Réhabilitation Thermique à Ghardaïa
Réhabilitation Thermique à Ghardaïa
Mmoire
En vue de lobtention du diplme de magister en
Gnie mcanique
Option thermo-fluides (Energtique)
Prsent par :
Farida SAM
Sur le thme :
Soutenu le : 04/03/2012
AVANT PROPOS......iv
NOMENCLATURE...ix
RESUME..xiii
CHAPITRE INTRODUCTIF........1
Introduction.........10
Conclusion............22
Introduction25
i
[Link]. Commentaire sur les rsultats de tempratures mesurs avant rhabilitation..27
[Link]. Rsultats de tempratures mesurs avant rhabilitation.......28
Conclusion....49
Introduction.51
ii
[Link]. Allure de dimensionnement de linstallation...55
[Link]. Prsentation gnrale de linstallation aprs dimensionnement .....56
3.1.4. Bilan de linstallation.....56
[Link]. Bilan thermique de la plaque absorbante.....56
[Link]. Bilan thermique de la cuve de stockage.......60
[Link]. Etude de lchangeur de chaleur..........63
[Link]. Bilan thermique du radiateur...64
[Link]. Commentaires sur les rsultats trouvs........................65
[Link]. Rsultats de linstallation solaire.........................66
3.2. METHODE NODALE......69
3.2.1. Description de la mthode retenue...69
3.2.2. Mise en quation..69
[Link]. Bilan dnergie du local...69
[Link]. Dveloppement de lquation gnrale dans une paroi...69
3.2.3. Analyse des diffrents modes de transfert.......70
[Link]. Echange radiatif....70
[Link]. Echange convectif.....72
[Link]. Echange conductif.....75
3.2.4. Application la mthode nodale.....75
[Link]. Discrtisation....75
[Link]. Systme dquation dans le local..76
3.2.5. Rsolution numrique......79
[Link]. Commentaire sur les rsultats calculs.80
[Link]. Rsultats de tempratures calculs ......81
Conclusion....82
CONCLUSION GENERALE..84
BIBLIOGRAPHIE....88
ANNEXE :..94
ANNEXE 1: FORMULE DIRRADIATION GLOBALE SUR LE PLAN INCLINE......95
ANNEXE 2 : COEFFICIENT DE PERTE GLOBALE UL DU CAPTEUR...96
iii
Avant-propos
Monsieur Maouf BELHAMEL directeur gnral du CDER, de mavoir encourag depuis mes
dbuts en tant quemploye au niveau du centre, et effectuer des travaux traitant de la
bioclimatique, afin dapprofondir mes connaissances en thermique de lhabitat.
Madame Samira Kerdjou CHADER, directrice de lURAER, qui ma bien encourage afin de
bien finaliser mon mmoire et ce juste aprs son installation au sein de lunit.
1
URAER : Unit de Recherche Applique en Energie Renouvelable sise Ghardaa
2
CDER : Centre de Dveloppement des Energies Renouvelables sise Alger/Bouzareah
v
Monsieur Arezki DJEBBAR, chef de dpartement de Gnie-mcanique, de mavoir aid
surmonter quelques difficults administratives. Ainsi, toute lquipe charge de poste
graduation.
Tous les consultants et internautes rencontrs lors des recherches effectues et qui ont accept
de rpondre mes questions avec gentillesse.
Ma famille, en particulier ma mre, pour leurs encouragements et leur patience. Enfin, mes
collgues de travail de lURAER et du CDER, pour leurs soutiens, ainsi que mes amis (es),
qui mont toujours soutenue et encourage au cours de la ralisation de ce mmoire.
Ceux que jai oubli de citer sachent combien je leur serais toujours reconnaissante.
3
OPVM : Office de Protection de la Valle du MZab de Ghardaa
4
CNERIB : Centre National dEtudes et de Recherche Intgres du Btiments sise Alger
vi
Liste des figures, photos et tableaux
Numrotation Figures
Figure 2.1 Evolution de la temprature extrieure avec lhumidit relative avant rhabilitation pour la
saison dt
Figure 2.2 Evolution de la temprature intrieure avec la temprature extrieure avant rhabilitation
pour la saison dt
Figure 2.3 Evolution de la temprature intrieure du local avant rhabilitation du 23-25/07/2003
Figure 2.4 Evolution de la temprature extrieure avec lhumidit relative pour la saison dhiver
Figure 2.5 Evolution de la temprature intrieure avec la temprature extrieure avant rhabilitation
pour la saison dhiver
Figure 2.6 Evolution de la temprature intrieure du local avant rhabilitation du 26-29/12/ 2003
Figure 2.7 Rsultats de lapplication au diagramme psychromtrique
Figure 2.8 Profil de temprature intrieure avec la temprature extrieure aprs isolation du
22/07/2004
Figure 2.9 Profil de temprature intrieure avec la temprature extrieure aprs isolation du
03/07/2008
Figure 2.10 Profil de temprature intrieure avec la temprature extrieure du studio isol et celui
accol non isol du 23/07/2004
Figure 2.11 Comparaison de la temprature de surface de toiture entre studio isol et celui accol non
isol du 23/07/2005
Figure 2.12 Evolution de la temprature intrieure du local isol et celui accol avec la temprature
extrieure du 28/06/2004
Figure 2.13 Evolution de la temprature des diffrentes parois d studio (murs, toiture et fentre) avec la
temprature extrieure du 26/06/2004.
Figure 2.14 Evolution de temprature lintrieure du mur ouest du local isol des trois couches en :
carreau de pltre, polystyrne et la pierre du 26/057/2004
Figure 2.15 Evolution de la temprature lintrieure de la structure du mur ouest au local non isol du
26/05/2005
Figure 2.16 Dcalage horaire enregistr entre la surface extrieure et la surface intrieure au mur
ouest du studio accol non isol du 23/07/2005
Figure 2.17 Dcalage horaire enregistr entre la surface extrieure et la surface intrieure au mur
ouest du studio isol du 23/07/2005
Figure 2.18 Dcalage horaire enregistr entre lambiance extrieure et intrieure du local isol du
27/06/2005
Figure 2.19 Comparaison du profil de temprature ambiante intrieure aprs isolation avec le profil de
temprature intrieure du local accol non isol de la journe 11/01/2005
Figure 2.20 Comparaison du profil de temprature intrieure au mur ouest aprs isolation avec le profil
de temprature du mur ouest du local accol non isol du 06/01/2006
Figure 2.21 Comparaison de la temprature de surface intrieure la toiture avant et aprs isolation du
local accol du 07/01/2006
Figure 2.22 Dcalage horaire et profil de temprature intrieure aprs isolation avec la temprature
extrieure du 12/02/2006
Figure 2.23 Evolution de temprature extrieure hivernale de lanne 2006
Figure 2.24 Evolution de temprature ambiante intrieure Tai avant et aprs isolation pour une source de
chaleur de 500Watt.
Figure 2.25 Evolution de temprature ambiante intrieure Tai aprs isolation pour une source de
chaleur de 2000Watt.
Figure 2.26 Evolution de temprature Tai aprs isolation sans et avec tanchit pour une source de
chaleur de 1500Watt
Figure 2.27 Evolution de temprature extrieure hivernale de lanne 2006
vii
Figure 2.28 Profil de temprature ambiante intrieure du local avant et aprs isolation pour une source
de chaleur de 1500Watt
Figure 2.29 Profil de temprature ambiante intrieure du local avant et aprs isolation pour une source
de chaleur de 2000Watt sans tanchit
Figure 2.30 Evolution de temprature extrieure hivernale de lanne 2005
Figure 2.31 Profil de temprature ambiante intrieure du local avant et aprs isolation sur un pas de 5
minutes pour une source de chaleur de 500Watt
Figure 2.32 Profil de temprature ambiante intrieure du local avant et aprs isolation sur un pas de 5
minutes pour une source de chaleur de 2000Watt
Figure 2.33 Profil de temprature de la porte intrieure avec la temprature extrieure pour une source
de 2000W
Figure 2.34 Profil de temprature de surface intrieure de la porte extrieure avec la temprature
extrieure pour une source de 2000W
Figure 2.35 Profil de temprature de surface intrieure de la fentre ouest avec la temprature
extrieure pour une source de 2000W
Figure 2.36 Profil de temprature de surface intrieure de la fentre Est avec la temprature extrieure
pour une source de 2000W
Figure 2.37 Profil de temprature de surface intrieure du mur ouest avec la temprature extrieure
pour une source de 2000W
Figure 2.38 Profil de temprature de surface intrieure du mur nord avec la temprature extrieure
pour une source de 2000W
Figure 2.39 Profil de temprature de surface intrieure du mur intrieure avec la temprature
extrieure pour une source de 2000W
Figure 2.40 Profil de temprature de surface intrieure du mur sud avec la temprature extrieure pour
une source de 2000W
Figure 2.41 Profil de temprature de surface intrieure de la toiture avec la temprature extrieure
pour une source de 2000W
Figure 2.42 Profil de temprature du plancher bas avec la temprature extrieure avec la temprature
extrieure pour une source de 2000W
Figure 2.43 Profil de temprature de temprature de lambiance intrieure avec la temprature
extrieure pour une source de 2000W
Figure 2.44 Profil de temprature du local non chauff avec la temprature extrieure pour une source
de 2000W
Figure 3.1 Appareil de type Syntracker mesurant lirradiation diffus, direct et global
Figure 3.2 Schma de linstallation solaire thermique
Figure 3.3 Schma prsentant la caractrisation de linstallation solaire thermique
Figure 3.4 Flux dnergie dans un capteur plan
Figure 3.5 Schma de la cuve de stockage
Figure 3.6 Schma analogique de la cuve de stockage
Figure 3. 7 Irradiation solaire calcul sur quatre mois (Dcembre-Janvier-Fvrier et mi Mars) de lan
2005
Figure 3.8 Temprature de stockage et de la plaque calcules sur quatre mois avec la temprature
extrieure (le dbit est pris gale 0.001kg/s lentr)
Figure 3.9 Temprature de stockage avec la temprature extrieure pour un mois de Fvrier (le dbit
est pris gale 0.001kg/s lentr)
Figure 3.10 Evolution de la temprature de linstallation (plaque et rservoir de stockage deau), de
lnergie utile et le cumul en nergie solaire et nergie stocke
Figure 3.11 Evolution de la temprature de la plaque avec la valeur mesure pour trois journes du
mois de Fvrier
Figure 3.12 Evolution de la temprature de la plaque avec la valeur mesure pour trois journes du
mois de Fvrier
viii
Figure 3.13 Profil de temprature calcul de lentr et de sortie de lair et de leau du radiateur avec
linstallation solaire
Figure 3.14 Prsentation de discrtisation selon la mthode Nodale (exemple sur le mur ouest et toiture)
Figure 3.15 Profil de temprature de confort calcul sur 12 jours avec une source de chaleur de
500Watt
Figure 3.16 Profil de temprature de toutes les faades du local calcul sur 12 jours avec une source de
chaleur mesur 500Watt
Figure 3.17 Profil de temprature des ouvrants et du local non chauff sur 12 jours avec une source de
chaleur mesur 500Watt
Numrotation Photos
Photo 2.1 Prsentation du local dtude avant rhabilitation
Photo2.2 Systme dacquisition de donnes install lintrieur du local
Photo 2.3 Isolation extrieure de la toiture
Photo 2.4 Isolation extrieure du mur ouest
Photo 2.5 Systme de pergolas
Photo 2.6 Ombrage et vgtation
Photo 2.7 Emplacement des thermocouples lintrieur du local dtudes
Photo 2.8 Emplacement des thermocouples lextrieure du local dtudes
Numrotation Tableaux
Tableau 1.1 Couleur de revtement
Tableau 2.1 Propositions climatiques donnes par application au diagramme psychromtrique
Tableau 2.2 Valeurs de dperditions thermiques avant et aprs rhabilitation
viiii
Nomenclature
Variables Description Unit
(caractres usuels)
Tri Temprature rsultante (ou de confort) C
Tai Temprature ambiance intrieure C
Trm Temprature moyenne mise par lenvironnement C
Ti Temprature intrieure de la paroi C
S Surface de la paroi dun local m
K Coefficient de conductivit thermique W/mC
he , hi Coefficient dchange superficiel externe et interne W/mC
Kop, Kv Coefficient dchange des parois opaques et vitrages W/mC
k Coefficient dchange de transmission linique W/mC
e Epaisseur de la paroi ou dun matriau m
qe,qi,qv Dbit dair entrant, par infiltration et par ventilation m3/h
Qc Dperdition surfacique par transmission Watt
Ql Dperdition linique Watt
Qr Dperdition thermique par renouvellement dair Watt
a Diffusivit thermique m/s
b Effusivit thermique (W/Cm)1/2
C Capacit thermique dun matriau kJ/kg
Cp Chaleur spcifique dun matriau Wh/kgC
J Degr-jours C
Tb Temprature ambiante de base (18C) C
Q Dperditions thermique totale W/C
L Charge de lhabitation (besoins thermiques) W ou Joule
ix
Ac Surface de capteur solaire m
FR Facteur de conductance de capteur thermique -
UL Coefficient de perte globale dun capteur thermique W/mC
x
QG Puissance radiative du rayonnement de courtes longueurs donde W/m
ki Coefficient de conductivit thermique entre deux couches de la paroi W/mC
haic ,i Coefficient convectif entre lambiance intrieure et la paroi intrieure W/mC
haec ,i Coefficient convectif entre lambiance extrieure et la paroi extrieure W/mC
h r
i, j
Coefficient dchange radiatif entre les parois dindice i et j W/mC
h r
c,i
Coefficient dchange radiatif entre la paroi dindice i et le ciel W/mC
h r
s ,i
Coefficient dchange radiatif entre la paroi dindice i et le sol extrieur W/mC
Qcr Rayonnement absorb directement par la paroi i provenant du ciel Watt
Qsr cleste (Watt); absorb directement par la paroi i provenant du sol Watt
Rayonnement
Fi ,c extrieurde(Watt);
Facteur forme entre la paroi i et le ciel -
Fi ,s Facteur de forme entre la paroi i et le sol -
Fij Facteur de forme dune enceinte ferme -
Tae Temprature de lair extrieur C
Tciel, Tsol Temprature du ciel et du sol C
Cr (rVrCp) Capacit thermique du radiateur Wh/m3C
Tr Temprature du radiateur C
Tee, Tse Temprature de lentr et de sortie de leau dans le capteur C
Tea, Tsa Temprature de lentr et de sortie de lair dans le radiateur C
Cmin, Cmax Plus faible et plus grande capacits calorifiques horaires Wh/m3C
Teq Temprature dquilibre la paroi extrieure du local C
xi
Coefficient dabsorption -
c Rendement instantan du capteur %
p, f, i Conductivit thermique de labsorbeur, de lisolant et du fluide W/mC
p Viscosit la temprature moyenne du fluide (pa.s).
a Viscosit la temprature des parois (pa.s).
av Pertes globale avant Watt
,v Facteur dmission de labsorbeur et du vitrage -
r Emissivit du radiateur 0.3
constantes Description
constante de Stefan-Boltzmann (5.67 10-8 W/m/K4)
Cp chaleur spcifique de lair (1007 J/kg/K 300 K)
g acclration universelle (9.8 m.s-2)
masse volumique de lair ( 1.177 kg/m3 300 K)
viscosit dynamique de lair (1.85 10-5 kg/m/s 300K)
conductivit de lair (0.026 W/m/K 300K)
xii
RESUME
Notre travail de recherche, vient sinscrire dans une optique de rhabilitation thermique
dun local dhabitation dans la rgion de Ghardaa afin dassurer un certain confort thermique.
