Ligne de Transmission
Ligne de Transmission
des ondes
GEL-2900/GEL-3002
Dominic Grenier
Departement de genie electrique et de genie informatique
Universite Laval
Quebec (QC), G1V 0A6
Automne 2010
c DG-2000,2001,2004
NOTES :
Les vecteurs sont identifies par lidentificateur en caractere gras (e.g. E).
Les composantes dun vecteur sont specifiees par lentremise de leur coordonnee
mise en indice inferieur (e.g. Ex ou E ).
Les phaseurs et les quantites complexes qui en decoulent, avec un module et
une phase, sont plutot representes par leur identificateur surmonte dune barre
(e.g. E, E ou Zi ).
Ainsi, les vecteurs-phaseurs sont identifies par lidentificateur en caractere gras
surmonte dune barre (e.g. E).
Finalement, les modules dun phaseur (en valeur crete) ou dune quantite com-
plexe, ainsi que les scalaires, sont identifies par leur identificateur regulier (e.g.
E ou E ou Zi ou h).
Tout au long de louvrage, vous pourrez apprecier la qualite des figures. Cest pourquoi
je desire exprimer ma reconnaissance a M. Frederic Jean qui est lauteur de la majorite
dentre elles ; il a su composer avec mes exigences parfois capricieuses.
Table des matieres
Notions de base
Le champ peut etre identique partout dans la region de lespace dans lequel cas on
le dit uniforme ;
Le champ peut varier en fonction du temps. Il sera donc statique ou variant (dans
le temps time-varying) selon quil soit independant ou non du temps ;
Plus encore, le champ peut etre vectoriel ou scalaire lorsque la quantite quil represente
a une direction dans lespace ou non respectivement.
temporelle de lun ou lautre rend ces deux champs indissociables dou le nom combine
electromagnetisme.
La temperature et la pression atmospherique sont des exemples de champs scalaires ;
par contre leur gradient sont des quantites vectorielles. Soit le cas de la temperature dans
un systeme de coordonnees cartesiennes pour bien se fixer les idees. Si la temperature dune
piece est assumee identique partout et fixe dans le temps alors T = cte ; par contre si elle
est non-uniforme mais toujours constante alors T = T (x, y, z). On comprend aisement
que pour tenir compte de levolution de la temperature dans le temps due aux pertes,
au systeme de chauffage ou de climatisation on a maintenant le cas general :
T = T (x, y, z, t) . (1.1)
y
(x0 , y0 )
Fy (x0 , y0)
Fx (x0 , y0 )
Figure 1.1 Lignes de champ vectoriel dans un espace cartesien a deux dimensions.
1.2 Phaseur
Les phaseurs sont des outils mathematiques utilises lorsque les signaux varient sinusodale-
ment dans le temps aussi appeles variations harmoniques. Ce sont des nombres complexes
qui, ramenes sous la forme polaire, ont un module et un argument3
Im
b F
a Re
Le phaseur et, par extension, tous les parametres complexes peuvent etre representes
sous la forme rectangulaire autant que sur la forme polaire comme sur la figure 1.2. La
conversion entre les deux formes est simple et bien connu. On doit ajouter quune addition
3
Le mot phase convient aussi.
4
Cest la transformee de Fourier qui permet de trouver les diverses composantes sinusodales.
1-4 Notions de base
F = A ej (1.6)
= A cos() + j A sin() (1.7)
| {z } | {z }
a b
avec
A = a2 + b2 (1.8)
= arctan(b/a) . (1.9)
La solution dune equation differentielle dun systeme lineaire avec la technique des
phaseurs consiste a remplacer toutes les derivees simples par j. En effet, la derivee
premiere de la fonction harmonique F (t) est
dF (t)
= A sin(t + ) = A cos(t + + /2) (1.10)
dt
Aej e|{z}
= Re{ |{z} j/2 jt
e } = Re{j F ejt } (1.11)
j
F
ou on remarque que le phaseur resultant est j F soit le produit du phaseur initial par
j. On peut aussi voir que la derivee produit une avance de phase de /2 correspondant
a +j dans le plan complexe.
