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REPUBLIQUE TUNISIENNE

OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


ET TECHNIQUE OUTRE MER
MINISTEI DE L'AGRICULTURE

Direction des Ressources en Eau et en Sol MISSION TUNISIE

Division des Ressources en Eau


(Convention B')
SERVICE HYDROLOGIQUE

monographie
de la
medjerdah

TOME 1

Le milieu physique
et humain

TUNIS, DCEMBRE 1974


MINISTF;RE DE L'AGRICULTURE
DIReCTION' DES RESSOURCES EN EAU ET EN SOLS MISSION ORSTOM EN TUNISIE
DIVISION DES RESSOURCES N EAU CONVENTION B.l
Service hydrologique

HONOGRAPHIE DE LA HEDJERDAH

Cet ouvrage a t rdig par :


HYDROLOGUES
R. KALLEL, Ingnieur principal J. COLOMBANI, Directeur de
Chef du Service hydrologique Recherches l'ORSTOM
!le la D.R.E. Chef de, la Mission
ORSTOM Tunis
S. BOUZAIANE, Ingnieur principal
Hydrologue la D.R.E. J. CLAUDE ,Charg d ,Recher~hes.-,
l'ORSTOM
J.. EO DUVAL, Hydrologue la Chef de la Section hydro::
D.R.E. logie de la Mission
ORSTOM Tunis
J .M. LAMACHERE~' Charg de Recherches
l'ORSTOM
Hydrologue la
Mission ORSTOM
PEDOLOGUES
J.P. COINTEPAS, Direcr.eur,de Recherches l'ORSTOM
P. ROEDERER, Matre de Recherches l'INFA dtach l'ORSTOM
J.Y. LOYER, Charg de Recherches l'ORSTOM
A. FOURNET, Pdologue l'ORSTOM

DEMOGRAPHE
H. PICOUET, Charg'de Recherche.s l'ORSTOM'

Ont galement particip aux travaux :


P. TOUCHEBEUF DE LUSSIGNY, Ingnieur en J. CRUETTE~ Hatre de RechercheE.
Chef l'EDF Principal l'ORSTOM
J.M. FRITSCH, Charg de Recherches A. LAFFORGUE,Matre. de Recherches
l'ORSTOM ' l'OR8TOM
G. DUBEE, Hydrologue l'ORSTOM
R.C. GOUYET, Charg de Recherches R. ~GUALDE: Hydrologue l'ORSTOM
l'ORSTOM
Nous dEvons mentionner galement la plus grande part du'Personnel du Service
hydrologique de la D.R.E. qui a particip avec dvouement a travail ingrat
du dpouillement de l'norme masse des donnes disponibles.' Nous citerons:J '
plus particulirement ,.
Messieurs FEKIH HASSEN ALI; ZOUAOUI ABDELATIF et RABAH OMRANE

Tunis 3 dcembre 1974

",
a

SOMMAIRE

.Page'
INTRODUCTION (J. Colombani)

,.r. LE MILIEU PHYSIQUE ET HUMAIN 4

1.1. Preambule (J. Colombani) 4

1.2. Description du milieu 7

1. 2.1. Donnes topographiques 7


1.2.1.1. Dcoupage du bassin versant de lq
Uedj etdah et Superficies (J_M.:r.amacbreL 7
1.2. ].2. Relief e~ forme (J .M.. I.amacbre) Il
~.2.l. 3 ... Le rseau hydrographique 25
1.2.1.3.1. Trac (J.M. Lamachre) 25
1.2.1.3.2. Profils en long (J.M. Lamachre) 25
1.2.1.3.3. Longueur de la Medjerdah et de ses
affluents (J .M. Lamachre) 28 )
1. 2. L .3. 4. Analyse du eours-de . l } Oud...Medj~ ",
. (A. Fournet) . . 29.
. I ... 2.1 ...3.5._Analyse du cours ..de.. ~,~Oued.Me]1egue .....
(A. Fournet) 34..
1.2.1.3.6. Analyse du cours de l'Oued Tessa
CA. Fournet) 36
1.2.. 1.3.7. Analyse du cours... de ~'0ued. . ..siJ.i.a.na
(A. Fournet) . ' ... ' 41

1.2.2. Climatologie (J. Colombani) 46


1.2.'2.1. Les tempratures:, 48
1.2.2.2. Humidit atmosphrique 57
1
1.2.2.3. Evaporation ~~vapotra~spiration 60
1.2.2.4. Le vent 63
, .

1.2.2.5. Les types de temps 64

..
b

1.2.3. Gologie 66

1.2.3.1. Gologie historiq~e (J.P. Cointepas) 66


1.2.3.2. Gologie structurale (J.P.. Cointepas) 67
1.2.3.3. Esquisse lithologique (A. Fournet) 69

1.2.4. Le couvert vegta1 (P. Roederer) 73

1.2.5. Les ,sols 79


1.2.5.1. Prambule 79
1.2.5.'2., Les facteurs de la pdognse (J.Y. Loyer) 80
1.2.5.3. Les types de sols (J.P. Cointepas) 83
1.2.5.4. Description succinte de~ diffrentes
associations de sols du bassin (J.Y.Loyer) 89
1.2.5.5. Erodibi1it des sols (J.P. Cointepas) 98
1.2.5.6. Permabilit (J.P. Cointepas) 100

1.2.6. Le milieu humain (M. Picouet) 101


r

II. ETUDE EE INTERPRETATION DES PHENOHENES HYDROLOGIQUES 11p


II.1. Gnralits (J. Claude - J. Co1ombani) ,111
II.1.1. Rappel des dfinitions des lois statistiques 111
II.1.2. Commentaires sur ,l'application des lois
~ statistiques 113

II.2. Etude de la pluie (R.Ka11e1) 116


Il.2.1. Gnralits: Rpartition annuelle de la p1ui
en Tunisie 116
II.2.2. Le rseau pluviomtrique de la Medjerdah 119
. annuelle
II.2.3. La p1u1e ' 122
II.2.4. Analyse statistique 128
II.2.4.1. Prcipitations annuelles 128
II.2.4.2. Prcipitations mensuel~es 135
II.2.4.3. Prcipitations journalires 146
II.2.4.4. Rpartition saisonnire du nombre de
jours de pluie 148
c

II.2 .. 5~ Ccmt:ribution des pluies journalires de


diffrentes hauteurs aux totaux pluviomtriques
de toute la priode d'observation 151
~

II.3. Le rseau hydromtrique (J.Colombani - J.Claude -


A.Lafforgue - J.M.Futsch Eoche Duval) 157
II.3.1. Gnralits 157
II.3.2. Les stations principales 159
II.3.2.1. La Medjerdah Ghardimaou 159
II.3.2.2. La Medjerdah Jendouba 169 t

II. 3.2.3. La Hedj erfah Bou Salem 175


II.3.2.4. "La Medjerdah la Sloughia et
Hedjez el Bab 179
II.3.2.5. Le Mellegue au K 13 186
II.3.2.6. Rhezala Fernana 190
II.3.2.7. Bou Heurtma Kefrira 193
II.3.3. Les stations secondaires (exemples) 197
II.3.3.1. La Medjerdah Pont Trajan 197
II.3.3.2. La Medjerdah Djedeida 200
II.3.3.3. Le'Mellgue au K 22 205
II.3.3.4. Le Tessa aux Zouarines 207
1

II.3.3.5. L'Oussafa M 12 (Siliana) 209


II.3.3.6. L~ Bja Bja 213
II.3.3.7. Conclusions concernant les stations
secondaires 218

11.4. Les dbits 220


1
II.4.1. Les crues 220
Introduction (J.Claude) 220
II.4.1.1. Dlimitation de l'tude donnes utilises
(J.Claude) 220
II.4.1.2. Gense, caractristiques et propagation
des crues (J.Claude) 223
II.4.1.2.1. Caractristiques gnrales des crues 223
II.4.1.2.2. Forme des hydrogrammes de crue 227
II.4.1.2.3. Occurrence des crues 244
II.4.1.2.4. Propagation des crues 249
.d

II.4.1.3. Les volumes couls en crue (S.BOUZAIANE) 260


II.4.1.3.1. Choix d'une dure d'coulement rendant
compte correctement de la crue maximum
annuelle du point de vue du volume coul
en CI:ue. 260
II.4.1.3.2. Etude statistique des volumes maxima
couls en 3 jours~ 6 jours et pendant
la crue maximum 262
II.4.1.3.3. Influence du barrage du Mellgue 265
II.4.1.4. Etude statistique des dbits maxima annuels
l' (J.CLAUDE) 271
II.4.1.4.1. Donnes tudies 271
II.4.1.4.2. Medjerdah Ghardimaou 273
II.4.1.4.3. Medjerdah Jendouba 275
II.4.1.4.4. Medjerah Bou Salem 280
II.4.1.4.5. Medjerdah Mciez el Bab 284
II.4.1.4.6. Mellgue au KI3 286
II.4.1.4.7. Bou Reurtm~ Kefrira 291
II.4.1.4.8. Rhezala Fezuana 294
II.4.1.4.9. Commentaires gnraux 297
II.4.1.4.10. Puis~ullce des crues 300
II.4.1.4.11. P~~iode postrieure i 1953-54 304
II.4.1.4.12. Prcision des rsultats 306
II.4.2. Le~ dbits moyens journaliers (J.COL1BANl) 307
II.4.2.1. Prliminaire 307
11.4.2.2. Examend~s rsultats 308
II.4.3. Les dbits ffi~nsuels (J.COLOMBANl) 328
II.4.3.1. Le rgime nature+ 328
II.4.3.2. Les perturbations dues aux barrages 335
II.4.4. Les dbits annels (J.COLO}ffiANl) 340
II.4.4.1. Les donnes disponibles 340
~1.4.4.2. Traitement statistique des donns 340
II.4.4.3. Interprtation des rsultats aprs ajustement
d'une loi r incomplte 352
II.4.4.4. Influence possible des retenues de Nebeur
et de Ben Metir 357
II.4.4.5. Les dbits spcifiques moyens annuels des
stations principales 359
11.4.4.6. Les dbits moyens annuels de certaines
stations secondaires 361
11.4.4.7. Les dbits moyens annuels des ,bassins versants
intermdiaires 363

"
e

II.4_5. Las bila.tUJ hydrologiques (.J. COLOMBANl) 365


II.4.6. Etude des tarissements (J.M. LAMACHERE) 372
II.4.6.1. Mthodologie 372
II.4.6.2. Chronologie des dbits journaliers. jaugeages et
tarissements 374
II.4.6.3. Les taris-sements aux stations principales 374
II.4.6.3.1. La Medjerdah Ghardimaou 374
II.4.6.3.2. La Medjerdah Jendouba 379
II.4.6.3.3. La Medjerdah Bou Salem 381
II.4.6.3.4. La Medjerdah Medjez el Bab 383
II.4.6.3.5. Me11gue au KI3 385
II.4.6.3.6. Rheza1a Fernana 388
II.4.6.3.7. Tessa aux Zouarines 392
II.4.6.3.8. L'Oussafa M12 392
II.4.6.4_ Conclusion gnrale l'tude des tarissements 395
11.4.7. La crue de Mars 1973 compare aWt rQUlt:at:e ee kudes
de la Monographie (J. COLOMBANI) ..~

II.4.7.1. Les prcipitations 399


II.4.7.2. Les dbits 400
II.4.7.3. Les dbits solides. 401

ILS. La qualit des eaux (J. COLOMBANl) '402


II.5.1. Matires dissoutes et transports solides ~n solution 402
II:.5.1 .1. Prambule 402
II.5.1.2. Les salinits 402
II.5.1.3. La composition des sels dissous 404
II.5.2. Matires en suspension 421
II.5.2.1. Tonnages transports 421
Ii.s.2.2. Nature de~ sdnents'transports 426

III. DOCUMENTS ANNEXES voir le sommaire au dbut du tomme III


INTRODUCTION

La Medjerdah est un des principaux fleuves du Maghreb, tant par


la longueur de son cours, la superficie de son bassin varsant que par le
volume d'eau qu'elle charrie. Son importance vitale pour la Tunisie,
qui elle offre environ la moiti des eaux douces disponibles dans le pays,
a fait qua depuis longtemps elle a retenu l'attention des conomistes et
des techniciens.

Elle est connue depuis une lointaine antiquit : Ptolme, Strabon,


Aulugelle, Pline l'Ancien et plus rce~nt Lon l'Africain, en ont parl
dans leurs crits. Silius Italicus en 140-143 crivait ilLe trouble Bo-
grada traverse lentement les sables brlants et il n'y a pas dans toute
la contre aucun fleuve qui tende plus loin ses ~ux limoneuses et qui
inonde plus de pays" tandis qu'au XVIe sicle, Lon l'Africain notait:
"En temps de pluie, il dborde merveilleusement". C'tait dj des obser-
vations hydrologiques, les auteurs notant la forte charge solide du fleuve
et les importants volumes d'eau qu'il roulait, inondant largement le pays.
Bogradag~ Bagrada, ~~kara, Maggiordekka, Megereda et enfin Medjerdah, au-
tant de noms qui furent attribus au cours des ges ce fleuve de tout
temps jug remarquable.

Des ouvrages anciens ont exist dont quelq~es-uns subsist~nt en bon


tat de nos jours : le pont Trajan sur le Bj (affluent de rive gauche)
construit sous Tibre ; le pont de Djedeida, dtruit pendant la deuxime
guerre mondiale, qui avait t construit en 1616 ou 1622 par le Dey Yusuf,
ce pont tait doubl d'un petit barrage ; encore en usage et en bon tat<,
malgr les dOffiCdges causs par la crue de mars 1973, le pont de Medjez el
Bab construit en 1677 ; enfin le pont barrage d'El Bathan construit en
1690 toujours en usage aussi. Depuis longtemps donc on utilisait l'eau de
la Medjerdah des fins techniques: les barrages d'El Bathan et db Djedei-
da faisaient fonctionner des usines koubous (fabriques de chchias),
des meules, etc .. et fournissaient des ~aux d'irrigation pour les olive-
raies et les jardins.

Plus rcemment des mesures rgulires du niveau de l'eau furent


\""
faites, depuis 1897 Jendouba, depuis 1901 sur le Mellgue au K 13, depuis
2

1925 Bou Sal~rn, 1929 Ghardimaou et Medjez el Bab, etc .. Ds le dbut


du vingtiae. sicle des avant-projede barrage taient proposs en par-
ticulier dans la rgion de Sidi SaleTI\. Les mesures li~_nimtriques s'inten-
sifirent par la suite et R.agnrent en qualit~ mais ce n'est qu' partir
de 1946 que des ~esures de dbits connencrent tr~ faites rgulireoent.
Auparavant des mesures sur des dversoirs en mince parois et sur seuil
pais avaient t faites en 1907-1908 par Monsieur HOL~TTE El Bathan.
il en avait dduit des dbits. (Cf. annex~).

Aprs 1946, de nombreux ingni~urs ont excut des ~esures sur l'en-
s~~ble du bassin; des tudes hydrologiques, tayes sur ces mesures, ont
cor:~nc voir le jour, gnralenent dans un but pratique i~~diat et
pour un objectif limit. Cependant la masse des donnes brutes recueillies
depuis le dbut du sicle tait loindiavoir t exploite compltement
faute de temps et de moyens,c'est pourquoi le Service Hydrologique e la
Division des Ressources en Eau a t charg de l'exploitation exhaustive
de ces donnes. Nous avons jug que la meilleure faon de procder tait
de rdiger une nonographie de la Medjerdah. De nombreuses personnes ont
successiveme.nt collabor cet ouvrage, qui est donc une oeuvre collective,
la liste en est donne en premire pa~e.

La ~Dnographie se prsente en plusieurs parties. Outre l'introduc-


tion, on trouvera une premire partie consacre la description dtaille
du milieu naturel physique et humain laquelle ont particip pdologues,
gologues, hydrologues et dmographe une deuxine partie concernant les
donnes hydromtorologiques ~t subdivise en chapitres: tude des pluies,
rseau hydrontrique~ tudE. des dbits 7. tude de la qualit des eaux. En-
fin. nous avocs rasse~bl en annexe des donnes 16bores o figurent en
particulier les tableaux annuels des dbits et salinits ~oyers journaliers.

L'tude s'arrte au 31 aot 1970 l'exception d'un.petit chapitre


complmentaire concernant la crue de mars 1973 qui mritait d'tre cite
dans ce travail eu ~ard son aepleur remarquable.

Cette nonographie a t un travail fcond d'une part en conduisant


les hydrologues mettre au point des mthodes de travail (en particulier
par l'emploi de l'ordinateur) qui ont dj servi d'autres tudes (oono-
graphie du f1iliane par exem~le) et qui l'avenir seront la base des
3

travaux du Servie Hydrologique, d' a~tre part en perrlettant la Direc-


tion des Ressources en Eau et en Sols de fournir aux services et bureaux
! .
d'tudes intresss, ds ava.nt la parution de la monogr: ap111E'.,
t'
les dnnes
de base indispensables la nise au point du Plan Directeur des Eaux du
Nord. qui prv.oit en particulier la construction d'un grand barrage Sid{
Salen sur la !1edjerdah, et pour lequel un r:1odle mathr.:'.atique a t mis au
point par une quipe 'd'hydrologues du Bureau Central Hydrologique de
l'ORSTOH partir des donnes de base labores par le Service Hydrologique.

Nous rer.'.ercions ici Messieurs A. KHOUADJA~ Directeur des Ressources


en Eau et en Sols et H. ZEBIDI, Chef de la Division des Ressources en Eau
pour toute l'aide qu'ils nous ont apporte pour la ralisation de ce tra-
vail.

Tunis, le 31 dcenbre 1974.


PLAN DE SnvKI10N DE LA MEDJERDAH

,
,
\

\
1 \

\
\
\
\
\
\
\ 4
\
\
\
t
f-
\ t

\ ..
,..
.
\
\
\ .. t
,
4

- l -

LEM l LIE U P H Y S l QUE

ET HUM AIN
5

1. 1. - PREAMBULE

Nous commencerons cette Monographie par une citation du


Professeur Maurice PARDE t :

Il Il faut surtout viter que les abaques et les intgra1es~

ne deviennent pour un puh1ic ignorant en l'espce et pour les metteurs


en oeuvre eux-mmes~ une poudre aux yeux et une sorcellerie. Et ls
mathmatiques au lieu d'apporter un secours estimable et productif,
peuvent garer, si leurs zlateurs se persuadent qu'on peut pnt~er
et matriser la science des rivires. sans se soumettre un patient
effort pour observer, lire, rflchir, sur le pourquoi des choses,
comprendre, apprendre et savoir. Acune prestidigitation, si distingue
soit-elle, peut-tre mme aucun'ta1ent, aucun gnie, en cette matire
comme en beaucoup d'autres, ne peuvent dispenser du bon sens (toujours
lui, hlas) et de la comptence qui n'est point infuse.

Cependant, le lecteur peut se demander o ces remarques tranches


ou.ba1ances veulent en venir? Seulement l'loge du juste milieu,
un choix 'entre deux exagrations. Et si mes pointes ne paraissent
point dcoches en nombre gal contre les deux outrances, (je n'en
disco~viendrai point) c'est que l'une d'elles chez nous se dveloppe de
plus en plus dans les temps actuels, tandis que l'autre ne menace gure
d':ncombrer, de ,submerger, de striliser l'hydrologie. .

s'il y avait prsentement pour nos fleuves trop d'observations,


puis trop de livres uniquement rservs la description voire l'expli-
cation gographique dtailles ; et un ddain injuste pour les interprta-
tions mathmatiques, c'est en fa~eur de ces dernires que je m'engagerais
avec le plus d'entrain.

Cependant~ mme alors j'affirmerais ma foi que dans l'ordre chronolo-


gique, l'exploitation de l'hydrologie par l'algbre doit venir la seconde.
La succession inverse me parait un contre-sens voire un non sens ou une
.mesure de dtresse quand on manque du principal. Et, mme pour l'chelle
des valeurs, ma pense tend vers une subordination analogue.

Entre des masses, des magma non digrs ~ ou du moins pas ou point
assez expliqus ni comments de chiffres exacts (relevs pluviaux, nivaux
et thermiques, hauteurs aux chelles, dbits surtout) d'une part;
6

'et des mmoires des livres.o les quations foisonnent, mais sans
autres aliments que de rares donnes exprimentales plus ou moins
bien vrifies sans confrontations nombreuses avec le rel, et sur-
tout lorsque dans ces ouvrges, les faits se diluent, s'vaporent;
ou se noient dans les formules, je n'ai aucune fausse honte dcla-
rer avec force que le premier ensemble quoique trs insuffisant, est
de loin le plus utile et le plus indispensable. Car c'est lui la
ralit brute mais prcieuse, et peu remplaable. Sur lui, on doit
et aussi l'on peut fonder une oeuvre QC science, sans quation, chose
trs possible, ou avec elles, ce qui est encore mieux, tandis que "
la rciproque n'est point vraie. Ou elle ne le devient, avec des
succs incontestables, mais ingaux selon les problmes, que pa~ un
circuit de retour, lorsque, partant des causes dont ailleurs on a
prouv les consquences hydrologiques, on essaie de dterminer ces
derniers pour des bassins dshrits en jaugeages ; ce qui ralise
l'alliance fconde entre les l1athmatiques, l'hydraulique fluviale,
dont l'importance va sans dire, et la Gographie 1"

~wurice PARDE

Nous approuvons entirement les propos du Profes~eur Pard


dont nous nous sommes efforcs de suivre les conseils pour la rdac-
tion ecette monographie. C'est pour cette raison que l'on trouvera
une premire partie assez volumineuse dcrivant -le milieu physique
et humain du bassin de la Medjerdah. On doit y trouver tous les l-
ments susceptibles de faciliter l'explication du comportement hydrolo-
gique de ce bassin. Le lecteur qui serait intress en priorit par
des rsultats chiffrs peut se reporter directement la pa~tie II
o il trouvera une description chiffre du rBirne hydrologique fonde
sur de trs nombreuses mesures. Il y est fait appel l'analysesta-
tistiquequi facilite essentiellement 12,8 comparaisons entre les
diffrents sous-bassins et qui, par extrapolation, fournit aussi des
valeurs extrmes qu'il convient de considrer avec d'autan~ plus de
prudence que leur frquence d'apparit~on est plus faible.

Nous esprons ainsi tre parvenus crire un ouvrage la


fois utile la compr~hension scientifique du phnomne hydrologique
et la prparation des projets d'exploitation des eaux de la Mejer-
dah. C'est d'ailleurs ainsi que toutes les donnes labores dans la
"deuxime partie ont t utilises, pour la prparation du Plan Direc~eur
des Eaux du Nord, ayant t" mises la disposition des personnes int-
resses avant mme la parution de cette monographie.
7
1.2., - DESCRIPTION DU MILIEU

1.2.1.1. - DECOUPAGE DU BASSIN VERSANT DE LA MEDJERDAH ET SUPERFI~IES

1.2.1.1.1.- Dcoupage du bassin versant en sous-bassins

Un dcoupage, quelqu'il ft, s'est rvl indispensable eu gard aux


nombreuses informations dont nous disposions pour l'tude du milieu na-
turel sur 'le bassin vers3nt de la Medjerdah. La finalit de cet ouvrage
nous a conduit choisir un dcoupage hydrologique permettant, pour cha-
que unit, de' raliser une tude complte du milieu naturel et de l'utili~

ser afin de dterminer quelles pourraient tre les infl~ences des diff-
rents facteurs naturels sur le rgime hydrologique.

L'unit de base de toute tude hydrologique est constitue par le


bassin versant, dlimit par ses contours topographiques. A chaque sta-
tion hydrologique donnant lieu des mesures de dbit correspond un
bassin versant. Parmi les nombreuses stations hydrologiques qui ont t
installes sur le bassin versant de la Medjerdah, nous avons d tout d'a-
brod choisir celles dont les renseignements taient suffisamment abondants
et srs pour faire l'objet d'une tude. Puis nous avons regroup certains
d'entre eux en units gographiques plus vastes peu prs homognes.

De l'amont vers l'aval du bassin versant de la Medjerdah, nous


distinguons:

1) ~~_g~~~~-Y~!!~~_~~_!:~~~_~~~i~!~~~ Cette unit comprend toute


la partie' Sud des monts de
la Medjerdah. Elle s'tire en ligne droite d'orientation E-~ sur
une longueur de 130 km et une largeur de 25 30 km et comprend les
bassins versants de la Medjerdah Ghardimaou, du Rarai, de l'oued
Meliz, des oueds Bou Heurtma et Kasseb auxquels nous avons joint
la plaine de la Medjerdah entre Ghardimaou et Pont Trajan. Le bassin
versant de l'Oued Medjerdah Jendouba est l'union des trois pre-
".

niers bassins coop1te d'une surface assez'rduite situeprinci-


pa1enentdans la plaine de1a He~jerdah
.' .
entre Jendouba et Ghar.dir.laou.

2) ~~_~~~~!~_Y~!~~~!_~~_!~2~~_~~!!~8~Principa1 affluent d~ la
v
M~djerdah; 1 oued Me11gue

,: possde un bassin versant trs vaste dont les' 2/3 se situent en ..,
Algrie. La1i~ite sud" du bassin suit la longue chane montagneuse
'de l'Atlas tunisien qui spare le nord et le centre de la Tunisie
puis se prolonge 2.n A1g,rie par les !"onts de Tli:bessa jusqu '.a';1 ~assif .
des Aurs. Faute de rensei~nenents sur les stations hydrologiques
et le milieu naturel de la partie algrienne, nous n'avons.pes pu
la subdiviser. Elle reste donc intgre
. l'tude globale du
.
bassin . ~

versant de l'oued Mellgue, Sur ce bassin, la station hydrologique


K 13 retiendra tout spcia1ep-ent notre attention.

L'oued Tessa possde un bas7


sin versant dont 2.es c?-pports
liquides et solides la MedjerGah sont l~in d'tre ngligeables.
Ii est form d'une succession de . petites,p1aines
.
relies les unes
aux autres par des sections de valles trs' encaisses. L'Atlas tu-
nisi:.n 1inite l v extension du bassin vers le sud. Son exutoire est
. .
situ 1grem~nt 1'nont de Bou Salen.

La' Si1iana est un oued


actif, presquVaussi~l

connu que 1 v oued Tessa. Son bassin versant ~st long, trs troit,
limit au sud'par la dorsale tunisienne. Son~xutoire est situ
Testour, juste l'aval de la conf1uence,des oueds Kra11ed ,et Med-
jerdah.
'\ '

Bien que de petites dirnen-


sion~, le bassin versant
de 1 0ued Kralled, dont l'exutoire est situ juste 1 v ava1 du site
1

du futur barra9:6 de Sidi ~a1m, nous a paru intressant tudier


parceque situ dans l'environnement i~ildiat de Sidi Sa1en. Il re-
~rsnte assez bien la rgio~ faibleoent nontagneuse qui entoure ce
site.
9

6) 1~_~~~~_Y~!!~~_~~_!~_~~~i~E~~ Nous avons regroup sous cette


dfnJmination la partie du bas-
sin versant de la ~~djerdah comprise entre Pont-Trajan et la mer,
l'exception des bassins versants des oueds Siliana et Kralled qui
font l'objet de chapitres particuliers. L'tude de cett rgion a
t subdivise en deux Darties :
Bassin versant de la Medjerdahde Pont-Trajan Medjez Gl Bab,
conprenant les bassins versa~ts des oueds Bja et Zarga.
- Bassin versant de la r1edjerdah e Hedjez el Bab la ner, conpre-
nant les bassins versants des oueds Lahnar et Chafrou.

1.2.1.1.2. - Superficies

La superficie d'un bassin versant ~st la surface dlinite dans un


ou plusieurs,plans horizontaux par les versants du hassin~projets

dans ce ou ces plans.

Pour meSurer les superficies des bassins versants de la ~1edjcrdah

et de ses affluents, nous disposons de cartes de Tunisie et d'Algrie


l'chelle 1/50 000, cartes dites par l'Institlt Gographique Natio-
nal, Ces cartes nous ont per~is de tracer avec prcision les contours
topographiqu~s des diffrGnts bassins. Les rsultats des mesures de su-
perficies sont consigns au tableau 1.2.1.1.2 (t). Dans ce tableau, par
colonnes, figurent ,alement

- le no~ des cours n'eau classs par ordre alphabtique.


- le no~ des stations li~imtriques classes, pour chaque rivire,
de l'anont vers l'aval,
- les numros ncanogr~phiqus et D.R.E.,
- les coordonnes de chaque station,
- le pourcenta~e de la surface du bassin,versant situe en amont d~

la station considre, sous influence d'une retenle.

Le bassin. versant cOB~let de la ~fedjerdah la mer couvre une super-


ficie de 23 700 kn2, dont 7 600 km2, c'est--dire 32 7. de la surface-
totale, se situent en Al?-ri et dont une superficie de 10 500 k~2, soit
44 % de la surface totale, est contrle par des rservoirs. Le plus
important de ces rservo~rs ast'12 barra~e de Nebeur sur le cours de
l'oued ~ellgu. C rservoir contrle lui seul, dE~uis 1954, date de
sa mise en eau, une super~icie de 10 300 k~2. Nous avons fait figurer
sur la carte du rGseau hydrographiqu~ les principaux barrages construits,
en construction ou l'tat rl~ ?rojet.
['E,'S 3T.4T.TONB LIMNIM'E'1'Hrc;,UE/S DE 2:..4 M'EDJ'i:RDAll E'l' 'DE: 811;& Ill?1nUBN1.'S
10
Tab lea:u nOI. 2. 1 1 2 (l)

% de la su'
o ~ perficie
n meca- o Super- t.ongi- L?ti-
n sous influ'
OUED STATION nogra- ficies tude tude
DRE ence d'une
phi que en km2 EST NORD
retenue

BEJA Bja B 9 562240 MC 011 207 7G.6545 . 40G.8175 o


BEJA Pont Trajan 5 62260MP 067 336 7G.6510 40G.7100 o
BELIAS Pont route GP n06 532180 ~ft1 114 8,2 '6G.821540G.5110 o
B.HEURTH!'~ kef Reirha 532020 MC 006 390 7G.1700 ,40G.7520 28
B .HEURTJ':.1A Pont SNCPT 532030 NP 029 531 .7G. 3380 ' 40G.6760 19
CHAFFROU Pont route nO? 532590 M 141. 588 8G.4670 40G.9290 o
EL Ln. Barrage Ben Mtir 533912 NL 005 110 7G.1200 . 40G.8300 100
fASSEB B 11 535020 MD 009 103 7G.4090 40G.8470 100
FASSEB Bou Salem rte n06 535030 r 071 225 7G.4100 40G.6950 40
KOHOL Rte le Kef-Sakiet 514170 ~1M'021 212 6G.8515 40G.1295 ,!,:c 0
. KRALLED Sidi Bou Darouia' 581850 MP 072 134 7G.6920 40G.4415 o
KRALLED Pont route Testour 581880 t~1 057 285 7G.7420 40G.5415 o
KRALLED aval Hchir eZ !1aktela
581890 U':,1 034 449 7G.8470 40G.6110 o
. LliliJ:.!AR Pont rote GP 5 582270 M 140 368 8G.2160 40G.6970 o
HE DJERDAH Ghardimaou 540110 HCOOI. 1 480 6G.7775 40G.5030 .~ 0
HEDJERDfI.H Jendouba 540160 MC 028 2 410 7G.1460 40G.5680 o
ME DJE RDAH Bou SaZem 540180 MC 007 16 230 7G.3690 40G.6680 64
MEDJE RDA:.9: Pont Tra;jan 5.901 JO HP 010 17 330 7G.6587 40G.7037 61
t1EDJERDAH Sidi Salem 590120 MC 041 '18 250 7G.8500 40G.6535 58
'NEDJERDAH La Bloughia 590130 MC 027 20 990 7G.9810 40G.6530 50
HEDJERDAH MedJez el Bab 590140 MC 016 21 000 SG.0790 40G.7215 50
ME DJE RD.lili Bordj Toum 590147 MP 086 21 700 8G.2130 40G.8265
MEDJERDAH Barrage El Aroussia 590150 t1L 024 21 860 8G.2640'40G.8902
l1EDJERDMI El Bathan 590160 ~ffi 017 22 000 8G.3490 40G.8980 47
MEDJERDAH Djedeida pont route,' 590170 }'JE 065 '22 100 8G.4360 40G.4425 47
~1EDJERDAH Djedeida pt voie f.590180 ME 018 22 680 8G.4760 40G.9375 46
NEDJERDAH ProtvilZe 590190 MF 043' 23 000 8G.5850 41G.1050 45
~1ELIZ Pont route GP 6 531480. MM 123 235 7G.9250 40G.5180 o
MELLE GUE K 13 511210 MC 002 9 000 6G.8450 40G.1300 o
HELLEGUE K 22 511222 lID 112 10 310 6G.9937 40G.2970
MELLE GUE Aval. barrage 511295 MD 134 10 310 7G.0750 40G.3475 100
MELLEGUE Pont 5 dinars 511250, !~ 060 10 680 7G.2300 ' 40G.5355 97
OUSAFA M 12 554670 ML 012 390 7G.8850 39G.9600 o
RARAI Raraf: Supriev.r 50 Il 10 :t-fS 04,4 21,3 6~.6870 40G.5110 o
RARi\.I Plaine 501160 MF 133, 370 6G.8900 40G.5420 o
RHEZALA Pernana 533510 MC 004 138 7G.0740 40G.7160 o
R'MELL pt-rte le Kef"Sakiet ,514380 1:,IC023 404 7G.0042 40G.1300 o
R'MELL Conftuent Mellgue 514889 r~ 125 463 9G.0015 40.1880 o
SIL TANA Gafour cote 239 551620 }~1 038 1 400 7G.7770 40G.358 o
SIL L\NA El Aroussa pt v.f. 551630 ~1 040 1 560 7G.8985 40G.4250 a
SIL J1I.NA Djebel LaoudJ '551635 MC 138 2 110 7G.9125 40G.5310 o
SILIANA Tes tour 55 i65 ,MF 066 2 210 7G.8700 40G.610a o
TESSA Les Zouarines 521310 MC 008 408 7G.3a50 40G.0350 o
TESSA Pon t KPib 52 1350 MM 026 . 1 840 7G.3770 40G.3135 o
TESSA Sidi Medienne 521355 MC 137 . 1 950 . 7G.3520 40G.3392 o
TESSA Bou Salem Pt GP6 ,521370 MF 037 2 410 7G.2900 40G.6290 o
ZA..~GA Oued Zarga pt OP6 572340 HM 031 252 7G.~565 40G.7540 o
1

D'autres stat1bns secondaires existent et sont indiques en annexe.


Rem~que : Dans les tableaux de sortie d'ordinateur ~gurent des valeurs de su-
per~cie parfois.lgrement diffrentes des valeurs indiques ci-
dessus. L'cart relatif entre ces valeurs,restetpujours infrieur
2 %. Crest pov.rquoi nous n'avons pas jug utile de les rajuster
aux nouvelles valeurs:; l,' eY'reur relative 8U!:' la mesure des superficies
tant'estime 2 %'
1.2.1.2. - RELIEF ET FORME

1.2.1.2.1. - Gnralits - Dfinitions

Dans le cadre de l'tude du milieu naturel, l'tude du


relief et de la forme des bassins versants devrait nous permettre de mieux
expliquer la rpartition des pluies sur ce~ bassi~s, leur apti~ude a~ rU1S-
sellement et l'rosion, la formation des crues.

L'tude du relief peut tre mene globalement sur tout un bas-


sin par l'tude de la rpartition des surfaces comprises entre deux altitu-
des donnes aboutissant au trac des courbes hypsomtriques et au calcul
des caractristiques physiques. Elle peut aussi tre faite partir des
cartes topographiques en localisant sur le bassin: montagnes, monts,
plateaux, plaines et valles qui composent le bassin versant tudi. Ces
deux approches du model superficiel du bassin sont complmentaires. Une
,
courbe hypsomtrique rsulte en effet d'une condensation des informations
concernant le relief; cette condensation entrane une perte d'informations
lorsque celles-ci sont multiples et complexes comme c'est le cas pour pres-.
que tous les bassins versants de la Medjerdah et de ses affluents.

En ce qui concerne la forme d'un bassin versant, les hydrolo-


gues utilisent pour chiffrer cette caractristique~ l'indice de compacit
de Gravalius ( Kc = P ) o P est le p~rimtre du-bassin et A sa
2 .,IifA
superficie.
Quant au relief, il est gnralement caractris pour chaque
bassin par sa courbe hypsomtrique. La courbe hyp~omtrique permet de
dterminer les caractristiques suivantes :

- La dnivele D, cart des deux altitudes au-del desquelles


se situent 5 % et 95 % de la superficie globale du bassin,
12

- l'indice global de pente Ig, rapport d~ la dnivele la lon-


gueur L du rectangle quivalent Ig =~ o L est tel que
, L

2 (L + 1)
= Kc
2 v''lT 1 L

- la dnivele spcifique, produit de l'indice global de pente


par la rac:ine carre d? la surface Ds = Ig x ..r-A
- l'indice de pente de Roche Ip tel que,

1 n
Ip =- L le .(CL- CI.. 1)
IL i=~ 1. 'l, 'l,-

o L est la longueur du rectangle quivalent'~i une altitude


choisie, ai-l une autre altitude infrieuro ~i ct Si la
fraction de la surface du bassin comprise entre ces deux altitudes.

Le calcul de la dnivele spcifique Ds permet une classification


es bassins en classes de relief :

Ds < 10 mtres RI Relief trs faible


n
10 < Ds < 25 R2 Relief faible
25 < Ds < 50 " R3 Relief assez faible
50 < Ds <100 " R4 Relief modr
100 < Ds <250 Il
R5 Relief aSDCZ fort
,250 < Ds <500 " R6 Relief fort
Ds > 500 " R7 Relief trs fort

Cependant cette classification tient compte unique~ent de la dnivele


et de la forme du hassin. Elle ne pourra donc tre utilise que pour clas-
ser et comparer des bassins ayant peu prs les mmes superficies. ,

1. 2. 1. 2.2. - Uesures et rsu::.tats

- Mesures Le calcul des caracteristiques physiques d'un bassin


versant et son tude hypsomtrique ne sont possibles
qu'aprs mesure de son primtre et des diffrentes surfaces comprises entre
la limite du bassin et les courbes de niveau choisies. Les principaux bas-
sins versants de la Medjerdah et de ses affluents ont fait l'objet de ces
mesures partir de cartes de Tunisie et d'Algrie, d'chelle 1/200 000
dites par l'I.G.N Seuls; les bassins'de ptite;di~en8~on

tels que le Rhezala Ferriana,"le Eou Heurtma Kef Rirba et


13

l'Ousafa M 12 on fait l'obj~t de mesures partir de cartas d'chelle


1/50 000.

L'tude hypsomtrique a t ralise en choisissant pour tout le


bassin de la Medjerdah huit courbes de niveau peu prs rgulirement
espaces les nes des autras. ce qui nouS donn~ au maximum dix points
pour construire la courbe hypsomtrique de la Medjerdah la mer et au
minimum sept points pour l~ bassin versant du }mllgue au K 13. Dn ou
deux points supplmentaires dont les altitudes seraient suprieures
1 000 mtres per~ettraient de prcis~r l~ trac des ~xtrmits suprieu-
res de quelques courbes sans toutfois en modifier l'allure.

Toutes les mesures de surface et de longueur qui ont t effectues


sont entaches d'erreurs des surtout des imprcisions dans le trac
d<'::: la limite des bassins versants et.dans une moindre mesure. l'ex-
cution des mesures elles-mmBs. Ces erreurs entranent l'existence d'au-
tres erreurs sur le calcul d~s caractris~iques physiques numres
prcdemment. C'est pourquoi il nous a paru ~ntressant de donner . con~
jointement ces caractristiques
.
physiques,
- une esti~ation de Jeurs
'

erreurs relatives.

- Rsultats: Nous avons fait figurer sur la planche 1.2.1.2.2.(a)


les courb~s hypsomtriques das principaux bassins
versants de la Medjerdah et de ses afflu~Ilts. Pour plus de clart et
afin de comparer certaines courbes entre elles, nous avons class les

bessins versants tudis en trois groupes ; .

- Gr~pe A - Bassins de faible superfici. Il comprend les bassins ver-


sants du Bou Heurtma Kef Rirha, du Fhezala Fernana et de l'Ousafa
~1 12.
- Groupe B - Bassins de superficie moyenna. Il comprend les bassins
versants de la Siliana au djebel Laoudj, 'du Tessa au pont route nO 6,
de la l~djerdah Ghardimaou et Jendouba .
.- Groupe C - Bassins de grande superficie. Il comprend les bassins ver-
. sants du Mellgue au K 13 et au pont 5 Dinars, de la Medjerdah Bou
Salem, Medjez el Bab, Djedeida et la mer.

Ces courbes hyp~omtriques ont t traces d'aprs les pourcdntages


et les altitudes figurant au tableau 1.2.1.2.2.(1).
~.. . ..
'. ~,'

~OURBES H)'PSOMETRIOUl;S OS
A , ~ 1 oC ~' ~ '.:. ' .. ~ ~:: ' ' '~.', ", ."

PRINCIPAUX BASSINS VE RSANTS


;. (. ~. "

Al titud. . . .

129'

1037
1000
\
,
677 " ...... ."-
. ...... ..... --: GROUPE .A .
......
...... ,
500
\
'soa .:
,
------ OU~AFA a m 12

- BOU HEURT MA 1< E F RI R HA'

100
-'_.-. - RHEZALA ~ FERNANA'

o 0,5

1357 1317
1295

1000

GROUPE . B .

500
-------- 5fLlANA au D3EBEL LAOUD3,f

TESSA GII PONT ROUTE N 6

...--.-._.--.- MEDJERDA GHRDIHAOU.


lQO

o o,s
................... MEDJERDA a JENDOUBA

.,... ...A ..'. _ ....

GROUPE .C.

---- MELLE GUE QU K 13,

-------- MELI.EGUE au PONT 5 DINAR~

_. --:-.-._-- MEDJERDA BOU SALEM

----~ ..--. MEDJERDA ci MEDJEZ EL BAB

...... _ _-..-.- MEDJERDA ci li. MER


,
TABLEAU DES REPARTITIONS HYP~Ol'fETRIQVES DES PRINCIPAUX BASSINS

VERSANTS DE LA MEDJERDAH ET DE SES AFFLUENTS

Tableau I.2.1.2.2 (1)


I=:::':':'===:O:=:;:::===:======::!Artit~d~!==%====!==%==:-::f=::ir::::!==%==!::--'=%:::=!==%=='!'::":"=%-=:"%=!==~:%==r::=%==1'''=~r'::'T==%==!'==%===!=%==!==%=f=%===f=' %=::=='Al:ti=
~ . Ide l'ex-! Surf ! Surf 'Surf ISurf , Surf !Surf 'Surf!Surf' Surf 'Surf 'Surf !Surf 'Surf 'Surf!Surf !Surf , Surf 'l~xim
rBASSINS VERSANTS 'utoire' AIt 'AIt 'AIt' AIt' AIt 'AIt 'AIt 'Alt 'AIt 'AIt 'AH: !AIt 'AIt 'AIt 'AIt !AIt 'AIt 'en
r i e n m trel > 100 ml> 200 ml> 25Oml> 30OmI> 350m 1> l,OOm\> l~SOI> 500 1 > 550ml> bOOm!> 65OmI>70OmI> 7 SOmI>.3001>900m!> 10001> 1100!m tre
j---'-
f OUSAFA H 12
,------,
,S03 ,.
,'---'--,-'--',---'-,-'-""-:-!-'--'" ',---!-''',---,--
, , , , , , , , , 97-~5,
-'---1-'-'--'-----'-:--'---'----'--"---'---
,87,9 , ,05,3!29,l, ,II,1 ,2,9 ,1294
f -:-:- - RTMA' KEF'RIR' 185 r-'---'9t"'- 55"'9'3'-::";0 9'---:-' :::9-'631--'-!42"-6A---'22-'-2~2'-'---'-'10'0"" ':;--67'-07'-;'---'---!1037
t Bvu HEU ! ', , '7 , , ' ~O , 0 ,> ,.J" - , ' l,u '" " (.J,. ,~ , !' , , , '!
1: 1)~' ALA ERNANA '230 ,-'--j, '-97'':---6 l '72 2 '-'-51-'--";-0-2(3-7-'-2 (2-2~-'1- -0'--'-:-;'-:-2-'-26- l -1'-3,---"-,--\ !--~-77-
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t " . , ,----, .,--, ,---,--.---,--,----,----,---,--- ---,---,--, ,--j -,--
~ TESSA ,au PT. ROU~~, j92,9 , _ _ ,8~~,_=__,65.~, ,3D_~_,_, ,_~__ il0.~j i ,I29~
~
; MKnJERDAH GHARDlMA,
"'192,
133,
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, .,99,9
j97,2 i ..:-.
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i 1317
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i Ml2>JERDAH JENDOUBA!
" ' - - "- , - - ' -__~f----'---,--,--,---,---,--
Ilf2, ,90,e. , ,85,2'''~~r-. - ,79,0,! - ,72,0, ,63,8 ,
--, , .
,----,--:--,-.-..-,---,.----
,34,3., - ,5,0, ,1317
~,'ur;:;'.LEGUE AU K-.--13' - , 327' , - " - - , - - - , . '-'-"-'::-9'-;'--'93 ,;f---':-3---1, - - - - ' - ' - ' 5 1 9 ' - - - ' - 2 0
2' '1712-
"!"" ~r v, ,o., " ., ,', !
Il,I
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.---:
J.'JC" J '

~~LEGUE AU PT. -5-D-: :----:99,1 r--:93,1 :----~9!,:6-:-=-.--:3~;: :~4,0: :7/+,~--:--'- :~;-:~:--=-:lm


~ ,'-----,----,, ,i " .-:---,-"---,--"-,--,-'--,--'--,-- --,--,--'-, ,--,----.,--'
t MEDJERDAH BOU SALEM, 127 j ,96,1.:. ,93,3 i ,G7,9 i - j7[;,.!~,' ,64.5 t , ,. - ,35.9, , I2.1i j1712
li 'Ut71'lJ ME-'DJEZ EL B'-AB'
t J.'JiW "
J."l. ,
'-90-5-'-92'--=--'---'''6
" w . , . . , , ' u ,'"
9-'----'-7n -S--,--:- 'r..7 7'-'''-' '-;;~7, - - - , - ' _ - ' - ' - ' 2 9 7'-''-'
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r MEDJERDAH DJEDEIDA: 13 :~7 ,;-.:;;,5 :---'-:g~~: :7 l f,7 :~~-:~l.~.,4:--'-'-:5;,0 :---:-='-:-'~-:28:~:-~-r~:----:l


f ~JERDAH---LA--ME--R '-:-~0--'~9-2-"-8'-'~3 -'--'''-'-'77--21----' '~9-'-5,-'-,'~9'-9,-'-t:~~3 ,----,---'---"21:. 2 ' - - ' - ; - 6,----. '1;~-2-
L~~: . . . L__.. L__: !~_~.~ __ L=__ J.__ .~_ ..:.L !~ ~ __ L=__ l~_~_L_ . __ ._.l::~:.._ ,L _...._1... _.._.'-- 1. ~~._ '._=_.__ L_~ .... _L_._=.__ ~...__....._

"
CJIRACTERISTIQUES PHYSIQUES DES BASSINS VERSANTS DE
LA MEDJERDAH ET DE SES PRINCIPAUX AFFLUENTS

Tableau I.2.1.2.2. (2)


,= ====~====::==========!====::=""'========-YS~~f~~~=c!:p~i~t~~=II~di~~=d~=flatit~d~==!;~=~""=~'~="'!I~di~~'"gl~~!D~i~~l~=!I~:~n~~~=d~~f
," COURS D'EAU (OUED) ., S TA T ION 'd . uB. V ,. du B .~.
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,o~pa-' e ~ane ,n~
,. M'd' ve ee ",De l d e P en-.'S p c~. f'~que., pente
"en mtre . .,
,, . _ _ ,I~ Km2 _I~~ Km
, , c~t~._',en._mtre~_J_
'
, ... ...-'~. en ln/Km J~ metre_s
, , _1,de R~c~l.,
i RHEZALA FERNANA 'i 138 i 60,3, 1,45 i 452 i 4-37- i 17,8 i 209 i 0,151 i
,--" - - - " , - " .----~-, _ _' _ _Oo! ---'--t -- - - - - , --~'----"'-,--~.-- . .- ._--! --'---~-,- . - - - - ,
i BOU HEURTMA KEF R1RHA ! 390 i III.~ . _ - , _..1,6_3 , 455 ! 530 i 10,8 ,213 i 0,120 i
,.-.----.--.---. ....---, ..-----..--, 92.,'o"! , -----.-,-....-....-----.-., ..- -....- . - - , --,-'-----,
,_~~SAF~ ,__ _~~:.:'_ ! 390 , , ,_._ 1,32. _, __81.,5 _.,._.4~_:.. ,_ .. !..~,3 _!_._~!V" __ ..!_O,I~-=-_,
: MED~ERDAH __._:.._ _:~Dn~O~_._._:-=-~80 ~:_2':~.__.~:_.:"~~7 .._:_~~~ :._._56~.__~.:_ . _6~. __ :_~.~..... _.__ :~_?97 _ _ :
, . . , ' " l , . , ! , ,
,_~~:~~__.. _ ._~ i~_~~~~J ._._i. 2~I~_-'_225 , __I-,3~__ j.:__ 51? i._. 715 _ _ ,.__ 8,I_,_i_._...:?_~. __ i_0~I09_ _ ,.
, , l " , ! , , , , , ,
i.. ~D~~~~~. i~~IDOUB!- .._ _ i_~_l.0_...i_~90 _._! __ ._~_~_67 ,_j __ ~OO __ .i_~~_5 ._!:.-_._ 6, 7 _:._..i~_? .__ i~098 _._,
:_~SSA : PONT ~OU~ N~: 241~_:_2~2 J_~~_=__:_~~._:_ ~~_~ . . _.:_~_.6,_:__._;_.?0~. __;_0,092 .:
~10
,
1, MELLEGUE

, MELLEGUE
'K .
,
------,-----_.
13

, PONT 5. DINARS
,'-"--',
'9000'
"

,':'~630 -'
"Oct:l
J

589
' 1 51
! '
'--,--:--- ,u
' ,. __._-- --,--'----,------,------,
- ..._,---_._-,-_.
'61.5

i_~6I _.,_. 7 60 __ ,_._~_40


1 ,'! '

,.
3 l
" ,'289

2_,~__-' __~03__._._, 0)070


! 0 074 '

:. MEDJERDAH : BOU SALEM : 16. 230_:_7~_~_ _:.:-...:.) 67__:_. 70O'_ _ :~70.___: _ _ .:.)"!_._.._: 333 : 0,q6I i
i MEDJERDAH : MEDJEZ EL BAB :21.000 : 85l~ J__ 1,66 _ : MO : 900 2,1.~
: 352 : 0,059 :

: MEDJERDAH . :~~~~~1E :22,'100


____________________________________________ __. -: ~.
933 : 1,77
.. .: 615 -:~;~-_-:---2-,2
._n . . .. 331.~ ~._.~
: 0,056. _:
~'.

. ESTIMATION DES ERREURS, RELATIVES DES CI'.RACTERISTIQ,UES


PHYSIQUES DES PRINCIPAUX BASSINS VERSANTS DE
LA MEDr1ERDAH

TabZeau I.2.1.2.2 (3)


.1
,
==.. c.'.:,,~~~:'
COURS D1EAU
;-, .. =~=. ----
====r==~===='== ~~.==~:=o~=~:~ T=~:~:~~~~~~:~:===r=;:~:~~~:~~:: =~r:~~~~~~::~:~:=r ;~:~~~~~:=:::=:=;.:~:~~~~~::::===r
(OUED) r S TA T ION S ! l'1n6ice de ! la .longueur du ! 1 1ndice de ! la dnivele! 1 1ndice de. ! i 1

_____ , ! Ccmpaci t .! rectangle ~;~~~! Pente global sp.:ifique _, Fente de Roche ,


, ! ! ' ! ! !
1 !'~DJERDA~ ! DJEDE~DA Pt~OUTE -' < 6 % ! < 7,l.: % i
< II,7 %!_~ 12,7 _~_! .< 12,4 % !

:_ ~DJERDAH _.__.. ;MEDJEZ EL BAB ; < 6 % : < 7,7 % :. < 12 __.~: < 13 % :__
<_. 12;4 % :

:_I1EDJERDAH ; BOU S A L E H : < 6 % :_~_ % _ _ :_~,~_~:_<_._!~ % :_,_~12~l.~ %._ _ i


!! MEDJERDAH !! JENDOUBA ,! < 6 01 '
0
le
!, < 7 ,7l e
01
0
!! _ <
_. 12
1
00 !
/e . _ , _ . ,
< 13 o~k _ !! <' 12 ' l.~ 01
10 r
!

,, MEDJERDAH '! GHARD1MAOU < 6 % !' < 1


1 8 % ', < 12,7 % !, < 13 ~ 7 % !, < 12,7 % !'
, ! ,,:,--'---, , - - - - _ . _.. _-\ ,-"---,
, MELLEGUE , K. 13 _ _.__ ' __ < 6 % ,< 8 % ! < 12,4_::..-._,_~_~~'7~__ , :_::.2~7 % !

:~LLEGUE ._ _.. _._ .. _L.peH~_~INARS_._: __ ~._6 %_. : __ <_!~_!:-_: < 12 : < 13 ~{ % : :_:_~_,7
, ! ! ! , ! l '
i_~SSA _. !__~ON~~OUTE N 6 , __~_ 6 % !_~_3 '7~ __ ! < 12,1.~.% _!_~.13,l:.~,_~ __ .:.:.~.?- % __-'
, , ! , ! , 1 %!
i_~IL1AN~_.. __ .__. ,_!_'_~JEBE~ LAO~~_._.__ , __ < 6 % !_~~~~:. % __ ._! __~~~!_.!:. ~ 13, 7 .% __ ,__~_. 13 .. ! __
._:_'"r~._=_~_.__._.__, :__~~~ % :._-=-_:~.'~ %.. :_-.:....~:.! _1~ ~~.~~~_: __~!4._
: OUSAFA _..
,
.. R~ZALA
,
! BOU HEURTI1A
_ _ _ ...
...._.

.....a ....
,
!-=-ERNAN~_.
,
, .KEF R1RHA
.

... _
!
,_,
,
!
. . . . . . _ _ .... _ _ ......
<

<
6 %
6 %
,
!
!
!
<

<7 ,7 %
1
._.~~._,_.~,l:. __
'%
, < 12
=- ... _ .. _
< 13
_ ....
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! < 12,7 %
% _ _:

_<_...: ?,4 %__ !__ :_-=-~_~ %_.__ !


% 1
.....
!
!
.. _~. _
17

Sur la planche' 1.2.1.2.2 (b), nous avons dessin les rectangles


quivalents des bassins versants dj cits, en conservant leur clas-
sement en groupes A, B, C.

Au tableau 1.2.1.2.2.(2), nous avons regroup les caractristiques


physiques suivantes :

- suface,'primtre, indice de compacit


- altitude mdiane 9 dnivele;
- indice global de pente, dnivele spcifique et indice de pente
de Roche

1.2.1.2.3. - Commentaires et int~rpctations des graphiques et rsultats

Jointe celle du milieu naturel, notre tude ~ pour but de dfi-


nir l'aptitude au ruissellement des bassins. versants de la ~~djerdah

et de ses affluents. En interprtant les courbes et les rsultats obte-


nus par le calcul des caractristiques'physiquesdes bassins versants
tudis, nous aurons toujours l'esprit qu' un accroissement de la
pente gnrale d'un bassin~ toutes choses tant gales par ailleurs,
correspond une plus gr.ande 'aptitude au ruissellement et l'rosion.
"

Dans la partie: intitule llrsultats ll du paragraphe prcdent 9 nous


avons dfini trois 'groupes de bassins. Vu la grande disparit des su-
perficies des bassins versants, reprenons ce classement qui nous permet-
tra de comparer le relief des bassins l'intri~ur de chaque groupe.

GROUPE A - Bassins de faible superficie-


Si l'on se reporte l classification donne au paragraphe Te 1.2.1.
intitul lI gnralits", en tenant compte des erreurs relatives commises
lors de l'estiw~tion de la dnivele spcifique~ les bassins versants du
Rhezala Fernana et du Bou Heurtma Kef Rhira sont classs parmi les
bassins de relief assez fort (R 5) tandis que le bassin versant de l'Ou-
safa M12se situe. cheval sur les classes R 5 et R 6 (reJiefs assez

.
fort fort). Cependant, on'peut remarquer
.
que le bassin versant du
Rhezala possde des indices de pente nettement plus levs que les deux
autres bassins. Ce bassin a donc une pente gnrale plus forte que les
deux autres bien qu'il ait une dnivele spcifique plus faible. Cet
exemple montre que .la classification faite partir de la dnivele sp-
B "_
. -". '.

RECTANGLES QUIVALENTS DES BASSINS VERSANTS,


A LA MEDJERDA .E T DE SES AFFLUENTS'

"0 CO GROUPE A
--
~~ g g
01
000
00
<CUl

OUSAFA m 12
11 Km

35 Km
~~.. g g ~ SIg:

.... a
w j.] ".L.I~~~~~_-~~-I'~Il-~~-':_n .
1.9 Km
80U HEURTMA d KEF R'RHA

_ '5.6 Km RHEZALA FERNANA

2'.5 Km

GROUPE B

2'3,8 Km SILIANA au DJEBEL LAOUDJ


81,7 Km .
~R ~.
8g.~
ill'"
. g
2 3 , 5 K ]..._ _] .. TESSA . PoNT ROUTe ....

102,5 Km

~ g 8 OOCON
~ ~.
~~
7K:D~----';TI---~UlI
.. e
15, MEDJERDA a GHARDtMAOU
9t,8 Km
C':8

1Jr----...;;j-----=mm
0 0 ci 0 Ct 0 N
-0 0 00000-..: 1
!
,2K.. MEDJERDA G JE-NDOUBA

12S}' Km
1
~ R_ Si!
GROUPE. C
1
KmO==:I==:[nf
0 0 C1Q0 ..
~ CS ) C> 0 OQO~

1
MELLEGUE ou PONT 5 .DINARS 1
.(,2.<
252 Km 1

Or--"----Tl------'tm
N C> 0
6 ~ g ,8 g g8o~

49,' Km
MEDJERDA a BOU SALEM

327 Km

l.65 Km
.'
., !
]8

cifique, classification qui ne tient pas compte,de la surface du bassin


mais seulement de sa dnivele et de sa f?rme, ne,permet une comparai-
son fructueuse des 'relief~ qu' entre bas~ins d superficies voisines.'

Dans le'cadre'de cettetude'A~l faudra donc nous contenter des


indices de p'ente (indice global' de pente ou indice de pnte de Roche)
pour nous donner une ide de,l'importance de la pente sur les divers
bassins. A ce titre, la comparaison des bassins versants du Bou Heurt~3
Kef Rirha et ~e l'Ousafa M 12, bassins digale superficie, est int-
ressante. La dnivele du ~remier est d 530 ntres contre 435'mtres
pour le se~ond,pourtant l'indice global de pente du premier n'est que
de 10,8 mtre par k~16mtr contre 12,3 rn/km pour le second. Cette ano-
malie apparente' s'explique par la diffrenc<:\ des forme's entre les deux
bassins, trs visible sur le graphique des r~ctangles ~quivalents'
(planche I.2.1.2.2.(b). Le bassin vers~nt de l'oued Bou Heurtma Kf
Rirha, ,de forne trs ,allonge, a un indice de compacit assez ,lev
. ,

(Kc = ],63) tandis que le bassin versant d8 .l'oued Ousafa, de forme plus'
rarrasse, a un indice de cOl'!'lpacit plus ~ai~le (Kc = ] ~32). A. dnivele
, ' .
et supl~rficie gales, l'al10ngeme'nt de la forme d'un bassin se.traduit
donc par une augmentation de son indice de compacit et une diminution
de son indice de pente. \ ,

L'indice giobal de pente est une estinilltion assez voisine'de la


pente gnrale du rectangle quival\jnt e.ntr:e les altitudes qui conser-
vent 95 et 5 %. de la surface totale du bassin au-dessus d'elles. La p.m-
te du rectangle quivalent est 1<~ rapport entre la, diffrence d-a deux
altitudes et la distance qui spare leurs courbes de niveau respectives
sur le rectangle quivalent. Elle suit fidlement les variations de la
. courb hypsomtrique' et perm.t de les chiffrer ~

Pour le bassin versant de l'oued Rhezalt:l: Fernana, la p~nte du


"

r~ctangl~ quival~nt est gal~ 17,2 ~tres par Kilomtre au-dessus


de' 600 mtres d'altitude, ellE: ,passe ensuite 39 mtres par k~ entre
les altitudes 600 et 700 ntres. Ces valurs ne souffrent' cependant
aucune comparaison ave les pentes r8ll~s 'du ,terrain qui vari~nt entre
57 n par km et 200 n par km au-dessus de 400 mtres d'altitude .

.'

, .
-,.
..
..
r.: ..

1
19
"

Pour le bssin' v~rsant de l'oued Bou Heurtma K~f Rirha, la pente


d~ r(:;)ctang1e ~quiva1ent est. ga1~ 10,1 ID par km au-dessous de 600 m
d;altitude, elle passe ensuite 19,5 m par km entre les altitudes
600 et 765 'mtres. 'Par contre, les pentes' relles varil?nt' d 30 120 ID

par km au-dessus de c~tte a1titude~

, '
Dans les deux cas, les courbes,hypsootriques refltent na1 les
variations re11~s de la pente du bassin en raison notanment d~ la dis-
position des re1iafs sur les d~ux bassins.
.'

,En ce qui concerne le bassin versant d l'oued Ousafa ~ 12, ~u .


vu de ~a courb hypsomtrique; ~e rectangle quivalent prsente une par-
tie mdiane de pente modre: Cette partie mdia~e 'se situe antre 750 ', .
et 915 mtres d'altitude I3t1a pente du rectangle quivalent est es.time
. . .~.

8, 6m par km. Au-dessus de 915 !:ltres, la pent'e du rectangle quiva'"


..
~ent est e,stime 21,4 r.l par ~m jusqu' l'a1tit:udel065 mtres qui con-

,.
,.
serve 5' % de la surfa,ce du bassin au-dessus d'elle."Au-dessous de 750 m
'la pente du rectangle quivalent est estime 23 rn par km jusqu'
, '

l'altitude 630 mtres qui co?serve 5 % de la surface du bassin au-des-


s'ous' d' ~lle. Cette fois, la. prtie mdiane faible pente correspond '
'su; le bassin versant rei::1 'au rtP1ateau de. Haktar" q~i couvre une' surfa-
, .'

ce assez importante incline vers l'est avec une pente de 20 'SO ID

par km: Les oueds ont crus dans Cl? lIp1at..~a~'! d~ profondes 'vB;1es aux
.,'
.flancs trs pentus (II 0 1.40 ? par kn) qui ,expliquent le regain de p~m-
te pour des altitudes' infrieures 750 8tres .

" J

GROUPE B - Bassins de superficie moyenne


Dans ce, group," lestro~s bassins versants da la Hedjrdah Jndou-
ba, du Tessa'au pont route nO 6, et de1a Si1iana au Djebel Laoudj~ ont
peu prs les mmes superficies~ Ces trois bassins s~t classer, au
'. " . .
. vu de leurs dniveles spcifiq':!es, parmi les bassin's relie:;: fort(R6).
Cette' fois, les valeurs de~ dniveles spcifiques et des indices de .
pente se correspondent. Remarquons toutefois que' le bassin versant de
la tfudjerdah Jendouba, possde l'a1titudemdian ,la plus leve et la
dnivele la plus forte (845 m). C'est pourtant le bassin versant de
l'oued Siliana au Djebel Lao.udj qui possde l'indic.: global de pen'te';
..
.1e'p1us . lev en
. raison not'al'.!rilent de'sori'faib1e indice de coopaeit.
, . . '.
.,
,"

, .
., : ,
,~, 20

Remar'quons' .gat:1ent entre les deux bassins .versants 'd ,la H~djerdah ,.
'GhardiInaou t "J~douba, l'cart imp>ita~t:des'deu~dn~vei~s;:'
" 565;~nitres pou.~ le premier, 845 fntresp~:t; ',le, s.econd'. Cett~ a~gme,nta-:
tion
,iIllPortan~e de' la
.. .~
dnivele',estde l' ~n:~re
~...... j . < ~ .. -
d~' la
'Medj erdah .dans
".

l, .
, la, grande plaine qui s "tmd de Ghardimaou .Pont Trajan.
.- >t ,. ..
L'tude. de,s c0:l1rbes hypsomtriques et de~ r,e~tangles ~uiv:alents
no~s,a perm~s de dresser 'un petit tap}.eau. D1s ce tableau (1.2~1.2.3 ()).
~ fig~rnt'lesp~ntes d~s 'retangl~s qui:vale~ts ,des qutre bassins ';'ersant,s
, .'
13, pentes' ca~cules se~on l!= .dcoupage suggr par la courbe
~: c.J.u,. gr~upe

..... . hypsq~trige ntre le's altitudes H5 % et H95 %. q~i'laissnt . respectivemen~


5'% ,et 95 % de la surface du bassin au-dessus 'd'elles .
. . '~ ~ .

. ~ .
. TAB,LEAU DS VARIATIONS .DE L~.PENT.E DES.RECTilNdLES EQUIVAL'P,!7['f) :DES
.: . ~ .. .: BASSINS DU GROUPE B
... .
" ,:~
. < -.
,.' . ~
TabLeau 1.2.1~2.3(1) .- ...
1.-.-=================7===============.
.:. ! =I====~============'~I='==================~===========~,.'
....-
!' 1 , . . ;, .! !,
,! Bassin'sVersants !Siiiana au~ Tessa-a}!,' ,
!Hedjerdah' 1 Medjerdah '
! ',:!Djei:iel Laoudj .; Poneroute n06 .! Ghardimaou ; Jendouba
! ."
'~'J
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1
.'. . . . !.>
... ,J.

! !. !
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H 5 % ~~~!
. "
_~~-_----'4-I-------~
940 !.8sb
. ,;-"i,.:.-.----. ....-_ _---;:
~1.025!
----'-
1.000 ! ,.
!
,
! 1. ! " .! ' !'
! ;' Al ti ~ude !
! ! . ''
,; ! 1re!, en mtres ' . .!~ 940 580 !. 880 '670:; 1 1,025 615;
1
.!
!partieL l,
! ! pnte du ! !
.!..!.rect~ quivt' ! !" -i

! ' ! en mlkm . " . 1 1 ,4 ! 10,3 5,5


.. ! ' , ! " .! ! . !
"
. '! " ! '1 1 !
! . . ,A.l titude,s '!' 1 :
en 'mtres 670 420 , '615 460i
! 2me l ! , 580 3,10
!partie! 1. !
!. f peli.t~ du . , ' : ! ..
"

.. !
,! !
!. ' " 'rect ",t~auivI: '6,8 4 ')4, ! 16,9 "

',1 . ..! en rn/km - !, . ! " l, !.


.. '.'. ! ! ". . ,, !
! ! ' !
! !','altitdes! .,! .!
:! . ! en mtres !310- 225 !. 420 250 ., .. ,
. ,. ,. ?~:- ! ! ! .. .' i
,par _1e, -~_-""":-.~.-'-7!"--_----. ....- ..:,.I,;-..- - - - - .,.-,,-.---'-'~-----'----:'---
'.' '. " :l ~pente du
, , .. ! !. 1. "

i ;
rect.' qui v~. " ! . ' . !. ,
! .. '!"
n m/km ,'. 9 ;t .! . :g, 1 !' ! r. '
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1. 1 , . . _.!
. . ! ~H 95 % en m '! .. 225 . ,,' . 250 . 460 165 " !
,J:;:-- ! !' . r'
&.!fo :.:-~

It:' ,J. ..: "

.~ ,
21

'.

Les bassins versants de l'oued, Siliana et de l'oued Tessa ont des


courbes hypsomtriques analogues. La partie mdiane de leurs courbes
peut tre 8Gsimile une-droite qui rsulte 'd'une gale rpartition
des surfaces e~tre courbes de, niveau sur: le bassin. Dns:cette zone,
la pente du rectangle quivalent e'st plus forte sur le bassin de 1 '~ued
Siliana que sur le bassin de l'oued Tessa. Cette assertion se confirme
-. l'examen de la carte topographique. La partie mdiane de. la courbe
hypsomtrique dt; l'oued Siliana correspond la plaine Siliana et
Son prolongement vers l'aval. L'ensemble conserve une pente plus forte
qU les plaines des Zouarines et du Srs qui jalonnent le cours de
l'oued Tessa. L'accroissement de pente au~si bien v~rs l'amont que
vers l'aval des plaines mdianes se confirme galement. Il est d
" la prsence de rE\liefs aSSez lvs prs des exutoires des deux
bassins. ( Par contre, les deux courbes hypsomtriques escamotent la
.
plain d'E1,Aroussa sur le bassin versant de la Siliana et la plaine de
Bled el Rhorfa sur le bassin de l'oued Tessa).

Quant au bassin versant de l'oued Medjerdah Ghardimaou, de


1.025 615 mtres; la partie mdiane de la courbe hypsomtrique, qui
correspond une pente gnrale' de 5,5 mtres par kilomtre sur'le
rectangle quivalent, occupe environ 80 % de la surface du bassin.

.
L'arc infrieur de la courbe est trs marqu, compte tenu un1-
'

quement du relief, le ruissellement entre les altitudes 600 et 200


mtres devrait, tre plus ,important sur le bassin. Cette assertion n'est
que trs parti7lle~ent confirme par l'examen,de la carte topographique.
Il est vrai que dans la partie situe au Sud de la Hedjerdah, au-dessus
de 500 mtres (ou 600 m) d'altitude, les pentes sont plus faibles,Dai~
, a n'est plus vrai dans la partie si tue au Nord de la Me9-jerdah o les
pentes sont tout aussi fortes au-dessus de cette'altitude.

Compare la courbe hypsomtrique du bas'sin versant de la


. Mdje!dah Ghardimaou, celle du bassin versant de la Medjerdah
Jendouba consrve la partie haute en~re 1000 mtres et 600 mtres
d'altitude, occupant 60 % de la surface totale du bassin, puis la courbe
hypsomtrique se casse, sa pente'devient trs forte entre les altitudes
600 mtres et 200 mtres pour se terminer pr un pet1t' arc faible
rayon de courbure entre l'altitude 20 ~tres et l'exutoire. Cette
22

. cassure mar~ue l'entre de la Medj.=::rdah dans le grand synclinal d'orien-


tation Est-Ouest, entre Ghardimaou et Bo Salem (Souk El Kmis)~ Entre
les altitudes 600 mtres et 200 ~tres, la pente du rectangle quivalent
est donc forte, value 12 mtres par kilomtre. Cependant la dif-
'frence des pentes (16,9 et 12 rn/km) des rectangles quivale?ts de la
Medjerdah Ghardimaou et Jendouba ne. correspond pas sur le bass~n
des variations"notables de la pente du terrain.

2
GROUPE C - Bassine de grande superficie (plus de 9000 km )
.
'Sur le tableau des rsultats, (tableau 1.2.1.2.3(2 nous constatons,
'corrlativement une augmentation des sperficies, une diminution des
altitudes mdianes,. une augmentation des dniveles, une diminution des
indices de pente, et une augnientation des inices de compacit. D'aprs
la classification bse sur le calcul des dniveles ~pcifiques, tous
ces bassins sonf clisss da~s la classe R,6'd~sbassi~s fort relief. Ce
groupe prsnte une 'certaine homognit, ,qui rsulte de l'etfuotement
~-
gigogne de ces 'bassins'.
. Le bassin versant du l-felle'gue au K. 13' couvre
'en effet 84 % de la superficie du bassin v~rsant du Mellegue au Pont
5 Dinars, iquel couvre 62 % de la superficie du bassin versant de la
Medj erdah Bou Salem et 48 % de la superficie du bassin versant de la
Medjerdah la mer.

Le bassin versaht du Mellegue, aussi bien au K. 13 qu'au Pont


5 pinars, p~se?te une courbe hypsomtriqu dont la partie mdiane, qui
ocupe 60 70 % de la surface du bassin, peut'tre assimile une
droite entre les altitudes 1000 mtres et 550 mtres. Entre ces deux
altitudes, la pente du rectangle quivalent est rgulire, estime
2,8 mtres par kilomtre. Au-dessus de 1000 mtres et au-dessous de
,500 mtres, la pente d~ rectangle quivalent s'accrot fortement
.. ' .
4,3 mtres par kilomtre au-deSSUS de 1000 mtres et 5 ~tres par
kilomtres au-dssous de 500 mtres. En ralit,sur l carte topogr~
phique, entr~ les alt,itudes- 400 mtres ~t JOOO mtres, existent quatre
hautes plaines entoures de relief aux approches desquelles les pentes
restent fortes. Au-dessous de 400 mtres d'altitude, l'existence de
hauteurs assez leves proches de la plaine de Jendcuba; entrane un
retrcissement gu bassin et un accroissement importa?t des pentes du
terrain jusqu' l'altitude de 200 m.
23

'. En ce ,qui concerne les courbes hypsomtriqucs d8s bassins versants


de 1& Medj erdah de Bou Salem la me,r, la partie mdiane de la courbe
occupe ~nviron 60 % de ,la surface du bassin entre les altitudes 950 m.
et 400 mtres .500 mtres. Au-dessus de 950 m~tres, la courbe se
. ,
redresse rapidement. Au-dessous de 450 mtres, la courbe s'inflchit
modrment dans cette dernire partie, la plaine de Ghardimaou, .
, Jndouba, Bou Salem marque la courbe hypsomtrique d'un point d'inflxion.
"
Dans le tableau ci-dessous, nous donnons une stimation des
variations de la pente des rectang~es quivalents des bassins du
groupe C selon des dcoupages suggrs par des courbes hypsomtriques.

TABLEAU DES VAF?IATIONS DE LA PENTE DS RECTANGLES EQUIVALENTS


,
DES BASSINS VERSANTS DU GROUPE C

. . TABLEAU 1.2.1.2.3(2)
=====================~===========~==========,-=========l===================='======--====r
! .. iUellegue! Mellgue i Mej~rdah i Medje:dah 1 Medj~rdah i Medje:dah i'
!, BASSINS 'VERSANTS , au .! au Pt 5 1 MedJez " a .a 1
1 . iK. 13 Dinars Bou. Salemi El Bab i Djedaida la ~r .
!
li 5 % en mtres! 1130 1130 1060 1060 1060
!
!
Altitude 1 1130 ! 1130 lQ60 1060 1060
en mtres 1 1000 1 920 890 925 910
,11re.

'Partie
!
1
!
4,3

2ma '
Pente du
,Parite rect qui-
2,8 2,2 ' 2,2 2,1 2,0
vale.nt en
1'ml Km

! Altitud 660 520 485 440 450 390


3me ! en mt~es 485 390 260 170 130! 80
.' 1 ------+---.-"-....;--..:.-----J..----~~----~----...:':...------
Partl.e .1 Pente' du !
! . rect qui- ! . !
l' 4, 1 5 4,6 3 7 3, l ,. 2,7
! valent en ,
!
~~
,
.
,
li 95 % en mtres .485 . 390 260 170 130 80
=======--=~--=======~~ =====L
,',

'.

, .
...
' . >; .... . .' 24

li 5 % et H 95 % sont
., les~altitudes qui laissent respectivement
5 % et 95% de la surfce du bassin au-dessus d 7 elles. Sur le bassin de
la Medjerdah, plus' la surface du bas~in versant est grnde,. plus la
. comp~ex~t~_de.'la disposition des reliefs est' importante et plus le
r~ctang1e CJ.uiva~ent devient inadquat pour rend~e cO\!p'te de cette
comple;dt. Il devient ds lors vide?t que l'indice 'global de pente
. .
( o l'indice de pente de Roche) et les~~entes des rectangles quiva-
lents ne sont'plus significatifs.
:... ..
I.2.1.2.4. - Conclusion

En conclusion d~ l'tude des formes des bassins versants de la


Medj~rdah et de ses affluents, on peut dire qu'ils ont tendance .
o ,

. s'allonger de' l'amont vers l'aval. Cette tendance se traduit par une
.'" ..' ~ - . .
croissance des indi~es de compacit des stations amont aux stations
#
.' aval.' La forme allonge des bassins ni est pas sans influencer nota-
b lement l'allure des hydrogrammes de crue et devrait contriber aussi '0
.' . .a. ' ' _

bi~n l'largissement de la base des hydrogrammes qu' une moindre


'croissance des dbits maxima de crue en comparaison de la croissance
des.superficies es" bassins versants."

. Quant ,au relief, par bassin, les indices de pente {indice de pente
global ou indice de pente de Roche)sembhmt caractriser son impor-
tance quand la complexit,'de sa rpartition n'est pas trop grande.
L!tude hypsomtrique montr quel point les va~iations de la pen~e
des rctringle~:quivale~tspouvaien~t~e s~nsiblessur u~ mme bassin.
Pour cer1:ain~ hassins,tels la Medjcrdah ,Ghardimaou et le Mellegue'
au l~nt 5 Dinars, la pente. est aussi forte dans la partie. aval que dans
."
'. '0 la partie amont . ,De plus? il ne faut pas perdre de vue la schmatisation
.des'bassins en rectangles quivalents qui constitue le dpart des
'c;lculs" d'indice
. ,," *'.
de';e~lte... Cette schmatisation
- ~ T
n~ permet pas de tenir

compte de la rpartition. spatiale des reliefs qui joue certainement un


~ >. 'l :~ . . ' .. .

." g~an~.rle sur. le 'ruissellement global en augmentant ou en diminuant


~ . . ... .,.
l~s ~istances parcourues par les gouttes d'eau pour parvenir
: l'xutoire.
25

1.2.1.3. - LE RESEAU lftDROG~~HIQL

1.2.1.3.1. - Trac du Rseau hydrographique

'~ ...
Trac gY'aph7:que et position des 'stat-ions limnimtY'iques '.:
Nous prsentons (carte 1.2.1~3.1. (a) un trac gnral
du rseau hydrographiC}ue de la Hedjerdah et de ses affluents effectu
partir de cartes topographiques d'chelle 1/200 000. Une rduction au
. pantographe,a permis
.de prsenter ('.e rseau l'chelle
. 1/500 000. Toutes
les stations 1imnimtriques et tous les points de jaugeages ~ur la Medjer-'
dah et ses affluents ne sont pas reports sur cette carte. Seuls les sta-
tions et points de jaugeage pr3entant un certain intrt pour la Monogr-
phie y ont t placs et figurent paralllement sur le tableau des
superficies dont nous evons parl dans le paragraphe 1.2.1.1.2. (1).

1.2.1.3.2. - Profil en 1cng de la Hedjerdah et de ses .


principux affluents

Les profils en lon3 de la Medjerdah ct de ses principau~

affluents ont t regroups sur le graphique 1.2.1.3.2. (a). Ils ont t


levs sur cartes d'chelle 1/200 000 me, en mesurant, "m~andre aprs
. ,
".
. mandre, :: ~ traj et st:.ivi par les rivires des sources aux exutoires, -et en . ,

notant conjoil\tement altitudes des courbes de niveau recoupes par 'les


lUX
. .".
rivires les kilomtres dj parcourus. Les cartes au 1/200 000 me permet-
tent d~ prendre des points espacs de 50 mtres en altitude. Cet cart'
nous a paru parfois trop grand lors d'tudes dtailles du profi} de"
quelques rivires. Nous n'avons pas jug utile de le faire dans le cadre
de cette tude.

