors du cadre de la norme actuelle, tracer pour une charge donne, la courbe des
tassements H en fonction de lg t. La construction graphique permet de dterminer t50, temps ncessaire
pour obtenir une consolidation de 50% (Fig.11.6).
Pour U% = 50% Tv = 0,197 (tableau 10.1), on en dduit Cv (11.2)

0,197.d
CV = (11.10)
t 50

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0,1 0,4 1 10 100 1000
t50 t100 log t
Temps t en mn
0 SC

Pourcentage de consolidation

50 S50
Consolidation primaire Consolidation secondaire

100 S100
C1 C2
H : tassement

Fig. 11.6 Courbe de variation de hauteur en fonction de lg t sous une contrainte V'

Mthode partir de la mesure du coefficient de permabilit verticale kv.

Cette mthode recommande consiste dterminer sparment :

La courbe oedomtrique de compressibilit e, lgv (Fig.11.3)


La courbe e, lgkv , variation de la permabilit kv en fonction de lindice des vides e.

La permabilit kv se mesure chaque palier pour des contraintes v suprieures p , en gnral ( la


mthode sera dveloppe dans le chapitre hydraulique).
Si on reporte dans le diagramme semi-logarithmique e en fonction du logarithme de la permabilit kv on
obtient une droite, quon prolonge jusquau point e0 , lg kv0. Elle a pour quation :

e = (e0 Ck lgkv0) + Ck lg kv
ou
e = ek + Ck lg kv (11.11)

Daprs (10.6) et (10.13) on peut crire

kv w
Cv = (11.12)
E ed

Le coefficient de consolidation verticale dpend de la permabilit et de la compressibilit du sol, la


relation prcdente permet, daprs (11.7) et (11.8), dexprimer Cv dans le domaine lastique pour v
< p et dans le domaine plastique pour v > p .

k v (1 + e 0 ) k v (1 + e 0 )
Cv = 2,3 ' = ' dans le domaine lastique : v < p (11.13)
Cs w w

k v (1 + e 0 ) k v (1 + e0 )
Cv = 2,3 ' = ' dans le domaine plastique : v > p (11.14)
Cc w w

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e, est lindice des vides correspondant la contrainte sur la courbe de compressibilit (Fig.11.3) et kv la
permabilit correspondant lindice des vides sur la courbe de permabilit (Fig.11.7).
Lindice de recompression Cs (ou ) tant dj beaucoup plus petit que lindice de compression Cc (ou ),
denviron 10 fois, le coefficient de consolidation verticale Cv sera beaucoup plus lev dans le domaine
lastique et la consolidation dans ce domaine sera beaucoup plus rapide que dans le domaine
plastique.

e0 0,9

0,8
Indice des vides

Ck

0,7

0,6

0,5

10-9 10-8 10-7 log kV


coefficient de permabilit en m/sec

Fig. 11.7 Courbe de variation du coefficient de permabilit kv en fonction de lindice des vides e
Dtermination de Ck et de lg kv0

Gnralement la valeur de Cv dtermine partir de la mesure de kv est suprieure la mesure directe


suivant la mthode de Taylor, elle-mme suprieure celle de Casagrande.

Dtermination des paramtres de fluage C et Ce.

Lessai consiste mesurer le tassement de lchantillon H dargile pendant une priode au mois gale
7 jours sous trois paliers de chargement : vo, P, vp (contrainte finale sous louvrage construire).
La dtermination du taux de fluage (compression secondaire) C est calcul sur la partie finale de la
courbe (H, lgt) qui est gnralement linaire quand la contrainte v est assez loigne de la contrainte
de rupture de largile (Fig.11.8). Il est calcul par la relation suivante

avec
C = (11.15) =
lg t o

Dautre part, on dfinit lindice de fluage Ce par

C e = C (1 + eo ) (11.16)

Avec eo :indice des vides initial

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lg t (temps en mn)
0.01 0.10 1.00 10.00 100.00 1000.00 10000.00 100000