F2
F1
Fn
2 n
1
l2 ln
l1
C
Lintegrale de ligne dun champ vectoriel F le long dun parcours quelconque C est
simplement definie comme : Z
F dl .
C
1.3 Integrales de ligne et de surface 1-5
ou k est langle entre F k et lk comme il apparat sur la figure 1.3. Il faut bien voir
que le champ est une fonction de lespace donc de la position a laquelle on levalue. On
pourrait ecrire F (l).
Dans le systeme de coordonnees cartesien, lapproximation de lintegrale de ligne de-
vient : Z Xn
F dl ( Fx xk + Fy yk + Fz zk ) (1.13)
C k=1
en prenant
dl = dxax + dyay + dzaz . (1.14)
Il y a cependant un danger a ecrire lequation de cette maniere car on pourrait croire
que lintegrale de ligne se resume a trois integrales de la meme fonction sur chacune des
coordonnees. Il nen est rien car les elements differentiels dx, dy et dz, de lequation ne
sont pas independants puisquils dependent tous du parcours suivi. Il faut donc les relier
a lequation du parcours entre les deux points.
Exemple 1.1
z
3
P (1, 2, 3)
C
2
y
x
On a maintenant :
Z (1,2,3) Z (1,2,3)
9x2 dx
F dl = 5ydx + .
C(0,0,0) C(0,0,0) 2z
F
c1
a
c2
H
Si le parcours est ferme, on ecrit lintegrale de cette maniere F dl pour bien le
montrer. Cette integrale est connue sous le nom de circulation. On verifie que si la circu-
lation dun champ est nulle sur un parcours passant par deux points distincts a et b, cest
que lintegrale de ligne est independante du parcours utilise pour se rendre du point a au
1.3 Integrales de ligne et de surface 1-7
point b. En effet, sur la figure 1.5 on decompose le parcours ferme en deux parcours : lun
passant par c1 et lautre par c2 . Ainsi :
I Z Z
F dl = F dl + F dl = 0 (1.15)
ac1 bc2 a ac1 b bc2 a
donc
Z Z
F dl = F dl (1.16)
ac1 b bc2 a
Z
= + F dl . (1.17)
ac2 b
Elle indique la quantite de flux traversant la surface dou son autre nom integrale de flux.
Pour comprendre lintegrale de surface, on decompose la surface en surfaces infi-
nitesimales S1 , S2 , . . . , Sn . Ces surfaces etant petites, on assume que le champ
passant au travers chacune est uniforme quoiquil peut etre non-uniforme sur une plus
grande echelle. Si la surface est perpendiculaire aux champs (la normale a la surface est
parallele), alors le flux sera maximal comme sur la figure 1.6(a). Au contraire, lorsque la
surface est parallele aux lignes de champ, le flux sera nul (figure 1.6(b)). Langle entre
la normale a la surface et la direction du champ est donc important dou la necessite de
definir lunite infinitesimale de surface vectorielle. Celle-ci possede deux caracteristiques
essentielles a savoir son aire et son orientation dans lespace :
dS = dSan (1.18)
F
an
s
F
s
an
(a) (b)
Fk
an k
k
Sk
Figure 1.7 Division dune surface en surfaces elementaires pour une integrale de flux.
Ainsi, on obtient :
ZZ n
X
F dS Fk Sk cos k (1.19)
S k=1
On peut aussi choisir deux longueurs infinitesimales orthogonales dl1 et dl2 situees
dans la surface dintegration et ecrire :
Attention cependant aux inter-relations entres toutes les coordonnees si la surface nest
parallele a aucun axe de coordonnees. Dans le cas contraire, on a avantage a prendre
lune des deux longueurs infinitesimales suivant laxe parallele (e.g. dzaz pour une surface
verticale).