Les accroissements de pente sont marqus par un arc


convexe et les diminutions par un arc concave sur les profils en long.
.~e..
III

c: PROFILS. EN LONG DE LA M.DJERDAH



ET D~ SES AFFLUENTS
------.-- .
MtaklO"o

1400

1300

O. ~,h thobbro .
0, IthlNrMt
1100
t Mtdjerdoh . ,,
. 0.11 K,blr
1100 ,
1

1000

900

aoo o.
700 ','

....
GOO
......
;

SOO
' ..
. -..
N'

W

--
1,00 N

300

200 ,.Mtdjrz ri Bob


Djtdrdo

.'TtbO\"b,O'
10D
,
protvln,

O_-.. . . . . .--...---~--,r--_~----,---~ ....I --r---...,----.----'r----. . "'--=_~:::::=;::::::!~~=':;:-r-::_:::J~~.,._=.Jilt


600 550 500 1,50 1,00 JSO 300 150 200 150 100 50 0
I.ongup.urr. tn ki.
1

... ..
Nous .avons' dcoup grossirement le t~ac ,du profil eh long qe
..
" ,
. .
la Hedj erdah et de ses' affluents en sections pr.selitant une crtaine
.. ..~
h.omognit de pente et nous ayons' calCul pour ces secti~ns les "
" .
diffrentes pentes moyennes de la rivire.

..
Les mesures eff,ectues. sont consignes au tableau suivant.
_ . .
TABLEAU DES EAPJATIONS DE LA PENTE DES LITS DE LA MEDJERDAH'

ET DE SES AFFLUENTS

TABLEAU I.2.1.2.3.(3)
=====~============~=============:=============~===============~=~============~=======~==

!! ' ";t'1~skiana,; Mdeha


'Hdjerdah Oued El Kbir Rhoumel-Ousafa !!
! 'Rivird . i1:1ellegu Te.ssa i
Rhezala-Bou .' Siliana ; ..,' !
! '! . !Heurtma !
! ' . !
! Altitudes 1150 1450 ; 1000 3. 800 1150 - !
! 1r~.;: en mtres 950 1060! 5~O 400 . 950 ,!
! . P AR~IE ". . T.' !
, . Pent2' 100m/Km 15m/Km 16m/Fill 40m/Km 20m/Km ~
1
1
, ! ~ ,Alti tuds -940 1060 590 T 400 950
,!
- 2me! an mtr(;;s
, 650 670 390 220 .! '840

PARTIE i Ponte 9, lm/ KTJl, 5,3m/Km 5 ~ 7m/Km 12m/Km 28m/Km


.'
! "

'
.
' ! .
Altitudes 650 670 3QO 220 840
!
3me !
. , en mtres .. 192 f,25
1
170 !
1
.190
.!
492
PARTIE ;, '!
Pents' 10m/Km .
.! ! 3;4m/KJ:!l ;'4,1m/Km; 3,5m/Km
t 1
!
! Altitudes 192 425 170 190 .492'
! ! !
4me ! en mtres 142 250 133 130 . ! 340
!
.! PARTIE,; t !.
Pente' O~ 7m/ Fm . 2 , 4m/ KIJ1. l,Sm/Km! 2,OrnlKin 3,5m/Km .
L , i !
Al.::itudes 142 !. 340
5ma en mtres 130 .! 140,
P~TIE; 1
Pente. .. 0,i8m/'~ 2,3m/JKm 3,2m/Km ,1

-Altitudes :130 142


l' 72 ,: .
6 me. en mtres 44 '! 138 !:
PART lE ! ! - ! -
! Pente , .0,80m/Km
,
0, 25m/Km
1
i' 3,.8m/Km
!, " j.
Altitudes 44
en mtres ,'.
!
,
0
! '. !
! .

,,

"

'.", '
"
. ,
, . .
, '. -

'~ - . ' " ,27 '


.. "

,>

Notte i . ~tention~- en dressant ce tableau~ est de donner une ide des'



... valurs des pent'es matri'alises sur le graphe: des' profils en l.ong;
"La plus forte pente ne dpas'se pas 10 .%. Elle est pourtant -matrialis'e-
;. - -"; . .. ...
. sur le graphe des profils n long par unedroit~ presqu verticale.
, ( . "

. Bien que grossier, le dcoupage pro!Jos permet quelques r'emarques


; 1 _ ,,'" ...
. qu~nt la dcroissance des pentes~es oueds Medjerdah et S:iliana. Ainsi _'
de Jendouba (altitude 142) la sortie' de la plaine (altitude 130 metres),
-la Pente de la' rivire n'est que de 0;18 mtres par 'kilomtre sur une~
di~tance de 67 kilomtres. Elles'accrct
. ensuite pendant la traverse~
.
dudiapir de Thibar s prbnant une valeur'lnoyenne de.O,S mtre par.ki~~mtre
sur une distance de 85 kilomtres. De mme~ d'amont n aval du Djebel;
'Laoudj (altitude 140 m) la pente moyenne de l'Oued Siliana passe de 3,~
'''i

, .-
mtres par kilomtre sur une'dista,nce de 62kilo~tres 3,8 mi:res'~.ar
,ki~o1l1tre jusqu' sa confluence avec-.l'Oued Medjerdah.
" .
. . ,
Ces deux exemples montrent bien~ ma~gr ,un' dcoupage, grossier des
pr>Hls en long, l' exis~enc de ruptures de pentes dans le profil des~ :'
- . . ,J ..

Oueds ~~djerdah et,Sili~na.Un examen plus dtaill des profiis permet-'


." ,.
,trait d~ relever sur teus' les affluents de la Medjerdah ',et 'sur la
: ,. . ' ,~ ., ." '

,. . M~djerdl;h elie-mme de nombreuses ruptures d~~ p?tes.


.'
Les facteurs qui pe~vent influencer le trac, des'prpfils en long
sont nombreux, et la'variation de l~un d'eux induit souvent celle"des~
'autres' dans un sens bien dtermin. p'armt eux~onpeut ,nommer: ,la
. "

lit~ologie, la pe.nte, l', volume des alluvions, le dbit, 'liquide e~ .s,a


vitesse~la profondeur de la. rivire, salm:geur et la rugo$it de son.~it:
.
Do ces facteurs~ faute de mesures, nous n'avons que' trs peu de rensei-
'. '

~ gnements c~?cernan~ le volum des alluvions fournies parles bassins ver-


sants, le calibre .des alluvions et la rugosit des lits,. Par o~tr.e~ aux

, .
stations inst2.1les et exploites par la D.R.E.
'
t les orgarismes qui
l'on"prcd;nous disposon~ d'un certain nombre de mesures de:d~bi~, de
vitesse~ de ?rofonder ,et de 1arg$ur. ,-

D'ores et dj, d'u~ point de vue trs'gnral,'la faible courbure \~


-desprofils en long semble t:t;'e due laconjonc.tionde du~.phenom~es
, . ... ~ . - ' .
". ~ .
"d'une part
. . .
,le' retrcissement
i
~ssez
_ .
gnr~~ des bas~ins versants,

de:,
.
';
1 ',amont vers l'aval et d'autre part la nature du climat. Ces deux ,.
... ,

, '
"

28

.
phnomnes tendent l'un et l'autre provoquer une certaine carence dans
la croissance des dbits de l'amont vers l'aval. Le profil longitudinal
d'une rivire est en effet d'autant plus concave vers le haut que le
dbit s'accrot plus vite. En outre,_ tant donn la faiblesse des dbits'
d'tiage, le rle jou par les crues parat primortl~al. Enfin, il ne
faudrait pas msestimer le rle jou par la ~ithologie et les structures
,
gologiques qui conditionnent la rpartition d~s pentds.

Ainsi. la plaine de la Mcdjerdahentre Ghardi~~ou et-Bou Sa~ems la


plaine des Zouarines o liOued Tessa prend'sasource~'la piaine d'Es
Sbikah sillonne par l'Oued Meskiana, jouent~elles un r?l~ qui dtermine
le model du profil actuel des rivires qui les traversent.
"

1.2.1.3.3.- Longueurs de la Medjerdah et de ses affluents

Nous donnons ci-dessous un tableau des' longueurs mesures lors de


l'tablissement des profi~s en long.

Me.djerdah 484 Km Meskiann 10'..e llegue 317 Km


Rhoume l--Ous afa-Si1iana 17 i ~{,'11 t1eskiana 112 Km
Rh aume1 14 Mn Mdena - Tessa 143 Km
Ousafa 32 '[qn Mdeina 24 Km

Oued El Kbir - Rhezala - Bou Heurtma 64 Km


. Rhe.zala 21 Km
Bou Heurtma .30 Km

A la confluene de l'Oued Mellegua et de l'Oued Hdjerdah,


. la"Medjerdah est longue de 204 Kilomtres et le Mellegue de
317 Kilomtres. De par sa lou8ueur et la superficie de son bassin versant,
l'Oued Mellegue est une rivire plus importante que l'Oued Medjrdah. Il
aurait d logiquemGnt donner son nom la partie ge la rivire qui lui
fait suite jusqu' la mer, si la M~djerdah, par son dbit liquide, ne
surpassait pas large~nt celui du Mellegue. Si l'on additionne la lon~
gueur du Mellegue au confluent et celle de la partie de la Medjerdah
l'aval du confluent~ on trouve une longueur totale de 597 km.
29

An~ly~eJ ~~ co~~s ae l'Oued ~~djerdah

L 1 0ued Medjerdnh prend sa source en Algrie~ la Bimit~ du front


des nap)~. -; Kabyles et des :na::HJifs teJ.liens 'lu 'elles chevauchent (:,ntre
Souk Axuac et SdLata. Leux petits ruisseaux, issu~ du Djebel Ras El
Alia. fusionnent pour donna:: naissance au collecteur proprement dit
de la HedjeriD~. Tout au long de ::JaG [,,34, KL~s.c3tte rivire coule en suivant
. ou en traversant l~.s rgions gologi.ques majeures des cor.fins Nord
algro--tunisien8 -iinis en ZOc:'3S S tn.:.ctutales

les nap?c:s kabylo-kroumires ~

la fORse de la V~djerdah,

la zond d~s aiapirs.


,
T~'i Oltee, diibol.::che ~:'1iin.3 la me~= par l' t::-ave::se d lune larf3e pJ.aine
coti:!:o r:i gc su:: J. .... ~) stru.:tv,:x:ec p2..ct~_c,i.res de la reioi1 tunisoise
, A ~ 177E l' - 1)
~ :-~
..... :.U.:..I
0 ..: ~ 1

J...'impl.al'~ta::ion de l'Ouen. }~9djE:rdah> de sa source Ghardimaou~

~efltp. dF~ faon r~.J.1larquGb}_e~ 111 dicpc3itior: du fro.1t des nappes


k:l~yl(.. r ChE-,78.uc::1an'.: la IJOl'U1.Ue N.E .:lu p:.l1'oJ.oau c:-tac dl Ai.n Beida-
c.~::'.~:cH:'laou.. J. 1 c~' 1C:88 d.:.: 1~1 n<.l:~~' de~ gr!;;$ oligocnes . replissant
.!
':igoureuS~ent la COllvertura calcai:t:'~ d.r;l celui-ci y e cr Ulie srie

d petits ~JnclinauA t=oit3 et dform~s. crnbls par les sdiments


mGrno~3rseux du ~liocne. ~,a ri7~rc leB emprnte en sautant de l'un

i3. l' sutre l. faveur de petits accidents transvers<1ux', Jusque l ~ la


pente de sen li(~ trl.':.uit le caractre torrenH.el de cette partie
aill:Jnt du bG.B'l~.n tout: autEint li 11 sa s~.tuetion climatique qu' la nature
des roches t:'-E:versP-G. Aprs le frnchisBement du diapir salifre de
Soul~ A:::!las. J.a 1YIedj8rah der,cend une srie de petits biefs tags, s-
pars par clos se~ils rocheux ou structuraux et di~po3s sur la ligne de
suture des na}j:es et .:l pen:1eau. I.e CO'.1rs d la rivire suit alors le
contact d~s grs oligocne3 avec les calcaires puis les alternances
marneuseE et marna-calcaires crtaces du va~te. dme anticlinal ventr
du Berdah. Il dbouche dans la pla~ne de Ghardimaou en s'incrustant dans
un accident structural- ob~i~e inject de Trias gypseux.

Tout au long e son. -:l'ajat. l'O'lle Medje1:'da1:l recu':'lille les eaux


~3toriques du bcssiu algrien. L~G 3tr~ctures gologiques traverses ne
pai:'abSf~l.t gur.~ f<3.v.)ra~1J.el:: une alimcntatf_on do i::.eppes i-;nportantes par
. 30

les pertes d'eau dans le lit de la... rivire. En revanche, le lessivage des
roches du ~rias, du Crtac mcyen et du Miocne apporte une certain
quantit de sels' solubles que les hydrologues ont dcel dans les dbits
d'tiage la station de Ghardimaou.

La fosse de la Medjerdah

La plaine qui sitend de Ghardimaou Pont de Trajan constitue en


elle-mme une unit 'gologique structurale. Sa partie Ouest est un
syncinal curieusement cal entre le front des nappes grseuses' de
Kroumirie et le rebord Nord du panneau calcaire Ghardimaou-Le Kef. Son
centre est une fosse dispose entre la zone des cailles de Bja et ce
mme panneau. Son extrmit est un synclinal dissymtrique adoss au
diapir de Thibar.

Comble par la sdimentation marno-grseuse du Miocne, sa surface


actuelle est recouverte par les dpts du Quaternaire dans lesquels la
rivire creuse son lit. Celui-ci est caractris par trois points essen-
!s :
une pente trs faible d'une rgularit quasi ininterrompue,
des dviations latrales du cours,
des mandres ~isposs en trains

. Les hydrologues ont conStats des pertes d'eau dans le lit de la


'Livire. La disposition des alluvions justifie par elle-mme la rpar-
tition des nappes ph~atiques de la yalle. La complexit des structures
souterraines de la fosse motive l'existence de seuils hydrauliques
alimentant des nappes profondes. L'tude du trac de .la Medjetdah permet
leur localisation.

A partir de Ghardimaou, l'Oued dcrit un premier train de mandres


et ne conflue qu' Chemtou avec l'Oued Rarai ax dans la gouttire du
synclinal. Cette particularit dtermine les pertes d'eau constates dans
un lit au profit de l'autre (Srandour-Note paratre au B.I.R.H. - Tunis
1972). Chemtou est un noeud de grandes failles cres pa~ la perce du
Djebel Hairech. Les collecteurs du'Mlah et du Mliz y conflu~nt de faon
sing~lire. Ce doit tre aussi un seuil hydraulique comme doit l'tre'
ge.lerilent 1.' alignement de la rivire SidiAbdel Melek.
31

Un autre seuil important,'engendr par la proximit de l'Hairech,


se situe peu aprs sidi Mesk~ne.
La ~fedjerdah, repousse au Nord par l'panouissement du remarquable cone
alluvial de l'Oued Mellegue, va buter contre le pimont du Djebel Rbia
en dcrivant un 2 0 train de mandres trs serrs. Le seuil de Sidi
Meskine ,tout comme le train de mandres du Mellegue traversant son cone
alimente d'une part la nappe profonde de la fosse deJendouba et la
nappe phratique qui affleure dans le marcage sal de Bulla Rgia. ~u

passage, le M~llegue capture la Medjerdah ou du moins la repousse encore


au Nord pour contourner l'norme cone alluvionnaire de l'Oued Tessa qui
s'tend de Souk Es Sbt Bou Salem. Ce dernier traverse son pandage'
en ligne droite et vient littralements',emboutir dans l'artre principale
sans pour autant la dvier. En effet, la Medjerdah circule dsormais dans
une gouttire troite aligne contre le pimont Nord de la plaine. C'est
un passage obligatoire pour les eaux de surface et un collecteur souter-
, ,

ra1n pour les nappes que l~s apports du Tessa contribuent encore saler.

La configuration de l'Oued Bou Heurtma rvle que son cours doit


longer un accident de structure ~outerrain perpendiculaire la valle
principale. Il s'emboutit galement dans la Medjerdah:Sa confluence, asso-
cie au franchissement du seuil de Bou Salem, engendre un 3 0 train de man-
dres qui'se resserrent contre 17 butoir pliocne de Medjez Schraf. Celui-ci
constitue un barrage de fermeture pour le rservoir de la fosse centrale.
Au del, la rivire coule dans le synclinal ,du pont de Trajan et les man-
dres qu'elle dcrit paraissent ?niquement ds aux variations lithostratigra-
phiques de la gologie locale.

L'tonnant coude de l'Oued Zarga relate les vicissitudes du cours de


la'Medjerdah lors de la traverse de la zone des diapirs partiellement obli-
tre ici par les avances gologiques de la zone des ailles de Bj.
Ainsi, le relvement au Nord du synclinal de Pont de Trajan oblige ia
rivire dvier brusquement po~r franchir le diapir de Thibar et ses bor-
~ dures miocnes. De ce fait, le seuil hydraulique fix dans le mandre de
Sidi Mohammed Ed Dridi a retenu depuis longtemps l'attention des hydro-
gologuqes comme site de barrage., Au del, un petit bief pente faible
caractrise l'enfoncement de la Medjerdah dans une gorge troite
32

profondment incruste dans les gypses massifs de ,la lame triasique de


"

Thibar. Au dbouch du diapir, le Kantaret El Mlah iocalise l'amorce d'un


second bief pente faible et rgulire dans lequel l'Oued coule au
contact des mar~es'schisteuses du monoclinal aptien d'Jued Zarga d'un
ct et des alternances marno-grseuses du Miocne de l'autre. Celles-ci
expliquent le train des mandres lithostructuraux qu'elles dterminent.
La dchirure structurale transverse d'Oued Zarga-Testour motive le coude
spectaculaire que la Medjerdah effectue pour aller s'installer dans la
gouttire de Medjez El Bab et reprendre son cours dans le sens longitu-
.dinal des plis de l'Atlas. Elle coule directement sur les bancs rocheux
du Miocne dont la disposition conditionne la forme en chevrons de son
cours. Le site de barrage de Sidi Salem est un palier rectiligne appuy
au diapir du Djebel :aI'iouigue.

La structure gologique de la rgion ne favorise gure la cration de


nappes d'eau. S'il en existait une dans la plaine de Oed Zarga, celle' :i
serait prisonnire de la petite fosse qu'elle reprsente et ne pourrait
alimenter la Medjerdah que par une rsurgence ventuelle au niveau du
lit de l'Oued Zarga. Par contre, la tra~ers des gypses du Trias de Thibar
et des roches miocnes ccntrib~e dans une certaine mesure saler les eaux
d la dvire.

La gouttire de Medjez El Bab

De ~estour Tbourba; la valle de Medjez El Bab est une gouttire


installe dans l'axe de la zone desdiapirs. Ceux-ci, disposs de part et
d'autre Sloughia, se confondent au niveau~d~ massif d'El Ansarine. De
plus, elle longe le front de l'accident T4 de A. JAUZE IN. Ces deux parti-
cularits ,laissent entrevoir la complexit structurale de la rgion et
, -
suggrent l'existence d'accidents transversaux causs par des dcalages
. et des torsions qui affectent le soubassement gologique. En cela, ils
dterminent la rpartition des alluvions et des nappes d'eau dans le
mme temps qu'ils expliquent le trac du cours de la Hedjerdah. En ffet,
durant son trajet, la rivire est dcoupe en une srie de petits biefs
spars entre eux par des port~res structurales ou des seuils rocheux.

La dpression de Testour se situe au croisement ~e l'accident T4 et


de la dchirure tr ans vers ale d'Oued Zar :1n~Te8 tom:. La 'M..edj erdah s 7 y jette
33

en mme temps qe les Oueds Siliana et Kralled. La boucle qu'elle dcrit


n'a pas d'autre explication que sa prpondrance sur les autres rivires
autrefois plus importantes. Il s'ensuit un train de mandres dont l'en-
chevtrement est d la prsence du seuil'structural de Sloughia qui
cependant ne modifie en rien la pente du lit de l'Oued. Par relvement
du plancher gologique, la Medjerdah qui n'entaillait que ses alluvions
Testour, coule mme les marnes aptiennes' en amont de Sloughia, expli-
quant ainsi le confinement des nppes du bled Rhnimah. Le bief se
poursuit jusqu'aux boucles de Sidi Rhebib qui n'ont d'autre rle que celui
d'amortir un saut rocheux dans les couches tendres du Miopliocne. Celi-
ci est.dtermin par la complexit structurale de la gouttire coince
entre l'accident T4 ~t le diapir du Djebel Mourha. Jusqu'au barrage
d'El Aroussia~ la Medjerdah coule dsormais en marches d'escalier horizon-
tales qu'elle parcourt en un seul train de mandres. Seules, les particu-
larits de son dessin traduisent les passages d'une marche l'autre.
L'important accident transversal de l!Oued el Touam a engendr la dnivella-
tion de Medjez el Bab. La plaine alluviale s'largit dans l'entonnoir de
Smidia. En rive droite dbouche l'Oued El Hamar provenu de la plaine du
. Goubellat. 'Il s'agit d'une capture par rosion remontante~fixe sur
l'acident transversal du Km 44. En rive gauche l'?ued Bachar conflue
curieusement contre-courant du rseau rgional. Au mme endroit, la
dViation du cours de l'artre centrale matrialise ~n surface les compli-
cations structurales profondes de Grich el Oued. Au del de ce seuil~ les
mandres de la Medjerdah se resse~rent et s'amenuisent jusqu' la gorge des
, Chnes' cre par la proximit du pli diapir d'El Ansarine. Elle constitue
l'exutoire des nappes superficiell~s de la gouttire de Medjez el Bab et
un obstacle au passage des grandes crues. C'est pour cette raison qu'en
1969, l'Oued Medjerdah a dbord sa moyenne terrasse depuis Medjez jusqu'
Bordj Tourn.

Pour la section de Tbourba jusqu' la mer, nous renvoyons


l'ouvrage d'A. JAUZEIN : Les agents de la morphognse - la Les eaux
courantes - Ecole Nor.male Suprieure 197.1.
34,

1.2.1.3.5. - Analyse du cburs de l'Oued Mellegue

L'Oued ~1ellegue prend sa source en Algrie, dans l'une des hautes


.plaines qui bordent le versant Nord du massif des Nmentcha, proximit

.
du bourg. de Kenchela. Cette rivire, issue d'un exutoire du Chott Es
Sbikra perch 1065 d'altitude, suit la direction SO-NE de l'Atlas
Algro-Tunisien et parcourt une distance de 317 Kms avant de confluer, prs
de Jendouba, avec l'Oued Medjerdah 140 m d'altitude.

Dans le dtail de son cours, le Mellegue est l~rgement tributaire des


structures gologiques trs complexes de la bordure NO de l'Atlas. La
moiti amont de l'Oued est le produit d'une anastomose de plusieurs cours
d'eau autrefois indpendants, maintenantrelis entre eux par une srie de
connexions provoques par l'rosion. Celles-ci ont t provoques par
l'implantation ancienne d'un rseau d'rosion autour de rgions affectes
de dislocations structurales ou de subsidence ayant entrain un reaJus-
tement des niveaux de base locaux. D'o la multitud des petis biefs qui
caractrise le traG de pente de la rivire et que sparent des seuils
lithostructuraux.

C'est qu'en effet, l'Oued Mellegu, aprs avoir parcouru une rgion
rgulire~nt plisse dans les Nmentcha, est contraint de traverser la
jonct;;ion des grandes zones structurales Tunisiennes que sont celles des
diapirs et des fosses, adosses l au panneau crtac d~ Clairefontaine~

Le Kef, avant de dboucher dans la fosse de la Medjerdah o l'Oued du .


mme nom prend son'relai jusqu' la mer.

Descendant donc du haut plateau de Sbikra, un premier collecteur


. s'enfonce d'Ain Dalaa jusqu' la Meskiana, au coeur d'un ample dme
crtac suprieur largement ventr dans les alternances rocheuses plus
tendres du Crtac'moyen. Durant ce premier trajet, il ne peut alimenter
. '

aucune nappe superficielle importante, dans sa gouttire fluviale, tant


donn la structure gologique locale. Au niveau de la Meskiana, une gran-
de fracture transversale a favoris, au nord,'la surlvation d~ dme
crt~c contre lequel l'Oued vient buter avant de s'y frayer ~n passage
en position monoclinale. La prsence de cet obstacle a cr une zone de
sdimentation et e divagation en am~nt de la'fracture' et une zone
marcageuse, probablement sale en profondeur, en aval et au contact des
dpts pliocnes qui comblent l'chancru~e de la ~~skiana.
35

A partir de cet endroit, le parcours de l'Oued llellegue est profond-


ment influenc par la complexit des structures gologiques qu'apporte la
prsence des diapirs triasiques et Qes fosss subsidents transversaux qui,
dans cette partie ,de l'Atlas s'interpntrent. La subsidence du foss de
Morsott a entrain la formation d'une vague d'rosion rem?ntante dans les
roches tendres du Crtac moyen, assurant la capture de l'Oued Meskiana par
. ,

les griffons Zbara et Melah. A leur tour, ceux-ci ont t pris en compte
par le collecteur du Chabro de Morsott qui~ implant sur l'emplacement de
failie~ transversales, assure l'coul~ment des eaux dans le synclinal
crtac suprieur ~e Clairefontaine, repli form par l'jection du diapir
de ~Iesloula. Une telle disposition favorise la vidange des nappes superfi-
cielles, en partie sales, de la dpression de M0rsott et le transport plus
longue distance des matriaux solides arrachs au dme de Meskiana.

Un accident oblique~ prolongeant au t le diapir de Mesloula, a


dcal la structure et les affleurements gologiques dans la rgion de
Kbarit. L'Oued du mme nom qui le longe" a captur l'Oued Chabro la
terminairon priclinale du Crtac suprieur de Clairefontaine, crant un
nouveau bief dans des couches du Crtac moyen ravines par l'rosion. Une
nouvelle srie d'accidents obliques a'dvi le cours du Mellegue vers le
foss des Oueds Bou Rhanem en travers?nt de part en part les fractures du
diapir de l'Ouenza. La rivire est donc venue atterrir dans la terminaison
NO de la dpression o elle alimente des nappes plus ou moins sales~ au
volume limit en raison de la structure gologique du secteur. Une dernire
capture de l'Oued a eu lieu par le coll~cteur du Kseub qui draine le dme
crtac infrieur du Djebel Def, en position monoclinale d'abord puis anti-
clinale confrant son lit un certain trac en baionnette.

La complication structurale du complexe montagneux Haraba-Slata, en-


gendr par le diapirisme du Djebel Ben Gasseur, a facilit le creusement d'un
seuil sur la fracture bordire E du foss des Bou Rhanem.C'est au point de
confluence des Oueds Mellegue et Sarrath qu~ se ralise le passage des eaux
et des produits d'rosion de toute l~ partie E du bassin de ces rivires.
L'artre principale poursuit son trajet dans un synclinal miocne dform
et cass, en drainant toute la zone rode du Crtac moyen de Tadjrouine.
L'existence du diapir du Kef a provoqu la dislocation et le dplacement
d'un bloc crtac son extrmit SO. Le Mellegue a alors emprunt
36

la dchirure qui divise en charpe ~'alignement Bn Gasseur-Kef,


y crant une gouttire alluviale assez ancienne, entoure d'un envi-
ronnement rod dans laquelle la ri~ire s'coule en dessinant de
larges mandres fixs sur un seuil
\
l'extrmit Nord du. diapir du
"

Kef. A cet endroit, le renve~sement de p~ndage des couches du Crtac.


moyen a dvi le cours de l'Oued vers le coeur de l' anticlinal faU~
Crtac infrieur des Ouled Bou Hariz.

Le prolongement de cette structure, complique d'accidents trans-


versaux, 'sous le mi?cne qui ceinture le bord sud de la fosse de la ,
Medjerdah, guid"dsormais la rivire vers son confluent proximit de
Jenouba. Son dbouch est caractriS par un norme cone alluvial 'dnt

.l'atterrissement . a dcal vers le Nord, partir de Sidi Meskine, l'ali-


\

gnement du collecteur de la plaine. C'est travers ces alluvions que les


eaux de l'Oued Mellegue continuent alimenter pour une part importante
et plus ou moins sale, les nappes phratiques dj formes, ds Ghar-
dimaou, dans les' exutoires de la Me~jerdah et du Rarai.

1. 2.1. 3.6 L'Oued Tessa: Analyse de son profil en long

. 1) Physionomie d'ensemble
L'Oued Tessa prend sa source dans la rgion des hautes plaines de
l'Atlas tunisien, sur la borure Ouest de la zone gol~gique structurale
des monts et des fosss. Il nat, en tant que collecteur d'eau, dans 'le,
marais des Bourbettes, situ 590 m. dfaltitude au.creux de la plaine
d'Ebba Ksour-Zouarines. Se dirigeant vers le 'NNE puis le NO, il conflue
. "

avec l'Oued Medjerdah dans la plaine d'u mme n0m 133 m. d'altitude
aprs un parcours de 143 lams.

Comma les grandes rivires de l'Atlas, le cours de l'Oued Tessa est


caractris par un certain nombr~'d'anomalies d'tablissement dont la
cause doit tre recherche dans les structures gologiques particulires
qu'il t;:raverse.

N dans la plaine des Zouarines, 10n8eant un accident majeur la


limi~e NO de la zone des monts, la rivire franchit le Khanguet el Afrs
au, front'd'un accident longitudinal majeur localis au droit du Djebel
37

Lorbeus. Longeant la trace de cet accident, il chemine d'un bord l'au-


tre de l'extrmit ND du foss du Sers pour s'insrer dans l~gorge du
Djebel Maiza la faveur du prolongement de la facture prcdente. Son
cours, jusque l orient au NNE, dvie brusquement vers le ND et va
recouper toutes les structures de l'At1as~ Traversant la dpression
synclinale de sidi Bou Rouis, il emprunte une cassure transversale
~

matrialise par le dfil de Sidi Hamida, et, toujours pour la mme


raison, coule dans la petite plaine de Bir Tessa puis dans la grge du
Khanguet El Hamra. Po~r un motif identique, il emprunte 1 grand vallon
de ,Souk El Djemaa-Hammam Biade ~ dbouche dans la plaine de la Medjerdah
par la gorge du Kef en Soura. L, il conflue avec l'Oued Medjerdah au
gr des formes d'panouissement de son cane de djection.

Toutes'considrations effectues, une telle disposition rsu1~e d'une


srie de captures successives opres lors de la mise en place du relief
actu1 de l'Atlas. Partant du confluent une premire rivire a creus la
gorge du Kef En Soura :
C'tait l'Oued Me1ah du Djebel Nasseur Allah auquel se sont adjoints les
Oueds Arkou et M'Rhasse1. La cration du Kanguet el IIamra a permis ce
premier rseau de capturer. l'Oued Souani provenant du bled Zafrane
l'extrmit NO de la plaine du Kef. D'o la forme en baionnette de l'Oued
'Tessa autour du Djebel Na~seur Allah. De manire presque concomitante,
l'Oued Me1ah de la plaine
1
de sidi Bou Rouis s'est connect l'Oued
Souani par la gorge de SidiHamida. Ainsi tait cr un premier grand
rseau qui constituait l'amorce de l'Oued Tessa actuel.

A partir de Sidi Bou Rouis, le cours amont de la rivire s'est cons-


truit de la mme faon que l'Oued Oussafa l'a fait avec l'Oued Si1iana
voisin. Un rseau dense d'rosion a attaqu le mont d'El Akouat. Centr
sur les Oueds Dmaine et Ra11oufa-!4azzer. Leurs alluvions sont venues
combler la cuvette de Sidi Bou Rouis. L'rosion remontante a progressive-
ment gagn le seuil de la plaine du Sers capturant ainsi l'Oued ~Jmir

issu des montagnes d'E11ez-Maktar. Cette histoire est confirme sur le


terrain, par l'existence du cone alluvial de sidi Bou Rouis atterri sur
plaine des Zouarines franchissant le Khanguet El Afrs au pied du Djebel
Lorbeus, ,construisait un cone d'atterrissement l'extrmit 0 du foss
du Sers, tandis que, dans la plaine d'Ebba Ksour, les Oueds, Izid,
38

Louttani-Ksour et Sfaia Ain Es Zellez faisaient de mme dans catte


dernire. Depuis, le ~urcreusement de tous les seuils du rseau aval,
lui-mme influenc par les variations du niveau de l'Oued Medjerdah,
a interconnect tout le rseau emont tablissant l'Oued Tessa dans son
trac actuel.

2) Etude dtaille du profil en long de -l ~Oued,

a) Seotion Zouarines-Khanguet el Afrs - kin Beida

Le collecteur du Tessa dbute 590 m d'altitude aux Bourbettes


en tant que d~ain de la plaine des Zouarines, traverse le Khanguet El
Afrs au pied S.E. du Djebel Lorbeus et dbouche une premire fois dans
la plaine du Sers. C'est dire ~u'i1 sert d'exutoire aux nappes de la.
dpression cres par les apports d'tiage des Oueds P~s el Aine,
Izid Louaaani et Sfaia de la plaine d'Ebba Ksour, celles-ci resurgissant
tout le long du parcours et notamment 563 rn la station desZouarines.
Par grandes crues l'Oued transporte une charge solide provenue certes
des sols du pimont. Cette charge solide s'est d'abord rige en
cne d'alluvions ds l'entre, ,dans la plaine du Sers, de la cote 530
la cote 500-490, comblant ainsi 'l'angle \ Ouest du foss. La capture
.
de
cette section par l'Oued Amir a entrain un creusement' du lit actuel
dans l'Oued, dont les eaux continuent cependant alimenter la nappe
phratique sale du Bled el Merdja.

b) Seotion kin Be1:da _\ Dpression de sidi Bou Routs

A partir d'Ain Beida, .1'Oued Tessa coule en gorge le long du dme


crtac d'El Akouat au droit du Djebel Maiza et descend ainsi de 465 m
390 m, soit de'75 m.
En fait, la pente du lit de l'oued s'acclre partir de 460 ID et surtout
"
:' .

, ,
39'

franchit urte marche d',escalier assez net:te 440-4~O:~:-en raison de la


capture signale plus haut' cet endroit. 'La suite du cours t legrement
It ; ~:~ ~.,
1 .. : " :

,convexe, donc non.encore rgularise au sein des roches encaissantes,


dn~~~e,
i

redevient plus horizontale. et


-, 1
l'entre de la dpression de
- . . '

. t l'existence ci' tin cne cl'.at~erriss'ement-


Sidi Bou Rouis ~ ,. actuellement re-
creus par la rivire. 'Mais 'son existn~e explique les dbordemnts'dh .=-.
"
~ .~ ,
Tessa dans la cuvette lors des grandes crues c~e celle de 196~. Les'
. , ..
matriaux solides transports proviennent'certes'de l'Oued Tessa lui-
'mme, mais galeme~t de se~ afflu~nt~ Di~~i'ne ~t Hall~ufa-}iaz?ei qui
.. i .....

labourant le dme d'Ei Akouat, amne l' ~tre".cntrp.l~ les ma);nes et


marno-calcaires du ~rtac suprieur. 'La harge solid~ est donc srtout'
;~omposed'lments fins. Les ~aux, elles~ pro~iennent en priode 'd'tiage
de la rsurgence a~ la nappe sale du Sers An Beida et vont alimenter , ,
,les nappes profones de la plaine de sidiBou Rouis~ Les eaux de crue,ne
font que la traverser. ':, : .~ "

:. 1
"
c) Section Sidi Bou Rouis, - 'Sidi Hcimida

...
f .' ,'.'
, .' "

En fait t le cours du Tessa se comporte comme, celui de l'Oued Melah


drainant le bas fond de sidi Bou Rouis pour vid?ngr.les nappes d~ la'
, ,
plaine par le seuil deSidi Hamida'. Le lit de la r-ivire n'est pas encore
'stabilis (cf. Les dbordenents de l~ crue~1~69j provoquan~ enc~re des
dpts d'alluvions fines au niveau du Do~ar Ohnan Ben,inari. Les eaux . '

'qui franchissent le s~uil de sortie sont celles du Tessa' et' celles ,de
l'Oued,Melah q~i. draine l~s marcages
-"
de' l~
.
dpressio~:
.. . Au~si un:station
... .. ~.

hydrologique devra-elle ~tre inst'alle dns la gorge, de' sorti~. ' "

,',

d) Section Sidi Hamida Khanguet El Hamrq

1 :

Sa pente est compltement rgularise maigr l~: confluence de l'Oued,


Souani" ce'qui senble iniiquer que ce tronon du Tessa'existe
, . depuis

, ,
1. :

,.
, . '

f' .

" "
',:.' ".
40

suffisamment longtemps pour que la rivire ait adopt un quilibre


presque parfait~ d'une part, et d'autre part qu'il n'exi~te sur son
trajet aucun accident lithologique important. Une telle situation
dmontre aussi que la cluse du Khanguet El Hamra est ancienne et creu-
se dans des roches tendres. Le lit de l'oued est presque rectiligne,
imputant pour une faible part la contribution de l'Oued Souani en dbit
solide et 1iquide~ vis vis de la section du collecteur principal ,
la sortie de la plaine de Bir Tessa.
La charge solide est reprsente en priode de crue par
les apports de l'Oued Tessa auxquels s'ajoutent ceux de l'Oued Souani
qui rcolte les marnes et marno-ca1caires des montagnes du Kef et les
sols de cette mme rgion, constituant en lments fins l'essentiel des
alluvions transportes.
Il ne semble pas exister de nappe phratique dans la plaine
de Bir Tessa susceptible d'alimenter un d8bit dttiage du Tessa cet
endroit.

e) Section Khanguet eZ Hamra - KBf EnsOUI'a

Aprs
. '
le Khan~uet El Hamra, la rivire adopte. un profil en
bionnette pour franchir un massif oiocne et rejoindre le vallon de
p

Souk el Djemaa-Hammam Biada avant de s'enfiler dans la gorge du Kef Ensoura

..
. La Tessa adopte d'abord la pente du cours de l'Oued M'rasse1
-
jusqu' Sidi Bou Ali, puis accentue lgrement sa descente dans le vallon
de Souk el Djemaa-Hammam Biada, marquant un lger ressaut sans doute litho-
logique la cote 200 moins qu'il ne s'agisse d'un ancien cne alluvion-
naire trs tal des oueds M'rasse1 et Me1ah.
La pente devient presque nulle avant la gorge du Kef Ensoura
En priode de crue, les dbits liquides ct solides de l'oued
Tessa proviennent en majorit de la section prcdente. Il s'y ajoute.1es
alluvions argi10-grseuses de l'oued M'Rasse1. Peut- tre, le dbit liquide
" 1

41
., ....
tiage a1imente-t-i1,des nappes dans le va11on~ mais situ dans une
, ,.
zone de ,fractures ~o1cgiqus, l'eau doit descendre profondment. Le
vallon est sec.
" .
f} Section K!-Er:soura -' Con.fiuentTessa - Medjerq.ah

Il dvale rapidement le court glacis du picdclOnt qui encadre


la haute plaine de la Medjerdah et ~a, travers 'son cn d'a1iuvions~ : <'

confluer presque angle droit avec 1 q ;ivire du mmen6m. ette situa-


tion traduit son jeune ge 'car, autrefo~s, 11oue~ Tessa~'const:ruisant u!1
trs important ventail d'alluvions fines, confluait ~S.ouk el Khmis
" ' , 1

p~r les oueds Bou Zid puis ~e1all, rallongeant son lit en un multitude
de mandres qui remonten't'l~in dans
.. la 'section . prcdente.
~ ;

Lescha.!ges ~i~uides et ol~des de la rivire "sont ~,c~ exclu-


.. 4 ....

sivement constitues par les apports ,cumuls de tout'es les sections pr-
. ' , l ' , , ' , . .' , .

cdentes depuis la source. En pr~ode d'.tiage; le. Tessa doit contribuer


puissamment. 11alimentatio~ des n~;p~~ de la Haute Plaine.

1.2.1.3.7. - Analyse du cours de l'oued Si1iana ... '

' ..
1) Physionomie d'ensemble' , t..
J,
, ;

L'Oued Si1ia~a prend sa source ans 1e,s mont~'4e l'Atlas


tunisien, sur 'le plateau de tfaktar 840"m' d'altitude, source du co11ec-
. . ": "' ..' .' . . . . . . \'''' .
teur proprement dit. Elle conflue Testour, avec l'oued Medjerdah 'la
, '.
cote 80 m. La d~ive1e gnr~le est dorrc de 760.m pour un parcours,de
171 km. " ... . :: 4

Le parcours de la rivire"~rsent~ d~'1l1s son ensemble, un


. . ~,' . . , ' 1

certain nombre d'anomalies qu'il est.r~marq~ab1 de signaler ici~' Grosso


" " 1 '. "

modo, son. trac re~oupe e~' travers toute la structure des monts le Tunisie :"
sans jamais emprunter d vq11e sync1in~le, sauf une parti~ de 'celle 'de
." . .-",' Gafour, '
". .. ~
"

'...' .

.
' "1
"
'

......

: .'
:,
... " of,....,., "
,
42

El Aroussa. CQ phnomne trouVQ,sa cause dans les structurGS particuli-


res de l'Atlas o l'existe~ce d'accidents transversaux majeurs joue un
rle considrable dans le mpde1 du relief. Ainsi, l'Oued Si1iana
descend du=p1atepu de Maktar en suivant la gouttire d'El Ksour cre
le long de la grande faille de la ,dorsale au droit du coin du Djebel
B~louta. Il entre alors dans le foss transversal de Si1iana qu'il
traverse en charpe d'un bord a l'autre, au gr des structures go1o~
giques locales. oLe
. prolongement de la flexure N.E. du foss, dans le
/'

mont d'El Akouat, lui permet de se faufiler transversalement encore dans


ce vaste dme anticlinal, avant d'tre dvi vers le synclinal" dissymtrique
de Gafour, qui le ~onduit vers le foss transversal d'El Aroussa.
Arriv l, perpendiculairement a cette structure gologique profonde,
il dessine un coude pour s'insinuer dans le coe~r\d'un dme crtac
de direction N.E De l, par un coude, il rejoint un accident transversal
au Djebel en Nattah d'O, par le coeur du nme dme crtac prcdent
creus en combe, il va, de faon trs particulire, onf1uer avec l'Oued
Me~jerdah au sein d'un noeud complexe d'accidents gologiques.

En fait, le cours de l'Oued Si1iana, ainsi dcrit, n'est que le


produit d'une srie de captures successiv.es opres par l'~plantation
d'un rseau dense d'rosion progressive au moment de l'tablissement
des structures gologiques tunisiennes et du relief qu'elles ont engendr~

C'es~ ainsi que le rseau hydrographique de la dpression "de "Testour


a captur, par l'accident du Djebel en Nattah, le rseau de l'Oued R'mi1
Oued 1{e1ah (ex: O~ed bou Arada), qui se dversait autrefois dans le
. .
foss d'El Aroussa. L'Oued Soufine qui drainait le synclinal de Ga~our
et l'amorce de combe du mont d'El Akouat "pour se jeter dans le mme
foss, a t captur par l'Oued R'mi1 avant de prendre la prpondrance.
L'accident transversal d'El Akouat a permis l'un des drains amont de
l'Oued Soufine d'atteindre le foss de si1iana et de canaliser l'eau de
tous les torrents qui, comme l'Oued, Massouge provenait du synclinal d'E11s
ou les autres oueds qui entaillaient le' rebord des plateaux de t1aktar
et de Robaa, se dvervaient dans/le foss. De ce fait, il a pris la
prpondrance sur l'Oued Soufine devenu alors son affluent. Le. torrent,
43

qui, de-scendant par la gouttire d 'El Ksour. aprs avoir'-rcolt les


eaux du plateau de Maktar et de la Kess~ra, reprsentant un bassin de
rception important, pris le pas sur l'Oued 1akhmes dont i l n'''tait
. qu'un des affluents.

Ainsi~ la conjugaison des structures go1~giques et de la confi-


g"uration des bassins versants models .a gt de leur litho1gie a-t-elie
contribu par des captures successives au trac de l'Oued S{iia~ tl
que nous le connaissons actuellement. ,

2) Etude dtaiUe du profil en long de l'Oued


a) Section de l'Oued Oussafa
Partant de 840 m d'altitude, il dbouche dans 1a'p1aine,de
Si1iana 470 m. De 840 790 puis 760 m, l'Oued creuse son lit dans
des alternances de mar~es et de grs dominants d'o une pente trs
accuse avec marches d'escalier 820, 800 et 770 m. La lithologie
locale faisant apparatre progressivement une dominance de roches tndres,
. la pente, bossele au gr de bancs lithiques plus durs, s'attnue avec
de lgres marches d'escalier 630-610-580 et 530 m. Les sdiments
transports sont avant tout des marnes de V ocne , des marnes et marnes
calcaires du crtac~ et des galets de calcaires du crtac, ventuel-
lement de grs oligocnes. De 510 460 m et de 510 480 m la forme
convexe du profil fait entrevoir l'existence de 2 petits cnesa11uvion-
naires superposs construits lors de grandes crues, ma1S entirement
recreuss actue11e~ent. Yn~ station hydrologique existe cet endroit.

b) Section de la plaine de Siliana


Elle ~'tage de 510 360 m d'altitude, soit une dnivele de
150 m. La pente s'affaiblit progressivement vers l'aval. Elle est hache par
2 marches d'escalier, l'une 430-420 m, la traverse d'une barre de cal-
caire ocne effondre dans le. foss, l'autre 400-390 ID, lors du fran-
chissement des grs oligocnes de Si1iana et dont le rsultat est de
favoriser, en ce dernier seuil; la cration d'un grand mandre .d'attente
aprs le confluent de' l'Oued Massouge. A 380 m, l'Oued s'enfonce dans les
marnes de l'ocne. Outre des sols du pimont et S.E.-W., les sdiments
.. . ~."
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..
' .. - , 44
.. -'.

apports l'artre principale proviennent des marnes calcaires du


crtac, des marnes du palocne et de 'l'ocne. A partir de 360 m
, cl' ~ltitudeu l',Oued Siliana doit voir restirgii dan~ son cours le trop
pl~in des nappes p~usales qui sont emprisonnes' dans la structure du
foss. C'est cet endroit qu'il conviendrait. d'tablir une station
, .....
hydrologique.

c) Section du Mont d'El Ak0.uat,


," Lor s de. la traver se du dme crtac d' E'l Akouat, la Si-
liana . descend de 360 268 m. Toutefois, le ;iofil
. de la rivire est '

co~pi'~n 3 tronons par deux lgres dnivellati~ns'provoquespa~ l'exis-


tence, dans les marno-calcaires du Snonien q~'elle traverse, de petits
bancs' de calcaire tendre mais homogne .dont l', rs,'tatest de crer de
grands mandres d'attente. Le rGeau ,d'ro~i9n, trs den~e et profond-
ment implant dans les marnes et marno"':calcaires du Sno~:1~n" alimente'
l'oued en sdiments fins '(et probablement en sels)., Les galets qui tra.i-
nent dans l~ lit mineur proviennent essentiellement pes calcaires 7ampa-
niens ~tocnes de-Siliana taansports l lors de~ ~randes crues au
"sein d,fun dbit solidc peu abondant. ..
, .
Une station hydrologique de:~?ntrle des, eaux pourrait
tr installe proximit du Kef Lazreg,aprs le confluent dc;l'oued
Soufine.

d) Section du synclinal de Gafou:r

L'oued Siliana, ici, longe l'extrmit nord occidental


. "
du ame
~'
crt~c6 d'El
,
P~ouat ct s'implan~e dal~s, ,~n '.syncli~l dissymtrique
ted:iaire jusqu'au f;ss d'El Aroussa. Il descend ainsi de 268 fi 165 m.
,Aprs avoir franchi la lgr'c marche d' escalieI.' du Kef Lazreg, la pente
de la Siliana est rgulire et quelques variation's mineure's sont autant
,; M "

dues.. un cours rgularis au sein de roche~ relativement tendres qu':3.


"

l'approche du foss d'El Aroussa. Les grands mandres qui car~ctrisent


..
le cours aval doivent leur existence la traverse des grs et marnes
oligocnes redresscs. Ce' sont des mandres lhostrt.fctureux'-:
, ,

"

"

,"

" ,

, 1

.. ..
-.
r
.
....
, ,
l'
45

Tout le long de cette section. les apports solides l'Oued


sont fournis par les marnes et marno-calcaires du Snonien du dme
d'El Akouat et aussi par les sols du pimont quaternaire de Gafour.
La composition chimiqu(;:"! de la partie liquide risque d'tre surcharge
par les rsurgences ~'eaux provenues des couches triasiques du Dj~bel
Cheid. Aussi t un contrle de qualit des eaux est prconiser au
dbouch dans le foss d'El Aroussa (pont rontier) 'car ce sont elles
qui doivent alimenter les nappes profondes de cette dpression.

e) Section d'El Aroussa Te8to~

Elle s'tage de 165 rn- 80 m, soit 85 m de dnivele


rpartie en 2 marches d'escalier.
L'oued suit le-foss d'El Aroussa. C1 est 150 m que la
Siliana'conflue avec l'Oued R'Mil autrefois prpondrant. Ce n'est
pourtant qu' 140
1
ID t lors de la traverse des marno-calcaires
.

et calcaires tendres des Djebel El Assoued et Laoudjt qu'ne premire


marche d'e~calier apparat, tale. Aucune rsurgence issue des nappes
du foss n'a lieu" probablement en raison de sa structure profonde. Mais
la prsence voisine de couches gypseuses du Trias doit ame~er encore des
sels la rivire. Lors de la traverse transversale des marnes et marno-
calcaires crtacs de l'anticlinal du Rihane, la pente s'est nouveau
. .
rgularise. Au coude du Djebel en Nattah, une nouvelle marche d'escalier,
plus raide celle-ci t marque le changement de direction du cours d'eau vers
la combe monoclinale du crtac de Testour. Le lit de l'Oued suit une
pente lgre~ent convexe jusqu'au confluent avec l'Oued Medjerdah, tous
faits traduisant bien la fois l'affluence de la Siliana vers cette
rivire et les conditions lithostructurales assez complexes du lieu de
rencontre des 2 oueds. L'essentiel du transport solide tout le long de
cette section semble constitu de produits fins correspondant t'envi-
ronnement. Aucune nappe ne semble exister, ou, en tous ~as, influer sur
le rgime hydrologique de l'Oued Siliana.

L'analyse dtaille de tous les affluent~ de la Medjerdah


serait fastidie~se et nous avons simplement voulu, en dcrivant les trois
des plus importants t donner un aperu clairant la formation complexe
du rseau.
FIG:l.2.2.(a)

BASSin D~ tA n~DJ~RDAn
EMPLACEMENT. DES STATIONS
MTOROLOGIQUES CITES DANS LE TEX TE

ECHELLE 112000.000
46

1.2.2. - CLI}ffiTOLOGIE

Nous utilisons dans le texte les observations faites douze


stations mtorologiques dont dix sont situes sur le bassin
(Me~jez El Bab, Thibar, Zaouem, Jendouba, El Feidja, Teboursouk,
Le Kef, Maktar; Thala) et deux proximit ir:nndiate (An Draham et
Tunis-Manoubia).

La carte I.2.2.(a) ci-aprs' indique la situation gographique


de ces stations, le tableau 1.2.2.(1) indique les coordonnes
gographiques et les altitudes des postes.

TabZeau I.2.2.(1)
=================================================================
1 LATITUDE ! ! LONGITUDE
STATIONS' i ALTITUDE NORD ! EST
1
, 1
!
i TUNIS-~1ANOUBI1'l. 66 3647 10 12
, !
'HEDJEZ EL BAB 54
!
,
"
3639 937

BEJA 234 3643 912

THIBAR 365 3632 906

ZAOUEM 128 3636 S057

JENDOUBA 143 3629 848

EL FEIDJA 700 3630 818


,
iAIN DRAHAM 739 3646 842
1 .
iTEBOURSOUK 410 3627 915
, !
'LE KEF 665 3616 8 [.2
!
,! !
iHA.t(TAR 937 3549 912
!
1 .!
i THpLA . ! 1020 3534 842
!
=================================================================

Bien que nous n'ayons pas eu notre disposition de renseigne-


ments concernant la partie Algerienne du bassin "on voit que le nombre
et la rpartition des stations utilises sont assez satisfaisants pour
, le but limit que nous nous fixons : Une esquisse petite chelle des
facteurs climatiques ayant une influence sur le rgime hydrau1i.que de
le Medjerdah.
47

Les principaux paramtres climatiques ayant une influence sur les


rgimes hydrologiquc sont les tempratures~ les pluies, l'humidit atmos-
phrique, 1 r vapotranspiration et le vent. LI tude des pluies> fera pl;.
loin l'objet dfun cbapit~e spcial, seuls quelques rsultats de cette
-::ude tant utiliss ici.

N~us avons utilis les trs bonnes tudes ralises par divers
auteurs en ce qui concerne les autres lments du climat. Toutefois, les
do~nes c~~cernant la partie Algrienne du bassin sont trs peu nombreuDes.

Notre but est de dcrire brivement le climat une assez petite


ch'.:!lle (le nombre de station~ mtorologiques tilisahles est d'ailleurs
ass~z faible). Pour clore ce chapitre nous onneronG quelques indications
sur les d:Lffrents types de temps qui peuvent tre observs sur le bassi~

de la. Hedjel:dah.
48

1.2.2.1.' - LES TEMPERATURES

La temprature moyenne annuelle dans'un climat aussi variable que


celui de la Tunisie n'a pas grande signification. Plus intressantes sont
les informations concernant les tempratures extrmes, les carts jour-
naliers de tempratures et les tempratures moyennes uensue11es (en
rapport avec la pluie pour ces dernires).

1.2.2.1.1. - Les tempratures maX1ma et minima

Le tableau 1.2.2.1.1.1. (1) ci-aprs rcapitule les tempratures


maxima et minima moyennes mensuelles pour les 12 stations mtorologiques
retenues. ( Ces moyennes sont tablies sur la priode (1901-1950). Sur
la figure 1.2.2.1.1.1.(a) nous avons trac les courbes de variation de;
tempratures maxima et minima moyennes mensuelles pour huit des stations.

Pour toute l'tendue du bassin les tempratures maxima moyennes sont


trs leves en Juillet et Aot, ces deux mois prsentant des moyennes
identiques. Sauf El Feidja on observe pendant ces deux mois des
moyer~les suprieures 30 C. Dans la partie Tunisienne du bassin ce sont
les plaines et la rgion de Djendouba et Zaouem qui sont les plus chaudes
avec des maxima moyens compris entre 37 C et 38 C en juillet-aot.
Nous n'avons pas de renseignements prcis sur la partie Algrienne du
bassin qui doit tre aussi trs chaude.

L'altitude diminue un peu les maxima mais pas de faon considrable.


Les ~empratures minima moyennes peuvent tre trs basses, le mois le
,
plus froid tant janvier o tous les minima moyens descendent au-dessous
de 6 C l'exeption de celui 4e Tunis.

Le tableau 1.2.2.1.1.1.(2) indique le nombre de mois chaque station


o les tempratures maxima et minima sont comprises dans les intervalles
suivants: 0 - 10, 10 - 20, 20 - 30, 30 - 40, (aucune n'est suprieure
40 C). Il est remarquable que partout sauf Tunis et Thibar pendant
6 mois de l'anne les minima moyens sont infrieurs 10 C~
""

40 T~np[RATURES MAXlnA ET ntnlnA nOVEnues nEnSUfllfS


". -'.
\ '

TEBOURSOtJ/f

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AiN DRAHAH LE kG!'

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1
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S 0 ~ D J F MA M J J A SON D J F M A M J J A . SON 0 J F MA M J J A SON D J F M A M J J ~~A)'


TEMPERATURES 11AXIMA ET MINIMA MOYENNES MENSUELLES EN oC.

Tableau 1.2.2.1.1.1 (1)

. ;
r-------------------r---------f------~--r---------r---------r---------r---------r---------r---------r---------r---------r---------r---------[
, STATIONS 'Septembre' Octobre' Novembre' Dcembre' Jnvier , Fvrier' Mars , Avril , Mai , Juin 'Juillet' AoOt ~
,,
,
"
, M ,m
"
, - ,- , - ,- ,- , - , -" "
,M !
"
, - , - , - ,-
m ,M
,- , ,- , - "
, m ,M
, - , - , - ,"
,m ,M
- ,- ,- , - , .. ,- ,- '{1
,m ,M ,m ,M ,m ,M ,m ,M ,m ,M ,m ,M ,m ,M ,m ~

; AIN DRAHAN :27,6:16,5:21,6:12,6:15,4: 8,4;IO,4:~r 9,4: 3,9:10,2; 4,0:I3,7:~,8:17,I:~:2I,0:II,0:25,8:I4,6:30,2:I7,7:3I,3:I8,6.~


: ELFEIDJA : 2l~, 6: 15,8: 20, 5i~2,1:Il,,6:~: ro, 6: l~> 6:~r~: 10,2 :~:I2,9;~:~;~:~r-;-;i20,2: 10,7: 26, 9: Iq., l~: 29 ,;: 17 ,5: 29,5: 13, 6I

: BEJA : 31,6: 17 ,3:25,0:13,5: 18, 8 :~: 14,3: 6,5: 13, 4:~: 14, 9 :~: 18 ,1 :~: 22:0: 9,3: 26,6: 12,1: 31, 7: 16,3; 35, 19, 1: 35,6: 19, 7~s:
; MEDJEZ EL BAB
!
:M: 6:U;
~ 30, 5: 18,3: 25,6: 14,1: 19, 5:~:I5,2 14,O:~: 15, 18 ,9 :~: 22, 5:~:26,5: 12 ,ni 33,5: 17 ,0: 34,9 i 18,8: 34,1 :~9, Ii
'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--n'--'-,-,--,--,--,--,--,--,--,--,--,--;.
TUNIS - MANOUBIA ,30,4 18,7,25,1,15,,20,2,10,3,15,8, 6,8,14,4, 6,~,15,9, 6,0.,18,1, 8,2,20,9,10,3,24,5,13,5,29,0,17,5,32,2,19,9,32,6,20,3;
1
JENDOUBA : 33,1: 16,8: 26, 3;12,8: 20, O:~~: r5 ,3:~:14, 4; 3,8: 15, 7 :~: 18, 9 r~: 22, 6;~: 27,2: 10,7: 32,4: 15, 5: 37,4:18,3: 37,3: 13 ,a{
'--1--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--'--!--,--,--,--,--,--~
ZAOUEM ,33,1,16,0,26,5,12,2,20,9, 7,9,15,6, 4,8,14,6, 3,8,16,3 4,3,19,9, 5,5,23,4, 7,2,27,4,10,8,33,8,15,2,37,7,17,5,37,8 11G,Oj
1
THIBAR ~: 12 , S : ~; 13 ,9: . 5,'8 : 17 , l ; ~; 2 ~ ' 5 : ~: 25, 5 : 12 , 9 : 31,2 i 17 ,Ii 35 , 2 : 19 ,9 : 35, 4: 20, 6 ~
: 31 , 0; 18 , 3 : 24, 4; 14, 3 : 18 , 7 :10, 6: 14,1 ;

TEBOURSOUK : 28,5: 17 ,2i 23,5:13,5: lB ,0:~:13,3:~i II, 9: l},9: 13 ,0:~:16,3:~;19,6i 9,3; 24,2 ~ 12,1: 29,4: 16,3: 33,4: 19,1: 32, 7 ~ 17 ,3{
- - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - -- -- - - - - - - - - - - - - -- - - -- -- - - ~

LE KEF

MAKTAR
_
i29,0:16,1:23,3iI2,liI6,9; 7,7;12,4: 4,4:II,2: 3,liI2,7: 3,7:16,0: 5,6iI9,6: ,2:24,1:11,4:29,6:15,8:34,1:18,9:33,6:16,9~
- - - - - - - - - - -- -- --- -- - - - - - - -- - - - - -- - - - - - - -- - - - - -- - - - - - - --
_ _ _ _ _ _ _:26,7:15,1:20,5:11,3:14,2:
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _6,8; _ _9,7:
_ _3,S:
_ _8,5:
_ _1,7; _ _I,9iI3,8~
_ _9,9: _ .__ _3~7:17,0:
_ _ _ _6,2:22,a:l0,li27,5i14,6i32,2:17,9:31,4:17,sl
_ __ _ --l.
--
THALA
1 f.l' , , ", l , , l , l , l , , , , t t l" 8' 1 J
,20,7,15,O,22,Ot11,B,10,21 6,9,11,5, 3,3,10,1, 1,8!12,0, 2,5,15,4, 4,5!19~5, 7,2,24,2,10,4,2~,3,14;4,3~,4,17, !32,7,17~lt
0'
50

Tableau I.2.2.1.1.1.(2)
================~===c======~====~========================Q===
=============

S T A T ION S i 0 ~ T ~ la 1a ~ T '20 20 ~ T ~ 30! 30 ~ T ~ 40

H m M m M m M m

TUNIS MANOUBIA 0 4 4 7 5 3 0

MEDJEZ EL BAB 0 6 5 6 3 0 4 0
BEJA ~ 0
0 6 5 6 3 4 0

ZAOUEM 0 6 4 6 4 !. 0 lf 0
JENDOUBA 0 6 4 6 4 0 l. 0

AIN DRAHA..M 6 5 6 4 0 2 0
EL FEIDJA 6 5 6 6 0 0 0
THIBAR 0 5 5 6 3 4 0 .!
!
TEBOURSOUK 0 6 6 6 4 0 2 0 !
!
MAKT.AR 3 6 3 6 4 0 2 0 !
!
LE K.EF 0 6 6 6 4 0 2 !
0
1 1
! ! ! ! ! !
!
THALA 0 ! 6
! ! ! !
6 ! 6 4 ! 0 2 !!
0
===========================4===========~=============4===========4==========

Nombre ~e mois o les moyennes me~suelles des tempratures


maxima et minima sont comprises dans les intervalles 0 - 10, 10 - 20,
20 - 30, 30 - 40.

Sur la figure 1.2.2.1.1.1. (b) nous avons compar pour 4 stations


(Bja, Zaouem, Ain Draham et Mnktcr) les moyennes mensuelles des maxima
et minima~on peut constater que lVcart entre stations s'accentue trs
sensiblement pour les extrmes en Janvier-Fvrier et dans une moindre
mesure en Juin-Juillet pour les minima, en Dcembre-Janvier-Fvrir et
Juin-Juillet pour les maxima.
COnPARAISOn
.
o~S T~np~RATUR~S nAXlnA
.
fI
nlnlnA nOYEUnES nEnSUELLES A' ST AT Ion S
DU BASSIn DE LA MEDJERDA

ZAou4

l~"" BEJA
1
1
1
1
1
1

'\ -./ J
: .....""'..110"
:~"'"
\ 1 : ....AIN a""."'H
1 1 i i'
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..........

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00
SONDJ FMAMJJA SON D J F M A M J J A
51

Les
. maxima maximorum ,observs sont indiqus dans le tableau
1. 2.2.1.1.2. (I) et les minima minimorum dans le tableau 1. 2.2.1.1.2. (2)

Maxima maximorwn
Tableau I.2.2.1.1.1.(2J

======================================================
=======================================~

~ __ _!_~_!_!_Q_~_
'1
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; I l ! ! ! ! ! !
; TUNIS HANOUBIA 44 i
40 32 i
27! 25 ! 29 ! 33 ! 40 ! 40 43 48 47
l , !
MEDJEZ EL BAB 47,0 i 39,0 ; 32,0 i
24,2! 28,4! 29,0 34,4 i 38,0 ! 43,0 45,0 49,0 48,0,
1 ! 1 1 1 1 1
BEJA 45,0 39,6; 33,0 24,0! 26,0; .27,0 ; 30,6 i 40,0 i 41,0 45,6 48,0 49,0;

ZAOUEH

JENDOUBA
1. ,! !! ! 1
AIN DRAHA}l 4.1,0 ; 39,0 28,0 26,! 19,0! 24,0 ! 27,0 ! 32,0 35,0 42,0! 43,0 43,0;
1
EL FEIDJA
a
THIl~rlR 37,0: 30,5 23,0 19,Q 16,0! 19,0 !,24,0! 27,0 35,0 39~0 42,0 42,5; i i
1 !! !! 1 ! ! !
TEBOURSOUK 44,0; 36,0 31,0, 25,Q 2E?,0! 28,0 ! 32,0 ! 35,0 ! 40,0.! 43,0 ! 48,0 ! 46,0!
1
, 1 i 1 1 1 1 l ,
r' "
Yl1\KTAR
1

.
1
39,0; 32,0; 28,0; 29,Q
. . l
19,0! 27,0! 31,0! 33,0
,
i 41,0; 44 0 i 45~0; 44,0;
1

LE lF

,
\
\
52

Minima minimorum

TabZeau I.2.2.1.1.2.(2)
==========================================================================================
! !
STATIONS .; :J .I F J
,
"I.;f
.J A !
,
!
, !
,
TUNIS HANOUBIA 11 ,0 7,0 ],0 ;-1,0 i -1 , 0,0 1, i 3,0
,
6,0 9,0 10,0 Il,0 !
, ,
-3,0; 1 ,
!
MEDJEZ EL BAB 8,0 5,0 0,0 j-3,0 ;-2,0 -3,8 2,2 8,8 12,0

,BEJA
,
6,0; 5,0 ! 0,2
' "
;-2,0 ;-5,0 ;-6,0
,
-1,5; 0,0 3,0 8,0 ! 10,0 Il ,
,;AIN DRAHAM , , , " ,
9,0; 4,0 ;-1,0 ;-5,0 ;-4,0 ;-5,0 -2,0; 0,0
!
2,0 ! 7,0 ! 9,0 Il ,
, , ! , l' ! , !
jEL .FEIDJA 6,Oj 4,0 ! 1,0 j-2,5 ;-2,0 ;-4,0
, -1,0;
! 7,0
,
1),00,0 0,0 ! 6,
! THIBAR
,
'!"
12,0; 9,0 ! 4,0 i 1,0 i 0,0 1,0
,
2,0; 4,0 6,5 ; 12, ; 14,5 15,0
,--------:----=,----:-,----=-,---,=----::-----:-----=-,--.....,....---:---"":',---:------:-
;TEBOURSOUK 9,0; 5,0 , 0,0 ,-3,0 ;-1,0 3,0 0,0; 1,5 4,0 9,0; 8,5 Il,0
,;MAKTAR , ,
6,0, 2,0 ,-3,0 ;-5,0 ;-7,0
" -6,0
'"
- 4,0;-4,0 ;-1,0 5,0 ;10,0 9,0
,;LE KEF , ,
8,Oi 3,0 ;-3,0
"
;-5,0 ;-5,0 -7,0
, ,
2,7;-1,0 ; 0,0 7,0 10,0 12,0
, l , 1 l , ,
iTH!lLl~ 5,0; 0,0 ;-3,0 ;-7,0 ;-9,0 -7,0 5,Oi-2,0 !-1 ,0 5,0 7,0 5,0

iZAO~f 8,0; 2,0 :-1,0 ;-5,0 ;-4,0 -5,0 3,0;-5,0 0,0 7,0 8,0 8,0
, , , l '1 ,
;JENDOUBA 7,0;,4,0 ;-1,0 i-6,0 ;-3,0 ;-4,0. 3,Oi 1,0 ! 2,0 . 8,0 Il,0 II,0.
===============:-.':=:========================================================================

Ces tableaux montrent que les tempratures maxima extrmes sont trs
leves partout ayant mme atteint 52 C Jendouba et que les tempratures
minima extrmes sont basses puisqu' l'exception de Thibar, il peut geler
partout en Dcembre-Janvier et Fvrier. L'ensemble des minima minimorum
est d'ailleurs assez bas mme pendant les m'~is chauds. L'exeption de Thibar
est peut-tre due un microclimat ou un abri mtorologiqee particulire-
ment abrit. Si l'on tient compte du fait que les tempratures minima la
surface du sol sont gnralement plus basses de 2 3 par rapport celles
mesures sous abri on constate qu'il Y a presque partot' 6 8 nais c.une
p;el:e p~l1t se prc0uire.
Pour la partie al~rienne u bassin il en est sans doute e mme avec un
climat encore plus continental.
53

1.2.2.1.2.- Les amplitudes Thermiques

No~s'reprodu~sons ci-aprs une carte reprsentant l'amplitude thermique


annuelle moyenne I.2.2.1.2.1.(a)' (cart entre la moyenne du mois le plus
chaud et celle du mois le plus froid) et une carte reprsentant l'indice du
contimentalit de Gorczinsky I.2.2.1.2.1.(b). Cet indice s'exprime par la
formule 1,3 A
C = ------ 36,3
sin <j>

tant la latitude du lieu


,<j>
A la diffrence entre la moyenne des maxima du mois le plus
chaud et la moyenne des minima du mois le plus froid.

(Ces cartes dresses par Bortoli sont extraites des Annales de


l'LN.R.A.T. Tunis). L 1 amp1tudemoyenne annuelle varie pratiquement
entre 15 et 20 C.

L'indice de Gorczinsky dont les bornes sont 0 (Madre) et 100


(Verkhoiart~:) ~arie dans le bassin de la Medjerdah de moins de 15 .
pls de 40.

1.2.2.1.2.2. - Amplitues thermiques mensuelles moyennes

Le tableau 1.2.2.1.2.2.(1) rcapitule les amplitudes thermiques


moyennes mensuelles aux 12 ~ostes utiliss, ces amplitudes tant reprsentes
sur le graphique I.2.2.1.2.2.(a). On constate qu'elles sont maxima dans la
plaine de Jendouba,
~.... .
Zaouem, pouvant dpasser 20 C en Juillet. Les
amplitudes de l't sont fortement rduites par la proximit de la mer
(Tunis) ou par l'altitude et une forte humidit (Ain Draham, El Feidja).
Les amplitudes thermiques sont probablement fortes dans la partie Algrienne
d~ bassin, et assez analogues celles de Thala 9 Le Kef ou Jendouba suivnt
les situations topographiques.

,>
AG:
I.2.2.1.2~'J~(-.)

BASSin D~ LA n~DJ~RD'n
AMPLITUDE THERMIQUE ANNUELLE

0'0

(POUR LA PARTIE ALGERIENNE DU BASSIN


LES COURBE S SONT eXTRopoLE~
~~-

e..
LEGENDE
~ > 20C ', . 19 d 20C

~ ,a ,gc
o 0.0-
[;TI
+ +,+ 17 ci "-C

-
o '" 0

-. 16 ci 1'11C ~< 16C

ECHELLE: 1/200.000
FIG:

I.2.2.1.2.1.(b)

BASSin Df LA nfDJfRDAn
IN DICE DE CONTINENTALITt DE
GORSZINSKY ( MODifiE 1

C : ....!a!...!. 36.3
Sin,

O'oprs BORTOU

(POUR LA PARTIE ALGERIENNE OU BASSIN


LES COURBES SONT EXTROPOL~ES)

LEGEN 0 E
m:~1 >40 35 40

~
~. 30035
. r+'"++l 20 ci 30
~

.<20

ECHEUE: V2000.000
Anp~I1UDfS ThfAnlQUfS nOYfnnfS nfnSUlllofS

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SON .P. J F M A M J J A SON D J F M A M J J A SON OJ FMA MJJ A


54

Amplitudes thermiques moyennes mensuelles

Tableau I.2.2.1.2.2.(lJ
======================================================
==================~=================

! !
,STATIONS s o N D J F ! M A J J A
1 , , !
! ! ' ,
,
AIN DR1lliAM 11 ,li 9,Oi 7,0 5,3; 5,5 6,2 ! 7,9 ! 9~2 ilO,o ;11,2 12~5;
, , , , , ,
Il ,6;
! !
EL FEIDJA 8,8i 8,4; 6,7 6,Oi 5,5 6,5 ! 7,8 ! 8,7 j 9,5 ; 12,5 10,9
, , , , , 1 , ,
BEJL\. 14,3; Il,5i 9,3 7,8; 8,2 9,6 Il ,2 ; 12,7 ; 14,5 i 15,4 16,5 i 15,9
! , , , , , ,
~~DJEZ EL Bf....B ! 12,2; Il,5; 9,8 10,1 12,0 ; 13,3 i 13,7 ;16,5 16,1 i 15,0
, , , , , , ,
TUNIS ~IANOUBIA' Il,7; 10,li 9,9 !! 9,0;' 8,0 9,1 9,9 il0,6 ;11,0 i Il ,5 12,3; 12,3
, , , , , 1 ,
JENDOUBA 16,3; 13,5; Il,7 i 10,2; 10,6 Il ,0 12,9 i 14,5 ; 16,5 ;16,9 18,5
, , , l , , ! , ! 1
ZAOUEH 17,1; 14,3;13,0 ;1O,8iI0,8 ;12,0 14,4 i 16,2 ; 16,6 i 18,6 ! 20,2i 19,8
, , .! , 1 l , ! 1
THIBtill. 12 ,7; 10,1; 8,1 ! 7,2; 7,2 8,1 9,8 ; 10,8 i12~6 ;14,1 ! 15,3i 14,8
, , ,
0

TEBOURSOUK .11,3i 10,0; 8,2 7,2i 7,0 7,9 9,4 ;" 9,8 ; 12,1 13,1!! '
14,3; 15,4
, , , , "
LE KEF 12,5; Il,2i 9,2 8,0; 8,1 9,0 ; 10,4 ;11,4 ;12,7 13,8!! '
15,2i 14,7
, 1 , , l ' ! '
MAKTAR Il,6i 9,2; 7,4 5,9; 6,8 8,0 ; 10,1 i 10,8 i 12,7 12,9! 14,3; 13,9

TIL\Lfl 13,6;" Il,0; 9,3 , 8,2; 8,3 , 9,5 , ' ";12,3 ;13,8
15,4;" 16,6; 15,6,
;10,9
=========================================================================================

,
1.2.2.1.3. - Les tempratures moyennes mensuelles et les pluies

moyennes mensuelles

Nous avons utilis le systme de reprsentation de Peguy qui permet


de rapprocher les tempratures moyennes mensuelles et les p1ui~s

moyennes mensuelles. Les c1imogrammes ainsi obtenus caractrisent dans


une certaine mesure le climat. On pourrait certes avancer des objections
La pluie moyenne n'est presque jamais celle qui tombe, la moyenne et le
mode (valeur la plus frquente) tant diffrentes - La temprature
moyenne n'est pas celle que l'on observe le mois o tombe la pluie
moyenne et il conviendrait d'tudier une corrlation ventuelle entre
pluie mensuelle et temprature moyenne mensuelle etc

Cepen~ant ces c1imogrammes tels qu'ils sont permettent une diff-


renciation des climats assez nette qui doit ntre prcise par les autres
55

facteurs. On porte en abscisses les t~mpraturss moyennes mensuelles et


en ordonnes les pluies 'moyennes mensue11es~ chaque mois est ainsi
reprsent par un point. La surface du diagramme est divise en 6 zones
correspondant aux dnominations suivantes :

110is "Aride" A, mois "Trop.ica1 sec" T, Mois "Tropical humide". T ij,


mois "Tempr" 0, mois "froid" F, mois "Glacial" G. la zone" aride" du ,
diagramme correspond assez bien un indice d' Rridit de :~e Hartonne.

( 12 p) infrieur 15.
T+I0

Les c1imogrammes reprsents ainsi sur les figures I.2.2.1.3.(a 1)


ont t tracs pour les 12 stations dj envisages.

Ces c1imogrammes traduisent bien la variabilit des facteurs clima-


tiques sur le bassin. Dans le tableau 1.2.2.1.3.(1) on a rcapitul pour
chaque station le nombre de mois de chaque type. Ain Draham est la station
o le climat est le plus contrast puisqm L'on a un mois "Tropical sec[\
(ou du moins la limite) 5 mois "Froids"~ 3 mois "Temprs" 'et 3 mois
"Arides". La basse valle se caractrise par un climat aride pendant
une bonne partie de l'anne (6 mois "Arides" Hedjez El Bab et
,
Tunis-Manoubia. Toutefois cette aridit est tempre comme nous le verrons

.
plus loin par une humidit atmosphrique assez importante. L'examen des
'
graphiques fait apparatre galement la prdominance moyenne des pluies
.

Rpartition des diffre~ts types de mois


12 Stations du bassin de la Medjerdah (ou proches)

Tableau I.2.2.1.3.(l)
===========================================================
! STATIONS G. F. O. ,
A. T. TH. ! G Mois glacial (T - 50 C)
!. !
F Mois Froid
TUNIS-HANOUBIA 6 6 !
! 0 Mois TeI!1pr
rffiDJEZ EL BAB 6 6 !
A Mois Aride
!
BEJA 8 4 ! T Mois Tropical
ZAOUEM 8 4 !
TH Hois Tropical Humide
!
JENDOUBA 8 4 !
0 Pour Ain Draham le
AIN DR..t\HAM 3 0 1 0 !
5 3 moJ.s de Septembre se
! !
EL FEIDJA ! 4 5 3 ! trouve en fait sur la
! !
THIBAR 8 4 ligne de Sparation
! , !
TEBOURSOUK .! des mois Tropicaux secs
7 5
~1AKTAR 9 3 ,, ,
!
et des moJ.s Temprs.
LE KEF 8 4 !
f THALA 8 4
*================+======+======+======+======+======+=====+
'-' ..
. . GRAPH 1-2. -2-1-3 (a)
l ,

TUN 1S' MANoua rA

CLIMOGRAMME

400

e
E
Z
I&J
\
UI
:;)
....
0.

300

200

FROID TROPI CA HUMIDE

100

TROPICAL SEC

. ARIDE

Temprature moyenne
mensuelle
5 o 10 15 20 2S 30 35
.....
MEO"'EZ EL BAB
C.ll MO. a" R AM ME

400

E
E
z
w ~

w
;:)
..J
Il.

300

200

FROID TROPICAL HUMIDE

100

TROPICAL SEC

ARIDE

Temprature moyenne
, mensuelle
5 0
J. -'0 '5 20 2S 3.0 35
GRAPII 1-1-2-1-3 (c)

BE-JA

C LI MOGRAMME

400

e
E
z
LII

..300

200

FROI~ TROPICA L HUNI,DE

\00
TROPICAL SEC

ARIDE

Tempraturellloyenne
mensuell.e
o 5 \0 \5 20 25 10 3S
,. .
GRAPH' I~2-2-'-3 (d)

ZAOUE.M.

LIMOGRAMME

400

e
E
Z
lU

lU

...
j

0..

300

200

FROID TROPICAL HUMIDE

100
SEC

Temprature moyenne
1 mensuelle
5 o 10 15 20 25 . 30 35
~.

~ENDOUBA

CLIMOGRAMME

e
E
%
Ll.I

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:5 ..
-J
CL

30D

200
TROPICAL HUMIDE
FROID

100

temprature moyenne
o 5
.
10 15 20 is
8

30
mensuelle
35
GlW'B~-4-2-1-3 (f)

.A IN DRAHAM

CLIMOGRAMME

400

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e
Z
LLI

W
:;)
....
IL

300

200

FROlO TROPICAL HUMIDE

00

ARIDE

Tf;mp~At"r... moyenne
mensuelle
o 5 10 1S 20 25 30 35
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ARIDE

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o ". 5 10 1S 20 l5 30 , 35

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TROPICAL SiC

ARIDE

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5 o 5 10 15 20 3'0 3S
GRAP'H 1-2.2.1.3 (k)

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E

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100
TROPICAL SEC

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mensuelle
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CLIMO GRAMME

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400.