Des principes de conception architecturale bioclimatique et disolation thermique de
lenveloppe seront appliqus. A cela sajoute pour la priode la plus froide de lanne une
intgration dune installation solaire sous forme de capteurs plans effet de serre.
xiii
ABSTRACT
In Algeria, the contemporary habitation does almost not answer to the comfort
demand, in particular the thermal factor. This observation is reinforced by the unsupported, in
the original design, of several criterias, namely: An architectural design which adapts to the
climate, a thermal isolation of the building external envelope and stabilizing thermal inertia of
the internal building ambiance.
Ghardaa region is characterized by hot, dry climate, and very large diurnal thermal
amplitude. In fact, the maximum temperatures may be reaching the 50C, for the diurnal
amplitude is around 15C. These climate conditions favorite the uncomforted buildings, then
it will be more adopted in the architectural start design within the goal to insure not only the
thermal comfort but avoid also any thermal rehabilitation operation that may often be very
cost and delicate.
xiv
CHAPITRE INTRODUCTIF
1. Introduction gnrale
2
peuvent tre utilises pour restaurer les vielles maisons ou pour la ralisation des maisons
bioclimatiques inspires des modles anciens. Concernant le choix du matriau de
construction, le btisseur de la rgion de Ghardaa adopte la construction en pierre, car elle
permet une construction solide, durable et plus confortable. Autrefois, le liant est
gnralement mlang avec de la paille, les feuilles et les drivs de palmier et du fumier,
pour la solidit, la cohsion et aussi pour lisolation thermique.
Notre tude, sinspire du savoir faire local. Le confort thermique est assur en procdant
lisolation des murs et toiture, ltanchit des ouvrants et par le choix de type dinstallation
de chauffage et de climatisation. Et, dans le but davoir un meilleur confort thermique,
lisolation de lextrieure est mieux adapte, car non seulement elle offre une meilleure
performance nergtique (minimise mieux les dperditions en hiver et les apports solaire en
t), mais permet aussi dviter les ponts thermiques et de gagner de lespace puisque le
volume intrieur reste inchang. Dans le cas des surchauffes, les protections solaires sont
assures par des systmes darcades, de pergolas, de la vgtation et lutilisation de la couleur
claire principalement sur la toiture. Il sagit finalement dune architecture bioclimatique dont
on a suggr une amlioration du point de vue nergtique avec une intgration dun systme
actif par lutilisation des capteurs solaire profitant ainsi du potentiel solaire considrable.
De part sa position gographique, et de sa superficie qui stend 2 381 741 Km, lAlgrie
dispose dun gisement solaire exceptionnellement lev. La moyenne annuelle dinsolation
dpasse les 2000 heures pour atteindre prs 3500 heures densoleillement dans le dsert du
Sahara [1]. La moyenne en clairement solaire est de 6 kWh/m dans le grand sud et entre 4
5 kWh/m dans les autres rgions. LAlgrie est constitue par des quatre cinquime du
territoire par des zones arides et semi-arides. Ghardaa est une rgion aride situe 600 Km
de la capitale Alger. Le recours lnergie solaire comme source dnergie renouvelable dans
les zones arides forts taux densoleillement, et avec une construction moderne, confortable
dans le cadre de la prservation de lenvironnement et dans le respect du cachet architectural,
contribuera stabiliser les conditions climatiques. Lnergie solaire constitue donc une
solution sduisante, puisquelle est aussi inpuisable, non polluante et gratuite, pour peu
quon puisse la capter et surtout la stocker. La condition premire pour une utilisation efficace
de ce dispositif, est de pouvoir optimiser lhabitat dans lequel sont intgrs ces systmes,
concernant soit les besoins en chauffage, en conditionnement de lair ou encore en
clairement. Ceci ne peut se faire que par un choix judicieux de plusieurs paramtres en
loccurrence le choix des matriaux de construction, lisolation, lombrage, cration despaces
3
verts et de miser sur des couleurs claires des rgions du sud pour diminuer au maximum
leffet du rayonnement solaire, etc., ce qui nous introduit dans le concept bioclimatique et en
mme temps dans la logique dun dveloppement durable.
2. Problmatique gnrale
Notre travail sinscrit dans loptique globale de recherche sur lamlioration de laspect
qualitatif, notamment le confort thermique dans lhabitat, sachant que la demande en
logement est de plus en plus croissante. Ainsi, la problmatique principale est lie labsence
du confort thermique dans certaines constructions. Ds lors, le secteur de lhabitat se trouve
victime dune faon de faire qui ne reflte aucunement les aspirations de lhabitant en termes
de confort thermique, tout en ignorant les exigences climatiques, environnementales et
conomiques des rgions concernes (sachant que, selon les pays, le secteur du btiment est
responsable de 30 40% des rejets de gaz effet de serre et de 40 50% de la consommation
dnergie [2]). Il a t alors produit des btiments non confortables, aux orientations
arbitraires de ses faades, voire lutilisation de matriaux de constructions inadapts.
Depuis des annes lAlgrie a consenti des efforts importants pour offrir un toit et une
habitation aux diffrentes couches sociales en construisant plusieurs millions de logements.
Une action poursuivie de nos jours suivant diffrentes formules pour lacquisition de
logements ainsi que la facilitation daccs la proprit. Malheureusement la qualit de
lhabitat est pauvre, principalement en termes de confort thermique, et ne rpond plus aux
proccupations actuelles en termes de protection de lenvironnement et moins encore en
termes defficacit nergtique, car il y a bien absence en concepts de bioclimatisme pris en
considration autrefois par les anciens btisseurs qui savaient adapter et composer au mieux
lhabitat avec lenvironnement climatique. Et non seulement les constructions sont
dpourvues des techniques anciennes, mais on construit sans se soucier ni des normes lies
la rglementation thermique [3-4], qui consiste rduire limpact sur lenvironnement de par
lamlioration du rendement thermique, ni de la promulgation dune rglementation prcise
sur la thermique impose et adapte chaque rgion et sur la maitrise de lnergie [5], source
de pollution et de rchauffement climatique.
Par rapport toutes ces vrits et constatations, les grandes questions qui mritent dtre
pose sont :
4
- Comment rconcilier la construction nouvelle avec son contexte physique et le savoir-faire
local, et composer les techniques scientifiques actuelles avec le savoir faire ancestrale ?
- Quelle approche serait plus efficace pour raliser cette rhabilitation thermique de
lhabitat, en associant tous les acteurs concerns ?
3. Problmatique spcifique
Ghardaa, cette majestueuse ville du sud de lAlgrie tant connue de part son urbanisme
exceptionnel, prsente depuis toujours un modle intressant de larchitecture bioclimatique
principalement dans la valle de MZab. Malheureusement, aujourdhui, on assiste des
constructions dpourvues, du savoir-faire local dont les anciens btisseurs savaient utiliser au
mieux les vielles recettes traditionnelles avec les donnes climatiques.
On doit attirer lattention aussi sur linstallation presque gnralise des climatiseurs dans la
plupart des nouvelles habitations. Nanmoins, on constate quelques constructions adaptes
lancienne, en utilisant quelques matriaux locaux principalement la pierre calcaire dure; voir,
aussi respect de quelques mthodes ancestrales. Lide, certes est bonne et intressante, mais
reste que la technicit est insuffisante du point de vue confort thermique.
Enfin, notre intrt scientifique, consiste savoir comment atteindre un confort thermique de
lhabitat, toute en tenant compte de la complexit climatique du site. Toutefois, la question
qui mrite dtre pos est la suivante :
4. Hypothses
Pour rpondre la problmatique pose dans notre travail de recherche, nous avons construits
les hypothses principales suivantes :
La prise en charge du local existant par le biais dune bonne maitrise de la rhabilitation
thermique serait loption la plus pertinente pour amliorer les conditions de confort des
occupants ;
La rinterprtation des principes de larchitecture bioclimatique peut participer fortement
lamlioration des performances thermiques du local dtude ;
Recours aux nergies renouvelables, peut tre une solution lamlioration du confort
thermique.
5
5. Objectifs
Une opration de rhabilitation thermique du local qui prend en charge les principes
fondamentaux dune architecture bioclimatique, lisolation thermique et enfin linertie
thermique pour le stockage de lnergie ;
La mthode, ainsi propose, se prsente sous forme de diagramme dit psychromtrique sur
lequel sont rpartie les donnes mtorologiques en temprature et humidit relative. Il
permet de dterminer une zone qui permettra son tour selon les critres prvoir et choisir
les diffrents matriaux et quipement qui conduiront amliorer lambiance intrieure, par
consquent, minimiser les dpenses relatives linstallation de compensation en matire
dapport ou dextraction de chaleur. A partir des solutions proposes de ce diagramme, nous
allons mettre en vidence le comportement thermique du local, au cours du temps.
7. structure du mmoire
Le prsent mmoire est structur en deux grandes parties, dont trois chapitres en plus du
chapitre introductif et la conclusion gnrale.
La premire partie est caractre thorique. Elle est constitue dun chapitre traitant des
rappels de base sur le confort thermique, son valuation et les facteurs agissants savoir :
les concepts bioclimatiques, lisolation et linertie thermique.
La deuxime partie, rpartie sous deux chapitres (2 et 3) et traite le cas dtude. Dans le
chapitre 2, nous avons procd la prsentation du local, suivant son implantation, ces
repres conceptuels et un diagnostic quant linconfort ressentie dans cette habitation
6
avant sa rhabilitation, et ce travers des mesures prises localement pour la saison estivale
et hivernale. Entre autre, nous avons adopt une dmarche dapplication sur le diagramme
psychromtrique suivant les donnes du site et ce dans le but de dgager des propositions
bioclimatiques et thermiques pour la rhabilitation du local. En conjuguons avec toutes les
rponses et indications donnes par le diagramme, nous avons procd aux travaux de
ralisation sur terrains savoir: lisolation des murs et toiture, tanchit des ouvrants,
ombrage en ayant recours aux systmes darcades, ralisation des systmes de pergolas,
plantation de la vgtation et enfin peinte de lenveloppe extrieure avec de la couleur
claire et la surface extrieure de la toiture par de la chaux arienne blanche. Aprs les
travaux de rhabilitation thermique, une tude exprimentale t entame. Elle consiste
prlever des mesures de temprature rgnante lintrieure du local pour la saison dt
et dhiver. Nous avons par la suite, dvelopp un modle de calcul portant lvolution de
temprature intrieure avant et aprs rhabilitation suivant diffrentes sources de chaleurs
conventionnelles pour la saison dhiver avec le calcul des dperditions thermiques sur
lensemble de lhabitation. Une tude qui nous guidera vers le chapitre qui suit.
7
PARTIE 1
REPERES THEORIQUES
PREMIER CHAPITRE
CONFORT THERMIQUE OBJECTIF DE
TOUTE CONCEPTION ARCHITECTURALE
Introduction
Toutefois, la maitrise des phnomnes dambiance dans ltude du confort thermique fait
appel aux informations relatives la conception globale du btiment, lisolation thermique
et enfin linertie thermique.
Bien entendu, chaque site ces spcificits climatiques quil faut exploiter [6], ainsi il existe
une approche de rhabilitation thermique approprie pour chaque type de climat.
Dans ce contexte, selon le zonage mondial (K. Geiger [7]), classe la rgion de Ghardaa dans
la zone spcifique au grand sud de lAlgrie appel BWh avec un climat dsertique sec et
chaud. Notons que du Nord au sud et de lEst louest, lAlgrie offre une diversit de climat.
Et, selon les travaux dtaills de (LONM1 et CCM2[8]), Ghardaa, se situe dans lune des
trois zones du sud de lAlgrie appel zone E avec un climat sec et chaud et mme pnible en
t, et un climat froid et rude en hiver avec de grands gradients de tempratures entre le jour
et la nuit spcialement en hiver.
Finalement, Il sera donn dans ce qui suit, lvaluation du confort thermique et les diffrents
facteurs agissant sur ce confort, retenues de part les travaux des auteurs principalement pour
le cas des rgions chaudes.
Lvaluation du confort thermique fait gnralement recours ltude thermique qui permet
de dfinir les conditions dambiances acceptables et de quantits dnergie fournir pour les
quipements dambiance, et ce dans lobjectif de donner des recommandations les plus
adaptes dans le domaine de lhabitat [9-10].
Les principaux indicateurs pour lvaluation du confort thermique se rsument comme suit :
1
ONM : Office National de la Mtorologie
2
CCM : Centre Climatique National
9
Tai + Trmi
Tri = (1.1)
2
Et daprs, A. MISSENARD [50]
ST i i
Trm = i
(1.2)
Si
Avec,
Tai : temprature de lair (C) ;
Trmi : Temprature radiante moyenne mise par lenvironnement intrieure (C) ;
Ti : Temprature intrieure de chaque paroi dun local, de surface S, mesure en (C).
La zone de confort est une zone ou les conditions sont confortables pour lhomme.
Ainsi, les paramtres permettant de la dterminer sont les suivant [13-14] :
Ajoutant ces paramtres, ceux propres lhabitant comme le vtue et lactivit. Pour
dterminer ainsi la zone de confort, V. Olgyay [15], a labor un diagramme appel
psychromtrique ou bioclimatique, utilis dans les travaux destins au calcul du confort
dans lhabitat spcialement pour les zones chaudes.
Sur ce diagramme, il sera tabli une variation de position climatique, dont la zone de confort
se trouve au centre avec les plages dhiver et dt indiques sparment.
B. Givoni [44], place le concept de lorientation au centre des lments influant sur les
ambiances intrieures dun btiment. Il dfinit, lorientation dun btiment par la direction
vers laquelle sont tournes ces faades. Ce facteur est soumis de nombreuses considrations,
telles que la vue, les dperditions possibles, laration et la nature du climat. En effet,
10
lorientation des btiments dtecte la qualit de lhabitat en affectant son ambiance intrieure
de deux manire et ce par la rgulation de deux facteurs climatiques distinctes :
Le rayonnement solaire et ses effets dchauffement sur les murs et pices orientes selon
diffrentes directions ;
La ventilation en rapport avec la direction des vents dominants et lorientation de la
construction.