Exemple 1.2
z
3
1
y
1
x
u = y
v = z
dl1 = dzaz
dl2 = dxax + dyay = 2dyax + dyay
dS = dl1 dl2
= dzaz (dxax + dyay )
= dxdzay + dydzax .
Si la surface est fermee i.e. si elle delimite un volume, lintegrale de surface fermee
donne le bilan du flux emanant du volume. Les normales aux surfaces sont choisies en
pointant hors du volume pour que le flux quittant le volume soit positif tandis que celui
entrant, negatif. Un bilan positif indique la presence dune source de flux a linterieur
du volume. Par exemple, lintegrale de surface du champ dinduction magnetique B est
appelee flux magnetique . Celui-ci peut etre non-nul. Cependant, lintegrale de surface
fermee du champ dinduction magnetique est toujours nulle car il nexiste pas de charge
magnetique isolee5 .
5
Une source magnetique comprend toujours les deux poles, on ne peut separer le pole positif du
negatif.
1.4 Theoremes de Stokes et de Green 1-11
ou S est une surface quelconque delimitee par le contour C. On ouvre ici une parenthese
pour annoncer que le theoreme de Stokes sera particulierement utile pour convertir les
deux premieres equations de Maxwell les equations de Maxwell sont les equations fon-
damentales de lelectromagnetisme et celle dite de continuite de la forme integrale a la
forme differentielle.
111
000 dSk
000
111
an an k
000
111
000
111
S
000
111
000
111
C C
ou V est le volume delimite par la surface fermee S. Encore une fois, tout comme le
theoreme de Stokes, le theoreme de Green permettra de convertir les deux autres equations
de Maxwell restantes de la forme integrale a la forme differentielle.
Pour utiliser les theoremes de Stokes ou de Green afin de passer de la forme integrale
a differentielle, le plus simple est de prendre un contour ferme formant une surface carree
dans le theoreme de Stokes, ou une surface fermee formant un volume cube dans celui de
Green ; puis de faire tendre ce contour ou cette surface vers quelque chose dinfinitesimal.
Soit legalite suivante : I ZZ
F dl = G dS (1.26)
C S
6
Le theoreme de Green est aussi connu sous les noms de theoreme de la divergence ou theoreme de
Gauss
1-12 Notions de base
d (x, y, z + z)
c
(x, y, z)
z a b
(x, y + y, z)
f g
(x + x, y, z)
y
x
avec les parcours fermes presentes sur la figure 1.10 i.e. abcda, adef a et af gba. On obtient
avec la partie gauche de lequation sur les 3 parcours :
I
F dl = [Fy ](x,z) y + [Fz ](x,y+y) z [Fy ](x,z+z)y [Fz ](x,y) z (1.27)
I abcda
En reunissant les equations qui vont ensemble (par exemple (1.27) avec (1.30) et ainsi de
suite), on trouve que :
[Fz ](x,y) [Fy ](x,z)
= [Gx ](x,y,z) (1.33)
y z
[Fx ](y,z) [Fz ](x,y)
= [Gy ](x,y,z) (1.34)
z x
[Fy ](x,z) [Fx ](y,z)
= [Gz ](x,y,z) (1.35)
x y
Avec des parcours infinitesimaux, il est facile de voir que les trois expressions ci-dessus
correspondent a :
F = G (1.36)
1.4 Theoremes de Stokes et de Green 1-13
d c
e
h
z
a b
f g
y
x
demontrant ainsi que (1.26) et (1.36) sont equivalentes dou le theoreme de Stokes.