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" fROln TROPICAL HUMIDE

.100 -TRQPJtAL SEC

ARIDE

Templ'Clture moyonnc
.. ~ '5
.. aensuelle
.~ ..-a' ;10 35
56

d'automne et d'hiver Tunis~ Ain Draham,.El Feidja, Tboursouk, Thibar


et Zaouem encore dans une certaine mesure, la diffrence s'es~ompant

beaucoup pour les autres stations, s'inversant mme pour Thala. Par
ailleurs pour les stations mridionales on constate que sauf pour
juillet et aot la diffrenciation entre mois se fait surtout par les
tempratures plus que par les pluies moyennes qui changent assez peu.
Nqus verrons dans l'tude pluviomtrique qu'il. n'en est pas de mme
si l'on considre les totaux mensuels mdians de pluie, l'amplitude de
variation des totaux pluviomtriques diffra"1t nettement d'un mois
l'autre.

A l'chelle-journalire il ressort des tudes de Bortoli


qu'en hiver le temps est chaud et sec ou froid , et humide, alors . qu'en
t les temps les plus chauds correspondent aux possibilits de pluie.

"

\
57

1.2.2.2. - HUMIDITE ATI10SPHERIQUE MOYENNE

Ce paramtre peut-tre exprim de deux faons diffrentes soit


par la teneur absolue en vapeur d'eau de l'atmosphre soit par l'humidit
relative (par rapport l'tat de saturation).

L'humidit relative est une notion particulire puisqu'elle


correspond une possibilit d'vaporation tant que la saturation n'est
pas atteinte. Elle correspondra en particuiier une impression de con-,
fort ou d'inconfort suivant le cas, aussi bien pour l'homme que pour
les animaux et mme pour les plantes. Du point de vue de la physique de
l'atmosphre la teneur absolue en vapeur d'eau est une notion plus
intressante en la eomparant aux tempratures. L'amplitude thermique
journalire par exemple est lie la teneur absolue en vapeur d'eau de
l'air, les carts possibles tant d'autant plus grands que l'air est plus
sec.

}1alheureusement les donnes sres sont relativement peu nombreuses


dans le bassin de la 11adjerdah. Nous reproduisons ci-aprs un tableau
1.2.2.2.(1) extrait de "Climatologie et Bioclirnatologie de la Tunisie
Septentrionale " (dj cite plus haut) donnant les humidits relatives
moyennes mensuelles 6 h, 12 h, et 18 h ainsi. que la moyenne de ces
trois observations Ain Draham; Jendouba, Bja et Tboursouk.

Humidit relative de l'air en %


. Tableau I.2.2.2.(1)
==.~==================================================
,.. A
=========:c=========================
,
,
!
ST\TIONS S S N D J F ?1 ,, M J J A Anne;

,
. AIN DRAHM1
6.000
12,000
82
69
89
78
88
82
84
81
87
77
83
72
82
73
80
77
78
72
79
66
76
61
78
61
81
72
18.000 81 88 89 86 83 87 80 78 77 75 78 73 81
!Moyenne 77 85 80 84 82 81 78 78 70 72 72 71 78
!
!
6 79 , 87 89 88 87 87 89 89 83 72 64 67 82
12 i,39 54 63 66 66 60 58 57 47 37 31 31 51
JENDOUBA !
1 18 53 69 80 82 80 74 71 69 60 52 39 39 64
,Moyenne 57 70 77 79 78 74 73 72 63 54 45 46 66
! 6 81 85 87 85 85 85 81 81 75 72 71 71 80
12 74 72 74 70 75 71 76 66 59 67 75 76 70
BEJA
1 18 73 69 79 76 78 74 70 72 66 63 64 72 71
!Moyerne 76 ! 75 80 77 79 77 73 73 67 67 70 73 74
! , , .

, ! 6
12
83
57
84
64
86
69
85
72
83
70
80
60
82
62
81
67
! 73
56
70
53
68
46
76 ! 79
50 61
iTEBOURSOUK
.
~

18 61 70 74 76 77 67 68 70 ! 58 56 48 52 1 64
. !Moyenne 67 73 76 78 77 69 71 73 ! 62 60 54 59 ! 66
====================================================== ===================================~.
58

Pour expliciter un peu ce tableau nous avons pour Ain Draham et


Jendouba trac les Hygro-isoplethes (fig. 1.2.2.2 . (a) et (b) corres-
pondants. Ces courbes sont ob~enues ici assez sommairement par inter-
polation des moyennes mensuelles 6 h, 12 h, et 18 h. Sur un tel
graphique, l: surface limite par une courbe de cte donne est propor-
tionnelle au nonbre d'heures par an o cette' cte est ou n'est pas
dpasse selon le cas. Nous avons galement reproduit les courbes de
variations des teneurs moyennes mensuelles en vapeur d'eau de ~ stations
(Bja, Tboursouk, Jendouba, Ben Matir, Oued Mellegue et Ain Draham)

(fig. 1.2.2.2. (c).

L'examen de toutes ces donnes conduit une premire constation


Le bassin de la Medjerdah a un climat en moyenne aSsez hunide, trs
humide mme certaines saisons. Dans les parties montagneuses boises
ou vgtation bien dveloppe (Nord du bassin) l'humidit relative est
gnralement forte. A Ain Draham l'hum~dit moyenne desc~nd rarement
au-dessous de 6~ % et ja~ais au-dessous de 60 %, la'priode du minimum
d'humidit relative tan~ juillet-aot entre 10.'h et 14 h. Les variations
journalires moyennes sont gnralement faibles 8~e en juillet - aot.
Le maximll d'humidit relative est observe durant la priode novembre-
dcembre, toute la journe avec des humidits relatives variant entre
80 % et 90 %. La nuit entre 18 h et 6 h, les variations' sont trs faibles
d'un mois l'autre l'humidit relative moyenne tant pratiquement dans
l'intervalle 80 % - 90 %. Ceci ne concerne que les moyennes ct on observe
des valeurs instantanes beaucoup plus variables.

L'apparition du Sirocco (phnomne assez frquent et gnralis sur


une grande partie du bassin de la Medjerdah) suffit abaisser consid-
1
rablement le degr hygromtrique (parfois au-dessous de 10 %), mais cela
~e dure pas trs longtemps gnralement (1 2 jours conscutifs). Les
teneurs absolues moyennes mensuelles en vapeur d'eau sont par contre
maxima en juillet - aot (environ 15 gr/m 3 ) et minima en dcembre,
3
janvier et fvrier (environ 6 gr/n ). Cette variation, oppose. celle
de l'humidit relnti've, est lie la variation des tempratures. En
juillet - aot on a des possibilits de condensation (prcipitations
occultes) lorsque la temprauure du sol et de la vgtation baisse
nettEm:nt au-dessous de la temprature de l'air la nuit. A Jendouba, les
variatio$des humidits relatives moyennes sont beaucoup plus importantes
;
FIG ~ 1.2.2,.,{J) ;
.!
1
l1

HVGRQJSOPL.ETHES
1
1

1
1
~

----.:~I:;..-..---I-+--~~--4---+---4t-~-...:-.~__J_-~~-=_____+< 1 ! 1

1 !
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--,-----.---t----tr----tL-----!~~~-_f_--~I__-------IJ
Li
l
1
l

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.
- 59

f
qu' Ain Draham. En juillet - aot on observe les valeuvs les plus basses
de 30 35 % entre ]] h et ]5 h. Les maxima sont observes en dcembre -
janvier: 60 65 % aux environs de ]2'h, 80 85 % la nuit entre 18 h
et 6 H.,Les valeurs maxima de la teneur en vapeur d'eau sont observes en
3
juillet - aot et septembre (environ 12 13 gr/m ) et les minima en
3
dcembre - janvier (environ 7 gr/m ).

Des carts journaliers considrables pourront tre observs par


temps de Sirocco. Les 2 stations prsentes ci-dessus reprsentent un peu
des valeurs extrmes en ce qui concerne la partie Tunisienne du bassin.
Dans la Dorsale (rive droite de la Medjerdah) on observera en altitude des
humidits relatives unpeu moins fortes et plus variables qu' Ain Draham,
les teneurs en vapeur d'eau tant gnralement aussi leve~ sinon plus,
tandis que dans les plaines les humidits relatives seront un peu plus
leves qu' Jendouba et les teneurs absolues en vapeur d'eau un peu
moins fortes. Pour la partie Algrien~e du bassin nous avons quelques
indications provenant de. l'Atlas d'Algrie et Tunisie qui nous inclinent
penser que l'huoidit relative ~era comparable celle du reste du
bassin (pour une situation topographique comparable) en ce qui concerne
la Medjerdah proprement dite. Pour la Mellegue on doit vraisemblablement
observer des valeurs relatives un peu plus faibles et surtout plus
variab~es (continentalit plus grande).

En conclusion nous soulignerons l'importance de l'humidit atmos-


phrique moyenne dans le bassin de la Medjerdah qui a pour consquence,
de diminuer les amplitudes thermiques et qui favorise peut-tre l'appari-
tion de prcipitations occultes par condensation la surface du sol et
sur les plantes, encore qu'il n'y ait pas eu'de mesure de ce phnomne
notre connaissance (Des observations occasionnelles semblent cependant
\
avoir t faites Bortoli a observ parfois la terre mouille sur \
2 cm d'paisseur sous des arbres ce qui reprsent8rait 1 2 millimtres
de prcipitation).
, 60

1.2.2.3. - EVAPORATION - EVAPOTRANSPlRATION

Les mesures d'vaporation et d vapotranspiration sont peu


nombreuses sur le bassin de la Medjerdah. Diverses mthodes ont t
employes et nous pouvons citer quelques rsultats publis par divers
auteurs.

1.2.2.3.1. - Evaporation Piche

L'vapororntre de Piche est souvent utilis du fait de la facilit


de sa mise en oeuvre. Les rsultats obtenus avec cet appareil doivent
1

1 tre utiliss avec beaucoup de prudence. En effet la comparaison avec


d'autres mthodes fait apparatre des diffrences sensibles; par exemple
le rapport des vaporations mensuelles sur bac colorado et sur Piche,
peut varier de 0,5 2,0 selon les mois et les lieux.

Nous donnons dam: le tab leau 1. 2.2.3. 1 (1) ,des rsultats concernant
Tunis - El Aouina, Tunis - Manoubia, Jendouba et Le Kef.

Hauteurs evapores au Fiche ( en rnillimtres )

Tableau I.2.~.3.1.(l)

,,,
------------------------------------------------------------------------------------------
------------------------------------------------------------------------------------------ ,
STATIONS
,
, S
,
!' 0
,
'N
, "
,
'n
"
,
1
J ', F
l
!'M'A
,
,
,'M ,
1 1
, J
i J A
,
jAnnej
1

,
, TUNIS
1 1 l , 1 1 l
,T;Hensuel, 150;90,0;81,0;62,0;71,3;72,8;89,9; 105 '143
!
,
, , l
,'117 ,'198 , 189'1369
, , !
,
!
'1 j

, , '" 1 1 ! ,
,}~. quot , 9,2; 7,1; 8,0, 5,9; 7,2, 7,4; 9,7 7,9,10,8, Il,5,14,6,10,9,
'El
!
ouina
l
iMin.quot "
;'1,6; ' 0,7i 0,2; 0,7;i 0,5,! 0,8
0,8i"
, , , , , , , ,
,
, TUNIS
l " "
'T.Hensueli 210; 140; 120;93 ;99,2; 106; 127 135; 123 ;228 ;291 ;240 i 1942
,;~.x. quot "
; 17,6; Il"
,2i Il ,8i'9,0;
" 11 ,8i 12,0; 13,0;i 13,1;" 15,6,; 13,2 19,5i" 17 ,Oi
'Manoubia
,
!
! 1, 8; ,
,;Hin quo t " " 0, 4; ,
8 ; 1, 2;" " i 0, 4i'
l , 0; ! '
0, 7, 1, 0, 3,
,;T.Mensuel;" """
261; 130;93,0;77,5;68,2;86,8;105
l'
! 114;161,237 322
,1
;347 ;2003
JENDOUBA , l" l, , , ,
,Mx. quot ;17,3;10,5; 9,8,13,7,12,6;13,3 10,9;
, , - - - - - , - - . ,----;,;----.,--.,- - r i- - - - ; ; - -.., - - " - - ' ,- - ' ,- ......, ;----,.j---
iMin.quot 1,0; 0,2i 0,7i O,li 0,4i 0,8 0,7; 0,5, 1,3, 1,4, 3,~, 4,0,
, '" i l ' , ' I i i '
;T.Hensuel; 201i 140;87,0;65,1;65,1;81,2109 i117 ,174 ;204 ;248 ;245 ;1735
, , , , ,
, LE KEF ! ! , ! ! ! , ! !
;Mx.quot ; 14,0; 12,0; 7,4, 6,4,12,5, Il,1,12,3,12,5,12,9,18,5,15,3,22,2,
1.

"
, l"
;Min.quot ; 2,3i 0,5; 0,2; 0,2; 0
, , 1
; ; 0,2i
, 1 1 ' I i
0,5i 0,8i 1,5i 2,5; 2,4;
==============s======================================= =====================~====~=========
1
!
61

Pour Ain Draham'on a obs~rv un total annuel d'vaporation Piche


de l'ordre 1.200 mm. On remarquera l'cart entre l'vaporation annuelle
totale Tunis'Manoubia (situ en ville sur une colline) et Tunis
El Aouina (Aroport altitude voisine de 0), Ces de~x stations quelques
kilomtres de distance prsente des vaporations trs diffrentes. Cela
vient de la sensibilit trop grande du PiC~:3 aux conditions locales On
notera simplement que l'vaporation est trs forte gnralement, l'alti-
tude la diminuant toutefois un peu.

1.2.2.3.2. - Evapotranspiration

L'vapotranspiration potentielle peut tre soit calcule soit


mesure. Le calcul peut-tre fait par diverses formules. L'inconvnient
des formules c'est qu'elles ne prennent pas en compte tous les paramtres
et qu'elles comportent des coefficients empiriques qui devraient tre
ajusts localement par des mesures.

Cependant nou~ reproduisons ci-dessous dans le tableau 1.2.2.3.2.(1)


les valeurs d'vapotranspiration potentielle calcule par la formule de
Turc par Cormary un certain nombre de stations. Rappelons que la
formule de Turc s'crit
t
ETP (du mois) =( 50 + Ig ) 0,4 --t~+~1~5-

oD 19 est l'insolation globale.

Moyenne saisonnipes et annuelles de l'vapotpanspipation


potentielle calcule par la fOPmUl~ de
Turc (en,millimtpes)
Tablea
==================================================================================
I.2.2.3.2.(l)
S T A T ION S! Automne Hiver Printemps Et Anne
!
!
TUNIS-MANOUBIA! 294 148 337 527 1306
MEDJEZ EL BAB ! 266 131 325 525 t247
AIN DRAHAM !. 242 105. 288 ! 504 1139
EL FEIDJA ! 259 113 283! 503 1158
JENDOUBA ! 270 132 319! 522 1243
BEJA ! 260 128 328 ! 528 1244
TEBOURSOUK ! 272 128 315! 514 1233
LE KEF - VILLE! 21'2 117 309! 498 1196
MAKTAR ! 262 103 292! 492 1149
! THALA ! 262 ! 113! 309 ! 508 ! 1192 !
~==================+=============~===========~============*===========~==========+
62

2
Des mesures faites Tunis sur un bac type Thornwnite de 4 m
plant de Kikuyu par De Villle ont donn les rsultats suivants
( en millimtres )

===================================================================
!. I !
Automne ! Hiver Printemps; -Et ! Anne
-! ! !
304 137 359 590 1390
. ! . ! ! .
===================================================================

Tous ces rsultats confirment l'influence de l'altitude sur


l'vaporation et l'vapotranspiration qU1 reste relativement modre
du fait des hivers froids.
63

1.2.2.4. - LE VENT

Le vent est un facteur important du climat sur le bassin de la


Medjerdah et des mesures existent : Ci-dessous nous reproduisons un
tableau publi par Bortoli concernant la rpartition mensuelle des
vents par direction et par force.

=====================================================================================
1
STATIONS Directioni J lA
F M t-1 J J A S 0 N D
du vent

Le plus
frquent
mJ NW NW NW mJ NW NW NW NW NW NW vI
JENDOUBA
Le plus
fort
NW NloJ mT SE NW NW SW SW ! MN
!
!
Le plus
SW NVJ NW SE NE NNE! NE ESE! ESE! NW ! Nl~
Tunis frquent
! !!!
MANOUBIA 1 ! , !
! ! Lfeor ptlus ! WSW! wmT! NVI ! NW<S ! NW ! NW ! NNW! NW ! NW WNW! NNW! <
i
~===========*==========*====*====*====*====*====*====*====*====*====*====*====*=====*

Le vent dominant gnralement est le vent du Nord Ouest. Le temps


calme sans vent est peu frquent (pas plus de 10 % des observations
gnralement), les vents forts ou trs forts sont assez frquents.
Signalons un vent particulier, le Sirocco, dont les effets desschant
sont considrables. C'est un vent qui souffle gnralement de S SW,
sauf intervention d'un relief particulier qui provoque un courant en
retour du Nord, le Sirocco paraissant ainsi venir du Nord. Le Sirocco
souffle gnralement plus de 20 Jours par an dans le bassin de la
Hedjerdah.
64

1.2.2.5. - LES TYPES DE TEMPS

Divers auteurs ont abord ce sujet et nous avons utilis leurs


publications. En hiver, les temps amenant de la pluie peuvent tre
provoqus soit par l'tablissement d'un centre de basses pressions sur
la Mediterrane Centrale avec un anticyclone sur l'Europe ce qui donne
des vents Nord-Ouest Nord, un temps froid, couvert et souvent pluvieux,
des amplitudes thermiques faibles, soit par l'tablissement d'un anti-
cyclone sur les hauts plateaux Algriens et le Sahara" du Nord ce qui
donne un temps froid avec de fortes amplitudes thermiques,des pluies
locales pouvant se produire sur les hauteurs.

Le Sirocco peut apparatre parfois en fin d'hiver avec un temps sec


et chaud faible amplitude thermique, il est alors suivi par un temps
couvert avec vent du Nord-Ouest.

En t un anticyclone sur le Sahara provoque un temps chaud et sec


avec une forte amplitude thermique et des orages peuvent se produire sur
les hauteurs.

Les temps secs et chauds en hiver apparaissent par l'tablissement


d'un anticyclone sur la }1diterrane Centrale avec des vents d'Ouest
Sud.

Un centre de hautes pressions sur l'Europe en hiver peut amener un


vent froid de Nord-Est avec beau temps et'de fortes geles.

Enfin en t un anticyclone sur la Mditerrane donne un temps


humide faible amplitude hermique et une temprature peu leve.

Notons qu'en septembre et octobre on peut assister comme en 1969


la formation, partir de dpressions en provenance du Golfe de Gascogne
et traversant la Mditerrane, de vritables petits cyclones tropicaux
centre chaud qu'un centre de hautes pressions stable sur l'Europe dtour-
ne vers la Tunisie.
65

.'

La temprature encore leve de l'eau de mer cette poque


favorise l'apparition de ce phnomne qui peut conduire des pluies
-d'une intensit extrme sur le centre et le Sud de la Tunisie qui,
comme en 1.969, peuvent tre tendues jusqu'au bassin du Mellegue.

Notons enfin que l'on peut observer sur le bassin de la Medjerdah


des pluies gnralises durant plus de 24 heures parfois ce qui a pour
effet la formation" de grandes crues comme en mars 1973 ou fvrier )907,
6urto~t-si ces pluies sont conscutives une priode pluyieuse prolon-
ge (on peut observer des priodes pluvieuses de 10 et mme de )5 jours
successifs)

.'

, .
66

1.2.3. - GEOLOGIE
m==_nn=

(Cf. Carte I.2.3.(a

1.2.3.1. - GEOLOGIE HISTORIQUE

L'histoire gologique de la Tunisie Septentrionale dans laquelle


s'inscrit le bassin de la Medjerdah remonte au Crtac.

Une srie de rides profondes orientes E.W. s'amorce partir du


Trias elle s'accentue l'Aptien au point de former un sillon. Marnes et
calcaires s'y accumulent alternativement. Cette structure profonde se
maintiendra jusqu'au Luttten. Au Luttien suprieur, on assiste
l'mer~ion j'une zone continentale correspondant approximativement au
bassin versant des affluents de rive droite (Me11egue, Tessa, Si1iana).
A l'emplacement de la Medjerdah, il n'y a encore qu'une p1ateforme conti-
nentale o domine une sdimentation dtritique: sables, grs ou argile
en milieu marin ou lagunaire. La pousse alpine fait merger cette
p1ateforme vers la fin de l'Oligocne. Au Miocne, le trac de la
Medjerdah se prcise. L'orognse a modifi l'orientation des plis qui
est devenue 1~-SW. Une srie d'accidents tectoniques parallles
(JAUZEIN 1967) limite des compartiments dans lesquels la Medjerdah a
trac son cours. Ce cours subit un changement important aprs Oued Zarga
o la Medjerdah passe d'un compartiment un autre la faveur d'une
capture possible la fin du Villafranchien. ( FO~JET 1969). A partir
de cette priode, le rseau hydrographique de la Tunisie du Nord peut
"tre considr comme dfinitivement trac et ne subira que des retouches
mineures.
67

1.2.3.2. - GEOLOGIE STRUCTURALE

La structure de la Tunisie Septentrionale, pour la partie qui nous


intresse, comprend schmatiquement du Nord au Sud :

a) - Une zone de nappe de charriage constitue par un f1ysch d'ge


,
oligocne. Les plis orients NE-SW font suite aux reliefs de l'Atlas
te11ien. Cette zone n'ocupe qu'une faible portion du bassin versant de
la Medjerdah mais par son relief relativement lev, par son climat plus
p1uv1eux, elle joue un rle important dans l'alimentation en eau des
rgions situes en aval.

b) - Une zone intermdiaire dite des "cailles" constitue par des


bancs de calcaire ocne se chevauchant et flottant sur une masse
plastique d'argiles et de marnes. Une pousse tangentielle conscutive
l'orognse alpine, applique sur les deux couches de comptence
diffrente; a bris la plus rigide.

Le rseau hydrographique (Oueds Bja, et Zarga) s'est tabli sur


les marnes plus tendres.

c) - Une zone de hautes ~laines, dernier prolongement en Tunisie


des hauts plateaux algriens affaisss au cours du quaternaire dans
lesquels la Medjerdah a tabli son cours suprieur.

d) - Une zone plis de revtement ds au glissement sur le socle


d'une masse importante de terrains secondaires.

Dans la partie SW de cette zone, les plis se prsentent en larges


,
. antic1inl..rlums (Jebe1 ~~nsour, Souk-E1-Jema, El Aksabe, Ebba-Ksour,
Djrissa) souvent faills et creuss de combes, spars par des
synclinaux. L'orientation des plis est toujours NE-SW, leur largeur ne
dpassant pas 15 20 Km. Au NE (au Nord d'une ligne Gaafour-Bou Arada);
les mouvements du socle ont profondment remani la structure primitive
de sorte qu'on n'y retrouve plus la succession rgulire des plis obser-
ve plus au Sud.

Le rseau ~ydrographique dans son ensemble reflte assez mal la


structure de cette zone dite alplis de revtement". La Medjerdah quitte
68

les Hautes-Plaines la faveur d'une capture possible datant du Pliocne


ou du Villafranchien et emprunte une direction sensiblement parallle
celle des plis. Son estuaire occupe lui~me une fosse NE-SW comprise
entre deux sries d'anticlinaux: Jebels Naheli et Ahmar au Sud~ Jebels
Raf-Raf et Kechabta au Nord. Ses affluents de rive droite par contr ont
un cours sensiblement Nord-Sud. Leur trac recoupe l'axe gnral des
plis la faveur d'accidents transversaux: bassins subsidents de
Kalaa Djerda 9 du Sers 9 de Siliana, d'El Aroussa-Bou Arada, rsultant
,
de structures datant de l'Eocne mais qui, par un phno~ne de dtente
aprs la phase orognique se sont affaisss lentement au cours du
quaternaire.

e) - La "Dorsale" proprement dite vritable arte continue forme


par l'alignement des massifs jurassiques: Bou Kornine, Zaghouan 9
,
Fkirine 9 Zaress que prolonge la srie des grands anticlinaux crtacs
Jebels Bargou et Belouta, Fort de la Kessera. L'ensemble est limit par
un grand accident : la faille de Zaghouan qui spare la Tunisie Septen-
trionale de la
, Tunisie Centrale. La Dorsale constitue une ligne
. de
sparation des eaux entre l'Oued Medjerdah (par son affluent 'la 8iliana)
et l'Oued Miliane pour la Tunisie du Nord d'une part et l'Oued }furguellil
d'autre part qui se dirige vers la Tunisie Centrale.

Chacune des cinq zones.dcrites ci-dessus est spare de sa


voisine par un accident tectonique (Transversales de JAUZEIN, 1967).
Ce sont donc bien des units structurales distinctes.
69

1.2.3.3. - ESQUISSE LITHOLOGIQUE (cf carte I.2.3.3.(a

La construction d'une esquisse lithologique du bassin de l'Oued


Medjerdah a t ralise partir des coupures stratigraphiques de la
carte gologique ~u 1/500 000 de l'Afrique dU'Nord dresse en 1951
par G. CASTANY pour la Tunisie. Dans ce pays, elle s'est appuye sur les
travaux de P.F. BUROLLET, A. JAUZEIN et M. SOLIGNAC; en Algrie, sur
ceux de L. DAVID, de G. DUBOURDIEU et de G. DUROZOY. Pourtant quelques
documents ont manqu pour apporter une gale prcision dans le haut
bassin de l'Oued Me11egue. En aucun cas, les rsultats, ne peuvent
revtir l'aspect d'une conception 1ithostratigraphique de la gologie du
bassin de la Medjerdah quand bien mme l'approche en serait effective.

1.2.3.3.1. - Principes d'tablissement de la carte

Il s'agissait, partir des limites unitaires de la carte grande


chelle, de distinguer tout d'abord le stock et le cortge des types de
roches constituant chacune des sries stratigraphiques en tenant compte
de leurs variations imposes par l'histoire pa1ogo~rgrhiquc (c la
sdimentation rgionale. La dmarche tait simple dans certaines aires
dpts homogn~s. Elle a conduit la reprsentation d'units rocheu-
ses simp~es. }fuis, dans la majorit des cas, il est apparu des succes-
sions ou des alternances sdimentaires parfois complexes. Aussi, tout
en respectant l'chelle de travail, il a t ncessaire de faire appa-
ratre des limites supplmentaires empruntes aux travaux moyenne
chelle correspondant une simplification du recensement lithique. Cet
apport a l'avantage de justifier la forme des paysages morphologiques et
le mode d'implantation du rseau hydrographique du bassin.

1.2.3.3.2. - Les enseignements de' l'esquisse lithologique.

Quatre grands ~roupes de stocks rocheux ressortent du dpouillement


des travaux

- Le premier est constitu par les complexes salifres du Trias.


Dans cette srie dominent les gypses et les phy11ites salines et, dans
70 .

une woindre mesure, les carbonates calcomagnsiens qui contribuent pou~

une. part non ngligeable la charge en sels solubles des Oueds du


bassin. Toutefois, la distribution de ce groupe dans l'ensemble rocheux
n'entrane que des repercussions locales dans la composition chimique.

- Un second groupe formant tantt des units simples, tantt des


units complexes deux ou trois composants est constitu de sdiments
d'origine exclusivement marine. En gros, il englobe les terrains allant
1
du Jurassique l'Eocne suprieur et comprend essentiellement des
roches phyRiteuses ou carbonates.

Le Jurassique, dont les trs rares affleurements disposs en noyaux


n'interviennent pratiquement pas dans la dynamique hydraulique du bass~n,
est compos de roches trs fortement cristallises voire lgrement
mtamorphoses comprenant des lments phylliteux et des carbonates
alcalins ou calcomagnsiens. Le crtac est le soubasse~ent rgional.
Ses affleurements sont importants et largement rpandus. Quelle que
soit sa place dans les paysages de la chaine atlasique, il est le plus
frquemment constitu par des alternances sdimentaires au sein des-
,quelles les fments phylliteux dominent nettement les carbonates ou
s'associent entre eux. Cependant, l'volution palogographique et
structurale du bssin permet de distinguer des units simples marneuses,
ou calcaires. Il est apparu comme ncessaire de faire ressortir les
alternances du Crtac infrieur en raison de la manifestation dans ses
couches d'une certaine.schistosit capable d'influencer tant leur mode
d'rosion que celui du transport des matriaux par les Oueds.' Les'
alternances de la partie moyenne du Crtac peuvent, dans une certaine
proportion, former un rservoir important de sels solubles immdiatement
disponibles. Mais la connaissance gochimique actuelle de la rgion est
\

trop peu avance pour qu'il soit possible d'tablir une comparaison
avec les rsultats acquis par les tudes hydrologiques. Les travaux
de P.F. BUROLLET ont amplement amorc cette enqute.

Le Palocne et l'Eocne apparaiss~nt gnnalement sous la forme


d'units simples; L'tat des tudes ptrographi~ues a bien souvent
facilit la reprsentatio~ spatiale du type de roche variant, au gr
de la rpartition gographique des sdi~ents, d'un carbonate une
argile. Dans ce dernier cas~ on sait que l'Eocne suprieur peut
constituer frquemmment un magasin de sels solubles facilement extrac~
tibles.

, '
71

- Un troisime groupe de ro~hes apparat sur la carte exclusi-


vement en units complexes. Il s'agit des formations dtritiques tantt
. .
marines t tantt laguno-continentales de l'Eonummu1itique et du
Nonummu1itique. Ce sont des alternances de roches siliceuses et
phy11iteuses dans le cas de l'Oligocne auxquelles s'ajputent des
conglomrats emprunts aux proches affleurements dans celui du Nogne.
Si les sdiments oligocnes d l'Est Tunisien rec1e&t un certain
stock de sels solubles, ce dernier est certainement important dans
les couches ,du Nogne qui contribuent de manire importante la
salure des Oueds.

- Enfin, un quatrime groupe de roches inter~ient dans le ~ompor


tement hydraulique du bassin. Les vastes surfaces occupes par les
limons et les pandages plus ou moins encrots du Quaternaire collec-
tent et transitent vers les Oueds le ruissellement et les eaux
phratiques. Composs de phyl1ites carbonates et d'lments dtritiques
de toute nature, leur rle gochimique est mal connu.

Examiner l'chelle de la carte la provenance des transports


solides charris par les Oueds revient considrer la rpartition
globale de l'rosion dans le bassin de'la Medjerdah. A ce point de vue,
il est ncessaire de distinguer 2 cas :

- L'rosion par ruissellement de la partie superficielle des


affleurements gologiques :' celle-ci ressort de l'tude de la stabilit
structurale des sols et de la rpartition du couvert vgtal. Elle
reprsente une portion considrable des lments fins en suspension
dans les eaux de crue sur l'ensemble du bassin. Elle fait appel aux
donnes climatologiques qui conditionnent' l'impact des pluies sur la
surface du terrain. De nombreuses tudes ont t consacres ce pro-
blme. Une synthse cartographique et une valuation quantitative ne
sont pas encore possible'dans cette rgion.

L'rosion par ravinement ou coulement de masse fait plus ,


directement appel
, la nature et la rpartition des affleurements
gologiques du bassin compte tenu de leur structure et des accidents qui
les affectent. Elle s'intgre galement dans la 'rpartition des

l '
72

zones climatiques actuelles. Il est ainsi possible de situer grosso modo


de granpes zones d'rosion. C'est d'abord le front de la nappe kabylo-
kroumire qui intresse le haut du bassin de l'oued Medjerdah (zone de
Souk-Arhas et de Fernana). Puis dans le moyen bassin de l'oued Mellegue,
le panneau de Clairefontaine-Ghardimaou, le Kef-Morsott, dans les alter-
nances de marnes et marno-calcaires du Snonien de l'alignement Djebel,
Ouergha - Djebel Bou Sessou ; et, dans les marnes et calcaires argileux
du Crtac infrieur et moyen cen~r sur le Djebel Bou-Khadra, de la
}skiana ,Tadjerouine comme au Nord du Kef. Le rseau de l'oued Tessa
attaque plus particulirement les marnes et marno-calcaires snoniens
situs au Sud-Est du Djebel Maiza et les marnes du crtac infrieur
places au Sud-Ouest du Djebel Goraa. L'oued Siliana ravine les marnes et
marno-calcaires d'El Akhouat, les marnes et calcaires du Djebel Rihane. Les
marnes de transition du Bjaoua sont rodes par l'oued Bja.

En fait, une vision plus dtaille du bssi~rvlerait une rosion


plus ou moins prononce de l'ahord des grandes artres fluviales. C'est le
cas notamment lorsqu'elles traversent, au gr de la disposition structurale
de leurs affleurements, les alternances ou les couches tendres du Crtac
dbarrasses par une rosion millnaire de leur manteau qu~ternaire

d'alluvions.
73

1.2.4. - LE COUVERT VEGETAL


.~c==.=-= =m---"

(cf cartes 1.2.4. (a) et (b

Le couvert vgtal ayant une grande importance sur le ruissellement,


l'infiltration et l'rosion, il tait indispensable dans le cadre de
cette tude, d'en effectuer le recensement.

Parmi les documents existants, le plus complet tait la carte


phytosociologique de la Tunisie Septentrionale, ralise en 1966 par le
C.N.R.S. ( C.E.P.E. de Montpellier) l'chelle de 1/200 000. Les
units cartographiques figurant sur ce document, ont t releves et
planimtres. Malheureusement, aucune carte de vgtation n'tant
disponible pour la partie algrienne du bassin de la Medjerdah, nous
ne pouvons apporter aucune donne concernant cette zone.

Un schma cartographique l'chelle de 1/500 000, tabli d'aprs


les documents cits plus haut, indique la rpartition des formations
vgtales distingues sur~ut en fonction du couvert vgtal; ces
formations ont des correspondances dans la classification C.E.P.E.

CZassification C.E.P.E.
===e===================_c================c===-========-ac==--===
==~===c=

Fort
1
formation ligneuse haut y
r
!
,
En combinaison:;
Garrigue (substrat ,
basique : calcaire) formation ligneuse basse; formations
0I--------------..-------------! complexes
!
Pelouse
!
Lande, steppe formation herbace
Mattoral etc
+=======.c===========s====+===ac=c=~==========-==~a+=~--========~=+
.,

et les catgories suivantes ont t distingues


74

1.2.4.1. - FORET A STRATE ARBOREE BIEN DEVELOPEE ET STRATE ARBUSTIVE OU


HERBACEE ( Srie du chne zeen et du chne-lige, srie du
pin d'Alep et du chne-vert)

Observe surtout aux limites du bassin (Fernana, Nord-Ouest et


Sud de Ghardimaou, Ouest du Kef, environs de Tha1a, Est de Maktar),
ainsi que dans quelques zones de l'intrieur (Monts de Teboursouk,
Gafour, Djebel Maiza, Djebel Lorbeus, Djebel Hairech et Est de Nebeur),
elle constitue la protection la plus efficace du sol, mais couvre
peine 10 % de la superficie tunisienne du bassin.

1.2.4.2. - GARRIGUE OU ~~QUIS DENSE A STRATE ARBOR~~ CLAIRE ET STRATE

BUISSONNANTE DENSE

Situe surtout aux limites Nord-Ouest du bassin et au Sud-Est du


Kef, ne reprsente qu'un pourcentage trs faible (1 2 % de la super-
ficie totale.) Le couvert vgtal trs dense freine l'rosion (srie
du pin d'Alep en climat semi-aride, srie de l'01a-1entisque, du
chne-vert).

1.2.4.3. - GARRIGUE OU MAQUIS OUVERT A STRATE ARBOREE RARE OU ABSENTE

STRATE ARBUSTIVE PLUS CLAIRSE~mE ET TAPIS HERBACE INEXISTANT

(facis de dgradation romarin, 1ygeum spartum et }1atthio1a .


fruticu10sa des sries de Pin d'Alep ou de Pin d'Alep et chne-
.
vert)

Trs peu rpandue, elle aussi, (moins de 5 %, Djebel Hairech,


Ouest de Ghardimaou, environs d'Ain Draham), cette formation est beaucoup
moins efficace pour protger le sol.
75

1.2.4.4. - GARRIGUE OU MAQUIS TRES OUVERT OU LA STRATE ARBUSTIVE DISPARAIT

ET EST REMPLACE PAR UN TAPIS HERBACE (facis de dgradation


Ampelodesma Mauritanicum ou "Diss lt des mmes sries du Pin d'Alep
ou du Pin d'Alep et Chne-vert sur les marnes et calcaires marneux)

Plus dissmin travers tout le bassin~ cette formation est cepen-


dant peu reprsente en basse valle. Les taches les plus importantes
sont observes autour des zones fort dense, aux Djebels Bou Goutrane
et Sabrak, dans la rgion de Bja, le triangle Tboursouk-Testour-Thibar
au Djeb~l Rihane et au Sud de la route Siliana-Le Sers. En basse-valle
enfin, on l'observe entre Medjez El-Bab et Goubellat, prs de Grich-
El-Oued, Tbourba au Djebel Lanserine et Djebel Sakkak.

La protection offerte par cette formation qui couvre 10 15 % de


la partie tunisienne du bassin est trs insuffisante.

1.2.4.5. -:' ABSENCE DE VEGETATION, LA ROCHE AFFLEURANT SUR 80 A 90 % DE LA

SURFACE ( facis de dgradation Stipa Retorta, Thymus Capitatus


ou Hyparrhnia hirta des mmes sries du Pin d'Alep ou du Pin
d'Alep et chne-vert)

La protection du sol est pratiquement nulle et le ruissellement et


l'rosion sont trs importants, la superficie couverte reprsente moins
de 10 % du bassin. Ce type est observ surtout prs de Tadjerouine et
Djerissa aux alentours de Siliana (Djebel Massouges) ainsi que par places,
prs de Djendouba ex~ Sk El-Arba, a~ Djebel Rebia~ Bja, Chaouach,
Medjez-El-Bab. A part de petites taches prs de Tebourba et Porto-Farina,
la basse valle est exempte de ce groupement.

1.2.4.6: - VEGETATION DES TERRES SALEES ET HUMIDES

Cette unit regroupe les vgtations azonales des garaet et


Sabkhet. Elle indique les zones forte accumulation d'eau ou de sels,
selon le type ou la saison et les terres o la nappe se trouve prs de
la surface et s'coule mal.

Couvrant moins de 5 % de la superficie totale du bassin, cette


vgtation s'observe surtout en basse valle (entre Djedeida et la m~r)
76

dans la valle de l'Oued Sarrath et par petites taches l'intrieur


du bassin (Sud de Bou Salem ex. Sk-El-Khmis alentour de Salines du
Krib).

1.2.4.7. - VEGETATION DES TERPES CULTIVEES

Cette catgorie regroupe des cas trs varies, depuis les parcours
jusqu' l'arboriculture fruitire., Il est bien vident par exemple, du
point de vue de l'rosion sur pente, qu'une friche prot~gera le sol
m1eux qu'une jachre elle-mme plus efficace qu'une crale et surtout
qu'une olivette o l'agriculture s'efforce d'liminer les adventices.
Pour les jachres, il en est qui se dplacent chaque anne, d'autres
moins souvent certaines sont travailles d'autres laisses en repos
complet. Il est difficile, dans une prsentation aussi sommaire de
caractriser avec prcision le couvert d'une zone cultive. On peut
cependant, partir des donnes tablies par l'ISEA en 1968 dans l'Etude
pour l'laboration d'un programme optimal pour l'Agriculture Tunisienne
admettre

-qu'en basse valle, sur 100 ha. de cette unit, (parcours exclus),
les cultures annuelles reprsentent 75 ha. et l'arboriculture 25 ha.
dont'plus de la moiti en olivette, 30 % en vigne et 2 % en agrumes le
reste en cactus s

- en haute valle, (Gouvernorats de Jendouba, Le Kef et Bja)>> prs


de 95 % de ces terres sont en culture, 3 % en olivettes et 2 % en cactus.
Les parcours (qui comprennent aussi des units forestires) couvrent
une superficie gale la moiti des zones cultives sauf dans la rgion
du Kef o ils dpassent la surface de ces zones.
,
Dans l'ensemble, cette
vgtation occupe prs. de 50 % de la superficie du bassin.
77

1.2.4.8.,- MOSA1QUES

A l'chelle de 1/200 000 et plus forte raison au 1/500 000, il a


parfois t impossible de sparer dans certaines zones les units
forestires et cultives. On a alors, dans le planimtrage, rparti
arbitrairement les superficies de ces mosaques par moiti dans les
zones cultives et par moiti dans l'unit forestire correspondante.
Couvrant 10 15 % du bassin~ ces mosaiques s'observent principalement
au Djebel Ech Cheid vers Testour, au Nord du Djebel Massouges, l'Est
de Siliana, au Sud du Kef, au Djebel Bou Haneche, vers Fernana, ainsi
qu'en basse valle prs de Chouigui, au Djebel Amar, Djebel Sakkak et
au Nord de la ~~btouba.

Leur importance en ce ,qui concerne l'rosion est trs variable selon


la valeur du couvert. On peut craindre que d'anne en anne, la partie
boise de ces mosaiques se rduise de plus en plus.

- Reboisements trs ponctuels, ils ne reprsentent qu'un pour-


centage ngligeable l'chelle de la carte.

TabZeau RcapituZatif

%
Fort 10
Garrigue ou maquis dense 2
Garrigue ou maquis ouvert 5
Garrigue ou maquis trs ouvert 10 15
Roche nue la
Zones sales et humides 5
Terres cultives 50~

Mosaiques la 15

+=============ccc===========================*============== ==_=c~-=~~

~ Tunis 75 % cult. 25 % arboricult.


Reste du Bassin 95 % Cultures 5 % arboricult.
'la

1.2.4.9. - CONCLUSION

Le bassin versant de la Medjerdah est donc caractris par un faible


recouvrement forestier, tandis que les zones nues, sales ou "cultives"
reprsentent 70 % qe l'ensemble.

Dans 'les conditions de climat et parfois de relief de la rgion, ce


pourcentage important de terres mal protges facilitent le ruissellemEnt

.
et l'rosion sur les versants, tandis que dans les valles, un mauvais
coulement entranera la formation de zones mal. draines et sales.
79

1.2.5. - LBS SOLS


e ==-

1.2.5.1. - PREAlmULE

La Cartographie Pdo10gique est suffisamment dveloppe dans le


bassin de la Medjerdah pour nous permettre l'tablissement d'une carte
schmatique au 1/500 000. La complexit des'situations o les diffrents
types de sols sont mlangs nous a conduit dfinir au paragraphe
1.2.5.4. des units cartographiques complexes. Cependant auparavant
il nous a paru ncessaire de rappeler les facteurs de la pdogense
dans le bassin (1.2.5.2.), puis de dfinir les types de sols de
faon classique, ceci l'usage du lecteur afin de permettre une
meilleure comprhension des rapports possibles entre les types de sols
et le rgime hydrologique du bassin (1.2.5.3.).
80

1.2.5.2. - LES FACTEURS DE LA PEDOGENESE

1~2.5.2.]. -

Le climat est de type mditetranen avec une saison sche


coincidant avec la saison chaude. La pluviosit tr~~ dapticietis et
la temprature ont un gradient latitudinal sensible deptiis l'exttme
Nord du Bassin, humide avec 750 ] 200 mm de pluie et ]7 0 de tem-
prature moyenne annuelle, jusqu' l'extrme Sud, semi aride avec
350 mm et 20 0 de moyennes annuelles. A ce gradient se superpose un
gradient altitudinal galement nettement marqu. Sous ces conditions
climatiques relativement peu agressives, les phnomnes de dsagr-
gation des roches l'emportent.sur les phnomnes d'altration; les
phnomnes de migration l'intrieur des sols sont limits et ont lieu
seulement les annes les plus humides. Ce climat n'apparat pas
actuellement comme le facteur prpondrant de l'volution des sols. Il
faut remarquer cependant que les sols du bassin ont conserv les traces
d'une plus forte agressivit de un paloclimat de mme type mditer-
ranen mais avec des manifestations plus intenses, plus contrastes,
qui ont permis, au cours du quaternaire, l'labotation des pdogenses
trs varies, largement reprsentes sur tout le bassin; elles corres-
pondent diffrentes priodes pluviales s'talant sur 500 000 ans depuis
le Villafranchien jusqu' l'actuel.
81

A chacu~e de ces priodes correspond un niveau morphologique


auquel est associe une pdogense, depuis les sols rubfis crote
les plus anciens, les sols isohumiques, et tes Vertisols et sols sals.
Il faut remarquer la frquence de sols ayant subi l'influence de
plusieurs priodes climatiques successives et dont les caractres sont
la rsultante de pdogenses diffrentes plus ou moins imbriques
(sols polygniques); quelques uns sont enterrssous des dpts rcents
subissant la pdogense actuelle (sols fossiles).

1.2.5.2.2. -

La lithologie du B.V. est caractrise par l'absence de roches


cristallines et la prsence de roches uniquement sdimentaires, dont
dpend troitement la rpartition des sols. Elle comprend :

- des roches dures Calcaires affleurant sur tout le bassin sous


des facis varis, Grs ciment calcaire, et quelques rares Grs acides.

- Des roches tendres nettement plus abondantes : Argiles acides


dont l'affleurement est limit l'extrme Nord du bassin, Argiles
calcaires, et surtout Marnes et Marno-calcaires; les matriaux
dtritiques sont d'extension plus limite comprenant des Sables et
Conglomrats; les formations tendres chaotiques du Trias ont une
composition trs htrogne, et sont toujours plus ou moins salifres.

Les formations quaternaires, rsultat d'une pdogense ancienne,


peuvent, dans certains cas, servir de matriaux originels des sols
plus jeunes. Elles ont des facis d'autant plus consolids qu'elles
sont plus anciennes depuis la crote calcaire trs cristallise, la
crote tendre, l'encrotement jusqu'au "limon nodules" trs meuble
et aux alluvions lourdes issues de matriaux gologiques fins,
dominant la lithologie du Bassin (Marnes en particulier), qui ont
remblay les plaines favorisant les phnomnes d'engorgement dans
les zones basses.
82

1.2.5.2.3. -

La vgtation est intrinsquement un facteur trs important de'la


pdognse, mais ici elle a t teilement influence par la pression de
l'homme que c'est celui-ci qui apparat comme le facteur pdogntique le
plus m3rquant actuellement.

Le Bassin Versant de la Medjer.d.;n est une rgion o l'occupation de


l'homme est fort ancienne ainsi que l'attestent les nombreuses traces de
civilisation connues depuis le Saletien.

Depuis l'poque romaine cette pression n'a fait que s'accentuer se


traduisant par une exploitation intensive des forts, puis du maquis ou
de la garrigue secondaire pour le bois et le parcours et par augmentation
des surfaces cultives au dtriment de la vgtation naturelle. Cette
intensification s'est traduite en surface par une rosion des horizons
humifres des sols et un appauvrissement en matire organique, caractres.
affectant de nombreux sols du Bassin, une modification du bilan hydrique
au sein des profils, perturbant les quilibres des solutions et des ions
en profondeur.

1.2.5.2.4. -

Le Bassin de la Medjerdah est fait d'une succession de crtes


( > 1000 m), de zones collinaires largement dominantes encadrant des
zones basses d'extension limite. Ces formes du relief trs imbriques
sur l'ensemble du bassin, influencent la circulation des eaux sur et dans
les sols, dterminant des zones de perte de matriaux par rosion ou
lessivage oblique, des zones d'enrichissement surtout en sels solubles,
et des zones d'engorgement.
83

1.2.5.3.- LES TYPES DE SOLS

Nous avons dans la description ci-aprs des diffrents types de sols,


voulu insister sur les tendances de ces sols vis--vis de l'rosion et
de l'accumulation tout en respectant les termes des dfinitions de la
classification pdologique.

Dans cette optique deux tendances se manifestent, d'aprs lesquelles


nous avons regroups les diffrents types de sols du bassin. Cette
distinction faite uniquement au niveau pdologique, n'est pas absolue
car des facteurs autres que la pente interviennent pour modifier ces
tendances.

1.2.5.3.1. - Les sols d'rosion

Ils comprennent

a) - Les sols minraux bruts et les sols peu volusd'rosion de la


classification gnrale. Les premiers correspondent une absence de sol
meuble. Les seconds des sols peu pais contenant des dbris de roches
peu altrs jusqu'au sommet du profil. Sur roches dures, les sols
minraux bruts prennent le nom de lithosols, les sols peu volus celui
de sols lithosoliques. Sur roches tendres (marno-calcaires et marnes)
ils s'appellent respectivement rgosols et sols rgosoliques.

b) - Les sols Calcimorphes des reliefs.

Ils prsentent un profil assez.bien dvelopp surtout s'ils sont


protgs par la vgtation naturelle : la partie suprieure, un
horizon humifre (1 2 % de matire organique sous culture - 5 10 %
sous fort) de structure polydrique fine 9 de texture moyenne ou fine
. Lorsque cet horizon passe sans transition la roche calcaire, le sol
est une rendzine. Lorsqu'il surmonte un horizon moins humifr~, de
structure plus grossire, le sol est un sol brun calcaire.
84

Sur roche dure, le sol dominant est une rendzine peu profonde
(0-40 cm d'paisseur), incluant de nombreux cailloux dans le profil.

Sur roche tendre (caicaires marneux, "marne), le pdognse donne


naissance des rendzines ou des sols bru~s calcaires suivant la position
sur le versant et le degr d'rosion. Le cas particulier des sols calci-
~orphes gypseux est li la prsence d'une roche mre trs gypseuse sur
laquelle se diffrencie un petit encrotement de surface.

Tous ces sols sont dans l'ensemble assez permables. Ils ont entre
autres caractristiques celle de pouvoir cder du calcium sous forme
de carbonate plus rarement sous forme de sulfate, qui va enrichir les
sols calcimorphes situs topographiquement plus bas par lessivage latral.

c) - Les Vertisols lithomorphes

/ C7 type de sol prsente un profil trs homogne par sa texture qui


est fine ou trs fine et sa structure qui est trs grossire, polydrique
en surface devenant prismatique en profondeur avec dveloppement de faces
de glissement. Une telle structure est lie la prsence d'argile gon-
flante. Le dveloppement du profil est trs variable. En sol peu profond
(30 50 cm) o les dbris de roche-mre subsistent trs haut dans le
profil, on parlera de sols peu volus vertiques. Au fur et mesure que 1

le profil s'approfondit (50 80 cm) que les face~ de glissement devien-


nent plus visibles on passe des vertisols caractres moyennement
accentus et des vertisols modaux.

Cette variation est souvent trs rapide dans un paysage de marnes.


Aussi, utiliserons-nous souvent le terme squence vertique pour dsigner
une association de ces diffrents sols;

Les'vertisols sont trs compacts. Leur permabilit est donc quasi


nulle. Cep~ndant, en fin d't, ils sont abondamment fissurs d'o une'
permabilit apparente mais qui disparat rapidement avec le gonflement
du sol.
85

d) ~'Les sols humus doux (Mu11)

Ils se dveloppent sous fort et comportent typiquement trois


horizons
- Un horizon humifre bien structur t riche en matire organique t
( 5 10 % ) de texture moyenne grossire.

- Un horizon plus 'ou moins appauvri en argile et encore un peu


humifre.

- Un horizon d'accumulation d'argile faible pouvant ?ans bien des


cas se confondre avec l'apparition d'un substrat argileux.

Ces sols sont gnralement riches en cailloux au moins dans"les


deux premiers horizons. De ce fait t la permabilit de. surface est forte.

Par contre t l'horizon 3 est moins permable et souvent totalement


impermable. Dans ce cas, il y a processus d'hydromorphie de un
engorgement de surface, par l'cau pluviale.

Le dveloppement des sols . humus doux est favoris par un ensemble


de conditions climatiques, lithologiques et phytosociologiques trs
favorables.

La topographie, trs variable, comporte des pentes gnralement trs


fortes. Bien protgs par la fort de chne lige et chne-zeen, ils'
semblent en quilibre avec le milieu t mais ils se dgradent trs vite
la suite des dfrichements passant des sols hydromorphes pseudogley.

I.2.5.3.2~ - Les sols d'accumulation

On rangera parmi ces sols

a) - Les sols minraux bruts d'origine f2uviatile, peu reprsents


pu~sque limits aux lits majeurs. des oueds.

b) Les sols peu volus d'apport


Sous un petit horizon (10 15 cm d'paisseur), faiblement humifre,
(1 % ou moins de matire organique), les profils ne prsentent gure de
caractres d'vo~ution. Ils sont profonds mais de texture trs variable
et donc de permabilit galement variable. Ils se localisent sur les
terrasses rcentes.
86

c) - Vemsols topolitomorphes ou de bas fond

Leurs caractres vertiques sont ds la'fois leur diffren-


ciation sur matriau fin et leur position topographique basse.

Les caractristiques sont celles des Vertisols lithomorphes mais


plus accentus~ plus profonds et de couleur gnralement plus fonce.
Ce type de sol se ressuie mal et prsente frquemment des mouillres.
Les rares tests de permabilit indiquent une permabilit nulle. Ils
'peuvent prsenter des caractres de salure et d'hydromorphie en
profondeur lis la prsence d'une nappe.

d) - So~s hydromorphes

,L'hydromorphie dans ce cas est due la prsence d'une nappe


.. phratique. Elle se caractrise
- Soit par des phnomnes d'oxydo-rduction du fer, taches rouges
et grises de pseudogley pouvant aller jusqu' un gley typique (plaine
de Bulla Rgia~ d'Ebba-Ksour).
- Soit par da prcipitation de calcaire pulvrulent formant
encrotement (Le Krib).

l:l) - So~s halomorphes

Aux'caractres d'hydromorphie dj dcrits se surimposent des


cractres de salure trs variables en intensit : amas salins dans le
profil~ crote saline en surface.

Qu~nd elle est faible~ la salure (exprime en conductivit de


l'extrait d'une pte sature du sol) ne se manife~te gure autrement
que par ses effets sur" la vgtation. ~is la prsence de sels solubles
a pour corollaire une fixation d'ions sodium sur le complexe absorbant
du sol. Ce phnomne appel alcalisation entrane une dgradation de
la structure et une baisse de permabilit.

Ces sols hydromorphes et sols halomorphes sont la manifestation


de la prsence d'une nappe phratique temporaire ou permanente.
87

f) - Les soZs aaZaimorphes des gZaais et des plaines


Sur les glacis se diffrencient des Rendzines et des sols Bruns
calcaires crote ou encrotement calcaire, les premiers tant les
plus rpandus

. Ils sont moyennement permables mais leur capacit de stocker l'eau


est fonction de leur profondeur .. On a peu de renseignements sur le
comportement l'eau de l'accumulation calcaire. La crote calcaire est
impermable mais comm~ elle est rarement continue et souvent fracture,
elle rduit l'infiltration mais ne la supprime pas totalement. Au dessous
de la crote l'encrotement calcaire, gnralement peu poreux semble trs
peu permable.

Quelques sols calcimorphes peuvent prsenter une accumulation gyp-


seuse de profondeur sous forme d'encrotement tendre en relation avec les
sols gypseux de montagne.

g) - Les sols isohumiques


Ils occupent la'~me position topographique que les sols calcimor-
phes des glacis auxquels ils sont souvent associs.

Ces sols dont la profondeur varie entre 30 et 80 cm, rarement plus,


prsentent trois horizons. En surface l'horizon humifre (1,5 3 % de
matire organique) de texture fine, de structure polydrique moyepne
grossire passe trs progressivement un horizon plus argileux, peu
humifre~ texture pr~smatique cubique moyenne ou grossire. Le
troisime horizon est un horizon d'accumulation calcaire (crote, encro-
tement ou accumulation nodulaire).

Les sols isohumiques du bassin de la Medjerdah appartiennent au


groupe des sols chtains de la classification franaise. Leur texture fine,
leur structure plus grossire en font des sols moins permables que les
sols calcimorphes. L'accumulation calcaire est elle~me moins permable
que les horizons de surface.

Les sols calcimorphes et les sols isohumiques de glacis occupent une


position intermdiaire entre les sols d'rosion'et les sols d'accumula-
tion. La crote et l'encrotement sont manifestement une forme d'accumu-
88

1ation latrale sujette bien s~r des remaniements mais les horisons de
surface sont par contre sujets des mouvements rosifs.