Ainsi, les diffrentes orientations des faades dun btiment se prsentent comme suit [16-17]:
- Lorientation sud est gnralement gnratrice de chaleur et de lumire, les espaces orients
vers cette direction seront les pices de vie consacres aux activits de jour, comme le salon,
salle manger, cuisine et bureau. Ces pices doivent possder de grandes ouvertures vitres
pour mieux capter le rayonnement solaire. Toutefois une attention particulire devra tre
porte quant aux apports solaires. Ainsi, lintgration de protection solaire est indispensable.
- Les pices peu utilises et faible temprature sont placer de prfrence ct Nord de
lhabitat, il sagit de zones tampons. Elles sont moins utilises, mais jouent un rle protecteur
vis- vis du froid. La mise en place de ces zones permet de rduire jusqu' 30 % la dperdition
thermique totale. La salle de bain, le garage, la buanderie, les escaliers, le cellier, les couloirs,
etc. constituent des zones tampons idales.
La gestion du confort dt passe par la possibilit de ventiler avec de lair frais une
habitation. La capacit de rafraichissement est disponible comme de jour ou de nuit.
En hiver, cette option nest valable que si un jour fait bon pour arer la maison. Lair mobile
est trs favorable des dperditions de chaleur. Par consquent, limpact de la ventilation sur
un btiment nest pas ngliger, car elle augmente les pertes par convection [19-16].
11
* Dans les climats chauds en favorise la ventilation nocturne, car les tempratures
lintrieure sont trs hausses et lair extrieur est frais. A Ghardaa, les tempratures
journalires en t atteignent en moyenne 40 45C, la variation mensuelle enregistre sur
30ans (depuis 1977 2006) varie entre 20.8C et 23.5C [34], et le gradient de temprature
entre le jour et la nuit avoisine 15C [20].
* Dans la rgion de Ghardaa, la plupart des fentres sont trs petites, on trouve aussi des
ouvrants sous forme de fentes bien orientes, et des ouvrants horizontaux connurent des
rgions du sud sur la toiture de la maison. Mais actuellement des grandes fentres
commencent apparatre dans les nouvelles constructions. Elles sont protges par des stores
vnitiens aux normes internationales, sans autant dnaturer larchitecture ancestrale [23-24].
Une habitation confortable ne peut tre que de forme simple et compacte [25-26]. Toutefois,
la forme du btiment influe sur :
12
Le bilan global de lclairement nergtique du soleil ;
Le taux de dperditions thermiques ;
Lcoulement des flux aux abords des btiments.
Ainsi, selon (V. Olygay (1963) [15]), la forme optimale dun btiment correspond celle qui
permet de perdre un minimum de chaleur en hiver et den gagner un minimum en t. Il
prcise que :
La forme allonge dans la direction est-ouest, donne de meilleurs rsultats pour tous les
climats.
Par contre le carr, nest pas optimale quelle que soit la localisation de la construction.
Et toutes les formes allonges dans la direction nord-sud sont encore moins efficaces que
la forme carre.
* A Ghardaa, la texture des villes est extrmement serre et dense. Les maisons gnralement
paisses et imbriques les unes dans les autres, elles crent ainsi de grands volumes habitables
par rapport la surface du mur expose au soleil, cet tat de fait influence sur le
confort intrieur [27].
2.5. La couleur
Du point de vue thermique, la teinte des couleurs influence frquemment le comportement
thermique des murs extrieurs par consquent, sur le rendement nergtique de lhabitat. Des
essais pousss ont montr que les tempratures superficielles dues laction directe des
rayons du soleil varient fortement en fonction de la couleur. Par consquent, il faut un choix
judicieux des matriaux et de leur couleur au moment de la construction ou de la
rhabilitation thermique [28].
Des couleurs diffrentes absorbent des quantits variables de lumire naturelle. Ainsi, dans le
(Tableau 1.1), il sera donn les coefficients dabsorption selon leurs catgories.
*A Ghardaa, on trouve des couleurs claires comme : bleu, rose, jaune, blanc, suivant lenduit
qui les recouvre dans la construction. Notant que, la couleur claire rflchit mieux les rayons
solaires, principalement la couleur blanche. Qui dans son utilisation, primitivement est sous
forme de lait de chaux [23].
13
1.2.6. Protection solaire et vent dominant
Izard J-L [17], signale aussi que les orientations sont choisies partir de lutilisation que lon
dsire, ainsi, les parois exposes aux vents porteurs de pluie, de sable ou autre doivent tre
protges, alors que celles exposes aux vents doux peuvent tre modrment ouvertes afin
dutiliser lvaporation comme moyen de rafraichissement.
Toutefois, les faades Est et ouest sont celles qui devant tre plus protges, car selon (P.
Fernandez [19]) linclinaison des rayons solaires est important sur ces faades ce qui accroit
leur facilit de traverser les ouvertures vitres et rchauffe ainsi les faades. Notant que ces
faades bnficient du soleil levant et couchant en toute saison.
-La faade sud est celle qui capte plus de rayon solaire dans lanne. Cette faade peroit le
rayonnement solaire lorsque le soleil est le plus haut dans le ciel. Une protection contre le
soleil est toutefois recommande [31]. Seulement et paradoxalement, cette faade nest pas
celle qui capte le plus de rayon en t, car les rayons tant moins inclins, labsorption est
donc moindre que sur les faades Est et ouest, cest galement cette particularit qui fera de la
faade sud la plus ais protger [32].
-Les faades orientes au nord, sont celles qui reoivent le moins dnergie solaire, car, cest
souvent du Nord que viennent les vents les plus froids. Ainsi, pour cette orientation, les
protections solaires horizontales sont les plus efficaces, notamment celles intgres
larchitecture, telles que les auvents, les dbords de toiture, les retraits, les pergolas, etc.
* Dans les rgions arides, on utilise des protections la fois pour vaincre du soleil intense et
des vents froids, mais galement pour vaincre sable et poussire. A Ghardaa, les vents de
direction Sud-ouest sont parfois violents, transportant sable et poussire, surtout en mois de
Mars, avril et mai. De direction Nord-ouest, ces vents sont froids et relativement humides, et
ils sont forts et chauds de direction Nord -Est [20]. Pour lensoleillement, il est intense durant
la plus grande partie de lanne. La valeur moyenne enregistre est de 9.4 heure calcule sur
14
10 annes [20]. Lirradiation moyenne journalire dpasse les 7000Wh/m en particulier
durant les mois de mars aout [33]. Ainsi pour vaincre lagressivit climatique provenant de
leffet vent et du soleil intense et toutes les contraintes survenues, des mesures de protection
seront ncessaire pour les habitations. Par ailleurs, les modes de protections utiliss dans cette
rgion sont les systmes darcades et le palmier tels quils sont nots dans le manuscrit du
grand auteur connaisseur de cette rgion (Andr. Ravereau [24]).
Pour avoir un confort thermique, une isolation thermique est plus que ncessaire.
En hiver, l'isolation donne une bonne sensation de confort tout en limitant sa note de
chauffage.
En t, le confort sera obtenu en associant les atouts de cette isolation une forte inertie
thermique de la maison ainsi la temprature intrieure sera maintenue stable et la plus frache
possible sans recours la climatisation [39-35].
En effet, daprs (P. de Haut (2007) [36], une maison chauffe perd continuellement une
partie de sa chaleur. Les grosses fuites de chaleur seffectuent par les surfaces : toiture, murs
et vitrages. Ces points sensibles dune habitation peuvent gnrer jusqu' 60 % des
dperditions en chaleur, les joints entre les parois laissent galement fuir la chaleur appele
ponts thermiques 3. Ces derniers peuvent participer de 5 25 % la fuite de chaleur.
Les dperditions thermiques peuvent tre surfaciques par transmission travers les parois
opaques et vitrages, liniques travers tous les angles de lhabitat et ponts thermiques ou
encore des dperditions par renouvellement dair.
La conductivit thermique ()
Il sagit dune donne intrinsque chaque matriau, qui caractrise uniquement ses
performances isolantes. Le coefficient de conductivit thermique () dun matriau caractrise
sa capacit transmettre la chaleur par conduction. Ainsi, plus est grand, plus le matriau
est conducteur de chaleur ; et plus est petit, plus le matriau est isolant thermiquement [57].
3
Les ponts thermiques sont dfinis par des pertes lies aux discontinuits de la structure dun local
15
La rsistance thermique(R=1/K) ou coefficient de conductance (K)
1 n
e 1 1
= i + + (1.3)
K i i =1 i hi he
O :
1/he + 1/hi : Somme des coefficients dchanges superficiels interne et externe en (mC/W) ;
Ri =1/Ki : Somme des rsistances thermiques en (mC/W).
Qc = K i Si Ti (1.4)
i
O :
Ki : coefficient de transmission surfacique en (W/mC) ;
S : surface intrieure de la paroi en (m) ;
T = (Tri Te ) : Diffrence de temprature entre lintrieure et lextrieure (C) ;
16
b) Dperditions liniques
La relation nous permettant de calculer les dperditions liniques est comme suit :
Ql = ki Li Ti (1.5)
i
O :
k : coefficient dchange de transmission linique de la liaison en (W/mC) ;
L : Longueur intrieure de la liaison en (m).
On distingue deux cas de pertes par renouvellement dair : celles dues au dbit
dinfiltration et celui de ventilation spcifique. Tous les deux doivent tre prisent en compte.
Ainsi les dperditions par renouvellement dair sexpriment comme suit [46] :
Qr = 0.34qeTi (1.6)
Ou
qe = qi + qv (1.7)
Et, pour les infiltrations du ct des locaux non chauffs:
q i = mA m e m + f .l f .ei (1.8)
Avec,
qe,qi,qv : respectivement dbit entrant, par infiltration et dbit par ventilation [m3/h] ;
M : coefficient de permabilit des ouvrants (portes et fentres) en [m3/hmpa2/3] ;
f : coefficient de permabilit des ouvrants des fentes en [m3/hmpa2/3] ;
Am : surface des ouvrants [m] ;
lf: longueurs des fentes[m] ;
em: coefficient dexposition au vent et au tirage thermique [pa2/3] ;
ei: coefficient dexposition au seul tirage thermique [pa2/3] du local non chauff.
* les valeurs (m, f et e) sont donnes par des tableaux normaliss suivant les rgles Th-G [50].
17
Type disolation
Il existe trois faons disoler une habitation, Isolation en double cloison [38], isolation de
lintrieur et isolation de lextrieure. Dans une habitation existante, le choix est videment
port sur lisolation de lintrieur ou de lextrieur.
a) Isolation de lintrieur
Elle prsente l'avantage d'tre matrise par tous les intervenants du btiment, mais elle
est loin dtre la plus courante. Les isolants intrieurs plus ils sont performants, plus
l'influence relative des ponts thermiques s'accrot. Rappelons aussi qu'une isolation intrieure,
mme performante, prsente toujours une faible inertie thermique [39-35].
b) Isolation de lextrieur
Lisolation extrieure permet de renforcer la protection des murs contre les dgradations
du temps et les intempries.
Elle permet de supprimer la majorit des ponts thermiques, tels que : abouts de plancher
ou de refends, encadrements de baie (avec certaines prcautions), etc.
Elle protge les gros uvres contre certaines contraintes thermiques et limite les risques
de condensation dans la maonnerie lintrieur du volume chauff. Ceci amliore
considrablement le confort thermique de lhabitation quelle que soit la saison.
Elle permet de placer les murs porteurs (lourds) du ct intrieur et donc de renforcer
l'inertie thermique du logement, source de confort pour les occupants, car les murs lourds
rgulent la chaleur et l'humidit. En hiver et demi-saison, ces murs intrieurs clairs par
le soleil accumuleront ces rayonnements pour les diffuser en soire. En t, si vous
ventilez bien la maison durant les heures fraches de la nuit, ces murs lourds restitueront
cette fracheur dans la journe.
Lisolation par l'extrieur est beaucoup plus facile raliser par soi-mme que l'isolation
par l'intrieur, car, les panneaux isolants pour l'extrieur sont lgers et il suffit de les poser
bien bord bord. Il est prfrable de choisir des matriaux isolants pouvant tre
directement crpis. Toutefois, la pose d'un crpi sur un isolant extrieur est plus technique
que sur un mur maonn.
Elle a aussi lavantage de ne pas modifier les surfaces habitables.
18
Entre une maison faiblement isole et une maison trs bien isole, le cot du chauffage peut
tre divis par 3 ou par 4. Sachant que le cot dune isolation est gnralement amorti entre
trois et cinq ans [40-39].
* Autre fois Ghardaa, les parois sont excuts en moellons de pierre mlang avec de la
paille, fumier drivs de dattes et autre ce qui rend le mur poreux et isol [23]. Mais, reste que
dans les pays chauds, lutilisation des isolants classiques ragit assez mal devant lintensit du
rayonnement solaire. Pour remdier, trois systmes de compensation sont recommands :
la principale est, lisolation primaire, soit par rflexion en teintant de couleur trs claire
(blanc) les parois exposes aux rayons,
soit par ombrage pour viter la condensation du rayonnement solaire, en talant des
voilages (des arcades pour la tradition des rgions du Sud Algrien),
ou en plantant des crans de vgtation ; soit par orientation en prsentant le moins
possible de surfaces au rayonnement perpendiculaire (maisons orientes, toit inclin au
nord, etc.).
Dans les matriaux de construction couramment utiliss, linertie thermique dun btiment se
juge en premire approximation par la masse interne du matriau mis en uvre. Toutefois le
rle et les principaux paramtres sont noncs comme suit :
En hiver, linertie thermique joue galement un rle important, principalement dans le cas de
chauffage intermittent. Le refroidissement est plus lent dans un local dont les parois sont
lourdes. Les coupures de chauffage, visant faire des conomies dnergie, sont dautant
moins intressantes que la structure est plus inerte, car plus lourde [62].
19
Les principales caractristiques de linertie thermique sont :
La diffusivit thermique
a = .C (1.9)
Ou :
a: Diffusivit en (m/s) ;
: Conductivit thermique en (W/mC) ;
: Masse volumique en (Kg/m3) ;
C : Chaleur spcifique en (kJ/kg).
Leffusivit thermique
b = ..C (1.10)
En gnral, pour rduire lamplitude dun flux thermique, les parois denveloppe devront
prsenter une faible diffusivit et une forte effusivit.
