Mécanique
Mécanique
gnrale
Nouvelle dition, revue et augmente
CHRISTIAN GRUBER
WILLY BENOIT
Professeurs l'Ecole polytechnique
fdrale de Lausanne
Eliane
AVANT-PROPOS
Systmes physiques D'autre part, on considre que la mcanique est l'tude des systmes rels et
que le point matriel n'est qu'un modle prliminaire. Cela signifie que nous
n'avons pas adopt la dmarche traditionnelle qui consiste diviser la m-
canique en deux parties, la mcanique du point, suivie de la mcanique des
systmes. Au contraire, chaque tape - description de la position, cinma-
tique, quations du mouvement, lois de conservation - le point matriel sert
d'introduction pour aborder le cas gnral des systmes matriels et le cas par-
ticulier des solides.
Finalement, nous avons particulirement insist sur les concepts de base,
leur contenu physique et leur interprtation.
Dans la plupart des universits, la mcanique occupe le premier volet du
cycle d'enseignement de la physique gnrale. Ceci nous a incit prsenter,
en premire partie, une esquisse du cadre gnral de la physique, la place de
la mcanique, l'volution des concepts de base, de la physique classique la
physique contemporaine, et une image de l'univers, des quarks aux galaxies
(chap. 1-3). Cette introduction aborde des questions qui se retrouvent dans de
nombreux domaines de la physique. Elle a pour objectif d'veiller la curiosit
et de stimuler la rflexion. Certains paragraphes, plus abstraits, ne doivent pas
dcourager le lecteur, mais l'inciter rflchir et revenir sur certains points
soulevs tout au long de ses tudes.
Les chapitres 4 9 sont consacrs la cinmatique, laquelle nous avons
redonn une grande importance. En effet, par la description de la balistique
(Galile) et du mouvement des plantes (lois de Kepler), nous voulons insister
sur l'importance de la cinmatique comme base exprimentale de la dyna-
mique.
Les chapitres 10 15 sont alors consacrs la dynamique des systmes
matriels, o la prsentation tient compte, dans la mesure du possible, des
dveloppements rcents de la physique.
Les chapitres 16 20 sont consacres divers cas particuliers ou applications.
Le chapitre 21 est consacr la relativit restreinte. Le chapitre 22, qui traite
de la mcanique analytique, ne doit pas tre considr comme une annexe,
mais comme une prsentation de l'aboutissement de l'effort remarquable de
conceptualisation qui a eu lieu au cours des XVII e , XVIII e et XIX e sicle.
L'tudiant doit donc savoir, trs tt, que cet outil thorique est sa disposition
pour rsoudre des problmes de la mcanique.
REMERCIEMENTS
Nous tenons remercier trs chaleureusement nos collgues MM. les pro-
fesseurs A. Chatelain, P. Cornaz, Ph. Choquard et Ph. Rosselet, B. Vittoz et
G. Wanders.
Notre gratitude va galement MM. P. Braissant, B. Egger et Mme Y. Fazan
qui ont prpar les expriences de cours et S. Bolognini qui s'est occup des
photographies.
La ralisation de cet ouvrage a t rendue possible grce la collaboration
des personnes suivantes, auxquelles nous tenons exprimer notre reconnais-
sance : Mlle M. Aeschlimann et M. F. Vuille (dactylographie), Mlle M. Spiridon,
MM.L. Bataillard et 0. Bremnes (dessins).
TABLE DES MATIRES
AVANT-PROPOS vu
CHAPITRE 13 PUISSANCE-TRAVAIL-NERGIE
13.1 Puissance et travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 377
13.2 nergie cintique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 383
13.3 Forces conservatives et p o t e n t i e l . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 387
13.4 nergie potentielle et nergie mcanique d'un point matriel . . . . . . . . . 390
13.5 Illustrations : forces conservatives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 393
13.6 nergie potentielle et nergie mcanique d'un systme matriel . . . . . . 401
Table des matires
BIBLIOGRAPHIE
1. Ouvrages conseills . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1 5
2. Ouvrages pour ingnieurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 715
3. Ouvrages avancs (et mcanique analytique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 715
4. Ouvrages historiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1 6
5. R f r e n c e s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 716
NOTATIONS 719
Le but de la physique est parfois exprim par la formule laconique expliquer Phnomnes naturels
les phnomnes naturels , e n a j o u t a n tpeut-r,comel faitEnse[l],y et phnomnes
compris ceux de la vie . observs
Si cette dfinition exprime le vu de certains physiciens jusqu' la fin du
XIX e sicle, les dveloppements de la physique au XX e sicle ont montr qu'il
fallait revenir une dfinition plus modeste : expliquer les phnomnes
observs .
Dans cette section, nous voulons dvelopper la distinction entre phnomnes
naturels et observs , puis ce qu'il faut entendre par expliquer .
Pour noncer ces lois, l'approche classique admet que tout systme est
caractris par un ensemble de grandeurs ayant tout instant une valeur
bien dfinie.
expliques ? Selon Wigner [2] the specification of the explainable may have
been the greatest discovery ofphysicssofar.
Par exemple, Kepler, ayant obtenu les lois dcrivant le mouvement des pla-
ntes autour du soleil, chercha d'autres lois pour expliquer le nombre des
plantes et les dimensions relatives des orbites (fig. 1.1-1.3). Newton, au
contraire, rejeta cette tentative en considrant que ces observations ne deman-
dent pas tre expliques. Aujourd'hui, on pense que la distribution rgulire
des orbites plantaires rsulte de circonstances particulires lies la forma-
tion du systme solaire [60].
WIGNER Eugene
Physicien amricain
1902-1994
Prix Nobel de physique
1963
Fig. 1.2 Loi de Titius-Bode (1772) Fig. 1.3 Loi de Schmidt (1943)
^ = (0,4+0,3-2")UA I)^/^-^=0.2
Astrode : n = 3. n)^-./r=\
Pour expliquer les phnomnes observs, la physique cherche dcouvrir
des lois.
Une loi de la nature est une rgle qui doit rendre compte des rgulari-
ts observes. Elle dtermine le comportement des objets sous certaines
conditions, mais elle laisse toutefois encore beaucoup de libert. Les l-
ments qui ne peuvent pas tre dtermins par les lois sont les conditions
initiales.
Systme physique Pour expliquer les phnomnes observs, la physique tudie des systmes,
c'est--dire des portions de l'univers qu'il est possible de considrer, dans
une premire approximation, comme isols du reste de l'univers.
Mthodologie de l'approche scientifique
1.3.1 Observables
Pour un observateur 0, le systme tudi est caractris par les concepts
suivants :
un ensemble de grandeurs mesurables constantes, appeles proprits, qui
permettent de reconnatre le systme ; l'observateur sait que s'il effectuait
la mesure de ces grandeurs, il obtiendrait un rsultat connu d'avance et il
n'effectuera pas ces mesures ;
Observables = un ensemble de grandeurs mesurables variables que l'observateur pourrait
grandeurs mesurer au moyen d'appareils et qu'il pourrait en principe faire varier
mesurables volont ;
un ensemble de contraintes (liaisons) qui sont des restrictions sur les valeurs
possibles des grandeurs mesurables.
Il faut insister sur le fait que le choix des observables dpend de l'ob-
servateur. Considrons, par exemple, des atomes d'argent contenus dans une
ampoule sphrique. Le mot argent englobe un ensemble de proprits se
trouvant dans les tables et ampoule dfinit une contrainte. Un premier
observateur choisira comme observables des grandeurs thermodynamiques :
volume, temprature, pression, densit, chaleur spcifique, ... ; un deuxime
observateur choisira des grandeurs mcaniques : position et vitesse de chaque
atome ; un troisime choisira la position, la vitesse, et le spin des lectrons et
des noyaux.
Ayant choisi l'ensemble des observables, l'observateur peut effectuer des
mesures. Dans l'exemple prcdent, si le premier observateur mesure succes-
sivement la pression, la temprature, et nouveau la pression, il constatera
pour autant que les deux mesures de pression soient effectues dans un
Observables. Distinction entre physique classique et quantique
Algbre des En conclusion, l'ensemble des observables est muni d'une structure al-
observables gbrique commutative dans le cas classique et non commutative dans le
cas quantique.
(b)
Fig. 1.4 (a) Mesure de la vitesse v et (b) histogramme de la vitesse des molcules d'un
gaz.
tat d'un systme. Distinction entre physique gnrale et physique-statistique
NAa) N,,(b)
^A^
"A
^ w = ^ "B' - ( L2 )
Par consquent, l'tat est dfini par une application p : A -> <p ; A> tat = information
des observables dans les rels, telle que <p ; 1> = 1 (normalisation).
/p w ,7) N()
pAa)=oip"(a)+(\-a)p (a), avec a =s-
A /AV-'-TV >rA\>. A^(1)+M;(2)
P(H\h)=NHW, <H>^=^hp^(h),
"sW h
et
p^h)=ap(|\|\h)+(l-a)p^\h)
2 2
AA =^<(A-<A>) >= lJ^(a - <A>) ^() (1.8)
v "
Buts et mthodes de la physique
Dans les thories classiques, les tats purs correspondent une connais-
sance absolue de toutes les observables : l'information maximale consiste
connatre la valeur exacte de toutes les observables. Nous retrouvons
ainsi la description classique ( 1.1.1).
RAMUZ Charles-F.
Fig. 1.5 vnement f, : cration du A. vnement E^ : annihilation du A. At (1878-1947)
2,6-10-'s. Une main :
II y a deux temps : il
y a le temps intrieur et
Finalement, tant donn deux vnements E) et E^ (fig. 1.5), on admet qu'il il y a le temps extrieur,
est possible de dfinir et de mesurer l'intervalle de longueur Ai et l'intervalle celui qui est marqu par
de temps At qui les sparent. les horloges.
15
1.5.2 Intervalle de longueur et proprits de l'espace
Pour mesurer une distance l'chelle du laboratoire, nous utilisons une
rgle gradue (en pouce, pied, cm, m, ...). Sachant mesurer des inter-
valles de longueur, on peut ensuite dfinir la notion de droite entre deux
points : c'est la courbe de longueur minimale. Nous pouvons galement me-
surer l'angle entre deux droites. Il est alors ais de vrifier que la gomtrie
euclidienne dcrit correctement la portion d'espace au niveau du laboratoire :
la somme des angles d'un triangle est 180, la circonfrence d'un cercle est
proportionnelle au rayon, le thorme de Pythagore est vrifi.
Pour mesurer les distances qui ne sont pas accessibles avec la rgle, on fait
Espace l'hypothse que l'espace physique, vide de matire et de rayonnement,
euclidien est un espace euclidien, et que la lumire se propage en ligne droite.
Pour laborer la mcanique. Newton [6] admet qu'il existe un espace ab- Invariants
solu, sans relation aux choses externes, toujours similaire et immobile et un newtoniens
temps absolu, vrai et mathmatique, sans relation avec l'extrieur, qui coule At, Ai
uniformment et s'appelle dure . En particulier, il admet que l'intervalle de
temps At et l'intervalle de longueur Ai entre deux vnements simultans,
sont des invariants, c'est--dire des grandeurs qui ne dpendent pas de l'ob-
servateur. Cependant, la mcanique newtonienne tait incapable de mettre en
vidence cet espace et ce temps absolus.
Au XIX e sicle, l'tude de l'lectromagntisme culmine avec les travaux de Difficults avec les
Maxwell, mais soulve galement un grand nombre de questions. Par exemple, concepts relativistes
les quations de Maxwell font apparatre la vitesse de la lumire c et l'on admet
que c'est la vitesse par rapport un rfrentiel privilgi attach l'ther ,
milieu hypothtique dans lequel se propagent les ondes lectromagntiques.
Les expriences de Fizeau, vers 1850, ayant montr que l'ther n'est pas
entran par l'observateur, il devait tre possible de mettre en vidence le
mouvement de l'observateur par rapport l'ther ( 21.1.1). Cependant, les
expriences de Michelson et Morley (1881 ; 1887) qui auraient d mettre en
vidence le mouvement de la Terre par rapport l'ther se sont soldes par un
chec.
De plus, la fin du XIX e sicle, on se rend compte que les lois de la m-
canique d'une part et de l'lectromagntisme d'autre part ne s'inscrivent pas MICHELSON Albert
dans le mme cadre spatio-temporel : les transformations de Galile ( 9.4.1), Physicien amricain
associes aux changements d'observateurs en translation uniforme les uns par 1852-1931
rapport aux autres, laissent les quations de Newton invariantes, mais pas les Prix Nobel 1907
Buts et mthodes de la physique
Thorie non En conclusion, une thorie sera dite non relativiste ou relativiste selon
relativiste ou qu'elle considre | At |2 et At1, ou c2 et As2, comme des invariants par
relativiste rapport aux changements d'observateurs.
18
Espace-temps et volution temporelle
On reprsente l'volution du point matriel (fig. 1.6) soit par une courbe dans
l'espace des tats (si l'on tudie des tats de mlange), soit par une courbe dans
l'espace de phase tendu [ x , p , t] (si l'on tudie des tats purs).
La structure mathmatique associe l'volution temporelle est base sur le
principe du dterminisme laplacien : Une intelligence qui, pour un instant
donn, connatrait toutes les forces dont la nature est anime et la situation LAPLACE Pierre Simon
(Marquis de)
respective des tres qui la composent, si, d'ailleurs, elle tait assez vaste pour Astronome, physicien
soumettre ces donnes l'analyse, embrasserait dans la mme formule les et mathmaticien
mouvements des plus grands corps de l'Univers et ceux du plus lger atome ; franais
rien ne serait incertain pour elle, et l'avenir comme le pass serait prsent 1749-1827
ses yeux. (Essai philosophique sur les probabilits, 1814.)
Cela signifie que l'tat p du systme l'instant T = 0, et les donnes de
l'extrieur tout instant, dterminent univoquement l'tat p(r) du systme
l'instant r. Ce principe implique que l'volution est dfinie par une famille
d'applications de l'espace des tats dans lui-mme,
qui, en vertu de l'interprtation probabiliste que nous avons donne, doit tre
linaire, c'est--dire quel que soit a [0, 1]
19
Espace des tats Espace de phase tendu
Dans le cadre des thories non relativistes o le temps est universel, le para-
mtre utilis pour dcrire l'volution est le temps lui-mme et l'on introduit
l'espace des tats un instant t donn ou tats instantans. Dans ce cas,
l'volution est dfinie par une famille deux paramtres de transformations
sur l'espace des tats instantans : 7, , p reprsente l'tat l'instant ^ si le
systme est dans l'tat p l'instant ^. Nous avons alors pour tout tat p
Homognit L'homognit du temps pour les systmes isols s'exprime par la condition
du temps
T
^-T^ ( L14 )
T. o T. = T.t,+t, (1.15)
II nous faut insister sur le fait que le dterminisme laplacien affirme que
l'tat l'instant fg dtermine aussi bien l'tat dans le futur t > ?n que dans
le pass t < ty. Au contraire, en thermodynamique, les quations d'volution
permettent uniquement de dfinir l'tat dans le futur et, dans ce cas, on parle
de dterminisme dans le futur .
Thories classiques non relativistes
Nous avons vu que dans les thories classiques, un tat pur associe toute
observable A un nombre rel a qui est la valeur numrique de A. L'exprience
montre qu'il n'est pas possible de prparer le systme de manire telle que
toutes les observables aient une valeur arbitraire choisie d'avance : ayant fix
un certain nombre de grandeurs, les autres sont univoquement dtermines.
Le problme sera alors de trouver un ensemble d'observables qui soit maxi-
mal, en ce sens que les valeurs de ces observables dterminent univoquement
la valeur de toutes les autres observables du systme. Un tel ensemble d'obser-
vables constitue un ensemble de variables que nous noterons Xg, X,, ..., X,, Variables
o XQ est l'observable temps . Par exemple, dans le cas d'un point matriel,
on pourra choisir comme variables les coordonnes cartsiennes (x, y , z), d-
finissant la position du point matriel, et les trois composantes de la vitesse
(x, y , z). En gnral, on choisira un ensemble de variables indpendantes
c'est--dire que la valeur de ces variables peut tre arbitrairement choisie. Si les
variables choisies ne sont pas indpendantes, on dit qu'il existe des contraintes
liant ces variables (par exemple x2 + y2 + z 2 = f. 2 , dans le cas du pendule de
longueur t constante).
Ayant fait un choix de variables, chaque observable A est reprsente par
une fonction a = a ( t , x ^ , ..., x^), exprimant la valeur de A lorsque les
variables ont la valeur ( t , x ^ , ..., x^). Par exemple, l'nergie cintique T du
point matriel ci-dessus est reprsente par la fonction T = },m(x1 + y1 + z 2 ).
Nous arrivons ainsi la conclusion que tout tat pur peut tre reprsent par
(n +1) nombres rels (r,-p ..., x^} : l'espace des tats purs est un sous-espace
r" de R"'1'1. Dans les thories non relativistes, o le temps est le paramtre
dcrivant l'volution, l'tat pur instantan est reprsent par un point de R". Le
sous-espace r de R" dcrivant l'ensemble des tats purs instantans est appel Espace
espace de phase, tandis que r0 est appel espace de phase tendu, de phase
II faut insister sur le fait que le choix des variables est arbitraire et, selon
ce choix, la mme grandeur sera reprsente par diffrentes fonctions. Dans
l'exemple du point matriel, si l'on choisit comme variables les coordonnes
sphriques (r, 0, i f ) dfinies au paragraphe 4.2.2 et leur drive temporelle
(r, 0, y), alors la grandeur nergie cintique T est maintenant reprsente par
la fonction
21
[11], qu'il suit des proprits de l'volution temporelle que les fonctions x;()
sont solutions d'un systme d'quations diffrentielles (chap. 7)
dx^
= f , ( t , x , , ...,x,,)
~dt
(1.16)
d^
dt
Inversement, la donne des fonctions /;(r,;Cp ..., x^) et des conditions ini-
tiales Xj(t=0)=x dfinit univoquement l'volution temporelle. L'homog-
nit du temps s'exprime par le fait que les fonctions ^ ne dpendent pas
explicitement du temps.
1.7 MCANIQUE
But de la mcanique Le but de la mcanique, tel qu'il est prsent par Newton dans la prface
des Principia, comporte deux aspects : trouver les forces qu'emploie
la Nature, par les Phnomnes du mouvement que nous connaissons, et
dmontrer ensuite, par l, les autres Phnomnes .
Les systmes que nous considrons dans ce livre sont caractriss par des
ordres de grandeur qui sont ceux du laboratoire (jusqu'aux dimensions du
systme solaire). Cependant, la thorie que nous allons dvelopper possde
22
diffrents prolongements qui seront ncessaires pour tudier les systmes au
niveau de l'atome, au niveau de l'univers, et des vitesses proches de celle de
la lumire (fig. 1.7). De plus, la mcanique classique est la base pour tudier
des systmes plus complexes (fluides, corps dformables) et pour comprendre
l'origine microscopique de la thermodynamique (mcanique statistique, tho-
rie cintique). En fait, les ides, rsultats et mthodes de la mcanique vont se
retrouver dans presque tous les domaines de la physique.
vitesse
1
?
| Mcanique g Mcanique s Cosmologie
B Quantitative g Classique | Relativiste
Relativiste Relativiste
? llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllirilll l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l lllllll| l llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
J Mcanique |MCANIQUE
| Cosmologie
1 Quantitative B CLASSIQUE
Description
1. Dfinir le ou les systmes tudis ; faire un dessin.
2. Choisir un rfrentiel.
3. Dfinir les contraintes.
4. Dessiner les forces.
5. Choisir les variables (= coordonnes).
Rsolution
6. Choisir les lois applicables.
7. Exprimer les grandeurs intervenant dans les lois et les contraintes
au moyen des variables choisies.
8. crire les quations du mouvement.
9. tude qualitative, puis explicite (si possible) des solutions.
Interprtation
10. Discussion des rsultats ; regarder des cas particuliers trs simples
titre de contrle.
1.8 PROBLEMES
mme question pour une cellule (m = 10~' 2 kg) dont la position est
localise avec une incertitude de 1 micron (= lO"6 m).