Ceci souligne, si besoin est, les limites de ce regroupement


des sols en deux catgories d'rosion et d'accumulation.
89

.,
1.2.5.4 - DESCRIPTION SUCCINTE DES DIFFERENTES ASSOCIATIONS DE SOLS DU

BASSIN

Une carte schmatique au 1/500 000 a t esqisse, qui a pour but


de donner une vue d'ensemble de la rpartition des sols sur la totalit
~

du bassin de la Medjerdah. Ce document a pu tre tabli relativement


aisment sur la partie tunisienne du bassin grce aux nombreuses tudes
de synthse existantes et en part~cu1ier la. carte pdo10gique au
1/1 000 000 d~ la Tunisie dresse par J.P. COINTEPAS et R. GADDAS (1971).
Il n'en a pas t de mme sur la partie algrienne faute de renseigne-
ments pdo1ogiques prcis ; le seul document existant est la carte des
sols d'Algrie de J.H. DURAND dite en 1954 et qui ma1heure~sement four-
nit peu de renseignements ; nous nous sommes inspirs des connaissances
. '
que nous avions sur les sols de la partie frontalire du bassin pour
tenter une approximation partir de documents plus prcis,' en particulier
des cartes gologiques.
La carte est donne en annexe (carte 1.2.5.4. (a
1.2.5.4.1. - Sols d'rosion et sols vertiques SUI matriau tendre calcaire
associs des lambeaux de sols ca1cino(p~es

~~~_~~!~_E~~_Y~!~~_~:!~~!~~sur matriaux tendres (Rgoso1s et


r
sols rgoso1iques) sont diffrencis sur marne, argile, calcaire ou
sabl ; quelques bancs plus consolids de calcaire, grs ou conglomrat
pouvant apporter des complications locales, lies la stratigraphie.

La majorit des sols de cette unit comprend toute une squence sur
marne dveloppe en fonction de la topographie et allant du sol peu
volu vertique, au vertiso1 1ithomorphe moyennement accentu et modal
.
Localement, des lambeaux de sols ca1cimorphes ont t conservs (Rendzine
et sols bruns calcaires) soit sur des glacis rods crote eu encro-
tement calcaire coiffant les matriaux gologiques tendres et tmoignant
d'une volution antrieure soit parfois sur ces formations gologiques
tenclres 11e-mmes, mais seulement o la vgtation naturelle conserve
permet actuellement cette volution (lambeaux forestiers base de pin
. d'Alep).
90

Les caractristiques des sols ve~tiques qui sont les mieux repr-
sents dans cette unit, sont proches de la roche-mre marneuse ;
argileux trs argileux, assez peu profonds, largement structurs avec
fentes de retrait en t, se refermant la saison des pluies ; ils sont
gnralement pauvres en matire organique en raison d'une mise en culture
fort ancienne et contiennent en outre une certaine proportion de sels
d'origine ptrographique (sulfates, chlorures) qui contribuent localement
la ~alure des Oueds.

Cette. unit est largement reprsente sur tous les reliefs collinaires
du bassin versant ; gnralement cultive, elle est du fait de la pente,
trs susceptible l'rosion ravinante ; la plupart des pentes sont
d'ailleurs traites en banquettes avec une efficacit variable. Elles
constituent un impluv~um remarquable pour le ruissellement des eaux
pluviales.

1.2.5.4.2. - Vertisols lithomorphes

La prsence d'une roc~-mre ~orte teneur en argile, et la nature


.minralogique gonflante de cette argile permettent, sous certaines
conditions climatiques, le dveloppement dans les sols de structures trs
, largies. La frange Nord du bassin, le Bjaoua en particulier, runit
ces conditions : pluviosit lev et saison sche trs accuse permet~

tant les alternance~ des phnomnes de gonflement et de retrait affleu-


rements des marnes de l'Eocne qui sont par rapport aux marnes du Crtac
plus riches en argile et moins ~iches en calcaire permettant un~ prpon-
drance des phnomnes d'altration sur les phnomnes de dsagrgation.

Les sols sont'plus profonds que les sols vertiques et la toposquence'


classique va du Vertisol lithomorphe caractre moyennement accentus,
au Vertisol modal, parfois jusqu'au Vertisol hydromorphe remise en
mouvement des sels de calcium en profondeur.

La teneur en argile trs lev~ (60 70 %) confre ces sols une


forte compacit' laissant subsister aprs fermeture des fissures de retrait
d't, une porosit capillaire .trs fine, qui rend ces sols pratiquement
impermables. Humides, ils gardent leur eau trs longemps, et sont trs~

sujets aux mouvements de masse. La teneur en calcaire n'est pas trs


leve, la teneur en gypse et sels faible sous ces conditions pluviom-
91

triques ils sont souvent assez humifres et prsentent parfois, mais


pas obligatoirement~ une couleur fonce sur "l'ensemble du profil plutt
due la qualit du complexe argilohumique diffrenci sous une vgtation
enracinement dense qu'a la q~antit de matire organique (2-3 %).

-Actuellement, ils sont cultivs, fournissant d'excellentes terres de


~ultures chimiquement riches, bien alimentes en eau. Saisonnirement ils
sont engorgs par infiltration capillaire partir de la surface et
permettent seulement des mouvements lents de solutions l'intrieur des
profils et un ruissellement rapide en surface. ils sent sensibles
l'rosion de masse.

1.2.5.4.3. - Sols d'rosion sur roches dures calcaires ou sur roches


complexes du Trias, associs des sols Rendziniforrnes et/ou.
rou~es Mditerranens

Les sols d'rosion sur roches dures (Lithosols, sols lithosoliques)


sont reprsents sur les Calcaires, les grs ciment calcaire et localement
sur des roches complexes du Trias affleurant sur tout le Bassin. Sur ces
mmes matriaux des sols plus volus ont pu tre conservs grce la
vgtation naturelle : parfois Rouges Mditerranens (Fersialitiques)
tmoins d'une rubfaction ancienne, plus souvent Calciruorphes. Les sols
Rouges sont peu pais (autour de 50 cm) et toujours lis la prsence de
matriaux durs ) leur texture est fonction du matriau originel, moyenne
sur grs, argileuse sur calcaire ; certaines prsentent une acumulation
calcaire en profondeur due une migration verticale ou oblique. Les
terra Rossa.sont un cas particulier de ces sols rouges; peu pais,
morphologie rendziniforme, ils sont lis la roche calcaire dure dont ils,
sont un produit de dissolution. Souvent dveloppe sur pente, mal protge
par la vgtation naturelle cette unit est trs sensible l'rosion et
les sols sont conservs en lambeaux parfois pigs dans les fissures de la
roche. La rubfaction anci~nne n'est plus fonctionnell~ actuellement ; elle
est remplace par une volution de type calcimorphe domine par le carbonate.
de calcium sous vg~ation forestire, de type isohumique sous culture.

Ces sols sont gnralement trs caillouteux; bien structurs grce


leur richesse en fer libre facilitant l'agrgation d~ la structure; l'en-
semble est poreux, trs permable.
92

.
La qualit de la matire orgnique de ces sols est fonction du couvert
-
vgtal: gnralement peu humifie, pas trs volu sous pin d'Alep,
. .~

(Mull-moder calcique), elle peut sous ce~taines conditions stationnelles,


de couverture vgtale plus graminenne et de roche-mre riche en calcaire.
fin (Trias) pre~dre un facis brunifi mieux volu (Muil-alcique):

1.2.5.4.4. - Sols Calcimorphes Humifres lis la Vgtation naturelle


sur Roches Tendres avec alternances de Roches dures

Il s'agit de Rendzines dveloppes sur des matriaux meubles le plus


souvent marneux,
, localement encrots, et encore occups par une vg-
tation naturelle base de pin d'Alep, pas trop dgrade parfois mme
r

trs bien conserve (N . Sakiet). Le dveloppement racinaire permet


l'approfondissement du sol e~ la pdognse tend vers des sols Bruns
Calcaires plusieurs horizons.

Dans tous les cas les horizons de surface sont 'riches en matire
organique, ce qui contrib~e avec la richesse en calcaire fin du matriau
originel, une structuration fine, bien dveloppe et corrlativement
une bonne porosit et assez bonne permabilit bien qu'tant de texture
trs argileuse. La conservation de ces sols sur. pente est sous la dpen-
dance troite du peuplement forestier qui contribue leur stabilit et
leur approfondissement ; lo!sque celui-ci disparat, les horizons
humifres s'rodent, l'vapotFanspiration potentielle diminue, la
. structure se dgrade et ils voluent vers des sols vertiques ou dans les
plus mauvaises conditions'vers des sols d'rosion (unit 2.1).

Des alternances de calcaire dur ou mme de roches varies du Trias


apportent quelques.variat~ons locales la dominance marneuse de cette
unit.

1.2.5.4.5. - Sols Calcimorphes Encrots dominants localement associs


des Sols 1sohumiques

Sur les glacis faisant la transition morphologique entre les reliefs


~t la plaine, se sont diffrencis des Rendzines et Sols Bruns Calcaires.
La vgtation naturelle a totalement dispar~, remplace par la culture.
Les profils sont assez pe~ pais (autour de 50 cm) au-dessus d'une
93

accumulation calcaire. Ces accumulations sont anciennes mais toujours


fonctionnelles ; .elles auraient pour origine une migration essentielle-
ment latrale du calcaire en solution, aboutissant plus ou moins loin
selon l'aridit du climat une reprcipitation par concentration des
solutions sous l'effet de l'vapotranspiration. La'morphologie de ces
accumulations calcair~s prsente d'importantes variations dans l'espace
et dans le temps :
o' '

- du sommet la base du glacis, elles passent schmatiquement de


l'accumulation diffuse amas, nodules, encrotement.
"

- dans le temps, au fur et mesure de l'enrichissement en calcaire


ces formes voluent pour atteindre le stade ultime d'une paisse crute
saumone qui peut secondairement tre dsagrge.

En profondeur, sous les acc~ulations faibles du calcaire, le


substrat gologique apparat.

Les sols eux-mmes sont trs riches en calcai~e fin et ont un taux'
de matire organique nettement plus bas que sous vgtatin naturel 1 p
(autour de 2 %), ornais celle-ci est trs minralise (nitrification
leve) la structure est "encore bien dveloppe mais fine et
nettement plus fragile que sous vgtation naturelle. Ces sols hrits,
la fois d'un colluvionnement et de matriaux issus de la crote sont
trs caillouteux, trs poreux, trs ars.

Ces sols dj superficiels sont permables et trs sensibles


l'rosion pelliculaire qui les amincit d'autant plus que des facteurs
tels que pente et travaux cultureux.favorisent cette dgradation; la
cr-ote calcaire saumone se comporte comme un matriau impermable,
l'encrotement tendre tant relativement permable. L'ensemble, manquant"
de rserves en eau, est sec.

Localement sur ces glac~s se sont diffrencis, des sols Isohumiques


sur "limons rouges" plus ou moins encrots, .cnt la relation souvent
lointaine avec des sols rouges issus des reliefs calcaires ou triasi-
ques est cependant probable. Sur le B.V. de la Medjerdah, ces sols
appartiennent presque tous au groupe des Sols Chtains Isohumiques

,
94
-,

l'exeption de quelQua~ petitQ~ unitQ~ de sole b~uns isohumiQues


diffrencis l'extrme Sud du bassin annonant dj des conditions
plus steppiques.

Les sols Chtains sont gnralement plus profonds que les sols
Calcimorphes, et caractriss par une forme de matire organique trs
humifie et trs lie la matire mnral~ (Mull-alcique) qui a pntr~
assez profondment dans les profils sous l'effet 4'une mise en culture
ancienne. Ces sols ont bnfici en outre d~une protection contre les
agents de remaniement, en particulier'au nivea~ de l'accumulation calcaire
qui n'influence pas la partie suprieure des profils. Ces sols 'prsentent
. '

un gradient de teneur en calcaire dpuis la surface' parfois totalement


dcalcarifies jusqu' la profondeur O la forme de l'accumulation est
variable (diffuse, nodules, encrotement, crote) avant de passer au
"limon ll originel. Quelques facis particuliers correspondent soit des
conditions stationnelles (etructure vertique), soit une pdognse
ancienne (rubfaction, noircissement, caractres polYgniques).

Ces sols trs bien structurs, assez poreux, sont permables, stables
et constituent d'excellentes terres de cultures.

1.2.5.4.6. - Sols Gypseux Encrots

Ils sont trs localiss, diffrencis exclusivement dans le Bassin


du Mellgue en relation avec des formations triasiques facis lagunaire,
tendres, trs gypsifres. Deux types de sols ont t rassembls dans cette
unit :

- des Encrotements gypseux de surface de faible paisseur (5 30


cm) forms directement sur les mat!iaux tendres du Trias, titran~
60 80 % de gypse, 'peu calcaires et pratiquement non chlrurs. Ils
sont soumis une intense rosion, et l'encrotement lui-mme est assez
fugace, partiellement dissous en saison hmide et se reformant l't.

- des sols encrotements gypseux de profondeur forms par migration


latrale des sulfates partir des massifs d~ trias sur et dans les
glacis qui les prolongent directement vers l'~val. Les sols enrichis
latralement "en gypse par les eaux trs charges ruisselant partir du
95

Trias prsentent. un encrotement gypseux con.tinu nettement-plus pais


que les prcdents (jusqu' 1 m) ; dans les parties basses du glacis,
ils sont en relation avec une nappe sulfate, chlorure trs charge,
prenant l'aspect hydromorphe d'un "terch" (crote de nappe).

La formation t la conservation d'encrotement gypseux une telle


latitude semblent assez extraordinaire, trois facteurs y concou~~ent

- la prsence de ces ~normes masses de Trias lagunaire, source


intarissable de sulfates.

- leur situation dans deux valles' N.S. (O.Hellgue et O.Chabro)


influences du paint de vue climatique par la remonte de masses
sahariennes chaudes et caractrises par une pluviosit dficitaire par
rapport des stations voisines de mme latitude.

- l'homme, en dfrichant inconsidrement ces massifs encore boiss


il y a seulement 15 20 ans, a permis le d~apage par l'rosion des
sols Ca1cimorphes primitifs, jusqu'au matriau triasique ainsi directement
soumis aux manifestations c1imatiques'xriques, empchant toute rgn-
ration du Pin d'Alep.

Ces encrotements gypseux fournissent des quantits considrai1es


!

de sels dissous qui expliquent la charge importante des Oueds en sulfates


et chlorures, l'aval de ces formations.
J

I.2.5.4.7. Sols Bruns Mu11 peu Lessivs sur matriaux argi10-grseux


acides

Dvelopps sur les formations argi10-grseuses acides de l'Oligo-


cne, ces sols sont limits la frange Nord du Bassin o, sous l'influ-
ence de fortes prcipitations, ils ont tendance se lessiver ob1ique-
ment sur les pen~es, s'appauvrissant en'1ments fins (fer - argile, et
matire organique). La tendance podzolique est faible sur le bassin,
elle s'accentue plus au Nord. '

Ces sols sont caractriss par une matire organique assez bien
dcompose, non calcaire, ils sont constitus dans leur partie'suprieure
96

d~ m~ri~u eolluvionn arBilo-~rsou~ dans lOQuel ~e ~nifee~9nt ~


caractres dihydrornorphie 'ds une nappe perche - (pseudogley ou
structure vertique).

L'volution ,de ces sols est,condi~~onne par la lithologie, et par


le couvert vgtal qui empche ou permet l'rosion d~ la partie suprieure
argilo-grseuse du sol, et corrlativement la remonte ~elative des
horizons profonds arGileux.

Deux'squences diffrentes se dveloppent du haut en bas de la pente


en fonction du couvert vgtal. (cf. tableau ci-dessous)

Cet ensemble. est trs imbriqu le long de la pente formant une


mosaque de sols trs complexe dont la principale caractristique
intressante du point de vue-hydrologique est la discontinuit granu-
10mtrique

- 11atriau argilo-grseux de surface permable, perme.ttant la


circul~tion oblique de lr eau et l'entranement des lments fins.

- Argile de profondeur impermable, empchant l'vacuation de l'eau


pluviale et favorisant' les phnomnes d'hydromorphie.

+-D_-====C==============i=====================~=========~==~==============
! - ~1 t" 0" 1 ; Vp,taHon ! Vgtation ,
~. a erl.au rl.gl.ne .
! , ~
Bl.en conservee ., '
Degra d'ee (C u1 tures ) '!

Grs et Colluvions ,! ,!
grseuses ; Sol Lessiv Humifre Sols Lessiv'Podzo- ;
,, lique
. . et sols d'ro-'!
Sl.on !

Colluvions argilo- . ,!
Grseuse sur argile Sol Brun lessiv Sol Brun Hydromorphe;
en Profondeur
." !,
----------;----------1-----------
Argile acide Sol Brun forestier Sol Hydromorphe
affleurante . !
acide Pseudo-gley
!
--------------;----:------------1--------------,
Argile calcaire
affleurante
. Sol Brun forestier
,satur . !
Sol Brun vertique
GIey (Vertisol) ;
,
~===============================================*======~===================
97

I.2.5.4.8. Sols d'apport sur alluvions. localement sals, Hydromorphes


ou vertiques

Le trait essentiel des sols d'apport du B.V. de la Medjerdah est d'tre


diffrencis sur alluvions lourdes, hrites des matriaux fins qui
composent la majorit de la lithologie de cette rgion. Cette texture
lourde limite le drainage interne des sols et la moindre dpression
favorise les phnomnes d'hydromorphie sous toutes ses formes (Vertique,
gley, pseudo-gley. remise en mouvement des sels de calcium) souvent
acc~mpagns d'une nappe d'eau libre qscillant faible profondeur.

Les sols peu ~olus~ sains, peu volus hydromorph~s, les sols
hydromorphes peu hQ~ifres, les Vertisols et Vertisols hydramorphes sont
. largement reprsents dans la plaine de la moyenne et de la basse valle
ainsi que dans celles formes par les affluents de la rive droite (O.
Sarrath, Chabro et Tessa).

Des caractres de salure et d'alcalisation se manifestent souvent


avec une faible intensit (sols peu volus sals); ils peuvent tre
localement trs marqus en liaison avec une nappe phratique charge proche
de la surface, la salure de l'ordre de ID mmhos en surface peut atteindre
60 mmhos en profondeur; elle est toujours dans ces matriaux lourds
accompagne de caractres d'alca1isntion avec un taux de sodium changeable .
.fix sur le complexe absorbant dpassant 15 % de la capacit d'change
(NafT >15 %).

Le~ sols hydromorphes gley sal, les sols alcalis non lessivs peu
ou moyennement sals sont reprsents par taches dans les plaines du Sers,
d'Ebba Ksour, de Bou Salem, de Kalaat Djerda et surtout dans les ~agunes

de l'embouchure de l'Oued Medjerdah dont certaines sont influences par


la mer et sont occupes par une vgtation halophyte trs spcialise.
98

1.2.5.5. - ERG IBILITE DES SOLS

Le Centre de Recherches et d'Exprimentation du Gnie Rural a


effectu destudes sur l'rodibilit des sols dans le Bassin de l'Oued
Miliane dont le climat et les conditions naturelles sont assez proches
de celles de l'Oued Medjerdah.

Ces tudes avaient pour but de vrifier l'quation universelle de


perte de sol de W1SCH}ffiYER et de fixer le coefficient de rsistance
l'rosion.

On ne pourrait transposer ces rsultats sans risques d!erreur.


Mais il est possible toutefois, pour fixer les ides, d'indiqu~r une
hirarchie dans l'rodibilit.

Sols trs.. peu Erodibles


- Sols peu ou non volus sur calcaire dur ou calcaire marneux,
rendzines, sols bruns calcaires sur ces mmes roches. (Dumas, 1965,
attribue ce rsultat la densit de cailloux dans le sol).

Sols faiblement Erodibles


- Sols bruns calcaire encrots, colluvions profondes plus ou moins
Vertiques.

Sols moyennement Erodibles


- Sols rgosoliques sur marnes feuilletes.
- Sols bruns calcaires sur calcaire marneux.

Sols fortement Erodib~es

- Sols bruns calcaires sur argile gypseuse.


- Sur marna-calcaire avec passage calcaires.
Sur alluvions argilo-limoneuses.

Sols trs fortement Erodibles


- Argiles 8ypseuses sales des bourrelets oliens de Sebkha.

. . .
99

Aux sols fortement rodibles indiqus par J. DUMAS, noU9 ~jo~tQr~

encore'les vertiso~s et les sols rgosoliques ou rgosols sur sables et


argiles du Pliocne (formation Sgui) et sur argiles gypseuses (formations
Oum Douil, El Haria). A l'intrieur de chaque type de sols, d'autres
facteurs entrent en Jeu: teneur en matire organique, ~eneur en cailloux,
humidit quivalente~ facteurs qui peuvent introduire'des variations
plus importantes que les types de sols eux-mmes (DUMAS 1965). Et enfin
d'autres facteurs tels que la pente et la vgtation sont considrer
, car ils peuvent modifier compltement les conditions d'rodibilit,
l'action de l'homme tant trs hnportante dans ce domaine.
100

1.2.5.6. - PERMEABILITE

Dans le paragraphe relatif aux types de sol, on a donn un aperu


de la permabilit des sols. Il eut t intressant de fournir des
estimations plus prcises
, du phnomne.

Malheureusement rares sont les tudes cartographiques qui compor-


tent ce genre de renseignements. Dans les zones destines l'irrigation,
il y a eu quelques ~esures effectues par la mthode PORCHET (ROEDERER
et al, 1962). C'est ainsi qu'en 1966, ~a SOGETHA a men une campagne
de mesure de la permabilit dans la plaine de Suk-EI-Khmis. Cependant
les rsultats sont bien trop fragmentaires pour tre utile ici.
101

1.2.6. - LE MILIEU HUMAIN


----------~-----

Etant donn l'impor~ance de l'action de l'homme sur les


phnomnes de ruissellement et d'rosion dans le bassin de la Medjerdah,
il a paru utile de donner un aperu du milieu humain du bassin.

1.2.6.1. - CORRESPONDANCE DU BASSIN AVEC LES DELIMITATIONS


ADMINISTPJlTiVES

Le bassin de la Medjerdah couvre en Tunisie la presque totalit


des gouvernorats de Bja et du Kef, l'exception de la dlgation du
l ,

Fahs e~ une partie de la dlgation de Si1iana. Au Nord les dlgations


de sidi Tabet, Mornaguia, Tbourba de l'actuel gouvernorat de Tunis-
Sud (1). A la frontire algrienne, le bassin empite au Nord largement
sur les contreforts montagneux de la fort d'An Draham ; au Sud une
partie de la dlgation de Tha1a (voir carte N 1.2.6.1. (a.

En Algrie, l bassin comprend une large partie de la Wilaya


d'Annaba limite au Nord par la ville de Souk Aras, au Sud par Tebessa.

(1) Dcoupage administratif en vigueur en 1970.

\
102

1.2.6.2. - SITUATION DEMOGRAPnlQUE EN 1966 (cf. Carte 1.2.6.2. (a

En 1966 (1) plus d'un million de personnes ont t recenses sur le


Bassin de la Medjerdah dont 380.000 en Algrie (29 %) et 780.000 en
Tunisie (71 %). La concentration urbaine est plus importante en Algrie
avec prs de 50 % de la population vivant en milieu urbain qu'en Tunisie
ou on ne compte que 21 % de la population communale. La densit dans
le haut du bassin, correspondant peu prs l'aire algrienne est de
2
l'ordre de 80 habitants au km , identique celle que l'on trouve dans
le gouvernorat de Jendouba. Dans le bas bassin (partie. tunisienne) la
2
densit est de 19 0rdre de 50 Hab/km , en dessous des densits que l'on
relve dans le3 zones forestires (Jendouba et Algrie) ou dans le
Sahel. Bien qu'elle soit.une des rgions les plus riches de Tunisie, les
modes d'exploitation (terres habous et terres khammes) et la colonisation
n'ont pas favoris un peuplement intensif. Par ailleurs, on ne peut
esprer de forte cration d'emplois dans une agriculture relativement
mcanise. Ds lors le dynamisme dmographique rcent de la population
ne trouve pas d'autres solutions que dans les dparts d'une bonne partie
de la population.

(1) En 1966 un recensement gnral de la population a t effectu dans


hacun des pays. L'essentiel des donnes statistiques utilises
r
proviennent de ces deux oprations.
1

103

Rpartition de Za popuZation du Bassin


(Partie Tunisienne) suivant Ze miZieu en 1966
(Soupce~Reaensement de Za popuZation de. Mai 66)

TabZeau I.2.6.2. (1)


Y============f=============================-l=====================~===========T====cm,=====;

!GOUVERNORAT i DELEGATION ~opula~ion!population: Tota~ i superficieiDen~it~ !


" 1 Urbal.ne Rurale ,Populat1on l ' ,1966 9 t
!TUNIS ! MANOUBIA 1 5.643 ! 57.974 1 63.617 1 1065 ! 59,73! 2,51
t ' '"
! BIZERTE TEBOUR,13A-DJEDAIDA 5. ~54 ! ! ! !
! TEBOURBA 7.699 29.674 42.827 ! 747 ! 57,33! 1
! ! !
IBEJA MEDJEZ EL BAB 6.425 28.004 34.429 907 37,96 1 1,3,
1 TESTOUR 5.941 17.228 23.169 624 37,13, 0,8,
BOUARADA 10.794 10.794 350 30,84i 0,8i
GAFOUR 4'.839 13.823 '18.662 542 34,43! O,ODj
ANDOUM 20.053 20.053 232 86,44! 0,4 1
1 BEJA 28.145 1 45.334 73.479 791 92,89 (' 1,7 1
, TEBOURSOUK 1 7.443 137.432 t 44.875 940 47,73 1 0,3.
IJENDOUBA, JENDOUBA 114.778 52.142 66.920 622 107,58! 2,0!
! ,BOU SALEM ! 3.A91 55.043 58.534 617 94,86! 1,9!
! GF...ARDnfAOU! 5.758 47.108 52.866 709 74,56! 1,2!
, i '! !!
jLE KEF LE KEF ; 23.244 41.412 64.656 894 72,32 1 -0,2 1
1 SAKIET SmI YOUSSE~ 2.875 12.442 15.317 455 33,66, 0,6 1
, TADJEROUINE 3.268 41.362 44.630 1867, 36,88 ! -0,2 ,
t, 1 KALAAT SENAM 9
,EBBA.KS~UR-ELKSOUR;
1.852 14.514
8.942,28.107
1 16.366
;37.049
657
917
1 23,90 1 0,5 i
'140,40,-2,2r
1 i MARTAR ... ; 6.200 ; 24.000 ; 30.200 600 1 50,33 1 -0,7 1
,SILIANA ; 5.322 ; 21.000 ; 26.322 650 1 40 ,49! 0,1
1
: SERS . 2.516 i28.615 i 31.131 5 9 4 , 52,41 1 0,4 1
!KASSERINE THALA'" 6.412 ! 26.000 ! ~2.412 1000! 32,41 ! ';"0,5 ,
1 1 1 l '1 1
'! !J56.247 1623.954 1780.201 15.780 149;44 1 1
1 dis. ! 20,68 % !79,52 % 1100,00 % 1 =50! ,
+============~====================~========~==========~==========~===========d~=====~=====1

... Rstimations d'aprs le dcoupage du Bassin et des rsultats du recensement


de la population de ,Ha 1966.

, -
104

1.2.6.3. DYNAMIQUE ACTUELLE DE LA POPULATION

Une estimation de la vitesse d'accroissement de cette population


tablie partir des statistiques fournies par l'I.N.~. (1) montre
l'importance des flux de personnes dont cette rgion est le sige.
Les villes ont des taux d'accroissement normes de l'ordre de 4,5 % alors
que les campagnes ont un taux presque nul (0,8 %). En' face d'un accrois-
s~ment naturel lev de l'ordre de 2,8 % on imagine l'intensit des,
transferts de pOpulation entre la campagne et la ville. Les chiffres
ci-dessous en donnent une rapide illustration

Taux d'accroissement naturel - URBAIN 2,70 %


RURAL 2,90 %

Taux d'accroissement global - URBAIN 4,50 %


- RURAL 0,80 %

Estimation du taux de migration nette - URBAIN ( + 1,80 %)


,
- RURAL (- 2,10 %)

(NOTA Ces chiffres concernent exclusivement la population recense en


Tun'sie). -

En effectifs~ si la population suivait ce rythme, elle comprendrait


en 1973 92.000 personnes de plusrreparties de la faon suivante:

URBAIN RURAL ENSEMBLE

Accroissement Naturel + 32.000 + 138.000 + 170.000


Migration Nette + 24.000 - 102.000 78.000

Acroissement Total + 56.000 + 36.000 + 92.000

Ainsi entre 1966 et 1973, soit en sept ans, cette rgion a perdu
'78.000 personnes soit une moyenne de Il.000 personnes par anne. La
destinati?n de ces migrants tant presque exclusivement la Capitale
avant que les frontires ne soient plus ouvertes l'migration interna-
tionale notamment vers "la Lybie et la France. C'est vers' 1969 que l'on
constate une acclration de c mouvement vers l'Etranger.

(1) Institut National de la Statistique (Tunis)


105

L'accumulation d'un potentiel migratoire important d un crot


naturel lev, le transfert de ce potentiel vers d'autres rgions
ne sont pas sans. cqnsquence sur .1es structures de la population. On
,note ainsi une'ageravation rapide du dsquilibre de la structure.par
ge, la proportion des moins de 15 ,ans passant de A5,4 % en 1956
1
49 % en 1966, entrainant une baisse relative des adultes, .1a population,
ge de plus de 60 ans reste par contr~ stationnaire. Il en est de
mme pour le rapport de masculinit (rapport Hommes/Femmes)
, qui a
tendance baisser.

Evolution par grands groupes d'ge de la population du


1
Baesin de la MedJerdah (pQPtie Tunisienne)

====================================================.=~=a==~=~
1
AGE 1956 1966 TUNISIE ENTIERE 1966

0-14 45.4 49.0 46.3


15-59 50.0 46.5 48.1
60 et
plus 1 4.6 4.5 5.6,!
Ens ! 100.0 ! 100.0! 1O 0 !
,a_ la__aa====================================_=_=m__ -===Z======
106

1. 2.6.4. - SITUATION DE L' EHPLOI

L'nsemble de la rgion'couverte par le bassin es~ presque essen.tiel


lement voue aux taches agricoles, prs de 56 % de la population active
est employe dans l'agriculture contre'43 % pour l'ensembl du territoire
(voir tableau ci-dess~us). A l'exception des services (administratibns
et autres services) les a~tres activits sont rduites. On n'y trouve
pas beaucoup de personnes exerant une profession librale ou employe
dans les bureaux. Cette concentration dans les activits agricoles ou
s'y rattachant s'~ccompagne d'un sous emploi nettement suprieur la
moyenne ,nationale. D'aprs le recensement on peut estimer ia proport,ion
de personnes en chmage environ ]8 % (contre 12 % pour l'ensemble du
pays).

R~partition
de l-a population du Bassin'
(partie Tunisienne) suivant la branche d'activit
(So~ce =
Recensement Mai 1966)
/
m
~ . TabZeau I.2.6.4. (1),

iS=======================i==========~===~1~===~==========i
iBranche d'activit ; Bassin . T.E. .
, 1 , !
jAgriculture, ! 53,0 41,0
, ,!
;Mines , 2,8 2,2
; Industrie 2,9 9,5
;Bat. T.P. 2,9 5,4
;Elec. Gaz Eau 1,8 1,6 '
;Connnerce 3,5 6,4
; Services 19,5 19,8
iTransport 1 ,0 3,5
,------------,--------.,--------
iS.T.I. ... 3,7
1--------_:..--+--------+-------
!N. Dclar 7,] 6,9
! l '
! 100,0 100,0 !
~-e~==~===~==============~===============*=============~=+
.'

... S.T.l. = Sans travail,pour la 1re fois


107

Rpartition de la population du Bassin


(partie Tunisienne) suivant la pr~fession
(Source = Recensement de Mai 1966)

===================================~====~~g~~~~=l~g~g~~~~g~==
1 l ' ,
: PROFESSION ; BASSIN i TE. i
!
Prof. Librales et
!
Cadres Sup. 2,9
!
4,9
,Employs de Bureau 1,2 2,7
!
Vendeurs 2,9 ~,4
!
Agriculture et Mines 53,4 40,5
!
Transport 1,1! 2,6
Artisans-Ouv.-Manoeuv. 30,2 32,1
!
Services 3,7! 5,9
Non . 5;9
. dclar 4,6 !
l' . !
.
, , 100 , 0
. . . . ,lOb,0
========================7================~==========a'~-~~=
==

Constatons galement la proportion plus grande de personnes sans .


travail pour la premi~re fois 5,5 % de la population active du bassin,
contre 3,7 % pour l'ensemble. de la Tunisie. Cette difficult pour les
jeunes de trouver s'employer sur un march du travail trs troit est
.,
une raison principale des dparts
108 '

1.2.6.5. - EVCLUTION PROBABLE CONCLUSION

Si les tendances observes en cours de la dernire dcennie se


maint~ennent, la population du bassin (ct Tunisien) compte~ait en
1981, un million de per~~nnes, avec un dficit relatif de l'ordre de
200.000 persnnes correspondant aux dparts dfinitifs vers d'autres
rgions ou vers l'tranger. Il est noter ici une caractristique de
l'migration de cette rgion; les dparts sont presque toujours
dfinitifs, trs peu reviennent dans leurs pays d'origine. La rupture
avec le milieu d'origine est souvent totale, les mnages migrent avec
"-
armes et bagages sans intention de retour. Ce comportement est trs.
diffrent de celui que l'on constate dans le Sud ou le Sahel o les
migrants restent trs attachs leur rgion d'origine, y conservent
de nombreuses relations, et y retournent finir leurs jou~s.

En l'absence de mouvements migratoires l'accroissement serait d~


,
420.000 personnes. La rgion reste probablement une zone d'migration
. . .'
'\ .
intense sous peine que les dsquilibres ne s'accroissent.

Une certaine fraction de la population du bassin est soum~se au


risque de fortes crues de la Medjerdah et de ~es af~luents. Le risque
est tempr par le systme de barrages qui permet dans une certaine
mesure de rgulariser le dbit. Nanrroins pour les populations riverai-
nes et situftes dans le bas du bassin le risque subsiste; comme l'a
montr.l'ampleur catastrophique des crues du printemps 1973. Il y a
environ 150.000 personnes qui sont plus directement exposes au risque
d'inondations. Il faut malheureusement constater que ce nombre s'est
accru fortement en raison du dveloppement des zones habits (notamment
dans la rgion 'd Jendouba) sur des terres trs exposes.

Cet accroissement rapide tient en erande partie l'exode rural.


Il n'est pas rare de voir les nouveaux venus s'installer dans les zones
les plus insalubres puisqu'ils y trouvent des terrains disponibles et
qui ne sont rc~ams par personne. C'est ainsi nue l'on peut constater
des zones nouvellement habites (gourbis-taudis) sur des terres. qui sont.
dvaste~ chaque crue un tant soit peu exceptionnelles. De mme,
le.dvelopp~ment des zones sub-urbaines des villes riveraines, amnent
rechercher des terrains qui sont de mo~ns en moins srs et il'~e peut'
que l'on construise une cit nouvelle qui sera inonde la premire
grande crue.
109

Il importe donc que paralllement aux efforts pour rgulariser le


dbit et matriser les grandes crues, soit entreprise une tude syst-
matique des zones exposes aux risques d'inondations. Les observations
enregistres chaque grande crue devraient permettre d'tablir une
carte o chaque zone serait affecte d'une probalit, illustrant le
risque d'inondation de cette zone. C'est au vu de cette carte que les
autorisations de construire, d'extension de perimtre communal devraient
tre prises. Il est probable qu'un nombre de vies humaines serait ainsi
p~rgn sans compter le bnfice conomique que l'on en tirerait
(sauvegarde du cheptel, et des biens naturels et agricole~).

" .
----;;---- ---- - - - - - - - - -- ~~ -~

DEnSITE DE POPULATion DAns LE BASSin DE LA nEJERDA


D'APRES LES RECEnSEnEnTS AL6ERIEn ET TuniSIEn DE1966
1.2.6.2. (a)

ECHELLE 1/1DOO.000e

LEGENDE

._._._ FRONTIERE TUNISO-ALGERIENNE


- - - - LIMITE DE GOUVERNORAT
~_ _ _ LIMITE DE DELEGATION
----~-__ LI MilE 0 E CH El KAT
_ _ _ TRACE OU BASSIN VERSANT DE LA MEJERDAH
+ de 1000 HABITANTS
o 5000- 10.000 HABITANTS
o 10.00r,- 500UO HABITANTS
o + dll 50.000 HABITANTS

T de 250 HABITANTS

A.F. MARS 1974

~---~
- -- - - - - - - , - - - - ----- - ------- --- --- - - - - - - - - - - - -----~-- ..
~,~,-- - - - - - - - - _ . -

'(ORREsPonDAnCE EntRE LE tRACE DU BASSin DE lA


ln EJE RDA El lES li nIl E~ ADn 1n1STRAT 1YES
1.2.6.1. (a)


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Nit tlRAHAM.~.
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SOLIMAN
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.... LEGENDE
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". TRACE DU BASSIN

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TRACE ADMINISTRATIF CORRESPONDANT

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... LIMITE DU GOUVERNORAT
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" , -'
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"
1
SILIANA LIMITE DE DELEGATION

... . ES SERS 1,
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OUESLATIA
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'" TAJEROUINE

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.... .o ..
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-----~~--~---~~---
REPUBLIQUE IURISIEW

MINISTERE DE L'AGRICULTURE

Diret:tion des Ressources en EaU et en So!

DIVISION DES RESSOURCES EN EAll


ESQUISSE LITHOLOGIQUE DU BASSIN VERSANT DE L'OUED MEDJERDAH

ECHEaE: 1/500. 000

1
,

''
_LEGENDE_

D Alluvions de toutes natures et textures (Quaternaire rcent)

Formations oliennes texture fine de bordure de sebkha (Quaternaire rcent

Limons et terrasses fluviales plus ou n1oins encrotes (Quaternaire moyen et


ancien)
Co11glomrats, marnes sableuses et sables (Miopliocne)

Conglomrats, argiles et sables ( " )

Conglomrats, argiles et grs ( " )

Conglomrats, sables, limons, n1arnes et calcaires ( " )

Conglomrats et marnes sableuses ( " )

Conglomrats ( Pliocne )

2J l-1arnes, grs et conglomrats (Miocne moyen)

1 ...4 1 Argiles sableuses, grs et conglomrats ( " " )

~ Argiles sableuses, n1arnes, grs et conglontrats ( " " )

f-.+j :f.larnes sableuses, grs, conglomrats et u1arnes gypseuses(" 11


)

?!arnes gypseuses, grs f marnes, argiles et calcaires lacustres ( ". 11


)

Marnes et grs (Miocne infrieur)

'\' Marnes, grs et conglomrats ( " " )

'\ + Grs ( " " )


~
,,--"",,.,.,,---"' .. ........
.. .
..... Conglomrats
' ( " " )
)
'
1
Grs, argiles et marnes (Oligocne facis numidien)
'1
\
1
1
' Grs, argiles sableuses et marnes ( " " Cherichera)
''
'' .
'
/------) r Argiles calcaires (Eocne suprieur)
' "
/ .! f.r
~ Argiles
l::..=.:.::::j ( " " )

(/'~
'j:f "
~ Argiles et marnes ( " " )
r " 4 3
.r r
Calcaires ( Crtac inf~rieur rcifal - du crtac moyen et suprieur
' 0
F r
,r ~ 2 1
<le 1 'Eoc11e infr leur et suprieur)
'' i::::r:T.-E;l
' lt::i:i:J Calcaires argileux (Eocne infrieur)
\
'
' ,/ 11 ~ :Marnes et niarno-calcaires (Eocne suprieur - Crtac suprieur)

j>>f! 0
~ Marnes

l'FFl+FJil Calcaires argileux et marnes


liffIJ1lil
(Palocne Crtac suprieur et moyen )

(Crtac suprieur et moyen)


ou calcaires argileux, calcaires et marnes (Crtac moyen)
FFITTFR Calcaires et marnes (Crtac suprieur et moyen)
EEffil
lm Calcaires et 1narnes schisteuses (Crtac moyen - Crtac inf.rieur)

!Iffi] Calcaires et argiles (Cretac moyen)

~ Calcaires, 1narno-calcair.es et marnes (Crtac moyen)

// / / /
1111 / :Marnes scl1is teuses (Crtac inf~rieur)
,_
ln ,0' JZfj Marne a schisteuses, calcaires et grs (Crtac infrieur)

1Xx0 j Marbres et dolomies (Jurassique)

..
~ Schistes, p,rs et dolo1nies (Jurassique - Trias)

Gypses, calcaires dolomitiques, sables et argiles (Trias)

A. FOURNET. MARS 1974.


CARTE DES ACTIONS FORESTIERES DIAPRES LE PLAN DIRECTEUR PUBLIE '"
PAR LA DIRECTION DES FORETS~ ORGANISATION DES NATIONS UNIES
PHOJET f.A.Oo / STDA T. F. TUN.-'c.; s W E . . SIE
ASSIS'l'>.NCE AU DZVBLoPPO>!E:lfl' DES ACTIONS FORESTIF:.RF.S F:N TtJN1,
REDUCTION DU 1/200.0000 AV 1/500.WO" (MAI 1977)

1~
KFPllBLIQllE TUNISIENN> CARTE GEOLOGIQUE nu
BASSIN VERSANT DE LA MEDJERDAH ,., OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ET TECHNIQUE OUTRE . MER
MINIS l FRE DL l 'AGRICUL HIRE D'APRES LA CARTE GEOLOGIQUE DRESSEE PAR G. CASTANY
Direction des Ressoun..~es en Eau et en Sol
1 9 5 1 MISSION - TlJNISIE
LAMAClfRRF., H;rdrolor:r,ue O.R.S.1'.0.M.
.. A~I Ptanr: !
1 9 7 3 Rus 5' Al, elM~kk,

ECHEI.LE : l/500.000
-j

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~-~C Rosa

- -------

~.,..:-=-.-:-:::'g Alluvions Actuelles Sols des Sebkhas

~l Quaternaire Continental

Villafranchien Couches Rouges t Crotes

QJ5fjJ Pliocne Continental

[ffiTJ Pliocne Marin

Mio-Pliocne (Pontien)

rn Miocne Marin - Vindobonien

f;'\.)fil.)j Miocne Continental Ant-Pontien


~~

[DIU] Miocne Infrieur Marin - Burdigalien

'V&f\\\! Oligod!ne Continental

Oligocne Marin

Calcaire Eocne Infrieur (Yprsien-Luttien Inf.)

r ~J Eocne Infrieur Marin

ITiJ Marnes Dano-Montiennes

Crtac Suprieur

llIILIU Crtac Moyen

mffill' l8iDTI
lillilll:lLll:Jillllijj Crtac Infrieur

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Jurassique
. ""~10;:. ~/~.;;,_J
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~-- Trias
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RF.PUBLIQ!JE TUNISIRNNF: CARTE GEOLOGIQIJE DU BASSIN VERSANT DE LA MEDJERDAH ..).rFii.:E DE ~...\ RE...:.Mc::,(:HE SC1ENT!Fl1...JE
tT TE('HNOUE 0UlRt MtR
D'APRES LA CARTE GEOLOGIQUE DRESSEE PAR G. CASTANY
MINISTERE: DE L'AGRICULTURE

1 9 5 1
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J
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!141SSIOI\ TUMSIE
Oirecrion des Ressources en Eau er en Sol

. .,.,n.
Par .T.M. I.AMl\CHFRF., Hydrologue O.R.S.T.O.M. Pla
1 9 7 3 R1.HSAi, tlM~k~,

ECHELLE : 1/500.000

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N D E

Alluvions Actuelles Sols des Sebkhas

Quaternaire Continental

Villafranchien Couches Rouges t Croates

Pliocne Continental

Pliocne Marin

Mio-Pliocne (Pontien)

Miocne Marin - Vindobonien

Miocne Continental Ant-Pontien

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Oligocne Continental

Oligocne Marin

Eocne Moyen Marin

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1
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Eocne Infrieur Marin

Marnes Dano-Montienues

Crtac Suprieur

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Crtac Intrieur

Jurassique
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...
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, Trias
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\ '1 Carte I-2-3- (a)
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LEGENDE

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Altitudes Comprises entre d le
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CARTE HYDROGRAPHIQUE DU BASSIN VERSA?IT DE L'OUED MEDJERDAH OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ET TECHNIQUE OUTRE MER
MINIS! ERE DE l'AGRICULTUflE
Par ..M. LAMACffERE - Hydrologue O.R.S.T.O.M. {Juin 1973) MISSION , TUNISIE
ifectlon des ,Re.uources eu l!iiu et <!Il Sol
DIVISION DES F..AUX
Echelle 1/500.000

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Pont 5 dinor
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i.::-::.:.:::....,...-~--------r------~r--
1

L E 0 E N D E

Pointa de jaugeage

- Station 1imnimtrique quipe

f'
d 1 echellee

Station limnimtrique quipe


d'un limnigraphe et d'chelles

/VVV Tra.c des oueds


~- Limites topographiques des
principaux sous-bassina

H - hontUre Algro - Tunisienne


__ - - Ma.rais

~ - Daia
.. Om:to l - 2 - t - 3 - 1 (a)

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MINISTERE
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~1- ~-GiilCUl.TURE
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oFriCL UE LA RECHEHCHt: SClENll!IOUL
c T TECHNIQUt: UTRE MER

MISSION . TUNISi

Direc.:Hon dt'.S Res_;aurce~ en Eo-' ~t ~'n Sc-: BASSIN VERSANT DE LA MEDJERDAH


ISOHYETES MOYENNES INTERANNUELLES
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RfPIJBLl(l\JE TlJNISIUNNf CARTE 8C'!ImAT!OOE DU COUVERT VEGRTAL OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ET TECHNIQUE OUTRE MER
MINISTERE DE L'AGRICULTURE par P. ROEDF.RER, Pdologue O.R.S.T.O.M.
d'apr~s la carte ~hytoecolo~ique de la Tunisie MISSIO!'ll TUNISIE
Direction de< Ressources en Eau et en Sol
'
DIVISION DES SOLS Septentrionale au 1/200.000 ', ,, '
C E P E. 1966 '!, 7 t

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50

L F G E N D E

Strate arbore bien dveloppe.

1111111111111 Maquis ou garrigue dense.


I
I

Maqu1s Gu garrigue ouverte.

f_-__::-] Maquis uu garngue trs ouverte. .,

(11:~C~;J Mosaique de forts et terres cultives.

Terres cultives

t<<<l Roches nuu

.- . - .. 1 -- '-
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~;q,__ ---1

CART DES STATIONS


LA T PLUVIOMETRIQUES
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I~ JI DE UNIS!E

~I REPARTITION HYOROM-ETRJQUE

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REl'U UI.IQlJE TUNISI ENNE OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENmlQUE
ET TECHNIQUE OUTRE. MER
MINI5TERE DE L'AGRICULTURE

Directioll des Ressources en Eau cl en. Sol MISSION TUNISIE

Division de's Ressources en Eau


(Convention B')

SERVICE HYDROLOGIQUE

monographie
de la
medjerdah

TOME Il
,
Etude et in.terprtation
des phnomnes
hydr~logiques

.
TUNIS, DCEMBRE 1974 .
110

..
,

- II -

E T UDE E T I N TER PRE T A T ION DES

PHENOMENES H Y D R 0 LOG l QUE S


111

II G E N E R ALI T'E S

Cette deuxime partie rassemble toutes les interprtations concernant


les phnomnas hydromtorologiques proprement dits : pluies~ dbits, qua-
lit des eaux. Les chapitres suivants font appel un certain nombre de
lois statistiques. Nous rappelons succinctement ci-aprs les caractristi-
quas de ces diffrentes lois. Quelques commentaires suivent ce rappel.

II.1.1. - RAPPEL DES DEFINITIONS DES LOIS STATISTIQUES


c====n==============nn-.=====C".=====.='='==

LOI NOR1\1ALE
u 2
1 -u
La fonction de rpartition est F(x) = e- 2.du
~ J -CIO

o u = x - xo x tant la var~ante~
cr
Xo la moyenne,
cr l'cart type.

LOI DE GUMBEL
S _u
La fonction de rpartition est F(x) = ; + Se-e ..
x - Xo
avec u
s
S = avec le
..
s~gne de s
s paramtre d'chelle f:- 0
xo: paramtre de position = mode.

LOI LOG-NORMALE (OU DE GALTON) "

La fonction de rpartition est F(x) du

x - xo
o u = s'
xo: paramtre de position
s paramtre d' che.11e > 0, f:- 0
cr : paramtre. de forme > O~ f:- 0

.'
112

LOI r INCOMPLETE (OU DE PEARSON III)


_u
La fonction da rpartition est F(x) = r!y)f: y_1 e. du

x - xQ
avec u -
s

et .r(y) =

r~ y
-1

de variation de x
e-
u du

xa . paramtre de position~ borne infri~ure de l'~nt~rva11e

s paramtre d Tchel18 >O~ # 0


y paramtre de forme> 0, # 0

LOI DE: GOODRICH

Expression particulire de la loi exponentieLle gnralise dont


cr 1
-j, _ulla
la fonction de rpartit~cn est F(x) = ---2-- - cre

avec u ",,~!l..
s
cr tant gal j avec 1~ s1gne de so
xa: paramtr.e de position~ borne infrieure de l'intervalle
de dfinition de la varia~e si s est positif, ce qui est
l~ cas de la loi de GOORICH, ou borne suprieure si
s est ngctif
s o
paramtre de forme # 0

La f6~ction de rpartition dan3 le caA particu1ie~ de la loi de ~OODRICH

s'crit F(x) - 1 - e-a(x-xo)l/n

avec Il .- :5
a = 1/ s

LOIS TRONQUEES

Dans l'tude des pluies journalires, nous serons amens utiliser des
lois tronques. Dans ce cas on ne prend en considration que les pluies
journalires suprieures un seuil, par exemple 5 ~illimtres. Toutes
les pluies infriear~s ou ga1e3 5 mm se voient globalement attribuer
une probabilit au non-dpassement Fa . On a dans ces conditions ':

pour p ;:- 5 mm F(p) = Fa

pour p > 5 mm F(p) =f(p) dp


5
113 '
11.1.2. - COMMENTAIRES SUR L'APPLK:ATION DES LOIS STATISTIQUES
:- = = =--==_.... =

Les rpartitions statistiques exprimentales auxquelles nous avons


affaire" sont gnraleMent trs dissymtriques. De ce fait, les lois
NORMALE et de Gm~EL, qui'ne comportent que deux paramtres d'ajustement,
sopt bien moins adaptables que les lois LOG NORMALE, r INCOMPLETE.et
GOODRICH qui en comportent trois.

Nous serons amens plus loin calculer des valeurs de pluie ou de


dbit de probabilit d'apparition donne. Il importe de bien apprcier
la valeur des indications ainsi donn~s. Un vnament,dont la probabilit
d'apparition est p se produira en moyenne une fois dans une priode de
IIp annes (s'il s'agit de la plus forte valeur observe chaque anne).
Par" exemple, une crue maxima annuelle dont la probabilit est p = 0,01
(centenaire) se produira en moyenne un~ fois tous les cent ans. Mais il
peut tre intressant de rechercher quelle est la. probabilit pour qu'ell
se produise au moins une fois dans une priode de N annes. Pour plus de
commodit d'expression, nous allons tudier le cas des crues maxima,. On
peut montr~r que le nombre n de crues de dbit suprieur Q (crue de
probabilit au dpassement p) qui se produisent dans une priode de N
annes obit une loi de Poisson (si ces crues sont indpendantes). Dans
ces conditions, la probabilit d'apparition de n crues suprieures Q
en N annes est
_m mn
'IT(n) = e - avec ID = NP
n!

En particulier la probabilit pour qu'il n'y ait aucune crue suprieure


ou gale Q est :

'1[(0) = e-m

On en dduit que la probabilit pour qu'il en ait au moins une est


'li = 1 - '1[(0)
soit '1[ =1 - e-Np

Le tableau ci-aprs dcoule de cette formule.


Par exemple la probabilit de voir au moins une crue millnaire
'dans les dix ans venir est de %~ dans les cent ans venir de 9,5 %,
ce sont donc des ventualits non ngligeables (on remarquera que pour
Np petit 0,02) ~ ~ Np, pour Np grand ( 0), ~ ~ 1).

Il importe enfin de noter que les lois statistiques ajustes sur


les sries chronologiques de mesures existantes ne sont qu'une tentative
pour donner un cadre mathmatique aux observations passes. L'utilisation
de ces lois par extrapolation pour dfinir la frquence des phnomnes fu-
turs suppose que le climat est inchang et qu'aucune intervention humaine
ne modifie les facteurs qui conditionnaient le rgime hydrologique pendant
les obs~rvations passes. En ce qui concerne le climat, il peut subir des
fluctuations de moyenne dure (10,50 ou 100 ans par exemple)~ ~n dehors
de fluctuations de plus 'longu~ dure (quelques sicles ou plus encore).
Les fluctuations de court~ dure peuvent rendre errones des prvisions
faites partir des observations faites pendant 40 ou 50 annes sches par
j

exemple si la priode qui suit est plus humide (dans un climat stable en
rnoy~nne l'chelle du millnaire). Nous insistons sur ce point car il
semble possible que ce soit actuellement le cas en Tunisie. De 1890 1950
environ on aurait eu une priode sche qui serait suivie depuis 1950 jus-
qu' nos jours (1973) par une priode plus humide. Rien ne permet de pr-
voir dans l'tat actuel des connaissances si cette priode humide se pro-
longera et de combien d'annes.

En ce qui concerne l'influence humaine, nous pcuvons mieux en mesurer


les con$quences. Nous verrons plus loin comment le barrage du Mellgue
,
par exemple a rduit sensiblement les dbits de crue maxima l'aval. Les
115

Les frquences des vnements hydrologiques peuvent d'ailleurs tr mo-


difies,' non seulement par la construction de nouveaux barrages, mais
encore par la modification des consignes d'exploitation des barrages
existants.

Pour conclure, nous incitons donc le lecteur utiliser avec pr-


caution les rsultats statistiques qui lui seront exposs plus loin, r-
-sultats trs intressants certes, mais dont on doit savoir qu'ils p~u
vent tre modifis par bien des facteurs naturels ou humains qu'il con-
viendra de dceler en valuant ventuellement leurs effets.
116

II - 2 E T U D E DE L A PLU l E

II.2.1. - GENERALITES REPARTITION ANNUELLE DE LA PLUIE EN


---.-====
TUNISIE

Nous nous proposons dans ce chapitre ~e donner un aperu sommaire sur


le rgime des pluies en Tunisie et. en particulier sur la rpartition annuelle
. de la pluie sur le pays afin de dgager les caractristiques pluviomtriques
du bassin de la 1edj erdah..

En Tunisie, on peut distinguer deux saisons du point e vue pluviom-


trique

1) Une saison pluvieuse qui commence en Septembre et finit en Mai

2) Une s~ison sche qui va de Juin Aot.

Le rgime gnral des pluies est le rgime mditerranen, mais il est '
loin de prsenter un caractre uniforme, la Tunisie co~e toute l'Afrique du
Nord tant place sur une zone de discontinuit climatologique sur laquelle
.
les moindres causes peuvent produire nes effets trs excentriques par rapport
aux normes (excemple pluies exceptionnelles de Septembre et Octobre 1969 et
celles de fin Mars 1973).

Toute faible variation dans le rgime des vents a un effet exagr et


local sur la distribution'des pluies, le relief mme faible suffit parfois
pour dterminer de semblables perturbations .
117

Les seuls courants atmosphriques capables d'engendrer des chutes de


pluies importantes sur l'Afrique du Nord sont ceux qui ont circul sur
l'Ocan Atlantique et la Mditerrane et qui chargent suffisamment l'air
en vape~r d'eau. Les vents de l~, W et SW sont ceux qui ralisent le mieux
ces conditions, cependa?t les pluies par vent d.'Est sont relativement
frquentes en Tunisie. Les pluies en Tunisie sont le plus souvent provo-
ques et renforces par leslreli~fs.

La Kroumirie se prsente comme une immense digue que viennent heurter


les courants atmosphriques. Les parties de cett~ digue qui, soit par leur
" .
f.leTation, soit par leur exposition, sont atteintes les premires ou le plus
directement par les vents humides, sont celles
. qui reoivent les
.
prec1p1-
tations les plus abondantes. Il y aura donc d'une manire gnra~diminution
graduelle des pluies de la Mer au Sahara, avec recrudescence sur les massifs
levs et les pa:ties du littoral les plus avanc~sdans la mer, diminution
dmlS les plaines et les rgions plus ou moins abrites des influences
maritimes. La tranche pluviomtrique diminue de ce fait rapidement du Nord
au Sud en tant plus forte dans les' rgions montagneuses que dans les plainef.
. .
Nous pouvons donc avancer la rpartition schmatique suivante des pluies
tombant sur le territoire Tunisien. On peut distinguer q~~tre

zones pluviomtriques distinctes (fig. II.2.1.):

1) ~ Une zone trs' pluvieuse recevant annuellement plus de 600 mm avec


120 jours de pluie limite la Khroumirie et aux rgions c~ires

Nord-Ouest. Il tombe en moyenne 1578 mm An Draham, 1043 \

Tabarka, 627 mm Bja et 698 mm Bizerte. La limite mridionale


de eette zone passe approximativement par Bja, r1ateur et Bizerte.

2) - Une zone pluvieuse recevant de 400 ~ 600 ma avec 60 100 jours


pluvieux couvrant la glus grande pa~tie de ,la Tunisie Centrale:
Valle de la Medjerdah, Dorsale Tunisienne, rgions de Tunis et
du Cap-Bon, Bassin du Miliane. La limite Sud de cetta zon~ passe
,
par Ebba-Ksour, Thala , la Kesra, Djebiniana, et aboutit au golfe
de H~net au Nord d'Enfida. ~ a des moyennes pluviomtriques de
543 mm au Kef, 481 Zaghouan, 442 mm Tunis.
" Fg; n-2::-1.-

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REPARTITION DE LA PLUIE \
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ANNUELLE EN TUNISIE \
\
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\ ... t
1
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118

3) - Unz- zone peu pluvieuse 200 400 mm avec 40 70 jours de


pluies au Sud de la prcdente s'tend depuis le versant Sud
de la Dorsale jusqu' la hauteur de Sfax. On note 283 mm
Kairouan, 319 mm Sousse et 210 mm Sfax.

4) - Enfin une zone trs peu pluvieuse (moiqs;de 200 mm avec environ
30 jours pluvieux) o les pluies d't sont presque nulles et
tout fait accidentelles. Cette zone couvre les rgions situes
au-dessous d'une ligne Sfax- Gafsa. On note 174 mm Gafsa 185
mm Gabs, 210 Zarzis et 190 mm Tozeur. La moyenne atteint
mme 203 mm Jerba et 239 mm ~..atmata, mais dans l'extrme Sud
les moyennes ne prsentent plus aucun intrt vu la faiblesse
et la raret des pluies.

A ce schma bas sur les totaux pluviomtriq~es d~~t tre superpos un


schma indiquant les priodes de forte pluviomtrie au cours de l'anne.
En effet si dans le Nord les pluies tombent pri~cipalement dur~t les mois
d'hiver au Sud et au SW-on observe une priode sche t~s ne~te en Fvrier.
Pour le bassin de ,la Medjerdah, nous voyons d'aprs la rpartition indi-
que prcdemment que ce bassin se trouve presqu'entirement dans la zone
o la pluviomtrie moyenne annuelle varie entre 400 mm et 600 mm, &yec' une
frange Nord o la pluie moyenne annuelle peut atteindre 1200, mn et une
frange Sud trs rduite o la pluie moyenne annuelle peut tre infrieure
350 mm.
119

II.2.2. - RESEAU PLL"VIOMETRIQUE DE LA MEDJERDAH


==
"=--=- mm

(cf carte II.2.2.1.(a))

II.2.2.1. - DESCRIPTION

Le rseau pluviomtrique Tunisien compte actuellement entre 550 et 600


pluviomtres. Mais dans le cadre de la prparation d'un fichier pluvio-
mtrique entreprise en 1968 nous avons recueilli plus de 1000 stations
diffrentes'pour tout le pays. L'implantation de pluviomtres n'tant
soumise! aucun contrle, leur rpartition n'tait donc pas ordonne et
n'tait base sur aucun critre rationnel mais souvent dicte par un
besoin local et parfois temporaire. De ce fait un bon nombre de postes plu-
viomtriques ont t abandonns au bout de quelques annes d'observations
voire mme au bout de quelques mois. Dans la partie de ce rseau intressant
la Medjerdah nous avons pu compter 320 pluviomtres peu prs mais ces
postes pour les mmes raisons indiques plus haut sont plus ou moins
importants du point" de vue site, dure et qualit des observations.

Nous avons runis dans les tableaux (11.2.2.1) tous les postes connus
de la 14edjerdah et nous donnons' titre indicatif leur date de cration.
Nous voyons dans ces tableaux qu'un bon nombre de ces stations ont fonction-
n pendant quelques annes seulement pu~s ont t abandonnes. Par ailleurs

P1US1eurs d l
e ces p. ..
uV10metres ... ... so~t
ont ete ....
dtr10res vo 1'"es au bout d' une
S01t
courte priode d'observations et n'ont pu tre renouvels. Cette situation
du rseau a rendu difficile l'exploitation 'rgulire et ordonne des postes
et les bulletins qui arrivaient au Service taient mal contrls ; aussi nous
nous sommes trouvs en 1968 devant une masse considrable d'archives plu-
viomtrilues, certaines stations tant observes depuis la fin du sicle
dernier. Ces archives sont trs disparates et prsentent de nombreuses
lacunes, le plus elles ont subi plusieurs dmnagements dvastateurs,
certaines ont servi des tudes de projets et ont t abandonnes, voir
mme perdues.
120

En dfinitive, nous avons pu relever pour cette tude de la pluviomtrie


du bassin de la Medjerdah une quarantaine de station ~uvran~p~esque uni-
formment la totalit du bassin et prsentant des dures d'observations de
30 60 annes. Les stations retenues pour cette tude sont soulignes dans les,
tableaux ci-aprs et figurent sur la carte de situation ~ II.2.2.1. Dans
le dernier tableau nous donnons quelques stations importantes appartenant aux
bassins limitrophes: l'Ichkeul au Nord, le Nbhana et le Miliane au Sud nyant
une densit importante de pluviomtres. Les quelques stations retenues sur ces
bassins vont nous permettre de mieux prciser le rgime pluvieux aux limites
du bassin de la Medjerdah.

Enfin notons que dans la partie Algrienne du bassin de la Medjerdah


( peu prs le tiers de la superficie globale) nous avons pu obtenir la
pluviomtrie censuelle et annuelle de IS stations dont 7 prsentant de longues
sries de donnes. A titre d'indication le graphiqueIl.2.2.1.(b~ndiquent
pour quelques stations du bassin de la Medjerdah les priodes d'observations.
Ce graphique montre bien l'irrgularit et la discordan~ des priodes
d'observations.
FIN
NO M- S .. AT HJN LlH! TUDE lONGllUOf I\tll luoe MI Sr: EN SERViCE FONCTIONNEMENT

AIN 8EYA oueD RHEIAlAH 40 GR 73 20 001 GR 00 GO 0330 19!:!l 12/1955


AIN ROU SlEM BOU ARADA 40 GR 39 50 OOB GR 03 00 0230 9 1'133 _
AlCANE 40 GR 71 60 008 GR 13 10 0151 11 lCi6b1 --iP

l\IN DJEMALA SM 40 GR 55 60 007 GR 76 85 0310 7 1951~


AIN EL 8EVOA 40 GR 04 BO 007 GR 5-9 00 0100 <j 1-928 04/1936
AIN GHARSA LE KRla 40 GR 35 CO 001 GR '>1 00 0'.93 l PH] 11/1961
AIN GUESSIL 1 40 GR 27 80 008 GR 04 50 0563 3 1<}6B-
AIN GUESSIL 2 40 GR 25 20 001 GR 98 30 ""Os CO .. q lQ60 /1968
AIN GUESSIL FME BONNEFON 40 GR 31 00 008 GR 00 00 0360 11 1938. 12/1954
AIN GUESSll BOU ARAOA 40 cp. 71 00 008 Gt~ 96 01') 0210 1 1'91)1 12/1951
AIN GUETTAR LE SERS 40 GH 06 00 001 GR 57 00 0640 8 1930 01/1935
AIN HAMRAYA 40 GR 81 00 001 GR 25 00 O~53 CJ l'H2 ---.
AIN KERMA 1 40 GR 19 00 006 GR 73 00 Ot;Ol 5 19213 - .
~II'; KERMA 2 40 GR 19 00 006 GR 69 00 0121 12 'lq32~

AIN MERDJA 40 GR. 64 10 007 GR 02 20 0350 '9 1949 12/1956


AI~.I4ESRIA GARE 39 GR 90 00 001 ~R 11 !JO ObA6 12 1929 04/1935
AIN SASSA 40 GR 35 00 006 GR 88 00 0792 l 1~51 12/1953
AIN SALEM 40 GR 08 10 007 GR 12 '50 Ob16 Il P~42 10/1959
AIN ESSia 40 GR 83 00 007 GR 41 00 O.~O4 3 1926 07/1960
AIN TABlA 40 GR 30 80 001 GR 60 20 0416 12 1961 ----.>
AIN TAGA KEF CHEGAGA 39 GR 46 10 007 GR 01 oa 1100 5 1964 --......
AIN TAHOUNA 41 GR 18 00 006 GR 64 10 0262 1 1960 ---P
Alf\i TELLA 40 GR 42 00 007 GR 1&j 00 0613 j 1935 07/1942
AIN TOUNGA SE 40 GR 58 30 001 GR 80 20 0110 1 1962_
AIN TOUNGA OOMAINE 40 GR 59 00 001 GR 80 00 0224 9 1922 10/1942
AIN ZAKKAR 40 GR 03 00 008 GR 00 15 0676 Il. 1932 --.....
AIN IANA 40 GR RI 00 001 GR 25 50 OS75 1 19'i0 ---.
AFAREE 40 GR 11 15 007 GR 51 15 03'72 12 1967 ~
AKHOUAT GA~E 40 GR 28 50 007 GR 68 90 0350 2 1932 ---../liI>
AKHOUAT ST ROCH 40 GR 30 00 001 GR 65 00 0306 l. 1929 10/1942
AMMAR DEBBICHE 3~ GR 80 25 001 GR 62 00 0935 9 1961 10/1966
, AROUSSA EL OOMA INE 40 GR 43 00 001 GR 92 00 018S 9 1920 11/1953
AROUSSA EL ECOLE 40 GR 42 00 001 GR 91 00 0170 12 1909 12/1921
AROUSSA EL ALSACIENNE 40 GR 44 O 007 GR 93 00 0235 2 1910 11/1940
AROUSSA El ST AUGUSTIN "40 GR 41 00 007 GR 81 o 0230 3 1932 07/1939
AROUSSA El STE LUCIE 40 GR 44 00 001 GI< 95 00 0172 Il 1'924 05/1960
AROUSSA EL VILLAGE 40 GR 42 10 001 GR 91 10 0169 1 1-g36 ~

~Tableau II.2.2.1.(1)
---~ en service
TM
NOM-STATION UHI TunE lONca TUOF: ALI nuer: MISI: EN SERVICE FONCTlf'NNEHENl

ARrUSSA EL LES PALMIERS 40 GR 16 00 001 GR ~7 00 0555 10 l<S5 06/1950


AROUSSIA F.l 8ARRAGE 40 ;R 88 qS 008 Gf! 26 40 0140 l l <;1 60 ---'l1'
BAOROUNA 80U SAlfM SM 40 GR ')9 25 007 GR 42 S8 0138 9 l ~6S --:-"
BAHARA HIR El MERDJA '.0GFt 26 00 007 GR 26 00 0540 6 1925 08/1959
BATHAN El BARRAGF 40 G~ aq 85 008 GR 34 90 0030 il l rs 54 --')l'

BATHAN EL ECOLE 40 GR 89 80 006 GR 35 15 0145 1 1960 ..-...,


6EAUCE TUNISIENNf 40 GR 80 00 007 GR -J1 30 0234 4 1913 ---+
8fJA INRAT 40 GR 79 40 001 GR 59 50 0234 1 1898--;
BEJAOUA 40 GR 93 00 008 GR 53 00 0017 l 1964 -:->
BEllEVUE ST tLEM GOUBElA 40 CR 58 00 008 GR 13 00 0140 4 1965 1 68 INCONNUE
BESBESSIA 41 GR 11 00 008 GR 42 50 0193 2 1962~
BIR AKDAR 40 GR 11 00 008 GR 24 00 0086 8 lq25 09/1941
81P El BfV 40 Gp. 48 00 008 GR 13 00 0212 11 1925 06/1938
BOROJ El AMRI 1 SM 40 GR 79 50 008 GR 38 et; 005'5 2 1 q b 2 ---III'
eORDJ El AMRI BIR JEDIO 40 GR 86 50 008 GR 35 50 0080 10 1930...--...
BO~DJ fRENOJ 40 GR 76 80 OOB 'GR 30 30 0125 ~ 1912_
BOROJ HAI'mOUNA . 40 G~ 66 20 007 GR 51 20 0133 1 1968 -;po.
80~OJ SALAH GOUBElLAT 40 GR 61 00 008 GR 15 00 0140 1 ]930 09/1931
eO~OJ TOUH ST GILBERT 40 C~ 85 10 008 GR 11 20 0094 10 1932-
8J TOUTA 2 ST GEORGE 40 GR 94 00 008 GR 21 20 0050 1 1926 12/1931
RJ TOUTA PRES TE80URBA 40 GR <n 00 008 fif( 2~ 00 0260 3 1924 12/1925
BEN ARAR sr CHABLES 40 GR 05 00 001 GR 11 00 0686 1 19.28 11/1928
8flli METIR FORET 40 GR 82 00 007 GR I l 00 0525 il 1942 08/1960
BEN METIR 2. SM 40 GR 82 00 001 GR 11 O 0525 11 1\)42..--.op
BOli HEURTMA 40 GR 75 30 001 GR 11 00 0198 1 1962-7"
ROU SALEM AGRICOLE 40 GR 61 90 007 GR 37 30 0110 9 1969.--,
BOU S~lEM DELEGATION SM 40 GR 67 1)0 001 GR 39 50 0110 9 1<171 ----:?
CEBALA DE BIIERTF 41 Gp. 01 50 008 GR 63 50 0035 3 1931 10/1942
CENTRE OES CA~N1ERES 41 GR 08 00 008 GR 50 00 0010 1 1927 12/1934
BOU SAL EH CFJR 40 GR 68 40 001 GR 38 55 0170 11 1 Q68 --".
CHAOUlT 1 40 GR 99 00 ooe GR 46 GO 0017 10 1.92~
CHM~RENE 40 GR 04 00 007 GR 04 00 0590 10 1<)28 05/1940
CHEHTOU RAOUOET SM 40 GR 54 70 006 GR 96 00 O~45 q 1966--:.Jo
CHfMTOU FERME 40 GR 53 35 006 GR 92 q6 0159 3 1969--11>0
CHfNES (LES) 40 GR 81 00 001 GR 05 00 0160 9 lq48 02/ 1958
CHERFECH 41 GR 05 55 008 GR 57 3q 0059 6 l (, 5 ---.ll>
CHCUGAFA 41 GR 01 50 008 GR 41 00 0012 5 l'L? 01+/1931

-----------> en service
Tableau II.2.2.1.(2)
FIN
NUM-51 ATlUN lI\ j 1 rUD~": u,NG1TUOE ALT llUDf MISE EN SEj;lVICE FONCTIONNEHENT

CHOUICHIA 40 GR 59 00 006 GR 91 00 0311 3 lq51


CITE DU MELLEGUE SM 40 GR 36 Ol) 001 GR 08 00 0256 1 1948 --.Ji>o

CLOS OU PALMIER GHAROIMA 40 GR 51 00 006 GR 16 CO 0195 1 1921 03/1932


COOPERATIVE EL AllMA 40 GR 71 6Q ooa GR 13 10 0142 10 P~67 ............
COOPERATIVE FELLAH 00 El 40 GA. 31 00 007 GR 65 00 0.389 4 1966 - .
COOPERATIVE ETTAKAOOUM 40 GR 26 65 01 GR 39 00 0324 a 1964 ----..
DJANTOURA 40 GA 71 50 007 GR 10 20 0360 5 1968 ---...
DJ DISS OUED RHEZALA 40 GR 11 30 006 GR 99 10 0338 9 1949 -'II>
OJ EIDEt DA ECOLE 40 GR <}4 00 008 GR 45 00 0021 3 1924 05/1960
DJEOflOA CLOS DES HURT 40 GR 91 on 008 Gr< 42 00 0031 la lQ30 03/1933
DJ fL IOA GAR E 40 GR 42 00 ooa GR 02 00 0220 1 1953 08/1948
OJERISSA POSTE DE POliCE 39 GR 82 00 001 GR 00 00 0633 4 1964 ~
OJERISSA GARE 39 GR 83 00 001 GR 01 50 0661 10 1929 ---Ii-
DJERISSA HIR ARGOU8
EBBAKSOUR GUENARA
3" GR 80 00
40 GR 03 00
(J07 GR Ob 00
001 GR 10 00
0100
06Q5
5
3
1948
1948
05/1948

DJEBEL KOUIF 39 GR 4'7 00 006 GP, 68 00 noo 4 1934 05/1956


DJ MANSOUR OOMAINE FORT 40 GR 24 00 008 'GR 01 00 0535 2 1929 12/1936
DJ MANSOUR HIR AOUILI 40 GR 25 00 008 GR 04 00 0478 2 1928 08/1942
ONf BEAU REGARD 00 RMIL 40 GR 38 00 001 GR S8 00 0200 1 1951 02/1958
E8BAKSOUR ELEVAGE 39 GR 96 00 007 GR 20 00 0600 9 1932 - +
E68AKSOUR MUNICIPALITE 3q GR 93 60 001 GR 21 50 0622 1 1958 ~
'* F.BBAKSOUR HIR 8ERNANEG 3q GR 94 00 001 GR 22 00 0622 l 14110' 12/1959
EL MAIZA PAR LE SERS 40 GR. I l 80 001 GR 45 20 0593 2 1953 09/1960
fEIDJ ANNABA 3c) GR 46 95 006 GR 92 00 0950 8 1964 09/1968
FEIDJ EL KHfMAKHEN 40 GR 77 00 ooa GR 50 00 0010 11 1908 --?
FEIOJ ETTAMEUR EBBAKSOUR 3q GR 42 00 001 GR 01 00 0150 11 1941 07/1942
fERNANA OUED RHElAlA 40 GR 72 80 007 GR 01 00 0280 l 1922 ~
Y: fEIOJA SM 40 GR 55 38 006 GR 63 80 0130 5 1888 ---?"
GAfOUR OOMAIN~ PHILIPPE 40 GR. 29 00 001 (;1{ 78 00 0330 6 1961 06/1961
GAFOUR DELEGATION 40 GR 35 90 007 GH 76 50 0215 3 1968 ~

GAfOUR AKSAB HIR TELL 40 GR 25 00 001 GR 17 00 0300 1 193CJ 05/1941


GAfOUR BOCAGE 40 GR 34 00 001 GR 15 50 0282 l 193'J 10/1948
GAFOUR OEPECHE ST GUV 40 GR 30 00 001 !iR 15 00 0440 11 1928 05/1942
GAfOUR LEDRA SUD 40 GR 34 00 001 GR 10 50 0300 3 1934 12/1949
GAfOUR SUPERIEURF. .' 40 GR 34 00 001 GR 72 20 0330 l 1925 06/1951
GAFOUR lES PINS 40 GR 35 20 007 GR 82 00 0375 4 lC~51 03/1964
GHAROIMAOU 1 40 GR 50 05 006 GR 17 29 0195 4 1951~

en service TabZeau II.2.2.1.{3J


>
FIN
Nt;M_') r 1\ r I1J~~ l (\ r r TUt' f- l li ~"'-J LTl10[ ,'I.l l' l TUDi: :'~ TSF "
(: ~ ';fRV!Cf. FONCTIONNE~IENT

GHf\RDlrlAUU ';) S :<1 40 CR l lb


'j (lOt? G~; TI 7"( 020') 4 1<;'11--..
GLCW-I r:TTlf'.t\J\!f (Jl; t~H(; lA '1' l) Ci{ 7U 00 vOt, G~. Y3 00 0516 '1 l ').[t9 08/1951
GOUBEllAT CHFIKH OUOIANt: 40 SI-'. 1)9 00 OOu GR 12 50 0140 '+ 19'31 ij6/ 1963
GOURElLAT fME H $(lLA If <) (,}' '59 90 COd GI\ 14 00 0132 1 196'-
GtlUBElLAT 1 '.0 ,~
bU (Ji) \)C~ Gre. 16 OU 03Cu 4 l"~O2 03/1931
GOllBELlAT Ute 40 GR 60 10 008 GR. U 10 0147 l l Y6 '-I-..,Il>
GIUFFAT SOL TANt;: PF- lloll GR '-1 ? Of~ 008 Gl<. I.t !/ 00 0210 12 1426 04/19'36
GUElIa El AKHOUAT 40 Gr; H '5 1J 007 GR 19 Q..O 1)354 l llt ':il 12/1957
HAfSI.~ fl ). 40 Gn 82 3<': non Gl{ 41 30 0040 1 1919 OBIJ 961
HA~MAM 8IAOHA (; ~~ J'"
<,Ji'( 4 1<;66 10/1966
HA~~MI! GHARSA LE KRIB 40 CH 33 &0 007 G~ 50 10 043. 4 lCJ37 07/1959
HAMMAM $t]lJK El KHE:MIS 40 C"... 74 50
~ 007 GR 33 O 0225 8 19,IH: 06/1956
HfRY 40 GP 31 25 008 GR 12 50 12 1910~
Ht=NCHIR fl BELf)A 40 G~ 61 00 006 CH 85 00 O'i40 11 lY5e 12/ J955
HENCHIR El BfV S.NACfUR 40 G'l 4?- OC n06 GR 95 10 0413 t 1931~
HfNCHIR \:1RIOUIK G(lllBEllA 40 (j}-/. 60 00 008 Gt< 23 oc 0118' 11 1924 10/1942
HFNCHIR MEDJET SOlTANc 40 GR 04 0 007 GR 64- 00 OROl;> 12 1925 10/1951
HEl'.CHIR f-'UJLAH fJ\Jl!~ 40 GR 10 00 008 GR lO 00 0079 q 1135 02/ 1937
HcNCHIR SIOI ROU TAlf8 40 GR ~'-t 00 OOd GR 16 00 0310 Il 1934 10/1942
HENCHtR TEll fl AKSAH GR G~ 4 19,8 12/1938
KAlAAT DJEROA SM 3q CF. 6"
'- e,o 006 GR (Ft 30 0856 Il PH 3---...
KAlAAT ANOAlfUS 41 GI{ ~o 00 0013 GR 72 40 l l(j t,"3 ---.
KAlAAT ES SfNANE )9 GR 14 OC 006 GP. 67 00 0623 6 19'5G 06/1956
t<HANG MOROU 1 40 GR 56 on 007 Ct< q5 OC 0160 l 19t)6 08/1961
KHANGlJE T fl ARAM MFOJF.l 40 Gr. 70 00 008 GH la 00 01 12 l 1913 -06/1914
KBAR KlIH HtR' KSA R TOUAl 40 f,R 00 00 007 GP 6'> or, 0111 ,J.
.. 1951 01/1958
KEf (lE) 3 40 20 00Glo( 001 GR O'-J 00 C506 l 1891 11/1893
KEf !-iOPITAl 40 GP 20 co 007 Cio{ 09 00 0506 10 1884 08/1909
KEf ABO El ALI 40 GR 1'1 70 007 GR 06 70 0620 4 1947 04/1954
Kl:7f AUROPE 1 40 GR 2~ 00 001 GR 07 00 045.0 1 1951 04/1958
KEf HJNEFAn 40 GR l't 00 001 GR 10 00 o~17 12 1931) 08/1937
KEF D'YB ST MADElENE ' 40 GR 22 00 007 GR 12 00 0975 10 1930
KEF HELEUPOlIS 40 GR. 'iL.
.:1 00 007 GR. 07 00 0455 .;) 19l9-.
KEF t1ER 40 Gl{ 19 30 007 GR 30 0., 0108 12 1961 09/1972
KEF NAHlA 4C GR 13 00 006 GR 93 00 0445 4 1 c;; 36---eo
KEF RAS El OUED 40 GR lb 00 007 GK 10 00 0524 3 1938 05/1943
KEf S(Ol Sllt1A 40 GR 10 00 00& CR cu 00 0480 l 1946 10/1946

------~> en s~rvice TabZeau II.2.2.1.(4)


FIN
NOM-STATION lAfITUf)E LONG! TUDE AlTITUDf Mf SE f~ SERVICE FONCTIOmMENT

KEf STE MARIE 40 GR 20 20 007 GR Ob 00 0650 3 1929 03/1942


KEf TP 40 GR 20 10 001 GR 09 00 0674 Il 1913 --..
KEf CMA 40 GR 14 60 001 GR II 90 0491 2 1966 ----.
KEf DJEBEL El AGAB 40 GR 22 ao 001 GR 08 00 0610 1 1952 10/1956
KRl'llED 40 GR 53 20 001 GR 80 50 0340 1 1923 00/1937
KAUOIAT OJ MZARRICHE 39 GR 98 00 006 GR 96 00 0690 10 1953 05/1954
KAUDIAT OJ ZEeS 40 GR 21 00 006 GR 99 00 0500 1 1952 05/1954
KOURCHA EL OUlOJA 41 GR 20 00 OOS GR 59 00 0005 4 1938 04/1941
KRI8 GARE 40 GR 28 00 007 GR 61 00 0415 7 1932 ----lIIt
KRIB NORMANOIE 40 GR 32 00 007 GR 66 00 0480 3 1938 05/1955
KRIB fERME COSSEN 40 GR 35 45 001 GR 55 60 0410 12 1967 --+
KRI8 fEOJ MOGRA 40 GR 24 00 007 GR 66 00 0440 3 1951. 01/1961
KR 18 Ule 40 GR 36 30 007 GR 55 (j0 0568 1 1969
KRIB MAGROUN 40 GR 26 00 001 GR 61 00 0433 1 - 1956 . IIJ1957
KSAR BOU KHRIS 40 GR 26 00 008 GR oa 40 0510 10 1960 ---1"
KSAR BOU KHRIS ST SUlANE 40 GR 21 80 008 GR 0'5 00 0500 1 1961 08/1964
KSAR BOUKLEIA 40 GR 84 00 007 GR 93 OG 0421 9 1935 ---...po
. KSCUR ECOLE
KSOUR SCET
KSAR TYR ALLOBROGES
3t:J GR 89
3CJ GR 89
40 GR 66
00
00
50
001
007
008
GR 28 00
GR 28 00
GR 30 00
0720
0130
0206
12 1913
10 1960
2 1930
---- 08/1963
/1935
KSAR TYR lES NUES 40 GR 68 00 008 GR 30 00 0118 10 1938 04/1942
KSAR TYR SIDI ABDALLAH 40 GR 69 00 008 GR 25 00 0126 6 1931 10/1942
lOR8EUS GARE 40 GR 11 00 001 GR 32 00 0541 1 1928 11/1939
lOR6EUS lES SALINES 40 GR OC) 00 007 GR 37 00 0550 1 1911 04/J931
lORBEUS GANTHRA 40 GR Il 00 001 GR 21 00 0510 5 1929 11/1931
MAHRINE El 40 GR 85 00 008 GR 36 00 00130 l 1951 06/1960
MAJOUBA GARE GR 19 00 006 GR 85 20 0518 Il 1929 12/1943
MAKTAR Pf
39
39 GR 83 6q 007 GR 63 00 0900 5 1964 ---.
----.
MAKIAR SM 39 GR 84 20 001 GR 63 20 0931 1 1889
MAKTAR ORES 39 GR 84 50 007 GR 60 00 0931 10 1969 ~
MAKTAR SM 2 ,9 GR 83 00 001 GR 63 00 0931 a
Z 1971
9 1960

MANDARET ESSOUDIA 40 GR 03 00 001 GR 96 50 0640 08/1964
MANSOURAH ORES 40 GR 88 SO 008 GR 40 00 0148 l 1965 12/1969
MANSOURAH EL 40 GR 88 90 008 GR 40 50 0025 2 1962 --...\.tI
MARDJA MOKAODEM ECOLE .- 39 GR 94 80 007 GR 12 50 0955 5 1964 --+
MASSOUGES FERME 1 40 GR 01 20 007 GR 65 50 0730 12 1962 ~
HASSOUGES fERME 2 40 GR 04 00 007 GR 64 00 0800 3 1966 ~

en service TabZeau II.2.2.1.(5)


FIN
NOM-STATION lA TI TUDE lONGJ TUDE AllI TUDE MI SE EN SERVICE FONCTIONNEHENT

MASSOUGES fERME 3 SERS 40 GR 10 00 007 GR 60 00 0680 1 1938 05/1942


~ASSOUGES fERME 4 40 GR 05 00 001 GR 60 00 0650 2 1951 07/1957
MASSOUGES fERME 5 40 GR O~ 00 007 GR 64 00 0800 10 1952 01/1958
MAVJEN SAfi 40 GR 85 20 007 GR 15 60 0530 10 1<)42 -...
MEZ El BAB SM 6J Tfllll 40 GR 64 81 008 GR 05 54 OO~4 1 1890 -----..
MEDJEl El BAB PF 40 GR 72 30 008 GR 01 50 0142 9 1964 ---JII'

----.
MEDJEl EL BAB se 40 GR 10 00 ooa GR 10 00 0112 3 1966
MEDJEl El BAB C.N.A SM 40 GR 70 31 008 GR 07 39 0112 2 1968
MANGOU8
MONTARNAUD 1
40
40
GR
GR
76 00
12 00
008
008
GR 38 00
GR 24 00
0099
0108
9
ft
1960
1913 ..
MONTARNAUO 2
MONTARNAUD 3
f4UNCHAR 1
MIOUGHA SIOI KHALlED
40
40
GR
GR
40 GR 81 05
40 GR 70 00
76 00
81 00
ooe
ooa
007
001
GR 25 00
GR 20 00
GR 74 50
CR 15 90
0108
0040
0260
0200
10
1

4.
1916
1'948
1899
-
--fIIo
.3 1932 ----a-
12/1963

NE5EUR 40 GR 32 00 001 GR 14 00 0509 <) 1937 12/1948


OM~ANE DJENOOU8A COOP 40 GR 57 30 007 'GR 11 80 0690 1 1968 ---il>
OUEO EL lIll EPURATION 40 GR 76 15 007 GR I l 80 0250 1 1956 03/1962
oueo MElIl 40 GR 52 00 OOb GR 91 00 0175 I l 1926 0411935
OUEO MEllEGUE 1( 13 40 G~ 13 45 006 GR 84 80 0324 1 1960 - +
oueD MEllEGUE 40 GR 14 00 006 GR 85 00 0325 5 1923 08/1946
OUED OUSSAFA 39 GR 81 00 001 GR 69 00 0851 , 5 1964 12/19~4
OUEO RMtL 2 40 GR 41 45 007 GR 95 15 0300 12 1961 'Ir

AOUSOJA 41 GR 26 30 008 GR 62 50 0028 1 1958 06/1958


OUf 0 TINE 40 GR 33 00 001 GR 95 50 0406 10 1960 --......
OUEO lARGA RURAL TUNISIE 40 GR 80 00 001 GR 91 70 0323 4 l'HO ~
OUED lARGA FME 1 AQUOUAV
OUEO lARGA fME DENGUEIll
OUf0 IARGA FME aUKAI
OUED IARGA FERME 2
40 GR 17
40 GR 69
40 GR 79
40. GR
40
50
15
79 75
007
007
GR 88 ao
GR 86 10
001 GR 92 15
007 GR 92 15
0223
0284
0492
0492";"--
9

9
1965
9 1965
1965
12 1959
".

pP
..... 04/1964
PARC 8EJA CRDA 0143
PORTO fARINA OHVVM
40 GR 80 25
41 GR 30 10
001 GR 63 00
008 GR 73 60 0010 . 12 1968
2 1962 ".
PORTO fAR INA SM 41 GR 29 72 008 GR 12 21 0010 1 1950 ----tlI'

RAS El MA 39 GR 97 00 007 GR 95 00 0~26 1 1964


REBIBA , 39 GR 15 00 006 GR 72 00 0810 3 1'918 09/1946
R08AA DAR TURQUIE
ROBAA OULEO YAHIA
40 GR 06 SO
40 GR 10 60
001 GR 93 75
008 GR 03 60
0640
0584 10
.ft 1950
1960 ,. 09/1952

SAINT PIERRE 40 GR 63 00 001 GR 41 00 0100 10 1922 ''lJ, 08/1942

--- en service Tableau II.8.8.1.(,)


FIN
NOM-ST.~TIN LAU ruof. lO1\GI TUDE AlTITUOE MI SE EN SERVICE FONCTIONNEMENT

SAKIET SIOI YOUSSEF MINE 40 GR 25 00 006 GR 69 00 0828 1 1914 12/1939


SAKIET SO YOUSSEF VlllAG 40 GR 24 00 006 GR 68 00 0810 Il 1888 ~

SAKIET SO YOUSSEf OAMOUS 40 GR 11 00 006 GR 16 00 0500 9 1933 2/1941


SAI<IET S101 YOUSSEf SM 40 GR 25 92 006 GR 68 51 01303 5 1961 .-
SAKtET 5101 YOUSSEf 40 GR 25 00 006 GR 69 00 0810 1 1889 10/1942
SAKIET SO YOUSSEF f CUNY 40 GR 25 92 006 GR 68 00 0750 la 1930 05/1932
SALINES 2 40 GR 09 00 007 GR 37 00 0506 3 1936 06/1947
. SALINES GARE 40 GR 09 00 007 GR 37 00 0506 12 192c} -er
SAllELES 40 GR 58 00 001 GR 90 00 0140 1 1920 09/1922
SEl~A SIOI OTHMANE
SENEO El HADDAO
SERS AGRICOLE SM
41
39
40
GR 10 00
GR 92 50
GR 07 40
008 GR 42
001 GR 05
001 GR 44
00
05
43
0020
0825
0501
~
la
'+
1948
1960
1912 "
..
Il
10/1961

SERS DELEGATION 40 GR OS 00 007 GR 42 92 OSOl 3 1966 li'

SERS GARE 40 GR 09 00 001 GR 43 00 0481 9 1921 10/1956


SO ABD PRES DE KSAR TYR 40 GR 69 00 008 GR 26 00 0150 3 1902 09/1942
SIDt A8DElAlil 40 GR 70 00 001 GR 95 00 0150 9 1942 09/1949
5101 ALI HAOUE,.. 40 GR 21 00 001 "GR 90 00 0561 8 1962 03/1963
SICI AMOR 40 GR 65 00 ooa GR 19 00 0160 1 1932 07/1942
SIDI AMOR HIR BDIOUI 40 GR 22 60 007 GR 24 00 0525 1 1951 11/1954
SIIJI AYEO GARE 40 GR 39 00 001 GR 84 00 0253 10 1921 08lt933
5IDl AYEO HIR KOUDIAT 40- -GR ,39 00 007 CR 84 00 0253 4 1933 06/1933
SlDI AVEO SM 40 GR 31 00 001 GR 86 00 0252 7 1951 05/1958
SIOI AYEO GARE 40 GR 39 00 001 GR 84 00 0253 2 1937 06/1958
S101 BOU ROUIS SM 40 GR 19 00 001 GR 55 54 0412 4 1.961 !III

SIO! BOU ROUIS 40 GR 19 00 001 GR 51) 00 0440 3 1951 01/1958


SIOI BOU ROUIS GARE 40 GR 19 70 001 GR 54 50 0403 10 1929 08/1935
SIOI BOU ROUIS H NCHEM 40 GR 11 60 001 GR 62 00 0540 1 1q51 08/1957
SIOI BOU ROUIS 2 40 GR 16 00 001 GR 50 on 0640 2 1937 03/1940
SIOI
SI Cl
BOU ROUIS HIR NAAM
El FAt 1
40
40
GR
GR
24 00
17 00
001 GR 59
007 GR 13
00
00
0461
0460
3
9
1951
1926 . 09/1958

SIDI
SIOl
El FAtl RAGOUBA
HAMAOA
40
39
GR
GR
Il 00
95 60
001 GR 69
008 GR 01
00
40
0564
0690
1
10
1931
1960 .. 11/1931
SIOl
S101
MANSOUR HAUT
MED CHEFFAI ECOLE
40
39
GR
GR
22 20
53 10
007 GR 10
006 GR 92
50
90
0840
0191
12
<}
1961
1964 11/1945
SIOI MTIR ES SEAOUOIA ~ 40 GR 04 00 001 GR 98 00 0600 3 1937
,SIm SOJJWl - r .~_. 14 65 007 GR 65 00 0236 1 1968 07/1958
SIOI THABET 41 GR OZ 00 008 GR 56 00 0016 1 1911

en service Tableau II.2.2.1. (7)


FIN
NOI+-S TA TlON lA1IT;PE lr;~:;i TUOE Al T ITUOr: ;.:IISt EN SER liCf FONCnONNEMENT

'*51Dl THABET SM 41 GR 02 00 008 GR '>5 54 0016 6 19S4~


SIOI THA8ET tMA 41 GR 02 20 008 GR 55 50 0016 10 11.J66 ----....
SICI YOUSSEf 39 GR 92 86 007 GR 91 65 0785 9 1960 - - .
Slf El KOHOL 39 GR 45 50 OOb GR 89 00 0910 1 19'52 . 04/J945
SlllANA JEAN RAFfIN 39 GR 96 O 007 GR 80 00 0100 2 1964
SlllANA 3
SILIANA 1 SM
SlllANA 2 SM
40 GR 09 00
40 GR 09 00
40 GR OS 30
001 GR 81 00
007 GR tH 00
007 GR 81 80
04t23
0423
0431
2
1
12
1939
1964
1963
.. 08/J942

05/J965
.-
SILIANA AGRICOLE
SKPIRA PF
SlATA
40 GR 09
40 GR 73
39 GR 85
50
10
50
001 GR 81 00
001 GR 32 80
006 GR 78 50
0431
0223
0600
q' 1966
10 1966
9 1926
.. 09/1927
SODGA 39 GA 98 00 ooa GR 06 00 0702 10 190' ----..
SK El AR6A CJENDOUBAJSE 40 GR 55 85 007 GR 16 50 0143 1 1960 ----..
SK EL ARBA (JENOOUBAJSM 40 GR 56 00 007 GR 16 00 0143 2 1889 --+
St< OJEMAA FO~ET 39 GR 86 50 007 GR 55 00 1064 1 1963 ---ilt-
~
SK EL KHEMISl80U SAlEHTP 40 GR 67 60 007 GR 36 50 0170 10 1964
SK El KHEMIS B~S.CfPA 40 GR 55 25 001 'GR 36 35 0146 5 1963 .--...
SK El KHEMtS 8.S CMA 40 GR 51 18 007 GR 36 45 0165 9 1961 ~

40 GR 56 00 001 GR 29 00 0145 12 1949 ---...


SOUK ES SE8Y
SK ETH-THElATHA
SRAIA CASERNE
-GR-'-
40 GR 52 00
- GR .-:

006 GR 51 00
........ Z'iFW

0600
5
8
1'929
1969 --+
' J
01 IJ930

+ ST CYPR {EN 'tO GR 84 00 008 GR 49 00 0038 1 1901 -+


TABAGA OJ NEBLA ECOLE 39 GR 44 10 006 GR 82 00 0935 4 1~64 ~

TAOJEROUINE AIN IOUAGHA 3'9 GR 94 00 006 GR 94 00 0750 '9 192ft -+


TADJEROUINE OHE FEUILLE 39 GR 88 00 006 GR 81 00 051l 1 1925 03/1956
TACJEROUINE FERME D'ETAT 39 GR 93 00 006 GR 83 80 0511 7 1964 ~

TAOJEROUINE 1 39 GR 81 60 006 GR 86 20 0551 8 1936


TAOJEROUINE ST BERNAOET 39 GR 91 00 006 GR 80 50 0483 6 1935
~

... 12/J 927


'tA0JERQUINE VIllE 39 GR 81 00 006 GR 91 00 0665 12 lq13
TAOJEROUINE 1 SM 39 GR 81 ao 006 GR 91 00 0665 4 lCJ64 ~

TADJEROUINE GENDARMERIE 39 GR 88 50 006 GR 91 00 0665 1 1954 11/1956


. IE80URBA SM
TE~OU~BA MUNICIPALITE
40
40
GA.
GR
92
92
00
00
008 GR 34 00
008 GR 34 00
Oozq
002Q
6
2
PHI
1l~49
--.. . 12/1954
TE80URSOUI( SM 40 GR 51 00 007 GR 68 00 0440 1 1950 'P
TEeOURSOUK - 40 GR 50 00 001 GR 67 00 0525 1 lQot 12/1921
lEBOUBSOUK UlC 40 GR 50 1,0 007 GR 68 60 032& 1 1969 ~

TEBOURSOUK HIR AtN BENAl 4(J GR 50 00 007 GR 67 00 0525, 10 1'130 11/1930

--~> en service Tableau II.2.2.1.(8)


FIN
NOM-STATION L~nTUOl:: LONG 1 TUDE i\l Tt TUDE ~ISE EN ~EP.VICE F'lCT rONNE'HENT

TESTOUI< 1 SM
TE STOUR 2 SM
40
40
GR sq 90
GR fil 11
0.07 Gr.',
007 CR
89 00
90 13
0112
0112 10
l 1962
1971
..
Jj)

GR 53 00

.,..
TESTOUR AIN MILEO 40 007 GR 90 50 0183 9 1934 06/1943
TESTOUR EX fME DRHDIN 40 GR 60 00 001 GR 86 60 0071 10 1966~
TfSTOUR Ule 40 GR ,,~) 00 001 GR ae 90 0112 1 \969
THAlA FEDJ TER8AH 39 GR 69 00 001 GR 20 00 OS50 2 1946 . - - .
THAlA fORET 3'9 GR 53 20 001 GR 03 10 0889 1:. 1961
THAlA 1 SM 39 GR 53 00 001 GR 04 00 1020 1 1888 III!'

THlA 3 T.P.H 39 GR 52 50 001 GR 04 00 1020 11 1951 ...--.......


THI8AR 1 Sft4 40 GR S8 00 007 GR '32 OU 0365 lj 1906 -.....
THleAR 2 40 GR 5s 45 001 GR 51 50 0222 12 1967
TOUIREf AGRICOLE 40 GR 33 :n OOb GR 90 15 0411 4 1912, -----.,..
THU8ERNICA 40 GR 59 00 OOb GR 81 00 0267 5 1902 03/1919
UNITE El YAKOHA SM 39 GR 89 50 001 GR 28 00 0693 l 14165 --IJP
UTIQUE 2 41 GR 17 00 008 GR 58 20 0028 2 1'929 05/1939
UTIQUe NOUVEllE 41 GR 11 l 008 GR ~8 40 0058 Il 1964
IAfRANE SIGNAL 40 GR 26 00 007 GR 16 00 0954 l 1923 12/1924
lAfRANE MINE REB80UN 40 GR 25 00 007 GR 30 00 0640 1 1925 07/1928
ZAFRANE BOU DJERIOA
lAOUIET 5101 ABDElMALEK
/..IAOUEM SM
IAYANA
40 GR 21 00
40 GR 00 60
40 GR 65 00
40 GR 70 00
007 GR. 19 80
007 GR 88 60
001 GR 32 00
008 GR 02 00
0555
0476
0129
0020 .,
6

12
3
l
1928
1964
1899
1951
---
------...
12/1935

12/1957
IOUARINE GARE 40 GR 02 10 001 GR 29 70 0511 5 1961
STATIONS DES BASSINS LIMITROPHES 1
------
AIN D1WWl 40 GR 86 10 007 GR 05 10 0715 10 1888
EDDEIILA 40 GR 40 00 007 GR 89 00 0150 12 1921
GOOSSET EL BEY 41 GR 01 50 008 GR 20 95 0010 1 192"
GUEBlWlEZ 40 GR 96 00 007 GR 85 00 O'JO 1 1906
.uN ASKER
BORDJ CHAiIR
40
40
GR
GR 85 00
66 00 008 GR
000 GR 60 00
5'
00 0069
006'
6
1
1900
1908
TUNIS }1ANOUBU .' 40GR 87 15 008 , GR 70 65 0066 1 1872
KHENIGUET 40GR 50 00 000 GR 17 00 0204 1 1920
3AADIA ro BARGOU 40 GR 04- 00 o GR 07 00 0524- 11 1906

---~> en service TabZeau II.2.2.1.(9)


PERIODES D'OBSERVATION DES PRINCIPALES STATIONS PLUVI.OMETRIQUES DE LA MEDJERDA .

~ ..'" - .,
CI 0 0 CI 0
CI
....0
-
CI CI

INnM de 10 STATlnN
AIN 6HARSA
Gl
:! ..... __..
0
!! '"\JI
-
l''l
QI

....
-
QI
.
on
~
-\JI
-
Gl
"
,

""""""'"~
AIN KERMA [ 1 ~ 1
.1.-....." .....,......
AIN KERMA JI ..... ..., 1 , "-----' ~

AIN ESStD .... ' , iii


~

AIN ZAKI<AR ~1001""" ""'---1 U


AROUSSA . J~
""""'" ....
BEAUCE TUNISIENNE .A+'"........,.,...,..~ 'Ao1 ~

BEJA ....,.... 1'" 'Ar-"' ~........~ .


BORJ FRENJ ~ ~

BENtARRAR 1 . """ ~""~""'~.,p1 'V.A-I


CHAOUAT """"-"" 1001 A-1

EBBA KSOUR ~ ...,....


FEDJ KHEMAKHEM -; .... .......
1001
"" ~

FEIDJA ~ ~ .... '" 1'1 '~~~.-;' ~


1

HAFSIA "--'
, 1

KEF ~ lA &o1'1o'Y ~

KSOUR A"L-.J~""""""'"
""'" ~ ~...,.... ........ ..., ~

MAKTAR A1
"""""" ....... ...... ...... ~ ...
MONTARNAUD l ........ ......., ..... ........... ~ ~

MONTARNAUD )[ ~ ..... ..
~ '1'1 ... ........
MU NCHAR
""
,...... +".......,...
SAUNES .... .., 1
.... ~ ..........
SIDt THABET ..., '1 ~ ~ ANNEE COMPLETE
SK LAR BA UENDOU8AJSODG~ ~ ~ a-.. ~ ~ .... ANNEE INCOMPLETE
ST CYPRIEN u .... t
, U .... _u_ ANNEE MANQUANTE
TAJERO\UNE D FEVILlE '---' _L.....It......-....a' .....
TEBOURBA '----' L.J ..1 U L....J L...I ~ .... ~

THALA
THALA
-- . ,
L-.I L---.I '

.- .- ---~ --
...,
-

ZAOUEM ........ ....


--1

..., ..,
Gl
'41 '1 1"1~"" "V.....

f., _

.
121

II.2.2.2. - FCRIER PLUVIOMETRIQUE PRESENTATION ET CONTROLE DES DONNEES

Dans le cadre du traitement automatique des donnes pluviomtriques


et hydromtriques entam depuis 1969 p le premier travail abord du point
de vue pluviomtrique a t le report sur cartes perfores des donnes
stockes depuis plusieurs annes aux archives du Service. Ce travail en
grande partie achev a ncessit un effort considralbe de recherche,
codification p classements vrification et contrle et nous a permis de
crer un fichier pluviomtrique de donnes brutes que l'on essaie de tenir
jour rgulirement. La base de ce fichier est constitue par les cartes
pluviomtrie journalires. Toutes les archives pluviomtriques ont t
reportes. sur cartes perfores p ce qui prsente plus de 1000 postes
pluviomtriques. Prs de quatre cents de ces postes sont en service
actuellement et le fichier est tenu jour chaque mois, les bulletins
e~voys par les observateurs tant immdiatement perfors p une carte
commentaire indique pour chaque anne et pour chaque poste, sous une forme
code p la valeur applique ces donnes. Ces cartes traites par un
programme appropri fournissent des tableaux rcapitulatifs des pluviom-
tries mensuelles et annuelles pour chaque pluviomtre Ainsi nous
disposons actuellement pour chaque station diun recueil de fiches annu~l

les et diun tableau rcapitulatif. Ces deux documents avec les cartes
perfores servent de base pour toute tude pluviomtrique ventuelle.

Signalons pour terminer que ces donnes n'ont pas toutes t contr-
les p le travail entrepris pour l~s r~~sec~ler ~ Jur ~lus 'e
4 ans et il ne nous a pas t possible d'entamer diune manire exhaustive
le contrle de ces relevs ni de combler les lacunes existantes. Ce
contrlestermin pour le bassin de la Mejerdahpse fait l'occasion
des tudes hydrologiques rgionales. Nous comptons entreprendre au cours
de la quadriennie en cours (1973-1976) l'laboration d'un Atlas pluvio-
mtrique de la Tunisie p le fichier pluviomtrique actuel devra donc faire
l'objet d'une slection srieuse des pluviomtres et des donnes et d'un
contrle complet et rgulier.
122

II.2.3. - ETUDE DE LA PLUIE A.mnJELLE


CM __ = == =====_==_=

11.2.3.1. - CONTROLE DES TOTAUX ANNUELS ET CHOIX D'UNE PERIODE CO~1UNE

Aprs examen des priodes d'observations des 40 postes retenus pour


cette tue nous avons adopt une dure d'observation de 40 annes (1921-1960).
Cette priode prsente un minimum de lacunes. Un contrle par la mthode des
doubles masses des hauteurs annuelles a t fait et a permis de dceler
quelques erreurs des soit un changement de site comme c'est le cas de la
station de Thibar (1914-1923) soit une non concordance entre le pluviomtre
et l'prouvette de mesure, cas de la station d'Ain Draham pour la priode
entre 1918 et 1951.

En se basant sur le fait que la double masse conserve mieux la variance


que la corrlation linaire~ nous avons complt les annes qui manquent en
utilisant directement la pente de la droite des doubles masses. Les annes
o il ne manque qu'un mois ou deux ont t compltes par corrlation
partir des stations voisines. Les tableaux II.2.3.1. nous donnent les
diffrentes relations l'chelle annuelle trouves entre les diffrentes
stations. Pour retrouver ces relations il suffit d'appliquer la formule~

P station en ligne = a x P station en colonne.

le coefficient "ail n'tant autre que la pente de la droite des doubles masses
obtenues pour les 2 stations considres.

Les tableaux II.2.3.1. donnent les totaux pluviomtriques annuels mesurs


ou corrigs des stations retenues et pour la priode commune considre.

A titre indicatif nous donnons pour chaque station la moyenne calcule


sur la priode homognise et celle calcule sur toute la priode d'obser-
vations. Ces moyennes sont peu diffrentes.
TABLEAUU - 2- 3.1 11l

BASSIN VERSANT DE LA MEDJERDA


PLUVIOMETRIE ANNUELLE
CONTROLE DES STATION S
PENTES OES DROITES DE DOUBLE
MASSE

, .,---
~

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i ZAKAR 1 !El. AKHOUAT 1 AIN GARSA 1
,--_. t 1
j
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--
1
1.27 1 1 'GAAFOUR 0.63 1
l SOliANE GARSA SVP.

1MAKTARSM ' 1.25 LE KRIB , t GMF'OUfr 0.62 0.99 ,


1l.-..
I
0.99 1 0.99 0.68
.' J~taE'A

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BEN ARAR 1
1KHEMISSA
j
1.67 1.84 0.86 1.51 1.18 1.69 1.59 1
i-- l.E KSOUR 0.99
IGAMBETTA 11,40 11.52 0.71 1.25 0.98 1.40 1.32 ' 0.83 1
t 1
LE SALINES 0.85
1 1 0 .85 1
IDJ, !':OUIF 1,.13 1.23 0.57 1.00 0.78 1.11 1.05 0.66 1

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0.63
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!CLAIREFONTAI 0.99
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1.08 0.50 .0.88 O.U O 0.92 0.58 0.70 0.81 1
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z
lU
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en
III
LU
1S-~KHAORA 0;99 1.08 0.50 0.88 0.69 0.98 0:92 0.58 o. 70 0.88 1.00 1 1JI 1 ..J

IAIN SEJARA 1.16 1.64 0.59 1.03 1 0.&0 1.14 1.0S i 0.68 2.82 1.03 1.17 1.17 1

GiN HAMMA 2,1,6 2.68 1.25 2.19 1.71 2.46 2.32 1.46 1.16 2.20 2.50 2.50 2:13 1
~

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PLUVIOMETRIE ANNUELLE
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PEN TES DES DROITES DE DOUBLE
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123
TOTAUX ANNUELS POUR LA PERIODE (1921-1960)
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1926-271423 1434. 511 1375 447 35$ 1225 1192 213 257 0 '
1927-231547 1613 467 1635 63 645 '530 1471 507 526
1928-291670 1759 826 1647 6l~2 fi03 1562" 1435" 469 524"
1929 -30 Il~15 1530 467 Il}37 l~79 SOO 1373" 1351" 388 392~
1930-311543 1793 ,341 !542 696 573 '441 '330 414 514
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1936-37 1l~24'" 1659 1614 1506" 565 5B1 1456 !450 '483 486
1937 -381344" 1573 14.10 1437 421 l~07 1249 1451 13l~ 355
1938-39'703 1863 1631 1636 767 831 1529 1514 1577 609
1939-401508" 1685 1599 1567 627 579 1404 1371,~" !429 547
1940-41Il~9~ 1620 1449 1397 5l~9 540 1335 1342" 1403 406
1941-42 1558
19/+2-43 :332"
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1944-45'390"
1945-46:475
1946-471383
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1
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1
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1947-481395 1490 1454 .423 425 420 1213 1217 1230 343
1948-49 589 1745 1742 1694 678 731 1529 1481 1460 502
1949-50'507 1557 1603 1518 542 539 1383 1372 1390 503
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1952-53:553~ 1380
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1506 1599 671
1953-54 506 1602 " 627 65S 654 '362 600 753
1 1 '549 1282 1
1954-55 393 484 l:OO 358 453" 254 319 3S9
1 618 676 1 '534 56/.
1955-56:339 949 :882" 693 530 574
1 1 1
1956-571457 1666 1508" 466 460 62'! '432 1 454 457 455
1957-581546 1762 1681 69~ 564 687 1706 1 335 592 527~
1958-591771 1959" 1834 397 768 916 1581 633 736 761
195~'-60'41~ '509' l.:a.a 6" 315 353 493 1312 34/ 34l~ 437
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1 1 1 1 1
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1 1 1 1
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'S03 547 572 1395
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L E G END E
V~leurs corriges p~rtir des stations voisines.
*., : Jmne o il manque seulement quelques mois raconstitus par corrlation
,, p'artir des st~tions voisines.
Valeurs reconstitues part~r de la pente des droites de doubles w&sses,
124
TOTAUX ANNUELS POUR LA PERIODE (1921-1960) TabZeau II.2.3.1.(2)

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355 1 366 347
1922-23 1355 375 l~30" 477~
1 429 410" 1 513 433 382
1923-24 674 1 /~95 ..1 520.. 1 17>,1 2.09 1 335.. 1 1~19 374. /}38
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1925-26 475 1006; 507: l:.12: 4~2: 532: 453": 572 610 442

1926-27 239 12SS 1 304.. 1 319 1 291 1 343 1 235.. 1 357 .253 232
1927-28 4SS 1320 1 576 1 L~2 1 5W 1 ~3 1 537.. 1 734 . 497 540
1928-29 564 1899 1 601 1 645 1 4l 1 633 1 703.. 1 379 558 542
1929-30 469 1177.. 1 366001 41~1 347 1 563 1 377 .. 1 471 379 397
1930-31 l}64 1458~1 453 1 SOl! 484 1 3M 1 432'.1 603 363 425
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1931-32 539 938 1 SOO 1 549 1 4~6 1 385 J 544.. 1 6{;0 46S 567
1932-33 467 921 1 349 1 419 1 565 1 640 1 50s" 1 635 368 378
1933-34 476 1 1102 1 457 1 522 1 456 455 1 3S9 48~ 337 459
1934-35 450 11 1212 1
1 473 1 471
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1935-36 434 1 873 1 384 1 420 1 420 /~3! 348 476 412 1 424

1936-37 486 1 843 1 500. 1 463 1 347 305 1 372 376 368 1 446
1937-36 395 1 tl69 1 323 1 397 1 268 355 1 310 325 252 1 283
1938-39 652 1 1225.. 1 472~! 595 1 622 m 1 678 641 552 1 633
1939-40 451 1 1047'.1 449 1 523 1 3&1 447 11 355 5SS 328 1 325
1940-41 43l} 1 940.. 1 391 1 3C}7a l 443 710.. 367 1:.37 1 '322 1 363
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19l~1-42 390 1 1123O! 416! 433 1 451 -/.';'7 394 332 1 376 1 416"
1942-43 298 ! 803.. 1 230'.1 335.. 1 303 377 404 505'.1 298 001 287"
1943-44 316 1 1079.. 1 330 1 330001 357 35500 249 339 1 2~0.1 337
1944-45 305 1 9L7 1 4v6 1 420 1 267 271 231 332 1 263' 326
1945-46 365 1 1033 1 336 1 34'S 1 324 601" 356 436 1 390 1 362
1 t 1 -1 1 1
1946-47 331 1 1137! 320 1 365 1 275 320" 20e 350 1 273 1 274
19l~7 -48 1e7 1 939- 1 3~l5~1 319 1 377 320 3U6 295 1 213 1 223
19/18-49 618 1 1240H i 511 1 ~ 1 563 666 630 686 1 536 1 531
194.9-50 490 1 lCi90 1 466 1 454 1 l:.20 477 SIS 432 1 433 1 457
1950-51 256 1 10' 6~' 300 1 320 1 329 320 2[12 403 1 220. 1 21
1 <}., 1 1 1 1
1951-52 403 1 1l~31 1 420 1 455 1 5% 60G 521 WC 1 476" 1 405
1952-53 562 1 W9~1 534 1 1 rn 543 509 574" 71S 1 513"1 605
1953-54 536 1 1446 1 GOt.; 1 1 ru 4Ol} 447 S21 SOS f 5U i oo
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1954-55 30;) 1 1350 1 253 1 264 1 315 412 26 452 1 272 00 1 337
1955-56 606 1 1313 1 666 1 654 1 42~1 364 300" 376 1 454"1 529
1956 57 J.... ,. 1 11CO.J ,~,,! -:: 1 352 1 1.62 339'.1 l24 1 326001 43"
1957:58 4; 1 1:~.1 ;~~ 1 ;:; 1 !.}55 Il ~42 417 .. 1 ~22 1 432 1 65~
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1959-60 31" 1 1313'.1 3'10 1
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1960-61 175 1 g6S..I
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202 1 350 1 237 1
1: 1 163

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11 C 1 440 1 1214 1 463 1 478 1 420 1 454 l.36 1 510 1 397 1 415 1

~ 11 P C 1 432 'r 1154 1 441 1 460 1 414; 473 430 1 505 1 388 t 412 J
====--=-===L__===========Lc=== L==u;==L=============b:===__l=====~====l======f
LEGENDE

--

: Valeurs corriges partir des stations voisines.
: Anne o il manque seulement quelques mois reconstitus par corrlation
des stations voisines.
.. : Valeurs reconstitues partir de la pente des droites de doubles masses.
t2!
. . . _&&__ __--J~c~J:i;j=-=_
::"~~~~:~~~~~~!~~~!:~::;:~!...
1 STATION 1 LE 1GUER- 1 AIN- 1 AIN- 1 AIN- 1 LE 1 BEN 1 smI 1TEBOUR 1 LES
1
1ANNEE
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1 1 1 1
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1 1 1 1. 1 II, 1 T. P l i
'1921-22 329 1 704,1 459 344" 1 319" 1 420 343,1 335 1 328 319 :
1 1922-23 347 1 750,,1 581 561" 1 427" 1 562 350,,1 403 1 365 477:
1 1923-24 251 1 646,,1 485 350 1 332" 1 437 253'.1 396 1 461 479:
t 1924-25 m 1 662 1 540 410" 1 380" 1 SOl 346'.1 343 1 339 363:
1 1925-26 409 1 563.. 1 600 465" 1 431" 1 567 413,,1 540 1 419 492:
1 1 1 1 1 1 1
1 1926-27 203 1 861"! 332 379" 1 351" 1462- 205,,1 249 1 205" 291:
t 1927 -28 il! 1 609,,1 755 555" 1 422" 1677 381,,1 527 421 518:
1 1928-29 569 1 7E3- 1 743 631 1 506" 1764 547 1 476 655 547 :
1 1929-30 420 1 598 1 534 430 1 400" 1520 33~ L...oO 331 30S:
1 1930-31 l.40 1 677 1 630 513 l '.77" 1 623 L.~10 514- 327 314
1 1 1 1
1 1931~32 489 1 731 1 611 456 42~' 1 504 416 449 449 787
1 1932-33 669 1 675 1 548* 530 493" 1 587" 427 500 374 495
1 1933-34 442 1 653*1 SOS 1 500 512 603 403 543 451 460
1934-35 621 1 841 1 689 1 552 563 690 6U 493 423 359
1935-36 409 1 719 1 574 1 355 349 507 335 SU 308 346
1 1 1
1936-37 371" 1 595 1 596 1 391 361 443 374 433 425 355 f
1937-36 400" 1 559 1 400 1 416" 385 474 404 363 329 227" 1
1938-39 70S" 1 1052*1 924 1 719" 666 758 712 531 456 614 1
1939-40 403" 1 772*1 504 1 381 653 525 407 547- 46sZ 293 1
1940-41 435" 1 676 1 577*1 396 353 610 l.39 371 227 411 1
1 1 1-
1941-42 452" 1 950 1 669,,1"501 547 573 457 899 437 394
1942-43 311" 1 501.. 1 330.. 1 290" 269" 354 313 342 2tJ7 : 313:
1943-44 28S 1 641,,1 456,,1 306" 358 471 36n m 337 : 36tP
1944-45 225" 1 609.. 1 450,1 247"' 230" 411 236 402: 326: 236:
1945-46 m : 567": SOS: 450 424 441 373 2BS: 362: 346

1946-47 !Q! 1 677 1 sas 1 339 310 4U 361. 333: 274: 261
1947-48 266 1 542 1 370 1 393 383 413 327 343: 228: 250
1948-49 603 1 767 1 787 1
1
519 513 669 512 S02: 584 478
1949-50 1 455 1 640 1 60S" 503 429 488 374 503: " 456 420
1 1950-51 293 604 1 450 1 366 341 419 330 297 : 261 468
1 ! !
1951-52 530 740 1 75O z11 654 554 790 621 475: 486 468
1952-53 601 1068 1 803.. 712 642 845 707 671: 673 707'11.
1953-54 415 1050 75g.. 1 555" 514 639 424 788 543 367
1954-55 414 592 S04,*1 361"' 340 564 340 478 341 340~f
1955-56 444 862 648 r 465 465 616 1Q2. 617 619 357
1
1956-57 350 753 450 1 [.52 392 427 403 468 445 403-
1957-SB 495 345 714*1 429" 390" 523 soo" 478 651 435
1958-59 m 933 760- 1 6C6" 636" 837 6SS" 761 667 583
1959-60 464 544 446*1 522" 404" 637 l.69" 437 408- 427
1960-61 288" 391 332 1 2U" 194 250" 225 250 349a 246
1
Nb. TA 22 30 34 1 23 21 43 29 29 32 23
1
1
1 MC 406 1 723 568 1 462 1 429 543 426 455 433 404
1 MC P 419 .: r 456 1 432
721 583 553 4l5! 465 413 412
I==========================!:====~======l=============l=====-~=====Lc=============
LEGENDE
: Valeurs corrig~es partir des stations voisines.
S : Anne o il manque seulement quelques mois reconstitu!s par corr~lation
des stations voisines .
: Valeurs reconstitu~es partir de la pente des droites de doubles masses.

L. H' 'M " ..


126
TOTAUX ANNUELS POUR LA PERIODE (1921-1960)
Tableau II.2.3.1.(4)
==:==::~========:':-==:::'=~======::=::::::'-:~-':~===:':=r;';;.:====:.'-:;:=~:"':~:::=
;===z::=======~:;=;.;:;;:::====;:o:=:.::==o..:;====

STATION :TAJE- : AIN- :JENDOU-' ST- ! AlN- :BORJ :'lUl:{[S ~KHENI :Si'..ADIA:
I1NI:E
,
,ROUINE ,DRAHi1 1 BA

1 ,
! ,
i 350 ,,
CYPRIE+ ASKAR1CHI.KIR I-mNOUBIt GUET
1
1 344
1
!
,BARGOU,
1
1 539
,,
1540 330
1921-22
1922-23
lS23-24
,
(
374:
42S:
209:
!
1
1633
1421
1 485
1 420
422
426
1
454
35l~
1 435
1
471
1 484
310
420
453
283
383
413
(
581
1 675 ,
1

1924-25 1 351: 1 1263-


(
325 347 1 L~ll 1 319 340 365 1 456 (
1 636 !
1431 1 492 548
(
391 1
498 513 512 1 622 1
1925-26 1 1 1 1 1
1 1
1 262 1 1516 1 386 241 1 268 233 1 364 1
1926-27
1 392 1 1750 1 ~ !
350
1 825 (
1927-28 512 554 L:98~ 566 575 557
1 431 !
2248 1 !
544 524 564 1 886 !
1928-29 541 L~79 L~5C
!
311 !
1705 1 433 418 349 1
366 382 333 1 L~86 !
, 1929-30 ! 1 W54 1 1 1}12 ! 1
,1 1930-31 406 487 447 L:.L>2 459 457 724
! ! ! ! 1
1931-32 371 1 1278 ! l~25 1.03 5eo 5Ca 555 605 1 1097 1
f
i 1 !
451 470 413 1 G12
1S32-33 3B 1348 402 4,0 L~37
301 1 1415 1 2S8 490 236 /.:75 529 39 607
1933-34
1
1
1~34-35 503 1 2022 1 524 432 452 552 611 456 779
1
297 ! ! 302 422 4// L~3 548 503
i1 135-36 1192 354-
1 !
!
~.
1936-37 274 J
1410
1 1110
395 1.04 3L~ l~44 476 401 547
1937-33 259 340 373 340 370 464 314 591
f
1938-39 47CJ 1 1773 70CJ 573 461 618 641 553 6S9
t 1 1517
1939-40 319 524 l~35 1,~53 l~58 544 271 395
!
1940-41 370 1362 SOO 415 3% 403 393 375 L~93

1
-"_._" .- 1
!
1941-42 231 1626 618 417 364 447 407 516 625
t 1942-43 205 1026'* 294 23a~ 225 291 280 223 l:75
. lS43-44 242 1562 352 327- 230 387 352 307 l~46
r
~ 19L~-45 273 1443 329 44':, 238 323 301 320 477
1945-46 365 1351 565 319 269 319 275 437 550
0-
.- -
1946-47 310 1951 368 313 196 285 279 248 437
lS47-48 345 1126 339 273 lO 365 221 189 612
l;48-49 556 1L~72 567 542 588 720 615 517 G06
1949-50 401 1500 494 432 503 536 4Ld 340 646
1950-51 370 12fj2 362 247 331 285 350 2S2 588

1951-52 664 1362 626 457 451 457 485 [,,63 791
1952-53 l~53 2102 645 562 l~S2 666 621 458 936
1953-54 397 17S9 519 606 553 746 756 497 C87
lS54-55 313 15lJ6 415 314 263 331 363 257 399
1955-56 272 2061 600 550 501} 550 660 1}43 731~
--'- -- 1 253
15-56-57 1570 4?"
_0 447 l!.l~3 ':64 407 324 l:62
1
1~57-5e 583 1H7 518 523 392 532 567 587 666
195C-59 1
1-
684 2160 665 760 no C3 non 792 ')7 '5
1959-60 . GOa 1491 504 349 32l~ 35S 397 335 721
! 212'1'
1960-61 1100 2131 166 173 230 25L~ 155* l:-41
!
! 32 67 50 L}9 50 92
Ilfb. TA 50 50 60
1
l1C ,
1 3~7 157e 456 42~ l~lS ~-1+1 444 l}lO 661
M-P C 1 381
1
150"7 461 425 400 452 459 402 637

LEGENDE
Valeurs corriges partir des stat10ns voisines.
~ Anne o il manque seulement quelques mois reconstitus p~r corrlation
partir des stations voisines.
Valeurs reconstitues partir de la pen-cd d~s droites de doubles masses.
127

II.2.3.2. - IS0HYETES.~~LLES

A partir des moyennes calcules sur la priode homogne un premier


trac d'isohytes annuelles a t effectu pour tout le bassin. Pour mieux
prciser ce trac~ nous avons t conuit considrer les moyennes d'autres
stations parmi le fichier pluviomtrique des bassins de la Medjerdah, de
l'Ichkeu1 et du l~liane.

La constatation principale qui se dgage de l'examen de ce trac c'est


le paralllisme des courbes obtenue~ avec le relief d'une part et la
concordance avec la carte de Gaussen-Vernet trace en 1940.

Nous donnons en annexe la carte d'isohytes au 1/500 000 obtenue pour


le bassin de la Medjerdah.- (Carte IL;2~3~2~) .
128

II.2.4. - ANALYSE STATISTIQUE


---==c=em=-===-----

II.2.4.1. - PLUVIOMETRIE ANNUELLE

27 stations prsentant des sries importantes de re1eves annuels ont


t analyss du point de vue statistique.

Ces stations sont rparties de la manire suivante

- 21 stations en Tunisie
6 stations en Algrie.

L'analyse statistique a pu tre effectue grce au concours du Service


hydrologique de l'ORSTOM qui dispose cet effet d'une chaine de programmes
pour traitement statistique sur ordinateur. Quatre lois de rpartition
statistique ont t essayes. Il s'agit des lois: Normale, Log normale,
Goodrich et r incomplte (voir chapitre statistiques).

Nous donnons en annexe les graphiques obtenus pour les diffrentes


stations considres. A l'examen de ces graphiqu~d'une part et par compa-
raison entre les frquences observes et celles calcules pour les diffrentes
lois, nous constatons que dans 80 % des cas tudis c'est la loi de Goodricb
qui s'adapte le mieux la distribution des pluies annuelles, viennent aprs
la log-normale, r incomplte et en dernier lieu la loi normale.

Nous donnons dans le tableau II.2.4.1.(1) par ordre de meilleure concor-


dance, les lois pour chacune des stations tudies.

Pour 1esque1ques stations pour lesquelles nous avons trouv des dis-
tributions autres que celle de Goodrich nous voyons que la loi de Goodrich
vient toujours en deuxime position. En ralit nous avons beaucoup hsit
avant de retenir l'une ou 1 Vautre des deux lois. Ceci nous amne donc
conclure qu' l'chelle annuelle, la loi de Goodrich reprsente le mieux
129

Classement par 01'dre d'efficacit apparent des lois statistiques


utilises pOUl' la fo~lation mathmatique des l'pa1'titions des
totaux pluviomtPiques annuels

Tableau II.2.4.1.(lJ
=
-==============a========================================================c====a=====
r r r r
STATION 11er LOI ! 2me LOI ! 3me LOI r 4me LOI
r
!
1- An Gara Goodrich r incomplte 1 Log Normale: Normale
2- Ain Essid Goodrich Log-norma1e : r incomplte ! Normale r
3- Ain Kerma l Goodrich Norma1e .
! r 1ncomp l'ete 11 Log-normal
4- AIn Kerma II Goodrich Log-norma1e : r incomplte i Normale
5- Aroussa Goodrich ! Log-Normale ! r incomplte Normale
6- Bja Goodrich
!
,
! Log-Normale ir incomplte Normale
7- Bordj Fredj Log-Norma1ej Goodrich !r incomplte Normale
8- B01Jkhadra (A1g) Goodrich ! Log-Norrnale ir
1.
1ncomp l ete
' Normale
9- Chaouat ! Goodrich Normale ! r incomplte Log-Normale
r
1 r incomplte
10- Claire Fontaine Goodrich Log-Normale Normale
,
11- Djebel Kouif : Goodrich i
!
Log-No~a1e : Normale r incomp1ty
12- Ebba Ksour ! r incot!1p1te Log-normaU
Goodrich !
! . l ete
' 1 r
Normale
,r
13- Fedj Khemakhem: Goodrich
r Norma1e r 1ncomp Log-Normalt
14- Feidja ! Log-Normale! Goodrich r incomplte! Normale !
1 1
15- Guermanez ! Goodr1ch . r incomplte Log-Normal; Normale
r
16- Rafsia ! Goodrich r incomplte Log-NormaU Normale
17- Kef T.P. ! Goodrich Log-Normale
r 1ncomp ' r
lete
l
Normale :
1
18- Me skiana (A1g) 1 Goodrich Normale r incomplte 1 Log-Noma1er
1
20- Montarnaud l : Goodrich r incomplte! LOg-Norma1+ Normale !
r r incomp1te 1 Log-Normale 1
21- Montarnaud II !
22- Munchar !
Goodrich Normale
1 r1ncomp l'ete r
,
Goodrich Normale Log-Norma1ej
r ! l
23- Tebessa (Alg) ! Goodrich Log-Normale ! r incomp1te ! Normale r
24- Tha1a ! Goodrich Log-Noma1e 1 r1ncomp l'ete.1 Normale r
1 ! !
25- Thibar ! Goodrich Log-Normale r Nonna1e i Log-Norma1er
26- Souk Ahras (A1+) Goodrich Normale 1 r1ncomp l'ete 1 r
l
Log-Normale 1
!
27- Zaouem 1Log-Normale Goodrich r r incomplte! Normale 1
130

la rpartition stati9tique des hauteurs de pluie. Les tableaux II.2.4. 1(2a4)


rsume les totaux pluviomtries ~e pluie dont les priodes de retour sont
1000 ans, 100 ans, 50 ans, 20 ans, et 10 ans, en priode humide et en
priode sche. Notons que les valeurs millenaires sont donnes titre
indicatif seulement p vu que la taille des chantillons considrs ne permet
pas d'estimer raisonnablement de telles valeurs.

Par ailleurs nous avons jug intressant de donner dans le tableau


II.2.4.1.(5)les maxima et les minima observes dans ceS 40 stations durant
toute leur priode d'observation ainsi que la moyenne.
E'lUDE STATISTIQUE DES TOTAUX PLUVlOMETRIQUES ANNUELS

Tableau II.2.4.1. (2)


IA.EsSid A. Gara: A. Kerma: A. Kerma Bja Bou Bordj Chaouat : Claire : Djebel 1
STATIONS
1
1 1 l 1 II Thadi Frendj Fontaine 1 Kouif
1
Frq. T 1 1 1 1
----------- ---------- --------- --------- --------- --------- --------- ---;8;--- 1--~8;----:--~~8----
1 1
---8;;---:--~6~----:
1
0,001 1000 1061 1030 792 781 1209

689 1 814 1 616 1


0,010 100 926 909 717 1028 673 787 701
1 1
50 866 690 656 967 634 727 1 767 1
0,020 879 650 597
r 1
0,050 20 811 802 647 607 881 576 645 1 699 578 568 1
1 J
0,100 10 754 746 607 565 810 526 579 641 518 540

0,200 5 687 679 558 514 731 467 509 573 452 504

0,500 2 573 557 460 422 603 363 398 454 344 430
0,800 5 484 449 359 341 512 276 311 358 267 348

0,900 10 448 402 308 306 480 239 273 319 240 304

0,950 20 426 369 267 282 460 215 246 293 224 267

0,980 50 407 339 226 260 446 194 218 271 211 226

0,990 100 398 324 201 228 439 183 201 260 206 200

0,999 1000 384 296 146 149 431 165 161 243 199 136

Loi applique Goodrich Goodrich Goodrich Goodrich Goodrich Goodrich ILog.Norm. Goodrich Goodrich Goodrich

Moyenne calcule 590 568 149 430 628 376 1 415 470 366 424 .....
1 ....
U)

Coeff. Variation 1,63 1,136 1,97 1,84 1,69 2,20 1 2,12 2,01 2,16 178
f
ETUDE STATISTIQUE DES TOTAUX PLUVIOMETRIQUES ANNUELS

Tableau II 2.4 1. (3)


1 1
~ STATIONS Ebba- E1- E1- E1- 1 Fej- Guer- ! Kf Maktar
1
Meakiana IMeskiana
--------r-------- 1 1
I_::~~~-- __.= _ Ksour Aroussa Feidja Rafaia IKhemakem manaz
---~2;;---i--;;;--
1
--------- ----~----_!_-_::_----
0,001 1000 793 715 2407 790 766 1236 687 883
0,010 100 688 637 2007 701 690 1137 1 858 1023 608 743
1
0,020 50 651 609 1882 668 662 1087 1 816 950 580 694
1
0,050 20 598 567 1710 619 618 1012 : 755 846 537 622
0,100 10 552 529 1572 575 579 945 1 702 758 499 560

0,200 5 499 484 1421 521 529 864 640 659 452 488

0,500 2 408 397 1175 418 431 714 532 494 365 361
-----:------:--------:-------:-----:-----:-----:----.-...:------:------:------:-- 1
0,800 5 333 311 977 319 330 576 444 369 283 256 1
-----:...----:-----__:-------:-----;...-----:-----:------7--__: - - - -__:------:------,
0,900 10 304 266 889 272 279 513 408 322 246 213 1
-----:...----:-----__: - - - - - - - : - - - - - : - - - - - : - - - - 7 " - - - - - - 7 - - - - : - - -__: - - - - - - : - - - - - - 1
0,950 20 284 228 823 237 240 468 384 293 218 185 1
-----:...----:-------:-------:-----:----7"----.-:------7---:-----:------:------ 1
1
_0_,9_8_0__;-_5_0_-+_ _26_8 :--_1-8-6---:---7-5-6-+--2-0-4-+--1-9-9---:_ _4_2_5_+-_3_6_3_:--_2_7__....;1:--_19_2_--: 1_6__ _ 1
0,990 100 260 158 716 185 174 402 353 260 1 178 148 1
---..;.....---+----+------:---~~--~-----7---,----7--~---_I~---+_--_1
0,999 1000 247 80 615 147 121 359 337 244: 150 128:
~L-ol.':""'-a-p-p-=-1l..;-q-u-::;-"-----;--::G-oo-d:'""r""':'i-ch:--+-7':N-or-ma---:'l-e---f'="L-og-.-n-o-rm~.
r-:G:-o-o"":"dr-:i;-c7h-+Go=--o-:d:-r-:-ic-:h~-:::G-oo-d:-r""':'i-c:'""h---;-:Go:--od";""r-:i-c-:-Jh-:L:-o-g-.7':No-r-.-7I--:::'Go-o-d:'""r""':'i-:ch~~G:-oo-d7'r""':'i-c;--h
1.
1
IMoyenne calcu1= 420
----=-=-=--
397 1209 422 431 723 546,0 1
1 1 - - - - - -~~-I
521,0 1 369 377.,
ICoef.Variotion 1,82 1,77 2,11 2,07 1,84 1,72 1 2,35 1 2,03 2,63 1
1 1 1 1

...
W
N
~ StATIONS I~siiana: l~nchar Souk Tebessa Thala Thibar: Tunis zaouem: : :
1 Fra: 1 T III 1 Ahras -=- ..;- . ;. .1Ma_n_o_ub._i_a~ -;.I -;.I I
: 0,661: 1000 899 : 846 1217 +-_6_C_4_+-_8_I'_--;.._1_0_25_-;..:_r._'5_0_ 948: : :
1 0.010 1 100 202 1 737 1096 592 723 S10 1 743 COI 1 1 1
I I:._--:- ~I ~_ _-+-_
-+-_ _-+-----..,;:------:--_~+I -:I~ ---;..I I
50--;~_7_6_5_~L._ _7_54_0_.:....-_1__0_53_---:..__5_59
. ;. 1_0_'_0_20---;-1_ _ _6C._S_-;-_8_7_0_J:--_7_0_5_~_7_5_4_-;-: . .;.-: :
0.050 20 710 11 729 986 511 637 809 649 6e9 1
:-1 -...;-. 11

0,100 10 659 1 695 926 469 590 755 599 536


1
0,200 5 595 652 853 419 534 690 541 578

0,500 2 469 562 713 330 428 572 434 480


"
0,800 5 340 462 579 252 329 467 340 399

0,900 10 275 407 515 219 283 421 299 362

0,950: 20 224 361 468 197 249 388 270 334


1 , 245
0,980 1 50 172 310 422 177 217 358 305
1
1 1 1 231 288
1 0,990 1 100 141 278 396 166 199 342
1
196 345 148 165 313 1 207 243
1
1 Goodrich 1Goodrich 1Goodrich 1Goodrich :Goodrich ILog Norm.
ILoi applique IGoodrich 1Goodrich

:Moyenne celcul~ 468 : 555,0 718 1


1
339 1
1
433 1
1
562 1
1
443 1
1
492

1 171 l,ao 1 1 1 1 1
:coef. variation: 2,40 1 2,14 1 2,09 1 1,79 1 2,01 1 1,76
1
134
Totaux pluviam~trique8 annuels observ~s

~~q:===================================r==========r~g~~~=rr~,~lm~'===i
S T A T ION S Max. ! Min. 1 Nombre
Annuel jUoyennes
'Annuel d'annes
r !
1- Ain Asker 1
551,2 i 168,4 353,0 22
2- Ain Draham 2248.0 11100.4 1577.5 67
3-
4-
Ain Gara
Ain Hamra
924.3 i 331.5 567.6 34
1131.0 1 695.7 936.3 7
5- Ain Kerma l 712.1 ; 202.8 461.8 23
6- Ain Kerma II 665.9 ; 247.5 428.5 21
7- Ain Sejra 560.5 257.9 406.0 16
8- Ain Essid 840.7 442.7 590.4 28
9- Ain Zakar 677 .9 248.8 435.9 21
10- Aroussa 706.5 212.4 397.3 28
11- Beauce Tunisienne 896.5 269.2 491.4 42
12- Bja 980.8 434.3 627.4 57
13- Ben Arrar 712.3 235.9 425.6 29
14- Bordj Chaker 903.3 230.4 442.3 51
15- Bordj Frendj 668.9 162.6 414.6 48
16- Bou Kadra 543.9 195.4 358.8 16
17- C:-'aouat l 761.3 260.4 474.5 31
18- Claire-Fontaine (Alg) 587.9 128.6 375.5 17
19- Djebel Le Kouif (Alg) 553.3 143.5 417.8 27
20- Ebba ksour 622.3 267.3 420.1 35
21- Edekhila 734.0 207.1 459.4 40
22- Fedj Khemakhen 549.0 175.1 434.9 53
23- Feidja SM. 1917.1 674.3 1209.0 50
24- Gambetta (Algrie) 576.2 325.6 496.8 Il
25- Gousset el Bey 853.4 264.5 510.0 36
26- Guarmanez 1068.3 390.8 723.2 30
27- Hafsia 736.1 176.6 422.0 40
28- Jendouba 729.6 281.3 467.9 66
29- Kef TP SH 863.7 352.2 543.4 43
30- Khemissa (Alg) 746.1 430.8 607.7 10
31- Khaniguet (Alg) 592.3 188.5 408.2 18
32- Ksour Ecole 651 .1 225.0 406.0 22
33- lfaktar SM 906.5 247.6 510.1 57
34- Meridj (Alg) 589.1 313.0 276.9 16
35- Meskiana (Alg) 571.5 229.3 369.7 40
36- ~~ntarnaud l 705.9 153.3 394.5 44
37- Montarnaud II 835.4 140.1 377 .2 J5
483.0 !
38- lfuntesquieu (Alg) 1007.0 201.2 13
478.5 16 !
39- Morsott (Alg) 842.5 332.0
40- Munchar 1358.0 560.3 !
272.8 53
!
41- Ouenza (Alg) 562.0 228.5 406.7 16
!
42- Sa~fia Bargou 1153.5 304.3 627.7 55
!
43- Saint Cyprien 817.8 160.7 363.8 62
44-
45-
Salines
sidi Thabet
787.0
788.7
226.5
249.4
404.3
454.8 , 23
29
,
!

47 !
46- Souk Ahras (Alg) 1059.6 369.8 721.4
47- Tajerouine 408.0 204.5 277 .2 1 12 1
48- Tebessa (Alg) 358.9 1 16 !
584.0 311.5
49- Tebourba 651.0 254.2 431.0 1 Il 1
50- ThalaI 665.9 207.8 454.1 1 57 !
51- Thibar SM 916.3 328.3 616.3 1 61 1
52- Tunis Manoubia 807.8 220.8 444.0 1 92 !
53- Youks les bains (Alg) 538.7 250.5 361.3 1 16 1
54- zaouem Sl-1 839.4 229.1 492.6 ! 51 !
! 1
+.....=..== _um=a-===="'Q =U=C:h::==a& ====::t=cr-_"
135

II.2.4.2. - PRECIPITATIONS MENSUELLES

Une analyse statistique l'chelle mensuelle a t effectue pour les


stations suivantes : Fedj Khemakhem, Feidja, rfunchar, Thala et Zaouem principales
stations des sous-bassins de la Medjerdah ~ deux lois ont t essayes : la
loi de Goodrich et la loi r incomplte.

La comparaison entre les frquences observes et celles donnes par les


diffrentes lois d'une part, la rpartition graphique d'autre part montrent
qu'en gnral c'est la loi de Goodrich qui convient le mieux ces distributions
des hauteurs pluviomtriques mensuelles.

Les tableaux et les graphiques II.2.4.2. tablis pour les 6 stations consi-
dres rcapitulent les rsultats obtenus pour les diffrents mois ; ces tableaux
comportent les valeurs caractristiques des pluies mensuelles correspondant
des frquences dtermines, les maxi~a et minima mensuels ainsi que la loi de
rpartition qui convient le mieux.

Il faut bien noter que les totaux mensuels d'une frquence donne ne
correspondant absomument pas une anne complte de m~e frquence. Chaque
mois doit ~tre considr isolment.

Diverses constations intressantes peuvent tre faites

MinLna observs : Presque partout les totaux mensuels minima observs sont
trs faibles. Le tableau II.2.4.2.(7) ci-dessous exprLne bien cette constatation.
Valeurs fortes
!2!~~_~2~~_!!-E~!!~~_~~_!~~2~~_~!~~!Q_~~!

Le tableau II.2.4.2.(8) rcapitule le nombre de mois dans l'anne o le


total pluviomtrique atteint .certaines valeurs. On constate que partout ces
totaux restent relativement assez levs mme pour les mois les plus secs sauf
pour juillet et dans une certaine mesure aoat pour la zone proche de la mer
ou les plaines de Jendouba, Zaouem - Bou Salem.
]36

Partout ces totaux sont levs sauf au mois de juillet dans la zone proche
de la mer et dans la plaine de Jendouba~ Zaouem - Bou Salem. Le tableau II.2.4.2.(
reflte ces rsultats. On constate galement que dans la bordure montagneuse
Nord Ouest les totaux mensuels peuvent dpasser 600 mm (pendant l'hiver).

Rpartitions mensuelles

On constate sur les graphiques II.2.4.2. que la rpartition mensuelle des


pluies est diffrente suivant la rgion considre. En effet dans la Basse
Medjerdah et jusque dans la rgion de Bja et de l~nchar c'est en hiver que l'on
voit apparatre les mois les plus arross (Dcembre p Janvier)~ Septembre et
surtout Octobre sont aussi assez pluvieux tandis qu'en Novembre on constate un
affaiblissement. Le mois le plus sec est Juillet.

Dans la bordure nontagneuse du Nord Ouest (El Feidja) la pluie peut tre
abondante tous les mois de Septembre l~i inclus avec une trs forte prdomi-
nance de Dcembre p Janvier et Fvrier.

Dans le reste du bassin plus on va vers le Sud plus les carts entre les
diffrents mois s'estompent sauf pour l't qui est toujours assez secp encore
que sur les hauteurs les pluies d'orage peuvent en Juin, Aot et mme en Juillet
apporter des hauteurs d'eau importa~tes. En Fvrier, il y a un flchissement
assez marqu de la pluie dans le Sud. Lorsqu'on considre les annes une par une
il est vident que l'espect de la rpartition ne correspond pas du tout celui
des graphiques II.2.4.2. Cette tude statistique montre simplement jusqu'
quel point, il pleut surtout en hiver dans le Nord Est, le Nord et le Novd.
Ouest du bassin p et peu prs n'importe q!Jand sur le reste du bassin (avec
quand mme un t sec gnra1e~ent). Dans la rgion de 11aktar et Tha1a on peut
trs facilement observer n'importe quelle combinaison dans celles qui suivent :

Automne Sec - Hiver Sec - Printemps Humide


Automne Humide - Hiver ~ec - Printemps H~ide

-- Automne Humie - Hiver Humide - Print~ps Sec.


137

Cependant les plus fortes valeurs extrmes dans les zonES Sud et Centre
(Tha1a, ~mktar, Zaouern) seront observes en Septembre Octobre ( et secondairement
en Mars - Avril - Mai), alors que dans le Nord Ouest, le Nord et le Nord Est les
plus fortes valeurs extrmes seront observes en Dcembre Janvier. Cela ressort
bien de l'examen des valeurs maxima observes aux 6 stations pendant leurs
priodes respectives d'observations (Tableau II.2.4.2.(10) et conduit une
dissymtrie ?lus importante des rpartitions statistiques deI totaux mensuels dans
le Sud en Septembre, Octobre et 1ars-Avri1 (valeurs m8dianes peu diffrentes d'un
mois l'autre, valeurs extrmes trs diffrentes). Dans le Nord la dissymtrie
est bien ~oins importante les valeurs extrmes les plus leves eorrespondant
assez bien aux mdianes les plus leves.
Gr: 11-2-4-2 tU

JfJ(J .. ffDJ rnfnArnfn


PLUVIOMETRIE MENSUELLES
AJUSTEMENT STATISTIOUES
VA Le URS CARACTERISTIOUES

2tH1

1
S
1 M
5

4 ..
fU
5
, ANNEE HUM'DE
FRE(JJEtI:E DE PASSEHENT
'=sarlode de retour 1000 ans
2: .. 100 ..
3': .. 50 ..

, , 4= .. 20 ..
~ .. 10 ..

, 6: ..
1: .. 2 ..
5 ..

M: valeur maximum o6.ervee

S 0 N D J F M A M J J A ANNEE SECHE
FREQUENCE IJJ NON DEPASSEMENT
1: priode de retour 2an.
2: .. . 5 ..
3: .. 10 ..
tllO
&.:.. ....--
20 ..
~ 50 ..
'
N

6: .. 100 ..
7: .. 1000 ..
m: valeur minlmulIl observe

f
50

,
J A
tl ft 1DJ A
PLU V 10 MET RIE S MEN SUE LLE Si
A J U STEMEN T S TA TI 5 T 1 QUE 5
V A -l E li R 5 CAR ACT E RIS T 1QUE 5
a
600

3 3
2

400

s

4

""2
200 ANNEE HUMIDE
J 6
5 FRElJJENCE DE PASSEMENT
6
,. 7 1: priode do retour
.. '0'"
CUlS

7
2:
~ ..
100' ..
50 ..
~

4: .. 20 ..
'1
5: .. 10 ..
6: .. 5 ..

f
1= .. 2
M: valeur maximum observ.
0 \.
2 5 0 N F M M J A
ANNEE SEHE
FREQUENCE /iJJ NON DEPASSEMENT
1: pirlcde de retour 2ans
2: .. 5
3: .. 10 ..
4: .. 20 ..
, 5: .. 50
f
6: .. 100 ..

100
t
2
7: .. . 1000 ..
m: vak-ur minimum obMf'Vi
~
- Gr: Jr-2-4-2 (3)

nArTAR
PLUVIOMETRIES MENSUELLES
. AJUSTEMENT STATISTIQUES
VALEURS CAR ACT E RIS TI QUE 5

~ : ' '

w.
3IJ(J

,.J..
rJ!..
.~

~
~
t-!...
~
280
~
~ ~ ~
,.1..

U- ~
~
~ ~ 7
~ ~ .-!-
~
~ l.A
~ ~
~ ~ ~
~ ~ ~ ~
,..1.
~ ~ l.L
I-!. ~ ~ p.!..
~
fo4 ~

taD r-!. ~ ~ .-!- ~ .,11 ~


~ ANNEE HUMIDE
..!. ~ ...!. ..!. i
l-L FRECJJENCE DE PASSEMENT
...L ...L ..!. LL 1= priode de retour 1000 one
~
...!. -i.
~ ...!..
...!. .J:... 2;: .. .. .. 100 ..

~
~ .. .. .. 50 ..
~ ~ ~ Lx.
..!..
~
..!..
4= .. .. 20
..
tt

~ ~ .,..
I-!-
~ 5: .. 10 ..
~
~
~
6:' .. ..
.. - . .... ~

5 ..
~
,.!. f.L
7: .. .. .. 2
,,,,, M: valeur moxllnum ob rvee
S o N o J F M A M J J A ANNEE SECHE
FREQUENCE IV tOI DEPASSEMENT
1: p.rlode de retour 2on.
2: . 5 ..
3: . 10 ..
so 4: 20 ..
5: .. 50 ..
6: 100 ..
7:. 1000 ..
III: valeur minllllUlII observe
Gr: n-2-4-2 (4)

LE nUnCnAR
308 PLUVIOM ETRIES MENSUELLES
AJUSTEMENT STATISTIQUES
VALEURS CARACTERISTIQUES

200

6
..
Il

100 , ANNEE HUMIDE


2
'1 ... FREQUENCE DE PASSEMENT
f
s 1= priode de retour 1000 ans
1
. 2: .. 100 ..
3: .. 50 ..
4: ..
6
20 ..
5::.. 10 ..
" 6: .. ~...
7: .. . 2 ..
M: valeur CIlaxt8lUm obaerv"

S 0 N 0 J F M A M J J A ANNEE SECHE
FREQUENCE ~ NON DEPASSEMENr
1= priode de retour 2ans
1DO
2: .. .. 5 ..
3: .. 10 ..
4: .. . 20 ..
5: .. 50 ..
6:. .. . 100 ..
7: .. 1000 ..
m: valeur minimum observe

JI
Gr: n~2-4-2 (5)

T n&LA
f PLUVIOMETRIES MENSUELLES
A JUS TE MEN T S.T A TI S T 1 0 U E 5
V'L E U..S. T CAR AC TERI S TI Q UES

a t
a
..
2

,
2

, M 2 t

4 ft
1DO ANNEE HUMIDE
5
5 2 FREQUENCE DE PASSEMENT
4 Z M 1:piriode de retour 1000 ans

6 . 2.:.. 100 ..
. '1 If
~ .. 50 ..
,: .. 20 ..
1
fi
S: o. .. 10
7
..
o.

f 1 S
6= .. S ..
7
7= .. 2 ..
M: voleur maximum observ.

S 0 N 0 J F M A M J J A ANNEE SECHE
FREQUENCE AU NON DEPASSEMENT
,= priode de retour
.l"
20n.
2: .. 5 ..
3: .. 10 ..
4: 20 ..
5: .. 50 ..
6: .. '00 ..
7: .. 1000
fDD . ra: voleur atlnimulll observe

50
{}

Gr: n-2-4-2 (6)

lAouen
PLUVIOM ETRIES MENSuELLES
AJUSTEMENT STATISlQUES
VALEURS CARACTERISTIQUES

flfJ

4
ItItI
ANNEE HUMIDE
5
FREUtCE DE PASSEMENT
1

.. ..
t:prtode retour 1000 ons
t toO ..
2:
6 3: .. ., u 50
4: .. .. 20 ..
S: .. .. tO ..
6: S
5 7:. .. . 2 ..
v M: "leur aaGxllftum obs.rvi..

S 0 N
.:0 J F M A M J J A ANNEE SECHE
FREQUENCE lU tOl DEPAjS&1ENT
,: priode de r.tour . 2ans
2: .. .. 5 ..
3: .. .. to ..
l: .. 20 ..
5: .. 50 ..
6:: .. tOo ..

'00
7: .. 1000 ..
.:"9~_~ observe
.r

5D
ElUDE STAnSnQUE l)ES TOTAUX PLUVIOME1RIQUES liZNSUELS
STATION 1 FEDJ KHEMAKEN Tableau II.2.4.2.(1)
===========a================~==~=====~===========a===============~~~===================~==========================i======
1Frquencel T Sept 1 Oct Nov 1 Dc Janv. Fvrier 1 lJars Avril l.lei 1 JUill 1 Juil. Aollt.
1 1 ' , ' , ' , ' " , t, t J
100010011000 247 1 304 1 208 1 329 300 154 r 172 164 144 132 47 17 5 1
l' l " 1 1
:0,01000: 100 166 : 210 : 150 227 218 120: 132 122 102 83 26 '?-7:

:0,02000: 50 142 : un : 133 196 192 109 119 100 89 68 20 75:


1
,,0500 1
1 20 109
1
1 142
1
1 108 155 156 92 100 69 71 50 13 4S
1
1
10 lOCOC
i 10 85 1 112 1 OS 123 127 79 84 73 56 36 8 29 1
l' 1 J 1
1. J 1
I G,20GOG, 5 6e 81 J 6S 90 97 63 66 56 41 23 4 14:

:0,50000: 2 26 33 1 40 46 52 37 38 30 20 7 0 2:
1 J ,
1,8000, 5 8 13 20 20 25 18 17 13 7 1 0 0 1
1 !
jO,90000 1 10 3 7 13 13 17 11 10 J 7 4 0 ,1
1 1 1 1
10 ,9 500C 1 20 1 3 S 9 12 6 6 1 4 2 0 0- 0 1

: 0 , S8000: 50 0 1 6 6 1 10 3 3; 1 1 0 0 0:
1 f t 1 l ,
,0,99000, 100 0 1 1 4 5 J 8 1 l, 0 0 0 1
1 1 1 1 1 J
1,99900,1000 1 0 2 4 7 0 0 0 1
:LOi appliqu~:Gam. 1nc. Goodrich Gam.lnc. ,
1 J 1 1 1 1 1 l , 1 1 1 1 1
,Max. observ J 171,2 J 211,2, 150,6 J 295,1, 212,9 1 104,1 1 145,1 1 122,1 1 105,8 J 84,4, 25,9 1 125,6 f

I Min . observ 1 o,e 1 0,0 1 3,0 1 4,4 ' 7,4 1 0,0 ' 0,0 1 0,0 1 0,0 1 0,0 1 0,0 '. 0,0 1
!=============l~==~====L========L=======Jb===c===Jb=======J6=======~=======J6======~=~=====cJb======~========~IC====~
0,00100 1000! 321 467 1 527 825 1 782 1 756 1 518 1 469 1 223 1 120 1 99 1 103 1
! 1 1 1 1 f I l 1 1 1
0,01000 100 1 216 32':. 1 385 620 1 614 1 547 1 389 1 349 1 170 1 119 1 56 1 6(, 1
1 1 1 1 1 1 1 l , 1 1
0,02000 50 1 184 230 1 341 555 1 557 1 482 1 348 1 309 1 152 ! 101 1 l~ 1 57 1
I l ! 1 1 1 l , , 1 1
0,05000 20 1 141 221 f 281 465! 475 ! 394 1 292 1 255 ! 127 1 77 1 29 1 1}3 1
J I ! 1 1 f ' 1 ! 1
0,10000 10 109 17 6 Il 234 393 1 [,-06 1 326 1 2",7 210 1 107 1 59 19 1 32 1
1 ! 1 I l ! 1
0,20000 5 77 129 1 184 315 1 328 1 254 1 196 163! 84 1 40 10 1 22 1
1 1 1 !, 1 1
0,50000 2 34 63 109 192 lS9 1 1l:.9 1 122 2~ 1 47 1 16 1 1 8 1
l ' l ! 1
0,80000 5 11 60 103 102 1 81 1 66 41 1 21 1 4 0 o
I l ! 1
o 90000 10 5 12 42 67 65 1 58 1 44 26 1 12 1 1 o
l' J 1 1 J ,
10 Cl5000
1 '"'
20 3 6 31 43 43 1
1
45 1
f
29 1
f t !
1 1 6 1 o o o
110,98000 50 1 1 22 22 25 34
11 16 1 11
,1 2 1 o
l , G

' 0,99000 100 0 0 17 10 17 29 f 9 1 9 1 O! o o


l
10 0.9900 11000
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1 0 10 0 5 21
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1 0
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1 ,7 l ' 1 1 1 1 1 1
~Loi applique Gam.lnc.:Gam.lnc. Gam.lnc. Gam.lnc.:Gam.lnc. Gam.lnc.:GOOdrich:GOOdrich:GOOdrich:GOOdrich:Gam.lnc.:Goodrich l
1Il.fax. observ 235 , 4 11 295, 6 3 53 ,9 698 ,6 1 600, 6 663 , 2 11 3 9 5,a0 11 327, 2 '1 1 4 5,5 1 1 13, 2 11 cI
49,,,,, l
127,6
1 1 1
1
,11in. observ 00
, 1' 1,7 27,4 6,5 11 11,5 24,1 f1 7,4 11 7,3 11 0,0 11 0,0 1, 0,0 1 1 1
0,0 1;::;

:I.foyenne 47,6 1 87,5 128,3 221,8 1 224,8 172,2 1 130,4 1 104,2 1 57,3 1 23,0 1 5,1 1 14,3 1\CI
================l=========b:===~===l========b========L=======~~~~~====~==~===Jb-=--===Jb======~=======J6=======Jb======~
EtUDE STAnSnQUE DES TOTAUX PLUVIOHETR1QUE MENSUELS
STf.,.nOIi 1 MAKTAR
Tableau II.2.4.2.(3)
=~===~=~==f====~f=======~=========f==~====~===============~=~===============1
=======~======Ci===~==~===============~
~Frquencel T1 Sept. Oct. 1 Nov. 1 Dc. Janv. Fv. Mars 1 Avril 1 Mai 1 Juin Juil. Aa4t 1
1 1 1 1 1 1 1 1 1
10,00100 11000 1 310 339 1 287 1 320 259 17 5 235 1 253 1 155 1 192 129 166 1
1 1 1 1 1 1 1 1
10,01000 100 1 207 225 1 195 1 221 189 134 174 1 179 r 123 1 132 79 108 1

:0,02000 50: 176 191: 167 : 190 168 121 154: 156 : 112 : 113 64 90:
r 1 r 1 1 1 1
10,05000 2 1 134 146 1 130 1 150 13'; 103 127 1 125 1 ~G S8 45 67 f

1l0' 10000 10 1 103 112 1 0 1 '1 120 115 88 lOS


11 102 11 83 60.~ 32 50 1f
r 1 1 1 1
10,20000 5 72 78 73 1 3S 90 71 B1 1 78 1 68 50 19 3L~ f
1 1 1 1 1
10,50000 2 31 33 34 1 45 53 44 45 1 l'A ! 41 23 5 12 f
1 1 1 1 1
1O,SOOCO 5 10 10 12 1 21 26 23 22 1 23 1 21 6 1 2 1
1
10,90000 10 4 4 6
1
1 14 16 14 15
1
1 17
1
1 13 2 0
1
J

1,
1 9
5000 20 2 2 3
1
1 10 13 8 11
1
1 13
1
1 8 0 0
1
1

1 98000
1 1 1 1
50 1 1 1 1 8 a 2 8 1 11 1 3 o o

1

1
10,99000
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1 0 0
1
1 7 5 0 7
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1 10
1
1 1 o o
1
10,99900
1
1000 1 0 1
1 6 1 1 5
1
1 8
1
1 0 1 0
:LOi applique :GOOdriChIGOOdriChIGam.1nc.:cam.1nc.:Gam.1nc.IGam.1nc.:GOOdrich:Gam.1nc.:GoOdrich:Gam.1nC,Gam.1nCIGam.1nc.
111ax 1 1 Cl 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
1 observ 1 418,1 1 43:7,6 1 214 , 5 1 247,7 r 236,3 1 136,8 1 166,61 131,7 1 147,2 1104,0 1 99,5 1 103,0 J
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 ...
~:~=~~:::::==::L===2.:~=L===~.:2==L==.?.:2=aL==::~=l--=;:!=--'===..2':!=='====::.1L:L===2~2=,===~2=J.==~42==,==_~~~=,===~g,..b~
ETUDE STAnSnQUE DES TOTAUX PLUVIOl1ETRIQUES MENSUELS
STAnON 1 LE MlJNCBliR
Tableau II.2.4.2.(4)
r=========r=====r=========r=======lr========r=================r=================r=============================================
IFrquence T Sept. Oct. Nov. DC.: Janv. Fv. Mars 1 Avril: Mai Juin JUil.; AoQt ;
1 00100 1000 196 293 189 35& 1 329 267 104 1 171 1 164 133 69 1 65 1
10 ' 1 1 1 1
1 1 1 1
10 ,01000 100 137 212 152 267 1 244 1ge 145 12S 1 117 DB 36 1 42
'0 02000 50 118 186 140 238 1 218 176 132 115 1 102 74 27 1 35
1 ' 1 1
0,05000 20 93 150 121 19S 102 147 113 96 1 81 56 16 27
1
0,10000 10 122 106 167 153 123 96 Sl 1 65 43 9 20
1
0,20000 5 54 92 88 134 123 917 7 65 1 49 29 4 13
1
0,50000 2 25 47 59 82 77 50 47 39 , 25 11 o 4
1
0,80000: 5 8 19 36 45 46 31 24 20: 10 2 o o
,0,90000 1 10 t
t 1
3 10 27 31 34 20 15 13 1
1 6 o o o
1 1 20 1
1,95000 1 1
0 5 22 21 27 13 10 il 1
1 4 o o o
1 1 50 1
,
10 ,98000

1,99000
1 1
1l 100 '
, 0
0 2

1
17

15
13

9
21

17
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4
6

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1
l ',
3

2
o
o
o
o
o
o
:0,99900 :1000: 0 0 12 1 12 2 1 0: 2 0 0 1 0 ,

:LOi applique :Gam. Inc. Goodrich,GoodrichIGam.lnc. Cam.lnc. Gam.lnc. GOOdriChIGam.lnc.:GOOdrich,GoOdriChIGam.lnc.:GOOdriCh:


l , '1 , , , , , (
,Max. observ 1 132,2 200,2 1 135,3 1 240 254,6 171,4 128,5, 137 1 110,6 1 162 1 44,9 1 45,8 1
1 1 1 1 1 l , 1 ! 1:;
l~~~=~~:::~====L====~~~======~~O=L==::~:==L===:~;======;:~;=~~==~~==L===:~~==L===2~~=J====;~2=J====~2=J===2~~--db==~~==
1-
ETUDE STATISTIQUE DES TOTAUX PLUVIOMETRIQUES MENSUELS
STATION / mALA
Tableau II.2.4.2.(5)
f=========f=====f========r==~=====f=~~=====r========r===~==~=F========r========f========r========r========F========r========
Ilr~quenco, T , Sept. 1 Oct. , Nov. , Dc. , Janv., Fv. , Mars ,Avril ,Mai Juin, Juil. ,Aoat
,,0,00100 , r
,1000, 269 ,,231 ,r 240 r
,219 ,r 193 1
,217 l
,227 ",204 ,173 162," 123 ,126
,,0,01000 ,100
" 1 103 ,,159 1, 167 ,
,14 ,, 141 1
, 154 J,163 "
,143 ,127 112," 75 , 84
,
,0,02000 '
, 1
50, 156 l
,137 ,, 144 ,
,127 ,, 125 ,, 135 ", 143 ,125 113 97," 60 , 72

:0,05000 i 20: 122 : 107 : 113 : 98 : 103 : 107 : 116 : 100 93 76: 42 55

iO,10000 : 10: 95 : 84 i 90: 77 i C6: C6 : 95 : 01 78 61: 29 42

'0 20000
" "' 5 ' 63 '
, 61 '
, 65'
, 55
,' 67'
l 64 1, 73
,' 6 2 61 44' 17 29
, " 1 l , , , , ,
,0,50000 , 2, 32 1 29 , 31, 26 , 39, 31 , 41 ,35 35 21 4 12

'0 COOOO 5' 12 ' 11 ' 12' 11 ' 19' 12 ' 21 '21 18 7 0 3
,"
,0,90000 10, ,
l!"'"
" 7 , 7 , 6, 7 ,12 6, "" 14 ,16 11 3 0 , 0
,,0,95000 20,
1 4
r
, 4,
1 4,
l5 ', 7 3,
" 9 ,14 7 1 0
,,

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, 0, ' 50 1
, 2 ,J
' ~ 11 2 1 4 '1
l 3 l '" 6 '12 3 0 ,'
1
,0,99000 100,1 2 ,l 3 ,, 1 ," 4, 1 0 ," 5 ,11 1 ,,
'0
, 0,99 00J 1000,
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, 2
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, 1,
, 3t, 0 0,
'1
2 , 11 ,0
,,
,,Loi .
app11quc , 1 1 .1' '"
,Gam.1nc.,Goodrich,Goodr1ch,Gam.1nc.,Gam.lnc.,Goodrich,Gam.lnc.,Gam.lnc.,Gam.1nc.,Gam.lnc. ,
Gam.1nc.,Gam.lnc.
,,Max. observ f
, 162,0,I
153,0,"121,0, ' "
147,6, 133,5, 126,0 , 160,9 1 , , ',
1 13,) 123,6,, 106,4, t . : ',
01,8 76,5
,. ,t 1 f , , , , , , , , ~

1~~=~~::~=~===L====~=~=t====:J2~t=====~~:L====~~~=l=====~OL====o:~==l-===~=~~~b~_~~~==L====~~=l=====~~~l===~==Jb====~== ~
ETUDE STATISTIQUE DES TOTAUX PLUVIOMETRIQUES r1ENSUELS
STATION / ZAOUEM
Tableau
II.2.4.2.(6)
7Fdq~~~~I==i-==-s:p7.===i=oct~==I=NO=;.=C:=I=D7;~==i=J;;;.==i==Fi;.==I=Ma=;;==i-Avrii=I==Mai===J;~==juif.==rAo=tft=t
1 1 1 1 1 r 1 1 l , 1 1 r 1 1
10,00100 11000 1 237 1 284
1 209 1 266 1 197 1 222 1 175 ! 130 1 158
1 121 1 47 1 80 1
1 1 1 J I l ! r r l i t t
10,01000 1 100 1 158 1 201 1 154 1 208 1 157 1 171 139 108 1 117 ! 80 1 27 1 49 1
l i t 1 1 1 1 1 1 f
:0,02000 : 50: 134 1 175 1 137 1 189 1 144 1 154 127 100 1 103 1 68 1 21 1 40 1
1 l' 1 J ! I ! ! 1 ! 1 1
,0,05000
,
1,10000
, 20 ,103
1 1
, 10 J 79
,
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139 '112
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1 137
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1
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1
1
1
1 1 1 I l ! 1 1 1
:0,20000 ~ 5 55 1 82 1 71 1 110 1 S3 1 88 77 66 1 53 27 1 5 1 12 1
1 1 l i t I l ! 1
:0,50000 ~ 2 23 1 40 1 39 1 66 1 64 1 52 48 44 1 28 11 1 1 1 3 1
! ! I l ! 1 ! 1 1
:0,80000 : 5 7 1 16 1 19 1 33 1 40 1 26 25 24 1 12 2 1 1 0 1
1 ! 1 1 1 1 1 1 1
:0,90000 : 10 3 1 9 1 13 1 21 1 30 ! 17 16 16 1 6 0 1 1 0 1
! I I ! 1 ! ! ! 1
: 0,95000 : 20 1 1 5 1 9 1 13 1 22 1 11 11 10 1 3 o! 1 0 1
1 ! 1 ! 1 t 1 t 1
:0,98000 : 50 1 3 1 7 1 7 1 14 1 7 6 4 1 1 0 1 1 0 1
1 ! 1 1 1 f ! ! 1
:0,9OOO : 100 1 2 1 6 1 4 1 10 1 5 4 1 1 1 1 0 1
1 1 1 f ! ! 1 ! 1 1
10,99900 11000 1 1 1 5 1 0 1 1 3 1 1 1 1 1 1 1 1
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
ILoi applique IGOOdrich:GOOdrich:GOOdrich:GOOdrich:Gam.lnc.~oodrich:GOOdrich:GOOdriCh~GOOdrich:Gam.lnc.:Gam.lnc.:Gam.lnc.:
IMax. observ 11 256,5 11 184,3 11 153,0 1J 188,7 11 155,0 11 161,011 134,7 11 102,0 11 119,1 11 79.0 11 22,0 11 41,0
1 1
1
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 l i t :
~~~=~~::~~~===~====~~oL=====~~L:==~~:=L====:~~=L===!_~~=L==-_:~~==
__:,5 ...t====~::1====~~=L:~==~~~L====o~~=L===~=o==~
144