* Dans le contexte de la dmarche bioclimatique, une inertie trs lourde, associe une bonne
gestion des apports solaires (captage lhiver et protection lt) devient un critre dcisif de la
construction, notamment pour le confort dt, quil sagisse des tempratures maximales
atteintes ou des variations de tempratures jour/nuit [43]
20
Conclusion
Le confort thermique abord dans ce chapitre, nous apprend que avant de rhabiliter un
habitat existant, il est imprativement ncessaire de faire une vision globale du lieu et de
conception de dpart de notre habitation, notamment, le respect des concepts bioclimatiques,
lisolation de lenveloppe extrieure et les matriaux de base utiliss dans la structure. Il nous
apprend aussi que, lisolation de lextrieur prsente la solution la plus satisfaisante,
principalement dans les rgions chaudes moins pluvieuse. Et, linertie thermique joue un rle
important dans lhabitat et contribue lisolation, puisque prsente un des facteurs influant
par le choix de matriau avant de procder lisolation.
Finalement, les diffrents points cls, retenues de part les travaux des auteurs cits
principalement pour le cas des rgions chaudes, peuvent tre numrs de la sorte :
Enfin, les concepts bioclimatiques, lisolation et linertie thermique, jouent un grand rle dans
la rhabilitation thermique et rpond gnralement au mode de vie de lhabitant sur sa
consommation en nergie et sur sa rentabilit.
21
PARTIE 2
CAS DETUDES
DEUXIEME CHAPITRE
PRESENTATION DU PROJET ET
SOLUTION BIOCLIMATIQUE ADOPTEE
-ETUDE EXPERIMENTALE ET SIMULATION NUMERIQUE-
Introduction
Ce chapitre prsente une rponse quant la problmatique pose dans notre cas
dtude. A la base, il suit les recommandations de la mthodologie propose qui consiste
lapplication du diagramme psychromtrique.
Avant toute opration de rhabilitation du local dtude, il sera donn une prsentation
gnrale de ce dernier, suivi dun diagnostic quant linconfort thermique ressenti par
loccupant. Pour ce faire, nous avons procd premirement la vrification des repres
conceptuels cits en rappels, par la suite nous avons mesur les valeurs de tempratures
intrieures lhabitation. Ainsi, des thermocouples sont placs lintrieure du local, et
banchs sur un appareil de mesure physique connect sur un enregistreur automatique de
donne. Lvolution du profil de temprature sera chaque fois commente.
En parallle, aprs les rsultats donns suivant lapplication de la mthode du diagramme
psychromtrique, un tableau de proposition est dress, il donne les diffrentes solutions
adquates pour chaque priode de lanne. Ces solutions sont donnes selon les critres
prvoir et choisir les diffrents matriaux et quipement qui conduiront amliorer
lambiance intrieure.
En conjuguons les solutions bioclimatiques avec les concepts architecturaux, nous avons
procd la rhabilitation de notre habitation. Grace un appareillage de mesure, nous avons
mesur les diffrentes tempratures du local. Ainsi, des graphiques exprimentaux aprs
rhabilitation sont donns et compars avec celles trouvs avant rhabilitation pour la saison
dt et dhiver. Il est aussi donn lvolution au comportement de temprature au niveau des
diffrentes faades intrieures et extrieures la structure, enfin ltude linertie thermique
suivi dun commentaire quant aux rsultats trouvs.
Il sera dvelopp par la suite, pour les priodes les plus froides de lanne, un modle
mathmatique appliqu par simulation numrique visant calculer les diffrents profils de
tempratures intrieures au local tablis sur plusieurs mois, suivant diffrentes sources de
chaleur conventionnelle. Ce modle est crit sous deux rgimes : un rgime quasi-permanant
rgit des quations dchanges de chaleur, avec utilisation des formules et des rglements de
la mthode applique par le DTU, et un rgime transitoire utilisant les quations
diffrentielles. Des rsultats en temprature intrieure seront par la suite enregistrs et
comments. Nous prcisons que cette tude prsente un prliminaire pour le chapitre qui suit,
utilisant lnergie solaire comme source de chaleur renouvelable et conome. Enfin il sera
donn les valeurs de dperditions thermiques totales sur lensemble du local.
25
2.1. Prsentation du projet
2.1.1. Situation du projet
Lhabitation repose sur des semelles en bton et lensemble (sol, arcades et murs)est peint
dune couleur claire. Les parois sont excutes en moellons de pierre local.
26
[Link]. Commentaire sur les rsultats de temprature ambiante
intrieure mesurs avant rhabilitation du local
a) Saison estivale
Avant de commenter les valeurs de temprature mesurs lintrieure du local, nous avons
effectus des mesures prsentant le couple (temprature/humidit relative) donn ci-aprs en
figure (2.1) et le couple (temprature extrieure/temprature intrieure) de la figure (2.2).
Nous constatons sur la figure (2.1), des valeurs basses en humidit relative variant entre
1530%, et ce pour des tempratures leves variantes entre 25C 40C, cette information,
montre leffet du climat sec en cette priode de lanne. Quand la figure (2.2), elle montre
la cohrence entre les deux profils de temprature intrieure et extrieure. Ainsi, la courbe de
temprature intrieure prend le profil de la courbe de temprature extrieure. Dans ce cas,
nous constatons que les valeurs entre lextrieure et lintrieure sont trs proches, on a mme
prlev des tempratures intrieures suprieures variantes entre 2C 9C, cela est du la
chaleur accumule dans le temps lintrieure de la structure lourde (pierre) du local.
Finalement, les valeurs de temprature enregistres dans la figure (2.3), sur des journes du
mois de juillet (mois le plus chaud de lanne), sont hausses. Dans la plus part du temps, ces
valeurs dpassent les 35C, et peuvent mme atteindre des valeurs de plus de 40C.
b) Saison hivernale
Mme scnario pour la saison hivernale. La figure (2.4), prsente le couple
(temprature/humidit relative), dont les valeurs sont entre 25 68%pour des valeurs basses
en tempratures variant entre 10C 17C. Dans la figure (2.5), la courbe prend le profil de
la temprature extrieure avec. Les valeurs de temprature enregistres dans cette figure sont
proches des valeurs des tempratures extrieures, elles varient dans la plus part du temps entre
1C et 5C.
Enfin, la figure (2.6), montre que les tempratures intrieures mesures sur chaque 30 minute,
pendant 4 journes successives du mois de dcembre considr comme le mois le plus froid
de lanne, sont basses. Toutefois, les valeurs de temprature calcules, ne dpassant pas les
17C, avec une chute brusque pour arriver des valeurs de moins de moins de 13C.
27
[Link]. Rsultats de tempratures intrieures mesures avant rhabilitation
Et Hiver
70
40 Temprature extrieure mesure
Humidit relative mesure
60
35
50
Temperature(C)
Temperature(C)
30 40
30
25
20
20
10
Temprature extrieur mesure
Humidit relative mesure 0
15 27 dcembre 28 dcembre 29 dcembre
23juillet 24juillet
Temps(hr)
temps(h)
Figure 2.1 : Evolution de temprature extrieure Figure 2.4 : Evolution de temprature extrieure
estivale avec lhumidit relative (27-29/07/2003) hivernale avec lhumidit relative (27-29/12/2003)
50 18
Temprature intrieure mesure
Temprature extrieure mesure 16
45
14
Temperature(C)
Temprature(C)
12
40
10
35 8
6
Temprature intrieure mesure
30 Temprature extrieure mesure
4
2
25 27 dcembre 28 dcembre
23juillet 24juillet Temps(hr)
temps (hr)
Figure 2.5 : Evolution de temprature intrieure
Figure 2.2 : Evolution de temprature intrieure avec la temprature extrieure (27-28/12/2003)
avec la temprature extrieure (23-24/07/2003)
55 17
Temprature intrieure mesure
16.5
ouverture de portes 16
50 et fenetres
15.5
Temperature(C)
Temprature (C)
15
45
14.5
14
Temprature intrieure mesure
40 13.5
13
12.5
35 26 dcembre 27 dcembre 28 dcembre 29 dcembre
23 juillet 24 juillet 25 juillet
temps(hr)
Temps (hr)
Figure 2.3 : Evolution de temprature intrieure Figure 2.6 : Evolution de temprature intrieure
pour 3 journes successives (23-25/07/2003) pour 4journes successives (26-29/12/2003)
28
2.2. Application la mthode psychromtrique
CC : Chauffage conventionnelle
CSA : Chauffage solaire active
CSP : Chauffage solaire passive
GI : Gain interne
H : Humidification
C : Confort
V : Ventilation
I : Grande inertie thermique
INV :Grande inertie thermique
et ventilation nocturne
RE : Refroidissement
par vaporation
DH : Dshumidification
conventionnelle
AC : Air conditionn
1. Les zones
La zone de confort se trouve au centre du diagramme avec les plages dhiver et dt indique
sparment (21C<T<26C). Cette zone divise les conditions climatiques en deux catgories :
lair situ au-dessus de cette limite, comme priode de sur-chauffement , et au-dessous
cest la priode sous-chauff. Les diffrentes zones nergtiques sont indiques comme
suit :
Cette zone occupe plus de cinq mois de lanne (Novembre, dcembre, janvier, fvrier, mars,
avec une exception de quelques jours du mois doctobre et davril).
Cette partie, se prolonge sur cinq mois de lanne (vers la fin du mois de mai, juin, juillet,
aot, quelques jours du mois de septembre).
29
2.2.2. Les propositions climatiques
pour la saison de chauffe, en plus du chauffage solaire passif (CSP), et le gain thermique
du la masse thermique du matriau, une installation en chauffage solaire actif (CSA),
principalement pour les mois le plus froids de lanne (dcembre, janvier et fvrier) est
ncessaire. Pour le systme passif concernant le (CSP), on propose lisolation et
lombrage de la paroi oriente vers le nord pour vaincre le froid et le vent dominant
venant de cette direction.
pour la saison estivale, la ventilation (V) sur les quatre mois (fin mai, mi juin, dbut
juillet et Aout) est plus que ncessaire, principalement la ventilation nocturne. Avec, la
grande inertie thermique (I) du aux parois paisses, on propose une isolation et
lombrage de la paroi du ct ouest pour diminuer des rayons du soleil couchant, et tal
sur la toiture une couche de peinture arienne blanche pour rflchir le rayonnement
solaire; un refroidissement par vaporation (RE) sur les trois mois de lanne (fin juin,
juillet et Aot), et de lair conditionn (AC) pour les deux mois juillet et fin Aot.
Lhumidification (H) pour le mois dAvril est ncessaire pour la raison suivante, ce mois
devient plus sec cause phnomne de sirocco.
Sinon le confort (C) existe pour le dbut du mois de Mai, pour la majeure partie du mois
doctobre, dbut septembre et fin Novembre.
30
2.3. Rhabilitation du local
- La premire phase consiste lisolation thermique du mur ouest expos au soleil, du mur
nord expos au vent dominant ainsi que lisolation de la toiture, (voir, photos ci-aprs).
- La deuxime phase consiste lombrage des murs nord et ouest par des systmes darcades,
une technicit inspire du savoir faire local. Installation, dun point deau (robinet) et
implantation de la vgtation sous forme de lierre tout autour, voir photo ci-aprs.
- La troisime phase est consacre linstallation dun systme de pergolas, qui pour
objectif de faire passer le rayonnement solaire en hiver et diminuer de son intensit en t.
31
2.3.2. Instrumentation de mesure
Au cours de rhabilitation de
notre local dtude, nous avons
procd ltape de recueille de
donne en temprature des murs,
toiture, et ouvrants.
Nous signalons, que tout au long du projet, quelques anomalies et lacunes nous ont retardes
dans lenregistrement de donnes, savoir : les coupures dlectricit, et des thermocouples
parfois non fonctionnels. Ainsi, pour ces raisons, nous navons pas pu donner des profils de
figures tals sur plusieurs journes.
Dans ce qui suit, nous avons tablie des courbes de temprature mesures pour les deux
saisons de lanne (hivernale et estivale). Les profils de temprature correspondent la
temprature de lambiance intrieure, aux diffrentes faades avant et aprs isolation ainsi aux
tempratures lintrieure de la structure dun mur et celles des ouvrants (portes et fentre).
Une tude comparative avant et aprs isolation est tablie, en se rfrons chaque fois la
courbe de temprature extrieure et parfois aux courbes de temprature du local avoisinant de
mme architecture et non isol pour les mmes priodes de lanne.
32
[Link]. Commentaire et tude comparative sur les rsultats de
temprature intrieure mesure avant et aprs rhabilitation
du local
Priode estivale
a) Courbe de temprature
La figure (2.8), dcrit lvolution de temprature ambiante dans le local aprs isolation, pour
un jour du mois de juillet, depuis11h 23h. Dans ce cas, nous avons relev une diffrence de
temprature entre lextrieure et lintrieure variant de 3.2C 9.4C. Or, la diffrence tait
seulement de 1C, voir 0C avant isolation, ou encore rduite cause de la forte inertie
thermique engendre par le matriau pierre. Sinon, la temprature ambiante intrieure aprs
isolation semble trs stable avec une valeur de 32C. Or, elle enregistre une valeur de 36C et
voir plus avec une valeur de 40C 42C avant isolation. Notons que cette valeur est
enregistre avant lachvement de tous les travaux de rhabilitation lan 2005. En effet, dans
la figure (2.9), on a affich une valeur trs intressante oscillant entre 28C et 29C en 2008
aprs finalisation des travaux.
Mme scnario, se produit dans le cas de la figure (2.10), dont la diffrence de temprature
affiche une valeur de 9C, au maximum atteint. Avec une stabilit visible dans la courbe de
temprature intrieure.
Sur la figure (2.12), pour un jour du mois de Juin, depuis 6h 24h, la diffrence de
temprature extrieure avec la temprature aprs isolation varie entre 4 9C, et ce vers 12h
24h. Le maximum de temprature atteint les 30C lextrieure, alors que lintrieure
affiche 21C, avec une stabilit dans la courbe du leffet de linertie thermique engendr par
la structure du mur. Dans ce graphique, nous avons aussi affich, les courbes de temprature
intrieure au local accol non isol, et nous avons enregistr une diffrence de temprature,
33
allant de 1C 2C entre les deux courbes. Notons que cette diffrence augmentera de
quelques degr, du faite quil y a moins de faades exposes vers lextrieur du local adjacent.
La figure (2.13), nous donne des informations importantes sur lvolution de temprature des
diffrentes parois du local aprs isolation. Ainsi, nous relevons en premier lieu une diffrence
de temprature de 6 10C entre lextrieure et lintrieure, mme scnario sest produit dans
les figures (2.8 - 2.10).Nous dduisons ainsi, que les tempratures des murs et toiture sont trs
proches de la temprature intrieure, do le confort thermique du local.
La temprature de la toiture est la plus infrieure, cela sexplique par le fait que cette partie de
lhabitation est dense et bien isol de lextrieur. Signalons quon cette priode la couche de
peinture blanche nest pas encore applique, sinon on enregistrera une temprature encore
plus faible. Viens, par la suite, le profil de temprature du mur nord, isol galement de
lextrieur. Celui, du mur Est est ombr, puis on a la temprature du ct ouest isol,
considr comme paroi trs expose au soleil. La temprature ambiante est lgrement leve,
cela sexplique, par le fait quelle est influence par le rayonnement venant du vitrage.
