Maintenance Gnrale
Master IPI
Enseignant : Olivier Snchal
2
Objectifs
Connaissance des lments
fondamentaux de la maintenance
Vocabulaire
Missions
Politiques de maintenance
Normalisation
Outils mathmatiques
Outils mthodologiques
Outils logiciels
--> Pour pouvoir apprhender les
particularits de la maintenance en
construction (pathologie, expertises,
cot global, gestion de patrimoine)
3
Rfrences
- Vocabulaire de maintenance et de gestion des biens
durables . Norme NF X 60-010.
- Terminologie relative la fiabilit Maintenabilit -
Disponibilit . Norme NF X 60-500.
- Guide pratique du responsable maintenance, Editions
WEKA 1999.
- La fonction Maintenance, formation la gestion de la
maintenance industrielle, Franois Monchy,
Enseignement des Sciences de lIngnieur, Editions
Masson Paris, 1996.
- Guide pour la prise en compte des critres de
maintenabilit des biens durables usage industriel.
Norme NF X 60-301.
- Guide de la maintenance des btiments. Jean PERRET,
Moniteur Rfrences Techniques, 1995.
Pratique de la maintenance industrielle par le cot global, S.
Fourgerousse et J. Germain, Afnor Gestion Paris 1992.
- Le cot global (Life cycle cost), pour investir plus
rationnellement. C. Gormand, AFNOR 1986.
- Maintenance des systmes de production. G. BOSSER
et J.P. GUILLARD, Les ditions Foucher, 1990.
4
I. Les principaux concepts de la
maintenance
I.1. Concepts gnraux
Maintenance (Norme AFNOR X 60-010)
Ensemble des actions permettant de maintenir ou de
rtablir un bien dans un tat spcifi ou en mesure
dassurer un service dtermin.
Entretien
Historiquement, il existe une opposition de sens entre
les termes Maintenance et Entretien :
ENTRETIEN MAINTENANCE
- Dpanner, rparer - Prvenir, optimiser le cot de possession
- Subir le matriel - Matriser
- Tche ingrate : priode estivale, improductif - Outils spcifiques : fiabilit, CND, GMAO
- Activit de faible priorit : faible qualification, - Valorisation du mtier : participation aux tudes,
responsabilit limite, exploitation prioritaire la conception, linstallation et lamlioration
Dfinition actuelle : ensemble des travaux ayant pour
but de maintenir dans leur tat initial des ouvrages ou
quipements existants, sans changer leur usage ou leur
fonction. Lentretien peut savrer ncessaire
plusieurs fois pendant la dure de vie, il limite ainsi
les risques de dsordre ou de pannes (composante
prventive de la maintenance).
5
Exploitation (dun btiment)
Ensemble des oprations qui consistent faire fonctionner
les quipements techniques du btiment. En matire de
gnie climatique, on parle galement de conduite des
installations.
Fiabilit (Norme AFNOR X 60-500)
Aptitude dun quipement accomplir une fonction requise
dans des conditions donnes, pendant un intervalle de temps
donn.
On suppose en gnral que lentit est en tat daccomplir la
fonction requise au dbut de lintervalle de temps donn,
Le concept de fiabilit est traduit souvent dans la pratique
comme laptitude dune entit avoir une faible frquence de
dfaillance.
R(t) : Probabilit que lentit accomplisse une fonction
requise dans des conditions donnes, pendant un intervalle
de temps donn (0, t).
Maintenabilit (Norme AFNOR X 60-500)
Aptitude dun quipement tre maintenu ou rtabli dans
un tat dans lequel il peut accomplir une fonction requise,
lorsque la maintenance est accomplie dans des conditions
donnes, avec des procdures et des moyens prescrits.
M(t) : pour une entit utilise dans des conditions donnes
dutilisation, probabilit pour quune opration donne de
maintenance puisse tre effectue sur un intervalle de temps
donn (0, t), lorsque la maintenance est assure dans des
conditions donnes et avec lutilisation de procdures et
moyens prescrits.
6
Disponibilit (Norme AFNOR X 60-500)
Aptitude dune entit tre en tat daccomplir une
fonction requise dans des conditions donnes, un instant
donn ou pendant un intervalle de temps donn, en
supposant que la fourniture des moyens extrieurs
ncessaires soit assure.
D(t) : Probabilit quune entit soit en tat de disponibilit
dans des conditions donnes, un instant donn en
supposant que la fourniture des moyens extrieurs
ncessaires soit assure.
Rparation
La rparation consiste en la remise en tat, de faon
durable, dans le but de supprimer ou de rduire les
consquences de la vtust, de lusure ou du dsordre,
dun quipement nassurant plus dans des conditions
acceptables la fonction qui est la sienne.
Panne
Inaptitude dune entit accomplir une fonction requise.
Dfaillance (Norme AFNOR X 60-010)
Altration ou cessation de laptitude dune entit
accomplir une fonction requise.
Dpannage
Action sur un quipement en panne, en vue de le remettre
en tat de fonctionnement, au moins provisoirement.
Compte tenu de lobjectif, un dpannage peut
saccommoder de rsultats provisoires et de conditions de
ralisation hors norme et, dans ce cas, sera suivi de
rparation.
7
Diagnostic
Analyse dun ensemble de facteurs ou de symptmes,
visant tablir ltat dun lment ou les causes dun
ventuel dsordre constat, afin de choisir les mesures
prendre pour y remdier.
Examen permettant dapprcier ltat dusure dun
composant, afin de dterminer les oprations de
maintenance excuter, ou la dure de vie restante.
GMAO (Gestion de la Maintenance Assiste par
Ordinateur)
Systme informatique permettant la gestion des moyens
ncessaires la maintenance et la gestion de la mise en
uvre de ces moyens. Une GMAO doit donc permettre :
Dtablir linventaire des lments maintenir,
De grer les interventions de maintenance prventive
et corrective sur le plan de la programmation
technique et sur le plan financier,
De grer les stocks et les achats,
De faire un historique des interventions,
De grer les entreprises sous-traitantes ou co-
traitantes,
Dapprcier ltat global de sant des lments
maintenus,
De prvoir leur remplacement en fonction des dures
de vie thoriques et des interventions.
8
I.2. Concepts relatifs l tat d un quipement
MTBF (Mean Operating Time Between Failure)
Temps de fonctionnement moyen entre dfaillances
(ou FMED). Moyen mnmotechnique : Moyenne des
Temps de Bon Fonctionnement.
Ne pas confondre avec le temps moyen calendaire qui spare
deux dfaillances (TMED) qui peut tre traduit par Mean Time
Between Failures , et que lon nomme tord MTBF.
MUT (Mean Up Time)
Temps moyen de disponibilit (TMD)
MDT (Mean Down Time)
Temps moyen dindisponibilit (ou TMI).
TMED (Temps Moyen Entre Dfaillances)
Il est gal la somme du MUT et du MDT
MRT (Mean RepairTime)
Temps moyen ncessaire la rparation
MTTF (Mean operating Time To first Failure)
Dure moyenne de fonctionnement avant la premire
dfaillance (ou FMAP).
9
Dbut
d'utilisation Utilisation Rparation Rparation En attente
En attente Premire Fin de Dfaillance Fin de
dfaillance rparation rparation Utilisation
Etat de
fonctionnement
Etat
d'attente
Etat
d'indisponibilit
MTTF
MTBF
MDT
TMED
MRT
MUT
10
II. Les missions de la maintenance
II.1. Mission Globale
Diminution du rapport
dpenses de maintenance
quantit et qualit de service rendu
II.2. Plus prcisment
Conservation du potentiel fonctionnel
Les lments maintenus constituent des outils
pouvant assurer diverses fonctions (production,
fabrication, activits commerciales, services,
spectacles)
Ces fonctions ne peuvent perdurer que grce
une maintenance rgulire, et dont le rendement
doit tre optimum.
Dans ce cadre, la fonction maintenance est
responsable:
du diagnostic permanent des quipements et
installations en apportant les remdes aux
dgradations constates,
de la rparation et de la remise en tat de
llment lorsquelles se rvlent ncessaires,
de la ralisation des travaux neufs dinstallation
ou damnagement jugs opportuns.
11
Exploitation de linfrastructure technique
La fourniture dnergie et la distribution des fluides
constituent gnralement un domaine pris en charge par
la fonction maintenance.
Gestion patrimoniale
La conservation de la valeur du patrimoine, voire son
augmentation, est souvent lie la qualit de la
maintenance.
Aspects commerciaux
La qualit de lentretien des quipements dune
entreprise contribue activement limage de celle-ci.
Respect de lenvironnement
La maintenance est souvent responsable de la lutte
contre les nuisances, de lvacuation des dchets et
autres effluents, et du traitement ventuel des eaux
uses.
Respect de la rglementation et scurit
La protection des individus contre les accidents fait
lobjet de nombreux textes lgaux qui sont
ncessairement complts par des prescriptions et des
actions de mise en conformit excutes gnralement
par la maintenance.
Les tablissements recevant du public sont notamment
soumis des dispositions lgales entranant linstallation
dquipements de scurit dont lentretien doit tre
assur et garanti.
12
Amlioration des conditions de travail
La maintenance des quipements de confort et des outils
de travail contribue pour une large part lambiance
sociale des entreprises.
Optimisation des dpenses
Les cots de maintenance reprsentent des postes de
plus en plus importants pour une entreprise, difficiles
grer car entrant souvent dans la catgorie des frais
gnraux. Un suivi dtaill de ces cots et de leurs
causes savre ncessaire pour les matriser.