1.8.3 Dans un univers unidimensionnel, un roi demande ses gomtres Espace euclidien ou
de mesurer les distances entre trois plantes. Les gomtres reviennent en "o"
affirmant que les plantes sont quidistantes les unes des autres.
1. Est-ce que le roi peut construire dans son palais un modle rduit de l'uni-
vers?
1.8.4 La dure de vie d'un 3r immobile est r = 0,87- ICT 16 s. Quelle Temps relativiste
sera la distance parcourue par un JI de vitesse v = 0,9999e, si l'on admet
l'hypothse de Newton (temps absolu) ?
La thorie d'Einstein (chap. 21) prdit que la dure de vie d'un n de
vitesse v est r/^l i^/c2. Quelle sera la dure de vie du 7r (de vitesse
v = 0, 9999e), et quelle sera la distance parcourue, si l'on admet la thorie
d'Einstein?
1.8.5 Vrifier que l'volution temporelle dfinie sur l'espace de phase R6, volution
associ aux variables temporelle :
balistique
(x,p) = ( x ^ x ^ X y , /7|, p^, p y )
par la transformation
/x^\ x(t)=x(o>+-p(o)t+{gt2
1 m
m z
^: LO) 1 - " 1 ,, " C.^)
V^V \p{t)=pw+mgt
^O- 1 ; ^ o ( r , = ( > ^,
Nous avons vu qu'une observable est une grandeur qu'il est possible de
dfinir et de mesurer : poids d'un corps, distance Terre-Soleil, temprature de
l'air, ... Ayant dfini l'observable A, la premire tape consiste choisir une
unit, note [A], et construire un appareil de mesure : l'appareil tablit une
correspondance entre la valeur de A et la position d'une aiguille; l'unit dfinit Unit
une chelle gradue sur le cadran.
Le rsultat de la mesure, not <A> ou simplement A, s'exprime par un
nombre rel a (= valeur numrique de A) auquel on associe l'unit choisie
A =a[A].
2.1.2 Remarques
Le choix de l'unit est entirement arbitraire. Suivant les pays ou les Choix des units
domaines tudis, on utilise diffrentes units (sect. 2.9) parce qu'elles appa-
raissent plus naturelles ou qu'elles apportent des simplifications.
Dans ce chapitre, nous reprsentons par le mme symbole A la grandeur et
le rsultat de la mesure. Par la suite, suivant l'usage, nous ne ferons plus de
distinction de notation entre la grandeur, le rsultat de la mesure, et la valeur
numrique.
Il est vident que le rsultat numrique n'a aucune signification si l'on ne Invariance par
prcise pas l'unit choisie, mais les prdictions de la thorie ne devront pas rapport au choix des
dpendre de ce choix. Nous verrons que cette invariance par rapport aux choix units
des units conduit des mthodes d'investigation qui sont d'autant plus utiles
que les phnomnes tudis sont complexes.
Units et similitudes : une autre approche de la physique
Deux observables qui peuvent tre mesures avec la mme unit sont dites
Dimension de mme dimension.
Une observable est une constante si la valeur numrique est un nombre
fix qui ne dpend que de l'unit choisie.
Une grandeur dfinie par une unit arbitrairement choisie, sans rfrence
Grandeur d'autres grandeurs mesurables, est appele grandeur fondamentale, et
fondamentale l'unit correspondante est dite unit fondamentale. Cependant, l'expression
fondamentale ne signifie pas que ces grandeurs ont plus d'importance que
les autres.
Le nombre et le choix des grandeurs fondamentales est en principe arbitraire.
En mcanique on adopte gnralement trois grandeurs fondamentales : la lon-
gueur, le temps et la masse.
Grandeur drive Les autres grandeurs, appeles grandeurs drives, sont dfinies au moyen
de relations algbriques entre les grandeurs fondamentales. Par exemple, la
grandeur
(2.1)
Systme d'units On appelle systme d'units l'ensemble des units fondamentales choi-
sies. Le systme d'units dfinit galement l'unit associe n'importe
quelle grandeur drive.
28
Tableau 2.1 Exemple de grandeurs drives.
Grandeur Dfinition Valeur numrique Unit
v dt
Vitesse [V] = [L][T]-'
-^ ^dt
A dv
Acclration [A] = [L][T]-2
-^ ^Tt
Energie cintique ""= ^MV2 e"" = -mv1 [""] = [MKLptr]- 2
(2.2)
;=i
Ce thorme, qui est du reste intuitif, est dmontre dans l'Appendice A. Analyse
Il en dcoule qu'il n'est possible d'additionner que des grandeurs ayant dimensionnelle
mme dimension et mme unit. En particulier, tous les termes d'une quation
physique devront avoir mme dimension. La vrification de la dimension des
termes d'une quation sera un contrle trs utile.
Units et similitudes : une autre approche de la physique
2.2 LOIS
30
de choisir les units de sorte que la loi se simplifie. De cette manire, on dimi-
nuera le nombre de grandeurs fondamentales.
Par exemple, ayant introduit les cinq grandeurs fondamentales, longueur,
temps, masse, force et charge lectrique, l'exprience tablira les lois sui-
vantes :
II est possible d'tablir des lois qualitatives en se basant uniquement sur la Illustration
notion de dimension : ce sont les lois d'chelle que nous illustrerons au moyen
de l'exemple suivant tir du livre de J. Smith [12]. Dans le dsert, les animaux
doivent franchir de grandes distances entre les sources d'eau. Quelle est la
relation entre la taille L de l'animal et le temps T pendant lequel il peut courir ?
Pour rpondre cette question, on remarque que les rserves d'eau dans
le corps sont proportionnelles au volume du corps, soit L 3 . L'vaporation
d'autre part est proportionnelle la surface du corps et au temps, soit L 2 T.
Par consquent, le temps maximal pendant lequel l'animal peut courir est tel
que L3 = KL2!, c'est--dire que le temps est proportionnel la taille.
2.4 CHANGEMENTS D'UNITS ET HOMOGNIT
et rciproquement.
Considrons ensuite la grandeur drive (2.1) X= cA"'5" 2 . Pour le change-
ment d'unit
l[A]'=a[A] l[B]'=p[B]
et l[X]'=Q'"i^"2[X].
Par consquent, il sera possible de manipuler les quations contenant des
units comme les quations numriques. Par exemple, on pourra remplacer
l'expression [A]'" parer" [A]".
2.4.2 Exemple
Considrons un point matriel obissant aux deux lois
F=MA (2.10)
/--^^ (2.11)
32
Changements d'units et homognit
^'-O^^ 14 ' 59 ^-
De plus,
[G]' = [F]'-' [L]'4 [T]'-4 = lb-1 ft4 s"4
et
d'o g'=3,44-10- 8 .
33
2.5 APPLICATIONS DU THORME D'HOMOGNIT
rt m = fJLm. (2.14)
T = T ( 0 o , t , m , g). (2.15)
De [g] = [L] [T}~1, il suit que pour tout changement d'units (2.14) nous
avons g' = ^.r~^g et, quels que soient (, T, /z), le thorme (2.4.3) implique
nous obtenons
r(0o, 1, 1, \)=T(G^=^gTiT^,t,m,g)
L=
T, y h
^' (2.19)
0 = 0 ( t , 0Q, t, m, g)
0 ( ^ / g 7 t , 0o, 1, 1, l ) - / ( @ o , ^ g 7 t ) = 0 ( t , 0o, t, m, g )
0(t)=f(0o,Vg7it). (2.20)
0^(t)=0,(^/T^t). (2.21)
L'exprience montre que pour une forme donne de l'objet, la force / nces-
saire pour maintenir v constant dpend des paramtres (0, d, v) de l'objet, et
35
des paramtres (p, 17) du fluide o p est la masse spcifique du fluide ( 10.2.1)
et r] la viscosit ( 12.3.2) :
[p]=[M][L]-\ h] = [M] [L]-'[7-]- 1 et [F] = [M] [L] [T}-1.
/ ( f f , d, v, p , r i ) = p d2^ (, R^ (2.24)
Ainsi, toute valeur (xg,..., x^) des variables par rapport aux units [X,],
on peut associer (x'y,..., x'^), valeur de ces mmes variables par rapport aux
nouvelles units [X;]' : le changement d'units dfinit une transformation T
sur l'espace ffi"'1'1,
T-. (x,,...,x,)^(x,,...,x,).
T (y r 1 i-^ ( r r"> (-7 771
(2.27) Changementd ' u n i t
^^
et
F = MA et F = -KL Lois
Le changement d'units
est illustr sur la figure 2.4 o l'tat n'est pas modifi. Ce changement d'units
induit la transformation sur l'espace R3 dfinie par
37
1 F =f[F] V= "[V] ^ F=j"\F\' V =V\ V\
i^yorronp:
\ /S<"'X'"^<'Wy^^~^S
r/^~y^~~f~^~^~^x~y~^.\
- W5W^ -
l 1
0 ; (^
L = ^ [L] r=r [D L= <ur T t'\T\
(a) (b)
Fig. 2.4 Changement d'units ; point de vue passif : l'tat du systme n'est pas modifi.
M M
Lois F = MA et F = -G
3 X.
\X\
(a) (b)
Fig. 2.5 Point de vue actif : (a) ancien tat ; (b) nouvel tat. Pas de changement d'units.
2.7 SIMILITUDES
2.7.1 Dfinition
Si dans l'exemple 1 du paragraphe 2.6.1 on considre les changements
d'units dfinis par (2.30) avec r == 1, c'est--dire t' = t, on obtient
k'=T-2k=k, f'=^f=-ki',
et les valeurs numriques des constantes (k et m) sont inchanges.
De mme, si, dans l'exemple 2 du paragraphe 2.6.1, on considre les chan-
gements d'units dfinis par (2.30) avec
r=^/l, soit t'=U et t'=^1 (2.33)
nous aurons^' = g et les valeurs numriques des constantes (g, m, miseront
nouveau inchanges.
Dans ces deux exemples, les valeurs numriques des constantes sont in-
changes pour les changements d'units choisis, et les valeurs numriques des
grandeurs relativement au nouveau systme d'units s'identifient aux valeurs
numriques de ces mmes grandeurs dans le nouvel tat introduit par le point
de vue actif. Nous sommes ainsi amens introduire la dfinition suivante.
2.7.2 Proprit
Si (2.27) est une similitude alors, du point de vue numrique, les lois sont
identiques dans les deux systmes d'units et les observables sont reprsentes
par les mmes fonctions, ainsi que le montrent les quations (2.28) et (2.29).
Par consquent, si la transformation T est une similitude, il n'est pas Modle rduit
possible de distinguer entre l'ancien tat mesur avec les nouvelles units
(point de vue passif) et le nouvel tat mesur avec les anciennes units
(point de vue actif).
Comme l'volution temporelle du systme est dfinie par des lois et que
celles-ci sont inchanges si (2.27) est une similitude, il s'en suit que si
(t, x, (t),..., x^ (t)), t e R, dcrit l'volution du systme dans les units
[ X ^ ] , alors l'image (t', x[ (t), ..., x'^ (t)) par (2.27) dcrit aussi bien la mme
volution relativement aux nouvelles units [ X ^ ] ' , qu'une nouvelle volution
relativement aux anciennes units. En conclusion, toute similitude associe aux
n fonctions JC; (t) dcrivant l'volution de conditions initiales x t = 0,
n nouvelles fonctions y; (?) = x\ (r"'?) dcrivant l'volution temporelle de
conditions initiales y = x' t = 0.
Exemple 1. Point matriel attach un ressort
Nous avons remarqu ( 2.7.1) que la transformation dfinie par
i' = U, t' =t, m' = m (2.34)
Go--
T\ 2
~f
PT^p'
Tt
}
p(t),^p'(t)
V
Fig. 2.6 Le diagramme est commutatif : T^(T^) = T{T, p).
De faon gnrale, le systme est dit invariant par rapport une trans-
formation linaire r dfinie sur V espace des tats si T commute avec
l'volution temporelle. On dit alors que T est une invariance du systme
considr.
2.8 CONCLUSION
Longueur
1 fermi = 1 fm== 10-'5 m
1 angstrm =l=10-'m
1 micron = 1 ^i= l O ^ m
1 unit astronomique = 1 U A = 1,496. 10" m
1 anne lumire = 1 al S; 0,946- l O ^ m
1 parsec = l p c = 3,086 10 16 m S= 3,26 al
1 inch =2,54 cm
1 foot = 30,48 cm
1 yard =3ft
1 mile = 1760 yard
Temps
1 jour = 86400 s (= 1 jour solaire moyen)
1 jour sidral =86164 s
1 anne = 365,26 j = 3,156. ]07 s
Masse
1 Mev = 10 6 eV= 1,782- lO-^kg
1 Gev = IGPeV = 1,782- 10-27 kg
1 unit de masse atomique = 1 u = 1,66054. lO-^kg
1 pound-mass = 0,45359237 kg
1 grave =9,81 kg
1 slug = 14,59kg
Force
Ikgf =9,80665 N
1 Ib = 1 pound = 1 slug ft s-2 = 4,448 N
Ipdl = 1 poundal = 1 Ib ft s-2 = 0,138 N
Pression
1 atm = 1,01325- lO^a
== 105 Pa
1 torr = ^Q atm = 1 mm Hg
Energie
1e V = l,60219-lO-19!
1 cal =4,184 J
1kWh =3,6-}06]
Puissance
1CV =736W
1HP =746W
Remarque. Nous avons donn ces relations pour illustrer l'arbitraire du
choix des units et l'intrt pratique qu'il y a adopter le Systme Internatio-
nal.
Les prfixes pour les puissances de dix sont donns sur le tableau 2.9.
2.10 PROBLMES
Transformations 2.10.1 Considrer l'exemple du paragraphe 2.4.2. On dsigne par (t, x-, v.,
passives et actives a , , f , , g ) les valeurs numriques des grandeurs temps, X;, V;, A,, F,, G (ou X;
est la composante i du vecteur position X, etc.) dans le systme d'units SI.
1. Quelles sont les valeurs numriques (t', x\, v'^, a', f , g') de ces grandeurs
relativement au systme d'units dfini par
1 bar
2. On effectue le changement d'tat dfini par la transformation (t, x,, v, ) i--
(f = lO 3 ?, x; = lO 2 ^, u; = lO"1 v;). Trouver les valeurs numriques
(5;, /;, g) de ces grandeurs dans le nouvel tat.
3. Comparer les rsultats obtenus lors de la transformation passive ( 1 ) et active
(2). Peut-on arriver la mme conclusion pour les transformations dfinies
par
X
F=MA et F= K
\x 1"+1
o K et n sont des constantes, et X = OP avec 0 un point fix (si n = 0,
le point 0 peut se trouver distance finie ou infinie de P ; dans le second
cas, cela signifie que F = Ke avec e un vecteur fix). On dsigne nouveau
par (t, X j , V j , a,, f j , k) les valeurs numriques des grandeurs dans le systme
d'units SI.
1. Trouver les valeurs numriques de ces grandeurs relativement au systme
d'units dfini par
v = / (n)
(/ (n) est une fonction qu'il faudra trouver par l'exprience ou la thorie.)
45
Units et similitudes : une autre approche de la physique
Vitesse des vagues 2.10.5 On observe que la vitesse v des vagues au large de l'ocan dpend
de leur longueur d'onde {., mais pas de leur amplitude. En admettant que les
grandeurs dont dpend v sont i, l'acclration terrestre g, et la masse spcifique
de l'eau, tablir le rsultat suivant
v=C^g
f=ridv(0)v.
46
CHAPITRE 3
Fig. 3.1 Vue au microscope lectronique d'une dislocation dans un cristal d'alumi-
nium. La distance entre atomes (points blancs) est 2,3 (clich fourni par M. Mills,
EPFL).
Dans la matire, solide, liquide ou gazeuse, ces atomes sont spars par des
distances de l'ordre de l'angstrm, et interagissent au moyen de forces, attrac-
tives longue distance, et rpulsives courte distance ; la force change J.J. THOMPSON
de signe pour une sparation des atomes de l'ordre de quelques angstrms et Physicien anglais
s'annule pour une sparation suprieure une certaine valeur, appele porte (1856-1940)
de la force. Prix Nobel 1906
Les observations de J.J. Thomson (1897 : dcouverte de l'lectron dans les
rayons cathodiques) et de Rutherford (1911 : mise en vidence du noyau par
Image de l'Univers et ordres de grandeur
diffraction de rayons a par de fines feuilles d'or) montrrent que les atomes
lectrons sont forms d'un noyau de charge lectrique positive autour duquel se trouvent
Noyau les lectrons chargs ngativement, de sorte que l'atome est lectriquement
10-15 m neutre. La force entre le noyau et les lectrons - on dit aussi Y interaction - est
lectromagntique. Tous les noyaux ont approximativementlamme masse par
unit de volume qui est de l'ordre de 3 1017 kg/m3, c'est--dire environ 3 1014
fois la masse spcifique de l'eau !
/
Atome
\
Electron : Rayon , infrieur 10 3 fm
Masse, m,'= 0, 911 10-30 kg S 0, 511 MeV
Charge, - e = - l , 6 10-19 C
E. RUTHERFORD Rayon de l'orbite autour du noyau ^ 0, 5
Physicien anglais
(1871-1937)
Prix Nobel 1908
3.1.2 Particules lmentaires [25]
En 1930, W. Pauli postule l'existence d'une nouvelle particule [15], appele
Neutrino aujourd'hui neutrino v.,pourexpliquer la violation apparente de la conservation
de l'nergie, dans les expriences de dsintgration pi - c'est--dire l'mission
d'un lectron e~, ou d'un positron e4', partir du noyau - telles que
60.
Co!'27 Ni^+e- +v. (3.1)
Proton Quelques mois aprs la dcouverte du neutron, W. Heisenberg [19] et, in-
dpendamment, Iwanenko, arrivent la conclusion que le noyau est constitu
de protons et de neutrons qui interagissent au moyen de forces trs intenses
appelesforcesnuclaires ou interaction forte dont la porte est trs petite.
48
Tableau 3.3 Structure du noyau.
/ Diamtre '=. 1 fm
Charge, e
Noyau
\
Neutron : Masse, w^ 1, 675 10~27 kg '= 940 MeV
Diamtre ^= 1 fm
Charge, 0
w. PAULI
Pour expliquer l'origine des forces nuclaires, Yukawa introduit en 1935 Physicien suisse
l'hypothse de l'existence du mson, particule qui serait aux forces nuclaires d'origine autrichienne
l'analogue du photon pour les forces lectriques ; c'est une particule dont la (1900-1958)
masse serait de l'ordre de 200 300 fois celle de l'lectron. Prix Nobel 1945
En 1936, on dcouvre une particule, le muon /x~, qui aurait la masse n-
cessaire, mais ne sera pas la particule propose par Yukawa. Le muon est une
particule qui a les mmes proprits que l'lectron, mais qui a une masse 200
fois plus leve (m ^= 106 MeV). En 1975, on dcouvre une troisime par-
ticule, le r~, ayant galement les mmes proprits que l'lectron, mais une
masse 3500 fois plus leve (m^ = 1777 MeV).
Ces trois particules (e -, p,~, T~) constituent avec les trois neutrinos
(i^,, v v^) et les six antiparticules associes (e 4 ', /z4", r4', Ug, v , i\.),
la famille des leptons : ce sont les particules qui ne ressentent pas les Leptons
forces nuclaires (de mme que les particules neutres ne ressentent pas
les forces lectriques).
LEPTONS Charge
v
e~
e
I \
/x-
\
T~ e
0
C'est en 1947 que les particules postules par Yukawa seront observes
exprimentalement : ce sont les msons ^ et x", appels pions (m^ =
140 MeV) ; en 1950, on dcouvrira un pion neutre JT de masse lgrement
infrieure (m^a ^ 135 MeV).