Dans les figures (2.14 et 2.15), nous avons mis en vidence le comportement de temprature
lintrieure de la structure, et nous avons compar les diffrents profils de temprature entre
le local isol et celui non isol (local accol), pour le mme jour du mois de mai.
Dans la figure (2.14), le polystyrne joue le rle de stabilisateur, plus cest profond, plus les
tempratures sont leurs minimums. On a relev les valeurs de 27.2 C 6h du matin et 28.6
24 heures pour le polystyrne. Le profil de temprature en pierre est infrieur celui
enregistr par celui en pltre, entre 6h et 13h, et reprend la mme courbe le soir, entre 22h et
6h du matin. (Rappelons que la couche en pierre est la couche qui tire vers lintrieure). Cette
baisse de temprature affiche entre 22h et 13h sexplique par leffet du linertie thermique
et le rle jou par le produit isolant.
Dans la figure (2.15) des diffrentes profondeurs dans la structure du mur ouest, les courbes
de temprature varient de la mme manire. On remarque que plus cest profond, plus la
temprature est son maximum, on a enregistr une valeur de 34.9C vers minuit, et 38.6C
34
vers 6 heures du matin. Les tempratures baissent entre 12h et 16h, mais la chaleur est vite
restitue le soir sous leffet de linertie thermique.
La lecture de la figure (2.18), montre que la temprature intrieure offre une stabilit durant
presque toute la journe avec une faible amplitude de 1.8C entre un maximum de 34.8C
21heure et un minimum de 33C 10h du matin. Alors que la temprature extrieure
prsente de forte amplitude de 8C. Une amplitude de 8.2C t enregistre aprs 5 heures
de temps entre la temprature extrieure et la temprature intrieure. Les apports ont t
amortis et dphass dans le temps. Ce phnomne de dphasage est d linertie par
absorption qui se produit avec leffusivit thermique et lpaisseur du mur qui est de 58cm.
Le mme scnario se produit dans la lecture de la figure (2.16) dont le dcalage est de
4heures de temps avant isolation avec un amortissement de 10.2C. Ce dcalage horaire est
augment de 1heure de temps aprs isolation dans la figure (2.17). Il est vident que
lisolation de lextrieure viens renforcer leffet de linertie thermique.
Priode hivernale
a) Courbe de temprature
Les figures (2.19-2.21), nous renseignent sur lvolution de temprature intrieure au local, et
de celles des parois isoles (mur ouest et la toiture), aprs isolation.
Ces courbes sont compares avec celles enregistres sur le local accol et non isol. Nous
remarquons, cependant que la diffrence de temprature est nettement intressante pour les
trois cas de figures.
Sur la figure (2.19), nous avons enregistr des tempratures dans lordre de 18C, avec une
courbe plus au moins stable. Nous avons enregistr une diffrence de plus de 3C vers 17.30h
pour la temprature ambiante intrieure entre le local dtude isol, et celui accol. La
diffrence sera encore meilleure si la comparaison tait tablie avec le mme local.
La figure (2.22), nous renseigne sur leffet de linertie thermique dans la structure de notre
local, le dcalage horaire enregistr est de 5heures. Le profil de temprature intrieure dans
cette figure offre une stabilit le long de la journe avec une faible amplitude de 1.2C entre
un maximum de 23.8C 16h et un minimum de 23.8C 1heure du matin.
35
[Link]. Prsentation des rsultats de temprature aprs rhabilitation
a. Profil de temprature pour la saison estivale
Et
46
44 Temprature extrieure mesure
Temprature extrieure mesure 44 Temprature intrieure mesure
Temprature intrieure mesure
42 42
40
Temperature(C)
40
Temperature(C)
38
38
36
36 22/07/2004 34
dT=9.4C
32 dT=14C
34 03/07/2008
dT=3.2C 30
32 28
30 26
11 13 15 17 19 21 23 0 5 10 15 20
Temps(h)
Temps(h) Figure 2.9 : Profil de temprature intrieure avec la
Figure 2.8 : Profil de temprature intrieure avec la temprature extrieure aprs isolation du 03/07/2008
temprature extrieure aprs isolation du 22/07/2004
48
44 Temprature de surface extrieure (toiture:local isol)
Temprature extrieure mesure
46 Temprature de surface extrieure (toiture: local accol)
Temprature intrieure (studio isol)
42
Temprature intrieure (studio accol no isol)
Temprature extrieure mesure
44
40 42
Temperature(C)
Temprature (C)
38 40
36 38
36
34
34
32
32 23 Juillet 2005
30 30
23Juillet2004
28 28
5.3 7.3 9.3 11.3 13.3 15.3 17.3 19.3 21.3 23.3 0 5 10 15 20 25 30 35
Temps(h) temps(h)
Figure 2.10 : Profil de temprature intrieure avec la Figure 2.11 : Comparaison de la temprature de
temprature extrieure du studio isol et celui accol surface extrieure de toiture entre studio isol et
non isol du 23/07/2004 celui accol non isol du 23/07/2005
52
Temprature de surface intrieure toiture
50 temprature de surface intrieure mur est
48 Temprature de surface intrieure fenetre ouest
Temprature intrieure
46 Temprature de surface intrieure du mur ouest
Temperature(C)
40
38
36
34 26 Juin 2004
32
8 10 12 14 16 18 20 22 24
temps(h)
36
b. Profil de temprature au niveau de la structure de la paroi et inertie thermique pour la saison estivale
Et
50
40 Temprature 15cm de la couche en pierre
Temprature au niveau de la couche carreau de pltre
38 Temprature au niveau de la couche pierre Temprature 5cm de la couche en pierre
45
Temprature au niveau de la couche islant polystyrene Temprature 25cm de la couche en pierre
36 temprature 35cm de la couche en pierre
40
34
Temperature(C)
Temperature(C)
35
32
30 30
28
25
26
20
24 26mai2004
studio isol
22 15 26 mai 2004
studio accol non isol
20
6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 10
temps(h) 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
temps(h)
50 50
Temprature de surface intrieure
Amortissement
Temperature(C)
40 40
Dphasage
35
35 dphasage
30
Temprature de surface intrieure mur ouest 30
Temprature de surface extrieure mur ouest 23 juillet 2005
Temprature extrieure mesure
25
3 6 9 12 15 18 21 24 25
temps(h) 4 8 12 16 20 24
temps(h)
Figure 2.16 : Dcalage horaire enregistr entre la Figure 2.17 : Dcalage horaire enregistr entre
surface extrieure et la surface intrieure au mur la surface extrieure et la surface intrieure au
ouest du studio accol non isol du 23/07/2005 mur ouest du studio isol du 23/07/2005
46
Temprature extrieure mesure
44 Temprature intrieure aprs isolation
42
Temperature(C)
40
Figure 2.18 : Dcalage horaire enregistre entre
38 lambiance extrieure et intrieure du studio
27 Juin 2005 isol du 27/06/2005
36
34
Dphasage=5h
32
9 11 13 15 17 19 21 23
temps(h)
37
c. Profil de temprature et inertie thermique pour la saison hivernale
Hiver
19
Temprature intrieure du studio non isola
18.5 Temprature intrieure du studio isol
18
Temprature(C)
17.5
17
11Janvier2011
16.5
16
15.5
15
13.30 14.30 15.30 16.30 17.30 18.30 19.30 20.00
Temps (h)
18.5
Temperature(C)
18
17.5
17
06 Fevrier2006
16.5
16
9.15 10.15 11.15 12.15 13.15 14.15 15.15 16.15
temps(h)
25
Temperature(C)
20
15
07Janvier2006
10
0
1 5 10 15 20 25
temps(h)
Temprature intrieure
18
16
14
12
10 12Fevrier2006
8
0 5 10 15 20 25
temps(h)
38
2.4. Etude de lvolution de temprature avant et
aprs rhabilitation pour les mois les plus froides
de lanne diffrentes sources de chaleurs
conventionnelles suivant une simulation numrique.
Rgime permanant
La mthode adopte consiste tablir un bilan thermique dcrivant les diffrentes quations et
systmes dchanges thermiques permettons de dterminer lvolution de la temprature
ambiante intrieure (Tai) du local dtude. Les dperditions de base comprennent, les
dperditions par transmission de chaleur travers les parois et les dperditions par
renouvellement dair. Dans la mthode utilise explicite par le C.S.T.B dans le D.T.U [45-
46], ces dperditions sont dues aux transmissions de la chaleur travers les diffrentes parois
constituant le local : par conduction et par convection.
Rgime transitoire
En plus des changes conductifs et convectifs, le rgime transitoire admet lchange radiatif.
Dans son application, ce rgime ne concerne que les changes de chaleur. Il nest pas donc
pris en compte la stratification de lair dune zone, ni la diffusion deau dans les parois, les
changements dtat ne sont pas non plus pris en compte, donc le stockage par la chaleur
latente nest pas trait, nest leffet des variations dhumidit. Cest donc exclusivement
lenveloppe qui est tudi. Pour ainsi laborer le modle mathmatique, quelques hypothses
simplificatrices ont t tablies :
a) Hypothses
Pour la rsolution des systmes dquations rgissant le fonctionnement de toutes les parois
du local et ce du local global, nous avons choisi parmi les mthodes numriques celle de
Runge-Kutta [47-48].Et, partir du bilan de puissance, nous mettons en uvre un programme
de calcul, permettant de simuler le comportement thermique des diffrentes composantes du
local.
39
[Link]. Bilan thermique en rgime quasi-permanant
A partir des quations du bilan et de la mthode dcrite par le DTU, on a tablie lquation
gnrale (2.1) en Rgime quasi-transitoire suivant le schma ci-dessous :
Qfo Qmo
Tair . . .
C air Qc QL Qr (2.1)
t
O,
. . .
Q c
Q L Qm (2.2)
. . . . . . . .
Q m
Qmo Q mn Qwc Q ms Qme Q pf Qsol (2.3)
. . . .
Qr Q f Q p Qinf (2.4)
. . .
Q f Q fo Q fet (2.5)
. . .
Q p
Q p int Q pext (2.6)
. . .
Q inf Qinf F Q inf Por (2.7)
Avec,
. . .
Qc , Q L , Q r : Dperditions par conduction, linique et par renouvellement dair (W) ;
.
Q m : Dperditions par transmission travers les murs, plafond et le plancher (W) ;
. . .
Q f , Q p , Q inf : Dperditions travers les fentres, portes et par infiltration (W) ;
C air : Capacit thermique de lair (Wh/m3C),
Tair : Temprature de lair ambiant (C) ;
: Source de chaleur (W) ;
t : Temps en (h) ;
" n,o,e,f,p" : Respectivement indices des orientations des parois, fentres et portes.
40
Calcul des dperditions calorifiques thermiques
Les relations donnons les dperditions thermiques par conduction, par les liaisons et par
renouvellement dait sont donnes dans les formules (1-2 1-4) du chapitre 1. Ainsi que le
coefficient de conductance K.
Dans notre cas dtude la diffrence de temprature entre lintrieure et lextrieure au local,
dpend du local avoisinant, de la pice non chauff au local et de lair ambiant extrieure. Elle
se prsente comme suit :
Ti (Tri T2L )
T2L : Temprature correspondant au deuxime local, celle-ci est prise fixe.
Avec lextrieure
Ti (Tri Te )
Te : Temprature extrieure mesure en (C).
Ti (Tri TLNC )
TLNC : Temprature du local non chauff, est donn suivant la relation suivante [46-49] :
TLNC
KSTe kLTe 0.34qeTae (2.8)
KS kL 0.34qe
Avec,
41
[Link]. Formulation en rgime transitoire
Lquation gnrale de lair intrieur et des diffrentes parois fait intervenir les
changes radiatifs et les facteurs de formes. Ainsi, les quations diffrentielles sont labores
en rgime transitoire et appliques pour un nud sur les surfaces internes aux parois.
dTi
Ci Qicd Qic Qir (2.9)
dt
dTai
Cair Qair
cd
Qair
c
(2.10)
dt ,
Avec,
Qicd : Puissance conductive de la paroi travers les murs, plafond et le sol et ouvrants (Watt) ;
Qic , Qair
c
: Puissance convective de la paroi et de lair intrieur au studio (Watt) ;
Qir : Puissance radiative grande longueur dondes change entre les diffrentes parois et
absorbe par i(Watt) ;
Qairr : Puissance radiative change entre les diffrentes parois et absorbe par lair (Watt) ;
: Source de chaleur (W) utilise pour le chauffage ;
*Les quations diffrentielles sont largies et dtailles dans le chapitre 3 par la mthode
Nodale, en rgime transitoire appliques sur plusieurs nuds.
42
2.4.2. Commentaire sur les rsultats calculs
Les rsultats de calculs trouvs des mois les plus froides et rudes de lanne (Dcembre,
Janvier et Fvrier), appliqus notre cas dtude sont prsents sur les figures (2.24-2.32) en
rgime quasi-transitoire et en rgime transitoire, sont comments comme suit :
La figure 2.24, montre une diffrence de temprature, qui varie entre 1C et 2C pour le mois
de Dcembre et Fvrier, une source de chaleur porte 500Watt avant et aprs isolation ;
Elle est de 1C 3C en Janvier.
Dans la figure (2.25), nous avons montr quavec une source de chaleur porte 2000Watt,
la diffrence de temprature nest pas loin de 3C, compare la source de chaleur prise gale
500Watt aprs isolation.
En prenant en compte ltanchit des ouvrants (fentres et portes) dans la figure (2.26), la
diffrence de temprature enregistre 2C 2.5C dcart sans et avec tanchit pour une
source de chaleur porte 1500Watt.
Lcart de temprature enregistre dans les figures (2.28-2.29), avant et aprs isolation est
important et il varie entre 2C 3C pour les deux sources de chaleurs de 1500 et 2000W.
La lecture de la figures (2.31) simule sur plus de trois mois avec un pas de temps de 5
minutes, montre une diffrence de temprature variant entre 1C 2C pour les deux mois de
Dcembre et Janvier et denviron 1C pour le mois de Fvrier avec une source de chaleur
porte 500Watt avant et aprs isolation. Dans la figure (2.32) la diffrence en temprature
avant et aprs isolation est augmente, elle est de 1.5 3C en dcembre et janvier pour une
source de chaleur porte 2000Watt, et entre 2C 2.5C en mois de fvrier et entre 1C
2C mi mars.
Les figures (2.32-2.44), donnent les diffrentes allures et profils de temprature sur toutes les
parois de notre local ainsi, que les profils de temprature des ouvrants, et du local non
chauff. Les profils de tempratures sont sinusodaux et suivent lvolution de la temprature
extrieure. Nous remarquons aussi lcart de temprature trs apparent, cela est du leffet de
linertie thermique engendr par la structure des murs.