NOMBRE DE MOIS DANS L 'fiN.TE OU LE TOTAL PLUVIOMETRIQUE


MINIMUM OBSERVE EST COMPRIS DANS LES LIMITES CI-DESSOUS
(minimum minimovum de la priode d'observations)

Tableau II.2.4.2.(?)
=========~=====================================T===============--===============
: : 0 1 0 ~ Hm ~ 5 15 < Hm ~ 101 10 < Hm ~ 20 1 20 < Hm ~ 30 1
1 i! 1 1 1 1
IFedj Khemaken! 9 2 : 2 1 : :
1 (53 ans) ! ! i 1 1
:Le Munchar : 6 3! : 2 t r
1 (sur 53 ans) i l ! 1
'Z
.aouem ., 4 7 1i 11
! (sur 51 ans)! 1 1
:El Feidja ; 5 3 1 2 1
i (sur 50 ans) 1 1
.'Mak tar .' 7 2 3 11 11
1 (sur 57 ans)! .
: Thala ; 6! 5 1 t 1 1
! (sur 57 ans) i l ! ! ! 1
==================================+========================_==+===========c====1

NOMBRE DE MOIS DANS L yANNEE OU LE TOTAL PLUVIOMETRIQUE


DECr;;t'.'i,:L HUMIDE EST COMPRIS DANS LES LIMITES CI-DESSOUS

Tableau II.2.4.2.(8)
=====--===Y~;~i==1~=;=;=~~~-3~=;-;=~=i~=:=;==:=;;=i=====;;=;=;==i
! !...... 1'" 1 !... 1 ...
1. i f r ! 1 3
!FedJ Khemaken i 1 1 ! 2 1 5 1
ILe Munchar ! 1 ! 1 2 1 3 1 5
1
IZaouem
! 1
1
! 2 !! 4 1 4
IEl Feidja 1 2 1 9
2 7
1Thala 2 1 9
+===-========-+-=-===+=--=-=======~=====-=-====+==============+================
145

NOMBRE DE MOIS DANS L PANNEE OU LE TfAL PLUVIOMETRIQUE


CENTENAIRE lRJMIDE EST COMPRIS DANS LES LIMITES CI-DESSOUS

Tableau II.2.4.2.(9)
==============================================================e==================
! 1 1 1
H < 50 50 ~ H < 100rl0~<H<200;20r<H<300i300$H<600 r >.... 600
, i i ! !
Fedj Khemaken; 2! 6 1 3 1 !
i 1 i i 1
Le Munchar ! 2 ! 6! 3! 1
1 1 1
Zaouem i 2 ! 7 2 !
i 1
El Feidja i !
2
1 2 2 5 i
Maktar , 1
3
1 1 8 1 1 1 1
! l'hala ! ~__ 1 2 ! 10 1 i 1 !
!=======================~==~===========~=====~==~=========.==========i==========!

TOTAUX MENSUELS MAXIMA EN MILLIMETRES DE PLUIE OBSERVES


(ma:".,-imwn mazirnol'WTl de la priode d' obsePlJation)

Tableau II. 2. 4. 2. (10)


================================================================================T
! 'Ma . b
xunU1D. 0 serve
1 Ifuis, presentant
. le plus fort total t
! ! ! apres le prenl1er r
STATIONS !i Mois Hauteur !1ois Hauteur !
1 t
Fedy Khemaken;Dcembre 295 Janvier 213 t
(en 53 ans) i t
Le Munchar 1 1
,'. JanV1.er 255 Dcembre 240 t
(en 53 ans) !
!
Zaouem 1Septembre 257 189 !
(en 51 ans) 1
El Feidja : Dcembre 699 Fvrier 663
(en 50 ans)
!
Maktar !Octobre 440 Septembre 418
(en 57 ans) 1

i Th(ala57 ) ;Septembre ! 162 1 Mars ! 161 t


i en ans. 1 1 r
1=============~==========~=========~=========================================
146

II.2.4.3. - PRECIPITATIONS JOURNALIERES

Onze stations ont fait l'objet d'une, analyse statistique l'chelle journa-
lire. Ces stations sont les suivantes

- Ain Gara - Ksour


- Ain Kerma - Le Munchar
- Bja - Maktar
- El Bey Sidi Naceur - Thala
- Fedj Khemakhen - Zaouem
- Feidja

Deux lois ont t essayes (Goodrich tronque et Pearson III tronque). Nous
avons group dans le tableau II.2.4.3. les valeurs caractristiques obtenues pour
ces lois aux diffrentes stations.

Notons que pour cette analyse statistique on a considr un seuil de


troncature de 5 mm/jour.

Le graphique II.2.4.3.{a) permet la comparaison des lois statistiques ajustes


aux observations pour les diffrentes stations. Les ajustements de certaines
stations sont trs proches mais il est difficile d'en dduire des cartes des courbes
d'gale pluie dcennale ou centenaire. De m~e IV influence de l'altitude et de la
position plus ou moins continentale quoique sensible ne se laisse pas cerner par des
formules prcises. Il est seulement possible dVindiquer que toutes choses gales
par ailleurs lVaugmentation dValtitude entratne une augmentation des totaux
pluviomtriques y compris les totaux journaliers de frquence dcennale ou
centenaire. (par exenple El Feidja. Maktar). La proximit de la mer semble aussi
tre un facteur favorable l'apparition dVaverses journalires importantes
(Fedj Khemaken). DVautres facteurs tels que lVexposition au vent ont certainement
une im~~rtance non ngligeable.