13
III. Maintenance et cot global
III.1. Origine et dfinition du cot global
trouve ses origines dans le domaine industriel dans les annes 75
en 1976, le dpartement Amricain de la Dfense soriente vers
le Design to Cost, qui est une approche de conception prenant en
compte les cots dacquisition, dutilisation et de maintenance,
cumuls sur toute la vie dutilisation du produit
concept issu de l analyse de lvolution des cots dpenss au
cours du cycle de vie du produit, compare lvolution du
pouvoir dinfluence sur ces cots.
Cots
Cots Engags
100 %
90 %
75 %
Evolution
des
dpenses
15 %
5%
Temps
Etudes Production Fin de vie
Conception et Exploitation
Industrialisation
14
Cot global d un btiment
Il est constitu des lments suivants :
Cots de Cots financiers Cots oprationnels Cots de
propritaire maintenance
Cots de
construction Cots initiaux Cots totaux du (ou des) propritaire(s)
Cot global de dure de vie d un btiment
Autres cots Valeur rsiduelle Cots associs Taxes
Les cots initiaux comprennent les cots de propritaire et les cots de
construction
Les cots de propritaire recouvrent lacquisition du terrain avec le
dveloppement du projet en tant quinstallations et soutnements (bien
en toute proprit, terrain, expropriations). Ils peuvent inclure les frais
de dossier, de consultants, de notaire et dautres frais professionnels.
Les cots de construction incluent toutes les fournitures, les
quipements et le financement de la phase de construction.
Les cots associs reprsentent les cots dutilisation fonctionnelle
(autres que les cots oprationnels), les cots engendrs par le retard
que lon appelle aussi des pnalits.
15
Les cots oprationnels contiennent les cots de personnel, de
matriaux ncessaires pour faire fonctionner linstallation
convenablement. Ils peuvent parfois tre les plus importants, cest le cas
dun hpital o ils slvent environ le tiers de cot dachat ou de
construction de linstallation.
Les autres cots peuvent comprendre les dpenses identifiables lies
des dcisions d installation, non couvertes dans les autres catgories,
tels que la protection contre lincendie, lassurance, le broyeur ordures
etc
Le concept de valeur rsiduelle permet de comparer des investissements
avec des vies conomiques diffrentes. La vie conomique dun
immeuble dpend de 3 lments :
- le temps dutilisation de limmeuble,
- le temps ncessaire avant quil ne devienne
technologiquement vtuste ,
- la tenue de limmeuble
Les cots financiers reprsentent lamortissement de la dette subie pour
financer les cots initiaux, ils peuvent tre considrs comme tant une
charge annuelle.
16
La conception en cot global
Dans la filire construction, les cots de maintenance et d'exploitation des
btiments, dont la dure de vie est estime entre 30 et 50 ans, reprsentent
entre 5 % et 30 % de l'investissement initial. Ces cots dpendent de la
nature des constructions et des choix architecturaux. Pour les matriser et
les rduire, il convient de les estimer dans le cot de l'investissement :
c'est l'objet de la conception en cot global.
Exprimente pendant prs de 20 ans, le dveloppement de la conception
en cot global fait l'objet, depuis septembre 1991, d'un groupe de travail
interprofessionnel, sous l'gide des ministres de l'industrie, du commerce
extrieur, de l'quipement et du logement, du transport et de l'espace.
Calcul du cot global
Il s'effectue la date de livraison du btiment (date de rfrence) et doit
permettre de comparer diffrents scnarios. Il inclut :
- les paramtres techniques : investissement, exploitation,
maintenance,
- les paramtres conomiques : taux d'actualisation, inflation,
glissement des prix,
- l'horizon conomique : dure de vie et de renouvellement des
quipements, obsolescence, dure des emprunts.
Quand utiliser la dmarche du cot global ?
Le plus en amont possible, ds l'intention de construire. Sinon lors des
tudes pralables et au pire lors des phases de Dossier de Consultation des
Entreprises, lors des appels d'offres.
17
Intrts de la dmarche en cot global pour les diffrents acteurs
- Elle permet aux dcideurs d'arbitrer les choix et d'quilibrer
les budgets.
- Elle favorise aussi la concertation entre les diffrents
intervenants ( matre d'ouvrage, matre d'oeuvre, constructeurs,
gestionnaires, exploitants, etc.), ainsi que le dveloppement d'une
dmarche qualit et l'analyse des risques.
- Elle facilite la prise en compte des besoins des utilisateurs
finaux et rend plus comptitive la filire btiment.
Freins au dveloppement de la mthode
Les principaux freins concernent :
- les comportements des diffrents acteurs,
- le manque de capitalisation d'exprience sur les ouvrages
construits,
- la complexit de la rglementation financire des marchs
publics,
- la complexit technique,
- la diversit des cas et des solutions adoptes,
- la mconnaissance de l'impact des choix techniques,
- les freins psychologiques et sociologiques, etc.
18
III.2. Les cots de maintenance
La mise en place dune organisation rationnelle de la maintenance
se traduit rarement par des gains immdiats sur les dpenses
relatives la maintenance. On peut associer ces dpenses
relatives la maintenance, deux catgories : les causes directes et
les causes indirectes.
19
Les causes directes : les interventions curatives, suite des
dsordres ou pannes graves, qui sont longues et difficiles, donc
plus coteuses. Les interventions en urgence sont galement
plus coteuses que les interventions prventives qui sont
programmes pendant des priodes favorables (arrt de la
production, absence de clients).
Les causes indirectes : les dfauts de suivi dexploitation qui
peuvent, cause dun fonctionnement dfectueux ou de
mauvais rglages, entraner des surcots trs importants des
consommables. En cas de sinistre ou de dsordres graves, les
consquences peuvent tre trs lourdes sur le plan conomique
(arrts de la production ou de lactivit commerciale,
dgradation de la qualit du produit ou du service, perturbations
diverses, mcontentement de la clientle, des usagers ou des
rsidents etc). Labsence de maintenance peut galement
entacher laspect dun patrimoine et avoir, lorsquil sert de
support des activits de service, un effet ngatif auprs de la
clientle.
20
III.2.1. Cots de maintenance (directs)
Ils peuvent se dcomposer en quatre parties : les dpenses de main
duvre interne et doutillage ; les dpenses dachats et de sorties de
magasin (pices de rechange et matires courantes) ; les dpenses de
main duvre externe (co-traitance) et de location de moyens ; et les frais
gnraux.
a) Main duvre interne et outillage : ces cots sont obtenus partir des
temps passs et des taux horaires de la main duvre, lesquels sont
calculs et rajusts priodiquement et prennent en compte les salaires
et charges, les matires consommables , lamortissement du matriel
utilis, et un pourcentage des frais gnraux.
b) Achats et sorties de magasin : ces dpenses comprennent tous les
produits consomms et les pices ou ensembles remis en tat pour
changes standards lexclusion toutefois des achats de moyens
comme des outils par exemple.
c) Main duvre externe : il sagit de toute main duvre nappartenant
pas au personnel de lentreprise mais y travaillant au forfait, en rgie
(travaux raliss par un sous-traitant, dont la facturation est fonde sur
le nombre dheures passes et le remboursement du prix des matriaux
utiliss), en dpense contrle, ou en fonction de toute clause
contractuellement convenue entre la dite entreprise et un contractant.
d) Frais gnraux : ils comprennent tous les salaires et charges du
personnel ne travaillant pas sur les interventions (cadres, prparateurs,
magasiniers, comptable, gestionnaire)et tous les frais matriels
(locaux, chauffage, nergie, fluides, imprims, matriel
administratif)
21
Ces cots de maintenance sont ventiler par nature ou par priodes :
a) Ventilation par nature : elle peut seffectuer par travail effectu, par
ouvrage, par quipement, par famille dquipement, par secteur
dactivit, par mthode de maintenance (correctif, systmatique,
conditionnel), par catgories professionnelles (lectricien,
chauffagiste) ou encore par origine (main duvre, pices,
consommables )
b) Ventilation par priode : les cots de maintenance peuvent tre
fournis tous les mois ou tous les trimestres avec un cumul depuis le
dbut de lanne budgtaire. Il existe une certaine rptitivit des
dpenses de maintenance au cours de lanne (en fonction des saisons,
de la rptitivit de lactivit il est donc intressant danalyser les
cots de maintenance par priodes et sur la totalit de lanne afin de
comprendre les causes des variations.
III.2.2. Cots de dfaillance ou d indisponibilit (indirects)
La connaissance des cots de la maintenance ne suffit pas pour apprcier
son efficacit. Le cot le plus utile connatre pour juger de lefficacit de
la maintenance sera celui qui intgre aux dpenses de maintenance toutes
les pertes et manques gagner induits : cest le cot de dfaillance. On
considrera quil y a dfaillance, non seulement en cas dindisponibilit
totale de llment maintenir, mais aussi pour tout cas de rduction en
quantit ou en qualit du service assur par celui-ci. Le cot de dfaillance
comprend notamment les lments suivants :
22
a) Salaires et charges sociales du personnel exploitant non utilis :
La perte peut tre entire si le personnel est totalement inactif, partielle si le
personnel est employ un travail secondaire, ou entrer dans la catgorie
des cots de maintenance sil excut lui mme tout ou une partie des
interventions de maintenance
b) Cot damortissement de llment dfaillant :
Si la dfaillance engendre une interruption de la production du produit ou
du service attendu, on peut considrer que le cot damortissement horaire
est perdu puisquil ne pourra tre intgr dans aucune rmunration de la
part de la clientle.
c) Pertes de production :
Trois cas peuvent se prsenter :
- la fabrication ou le service fournit ne subissent pas de consquences de la
dfaillance et aucune perte nest comptabiliser,
- la reprise du travail est impossible et la perte est totale sil sagit de la
production dun service, et partielle sil sagit dun produit (le produit
semi-uvr pouvant alors ventuellement resservir comme matire
premire et il y a perte uniquement sur la valeur ajoute).