43
2.4.3. Rsultats de temprature calcule avant et aprs
rhabilitation pour la saison dhiver
a-1) Profil de temprature ambiante intrieure avant et aprs isolation du local en
rgime quasi-permanant diffrentes sources dnergies sur 5 mois de lanne 2006.
T (C)
35
Te mp ra ture e x t rie ure
30
25
20
15
10
0
Nov De c Ja n Fe v Ma rs
Temps (h)
T (C)
24
Temprature intrieure avant isolation
Temprature intrieure aprs isolation
22
20
18
16
14
12
Q=500W
10
Nov De c Ja nv Fe v Ma rs
Temps (h)
24
22
20
18
Q=1500W
16
Nov De c Ja nv Fe v Ma rs
Temps (h)
24
22
20
18
16
Q=2000W
14
Nov De c Ja nv Fe v Ma rs
Temps (h)
44
a-2) Profil de temprature ambiante intrieure avant et aprs isolation du local en
rgime transitoire.
T (C)
35
Te mp ra ture e x t rie ure
30
25
20
15
10
0
Nov De c Ja n Fe v Ma rs
Temps (h)
T (C)
28
Temprature intrieure avant isolation
26 Temprature intrieure aprs isolation
24
22
20
18
16
Q=1500W
14
Nov De c Ja nv Fe v Ma rs
Temps (h)
24 24
Temprature (C)
22 22
20 20
18 18
16 16 Q=2000W
Q=2000W
14 14
Nov NovDe c Dec Ja nv JanvFe v MaFev
rs Mars
Temps (h)
Temps (h)
45
a-3) Profil de temprature ambiante intrieure avant et aprs isolation du local en
rgime transitoire sur un pas de 5 minutes pour 105 jours.
T (C)
30
Temprature extrieure
25
20
15
10
0
De c Ja nv Fe v Ma rs
Temps (h)
19
18
17
16
15
14
13
Q=500W
12
De c Ja nv Fe v Ma rs
Temps (h)
T (C)
23
Temprature intrieure avant isolation
22 Temprature intrieure aprs isolation
21
20
19
18
17
16
15
14
Q=2000W
13
De c Ja nv Fe v Ma rs
Temps (h)
46
a-4) Allure et profil de temprature de toutes les parois du local en pierre aprs isolation
en rgime transitoire
T(C)
T(C) 30
30
Temperature exterieure
Temperature exterieure
Temperature du mur nord
Temperature du mur ouest 25
25
20 20
15 15
10 10
5 5
0 0
Dec Janv Fev Dec Janv Fev
temps (h) temps (h)
Figure 2.33 : Profil de temprature du mur Figure 2.34: Profil de temprature du mur
Ouest avec la temprature extrieure Nord avec la temprature extrieure
pour une source de chaleur de 2000Watt pour une source de chaleur de 2000Watt
T(C)
30 T(C)
25
Temperature exterieure Temperature exterieure
Temperature sud (cte local adjacent) Temperature du mur interieure
25 Temperature dumur est
20
20
15
15
10
10
5
5
0 0
Dec Janv Fev Dec Janv Fev
temps (h) temps (h)
Figure 2.35 : Profil de temprature du mur Figure 2.36 : Profil de temprature du mur
Sud et est avec la temprature extrieure Intrieure avec la temprature extrieure
pour une source de chaleur de 2000Watt pour une source de chaleur de 2000Watt
T(C)
T(C) 30
30
Temperature exterieure
Temperature exterieure
25 Temperature du plancher bas
25 Temperature de la toiture
20
20
15 15
10 10
5 5
0 0
Dec Janv Fev Dec Janv Fev
temps (h)
temps (h)
Figure 2.37: Profil de temprature de la toiture Figure 2.38 : Profil de temprature du
avec la temprature extrieure pour une source plancher bas avec la temprature extrieure
de chaleur de 2000Watt pour une source de chaleur de 2000Watt
47
T(C) T (C)
25 25
X: 1995 X: 1994
Y: 19.81 Y: 19.78
20 20
15 15
10 10
5 5
Figure 2.39: Profil de temprature de la porte Figure 2.40: Profil de temprature de la porte
intrieure avec la temprature extrieure extrieure avec la temprature extrieure
pour une source de chaleur de 2000Watt pour une source de chaleur de 2000Watt
T(C) T(C)
30 25
Temperature exterieure
Temperature exterieure
Temperature de la fenetre est
Temperature de la fenetre ouest
25
20
20
15
15
10
10
5
5
0 0
Dec Janv Fev Dec Janv Fev
temps (h)
temps (h)
T(C) T(C)
30 30
Temperature resultante Temperature exterieure
Temperature exterieure Temperature du local non chauff (WWC)
25 Temperature ambiante interieure 25
20 20
15 15
10 10
5 5
0 0
Dec Janv Fev Dec Janv Fev
temps (h) temps (h)
48
2.4.4. Valeurs de dperdition thermique avant et aprs
isolation du local
La valeur de dperdition thermique aprs rhabilitation (QTf) est infrieure celle calcule
avant isolation (QTi). En enregistre 85.13W pour 1C, cette valeur est considrable, et elle est
toutefois considre comme gain thermique. Ainsi, (QTf) sera utilise dans le
dimensionnement de linstallation de chauffage solaire trait dans le chapitre qui suit.
Conclusion
Dans le cas de notre tude, nous avons dmontr lavantage que procure la rhabilitation
thermique pour le confort intrieur, que soit en t ou en hiver. Nous avons dmontr aussi,
qu'en plus de lapplication des concepts bioclimatiques, une isolation de lextrieur est
ncessaire et ne fait que renforcer linertie thermique de la pierre.
Quant la temprature de confort, nous avons enregistr en t une valeur stable de 32C,
avec une diffrence de temprature allant de 4C 9C, or elle ntait que de 0C1C. Ces
rsultats sont enregistrs en 2005 avant lachvement des travaux de rhabilitation.
Cette temprature est amliore aprs finalisation des travaux sur terrains, dont on a enregistr
les valeurs oscillant entre 28C et 29C en lan 2008 pour la mme saison. En hiver, elle
affiche une valeur allant de 17C 21C, et la diffrence dpasse les 3C avant et aprs
rhabilitation.
Sinon, pour compenser les degrs manquons, en hiver, en plus dutilisation du chauffage
solaire passif, le chauffage solaire actif, est toutefois recommand pour les mois les plus
froids de lanne, vu que lutilisation des installations conventionnelles demandent plus
dnergie, donc moins intressant, que soit sur le plan conomique ou environnemental.
49
TROISIEME CHAPITRE
On a donc, conu et ralis une installation solaire thermique intgre lhabitation. Ensuite, On
a labor le dimensionnement de linstallation qui consiste :
o au calcul de charges thermiques, avec la mthode de degr-jours qui utilise les valeurs de
dperditions thermiques calcules sur lensemble du local.
o Et, au calcul de la surface de captage qui permettra de couvrir les charges thermiques par
application la mthode dite f-Chart.
Depuis, on a dvelopp un bilan de linstallation pour le calcul de lnergie utile en utilisant les
paramtres de temprature extrieure, de vitesse du vent et le rayonnement solaire globale en
association avec les diffrents paramtres calculs dans linstallation savoir : le dbit
volumique, la surface de captage, le volume des cuves de stockage, le nombre de [Link].
51
3.1. Etude de linstallation solaire thermique
3.1.1. Dimensionnement de linstallation solaire
Pour dimensionner linstallation nous avons propos deux mthodes, lune qui consiste au calcul
de charges thermiques, dite mthode de degr-jours (J), et lautre dite mthode de f-Chart qui
consiste calculer la surface de captage (Ac) qui permettra collecter une quantit dnergie
solaire pour couvrir les charges thermiques. Ces deux mthodes seront dfinies comme suit,
J = (Tb Te )
+
(3.1)
mois
Avec,
Les besoins thermiques en chauffage de lhabitation sont obtenus par intgration, comme suit,
L= Q (T b Te )dt , L = QJ (3.2)
mois
Avec,
52
La relation principale nous permettant de calculer (Ac) est donne comme suit,
F= fLi / Li (3.3)
mois mois
Avec,
f : Fraction de charge de chauffage totale mensuelle couverte par linstallation ; il sagit dune
corrlation liant le paramtre f aux deux paramtres adimensionnels X & Y
Cette relation admet certaines limites strictes dapplication. Ainsi, si f est ngatif, une valeur de 0
est utilise ; Si f est suprieure 1, une valeur de 1 est utilise. Pour atteindre la couverture
maximale afin de combler toutes les dperditions, F doit avoir la valeur avoisinant 1.
Les paramtres adimensionnels sont donns comme suit,
Avec,
Ac : Surface de capteurs solaire (m) ;
53
Correction sur X et Y : X et Y doivent tre corrigs respectivement en fonction de la dimension
du stockage et de lchangeur de chaleur. Pour X, la mthode de f-Chart t dvelopp avec
une capacit de stockage standard de 75 litres par m. Pour les autres capacits de stockage, X
doit tre multipli par un facteur correctif Xc/X dfini par :
Avec,
EF GHIJ
0.39 0.65exp ' 0.139(;<+/= >?@- /. , <BCD (0.5 5 M 50+ (3.8)
KL
Avec,
;< : Coefficient global de pertes thermiques vers lhabitation ;
= : Facteur defficacit dchangeur de chaleur eau-air ;
>?@- : Capacit minimum du fluide.
Figure 3.1 : Appareil de type Syntracker mesurant lirradiation diffus, direct et le global connect un
enregistreur de type LPD12 6.10 et branch sur PC
La mesure de lclairement est effectue laide dun appareil de type Syntracker, mesurant la
fois le rayonnement direct, diffus et le global sur un plan horizontal et inclin. Cet appareil est
plac au niveau du site dimplantation du projet, il est connect un enregistreur de mesure de
type LPD12 branch sur un PC. Les valeurs ainsi collectes sont trs prcises, car les donnes
sont enregistres sur chaque cinq minute. Le taux dinsolation calcul Ghardaa est trs
important (en moyenne 75 %) et la moyenne annuelle de lirradiation journalire globale
mesure sur un plan horizontal dpasse 6000 Wh/m2.
54
3.1.3. Application
Avant de procder au calcul de la surface de captage et du volume de stockage,
stockage nous avons
calcul les valeurs de la charge L, de la temprature extrieure Ta, et le rayonnement global
incline G mesurs et calculs pour chaque heure de chaque mois de lanne.
lanne Il est prcis que
pour un bon dimensionnement un minimum de 5 annes est recommand.. Dans notre cas dtude
nous avons utilis des donnes mesures et traites
trait depuis 2004 2008.
2008 Depuis, nous avons
procd au calcul visant le dimensionnement de notre installation suivant les tapes schmatises
schmatis
dans la (figure 3.2). Aprs calcul
alcul de la surface de captage et le volume de stockage, nous avons
tablis des allures illustrant la caractrisation de notre dispositif solaire donn en (figure 3.3).
[Link]. Les diffrents organes utiliss dans notre installation solaire thermique
0.8
0.7
0.6
Volume de stockage=154l/m)
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
surface de captage (m) Facteur de correction
tion du volume de stockage pour les
Fraction annuelle de la charge f et surface dchange Ac systmes liquides volume standard du stockage de 75l/m
Les lments de base constituant cette installation (voir, photo 3.1), sont : Un ensemble
de capteurs plans dune surface de captage trouve gale 20m, orient vers le sud et inclin de
32, avec trois rservoirs deau dont le volume de
stockage est trouve gale 1000 litres chacun. On
utilise un systme utilisant une solution dantigel
comme fluide caloporteur. Un changeur de chaleur
liquide-liquide est utilis entre le capteur et le premier
rservoir. Un changeur de chaleur liquide-air est plac
dans le troisime rservoir pour transfrer la chaleur de
stockage vers les pices dhabitation. Les instruments
Photo 3.1 : Prsentation de linstallation
solaire thermique de contrle, de rgulation, les soupapes de scurit, les
pompes et conduites constituent le reste de lquipement.
Les diffrents flux dnergie dans un capteur sont reprsents dans la (Figure 3.4).
u = s - r - av - ar (3.9)
Avec,
56
u = flux transmis (w) ;
s = flux dnergie solaire incident (w) ;
r = flux dnergie rflchie (w) ;
ar + av = a = flux dnergie absorbe et dissipe (w).
a = a . s (3-11)
Avec,
a = (transparence du vitrage et coefficient dabsorption de labsorbeur).
Lnergie rcupre par le fluide caloporteur (nergie utile) aprs avoir traverse labsorbeur
est donne par,
Il est trs difficile de mesurer la temprature de labsorbeur, car une chute de temprature se
produit le long des veines du fluide [49]. Do lutilisation dune autre relation qui fait
intervenir la temprature moyenne du fluide dans le capteur en faisant introduire un facteur F'
caractrisant lefficacit dchange de chaleur de labsorbeur vers le fluide.
2me quation
57
F' = paramtre constructif (gomtrie, matriaux) du capteur.
O :
Tm = (Tfe + Tfs) / 2 (3-14)
Avec :
Tfe = temprature dentre du fluide (C)
Tfs = temprature de sortie au fluide (C)
Cette relation est la formule la plus classique pour le calcul de la puissance utile.
Avec,
.
m = dbit du fluide caloporteur (kg/ h)
Cp = chaleur spcifique du fluide (Kcal / KgC).
Chaleur perdue
r = u - p (3-17)
Avec
r = Gn. a. . Ac
: Coefficient de transmission
Ac : surface de la plaque absorbante
En injectons les termes des formules de r et p dans la formule (3-15), on obtient la relation
donnant la temprature de sortie du fluide :
. U Ac
G . Ac . . a + T fe m Cp L + U L AcTa
2
T fs = .
(3.18)
m Cp + U L AC / 2
58
Une troisime formule utilisant la temprature dentre du fluide et qui introduit le facteur de
conductance du capteur FR permet de calculer u [54-55]
Avec :
FR = Quantit de chaleur relle extraite/quantit de chaleur recueillie si labsorbeur est la
temprature Tfe.
( )
T fm = T fe + (Qu / Ac ) 1 F '' / FrU L (3.20)
Avec,
''
F = FR / F '
T fm = Ta + (aGn Ac Qu / F ' ) / U L
59
[Link]. Bilan thermique de la cuve de stockage
Les relations nous permettant de calculer le coefficient de perte, et lnergie dans le rservoir,
ainsi que la temprature du stockage sont :
1
Qt = Ks (Ts Ta ) = (Ts Ta ) (3.22)
Rth
Ou,
1 1
K s = 2r1Lcv + 2r12 (3.23)
Rthr Rthc
Avec,
60
Pour dterminer la rsistance thermique du stockage de la cuve, on utilise le schma
analogique quivalent donn dans la (Figure 3.6).