On constate qu'en moyenne il y a au moins une averse journalire par an qui


d~Jsse 30 mm sur tout le bassin t 50 mm tous les 5 ans, 73 mm tous les 50 ans. La
bordure montagneuse Nord Ouest est particulirement expose des pluies importantes
(80 mm tous les ans en moyenne t 195 mm pour la pluie cinquantenaire, 219 mm pour
la pluie centenaire).
;.: LTUOE. STATISTIQUE DES i PLUIES JOURNALIERES
.
COMPARAISON DES AJUSTEMENTS S'TATISTIQUES
.,

STATIONS TYPE DE LOI D'AJUSTE MEN T

1 AtN GMARSA SOCDRltH TRONQUEE


2 AIN KERMA ft id.m
3

S
1,
BEJA
FEOJ KHEHAKHEM
EL FEIDJA
ide III
f d.1II
ide III
/
E 6 HIR BEY 510' NACEUR PEARSON III TRONQUEE
E
7 MAKTAR &OODftlt" TRONQUEE
1 THIBAR tdem
1&1
a::
1&1
~

10
ZAOUEM
LE MUNCHAft
Idem
id....
a::z 11 KSOUR, o'c1.m
~ C SEUIL DE 'TRONCATURE 5 m.!
...o f
!

2 20
ETUDE STAnSTIQUE DES PLUIES JOURNALIERES
Tableau II.2.4.3.
i====================~r=========r=======f===============:======~====~=======c==============================~======
=======1
, .. 1 Nombre 1 Loi, P E RIO DES 1> E RET 0 U R I
1 S T A T 1 0 ! 3 1 [mnes fdop t.a 1 l ~n ! 2 ans .
L_-1........lIYl9
.
! 10 ans,.. 20 ans 1, 30 ans , 100 ans ;, .
1 ! 1 IVal.IF.0js!VaL IF.Obi3jVal. IF.ObsrVal. IF.ObsrVal. IF.ObslVal. IF.ObsjVal. l.Obf
1 1 1 f! 1 1 : ! ! r- t -1 ! "1- 1.
! 1 - An
Krib Char S!1 La 1 30 1 G.T. ! 4 3, 81 26 1 54,2 1 15 1 69,1 1 9 181 , 2 1 8 . ;,9 1 1 1111 ,8! 0 j125,91 0 1
1 1 1 ~>u!--l-'- r 1 1 !. " ! 1 ~ ' 1
1 2 _ An Kerma II 1 20 1 G.T. 134,41 16 1 41,11 13 1 50,ll 4157,1 1 2 64,11 l 1 73,41 1 1 80,51 1 1
! t ! i! 1 I l ! , l , II
i 3 - Bja 1 57 1 G.T. 142,51 t~4 52,5116 66,81 9 !78,'31 4 90,51 3 j107,61 2 j121,ll 1 i
1 f I l ~ '! 1 ! ! -1- 1 ! 1 j
14 - Fedj KheLUlkhen 1 5l~ 1 G.T. 139,5! 54 ! 51,Sl 27 71,11 13 188 ,O! 8 1106 ,9! 2 !135,lI 1 1158,9101
, f 1 !-+ 1 ! ~ ' l'! 1 ! Il
1 5 - El Feidja j 47 1 G.T. ;80,6142 198,5120 1123,9: 9 1144 ,31 7 1165 ,61 3 ,195,31 1 1218 ,8! 1 1
1 i: {- 1 l '.! 1 ! il! ! 1 1
1 6 - El Bey S= Naceurl 20 P.III 136 ,01 16 42,81 9 52,01 4 !59,1 1 3 1 66,21 3 1 75,71 1
1 82,91 1 1
1 ! , l ! ' ! 1 ! 1 ! l , Il
1 7 - Mllktnr
1
56 G.T. !43,51 50
!!
56,11 23 75,21 9 191,5 1
1 1 1
6 1109,5!
l '
4 1135 ,71 2 1157 ,31
I l ! Il
j
1 8 _ Thibar 61 G.T. 134,51 61 43,21 24 1 56,0112 166,4 1 8 177,51 3 ! 93,21 2 1105,71 1
1 ! 1 1 1 l , 1 l ' Il! 1
1 9 - Zaoueo 51 G. T. 134 ,21 38 42,01 21 1 53,21 8 i 62,3 1 4
1 71,91 1 1 85,41 1 96,21 1
1 t 1 1 l' '1 1 1 1
110 - Munchar 49 G.T. 136,4149 43,6126 1 53,5! 15 161,2110 169,11 4 79,81 2 88,211
1 f I l 1 1 1 l ' t Il! 1 1 1 11
III - Ksour 1 17 1 G.T. 1 36 114 1 44,71 11 1 57,11 4 167,1 1 1 1 77 ,71 0 1 92 ,41 1104,2101
!=====================!=========~=======!====~=====!====~=====~=====L=====~=====L=====~=====L=====~=====L=====~===~===1
G.T. = Goodrich Tronque
P.III = Pearson III
* = Nombre de fois o cette pluie n t 'gD1e ou passe pendvnt la priode d'observations
148