Le passage avec Green est plus simple. Soit legalite suivante :
I ZZZ
F dS = gdv (1.37)
S V
avec le volume V delimite par les six surfaces du cubes de la figure 1.4. Les flux emanant
de chacune des surface sont, en respectant le sens des parcours qui procure une normale
sortant du volume (a ne pas oublier) :
ZZ
F dS = [Fx ](x) yz (1.38)
[adcb]
ZZ
F dS = [Fx ](x+x) yz (1.39)
[hef g]
ZZ
F dS = [Fy ](y) zx (1.40)
[af ed]
ZZ
F dS = [Fy ](y+y) zx (1.41)
[hgbc]
ZZ
F dS = [Fz ](z) xy (1.42)
[abgf ]
ZZ
F dS = [Fz ](z+z) xy . (1.43)
[hcde]
Exercices
Question 1
En utilisant les phaseurs, exprimez la fonction suivante comme une seule fonction du
temps cosinusodale :
Question 2
Soit la fonction periodique A(t) = 5 cos(105 t 30 ). Soit maintenant le phaseur B tel
que le rapport avec A/B = 215 . Ecrivez :
Question 3
Calculez lintegrale curviligne sur le parcours x = y = z entre le centre de coor-
donnees et le point (1, 1, 1) de la fonction :
Question 4
Calculez le flux passant par la surface plane x + y + z = 1 limitee par le premier
octant de la fonction :
F = x2 ay + 3y 2az .
Reponses :
1. 2 cos(t 90 ).
2.1 Introduction
Avant dentreprendre une etude de lelectromagnetisme, il convient de connatre les diffe-
rents champs en presence et leurs origines. Pour ce faire, il est plus pratique de com-
mencer avec les champs statiques. Cest aussi la maniere historique de leur decouverte.
Du meme coup, il est opportun dintroduire les differents materiaux et faire ressortir les
caracteristiques interessantes face a lelectromagnetisme.
Au depart, donc, on avait limpression que lelectricite et le magnetisme etaient deux
notions distinctes. Dans les faits, le cas statique (on peut aussi inclure le cas quasi-statique)
decouple les deux effets de sorte que leurs affinites napparaissent pas. Il aura fallu des
experiences plus avancees pour apercevoir les inter-relations et decrire plus generalement
le comportement de ce qui sera appele lelectromagnetisme.
Les premiers pionniers de lelectricite et du magnetisme croyaient vraiment en deux
forces : Benjamin Franklin (1706-1790) qui etablit la loi de conservation de la charge,
Charles A. de Coulomb (1736-1806) qui mesura les forces electriques et magnetiques,
Karl F. Gauss (1777-1855) qui enonca le theoreme de la divergence, Hans E. Oersted
(1777-1851) qui decouvrit que lelectricite pouvait produire du magnetisme et, a linverse,
Michael Faraday (1791-1867) trouva que le magnetisme pouvait generer de lelectricite,
Andre M. Ampere qui realisa un solenode. Il a fallu attendre James C. Maxwell (1831-
1879) pour comprendre que les deux notions nen formaient quune. Heinrich Hertz (1857-
1894) qui fut le pere de la radiodiffusion, et Guglielmo Marconi (1874-1937) ont dailleurs
applique les principes pour rayonner une onde electromagnetique.
On peut donc voir lelectricite et le magnetisme comme un cas particulier de lelectro-
magnetisme dans laquelle la frequence du signal est tres faible pour ne pas dire nulle.
charges sont si petites quon peut les assimiler a des points de charge1 appelees charges
ponctuelles.
F2
a12
R Q2
a21
F1 Q1
Figure 2.1 Force electrique qui sexerce entre deux charges electriques.
Soient deux charges #1 et #2 telles que montrees sur la figure 2.1, la force dattraction
ou de repulsion produite par #2 qui agit sur #1 depend de limportance des charges Q1
et Q2 , de la distance les separant R et du milieu selon :
Q1 Q2
F1 = a21 (2.1)
4R2
ou
est la constante de proportionnalite qui tient compte du milieu, elle est appelee
permittivite et sexprime en Farads/metre ; la permittivite du vide est notee o et a
une valeur de :
o 8.854 1012 F/m (2.2)
soit approximativement 109 /36 ;
a21 est un vecteur unitaire oriente suivant laxe du segment partant de #2 vers #1.