100

200

300

400

500

600
0=0,13MPa
700
C 1=4,5.1
Lectures en 1/1 000 de mm

800

900

1000

1100
0=0,26MPa
1200

1300

1400
C 2 = 8.10
1500

1600

1700

1800

1900

2000

2100

2200

Fig. 11.8 Courbes de fluage. Dtermination de C

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11.3 Essais de cisaillement l'appareil triaxial
Lessai triaxial de rvolution, appel triaxial permet de dterminer les caractristiques mcaniques de
cisaillement C et .
Il est indispensable de prciser quelle cohsion C et quel angle de frottement sont dtermins par
lessai triaxial, tout spcialement pour les sols fins pour lesquels C et dpendent du degr de
saturation, de la vitesse de chargement, du domaine de consolidation dans lequel l'essai triaxial est
ralis.
11.3.1 Essais de cisaillement l'appareil triaxial
L'essai triaxial permet de mesurer et C. Lappareillage permet de contrler le drainage de lprouvette
de sol, de mesurer la pression interstitielle l'intrieur de l'chantillon et la variation de volume de
lchantillon. Il n'impose pas la surface de cisaillement.
11.3.2 Appareil Triaxial
Dans l'appareil triaxial, l'chantillon entour d'une membrane en caoutchouc est plac sur l'embase
infrieure d'une cellule en plexiglas frett. Par l'intermdiaire d'eau sous pression, on applique sur
l'chantillon une contrainte hydrostatique 3.Un piston qui traverse le couvercle de la cellule transmet en
tte de l'chantillon une force F qui permet d'appliquer le dviateur 1 - 3. Aux extrmits de
l'prouvette, des pierres poreuses sont places pour permettre de drainer ventuellement l'chantillon. Les
circuits de drainage permettent de drainer l'chantillon, d'appliquer une contre-pression l'intrieur de
l'chantillon, de mesurer la variation de volume de l'chantillon pour les essais drains, de mesurer la
pression interstitielle l'intrieur de l'chantillon pour les essais non drains (Fig.11.9)

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F

Capteur de dplacement Piston

Couvercle

Capteur de force axiale Enceinte cylindrique

Echantillon de sol

Disques drainants
Liquide cellulaire

Membrane

C1 C2

C4 C3
F
C1 = Circuit de mise en pression de la cellule.
C2, C3 et C4 = Circuits de drainage, de contrepression et de mesure de la pression interstitielle.

Fig.11.9 Schma de la cellule triaxiale

11.3.3 Description de l'essai (NF P 94-070 et NF p 94-074 doctobre 1994)


La contrainte latrale 3 tant maintenue constante, on fait crotre la contrainte axiale 1 en augmentant la
force F transmise par le piston vitesse de dformation constante. Augmenter F revient augmenter le
"dviateur" 1 3.
Pendant toute la dure de l'essai triaxial, on enregistre la force F transmise par le piston, le dplacement
vertical de l'chantillon, on mesure la variation de volume de l'chantillon pour les essais drains
(Fig.11.10), et la pression interstitielle l'intrieur de l'chantillon pour les essais non drains (Fig.11.11)

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Pic

Dviateur
Sable dense

q Etat critique

Sable lche

1
0 Dformation
Dformation volumique
V

Etat critique
Sable dense
Dilatance

1
0
Dformation
Contractance
Sable lche
Etat critique

Fig.11.10 Courbes reprsentant le dviateur et la dformation volumique en fonction de la dformation


axiale lors dessais drains effectus sur des sables lches et denses

Fig.11.11 Courbes reprsentant le dviateur et la pression interstitielle en fonction de la dformation


axiale lors dessais non drains effectus sur des argiles satures normalement consolides
surconsolides

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11.3.4 Exploitation des rsultats de l'essai
Pour chaque essai pression hydrostatique constante, on trace la courbe dviateur - dformation verticale
de l'chantillon, la variation de volume de l'chantillon en fonction de la dformation verticale pour les
essais drains, la pression interstitielle l'intrieur de l'chantillon pour les essais non drains.
On adopte comme critre de rupture (1 3)max ou (1 /3)max ou l'tat critique.
11.3.5 Diffrents types d'essais
Essai U.U (unconsolidated undrained)
Sol fin satur
L'essai s'effectue, sans consolidation pralable, drainages ferms, sous une vitesse de cisaillement rapide
(de l'ordre de 1 mm/min). L'essai correspond au comportement court terme d'un sol fin non satur. Le
rsultat de l'essai est indpendant de la contrainte hydrostatique 3. En effet, l'augmentation de 3 ne
modifiant pas les contraintes effectives, les dformations restent les mmes et la rupture se produit au
mme instant quelle que soit la pression 3 (fig.22)
u = 0 CU 0

Fig.11.12 Essai UU sur un sol fin satur

Sol fin non satur


L'essai s'effectue, sans consolidation pralable, drainages ferms, sous une vitesse de cisaillement rapide
(de l'ordre de 1 mm/min). L'essai correspond au comportement court terme d'un sol fin non satur.
Tant que le sol ne devient pas satur par diminution de volume, la rsistance au cisaillement augmente
avec 3, le sol se consolidant pendant l'essai, ce sera gnralement le cas (Fig.11.13)

Fig.11.13 Essai UU sur un sol fin non satur ltat initial


Les caractristiques Cuu et uu dpendent du degr de saturation Sr. Il y a donc autant de couples CUU et
UU que de degr de saturation.
C'est un cas frquemment rencontr dans la pratique des fondations, des remblais et des digues
compacts.