- le produit peut ne pas tre rutilisable et la perte est totale (cot matire
premire et valeur ajoute).
Les pertes de production peuvent aussi tre dues la baisse de qualit ou
aux retards de livraison ncessitant des rabais ou portant prjudice
limage de marque de lentreprise, pouvant entraner la perte de clientle.
d) Charges fixes et frais gnraux:
Tout ralentissement de production entrane une augmentation du cot
unitaire des lments produits car les charges fixes et frais gnraux
existent quel que soit le niveau de production.
23
III.3. Le cot moyen de fonctionnement (ou
cot de possession)
Le cot moyen de fonctionnement permet de fixer la date de renouvellement
dun matriel par une tude conomique.
Il est donn par la totalit des dpenses effectues sur lquipement
(cot global) divise par le service rendu.
Les dpenses comprennent le prix dachat et les frais dinstallation, de
raccordementjusqu la mise en service, puis les dpenses de
fonctionnement (nergie, graissage, outillage, fluides employs et toutes les
dpenses autres que la maintenance), et enfin les dpenses de maintenance.
Le service rendu peut se chiffrer en heures de marche, kilomtres parcourus,
quantit de produits fabriqus, loyers perus
Le quotient obtenu pour tout quipement dcrot dans les premires annes,
passe par un minimum pour recrotre ensuite en raison de laugmentation
progressive des dpenses de maintenance et de la diminution de la valeur
rsiduelle de lquipement.
Le calcul prvisionnel du cot moyen de fonctionnement peut servir faire
un choix lorsque, la suite dun grve incident sur un matriel, il faut
dcider entre une rparation coteuse et un remplacement. Ceci suppose
destimer le montant des dpenses de maintenance et la valeur de revente,
mais donne un renseignement suffisamment prcis.
Dans la plupart des cas, la premire solution (rparation) est plus
conomique que la seconde (remplacement) dans le dbut de la priode qui
suit lincident. Ensuite, cest le remplacement qui devient le plus
conomique.
24
Calcul du Cmf :
PA1 : Prix dachat du premier quipement, PA2 celui du second
DF1 : Dpenses de fonctionnement du premier quipement, DF2 celles
du second
er me
DM1 : Dpenses de maintenance du 1 quipement, DM2 celles du 2
er me
RV1 : Valeur de revente du 1 quipement, RV2 celle du 2
N : quantit de service rendu (en heures, quantits produites, km)
Cot moyen de fonctionnement en usure normale :
PA1 + DF1 + DM1 RV1
Cmf =
N
Cot moyen de fonctionnement si un incident se produit :
PA1 + DF1 + DM1 RV1 + Cot rparation
Cmf =
N
Ce cot doit tre compar au Cmf si on remplace lquipement, cest
dire :
PA1 + DF1 + DM1 + PA 2 + DF2 + DM 2 RV 2
Cmf =
N
Tous ces calculs tant faits Francs constants ou actualiss.
25
Problme de l actualisation
Le cycle de vie d un lment maintenu peut s taler sur
des annes, voire des dizaines d annes. Se pose donc le
problme de l actualisation, visant tenir compte de
l volution des valeurs montaires au cours du temps.
Il existe 3 faons de comparer les cots prsents et futurs:
- En prix actuels et constants :
- Hypothse de base : les prix resteront gaux aux prix actuels ou
aux prix d une priode de rfrence
- Solution de facilit ne se justifiant que lorsque la priode d tude
est courte ou quand les rapports entre les prix ne sont pas
susceptibles de varier de faon significative.
En monnaie courante :
- Hypothse de base : les prix de certains lments varient dans le
temps selon des lois diffrentes (salaires, matires premires,
technologies particulires) mais l unit montaire utilise pour les
quantifier une valeur stable.
- Cette mthode est inutilisable seule car elle suppose une unit et
une stabilit montaires discutables tant donns les phnomnes
d inflation et d rosion montaire.
26
En monnaie constante :
- Hypothse de base : l volution des prix est constitue de 2
composantes :
- Une volution gnrale, par exemple l rosion montaire :
cette volution est soumise aux alas de la conjoncture et
l action des pouvoirs publics,
- Des volutions relatives des prix les uns par rapport aux
autres, principalement lies des volutions structurelles
spcifiques, telles que les progrs diffrencis de productivit,
les modifications de consommation etc...
Travailler en monnaie constante consiste tenir compte de
ces deux phnomnes.
27
Lactualisation est fonde sur les principes :
- Que 100 F disponibles aujourdhui vaudront dans n anne, si le taux
constant dinflation prvisionnel est de e %, une somme Sn gale :
e n
Sn = 100 (1 + )
100
- Quun quipement dune technologie en phase dvolution (par
exemple, linformatique), valant aujourdhui 100F, vaudra dans m
anne(s), si le taux dvolution du prix de la technologie en question
est de a %, une somme Sm gale :
100
Sm =
a m
(1 + )
100
28
La valeur actuelle dun lment du cot global peut donc tre calcul ainsi :
lment de cot annuel (1 + a) n
lment de cot global =
(1 + e) n
Le taux dactualisation sera ainsi le mme pour tous les lments du cot
global (dveloppement, industrialisation, production, utilisation,
maintenance, rebut), alors que les taux dvolution des prix varieront
selon les lments choisis.
Ainsi la valeur actuelle du cot global de dure de vie dun quipement sera
obtenu par des formules du type :
Cot de dveloppement (1 + a) x
n1
LCC =
x =1 (1 + e) x
n2
Cot d' industrialisation (1 + b) x
+
x =1 (1 + e) x
....................
n5
Cot de maintenance (1 + g) x
+
x =1 (1 + e) x
avec Cots de dveloppement, dindustrialisation, de maintenance de
chaque anne x ; n1, n2, n5 les dures des phases de dveloppement,
industrialisation, , maintenance ; a, b, , g les taux annuels dvolution
des prix du dveloppement, de lindustrialisation,de la maintenance et e le
taux annuel dactualisation.
29
La valeur actuelle du cot moyen de fonctionnement au bout de n annes, tenant
compte du problme dactualisation est donc gal aujourdhui :
1 n1 Cot de dveloppement (1 + a) x
Cmf n = (
N n x =1 (1 + e) x
n2
Cot d' industrialisation (1 + b) x
+
x =1 (1 + e) x
....................
n5
Cot de maintenance (1 + g) x
+
x =1 (1 + e) x
RVn
+ PA )
(1 + e) n
avec Nn, le volume total de service rendu au bout de n annes, RVn la valeur de
revente au bout de n annes ; Cots de dveloppement, dindustrialisation, de
maintenance de chaque anne x ; n1, n2, n5 les dures des phases de
dveloppement, industrialisation, , maintenance ; a, b, , g les taux annuels
dvolution des prix du dveloppement, de lindustrialisation,de la
maintenance et e le taux annuel dactualisation.
30
Exemple de dcisions bases sur le Cmf
Soit un quipement compos dun moteur lectrique dont on connat lvolution
des dpenses de maintenance et de la valeur de revente au cours du temps :
Nb anne 1 2 3 4 5 6 7 8
aprs achat
Dpenses de 30970 31136 31178 31660 32912 35330 36956 39866
maintenance
Valeur de 10500 9660 8887 8178 7522 6920 6366 5857
revente
Le premier moteur sera mis en service en fin 2000, son prix dachat est de
15000 F (on considrera le prix dachat identique cette valeur pour les annes
suivantes).
Toutes les dpenses sont ici des prvisions en prix actuels et constants
Sachant que lon est capables destimer le volume de service rendu (n, en
heures de fonctionnement) pour les annes 2001 2008, et que les
dpenses de fonctionnement (Df) sont proportionnelles cette quantit de
service raison de Df= 120 n, dterminer lanne laquelle le moteur
doit tre remplac.
Cmf1 : Cot moyen de fonctionnement de lanne y, si moteur pas
renouvel
PA + DF y + DM RV y
Cmf 1 y =
Ny
Cmf2 (x) : Cot moyen de fonctionnement de lanne y, si moteur
renouvel en fin danne x
2 * PA + DF + DM RV + DM RV
y x x ( y x) ( y x)
Cmf 2( x) =
y N
y
31
TABLEAU Cmf
32
Les couples idaux date darrt dexploitation/ date de renouvelement sont donc :
Arrt prvu fin 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Renouvelement - - - - - 2003 2003 2004
souhaitable fin ou
2004
En fin 2003 survient un accident entranant un cot de rparation de 11000 F.
Faut-il rparer ou remplacer le moteur ?
Fin de lanne 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Cmf Rparation - - - 208,24 207,82 207,42 208,01 209,61
Cmf - - - 208,85 207,51 205,54 204,58 204,50
renouvelement
Ici encore, la pertinence de la dcision dpend de la dure prvue dexploitation.
Ainsi, si larrt de lexploitation de lquipement est prvu en 2004, il est prfrable
de rparer. Si lexploitation est prvue au dela de 2004, il est prfrable de
renouveler le moteur.