Dune maniere similaire a celle du champ gravitationnel par rapport a la force gravi-
tationnelle mais en utilisant la charge au lieu de la masse le champ gravitationnel est
la force produite par la masse #1 sur la masse #2 par unite de masse #2 , on definit le
champ electrique E a partir dune charge de test q sur laquelle agit une force electrique
F comme suit :
F dF
E = lim = (2.3)
q0 q dq
La charge de test q doit etre petite pour ne pas affecter le champ electrique dans lequel elle
est placee. Une charge ponctuelle Q produit donc un champ electrique dont lexpression
est :
Qq
d 4R2 aR Q
E = = aR . (2.4)
dq 4R2
1
Les charges sont localisees a un point precis de lespace et noccupent aucun volume.
2.2 Champ electrique statique 2-17
F q (x, y, z) E(x, y, z)
q a
Q R
(x, y, z)
Figure 2.2 Champ electrique produit par une charge ponctuelle et mesure en un point par
une charge test.
Le vecteur unitaire aR est parallele au segment passant par les deux charges en partant de
la charge test comme sur la figure 2.2. Les unites du champ electrique sont les Volts/metre.
Une charge de 4 C placee au point (3, 1, 1) m en coordonnees cartesiennes produirait un
1
champ E = 27 (ax + 2ay + 2az ) V/m au point (4, 3, 3)
Q1
E3
E
aR3
P E2
Q2 aR2
aR1
E1
Q3
Avec plusieurs charges en presence comme sur la figure 2.3, les forces sur la charge
test sadditionnent vectoriellement. De meme en est-il des champs electriques produits
par chacune des charges prises isolement, cest le principe de superposition des champs.
Par exemple, pour n charges Q1 , Q2 , . . . , Qn , le champ electrique obtenu au point P est :
Q1 Q2 Qn
E = a +
2 R1
a + ... +
2 R2
aR . (2.5)
4R1 4R2 4Rn2 n
A la limite, avec une distribution dune grande quantite de charges, on prefere utiliser
les notions de densite de charges :
densite lineaire de charges l en C/m si les charges sont distribuees sur une fine
ligne ;
2-18 Les champs et les materiaux
densite surfacique de charges s lorsque les charges sont reparties sur une surface
infiniment mince ;
Il faut alors integrer la densite de charges sur tout le domaine plutot que de sommer des
charges ponctuelles.
Exemple 2.1
E1 P (0, 0, 1)
Q1
E E
2
y
Q2
x
On a de (2.5) :
Exemple 2.2
(0, 0, z)
r
y
rd
x
Figure 2.5 Geometrie de lanneau mince avec distribution lineique uniforme de charges.
Un anneau infiniment mince dun rayon r est charge avec une distribution
uniforme donnant une charge totale Q. La geometrie du probleme est montree
a la figure 2.5.
Exprimez le champ electrique au point (0, 0, z) m.
ou :
Q
dQ = l (rd) = rd .
2r
Par des considerations de symetrie, on remarque que chaque segment infi-
nitesimal et son oppose de 180 sur lanneau, donneront un champ electrique
dont la seule composante non-nulle sera Ez . Or cette composante sobtient
comme suit :
Z 2 Q Z 2
2r
rd Q 1
[E](0,0,z) = 2
cos k az = 2
cos k d az
0 4o Rk 0 4o Rk 2
Z 2
Qz 1
= d az
4o (r 2 + z 2 )3/2 2 0
Qz
= az .
4o (r + z 2 )3/2
2
2-20 Les champs et les materiaux
P (0, 0, z)
r
y
dr
x
Figure 2.6 Multitude danneaux minces produisant un plan avec distribution surfacique uni-
forme de charges.