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Essai C.D (consolidated drained) sur sols saturs
L'essai consiste consolider l'chantillon de sol sous une contrainte hydrostatique 3, en ouvrant les
drainages et en attendant que la surpression interstitielle se soit dissipe, et cisailler le sol vitesse trs
lente (de l'ordre du m/min) drainages ouverts tel que la surpression interstitielle soit constamment
nulle. On peut mesurer la variation de volume de l'chantillon pendant l'essai.
L'essai C.D correspond au comportement long terme d'un sol fin et fournit l'angle de frottement
effectif ' et la cohsion effective C'.
Les essais dans le domaine normalement consolid 3 > p (pression de prconsolidation) ont des
chemins de contraintes qui aboutissent sur la LEC et permettent de dterminer NC' et CNC'. CNC' est trs
gnralement proche de 0 (Fig.11.14)

Fig.11.14 Essai CD sur une agile


Les essais dans le domaine surconsolid 3 < p (pression de prconsolidation) ont des chemins de
contraintes qui aboutissent sur la CEL (valeurs de pic). En linarisant la CEL on peut obtenir SC' et CSC'
dans ce domaine, valeurs diffrentes de celles dtermines dans le domaine normalement consolid;
CSC' > CNC' et SC' < NC' (Fig.11.14)
Essai C.U (consolidated undrained) avec mesure de U sur sols saturs.
L'essai consiste d'abord, comme pour l'essai C.D, consolider l'chantillon de sol sous une contrainte
hydrostatique 3, mais cisailler ensuite le sol vitesse plus rapide (quelques 10 m/min) drainages
ferms et en enregistrant gnralement pendant toute la dure du cisaillement la surpression
interstitielle l'intrieur du sol.
L'essai CU +u permet de tracer les chemins de contraintes totales et effectives. Comme l'essai CD il
fournit, suivant des chemins de contraintes diffrents, l'angle de frottement effectif ' et la cohsion
effective C'.
Chemin de contraintes effectives
Les essais dans le domaine normalement consolid 3 > p (pression de prconsolidation) ont des
chemins de contraintes qui aboutissent sur la LEC et permettent de dterminer NC' et CNC'. CNC' est trs
gnralement proche de 0 (Fig.11.15)

Fig.11.15 Essai CU + u sur un sol fin


Interprtation en contraintes effectives
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Les essais dans le domaine surconsolid 3 < p (pression de prconsolidation) ont des chemins de
contraintes qui aboutissent sur la CEL (valeurs de pic). En linarisant la CEL on peut obtenir SC' et CSC'
dans ce domaine, valeurs diffrentes de celles dtermines dans le domaine normalement consolid;

CSC' > CNC' et SC' < NC' (Fig.11.15)

Cet essai est trs utilis dans les laboratoires puisqu'il permet de raccourcir considrablement la dure
de l'essai C.D. Mais c'est l'essai le plus dlicat raliser puisqu'il implique une mesure fiable et prcise
de la surpression interstitielle durant les diffrentes phases de l'essai.

Relations entre la surpression interstitielle et les contraintes totales


La rpartition des augmentations de contraintes entre les 3 phases du sol : particules, eau, air est dune
part fonction des diffrentes compressibilits de chacun des constituants et dautre part de la permabilit
du sol qui permet leau de svacuer plus ou moins rapidement.
Au cours de lessai non drain lchantillon de sol satur est soumis des augmentations des contraintes
1, 2 = 3 qui entranent une surpression interstitielle u. En supposant le matriau isotrope et
lastique linaire on peut crire daprs (7.10) :

V 1 2
= ( '1 + ' 2 + ' 3 )
V E

Puisque lprouvette est sature V = n V, en appelant K le module de compressibilit de leau.

V = - nV K u

En premire approximation on considre les particules incompressibles, donc la variation de volume est
celle de leau. En galant les 2 expressions

1 - 2
n K u = ( 1 + 2 + 3 )
E

K 3(1 - 2 ) 1 3
u = 3 u +
nE 3

E
Ks = est le module de compression du squelette du sol (7.7)
3(1 2 )

1 1 3
u = 3 +
K 3
1+ n s
K

Cette formule tablie pour un sol isotrope, en lasticit linaire et en tat satur, SKEMPTON (1954) la
gnralise au cas dun sol non satur et gnralement ni isotrope, ni lastique linaire.