Depuis 1950, les antiparticules (l'antiparticule associe la particule p est Antiparticule
note p ; elle possde les mmes proprits que la particule, mais une charge
oppose), ainsi que des particules de plus en plus lourdes, seront observes
exprimentalement : 3 fois la masse du proton pour le Psi (ip-), dcouvert
en 1974, 10 fois pour l'Upsilon (T), dcouvert en 1977, 100 fois pour les
W+, W~ et Z, dcouverts en 1983. Aujourd'hui, on a identifi des centaines
de particules lmentaires et, dans certaines thories, on postule l'existence
de particules encore beaucoup plus lourdes.
Fig. 3.5 Traces laisses dans une chambre bulles par des particules lmentaires
(photo CERN).
3.1.4 Quarks
Quark Tandis que les leptons sont toujours considrs comme des particules
lO"18 m ponctuelles ( l'chelle de 10~18 m), on sait depuis quelques annes que
toutes les autres particules, c'est--dire celles qui ressentent l'interaction nu-
Hadron claire et que l'on regroupe sous le nom de hadrons (n, p , n,...), ne sont
pas des particules fondamentales, mais des objets complexes. En 1963 dj,
Gell-Mann, Ne'eman et Zweig introduisent l'ide que le proton est form de 3
particules plus petites, les quarks. Dans le modle original, 3 sortes de quarks
et leurs antiquarks sont ncessaires. De charge % e et '/a e, o e est la charge
du proton, ils sont appels up (u), down (d) et strange (s). La dcouverte du m-
son ^ en 1974 confirme l'existence d'un 4e quark, charm (c), postul en 1964
par Bjorken ; la dcouverte du mson T (1977), puis en 1983 celle du mson
B [21] (de masse gale 5 fois la masse du proton), met en vidence l'exis-
tence d'un 5e quark, bottom (b) ; finalement, il est apparu ncessaire de postuler
l'existence d'un 6e quark, appel top (f), qui a t mis en vidence Fermilab
en 1994 [221, puis confirm en 1995.
QUARKS Charge
(S
Les quarks ont des dimensions infrieures lO^ 1 8 m et on leur attribue des
masses (tab. 3.8), mais ce sont des paramtres dont la valeur dpend d'un
certain nombre de conventions.
Tableau 3.8 Masse attribue aux quarks en GeV (m ^ 1 GeV).
u d c s t &
4.10- 3 0,01 1,5 0,2 174 4,5
Hadrons Aujourd'hui, on admet que tous les hadrons sont forms soit d'une paire
quark-antiquark (? q^), soit de trois quarks et que, de plus, ils sont de
couleur neutre (c'est--dire blancs). Les hadrons forms d'une paire
Msons (P q^) sont les msons (JT = u, n~ = du, K = su, ^ = ce, Y = bb,
Baryons B = ub,...), ceux forms de trois quarks sont les baryons (p = uud, n =
udd,...).
Nous voyons que, de mme qu'il existe six particules fondamentales qui
ne subissent pas l'interaction forte (les leptons), il existe six particules qui
subissent de telles interactions (les quarks). De plus, comme on le voit sur
les tableaux 3.4 et 3.6, les leptons et les quarks apparaissent en trois familles
contenant quatre lments chacune; la famille (e, V ; u, d) est celle qui est
associe la matire stable constituant l'Univers. Dans cette analogie, on
remarque galement que les leptons et les quarks ont tous un spin 1/2 .
Hadrons
Mson 7^ 139,57 2,60 10-8 JT+ > ^V
Ve
<
/+
d d e+
~~^~-^^'
vv
. V,
-^^ ^
u
g i;liin/i
-^*^^~~^~--
u
^,,<
^\ H
\.
e~
} y
e^"^^-^^-
'c
b
\^
/ S-
Fig. 3.10 Interactions fondamentales et particules associes.
55
Tableau 3.14 Le systme solaire [59].
Masse Rayon Distance au Priode de Priode de Excentricit
soleil rotation rvolution
propre autour du
soleil
Plan de
1 000 al ^ la Galaxie
. .
. .'
30 000 al
1000 (000 al
Les galaxies sont constitues d'environ 1011 toiles (rappelons qu'une cel-
lule contient 1012 atomes, un animal 1012 cellules, et l'Univers environ 10"
galaxies !) ; ces toiles ont une masse comprise entre 10~2 et 102 masse solaire
et sont spares par des distances de l'ordre de 10 al. C'est la force de gravi-
tation qui lie les toiles l'intrieur de la galaxie. Le rayon d'une galaxie est 1020 m
de l'ordre de 104 al et la densit de matire l'intrieur d'une galaxie se situe
autour de ICr^kg/m 3 .
Notre Galaxie, la Voie Lacte (fig. 3.15), fait partie des galaxies gantes avec
un diamtre de 105 al. L'toile la plus proche du Soleil, a du Centaure, est 4,3
al. A l'intrieur de la Galaxie, certaines toiles vont s'associer en amas. On dis-
tingue d'une part, les amas ouverts forms de 10 100 toiles, il yen a environ
1000 connus, situs dans le plan de la Galaxie (fig. 3.15), d'autre part, les amas
globulaires forms de centaines de milliers d'toiles (fig. 3.16) ; on en connat
environ 300 situs dans le hallo et la rgion centrale. L'ensemble de la Galaxie
est anim d'un mouvement de rotation autour de son centre ; la vitesse du Soleil
est de 250 km/s et il lui faut 250 millions d'annes pour effectuer une rvolu-
tion.
Les galaxies ne sont pas distribues au hasard dans l'espace, mais la plupart
d'entre elles (85%) s'associent en amas de 10 1000 galaxies. Le diamtre
d'un amas de galaxies est de l'ordre du million d'anne-lumire, soit 10 100
fois le diamtre d'une galaxie. La vitesse relative d'une galaxie d'un amas par
rapport une autre est en moyenne de 1000 km/s.
Notre Galaxie appartient un amas appel Groupe Local, ayant 6 106 al
de diamtre, et qui est form d'une trentaine de galaxies (fig. 3.18); les plus
importantes, la ntre et Andromde (fig. 3.17), sont loignes de 2 millions
d'anne-lumire l'une de l'autre.
La distance entre amas de galaxies est de l'ordre de 50 100 millions al. Par
exemple, l'amas de la Vierge, amas le plus proche du Groupe Local, se trouve
45 millions al ; c'est un amas form de 3000 galaxies.
Les amas de galaxies vont, leur tour, s'associer en super-amas, comprenant
des dizaines d'amas, et dont le diamtre est de l'ordre de 200 millions al. Le
Groupe Local, l'amas de la Vierge et celui de la Grande Ourse font probable-
1024 m ment partie d'un mme super-amas, en forme d'ellipsode, dont le grand axe
mesure entre 160 et 180 millions al.
A des chelles encore plus grandes (les galaxies les plus lointaines obser-
ves se trouvent 4-109 al), la concentration des galaxies dans l'Univers est
uniforme et l'Univers apparat homogne. Les galaxies semblent s'loigner de
nous avec une vitesse proportionnelle leur distance, vitesse qui serait gale
la vitesse de la lumire une distance de 1010 al.
1026 m Finalement, notre Univers aurait un rayon de 1010 al, et serait form d'en-
viron 1011 galaxies, soit 1080 nuclons. La densit de l'Univers serait ainsi de
10~26 kg/m3. L'ge de l'Univers est valu aujourd'hui 11 milliards d'annes
[28].
NUAGES MAGELLAN
2 millions al
Fig. 3.18 Le Groupe Local. Le centre de l'amas se trouve mi-distance entre la Voie
Lacte et Andromde.
3.3 CONSTANTES PHYSIQUES (VALEURS ADMISES EN 1986 [26])
Dans le tableau ci-dessous, la notation = signifie que l'on parle d'une valeur
exacte.
3.4 PROBLMES
Masse atomique H 0 Fe
(M) 1,00797 15,994 55,847
Masse spcifique H, H^O Fe
(kg/m3) 910- 2 103 7,9. 103
Indication : la quantit de matire, exprime en grammes et numriquement
gale la masse atomique, contient un nombre de molcules gal au nombre
d'Avogadro (tableau 3.19).
3.4.2 La parallaxe 0 d'une toile est la moiti de l'angle sous-tendu par le Parallaxe
diamtre T| 7^ de la trajectoire de la Terre autour du Soleil perpendiculaire la
droite toile-Soleil (fig. 3.20).
1. Sachant que la parallaxe de l'toile a du Centaure est 0, 745", valuer la
distance en mtres de cette toile au Soleil.
2. Par dfinition, le parsec est la distance correspondant une parallaxe de l".
tablir la relation entre parsec et mtre.
(On remarquera que 0 = ^(i a f))).
2 VA
Fig. 3.20
Amas globulaire 3.4.3 Un amas globulaire typique contient 30 000 toiles l'intrieur d'une
sphre de rayon gal 5 annes-lumire.
1. Estimer la distance moyenne entre deux toiles par rapport au diamtre du
Soleil.
2. A quelle pression (en atmosphre) doit tre soumis un gaz la temprature
ordinaire pour que la distance entre molcules par rapport au diamtre de la
molcule (^ lO"10 m) soit la mme que sous 1 ?
Ide : utiliser la loi de Boyle, pV = nRT reliant la pression p , le volume V,
la temprature T, et le nombre de mole n du gaz (R = 8, 31 JK -l mol -l ).
CHAPITRE 4
4.1 REFERENTIEL
(a) (b)
Fig. 4.2 La mme exprience effectue dans le laboratoire (a) et sur le support
Fusil tournant tournant (b).
Si le support est immobile par rapport au laboratoire, l'impact est au centre
de la cible et le tireur conclut que le mouvement de la balle est rectiligne. Si le
support est en rotation par rapport au laboratoire, l'impact est soit gauche, soit
droite du centre de la cible et le tireur conclut que le mouvement de la balle de
fusil est curviligne. Ainsi la mme exprience effectue par des observateurs
diffrents conduit des conclusions diffrentes.
C'est aussi la dfinition d'un solide indformable (sect. 8.1). Par extension En mcanique
tous les points de l'espace dont les distances mutuelles aux N points restent classique, un
constantes font partie du mme rfrentiel. L'observateur et ses appareils de rfrentiel est un
solide indformable
mesure sont toujours supposs immobiles par rapport .^> (fig. 4.3).
Fig. 4.3 Observation d'un systme (= boomerang) partir des rfrentiels .^> et .-^". Boomerang
Ayant choisi un rfrentiel ,^, on peut alors tudier le mouvement du sys-
tme en tudiant le mouvement de chacun de ses points.
Soit P un point du systme ; tout instant t il existe un point P, fix dans Point
J? qui concide avec le point P du systme cet instant ; par dfinition, concidant
P, est le point concidant (avec P l'instant t).
la physique sont les plus simples. Les rfrentiels le plus souvent utiliss sont
les suivants :
Rfrentiel dfini par le laboratoire, appel aussi rfrentiel terrestre.
Rfrentiel gocentrique, ou de Ptolme, dfini par le centre de la Terre et
trois toiles trs loignes, dites fixes .
Rfrentiel de Kepler, dfini par le centre du Soleil et trois toiles fixes.
Rfrentiel de Copernic, dfini par le centre de masse du systme solaire
( 4.8.2) et trois toiles fixes.
PTOLME Claude Rfrentiel du centre de masse ( II.5.2) et rfrentiel de repos (chap. 21)
Astronome Grec d'un systme matriel.
IIe s aprs JC Rfrentiel inertiel local ( 15.3.7) ; c'est par exemple, le rfrentiel dfini
Stalle de la cathdrale par un ascenseur en chute libre, ou un satellite tournant autour de la Terre.
d'Ulm sculpte par
J. SYRLIN
(a) (b)
Rgle du
tire-bouchon Fig. 4.4 Systme d'axes orthogonaux dans ,^ : (a) direct ; (b) inverse.
64
Nous pouvons reprer un point P de .j^ par ses coordonnes cartsiennes P = (x,
(xp x^, x^),ox^ est la longueur avec le signe appropri du segment 0 P,, pro-
jection orthogonale de OF sur l'axe ;', mesure avec la mme rgle talon [L].
La longueur du segment OP est note | OP \ [L].
Coordonnes
polaires,
cylindriques,
0 sphriques
(a) (b)
(c)
Fig. 4.8 Lignes de coordonnes : (a) cartsiennes ; (b) polaires ; (c) sphriques.
Ayant paramtris les points de .^, nous pouvons reprer la position instan-
tane de n'importe quel systme. En particulier, pour un systme de A? points, il
faudra en principe 3N nombres et le temps, par exemple [t, x"]"'^^"^'. Dans
la pratique, il sera possible de procder de faon plus simple et plus utile.
Observations
En observant le modle de la molcule diatomique, forme de deux atomes
identiques, sur le rail air (fig. 4.9), nous remarquons que le mouvement des
atomes P et Q est compliqu. Cependant, le mouvement du point G, milieu
de PQ, est trs simple et le mouvement relatif (distance entre P et Q) est
simple. Il y aura donc intrt introduire les deux grandeurs XQ et x, o XQ
est la coordonne du milieu de PQ et .c la distance, variable, entre P et Q. Modle d'une
Ces deux grandeurs dfinissent univoquement les coordonnes cartsiennes de molcule diatomique
P et Q par les relations sur rail air
fD .. y(P)
X, _ XQ
y _ ^1x v, . x^ = 0 ; x^ = 0
,(Q) = x^, + -, x ; x* = 0 ; x^ = 0.
Q
67
P v Q
-GT
0
(a)
Fig. 4.9 (a) Molcule diatomique ; (b) rotateur ; (c) centrifugeuse.
Rotateur Considrons ensuite le rotateur, molcule linaire rigide forme de N
atomes Pp ..., P^ (fig. 4.9). Les cinq grandeurs (x, y , z, 0, (p) dfinissent
univoquement les coordonnes cartsiennes des N atomes :
/ x^ =x+d^sm0cos(p \
? : x^ = y + dy sin 0 sin y
x^ = ^ sm0QCOs((i>Qt) '
P: x^ = sin 0Q sin(wQt)
^ X3=-cOS(?o. ^
Cela signifie que pour tout point Py du systme il existe trois fonctions
^^O?,,...,^,/)
^^p...,^) (4.2)
^^(g,,...,^)
exprimant les coordonnes cartsiennes de Py en fonction des coordonnes
gnralises et du temps.
Le sous-espace de R3N dfini par les positions possibles du systme est
appel espace de configuration. Les quations (4.2) constituent une paramtri- Espace de
sation de l'espace de configuration, ou tout au moins d'une partie de cet espace. configuration
Le choix des coordonnes gnralises est totalement arbitraire, cependant on
choisira toujours les coordonnes gnralises de manire telle que des valeurs
voisines des {g; J correspondent des positions voisines du systme dans l'es-
pace.
Si ces deux conditions ne sont pas remplies, on dit que le systme est soumis
des liaisons, concept sur lequel nous reviendrons la section 12.6. Dans les
exemples de la figure 4.9, la molcule diatomique est un systme holonme
2 degrs de libert, le rotateur un systme holonme 5 degrs de libert, la
particule dans la centrifugeuse un systme holonme 1 degr de libert.
4.3.1 Scalaire
Par dfinition un scalaire est une grandeur 5 entirement dfinie par un Scalaire
nombre rel s et une unit [S].
4.3.2 Dplacement
II existe des grandeurs qui ne sont pas compltement dtermines par la
donne d'un nombre. Le cas le plus simple est le dplacement .
Un dplacement est ainsi dfini par une origine A, un nombre positif ou nul
| A B | appel norme (la longueur du dplacement est gale | A B \ [L]), une
direction (droite A B) et un sens (celui de A vers B). Remarquons que la norme
est un scalaire.
(a) (b)
Fig. 4.10 Dplacement AB et vecteur-lieu de A et B : (a) somme ; (b) A'B' ~ AB.
AB=xw-xw. (4.7)
(a)
Fig. 4.12 Exprience de Stevin,... mais le calcul vectoriel ne sera introduit qu'au XIXe
sicle, par J.W. Gibbs et 0. Heaviside.
71
4.3.4 Vecteurs
Un vecteur a les Par dfinition, toute grandeur physique ayant les mmes proprits
mmes proprits que les dplacements libres est un vecteur.
qu'un dplacement
libre
Ayant choisi une chelle, une telle grandeur peut tre reprsente par une
flche d'origine 0 et, rciproquement, toute flche d'origine 0 reprsente une
valeur de cette grandeur ; de plus, cette reprsentation est indpendante de tout
systme d'axes. Cette grandeur, note v, est ainsi dfinie par une direction, un
sens, un nombre positif ou nul [ v \ appel norme, une unit [v] et satisfait la
rgle d'addition du paralllogramme (fig. 4.13) : la grandeur physique v est
gale la somme des grandeurs v, et i^ si v = u, + v^ selon la rgle du
paralllogramme.
Addition
de 2 vecteurs + ()^ = v^ + r,
4.3.5 Remarques
La notion de vecteur introduite au paragraphe 4.3.4 est intrinsque, elle ne
fait appel ni une origine, ni un systme d'axes. Cependant nous n'avons
pas donn une dfinition mathmatique puisque nous n'avons pas prcis l'ex-
pression les mmes proprits que les dplacements libres . Suivant les
proprits que l'on considre, on sera conduit soit la dfinition mathmatique
d'espace vectoriel (ou R-module), soit celle de tenseur (Appendice B). Tenseur
II existe des grandeurs que nous pouvons reprsenter par une flche mais
qui ne sont pas des vecteurs parce qu'elles ne satisfont pas la rgle du
paralllogramme. Par exemple on peut reprsenter par une flche n la rotation
R^ d'axe n, d'angle | n \, dans le sens dfini par la rgle du tire-bouchon ; on
vrifie aisment que R,, R,, 7^ R^ _,_ et la rgle du paralllogramme n'est
pas satisfaite.
Finalement mentionnons que, sous-jacente la proprit de commutativit
de l'addition, il y a l'hypothse que l'espace est euclidien. Sur la Terre, un d-
placement partir de l'quateur de 1000 m au Nord suivi d'un dplacement
de 1000 m l'Est diffre d'un dplacement de 1000 m l'Est suivi d'un d-
placement de 1000 m au Nord d'environ 10~5 m ; pour de telles distances, nous
pouvons considrer que la Terre est un espace euclidien. Si nous effectuons
maintenant des dplacements de 1000 km, le dplacement Nord puis Est dif-
fre du dplacement Est puis Nord de 20 km ! Pour de tels dplacements, il
n'est plus possible de considrer la Terre comme un espace euclidien.
Fig. 4.15 La surface de la Terre ne peut pas tre considre comme un espace euclidien
pour des distances suprieures quelques dizaines de km ' . A B + A C ^ A C + A B .
4.4 STRUCTURE MATHMATIQUE SUR LES VECTEURS
Cette section est un rsum sans dmonstration des notions de calcul vec-
toriel dont nous aurons besoin. Nous ne mentionnerons pas explicitement les
units, celles-ci s'introduisant de faon naturelle.
i>l 0
(a) (b)
Fig. 4.16 (a) Produit scalaire de deux vecteurs ; (b) thorme de Pythagore gnralis.
Proprits
1. v v = | v |2 > 0; | y |2 = 0 si et seulement si v == 0
2. r, ^ = i^ y,
3. y, (v;, + i^) = v, v^ + v, 1^3
4. v, (5 v^) = S (f| i;,)
Corollaires
(
A' \ / M \ N M
(4A)
i. E^.
'=1
^^ / "^^^^"'^
/ v-i '=1 ^'=1
Vi a, = 0
2. Si r, et v^ sont non nuls, alors v, v^ = 0 si et seulement si r, et v^ ^nt $
perpendiculaires, r, r;
3. Thorme de Pythagore gnralis (fig. 4.16 b) :
\AB\2 ==\OA\2+\OB 2-2\OA\\OB cosa (4.12)
n
r' 0 A
Fig. 4.18 Produit vectoriel : (a) systme d'axes direct ; (b) systme d'axes inverse ;
(c) reprsentation indpendante du systme d'axes. L'aire de la surface hachure est
gale | v, A Vy .