Reprendre la premire question en prenant en compte un taux annuel dinflation
moyen de 12 %, un taux dvolution du prix de la maintenance de 8% et un taux
dvolution du prix de fonctionnement de 10 %
33
IV. Politiques de Maintenance
MAINTENANCE
Maintenance Maintenance Maintenance
POLITIQUES Corrective Prventive Amliorative
Intervention rapide Intervention Remise en cause
PRINCIPES aprs avant du systme en vue
dysfonctionnement dfaillance d'liminer dfinitivement
le dysfonctionnement
Maintenance Maintenance
Conditionnelle Systmatique
EVENEMENTS Dfaillance Etat de dgradation Echancier
DECLENCHEURS
(seuil d'usure) (units d'usage)
ACTIONS Dpannage Rparation Dtection/ Visite Inspection Contrle
Diagnostic
34
IV.1. Maintenance corrective
C est lensemble des activits ralises aprs dfaillance dun
bien ou dgradation de sa fonction, afin de lui permettre
daccomplir, au moins provisoirement, une fonction requise.
Ces activits comprennent la dtection/localisation de la
dfaillance et son diagnostic, la remise en tat avec ou sans
modification, et le contrle du bon fonctionnement.
La remise en tat peut prendre deux formes : le dpannage ou
la rparation.
IV.1.1. Dtection
Action de dceler au moyen dune surveillance accrue, continue ou
non, lapparition dune dfaillance ou lexistence dun lment
dfaillant.
IV.1.2. Localisation
Action conduisant rechercher prcisment le ou les lments par
lesquels la dfaillance se manifeste.
IV.1.3. Diagnostic
Identification de la cause probable de la (ou des) dfaillance(s)
laide dune analyse ou dun raisonnement logique fond sur un
ensemble dinformations provenant dune inspection, dun contrle
ou dun test.
Le diagnostic confirme, complte ou modifie les hypothses faites
sur lorigine et la cause des dfaillances et prcise les oprations de
maintenance correctives ncessaires.
35
IV.1.4. Dpannage
En dehors des dfaillances imprvisibles qui guettent tout quipement,
le dpannage est la mthode la plus approprie pour :
- les quipements secondaires au fonctionnement sporadique
(occasionnel),
- les quipements faible cot de dfaillance,
- les quipements pour lesquels une mthode de maintenance plus
labore est inadquate : difficults de dmontage pour visites ou
contrles, matriel en fin de carrire, matriel bon march
Du fait du caractre imprvu de la panne, lordonnancement des
travaux de dpannage est impossible. Cependant, on doit envisager une
amlioration des conditions dexcution, afin de faire du dpannage
une mthode rationnelle et efficace.
Se prparer au dpannage consiste donc :
Etre prt intervenir : pour cela, le personnel doit tre comptent,
entran et quip pour certains travaux, ventuellement spcialis
dans certains types de pannes et dquipements, disponible, form
pour toute nouvelle technologie introduite sur le site, il doit disposer
de moyens dalerte, doutillages et dlments de rechange adapts
la demande suppose.
Savoir o intervenir : lefficacit du dpannage passe par une trs
bonne connaissance des quipements, de leur fonctionnement, et des
circonstances qui peuvent amener la dfaillance. Cette
connaissance peut tre amliore par exemple en procdant des
analyses fonctionnelles des quipements, comme par exemple pour
une automobile :
36
Se dplacer de faon autonome
Propulser l'engin Crer un habitacle conditionn
Transmettre l'nergie Transformer l'essence en nergie
moteur aux roues mcanique de rotation du moteur
Capter l'nergie thermique
Alimenter le Permettre Evacuer les
et la transformer en nergie
moteur en essence l'allumage gaz brls
mcanique arbre
Savoir comment intervenir : une fois la cause de la panne
dcouverte, le problme doit tre rsolu le plus rapidement
possible, selon la procdure la plus logique possible. Toute perte
de temps due des hsitations concernant lordre de dmontage,
toute fausse manuvre conduisant endommager un composant
sain, peuvent tre vites si lon dispose de documents daide
lintervention guidant le personnel au cours des oprations.
Lefficacit du dpannage peut aussi tre accrue par le
traitement de sous-ensembles en changes standards : afin de
gagner du temps, plutt que de rparer sur place le sous-
ensemble dfectueux, on le remplacera par un autre en bon tat.
La rparation de llment dfaillant sera alors entreprise
ultrieurement dans de bonnes conditions, en atelier.
37
La dtection du symptme peut tre suffisante dans une dmarche
de maintenance palliative, mais le diagnostic est indispensable
toute action de maintenance corrective curative.
Action sur le symptme: Action sur la cause :
action palliative action curative
Dfaillance Symptme Diagnostic Cause
Objectifs du dpannage et problmes potentiels :
- Protger les utilisateurs et le matriel : le risque sera-t-il
suffisamment rduit ? pendant combien de temps ? quelles
prcautions doit-on prendre ?
- Permettre de continuer lexploitation : le service fournit ne
sera-t-il pas dgrad ?
- Permettre dattendre le moment opportun pour faire la
rparation dfinitive : peut on dcider quel moment cette
rparation dfinitive pourra tre faite ?
- Donner le temps de prparer et de planifier la rparation.
38
IV.1.5. Rparation
Elle peut prendre diffrentes formes :
- Rparation limite, intervenant aprs panne,
- Echange standard dun sous-ensemble,
- Remise en tat de lchange standard prcdemment dpos.
La rparation permet la remise en tat, de faon durable, dun
quipement usag ou immobilis la suite dun incident, ou dgrad,
nassurant plus dans des conditions acceptables la fonction qui est la
sienne. Elle doit donc satisfaire deux exigences :
- Scurit dexploitation,
- Fiabilit.
La rparation doit en outre restituer ses qualits initiales
lquipement. Cependant, le retour aux performances initiales peut
savrer trs onreux, et lon se limitera lorsque cest possible, un
niveau acceptable bien quinfrieur celui de lquipement neuf.
La rparation nest pas exclusivement une activit de maintenance
corrective, elle peut intervenir :
- A la suite dun dpannage provisoire,
- Aprs une visite en maintenance conditionnelle, ayant permis de
dceler un risque de dfaillance venir,
- Aprs un arrt programm en maintenance systmatique,
- Sur un quipement en panne ou prsentant des signes de
dfaillance.
39
Dans les trois premiers cas, elle est prvisible et planifiable, ce qui
autorise une prparation trs pousse permettant den rationaliser
le droulement. Dans le dernier cas, elle est imprvue et sa mise en
uvre revient celle du dpannage.
Quel que soit le contexte, la rparation, encore plus que le
dpannage, doit tre prpare et prcde dun diagnostic. Ce
diagnostic consiste identifier les dfauts dont souffre
lquipement partir des effets dtectables (bruits, vibrations,
temprature). Cette recherche est facilite si lon dispose des
documents daide au diagnostic, de dossiers techniques et
dhistoriques.
Cette premire tape a pour but la dtermination approximative de
limportance des travaux entreprendre (en termes de cots, de
temps, de moyens, de comptences), qui permettra elle mme de
dcider du choix faire entre rparer et remplacer.
40
IV.2. Maintenance prventive
C est lensemble des activits ralises selon des critres
prdtermins, dans lintention de rduire la probabilit de
dfaillance dun bien ou la dgradation dun service rendu.
Lorsque le critre est un nombre prdtermin dunits
dusage (heures de fonctionnement, kilomtres parcourus,
pices produites), on se place dans une dmarche de
maintenance systmatique, et sil est une valeur
prdtermine (un seuil) significative de ltat de dgradation
du bien ou du service, on est alors dans le cas de la
maintenance conditionnelle (appele galement
maintenance selon tat).
V2.1. Maintenance conditionnelle
La maintenance conditionnelle se traduit par une surveillance
des points sensibles de lquipement, exerce au cours de
visites prventives.
Ces visites soigneusement prpares, permettent d enregistrer
un degr dusure, un jeu mcanique, une temprature, une
pollution, ou tout autre paramtre qui puisse mettre en vidence
limminence dune dfaillance.
41
Objectifs de la maintenance conditionnelle :
- Eliminer ou limiter le risque de panne, lintervention ayant
lieu avant que la dgradation natteigne un caractre critique
(et donc, ralentir le vieillissement),
- Limiter les perturbations subies par lutilisateur, en ralisant
une meilleure prparation des interventions,
- Rduire les dpenses de maintenance en intervenant un
stade prcoce des dgradations, vitant ainsi les remises en
tat trs coteuses.
Quand une entreprise prend la dcision dappliquer la maintenance
conditionnelle un quipement, il est indispensable que les moyens
ncessaires soient mis en place pour avoir, en permanence,
connaissance de ltat et de lvolution de lquipement considr.
Cela est possible par la pratique de contrles rguliers raliss au
cours de visites prventives dont la prparation et la planification
feront lobjet de soins attentifs.
42
Dmarche gnrale de prparation des visites prventives :
1- Dterminer en fonction de leur criticit (lments de
scurit, dusage courant ou de confort), de leur robustesse,
et de leur cot, les lments devant passer en maintenance
conditionnelle,
2- Pour chacun des quipements retenus, faire linventaire des
composants surveiller,
3- En dduire la liste des points cls devant faire lobjet de
contrles,
4- Dfinir les dfauts possibles, prconiser les conditions de
visite, les paramtres contrler, les valeurs limites et fixer
la priodicit des visites,
5- Regrouper les oprations de mme priodicit en listes
distinctes, afin dtablir des gammes types, ou processus de
visite prventive. Ces gammes seront compltes par la liste
des outillages, des instruments de contrle, des petites
fournitures et consommables, et des temps ncessaires.
6- Planifier les visites prventives.