I1
I2
dl1
a21
B2 dl2
dF 1
Figure 2.7 Force magnetique produite par un element dune boucle de courant agissant sur
un element dune autre boucle de courant.
la force dun fil sur lautre est proportionnelle au produit des deux courants ;
la direction de la force produit par lelement dl2 et agissant sur lelement dl1 , notee
dF 1 , est celle-ci : dl1 (dl2 a21 ) avec a21 un vecteur unitaire partant de dl2 vers
dl1 ;
On aboutit a :
dF 1 = I1 dl1 I
2 2
dl 2 a 21 . (2.6)
| 4R {z }
dB 2
La constante est la permeabilite du milieu exprimee en Henrys/metre. Celle du vide
est notee o et vaut exactement :
dF
B
dl
Figure 2.8 Force magnetique exercee sur un element de courant dans un champ dinduction.
La forme de (2.6) suggere que chaque element de courant subit une force qui origine
dun champ produit par un autre element de courant. On lappelle le champ dinduction
2-22 Les champs et les materiaux
z
aR = (ax ay )/ 2
I2 dyay
y
I1 dxax
x
Figure 2.9 Position des elements de courant pour le calcul de la force magnetique.
o (ax ay )
dF 1 = (I1 dxax ) I2 dyay
4(2) 2
| {z }
I
2 dy az
2
o I1 I2
= dxdyay
8 2
107 I1 I2
= dxdyay
8
o I1
dF 2 = (I2 dyay ) dxaz
4(2) 2
107 I1 I2
= dxdyax .
8
2.3 Champ dinduction magnetique statique 2-23
Exemple 2.4
Soit un fil infiniment long place sur laxe z qui transporte un courant I dans
la direction +z.
Donnez lexpression du champ dinduction magnetique en tout point de les-
pace.
z
B
I B r
a I
r P (x, y, 0)
y
R y
dzaz aR x
x
Figure 2.10 Geometrie pour calcul du champ dinduction produit par un fil de courant.
Le plus simple est de prendre un point dans le plan xy le fil etant infiniment
long, la position z ne devrait pas avoir dimportance en coordonnees cylin-
driques, comme sur la figure 2.10. On applique la loi de Biot-Savart (2.8) et
le principe de superposition des champs. Linduction magnetique produit par
un element de courant I dz a (0, 0, z) est :
I dz az aR
[dB](r,,0) =
4 R2
I dz sin
= a
4R2
Ir dz
= a
4(z 2 + r 2 )3/2
2-24 Les champs et les materiaux
Le courant de surface qui circule sur une epaisseur infime a la surface dun corps
souvent conducteur est comparable a leau de pluie qui tombe en bordure dun
toit lors dune averse. On lui associe une densite de courant de surface J s exprimee
en A/m.
On remarque que les densites de courant sont des quantites vectorielles qui pointent
dans la direction du mouvement des charges (positives) produisant le courant. Lintegration
le long dun parcours perpendiculaire a la direction de J s donne le courant total I ; de
meme que lintegration sur une surface perpendiculaire a J . Si le parcours ou la surface
nest pas perpendiculaire en tout point, il faudra en tenir compte par le biais du cosinus
du changement dangle. Par exemple, le courant I pour les cas de la figure 2.11 vaut
Js w et Ja2 si les densites de courant sont uniformes sur la largeur et sur la section
respectivement.
J
Js
a
w
Exemple 2.5
Soit une feuille mince infinie dans le plan xz parcourue par un courant de
surface uniforme J s = Jso az A/m.
z
dI 2
dx
dI 1
dx x dB
dB 1
x
dB 2
y
Figure 2.12 Geometrie pour calcul du champ dinduction produit par une feuille mince de
courant uniforme.
Le mieux a faire ici est de prendre des bandelettes verticales etroites de largeur
dx et de se servir du resultat du champ produit par un courant filiforme.