Proprits
Le produit vectoriel 1. V; A V^ = V^ A V|
n'est pas commutatif
2. V] A (S Vy) = S (V, A l^)
3. V) A (V^ + V^) = V] A l^ + V, A V^
Corollaires
(
N \ 1 M \ N M
1. ^ ,, A ^ /Z,y, - ^ E. ^ ". A ^ (4-14)
l^ A l^ = 0 i=\ / \j=\ J t=\ j=\
(a) (b)
Fig. 4.19 Le volume du paralllpipde construit sur (i/p v^, Vy) est gal
| (v, A Vy) i>31 . (a) Systme d'axes direct ; (b) systme d'axes inverse.
Proprits
1. (r, A 1/2) .1/3 = (i^AVg) - v , = (1/3 A i/i) v^ = 1^1 (1^1/3) (4.16) _
^ V i / \ V-J ) ' V-i U
2. Si Vp 1/2 et 1/3 sont non nuls, alors (v, A t^) v^ = 0 si et seulement si les ^
v,, v^ et Vy
trois vecteurs sont coplanaires. coplanaires
V^ A (^ A V^).
Proprits
1. y, A (V^ A Vg) = (V, 1^3) r; - (V) V^) V, (4.17)
2. V, A (l^ A Vg) + V^ A (^ A V)) + '3 A (1/1 A r^) = 0 (4.18)
d'O (U) A r^) A ^3 = V) A (^ A V^) + V^ A (l^ A F))
Cette dernire relation montre que le produit triple n'est pas associatif.
Corollaires
1. (v, A v^) (v^ A 1/4) = (u, v^)(v^ 1/4) - (v, 1/4) (v; 1/3) (4.19)
,>-'- , ! ! . . (4^1)
est appel composante de ^sSans a,direction i (aaas (t,.] sa I}).
Proprits
Ayant choisi un systme d'axes orthogonaux, alors :
1. Un vecteur v est univoquement dfini par ses composantes (u,, v^, v-^);
2. Un dplacement libre est univoquement dfini par ses composantes
(?P^3);
-l'/2
norme d'un vecteur : [
| v \ = [ v\ + v\ + v^ ]v2 = I_^i v]
M] U^ M-,
W, W^ Wy
4.6 TORSEURS
4.6.1 Introduction
De mme que les expriences de Stevin sur les forces concourantes ont
conduit la notion de vecteur, les expriences sur les forces parallles condui-
sent la notion de moment. Rappelons que l'tude de l'quilibre des leviers
avait amen Archimde la conclusion que des poids commensurables sont
ARCHIMDE en quilibre lorsqu'ils sont en raison inverse de leur distance au point d'appui.
Mathmaticien et Pour gnraliser ce concept on introduit la notion de moment d'un vecteur li.
physicien grec Il semblerait que Lonard de Vinci ait t le premier avoir reconnu l'impor-
- 287 - 212 av. J.-C. tance de cette notion en statique.
!
Moment . On appelle .moment par rapport au point O 0 du lecteur li
(dpend de 0)
80
Le moment par rapport 0 du vecteur li v n'est pas modifi si l'on dplace
v sur son support : on peut ainsi dfinir le moment d'un vecteur glissant par
rapport 0.
Fi+F^Fi'+F;;. L E O N A R D DE V I N C I
(1452-1519)
peintre, sculpteur,
De plus elles pouvaient tre remplaces par une seule force F ou par n forces ingnieur, architecte
(F'p ..., F^'} appliques en C pour autant que savant italien
F,+F^=F=F'|'+...+^'.
Les ensembles de forces (Fp F;,}, {Fp Fy}, {F}, {F'p ..., F^} appliques
en C sont donc quivalents en ce sens qu'ils ont mme effet sur le systme
considr (la masse suspendue au point C).
L'exprience dcrite la figure 4.21 est une gnralisation plusieurs forces Gnralisation de
non coplanaires et non concourantes de l'exprience de Stevin. l'exprience de
Stevin
(a) (b)
Fig. 4.21 La force F agissant sur P est quivalente aux forces Fp Fy F,, F^,
agissant sur Pp Py Py Py
N M
^OP,AF,=^W;AF; (4.29)
i=l 7=1
4.6.2 Dfinitions
Torseur ((/^, i^)) On appelle torseur un ensemble fini ou infini de vecteurs lis (ou glis-
sants) de mme nature, not ^ == {(?, v' )}.
^E". Of
(4.30)
^o-E^. (4.31)
Thorme du Les moments rsultants par rapport deux points 0 et A sont lis par la
transfert formule
(4.32)
DMONSTRATION
=AO^(^v.}+'[Link].=AOAR+Mo
\ a / a
M = P^P, A v. (4.33)
Pour un torseur de rsultante R non nulle, l'axe central est le lieu gom- Axe central
trique des points A o R A M^ = 0, c'est--dire o M^ est soit parallle
R, soit gal zro.
R A A/n - - R /\ Mo
d'o OA=^+(R OA)R=^-+>.R
\R\ \K
ce qui est bien l'quation d'une droite parallle R.
Fig. 4.22 Construction gomtrique de l'axe central A : \ OA = \ R \\ \ MQ | sina.
Remarquons pour terminer que 1 ' axe central est le lieu des points par rapport
auxquels le moment rsultant est de norme minimale.
Torseurs quivalents Deux torseurs sont dits quivalents s'ils ont les mmes lments de r-
duction par rapport un point 0. Dans ce cas, ils ont les mmes lments
de rduction par rapport n'importe quel point.
Thorme. Tout torseur est quivalent soit zro, soit un vecteur li,
soit deux vecteurs lis opposs, soit un vecteur li et un couple de
moment parallleauvecteur (c'est--dire trois vecteurs).
84
DMONSTRATION
Remarques
Du point de vue des torseurs il sera possible de remplacer un nombre fini
ou infini de vecteurs lis par un ensemble form au maximum de trois vecteurs
lis.
Si le torseur .7' est l'union de deux torseurs ,7'' et .7'" alors les lments
de rduction de y par rapport 0 sont gaux la somme des lments de
rduction des deux torseurs par rapport ce mme point 0 :
qui seront utiles pour exprimer, par exemple, le principe d'action et de raction
(sect. 10.3).
Trois vecteurs Pour que trois vecteurs lis (?, v^), a = 1, 2, 3, constituent un torseur
quivalent zro, il faut que les trois vecteurs soient coplanaires et que
leurs supports soient concourants (ou parallles ; dans ce cas le point
d'intersection est l'infini) (fig. 4.24).
DMONSTRATION. Si le torseur est quivalent zro, alors Mp = 0 et
Les trois vecteurs ^[P^' P\P-^ et l'- sont donc coplanaires ; par consquent
1^3 est dans le plan dfini par (P^, P^, P^) et il en est de mme de v^ et i^.
Soit / l'intersection des supports de F| et v^ ; comme M] = 0 = IP-^ A v-^,
le support de v-^ passe aussi par /.
Vecteurs
coplanaires : si
R ^ 0 le torseur est
quivalent sa
rsultante applique
en un point de l'axe
central
Fig. 4.25 Les vecteurs i/ et i/' sont symtriques par rapport au plan 17. Le torseur
f ( ^ , <), (?', i01 est quivalent au torseur !(/', ^ = < + i^)).
(a) (c)
Fig. 4.26 Torseur form de vecteurs coplanaires : (a) torseur des forces agissant sur
l'chelle ; (b) torseur des quantits de mouvement des points situs sur une roue ;
(c) cas gnral.
Pour tout point 0 du plan f 1 , et quel que soit a, OF y A v^ est perpendiculaire
n. Par consquent R est un vecteur dans le plan 17 et MQ est un vecteur
perpendiculaire ce plan, d'o R MQ = 0. Si le torseur n'est pas quivalent
zro, il n'y a alors que deux cas possibles :
Consquence. Le torseur. '7' = {(Pp v^), (P^, Vy)} form de deux vecteurs
lis est quivalent un seul vecteur li si et seulement si les deux vecteurs sont
coplanaires avec r, + v^ ^ 0
En effet pour que {(P, v)] ~ y', il faut que .y U {(P, v)} soit quivalent
zro et par consquent il faut que v,, v^ et v soient coplanaires. Mais si v, et
v^ sont coplanaires avec v^+v^^- 0, le torseur J^" est quivalent un vecteur
li.
04= (4.36)
En effet, de (4.36) on obtient
Ce sera par exemple le cas du torseur des forces de pesanteur que nous discu-
terons dans la section suivante.
d'o A' = A.
Proprits
^m,GP,=0. (4.38)
a
Sous l'effet d'une rotation OP^ devient OPy = R (OP^), o R est une
application linaire ( 8.2.2) et OG devient
OG' = M-1 ^w^R(O^) = R(M-i Y^[Link],) = R(OG).
a a
4.9.1 Symtries
Plan de symtrie
Fig. 4.27 Dtermination du centre de masse G d'un systme matriel possdant un axe
de symtrie et un plan de symtrie perpendiculaire l'axe.
En effet
OG = {V M,
\ ti ' E L-^
i=\ \o'eS,
= E^ \^,OG,
M|
M-,
M^
G,G= G,G,. (4.39)
M, +M.
91
4.9.3 Systme continu
Considrons un systme matriel occupant un domaine D de l'espace
(fig. 4.29).
OG=M-l^Am,(x^^) M=^Am,.
a a
Dans la limite o les AVy tendent vers zro (mais A Vy suffisamment grand
par rapport aux distances interatomiques), on a
OG=M~\ /il/_n2/
lim Y^ Am" x a et M = .lim,n^
V Am"',
AV^O^' " " AV.. -r0-
car
Le systme est dit continu trois dimensions si, dans la limite o les
volumes A V(x) tendent vers zro, la grandeur ^!- possde, pour tout JC, une
limite p(x) qui est une fonction continue par morceau.
La grandeur
92
Dans ce cas nous pouvons crire Am^ '= p ( X y ) AV^ et
M
=^mJLAV.p^
" a
OG
=M~l^m^AV.P^Xc.
Dans le cas o la masse est distribue sur une surface rgulire E - ou sur
une courbe rgulire C - on dfinit de faon analogue une masse surfacique
p00 (x) et une masse linique p^ (x), en dcomposant la surface E en lments
de superficie Aa (x) (respectivement en dcomposant la courbe C en segments
de longueur At(x)) :
Amw
p^(x)= lim et [p^]=[M][Lr2
Aa(x)^0 A(T (X)
Am(x)
p^(x)= lim et [^WMHL]-'
At(x)^0 A.(X)
93
Fig. 4.30 Centre de masse d'un segment circulaire de rayon R.
Par symtrie, G se trouve sur l'axe Ox. Pour trouver (OG)^ on dcompose
le segment circulaire en petits segments de longueur Ai = R A0, centrs en
., de masse Am^ = Ai f = A0 ^ :
R r^2
i d0cos0
d'o
R
Segment circulaire (OG) =sin(i/f72). (4.45)
^/2
Fig. 4.32 Centre de masse d'une pice homogne avec deux trous.
Considrons le systme homogne auxiliaire SQ, de masse MQ et de centre
de masse Gy, obtenu en remplissant les k trous. Dsignons par M, la masse
remplissant le trou 5'; et par G; le centre de masse correspondant. On a
k
M=M,-^M,
et
r r -| f" *
OG = AT' / dmx = \ My - Y M, I dmx-^f dmx
UD J ;^i J D, ^ JL
M
o dm = dV.
Ainsi
A = At
lim 0y^2JTx^Ae-2n [ di x = In L {OG}...
^ ^ Je
Le volume engendr par l'lment de surface Aa^ (fig. 4.33 b) est JT x^ Aa^
et le volume total est
V= Alim0 y ^ 2 7 r x . , A c r - 2 n f d a x = 2 7 i A ( O G ) .
^ Js
Fig. 4.33 Centre de masse : (a) d'une courbe ; (b) et (c) d'une surface plane.
\OG\=
In ^Ttab
4.9.8 Dtermination exprimentale de G
Pour dterminer la position du centre de masse d'un solide il suffit de le
suspendre successivement en deux points P et Q (fig. 4.34). L'intersection Intersection des axes
des verticales passant par P et Q dfinit G. En effet, en suspendant le solide centraux A, et 4,
au point P la condition d'quilibre PG A Mg = 0 ( 16.1.1) implique PG
parallle g. Le point G est ainsi l'intersection entre l'axe central A^ passant
par P et A^ passant par Q.
Ai
4.10 PROBLEMES
4.10.1 Prliminaires
Pour illustrer les mthodes de l'analyse vectorielle, nous proposerons des Dtermination
problmes de statique. Pour les rsoudre il suffira de connatre les proprits exprimentale de g
suivantes :
1. La force est un vecteur li ( 4.3.4).
3. Pour qu'un systme (point, solide,...) soit l'quilibre, il faut que le torseur
des forces appliques sur le systme soit quivalent zro ( 16.1.1), c'est-
-dire
et
Fig. 4.35
quation vectorielle 4.10.6 tant donn trois vecteurs a, b, c, trouver le vecteur x solution de
l'quation
x + (x b) a = c.
a x +x /\a = b. (4.51)
Ide : multiplier (4.51) vectoriellement par a ; ceci montre quexsera connu
ds que l'on connat a - x . Pour trouver a ;:, multiplier (4.51) scalairement par
le vecteur a.
4.10.8 Trouver les forces Fg et F exerces par le mur (fig. 4.36) ; le cble quilibre statique
est de poids ngligeable et les poids de la poutre et du corps suspendu sont 15
et 300 kg. (Au point fi il y a un pivot, c'est--dire que le moment des forces
agissant sur B est nul.)
^ <
/ --. Fc
/ ^^
^w'^ww^ 2,5 2 1
Fig. 4.37 Fig. 4.38
4.10.10 Un demi-disque de centre C est soumis trois forces dans le plan du Axe central
disque (fig. 4.38). En quel point de la circonfrence faut-il appliquer une force
pour maintenir le demi-disque en quilibre ? | F^ | = 3, 5 N, | Fy | = 4, 3 N,
| Fp | = 5, 1 N. (Ide : trouver l'axe central du torseur des trois forces.)
4.10.11 On retient une caisse (homogne) sur un plan inclin au moyen Caisse sur un plan
d'une corde parallle au plan (fig. 4.39). Le torseur des forces exerces par le inclin
plan sur la caisse est quivalent un seul vecteur li un point P de la surface
de contact (pourquoi ?). Trouver la distance 8 == | A P \ ; entre quelles hauteurs
h peut-on placer la corde ? On admettra qu'il n'y a pas de frottement.
3m 1m
Fig. 4.39 Fig. 4.40
Poutre sur deux 4.10.12 Une poutre horizontale de 50 kg est pose sur deux supports. Un
supports homme de 75 kg marche sur la poutre en partant de A (fig. 4.40). Calculer les
forces de raction en A et B en fonction de la distance d. Quelle est la distance
maximale sans que la poutre bascule ?
Vanne automatique 4.10.13 Une vanne automatique constitue d'une porte mobile autour d'un
axe horizontal doit s'ouvrir lorsque la hauteur de l'eau atteint 300 mm. A quelle
distance du bas de la porte doit se trouver l'axe horizontal, sachant que la porte
est carre, de ct 225 mm (fig. 4.41) ?
A = (0; 0; 1)
B = (0;-1;0) 3
C = (0,6; 1,2;0)
D = (-0,5; 1,4; 0) A
[L] =m /V"--.
225 mm
Dalle suspendue par 4.10.14 Un hlicoptre doit soulever une dalle de 900 kg. Les cbles sont
des cbles attachs selon le schma de la figure 4.42. Dterminer la tension dans chaque
cble.
Porte de four 4.10.15 Une porte de four (homogne) pesant 75 kg, appuye sur les char-
nires A et B, est soutenue par la chane CD (fig. 4.43). On admet que la force
exerce par la charnire A est dans le plan ADC. Calculer les forces exerces
sur la porte par la chane et par les charnires : | AB 1m, |AC| = |AD|
1, 2 m et | CD \ =- 0, 6 m.
Problmes
Fig. 4.43
4.10.16 Une force de 100 N est applique au point C du levier (fig. 4.44). Levier encastre
Calculer les lments de rduction par rapport au point 0 des forces exerces
par la paroi sur le levier.
4.10.17 On considre un systme rigide form de deux particules de charge Diple lectrique
lectrique oppose (= diple) en prsence d'une charge lectrique (fig. 4.45).
Est-ce que le torseur des forces lectriques ( 12.2.1), exerces par la charge
sur le diple, est quivalent un seul vecteur ? Calculer les lments de rduc-
tion de ce torseur par rapport au centre du diple.
4.10.18 Une bote vitesse est soumise 2 couples opposs, de moment Bote vitesse
M = 200 Nm et Mp = 100 Nm (fig. 4.46). Calculer les forces verticales aux
points A et B pour rsister aux couples en question.
4.10.19 Deux couples, l'un de 300 Nm et l'autre de 160 Nm, sont ap- Rducteur
pliqus sur les axes d'un rducteur (fig. 4.47). Calculer les ractions sur les
trois points de fixation du rducteur dont les coordonnes sont, en mm :
A = (-50, 0, 30) ; B = (50, 0, 30) ; C = (0, 0, -30).
Position instantane d'un systme et analyse vectorielle
m/^ =m
c- _ r m^ RA
FW
~G\BA/Al
Centre de gravit 4.10.21 Un systme rigide est constitu de quatre masses ponctuelles iden-
et tiques situes sur les sommets d'un cube. Ces masses sont soumises aux forces
centre de niasse de gravitation dues une masse extrieure M situe au point B, une distance
de A^ gale l'arte du cube (fig. 4.49). Trouver les lments de rduction du
torseur de ces forces par rapport au point A( ; trouver l'axe central. Est-ce que
ce torseur est quivalent un vecteur ? Si oui, est-il li au centre de masse G
du systme ? Trouver les lments de rduction du torseur par rapport G.
Centre de masse 4.10.22 Trouver le centre de masse du systme Terre-Soleil; d'une molcule
d'eau ; d'une molcule de N Hy (fig. 4.50).
N
//. IOH|=0,957 A INH 1=1,01
105 3' ^ H = l , 6 6 - lO-^kg /a-VT^ a =108
mQ= 16 WH WN = 14 WH
(a) (b)
Fig. 4.50
Poutre encastre 4.10.23 Dterminer le centre de masse de la poutre homogne de section rec-
tangulaire, et d'paisseur e constante, de la figure 4.51. Calculer les lments
de rduction des forces exerces par le mur (par rapport au point 0).
Fig. 4.51
102
4.10.24 Trouver le centre de masse de la pice homogne de la figure 4.52. Solide avec trous
3030
Fig. 4.52
4.10.25 Trouver le centre de masse des solides homognes d'paisseur Solides homognes
constante de la figure 4.53.
/?, /?e R
Fig. 4.53
(On peut soit commencer par le secteur circulaire puis rsoudre les cas prc-
dents, soit utiliser le thorme de Pappus pour rsoudre le demi-disque et le
quart de disque.)
4.10.26 Trouver le centre de masse d'une demi-sphre creuse ; d'une demi-
sphre pleine.
4.10.27 Un fil homogne rigide en forme de demi-cercle de rayon R, et de Fil rigide
masse linique p^, est support par la rotule A (fig. 4.54). Ayant trouv le
centre de masse du fil, on demande :
cas (a) les forces exerces sur le fil en A et B (pas de frottement) ;
cas (b) la position d'quilibre.
(a) (b)
Fig. 4.54
Cne tronqu 4.10.28 Un cne tronqu homogne de 450 kg est suspendu un mt hori-
zontal de masse linique p^ = 12 kg/m (fig. 4.55). Ayant trouv le centre de
masse du cne tronqu, on demande :
1. la tension dans les cbles qui supportent le cne ;
2. les lments de rduction par rapport A des forces exerces au point A sur
le mt horizontal.
Cne : hauteur = 90 cm ; rayons des bases /?, = 20 cm, R^ = 60 cm. o dsigne
un pivot.
2m
0,5m
(a)
5m
1,5m
(c) (d)
Fig. 4.55
CHAPITRE 5
CINMATIQUE DU POINT
P, = Point de ,^ qui
concide avec le
point P du solide
l'instant t A.