43
Lappellation Maintenance prdictive concerne plus
particulirement la surveillance dquipements grce des
techniques ne ncessitant ni arrt de production ni dmontage tels
que :
- le contrle des vibrations,
- la thermographie (mesure de lintensit des missions de rayons
infrarouges),
- la tribologie (tude dynamique des paliers lubrifis par analyse
du lubrifiant, des particules dusure ou ferrographie,
- le contrle des paramtres de processus (pressions, intensit
lectrique, vitesses),
- linspection visuelle,
- le contrle ultrasonique,
- le contrle des missions acoustiques,
- lanalyse des particules magntiques
Le suivi rgulier des paramtres dont il est question permet de se
rendre compte :
- De lvolution quils subissent, qui reflte ltat de sant de
lquipement,
- De la dure rsiduelle probable de bon fonctionnement, en
fonction du seuil darrt, valeur pralablement fixe et ne
devant pas tre dpasse.
44
Conditions dapplicabilit de la maintenance conditionnelle :
1- Lquipement doit prsenter un dgradation progressive et
dtectable,
2- Cette dgradation doit pouvoir tre saisie et mesure laide
dun paramtre,
3- Lappareillage de mesure doit tre fiable et les rsultats
interprtables par un personnel qualifi,
4- La valeur initiale et la valeur finale du paramtre doivent
pouvoir tre fixs,
5- La limite fixe doit bien correspondre un seuil significatif pour
la perte de fonction de lquipement,
6- La priodicit de mesure doit tre dfinie et suffisante pour
saisir toutes les volutions du paramtre.
45
V.2.2. Maintenance systmatique
La maintenance systmatique se traduit par lexcution sur un
quipement, dates planifies (ou volume prdfini dunits
dusage atteint), dinterventions dont limportance peut
schelonner depuis le simple remplacement de quelques pices
jusqu la rvision gnrale.
Les travaux ont un caractre systmatique, ce qui suppose une
parfaite connaissance du comportement de lquipement, de ses
modes et de sa vitesse de dgradation.
La maintenance systmatique se pratique quand on souhaite
procurer un quipement une scurit de fonctionnement quasi absolue
en remplaant suffisamment tt les pices ou organes victimes
dusure ou de dgradations.
Cette recherche de garantie de fonctionnement conduit remplacer des
pices dont lusure est incomplte. Cest donc un procd qui cote cher
et que seule la ncessit dune scurit de haut niveau peut justifier.
Etant donn son caractre particulier, la maintenance systmatique
doit tre applique avec discernement, elle conviendra plus
particulirement :
- aux quipements dont la panne risque de provoquer des
accidents grves,
- aux quipements prsentant un cot de dfaillance lev,
- aux quipements soumis la lgislation, cest dire faisant
lobjet de mesures de scurit rglementes.
46
Lorganisation de la maintenance systmatique recouvre deux
aspects :
1) La dtermination du contenu des interventions,
2) Le choix de la priodicit.
Ces lments sont frquemment fixs par le constructeur ou par le
lgislateur, mais ils peuvent aussi tre le fait de lutilisateur ou du
responsable de la maintenance de lquipement, qui ayant
pralablement test en dpannage et/ou maintenance
conditionnelle les ractions de lquipement, estime possder des
historiques suffisamment documents et prcis pour en extraire
des lois de dgradation fiables.
Une opration de maintenance systmatique consiste raliser des
travaux en fonction dun planning, ces travaux pouvant prendre la
forme :
- dinspections faisant lobjet de fiches dinspection et
permettant de parfaire la connaissance de la nature des
travaux effectuer,
- dinterventions conduites avec le support du guide dentretien
et des gammes types dentretien systmatique, et consistant
gnralement raliser le remplacement de pices dusure,
des changes standards et des rvisions partielles ou totales.
Les inspections et les interventions sont planifies, leur lancement
fait lobjet dun bon de travail. Les inspections doivent donner lieu
un compte rendu permettant au prparateur de vrifier la
conformit des lois dusure, de dcider dfinitivement du
programme dintervention et de rassembler tous les lments
ncessaires cette intervention.
47
Exemple de dcision base sur les cots de
maintenance
Les deux embrayages dune machine automatique doivent tre
remplacs priodiquement. Lembrayage A cote 400 F et peut
tre mis en place pour 500 F. Il est cens travailler de faon
satisfaisante durant 300 heures .
Lembrayage B cote 300 F seulement, peut tre install pour 350
F et travailler 400 heures.
Les deux peuvent tre remplacs ensemble lors dun arrt pour
450 F.
- En vous basant sur un cycle de production de 3600 heures,
comparez les cots de remplacements individuels et
simultan des embrayages.
- Cot des remplacements individuels :
A : 9 remplacements 900 F = 8100 F
B : 6 remplacements 650 F= 3900 F
A+B : 3 remplacements 1150 F = 3450 F
Soit un cot total de 15450 F
- Cot des remplacements simultans
A+B : 12 remplacements 1150 F = 13800 F:
Il est dont prfrable de remplacer systmatiquement B en mme temps que
A, le gain dans ce cas est gal 1545 1380 = 1650 F
48
Exemple de dcision base sur les cots de
dfaillance (ou d indisponibilit)
Sur un ensemble de pompes hydrauliques, un responsable
maintenance dsire savoir sil est prfrable de pratiquer une
maintenance corrective, une maintenance prventive systmatique
(et dans ce cas, connatre la priode dintervention optimale), ou
une maintenance prventive conditionnelle.
Les donnes gnrales du problme sont les suivantes :
Cot de remise en tat dune pompe : q=15000 F
Cot de dfaillance (ou de pnalisation) en cas dintervention
corrective : Pc=24000 F, valeur leve car lintervention naura pas
pu tre planifie, et perturbera donc fortement la production.
Cot de dfaillance en cas dintervention prventive (systmatique
ou conditionnelle): Pp=3000 F, valeur moins leve car
lintervention aura pu tre planifie, et perturbera donc faiblement
la production.
MTBF des pompes = 15000 heures
La courbe de survie des pompes hydrauliques, reprsentant le
pourcentage de chances de survie en fonction de la date de
renouvellement permet de connatre les valeurs suivantes :
V(5000) = 0,94 ; (5000) = 4850
V(6000) = 0,92; (6000) = 5790
V(7000) = 0,89; (7000) = 6200
V(9000) = 0,83; (9000) = 8150
V(10000) = 0,78; (10000) = 8800
V(11000) = 0,72; (11000) = 9150
49
Ces valeurs signifient que lon a 100% de chances que la pompe
soit en tat de fonctionner si elle est renouvele aprs 0 heure de
fonctionnement, et 78 % aprs 10 000 heures de fonctionnement.
Dautre part, la variable (t) reprsente la dure de vie moyenne
de lquipement si lon compte le renouveler toutes les t heures de
fonctionnement.
En cas de pnalisation non nulle, les cots de maintenance et de
dfaillance relatifs aux trois politiques de maintenance
envisageables, ramens lunit dusage (en francs par heure de
fonctionnement) sont calculs comme suit :
Politique corrective :
q + Pc
Ccorrectif =
MTBF
Politique prventive systmatique
q + Pc[1 V (t )] + Pp V (t )
Csystmatique =
Avec la dure de vie moyenne avant intervention
50
Politique prventive conditionnelle
On dcouvre que la dfaillance de la pompe est essentiellement
due lusure des bagues dtanchit destines protger le
moteur lectrique du fluide vhicul. Or, lorsque lusure
augmente, le dbit de fuite interne crot proportionnellement au
cube du jeu, et lintensit absorbe par le moteur augmente.
Ainsi, quand I>35 A, la hauteur manomtrique et le dbit chutent
dans les quelques jours qui suivent et ne sont plus conformes aux
xigences du procd. La valeur de 35 A est donc un indicateur
dintervention dans ce cas.
Si lopration de maintenance prventive conditionnelle est
effectue dans les 48 heures lorsque lampremtre atteint cette
valeur, il y a possibilit de planification et donc une pnalisation
faible (3000 F).
q + Pp
Cconditionnel =
MTBF
Calcul de Ccorrectif :
15000 + 24000
Ccorrectif = = 2.60 F/heure de fonctionnement
15000
Calcul de Csystmatique : 51
Priode de Cot de maintenance et de dfaillance / unit
renouvellement dusage
(en heures) (en F/heure de fonctionnement)
5000 15000 + 24000[0.06] + 3000 0.94
Csystmatique = = 3.97
4850
6000 15000 + 24000[0.08] + 3000 0.92
Csystmatique = = 3.39
5790
7000 15000 + 24000[0.11] + 3000 0.89
Csystmatique = = 3.27
6200
9000 15000 + 24000[0.17] + 3000 0.83
Csystmatique = = 2.64
8150
10000 15000 + 24000[0.22] + 3000 0.78
Csystmatique = = 2.57
8800
11000 15000 + 24000[0.28] + 3000 0.72
Csystmatique = = 2.61
9150
Il semble donc que le temps optimum de remplacement prventif systmatique
soit gal 10000 heures.
Calcul de Cconditionnel :
15000 + 3000
Ccondition nel = = 1,20 F/heure de fonctionnement
15000
Dans ce cas, la politique prventive conditionnelle est la moins
coteuse, puis vient la politique prventive systmatique toutes les
10000 heures, puis la politique corrective.
Il faut cependant nuancer ces rsultats par le fait que dans le cadre de
la politique prventive conditionnelle, on a considr comme
ngligeable le cot du capteur (ici, lampremtre), alors quil
savre parfois que la mise en uvre de moyens de dtection coteux
est ncessaire.
V. Les diffrents niveaux de 52
maintenance
La norme X 60-010 distingue 5 degrs de maintenance, classs de
manire croissante, selon la complexit des interventions
effectuer.
V.1. Maintenance 1er niveau
Les actions de maintenance premier niveau sont des actions
simples ncessaires l exploitation et ralises sur des
lments facilement accessibles, en toute scurit, l aide
d quipements de soutien intgrs au bien.