1
Rth1 = (3.24)
2Lcv r1hcv
Avec,
hcv = Nu (3.25)
D
Ou,
1 r
R th 2 = ln 2 (3.27)
2 L cv ac r1
Avec,
r2 : rayon extrieur de la virole (m) ;
ac : conductivit thermique de la virole (W m-1 K-1).
61
Rth3: rsistance thermique de l'isolant.
1 0 . 54 b cv
R th 3 = ln (3.28)
2 L cv isc r2
Avec,
0 . 785 a
R th 4 = ln cv (3.29)
2 L cv t bcv
Avec,
1
1 r r r 0.54bcv 0.785r1 acv
K s = 2r1 Lcv + 1 ln 2 + 1 ln + ln
hcv ac r1 isc r2 t bcv
(3.30)
1
1 e e e
+ 2r12 + ac + t + isc
hcv ac t isc
En galant la variation de l'nergie stocke dans la cuve l'nergie capte par le collecteur
moins l'nergie perdue vers l'espace environnant et l'nergie puise, on peut crire le bilan
thermique de la cuve de stockage sous la forme suivante [56-54].
dTs .
( MCp ) s = AcFr [( )G n U L (Ts Ta )] K s (Ts Ta ) m (Ts TLr ) (3.31)
dt
Avec,
eac, et, eisc: sont respectivement les paisseurs de l'acier, du tube et de l'isolant de la cuve.
Tlr : Temprature de soutirage (K).
62
[Link]. Etude de lchangeur de chaleur (air-eau) entre le
rservoir et lhabitation [57]
Avec,
Tse : Temprature de sortie de leau (C) ;
Tee : Temprature dentre de leau (C) ;
O :
Cmin : Plus faible capacits calorifiques horaires (Wh/m3C) ;
Cmax : Plus grande capacits calorifiques horaires (Wh/m3C) ;
63
[Link]. Bilan thermique du radiateur install dans
lhabitation [57]
dTr . .
Cr = m e Cp eau (Tee Tse ) m a Cp air (Tea Tsa ) r (Tr4 Ti 4 ) (3.35)
dt i
Avec :
64
[Link]. Commentaire sur les rsultats trouvs
Les figures (3.8-3.13), nous renseignent sur les diffrentes volutions de tempratures
calcules et mesures de linstallation solaire thermique.
Les tempratures de stockage et celle de la plaque de la figure 3.8, sont simules pour un pas
de 5 minutes et tales sur 4 mois correspondant aux mois de Dcembre, janvier, fvrier et
mi- mars. Lvolution de temprature est sinusodale, croissante et suit le profil de la
temprature extrieure. Les profils de temprature de linstallation sont calculs suivants
diffrentes variables, savoir : le dbit volumique et la capacit de la cuve de stockage et le
nombre de vitrage et de capteur dans le capteur. Dans cette figure, nous constatons que
lvolution de temprature est intressante, mais elle peut toutefois enregistre des valeurs
plus intressantes en tenant compte de la mthode de stratification dans les calculs effectus.
Dans la figure 3.10, nous remarquons un dcalage horaire important au niveau de la cuve de
stockage dtect partir de la courbe de lirradiation solaire. Un retard engendr par linertie
thermique dans la structure de linstallation ralis. Cette figure donne aussi lvolution de
temprature de linstallation, de lnergie de stockage et lnergie utile avec lirradiation
solaire et cumul correspondant. La couverture est intressante, car la courbe de lnergie
utile ainsi que lnergie du stockage se confonde. A travers, la figure nous dduisant aussi
qua partir de la courbe de lirradiation solaire avec celle de lnergie utile que le rendement
de notre capteur est de 30%, et ce pour une couverture 1 vitrage. Cette valeur, sera
amliore en augmentant le nombre de vitrage et en faisant varier le dbit volumique.
La figure (3.13), donne les diffrentes volutions de tempratures de notre systme solaire,
depuis la cuve de stockage jusqu lchangeur de chaleur install dans le local. Nous
remarquons sur ce graphique que les profils de temprature de sortie de leau et celui de lair
sont trs proches, cela prouve que nos calculs sont juste et que ces rsultats sont intressants.
65
[Link]. Rsultats de linstallation solaire
a) Profil de diffrentes tempratures de linstallation tablies sur trois mois de
dcembre, Janvier, fvrier et 15 jrs du mois de mars de lanne 2005.
4
x 10 Puissance (W)
2.5
irradiation solaire
1.5
0.5
0
Dc Janv Fev Mars
Temps (h)
40
30 Temprature
extrieure
20
10
0
Dc Janv Fev Mars
Temps (h)
50
40
30
20
10
temprature
extrieure
0
1jrs 4jrs 8jrs 12jrs 16jrs 20jrs 24jrs 28jrs
Temps (h)
66
b) Evolution de la temprature du systme, volution de lnergie utile et lnergie
stocke avec lirradiation solaire correspondant ainsi que lvolution du cumul solaire et
de lnergie stocker pour une journe du mois de Fvrier 2005 Ghardaa.
4
x 10
P u is s a n c e s W
2
irradiation
1 Energie utile
0
-5 0 5 10 15 20 25
Temps (h)
T e m p r a t u r e C
100
ambiante plaque stockage
50
0
-5 0 5 10 15 20 25
Temps (h)
6
x 10
3 Temps (h)
[Link]
E n r g ie W
67
c)Validation du modle de calcul : Temprature de la plaque et du rservoir de stockage
mesure, et comparaison de la temprature de la plaque mesures avec la temprature
calcules pour les journes du mois de Fvrier sans tenir compte de la stratification des
cuves de stockage.
90 100
Temp ext
capacit=3030l; vitrage=1; capteur=20
80 Temp plaque calcule (sans stratification)
Plaque Temp plaque mesure
stockage 80
70
60
Temperature(C)
Temperature(C )
60
50
40
40
30 ambiance
extrieure
20 20
10
0 0
1jrs 2jrs 3jrs 1jrs 2jrs 3jrs
Temps(h) Temps(h)
60
Temprature(C)
Tee(entr d eau)
50
40
Figure 3.13 : Profil de temprature
Tse(sortie d eau)
Tsa(sortie d air) de lentr et de sortie de lair et de
30
leau dans lchangeur de chaleur
(radiateur install lintrieur de
20
Tea(entr d air) lhabitation) calcul avec la
temprature extrieure
10
Tex
0
0 50 100 150 200 250 300
temps(h)
68
3.2. Mthode Nodale pour le calcul de temprature de
confort
Chaque lment du systme peut tre prsent par une quation du bilan dnergie
prsent sous forme mathmatique, comme suit,
1 (3.36)
Q
i
i Q
s
s = M i Cp i dT i / dt = R (T
j Ji
i T j )+ Ii
ij
Avec,
Ji : Ensemble des nuds j connects au nud i,
Rij : Reprsente les rsistances thermiques,
Ii : source de chaleur
Lquation gnrale du bilan aux nuds dans une paroi scrit, comme exprim dans le
systme prcdent :
dTi Ai n
= ki (Tj Ti ) + haic ,i (Tai,i Ti ) + haec ,i (Taec,i Ti ) + hcr,i (Tc Ti ) + hsr,i (Ts Ti ) + hir, j (Tj Ti ) +G(3.37)
dt Ci j =1
Avec,
: Coefficient dabsorptivit pour paroi et ouvrants ;
69
I Grf : Flux solaire global incident sur la surface i (Watt) ;
(W/mC) ;
hir, j : Coefficient dchange radiatif entre les parois dindice i et j (W/mC). Il est donn par,
( )
hir, j = i j Fij Ti 2 T j2 (Ti + T j ) (3.38)
Avec,
hcr, i : est le coefficient dchange radiatif entre la paroi dindice i et le ciel (W/mC).
h sr, i : est le coefficient dchange radiatif entre la paroi dindice i et le sol extrieur
- Le rayonnement solaire de courtes longueurs donde (0.2 m 2.5 m), spar en un type
directionnel (clairement direct) et en un type isotrope (clairement diffus)
- Le rayonnement infrarouge thermique mis par lenvironnement (vote cleste, sol
extrieur) et par lenceinte elle-mme qui se situe entre 2.5 m et 100 m
Nous considrons que les surfaces sont grises en mission et diffusante en rflexion. Et, nous
supposons que chaque paroi est isotherme.
Le flux thermique net sur la face interne de la paroi dindice i peut tre exprim comme tend
la diffrence entre le flux absorb par la paroi dindice i et le flux mis par cette mme paroi,
j= N
Q ir = i Ai j Fij (T j4 T i 4 ) (3.39)
j =1
70
Pour dterminer les facteurs de forme dune enceinte ferme, nous utilisant la formule
suivante,
1
Fij = (3.40)
1 i 1 (1 j )Ai
+ +
i Fij j Aj
1 + cos i
Fi , c = (3.42)
2
1 cos i
Fi , s = (3.43)
2
Avec,
Qcr : Rayonnement absorb directement par la paroi i provenant de la vote cleste (Watt) ;
Qsr : Rayonnement absorb directement par la paroi i provenant du sol extrieur (Watt) ;
Fi ,c , Fi , s : Respectivement, facteur de forme entre la paroi i et le ciel, et entre i et le sol
i : est langle dinclinaison de la paroi i par rapport lhorizontale.
En supposons que la vote cleste est un corps noir et que sa temprature quivalente est Tc
donne en fonction de la temprature ambiante par la formule de SWINBANK [52].
1 .5
Tc = 0.0552(Tae ) (3.44)
Avec,
Tc , Tae sont exprimes en degr Kelvin.
71
Puissance radiative par rayonnement solaire de courtes longueurs donde QG
Irradiation globale sur une surface incline
Des formules simples sont donnes pour dcrire lattnuation de lirradiation globale par
divers constituants de latmosphre. Dans notre cas on utilise les donnes exprimentales
enregistres par lappareil Suntracker install au niveau du site dtude, et on simule le
modle de calcul donn par BIRD et HULSTROM, par la relation suivante.
Avec :
I d : Irradiation direct
I D : Irradiation diffus par le ciel et le sol.
Le dtail sur cette quation et langle dincidence sont donns en annexe 3.2 [52-59]
lintrieur du local,
lextrieur du local,
Nombre de NUSSELT
Une fois sa valeur calcule, nous pouvons dterminer le coefficient dchange par convection,
Par lanalyse dimensionnelle, nous pouvons dterminer les autres nombres adimensionnels
tels que,
72
Nombre de PRANDTL
Cp Cpv
Pr = avec = v pr = (3.51)
Avec :
Nombre de REYNOLDS
VL VL
Re = = (3.52)
v
Avec :
V : la vitesse dcoulement du fluide en [m/s]
Nombre de GRASSHOF
gL3 (T T f ) gL3 (T T f )
Gr = 2
= 2 2
Re 2 (3.53)
v v L
Avec :
Nombre de RAYLEIGH
(
Ra = GrPr = Gr Pr gTL3 / v 2 (Cp/ ) ) (3.54)
O,
Gr : Nombre de GRASSHOF
Pr : Nombre de PRANDTL
73
Type de convection
La dtermination du coefficient dchange diffre selon le type de convection.
1. Convection naturelle
Pour ce type de convection, le nombre de NUSSELT et donn en fonction des nombres
adimensionnels, GRASSHOF et PRANDTL par la relation suivante,
Nu = K (Gr Pr )
n
(3.55)
Avec :
K et n sont des constantes.
2. Convection force
Dans ce mode de convection, le nombre de NUSSELT est donn en fonction de deux nombres
adimensionnels, le nombre de REYNOLDS et le nombre de PRANDTL par la relation
suivante,
Dans le cas le plus pratique, le (Tableau ci-dessous) illustre et dfinit les relations simplifies
du coefficient h pour lair pression atmosphrique des parois verticales et horizontales.
74
[Link].Echange conductif
La conductivit du mur dpend de la structure physique de ces diffrentes couches. La
puissance de conductivit est donne par lquation :
Ai
Qicd,i+1,i1 = i (Ti Ti1 ) i Ai (Ti Ti+1 ) (3.57)
ei ei
Avec :
i : Coefficient de conduction (W/mC) ;
ei : paisseur de la couche (m) ;
Ai : Surface dchange [m].
3.2.4. Application la mthode nodale
[Link]. Discrtisation
Le modle mathmatique t labor en se basant sur lhypothse suivante :
Chaque nud reprsente un volume dont la temprature est relativement uniforme. Sur le
schma ci-dessous est reprsent des exemples de discrtisation dune paroi. Cela va tre
gnralis pour les autres parois (murs et ouvrants).
La mise en quation des changes thermiques t faite en se basant sur la mthode de
lanalogie lectrique ou :
Les tempratures sont reprsentes par des potentiels lectriques ;
Les flux sont reprsents par des intensits de courant ;
Les rsistances thermiques sont reprsentes par des rsistances lectriques ;
Les capacits thermiques sont reprsentes par des condensateurs.