^,\\\
^' 1 ^
]
Y-V/
5.1.1 Trajectoire
La trace laisse par un avion dans le ciel, ou par une particule dans une
chambre bulles, est ce qu'on appelle la trajectoire. De mme le grand huit la
foire et l'autoroute Lausanne-Genve constituent les trajectoires du wagonnet
et de la voiture.
106
Vitesse (du point P par rapport /K}
^~~^~\
x ( s ) = Rcos(s/R)
y (s) = R s m ( s / R )
z (s) = 0.
107
Dans l'exemple discut ci-dessus, une volution temporelle sera par exemple
I l'ajcL'icii'c
Le vecteur vitesse l'instant t (de P par rapport J@) est le vecteur dfini
par la limite : Vitesse de P
l'instant t
^^lim^Zt^ l i m ^ . (5.8)
A-O At &t-f0 At
109
Cinmatique du point
d
(A+B)=dA+dB. (5.13)
dt dt dt
^=^". (5.15)
dt ds dt
Les composantes du vecteur vitesse sont les drives par rapport au temps
des coordonnes cartsiennes du point P.
110
5.1.6 Vitesse scalaire
La notion d'abscisse curviligne conduit introduire la vitesse scalaire v Vitesse scalaire
dfinie par
_ ds _ .
(5.18)
dt
C'est un scalaire qui reprsente la distance parcourue par unit de temps,
compte positivement ou ngativement selon que le mouvement instantan du
point a lieu dans le sens de l'orientation choisie sur la trajectoire ou dans le sens
oppos. La valeur absolue de v correspond au concept de vitesse utilis dans
la vie courante (mesure par exemple par le tachymtre d'une voiture).
La relation entre v et v s'obtient immdiatement de (5.15). Soit;c = x (s)
l'quation de la trajectoire et s = s (t) l'quation horaire ; on a
dx dx ds dx
(5.19)
~dt ds dt ds '
Introduisons le vecteur r, li au point d'abscisse curviligne s, dfini par r, vecteur unit,
tangent la
dx 1 trajectoire
T = r(s) = = lim [x (s + As) - x (s)]. (5.20)
ds A^O As
v =v T et v = v = (5.21)
V{t2)
(a) (b)
Fig. 5.6 Trajectoire (a) et hodographe (b).
Le vecteur acclration (du point P par rapport J^) est la drive par Acclration du
rapport au temps du vecteur vitesse, soit point P par rapport
^
dv 1
a = = if = lim [v (t + At) - v (t)]. (5.22)
dt At-^-o At
C'est un vecteur li au point P,, de dimension [L] \T]~2. Nous disons aussi
que a est la drive seconde du vecteur-lieu x (t) par rapport au temps, et l'on
crit
d^x
a = ,- =x . (5.23) a=i)=x
dt2
Cinmatique du point
a=
=" fV
? ^ vv,ee l = V^v e = V^
~r
dt Jf /
1 Z_^f i l\ 7
1 l 1 ^__l ! ,
1 1 7 ' __l
d'o
! = (5.24)
^ = v --
d2
^ ^.=^
= (5.25)
(^(5)r(^))-0=2^()r.
as ds
(5.27)
(5.28)
114
L'acclration normale a^ est la composante de l'acclration perpendi-
culaire la vitesse
dr
a. = v (5.29)
'ds'
d'o
//v /7i" / f i
r(s)= = =(-sm0, cos0) (5.31)
as du as
dr dr d0
(cos0, sm0). (5.32)
~ds ~d6~ds R
Plan osculateur
^
a = n.
" P
5.3.2 Mouvement rectiligne
Ainsi, le mouvement d'un point est rectiligne pendant [f,, ty\ si et seule-
ment si a^(t) = 0 pour tout t e [f,, ty\, c'est--dire si a(t) est parallle a,, (t) = 0
v(t).
o XQ = x (?()), SQ = s (ty) et | u \ = 1.
5.3.4 Remarques
Quel que soit le mouvement, la ligne d'univers est une courbe continue de R4
qui est de classe C\ par morceau ; l'orbite est une courbe continue par morceau
dans R6.
(a) (b)
Fig. 5.11 Choc : (a) ligne d'univers ; (b) orbite dans l'espace de phase.
puis
=a(t) implique v ( t ^ ) = v^) + 1
r dta(t)
dx /"'
=v(t) implique x (t^) =x (ty) + / dtv(t).
~dt "n
Mouvements simples
En effet,
d d ^ du dw
M = -,7("") = -7-" + u.
d>. f ri d
La figure 5.12 (a) met en vidence la relation entre les grandeurs scalaires
s (t), v (t) et a (t) = v{t). Ainsi la vitesse scalaire v (t) est positive (ngative)
l'instant t si s (?) est croissant (dcroissant) ; l'acclration scalaire a (t) est
positive (ngative) l'instante si s (t) est convexe (concave). La figure 5.12 (b)
reprsente la relation entre s et v : c'est l'orbite dans l'espace de phase (s, v).
Fig. 5.12 (a) Relation entre .s' (r), v ( t ) , et a (t) (b) orbite dans l'espace de phase
v = v (s).
119
5.4 ILLUSTRATIONS
Prenons comme temps initial l'instant o P quitte le sol et soit 0 (?) l'angle
dont a tourn le rayon CP l'instant t. Nous avons
I
v^ (t) = R(J(\ coswt)
d'o | v | = 2Ro) | sm(^wt) (5.40)
v (t) = Rwsmct
Illustrations
X '
= tan 0 (t)
!. f~\ / ^\
a,, (t)
montre que le vecteur a est dirig vers le centre de la roue (fig. 5.14 c).
De plus, de
v,(t) -cos0(t)
tan [{0 (t)]
vAt) sm0(t)
on voit que le vecteur vitesse r est dirig vers le sommet de la roue, d'intensit
\v\ =w\AP\ (fig.5.14b).
(b) (c)
Fig. 5.14 Distribution des vitesses (b), et des acclrations (c), en divers points de la
roue.
Pour terminer, on remarquera que le mouvement du point P sur la circonf-
rence est toujours dirig dans le sens du mouvement de la roue et que sa vitesse
varie entre 0 et Ivy.
y=0 six ^0
3
y=Cx si x ^ 0 o C = este.
121
Cinmatique du point
et
\=x=(l+|C2x)-'/So
^^jCx^d+iC^)-^
^=.=-jc^(i+l(^)- 2
3 .^jc^d+ic^)- 2 ^.
on obtient :
/I Vydt=
V^dt - ,f Jl+^xdx
y i -r 4
Ji, Jo
et on trouve l'volution pour t ^ ty
^-^^[O+^-i]
c'est--dire
x(t)
=^[(\+2ic2(vot+xo)YA - 1 ] P0^ ^o-
122
Illustrations
a = a,,
R
La condition |a| $: Oy implique Vy $; ^/OyR ' la vitesse maximale est
donc 64,4 km/h.
Si la voiture roule 60 km/h, le freinage maximal a^ est donn par
d'o
et
D= ^ = 3 5 m.
V\t)
0 ^2
123
s = Or
40 42
2 10 -tk-Collision
^
10 ^ t s; 40 a,. = = 0 d'o v(t)==v(l0)
dv
4 0 < f s S 4 2 a, = = -9 d'o u () = u (40) - 9 (r - 40)
(5.43)
Exemples
Fig. 5.16 (a) Coordonnes cartsiennes ; (b) coordonnes polaires ; (c) coordonnes
sphriques.
c
^, (5.47)
dt 9q,
t\ f l
a
dq, = Sq^>u
'''"nx-T^^i+^r
oq, ^2> -. ^) - /(<?p 92. ' 1k)}
Pour prciser les variables qui sont fixes dans l'opration de drive partielle
on crit souvent
9J_^ Sf\
3
^ ^i^,...,./
125
Les proprits de la drive ( 5.1.4) restent valables pour les drives
partielles. Nous avons par consquent
30f(gp...,^) .
=-OP=V
i^t
dt ii q1
(5.48)
^ ^ '
80P
=e, (fig.5.17a). (5.49)
Qx.
(5.50)
(b)
WP\ ^w=e'
=cos0e^+sn0e^=e, (5.51)
"r /e
o e^ = e^ (0) est le vecteur unit, li au point P, parallle OP ; et
90P\ ^00p=retl
= -rsinCi +rcos0e^ = r<?g (5.52)
06
)r
Dans les exemples prcdents, les vecteurs (e,, e^, e^} et les vecteurs
[e^, eg] sont les vecteurs units tangents aux lignes de coordonnes des sys-
tmes de coordonnes respectifs. Ce rsultat est parfaitement gnral ; en effet,
par dfinition
90P 1
=\im[OP(...,q,+Sq,,...)-OP(..., q,,...)].
d<?, 5<?,^o Sq^
o /;; (p ..., q^) est la norme de yOP et les e (<7,,..., q^), i = 1,..., k,
sont les vecteurs units, lis au point P (q^,..., q^), tangents aux lignes de
coordonnes i?, dans le sens des q^ croissants : c'est le repre naturel tangent
au point P. La formule (5.48) implique alors
127
(5.55)
dv ^ dh, . . . . . ^
^^^L. (5.56)
dt -dt^^^^^^
1=1
/cos6' '-sine'
e,=e,(0)=( . e, = e, (0) =
\ sm 0 , i COS0 1
Par consquent
d 9e . .
^=^=^
(5.57)
d 9ea
^ =we= -ee-
ce qui donne pour l'acclration
d . . . . . . .
a = (re^ + rOeg) = re^. + r0eg + rCy + rOCy - r0-e^
=a,e,+ageg.
Vitesse et acclration en coordonnes curvilignes
v, = r vitesse radiale
(5.58)
vitesse transverse
a = a,c, + a^y
a, = r - r2 acclration radiale
(5.59)
a = r6 + 2r0 acclration transverse
v=pe,+p,+ze.+z.,.
129
Cinmatique du point
(5.60)
a^ = p - p(p
y = PV + p<P (5.61)
a, =7.
Nous pourrions procder comme nous l'avons fait pour les coordonnes po-
laires, en crivant (e^., eg, e ) en coordonnes cartsiennes, puis en calculant
(^' ^e' ^)-
Comme les calculs sont peu intressants, nous donnons directement le rsul-
tat que nous dmontrerons par une autre mthode au chapitre 9, (sect. 9.6).
130
Vitesse et acclration en coordonnes sphriques
v = v,e, + Vgeg + v^,e^
a = a,e, + agCg + a^
p=R (5.64)
d'o
y= = u>f.= este, (p (t) =(po+ V
'R1 + (h/2n)1
et
(5.65)
a= -Ro^e^.
c'est--dire
R^R
'c 1+f-^l Rayon de courbure
\2nR
Nous montrerons par la suite que l'espace de phase est l'espace des tats
(instantans) du systme. Par abus de langage on appellera galement orbite
dans l'espace de phase (17, q ) , la courbe oriente dfinie par (q (), q ^ ( t ) ) .
Comme prcdemment
d_ 90P(q^,...,q,,t). 80P(q,,...,q,,t)
^-op=V q, + (5.67) Vitesse
dt'
lit ti 9q, Qt
133
Fig. 5.22 Coordonnes gnralises : x, 0, <p.
Le systme tudi est un systme holonme trois degrs de libert et nous
pouvons prendre comme coordonnes gnralises (<?p q^, q^) les variables
(x, 0, (p) dfinies sur la figure 5.22. Dans ce cas nous avons
d'o
v(.[q,}, {<?;}) = [x + icosff + dcos(p<p]e^
(5.69)
+ [f. sin Q + sin tp (p] e^
et
a([q,}, {<7,1, {q,})=[x-^sm002+ecos00-dsm(p(p2+dcos(pv]e^
5.7 PROBLEMES
Mouvements 5.7.1 Pour chacun des mouvements rectilignes ci-dessous, esquisser la ligne
rectilignes d'univers dans l'espace (x, t) et l'orbite dans l'espace de phase (x, v).
Mouvement de vitesse constante sur l'intervalle [0, L] ; aux extrmits 0
et L il y a un choc et la vitesse v devient i/ = e v avec 0 < e < 1.
x (t) = XQ cos (ml) o ai est une constante.
x (t) = XyQ'^' o est une constante positive.
5.7.2 Pour chacun des mouvements rectilignes ci-dessous, esquisser quelques Constante du
orbites typiques dans l'espace de phase ( x , v) pour diffrentes valeurs des mouvement
conditions initiales (XQ, Vy) t = 0.
Mouvement d'acclration a (?) = 0 pour tout t.
Mouvement oscillatoire harmonique: J (?) = Xycos (&)?)+ (VQ/O)) sin (cDt),
o (i) est une constante. On vrifiera que a (t) = u^x (?) et que la fonction
G (x, v) = ^ v2 + ^(Ji^x1 est une constante du mouvement, c'est--dire :
x
Trouver l'amplitude du mouvement A = ^(-t^x mm) e*- ^ a ^G^C
maximale en fonction de (XQ, Up).
Mouvement uniformment acclr : a (?) = g, o p = este. On vrifiera
que la fonction
5.7.3 Un barreau de longueur t se dplace dans un plan. L'une des extrmi- Coordonnes
ts est astreinte se dplacer sur une droite (fig. 5.23). Exprimer la position, la gnralises
vitesse et l'acclration d'un point P du barreau en fonction des coordonnes
gnralises ( x , 0) et de leurs drives temporelles.
\AP\=
Fig. 5.23
Fig. 5.24
O une 2 CV peut 5.7.7 Une Porsche atteint les 100 km/h en 5,4 s. Quelle est l'acclration
avoir une moyenne ? A quelle vitesse VQ constante doit rouler une 2 CV dans un virage
acclration de 40 m de rayon pour que son acclration soit gale celle obtenue pour
suprieure celle
d'une Porsche la Porsche ? Les freins de la 2 CV sont mis en action, provoquant un freinage
de dclration constante. Aprs un intervalle de temps At la vitesse est -VQ.
Trouver l'acclration de freinage, le vecteur acclration a et son intensit
\a \.
Pendule double 5.7.8 Un systme articul (= pendule double) est form de deux tiges de
longueur ^ et ^ se dplaant dans un plan (fig. 5.25). Le point 0 est fixe.
Exprimer la vitesse v et l'acclration a du point B en fonction de 0p ^ et de
leurs drives temporelles.
Fig. 5.25
Mouvement des 5.7.9 On impose au systme du problme prcdent l'volution dfinie par
plantes Q^ = (y^ ^2 = ^i' ou <y! et sont des constantes positives.
En calculant la projection de v sur la direction perpendiculaire OB, montrer
que si (f.^w^ -i^^)(i^ -^) est positif, le mouvementdeB s'effectue toujours
dans le mme sens autour de 0 (0 > 0). Dans le cas contraire, le mouvement
est alternativement direct (0 > 0) et rtrograde ( < 0).
En prenant pour 0, A et B les centres de la Terre, du Soleil et d'une plante,
le mouvement de B est analogue celui de la plante dans le modle de
Tycho Brah ( 6.5.1 et 8.6.4). Est-ce que les mouvements de Vnus et Mars
prsentent une partie rtrograde ?
5.7.10 Estimer la vitesse | v et l'acclration \a d'un point immobile Vitesse et
l'quateur, (1) par rapport au rfrentiel gocentrique, et (2) par rapport au acclration d'un
rfrentiel de Kepler. (Pour cette estimation prendre l'axe des ples perpen- point fixe sur la terre
diculaire au plan de la trajectoire de la Terre autour du Soleil ; on admettra
galement que cette trajectoire est un cercle.)
5.7.11 Un corps se dplace sur le diamtre d'un disque tournant vitesse Dplacement d'un
angulaire = (y constante autour de son axe (perpendiculaire au plan du point sur un disque
disque). Trouver la trajectoire, la vitesse v et l'acclration a du corps, sachant tournant
qu'il s'loigne du centre du disque vitesse r = VQ constante et r -= 0 t = 0.
Calculer les acclrations tangentielle et normale. Quel est le rayon de courbure
de la trajectoire ?
5.7.12 Une particule se dplace sur la cardiode Coordonnes
polaires
r=C(l-cos6) C>0
.Cf
z = kp
\OP\ = L
Fig. 5.26
5.7.15 Un bras tlescopique (fig. 5.27) s'allonge en mme temps qu'il pivote Bras tlescopique
vitesse constante, c'est--dire r = r (t), <p (t) = &>o, 6 (t) = Oy. Exprimer
la vitesse v et l'acclration a du point P en fonction de (r, r , r). Trouver
l'volution r (t) pour que la vitesse scalaire de P soit constante.
Fig. 5.27
Arrt d'une turbine 5.7.16 Lorsque l'on coupe le courant, le rotor d'une turbine ralentit avec une
dclration o> = (A + Bo}2) o A et B sont des constantes positives et w
la vitesse de rotation du rotor. La vitesse initiale du rotor tant &>, calculer le
temps ncessaire pour que le rotor s'arrte.
dx 1 x"
,^ = arctan
(/ a +x a a,
CHAPITRE 6
G A L I L E OGalilei
Suivant la dmarche exprimentale dcrite par Galile (fig. 6.3 a), observons dit Galile
le mouvement d'un corps, lch sans vitesse initiale, qui tombe soit en chute Physicien et astronome
libre, soit en glissant sur un rail air inclin (faisant un angle 0 avec l'horizon- italien
tale). L'exprience montre que le mouvement est rectiligne, d'quation 1564-1642
et
et
dx
d'o x (?) = Xr, + UQ (t - ?o) + ^aM - ?n)2 (6.5)
-d=v(t)
o XQ et i;o sont la position et la vitesse l'instant ty (= conditions initiales).
Nous voyons que (6.1 ) correspond au cas particulier VQ = 0.
A partir de (6.4) et (6.5) on vrifie facilement la relation
1..2
^v (t) - ayX (t) = ^V'Q - ciQXQ == este. (6.6)
140
Soit un point P d'volution x(t) ; on appelle constante du mouvement
toute fonction G (x, v) telle que
Attention ! La grandeur G n'est pas une constante car la valeur de G Attention : une
peut tre arbitrairement fixe par un choix adquat des conditions initiales. constante du
Toutefois, ayant fix les conditions initiales, la valeur de G restera constante mouvement n'est pas
une constante !
au cours du temps.
De faon gnrale, pour vrifier qu'une fonction G (x, v) est une constante
du mouvement, il suffira de montrer que ^G = 0, o G(t) = G (x(t), v(t)).
Dans le cas particulier du mouvement rectiligne d'acclration QQ constante,
nous avons pour G (x, v) dfini par (6.7)
dG d dv dx_ 'dv_
v ao
=v -un =0
~dt ~ ~dt ^~ ~dt ~dt
Ligne d'univers et
orbite
dx
implique x (t) = Xg + VQ (t - ty) + \ dy (t - ty)2 (6.11)
Tt=v(t)
o XQ = x (?g) et VQ = v (<o) sont les conditions initiales.
De l'quation (6.11), on dduit la premire proprit suivante.
Mouvement plan Tout mouvement uniformment acclr est plan, dans le plan dfini
par le point P(to), le vecteur vitesse v(to), et le vecteur acclration g
(fig. 6.2 a). De plus la trajectoire est une parabole d'axe parallle
l'acclration.
I
x ( t ) = (VQ COSOi)(t -ty)
(6.12)
y (t) = (Vy sin ;) (t - ty) - ^Q (t - ty)2
142
Par consquent, en liminant le temps, on arrive
y ( x ) = x tan - \ | (6.13)
cos a Un
ou encore Trajectoire
c'est l'quation intrinsque d'une parabole d'axe parallle Oy (fig. 6.2 b).
(b)
Fig. 6.2 Trajectoire du mouvement uniformment acclr : (a) le plan est dfini par
P(ty), Vy et Q ; (b) la trajectoire est une parabole.
143
Bases cinmatiques de la dynamique
la surface de la Terre. Il en dduisit que le poids d'un corps est non seulement li
la masse de la Terre, mais aussi la force centrifuge associe au mouvement
de rotation de la Terre autour de l'axe des ples.