Ce sont par exemple les rglages et contrles ou inspections
ncessaires l exploitation, les oprations lmentaires de
maintenance prventive, le remplacement d articles
consommables ou d accessoires (fusibles, ampoules).
Ce type d oprations peut tre effectu par l exploitant du
bien avec les quipements de soutien intgrs au bien et
l aide des instructions d utilisation.
V.2. Maintenance 2me niveau
Le deuxime niveau de maintenance concerne les actions
qui ncessitent des procdures simples et/ou des
quipements de soutien (intgrs ou extrieurs) d utilisation
et de mise en uvre simples.
Ce sont par exemple les contrles de performances, certains
rglages, les rparations par change standard de sous-
ensembles dont le remplacement est ais.
53
Ce type de maintenance peut tre effectu par un personnel
habilit avec les procdures dtailles et les quipements de
soutien dfinis dans les instructions de maintenance.
Sont ainsi concernes par ce niveau les oprations de
remplacement de pices n entranant pas de dmontage global
de l quipement. C est donc un travail portant sur des
lments isols ou des oprations de vrification de rsultats
tels que le contrle des performances du matriel livr.
V.3. Maintenance 3me niveau
Le troisime niveau concerne les oprations qui ncessitent
des procdures complexes et/ou des quipements de soutien,
d utilisation ou de mise en uvre complexes.
Ce sont par exemple les rglages gnraux, les oprations de
maintenance systmatique dlicates, les rparations par
changes de composants.
Ces oprations ncessitent une approche globale du
fonctionnement de lquipement, cest dire la prise en
compte de plusieurs lments, de leurs interactions et de leur
cohrence.
V.4. Maintenance 4me niveau
Le 4 niveau concerne les oprations dont les procdures
impliquent la matrise d une technologie particulire et/ou la
mise en uvre d quipements de soutien spcialiss.
Ce sont par exemple les rparations spcialises, les
vrifications d appareils de mesure...
54
V.5. Maintenance 5me niveau
Activits de rnovation ou de reconstruction dont les
procdures impliquent un savoir-faire faisant appel des
techniques ou technologies particulires, des processus et/ou
des quipements de soutien industriels.
VI. Introduction la sret de 55
fonctionnement
La sret de fonctionnement d un systme correspond son
aptitude au maintien dans le temps de la qualit du service qu il
dlivre.
Il s agit d un concept global qui intgre principalement les
caractristiques de fiabilit, de maintenabilit, de disponibilit et
de scurit (FMDS).
VI.1. Fiabilit R(t) / Probabilit de dfaillance
F(t) / Taux de dfaillance (t)
Du point de vue statistique, la fiabilit est la probabilit que
lentit accomplisse une fonction requise dans des conditions
donnes, pendant une priode donne.
Considrons un quipement mis en service linstant t=0,
appelons dure de vie, la variable alatoire continue X gale au
temps (ou au nombre dunits dusage) coul jusqu la premire
dfaillance et notons respectivement f et F la fonction densit et la
fonction de rpartition de cette variable X. Nous savons par
dfinition que f, F et X sont lies par les relations suivantes :
56
dF
F ( 0) = 0 F (t ) = Pr ob(0 X t ) = f
dt
On note gnralement F(t) la probabilit de dfaillance pour une
priode t
De manire complmentaire, on appelle fonction fiabilit, la
fonction R dfinie par :
R ( 0) = 1 R (t ) = Pr ob ( X t ) = 1 - F(t) lim R (t ) = 0
On note R(t) la fiabilit pour une priode t.
Ainsi, pour un matriel donn, on a toujours la relation R(t) + F(t)
=1
Si N = Nombre de composants total (ou population initiale)
N(t)= Nombre de composants ayant t dfaillants jusqu
linstant t
Ns(t) = Nombre de composants survivants linstant t
N N (t ) Ns (t )
R (t ) = =
N N
N Ns (t ) N (t )
F (t ) = =
N N
57
Taux de dfaillance :
Soit une variable alatoire continue de fonction densit f, de
fonction de rpartition F et de fonction de fiabilit R, on appelle
fonction taux de dfaillance instantan associ la variable X (ou,
par abus de langage, taux de dfaillance) la fonction dfinie par
la relation
d
R(t )
f (t ) f (t )
(t ) = = = dt
1 F (t ) R(t ) R(t )
Dmonstration
1 d ( N Ns (t )) Ns (t ) N Ns (t )
(t ) = or R (t ) = = 1 F (t ) = 1
Ns dt N N
dR (t ) 1 d ( N Ns (t )) d ( N Ns (t )) dR(t )
donc = donc = N
dt N dt dt dt
N dR(t ) 1 dR(t )
et donc (t ) = =
Ns (t ) dt R(t ) dt
58
(t) t sinterprte comme la probabilit que le matriel considr
soit dfaillant dans lintervalle [t, t+t] sachant quil est encore en
vie la date t. La fonction taux de dfaillance instantan exprime
donc lvolution de la probabilit conditionnelle de dfaillance au
cours de la vie du matriel :
- si la fonction (t) est dcroissante sur un intervalle alors la
probabilit conditionnelle de panne diminue sur cet intervalle,
on parle alors de priode de jeunesse, ou de dverminage
dun matriel,
- si la fonction (t) est constante sur un intervalle alors la
probabilit dtre en panne linstant t+t est indpendante
de la probabilit de panne linstant t ; on parle alors de
priode adulte ou de vie utile du matriel,
- si la fonction (t) est croissante sur un intervalle de temps, il
y a une augmentation au cours du temps de la probabilit
conditionnelle de panne sur cet intervalle, et donc phnomne
de fatigue ou dusure, on parle alors de priode de vieillesse
du matriel.
59
Pour illustrer lvolution de (t) au cours du cycle de vie complet
dun matriel , on peut tracer la courbe dite en baignoire :
(t)
(t) (t) (t)
dcroissant constant croissant
temps
Priode de Priode adulte Priode d usure,
dverminage Ou de fatigue,
ou de De vie utile ou de viellesse
jeunesse
Lors de la priode adulte, du fait que (t) est constant, est la
seule priode pendant laquelle on peut crire la relation :
R(t ) = e t
Lorsque le taux de dfaillance instantan est considr comme
constant, une estimation ponctuelle m de est alors donne par le
nombre de dfaillances par unit de temps de fonctionnement, 1/m
reprsentant alors une estimation ponctuelle du MTBF.
60
Donc, si un composant fonctionnant pendant une priode t,
prsente n dfaillances, on a :
t 1
MTBF = = R (t ) dt = e dt =
t
n 0 0
ou encore
Nombre de dfaillanc es temps cumul de fonctionne ment
= et MTBF =
temps cumul de fonctionne ment nombre de dfaillanc es
Systmes composs
Notion de redondance :
La redondance est lexistence de plusieurs modes daccomplissement
dune mission donne, le systme tant conu de telle sorte que tous
les modes doivent tre dfaillants pour quil y ait dfaillance de
lensemble. On distingue :
- La redondance ACTIVE : elle est telle que tous les moyens
permettant daccomplir une fonction donne soient mis en
uvre simultanment,
- La redondance PASSIVE : (ou en attente, squentielle, de
rserve, commutation, en stand by), est telle que les diffrents
moyens daccomplir une fonction donne ne soient pas mis en
uvre avant que cela ne soit ncessaire.
61
Fiabilit dun systme srie :
C1 C2 C3
R1, R2,, Rn fiabilits des composants CA, C2, .., Cn
Rsystme = R1 R 2 ...... Rn
et si R1 = R2 = .... = Rn = R
alors Rsystme = R n
Fiabilit dun systme parallle :
C1
C2
C3
F1, F2, , Fn probabilits de dfaillance des composants C1,
C2, .., Cn
F1= 1- R1 Fn=1-Rn
62
Fsystme = 1 Rsystme = (1 R1) (1 R 2) ...... (1 Rn)
donc Fsystme = 1 (1 R1) (1 R 2) ...... (1 Rn)
et si R1 = R2 = .... = Rn = R alors Rsystme = 1 (1 R) n
VI.2. Maintenabilit M(t) et taux de
rparation (t)
La maintenabilit est caractrise par la probabilit quun
matriel, lorsquil ncessite une intervention de maintenance, soit
remis dans un tat de fonctionnement donn, dans des limites de
temps spcifies, lorsque le travail est effectu selon des
procdures prescrites et des conditions dfinies.
Si lon suppose que les dfaillances ont lieu comme des
vnements isols, de nature alatoire, MRT (ou MTTR)
constant, et sont prdites par la loi exponentielle des dfaillances.
Dans ce cas, la probabilit dachever la rparation suite une
dfaillance alatoire en un temps donn t est :
t 1
M (t ) = 1 e avec = = taux de rparation
MTTR
63
VI.3. Disponibilit D(t)
Composants lmentaires
Disponibilit instantane
Cest la probabilit pour quun lment rparable maintienne sa
fonction un moment donn ou un moment spcifi.
Disponibilit moyenne
Cest le rapport du cumul du temps quun lment a t en service
la dure totale que celui-ci aurait pu tre en service sil avait
fonctionn en continu.
MTBF
D= = si MDT MT TR
MTBF + MT TR +
Systmes composs
Avec I= Indisponibilit = 1-D
Systme srie
C1 C2
I systme = I1+I2- I1*I2
64
Systme Parallle
C1 I systme = I1 * I2
C2
Systme Srie-Parallle
C1 C2 I systme = I1 + I2*I3 I1*I2*I3
C3
Systme Indpendant
C1
C2
I1 + I 2 + I 3
Isystme=
3
C3
65
VI.4. Exemples
1) Taux de dfaillance dun matriel
a) Des magntophones ont totalis un temps de fonctionnement de
20000 heures, 8 dfaillances ont t constates. Quelles sont les
valeurs de la MTBF et du taux de dfaillances de ces
magntophones ?