[
u = B 3 + A( 1 3 ) ] SKEMPTON (11.17)

Dans le cas des sols saturs (2 phases eau et squelette du sol) :


K = 2000 MPa K s 1 500 MPa
pour un sol moyennement compact KS = 2 MPa
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Ks 1
1.10 3 avec n < 1 1
K K
1+ n s
K

Donc pour un sol satur et un sol assez mou moyennement compact ( jusqu e = 0.8) B =1
Lessai triaxial permet de mesurer B quand le sol nest pas encore satur (cas de resaturation de
lchantillon de sol dsatur). En cours de saturation on fait des tests en augmentant la pression
hydrostatique avec les drainages ferms.
Puisque 1 = 2 = 3
u
B= (11.18)
3

Pendant le cisaillement 3 est maintenu constant. On mesure u la rupture.

u
A= (11.19)
1

pour un sol fin A sera positif pour un sol normalement consolid, ngatif pour un sol surconsolid.
Si lprouvette nest pas sature la variation du volume deau dpend de la pression applique et du
volume dair. Une mme variation du volume de lchantillon provoque une augmentation u nettement
infrieure celle de lprouvette sature. Dans ce cas, de sol non satur, B<1.
Au laboratoire on exigera et on vrifiera que lchantillon a un degr de saturation dau moins 99%
pour les sols moyennement compacts (Normes NF P 94-074 et 94-070).
Chemin de contraintes totales
Cet essai permet de dterminer la rsistance au cisaillement non drain d'prouvettes consolides sous
diffrentes valeurs de contrainte 3 (Fig.11.16)

Fig.11.16 Essai CU sur un sol fin


Interprtation en contraintes totales
On dfinit galement 2 zones correspondant aux domaines surconsolid et normalement consolid.
Dans le domaine normalement consolid et seulement dans ce domaine, l'augmentation de la cohsion
Cu en fonction de la pression de consolidation est donne par la relation linaire suivante :

CU = CU0 CU 3 (pour 3 p ) (11.20)

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11.4 Essais de cisaillement rectiligne la bote
Les essais de cisaillement rectiligne raliss la bote sappliquent en conditions draines tous les
types de sol naturels. Ils fournissent C et .
11.4.1 Bote de cisaillement (NF P 94-071-1- daot 1994).
L'appareil se compose de deux demi-botes dans lesquelles on place l'chantillon de sol et d'un piston
situ au-dessus de l'chantillon de sol (Fig.11.17). On applique sur le piston une force verticale constante.
La bote infrieure se dplace vitesse constante et on enregistre sur la bote suprieure l'aide d'un
anneau dynamomtrique la force F dans le plan de cisaillement. On place sur le piston un comparateur qui
permet de mesurer les dplacements verticaux de l'chantillon de sol.

Fig.11.17 Schma de la bote de cisaillement

11.4.2 Description de l'essai (NF P 94-071-1 daot 1994).


Pendant toute la dure de l'essai, sous contrainte normale constante ', on enregistre la force de
cisaillement d'o on dduit la contrainte de cisaillement moyenne dans le plan de cisaillement horizontal.
On note les dplacements horizontaux de la bote infrieure par rapport la bote suprieure et les
dplacements verticaux du piston qui indiquent soit une diminution de volume, soit une augmentation de
volume.
11.4.3 Exploitation des rsultats de l'essai
Pour chaque essai contrainte normale constante ', on trace la courbe contrainte de cisaillement
moyenne en fonction du dplacement horizontal l et la courbe de variation de hauteur de l'chantillon
h en fonction du dplacement horizontal l (Fig.11.18)

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Fig.11.18 Courbes de contrainte de cisaillement et de dilatance (contractance) en fonction du
dplacement

A partir de la premire courbe, pour chaque essai contrainte normale constante, on dtermine un couple
', C' (Fig.11.19) en adoptant comme critre de rupture, soit le pic (sable dense), soit le palier (sable
lche). C' est nulle pour un sol grenu.

Fig.11.19 Paramtres de rsistance au cisaillement

A partir de la seconde courbe, on dtermine pour une contrainte normale donne si le sol est contractant
ou dilatant (Fig.11.18).
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Si h correspond un soulvement le sol se dilate, si h correspond un tassement le sol se contracte
La dilatance, qui se manifeste surtout pour les sols grenus, est la variation de volume qui se produit
quand on cisaille un sol. Elle est la manifestation de l'enchevtrement ou du dsenchevtrement des
particules entre elles et du rarrangement quand on applique au sol des forces de cisaillement.
La dilatance (contractance) des sols pulvrulents dpend de leur compacit ID, mais aussi de la contrainte
3. Un sable lche sous faible contrainte 3 peut tre dilatant et un sable compact sous forte contrainte
peut tre contractant.
A chaque densit relative ID correspond une contrainte 3 critique : pc, pour laquelle la variation de
volume V/V est nulle quand on cisaille le sol.
Si la contrainte relle ' sous laquelle on cisaille le sol est suprieure la contrainte critique pc on a
contractance, au contraire si la contrainte ' est infrieure la contrainte critique pc on a dilatance.

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