Tciel Tai
1/hrc 1/hc
T21
T11 T41 T51 T61 T71 T81
Te Intrieur
Extrieur 1/hc
1/hcr
1/hrs
Tparoi
Tsol
Schma lectrique correspondant au mur ouest aprs isolation (nombre de nud (i=8), numro du mur ouest (j=1))
Tai
Tciel 1/hc
1/hrc
T38 T48 T58
1/hc T18 T28 T68 T78 T88 T98
Te Intrieur
Extrieur 1/hcr
1/hrs Tparois
Tsol
Schma lectrique correspondant la toiture aprs isolation (nombre de nud (i=9), numro de la toiture (j=8))
Figure3.14. Schma de discrtisation selon la mthode nodale (exemple sur le mur ouest et la toiture)
75
[Link]. Systme dquation pour le calcul de la temprature de confort du local
1. Mur Ouest
2. Mur Nord
3. Mur Est
4. Mur Intrieur
5. Toiture
6. Porte extrieure
7. Porte intrieure
8. Fentre Est
7. Fentre Ouest
76
Systme dquation lintrieure de la structure des parois (3.59)
1. Mur Ouest
n 1
( dT i1 / dt ) = A1 / C i1 [ Q icd1,i ,i +1 ];
i=2
2. Mur Nord
n 1
( dTi 2 / dt ) = A2 / C i 2 [ Qicd1,i ,i +1 ];
i=2
3. Mur Est
n 1
( dTi 3 / dt ) = A3 / C i 3 [ Qicd1,i ,i +1 ];
i=2
4. Mur Intrieur
n 1
( dTi 5 / dt ) = A5 / C i 5 [ Qicd1,i ,i +1 ];
i=2
5. Toiture
n 1
( dTi 8 / dt ) = A8 / C i 8 [ Qicd1,i ,i +1 ];
i=2
6. Porte extrieure
n 1
( dTipe / dt ) = A pe / C ipe [ Qicd1,i ,i +1 ];
i=2
7. Porte intrieure
n 1
( dTipi / dt ) = A pi / C ipi [ Qicd1,i ,i +1 ];
i=2
8. Fentre Est
n 1
( dTife / dt ) = A fe / C ife [ Qicd1,i ,i +1 ];
i=2
7. Fentre Ouest
n 1
( dTifo / dt ) = A fo / C ifo [ Qicd1,i ,i +1 ];
i=2
1 : Ti1, Ti2, Ti5, Ti3, Ti8, pour les parois, (i : indices des nuds)
77
Systme dquation appliqu la surface intrieure de chaque paroi (3.60)
1. Mur Ouest
n
( dT81 / dt ) = A1 / C81 [Q71cd, 81 + Qaic , 81 + Q8r j ( j 1) ]
j =1
2. Mur Nord
n
( dT82 / dt ) = A2 / C82 [Q cd
72 , 82 +Q c
ai , 82 + Q2r j ( j 2 ) ]
j =1
3. Mur Est
n
( dT73 / dt ) = A3 / C 73 [Q63cd, 73 + Qaic , 73 + Q3r j ( j 3 ) ]
j =1
4. Mur Intrieur
n
( dT 55 / dt ) = A 5 / C 55 [ Q 55cd , 845 + Q aic , 55 + Q
j =1
r
5 j( j5) ]
5. Toiture
n
( dT 98 / dt ) = A 8 / C 88 [ Q 88cd , 98 + Q aic , 98 + Q
j =1
r
9 j( j8) ]
6. Porte extrieure
n
( dT p 3 / dt ) = A p / C p 3 [ Q pcd2 , p 3 + Q aic , p 3 + Q per ( j p3) ]
j =1
7. Porte intrieure
n
( dT pi 3 / dt ) = A pi / C pi 3 [ Q pcd2 , pi 3 + Q aic , pi 3 + Q
j =1
r
pij ( j pi ) ]
8. Fentre Est
n
( dT f 3 / dt ) = A f 3 / C f 3 [ Q c
ae , f 3 +Q c
ai , f 3 + Q j =1
r
f 3 j ( j f 3) ]
7. Fentre Ouest
n
( dT f1 / dt ) = A f 1 / C f 1 [ Q aec , f 1 + Q aic , f 1 + Q
j =1
r
f 1( j f 1) ]
7. Echangeur de chaleur (air-eau)
Cmin
Tse = Tee + (Tea Tee ) , Tsa = Tea + (Tee Tsa )
Cmax
8. Radiateur
dTr 1 . .
= [ m e Cp eau (Tee Tse ) m a Cp air (Tea Tsa ) r (Tr4 Ti 4 )]
dt Cr i
9. Temprature de confort
Tai + Ti j
Tc = , (i : indices des nuds, j : indices des parois)
2
Les inconnues sont :
1 : T81, T82, T55, T73, T98, Tf1, Tf3, Tp3, Tpi3 pour les parois et ouvrants
3 : Tr, Tea, Tee,Tsa,Tse, Tai : Temprature intrieure et celles des organes de linstallation.
78
3.2.5. Rsolution numrique
La rsolution des quations (3.58-3.60), ncessite la connaissance des diffrents paramtres et
des coefficients intervenants. A cet effet et pour des raisons de clart de la rdaction nous
donnons brivement la mthode de leur dtermination et leur expression. Toutefois, la
mthode numrique utilise est celle de Runge-Kutta.
- Les systmes diffrentiels, scrivant de la forme,
dT ji
= f (t , T1 j ,...Tnj ) (3.61)
dt
Ou :
i=1, 2, 3, 4, 5, 6,7, indice des nuds ;
j=1, 2, 3, 4, 5, 6,7, indice des parois, toiture et ouvrants ;
t : reprsente le temps tel que t = k*h avec k comme indice de temps.
Et dans un but dallger lcriture du systme dquation, nous avons remplac les diffrents
paramtres par leurs valeurs numriques :
- Pour les conditions initiales et les conditions aux limites, nous avons procd de la sorte :
Au niveau des parois extrieures et lambiance extrieure, nous avons suppos une
fine couche dair. A ce niveau, la relation de la temprature dquilibre calcule dans
la fine couche entre lenvironnement extrieure et la surface de la paroi extrieure
est donne comme suit [50-60]
Teq = Te + Q s he (3.61)
Avec,
De mme, nous avons suppos une trs fine couche dair, au niveau des parois
intrieures et lambiance intrieure.
79
[Link]. Commentaire sur les rsultats calculs
Les figures (3.15-3.17), ci aprs dessous, nous renseignent sur lvolution de la temprature
du local en rgime transitoire suivant la mthode nodale. Nous remarquons que, le profil de
temprature est sinusodal et suit lvolution de la temprature extrieure avec un dcalage
horaire apparent du leffet de linertie thermique engendr par la masse dense du matriau
pierre utilis dans la structure de notre habitation.
La figure (3.14), donne le profil de temprature du confort dans le local. Lallure suit une
volution sinusodale, marque une stabilit dans le temps et affiche des valeurs allant de 20
24C pour des tempratures extrieure variant de 1 15C durant une douzaine de jours avec
une source de chaleur renouvelable de 500Watts, calcule selon des valeurs mesures en
tempratures de sortie de leau dans le rservoir principale. Nous remarquons aussi un
dcalage horaire apparent du leffet de linertie thermique.
Lvolution de la temprature des parois selon leur orientation ainsi que la toiture et la pice
non chauff (sanitaire) aprs isolation sont donnes dans la figure (3.16). Pour ces
tempratures allant entre 20C 24C, la source de chaleur enregistre est seulement de
500Watts. Cette valeur est intressante puisquelle est deux fois, voir plus faible par rapport
aux valeurs trouves en figures (2.23-2.32) correspondant au chapitre prcdent.
Quand la figure (3.17), elle donne lvolution de temprature sur les diffrents ouvrants de
notre habitation avant et aprs isolation, ainsi que la temprature du local non chauff qui
reprsente les sanitaires.
* Nous soulignons que, lors de lexcution de notre programme de calcul, nous avons utiliss
les paramtres adimensionnels rgissant nos quations savoir : le Nombre de Nusselt (Nu),
Prandtl (Pr), Reynolds (Re), Grashof (Gr), Rayleigh (Ra), dterminant principalement le
rgime de lcoulement du fluide utilis et le type de convection. En illustration, nous nous
sommes limits aux allures de tempratures qui constituent lobjectif principal de notre tude.
80
[Link]. Rsultats de temprature de confort calcule
sur une priode froide de lanne, avec utilisation
dune source de chaleur renouvelable (solaire)
Tempsrature(C)
25
20
15
10
0 Text
Tr
-5
0 50 100 150 200 250 300
temps(h)
20
15
Te mp ex terieure
10
temp local non chauff
Te mp du mur oue st
Te mp du mur nord
5 Te mp du toit
Te mp du mur e st
Te mp du mur inte rie ure
0
0 50 100 150 200 250 300
temps(h)
20
15
10
81
Conclusion
Le constat est vrifi sur les graphiques donns et comments dans ce chapitre. Le confort est
bien assur, et l nergie utilise est de lordre de 2 a 3 fois moindre que si l installation utilise
est conventionnelle, tel quil est comment dans le chapitre prcdent.
Linstallation solaire thermique ainsi ralise dans ce chapitre, montre son efficacit dans son
utilisation pour le chauffage domestique. Ainsi, travers les rsultats trouvs, une
consommation de 500 W suffit pour lever une temprature ambiante intrieure du local des
valeurs avoisinant les 20C et plus, sachant que les tempratures extrieures sont trs basses.
Pour ce qui est des tempratures enregistres dans la plaque elles sont de l ordre de 60C
70C ; Et pour le stockage qui constitue le rservoir deau li directement au studio, il
enregistre des tempratures allant de 45C a 50C, et ce sur une dure de 6 mois. Ces
tempratures croient, dans le temps, et elles seront encore plus leves si nos calculs taient
simuls depuis un an. Sinon, les valeurs exprimentales enregistres sont trs intressantes,
elles sont de lordre de 70C pour la plaque et montent, jusquau 50C 60C dans le
rservoir. Pour la dure de temps, l installation ainsi intgre dans le local est autonome pour
une dure de 3 4 jours dans la semaine.
Quand la mthode nodale utilise en rgime transitoire, adopte dans ce chapitre, elle est
juge complte sure et exacte, puisque toutes les couches des parois de lhabitation sont prises
en compte dans les calculs. Ainsi, en injectons les valeurs du rayonnement solaire dans les
quations de bases, ont obtient des tempratures confortables, ce qui rpond bien au but fix
dans notre projet.
Nous soulignons aussi la stabilit du profil de temprature intrieure dans nos graphiques,
cela dmontre bien le rle que joue le facteur inertie thermique dans une habitation.
Par ces rsultats, nous pouvons conclure que, lutilisation des dispositifs solaires passifs
combins aux systmes actifs, dans une habitation existante, rpond aux attentes de lhabitant
qui cherche conomiser de lnergie, avoir une installation efficace nergtiquement et
enfin un endroit, lui assurant un confort thermique acceptable pour son bien tre.
82
CONCLUSION GENERALE
Conclusion gnrale
Les calculs mens dans ce projet, traitent principalement leffet de lisolation et de linertie
thermique, afin dvaluer la temprature ambiante rgnante lintrieur du local dtude pour
la saison dhiver et dt. Et, enfin, le dimensionnement de linstallation solaire thermique
pour le chauffage du local pendant les priodes les plus froides de lanne suivi du calcul de
temprature de confort en rgime transitoire. Des mesures exprimentales et des calculs
numriques ont t labors.
Avec ces rsultats, et ceux trouvs dans la courbe de la zone de confort (diagramme
psychromtrique), aussi, travers les consignes aux rgles de concept bioclimatique, nous
avons procd la rhabilitation du local. Ainsi, pour amliorer le confort thermique de celui-
ci, nous avons procd par deux voies, passive et active, afin de raliser les travaux sur
terrain, savoir : lisolation thermique, lombrage, plantation de la vgtation et placement
84
des points deau, peinte de lenveloppe extrieure et toiture en couleur clair. Toute, cette
faon de faire dtaill dans le mmoire consiste en un systme dit passif. Pour lapport solaire
en priode les plus froides de lanne, nous avons adopt un systme actif, par une ralisation
dune installation solaire thermique pour le chauffage et la production de leau chaude
sanitaire. Pour ce faire, nous avons procd au dimensionnement de linstallation, dont le
calcul de la surface de captage trouve gale 20m, et le volume de stockage correspondant
gale 3000 litres. Au calcul de la temprature de la plaque qui avoisine les 70C, et celle de
la cuve de stockage deau dont les valeurs sillonnent entre 50 et 60C. Ce qui nous conduit,
directement, au calcul de lnergie ncessaire pour le chauffage de lhabitation.
Pour le calcul de la temprature de confort thermique aprs rhabilitation, nous avons procd
en premier lieu aux mesures exprimentales, que soit pour la priode dhiver ou dt. Ainsi,
les profils de tempratures obtenus sont compars avec les courbes enregistres avant
isolation en rfrence la courbe de temprature extrieure pour des priodes diffrentes
(jours et anne). Sinon, elles sont compares directement celles mesures dans le studio
accol de mme architecture, pendant la mme priode. Les rsultats obtenus sont
satisfaisants, malgr les contraintes techniques survenues tout au long de notre tude (coupure
dlectricit, vent de sable, coupure de fil de lacquisition et autres). On terme de valeurs,
nous avons enregistr en t une valeur stable de 32C, avec une diffrence de temprature
allant de 4 9C, or elle ntait que de 0 1C. Ces rsultats sont enregistrs en 2005 avant
lachvement des travaux de rhabilitation. En effet, la temprature intrieure est amliore
aprs finalisation des travaux sur terrains, dont on a enregistr les valeurs oscillant entre 28C
et 29C en lan 2008 pour la mme saison. En hiver, la temprature affiche une valeur allant
de 17C 21C, et la diffrence de temprature dpasse les 3C avant et aprs rhabilitation
La temprature de confort hivernale obtenue aprs rhabilitation affiche des valeurs allant de
18C 25C, par calcul numrique en rgime transitoire et nergie conventionnelle comme
source de chaleur. En rgime transitoire utilisant la mthode nodale, et le solaire comme
85
source de chaleur, le profil de temprature est plus stable, les valeurs sillonnes entre 20C et
24C et le gain dnergie est important. Ainsi, pour lever la temprature de 2C, on aura
utilis une source de chaleur quivalente 500Watts, or cette valeur est deux fois, voir plus
suprieure dans le cas de lutilisation de source conventionnelle.
Finalement, la rhabilitation thermique rend un grand service, que soit sur le plan nergtique
en termes de confort thermique, mais aussi, sur le plan conomique (facture de consommation
et prservation de lenvironnement). Ainsi, pour bnficier dun bon confort thermique, une
isolation de lextrieur est plus que ncessaire. Dsormais, il est signal clairement que la
qualit de lhabitat en Algrie est pauvre. Lisolation est pratiquement absente, encore moins
la rhabilitation thermique et lutilisation des produits isolants aux normes internationales.
Les rsultats trouvs, illustrent lintrt de ce travail de recherche sur la thermique de lhabitat
dans les zones arides en Algrie, et donnent plus dindications aux utilisateurs du domaine.
Delors, ces premiers essaies nous permettent de recueillir suffisamment dinformation sur les
bnficires quon pourrait obtenir de ce type de projet.
86
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
Rfrences bibliographiques
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Heating Systems, in revue, Solar Energy, 19, 509 (1977).
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92
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transient state of an opaque wall after the interruption of solar radiation , in revue, Solar
energy, Vol. 66, No. 1 pp.2&-31, [Link]., (1999).
93
ANNEXE
Annexe 3.1. Coefficient de perte globale du capteur UL (W/mC)[52]
K isol Alat
U lat =
ei Ac
Alat : surface latrale du capteur (m2).
Ac : surface du capteur (m2).
1
U av
=
N
+
1
+
(
T p + T a )( T p 2 T a 2 )
c T p T a h w 1 2 N + f 1 + 0 . 133
+ p
N
Tp N + f + 0 . 00591 Nh w g
p
95
Annexe 3.2. Calcul de lirradiation globale horaire solaire sur le plan
inclin selon la formule de Liu and Jordan [52-59]
24
I G = ( I n cos + I dif 0.5(1 + cos ) + I g 0.5(1 cos ))dt
0
/
/
/
!
/
" #
$
% #
& #
&: 0.3
Langle dincidence pour chaque paroi est donn par la relation de COFARI
cos = (sin cos cos sin cos ) sin + (cos cos + sin sin cos )(cos cos) + cos sin sin sin
: Latitude du lieu
: Inclinaison (angle entre le plan horizontal et le plan considr)
: Orientation (angle entre la normale au plan considr et le plan mridien). Compt zro au Sud ; positif vers
lOuest et ngatif vers lEst.
- Surfaces verticales ( =90): cos = + cos cos sin + sin cos cos cos + cos sin sin (36)
Cas particulier
96