20000
MTBF= 8 = 2500 heures
1
= = 0,0004 dfaillances par heure
MTBF
b) Un matriel prsente un taux de dfaillance de 0,1 pour 1000
heures. Quelle sera la probabilit de survie de ce matriel pour
t= 150 heures et pour t=900 heures ?
=0,0001 dfaillance par heure
R(t ) = e t donc R(150) = 0,985 et R(900) = 0,913
2) Fiabilit dun systme compos
On considre une installation constitue de 4 composants de
fiabilits identiques et gales 0,70. Parmi les trois schmas de
montage suivants, lequel assure la fiabilit la plus grande
linstallation ?
66
1 2
3 4
Cas A
1 2
3 4
Cas B
1
3 4
2
Cas C
67
Cas A :
R(1-2)=R1R2
R(3-4)=R3R4
Donc RA=1-[(1-R1R2)(1-R3R4)]=1-1+R3R4+R1R2-
R1R2R3R4=2R2-R4=0,74
Cas B :
R(1-3)= 1-[(1-R1)(1-R3)]=R1+R3-R1R3
R(2-4)=1-[(1-R2)(1-R4)]=R2+R4-R2R4
RB=R(1-3)*R(2-4)= 4 R2- 4 R3+ R4= 0,8281
Cas C :
R(1-2)= R1 +R2 R1R2
RC= (R1+R2-R1R2) R3R4 = R3+ R3- R4= 0,4459
68
3) Maintenabilit
Pour un systme lectronique, un client souhaite que la rparation
ne dure pas plus de 0,6 heure, or le temps dpens en moyenne pour
la rparation de ce type dappareil est de 0,7 h. Quel pourcentage de
chance le client a t-il dtre satisfait ?
0 , 6
M (0,6) = 1 e 0,7
= 0,5756
Le client na donc que 57,56 % de chances dtre satisfait.
VII. Mthodes statistiques de 69
recherche de la fiabilit
VII.1. Objectif
L objectif des mthodes statistiques de recherche de la
fiabilit est de dfinir, partir d un chantillon de certains
quipements d une mme catgorie, une estimation du
comportement de l ensemble des quipements de cette
catgorie.
Cette estimation porte sur des paramtres qui permettront de
construire une politique de maintenance : MTBF, MTTR,
Disponibilit...
VII.2. Principe gnral
Population de caractres
Echantillon de caractres
recherchs
prlevs
Caractres
estims
ESTIMATION
EMPIRIQUE
STATISTIQUE DESCRIPTIVE STATISTIQUE PROBABILISTE
- Histogramme - Fonction de distribution f(t)
- Moyenne - Esprance mathmatique E(t)
- Diagramme cumulatif - Fonction de rpartition F(t)
AJUSTEMENT
- test paramtrique
- ajustement graphique
70
VII.2.1. Description de l chantillon
A) Variable alatoire :
La variable alatoire prise en compte en fiabilit est
gnralement le temps de fonctionnement, qu il faut
prendre au sens plus large d unit d usage.
On enregistre les dates de N dfaillance d un systme, puis
on classe les TBF (Temps de Bon Fonctionnement entre
deux dfaillances) par ordre croissant.
B) Regroupement des classes :
Si N>50, il faut raliser des regroupements en classes de
valeur t .
Pour dterminer le nombre K de classes crer, plusieurs
rgles empiriques existent :
N
K et K 5 (Gnedenko)
10
K N (Chapouille et De Pazzis)
C) Tableau des frquences :
frquence relative : fi = ni/N
avec ni : effectif de la classe considre (ti-1, ti) = t
71
Frquence cumule :
F=
ni
, avec i le rang de la i me
dfaillance
i
N
- S il n existe pas de classes, i= ni = somme des
frquences la valeur ti.
- S il existe des classes, i= ni = somme des frquences la
limite suprieure ti de la classe t (et non le centre de
classe).
k
1
Moyenne : t =
N
ni.ti
1
1 k
Ecart type : =
N 1
ni (ti t ) 2
72
D) Histogramme et polygone des frquences cumules :
n f F
1
70 0.35 0.9
0.7
50 0.25
40 0.2
0.35
20 0.1
0.1
t t
t0 t1 t2 t3 t4 t5 t0 t1 t2 t3 t4 t5
Pour N=200 Pour N=200
DISTRIBUTION REPARTITION
E) Tableaux de valeurs pour tude de fiabilit :
Cas des grands chantillons N>50
Intervalles de Effectifs Frquence relative Frquence
classes cumule
ti-1, ti ni ni ni
fi = Fi = = F (t )
N N
73
Cas des petits chantillons N<50
TBF croissants Effectifs Ordre (rang) Frquence
cumule
ti ni i
ni = i ime Fi =
N
Dans ce dernier cas, une approximation de la fonction
de rpartition F(t) sera ncessaire :
- Si 20<N<50, on utilisera l approximation par les rangs
moyens suivant la formule:
i
F (i ) =
N +1
- Si N<20, on utilisera l approximation par les rangs
mdians, suivant la formule:
i 0,3
F (i ) =
N + 0,4
Dans ce cas, la fiabilit sera estime par:
N i + 0,7
R (i ) =
N + 0,4
74
VII.2.2. Lois de probabilit et ajustement
L estimation des paramtres caractristiques du matriel
(MTBF, MTTR) et des lois rgissant son comportement
(R(t), M(t)) passe par l usage de lois de probabilit bien
connues, possdant elles mme des paramtres bien connus:
- loi exponentielle, dont le paramtre reprsente le taux de
dfaillance de l quipement,
- loi normale, dont les paramtres sont m (moyenne) et
(cart-type),
- loi de Weibull, dont les paramtres sont (paramtre de
forme), (paramtre d chelle) et (paramtre de position)
Le problme est de savoir si les valeurs releves
exprimentalement suivent bien l une de ces lois. Pour cela,
deux types de tests sont possibles:
- les tests numriques : test du 2
, de Lilliefors (loi
normale), de Barlett (loi exponentielle), de Mann (loi de
Weibull)
- les tests graphiques :en plaant les points correspondant
aux valeurs exprimentales sur les papiers fonctionnels
correspondant chacune des lois, l observation de
l alignement des points signifie une correlation avec la loi
concerne.
75
R(t)
chelle logarithmique
Si points aligns:
X
la loi est exponentielle
X
X X
X
XX
t
chelle dcimale
F(t)
chelle gaussienne X
X
X X
Si points aligns: droite de Henry
la loi est normale
X
XX
t
chelle dcimale
F(t)
X
X
X X
Si points aligns sur papier de Weibull
X
XX
(ou papier d Allan Plait)
la loi de Weibull est applicable
t
76
VII.3. Exemples
Loi Normale
La socit qui vous emploie possde 22 engins de chantier. Vous
avez constat un cot important pour la maintenance de ce
matriel, notamment d une faiblesse des deux clapets
hydrauliques qui quipent chaque engin. Le relev des temps de
bon fonctionnement des 44 clapets est le suivant:
t1=1040 t12=1440 t23=1610 t34=1780
t2=1120 t13=1460 t24=1630 t35=1840
t3=1160 t14=1470 t25=1640 t36=1860
t4=1210 t15=1490 t26=1660 t37=1880
t5=1230 t16=1510 t27=1670 t38=1890
t6=1290 t17=1520 t28=1680 t39=1920
t7=1320 t18=1540 t29=1690 t40=1950
t8=1330 t19=1550 t30=1720 t41=1980
t9=1350 t20=1560 t31=1740 t42=2040
t10=1370 t21=1570 t32=1750 t43=2080
t11=1420 t22=1590 t33=1760 t44=2140
tn reprsente le temps de bon fonctionnement du clapet n
77
1) Dresser un tableau regroupant, pour chacune des valeurs ti,
les valeurs des:
rang i
carr des carts la moyenne (t ti )2
Frquences cumules Fi
> En dduire la valeur de l cart-type
> Vrifier que les valeurs mesures suivent bien une distribution
normale
> Quel est le risque de panne si on dcide de changer les clapets
toutes les 1340 heures ?
ti i Fi (t ti)2
1040 1 0,0222 314721
78
1120 2 0,0444 231361
1160 3 0,0667 194481
1210 4 0,0889 152881
1230 5 0,1111 137641
1290 6 0,1333 96721
moyenne : t = 1601 heures
1320 7 0,1556 78961
1330 8 0,1778 73441 Ecart type :
1350 9 0,2 63001
1370 10 0,2222 53361
1420 11 0,2444 32761
1440 12 0,2667 25921 1 k
1460
1470
13
14
0,2889
0,3111
19881
17161
=
N 1
ni (ti t ) 2 = 262.5 heures
1490 15 0,3333 12321
1510 16 0,3556 8281
1520 17 0,3778 6561
1540 18 0,4 3721 Risque de panne si changement toutes les
1550 19 0,4222 2601 1340 heures :
1560 20 0,4444 1681
1570 21 0,4667 961
1590 22 0,4889 121 - graphiquement : F(1340)0,18
1610 23 0,5111 81
1630 24 0,5333 841
1640 25 0,5556 1521 - Numriquement :
1660 26 0,5778 3481
1670 27 0,6 4761
1680 28 0,6222 6241 il est ncessaire de calculer u, la variable
1690 29 0,6444 7921 centre rduite, telle que
1720 30 0,6667 14161
1740 31 0,6889 19321
ti t 1340 1601
1750 32 0,7111 22201
ui = = = 0.994
1760
1780
33
34
0,7333
0,7556
25281
32041
262.5
1840 35 0,7778 57121
1860 36 0,8 67081 et de lire dans la table de Laplace Gauss
1880 37 0,8222 77841
1890 38 0,8444 83521
la probabilit d avoir une valeur
1920 39 0,8667 101761 infrieure ui, soit:
1950 40 0,8889 121801
1980 41 0,9111 143641
2040 42 0,9333 192721 1-0.84= 0,16
2080 43 0,9556 229441
2140 44 0,9778 290521
79
Loi exponentielle (ou loi de poisson)
La ralisation d vnements alatoires dans le temps se nomme
processus de Poisson et caractrise une suite de dfaillances
indpendantes entre elles, et indpendantes du temps.