Dans le cas d'un corps en chute libre sur une table air incline, on observe
galement que la trajectoire est une parabole d'quation (6.11) o p est le vec-
teur projection de g sur le plan du mouvement.
mmHg
La grandeur
Constante du G(x, v) ^i^-o x (6.15)
mouvement
est une constante du mouvement, c'est--dire que pour tout t
En effet
dG d ., . , dv dx (/ ddvv \
-^=^(^(1) -a,.xW)=v.^-a,.^=v.^-a^=
1 fl0 = 0
dt- " ^- -
144
les points susceptibles d'tre atteints par le projectile (pour un choix appropri
de l'angle de tir) et ceux qu'il est impossible d'atteindre.
(b)
Fig. 6.4 (a) Porte D et hauteur maximale h ; (b) parabole de scurit.
c'est--dire
D= -sin2a. (6.16)
8
D.
Par consquent
x2 X1-
-g-,-tan-a
'- f , ,-f-
- x tana 4- \
1 y + ^g.
11
=0
soit
En consquence ;
X2'
si >y il y a 2 angles de tir ;
g
v
,(^_
2 ! =y il y a 1 angle de tir ;
SI
^v g Vn .
SI i(
2 ! X2'
<y il n'y a pas de solution.
^ -g-
y(.x) (6.19)
peut tre atteint par un projectile de vitesse initiale VQ selon deux angles de
Parabole de scurit tir. La parabole (6.19) est appele parabole de scurit (fig. 6.4 b) ; tout point
sur la parabole de scurit peut galement tre atteint, mais il n'y a qu'un seul
angle de tir possible. Finalement il est impossible d'atteindre les points situs
au-dessus de la parabole de scurit.
Remarquons que pour atteindre le point (x, y ) sur la parabole de scurit,
l'angle de tir est donn par
tana = (6.20)
gx
146
6.2.3 Note historique
Le fait que la porte maximale corresponde un angle de 45tait connu
avant Galile, mais c'est Galile qui, le premier, en donna une dmonstration.
C'est aussi Galile qui dcouvrit la loi de la chute des corps (6.1).
Huygens est l'un des premiers avoir remarqu et utilis la conservation de
l'nergie (6.6) ; c'est lui qui a vrifi en particulier la relation v = ^ / g h pour
un corps en chute libre avec fg = 0.
C'est Jean Bernoulli, l'un des fondateurs de la mcanique analytique, qui
introduisit le symbole g pour l'acclration due la pesanteur.
La notion d'acclration telle qu'elle apparat bien simplement dans ce qui
prcde a ncessit beaucoup d'efforts pour tre prcise. C'est finalement B E R N O U L L I Jean
Newton qui, en inventant le calcul diffrentiel et intgral, a permis de passer Mathmaticien et
de (6. l ) (6.3) ou de (6.11) (6.9) et ainsi d'affirmer que toutes les trajectoires physicien suisse
des corps en chute libre sur Terre taient solution de la seule quation 1667-1748
a=g.
Priode et
T=1-^ (6.22)
frquence v w
x =eux. (6.25)
6.3.2 Remarques
En physique on exprime gnralement l'volution temporelle, sous une
forme qui fasse apparatre explicitement les conditions initiales
x (t = 0) = x.\Q et
Ul V (t
y l,t = U}
0) = VQ
Un (6.26)
c'est en fait l'expression du dterminisme ("l'tat l'instant t = 0 dtermine
l'tat tout autre instant").
Des quations (6.21) et (6.23) nous avons
XQ = AcosiS, VQ = (I)A sin 8
d'o
et tan 8 = - - (6.27)
D'autre part cos(rf + S) = cos a>t cos 8 sin a)t sin 8 entrane
x (t) = A cos S cos t t A sin 8 sin (t
d'o
x (t) = Xr, cos a>f + sin a)f (6.28)
et
v (t) = wxQ sin (t + VQ cos tt. (6.29)
Ce dernier rsultat peut s'crire sous forme matricielle
( cosait
u> smwt
(6.30) Dterminisme
Constante du La grandeur
mouvement
G (x, v) = \v1 + \ Ac2 o v=x (6.31)
En effet, de (6.25) on a
dG (x, r) dv -, dx -,
= V + ( X = V (X + (1) X } = 0.
dt dt dt
Finalement de (6.31 ), on dduit que les orbites sont des ellipses de demi-axes
(fig. 6.7)
2
r - ( r 2 -i- -
= (^ + ^)
-^max 1 -^O 1 et v^ = (Uo2 + ^) ^v
"o' (6.32)
\ W
La dmarche qui permet de passer d'une quation diffrentielle telle que (6.3),
(6.9) ou (6.25) une constante du mouvement (6.7), (6.15) ou (6.31) peut tre
gnralise. Considrons en effet l'quation diffrentielle
x = f (x) (6.33)
Lemme fondamental
La grandeur
du
U (x) = - f d; f (!;) , c'est--dire = -/, (6.35)
Jp dx
De mme
d , , d
x = => -v +r = cste (n entier $: 2) (6.37)
x" - (n - 1 ) x " ~ '
Lq+-^q=0.
151
Nous avons ainsi de (6.21)
1
q (t) = A cos L?+a
^
\VLC ))
et la grandeur
;2^, +1 ^ 2 ,
1 r=
G(<?,0
<a==(? (6.41)
Fig. 6.8 Dfinition de la vitesse angulaire (systme d'axes orient de faon directe).
Mouvement des plantes autour du Soleil et mouvement central
v, = 0 Vff == a>R
(6.45)
a, = -wR aQ=u>R
dfrent
picycle
COPERNIC Nicolas
Astronome polonais
1473-1543 Fig. 6.9 Modles du systme solaire : (a) Ptolme ; (b) Copernic ; (c) Tycho Brah.
II faudra attendre Kepler pour que les ides de Copernic puissent s'imposer.
Mettant profit les suggestions de Copernic, il poursuit l'analyse du mouve-
ment de la plante Mars commence par son matre et ami Tycho Brah. En
admettant que la trajectoire de Mars est un cercle, il remarque que le Soleil ne
peut pas tre au centre de ce cercle, et que mme si on dplace le Soleil par
rapport ce centre il reste encore un cart de 8' entre les observations de Ty-
cho Brah et les prvisions thoriques. Ayant une grande confiance dans les
observations de son matre, il devenait ncessaire de connatre exactement le
mouvement de la Terre si l'on voulait justifier la thorie de Copernic.
En supposant que la trajectoire de la Terre est circulaire avec le Soleil prs du
centre, il dcouvre que le rayon Soleil-Terre balaie des aires gales pendant des
intervalles de temps gaux ; c'est la loi des aires, aujourd'hui appele deuxime Loi des aires
loi de Kepler. Introduisant ensuite l'hypothse que le mouvement de Mars obit
la mme loi des aires il conclut que la trajectoire de Mars est une ellipse dont
le Soleil occupe un foyer : c'est la premire loi de Kepler qui, historiquement,
fut dcouverte aprs la deuxime. Ces rsultats, obtenus en 1604 furent publis
en 1609 dans Astronomia Nova. En 1618 il trouve la troisime loi qui porte
son nom et qui fut publie en 1621 dans 1''Epitome Astronomiae Copernicanae.
Pour apprcier la prcision des travaux de Kepler, mentionnons que le rapport
b / a des axes de l'ellipse est 0,99986 dans le cas de la Terre et 0,996 pour Mars. Quelle prcision !
Lois de Kepler
Premire loi. Les trajectoires des plantes sont des ellipses dont le
Soleil occupe l'un des foyers.
Deuxime loi. Le rayon-vecteur du Soleil la plante balaie des aires
gales pendant des intervalles de temps gaux.
Troisime loi. Les carrs des priodes de rvolution sont proportionnels
au cube des grands axes, c'est--dire
'T,\2 /a,\3
f 71 KEPLER Johannes
WJz)) =^1
\aJ
W Astronome allemand
1571-1630
Nous allons montrer comment, des deux premires lois, Kepler aurait pu
conclure qu' tout instant le vecteur acclration de chaque plante est dirig
vers le Soleil, de norme inversement proportionnelle au carr de la distance
Soleil-Plante. De plus il aurait pu dduire de la 3e loi que la constante de
proportionnalit ne dpend pas des plantes, c'est--dire que l'acclration de
chaque plante est donne par
a = x, (6.46)
155
6.5.2 Des lois de Kepler au mouvement central
Partant de la 2e loi de Kepler nous voulons montrer pour commencer que le
vecteur acclration de la plante P est parallle au vecteur soleil-plante SP.
Remarquons pour commencer qu'il suit de la 1" loi que le mouvement est
dans un plan contenant le Soleil. D'autre part, l'aire de la surface dfinie par
les rayons-vecteurs SP (r, ), SP (^) et la trajectoire s'exprime par (la limite de)
la somme des aires des triangles dfinis par la courbe polygonale approximant
la trajectoire (fig. 6.10).
P(t\)
P(la) Sx(t^)
P(h)
r'i
={ l d t \ x ( t ) ^ v ( t ) \ . (6.47)
Jt,
De la 2e loi de Kepler on conclut que pour tout At, A(t, t + At) ne dpend
pas de t. Par consquent il dcoule de (6.47) que la vitesse arolaire, dfinie
par
\ x ( t ) / ^ v ( t ) \ = |C| (6.49)
(x/\v)=v/\v+x^a=x/\a=0.
dt
09
aW 1
Fig. 6.11 Mouvement central de centre 0.
Thorme
1. Le mouvement d'un point est central de centre 0 si et seulement si
x A v est une constante du mouvement.
2. Tout mouvement central de centre 0 est plan, dans le plan dfini par
0 et les conditions initiales (Jfp, fp).
Bases cinmatiques de la dynamique
x /\a =0 = (x A v)
dt
d'o
X ( t ) / \ V ( t ) = X Q A V y . (6.51)
Proprits
1. Pour tout mouvement central de centre 0, la grandeur r^-Q est une constante
C appele constante des aires et, de (6.48), on a | C | = 2y.
De plus, (6.52) et (6.55) impliquent
C2
(6.53)
(6.54)
Remarques
En dynamique newtonienne, aprs avoir dfini la masse d'inertie m, nous
introduirons le moment cintique Lp = x A mv qui est l'une des grandeurs
Conservation du fondamentales de la physique. Du thorme prcdent dcoule la loi de
moment cintique conservation du moment cintique, valable pour tout mouvement central.
158
Les conditions ncessaires et suffisantes exprimes dans les proprits ci-
dessus doivent tre considres de deux manires :
a) point de vue exprimental (inductif) : on observe que le mouvement est
plan et que la loi des aires est satisfaite ; on peut alors conclure que le
mouvement est central ;
b) point de vue thorique (dductif) : on sait, par l'analyse des forces, que
le mouvement est central ; on peut alors conclure que le mouvement sera
plan et que r2 est une constante du mouvement (point de vue dvelopp
au chapitre 10).
[ a , = r - r01
(6.55)
[ag =r+2r
on voit que la dfinition du mouvement central, a = a^e^, implique
dff = r0 + 2r = 0.
Cette dernire quation possde une intgrale premire (sect. 7.2) qui n'est rien
d'autre que l'quation obtenue au paragraphe prcdent,
r^Q = C.
Formule de Binet
Pour tout mouvement central. Formule de Binet
C'l\d (\\ 11
ar= +
(6.57)
~^[d^[~r) ~r\
- = -1 +eCOS0. (6.60)
r
La conique est ainsi dfinie par deux paramtres : soit l'excentricit e et le
paramtre p , soit le demi-grand axe a et le demi-petit axe b (fig. 6.12).
Les demi-axes sont relis aux paramtres e et p par les formules
P
a= b= (6.61)
-e2
b2 e
l1 -F
P2 3: ~,
2 ' (6.62)
(b)
(c)
Fig. 6.12 Coniques dont 0 est le foyer : (a) ellipse ; (b) parabole ; (c) hyperbole.
'mm^O-^ et r
max=(l+e)
(6.63)
b
tan^r = -. (6.64)
a
Thorme 1. Trajectoire
Si la trajectoire d'un mouvement central de centre 0 est une conique dont
0 est le foyer, alors l'acclration est en r~2, c'est--dire
M=C 2 ^. (6.66)
C2 / e 1 +ccos6\ C2 1
a, = -. --cos6+ = --.,
r- \ p P ) pr2
d'o
x C1 a
a---, avec x == C2 , > 0. (6.67)
r~ p b-
C2 / e -1 + e cos 0 \ C2 1
a, = -^2 --cos0+ = ,
r \ p p ) p r2
d'o
x C2 ,a
a, = -, avec x = -=-C", < 0. (6.68)
r p b
Thorme 2. Rciproque
Si l'volution d'un point est telle que
x
a = x
x| 3
o x est une constante, alors le mouvement est central de centre 0, et la
trajectoire est une conique dont 0 est le foyer.
x
DMONSTRATION. Si a = xr,
s
alors par dfinition, nous savons que le
\x
mouvement est central, donc plan et r^Q = C ( 6.5.3) ; en utilisant la formule
de Binet (6.57) on a
,,C'[-"(1)+'1.
2
(6.6,)
idff \r/ r]
d^__
d02 ~ u
'
La trajectoire est ainsi une conique dont l'origine est l'un des foyers, de
paramtres
C2 | A | C2
p = -- et e = .
\x\ \x
Thorme 3. Priode
Si la trajectoire d'un mouvement central de centre 0 est une ellipse de
demi-grand axe a dont 0 est le foyer, le mouvement est priodique, de
priode
T = I j i J ' / x . (6.70)
Bases cinmatiques de la dynamique
_ (27tab\1 _ b1
~\~r) '"'a'
d'o
(27T)2
T1
-1 qQ
a == avec x
4nr, m
164
Thorme 4. Constante du mouvement
G (x, v) == \v1 - x
(6.72)
^v1 - x = K. (6.73)
\x |
\K\=^ (6.74)
2a
et le signe de K dtermine le genre de la conique :
si K est positif, la trajectoire est une hyperbole ;
si K est nul, la trajectoire est une parabole ',
si K est ngatif, la trajectoire est une ellipse.
En particulier dans le cas rpulsif {x < 0), K est non ngatif et la trajectoire
est soit une parabole, soit une hyperbole.
\
^ + ^ - ^ = K. (6.75)
Ainsi de r^- = C, (6.75) et v2 = r 2 + r^O1 on conclut la dmonstration de
la premire partie du thorme.
Finalement en introduisant (6.56), soit
. dr . d ( 1\ Ce . ,
r = e = -C - = sm6
de d0\r ) p
dans (6.75), on a
(-2 2 (-2 2 -1
K = }, [p sm
2
2
e+,( + e c o s 0 ) 2 = F 2 ( ^ + < ^ c o s )
p- p- J
d'o
^=^(^-1).
Zp1
Ainsi le signe de K dtermine le genre de la conique ; de plus (6.62) et (6.66)
impliquent
K
C2 ix
y ~2a
c
\r1 +U(r)= K avec U(r) == - (6.76)
2r2
(6.77)
r= 2(K+-).
\ r
(a) (b)
Fig. 6.13 Orbites dans le cas C = 0 : (a) cas attractif (x > 0) ; (b) cas rpulsif (x < 0)
(r^ et r^ correspondent la constante A",).
Si C 7^ 0 il dcoule des constantes du mouvement (6.71) et (6.73) que
le point P tourne toujours dans le mme sens autour de l'origine (sign0 =
sign C) et que les vitesses angulaire et scalaire augmentent lorsque r diminue.
L'allure qualitative des orbites s'obtient nouveau au moyen du graphe U (r)
(fig.6.14).
C -^ 0 Dans le cas attractif {x > 0) la fonction U possde un minimum (fig. 6.14 a)
x > 0 en
C2
'o - (6.79)
,.2
K minimum K, = U (r.) 1__ (6.80)
-2^2
c n<~
(6.81)
et de priode
T = (6.82)
Ky < K < 0 Pour KQ < K < 0, r varie entre r^ (= prige) et r^^ (= apoge) donns
la trajectoire est par (6.77) : c'est un tat li. De (6.73) la vitesse scalaire est maximale en ^
une ellipse minimale en r , et (6.63) entrane
1 -e
(6.83)
'max ^
K $> 0 : tat de Pour K ^ 0, la trajectoire est l'extrieur d'un cercle de rayon r^ donn
diffusion par (6.77) et va l'infini : c'est un tat de diffusion.
C ^0 x <0 Dans le cas rpulsif (x < 0), la fonction U est monotone dcroissante ; il
tat de diffusion n'y a que des tats de diffusion et r ^ r^ > 0.
(a) (b)
(a) (b)
Fig. 6.15 Trajectoires associes aux orbites de la figure 6.14. (C tant constant, le
paramtre p est le mme pour toutes les coniques.)
Remarquons pour terminer que l'volution temporelle r = r (t) s'obtient
partir de (6.78)
t - ?o = f dr ' (6.84)
A, ^2(K - U (r'))
r = a(\ - ecos) , t =, / ( ^ e s i n )
V x
avec
a = -A-s-^ "'S = L 327 l 020 m-V2, (6.85)
Newton fut conduit postuler que tout corps voluant sous l'effet de l'attrac-
tion du Soleil a un mouvement dcrit par la mme loi (6.85).
En supposant ensuite que la chute des corps sur la Terre et le mouvement de
la Lune autour de la Terre ont mme origine que celui des plantes autour du
Soleil, Newton arrive la conclusion que le mouvement des corps autour de la
Terre devrait tre dcrit par
a = x. (6.86)
o x^. est une constante qui peut tre calcule partir du rayon de la Terre R^
et de l'acclration terrestre g a l'quateur, soit
^ = gR^ = 9, 78 (6.38 lO 0 )- = 3, 98 10'4 m's (6.87)
Pour vrifier l'hypothse (6.86), calculons la priode du mouvement de la
Lune autour de la Terre ; de (6.70) avec r = 3, 84 108 la distance Terre-Lune
nous obtenons
, b=
(a) (b)
(g)
Fig. 6.16 Trajectoires du satellite aprs l'accident reprsentes pour des valeurs crois-
santes de V'Q.
6.7.3 Vitesses cosmiques
La vitesse et la priode d'un satellite effectuant un mouvement circulaire
1 ' altitude h autour de la Terre s'obtiennent immdiatement des quations (6.81)
et (6.82), soit
T =ln, (6.89)
On constate que plus l'altitude est leve, plus la vitesse du satellite diminue.
A basse altitude (h <$; /?.?), la vitesse est
(') = / = 7 , 92 km/s.
/" (6.90)
' RT
Cette vitesse est appele premire vitesse cosmique. De (6.89) la priode du Premire vitesse
satellite basse altitude est cosmique
La vitesse de libration de la Terre est la vitesse minimum ncessaire pour Vitesse de libration
que le satellite s'chappe de l'attraction terrestre. Elle correspond K = 0 et
de (6.73) on trouve
La vitesse de libration de la Terre est appele seconde vitesse cosmique. Seconde vitesse
Pour que le satellite puisse s'chapper du systme solaire, il faudra que sa cosmique
vitesse (par rapport au rfrentiel hliocentrique) soit suprieure
^42,1 km/s.
=^7^^ 7,29.10-^-'.
86164
De (6.82) et (6.87) on dduit le rayon de l'orbite gostationnaire :
n ^ _L =42 140 km
^gostat L ^2
173
ce qui correspond environ 36000 km d'altitude, et la vitesse du satellite
"gost,. = "postt-3'l^/ 8 -
Remarquons pour terminer qu'une autre orbite prsente un grand intrt :
Orbite polaire c'est Y orbite polaire qui passe au dessus des ples. Comme la Terre tourne
autour de l'axe des ples, le satellite survole ainsi toutes les rgions du globe.
orbite gostationnaire \
^+/^)-^-- "T r
\
_ , /?4 ^
00 -
- 2 7f 77
o (/?.,-, /(,, 0o) sont les conditions initiales (= lancement), r^ = R-^ + h =
6,58 106 m et, pour un tir vertical, 0,, = S2 === 7,29 10-5 s-' ( 6.7.3). On
trouve ainsi
R P
r,0, ^ r-0 ^0,4 km/s (carr=0)
r
!
alors que la vitesse ncessaire pour rester sur l'orbite circulaire de rayon r, est
de (6.81)
pn~
Vf = =S 7,8 km/s.