II.2.4.4. - REPARTITION SAISONNIERE DU NOMBRE DE JOURS DE PLUIES

- ~~~! : (voir tableau II.2.4.4.)


Sur le bassin de la Medjerdah le nombre de jours de pluies est compris
entre 14 et 24 jours.

Il est de 18 jours Ain Draham (limite du bassin)


24 " El Feidja
19 " au Kef
18 " Zaouem
24 fi
Thibar
21 Vi
Bja
19 fi
Munchar
15 " la Beauce Tunisienne
19 fi
Medjez el Bab
16 " Montarnaud
n
14 Henchir Frenj
15 " Fedj Khemakhem

Si l'on prend le rapport du nombre de jours celui de la saison entire


on constate qu'en automne il pleut en moyenne environ 1 jour sur 4 sur la
Haute Medjerdah, 1 jour sur 5 sur la moyenne Medjerdah, et 1 jour sur 6 sur la
Basse valle de la Medjerdah.

- !!!!~ Le nombre de jours de pluie en hiver varie entre 24 et 39 jours.

Il est de 43 jours Ain Drabam


39 " El Feidja
28 " au Kef
32 il
Zaouem
37 " Thibar
35 " Bja
32 " au Munchar
il
28 la Beauce Tunisienne
31 " el Bab
~~diez

24 " Menchir Frenj


28 " Fedj Khemakhem
149

Pour l'hiver, le rapport des jours pluv~eux l'ensemble de la saison


est le suivant :
- environ jour sur 2 dans le haut bassin de la Medjerdah
" jour sur 3 sur le reste da la valle de la Medjerdah.

- !!!~t~ : au printemps on compte


- Plus de 25 jours de pluie sur le haut bassin de la 11edjerdah
- 20 25 jours de pluie sur tout le versant Sud du bassin de la Medjerdah
l'oued ~ellgue.

- 16 20 jours sur la basse valle de la Medjerdah.


En effet, d'aprs le tableau II.2.4.4. On a :
29 jours Ain Draham
28 " El Feidja
21 li au Kef
20 IV Zaouem
26 il Thibar
23 " Bja
20 li au Munchar
18 li 13 Beauce Tunisienne
21 Il Medjez el Bab
16 " Monttomaud
16 " Henchir Frenj
18 Il Fedj Khemakhem
Il pleut donc en moyenne au printemps
- environ jour sur 3 sur le haut bassin de la Medjerdah
il jour sur 4 sur la moyenne Medjerdah
" jour sur 5 sur la basse valle de la Medjerdah.

- Et : le nombre de jours pluvieux en t est insignifiant et il ne dpasse


pas la pour les rgions o il est le plus lev. La plupart du temps il n'y a
que deI priodes d'orage ~lus ou moins violents et d'apport trs variable.

c'est pourquoi il ne saurait tre question du rapport des jours pluvieux


celui de la saison, leD jours de pluies de l't n'ayant aucune rgularit marque
et restant accidentels: l't en Tunisie est d'une faon gnrale trs sec.
150

f.10YENNES DU NOMBRE DE JOURS DE PLUIE

TabZeau II.2.4.4.
=============================c=c=a==~======-==================~~==============
====a====

iS T A T ~ 1
0 N S: S 12 0 1 N 1! D 1 J 1 F 1
M lA lM J
1
J ! A 1ANNEE 1 ...!L*
1 i 1 1 i 1 1 1 ! A
i 1 1 1 a a 1 ! 1 1 !
IAin Draham 1 7 no 112 115 115 113 1 12 10 7 4 1 1 1 2 1 112 0,31
1 112 110 1 1 8 t 0
1Guarmanez 1
3 7 1 9
1 1 ! 1
10
1
6 4 2
1
1 1 1 77
1 !
0,21
ILe Munchar 1 4 6 1 9 III Il 1 110 1 9 7 5 3 i 1 1 1 1 80 0,22
l B " 1 1 9 1 12 i i le 1 i 1 1 1 ! 84
1 Ja 5 7 13 9 8 6 3 1 0,23
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
IZaouem
i
41 6 1 8
,III !Il !IO ! 8 1 7 5 3 1 1 1 1 i 76 0,21
Il 1 9
1 114 III 1 1 2 1 94
:Le Thibar 6 8 10 " 13 6 4 1 0,26
i i 1 1 i 1 i 1 1
ITunis-Manoubia i 7 9 !Il 114 113 i12 Il 1 9 '6 5 1 2 1 3 1 102 0,28
1 1 10 1
1Beauce 3 5 ! 7 10 1 8 8 1 6 4 2 i 1 1 1 2 68 0,19
1 ! ! 1 1 1 1 1
1Montarnaud 4 6 1 6 1 8 ! 9 1 7 7 1 5 4 2 1 1 1 2 1 64 0,18
1
:El Feidja 6 8 10
1
12 1 14 1
13 Il 1 10 7 4 1 1 i 2 1 92 1 0,25
1 ! 1 i ! 1 1 1 1
!l1aktar 5 5 1 7 1 8 1 9 ! 7 7 6 6 4 1 2 i 3 1 70 1 0,19
t 5 7 ! 7 1 10 1 10 8 9 7 6 4 1 1 1 3 1 75 1
ILe Kef 0,21
1 1 ! ! ! 1
IAin Kerma 4 5 5 1 8 1 8 6 7 7 5 3 2 ! 2 1 62 1 0,17
3 5 6 ! 8 1 9 7 5 4 2 ) 1 1 59 1
:Henchir Fredj 1 !
7 0,16
1 1 1
IEbba Ksour 5 6 7 i 8 1 9 8 8 7 6 4 2 1 3 r 72 1 0,21
1 1 1 7 i 3 1 62 1
1Thala 5 5 6 7 6 8 7 6 4 2 0,17
! 1 1 1 1
1Fedj Khemakhem 4 6 7 1 10 !l0 8 8 6 4 2 1 1 68 1 0,19
1
:Medjez el Bab 5 6 8 10 t 12 9 8 8 5 4 2 ! 78 1 0,21
! i 1 r
ILe Krib 3 5 7 110 110 8 9 6 5 1 2 1 1 67 1 0,18
5 ! 8 1 8 6 5 5 1 0 1 57 1
:Hir El Bey 3 5
1 1 4% 1 2 0,16
1 ! 1 1
+===============+===+====+====+====+====+====+====+====+====+====~===tm===t=====f====-='

:2t...!...
A nombre de jours de pluie rapport 365
151

11.2.5. - ce-co
CONTRIBUTION
ec
DES PLUIES JOURNALIERES
-ee-ce
DE DIFFERENTES
=-----mc--MC=-
= = =

HAUTEURS AUX TOTAUX PLUVIOMETRIQUES DE TOUTE LA


=
"=-=- --==============-========== =--=-
PERIODE D'OBSERVATIONS
=-=---===============-

II.2.5.1. - RESULTATS OBTENUS

L'tude de la contrib~tion des pluies de diffrentes classes intresse


certains utilisateurs. Les agriculteurs par exemple, apprcient plus particulirement
les pluies de faible hauteur journalire infrieure 5 ou 10 mm car elles ne
ruissellent pratiquement pas, ne causant ainsi aucun dommage mais profitant
pleinement aux cultures. Les hydrologues sont au contraire intresss par les
pluies suprieures 15 mm qui sont susceptibles de ruisseler. Les limites
indiques pour le ruissellement sent trs approximatives, ces limites variant
suivant l'intensit instantane des pluies entre autres facteurs.

Sept classes de pluviomtrie journalires ont t choisies.

1 = 1 pluie journalire infrieure ou gale 5 mm


1 =2 IV
" suprieure 5 mm infrieure ou gale 10 mm
1 =3 " " " 10 mm IV IV
15 mm
1 =4 " " " 15 mm " IV
25 mm
1 =5 " IV
" 25 mm " " 50 mm
1 =6 " IV IV
50 mm " " 100 mm
1 =1 " " " 100 mm

Dans une premire phase de la prsente tude nous avons essay d'exprimer
en pour cent le rapport du total des pluies journalires de chacune des classes
choisies au total du mois.

Nous avons ensuite group dans un mme tableau les contributions ainsi
calcules pour tous les mois et l'chelle annuelle pour chaque anne complte.

Nous rcapitulons dans un tableau final, pour toute la priode d'observations


les contributions des diffrentes hauteurs pluviomtriques de chaque classe aux
totaux mensuels et annuels globaux de la priode d'observations.
152

Vu l'intrt que reprsente cette tude nous avons group dans le tableau
II.2.5.1. ci-aprs, les rsultats obtenus l'chelle annuelle pour toute la
priode d'observation pour toutes les stations considres. Le nombre d'annes
compltes utilises pour cette tude figure avec le nom de la station. Des
tableaux rcapitulatifs l'chelle mensuelle et annuelle sont donnes en annexe.

Enfin, pour mieux illustrer cette contribution des pluies journalires de


diffrentes classes, on trouvera la suite du tableau II.2.5.1. une reprsenta-
tion graphique des pourcentages obtenus pour chaque classe sur toute la priode
d'observation. (Gr. II.2.5.1.(1) et (2
CONTRIBUTION AU TOTAL ANNUEL DES PLUIES DE DIFFERENTES CLASSES

Tableau II.2.5.1(1)
===========~===================~=~==========T=====~=====~=======f========~==~=====~===================~=~~====~=====
====
Atn Dn:h2m : Bja :Fedj Khe- 'El Feidja Kef Kaktar .'lJ!funchnr ~Mont3rnI!;U~ Thibar Z~OUQU 'Atn G<:.r<::
, makhem le Krib
(56) : (56) i (56) (47) (31) (58) (50) (40) (63) (50) (30)

l = l' 53865' 5695' 5030 4033 3077 5442 477S 3406 6611 54S0 2294
0-5 ~ 6,2.'. 15,9 ~ 20,7 7,3 18,2 17,9 17,3 21,1 17,1 22,2 13,9

l =2 1 8326 6836! 5363 6307 3267 6164 6078 3396 8361 5757 3220
5-10 : S,5 19,1: 22,1 Il,4 19,3 20,3 22,0 21,0 22,4 23,3 1S,5

l ,
= 3 1 9190
10-15 1 10,5
6123 1
17,1
3570
14,7
644
Il,7
2776
16,4
4749
15,6
5030
18,4
2G35
17,5
6910
18,5
4516
18,3
2920
17,7

l = 4 ' 17561 7612 4215 1012 3099 5975 6671 3117 8100 4904 3244
15-25: 20,1 21,3 17,4 18,3 18,4 19,7 24,1 1 ,3 21,7 19,8 19,7

l = 5 : 2777 5 7547 3903 1661 3417 5870 3840 2429 5733 3466
25-50, 31,8 21,1 16,1 30,1 20,2 lS,3 13,9 15,0 15,4 21,0

l = 6 1 15380 1410 1915 933 1024 1688 1064 652 1396 485 12S0
50-1CO: 17,6 3,S 7,9 16,S 6,1 5,6 3,5 4,0 3,7 2,e 7,6

if Tot.:::1 p1u,,"iomtrique eu mm de le c1e.sse pour 1~ priode totc1e d'observntion.


* if Contribution de 1~ c1~sse en % du tote1 Loutes c1ss3s runies.
if~. Nombra d'ennes d'observation.
CONTRIBUTION AU TOTAL AmWEL DES PLUIES D~ DIFFERENTES CLASSES

:Dj.KOUif : E~-~~y
1 ! 81 N~cau
tl Fern~~s:1
=====c~=~===============================~=~==~=============~-r================~~==========~f==~==~==~=====~======~=====~

5265~
Th~l~ : Eoba-
1 Ksour
1 Guerma-:
1 ;e: ~ 1
H~fsia i1 TI13bat
Sidi 1 Arous-
1 sa
Beauce Dj ..
FreudJ
: (21) : (22) : (11) : (59) : (12) : (28) i (39) : (26) r (28) (4l~) (50)

1=1 : 1393 : 1454 : 645: 3253 ! 1189 1 2278 : 3407 : 2237 1961 3729 4045
0-5 1 17,3 1 14,3 1 6,5 1 20,2 20,5 11,2 1 20,9 ! lS,2 17,6 17,5 19,5

l = 2 : 186S : 2205 : 139S : 3120 1133 4001: 3532 : 2695 24C2 4681 4848
5-10 1 23,2 21,3 1 14,1 1 lS,4 2C,4 19,7 1 22,0 ! 23,2 21,6 21,9 23,4
l = 3 1 1192 1910 1 1595 1 2354 751 3465! 2474 1 1606 1845 3504 3283
1 i 1 1 1
10-15 , 14,8 18,4 16,1 1 14,7 13,0 17,0 15,2 1 13,6 16,6 18,3 15,9
! , 1
l =4 1 1409 2580 2347 1 3576 954 5106 2987 1 2031 2343 4512 3627
15-25 1 20,0 24,9 23,7 1 22,3 16,5 25,1 13,3! 17,5 21,1 21,1 17,5

l = 5 : 971 1834 2757: 2659 1046 4332 2835: 2211 1975 3327
25-50 1 12,1 18,2 27, 1 16,6 18,1 21,3 17,1 1 19,0 17,8 16,1

l = 6 1 217 293 1039 1 11e3 666 ~32 302 1 846 591 10ze 1111
50-100 11 2,7 2,8 10,5 11 6,S 11,5 4,6 , - ' !i 7,3
....1.:'. 5,3 5,1 5, l~
1 1 1 1 1 1
1 l =7 1 0 0.0 115 1 0 0 1 212 171 1 0 0 1 0 468
1=~==~~~=~=L====~===:l~==~~=:===L~=~~2 ===!==~~~~=~~t===~~~=~=L===:~:===L====~~:=_l===~:~==L:= ~~~=~==L===~:~=~l=~==:~~===
fi To~~l pluviomtrique en rom de 1~ c1~sse pour l~ priode tot~le d'observstior..
** Contribution da la clesse en % du total toutes c10sses runies.
* fi ~ Nombre d'annes d'observation.
CONTRI:OUTION AU TOTAL ':J:UIDEL IdS PLUIES DE DIF}3'~RlNTES CLASSES

Tab1ecu II.2.5.1,(3)
===========~====================~========r=~=======f:=======-r=========r:~==~r=========r=========~======~=r~~===~:====
: :Ch~oust : Ksour ,Jendou- J Teoour- Gousset Salines ,Dj. Chsk::i- SE:edia A:i:n-Zak- Aj'n Es- Eddekhi- :
1 1 1 Ecole 1 ba 1 ba el-Bey 1 1I Bargou k~r sid la 1
1 J (33) 1 (19) ,(11) 1 (13) (20) (12) 1 (53) 1 (14) (20) (24) (40) 1
11 l = 1 11 2730 11 1183 11 i
940 1 1194 2613
1
1133 1 4139 1l S44 1332 1751 3301 1,
1 0-5 1 17,7 1 15,4 1 21,1 1 22,1 17,4 16,7 1 17,6 1 13,5 15,7 12,4 18,0 1
11 l = 2 11,21,3
3237 1 17013 1 1C56 1
I l !
1231 3320 1474
11J 4514 1
1 1027 1764 2737 1J,192 1J
1 5-10 22,3 1 2 l },O J 22,6 22,1 21,7 19,2 1 14,7 20,8 E\3 22,S J
1 l =3 J 2502 1377 J 762 1 732 2565 1203 1 3713 J 773 1340 2367 2S94J
: 10-15 : 16,2 17,~: 17,1 : 14,4 17,1 17,7: 15,8 Il,0 15,8 16,7 16,3:
1 l =4 1 2851 1774 1 881 1 996 2;24 1568 1 4826 1328 1483 3253 36~6 1
: 15-25 : 18,5 23,2: l~,O ; 18,5 19,5 23,1: 20,6 lS,a 17,5 23,0 20,2:
1 l =5 J 2881 1157 1 696 1 952 252 1C36 1 4141 1405 1573 3214 2S52 t
: 25-50 : 18,7 15,1: 15,6: 17,6 17,7 15,2: 17,6 20,1 18,6 22,7 16,1:

: l =6 : 1059 455: 105: 122 708: 383: 1908 1092 977 733 964:
1 50-100 1 6,9 6,1 1 2,4 1 2,3 4,7 f 5,6 1 8,1 15,6 Il,7 5,2 5,3 J
1 l =7 1 12C 0 1 0 1 120 1 236 1 0 1 220 42" 0 116 234 J
1 1 1 1 1. r 1 1 ;1 1
1=~==:~~===~l:===~~~==1===~~~===!:==-~~~~==1====~~~==1:==~::~~=!===~~~=:!~====:~~======~~:======~~~=====~==~~:_:l:===:~~===t

-
\ JI
\JI
BASSIN VERSAN'; DE LA MEDJERDA
CONTRIBUTION DES DIFFERENTES CLASSES DE PLUVIO-
METRIE JOURNALIERE AUX TOTAUX A N NUE L 5 CLASSES 1 .. ~ ~ mm
2 .. 5 '0 Mm
3 ~10 '5 Inm
l,
='5 o' 2S mm
5 c25 ci 50 mm
6 ..50 '00 mm
_ so'".. 50'/e
1 - ? ' '00 mm

AIN ORAHAM BUA FU KHEMAKHEM FEIDJA KEF MAKTAR

2 , 2

2 )

Cl

EL BEY MUNCHAR MONTARNAUD THIBAR lAOUEM


BASSIN VERSANT DE LA MEDJER 0 A
CONTRIBUTION DES DIFFERENTES CLASSES DE PLUVIO-
METRIE JOURNALIERE AUX TOTAUX A N NUE L S
AROUSSA DOMAINE BEAUCE KSOUR BORJ FRENJ CHAOUAT

40" 441

AIN ZAKKAR AIN ESSID AIN KERMA E DDEKHILA SAAOIBAYA BORJ CHAKER
4 5
2
3 , 2

1
., 3

0 0

40' 1.0%

CLASSES 1 < !i mm
SALINE GARE GOUSSET EL SEY TE BOURBA JENDOUBA 2 a 5 mm
'0
mm
1. 5 " 3
4
" 10 ci

"
15 li
'5
25 mm
5 " 2S 50 mm
1 .. 50 ci 100 mm
7 c ~ 100 mm 0

-
N
156

II.2.5.2. - ANALYSE DES RESULTATS

L'examen du tableau rcapitulatif et des graphiques qui en dcoulent nous


conduit aux remarques suivantes :

Si on se l~ite la partie tunisienne de la Medjerdah (cette tude n'a pas


pu tre faite pour les stations Algriennes pour lesquelles nous ne disposons
que des totaux mensuels et annuels), la rpartition des contributions des
diffrentes classes n'est pas la m~e sur tout le bassin (fig. II.2.5.2.).

En effet nous considrons que sur la basse valle de la Medjerdah c'est la


classe l =2 qui prdomine ce qui se traduit par des conditions favorables
l'agriculture.

Par contre sur la partie amont du bassin o le relief est plus accentu,
c'est la classe des pluies journalires comprises entre 25 et 50 mm (classe l =5)
qui prdomine. C'est en outre la rgion la plus pluvieuse du bassin de la Medjerdah,
elle est donc caractrise la fois par un fort ruissellement et des aptitudes
intressantes au dveloppement agricole.

Par ailleurs, sur les valles du Mellgue et du Tessa nous trouvons une
rpartition assez uniforme des classes 2, 3, 4 et 5. Cependant il convient de
remarquer et spcialement en ce qui concerne la partie Sud du Bassin que le mode
de rpartition des apports au total annuel des diffrentes classes des pluies
est', variable d'une anne l'autre et donc par rapport la moyenne interannuelle
envisage ici,cel explique d'ailleurs les grandes difficults pour ne pas dire
l'impossibilit qu'il y a tablir des corrlations hydropluviomtriques. En
effet pour un mme total annuel deux annes successives peuvent avoir un comportement
hydrologique tout fait diffrent : si les pluies journalires faibles et nombreuses
prdominent l'anne est favorable l'agriculture mais dfavorable au ruissellement,
si par contre les pluies journalires torrentielles prdominent on observe un
Lmportant ruissellement qui entrane souvent une forte rosion et des dgts
Lmportants aux cultures.
..

.....
.
, :.0'' " ".....
't. ".


.
..
t'

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Ow"Ii (p
.........
-




. f
... 0
1;" ,,,,,,..

""
"
...
,
...."1111
.. Il,,.IB.Z
.... 'ailIlN

.",
.
... ,.....",.
.'11 BASSIN VERSANT DE LA MEDJ ERDA
. CONTRIBUTION DE LA PLUVIOMETRIE JOURNALIERE


DE DIFFERENTES CLAS SES AU TOTA L
ANNU EL: CLASSES DOMINANTES

.
.... l.EKNDE
++ , CLASSE 1 2. 5 C P E '0 mm
... CLASS E: 4. 'SC Pc 25Mm
~
Z/i. 1t. .1I' o CLASSE: 5. 2515 P.- 50 mM
.... "Of
J.- --
157

1__ 1_1_._3_._-_L_E_ _
Q
R_E_S_E_A_U__H_Y_D_R_O_M_E_T_R_1__U_E_1

II.3.1. - GENERALITES (cf carte 1.2.1.3.1.(a


-==-====-

De trs nombreuses stations et points de mesures ont t implants dans


le bassin de la Medjerdah : 30 stations eompltes (limnigraphes + jaugeages)
et une centaine de points de mesure de dbit d'tiage, la plupart sans
chelle (cf. Liste en annexe). Ce dispositif est important et l'on pourrait
esprer dtenir ainsi tous les renseignements ncessaires notre tude. Ce-
pendant un examen critique des donnes fait apparatre une situation moins
favorable. Des priodes d'observation trop courtes et non concordantes d'une
station lVautre, des lacunes importantes, l'absence trs frquente de mesuref'
de dbit en hautes eaux,la mauvaise qualit des observations parfois, l'ins-
tabilit des lits trs gnralement, font qu'aprs slection nous nVav~ns

de donnes srieuses s'tendant sur une priode suffisamment longue que pour
sept stations dites Viprineipales" qui sont : Ghardimaou. Jendouba, Bou Salem
et }fudjez el Bab sur la r1edjerdah, le K 13 sur le Hellgue (route le Kef-
Sakiet), Femane sur le P.hezalah, Kefrira sur le Bou Reurtma. Des affluents
importants sont ainsi mal connus : Tessa, Kralled et Siliana en rive droite,
Rarai, Kasseb, Bja et Zarga en rive gauche. Pour certaines stations dites
"secondaires", nous avons utilis les donnes disponibles bien que leur
qualit soit mdiocre. C'est ainsi qu' Djedeida, sur 48 annes d'observation,
il n'y a que 6 annes compltes. Il faut ici prciser que les donnes manquan-
tes sont bien trop nombreuses pour que nous puissions procder des interpo-
lations. Ceci est fort regrettable car beaueoup de travaux de terrain ont
t ainsi perdus. Chaque fois que nous 1 v avons pu raisonnablement, lps
extrapolations de dbi t pour les hautes eaux. en l'absence de jaugeages, ont
t faites, mais l'instabilit flagrante de la plupart des stations limite
srieusement ces extrapolations.
J58

Le Service Hydrologique s'efforce actuellement de rationna1iser le rseau


de mesure et de combler les lacunes les plus importantes. C'est ainsi que
des stations compltes ont t installes sur le Tessa sidi liedienne. la
Si1iana au Djebel Laoudj, le Rarai au Rarai-Plaine. Les premiers rsu1tats
ne sont utilisables que dans le chapitre concernant la crue de Mars 1973.
Cet effort pour amliorer le rseau est aussi une consquence heureuse de la
prparation de la 1onographie.

Ci-dessous nous allons prsenter sur les stations principales et


quelques stations secondaires les donnes historiques et les mesures dispo-
nibles propres chaque station. Le lecteur se reportera utilement au
Ta~leau II.4.4.1. (1) ~our se rendre compte des priodes respectives d'obser-
vation de ces stations et la partie l de cette monographie pour les rensei-
gnements concernant les bassins versants (morphologie, gologie, pdologie,
vgtation, climat, milieu humain).
159

II.3.2. - LES STATIONS PRINCIPALES


=====-==-= --------

II. 3 .2. 1. - LA MEDJERDAH A GHARDDfAOU

Les coordonnes de cette station sont les suivantes

- 45 gr 503 Nord
6 gr 778 Est

Elle est situe juste aprs l'entre en Tunisie de la ~~djerdah et


2
contrle un bassin versant de 1 480 km

II.3.2.1.1. - Historique de la station

Avant Hars 1943 ~ une station limnimtrique tait implante au droit de


l'ancien pont route. Il y avait un fer U.P.N. fich dans le lit du fleuve
en rive gauche supportant un lment d'chelle de 2 mtres qui tait isol
l'tiage. Sur la premire pile du pont en rive gauche~ une planche en
bois de 2 mtres supportait une chelle dont il est fait mention dans un
procs verbal de 1943. Ces chelles ont disparu. Le zro de cette batterie
tait situ la cote 192,58 m NGT (12.8.1935). La cote de l'tiage du
mois d'aot (dbit trs faible) tait de 192~20 m. La cote maximale entre
1929 et 1943 qui semble avoir t atteinte le 2 janvier 1935 10 h 20 est
de 3~35 mtres. 11a1heureusement~ les originaux de ces relevs 1imnimtriques
ont disparu et nous ne possdons que des cahiers de dbits moyen~ journaliers
trs bien tenus mais dont nous devrons discuter la qualit plus loin. Une
abaque (section~ vitesse et dbits en fonction de la cote) a t galement
retrouve et devait servir la traduction en dbits (sans qu'on puisse
l'affirmer en l'absence de relevs). En 1943~ le pont fut dtruit au cours
des batailles de la deuxime guerre mondiale.

En 1946, un premier 1imnigraphe a t install en novembre sur un puit


en maonnerie situ en rive gauche ( environ 300 m l'aval de l'ancien
pont). C'est un appareil Richard flotteurs avec une rduction de 1/20 et
un tambour rotation hebdomadaire. Une chelle gradue de 0 4 p l5 m tait
160

plaque contre le puits. Cette chelle nous servira de base pour l calage
des chelles ultrieures. Nous l'appellerons chelle puits Ne 1. La cote
de son zro serait 192~51 m NGT. Cette station tait situe environ 10
mtres l'amont d'un cassis construit en 1940, renforc en 1943 aprs la
destruction du pont en amont. Ce cassis comportait 30 buses d'un diamtre
de 1 mtre et tait nettement en saillie sur le fond de l'Oued. Pour une
cote de 1,70 mtre, il n'tait pas entirement submerg. Le nou~eau pont
route situ 20 mtre l'aval du cassis est termin en Aot 1945. Les buses
furent ensuite dmanteles et le eassis aras la hauteur du soubassement
(peut-tre en Aot 1948). Une seetion de eontrle peu prs stable tait
ainsi eonstitue. Cette situation s'est prolonge jusqu'en Mars 1973 o la
crue exeeptionnelle du fleuve a dtruit partiellement le reste du cassis,
ereusant une brche profonde du ct rive gauche.

La baisEe du plan d'eaueonscutive l'arasement du cassis en 1948


eut des eonsquenees gnantes pour les hydrologues car le zro de l'chelle
puits et la base de la gaine du limnigraphe s'avrrent cots un niveau
trop lev pour enregistrer les moyennes et basses eaux. Ce n'est qu'
partir de 45 cm d'eau dans l'oued qu'chelle et limnigraphe entraient en
fonctionnement (soit pour un dbit d'environ 15 m3 /s). Pour le limnigraphe
cette situation se maintiendra jusqu'en 1965 et jusqu' cette date les
donnes limnimtriques se rsumeront une hauteur par jour ds que le dbit
sera infrieur 15 m3 /s. La prcision des rsultats s'en ressentira d'autant
plus qu'il est impossible de vrifier les chiffres nots par l'observateur
lorsqu'ils sont suspects.

Plusieurs batteries d'chelle~ ont t poses durant cette priode pour


suppler la dfaillance de l'chelle puits Nj 1. La premire de ces
ehelles dont il est fait mention explicitement et que nous appellerons
nchelle cassis n a t pose par le BlRE: le 27.4.1949 au centre du radier
ct aval, c'tait un lment de 0 1 m qui, selon un nivellement de
l'poque, aurait son zro la cte 192,04 m NGT. Autrement dit, le 0 de
l'chelle puits N~ 1 serait 0,h7 l'chelle cassis. ~n fait, ds que les
deux chelles taient en eau, l'observateur les lisait simultanment et l'on
constate que lorsque la cote augmente au-dessus de 100 cm au cassis, le
dcalage se stabilise 45 cm. Toute la priode de lecture 1949-1965 a
161

donc t dpouille en cote cassis avec un dcalage cassis-chelle puits


N- 1 de 45 cm. La cote de mise en eau du flott!eur du limnigraphe (cote 0
de l'chelle puits N 1) tait donc galement 45 cm l'chelle cassis. Le
limnigraphe Richard install en 1946 est rest en service jusqu'au 25.5.1965.
Le mouvement d'horlogerie a donn satisfaction. Par contre. pratiquement
chaque dcrue, le contrepoids se coinait dans le tube guide, d'o un lim-
nigramme en marches d'escalier (souvent une sp.ule marche). En consquence.
les courbes de dcrue sont interpoles partir des lectures journalires.

A partir du 21.4.1965. les hauteurs dVtiage sont lues sur une chelle
install~ par la SCET. C'est un lment de 1,00 m 2,00 m install en
rive gauche et cal par rapport l'ancienne chelle puits: cote SCET =
cote chelle puits N 1 + 2,00 m. Dalw le mne temps le puits a t surcreus
de 60 cm et raccord l'Oued par une buse horizontale. le flotteur est
thoriquement en eau quelque soit le dbit ~ en fait le dispositif s'envase
rapidement et les dvasages sont trop peu nombreux pour pallier cet incon-
vnient. Le 25.2.1967, le BrRR modifi~ une deuxime fois le calage des
chelles en alignant les cotes puits ~ l'chelle, que nous appellerons
chelle puits N 2, sur les cotes SCET. L'chelle sur la maonnerie prc-
demment gradue de 0 415 cm (chelle Nl) est repeinte avec des chiffres
allant de 200 615 cm et une rglette en inox est place dans la partie
surcreuse du puits. Les chelles SCET sont enleves. En-dessous de 2 mtres
les cotes sont lues en millimtres. Un nivellement a t refait en Dcembre
1970 par l'quipe topographique de la DRE. Normalement la cote 2 m de la
nouvelle chelle puits (N2) devrait tre gale la cote du zro de l'ancien-
ne chelle puits (N- 1). Or on constate que
cote 2 m chelle N 2 = 193,43 NGT
cote 0 chelle NO 1 = 192,51 NGT

Il Y a donc aucun doute que li une des deux cotes est errone. Quoiqu'il
en soit, ce fait, bien que regrettable, ne nuit pas la valeur des enregis-
trements tant donn que lV on est certain que la graduation de l'chelle puite
a t c1rlac~ de 2 m entre l'ancienne (N 1) et -,a nouvelle (N 2).
162

Le 5.5.1967, l'appareil Richard est remp1c par un 1imnigraphe


STEVENS table drou1ante. La -duction est au 1/20, puis au 1/10
partir de juin 1967. L'avancement est de 5 mm/heure.

Le 23.4.1969, l'appareil prcdent est remplac par un appareil STEVENS


tambour rotation hebdomadaire, rduction 1/10, avancement 1,25 mm/heure.
L'appareil donne satisfaction mais l'avancement est un peu lent pour
dpouiller certaines montes de crue (en mars 1973, le 1imnigraphe a
t emport par une crue violente).
Pour conclure, nous rappelons que l'ensemble de la 1imnimtrie connue
de Ghardinaou est dpouill en se rapportant aux deux chelles suivantes :
jusqu'au 21.4.]965 chelle cassis
- depuis le 2].4.1965 chelle puits N 2 (ou chelle SCET).

Pour la priode antrieure l'installation de l'chelle cassis, les


hauteurs taient rapportes une chelle pour laquelle il n'y a pas de
renseignement prcis (date d'installation, cote du 0 ) dans le
dossier de la station. Une photographie prise le 15.2.]947 montre un
lment de 4 mtres de haut environ adoss l'ancien cassis buses. Il
semble que cet lment soit rest en place aprs la dmolition du cassis
et que les tiages taient lus sur cet lment jusqu' l'installation de
l'chelle cassis. Cette chelle aurait t utilise de 1940 ]949. Le seul
lment de calage que l'on possde est une note griffonne au dos d'un
enregistrement (du 15 au 21.]].]948) signalant que la diffrence de niveau
entre le lit de la Medjerdah (ancienn~ chelle) et le 0 de l'chelle du
porte enregistreur est de 60 cm; mais rien ne nous dit que le 0 de l'chelle
tait plac au fond du lit.

De toute faon le dpouillement des hauteurs d'eau n'a t fait qu'


partir de janvier 1949. Indpendamment du problme de calage signal plus
haut, on ne possde pas de jaugeage d'tiage pour la priode Aot 1948
(destruction du cassis) janvier ]949. De 1946 1948, les jaugeages sont
trop peu nombreux et trop impr~cis (flotteurs) pour tracer un talonnage
valable avec la configuration ancien cassis.
163

II.3.2.1.2. ~ Les jaugeages

On dispose de 938 jaugeages pour la priode allant de 1946 1974.


D'aprs leur qualit il convient de distinguer 2 priodes.

En tiage les jaugeages sont faits gu ou au moulinet sur perche


selon la ~thode point par point simplifie : le nombre de verticales
tait de 4 pour 25 mtres de large et on mesurait la vitesse en un
point (parfois 2 ou 3) sur la verticale. Ceci est insuffisant pour
obtenir une bonne prcision. De surcrot, la station manque de sen-
sibilit en tiage, surtout si la cote est infrieu~ 10 cm au cassis
Par exemple le 17.7.1962 =5
H cm Cassis Q = 727 Ils
le 18.8.1962 H=5 cm Cassis Q = 253 Ils.
En crue les jaugeages se font aux flotteurs sur une base infrieure ou
gale 50 m. La valeur des rsultats sera discute au paragraphe
talonnage.

En tiage, les jaugeages sont faits au micromoulinet selon la mthode


du jaugeage complet point par point. Le groupement des points autour
des courbes d'talonnage devient nettement plus serr que pour la priode
antrieure, surtout aprs 1967 o les cotes sont lues en millimtres
au-dessous de 2 m l'chelle puits N 2.

En crue, le premier jaugeage au moulinet est effectu sur le pont route


le 13.1.1968 avec un saumon suspendu de 25 kg. Depuis cette date, trente
quatre traverses ont t effectues des cotes variant entre 198 cm
et 300 cm l'chelle puits N 2.

On trouvera ci-aprs le nom~re de jaugeages effectus pour les diff-


rentes tranches de dbits. On constate qu'un nonbre trs important de jau-
geages ont t faits depuis 1946. Toutefois le dbit de 290 m /s nVa pas
3
~ete.. depasse~
. . . . ce ~U1. est f a1. bl e eu egar
.. d aux d"e~1ts
J
constate..
MEDJERDAH GHARDfl4AOU 164

(RECAPITULATION CHRONOLOGIQUE DU NOMBRE DE JAUGEAGES PAR TRANCHE


DE D2BIT)
Tableau II.3.2.1.2.(1)
1="-"='-'=,====<-===f=--===' ,-'~~,c=.:=--=-I-'=c:="---'-'r==""'-=I-~=':='I
1 ANNEE Q <1.3 /& 1 1...< Q c 10 10~Q<30t30'Q~100 Q>,100 1 TeTAI. t
t 1 1 1
f t J t
1946 0 t 0 2 0 0 lOt
19l~7 10 t II 1 0 . 2 t 2l~ t
1 t
1943 9 1 II 1 1 0 22 1
1949 12 1 II 0 3 0 26 t
t t
1950 1 II 4 5 2 30 1
1951 15 t
l
19 2 7 0 43 t
,
1952 10 21 II 21 l 64 1
1953 ro 23 ll~ II 9 67 t
t
195 1, 19 13 ;) 2 4l~ t
1955 22 30 3 0 0 55 1
1
1956 19 19 4 2 0 Mi, 1
1957 14 32 2 2 0 50 1
t
1953 18 29 3 2 0 52 1
lS59 2 2[; 3 1 0 34 t
t
1 1960 7 19 3 0 0 29 1
1961 10 (')
o 0 0 26 1
1
1962 5 10 0 1 0 16 1
1963 5 3 0 0 0 8 t
1
1964 13 IlOt 0 0 21~ t
1965 6 6 2 t 4 0 ID 1
1 t
1966 18 t 9 1 0 1 0 2C 1
1967 9 1 1C 2 1 0 0 29 1
1 1 1
196B II 1 10 0 1 14 10 53 t
l i t "
1969 t 12 1 22 4 1 1 4 43 1
1970 1 12 1 9 0 1 5 0 26'
1971 1 13 i 9 1 1 14 4 41 1
1 1 1 1
1912 1 Il 1 8 2 1 0 1 22 1
1973 1 () t 7 0 10 1 14 1
t t 1 1
1974 1 1 1 3 0 t 0 0 4 t
t 1 l i t
t TOTAL 1 300 t 416 6 5 ! 101 36 S3 1
t 1 t 1 1
1 1
1 Q max ,
Il 3
998 1 S t 9,9 Sm 1s
31 r3 3
29 ~ Cm 1s 1 9..m 1S 1 290 m 'S 1
1
1

: Q min 1 17,2 Ils 1 1,00m /s


3 10,6m3 /s: 30,5m3 /s i 3
104 m /s 1
==""",,=-::=.6::::., -==' ,==1..,... ""===",,==:::L=:=:-:::o:::::=-_-::=:::~.""=:~=====_,._,,,:::=,..,=:
==0'
1
.~::::::===""!
Dl!bi t maximum ob serv de 19l.9 1970 Q =" 660 m31s (1950 )
estim en 1973 Q = 2370 m31 s
165

II.3.2.1.3. - Etalonnage - Traduction hauteur-dbit

a) ~~!!~!_~~~ ( moins de 2 m l'chelle puits ou 0,45 m au cassis)


A partir d'Aot 1948, date de la destruction du'cassis, la station est
reste ~ pU prs stable (jusqu'~ la grande crue de Mars 1973).
Sans doute des modifications faibles du lit mineur ont eu lieu, mais
en superposant d'annee en anne les dbits de jaugeage point par point
sinp1ifi de 1949 1965 les nuages de points successifs ne permettent
pas de tracer p1csieurs talonnages.

De 1965 la grande crue de 1969 (25.12.1969) le groupement des


jaugeages complet point par point est meilleur et permet de tracer un
talonnage basses eaux pour cette priode (N~ 651),

Aprs le maximum de la crue de 1969 (H = 4,20 m), on constate une


tendance au remblaiement de la station, ce qui conduit un nouvel
talonnage (N 691). En Mars 1973 (en dehors de la priode couverte
par la lionographie) une crue exceptionnelle (H = 7,60 m) a emport
le 1imnieraphe et ouvert une brche profonde dans le cassis. L'talon-
nage est donc revoir depuis cette date.

b) ~~~~!~~~! (plus de 2 ID l'chelle N 2 du puits)

1) ~E!~!_!2~

Les trente quatre traverses effectues depuis 1969 avec saumon suspendu
ont t dpouilles selon la mthode ~e jaugeage continu par verticales.
Le problme pos par l'angle b du courant avec la section de jaugeage
a t un peu dlicat rsoudre. Les oprateurs mesuraient en effet un
angle b variant de 0 35 8 selon les verticales et les hauteurs
l'cne1le. Le fait ne parat pas impossible, le pont tant situ
l'~ntre d'un coude de la rivire. Nous avons du admettre un angle b
constant de 20, ce qui conduit diminuer les dbits de 6 %. Ceci
devra tre prcis en cours de jaugeages ultrieurs.
166

Les traverses N 1 23 (antrieures la crue de ]969) ont donn un


3
talonnage jusqu' la cote 300 l'chelle N 2 du puits (Q = 185 m /s).
On a ensuite extrapol jusqu' 4~20 m.

Les traverses N 24 34 effectues postrieurement la crue de 1969~

laissent prsager du mme dtarage que la courbe des basses eaux


Ne 69]. Cependant la qualit de ces dernires traverses laisse d-
sirer car il n'y a que trois verticales (et parfois deux) par arche,
ce qui est bien insuffisant. De ce fait p on s'est guid sur les
traverses prcdentes, mais l'talonnage hautes eaux obtenu (Ne 69])
est peu prcis et doit tre considr comme provisoire.

Au cours de la crue de Mars ]973~ des modifications importantes du lit


se sont produites (Brche dans le cassis). En l'~bsence de jaugeage,
le dhit maximum a pu tre valu, avec une marge d'~rreur pas trop
grande~ par le calcul l'aide de 4 formulations diffrentes aux
rsultats comp~rables (vitesse moyenne sous le pont, formule de
Manning Strickler, courbes section mouille~ vitesse moyenne en fonction
de la cote et formule de Lesbros). Pour une cote de 7,60 m, le dbit
3
est estim 2 370 m /s.

Pour la priode antrieure~ on ne dispose que de jaugeages aux flotteurs.


La dispersion des rsultats est grane, mais surtout on constate que
la courbe enveloppe des points reprsentatifs est nettement au-dessous
des rsultats obtenus par les jaugeages au moulinet. L'explication de
cet cart vient du mode de calcul utilis pour les jaugeages aux
flotteurs avant 1968. Un exe~ple permettre d'exposer le problme

Le jaugeage N 18 du 28.1.1953 (H = 3~75 m ~ l'chelle N 2 du puits)


3
donne un dbit Q = 290 m /s ; pour cette cote~ l'talonnage au
moulinet donne Q = 443 m3 /s. Selon les oprateurs~ la section mouille
2
tait de 107 M (ce qui est exact) et les vitesses de surfaces ~ 3,66 mIs,
3 p 85 m/s~ et 3 p 62 mIs et 3~50 mIs (mesures sur une base de 60 m).
Puis l'aide d'une formule, la vitesse moyenne dans la section tait
~
167

3
trouve gale 2,7 mIs d'o le dbit de 290 m /s. On aurait ainsi un
rapport vitesse moyenne dans la section sur vitesee moyenne superficiel-
le gal 0~7 0,8 environ, ce qui est peu. De plus, on remarquera
que l'on n'avait mesur que 4 vitesses superficielles seulement pour
ce jaugeage, ce qui est bien peu pour estimer la vitesse moyenne su-
perficielle.

L'ensemble de ces jaugeages aux flotteurs n'est pas exploitable. La


station tant relativement peu instable, cn utilise la courbe d~ta

lonnage obtenue par les jaugeages au moulinet entre 1968 et 1969. Les
hauteurs d'eau ont donc t traduites en dbits au moyen de deux
talonnages: le premier allant du 1.1.1949 au 25.12.1969 rapport
l'chelle cassis jusqu'au 20.4.1965 eteensuite l'chelle puits N2
du 21.4.1965 au 25.12.]969 - talonnages N 491 et 651) ; le second
(provisoire) qui prend effet le 26.1Z.1969 jusqu'au 31 aot 1970 (N 691).

II.3.2.1.4. - Correction des d1its moyens journaliers

Aprs passage sur ordinateur, des corrections manuelles ont t faites


pour affiner les rsultats en ce qui concerne les dbits moyens journaliers
3
infrieurs 10 m /s. Ces corrections ont pour but :
19 ) de supprimer, autant que possible en dcrue, les marches d'escalier
(des au manque de sensibilit de la station ou l'observateur)
2) d'effectuer des corrections en plus ou en moins lorsque plusieurs
jaugeages d'tiages successifs le justifient. Ce phnomne correspond
de lgers dtarages de la station et se manifeste surtout pour des
dbits infrieurs 2 m3 /s, c'est ~ dire des lames d'eau de l'ordre de
10 cm.

Les rsultats dans l'ensemble sont assez bons, il n'y a aucune lacune
dans les annes 1949-50 2 1962-63 et 1965-66 1968-10. Seules les annes
]963-64 et 1964-65 sont incompltes par suite des pannes du limnigraphe et
des lectures fausses ou n~c imaginaires de l'observateur.
168

II.3.2.1.5. - Donnes anciennes (antrieures 1946)

Les donnes limnimtriques de l'ancien pont-route antrieures 1946


n'ont malheureusement pas t retrouves. On dispose de cahiers de dbits
moyens journaliers.

De 1930-31 1938-39~ on dispose d'une srie sans lacunes. En 1929-30


manquent octobre et mars. Il est difficile de juger de la valeur de
l'talonnage utilis cette poque puisque nous n'avons pas les hauteurs
d'eau releves. On notera cepen~ant qu'en tiage le dbit correspondant
la cote 0 de l'chelle est de 700 1/0. Or le dbit de l'oued est infrieur
actuellement 700 l/s pendant 3 4 mois par an en anne mdiane. Donc, ou
bien le barme tait mal fond, ou ~ien le zro de l'chelle tait plac
trop haut pour mesurer les cotes d'tiages correctement. De surcrott, les
jours de crue le nombre de lectures tait peut-tr~ insuffisant ou bien
n'tait retenue que la hauteur maximum. En effet les dbits moyens journaliers
maxima de la priode 1929-1939 sont beaucoup plus levs que ceux de la
priode 1944'~1970~ sans qu'il en soit de mme aux autres stations connues.
Ces rsultats sont donc pratiquement inutilisables.

De 1939-40 1948-49~ il Y a une lacune totale. Le cassis aurait t


construit en 1940 (date prcise inconnue) et doubl en 1943. puis dtruit
volontairement en 1948 (jusqu'au soubassement qui a subsist jusqu' nos jours)
Le nouveau pont a aussi t construit en 19~5. De 1939 1946 il y a encore
des cahiers de ~bits moyens journaliers, mais avec beaucoup de lacunes,
sans talonnage connu et sans jaugeages connus. A partir de 1946 (installa-
tion du limnigraphe) les hauteurs s~nt connues, mais rapportes une chelle
dont on ne connat pas le calage. De surcrot, il y a trop peu de jaugeages
pour tablir un talonnage tenant compte de ce cassis trs en saillie au-
dessus du fond (2 m). Ainsi donc, nous nous sommes limits l'tude des
dbits depuis 1949.
169

II.3.2.2. - LA MEDJEr~AH A JENDOUBA (ancienne appelation SOUK EL ARBA)

Cette station a pour coordonnes gographiques


7 gr 146 longitude Est
40 gr 568 latitude Nord

La superficie du bassin versant drain ce niveau est de 2 410 km 2

II.3.2.2.1. - Historique de la station

Les observations des cotes du plan d'eau ont d~ut en 1897, mais on ne
trouve mention de l'installation d'chelles limnimtriques qu'en 1923. A
partir de 1932 on est certain~ grce des photographies, que les chelles
taient installes en rive droite l'aplomb du trottoir aval du vieux pont-
route mtallique sur la route GP 17. Ces chelles, de 0 12 mtres, ont
t observes du 1er Janvier 1897 jusqu'au 31 Mars 1950, date laquelle
malheureusement les observations ont t interrompues, en raison semble-t-il
du vol des supports et des lments d'chelle infrieurs. Il est regrettable
qu'une aussi belle srie d'observations ait t abandonne. Le zro de
l'chelle tait 130,292 m NGT.

En 1966, une deuxime station, quipe d'un limnigraphe Stevens, a t


cre environ l 500 mtr~s en aMont de la prcdente, au nouveau pont-route
de Jendouba. On peut regretter que l'ancien emplacement n'ait pas t conser-
v. Cette station a t trs mal observe par un observateur fantaisiste, le
lirnnigraphe tant trs souvent hors de fonctionuement du fait de l'envase-
ment des buses.

En Juillet 1968, le poste enregistreur et les chelles ont t trans-


frs de la rive gauche la rive droite. La station depuis cette date a t
observe convenablement. Le zro rle l'chelle est la cote 135,265 m NGT.

En 1969, une batterie d'chelle a t rinstalle l'ancien emplacement


de faon tablir la corrlation entre ancienne et nouvelle station.
170

II.3.2.2.2. - Jaugeages

Depuis 1900~ 304 jaugeages ont ~t effectus Jendouba.

Depuis Juillet 1966, des jaugeages bi-mensuels rguliers ont t effectu~


3
pour les tiages jusque vers 20 m /s. Pour les moyennes et hautes eaux
de nom~reuses traverses ont t faites au moulinet depuis le nouveau
pont-route~ le dpouillenent ayant t fait par la mthode des jaugeages
continus.

La cote maximum enregistre jusqu'en Aot 1970 correspondait un dbit


3
de 508 m /s. Or nous avons une traverse qui commence 486 m3 /s. On
voit que l'extrapolation ncessaire n'a pas t trs forte pour cette
nouvelle station. En t1ars 1973 par contre la crue trs forte a contourn
le pont. Le dbit maximum a t calcul pour la cote H = 14,60 m,
Q 2 420 m3 /s. Ce dtit a t rapproch de celui obtenu par l'utilisa-
=
tion des barrnes de l'ancienne station et, copte tenu des dbordements,
les valeurs obtenues sont proches. On trouvera ci-aprs un tableau
rcapitulatif des jaugeages regroups par classe de dbits.

27 mesures directes de dbits sont connues pour toute la priode


d'observations
de 1947 1950 13 jaugeages d'tiage au moulinet
12 jaugeages de crue aux flotteurs.
en 1900 un jaueeage d'tiage aux flotteurs (de bonne qualit)
en 1902 un jaup,eage 'tiage aux flotteurs de bonne qualit auss~.
3
Les dbits jaugs sont faibles ( < 150 m /s>. On trouvera ci-aprs le
nombre de jaugeages effectus pour les diffrentes tranches de dbit.
171
MEDJERDAH A JENDOUBA
(R~(JapituZation chronoZogique du nombre de ;ja:ugeages paz' tranche
de dbit m3/s )
TabZeau II.3.2.2.3. (1)
-1
ANNEE Q< 1 Q~ 1 Q~ 10 Q~('l Q~100
o <10 Q <30 Q<]OO Q<300 Q~300 TOTAL
,

1900 1 0 0 0 0 1
1902 1 () () 0 0 1
]947 2 0 () 0 0 2

1

1948 3 2 0 0 0 ~
5
1949 3 3 j
0 0 1 7


1950 .3 2 0 4 3 1 12
1951 2 2 0 0 0 4
1952 2 2 0 0 (' 4
1953 0 2 0 0 0 2
1954 0 0 0 0 0 0
1955 2 2 0 0 0 4
1956 0 3 0 0 0 3
1957 0 0 0 0 0 0
1958 0 0 0 0 0 0
1959 0 0 0 0 f) 0
1960 0 0 0 0 0 0
196] 0 0 0 0 a 0
1962 0 0 1) 0 ('l 0
1963 0 0 0 0 0 0
1964 0 n 0 () 0 0
]965 0 Il () 0 () ]1
1966 8 19 (1 0 (1 27
1967 10 23 2 0 0 35
1968 10 9 4 9 Il 43
1969 7 18 4 3 2 3 37
197n JI Il 6 6 0 34
197] 7 12 4 0 1 24
1972 7 ](1 3 7 0 27
1973 - 13 2 0 3 ]8
1974 - 3 - - - 3
TOTAL 79 147 25 29 21 3 304
RMAX. 0,99 9,19 28,4 98,0 ~36 ~86
m.3/s

~ MIN. 0,30 l,OB ]0,9 ~2,9 01 ~58


~3/s

Dbit maximum observ Q = 2420 m3/s en 1973


Q = 1610 m3/s en 1907
172

II.3.2.2.3. - Etalonnage = Traduction hauteurs-dbits

Les deux stations paraissent assez stables.

Les jaugeages disponibles couvrent pratiquement toute la gamme des cotes


observes cette station jusqu ven 1970 et il n', a pas eu de difficul-
ts particulires. Pour la crue de Mars 1973 cite ici nous avons dj
indiqu quVun calcul a permis une extrapolation raisonnable.

Du point ne vue jaugeages nous avons vu que la situation n'est pas trs
favorable. Cependant 5 nous avons tabli une corrlation entre les deux
stations grce aux relevs simultans faits en 1970 et 1971.

La correspondance obtenue est sensiblement linaire malgr quelques


fluctuations provenant dVune variation de la pente de la ligne d'eau
selon qu'il sVagit d'une crue ou d'une dcrue.

Si Hl et HZ sont les cotes respectives en centiMtres la nouvelle et


l'ancienne station 5 on a la correspondance H2 = 0 5 962 Hl - 107.
Cela permet l'extension de la courbe de tarage jusqu' H = 720 et
3 2
Q = 530 m /s partir de la courbe de tarage de la nouvelle station. Les
jaugeages aux flotteurs sont pour la plupart bien placs par rapport
cette courbe. Au-del de la cote 720 on a utilis la formule de
f1anning U = KR! i t dans laquelle on a fait les approximations

suivantes :
i = pente de la ligne dVeau entre les deux stations
R = rayon hydraulique estin gal la profondeur moyenne
K a t dtermin pour les diffrents jaugeages connus

En fait pour les faibles cotes l'che11e 5 il nVest gure indiqu


d Vuti1iser cette formule car la pente de la ligne d'eau peut tre
sensiblement variable sur le trajet sparant les deux stations. Ce
n'est que pour les cotes suffisamment grandes que l'on admettra la
validit de la formule. A partir de 5 mtres ou mieux de 6 mtres,
173

le coefficient K se stabilise aux environs de 32, valeur tout fait


compatible d'ailleurs avec e que nous savons des oueds de cette rgie..
On obtient ainsi le haut de la courbe au-del de la cote 720.

En tiage on a pu tablir 2 courbes de tarage essez voisines valables


entre 1946 et 1950 ~ partir des mesures directes. Entre 1898 et 1946 Oi.

a dtermin des priodes de stabilit partir des cotes annuelles des


plus basses eaux qui sont les suivantes :

1 ANNEE 11898118991190011901119021190311904119051190611907119081190911910!
! _ _--~I:--_~t---:..!---:!_~!r---::-!_......;.!_--;!_ _:-I_--:-1_~I_--:!~_t:--_-:-1
1 Il!! 1 ! I! ! ! ! 1 1 -
1 H min (cm) 2 1 1 O! O! O 1 -91 -7 1-12 ! -151 -251-29 1-30 1 10~~
1----""'---+!--+!---+1---+--+1--+1--+1--+1--+1--+--+1--+--
! ANNEE !191111912!191311914!191511916!191711918!1919119201192111922119231
! 1 ! ! 1 III! 1111
1
Hmim(cm)1 5 t 1 t Il! 14 ! 15 1 1S11 12! 8 ! 6! 2 1_8 1 -9! SK 1
1111 t t 1 i 1 lit 1
ANNEE :1924:192S:1926:1927:1928~1929:1930iI93):1932:1933;1934;1935:1936:
! Il! ! Il!

~1nE 1193711938!1939119401194111942!1943119441194511946119471194811949;
1 II! 1 ! 111111 ! ! i
11 1l 111 R
: H mirl(cm): 20111 20 : 30*: 30~: SOK: 5011: SOM: 10 ! 30~ 20*i 20 10 ! 20~;
============-=z:=.J===.-=======;;::=====::r====-==:n:::========J::=============~===='======r
~

Les cotes marques d'un astrisque doivent tre considres comme


douteuses car elles se rptent longtemps p parfois plusieurs mois. Les
cotes relles sont sans doute infrieures L'examen 1es cotes montre quP
la station peut tre considre comme relativement sta1e en moyenne
et hautes eaux puisque leur variation (de l'ordre de 70 cm au Daximum)
est rduite si on la compare au marnage t!lOyen de l'Oued. On peut reg:---
per les annes en 4 priodes chacune desquelles on attribuera une
courbe de tarage :
174

1~""~~~~~~~~q~~~~#'~=~~~D
t PEalOD~ ~ Cote moyenne des
. D.D.~
1
..a==D===.=..===7
N Barme 1

!" ~~h~~~~~i~~i,,~~~it;~~" i'~t~.,.b~:;;~'~~~i


~ l i 'l ' !
l 'l' l '!"!
i"'1"
f
001 !

f)A, a attribu a la cote moyenne des plu& basses eaux un dbit de 500 litre!'!.'
1
et on a raeeord le. eourb~s ! la eourbe unique des dbits au-del de 20 ~,

La traduction des hauteurs en dbits a t faite en utilisant les courbes


ta~ase tablies ei-dessus. Les rsultats dans l'ensemble sont assez bons.
comparaison avec lQS autres stations, nous avons t amens liminer
certaines observations.

Pour les tiages, les lectures trs 8ijpaces parfois avant 1947 et la
faible semsibi1it de la station ea tiage ont conduit effectuer une
corree~ion graphique 'pour supprimer les marches d Vescaliers ou les paliers ~
3
apparaissent trop anormaux.Le dbit maximum trouv de 1907 (1610 m /s) qu~.
avait inquit est en fait tout fait vrais~mb1a1e d'aprs les obser, .'
faites en 1973 o le dbit observ a t bien plus lv sans aucune cont~

ta~iOD possible.

II.3.2.2.4. - Conclusion

Jendouba est une station particu1ir~ent intressante par son ancienr-o~~

par la longueur ~ la priode de mesures (46 annes compltes). C'est une


station relativement stable et la qualit des observations aprs critique
est convenable.
175

II.30203. - MEDJERDAH A BOU SALID1

Cette station, une des plus anciennes de Tunisie, est situe au Pont-
Route de la G.P. 6 de Tunis Ghardimaou la sortie Sud de la ville de
Bou Salem en direction de Jendouba. (Bou Salem s'appelait jusqu'en 1961
Souk El Khrnis).

Les coordonnes de la station sont les suivantes


- 40 8r 669 de latitude Nord
7 gr 369 de longitude Est.

Le bassin vers~nt drain ce niveau a une superficie de 16 230 km 2

II.3.2.3.10 - Historique

Nous n'avons pas pu reconstituer l'historique complet de la station, mais


les indications que nous possdons sont suffis~ent prcises pour dtermi-
ner l'essentiel.

En 1898 un poste est cr, compos d'une simple ~atterie d'chelles dont
le zro serait cal la cote 117,13 ID NGT. (Nous n'avons pas l'original du
nivellement des chelles)o Naus n'avons pas retrouv les lectures d'chelles
de 1898 1924 mais seulenent les dbits moyens journaliers calculs partir
de la formule de Bazino Comme pour la station de Ghardimaou ces dLits
sont trs sujets caution et ne peuvent tre contrls. ILs n'ont pas t
utiliss dans cette ~on02raphieo De 1907 1928~ nous possdons un recueil
de tlgrammes d'annonce de crue que l'observateur envoyait Tunis chaque
fois que la cote dpassait 4 ntres l'chelle, ces indications sont
trs fragmentaires et ne donnent aucune cote infrie~re 4 mtres, elle ne
permettent pas de reconstituer les limnigramc~s de crue. Pour la priode
1921-1925 une note indique que durant cette priode le zro des chelles est
cal la cote NGT = 115,75 IDo Aucun croquis ni lev topographique ne nous
a permis de contrler cette information. Dat de Dcembre 1924 on retrouve
le dossier complet de l'installation Ju poste linnieraphique (plan cot,
croquis d'installation etc o ). Le linnigraphe a t plac en Mars 1925.
176

Il comporte un tubage de 9 mtres acroch l'amont de ia pile centrale


du :.bnt. L'enregistreur est un appareil Richard flotteur, tambour ~ertcal,
rotation hebdomadaire mt rduction au 1/30. Le zro de l'chelle est cai
la cote 117,02 m NGT. (Le repre de nivellement est plac sur l'amont de
la cule en rive groite la cote 128,649 m NGT).

Ce iimnigraphe ne sera pas suivi de faon rgulire jusqu'en 1931 mais


les lectures d'chelles de l'observateur ont t conserves depuis 1925 et
on pu tre dpouilles. Il n'y a pas dans ce dossi~r de 1924 de dtail sur la
ratterie d'chelles si ce n'est que le zro est cal la cote NGT 117,02.
Mais un profil en travers lev en Septe~brc 1941 et les instructions
l'observateur en 1952 font tat des mmes lments ~ 1 l~nt de 0 2 mtref
en amont de la pile du Pont, un lment de 2 4 m sur la pile du Pont et
un lment de 4 7 m sur la cUle R.D. Nous pensons que ces lments tai-
ent en place ds le d~ut de l'installation. Le dex~ier document en date
est le lev tCfographique fait ~n Juin 1969 par le Service Hydrologique.
A cette date l'installation du limnigraphe est toujours la mme, l'appareil
est toujours un Richard hebdomadaire mais les lments d'chelle sont situs
CO!!lIlle suit ~

- 1 lment de 01'1 1 p 25 m en rive droite (cote ='1 zro 116,905)


1 lment de 1 m 2,15 men amont de la. pile (cote du zro 116,955)
- 1 lment e 2 m 4,15 m sur la pile du Pont (cote du zro 117,000)
- 1 lment de 4m7~15 m sur la cale R.D. (cote du zro 116 p 95) 0

Nous pensons que les lments de 1 7 m sont toujours des lments


d'origine et que la diffrence de calage de l' lt:lent de 4 7 m provient
du lev topographique ou du changement de repre. L'lment de 2 4 m
est toujours cal la mme cote qu'en 1936. L'lment de 1 m en R.D. est
plus rcent, il a t e~port pendant les crues de l'automne 1969 et remis
en place en 1970.

II.3.2.3.2. - Jaugeages

De 1947 1973, 471jaugeages ont t effectus cette station. Les crues


3
de Mars 1973 ont permis de dterminer le dbit maximum de 3.180 m /s l~
177

tote 10,40 rn au ".'ont (en tenant compte des dbordements) cette vleur
t~sulte 'une extrapolation d'aprs les s~ctions mouil~es et les vitesses
moyennes) aucun jaugeage cette cote n'ayant t fait car le :~nt tait
isol. tes jaugeages nO'~hreUX raliss depuis 1966 avec un moulinet sont de
bonne qualit Jans IVensecitle,' Beaucoup des jaugeages antrieurs, faits aux
l , . .
flotteurs, parais$ent de qualit un peu infrieure. On trouveta ~i-aprs
la ~~capitulation chronolosique du nombre de jaugeages par tranche de d&bits.

II.3.2.3.3. - Etalonnage - Traduction Hauteur-Dbit

Les jaugeages ont perwia de tracer 24 courbes d'talonnage successives.


L'tRlonnage des basses eaux est assez bien connu. L'talonnage hautes eaux
repose essentiellcnent s~r les nombreuses mesures effectues en Octobre et
Novenbre 1969,nesures qui ont permis d'talonner la station jusqu' la cote
3 3
6.65 m (0 = 1214 n /s) , un jaugeRge 1720 n /s avait t fait cn 1947.
Avant 1~47 il n vy a ::Jas U de jaugeages et on a trac une courbe moyenne
qui semble donner presque toujours satisfaction en ce qui concerne les dbits
d'tiage. Les apports totaux annuels ainsi calculs s~mblent correct~ apts
liT~ination de quelques rsultats douteu.~, par comparaison avec Jendouba en
particulier. En 1973 une extrapoLation a permis de G8tcrminer les dbits
3
jusqu' 31Jn rn /s.

II.3. .3.4. - Conclusion

Cette station est intressante par la longueur de IR priode d'observation.


Sa stabilit n'est pas trs bonne, mais on peut admettre que les talonnages
retenus sont nssez satisfaisants. Les rsultats ont servi de base 3 l'tude
~'un projet ~e barrage de la ~~djerdah Sidi Salerr, surtout en ce qui concer-
ne la salinit des eaux retanues, ainsi qu~ nous le verrons plus loin.
MEDJERDAH A BOU BALEM 178
(RcapituZation c'faoonoZogique du nombre de jaugeages par
tranch2s de dbit m3/s)
TabLeau II.3.8.3.8.(1)

ANNEF: Q< 1 Q~l Q~ 10 Q>,. 30 Q~ 100 Q ~ 31}() Q~ Inoa TOTAL


Q< 1Cl Q< 30 Q< 100 Q< 3f)() Q< 1000
10 ()O 1 0 0 0 (1 Cl (1 1
1902 1 " 0 0 0 0 0 1
1946 IJ 0 0 0 0 1 (\ 1
1~47 3 7 1 3 2 0 1 17
1948 2 6 5 6 4 7 0 30
1949 0 4 3 1 (l 1 0 9
1950 0 4 1 5 1 () 0 JI
1951 2 5 2 3 1 0 0 13
1952 2 5 7 3 13 3 0 33
1953 0 6 7 11 10 2 0 36
11)55 0 17 3 2 0 0 0 22
1956 n 6 6 4 2 8 0 26
1957 0 2 1 3 1 n 0 7
1958 0 6 0 () 0 (\ 0 6
1959 n 1 n 0 r 0 n 1
196n (' 1 f) 0 0 0 0 1
r-
1961 - h 0 3 1 () 0 12
1962 2 4 (' 0 () n 0 6
19fj3 () 6 2 0 0 (1 0
]1)64 8
0 5 r 0 0 0 0 5
1965 0 6 1 2 3 1 n
]966 13
,") 8 n 1 2 1 n 12
1967 14
]968 "0 33
1
5
.,..,
6
0
2
0
,...
'-'
0
0
15
46
1969 0 9 6 6 3 26 5 55
1970 0 20 7 3 0 0 f) 30
1971 1 'J 7 ro,
0 0 0 17
1972 1 Il 2 3 1 0 13
1973 -
-
2
-
- - - -
0
- 2
1974 - - - - - -
TOTAL 15 211 7r; 67 48 54 6 471
~~. 0,98 9,92 29,5 98,4 288 993 1720 1720
Q MIN. 0,18 1,01 ]n,2 3n,.l ]02 3]n ]r)J6 0, ]8
m3/s

Dbit maximum observ a= 318 n m3/s


(est~ation 1973)
179

11.3.2.4. - MEDJERDAH A MEDJEZ EL BAB MEDJERDAH n. LA SLOUGHIA

Nous traitons ces deux stations en t:1t:le temps car, distantes de 15 Km


enV1ron, elles ont des bassins versants peu diffrents

~1edjerdah ~~edjez El Bab S = 21.200 l{m2


2
Medjerdah 2i la Sloughia S = 21.000 Km

Les coordonnes des stations sont

l1edjez El Bab 8 gr 079 de longitude Est


40 gr 722 de latitude Nord

La Sloughia 7 gr 981 de longitude Est


40 gr 653 de latitude

Les volumes d'eau annuels passant Medjez El Bab sont pratiquement les
mmes que ceux passant la Sloughia. En cc qui concerne les dbits de
pointe il y a videmment des diffrences comme nous le verrons plus loin et
en particulier un dlai de transmission.

II.3.2.4.1. - Historique

Il senble que les observations des cotes du plan d'eau n'aient dbut
qu'en 1929. La station tait quipe l'origine d'une batterie d'chelles
en fonte de 0 10,15 m scelle sur le vieux pont Andalou pe Medjez El Bab
(partie amont de la cule rive droite pour les lments de 5 10 mtres et
partie amont de la premire pile en rive droite pour ceux de O' 5 mtres).
En Aot 1942 cette batterie a t prolonge par une chelle de 10 13,15
mtres place sur la berge rive droite pour les observations des grandes
crues.

Les cotes NGT des lments sont les suivantes ~

Elment o- 5,20 m cote du zro 43 ID 068 NGT


Elment 5,35 m ~ 10,20 m cote du zro 42 m 987 NGT
Elment 10,20 m 13,15 ID cote du zro 42 m 886 NGT
180

Le 12 Septembre 1932 a t install un 1imnigraphe OTT type X


rotation hebdomadaire doubl en Mars 1933 par un tl1imnigraphe OTT dmont
en t~t 1942. Le fonctionnement du poste enregistreur a t interrompu de
NoveMbre 1942 Novembre 1943.

En Hars 1973 la crue exceptionnelle qui a a.battu le parapet du pont


a dtruit le 1imnigraphe p l'enregistreur fut recupr cependant, hors
d'usage, sur la chausse du pont (l'enregistre~ent de la monte de la crde
tait presque complet).

Ds 1932 un projet d'installation d'une station complte avec limnigra-


phe tait tabli dans tous ses dtails. Cependant il faut attendre 1949 pour
voir l'installation d'une premire batterie d'chelles. Le 8.9.1949 tait
install un lment de 0 1 mtre en rive droite l'aval du pont sur un
fer en Uo Les 9 et la Septe~bre 1949 sont installs g 1 lment de 1 2 m
sur le ct rive droite du soubassement de la pile centrale. les lments
2 a 6 m sur le cot rive droite de la pile centrale, les lments 6 8 m
sur le cot rive gauche de la pile et enfin les lments de 8 10 mtres sur
la cule en rive gauche (sur la chaine d'angle). Le niv~llement ralis en
1949 donnait pour le 0 la cote NGT 51,897. En 1953 un nouveau nivellement
donnait 52,020 NGT pour le Co

En Juin 1967 un lment 1 2 m tait plac sur une cornire sur la


berge en rive gauche. Le 21.5.1968 un lment de 0 1 ID sur fer en U tait
install. Un nouveau nivellement (Septembre 1969) donne les cotes suivantes

Elment de 0 3 2 m o 52,285 NGT


Elment de 2 10 m o 52,105 NGT

En rtars 1973 le vieux pont mtallique a t emport avec l'chelle.


Dbut 1974 une nouvelle station limnigraphique a t installe sur la cule
rive droite reste en place ~prs la destruction du Pont.
181

II.3.2.4.2. - Jaugeages

De 1942 nos jours (dbut 1974) 333 jaugeages ont t effectus de


3 3
1,25 m /s 1170 m /s. Environ un tiers d'entre eux ont t faits gu
3
et perche mobile en basses eaux (Q < 8 ou 9 m /s>. Les autres mesures
correspondent des dbits plus levs et sont de qualit trs variable.
Jusqu'en 1967 il s'agit uniquem2nt de me~ures de vitesse de surface au
flott~ur. En Dcembre 1967 une srie de traverses ont pu tre faites au
cble (bateau et saumon suspendu) pour des dbits entre 15 m3/s et 152 m3 /s.
A partir d'Aot 1970 ce mod, de jaugeage a pu tre repris de faon plus
rgulire l'aide d'une embarcation plus lourde permettant des mesures
prcises jusqu' la cote 620. (300 m3/s le 30.1.1971,G.DUBEE-J.COLOMBAN1)

Actuellement la fuite de la destruction du limnigraphe par la crue


de ~mrs 1973, l'ancien projet de poste limnigraphique la Sloughia amont a
pu tre ralis (dbut 1974), dsormais les jaugeages se feront la Sloughia
pour la plupart.

b) ~~_~!2~8~i~
3 3
Depuis 1947, 279 jaugeages ont t excuts de 1,2 m /s 2.700 m /:.
Les ja~geages faits en 1973 pendaut la crue exceptionnelle ont t reprs
par rapport une chelle fictive l'ancien pont ayant t emport avec
l'chelle. Toutefois une bonne corrlation a t obtenue entre cette chelle
3
fictive et l'ancienne chelle. Le dbit maximum observ est de 3.500 m /s, le
3
dbit naximuo ~esur tant de 2.700 m /s. L'extrapolation de la courbe de
tarage n'a donc pas t trop importante. Cette .station, vu l'absence de
dbordements rempla~era avantaee.usement celle de r~djez El Bab o dborde-
ments et contournements de la station et mme de la ville rendent toute
mesure quasi-impossible en grande crue. Les jaugeages sont actuellement faits
depuis le nouveau pont. ~1ais on peut envisager l'installation d'un tlph-
rique entre les cules de l'ancien pont. Les rcapitulations chronologiques
du nombre de jaugeages par tranche de dbit se trouve ci-aprs.

~ Jaugeage 2700 m3/s en 1973 - R. GUALDE - J. CLAUDE


182
MEDJERDAH A LA SLOUGHIA
(Rcapitulation chronologiquE du nombre de jaugeages pa:ra
t'l'anches de dbit m3/s )
Tableau II.3.2.4.2. (1)

ANNEE Q < JO Q ~ 10 Q ~30 Q ~ 100 Q ~300 Q ~IOOO Q ~2000 TOTAL


Q < 30 Q < 100 Q < 300 Q< JaOO Q < 2000
1947 9 3 0 2 0 0 0 14
1948 6 0 1 0 4 0 0 11
1949 4 1 n 0 2 0 0 7
1950 5 () 0 0 1 0 0 6
951 3 3 0 0 0 0 0 6
952 0 0 0 0 0 0 0 0
953 0 0 0 0 () 0 0 0
954 () 0 6 II 7 0 0 24
955 7 15 l() 5
956 6 9 7 2
"1 0
0
0
0
37
25
957 1 ri 0 0 0 0 0 1
958 4 r 0 0 0 0 0 4
959 1 0 0 0 0 0 0 1
960 1 () 0 0 0 0 0 1
961 7 0 0 0 0 0 0 7
962 5 0 1 0 0 0 0 6
1963 5 7 0 0 f) 0 0 12
1964 3 2 0 0 () 0 0 5
1965 0 0 0 0 0 0 0 0
1966 0 0 2 0 0 0 0 2
1967 (\ 0 0 0 () 0 0 0
1968 0 0 7 8 ') 0 0 15
1969 0 0 14 2(1 19 1 0 54
197G 0 0 1 () 0 0 0 1
1971 n 1 0 0 0 0 0 1
1972 0 0 0 1 0 0 0 1
1973 - 4 4 6 10 3 4 31
1974 1 3 3 - - - - 7
TOTAL 68 48 56 55 44 4 4 279
Q MAX. 9,9 29~9 90~5 292 966 187C 2700 2700
m3/s
-
Q MIN. 1,2 10 31,9 I()O 31')1 1065 2130 1 ~2
m3/s

Dbit maximum observ Q = 3500 m3/s (1973)


183

Medjer>dah Medjez El Bab


Raapitulation Chr>onologique du Nombre de Jaugeages
Par' T!>anahes de Dbit (m 3/s)

Tableau II.3.2.4.2. (2)


i==:--:=':=C==========================C=====:-:==:=========================================S
1 1 1 1 1 1 1
Anne 1 1 ~Q <10 1 10 ~Q <3130 ~Q <1001 I~Q <3001300~ Q <1001 Q ~1000 1 Total
. 19L.2 1 0 1 0 1 0 1 0 t 3 1 0 1 3
1943 1 1 + 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 1
1941t 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0
1945 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0
1946 1 0 1 0 1 0 1 3 1 6 1 0 1 9
- 1947 1 1 1 2 1 0 1 2 1 0 1 1 1 6
1948 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0
1949 1 0 1 0 1 0 1 0 ! 0 1 0 1 0
1950 1 0 1 0 ! 0 1 0 1 0 1 0 J 0
1951 1 0 1 0 ! 0 1 0 1 0 1 0 1 0
1952 1 2 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 ! 2
1953 J 2 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 2
1954 1 5 J 2 J 7 1 13 1 12 1 0 J 44
1955
1956
1
1
14
2
1
1
18
8
1
1
12
9
1
J
II
2
J
1
0
4
1
1
0
0 ,
1 55
25
1957
1958
1
J
0
0
1
1
0
0 ,
1 0 !
!
0
0
1
J
0
0
1
1
0
0
1
!
0
0
- 1959
1960
1961
J
J
0
1
!
!
1
1
1
1

4
1
1
1
,.
tI.

3
t
1
0
0 ,
1 0
0
1
1
7
6
1 0 1 0 f 0 1 0 1 0 1 0 1 0
1962
1963
1964
,
1 0
0
1
1
0
0
1
!
0
0
1
1
0
0
1
1
0
0
1
1
0
0
1
,
f
0
0
1 0 1 0 1 0 1 0 f 0 1 0 0
1965 J 10 1 2 1 0 1 0 1 0 1 0 f 12
1966 1 8 J 0 1 0 1 0 f 0 1 0 f 8
1967 1 14 1 7 1 14 1 6 1 0 1 0 1 41
1968 1 15 1 1 r 0 ! 0 1 0 1 0 1 16
1969 1 II f 0 1 1 1 0 1 0 1 0 1 12
1970 J 15 f 10 f 12 1 0 1 0 J 0 1 37
1971 1 8 1 3 1 6 1 9 J 1 1 0 1 27
,
.. 1972 1 7 1 5 1 0 t 0 1 0 J 0 1 12
1973 ! 0 1 6 1 0 1 0 1 0 J 0 1 6
"
1974 1 - 1 2 1 - 1 - 1 - 1 0 1 2
Totel
1 116
1
1
r
1
1
60 ,
1
1
66 ,
1
J
56 1
t
25
1 930
1
J
1
1 1170
1 333
1
r
. ~ ..!::axo 9,90 26,3 97 299 1170
Im?"/D. 1 1 J 1 J 1 f
'1 !iin. J 1,25 ! f 1 109 1 300 1 !
;'~/Q
10,3 30 1170 1,25
J 1 1 1 f 1 1
Dbit maximum observ = 3.500 m3/ s (Mars 1973)
184

II.3.2.4.3. - Etalonnage - Traduction Hauteur - Dbit

Cette station est trs instable: Le graphique II.3.2.4.3. (a) traduit


les variations de la cote correspondant un dbit donn au fil des annes
d'observations. L'instabilit est vidente, sur ce graphique mme pour des
3
dbits levs de l'ordre de 700 m /s cela tient la prsence du vieux pont
andalou avec ses nombreuses piles qui, rduisant sensib1enent la section,
joue un rle de barrage. Les dpts de sables et de vases obturent une partie
variable des dbouchs surtout en rive gauche (lacornparaison de photos prises
en J924,197J et J973 permet de confirmer ces variations). Les jaugeages faits
la Sloughia ont permis de comp1ter les courbes de tarages qui sont au
no~bre de 23 depuis J945. Avant J946, 1 9 absence de jaugeage ne permet pas
d'utiliser les relevs faits depuis le dbut des observations, l'utilisation
des courbes de jaugeages de la priode postrieure n'tant pas possible en
raison de l'instabilit u lit dont nous avons par1~. DVai11eurs on observe
encore une dispersion importante autour des courbes de tarages utilises
partir de 1946.

La stabilit de cette station parait meilleure qu' ~fudjez El Bab. Nous


disposons, la suite des crues de J973, d'un talonnage extrapo1ab1e jusqu'
4000 m /s sans trop de risque d'erreurs (~~imum jaug 2700 m /s). Les relevs
3 3

faits pendant les crues de J969 ont permis de contrler les dbits Madjez
El B~b. On a pu tablir un eraphique donnant le temps de propagation du ma-
xi~um de crue entre deux stations (graphique II.3.2.4.3. (b) on voit que le
3
temps de propagation varie de 3 heures pour J20 m /s J heure JO environ
3
pour 1040 m /s. Ces temps sont coapatib1es avec les vitesses observes du
courant tant la Sloughia qu 9 Medjez El Bab. En J973 l'ancienne chelle du
pont mtallique a disparue avec ce dernier mais une correlation a t tablie
entre les cotes cette ancienne chelle et une chelle fictive. L'empla-
cement de cette chelle fictive tait 25,7 m de la cule Rive droite du
nouveau pontet son zro thorique tait la cote 53,66 NGT. Des relevs
simultans faits pendant la crue de Mars J973 cette chelle fictive et sur
la cule rive droite de l'ancien pont ont permis d'tablir la correlation
(Graph. II.3.2.4.3. (c. Comme nous 1 9 avons indiqu plus haut on peut
et situe sur le pont lui-mme
#

CRUES 0 OClOBRE, NOVEMBRE. DECEMBRE 69

VARIATION OU TEMPS DE PRO PAGATION DES CRUES EN

fONCTION DU DEBIT ENTRE LES STATIONS DE SLOUGUIA ET DE MEDJEZ

ob Siougula
o 200 400 &00 100 lOOO 1 m3/s )
Gr.113.2.4.3(C J

MEDJERDAH A LA SLOUGHIA

eo,.,...lation des co/es loncienne chelle


(PonI mtallique J et ci 1 chelle fictive u111ise
pendant la c,.ue de Mors 1973{Nouveou pont)

5 6 ., , ,. ....
185

extrapoler la courbe de tarage de Mars 1973 jusquV 3.500 m3 /s avec suret


3
et mme jusquV 4000 m /s avec incertitude encore assez faible. A 4000 m3 /s
le nouveau pont doit se mettre en charge. Les jaugeages de 1948, 1949, 1950
se placent bien sur la courbe de 1973 ce qui confirme une certaine stabilit
de la section.

II.3.2.4.4. - Conclusion

Nous avons dfinitivement renonc traduire les hauteurs d'eau releves


~ fedjez El Bab avant 1946. Pour la priode postrieure 1946 les rsultats
sont convenables aprs limination de quelques rsultats aberrants ou donteux~

correction des d6bits dVtiage partir des mesures de dbits et enfin com-
paraison des dbits la Sloughis et Medjez El Bab. En Mars 1973 nous avons
pu constater que le pont de Medjez El Bab," fais~t barrage, modifie la forme
e l'hydrogramme, les coulements contournant le pont et aussi la colline o
se trouve la vieille ville de Medjez El Bab, l'eau tant 8alement stodke
temporairement dans les zones d'inondation. En finitive en peut considrer
que, les rsultats publis plus loin sont convenables. Ils permettent en
particulier dVapprcier les apports du bassin intermiaire entre Bou Salem
et r1edjez El Bab.
186

11.3'.2.5. - LE MELLEGUE AU K 13

Cette station dont les coordonnes sont 6,845 gr de Longitude Est


40~ 130 gr de Latitude Nord
contrle un bassin versant de 9000 Km2~ plus du tiers du bassin total de la Medjerdah

II.3.2.5.1. - Historique

Les observations lim.nimGtriques ont dbut en 1901 mais nous n'avons pas de
renseignements prcis sur les chelles avant 1923. En Mai 1923, le poste lDnigra-
phique quip d'un limnigraphe Richard a t install son emplacement actuel
c'est--dire au sommet d'un puits maonn en rive droite environ 200 m~tres en
amont du pont de la route Le Kef-Sakiet Sidi Youssef. La station comporte deux
batteries d'chelles. Une batterie principale de 0 6,20 m est fixe sur le puits
du limnigraphe. Sur un schma datant de 1934 la cote du 0 de cette chelle est don-
ne gale 327,68 NGT. Sur la fiche signaltique actuelle on lit 327,41 NGT.
Nous ignorons si la diffrence provient d'une erreur de nivellement ou d'un d~ca1age
de l'chelle survenu depuis 1934. Une deuxime batterie d'chelles de 8 m est
fixe au pont pour le reprage de la cote pendant les jaugeages.

Le 1imnigraphe a t emport par la crue du 5 au 6 Octobre 1957 et rinstall


le 28 du mme mois. Le 27 Septembre 1969 une crue trs violente sub~rge l'appareil
et l'emporte nouveau. Il est rinstall fin Octobre 1969.

II.3.2.5.2. - Jaugeages

Depuis Juin 1948 jusqu'au dbut de 1974 on ne dnombre pas moins de 2 884
jr-ugeages effectus cette station. Ces jaugeages sont de valeurs ingales.
Ci-dessous on trouvera un tableau rcapitulatif par tranches de dbit de ces
jaugeages. On constate que plus de la moiti (1575) correspondent des dbits
3
infrieurs 1 m3 /s et plus de 81 % (2349) des dbits infrieurs 10 m /s.
Certains jours jusqu' 12 jaugeages ont t faits raison de un toutes les deux
heures. A l'exception de trois sries de traverses faites au saumon et au
moulinet en 1967 depuis le pont, les jaugeages au moulinet portent uniquement sur
des dbits d'tiage dpassant rarement 5 ou 6 m3 /s. Jusqu'en 1965 ces jaugeages
187

ont t faits de faon assez grossire avec un nombre restreint de verticales et


au maximum trois points par verticale. De 1959 1965 le nombre lev de ces
jaugeages compense dans une certaine mesure leur valeur mdiocre. Les mesures de
vitesse de surface aux flotteurs concernent les crues mais les dbits qui en
rsultent sont SOUVent entachs d'erreur en raison de l'imprcision sur l'valua-
tion de la surface mouille qui peut varier beaucoup d'une crue l'autre.

II.3.2.5.3. - Etalonnage - Traduction Hauteur-Dbit

Depuis 1948 grce aux nombreux jaugeages existant (mme de qualit mdiocre)
on a pu tracer 57 courbes de tarage correspondant un mme nombre de priodes de
stabilit relative dtermine par l'examen des tiages. Les dbits de basses et
moyennes eaux sont connus appr~xhnativement cependant il y a des incertitudes qui
se retrouvent dans la comparaison des volumes d'coulement annuels calculs au K 13
avec les valeurs emmagasines au barrage de Nebeur. Mme en tenant compte du bassin
intermdiaire il y a des carts relatifs assez importants parfois, pour les annes
sches surtout. Pour les hautes eaux les dbits de pointes ne sont pas toujours
trs sOrs mais la correspondance des volumes globaux est peut-tre un peu meilleure.
En particulier en 1969 l'cart du volume calcul au K 13 et de celui estim au
barrage de Nebeur est re1ativecent faible. Avant 1948 il n'y a pas de jaugeage. Nous
en avons t rduits rechercher les tiages de chaque anne et dfinir ainsi
des priodes de stabilit relative de la section. De 1923 1943, la priodes de
stabilit ont t ainsi dfinies pour ces tiages. On a arbitrairement fix la cote
du dbit nul pour chacune de ces priodes de la faon la plus vraisemblable possible.

Pour les forts dbits, en l'absence de mesures, une moyenne de toutes les
courbes de tarage postrieures 1943 a t faite. La courbe moyenne obtenue a
t raccorde aux points de dbit nul dfinis pour chaque priode. On obtient ainsi
la barmes qui, quoique trs imparfaits, permettent une traduction des hauteurs en
dbits pns trop loigns des dbits vrais.
183

MELLEGUE AU K 13
RECAPITULATION CHRONOLOGIQUE DU NOMBRE DE JAliGEAGES PAR TRANCHE
DE DEBIT (mS/a)
Tableau II.3.2.5.3.(1)
.============~======================================================
==============
! 1 31 ! I l ! l !
Date IQ < lm 18 Il ~Q < 101 10 ~ Q<30 130 ~Q<100! 100~Q<300130~Q<100V IOOO~Q 1 TOTAL
1948 1 7! ! I l ! 1 1 7
1949; 22 ; 8 ; 2 ; 1; ; ; : 33
1950 1 27 ! 13 ! 3 i 3 1 3 i ! 1 49
. . . , . 91
1951 1 38 1 17 1 5 1 13 ! 8 ! 9 1 1 1
1952; 26 ! 21 ~ 2 ! 1! ! ! ! 50
1953! 17 1 21 i 1 1 2 1 ! i i 41
1954: 2 : 10 ! 1 ; 1! : ; 1 14
1955! 29 1 20 1 13 ! 4 1 9 i i 1 75
1956: 27 : Il; ! : : ! 1 38
1957! 28 1 17 1 3! 1 I i i 1 49
1958 ~ 29 ; 18 : 4; ! : ! ! 51
1959! 14 1 76 ! 40 ! 18 i 3 i ! ! 151
1960:
t
69 !
X
107 1
!
26 .; 16 ! 3 ~ !. !. 354
221
1961 ! 30 1 ! 35 1 6 ! Il! 1! 1 !
~ 261 ~
1962 78 1 18 : 26
.: 7 ! 1! 1 391
1963 1 221 1 55 ! 42 1 53 ! 20 1 6 1 1 397
1964 : 202 128 ; 39 ; 26
!
.; 12 _;
. 5 1 ! 412
1965 1 154 1 85 1 22 ! 13 ! 3 1 i 1 277
1966; 10 ~ 2;
.; ! ; .:
. ! 12
1967 1 15 ! 8 ! 5 ! 14 1 7 1 ! 1 49
i VI.' ! ! ! 1
1968
. 15 ; 6 1 2;
. 1
.
_1 D 24
1969 1 12 1 8 1 ! I l ! 1 20
1970!
1971 1
15
13
:
1
6:
3!
;
!
:
i
.1~ 1
i
!.
1
21
16
1972; 12 : 6! ; ! I l !
~:'="'-l-"":':::"'---+----=---i-----J.-----!-------!.----lf----+--.....;.,;;;,--t--
18
1973 1 8 1 9 1 ! 1 1 1 1 17
1974 ; ; 6; : : ~. !. .
1 6
TOTALl1574 1 774 1 232 1 204 ! 78 1 21 ! 1 i2884
Q MAX: 998 Ils : 9,95m3/1 29,6m3/s: 99 m3/s ~ 288 m3/si 895 m3/s: 1000 i 1000
Q MINi 62 Ils! 1,OOm3/d 10~2m3/s! 30 m3/s ! 100 m3/si 302 m3/s1 1000 10.062
Dbit Maximum (est~) (1969) 4480 m3/s
189

II.3.2.5.4. - Conclusion

Cette station~ malgr l~nnperfection des rsultats obtenus par suite du


manque de jaugeages de crues~ est fort intressante par la longueur de la
priode d'observation et du fait quVelle contrle plus du tiers du bassin vetsant
Elle est bien reprsentative de la zone Sud du bassin de la r1edjerdah. Elle
est galement importante pour la protection du barrage de Nebeur pour lequel
d'ailleurs il semble que les dbits maxima envisags lors de la construction du
barrage en 1953 doivent ~tre revus et augments la suite des observations
faites en particulier en 1969.
]90

II.3.2.6. ~ LE RHEZALA A FERNANA

Cette station dont les coordonnes sont 7 gr 074 Est


40 gr 7]6 Nord
est situe l'exutoire d'un bassin versant de ]38 km2. Elle reprsente assez
bien la partie Nord Ouest du bassin de la Medjerdah.

II.3.2.6.1. - Historique

Mise en service le 20 Novembre ]946~ cette station tait'quip~e l'origine


d'un limnigraphe flotteur RiChard, rduction au 1/20~ mont sur un" puits situ
en rive droite une douzaine de mtres l'aval du pont de la route Jendouba-
Ain Draham. Une batterie d'chelle maxima (tube dcoloration) tait scelle
sur le puits, la cote du 0 tant environ 230 M.

En Juillet 1966 la numrotation des lments d'chelles en fonte a t


modifie (too SIS cm au lieu de 0 414 cm). Une rglette d'acier gradue
en millimtres a t ajoute immdiatement au-dessous de l'lment d'chelle
infrieur.

Le 18 Mai ]969 le 1imnigraphe Richard hebdomadaire a t chang contre un


lnnigraphe Stevens longue dure (type A 33). Il convient de remarquer que les
chelles tant situes l'aval du pont et aucun seuil artificiel de stabilisation
n'ayant t construit, on doit avoir des doutes sur la stabilit de la section,
cela d'autant plus que le fond du lit est constitu de bancs de galets. En fait
si en basses eaux un dtarage apparat chaque crue importante l'examen des
profils en travers montre que la courbe des sectionsmouilles peut tre consi-
dre comme fixe pour les cotes suprieures 250 ( Q> 44 m /s).
9

II.3.2.6.2. - Jaugeages

Le tableau II.3.2.6.2.(1) donne la rcapitulation chronologique du nombre


de jaugeages effectus par anne Fernana. Le nombre total de jaugeages s'lve
3
956 dont 71 % concernant des dbits infrieurs 1 m /s et 93 % des dbits
infrieurs 10 m3 /s. Le nombre lev de jaugeages entre 1950 et 1959 s'explique
191

par une proportion importante de jaugeages d'tiage au moulinet-et de crue aux


flotteu~ A partir de 1960 les flotteurs ont t abandonns et les mesures
d'tiage faites gnralement la cadence d'une par quinzaine except en 1965
o la station a t mal suivie.

II.3.2.6.3. - Etalonnage - Traduction Hauteur-Dbits

On a pu dterminer 30 priodes de stabilit pour chacune desquell~s un


barme a t tabli. Les parties basses des courbes d'talonnage ont t traces
sans trop de difficults jusqu' 3 m3/s partir des jaugeages nombreux. Pour les
dbits plus levs on dispose principalement de jaugeages continus faits au
saumon de 50 kg depuis le pont les 12 et 13 Dcembre 1968~
ainsi que le 4 Janvier
3
1969. Les courbes moyennes eaux jusqu' la cote 250 (Q = 44 m /s) ont ainsi t
traces. Au del une extrapolation a t faite partir des sections moui1les et
de la courbe des vitesses moyennes laquelle on a adapt une quation parabolique

v = 0,325 rH cm - 70
mIs
La courbe ainsi obtenue p~r extrapolation est trs voisine de celles obtenues par
les sries anciennes de jaugeages aux flotteurs. On peut ainsi esprer que
l'talonnage des hautes eaux est bon.

Les traduction hauteurs-dbits se sont faites sans grande difficult en


interpolant pour suppler quelques observations manquantes (avec un contrle par
la station du Bou H~urtma). Quelques lacunes s~bsistent. On notera encore que le
dpouillement des 1imnigrammes tait rendu un peu difficile par la petite chelle
de temps des enregistrements.

II.3.2.6.4. - Conclusion

Cette station est une des meilleures dont nous disposons grce sa relative
stabilit et du fait du petit nombre de lacunes dans les observations.
192

RHEZALA A FERNANA
RECAPIT'JLATION CHRONOLOGIQUE DU NOMBRE DE JAUGEAGES PAR TRANCHE
DE DEBIT (m3/s)
Tableau II.3.~.6.2.(1)
.==== ===~=====================================================================
=======
1 ! 1 13! 3 i 3131 31
1 Ann Q < 101'" I~Q<IOO cr Is m Is 1 Til Is 1 m Is 1 m Is 1 TOTLL
e l -' ! 0.1 :li: 0 < 111 < 0 < 10 10 < 0 < 30 3~0< 100 0 > 100
1 1 1 1 1 . 1 1 1
1 1947, 2 ! 4 i 5 , 2 i 0 ! 0 i 0 , 13
1 1948 ! 1 t 1 1 1 1 1 1
3 1 5 1 4 15
1
1 1949 ,
1
9 ; 10 ,
1
4
1

1 6
1
i 2
1 1 ; :1 32
1 1950 1 3 ! t 1 1 1 1
1 8 i l~ 12 7 2 46
2 1951 ,.
1
9
1
1 12

! 30

! 14

! 1

1 l}

! ; 70
1 1952 1 3 1 1 1 23 1 1 i !
1
15 19 3 3 66
1 ! 1 1 1 1
1953 0
1 ! ! 18 ! 24 ! 17 ! 3 1 1 1 1 63
1
1
1954 1
.,
~
0
,
!
7 !
!
Il
!

20 1

!
1
1

1
38
1 1955 4
! 16 ! 2! ! S 1 2 ! 1 i 53
1 1956 1 1 ! 1 1 1 1 i 1
19 17 14 7 2 1 61
1 r
1 1957 1 5
i
1 11
! 23 -

t 16 i
t 2

!
1
! 57
1 1958 1 :0 ! q ! t 1 1 1 1
10 1 57
1
1 1959
i ! !
25

14
,
1 ,
1 . ..
1 ! i3 ! 29 ! 1 ! 57
1 1960 ! ! 1 ! ! 2 1 t
12 22 8 1 43
t ~ I- I ! 1
1 1961 ! 4 ~
JZ 1 .' 7 ! 3 1 i 1 1 t 27
t 1962 1 i 12 1 1 1 1 1
10 ! 4 26
1
t 1963
1 1964
!
1
!
!----- 8 ,
r-
12
I
t 2

i

!

1
1

! 22
1 1 1 1 1 1 1 1 23
1 '5 8
1 1
1 1965
1
i ! 1 ! 2
1
!
!
! J j
1

1 3
! 1966 1 i ! ! 1 1 1 1
1 4 8 ~ 16
! 1 ! 1
1
1
1967 1 3 ! 7 1 7 1 2 i 1 1 1 19
1968 ! 1 1 i 1 6 1 1 1
1 5 4 Il 6 4 36
1 1969
1
1 5
1
1 5
i 11

1 Il

1

i

i ; 32
1 1970 1 ! ! t 1 1 1 1
3 8 5 4 20
1
1 1 ,
n
1 1
! 1971 1 1 7 t 8 i 7 1 1 ! 1 24
J 1972 1 i ! ! i 1 i t
8 , 9 1 18
1
1 1973
t
!
1
1 7 1 6

i 2
i 1
1
1
! 15
1 1974 1 ! 1 1 1 i 1 1
J 4 4
1
1 TOTAL 1 68
1
i 255
!
1 355 ! 215
! 35

! 26 2 956i ;
Q MAX 20.009m3/sln.OQ(l m3J~0.995m3/sl 0.96m /s! 29 Om /s! 80~7m3/s! 131m /s 1 131
1 3 3 3
1 1 3' 3' 3 1 3 1 3 1

1 A MIN 10,OOlm 1610,010 m3/O,1~1m3/si 1,OOm Isi 10,2m le! 30,lm Isi 115m Is 10,001
1

==========--====
- -- e =--=======;::::z===g:r=====F =====;;===========T======== ================
=r
3 (extrapolation) (1946) - (1958)
q maximum observ 260 m /s
193

II 3. 2 7. - BOU HEURTMA A KEF RH1RA.

Cette station immdiatement l'aval du confluent du Rhezala


et de l'Oued El Lil contrle un bassin versant de 390 km2 dont 108 km2
sont contrls par le barrage de Ben Metir. Les coordonnes sont
7 gr 170 Est et 40 gr 752 Nord

II.3.2.7.1. Historique

Cette station a t installe en dcembre 1961 en vue


de l'tude des caractristiques d'une ventuelle retenue artificielle
(en cours de ralisation en 1974).
Elle tait quipe d'un l~igraphe flotteurs Richard
(hebdomadaire) et d'une batterie d'chelle en fonte de 0 500 cm dont la
numrotation a t dcale de i mtre vers le bas en 1966 pour viter les
lectures ngatives (le 0 est approximativement la cote 185 NGT). Cet
quipement est install en rive droite (lit mineur) sur la partie amont
d'une des piles du pont qui est utilis pour les jaugeages du crues en
saumon. I l faut mentionner l'existence phmre en amont du pont d'un
dversoir en bton muni d'un lment d'chelle et ayant servi en 1963 et
1964 pour les observations d'tiage. L'ensemble du lit, constitu de galets,
est particulirement instable et prsente un profil en travers tourment.
Cette station est maintenant abandonne du fait de la construction du
barrage.

II.3.2.7.2. - Les jaugeages

378 jaugeages ont t faits ee 1961 1973 (aprs limi-


nation de 7 jaugeages douteux plus de 100 m3/s que nous avons d carter
pour l'anne 1963). Le tableau II.3.2.7.2. (1) rcapitule par tranche de
dbit et par anne Ces jaugeages. On constate que 50 % des jaugeages corres-
pondent moins de 1 m3/s, 68 % moins de 10 m3/s et 82 % moins de
30 m3/s.
"

194

BOU HEURTMA A IFRIRA

(R~aapituZation c"faoonoZogique du nombre de jaugeages


par anne et tpanches de dbit m3/s)

TabZeau II. 3. 2. '/.2. (1)

ANNEE Q < 0,1 q~ 0,1 Q~ 1 Q>" , 10 Q>" , 30 !Q ~ 100 lQ ~ 300 TOTAL


Q< 1 Q < 10 Q < 30 Q< 100 Q< 300

1961 n 2 1 0 0 0 0 3
1962 1 15 7 13 6 1 0 43
1963 1 17 12 7 4 41
1964 1 23 1 22 36 6 0 89
1965 3 Il 2 0 0 0 0 16
1966 1 19 13 9 7 6 4 59
1967 0 J5 2 0 0 0 0 17
1968 0 16 7 0 0 0 0 23
1969 4 9 5 0 0 0 0 18
1970 2 13 6 0 0 0 0 21
1971 1 13 7 0 f) 0 0 21
1972 - 16 3 0 0 0 0 19
1973 - 6 2 0 0 0 0 8

TOTAL 14 175 68 51 53 13 4 378

Q l-fAX. 0,088 0,967 9,0 29,8 93,0 281 407 407


m3/s

Q MIN. 0,020 0,113 1,01 l('\,O 30,0 103 330 0,020-


m3/s
.

Dbit maximum observ Q = 411 m3/s


195

II.3.2.7.3. - Etalonnage - Traduction hauteurs-dbits

1) ~~!~g!!: L'examen des rsultats de jaugeages gu a


permis "de dgager 9 priodes de stabilit relative en tiage auxquelles
correspondent 9 courbes de tarage diffrentes. La dispersion des
mesures autour des courbes reste assez grande. Ceci est d en partie
aux 1achures du barrage de Ben Metir et la vidange priodique des
bassins de dcantation de la SONEDE situs en amont. Du fait de
l'instabilit du lit, ces arrives d'eaux produisent des dtarages de
faible amplitude mais frquents, mme en priode d'tiage naturel. On
a da procder de nombreuses rectifications de dbit partir des
jaugeages d'tiage.

2) ~2Ie~~!!~!~ : La courbe d'talonnage valable entre


10 et 450 rnJ/s repose essentiellement sur les deux sries de jaugeages
au saumon de 1966. L'une a t faite lors de la grande crue du 22 au
23 avril 1966, l'autre au cours de la crue artificielle provoque l
l'aide du barrage de Ben ~~tir et la demande du Service Hydrologique. ,1

Dpouilles en jaugeages continus par verticales, ces mesures" sont en


bonne concordance. La courbe de tarage expr~enta1e diffre notable-
ment des courbes thoriques construites en 1963-64 et en 1965-66, ce
qui dmontre, si besoin tait, la ncessit de disposer de quelques
jaugeages de bonne qualit au moins pour caler les courbes de tarage.

3) ~!~ra:eo!ili0I! de 1a~2urb~_l?o~r les ~es su2!~~


~_~60: Faute de mesures, il a bien fallu extrapoler la courbe obtenue
jusqu' cette cote. L'extrapolation partir des vitesses et des
sections n'a pas t possible car la relation V---->H prsente des
irrgularits notoires, on a donc utilis une extrapolation mathmati-
que qui conduit, partir des jaugeages connus, la formule

Q = 0,132 (H - 154)1.51 o il est en cent~tres et

Q en rnJ/s. La traduction hauteurs-dbits a t corrige en tenant


compte des dbits du Rheza1a pour corriger quelques anocalies
qui n'taient pas dues au barrage de Ben Metir.
196

11.3.2.7.4. - Conclusion

Les rsultats, bien que n'tant pas d'une qualit


remarquable, sont convenables. La comparaison faite ultrieurement
pour l'tude des dbits avec le Rhezala montre, compte-tenu du barrage
de Ben Metir, que les rsultats obtenus aux deux stations sont tout
fait compatibles.
]97

II.3.3. - LES STATIONS SECONDAiRES


---=e===-=======-ce===e=

A titre d'exemple nous donnons ci-aprs les principales caractristiques


de quelques stations secondaires. Il serait sans intrt de procder une telle
tude pour toutes les stations. Notre but est s~plement d'expliquer pourquoi
les relevs oe ces stations ne sont gure exploitables dans le cadre de cette
MoDOgraphie.

II.3.3.1. - LA MEDJERDAII A PONT-TRAJAN

Cette station, situe sur le pont de chemin de fer de la ligne Tunis-Gbar-


2
dimaou au P K ]05, contrale un bassin versant de 17.200 mm Ses coordonnes
sont : 7 gr 659 Est
40 gr 703 Nord.

II.3.3.1.1. - Historique

Le dbut des observations limnntriques date d'octobre 1949. L'appareil est


un limnigraphe Richard flotteur, rduction au 1/]00 avec un tambour rotation
hebdomadaire. Il est fix sur la pile centrale du pont cot amont. Une batterie
d'chelle lnnntrique comportant 14 lments de 0 ]4 m est fixe sur la pile
centrale le long de la buse. Le zro_des chelles auquel correspond le bas de la
buse du l~igraphe est au-dessus du niveau dp. l'eau en tiage. Les cotes
ngatives sont lues par l'observateur l'aide d'un mtre, le niveau l'tiage
variant de - 50 cm - 100 cm. Toutes les cotes ngatives (H =0 Q ~ 35 m3/s) ne
sont donc pas enregistres et les lectures de l'observateur sont souvent douteuses.

Le ]2 Juillet 1966 les lments du bas ,de l'chelle sont abaisss de 2 mtres
ainsi que le bas de la buse. Les cotes d'tiage sont maintenant enregistres mais
les lments 2 - 3 et 3 - 4 m sont doubls ce qui donne la numrotation suivante
pour les chelles = 0-], 1-2, 2-3, 3-4~ 2-3, 3-4,5,6, 14. En crue il y a
donc une ambiguit lorsque les lectures sont comprises entre 2 mtres et 6 mtres
car on ne sait pas sur quelles chelles les lectures sont faites, ce qui pe~t

conduire un cart de 2 m avec la ralit 9


Le nivellement du sommet de l'chelle par rapport au repre du nivellement
gnral scell sur la faade du tunnel (cot Martouba) donne une cote de ]09 m
]36 NGT. Ce qui donne pour le 0 actuel de l'chelle 93 ID ]36 NGT.

Le 2] Juin ]967 la rduction de l'enregistreur passe de ]/]00 ]/30, le


mme enregistreur Richard tant en fonctionnement depuis ]949. Aucune modifica-
tion notable du lit ou du pont n'est signaler pour toute la priode d'obser-
vations.

II.3.3.].2. - Jaugeages

On dispose au total de ]30 jaugeages cette station d'assez bonne qualit


gnralement. Il est regrettable cependant qu'il n'yen ait aucun pour la priode
]950 ]962. La stabilit apparente de la station permet de ne pas trop s'inquiter
de cette lacune. Le premier jaugeage a t effectu en Avril ]948. En Deembre
]948 et Janvier ]949 une bonne srie de jaugeages de crues ont t faits jusqu'
3
675 ID Is.

II.3.3.].3. - Etalonnage - Traduction Hauteur-Dbit

En dcalant la numrotation des chelles entre 1967 et ]970 on a pu tracer


une seule courbe d'talonnage. Les jaugeages de crue anciens ont permis de tracer
une courbe hautes eaux qui se raccorde trs bien avec la courbe basses et
moyennes eaux tablie partir des jaugegges effectus de ]962 ]970. Cette
3
courbe a t prolonge jusqu' ]250 m /s ce qui reprsente une extrapolation assez
hasardeuse~ mais compte tenu du profJ1 en travers qui donne une courbe hauteur-
section mouille trs rgulire et compte tenu de la comparaison avec les dbits
de Bou Salem cette extrapolation se justifie bien. En particulier cette courbe
traduit les ~bits de crue observs en automme ]969 qui n'ont pas t jaugs
Pont Trajan. La concordance des dbits maximaux avec ceux de Bou Salem est bonne.
Si l'on a une seule courbe d'talonnage il a fallu cependant utiliser
plusieurs barmes pour tenir compte u dcalage d'chelles et l'on a du se
livrer de nombreux changements pour traduire les dbits des hauteurs comprises
entre 2 et 6 mtres lorsque l'ambiguit semblait leve sur ces lectures.
199

Les enregistrements du l~igraphe (qui a bien fonctionn par ailleurs) ne sont


pas bons. Il manque tous les tiages~ les dbuts et les fins de crues, de plus
la rduction au 1/100 rend peu sensible le dpouillement des hauteurs. Les
lectures de l'observateur, de qualit trs mdiocre, ne permettent pas de corriger
et complter les enregistrements.

Les rsultats font apparatre entre 1949 et 1966 des dbits moyens journa-
1iers trs forts et trs nettement suprieurs ceux de Bou Sa1em~ surtout pour
3 3
les valeurs infrieurcR 40 m /s. Au-dessus de 60 m Is l'accord est cependant
convenable. La diffrence ne peut s'2xp1iquer par les app~rts du bassin inter-
2
mdiaire (850 Km ). Il ne serait par ailleurs pas justifi de rduire les dbits
3
de la courbe de tarage entre 2 et 60 m /s car les jaugeages sont de bonne qualit
et la section stable. Seule la mauvaise qualit des observations 1imnimtriques
peut expliquer cette surest~tion des dbits d'tiage. En l'absence de
jaugeages durant la priode consi1re on ne peut effectuer de correction
partir des courbes de tarissement.

De 1949 1966 par consquent seuls les dbits super1eurs 60 m3 Is sont


3
corretement tar 1is. Pour les dbits infrieurs 60 m /s on utilisera avec
avantage les dbits de Bou Salem.

II.3.3.1.4. - Conclusion

Cette station aurait pu fournir de bons rsultats n'taient les dfaillances


du dispositif 1imnigraphique et les mauvaises 1ec~ures de l'observateur.
Six annes compltes seulement sont disponibles.
200

11.3.3.2. - LA ~mDJERl)AH A DJEDEIDA

PONT VOIE FERREE ET PONT DE L.4. ROUTE DE MATEUR

Ces stations ont l~s coordonnes suivantes


Pont Voie ferre 8 gr 476 Est
40 gr 938 Nord

Pont route Mateur 8 ggr 436 Est


40 gr 443 Nord
2
Ces stations contralent respectivement des bassins versants de 22 680 Km
et 22 100 l{m2.

II.3.3.2.1. - Historique

Le 20 Novembre 1923 une lettre porte dcision d'installer un 1imnigraphe


Richard (rduction au 1/20) en accord avec la CFT sur la pile .eentra1,~ '~u l'O:lt
voie ferre de la ligne Tunis Ghard~aou au PK 29,5. En Dcembre 1924 le
1imnigraphe est install et mis en route. L'appareil est pos sur une buse
mtallique de 8 m de longueur sur la pile centrale cot amont. Il n'y a pas
d'chelle 1hnnirntrique. Le 8 Octobre 1928 la suite du dcs de l'observateur
l'appareil est abandonn jusqu'au 31 Janvier 1929. En Avril 1931, 6 lments
d'chelles en fonte sont mis en place sur la pile centrale cot RG. Le zro est
nivel 12,48 NGT.

Le 31 Janvier 1933, les Services Centraux refusent l'installation d'une


batterie d'chelles au pont-route de Mateur.

Le 8 Fvrier 1935, le rapport de rduction du limnigraphe est chang de


1/20 1/30, mais partir de cette date les enregistrements manquent jusqu'en
Juillet 1940. La station semble dlaisse cette date et nous notons de nombreuses
lacunes dens les enregistrements jusqu'en 1945.

C'est probablement entre 1945 et 1947 que sont installes 4 batteries


d'chelles entre le pont-route de ttateur et celui de la voie ferre (il n'y a
pas de campte rendu d'installation) pour suivre les lignes d'eau rendues trs
201

irrgulires par la prsence d'un ouvrage ancien (a.nJalou .:u


:"VIP'1G si':cJ.;;) qui fonctionne comme un dversoir pouvant
s'ennoyer pour des ctes ~leves. Aucun relev suivi de ces batteries d'chelles
ne nous est parvenu.

Le 8 Dcembre 1952 une crue importante endommage le bas de la gaine du


l~nigraphe qui est suppr~. Le flotteur ne descend plus au-dessous de 2 mtres
l'chelle. Les cotes infrieures ne sont pas enregistres. Cette situation
dure jusqu'en ~~i 1965 date laquelle la gaine du limnigraphe est redescendue
de 3 mtres (6 Mai 1965) et les chelles dcales d'environ 2 p 70 mtres vers
le bas (28 Mai 1965).

En Octobre 1969 la buse est de nouveau endommage et sera remise en tat


le 24.4.1970. La base de la buse correspond alors la cote H = 3 mtres.

En Mars 1973 la buse est mise entirement hors d'usage par une crue qui
passe sur le platelage du pont. Elle est dfinitivement abandonne.

Station au Pent-Route de 11ateur

En 1965 la Direction des Grands travaux installe au Pont de la route de


Mateur un limnigraphe pression NEYRPIC et 8 mtres d'chelles l~imtriques.

Le limnigraphe n'a jamais fonctionn correctement et a t abandonn. Les


chelles ont t scelles dans leur numrotation actuelle en Janvier 1966. Elles
n'ont jamais t releves de faon suivie sauf pendant les jaugeages. Le zro
de l'chelle est 15 p 40 NGT. Plus facile d'accs eette station 3 fm l'amont
du Pont de la voie fer~ a servi l'talonnage de cette dernire malgr la
diffrence de bassin versant due la confluence de Chaffrou entre les deux
2
(superficie du bassin du Chaffrou ~ 580 Km ).

Cet historique aura permis de se rendre compte de la mauvaise exploitation


faite de cette station.
202

II.3.3.2.2. - Les jaugeages

Il Y a fort peu de jaugeages intressant faits au pont voie ferre (depuis


le pont ils sont ~praticables ou dangereux et seuls quelques jaugeages en
moyennes eaux ont t faits en bateau). Tous les autres jaugeages sont des
jaugeages d'tiage gu. Quelques jaugeages faits au pont de la route de Mateur
nous ont t transmis avec les cotes correspondantes du pont voie ferre sans
que nous puissions tre sOr du synchronisme des lectures, la plupart des
jaugeages en hautes eaux ont t faits au pont-route en particulier par NEYRPtC
en 1948-49 (l niveau de l'eau tait rapport des cotes NGT en l'absence
d'chelle de crue cet endroit). Une deuxime srie de jaugeages nportants ont
t faits l'automne Iq69 par le Service Hydrologique Je la DRE (plus de trente
traverses), malheureusement les cotes au pont voie ferre n'ont pu ~tre

releves cette poque. Les premiers jaugeages datent du dbut du sicle mais
mme dans la priode rcente les lacunes sont nombreuses et importantes.

II.3.3.2.3. - Etalonnage - Traduction Bauteur~Dbit

La ~e1ative stabilit '~u lit des 2 stations est un facteur favorable :

- au Pont Voie ferre la variation des cotes d'~tiage absolue sur toute
la priode est de l'ordre de 30 cm.

- au Pont-Route de Mateur p les courbes d'talonnage hautes eaux tablies


avec les jaugeages de 1948-49 sont trs voisines de celles tablies avec
les jaugeages de 1969.

En hautes eaux
--------------
L'talonnage de la station du pont-route a pu tre tabli de faon assez
satisfaisante partir des jaugeages existants. On a pu tracer trois courbes
voisines avec les jaugeages faits en 1948-49, 1966 et 1969. Le problme tait
de transposer ces courbes la station du pont voie ferre. o les jaugeages
3
au-del de 200 m /s sont peu sars et peu nombreux. Une corrlation assez grossire
a t tablie entre les deux stations en effectuant les oprations suivantes :
203

a) - Etablissement des courbes section mouille - hauteur d'chelle pour


les 2 stations d'aprs les profils de tq48 et Septembre 1968.

b) - Dtermination des cStes correspondant la mme section mouille pour


les 2 stations (en s'appuyant tout de mme sur trois points expri-
mentaux srs dont le maximum de 1969).

c) - Transposition des courbes d'talonnage du Pont-route de Mateur au


Pont voie ferre d'aprs cette corrlation d'chelles.

Ceci suppose que pour toute la gamme des hauteurs d'eau considres on ait
le m~me dbit et les mmes vitesses pour la mme section mouille aux deux
stations J donc pente. rugosit et forme de section peu prs semblables.
Sans affirmer que ces conditions sont rigoureusement remplies nous remarquerons
que chacune des sections est limite par l'architecture d'un pont p que le fond
est trs plat et la pente trs faible sur ce tronon de l'oued. Par contre la
prsence du pont ancien demeure gnante. L'influence de cet ouvrage n'est pas
tablie et il est possible que la corrlation en crue soit diffrente de la
corrlation la dcrue. Faute de mieux nous devons nous contenter de ces
dductions.

~-~~!!~!_~~~
Les jaugeages d'tiage sont extrmement disperss et il est probable que
les confusions d'chelles entre les deux stations et les diffrentes numrota-
tions y sent pour quelque chose.

Les lgers dtarages en basses eaux sont indiscernables dans ces conditions,
et cela d'autant plus que les jaugeages sont faits des intervalles de temps
trop longs.

Pour les 3 priodes correspondant aux courbes d'talonnage hautes eaux


tablies auparavant nous avons pu raccorder 3 courbes d'talonnage basses eaux
vraisemblables passant au milieu d'un nuage de points assez disperss. Il n'a
pas paru utile de dterminer un plus grand nombre de courbes d'talonnage, car
le gain de prcision ainsi obtenu sur les dbits d'tiage aurait t tout
fait illusoire.
204

La traduction hauteur-dbit a donc t faite avec 3 barmes

- barme N 300 de Septembre 1930 au 28 Mai 1965


- barme N 651 du 28 Mai lq65 au 26 Septembre 1969
- barme N 691 partir du 26 Septebmre 1969

II.3.3.2.4. - Conclusion

Les rsultats obtenus sur cette station, pourtant une des plus anciennes
du rseau, sont extrmement dcevants. En effet si l'on considre que cette
station est assez stable pour un cours d'eau d'Afrique du Nord, qu'elle n'est
qu' 25 Km de Tunis et qu'elle contrale la dernire section facilement mesurable
avant l'embouchure de la Medjerdah on ne peut que regretter qu'elle ait t
si mal exploite. En dfinitive nous n'avons pu reconstituer que 6 annes
compltes, ce qui interdit toute tude approfondie du rgime hydrologique et
nous a conduit placer cette station parmi les stations secondaires.

Led analyses d'eau recueillies sont peu nombreuses et ne permettent que


quelques estimations. A l'avenir la station devrait tre entirement place
au pont-route de Mateur et mieux suivie.
205

II.3.3.3. - LE MELLEGUE AU K 22

La station du Uellegue au K 22 contrlait un bassin de


10509 km2 et ses coordonnes taient :
40 gr 297 de latitude Nord
6 gr 994 de longitude Est

II.3.3.3.1. - Historique
Cette station avait t installe en vue d'obtenir quelques
donnes prcises sur le rgime du Me11egue proximit du site .d~ barrage
du Me11egue Nebeur avant la construction de e barrage. Actu~llement,

cette station est noye dans la retenue du barrage.


Elle a t installe en 1944-45, les observations ont dbut
e~ dcembre 1945 et se sont poursuivies jusqu'en Aot 1953, avec un arrBt
en 1947-48 et un autre en 1952-53. Les installations mises en place avaient
d coter assez cher et l'on peut penser qu'il est dommage de n'avoir pas
essay d'installer un tlphrique de mesure. En effet, la station compor-
tait les dispositifs suivants :
un grand dversoir de 30 m d'ouverture de type seuil pais
rectangulaire de 5 m d'paisseur;
- un deuxime grand dversoir de 28 m d'ouverture, de m&1e
type, qui contrlait le reste de la section dans l'alignement
du premier, mais dont le radier tait une cote plus leve
de 1,28 m ;
- en aval de ces deux dversoirs,i1 y avait un petit dversoir
de 2 mtres de large pour les dbits d'tiages;
- entre les 2 gra~s dversoirs il y avait un 1nnigraphe plac
dans un puit dont la base tait arase au niveau du radier du
seuil de 30 mtres. C'tait un 1imnigraphe Richard flotteurs
rotation hebdomadaire et rduction au 1/30. Les enregistre-
ments sont bons dans l' ensemb le, quelques trous tant comb ls
l'aide de lectures d'chelle ou de relev de laisses de
crues. La hauteur maximum observe tait de 3,92 m le 6.1.49.
Pour les faibles dbits, la prcision du lunigraphe n'est
pas trs bonne vu la largeur de 11~vrage.
206

II.3.3.3.2. - Jaugeages
Les premiers jaugeages remontent 1948 pour les faibles
dbits : ils taient faits au moulinet mais de faon trs s~p1ifie. Les
gros dbits taient mesurs aux flotteurs sur base de 50 m, souvent moins
mme. Les jaugeages les plus ~portants aux flotteurs sont ceux du
2J.9.J949 avec des d~bits de 65 et 56 m3/s.

II.3.3.3.3. - Etalonnage - Traduction hauteurs-dbits


Les constructeurs du dversoir avaient prvu d'utiliser une
formule de dversoir seuil pais du type Q = y~ ~ H3 /
2

Les formules utilises taient les suivantes :

Q = 0,35 x 2 ~ H3 /
2
Dversoir de 2 mtres
Dversoir de 30 mtres Q = 0,45 x 30 x 2 \~ H /
3 2

Dversoir de 28 mtres Q = 0,45 x 27,95 x 2 ~ H3/ 2

En fait, nous avons procd des corrections pour les grands


dversoirs
JO) Corrections provenant des mesures de dbit en crue le
coefficient de dbit n'est pas 0,45 mais 0,60
2) Corrections portant sur H la cote du plan d'eau doit
tre mesure au moins une distance gale 2,5 H vers l'amont. Or, la
mesure tait faite sur le seuil mme ; on mesurait donc la hauteur
2
contracte h = --H d'o les deux corrections faites.
3

Compte-tenu de ces corrections, on a pu tracer une courbe


d'talonnage correcte. La traduction des hauteurs en dbits n'a pas t
trop difficile sauf pour les tiages. La comparaison des rsultats avec
ceux du Me11egue au K J3 permet de penser que les rsultats sont corrects.
Malheureusement, il n'y a que quatre annes de mesures compltes.
207

II.3.3.4. - LE TESSA AUX ZOUAR1NES

Cette station est situe dans la plaine des Zouarines. Ses


coordonnes sont
40 gr 035 de latitude Nord
7 gr 505 de longitude Est
la cote approximative de 571 m. Elle contrle un bassin
versant de 408 km2.

Il.3.3.4.1. - Historique
La station a t installe en octobre 1960 et les mesures ont
dbut en mars 1961.
Nous avons peu de renseignements sur les chelles poses
l'origine. Les plus hautes lectures sont 2~30 m en septembre 1965 et
;

5,84 m en 1969. Jusqu'au 27.9.1969, il n'y a pas eu de modifications. Au


cours des crues de 1969, le seuil de contrle a t dtruit avec son sou-
bassement rocheux et la section s'est approfondie de 2,26 mtres. Une nou-
velle batterie d'chelle a t mise en place le 4 aot 1970, le 0 de
l'ancienne chelle correspondant la cote 2 m de la nouvelle. Un limnigra-
phe a fonctionn jU9qu'aux crues de 1969 (pendant lesquelles il a t
dtruit), il tait install en rive droite. C'tait un Richard flotteur,
rotation hebdomadaire,au 1/20.

Il.3.3.4.2. - Jaugeages
Les premiers jaugeages connus remontent juin 1955. Ce sont des
jaugeages "simplifis" dont la valeur est bien douteuse. En crue, les jau-
geages taient effectus aux flotteurs sur une base infrieure 50 mtres.
A partir de 1966, la station est quipe d'un tlphrique qui sera emport
par les crues de 1969.
208

Les plus Unportants jaugeages sont les suivants

8.6.1963 Q = J9 m3
\ aux flotteurs
Q = 13 m3
Il.9.1967 Q = 19 m3/s
Q = 28
Q ~ 17
Q = Il
m3/s
m3/s
m3/s
1 au moulinet suspendu

26.9.1969 Q = 46 m3/s au moulinet suspendu

II.3.3.4.3. - Etalonnage - Traduction hauteurs-dbits


De 1961 1969 p la station est reste convenablement stable. En
1966, un seuil en bton a consolid la section mouille qui n'a pas chang
jusqu'aux crues de 1969.
Deux courbes d'talonnage ont t tablies:
JO) De 1961 au 27.9.1q69 ( 20 h), il n'y a pas eu de difficul-
ts jusqu' 50 m3/s. La hauteur d'eau maximum releve depuis les crues de
1969 grce aux dlaisss de crues sur les berges tant de 5,84 m, nous
avons estUn le dbit par un calcul partir de la section mouille et de
la pente ~ le dbit cette cote maxUnum serait de 1250 m3/s la % prs ;
2) A part~r du 27.9.1969 20 h, une ,1euxime courbe d'talon-
nage a t trace qui repose jusqu' 0,7 03/s sur les nouveaux jaugeages.
Au-del, nous l'avons raccorde au dbit maximum de 1969. Cette extrapola-
tion est assez hardie mais la partie basse de la courbe couvrait pratique-
ment tous les dbits observs. Il ne doit pas y avoir trop d'erreurs dans
les traductions.

II.3.3.4.4. - Conclusions

On a ainsi rcupr 8 ans d'observations et les rsultats ont


t utiliss. Cependant, la priode d'observation est bien courte et
l'extrapolation des courbes de tarage pour les forts dbits est tout de
mme assez hasardeuse.
209

II.3.3.5. - L'OUSSAFA A M 12 (Siliana)

Cette station se trouve au dbouch de l'Oued Oussafa dans la


plaine de Siliana. C'est partir de cet endroit que l'Oussafa prend le
nom de Siliana.
Les coordonnes de la station sont
39 gr 960 de latitude Nord
7 gr 885 de longitude Est

L'altitude de la station est d'environ 508 m. Le bassin versant


contrl a une superficie de 390 km2.

II.3.3.5.1. - Historique

En 1927 un canal dversoir rectangulaire a t construit en


maonnerie. Sa longueur tait de 12,7 m, sa largeur de 8 m, la hauteur
des berges de 4 m.
Entre 1927 et 1929, un petit dverso:i.r rectangulaire de 1 mtre
de large sur 0,4 mtres de haut avait t amnag la sortie du canal.
Il tait constitu de deux petites murettes de 3,5 m sur 0,4 m qui bar-
raient le canal, laissant entre elles une chancrure de 1 m de large sur
0,4 m de haut. La murette en rive gauche ayant t dtruite par une crue
en mars 1?29, l~ dversoir a t dplac en 1930 en rive droite, contre le
lDnigraphe. Ce petit dversoir a t supprim une date inconnue qui se
situerait (aprs examen de la linnhntrie) entre 1944 et 1960 (date
laquelle la SCET a pris en compte le bassin de la Siliana).
Une batterie d'chelles de 0 4 m tait installe en rive
gauche face au limnigraphe, le 0 de l'chell~ correspondant au seuil du
dversoir. Un limnir,raphe flotteurs J. Richard, rduction au 1/25,
tait pl~ en rive droite sur la berge du canal.
Le 3 aot 1960, des chelles ont t rinstalles (0 - 3 m) en
rive droite. Le 5.11.J962 cette chelle a t dplace en rive gauche et
un lment de 3 5 m a t pos en rive droite. Les chelles mises en
place en J960 ont t dcales de O,40 m vers le haut par rapport celles
installes en 1927 (cela correspond la suppression du petit dversoir).
210

Un lDnigraphe bulle Neyrpic (de 0 6 m) a t install le


JJ.I0.J960 puis remplac par un l~igraphe Richard flotteurs le 9.JJ.6J.
La SCET avait plac une passerelle de jaugeage au dessus du
canal pour effectuer des jaugeages en crue. Elle t dmolie par la
crue du 3.8.1962. le lnnigraphe subissant de gros dommages (hauteur maxi-
mum de la crue 5 521 m d'aprs les traces).
Entre 1962 et 1967, le lirnnigraphe a t remplac par un vieux
OTT flotteurs qui a disparu pendant la crue du 27.9.1969. Comme ~n ie
voit, cette station a eu une histoire assez complexe.
Pour clre cet historique, on peut rappeler les dgts dus aux
crues :
Mars 1929 : Une partie de la murette du petit dversoir a t dtruite.

18.9.1930 La crue a emport le limnigraphe, creusant une brche de


7 m x 2 m en rive gauche (hauteur maximum de la crue 5,5(\ m).

J931 : Nous n'avons pas retrouv d'indication concernant les crues trs
bDportantes de cette anne.

1962 : La passerelle installe au dessus du canal et le l~igraphe sont


emports par la crue (hauteur maximum 5,21 m).

1969 : Le canal a t srieusement endommag. La berge maonne en rive


droite du c~na15 sur laquelle teit install le lnnigr~phe, a t dtrui-
te et le limnigraphe emport. La cote maximum 2tait de 8,50 9,00 d'aprs
les dlaisss de crue. Actuellement, il ne reste plus que la berge rive
gauche et la batterie d'chelle de 0 4 m.

II.3:3.5.2. - Jaugeages

Avant 1960, on se contentait pour la dtermination du dbit


d'une fo~ule de dversoir.
Les premiers jaugeages effectus la station remontent
septembre 1960 (jaugeage la perche 3u ou au saumon depuis la passe-
relle). Du 8.9.1960 au 20.7.1962, les jaugeages ont t effectus par la
SCET.
211

Du 15.1.1966 ce jour, les jaugeages ont t faits par le


Service Hydrologique de la D.R.E. Les dbits mesurs ne sont pas importants
Durant la 1re priode 3,33 m3/s
Durant la 2me priode 4,98 m3/s

II.3.3.5.3. - Etalonnage - Traduction hauteurs-dbit~

1) De 1927 1944 : En l'absence de jaugeage, la courbe d'talon-


nage a t calcule par une formule partir des caractristiques du canal
( de 0 9 mtres). Pour les faibles dbits l'incertitude est graUde car le
dversoir de 1 m tait toujours plus ou moins encombr de sd~ents.

2) Les jaugeages effectus de 19~n 1962 ont facilit le trac


des courbes qui a fait apparatre la disparition du petit dversoir de 1 m.
En hautes eaux, la SCET avait calcul une courbe pour le canal
(juSqu' 5,12 mtres). Nous l'avons prolonge jusqu' 9 mtres en adoptant
comme dbit max~um celui calcul par la D.R.R. pour les crues de septembre-
octobre 1969 (cf. ci-aprs).
3) De 1969 1972, les jaugeages ont permis de tracer les courbes
de tarage. Au total, il a t ncessaire d'utiliser 6 courbes d'talonnage
diffrentes pour la traduction des hauteurs en dbits.

4) Il parait utile d'expliquer ici comment a t calcul le dbit


maxirmmo de la crue de 1969 ; nous disposions des documents suivants :
- 1 plan ancien du dversoir de la station (1930) ;
- 1 lev topographique de la section au droit du dversoir du
5.10.69 ;
- 1 lev topographique de la staticn au droit de l'chelle, d'une
section amont environ 133 m, dVune section aval environ
158 ~ et enfin d'un profil en long de plus de 500 m selon le fond
et selon les dlaisss de crue (fvrier 1970).
.' ,
212

Nous avons utilis la formule de l~ING U =_ R2 / 3 i l / 2


n

( U vitesse moyenne en mIs dans la section~ R rayon hydraulique,


i pente de la ligne d'eau, n coefficient de Manning).
Le dversoir qui a t emport par la crue en octobre 1969 a cr
avant de se rompre une singularit dans l'coulement. On doit donc valuer
la pente au droit des sections amont et aval mais on ne peut pas dterminer
une pente gnrale moyenne. C'est ce qui a t fait. On a utilis un ajus-
tement par la !Ilthode des ''moindres carrs Vl partir des points dtermins
sur les profils en long
N 1: Xi Yi - 1: Xi 1: Yi
N Nombre de points cots du profil en
( i = ---------
2 2 long
N 1: Xi - (1: Xi)
Xi Abcisse d'un point, Yi sa cote )

Les rsultats sont amont i = 5,3


aval i = 6,9
(La prcision n'est pas considrable car l'coulement devait tre
extrmement violent et turbulent). Le choix du coefficient de rugosit a
pos un problme car les tableaux usuels donnant la valeur de ce coefficient
ne sont gure adapts aux vitesses prohables du courant cette station ni
aux phnomnes de transport solide qui doivent s'y produire. Parmi les
meilleures indications possibles ce sujet figurent celles du cours de
Potamologie du Professeur Pard. Pour des cours d'eau de montagne larges de
30 50 mtres avec des pentes suprieures 0,002 et fond de gros graviers,
l'auteur indique des valeurs de 0,037 0,0345, Dans le cas de l'Oussafa
M 12 la largeur est plus grande ce qui conduisait une plus faible rugosi-
t mais par contre, pente, vitesse du courant et transports solides sont
nettement plus levs que les valeurs moyennes correspondant au tableau
de l'auteur.
En consquence, on a choisi la valeur probable n = O~035. Aucun
jaugeage un dbit suffisant (]OO 300 03/s au moins) ne permet de confir-
mer cette valeur. Les dbits dduits des calculs sont :
section amont ]432 m3/s (section 264 m2)
section aval ]435 m3/s (section 329 m2)
213

Il Y a bien sur concordance mais cela est en part~d au hasard


sans doute. Si on suppose que le dversoir ne s'est rompu qu'au max~um

de la crue, on peut valuer le dbit partir d'une formule de dbit de


dversoir et l'on trouve 1319 m3/s. La diffle1ce constate n'est pas
considrable et pourrait provenir de l'affouillement du seuil (qui n'a
pu tre retrouv aprs la crue) et aussi du fait que nous n'avons pas tenu
compte de la vitesse d'approche qui devait tre ~rs forte. Au demeurant a
le dbit trouv cor.respond un dbit spcifique de 3,62 m3/s x Km2. ce
qui n'est pas considrable pour un bassin de 390 km2.
Nous estimons donc que le maximum de dbit a t dtermin avec une
bonne approximation.
Les relevs disponibles sont assez bons dans l'ensemble durant les
priodes de fonctionnement de la station. On dispose aprs 1~ination

des annes douteuses ou incompltes de 23 annes de dbits.

II.3.3.5.4. - Conclusion
La valeur de ces dbits est trs moyenne malgr les efforts faits
pour dterminer un talonnage de la station sans jaugeage de crue. Les
dbits d'tiage nuls au mois de dcembre pendant une priode prolonge
sont douteux de mme que les dbits suprieurs 1 m3/s en juillet-aot.
Malgr cela nous avons utilis les rsultats.

II.3.3.6. - LE BEJA A BEJA

Situe 3 km de Bj environ sur la route GP6. de Medjez el Bab


Bj, cette station a pour coordonnes

40 gr 818 de latitude Nord


7 gr 655 de longituda Est
Elle contrle un bassin versant de 207 km2.
214

II.3.3.6.1. - Historique

Il n'a pas t possible de reconstituer entirement l'volution


mouvemente de cette station.
En novembre 1930, un premier limnigraphe est install sur des
buses mtalliques de 30 cm de diamtre fixes au pont routier ct amont
(Le premier enregistrement date du 17.11.1930). Il s'agit d'un appareil
Richard flotteur au 1/20, rotation hebdomadaire. Deux lments d'chelle
gradus de 2,15 m sont fixs sur le support des bases du limnigraphe.
Deux autres lments de 2 m 4,15 m sont fixs la cule rive gauche du
pont; le zro de l'chelle est la cote 147,09 et correspond au fond de
la buse du limnigraphe. Les cotes d'tiages sont positives mais assez
instables. En juillet 1941, on signale la remise en tat du poste probable-
ment endommag par faits de guerre. Il semble que le pont a t dtruit au
moins en partie et qu' cette poque furent construits deux radiers buss
permettant da traverse des deux branches que formait l'oued cet endroit.
Le plus petit de ces cassis, en rive gauche,comptait 6 buses et le plus
grand 18 buses. Nous n'avons aucune prcision sur la date de construction de
ces ouvrages.
Le 21 janvier 1952, une photo de la station montre le pont et le
limnigraphe Richard tels qu'ils sont encore maintenant. La cote est de
1,46 en dcrue et l'on voit trs bien les 2 radiers en partie submergs
spars par une le qu'isole l'oued.
Le 21 janvier lQ57, une assez forte crue survient (pas la plus
forte cependant) aprs laquelle les cotes d'tiage deviennent ngatives.
C'est cette date que furent emports les deux radiers et que le lit de
l'oued s'est modifi. Un lment d'chelle ngatif de - 0,5 m est alors
fix sur la buse du limnigraphe qui est elle~me descendue.
Le 5 aot 1965, les Travaux Publics modifient le lit mineur
l'amont du pont en le dplaant vers la rive gauche. La petite le qui tait
situe entre les deux radiers disparat.
Le 22 fvrier 1~66, une photo de la station montre le pont et
le lnnigraphe. A l'aval en rive droite, il subsiste encore une petite par-
tie du grand radier bus nettement visible au dessus du lit mineur.
215

Le 1er dcembre 1966, un nouveau limnigraphe est install


l'aval du pont en rive gauche sur un puit carr maonn. L'appareil est
un Stevens A 35 table droulante, vitesse d'avancement 4 mm/heure 5
rduction 1/2. Les lments d'chelle de 0 4 m sont installs l'int-
rieur du puit. L'lment de 0 ! m est doubl l'extrieur du puit~ 5pp7
En fvrier 1967, mise en place d'un tlphrique Neyrpic 20 m
l'aval du nouveau lLnnigraphe (quip d'un saumon Neyrpic de 50 kg et d'u
d'un moulinet Dumas-Neyrpic).
Le 16 septembre ]967, la rduction du limnigraphe Stevens est
passe de 1/2 1/10.
Cette nouvelle station fonctionnera correctement et quelques
jaugeages de crue seront faits l'aide du tlphrique qui sera dmont
le 24.3.1972.
Signalons enfin qu' partir de 1968, la ville de Bj a install
un dpt d'ordures en rive droite juste auprs du poteau de renvoi du
tlphrique; les engins repoussant le tas d'ordures rtrcissaient le lit
mineur cet endroit, et les crues de moyenne ~portance emportaient tout
ou partie de ces ordures. Cela entrainait videmment une variation conti-
nuelle de la section ce qui aggravait l'instabilit nature11e du lit de
ltoued.
La station fonctionne donc depuis ]930 (avec deux limnigraphes
depuis 1967). Cependant, de nombreux "trous" subsistent dans les observa-
tions limn~triques, en particulier dans les priodes 1939-45 et 1964-66.
Les raisons en sont multiples et classiques : manque de papier diagramme
d'enregistrement, absence de calage des hauteurs sur le graphique. perte
des enregistrements dans les transports ou dans les archives, pannes du
limnigraphe etc Il est remarquer que si le lit de l'oued est trs
instable au droit de la station, le limnigraphe est rarement envas. Les
enregistrements exploitables sont gnralement de bonne qualit et leur
dpouillement n'a pas pos de problme pArticulier.
216

II.3.3.6.2. - Les jaugeages

Si les premiers enre~istrements 1imnimtriques datent de 1930,


il faut attendre le 8 janvier 1947 pour voir le premier jaugeage au mouli-
net et encore ce jaugeage ne consiste t-i1 qu'en une' seule mesure de vites-
se de surface l'entre de chacune des buses des deux cassis. Les mesures
sont ensuite assez espaces jusqu'en 1957, date partir de laquelle les
tiages seront jaugs rgulirement.
Au total, nous disposons de 518 jaugeages mais seulement 13
d'entre eux ont t faits des dbits suprieurs S m3/s (dont trois sont
des jaugeages aux flotteurs un chronomtre). Le dbit maximum jaug est
de 15,3 m3/s. Autant dire que la station n~est pas talonne en hautes
eaux. La qualit de ces jaugeages est variable; Jusqu'en 1958, les jaugea-
ges gu au moulinet sont trs simplifis (4 verticales. 3 points par
verticale, ou un point de mesure par buse sous le radier). Par la suite.
la qualit des mesures s'amliore et permet d'ajuster quelque peu les
courbes d'talonnage en tiage.
Les jaugeages au tlphrique (12 traverses au total) sont
difficiles exploiter : la pente gnrale au droit de la station est
faible et le bief o est plac la station s'ennoye probablement lors de
la dcrue. C'est ainsi que l'on a mesur:
Le 4.1.1969 H = 129 - 126 cm Q = 13 m3/s (monte de crue)
Le 4.1.1969 H = 124 = 123 cm Q = 6,8 m3/s (dcrue)
Le 22.20.69 fi = 167 cm Q = 8,4 w/s (dcrue)
Ce sont ces pauvres rsultats qui nous ont amens dmonter
le tlphrique.

II.3.3.6.3. - Etalonnage - Traduction hauteurs-dbits

D'aprs ce qui prcde, on comprendra les difficults rencon-


tres pour construire les courbes d'talonnage.
Basses eaux
Nous avons pu tablir une courbe basses eaux pour la
priode 1947-50. A d~faut de jaugeages pour les annes antrieures, nous
avons recal les tiages les plus bas pour chaque anne. Partant du
2J7

principe que d'une anne l'autre la plage de variation de l'tiage


absolu est limite (de fi 50 lIS) et que la station n'est pas sensible
pour ces faibles dbits (fond du lit trs plat), nous concluons que les
variations de cote d'tiage sont dues aux variations du fond du lit de
l'oued et non du niveau de la tranche d'eau. Nous avons donc dplac la
mme courbe en fonction des hauteurs d'eau a l'tiage.
Par la suite, les jaugeages sont beaucoup plus nombreux et
cela nous permet videmment de tracer de meilleurs courbes de basses eaux
et de les modifier plus souvent.

Pour les hautes eaux


Aucun jaugeage n'tant suprieur 15 m3/s, il est diffi-
cile d'extrapoler les courbes au del de 20 m3/s. Il a donc fallu estimer
les crues des cotes maxima en comparant avec des crues semblables sur des
oueds mieux connus (Rheza1a par exemple) et en recoupant les chiffres
avancs par deux formules d'coulement: formule de Manning dj cite
pour l'Oussafa M 12, et formule du seuil rectangulaire (cf. Mel1egue au
K 22) appliqu aux. radiers (en ngligeant le dbit transitant dans les
buses). Ces deux formules concordent assez bien du fait que la section
mouille sous le pont est limite par deux cules et varie rgulirement
avec la hauteur et que la hauteur d'eau sur le seuil est pratiquement gale
au rayon hydraulique.
L~s diffrentes courbes d'tiage ont ainsi t prolonges l'aide de
ces formules, elles sont toutes parallles au del de 20 m3/s. Onze barmes
d'ta1onnage'ont t utiliss. Toutes les hauteurs d'eau rleves de 1930
1910 ont t traduites par ces barmes. On a ainsi obtenu des tableaux
annuels de dbit moyen journalier pour 21 annes seulement. Cependant, il ne
faut pas accorder une confiance trop grande aux rsultats antrieurs 1941
du fait de l'absence de jaugeages.
Pour la priode 1959-10, les dbits d'tiage ont t corr1ges
mensuellement d'aprs les courbes de tarissement construites l'aide des
jaugeages rguliers, ceci a permis de remdier au manque de sensibilit de
la station en basses eaux (une mare se forme sous le pont et l'coulement est
trs lent). Les valeurs de cette priode sont plus dignes de confiance (du
moins en tiage) mais il manque beaucoup :1' observations limnimtriques.
218

II.3.3.6.4. - Conclusion
Tant de mesures faites la station pour si peu de rsultats,
cela est bien dcevant. Ce n'est pas une "bonne" station hydraulique. Les
raisons en sont d'une part des causes naturelles (instabilit du lit,
faible pente, mandres, zones inondables), d'autre part les conditions
d'exploitation:
- modification des ouvrages dont on ne retrouve aucune trace
- manque de jaugeages
- nombreuses lacunes dans l'enregistrement des hauteurs d'eau
(limnigraphe mal exploit, pas de lecture d'chelle concommittante sauf
une fois par semaine).

On ne peut que regretter qu'il ait fallu attendre 40 annes de


mesures avant d'entreprendre le dpouillement systmatique des rsultats
et de s'apercevoir de la mauvaise qualit de la station. On eut ainsi
vit de donner croire que l'hydrologie de cette station tait .bien
connue.

II.3.3.7. = CONCLUSIONS CONCERNANT LES STATIONS SECONDAIP~S

Nous venons d'examiner 6 stations seconaires dont l'historique et


la critique ont demand beaucoup d'efforts et de temps. Il y a encore 14
autres stations secondaires. Fallait-il les tudier galement ? Certaine-
ment pas car les rsultats en tirer sont tout fait ngligeables du
fait de relevs de hauteurs d'eau trs mauvais et d'absence de jaugeage
en crue. L'apport de ces stations a la connaissance du rg~e hydrologique
219

de la Medjerdah serait hors de proportion avec les efforts et le temps


ncessaires au dpouillement des quelques mesures et la critique des
stations. Que faire par exemple des rsultats de la station d'El Bathan ?
Situe sur le vieux barrage d'El Bathan (constru.it en 1622), cette station
n'a pas comport moins de 3 chelles et de 7 limnigraphes des emplace-
ments diffrents et simultanment. Les limnigrammes existant ne peuvent
tre rattachs aucun limnigraphe en particulier car ils ne comportent
aucune indication pour cela. Enfin, on ne sait jamais quels sont les
pertuis ouverts (il y en a eu jusqu' 24 de 2,45 m de large. Certains
ont t pendant un temps murs. Les autres comportaient des vannes dont
on ne sait jamais quand elles taient ouvertes ou fermes). Il n'y a rien
tirer de ces rsultats. Des mesures sur dversoirs en lame mince ou sur
seuil pais ont t faites au dbut du sicle par M. HOUETTE (cf. Annexe).

Pour les autres stations, des problmes aussi gnants existent, ce


qui explique que nous les ayons ngliges. Pour celles que nous avons ex-
ploites, les rsultats sont utiliss plus loin avec beaucoup de prudence
et on trouvera en annexe les tableaux annuels des dbits journaliers.
220

II.4. - LES DEBITS [

II.4.1. - LES CRUES

INTRODUCTION

Le terme gnral de crue recouvre tout phnomne d'coulement naturel o


intervient le ruissellement. Il va sans dire que l'tude des crues sur le bassin
versant de la Medjerdah ne peut rpondre de faon exhaustive tous les problmes
que soulve prcisment l'apparition d'un phnomne de ruissellement.

L'tude des crues sera limite aux 7 stations de rfrence pour lesquelles
nous avons des relevs suffisamment prcis. Aprs des indications gnrales sur
les phnomnes tudis t nous analyserons la probabilit d'apparition du phnomne
cruet les conditions de formation, de propagation et de transmission des ondes
de crues. Nous procderons ensuite l'tude statistique des volumes couls en
temps de crue et des dbits de pointe avant de conclure ce chapitre.

II.4.1.1. - DELIMITATION DE L'ETUDE - DONNEES UTILISEES

Nous disposons t pour les sept stations de rfrence de cette monographie t des
chroniques des dbits journaliers. Ces chroniques ne sont pas idales; il demeure
quelques lacunes au sein des priodes d'observations de chaque station. On constatE
souvent que les lacunes se situent en priode de crues lorsque les lectures d'chel
le et les mesures sont rendues difficiles et que parfois les enregistreurs
sont dtriors. Les priodes d~observations sont diffrentes d'une station
l'autre et se recouvrent assez rarement t ce qui rend difficile la comparaison
de donnes entre stations du fait de la variabilit des chantillons.

La taille' des bassins versants contrls par chacune de ces 7 stations est
2 2
chelonne de 138 Km 21 000 Km t ce qui rend variable la notion mme de crue
en fonction de la station~ de plus, ces bassins versants prsentent de grandes
diffrences morphologiques et climatiques.
22J

Toutes ces raisons nous ont amens slectionner les donnes dVobservations
dont nous disposions en fonction de lVanalyse particulire que nous voulions faire.

Ainsi, pour dterminer la frquence dVapparition du phnomne crue, nous


avons comptabilis pour chaque station toutes les crues o le dbit maximum avait
dpass un seuil fix trs bas. Pour suivre la formation et la propagation des
crues, nous avons dress un tableau synoptique de J]5 crues observes simultan-
ment plusieurs des 7 stations de rfrence pendant la priode 1946-1970, et un
autre tableau de 9J crues pour les seules stations de Jendouba, Bou Salem et
Mellgue K J3 pour la priode commune dVobservation de 1925 1946, soit en moyenne
4 5 crues remarquables par an.

t'tude statistique des dbits de pointe a port sur les chantillons constitus
par les dbits maxima annuels instantans pour chaque station et pour chaque anne
de sa priode dVobservation, ce qui conduit des chantillons de tailles varies
mais permet de conserver le maximum d'observations pour chaque station.

Pour tudier la statistique des volumes couls en priode de crue, il ne


nous a pas paru raliste de vouloir sparer les diffrents coulements sur les
hydrogrannnes de chaque crue et nous avons prfr analyser la rpartition statis-
tique des volumes couls chaque anne lors de la plus forte crue annuelle (qui
n'est pas forcment celle o le dbit maximum annuel a t observ) et faire la
comparaison avec les volumes les plus forts couls en un nombre de jours donns
(nombre qui varie suivant lVimportance de la station).

Le barrage de Nebeur sur l'0ued 1ellgue mis en eau en Mars J954, construit
pour la protection de la valle de la Medjerdeh. contre les crues du ~2llgue,

contrle un bassin versant de plus du tiers du bassin versant total de la Medjerdah;


son influence sur le rgime des crues est loin d'tre ngligeable. Il en a t
tenu compte en sparant chaque fois que cela tait ncessaire, la priode post-
rieure la mise en eau de la priode antrieure et ses effets ont t mis en
vidence sur le rgime des stations de Bou Salem et Hedjaz El Bab.
222

Le barrage de Ben Mtir sur l'oued El Lill a aussi une influence sur les
apports Bou Sa1e~, mais la tai11z du bassin versant beaucoup plus rduite
2
(108 Km ) modifie peu le rgime des crues Bou Salem et Medjez et sa mise en
eau antrieure l'ouverture de la station du Bou Heurtma empche d'tudier son
influence sur le rgime de cet affluent. Nous n'en avons pas tenu compte ici.
223

II.4.1 .2. - GENESE ~ (':'.Rl,CTE~.ISTII~lJFS ET P:lOPAGATION DES CRUES

II.4.1.2.1. - Caractristiques gnrales des crues

Le bassin versant de la Medjerdah est trs htrogne; ce fait marquant,


dj mis en relief par d'autres aspects du rgime hydrologique tudis dans cet
ouvrage~ est primordial pour le rgime des crues. Il n'existe pas de conditions
gnrales d'apparition du ruissellement sur l'ensemble du bassin de la Medjerdah;
le climat~ le relief~ les sols~ la vgtation~ font de chaque sous-bassin un cas
particulier qui ncessit8rait une tude dtaille. Les donnes dont nous disposons
ne sont pas assez fines pour une telle analyse ~ ainsi un essai de corrlation
hydropluviomtrique l'chelle mensuelle pour le Rhezalah Fernana et pour la
Medjerdah Jendouba a du tre abandonn faute de donnes pluviomtriques suf~

fisantes (2 pluviomtres seulenent pour le bassin de Jendouba pouvaient fournir


des renseignements journaliers pendant une priode assez longue). La seule station
mto suivie depuis longte~s et dont les donnes sont conserves est celle de
Tunis }mnoubia. Quant aux enregistrements pluviographiques, ils sont quasi-inexis-
tants.

Nous allons donc de faon trs empirique dgager quelques caractres qui
nous semblent typiques du rgime des crues en nous appuyant sur notre exprience
et sur l'observation de quelques crues caractristiques qui ont t assez bien suivies

La formation des crues irrrport~ntes sur le bassin versant de la Medjerdah peut


avoir des origines trs diverses; il est rare d'observer un ruissellement
gnralis sur tout le bassin et les crues enregistres sont la plupart du temps
une combinaison de plusieurs crues de sous-bassin, chacune plus ou moins caract-
rise. Nous schmatiserons en dcrivant 3 types de crues caractrIstiques qui
correspondent des ensembles de sous-bassins plus ou moins semblables. Evidemment
toute forme de transition d'un type de crue l'autre peut se rencontrer et la
description que nous en faisons doit tre considr~e comme un cas type
'lin abstracto il
224
Nous distinguerons :

- Les crues de la Haute Valle et des affluents Nord;

- Les crues des atf1uents rive droite (Me11gue - Tessa - Si1iana);

- Les crues de la Basse Valle et affluents avals.

Nous savons dj ~ue le rgime des prcipitations est trs variable du Nord
au Sud ; dans le Nord on observe un seul maximum pluviomtrique de Dcembre
~Ars alors que la partie Sud du bassin est soumise au rgime du double maximum
pluviomtrique : le premier et le plus important a lieu en Septembre-Octobre. le
deuxime en Avril. Les conditions du milieu naturel dcrites Chap. l viennent
renforcer la diffrentiation de chaque grand ensemble de sous-bassins.

Ce sont en gnral des crues dVhiver survenant la suite d'pisodes pluvieux


assez prolongs (une semaine dix jours) sans intensits instantanes trs
leves. La monte de crue est ~~uv~nt irrgulire et dpend essentiellement de
la taille du bassin versant. LVhydrogramme est complexe avec plusieurs paliers
ou pointes secondaires chelonns. Il semble quVau cours dVun tel pisode les
premires pluies saturent et imbibent 1ente~ent les couches superficielles du
sol souvent protges par un couvert vgtal relativement dense, le ruissellement
nVapparat pas tant quVun seuil de 15 ~ 20 mm en 24 h nVa pas t atteint.
L'pisode pluvieux se poursuit alors sous forme de pluie fine avec par moments
des averses plus fortes donnant des intensits de 30 60 mm/h qui ruissellent
immdiatement et presqu'entire~ent, provoquant les multiples pointes sur l'hydro-
gramme.

Ces pisodes pluvieux peuvent n'intresser qu'une surface gographiquement


limite mais couvrant un ou plusieurs bassins versants dont aucun dans la rgion
n'atteint de grandes dimensions. La taille rduite des bassins et les reliefs
assez accentus dans cette rgion favori Dent une concentration rapide des flots;
on observe souvent un amortissement des maxima secondaires dans les mandres que
fait le cours de la !~djerdah entre Ghardimaou et Jendouba. amortissement qui
peut aller jusqu vau lissage total la station de Bou Salem o confluent les
affluents rive gauche (Bajer Bou Heurtrna).
225
La dcrue est ordinairement 1ente p elle correspond au ressuyage des prem1eres
couches de sol la fin de l'pisode pluvieux et s'accompagne d'une remonte du
dbit des nappes d 9infroflux (entre '""n.':J.r,::i:""'.aou ,:)t Jr}"CouLn princip!~lernent).

Les crues typiques des cours d'eau de la rgion Sud sont causes par des
orages pouvant survenir au sein d'pisodes pluvieux assez courts (2 3 jours)
mais pouvant sc reproduire avec de brefs intervalles. Ces orages peuvent tre
vio1ents p en automne surtout ~ leur tendue gographique est souvent limite et
une crue importante peut ne provenir qu~ dVun ruissellement limit une partie
du bassin versant. 1

L'importance du ruissellement dpend beaucaup de 1 Vtat d'hunddit des


terrains et de l'tat des cultures en fonction de la saison~ ainsi que des
intensits instantanes es averses qui sont parfois te11~s que l'eau commence
ruisseler sans que le sa1 ne soit h~ect sur plus de 5 10 cm de profondeur.
Le seuil d'apparition des phno~nes de ruissellement semblerait varier de
15 mm 30 mm de prcipitations en 24 h.

Les hydrogrammes prsentent une monte trs rapide~ les temps de rponse
des bassins versants lmentaires tant trs courts. Cependant pour le Me11gue
et le Tessa il peut y avoir ralentissement de 1 v onde de crue et amalgame des
pointes de crues lmentaires ~ans les grandes plaines en partie inondables que
traverStnt ces oueds (Zouarines par exemple).

Une mention spciale doit tre faite pour les crues de l'oued Si1iana pour
lequel nous n'avons presqu'aucune mesure. Cet oued est connu pour ses crues
dvastatrices ~ son bassin versant qui remonte jusquV Maktar, un des plus hauts
massifs de la Dorsale Tunisienne~ se prsente c~e une vritable gouttire d'axe
Nord-Sud~ o le re1ief p les sommets dnuds~ les cultures annuelles dans les
piedmonts p la pente du lit de l'oued, tout favorise un fort ruissellement et une
concentration rapide des eaux.
226
Evidemment, ces affluents de la rive droite peuvent tre sujets a des
crues en hiver et au printemps, pour lesquelles les caractres de violence et
de soudainet sont trs attnus.

L~' dcrues sont la plupart du temps de courte dure, les sols tant peu
permabLes, il n'y a pas de vidange de stocks hypodermiques et l'on atteint
rapidement un dbit identique~ sinon infrieur, au dbit d'tiage antrieur la
crue.

II.4.1.2.1.3. - Crues de la Basse Valle et affluents avals


--~-~-~------~-~-----~------~~~~-~~-----~-~

Les caractres des crues de cette partie du bassin sont moins affirms. Le
bassin versant du cours principal se retrcit, les affluents n'atteignent pas des
dimensions notoires. La pluviomtrie subit l'influence marine tout en restant
sujette des phnomnes exceptionnels (orages d'Octobre ou de Printemps). Les
terrains sont en grande partie cultivs et les reliefs trs adoucis. ~ute la
Basse Valle est trs peuple et de nombreux travaux d'hydraulique agricole et
de protection contre les crues viennentOnasquer les caractristiques naturelles
du ruissellement. On observe cn gnral sur cette partie du bassin versant des
crues d'ampleur limite qui, la plupart du temps, viennent rrossir un flot venu
de l'amont.

Sur le cours de la ~1ejerdah, les hydrogrammes de crue sont trs aplatis,


la monte d'une crue Medjez el Bab dure frquemment plus de 48 heures. Les
cou1eoents latraux sont drains lentement par des chenaux faible pente faisant
de nombreux mandres.

Parmi les aff1ue~ts de quelque importance, le Bja et le Zarga peuvent


prsenter des crues assez semblables celles des affluents Nord, mais ces crues
sont ralenties et amorties dans la plaine avant leur confluent avec la Medjerdah.
Les autres affluents tels le Lahmar et le Chafrou ont des crues lentes et
amorties qui peuvent dborder ~ l'aval dans les zones inondables; nanmoins, lors
d'vnements exceptionnels, ces oueds rputs calmes, peuvent se mettre ruis~

se1er violemment et provoquer d'imrorteQtsdgts.


227

En rsum, nous retiedrons que les crues notoires sur le cours de la


~~jerdah sont le plus souvent composites, il est trs rare dVobserver un
ruisse11enent gnralis sur tout le bassin. Les affluents Nord et la Haute
Valle sont sujets des crues dVhiver assez caractrises, alors que les crues
dVautomne et de printemps sont typiques des affluents Sud de: la rive gauche. Le
ruissellement gnralis qui se produit rarement est 1 Vorig ine de crues consi-
drables 01ars 1973).

II.4.1.2.2. - Forme des hydrogrammes de crue

II.4.].2.2.1. - Mthode
cm>_
_ _ <=<>=<> .....

Sur de grands bassins versants, les caractristiques des rgimes de crues


sont gnralement assez bien dfinies par les dbits maximums annuels et par les
dbits caractr~stiques des crues (DCC). Dans le CqS des bassins versants tudis
dans cette ~funographie,il se trouve que les DCC ne refltent aucune caractristique
significative des crues. Les crues sont multiples au cours de l'anne, leur dure
est trs variable, la variation interannue11e des dbits de crue est trs forte~

aussi la notion de DCC, qui est trs commode pour les rgimes hydrologiques
pointe annuelle unique~ ne reprsenterait ici qu'un seuil du dbit moyen journalier
trs alatoire et sans relation nette avec les pointes de crues enregistres. Nous
avons donc abandonn l'analyse des DCC et avons prfr tudier directement la
forme des hydrogrammes chaque station.

Nous avons retenu pour cela les crues maximales annuelles qui donnent un
chantillon assez reprsentatif des diffrentes formes de crues. L'hydrogramme
de chacune de ces crues a t redessin, ce qui nous g permis de dresser pour
chaque station un tableau o figurent les caractristiques suivantes

- dbit maximum instantan - Q max (l'tude statistique des ces chantillons


est faite plus loin).

dbit moyen de la journe o a eu lieu le dbit maximum, soit Q 24 h.

- rapport ci;:X = les hydrogrammes tant la plupart du temps assez complexes,


ce rapport remplace le rapport QmQmax ; il caractrise la forme plus ou
oy
moins pointue de 1 Vhydrogramme.
228
- temps de mon~e, t = temps qui spare le dbut de la crue de l'ihstant
o passe le dbit maximum. Dans le cas d'hydroBrammes plusieurs pointes,
ce temps peut tre trs allong par l'apparition d'une crue prliminaire
ou d'un palier avant le maximum.

- Dure de la crue D = c~tte dure remplace le temps de base~ notion employe


pour l'tude des crues simples o les diffreuts coulements sont facilement
sparab1es~ ce qui nVest pas le cas sur la t1edjerdah. Pour les crues
pointe unique et dcrue rapide~ temps de base et dure sont quivalents.

- Rapport tld = ce rapport caractrise la violence de la crue. Plus il est


faible et plus la crue monte rapidement et risque donc de faire des dgts.

Nous avons fait figurer, titre indicatif, le nombre de pointes principales


distinctes enregistres sur l'hydrograrnme et le temps sparant ces pointes. Ces
valeurs renseignent sur la complexit de la crue mais ne fournissent pas les
lments ncessaires l'identification de la provenance de chacune de ces pointes.

L'examen des 7 tableaux ainsi dresss fait apparatre l'extrme complexit


et l'irrgularit totale du rgime des crues. Nous n'avons pas trouv de liaison
corrlative significative entre les diffrentes valeurs caractristiques, que ce
soit entre Qmax ou Q24 h et le rapport ~~, ou entre Qmax et temps de monte, ou
entre le tenps de nonte et le rapport t/d ; aucune tendance nette ne permet de
classer les crues en fonction de ces caractristiqu~s pour aucune des 7 stations
prises en compte.

Les valeurs de ces paramtres sont e11es-mges trs disperses et leur


analyse statistique ne prasente pas un intrt vident. Nous n'avons retenu que
les valeurs Doyennes et mdianes du rapport ~~ ~ de la dure des crues, et du
rapport t/D qui permettent tout de mme de comparer les stations entre elles. A
l'aide de ces tableaux, nous pouvons faire quelques observations gnrales pour
chacune des stations.
229

Medjerodah Gha.rdimaou (21 ans d 1obsel"VationsJ

Les crues se prsentant cette station sont assez pointues~ le niveau


de l'eau monte plutt vite et la dcrue dure en moyenne deux fois plus
longtemps que la monte de crue ce qui s'explique par la taille assez
2
faible du bassin versant (1490 km ) et sa forme allonge en gouttire avec
de nombreux petits affluents latraux qui favorisent une concentration
rapide des eaux. La dure de la crue est trs variable et dpend videmment
de la dure de l'pisode pluvieux de faon trs troite. La plupart du
temps l'hydrograrnme ne prsente qu'un rneximum principal ce qui diminue
quelque peu la dispersion des valeurs du rapport t/D.

Medjerodah Jendouba (53 ans d 1obsel"VationsJ

Malgr une augoentation limite de la taille du bassin versant par


rapport la station de Ghardimaou~ on constate dj u net amortissement
des crues Jendouba. Entre les deux stations~ la mdiane du rapport ~::
passe de I p 95 1,42 et la ~diane du rapport tIn augnente de 0333
0,375 et ceci malgr une dispersion beaucoup plus nette de l'chantillon
des valeurs de Qnax. Les crues montent donc plus lentement et durent plus
longtemps Jendouba. L'origine de cet amortissenent est essentiellement
morphologique. En effet~ on constate une rupture de pente aprs Ghardimaou
lorsque 10 ~djerdah dbouche dans la plaine alluviale de Jendouba en y
faisant de n~breux mandres : le cours de la ~~jerdah entre Ghardimaou et
Jendouba s'allonge sur 72 km alors que la distance vol d'oiseau entre les
deux stations n'excde pas 31 k.

Me Ugue au K 13 (46 ans d'obsel"VationsJ

Les caractristiques de crues du r'!ellgue se distinguent nettement :


elles soulignent la rapidit et la violence des crues que nous avons dj
signales. La mdiane du rapport ~:: s'tablit 294 avec des extrmes
6.23 et 1~63 ; la dure moyenne des crues est de 32 h et les montes sont
trs rapides puisque la mdiane du rapport tlD est de 0250.
230

Ces caractristiques de crues brutales et d'une grande irrgularit sont


2
surprenantes pour un bassin versant de 9000 km si on les compare celles des
autres stations. En fait elles confirment que la plupart des crues du l~llgue

au KI3 sont dues des pluies d'orages violents et localiss qui ruissellent
rapidement. Une crue de moins de 48 h ne peut rsulter d'un ruissellement
gnralis sur tout le bassin, d'ailleurs on observe de nombreuses crues
pointes multiples qui traduisent les arrives successives des ondes de crue en
provenance des diffrentes parties du bassin qui se diffrencient assez net-
te~nt morphologiquement (partie algrienne de la Meskiana et bassin versant
de l'oued Sarrath).

RhezaZa Femema (24 ans d'obseY'Vations)

Les valeurs Mentionnes refltent assez bien les caractristiques de


cette station : bassin versant montagneux, fort couvert vgtal et de taille
rduite. On observe donc un rapport ~~ assez lev mais une monte des eaux
relativement lente qui traduit un ruissellement frein au dbut par la vgtation.
Les dcrues sont assez rapides mais nous avons vu que le tarissement prcprenent
dit dure plus longtemps. Enfin, la dure moyenne des crues est de 24 h ce qui
2
est beaucoup pour un bassin versant de 138 km Lor~que la crue prsente plusieurs
pointes, elles sont relies directement aux averses distinctes au cours d'un
mme pisode pluvieux.

Bou HeUl'tma Kef Rhira (9 ans diobseY'Vations)

Les caractristiques des crues sont trs semblables celles du Rhezalah,


les diffrences tant imputables la diffr~nce de superficie du bassin versant.
On constate un allongement de la dure moyenne des crues, une augmentation du
rapport t/D et une diminution de la mdiane du rapport ~~ s la forte augmen-
tation de la moyenne de ce rapport est due la crue artificielle de Septembre
1966 provenant d'une lchure du barrage Ben Mtir qui perturbe fortement cet
chanti Hon de 9 valeurs seuJ.ement.
23]

Medjel'sah Bou Satem

Pour c~tte station 9 nous avons tabli eux sries de valeurs correspondant
aux priodes antrieures et postrieures la mise en eau du barrage du Me11gue.
Les caractristiques correspondant au rgime naturel sont tablies sur 27 ans.
Elles font apparatre des formes d'hydrograrnrnes tout fait irrgulires. Les
crues se prsentent sous des formes trs htroc1it~s suivant leur rgion d'ori-
gine et la possiti1it 'aTIa1game de crues de diffrents sous-bassins. Les crues
pointes multiples sont trs nOMbreuses. Le temps de monte est court lorsque
la crue de l'oued l~llgue arrive en premier~ mais il peut dans d'autres cas
durer deux jours entiers. Aucune rgle gnrale ne se dgage de ces crues complexes.

Les ve1eurs mdianes des caractristiques retenues apparaissent cependant


assez voisines de celles de Jendouba. L'amortissement prvisiL1e de ces valeurs
entre les deux stations est masqu par l'influence des crues du ~fu11gue, ainsi
le rapport ~:~ est lgrement suprieur a Bou Sa1e~ et le rapport t/D est
nettement inf6rieur (par rapport Jendouba). L'a11ong~ment de la dure moyenne
de la crue est peine sensible.

Sur l'chantillon de 17 ans postri@ur ]953, l'influence du barrage Me11gue


est trs nette: les valeurs de l'chantillon restent trs disperses mais on
.. .
note une d1m1nut10n de 1a me~d..3 QMax para11'1
1ane ~u rapport Q24h e eoent a' un a 11 ongement
sensible de la dure de la crue, ce qui est tout fait rvlateur de l'crte-
ment des crues du ~e11gue par le barrage qui proce souvent des 1chures de
scurit une fois pals le flot de la crue dans le lit principal de la l!edjerdah.
Le rapport t/D ne varie pas de faon sienificative, par contre la frquence des
crues comp'lexes plusieurs pointes augmente nettement.

Medjel'dah Medjez et Bab

Nous n'avons gard qu'un Ichanti110n couvrant les 24 dernires annes de la


priode d'ohservations. L encore, nous assistons des crues cowp1exes prsentant
souvent des pointes ~u1tip1es et des paliers sans qu'une forme gnrale de
l'hydroeramme ne puisse en tre dgage.
232
Crrues Ma:dmaZes Annuelles - GHARDD1AOU

Tableau II. 4.1. 2. 2. 2. (1)- '.


===~~=======O'I=~======i==~=====t========f=~~'==~I=====I=~==~==~i~======ic=~~=~===.

1 Q max 1 1 Q max t t 1 D 1 1 Nombre 1Intervalle


Date t inst.
Q24b max i Q 24b ! en b ten b 1 t/D 1 de t e~tre
I l ! ! 1 1 pointes 1Po1ntes

4.03.19~ : IB5 118: l,57 : 24 70: 0,343: l :


30.01.1951 1 82,9 36,8 1 2,25 1 6 58 1 0,103 1 2 1 12 h
30.12.1951
11 372 ISo 11 1,90 11 14 59
1
0,237 1 1
1
28.01.1953 1 504 422! 1,19 1 30 117 0,256 1 1
5;11.1953 1 1 1 1
1 326 199 1 1,64 1 26 60 0,433 1 1
8.02.1955 1 350 121 1 2,89 1 10 42 0,238 1 1
8.02.1956 ! 1 1 J
! 226 152 1 1,4S J 30 68 0,441 J 1
27.01. 1957 1 150 65,1 1 2,30 1 8 21 0,381 t 1
18.01. 1958 I l ! 1
1 330 167 1 1,98 1 33 94 0,351 1 2 22h '
2.04.1959 1 660 315 1 2,09 1 16 88 0,182 1 1
1 J J 1
5.05.1960 t 210 110 1 1,91 1 15 44 0,341 1 1
27.01. 1961 1 112 48,8 1 2,29 1 20 49 0,400 1 1
19.02.1962 : 412 150: 2,74: 32 30 0,400: 3 20-24 h
20.04.1963 ! 529 246 1 2,15 1 10 44 0,227 1 1
30.01.1964 i 266 123: 2,16: 23 42 0,547: 1
22.01. 1965 1 282 188 1 l,50 t 20 60 0,333 1 1
23.04.1966 : 183 I I I : 1,69 : 15 56 0,260: 1
21.03.1967 1 93,5 51,5 1 1,01 1 14 38 0,368 1 1
13.12.1967 : 165 84,5; 1,95: 10 32 0,312: 1
4.01. 1969 1 58,2 35,7 1 1,63 1 8 40 0,200! 1
25.12.1969 : 650 266: 2,42 : 27 92 0,293: 1
J 1 1 1
1 1 J J
1 Moy 1 1,98 ! ~1oy 6,317 1
N ::.: 21 ans 1 1 1 1
1 Mad 1 1,95 ! Mad 0,333 1
======--=~===l=====L:.~=====b=====lc=====:l.======.J.."...=====~
233
Crues Ma::cima[,es AnnueUes - JENDOUBA

Tableau II.4.1.2.2.2. (2)


=====~=~~c========~~=~==~~~===========
1 1 1
___ J.====~==~===~~~===~~===~======~==~=====~~
!! ! 1
1 Q max l , Q max 1 t 1 D 1 1 Nombre ,Intervalle
Date 1 inst. IQ24h max, Q 24h , en h 1en h' t/D , de l ,:mtre
,,
, t
1
, ,,
,
,,
, l'
1 ol~ 1
1 pointes,po~ntes
1
, 1
fL03.I898
14.03.1899
724
1 88,4
,
l~II

1 77 ,8
1~ 76

1 1,14
26
24
1
1126 !
1
0,406
0,190 1
l
2
1
,
68 h
21.01.1900 1 521
1 1
326 ,
1 1,60 60 ,
1114 1
1
0.416 1
,,, 1 1
1

,, , ,,
13. II. 1900 275 1 125 1 2,20 22 1 48 1 0, l~58 1 1
24.04.1902
31.03.1903
142
136
II6 ,
1 1,22 24 1
1
64
,,
1
0,375
,
1
l
,
1 122 1 l,II 22 1 GO 0.275 l
26.01.1904 1B4 1
1
162 ,,
1
1.13 34 1
!
92
1
0.369 1
1
1 ,
1

,,
19.02.1905 94 3 1 03,0 1,12 30 , 84 0,357 1 1 1
1 1 1,70 1140 1 40 h
8.02.1906
17.02.1907
508
1610 ,
1

1 393
299
1290
1
1 1,25
42
9B
1
IWO
0,300
0,544 1
2
2
1
1 46 h
1 1.62 ! 78 1 1
23.03.1908
22.12.1908
639
s
1
1 29C
1
1 1.70
22
26
1
1 70
0.232
0.371
1
1
l
1 ,
1

12.02.1910
31.12.1910 ,
1
335
159
1 2BO
,
1
130
1 1,20
1,22
53
30
'166
1
177
0,349
0.339
,
1 2
1
,
t 34 h

1 1
1 105 1 56,1 1 42 1 1
13. II. 1911
23.02.1913
!
,
1 6I7
1
,
1 352
I,C7
1,75
23
13
1
1 48
0,547
0,375 ,
1
1
1
1

15.02.1914 171 131 1,30 22 1 76 O,23S 1 2 16 h


1 1 1 !
13.04.1915 1 199 1 125 l, S9 2l~ 1 S2 0, LI 61 1 1
1 203 1 1
16.12.1915
27.11. 1916 ,,
1
405
1
1
63
229
3,22
1,77
9
34
1 33
1
1 76
0,272
0,447
1
1
1
1
29.II.1917 191 1 10a 1,77 12 1 52 0,230 1 1
1 1 1 1
28.01.1919
4.02.1920
,
1 292
159
1
1
1Bg
141
l,54
1,12
18
32
,
1 75
65
0,240
0,492
1
1
1
1
1 1 1 J
8.04.1921 1 125 1 104 1,20 45 J 69 0,652 ! 1
25.02.1922
3.01.1924
!
,
1
381
I23
1 187
,,
1
2.03
1.36
36 J
1
67
, 72
0,537
0,152
,
1

1
1
1
90.3 Il
1 1 48 J
10.12.1924
1
168 115 1,46 15 0.333 1
1 1 1
1 1 1 1 1 1 1 1
======:<=========:l====b:-::::==~=:::=::L=====~~===",,=l===:::.,.l..:==--==
234

C1"UeS Maximales Annuelles - JENDOUBA

Tableau II. 4.1. 2. 2. 2. (2) .Suite . :


:'::=====_=_=-==:-';==':::':=:;;:::==~-:=:::::::"~====:::e:==--=====--======-~=:::=====::===~':==:::= __ =====_=:::==::
1 1 1 1 1 1 J 1 1 1
1 1 Q max 1 1 Q max , t 1 D 1 1 Nombre 1Intervalle 1
1 Dati> 1 inst. IQ2l~h max Q 2l~h en h 1en h ! t/D 1 de 1 e~tre 1
1 1 1 1 1 1 pointes) pOLntes 1
J ! I l ! 1 ! 1
) 12.02.1926 1 251 1 155 1.62 22 f 56 1 0,393 1 l 1 1
I l
J II.01.1927 1
!
342 206 1.66 l~ 1 100
1 1
1 0.480
1
1 l
1J 11
1 4.04.1928 1 235 205 1.39 22 1 80 1 0.275 Il!
I l ! 1 1 1
1 13.02.1929 1 483 240 2.03 25 1 78 1 0.320 l 1 1
1 17.02.1930 1 114 67.2 1.31 17 1 52 1 0.327 l 1 1
: 10.02.1931 : 311 222 1.41 32 1 144 ; 0.222 1: 1
1 14.12.1931 ! 483 338 1.44 12 52 1 0.230 l 1
; 23.01.1933 ; 177 150 1.12 58 76 ~ 0.743 2 : 28 h
1 5.03.1934 1 20~ 169 1.22 52 38 1 0.591 2 1 a h
1 1 1
1 3.01.1935 1 709 391 1.81 112 156 1 0.713 2 72 h
1 15.02.1936 1 168 127 1.32 20 44 1 0.454 l
: 16.11.1936 : 342 241 1.42 24 I;~: 0.235 l
1 5.02.1938 1 140 130 1.03 56 1!0! 0.400 l
; 28.02.1936 ; 268 165 1.62 14 60: 0.233 l
1 26.01.1940 1 1400 1030 1.36 62 110 1 0.564 2 56h
; 9.02.1941 : 1~~ 128 1.09 32 154; 0.2OG 1
1 1.03.1942 1 1130 383 2.95 l ~~ 1 0.375 1
1 1 1
I l !
1 17.02.1944 J 91.6 85.3 1,07 IG 64 0.250 l
1 1 86
1 7.02.1945 1 209 102 1.15 0.661 1
1 18.03.1946 1 342 249 1.37 151 0.614 3 23 h 83 h
1 !
1 17.12.1946 1 626 378 1.65 54 e5 0.635 2 27 h
1 12.10.1947 1 80.0 51.4 1.57 32 92 0.343 1
: 16.01.1949 ; 331 247 1.34 76 155 0.490 2 60h
1 5.03.1950 1 162 143 1.09 64 116 0.552 1
1 1 69 6
1 4.01.1969 1 106 1.52 IG 0.191 1
1 25.12.1969 1 508 312 1,63 34 r,2 0.414 1
J 1 1 _
: :N53 ans; MOy 1.51 Moy 0.397
1 1 1 Med 1 1.42 1 1 Med 0.375 1 ) 1
l~=====~:===l==~~====L==~~~~cl========!=~===L~===~J~====:l======--!-=====~====l
235
Crrues MaximaZes AnnueUes - tvJELLEGUE AU K 13

TabZeau II~4.1.2.2.2.(3j
u===~:===o====i~=====i===~~~~===~~=~==~=r======~=~=;========~~~~~=====ac=r

i 1 Q max 1 1 ~ max 1 t 1 D 1 1 Nombre 1 Intervalle J


1 Date 1 inst. IQ24h max 1 Q 24h ten h ten h 1 t/D t de 1 entre f
1 1 1 1 1 1 1 1 pointes pointes t
1 1 ! 1 1 1 1 1
1 16.08.1925 1 I1G 1 32 1 3,69 1 2 h 1 20 t 0,10 1 t
1 28.08.1926 1 253 67,6 1 3,73 1 2 h 1 18 m,III i 2 4 h t
1 1 1 1 1 1 1
t 6.05.1927 300 62,3 1 6,23 2 t 20 0,10 t l t
3.05.1928 1270 423 1 3,00 l~ 60 0,066 1 2 6 h 1
1 1 1
461.1]
15.09.1928
16.02.1930
14. Ol~. 1931
317
1030
215
165
35l~
1 2,14
!
1
1,92
1 2,91
21
8
3
42
60
4D
0,50
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13.12.1931 ! 1,70 12 0,272


341 200 44 l
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26.09.1932 371 131 1 2,83 8 l~O 0,20 2 4 h
25.04.1934 277 70,2 1 3,94 6 h 30 0,20 l
26.11.1934 186 ~O~4 2,06 8 h 2G 0.28 l
15.09.1935 l~25 133 3,19 22 40 0,55 2 12 h
15. II. 1936 520 23l~ 2,22 e h l}l.\ 0,10 3 oh 6 h
27.00.1938 99,3 34,S 2,38 l~ h 10 0, !} l
16.04.1939 539 1 114 4,73 9 h 1 36 0,25 2 Cl
u h
26.01.1940 1 2,09 3 h ! 24
98,4, l~7 , l 0.125 l
1
23.05.1941 283 102 2,77 (, h 1 30 0,20 l
3.10.1941 1050 527 2,01 2e 1 50 0,56 2 6 h
!
1 18.09.1942 127 37~1 3.42 6 1 2/~ 0.25 l
1 !
5. II. 1943 825 182 4.53 Cl
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1 1
! 9.09.1944 431 154 2,60 8 1 22 0,36 2 4 h
1 27.01.1946 863 12 1
444 1,94 46 0.26 l
1 1
1 25.0G.1947 412 95,3 4,32 6 h! 30 0.20 3 6 h 4 h
1 1 mal observe
28. 02. 19lt8 2000 777 2,57
1 1
1 6.01. 1949 923 477 1,93 20 1 56 0,50 2 24 h
1 16.04.1950 398 Il.3 2,78 II J
30 0,37 2 4 h
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236

Crtues Mo.:d.mates Annue1.tes - MELLEGUE Au K 13

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1 1 1 1
1 5.08.1953 t l~93 163 3,02 10 30 t 0,33 t 1 J
21.10.1953 244 10l~ 2,35 6 18 r 0,33 1 r
r 1
25.08.1955 548 Il6 l~, 72 4 18 r 0,22 2 8 h i
24.10.1955 1060 338 2,73 20 56
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2 22 h r
1.0'sa 1
2.05.1957 l~46 135 3,30 6 10 r 0,33 1 1
6.10.1957 33l~0 923 3,62 6 h 46 1 2 13 h
1 0,130
7.06.1959 1070 249 l),30 B 30 r 0,266 1
5.05.1960 1
336 155 2,17 15 h 1 32 1 0,47 3 4 h 7 h
5.10.1960 297 65,5 4,53 4 1 18 1 0,22 1
13.02.1962 300 134 2,24 r r l Mal observe
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21+.06.1963 418 116 ! 3,60 6 1 24 r 0,25 1
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1 1 1 1 t
22.04.1967 1 627 147 1 4,26 2 1 18 h 0,111 1 r
r 950 1 1 0,125 1 1
12.09.1967 238 3,99 2 16
1 1 1 1
26;03.1969 1 130 47,7 1 2,72 6 1 14 6,426 1 1
27.09.1969
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231

Crues Mazimates Annuetz.es .,. RHEZALAH A FERNANA

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1 12,2 3,11 4
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r 14.01.1949 1 139 1 51,4 2,42 16 1 32 0,5 1 1 ;
1 1 1 1 1
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1 9.02.1S51 1 56,3 f 18,3 3,01 4 1 14 0,2&5 l I t
1 30.12.1951 11 94,2.1 45,1 2,03 10
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21.01.1953 1 153 1 53,0 2,09 ~4 1 2J 0,50 1 3 6 h 4 h J
1 1 1 1 1
21.02.1954 1 134 1 51,4 2,61 22 1 38 0,579 1 3 6 h 4 h 1
1.02.1955 1 132 , 35,2 3,75 B 1 20 0,40 J 1 1
1.02.1956 : 130 : 16,0 1,19 2l} : 33 0,631 J. 2 20 h :.
2.12.1956 1 184 1 67,7 2,72 9 1 22 0,409 1 1
15.01.1953 : 176 : 11,0 1 2,43 C : 26 0,301 1 ~
13.03.1959 1 260 1 135 1 1,92 10 '26 0,335 1 1
7.05.1960 ~ 64,2 ~ 24,7: 2,60 10 : 22 0,545 1 :
27.01.1961 1 200 1 52,9 1 3,18 G 1 22 0,363 1 1
14.02.1962 Il 111 : 31,9: 3,66 6: 23 0,261 2 10 h :
20.04.1963 1 196 J 92,5 1 2,12 6 1 23 0,214 2 10 h 1
1 l i n 1 1
1 5.01.1964 1 36, 23,5 1 3,69 v 1 16 0,500 1 1
1 22.01.1965 1 3e,3 20,0 1 3,15 C 1 18 0,444 1 1 1
1
: 23.04.1966 : 156 67;4 1 2,31 a : 36 0,222: 1 :
1 8.02.1967 1 47,0 24,6 1 1,91 10 1 20 0,500 1 1 1 1
: 20.01.1950 : 21,6 13,0 : 1,66 2 : 12 0,166 1: ~
1 13.12.1968 1 52,4 14,4 1 3,64 10 1 20 0,500 2 J 4 h 1
1 1 1 1 1 1 1
1 19.12.1969 1 153 31,7 1 4,05 1 4 1 15. 0,25 1 1 r
1 1 1 1 1 1 1
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238

Cloues Ma:;r;ima'les A1'I:I1ueiZe8 - BOU HEURTMA AU KEF RHIRA

Tableau II. 4. i. 2. 2. 2.' (~j,


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31.01.1964 124 '51,2 2,42 12 1 32 '0,375' 2 110 h ,
22.01.1965 145 : 61,1 2,37 14: 30 : 0,4G7 : 2 ~
6 b ;
23.04.1966 411 '2IS 1,80 10 J 36 t 0,278 2 114 b 1
11 21.09.1966 346 11 17 ,5 19,77 3 i, 7 O,l.28 l ', ,I_
l 21.12.1967 20,9' 7,55 2,76 4' 10 0,400 I I i
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239
~8 M~aLe8 AnnueZies - BOU SALEM

Tableau II.4.1.2.2.2. (6) . ..


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1
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1
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1
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240
Crues Ma:xrimaZes Annuettes .... BOU SALEM

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23 .01. 1968 : 167 : 147 : 1,14 : 76 2 l :'0: 0,317 : 2 : 36 h ;
1 4.01.1969 1 IIP 1 76,5 1 l,58 ! 12 h l~! 0,250' 1 1 1
:'23.09.1969 : 1490 : 751 : 1,98 : 30 h 160 : 0,107 : 2 : 10 h :
1 l " " 1 11 1
: N = 17 ens: : MOy = : 1,36: ~MOY = : 0,232 : : :
1 1 1 Med = '1,30 J 1Mad = 1 0,202 1 1 1
t ' I l ! t t t, 1
t..,:::::-:===d==-:=~=:;=<";~==~===:::==~=~=:.;=::l,,====~===b=_=====f
1
241
Crues Maximales Annue lles - MEDJEZ EL BAB

TabZeau II.4.1.2.2.2. (?J


r=c======~~==i====cc=r~~==~='~~===~=f""=~~==i==~~='~===~~~, ~::~;-~=~:;~r::ii:==i
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J 10.12.1946
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945
,,
664
,, 1,42
,, 5C
,, 19&
, 0,292
,
2
,
l~2 b
1 12.10.1947

,, ,
1280 1020

,,
1,25 62 175 1 0,352 2
J
43h
,1
1

,,, ,,, ,,,


.
13. II. 19113 1 391 753 i 1,30 j 46 1 15e l 0,291 2 23 h
1
,5.0?.:950
7.05.1951
,,
1
310
ISO
286
127 ,,
1,03
1,24 25
49

,
172
106 0,235
0,204

,
l
l
Il
,
J
,
1 6.10.1951
J
561 464
,,, 1,21 ,
1 36
, 1
120 0,300
,,r l
1
J 8.12.1952 J 981 330 1,13 t 34 196 0,173 l
,
1
, ,, ,, , ,
1 22.02.1954 J J 113 1 260

,
496 393 1,24
1 t
0,453
,, 2 76 h
J

,,,
1 15.12.1954 293 205 1,45 33 1 135 0,231 l J
1 1
t
0.02.1956
1 2l~.01. 1957
J
, 612
241
550
156
,
1,45
l,II
1 160
36 ,, , 1'
300
116
J
0,421
0,310 , 3
l
128 h - 110h:

,
1
,
1 17. II. 1957 1 632
,
1
325
1
1,94
J
14
, , 1
J 145 1 0,096
,,, 3 21 h - 22 hl

,
J 15.03.1959 1490
1 202
1200 1 1,24 41
1 1,22 1 22
176
J 110
0,233 l
,
1
1
7.05.1960
1 28.01.1961
J
1 255
166
168 ,
1 1
1,36 1 63
J
1 Il14
1
0,200
0,472
,,
l
l
J
1
1 13.02.1962
,
1
1 675
,
1
549 ,
J 1,23 J 50
J ,
J 234
J
0,176 3 1
30 h - 46 hl

,,
21.04.1963 7l~6 495 1 l,SI 1 34 1 149 1 0,223 l 1
1 31.01.1964 1 756 1 l,II 1
210 1 0,262 1
1
1
1
31.10.1964
1
1 686
1 763
678
404
1
t 1,70
55

,
1 17
1 1
1 96 1 0,177
1 135 1 0,222
2
l
32 h
,
1
1
, , ,,,
21.~. 04. 1966 677 1,13 30 l
1 1 1 1 1 t
1 10.02.1967 106 158 1,10 46 1 136 0,338 l 1
1 1 340 1
1
22.01.1968
1
307 1,13 52
1
,
170 0,306 l
1

,, ,
1 5.01.1969 1 268 250 1,07 2e 1 140 0,200 l 1
1
1
20.09.1969 1440 1370 l,OS 5G ,,
1
I9!
1
0,304 2 44 h 1
1
J
J
,,
1 1 ,
J "1
t
,
1 Moy = 1,20
,
'Moy = 1 0,275
1
1
1
1
J 1
1
1
Med= 1,23 lI1ed "" J 0,282
1 1 , J
1
1
l==~====b=",~~ 1..=-:==!.. ===_.. __I==-J.--~~_L==:- ___,...-L""===""~,,,, ========:-=:1
242

Au niveau des valeurs mdianes, on peut constater un net amortissement


,
des crues entre Bou Salem et M2dJez el Bab. Le rapport Qmax
Q24h d'~ranu~
. ~
et 1a duree
des crues aUgr:J.ente, d'o une force trs tale des hydrogrammes. Si le rapport
t/D dininue ~2djez el Bab ce n'est pas que les crues y montent moins vite
qu' Bou Salem rnai~ plutt que les dcrues y sont trs lentes, surtout lors
des grosses crues o les basses terrasses entte Testour et Medjez el Bab sont
inondes.

Le tableau II.4.1.2.2.3. rassemble pour les 7 stations les valeurs


mdianes et moyennes deR caractristiques. Qmax qui va de pair avec l'augmen-
tation de la superficie du bassin versant. Q24h De mme, la dure ~oyenne
des crues augmente de l'amont vers l'aval. La station de Bou Salem prsente
une discontinuit due au rgime trs irrgulier des crues du Me1lgue ;
l'influence du barrage de Nebeur est bien mise en vidence par les diffrences
des valeurs ~dianes des chantillons antrieurs et postrieurs sa nise en eau.

A part pour le Mellgue au K13, o l'irrgularit des crues est extrme,


et pour le Bou Heur~a Kef Rhira o l'chantillon de 9 ans est rellement
trop court, on remarque que la diffrence entre les moyennes et les mdianes
n'est pas trs forte, cependant cela ne signifie point que les valeurs des
chantillons se rapprochent d'une distribution gaussique, comme le montrent
les tableaux de chaque sttion. on constate une forte concentration de valeurs
au voisinage ~e la mdiane.
243

VaZeups caractPisant la Fome de l vHyroogramme


de la Crue Maximale Annue lle

Tableau II.4.1.2.2.3.
:~===================================--======================== ==========
fNombre' "," 'Jort 'Dure de la cru T
'cl'
annes r: :'\"'.::/". 24 b. '-k"lX en heure RapportT

Moy Med l Jl10y 1 t1ed Noy ! Med


1 ' ! !
Medjerdah Ghardi~ou 21 J ~
1 98

Medjerdah Jendouba 53
! . l'
Hellgue au K13 46 i 2~94 32,3: 30 0,277! 0,250
! 1
Rhezalah Fernana 24 ! 2,60 24,8! 22 0,372! 0,385
Bou Heurtma I~ef Rhira 9

Medjerdah Bou Salem


Avant 1953
27 f 1 ,55 :. 1~45
l !1
,94~3 84 0,289 !I 0,290
! !. !
244

II.4.1.2.3. - Occurence des crues

L'htrognit des facteurs conditionnels de l'coulement


sur le bassin versant de la Medjerdah et la diversit des rgimes p1uviom~'

triques sur les diffrents affluents rendent possible l'apparition de crues


n'importe quelle priode de l'anne. Nous avons tent de quantifier le
risque dVapparitions de crues aux sept stations de base dj tudies.
Pour cela, nous avons dnombr toutes les crues enregistres pendant les
priodes observes. La notion mme de crue tant assez variable d'une sta-
tion l'autre, nous n'avons pris en compte que les pisodes o le dbit
maxi~um dpassait un certain seuil Qom fix pour chaque station afin de ne
pas comptabiliser de simples remontes de dbit o le ruissellement n'inter-
vient pas (recharge de nappes alluviales ou 1chures de barrages). Ces
seuils ont t fixs comme suit :

lledjerdah Ghardimaou Qom = 15 m3/s - Les dbits de base en hiver


se maintenant frquemment au dessus de
5 m3/s.

Medjerdah Jendouba . Qcm = 15 m3/s - caractristique voisine de


celles de Ghardimaou malgr une chute possi-
ble des dbits de base en dessous de 1 m3/s.

Mellegue au K 13 Qcm = 20 m3/s - Etant donn la superficie


du bassin versant, des pointes de crue inf-
rieures 20 m3/s ne peuvent correspondre
qu' des ruissellements trs localiss sur
une partie ~inime du bassin.

Bou Heurtma Kef Rhira Qcm = 10 m3/s - Malgr la taille rduite du


bassin versant, les dbits de base levs
justifient ce seuil relativement lev.
245

Rhezala Fernana Qcm = 10 m3/s - ~~me remarque que pour


le Bou Heurtma.

Medjerdah Bou Salem cm = 25 m3/s - C'est un seuil minioum


pour s'assurer de ne pas comptabiliser les
lBchures quotidiennes du barrage Mellgue.

Medjerdah Hedjez el Bab Qom = 25 m3/s - C'est aussi un seuil mini-


mum en raison de la taille du bassin
versant de cette station aval.

Les rsultats de ce comptage sont rassembls en un tableau o


nous indiquons pour chaque station

- Le ncmbre de crues dnombres pour chaque mois de l'anne


pendant toute la priode d'observations;

- Le rapport de ce nombre de crues d'un mois donn au nombre total


de crues comptes qui donne la frquence d'apparition du phno-
mne crue pour ce mois ;

- Le nombre total et le nombre moyen de crues par anne.


Seuil Total
STATIONS m3 /s S 0 N D J F M A M J J A et
Qcm Moyenne

MEDJERDAH Ne 10 13 11 30 49 38 28 28 10 1 0 1 229
GBARDlMAOU 15
21 ans F% 4,37 5,68 4,80 13,10 21,40 16,59 12,23 12,23 4,37 0,44 0 0,44 N = 10,8
MEDJERDAH Ne 5 14 14 51 90 81 54 30 4 1 1 0 34S.
JENDOUBA 15
52 ans F% 1,45 4,05 4,05 14,82 26,06 23,42 15,68 8,71 1,16 0,29 0,29 0 N = 6,6f1
MELLEGUE Ne 95 69 39 31 24 22 29 47 47 72 37 56 588
au K 13 20
47 ans F% 16,16 11,73 6,63 5,27 4,08 3,74 4,93 7,99 11,39 12,24 6,29 9,52 N = 12,5
BOU HEURTMA Ne 2 8 3 22 23 24 .11 5 3 2 2 2 107
KEF RHIRA 10
9 ans F% 1,87 7,47 2,80 20,56 21,49 22,43 10,28 4,67 2,80 1,87 1,87 1,87 N = 11,9
--
RHEZALAH Ne 2 16 20 51 53 41 23 20 11 2 0 0 239
FERNAN.\. 10
23 ans F% 0,84 6,69 8,37 21,34 22,17 17 ,15 9,62 8,37 4,60 0 0 0 N = 10,4
MEDJERDAH Ne 57 60 40 71 107 98 79 61 45 27 10 20 681
BOU SALEM 25
44 ans F% 8,37 8,81 5,87 11,30 15,71 14,39 11,60 8,96 6,61 3,96 1,47 2,94 N = 15,4
MEDJERDAH Ne 38 35 22 45 68 63 50 40 31 18 8 15 li'rr--
BOU SALEM
avt.1953 25 F% 8,71 8,09 5,08 10,39 5,71 14,55 11,54 9,23 7,16 4,17 1,85 3,46 N = 16,0
27 ans
MEDJERDAH Ne. 19 25 18 32 39 35 29 21 14 9 2 5 243
BOU SALEM 25
aprs 1953 F% 7,66 10,08 7,25 12,90 15,72 14,12 11,69 8,47 5,65 3,63 0,81 2,02 N = 14,6
17 ans
MEDJERDAH Ne 34 65 50 63 84 74 60 49 29 16 5 19 538
MEDJEZ EL 25 1

BAB F%l 6,32 12,08/ 15,61 13,75 11,15 9,11 5,39


9,29: 11,71 2,97 0,93 3,53 1\l = 22,4
24 ans 1
1

la valeur moyenne du nombre de crues par an Jendouba est douteuse \ofauts d'observations pour les annes anciennes
ou amortissement des crues de Ghardimaou).
r- ncuut:NU:. U At't'AtCHION DES CRUES Gr.1 4.1.2.3 f1 J
.AU COURS DI L"ANNE d
P.A

,MEDJERDA Il, GHAR DIMAOU MEDJERDA ~ JENOel.U


,

~ ,
.
.. ,

~
"

1 1
1
S 0 N 0 J F H A Ils J 1 ,'A

1

0 .N D J , M A M. J 1 A

fr.9A P.I.
MEDJERDA la BOUSALEM MEDJERDA ~ MEDJeZ EL BAB

-
30
---- .AllI... totol, 44 au
Avant 1113
Apre. 1113
27

"
Ut
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30

20 rao

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10 MeLLEClE au t< 13

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30 BOU HEUITMA b KEF RHIRA 30 RHEZALAH la FERNANA

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1
M
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J
r
J
1
A
1
S
r
0 N D J F M A
rL
M J J A
247
Pour la station de Bou Sa1em~ nous avons fait figurer les valeurs pour
les priodes antrieure et postrieure la construction du barrage Me11gue~
en comparaison des valeurs correspondant la priode totale dVobservation.
Les graphiques de frquence dVapparition des crues correspondant ce tableau
ont t tablis. Leur examen appelle certaines remarques. Gr. II.4.1.2.3.(let2).

1) Rappelons qu'il s'agit ici du calcul de la frquence des crues survenues


durant un mois donn pendant toute la priode dVobservation. Ces frquences donnent
globalement la tendance relative l'apparition des crues selon les saisons. Il
ne s'agit pas proprement parler d'une statistique et il ne saurait tre question
d Vapp1iquer ces frquences chaque nois d'une anne hydrologique donne dont
on voudrait rpartir le nombre des crues connues. De p1us~ les priodes
d'observations ne sont pas continues et ne se recouvrent pas d'une station
l'autre.

2) N~re de crues
___________~~__ oar an
~L ~_

Peur les affluents et le cours suprieur de la Medjer~ah~ le nombre


moyen de crues par an est peu variable sauf pour la station de Jendouba. Cette
anomalie peut s'expliquer soit par le fait que bon nombre de petites crues
3
dpaSSant 15 m /s Ghardi~ou sont trs ~orties et ne sont pas comptabilises
Jendouba malgr 1 v apport possible des affluents intermdiaires~ soit plutt
parce que les dbits journaliers anciens Jendouba~ tablis souvent partir
d'une ou deux lectures de hauteur 'eau par jour. escamotent un nombre non
ngligeable de petites pointes de crues ; nous ferons donc quelques rserves
sur les chiffres Jonns ici pour cette station. Cette constance du nombre de
crues indique que le nombre d'pisodes pluvieux pouvant provoquer un ruissel-
lement intressant varie peu. quel que soit le rgime pluviomtrique (averses
moins frquentes mais plus violentes sur les affluents rive droite, intensits
plus faibles sur le Nord). A Bou Salem et Madjez el Bab~ l'augmentation du
nombre moyen de crues par an met bien en relief 1 Vhtrognit du bassin et
la frquence des crues indpendantes sur les affluents.

Les graphiques de frquence d'apparition des crues montrent avec nettet


la diffrence de rgime entre les affluents rive gauche et la Haute Valle d'une
part et le ~211gue~ seul chantillon reprsentant les affluents de la rive
droite d'autre part.
248

Les stations de Ghardi~aoup Jendouba p Kef P~ira et Rheza1ah sont de toute


vidence. soumises un rgime de crues hivernales avec une probabilit d'appa-
rition maximum en dcembre et janvier qui devient quasi nulle en juin, juillet
et aot. On y dcle une tendance 1'apparition de quelques crues d'orages de
fin d't en octobre plutt qu'en septembre.

Le graphique des frquences de crues du }11gue montre l'inverse deux


minima de probabilit d'apparition des crues et deux maxima. Le premie:r mini1IlU1!1
a lieu en Janvier-Fvrier~ il est trs marqu mais n'avoisine pas les valeurs
nulles cites plus haut ; le deuxime ~nirnum a lieu en Jui11et- Aot, il est
beaucoup moins net en raison des crues subites dues aux orages d't dans cette
rgion. Les deux maxima ont lieu en automne et au printemps, mais celui des mois
de Septembre-Octobre est le plus important.

A Bou Salem et 1edjez el :Bah~ on trouve une combinaison de ces deux types
de rgimes de crues. Le minimus de Juillet reste trs marqu, le maximum d'hiver
est par contre attnu ryien que les ~ois de Dcembre p Janvier et F~ier cumulent
encore pris de 50 % du nombre de crues de l'anne. L'influence du Me11igue et des
affluents rive droite se fait sentir par un maximum secondaire en septembre-Octobre
suivi d'un lger creux en novenbre. L'influence d'autres affluents importants entre
Bou Salem et ~~djez el Bab ne peut malheureusement pas tre dfinie faute d'infor-
mations.

Les diffrences entre les valeurs tablies pour la station de ~ou Salem avant
et aprs 1953 montrent que la rduction du nombre moyen de crues dans l'anne,
attribuable la construction du barrage Me11gue, ne dpasse pas 10 %. La rpar-
tition de ces crues dans l'anne n'est pas non plus entirement modifie, la
forme du graphique reste la mme avec seulement attnuation des proportions de
crues se produisant en Septegbre~Octobre et au printemps et pourtant augmentation
relative du nombre de crues d'hiver. Aussi ne peut-on affirmer que le barrage
Me11gue a supprim les crues d'automne et de printemps sur la Medjerdah, les
autres affluents jouent aussi un rle important dans le rgime des crues. L'influ-
ence la plus nette de la construction du barrage doit tre recherche sur les
pointes de dbit et les volumes couls en crue.
249

II.4.1.2.4. ~ Propa~ation des crues

La prvision des crues ~ court terme sur un bassin versant ~ cel~i


de la l~enjerdah est d'un intrt najeur. Nous avons djA sienal~ qu e~~te

prvision partir de la pluviometrie tait ncessairement asses ~mpL~iq~~ ,


et peu prcise tant rtonn la dispersion es postes pluvio~ttiq~~s et l'it-
rgularit des prcipitations et~ de toute faon p elle ne pou~r~t $ f4ife
q~iau prix d'une collaboration 6troite avec les services alg~i~n$ e~p.t~nts.
Il Il' en der..eure pas moins qu'une foi s une crue amorce en un poiq,t ~~tcPll9.~
du bassin p il est capital de pouvoir prvoir son volution pour prapdte
toutes les nesures ncessaires ; cela iopliqua J'avoir une bonne eQftna~$S~~

du fonctionne~ent du bassin versant.

c'est ce fonctionnement hydraulique du r~seau hydrographique qQe nous


avons tent de cerner dans ce paragrephe.

II.4.1.2.4.1. - Donnes et pthodes

Pour exaniner le r.:.canisme d(~ propagation des crues 5 nous avons selee-
tionn sur l'ensemble des sept stations e rfrence les pisodes corres-
pondant des coulements de crues intressant une bonne partie du bassin.
En fait la station de rfrence a 1t Bou Sale~ et pour chaque crue ayant
d6pass 100 03/ s Bou Salem~ nous avons recherch sur chaque station le
dbit ~axi~ enregistr pendant le n~e pisode.

Nous avons ainsi dress'3 deux ta.bleaux synoptiques des crues. Le premier
ne concerne que les 3 stations de Jendouba, Bou Salem et l~llgue au K 13
pour 13 priode 19~5-1946 o nous avons des observations pour ces &eul~s

stations; le deuxi~e porte sur la priode 1946-1970 et concerne de 5 7


stations suivant les dures d~observations sur chacune.

Le premier tableau comporte 91 crues, le second 115.

Pour chaque station p nous avons port la date, l'heure et la valeur


du dbit r18xinum. Nous pensions, priori, nous servir de ces tableaux pour
250

tablir des corrlations interstations. Les graphiques qui ont t tablis


pour 8 couples de stations~ en indiquant en face de chaque point le temps
sparant les maxima ont montr que ces corrlations sont trs lches pour ne
pas dire inexistantes. Les paramtres de chaque crue tant trs complexes
et les crues gnralises l'ensemble du bassin tant trs rares, il est
quasiment impossible de dterminer dans une crue complexe les apports de
cha~ue sous-bassin et nous nVavons retenu, comme caractristiques, que les
maxima de crue chaque station et lVintervalle de temps avec les maxima
aux stations voisines, lorsqu'il tait possible de les mettre en concordsnee.

Si l'on suit une crue particulire de l'amont vers l'aval~ on constate


1
qu'elle peut tre amortie ou amplifie sans qu il apparaisse une liaison nette
avec la valeur du maximum ou avec le temps de propagation puisqu'en fait
chaque sous-bassin ragit de faon indpendante et que les quantits de pluies
au sein d'un mme pisode sont trs irrgulirement rparties.

Tout ceci prouve, notre avis~ l'extrme irrgularit du rgime des


crues et la ncessit d'observations extrmement ~nutieuses et prcises pour
tablir ces mcanismes. tJous ne sommes pas encore en mesure de mettre en
quation ces phnomnes et nous pensons que tout<;:s les fort1Ules avances
jusquVici~ s'appuyant en enral sur des formules d'coulement, taient pour
le moins prmatures.

Devant l'chec de cette premire tentative de quantification de la pro-


pagation des crues, nous avons entrepris une approche beaucoup plus globale.

Pour chaque couple de stations nous avons not le temps, en heures,


sparant les maxima d Vune mme crue, puis 'iff~r.mci: les crue'::-::r.!'J'rti~R

des crues amplifies vers lVaval ou~ pour certains couples de stations,
diffrencif celles pour lesquelles l'intervalle de temps tait manifestement
trop lev pour que les maxima puissent tre en concordance. Malgr cela, il
nous a fallu encore carter certaines crues o le maximum se prsentait plus
tt la station aval quV la station amont: ce fait surprenant s'explique
TEMPS ET VITESSES DE PROPAGATION ENTRE STATIOHS
Tableau 1104.1.2.4.2. il)

1 -
1
,, COUPLES DE STATIONS
ENSEMBLE
l ,
DES CRUES
,
CRUES AMORTIE.ES CRUESAMPLIFm
, t ,

,, distance Nombre r Temp s 1 Temp s , V moy , Temps Temps: V Moy Nombre Temp s Temp s , V moy
Nombre 1
, , ,, ,,,
Km ,moyen mdian, ml s t moyen mdian, mIs moyen mdian mis

, GlfAllDIMAOU - JENDOUlfA 72 10 10,6 II 1,86 - - - - - - - -


,
1 - t
,,
'GHARDIMAOU - BOU SALEM 112 46 17,7 I5~5 1,75 6 I7,U 16 1 1,74
1
,
42 17,7 15,5 1,75

,,
'JENDOUBA - BOU SALEM 40 44 8,h, 7 1,32 2 7,5 --
,
1
1 I,4 27(1) II,3 10 0,9S
-. -
1MELLEGUE KI3 - BOU SALEM ,
,
! avant 1954
116 76 14,4 14 2,23 40 13,5 13
,, , 2,39 36 15,1 14
,
1
2,13

'RBEZALAH - BOU tmURTMA II ID 4,6 2 0,65 - - - ,, - 13(2) 2,15 t


, 2 , 1,42

,
1
,,
1
,
1
1 1 ,
1

,
'RHEZALAH - BOU SALEM
,, 42 68
,
1
12 10
, 0,97 33(3)1 18,4

,,
J
18
, , 0,63 35(4) 5,97 ,
, 6 , 1,95
1
1
,
IBOU BEURTMA - BOU SALEM 1 31 16 , 10,5 3
r
J 0,82 - - - ,
1
J
-
1
8 (5),
t
1
3,25 ,
1
2
1
, 2, 6L~
1
1 1 1 t
1 t 1 1 1 1 1 1 1
,
1BOU SALEM - MEDJEZ EJ BAB 1
, 121 109
,
1 If),I 18
,
1 1,37 54 , 19,2
1
19
, 1 1,75 55
,
, 17 , 17
1
, I,9C
1
(1) 27 crues dont l'intervalle entre maximums est suprieur' 5 heures
(2) 13 crues n " ".. infrieur A 5 heures
N
(3) 33 crues " " ".. suprieur A 10 heures VI
(4) 35 crues " " .... infrieur A 10 heures
(5) 3 crues " " .. n infrieur A 8 heures
252

par la complexit des crues composites. Parmi les valeurs retenues, la


dispersion est trs grande et les valeurs extrmes perdent toute signifi-
cation aussi n'avons~ous retenu que les valeurs mdianes et moyennes des
temps de propagation qui nOliS ont permis de calculer des vitesses moyennes de
propagation des crues. Les rsultats sont rassembls pour les 8 couples de
stations dans le tableau II.4.1.2.4.2. (1) qui appelle quelques commentaires
et explications.

La priode co~une d'observations Ghardimaou et Jendouba est trs


rduite, aussi la vitesse moyenne de propagation indique sur ce tronon
est-elle trs approximative, cependant la nette diffrence entre les valeurs
donnes pour Ghardimaou - Bou Salem et Jendouba - Bou Salem est assez
significative ~ elle va de pair avec l'talement de l'hydroeramme de crue
signal au paragraphe prcdent. Il est noter que sur les 93 crues slec-
tionnes Bou Salem pendant la priode d'observation de Ghardimaou, 48
seulement ont pu tre relies entre elles, et seulement 44 ont t retenues.
pour un certain nombre de crues de ~oyenne importance le maximum se produisait
Bou Salem trs en avance, ce qui signifie que ce maximum tai t d aux
affluents rive gauche ou au }~llgue. A l'oppos, sur les 44 crues retenues
entre Jendouba et Bou Salem~ 21 prsentaient une diffrence entre maxima de
5 heures et plus.

Nous retiendrons en so~e que la propagation des crues entre Ghardimaou,


Jendouba et Bou Salem est relativement rapide (6 1 km/h) avec cependant un
ralentissement d aux mandres entre Jendouba et Bou Salem. Il faut tabler
sur un temps de propagation de 16 11 h entre Ghardimaou et Bou Salem avec
de grands carts possibles par rapport cette valeur moyenne.

nous ne disposons que du couple des stations Mellgue au K 13 - Bou Salem


pour lequel nous n'avons pris en compte que les observations antrieures
la mise en eau du barrage ~llgue. Les intervalles entre maxima sont aussi
253

trs disperss (variations de 2 h 30 h), mais les valeurs mdianes fournis-


sent une bonne indication. On remarque que les crues amorties, c'est--dire
celles pour lesquelles l'apport Bou Salem provient essentiellement du
{ellgue p se dplacent plus vite que les crues amplifies Bou Salem. Il ne
s'agit pas l d'une diffrence significative de la nature de la crue du
Mellgue, mais cela indique seulement que le dbit maximum du t~llgue se
prsente Bou Salem avant le maximum de la Haute Valle venant de Ghardimaou
dans le cas o le ruissellement est simultan sur les deux bassins ; cette
hypothse est confirme rar la diffrence des vitesses moyennes d'avancement
de la crue sur des distances presqu'gales entre ~~llbue K 13 et Bou Salem
d'une part et Gharimaou et Bou Salem d'autre part.

Les crues du ~~llgue, dont nous avons dj signal la ,'iolence, se


propagent rapide~nt (environ 8 km/hl. En fait, depuis la construction du
barrage de Nebeur, la propagation des crues entre le K 13 et Bou Salem n'offre
plus Eure d'intrt, mais il est par contre trs intressant d'valuer les
temps de parcours entre le K 13 t le barrage pour l'annonce de crue, et entre
le barrage de Nebeur ct Bou Salem d'autre part pour que les lchures, in-
vitables en grande crue, puissent tre prvues de faon ne pas accrottre
dangereusement le dbit maximum Bou Salem.

Pour cela, nous disposons de 6 annes incompltes d'observations au


poste K 22, qui est maintenant noy en tte de la retenue du barrage et
distant de 31 km l'aval du poste u K 13. Sur ces 6 annes nous avons pu
retenir 18 crues dont 4 seulement sont amplifies au K 22 par les apports du
bassin versant intermdiaire. Le temps noyen de parcours d~ ces 18 crues
est de 3,16 heures, la valeur mdiane tant de 2,5 heures, soit une vitesse
moyenne de 2,72 mis (10 kn/h). Les crues se propagent donc beaucoup plus
rapidement sur le parcours en amont du barrage p il s'ensuit que le tronon
entre le barrage et ou Salem doit tre parcouru plus lentement. Ainsi, si
nous comptons un temps de parcours de 14 15 heures pour les 116 km sparant
le Mellgue au K 13 de Bou Salem (8 km/h environ), et un temps de 3 heures pour
les 31 kM sparant les postes K 13 et K 22 (IO km/h) , on en dduit que nous
pouvons tabler sur un temps Ile 10 II heures pour parcourir les 71 km spa-
rant le barrage Nebeur de Bou Salem, soit une vitesse moyenne de 7 km/h ou
l p 9 mis (en tenant compte des 18 km de longueur de la retenue du barrage).
254

Il s'agit des deux seuls af11uents connus, le Rheza1ah et le Bou Beurtma.

La relation Rheza1ah Fernana - Bou Heurtma au Kef Rhira est fort peu
significative: la distance entre les stations est courte, la priode
d'observation au Kef Rhira est trs rduite et nous n'avons slectionn que
18 crues communes aux deux stations et pour lesquelles les valeurs sont
encore extrmenent variables. Il en est de mme pour le couple Bou Beurtma
Kef Rhira - Bou Salem; par contre, les 68 crues slectionnes pour le couple
de stations Rhe~a1ah Fernana - Bou Salem permettent quelques observations.

Etant donn la taille rduite des bassins versants de ces affluents,


on n'observe aucune crue amortie Bou Salem Dais on distingue nettement deux
classes parmi les temps sparant les maxim~s. Pour les crues typiques des
affluents rive gauche les teQPs de propagation sont beaucoup plus courts que
pour les crues composites ou typiques des affluents rive droite. Etant donn
les faibles distances parcourir pour les crues de la rive gauche, on peut
supposer que dans le preMier cas les apports de ces affluents sont seuls
provoquer le maximum de dbit Bou Sa1e~ et que les temps de parcours dter-
~ns pour ces crues sont rellement des temps de propagation. Alors que
dans le deuxime cas, les apports de la rive droite ne provoquent que la
premire monte ou la premire ~ointe de crue et se confondent ensuite avec
la pointe principale venue du Me11gue ou de la Haute Valle, ce qui expliq~e

ces temps trs longs sparant les ~xima des stations r~lativement proehes.
Aussi les vitesses moyennes de 0,66 mIs 0,97 ols mentionnes dans la
premire pnrtie du tableau II.4.1.2.4.2. (1) ne doivent pas tre considres
comme des vitesses de propagation. Ce sont plutt les vitesses de l'ordre de
2 mIs calcules dans la troisine partie du tableau qui rendent le mieux
compte du dplacement de l'onde de crue sur ces affluents au parcours assez
accident et bassin versant montarneux.

Le fait que les pluies d'hiver venant du Nord Ouest affectent souvent la
Haute Valle de la Medjerdah, en mme temps que ces affluents rive gauche, rend
la sparation des ruiss~llements de provenances diffrentes assez difficile.
255

c'est entre Bou Salem et !1edjez el Bab que leS corrlations graphiques que
nous avions tentes donnaient les meilleures rsultats, cependant il aurait
t bien hasardeux de tracer une droite de corrlation tant la dispersion
des points demeurait forte. On constate que sur 109 crues prises en compte.
54 sont amorties et 55 sont amplifies, ce qui infirme l'hypothse de l'amor-
tissement entre Eou Salem et Medjez el Bab ainsi que l'quation: Qmax Medjez
= 0,76 Qmax Bou Salem qui fut tablie sur un nombre restreint de donnes. Le
rle des affluents intermdiaires tels que la Si1iana, pour lesquels nous
n'avons pas d'observations consistantes, est trs important.

Les temps de propagation sont indpendants de l'importance de la crue


ce qui est en dsaccord avee les formules de 1~ydrau1ique qui, toutes ehoses
gales par ailleurs, indiquent que plus le dbit est lev dans un canal
naturel, c'est~-dire plus le tirant d'eau est fort, et plus la vitesse d~

propagation de l'onde est leve. Certains ont expliqu cette indpendanee de


la vitesse de propagation par rapport au dbit vhicul par le fait que la
Medjerdah dans son ~rs tunisien avait atteint un profil d'quilibre, ce
qui est loin d'tre convp.incant ~ si l'on examine le profil en long de la
~2djerdah entre Bou Salem et Hedjez el Bab, on constate une nette rupture
de pente au niveau du dfil de Pont Trajan; par ailleurs, le marnage parfois
spectaculaire du fond du lit de l'oued observ des stations comme Medjez
el Bab ou Djedeida PVF, la forte rosion des berges, l'volution rapide des
mandres et le comblement l'embouchure laissent penser que le profil
d'quilibre est loin d'tre atteint.

Une possibilit d'explication serait donne par J. LARRAS (Prvision


et dtermination des tiaees et des crues - Eyro11es - 1972) que nous citons
"On ne peut parler dans une certaine mesure d'ondes de crue dans le cas de
crues 1entenent volutives. ~~is ces crueS n'en sont pas moins d'une toute
autre nature -4ue les ondes de choc et les ondes de gravit (dont le front
n'avance qu'Avec une clrit finie), car elles commencent monter d'un
seul coup, d'une faon plus ou ~ins visible, d'un bout l'autre du cours
d'eau l'instant mne o le nbit commence varier il l':lmunt I f .
256

"On retrouve la mme diffrence profonde entre les crues lentement volu'"
tives et les ondes de gravit (telles que l'onde sQiitaire) lorsqu'on e~~e leUr
vitesses de propagation ~ La vitesse de propagation V des ondes de crues lente
ment voiutives ne dpend 4ue de ta Vitesse ~yenne U dcoulement des eaux

v lOI }
L
- ( .!...
2
Le lJZf o U'" C /Jz (Chzy)

soit
3
V""-U
2

alors que la vitesse de propagation V' des ondes de gravit (telles que l'onde
solitaire) ne dpend que de la cote y de la surface libre par rapport au fond
V' ... Iii .....
Il semblerait donc dire qu'il faille chercher dterminer cette vitesse
d'coulement U sur tout un tronon d'oued, or il se trouve que cette vitesse
est essentiellement variable d'une section l'autre; il est ipossib1e de
l'estimer constante sur un parcours assez long, les conditions hydrauliques
de l'coulement changeant trs rapidement d'un bief l'autre. l'lme si, sur un
bief de longueur limite, on constate que les conditions d'coulement varient
peu, cas conditions ne se maintiennent jamais sur un parcours suffisament long
pour tre en accord avec l'quation thorique (mandres, lit r~jeur encombr,
zones inondables, ruptures de pente ). On conoit donc que si le vitess
moyenne U est le facteur jte~inant
de la vitesse de propagation, cette vitesse
9
sera trs variable et si 1 0n ajoute ces raisons l'influence des affluents
intermdiaires sur le dplacement du maximum de la crue Yledjez el Bab dan$
un sens ou dans l'autre, on peut comprendre que le dbit de la crue ne soit pas
le facteur dterminant la vitesse de propagation et que l'intervalle entre
maxima Bou Salem et ~1edjez el Bab soit trs variable.

Si l'importance du dbit de lA crue n'intervient pas sur la vitesse de


propagation, on constate par contre une diffrence assez ~ignificative entre
les temps de propagation des crues aMorties et des crues amplifies. Nous
citerons enc.ore ici J. LARRASqui diff.rencie li les crues le.ntement volutives
dont la tendance est l'aplatissement avec rduction progressive de hauteur
257

et de dbit vers l'3v~1 Il et 'i 128 crues plus rapidement volutives qui tendent,
au contraire, vers une augmentation progressive de hnuteur et de dbit en tte
(mme eu l'absence d'apports dieau Bxtrieurs) et vers une attznuation progres-
aive en queue DI. Il semblerait que ces deux types de cruas puiss~nt se produire
sur la l~djerdh en aval de Bou Sa1em~ ce qui augmente encore la dispe~sion deS
valeurs des temps de pro?sgation.

Quoiqu'il en soit, nous retiendrons des valeurs donnes au tableau II.4.1.2.


4.2. (1). que la vitesse moyenne de propagation des crues sur le tronon
Bou Salem - ~~edjez el Bab, reste aussi leve que sur la partie amont du cours
principal.

Pour complter notre connaissance e la Basse Valle, nous disposions de


40 annes de lienimtrie de ~auvaise qualit la station de Djedeida. Sur la
priode 1946-1957, nous avons pu a~lectionner 48 crues communes ~2djez el Bab
et Djedeida. A partir de Septembre 1957 la mise en service du barrage d'El
Aroussia qui doit vi~er sa faible retenue avant l'arrive de la crue de Medjez,
provoque une onde de crue trs en avance Djedeia.

Pour ces 48 crues, la valeur I~oyenne du temps de propaestion est de 12 h


(mdiane II.5 heures) ce qui donr~ pour un parcours de 66 kn une vitesse moyen-
ne de 1.53 nls (5~5
km/h). Ce net ralentissement des crues acco~pagn d'un
emortissement systmatique du dbit de pointe dans la basse valle, s'explique
par la faiblesse de la pente (l~ station de lfudjez el Bab est 45 m dialtitude,
celle e Djedeida 3 13 n), l'importance des zones inon~ables et surtout l'influ-
ence dVouvrages hydrauliques dont le princip~l est le '~arragen d'El Bathan qui
rduit presque de roiti la section du lit mineur et pour lequel il n'a pas
t possible de dpouiller correctement la limnirotrie.

II.4.1.2.4.3. - Rsun
~-----

Pour rsumer les rsultats obtenus. nous avons tabli un tableau double
entre donnant les distances entre les stations et les temps de parcours moyens
sur ces distances. Nous insisterons encore sur le fait que des carts importants
par rapport aux valeurs inrtiques sont toujours possibles.
258

Les caractristiques que nous retiendrons sont :

- Une vitesse de propagation des crues leve dans la Haute Valle de la


~fudjerdah. sur le parcours amont du tfu11gue et sur les affluents rive
gauche.

- Un rgime de propagation htrogne entre Bou Salem et Hedjez el Bab


Sans tendance l'amortissement des dbits de pointe i avec une vitess
de propagation encore tr~s leve surtout pour les crues mop1ifies.

= La grande complexit de la fome des crues Bou Sa1em i o les apports de~

diffrents affluents peuvent se mlanger avec les apports de la Haute valles


ou au contraire se prsenter successivement dans un ord.re quelC,onque ave,c
d'assez grands d~ca1ages de temps.

- Enfin i la quasi inexistance de liaisons corrlatives entre les dbiu


maxi!JlU[!1s de crue aux stations voisines et l'indpendance des temps de
propagation 'vis vis des dbits de pointe.
TABLEAU DES DISTANCES ENTRE LES STAnONS (en km)
ESTIlfAnON DES TEMPS DE URCOURS (en heures)
Tnbleau II.4.1.2.4.3 (1)
:Medjerdah A:
,GHARDlMAOU 1
: Medjerdah A t Dkm th :Medjerdah A'
1 GHARDlMAOU 1 J JENDOUBA
t
: Medjerdah A 1 72 1 Mellgue
1 II 1 Dkm
1 JENDOUBA th ElU I< t!3
1 1
~ Mellgue t 1
1 1 Dkm th
1 ouK 13 1 1
1 .11.gue au 1 1
45 l~
'Barrage NBBEUR 1 1
J . 1 1
: Rhe3sloh A 1 1
1 1
1 FERNANA 1 J
: Bou Beurtma 1J
1 KEF RHIRA 1
1 Medjerdsh A 1
1 BOU SALEM 1112 17 ll-C) 7 116 15
1 1
: Medjerdah : 233 35 161 25 237 (33)
1MEDJEZ EL BAB 1
1 Medjerdah 1
1 DJEDEIDA 1 299 (l~7 ) 227 (37) 303 (l~5)
J 1

Les chiffres () sont tablis sur les priodes antrieurs la mise en service des barrages de NEBEUR et d'EL ARBUSSIA
260

II.4.1.3. - LES VOLlThS ECOULES EN CRUE

Nous avons tudi les volumes maxima couls en 3 jours, en 6


jours et pendant la dure totale de la crue maximum annuelle afin de
fournir une gamme varie des volumes des crues.

Un ajustement graphique de lois statistiques a t fait ainsi


que le calcul des paramtres exprnentaux des chantillons antrieurs et
postrieurs la mise en eau du barrage de Nebeur.

Nous donnons la fin du chapitre les tableaux des classements


des apports maxna en 3 jours, en 6 jours et des crues maxima pour toutes
les stations tudies. Pour cette tude, nous avons utilis les tableaux
hydromtriques annuels tablis jusqu' l'anne 1969-70.

II.4.1.3.1. - Choix d'une dure d'coulement rendant compte .~~

correctement de la crue maximale annuelle du point de vue du


volume coul en crue.

L'embarras qu'il y a tablir les critres dlimitant la


dure de la crue maximale annuelle et la variabilit des volumes pour une
mme crue que l'on peut trouver en consquence, nous ont incits dfinir
pour chaque station une dure propre reprsentant le mieux la crue maxima-
le annuelle, le volume de cette crue tant le volume coul pendant la
priode qui satisfait aux conditions suivantes :
a) Au cas o on a sparation nette des diffrentes crues, la
priode cherche est compte du jour o le dbit moyen journa-
lier dpasse le dbit moyen-annuel: dans ce cas, le commence-
ment se fait au jour o le dbit passe par un min~.

b) Elle s'arrte au dernier jour de ruissellement, le dbit


moyen journalier n'accusant plus de variations brusques carac-
tristiques du rgime de crue.
c) Parmi toutes les priodes d'une anne satisfaisant ~es deux
conditions, la priode choisie sera celle pendant laquelle le
volume coul est max~, priode qui n'est pas forcment
la priode o est observ le dbit maximum annuel instantan.
261
1
Nous aV0ns conpar les apports moyens de la crue maximnl~ aux apports moye~$

de 6, 8 et JO jours prsentant un volume coul ~~ximuc et avons adopt comme


~ur~c la plus reprsentative celle dont l'apport ~oyen nanifeste le moindre
cart avec }' apport moyen de la crue maximale (calcul r'.u !:':.' -cr: :'> 1... fiT'! -:1~ .t~
nous avons porte~ d ans 1e tnb1 eau 1 a ?er~o
~. de a doptee
~ pour caque
h .
stat1on, crUe)
l~

nombre d'gnnes tudies, les apports moyens de l~ priode choisie et ceux


de la cru~ maximale, l'cart absolu et l'cart relatif.

Compazaaison des appo!'ts moyens ma:dma en n jou:ros au:c


appOl'ts moyens des C1'UeS rna:dma

Tableau II.4.1.3.1.(1)
~.~==.======.=====~=================
D p~ . d ~?Dnrt
.================-=-m==
!Apport ! E !
=-..~
; 1 Nonbre , "n.a ev' ~.' ,moyen de v cert , Ecart ,
! STATION di annes; adopte ;m~Yl:'n ~_e6s3 t la cru~ 3" ab6G~u . 1at1' f ~
v . nJ en 10 .nax ellf-, 1C re '1
. n Jours , n 1 1U n i J m 1
GHARDIMAOU 20 8 ! '37,7 1 36,1 2,1 % J
1
JENDOUBA 46 8'
1
60,5 ! 59,2 1,3 1 2,2 % t1
BOU SALID~ 17 ]0 134,3 ']35,4 0,9! 1,3 % 1
! 1
:tDJEZ 24 10 180,1 !
1
177,2 2,9 f I , 1) %j
BOU HEURTI1A 9 8 22,3! 23,1 0,8 1 2,5 % t
f P.EEZALAH 21 :) 9 .9 ! 9 , BIC. 1 : 1 ,0 % :
~ ImLLEGUE 36 1 8 42,1 42,7 ~ 0.0 t 0,0 % t
. ! . ! ! J ~ ! J
===Q===Q====~=====~====a===============a======c.============ac=======_==_=.,

Nous- voyons que les carts relatifs ne dpassent ::-~~ 2 ~ 7". on ,,1."': clJUClut
donc que le fait de pren1re coome volume de la crue reaximale le volume coul
pendant les n jours choisis, ne conduit pas une diffrence importante, on
peut alors se permettre de se limiter l'tude des volumes maxima couls
pendant les n jours conscutifs, ce que nous avons fait dans toute la suite.
262

II.4.1.3.2. - Etudes statistiques des volumes maxiror~, ~couls en 3, jours


6 jours et pendant la crue maxUlun

Les volumes maxima des 3 jours et 6 jours prsenteIlt un intrt particulie~

pour le choix des dimensions des ouvrages o'vacuation tels que dversoirs,
vacuateurs de crue, etc

L'ajustement graphique de la loi de Gauss n'a pas t satisfaisant, ceci


prouve que les chantillons tuJis sont dissymtriques ce qui est d'ailleurs
nOrMal pour les rgi~es des oueds soumis un climat mditerranen.

Nous avons ajust graphiquenent la loi Cl'u'Js:--!ogaritmique, loi qui


s'adapte bien aux chantillons dissyntriques, l'ajustement est assez satis-
faisant (graphiques II.4.1.3.2.2. (1 l8).

II.4.1.3.2.3. - ~~!i~~!!~~_~~~_E~!~~!!~!_~!E~!!~~~~~!
(voir tableaux II.4.1.3.3.(3) (4) (5

r~s part la proprit commune deage plus ~nut, l'examen de c~tablea~


!:"eI'Illet -:.v.'.r. tir,.:r l ..!': c:::':.d"..\c ir'ns r.!'1iv:1'!ltcc- :

Seule parmi les stations de la Medjerdah, la station de Jendouba accuse


un cart important entre la moyenne et la mdiane, fait qui confirme la dis-
symtrie dont nous avons parl, nous constatons aussi que le coefficient de
variation est plus fort que pour les autres ce qui correspond il une dispersion
importante pouvant tre due la taille de l'chantillon, le nombre d'annes
tudies tant gal il 46. Le nme phnomne se produit pour la station du
~~llgue au K 13 en effet le coefficient de variaticn reste toujours suprieur
il 1 et l'crt de la mdiane il la moyenne est important, ceci tant du l',ir-
rgularit du rgime li au climat seni aride et il la nature du bassin versant.

Quant aux apports maxima aux autres stations, ils prsentent moins de
dispersion du fait d'un climat plus humide et aussi du fait que les chantillons
263

dlsponihies couvrent des priodes plus cotitt~S.

La comparaison des apports moyens des 3 jours ceux des ctues maximaie$
- tableau 11.4.1.3.2.3. (1) - montre que les crues de Rhezala et Mellguo sont
relativement les plus violentes du fait qu'on a respectivement 76,2 et 11,0 %
du volume total de la crue qui s'coule en 3 jours seulement.

Proportion du voZume ~couU en trois jours


par t'apporat au voZume total. da la ct'Ue

11.4.1.3.2.4. - ~~~~~~~~!~~~~_~2!~~!_~~!_E~~!_2~_!!~S~~~~!!
12!!:~~E!!!!~!:~~

A partir des ajustenents graphiques de la loi Gausso-logaritmique des


chantillons des apports des crues maxima, nous avons dtermin les apports
des crues de frquences particulires - tabieau 11.4.1.3.2.4. (1)-.

Le tableau met en vidence l'influence du barrage du Eellgue sur


l'coulement Bou Salam, un paragraphe spcial est rQig~ cet effe~
(cf. 11.4.1.3.3.).
264

Vo '[,wnes de frquence don~e des crues mateima


3
Mi.ZUons de m Tab 7 eau II.4.1.3.9.. Il .ll 1
~============~==.====T=======T===============~=.=========~============~==&
1 Frequence . I l ! 1
t Stations ! OsS! Os 1 0,01 t OsOOI ! Taille de l'chantillo
t ! ! ! tudi t
K
: GF.ARDnfAOU ! 3?s5 760 150 : 245~ ! 20 :
! JENDOUBA 47 s5 115 220 365~ 46 1
BOU SALEM (ap.1953) 115 260 5COK 820s 17 1
!
BOU SALEM (av.1953) 124 290 572K 960~ 26 !
MEDJEZ 146 330 640H 1020H 24 1
u u
ft
!
EOU HEURTI-TA 18 s8 52 120'" 220 ! 9
FMEZALA 9~8 15 s4 21,5 27,a~ : 21
MELLEGUE 28 s5 71 152 265~ i 36
. ! . ! 1 i !
=======e========c============r=z::::r=============c::====a::====================~===

H Valeurs trs approximatives car la taille de 1 Vchanti11on est trop petite


pour permettre une estiroation correcte du volume ayant cette frquence
dVaIlparition.

II.4.1.3.2.5. - Commentaire
_______ sur la
.........__....
~~ . crue
..,...... de ~~rs 1973
-=-_~c::a_...,.._~-=-

Les fortes pluies qui sont tombes, sur la Tunisie la fin du mois de mars
ont t la cause de crues exceptionnelles sur les oueds du Nord du pays et
spcialement sur la ~fudjerah o elles ont caus d1importants dgts.

Nous portons ci-dessous .~ tableau 11.4.1.3.2.5. (1) - les apports des


6 jours de crue aux diffrentes stations ainsi que leur priode de retour
d~termine partir des ajustements de la loi Gausso-Logarithmique (ces ajus-
tements n'ont pas tenu compte es valeurs observes en mars, trop fortes pour
~tre intgres dans des sries aussi courtes).

On voit que partout sur les stations de la Medjerdah, les apports des
6 jours de ~mrs 1973 ont vraiment t exceptionnels, priode de retour trs
suprieure cent ans; par contre sur 1 v oue Me11gue la priode de retour est
dVenviron 115 ans (moins importante que celle des 6 jours de Septembre 1969 o
le volume coul a t de 241'; i. ;...,3 correspondant une pariode de retour d'environ
250 ans; quant au Rhezala~ les apports de la crue de 1ars 1973 n'ont t que
265

de 16,9 Mm Toutefois, les priodes de retour estimes partir des .just~~~ts


3

eraphiques n'ont pas grande signification, les chantillons tant de t.ii1~


bien trop rduite pour attein~re une prcision suffisante au-del d'~ne ~itib~e
de retour de 100 ans (dans le meilleu~ des cas), Tout ce q~e l'on peut dite,
o'est que 1a frquence d'apparition d'une crue comme celle de Mars 1973 est
faible ~Ais peut-tre pas tellement infrieure 0,01.

Les apports des 6 jours de 'la orue de Mars 19'13

~====~===========T===========.===================~~~~=~~~~&"i~iA&.~+
1
1 STATIONS :
Apport des 6 jours
de Mars 1973 en
1
!
~
Per~ode retour
* :
1 ! mi 11ion8 de t:13 1 ans J
1 l i t
1 GHARDI~AOU 1 207 1 750 1
1 JENDOUBA 1 259 : 250 i
: BOU SALEt! h,.
1953 1 72 J ! 660 ;
1 EaU SALEH Ap. 1953 1 721 : Plus de 1000 1
1 HEDJEZ EL BAB! 943 1 700 1
1 1
. BOU HEURT}fA station dtruite en f~~ier 1~73 1
~ RHE~\LA 16,9 1 16 :
1 l1ELLEGUE 1 190 i 115 1
+=======a=========~===+============.=.===a=============~===== ===m-==.==......
* Estimations peu convaincantes sauf ?our le Rhezala et le 11ellgue.

II.4.1.3.3. - Influence u~~rrage du Y~11gue sur lVcoulement Bou Salem

Seule parmi les stations influences par ce barrage la station de Bou Salem
prsente deux chantillons de dbits moyens journaliers suffisamment longs pour
permettre l'tude de l'influence du barrage sur las voluoes d'eau ~ouls. Les
apports en eau de la Hedjerdah Bou Salem se composent approxililativemcnt
,
de~
apports de la ~~djerdah Jnqouba augments de ceux du lwllgue et du Tessa_ Le
Tessa n'tant
, .
pas
.,
[.
~~~a8~ ~i... la
,
ifuqjerdah, le changenent u rgime Bou Salem
est d e8se~t~ellement celui du ~wllgue conditionn par le tarrage.