On peut prendre un point sur laxe y (0, y, 0) parce que la position en x et
en z na aucune importance du fait dune feuille infinie dans ces deux axes.
En regardant le champ dinduction produit par chaque bande, on sapercoit
que le champ naura que des composantes en x et en y puisque B = B a .
On peut, encore une fois, simplifier le travail en prenant simultanement deux
bandelettes situees a egale distance de laxe z : maintenant, cest la composante
By qui devient nulle :
Jso y dx
= ax .
(x2 + y 2)
2-26 Les champs et les materiaux
E
Bande permise
disponible
Bande
interdite
Bande
permise
Figure 2.13 Diagramme des bandes denergie pour different type de materiau.
Jc = E . (2.14)
p = Qd (2.15)
2-28 Les champs et les materiaux
E
P P
d
Q +Q
P P
D = o E + P (2.17)
= o (1 + e ) E (2.18)
| {z }
r
= E (2.19)
avec
= o r . (2.20)
La quantite r sappelle la constante dielectrique. La table 2.2 donne quelques valeurs
de constante dielectrique ; on sapercoit quelle est toujours superieure a lunite de sorte
que o . Ainsi, il suffit dutiliser la permittivite dans les equations pour tenir compte
de la polarisation automatiquement. Quant au champ de deplacement D, il a les memes
2
On considere ici un materiau neutre electriquement, ce qui veut dire que la charge totale est nulle.
2.6 Materiau magnetique et champ magnetique 2-29
Materiau r Materiau r
air 1.0006 nylon 3.5
styromousse 1.05 quartz 4-5
papier 2-3 bakelite 5
bois 2-4 mica 6
teflon 2.1 neoprene 6.8
polystyrene 2.6 glycerine 42-50
plexiglass 3-3.5 eau 81
sol 3-5 rutile (T iO2 ) 90-115
unites que la polarisation i.e. C/m2 . Lavantage du champ de deplacement D est son
independance face au materiau dans lequel on le mesure ; il ne depend que des charges
en presence. Ainsi, le champ electrique produit par une configuration de charges vaut
D/o dans le vide et D/(r o ) dans un dielectrique de constante r . Comme r 1, il
sensuit que le champ electrique dans le dielectrique est toujours plus faible (a la limite
egal) a celui qui aurait ete obtenu dans le vide, consequence directe de lopposition de la
polarisation au champ applique.
La molecule deau, a cause de sa geometrie asymetrique, se polarise facilement. Les
deux atomes dhydrogene sont relies a latome doxygene en formant un angle de 104.45 .
Pour un materiau dielectrique isotrope3 , la permittivite est un scalaire4 . La direc-
tion du champ de deplacement est alors la meme que celle du champ electrique car la
polarisation suit aussi la meme orientation.
Les electrons possedent aussi une quantite de mouvement qui les font decrire une
orbite autour du noyau la vitesse de lelectron est de lordre de 106 m/s. Cette
3
Un materiau est dit isotrope si la caracteristique (la permittivite pour un dielectrique ou la conducti-
vite pour un conducteur) reste la meme quelle que soit lorientation du champ (le champ electrique dans
le cas de la conductivite ou de la permittivite) dans lespace.
4
Pour les materiaux anisotropes, qui ne sont pas consideres dans le cadre de ce cours, la permittivite
est une matrice 3 3 appelee tenseur de permittivite : D = E.
2-30 Les champs et les materiaux
orbite ne peut etre determinee avec exactitude selon le principe dincertitude. Elle
nest donc pas forcement circulaire, loin de la. Mais, ce mouvement fournit un autre
mouvement cinetique dit orbital. Dans un modele simpliste (qui ne respecte pas
en tout point la theorie quantique) mais tout-a-fait satisfaisant pour decrire la
magnetisation, le mouvement orbital peut se modeliser par une orbite circulaire
centree sur le noyau.