Il faut donc allumer les fuses pour augmenter la vitesse de 7,4 km/s.
y r4^2 v
1 r2^2 _ ' ^ i I 2 _ "T
2 2
/-, r, r,
d'o
r^O r
r,0, = -l-- = - ^ v - 1,6 km/s.
r r
! !
Pour atteindre les 3,1 km/s ncessaires pour rester sur l'orbite gostationnaire,
il faut allumer les fuses pour augmenter la vitesse de 1,5 km/s.
En pratique, pour tirer avantage de la vitesse de rotation de la Terre, on
construit les aires de lancement prs de l'quateur et on lance le satellite vers
l'Est.
Nous savons que la trajectoire est une hyperbole dont le ion occupe le foyer
intrieur si Q est ngatif (x > 0), le foyer extrieur si Q est positif (x < 0).
De (6.66)
7 ? 7 b2 1 eQ
C2=d2vl= x\ o x=---v
a ^TTQ m
et de (6.73), (6.74) on a
? \x\
V =
a
^</\X=^-2^
-^ '
''- C\
^ - - . . . . - ^
(b)
Fig. 6.18 Diffusion d'un proton par : (a) un ion ngatif ; (b) un ion positif.
Ainsi b = d et de (6.64)
, b
tan i/r = =
a a
ce qui implique
d= Paramtre d'impact
v^ tan(^/2) "
Par dfinition, la distance d est le paramtre d'impact de la diffusion.
177
6.9 MOUVEMENT CENTRAL EN r
Thorme 1. Trajectoire
Si la trajectoire d'un mouvement central de centre 0 est une conique dont
0 est le centre, alors l'acclration est proportionnelle r
a = kx (6.92)
C2
\k\= 2l,2-
(6.93)
De plus, si la trajectoire est une ellipse, k est positif : c'est le cas attractif ;
si la trajectoire est une hyperbole, k est ngatif : c'est le cas rpulsif.
^ ,y1 , (6.94)
^bi=\
o le signe suprieur (+) correspond au cas de l'ellipse et le signe infrieure
() au cas de l'hyperbole. En introduisant les coordonnes polaires
x = rcos, y =r s r n f f
o i^ u i
-=Vl+ecos 0 o s=^=^e. (6.95)
(a) (b)
Fig. 6.19 Conique dont 0 est le centre.
Mouvement central en r
De (6.95) on obtient
0
^o^^ ^
1 (\\ 1 1 r3
C2 r3 - b2
a, = -^(1 ) , 4 = ^-^r
/-- o- b
Thorme 2. Rciproque
Si l'volution d'un point est telle que
a = kx
o k est une constante, alors la trajectoire est une conique dont 0 est le
centre.
Si k est positif, nous avons pour chaque composante un mouvement oscilla- cas attractif
toire harmonique de pulsation ai = \/k, d'o
co^cut) + sin^cnf) = 1
52 = ^\k~\ (6.98)
et Ap A^, 5p 8^ sont des constantes dfinies par les conditions initiales. Rap-
pelons que les fonctions cosh et sinh sont dfinies par
179
et que l'on a l'identit
cosh2^ -sinh 2 ^ = 1. (6.100)
En liminant le temps de (6.97) au moyen de l'identit (6.100), on conclut
que la trajectoire est une hyperbole de centre 0.
Remarquons que l'on crit gnralement la solution de Je = t^x sous la
forme
\^ + ^fcr2 = K.
K=^\k\(bla} (6.103)
DMONSTRATION. De (6.53)
c2
,. = r = kr ,
et du lemme fondamental ( 6.3.4), on a
C2
y +^-^-+^kr2 =K (6.104)
T-'1"-
~ Vk'
6.10 PROBLEMES
6.10.1 Un village (altitude 1400 m) est ravitaill par un avion volant Secours en montagne
250 km/h et 1700 m d'altitude. A quelle distance (horizontale) du village le
pilote doit-il lcher sa cargaison (ngliger le frottement) ?
6.10.2 Un skieur s'lance sur la piste de saut (fig. 6.20) Saut ski
Fig. 6.20
181
l'cureuil ne peut pas chapper son tragique destin si la vitesse Up de la flche
est suprieure une vitesse minimale qu'il faudra calculer.
Tir d'artillerie 6.10.5 Ayant plac un obusier de 15.5 de diamtre, le commandant dsire
atteindre des cibles situes au-del d'un village se trouvant 10 km de l'obu-
sier. L'exercice a lieu en plaine. Pour des raisons de scurit, les obus doivent
passer au moins 300 m au-dessus du village. Quelles charges peut-on utiliser ?
Quelles distances peut-on atteindre avec ces charges ? Y a-t-il une ou deux tra-
jectoires possibles ?
Charge 2 : vitesse initiale de l'obus = 242 m/s.
Charge 5 : vitesse initiale de l'obus = 386 m/s.
Charge 8 : vitesse initiale de l'obus = 684 m/s.
Accident de voiture 6.10.6 Une voiture ayant renvers un piton, l'agent fait les constatations
suivantes :
deux traces de freinage parallles d'une longueur de 60 m, commenant
13m avant le passage pour pitons dont la largeur est de 4 m ;
des dbris de phares 13 m aprs le passage pour pitons ;
les phares de la voiture se trouvent 1 m de hauteur ;
la voiture peut avoir une acclration de freinage de 5,2 m/s2.
Attribuer les responsabilits sachant que la vitesse maximale autorise est de
50km/h.
Mouvement de HC1 6.10.7 La frquence de vibration d'une molcule HC1 est v = 8, 5 1013 s~ 1 .
En admettant que le Cl est immobile et que le mouvement de H est oscillatoire
harmonique d'amplitude 0,1 A, quelle est la vitesse maximale et quelle est
l'acclration maximale ?
Etat li ou diffusion 6.10.8 Un lectron de vitesse VQ = 4 103 m/s se trouve une distance
de 100 A d'un proton. En admettant que le proton reste immobile et que le
mouvement de l'lectron est tel que
a =
47TQOT \X3
182
pour atteindre la plante Neptune et quelle sera la dure du voyage? On
admettra pour ce calcul que le mouvement du satellite par rapport au rfrentiel
de Kepler est dcrit par (6.85). Quelle sera la vitesse de lancement par rapport
la Terre si le satellite est lanc dans le sens de la rotation de la Terre autour
du Soleil ?
6.10.12 Un satellite se trouve sur une orbite circulaire autour de la Terre lors-
qu'un accident se produit, modifiant la direction de la vitesse sans changer son
intensit (fig. 6.21 ). On admet que le mouvement du satellite par rapport au r-
frentiel gocentrique est dcrit par (6.86). Montrer que la nouvelle trajectoire
est une ellipse de demi-grand axe gal au rayon de la trajectoire circulaire, d'ex-
centricit e = sina. Calculer l'apoge et le prige. Le satellite se trouvant
initialement 700 km d'altitude, pour quelles valeurs de l'angle a le satellite
s'crasera-t-il sur la Terre ?
Fig. 6.21
6.10.13 On admet que le mouvement des plantes autour du Soleil est dcrit Plante
par (6.85). Montrer que les vitesses minimale ( l'aphlie) et maximale (au
prihlie) d'une plante dont la trajectoire est une ellipse d'excentricit e et
demi-grand axe a, sont donns par
annes.
d0 1 - cos Q
=2(tan|+itan 3 !)
\ 2 3 2/
et (tani)^-.
co7| V 2/ 1+COS0
Satellite 6.10.17 Un satellite se trouve une altitude hy = 600 km. On lui imprime
une vitesse VQ = 36 000 km/h dans une direction parallle la surface de la
Terre. Calculer :
1. l'altitude maximum h ^ lorsque le satellite est l'apoge ;
2. l'erreur maximum admise sur la direction de lancement (angle par rapport
l'horizontale) pour que le satellite ne se rapproche pas moins d'une
distance h^ = 400 km de la surface de la Terre. Quelle sera la hauteur hy
l'apoge dans ce cas limite ?
Diffusion d'un 6.10.18 Un proton de vitesse v^ = 4 103 m/s est diffus par un ion
proton lourd, immobile, de charge e (= 1,6 10~19 C). On observe que l'angle de
diffusion \ est gal 30. Quelle est la valeur du paramtre d'impact sachant
que l'acclration du proton est
a = (47^Qm) - l e 2 |.c \~3 x
avec m la masse du proton ? Quelle est la distance minimale entre le proton et
le ion ?
Mouvement central 6.10.19 Le mouvement d'une particule est tel que a = kx, o k = 9 s 2
(fig. 6.22). Trouver l'volution temporelle x(t), les demi-axes de la trajectoire
et la priode du mouvement pour les conditions initiales : = 5 cm, \ XQ
17 cm, = 60 cm s . Ayant fix XQ, trouver VQ pour que le mouvement
soit circulaire.
184
6.10.20 Le mouvement d'un corps est tel que a = kpe o ( p , y , z) sont
les coordonnes cylindriques et k une constante positive. tudier le mouvement
dans les deux cas suivants :
1. < P o = 0 ;
2. (PQ :/ 0 (il est plus simple d'utiliser les coordonnes cartsiennes).
6.10.21 On observe que le mouvement d'un corps est central de centre 0 et Problme de Newton
que l'angle a entre le vecteur lieu x = OP et le vecteur vitesse v est constant.
Vrifier que l'acclration est donne par
/ C \2 1
a = I | ,e. (C = constante des aires).
\sin!/ r 3
185
CHAPITRE 7
INTERMEDE MATHEMATIQUE.
QUATIONS DIFFRENTIELLES ORDINAIRES
ET ANALYSE QUALITATIVE
d\
= /,(r '?2' 93' '?p '?2' ^3) i = 1, 2, 3. (7.1)
dt2
dq,
^=vt
;=1,2,3. (7.2)
dv.
v v
-^ =/,(9l- 2- '?3- l' ^ "3)
o(xp ..., x^) sont les variables dcrivant l'tat du systme un instant donn.
Les n fonctions f ^ ( t , x^, ..., x^) sont des fonctions connues soit partir de
l'observation (en cinmatique), soit partir des lois (en dynamique). L'espace
des variables (x,, ..., x^) est ainsi l'espace des tats instantans, aussi appel
espace dphas du systme.
dx
^)- = f,(t, ^i0), ..., x,(t)) i = 1, 2, .... n
et dans ce cas l'E.D.O. (7.4) est dite autonome. Si le systme n'est pas isol,
les /, dpendent explicitement du temps et l'E.D.O. (7.3) est non autonome.
Remarquons qu'il est toujours possible de se ramener l'tude gnrale des
quations autonomes en considrant le temps comme l'une des variables d'tat
(dans ce cas l'espace des variables (t, JC], ..., x^) est l'espace de phase tendu)
et en paramtrisant l'volution par un paramtre r tel que
d =\
drT
(7.5) [Link]
autonomes
-^ =/,(;, x,, ...,^), ;=l,2,...,n
En mathmatique une fonction A(t, a-p ..., x^) est une intgrale pre-
mire de l'E.D.O. (7.3) si pour tout t
A(^(f)....,^(r))=A(4...,^). (7.7)
Dans les paragraphes suivants nous effectuons la rsolution des E.D.O. dans
quelques cas simples. Nous prsentons ensuite l'analyse qualitative qui sera
trs utile pour faire ressortir les proprits gnrales des solutions avant de
rsoudre explicitement l'quation diffrentielle.
7.3 EXEMPLES SIMPLES
- dx
7.3.1 Etude de = f ( t )
dt
Considrons l'E.D.O.
dx_ _
I 'dt = f ( t )
x(t=0)=Xo
De (7.8) f dx = dt f ( t ) ,
Jx,, Jo
c'est--dire x ( t ) X Q = f dt f ( t ) et finalement
Jo
x(t) = XQ + f dt f ( t ) . (7.9)
Jo
Par exemple, soit
alors x(t)=Xr,+f"4'1 si n ^\
n+ 1
et x(t) = x(to) + l n sin=-l.
^o
dx
7.3.2 tude de - = f(x)
dt
Considrons l'E.D.O. autonome
^-w
X ( t = 0 ) = X y
-L dx
f(x)
Par exemple, soit
(7.12)
dx
= x o est une constante, (7.13)
dt
[ x dx 1 , / ,x \ ,
alors t = I = --l n
In
- I , d ou
'^ ^
^,, x \Xo/
^ ^
x(t)=e.>'XQ. (7.14)
7.3.3 quation linaire du second ordre coefficients constants
Soit
d^x dx
,+b+cx=0 (7.15)
dt1 dt
o b et c sont des constantes.
(Si = 0 et c > 0, c'est l'quation de l'oscillateur harmonique ; si b > 0 et
c > 0 c'est l'quation de l'oscillateur harmonique en prsence de frottement
qui sera analyse au chapitre 17 ; sous la forme gnrale (7.15) c'est l'quation
du mouvement au voisinage d'un point d'quilibre).
crivons (7.15) sous la forme d'une E.D.O., soit
dx
~dt=v
(7.16)
dv
= ex bv
dt
et posons x = (x? x^) = (x, v). L'quation (7.16) devient
dx / 0 1 \
dt=[-c -b)^
^
mais A est maintenant la matrice coefficients constants
f 0 1 '
A^ V
l-c -&,
^-W-
Si b2 1- 4c, les deux valeurs propres sont distinctes et la matrice A est
diagonalisable . Cela signifie qu'il existe une matrice D, telle que
^(D-^ArD-'D);:,
dt ' ' ' '
on obtient en multipliant par D
D^ = (DAD-^Dx. (7.21)
dt ' '
Ainsi, en introduisant J = DJC, nous avons
dv dx
= D (car D ne dpend pas de t)
dt dt
et de (7.20) et (7.21)
dy (^ 0\
= = 1 1 V
dt \0 X,^'
c'est--dire
^i ,
"^ = + y 1 (7.14) yi(0=e^(0)
^ ^^ ^ 3^) = ^-'y,(0).
d2x , d x ,7 , ,
1r + + c x = 0 a\ecb-^4c
dt dt
est donne par
^=-b2}j{li)2-c (7-23)
Si b2 > 4c, les deux valeurs propres , , _ sont relles.
En particulier, pour b = 0 et c < 0 nous avons
l Vn
AO.
\x(t) == XQCOshS2t + sinhQt
(7.24)
Q=J~\c\
Du lemme fondamental, les orbites associes ;r = | c x sont les
dt-
hyperboles (fig. 7.1)
^v2-^\c\x2=K (7.25)
d'asymptotes v = Sx (fig. 7.1).
Si VQ = ^Xy, la solution (7.24) devient
x(t) = e"'XQ, d'o v(t)=f2x(t) pour tout :
les orbites dans l'espace (x, v) sont alors les deux droites v = S2x.
Pour (XQ = 0, VQ = 0), nous avons x(t) = 0 pour tout t : c'est un point
d'quilibre. Ce point d'quilibre est instable car pour toute condition initiale Point d'quilibre
au voisinage de ce point d'quilibre (sauf Vy = f2xo), la solution x(t) tend instable
vers l'infini (fig. 7.1).
(a) (b)
d^
Fig. 7.1 Orbites de y1 + ex = 0 : (a) c < 0 ; (b) c > 0.
dt
_,
x(r) =Ce 2' cos(<Mr+i,o)
(7.26)
a> = , c -
En particulier, pour b = 0 et c > 0, nous avons le mouvement oscillatoire
harmonique et
r Vr,
x(t) = x^coswt + sinwt
w (7.27)
u> = ^/c.
d2x
Du lemme fondamental, les orbites associes - = ex sont les ellipses
(ng.7.1)
Pour (XQ = 0, VQ = 0), nous avons x(t) = 0 pour tout t : c'est m point
Point d'quilibre d'quilibre. Ce point d'quilibre est stable car pour toute condition initiale au
stable voisinage de ce point, l'orbite reste au voisinage du point d'quilibre pour tout t
(ng.7.1).
Si b2 = 4c, on vrifie aisment que la solution est
b, r (b \~\
x(t)^e-2'\Xo+t^Xo+VQJ\. (7.29)
d^x dx
dt1 ' u
dt --^o
d^y , dy
-+b+cy=0
dt1 dt
et l'on est ramen (7.15).
dlx . dx
2 +b+cx=g(t) (7.30)
dt dt
o b et c sont des constantes et g ( t ) une fonction connue de t.
Pour rsoudre (7.30) on utilise la proprit suivante.
Soit x (t) une solution particulire de (7.30) et x^(t) la solution gnrale
de l'quation homogne (g = 0) donne par (7.22), alors
x(t)=x^t)+x^(t) (7.31)
est aussi solution de (7.30). Les constantes C^_, C_ sont dfinies par les
conditions initiales (XQ, Vy).
1 A ANALYSE QUALITATIVE DE mx =- f (x )
7.4.1 Introduction
Considrons l'quation diffrentielle
mx = f ( x ) , x eR (7.32)
o m est une constante positive (qui sera identifie par la suite avec la masse).
Du lemme fondamental ( 6.3.4), nous savons dj que la grandeur
, 1, dU
E(x, v) = \mv
/ + U(x) o =-f et v =x (7.33)
dx
est une constante du mouvement, c'est--dire que
t-t,= . - (7.36)
Dans bien des cas, il n'est pas possible d'intgrer explicitement (7.36) et
il faut effectuer une intgration numrique. Par exemple, on peut discrti-
ser (7.35) en remplaant d x / d t par (x(t + St) x(t)) / S t avec 8t suffisam-
Intgration ment petit. Pour cela on pose
numrique
^ =tQ+nSt n =0, 1, 2, ...
x(tn)=\
et (7.35) devient
En commenant avec la condition initiale XQ, on trouve ainsi x? puis ^3, Jt:3, ...
par itration.
Si l'on ne sait pas intgrer f ( x ) pour trouver explicitement la primitive
U(x), on revient (7.32) crit sous la forme
dx
=v
~dt
dv 1
^ x
-r
dt = f(
m )
\xn+\ = x n + s t v n
"n+1 =vn+8t
o D, = v ( t ) .
m
Les points ;(,. o U'(x^ = 0, dfinissent les points d'quilibre. L'orbite quilibre
passant par le point (x,, v = 0) se rduit alors ce seul point.
U(x) = U(x,)+0+^U"(x,)(x-x,)2+...
d'o
f(x)=-U"(x,)(x-x,)+...
et l'on remplace (7.32) par Y quation linarise Linarisation
d^x
m- 1 =-U (x,)(x-x,). (7.37)
dt
Si le poinU, est un minimum local de U(x), avec t/'(x,) =0et(7 (JC|) > 0,
la solution de (7.37) est (par (7.27))
7=^.
&>
(7.39)
U"(x,)
S2=
m
x(t)=x^+es3t(Xo-x^. (7.40)
On constate ainsi qu'il n'y a qu'une seule solution o x(t) tend vers x^, mais
il faut un temps infini pour atteindre x^ (en accord avec le thorme affirmant
que par chaque point de l'espace de phase passe une seule orbite).
Remarquons que les points stationnaires, qui ne sont pas des extrema locaux
(points d'inflexion), dfinissent galement des points d'quilibre instables.
CHAPITRE 8
CINEMATIQUE DU SOLIDE
Un solide rel est un systme compos d'atomes maintenus dans une cer-
taine configuration (moyenne) grce aux forces interatomiques. Sous l'action
de forces extrieures le solide va en gnral se dplacer, mais il peut galement
se dformer. Toutefois, dans bien des cas, les dformations sont trs petites par
rapport aux dimensions du solide, ce qui conduit introduire le modle du so-
lide indformable.
Par extension, on peut considrer que tout point immobile par rapport au
solide fait galement partie du solide. Il dcoule de cette dfinition que pour
tout point P, Q, R,... du solide, les distances \PQ\, \QR\,... sont constantes
et, du thorme de Pythagore gnralis, les angles PQR, ... sont constants.
Nous discuterons brivement le cas des solides rels aux sections 12.7 et 16.5
quand nous tudierons le problme des dformations.