Cette hypothse d indpendance est vrifie sur la courbe en
baignoire d un quipement, pendant la priode dite adulte
ou de vie utile o le taux de dfaillance est constant.
(t)
(t) (t) (t)
dcroissant constant croissant
temps
Priode de Priode adulte Priode d usure,
dverminage Ou de fatigue,
ou de De vie utile ou de viellesse
jeunesse
Pendant cette priode, la probabilit de constater k pannes
l instant t s exprime par la loi de Poisson:
(t ) k t
P(k ) = e
k!
80
La fiabilit (probabilit pour qu il n y ait pas de panne
l instant t) devient :
(t ) 0 t
P (0) = e = e t = R (t )
0!
Densit de probabilit des dfaillances : f(t)
dF (t ) d (1 R (t ))
f (t ) = = = e t
dt dt
Fonction de rpartition : F(t)
t
F (t ) = 1 e t = f (t ).dt = probabilit de dfaillance entre 0 et t
0
Esprance mathmatique : E(t)
1
E (t ) = = MTBF
Remarque: pour t = MTBF, R (t ) = e / = e 1 = 0,368
c est dire une chance de survie < 50 %
81
Modle de Weibull
Ide gnrale:
L ide consiste rechercher une distribution de la variable
dure de vie X qui traduise les formes des 3 parties de la courbe
en baignoire.
W. Weibull a propos en 1958 de reprsenter la fonction taux
de dfaillance par une fonction en t puissance qui serait:
- dcroissante pour compris entre 0 et 1,
- constante pour gal 1,
- croissante pour suprieur 1.
Dfinition :
On dit que la variable alatoire dure de vie X obit une
distribution de Weibull de paramtre de forme , de paramtre
de position , et de paramtre d chelle si:
- elle est dfinie pour t suprieur ou gal ,
- sa fonction taux de dfaillance instantane vrifie :
1
t
(t ) =
(t) 82
1/ =1
>1
<1
t
t
( )
R(t ) = 1 F (t ) = e
Avec :
- = paramtre de forme : rel positif sans dimension, qui
traduit l allure de dgradation du matriel,
- = paramtre de position : valeur en units d usage
* Nulle si les dfaillances peuvent dbuter l age 0 (ou au nombre
0 d units d usage),
* Valeur positive si les dfaillances ne peuvent se produire avant
l age , c est dire qu il y a ncessairement survie entre l age 0
et l age ,
* valeur ngative si les dfaillances ont dbut avant l origine des
temps choisie pour effectuer les mesures
- = paramtre d chelle: rel positif en units d usage dont la
valeur dpend de l unit choisie.
83
Mise en uvre :
1) Classer les dures de vie des quipements par ordre croissant
(variable t) .
2) Estimation de :
- Placer sur du papier d Allan Plait (ou de Weibull), les points
d abscisse t et d ordonne F(t),
- La courbe obtenue doit admettre une asymptote verticale:
l intersection de cette asymptote avec l axe des abscisses donne
une estimation de la valeur de .
3) Changement de variable et vrification de la loi:
- effectuer le changement de variable t = t -
- tracer sur le papier de Weibull, les points d abscisse t et
d ordonne F(t )=F(t)
- Si ces points sont aligns, on est bien en prsence d une
distribution de Weibull.
4) Calcul de : reprsente la pente de la droite. Pour l obtenir,
faire passer une droite parallle la droite relle par le point =1
sur l axe F=63,2%, la valeur de se lit alors sur l axe des .
5) Calcul de : sa valeur se lit l intersection de la droite trace
et de l axe F=63,2%.
6) Calcul de MTBF : (ou MTTF si systmes non rparables)
1
On a la relation MTBF = E(t) = + 1 + = + A
La valeur de A tant lue dans une table, en fonction de la valeur
de .
Exemple : 84
Les nombres de jours de bon fonctionnement avant panne de 10
quipements sont : 80, 110, 68, 86, 100, 61, 120, 94, 135, 74.
Le trac des points de coordonnes t, F(t) permet d estimer la
valeur de 52. On trace donc sur le papier d Allan Plait les
points de coordonnes t (=t-52), F(t ), soit :
t 61 68 74 80 86 94 100 110 120 135
t 9 16 21 28 34 42 48 58 68 83
F(t) 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
On constate que les points sont bien aligns. La droite
d ajustement obtenue coupe l axe F=63,2 % pour une valeur de
=42.
La parallle cette droite passant par =1 sur l axe F=63,2%
coupe l chelle des en =1,45.
1
La MTBF est donne par E(t)= + 1 + = + A
avec A (lu dans la table) = 0.9067 pour = 1.45
soit MTBF = 52 + 42*0.9067 = 90.08 jours
La fiabilit de ces quipements pour une dure de
fonctionnement de 100 jours (par exemple) est de :
100 52 1.45
( )
R(50) = e 42 = 0.297
85
VIII. Outils informatiques pour la
maintenance
VIII.1. GMAO pour btiments et infrastructures
industrielles (exemple du produit Sam de Site
Alpha)
8.1.1 Spcificits
Structure de donnes qui noublie pas quun
btiment est avant tout compos de zones et de
locaux
- Organisation des oprations de maintenance
prventive et corrective calque sur le mode
dorganisation habituellement rencontr dans la
gestion immobilire
- Gestion des stocks dont la simplicit de concept et
dutilisation est dlibre, mais nexclut pas
l efficacit,
- Intgration de fonctionnalits originales telles que
les liens avec la documentation graphique, avec les
appels bips, la possibilit de crer ses propres ratios
de consommations,
- Prix dinvestissement et dexploitation trs modr
qui permet denvisager son acquisition mme pour
des btiments de taille modeste
86
8.1.2 Fonctions
Description des quipements : pour dcrire les
lments techniques, il y a trois possibilits : les
quipements (ex : centrale de traitement dair,
ascenseur), les composants (ex : revtements murs-
sols-plafonds, lustrerie, parc dextincteurs), et les
articles (fournitures et pices dtaches faisant partie
de la dcomposition dun quipement). En
complment, il est possible de lier les quipements en
rseau (ex : lien de distribution du TGBT jusquau
moindre quipement rpertori).
- Description gographique : le logiciel permet de
dfinir les espaces selon 3 niveaux de dcomposition
gographique : btiment, zone, local. Il est galement
possible de regrouper les btiments par site, ce qui
permet la prise en compte dun quatrime niveau
darborescence.
Les descriptions gographiques et techniques sont
lies par les notions de localisation (dun
quipement ou composant au sein dun btiment,
dune zone ou dun local) et de desserte (dun
local par un quipement).
87
- Organisation du prventif : la maintenance prventive est
dfinie par famille et sapplique directement et
automatiquement tous les quipements de cette famille.
Une fois le programme dtermin, il suffit de rentrer la
date de premire intervention et le logiciel gre
automatiquement toute la planification. Plusieurs types de
maintenance prventive sont grs par le logiciel :
La maintenance prventive calendaire : elle est base sur la
dfinition dune frquence dintervention en jours,
semaines, mois, ou annes.
La maintenance prventive par compteur : elle permet
dintervenir suivant des dures relles de fonctionnement ou
de consommation.
La maintenance prventive conditionnelle : cf dfinition
Norme
Organisation du correctif : Dans le domaine de la
maintenance du btiment, la majorit des prestations
correctives est constitue de petites oprations
difficilement intgrables dans une structure classique de
GMAO :ex : interventions sur petits terminaux techniques
qui ne sont pas forcment intgrs dans la base de
donnes (prises tlphone arraches, fuite terminaux de
plomberie). Pour ce genre dintervention quil est
nanmoins important denregistrer, il est possible de ne
dfinir une intervention que par un libell et de laffecter
une quipe ou un individu, sans affectation technique ni
gographique.
88
- Gestion et planification des interventions : planification et
affectation des oprations, comptes rendus et supervision
(fonction contrleur de maintenance traditionnelle en
gestion des btiments).
- Gestion des stocks : elle intgre les notions de stock
optimum, de point de commande, dinterchangeables et la
possibilit daffecter un visuel , cest dire une
reprsentation graphique chaque article. Cette fonction
intgre : la notion dinterchangeable, les catalogues
fournisseurs, lassistance au rapprovisionnement, le lien
avec la gestion des commandes, la prparation automatique
de bons de rception magasin partir des commandes du
module achat.
- Gestion budgtaire : dfinition des budgets par ligne
budgtaire, suivi de leurs engagements, et facturation, suivi
des commandes, suivi des factures.
- Fonction patrimoine : elle permet de prvoir les travaux de
renouvellement moyen et long terme par des modles de
vieillissement, des programmes particuliers ou des
programmes thoriques valids.
- Gestion des cls et des badges : gestion des trousseaux
(prts), possibilit de couplage avec le logiciel GESCLEF
qui gre les organigrammes de cls et la distribution des
cls et des badges..
Appels bips : la transmission des appels est ralise
directement depuis les crans du logiciel.