La comparaison ies apports moyens en 3 jours, 6 jours et des crues maximales


iatervenues avant la mi se en eau du barraf,e , ceux survenus aprs, montre une
266

certaine diminution, l'cart relatif est d'autant plus important que la priode
prise est petite - voir tableau II.4.1.3.3.(1) -

===================================================~~~~~~~=ll~~~~~g~=!l'====-l
!! ! 1-ere per10-
" !! 2-eme per10
" de!!
E'cart !1 Ecart !
1 !de 25-26 52-53 53-54 n 69-701 absolu i relatif !
! Apport moyen ! ! ! !
1 des 3 jours 90,0 70~0 1 20,0 ! 22,2 % !
i en Mm3 1 ! !
! ! ! !
: ~;~o~tj~~~:n 121,9 lC3,2! 18~7 14,9 % ~
! !
! Apport moyen !
! de la crue 148,0 134,3 13,7 9,2 % i
maximale
i ! t
+====a==========a=================+==============.===========+================4

L'influence du barrage se fait nettement sentir sur les apports maxico, cela
d'autant plus que la priode utilise est courte. Autrement dit la crue est
tale trs sensiblement par le barrage qui contribue ~.inDi 3 rduire de faon
importante les ll~gts.
267

CompaPaison MS apports moyens de fI'quenc'3s pa:IltiauZi;}res


Tt ~~e,'"111 TT 4 1:J ~ tal
3
Hillions de m
;-=============r==============i=;::=;:~::=T=;~:=;:~::=1~E~:~t=' E:a:;'
! 1 Avant 19531 Aprs 19531 absolu 1 relatif
1
,
1 I i i ! 1;; ,
!
1
1 3 P.pport des 73 0
1
58 1 15 l' 1
20 p S % ,
i Jours _ i 1 i i ill 1
Frquence ,
", ! Apport des 6 102! 90 i 12 ! Il 8 ~
! 0 5 1 jour s ! 1 i p 1
! ! Apport de la l i t
t 1 crue maximale! 124 115 1 9 ! 1.2 % 1
, ! . ! ! 1 t
1 ! '1 t 1 1
i ~pport des 3 172 130! 42 1 244 %1
! i Jours ! 1 l ,
1 Frquence ! Apport des 6 l l ' t
! ~. .
Jours
1 240 200! 40 ! 16 t 1 % r
1
! 0t 1 1 1
1 Apport de la 1 290 260 30! '
1 crue maximale! 1 IO~3 % !
!
! Apport des 3
1 D!
!
l '1 jours ! 340 250 90! 26,5 % ~
! - l '--,-- ,-- 1
! Frquence Fpport des 6 r 4aO 1 ! - t
lOtO} jours 1 380 l'D{)! 20,8 % i
1 t- ! 1
f~port
de la 1
l
1 ; crue maxl.ma 1e,1
1 580 1 500 1 SO 1 13 p 8 % 1
. !
=============a==+===============~==========4==*========.==:g==~===i====
=====-a

L'tude de ce tableau confirme bien ce qui a t 'dit plus haut p en effet


nous constatons que pour n'importe quelle frquence l'cart relatif est plus
important pour les apports des 3 j~urs que pour ceux d~s 0 jours qui est
encore plus important que celui de 12 crue maximale, les carts relatifs
croissant aussi trs nettement lo~sque la frquence dcrot.
APPORTS HAXIMl DES 3 JOURS

Tableau II.4.1.3.3. (3)


Bou SaleBl Bou Salem
:STA.'TION Gbar4i.maou Jendouba Medjez Bouheurtma Rhezala MellgQe
Avant 1953 Aprs 1953

Nomb~d!~, 20 46 26 17 24 9 21 36

~*
Appott~ ~22,1 39,5 90,0 70,0 100,1 13,8 7,7 32,9

Mdiane ,ob.serve
.. 22,3 30,9 78,3 70,7 101,5 13,4 7,2 22,1

M'diane ~:llle * 20,5 29,0 73,0 58,0 85,0 11,6 7,2 22,2

Ecart -tJlPe
.. 10,3 40,6 71,5 43,7 59,2 8,5 3,6 38,6

Coef ..da variation 0,47 1,02 0,79 0,62 0,59 0,62 0,47 1,17

.. Millions de m3

N
0'\
00
APFORTS MAXIMA DES 6 JOURS Tableau II.41.3:3, (4)

JendOuba Bou Salem Bou Salem


STATION Ghardimaou Medjez Bou Heurtma Rheza1a Mallegue
avant 1953 aprs 1953

Nombre d'annes 20 46 26 17 24 9 21 36
Apport moyenil 33,3 53,S 121,9 103,2 139,2 18,5 10,1 39,0
Mdiane observe
. 33,5 41,3 95,8 93,0 133,9 17 ,4 10,3 24,5

Mdiane calcule 29,0 42,0 102,0 90,0 120,0 16,2 9,8 26,0

Ecart typ 18,4 46,5 91,6 63,0 82,5 10,6 4,0 43,0

Coef. de variation 0,55 0,86 0,75 0,61 0,59 0,57 0,40 1,10

fi Millions de m3

N
$
APPORT DE LA CRUE MAXIMALE

ANNUELLE
Tableau II.4.1.3.3. (5)
Bou Salem Bou Salem Medjez Bou Heurtma Rhza1a
STATION Ghardimaou Jendouba aprs 1953 M11