- P^-
s
Q Q
Fig. 8.1 Translation de vecteur s.
Une rotation autour d'un axe fixe (dans le rfrentiel) est un dplace-
ment qui laisse les points de 4 invariants.
La rotation est dfinie par l'axe A, un sens que l'on peut reprsenter par un
vecteur unit h sur A, et un angle a (fig. 8.2).
(a) (b)
Fig. 8.2 Rotation autour d'un axe A.
Comme on le voit sur la figure 8.2, en prenant 0 sur l'axe A, et en introdui-
sant les vecteurs orthonomis e^ = P^P, e^ = h, et e^ = 63 A c,, la rotation
R^ d'un angle a autour de h est dfinie par
d'o
R^ 0 ^,,,,,-^ 01 ^,
(carR^oR^,=l).
O n = an (8.3)
on a en gnral
R^(R^) = (x+a/\x)+p/\(x+a^x)=
=x+(a+p)^.x=
=
^-(Sfi+Sa^-
Thorme. Soit s un vecteur li au solide, dfini par deux points P et Vecteur li au solide
Q du solide. Alors S -L
d de
-(e-e)=0=2e-
dt dt
et c est perpendiculaire .
Finalement, avec E = PQ, nous avons :
Fig. 8.4 Les projections des vitesses de P et Q sur la droite PQ sont gales.
e A
avec CD. = ^- + f. (8.7)
203
8.3.2 Mouvement de translation
Le mouvement du solide est une translation pendant l'intervalle de temps
[ty, fJ, si pour tout t e [fy, r;], le dplacement Xp^y) t-> Xp(t) est une
translation, c'est--dire
Xp(t)=Xp(tQ)+s(t). (8.8)
Rotation d'axe A Proprit. Le mouvement d'un solide pendant [ty, t^ est une rotation
d'axe A fixe si et seulement si tout instant t e [fp, ^], la distribution des
vitesses des points du solide est donne par la relation
v?=w/\AP (8.11)
Vp(t) = an /\AP
Le mouvement instantan d'un solide l'instant t est une rotation d'axe Rotation instantane
A(t) si, cet instant, la distribution des vitesses des points du solide est
donne par
Vr, = VA + <a A AB
et (D ne dpend pas
de A
Vp = v^ + (D A (AB + BP) =- (VA + (D A AB) + a A BP =
= Vy + tl) A BP.
205
u = AP et v = A0. Les vecteurs H et v tant lis au solide, le thorme
prliminaire, exprim sous la forme (8.7), implique
= (D^ A u et v=)^/\v. (8.14)
Par ailleurs, u v tant constant,
(u-v)=0=((a^/\u)-v+u-(<a^/\v)=
= [(<( - ) A u] i; = 0.
Finalement
d
VR = (6W) = (OA +A/) = u, + (AR) = v. + O)/\AR,
" dt dt " dt -
ce qui conclut la dmonstration.
i/p-ft=VQ-< (8.16)
Vp = W A CP.
C'est une consquence immdiate de (8.13) avec v^ = 0.
En effet, un vecteur tant une grandeur ayant les mmes proprits que les
dplacements, on peut crire s = PQ et (8.13) implique
d
= V^, Vp == (0 A PQ = (9 A E.
dt "
8.3.5 Torseur abstrait (<u, v^) et classification des mouvements
instantans
POISSON Denis
Ayant remarqu que la distribution des vitesses d'un solide dfinit en chaque Mathmaticien franais
point A du solide une paire de vecteurs lis (<y, r^), o w est indpendant de (1781-1840)
A et Vg = v^ +0) /\AB, on conclut que l'ensemble des couples (<, v^) cons-
titue un torseur abstrait ( 4.6.7) : le thorme de distribution des vitesses n'est
rien d'autre que le thorme du transfert et le corollaire 1 ci-dessus exprime Torseur abstrait :
l'un des invariants du torseur. Nous pouvons ainsi reprendre la discussion du ( = rsultante
paragraphe (4.6.6).
et tous les points de A ont mme vitesse, gale (v^ ft>) fa.
Pour classifier les mouvements instantans reprenons alors les conclusions Description du
( 4.6.6) avec A un point quelconque du solide : mouvement
instantan
Si (D = 0 et le torseur est quivalent zro. Le mouvement instantan est
"A "' le repos.
Si <y = 0 et le torseur est un couple. Le mouvement instantan est une
^0, translation.
Si a ^ 0 et le torseur est quivalent un vecteur li. Le mouvement
VA < = 0, instantan est une rotation autour de l'axe A (8.18).
Si <a / 0 et le mouvement instantan est la superposition d'une rota-
v.a^O, tion m autour de l'axe A et d'une translation de vitesse
(HA ft>) ft> : par dfinition c'est un mouvement hlicodal
d'axe A.
Cinmatique du solide
DMONSTRATION
d
a? = Vp = (v^ +{ /\AP) =a^-\-w/\AP-\-(i}/\ (cAAP).
o P^ est la projection de P sur l'axe A, parallle <a passant par A (fig. 8.2).
(8.21)
208
l'angle de procession ^ est dfini par les vecteurs e^ et u ; le sens
positif correspond la rotation autour de e^ (amenant e^ sur a) ;
Y angle de nutation 0 est dfini par les vecteurs e^ et 3 ; le sens positif Angles d'Euler
correspond la rotation autour de H (amenant e^ sur 3) ;
Y angle de rotation propre (p est dfini par les vecteurs u et s ^ , le sens
positif correspond celui de la rotation autour de 3 (amenantMsurfi).
De cette manire, toute position du solide on peut associer trois angles et,
inversement, la donne du point A et des angles d'Euler dtermine la position
instantane du solide.
(b)
Fig. 8.5 (a) Angles d'Euler et (b) vitesse de rotation.
M = ^ w, t, (8.23)
;
avec
Composantes de w (<u^ \ f 0 cos (p + ifr sn0 sn\(p \
par rapport Ac,^ 1 ^ 1 _^i^ ^ ^ sin0 cosy .
\a>3/ \ y + ^ cos ^ /
En outre,
<=^(^,f; +^,f,)
;
mais en vertu de la formule de Poisson
d'o
Composantes de os (tu, \
par rapport A^, ^ ^ ^^ = ^ . (8.24)
210
8.4 SOLIDES EN CONTACT
8.4.1 Dfinitions
Considrons un solide 5 qui volue de manire telle qu'il reste constamment
en contact avec un solide SQ (fig. 8.6).
(c)
Fig. 8.6 Solide S en contact avec un solide Sy. Dfinition de A S, A() e Sy et / point
de contact.
Pour simplifier la discussion, nous supposerons que le contact est ponctuel
et que les solides admettent un mme plan tangent au point de contact. Nous
pouvons toujours choisir SQ comme rfrentiel - ce qui revient considrer SQ
immobile - et analyser le mouvement de S par rapport SQ.
Soit / = I { t ) le point de contact l'instant t, A le point fix dans S qui
concide avec I , et Ay le point fix dans SQ qui concide avec /, cet instant
(fig. 8.6 b).
En effet, la trajectoire de / tant sur la surface de 5g, v, (r))g est dans le plan
tangent 5'o en / ; de mme, en prenant S comme rfrentiel, on conclut que
u,(r)) est dans le plan tangent S en /. Or le thorme de composition des
vitesses ( 9.3.2) implique
v^ =1^+1^">,
o la vitesse d'entranement est la vitesse (par rapport 5,,) du point fix dans
S qui concide avec / l'instant t (c'est--dire le point A). Par consquent,
Par dfinition, i^)_ est la vitesse & glissement du solide S par rapport
So.
"A). = 0-
(8.25)
V
AL>="A)so+l\)^
F, = (R - r) g + (R - r) sin 0 (p e (8.27)
v^ = (D A AC =
= -(w,e, + ^e. + (,.e,\ A r e . =
(8.28)
(
D \
La vitesse de pivotement w^e^ n'est pas dtermine par les coordonnes sph-
riques.
L'quation (8.28) montre que la vitesse de roulement w^ = w w^e^ =
WyCQ + a e est perpendiculaire V, de norme [ w^ \ = V \ / r .
Remarquons pour terminer que l'espace des vitesses est de dimension 3
(&>,., og, w ) infrieure la dimension de l'espace de configuration (deux
coordonnes 0 et <p pour le centre C et trois angles d'Euler pour l'orientation
de la bille) ; on dit alors que le systme est non holonme ( 4.2.3 et 12.6.2). Systme
non-holonme
8.4.3 Exemple. Meule
Considrons une meule, entrane par un axe vertical, qui roule sans glisser
sur le sol (fig. 8.8).
Le systme est holonme 1 degr de libert et l'on choisit l'angle^ comme
coordonne gnralise. On dsire exprimer la vitesse de rotation a, la vitesse
de rotation propre m , et la vitesse de prcession S2, en fonction de ^ et i/r (la
vitesse de nutation est nulle car 0 = ^).
8.5.1 Dfinition
(a) (b)
Fig. 8.9 Mouvements plans : (a) cas gnral ; (b) cylindre roulant sur un plan.
C'est par exemple le mouvement d'un cylindre roulant sans glisser sur un
plan immobile (fig. 8.9 b). En effet, dans ce cas, la gnratrice de contact AB
est l'axe instantan de rotation et Vp = (o A AP est parallle au plan JJy
perpendiculaire l'axe du cylindre. Le mouvement d'une pierre de curling
sur la glace (= 77g), ou celui de la bielle du systme piston-bielle-manivelle
(fig. 8.10), sont d'autres exemples de mouvements plans.
Les vecteurs Vp v^ == w/\AP tant pour tout P parallles /7g, on conclut
que (a est perpendiculaire FIy. De plus, tout point Q situ sur une mme
perpendiculaire UQ (fig. 8.9) aura mme vitesse et il suffit par consquent
d'tudier le mouvement d'une section plane E parallle /7g.
On appelle base le lieu des points fixs dans Uy - et roulante le lieu des Base et roulante
points fixs dans E - dfini par les centres instantans de rotation.
(a)
(b)
Fig. 8.11 (a) centre instantan de rotation C(t) ; (b) roulante et base pour une tige
s'appuyant sur deux droites perpendiculaires.
OP(t) == t cos(p(t)OP(0).
(a) (b)
Fig. 8.12 Roulement d'un disque sur un autre.
Soit A le point du disque mobile en contact avec le disque immobile et / le
point de contact (fig.8.12).
De v^ =0, VQ, = (D A AO',
et VQ, = ( R - r ) eg (fig.8.12 a), ou VQ, = (R + r) g (fig. 8.12 b),
nous avons,
(R -r)9e,i = -wrea et 0=
R-r
ou
wr (8.32)
(R+r)ee,,
"a =(ore,,
et 6 =
R+r
8.6 PROBLEMES
8.6.1 Quelle est la vitesse de rotation de la lune par rapport au rfrentiel Rotation de la lune
gocentrique ? O se trouve le centre instantan de rotation ?
217
8.6.2 Un cylindre roule sans glisser sur le pont d'un camion. Trouver la
relation entre la vitesse de rotation a du cylindre, la vitesse v^ de l'axe du
cylindre par rapport la route, et la vitesse u du camion.
Fig. 8.13
Fig. 8.14
AI
A.
e\
v
~B2
Fg. 8.15
(Ide : exprimer pour commencer la vitesse de A^ en fonction de v^ et 0.)
8.6.8 Exprimer les composantes cartsiennes de la vitesse a et de l'acclra-
tion a de rotation de l'antenne de l'exercice 5.7.14 en fonction des angles 0, (p
et de leurs drives.
8.6.9 On considre le systme de la figure 8.16 : le cylindre de rayon R
repose sur les petits cylindres de rayon /?, solidaires des roues de rayon R^.
Le tout avance avec une vitesse VQ constante par rapport au sol. Quelle est
la vitesse et l'acclration d'un point P du cylindre s'il y a roulement sans
glissement ?
Fig. 8.16
8.6.10 On tire sur le fil d'une bobine avec une vitesse horizontale VQ
constante (fig. 8.17). Dterminer la vitesse de rotation de la bobine et la vitesse
du point C. Trouver l'acclration des points A et C de la bobine. (La bobine
roule sans glisser sur le sol.)
vw
l \
--\-^>
W
Fig. 8.17
8.6.11 Un cerceau roule sans glisser sur le sol en restant constamment Cerceau
vertical (fig. 8.18). Montrer que la vitesse d'un point P du cerceau est donne
par
Essieu 8.6.12 Un essieu est form de deux roues identiques de rayon R, relies par
un axe de longueur i autour duquel les roues tournent de faon indpendante
tout en restant perpendiculaires l'axe (fig. 8.19). Le systme est paramtris
par les coordonnes gnralises (, r], <p, 0p 0y) o (, T], R) sont les coor-
donnes cartsiennes de G relativement Oxyz. On suppose que l'essieu roule
sans glisser sur un plan. tablir les relations suivantes :
=
V ^-^i)
k = -^smv(^+^)
D
n = _ c o s ( p ( f f ^ +<?;,).
Roulement billes 8.6.13 Un roulement billes est constitu de deux anneaux de rayons /?; et
/?, (fig. 8.20). Exprimer la relation entre la vitesse de rotation w des billes et
les vitesses de rotation w; et w^, des anneaux (en admettant qu'il y a roulement
sans glissement).
CHAPITRE 9
Un systme matriel muni d'une horloge indiquant un temps r est ob- Temps propre T
serve partir de deux rfrentiels .hC et .M' en mouvement l'un par rap-
port l'autre. Nous voulons comparer les rsultats obtenus relativement
ces deux rfrentiels. Pour fixer les ides, nous considrons .^ immobile
(nous sommes dans .^K} et .^" en mouvement; ainsi, nous qualifierons
d'absolues les grandeurs mesures relativement . ^f et de relatives les gran-
deurs mesures relativement .^'. Il faut cependant insister sur le fait que
.^0 et .y?/ jouent des rles symtriques et que la dnomination "absolue"
et "relative" est une convention. Nous supposons que .^ et .^' dispo-
sent des mmes appareils de mesure, c'est--dire que pour tout appareil A
dans .^, il existe un appareil identique A' dans .^'. On utilisera indiff-
remment la notation A ou A)^> ou A^ (= A absolu) pour l'observable
dfinie dans le rfrentiel absolu .^ et A' ou A) ^,, ou A^ (= A relatif)
pour dsigner l'observable correspondante dfinie dans le rfrentiel relatif
.^'.
i .//'
Fig. 9.1 Observation du systme partir des deux rfrentiels ,-/i et .^".
Au paragraphe 1.6, nous avons vu qu'en physique classique l'tat du
systme est caractris dans .^ par les variables ( t , x ^ , ...,x^) o t est le
temps indiqu par l'horloge de .^8 et toute observable A est reprsente
par une fonction a =a(t, JC), ..., x^) ; l'volution du systme est dfinie par
(r(r), X, (r),..., ^(r)), ce qui dfinit l'volution a(r) de l'observable A. Dsi-
gnons par ( t ' , x [ , ...,x'^) les variables correspondantes dans .^ ' ; l'observable
A' sera reprsente par une fonction a' = a'(t', x[,..., x'^), o t' est le temps
indiqu par l'horloge dans, ^', et l'volution par (t'(T),x[(r),..., x'^(r)). Le
problme qui nous intresse est de trouver la relation entre les valeurs t et t',
x, et x[, ainsi que la relation entre les fonctions associes aux observables dans
.^et.a^'.
Dans le cas particulier de la mcanique classique, l'tat instantan est enti-
rement dfini par la position et la vitesse de chaque point du systme (chap. 11).
Ainsi, ayant introduit les repres Oe^e^e^ dans ,^ et O'e\e'^ dans ,^', le
Changement de changement de rfrentiel dfinit une transformation g de R7 dans R7
rfrentiel
g: (t, Xp x^, x-,, Up v^, v^) f-r (t', x\, x^, x\, 1/1, v'^, v'^) (9.1)
Nous disons que les deux vnements sont simultans par rapport .^> Simultanit
si f('i) == t(Eo), et qu'ils sont simultans par rapport^'si t'(E^) =
t'(E,).
0,
/.n E
Fig. 9.2 Deux vnements () (choc sur le sol) et f, (position de l'aiguille de l'horloge)
simultans.
Les expriences journalires, effectues des vitesses infrieures 10 km/s,
montrent que si deux vnements sont simultans par rapport un observateur,
alors ils sont simultans par rapport tout observateur. (Par exemple si le pas-
sage du train dans un village est simultan la position 12:07 sur la montre
de la gare pour le chef de gare, ces deux vnements sont galement simulta-
ns pour le voyageur dans le train.) Ces observations conduisent introduire
l'axiome suivant.
Soit ?(r), t ' ( r ) les temps indiqus par les horloges dans.-/?, et .^' lorsque
l'horloge H^ indique T. En vertu de l'axiome 1 les vnements T, t ( r ) , t ' ( r ) ,
(positions respectives des aiguilles des horloges) sont simultans par rapport
^ et.^? '. Pour des horloges identiques dans .^> et.^ ' (mme appareil, mme
unit, mais pas ncessairement le mme zro), nous pouvons admettre que
t(r)=t'(r)+^ (9.3)
o A, est une constante qui ne dpend que de l'origine du temps choisie par.-^
et.^'.
Pour tout vnement E, on peut introduire Tg et Tg dfinis par les positions
de l'aiguille de l'horloge H^ simultanes E relativement .^ et .^'. En
vertu de l'axiome 1, nous aurons Tg = Tg et par consquent de (9.3)
t(E) = t(T^) = t'(r^) + SQ = t'(E) + Sy.
Nous avons ainsi obtenu la formule de transformation du temps
t=t' (9.4)
et SQ est le temps indiqu par.^ lorsque l'horloge de.j^' indique t' = 0. Il est
alors toujours possible de synchroniser les horloges dans ,^ et ^ ' en posant
,o==0.
//////////////////////////////.
i
Fig. 9.3 Train sur une voie rectiligne ; f, et E^ sont simultans.
L'observation montre que la distance entre ces deux vnements mesure
dans le train (V) est gale la distance mesure par des ouvriers immobiles
ct de la voie (t) : c'est la longueur du train. Nous sommes ainsi conduits
l'axiome suivant.
En consquence, tout solide par rapport ,^ ' est un solide par rapport .^
et rciproquement. En outre, les longueurs mesures sur ce solide (longueur du
train, longueur d'une rgle) ne dpendent pas du rfrentiel.
Rfrentiel = solide II suit des axiomes 1 et 2 que J^' est un solide par rapport ^8 et
inversement tout solide dfinit un rfrentiel.
vitesse de rotation de .^8' par rapport ,^. S'il est ncessaire d'tre plus ex-
plicite, on crit VQ,)^, et (o^/^.
Dplus, la vitesse et l'acclration par rapport . ^ de n'importe quel point
P' fix dans .^ ' est donne par (8.13) et (8.19), c'est--dire
Vp = VQ, + ( A O'P (9.5)
Finalement, il suit des axiomes non relativistes que les droites dans J^ '
sont des droites dans .^ ; les angles mesurs dans J^ ' et j% sont gaux ;
un repre orthonorm dans J^ ' est galement un repre orthonorm rela-
tivement ^.
c'est--dire
x,(t)=S;,(t)+s,(t). (9.7)
Dans ,^', le vecteur lieu du mme point P s'crit
Xp(t) = O'P', =^x; (t)e',(t) (9.8)
o l'instant t nous avons P = P^ = P[.
L'axiome 2 implique que les projections de 0',P, sur e\(t) dans ,^ et sur
e\{t) dans.J^' sont gales, d'o
^,(t)=x',(t) (9.9)
et de (9.7) on obtient
X, = X; + S, (9.10)
ce que l'on crit sous la forme vectorielle
x=x'+s o s =00'. (9.11)
225
9.3.2 Composition des vitesses
vV^v^+v^ (9.12)
= "o'L+E^^^^+E^^^^^L-
/ i
(9-14)
Mais de f = ?' et (9.9)
^(t)e',=^e',=^(t)
i i
^e'.(t^=[Link]', (9-15)