Le spin des electrons et leur mouvement orbital sont tous deux responsables dun effet
de magnetisation car le spin et le mouvement orbital sapparentent a un mouvement de
charge electrique : ils peuvent etre consideres comme autant de boucles de courant a des
dimensions sub-atomiques et atomiques respectivement qui se superposent pour former
une boucle de courant equivalente par atome. Le rapport de leffet magnetique du spin a
celui du mouvement orbital sappelle le facteur g de lelectron ; il vaut 2 pratiquement (la
legere difference sexplique par la theorie electrodynamique quantique.
La boucle equivalente pour chaque atome, forme un moment dipolaire magnetique m,
lanalogue du moment dipolaire electriques p, avec :
m = IAan . (2.21)
Dans cette equation, I est le courant circulant dans la boucle ; A est laire delimitee par
la boucle et an , la normale au plan de la boucle suivant la regle de la main droite.
A
lectron
I
La figure 2.15 illustre un moment dipolaire magnetique. Il faut voir le moment dipo-
laire sous deux echelles : celle au niveau atomique et lautre, macroscopique. Sur cette
derniere echelle, on definit le vecteur de magnetisation M 5 comme la somme des moments
dipolaires magnetiques de chaque atome par unite de volume ou densite volumique du
moment dipolaire magnetique resultant.
Dans la plupart des materiaux, les orbites et spins de tous les electrons sont dis-
posees de maniere assez aleatoire de sorte que le moment magnetique net de latome est
nul. En effet, pour ces materiaux, sans champ dinduction magnetique applique, les spins
autant que les plans orbitaux sont disposees de maniere quelconque de sorte que le mo-
ment magnetique net de latome est nul lorsquon en fait la somme vectorielle. Un champ
dinduction magnetique externe produit un torque qui induit un moment dipolaire en
5
On peut voir encore ici, une analogie avec le vecteur de polarisation P .
2.6 Materiau magnetique et champ magnetique 2-31
changeant langle des spins ou les plans orbitaux. Cest le diamagnetisme. Les materiaux
paramagnetiques sont ceux ou les atomes individuels possedent un moment dipolaire net
non-nul meme en labsence de champ dinduction. Cependant, le moment net de chaque
atome est oriente aleatoirement et, sur lechelle macroscopique, la magnetisation est nulle.
Lapplication dun champ dinduction magnetique aligne dans une certaine mesure, les
moments dipolaires nets des atomes dans une direction privilegiee. Les materiaux ferro-
magnetiques6 peuvent meme exhiber une magnetisation permanente avec ou sans champ
dinduction.
Evidemment, toujours de maniere similaire au cas du champ electrique dans un mate-
riau dielectrique, le champ dinduction applique B a (qui ne tient pas compte de la magne-
tisation) provoque un champ dinduction secondaire B s provenant de la magnetisation
M . Cette magnetisation est dependante du champ ambiant dans le materiau B constitue
de la superposition du champ applique B a et du champ secondaire B s . La creation du
champ magnetique H evite le calcul de la magnetisation :
B
H = M (2.22)
o
B
= (2.23)
o (1 + m )
| {z }
r
B
= (2.24)
avec
= o r . (2.25)
Un regard sur le tableau 2.3, montre quil est possible davoir une permeabilite relative
legerement plus faible que lunite pour les diamagnetiques ou a peine superieur a lunite
pour les paramagnetiques. On considere toutefois leffet insuffisant de sorte quon les
assimile davantage a des materiaux non-magnetiques. Les materiaux ferromagnetiques
sont dits magnetiques car leur permeabilite relative atteint facilement plusieurs ordres de
grandeur.
Le champ magnetique H pointe, pour les materiaux isotropes magnetiques, dans la
meme direction que B ; donc est un scalaire7 .
B relation linaire
B = H
rmanence
coercivit
H
7
Les materiaux anisotropes magnetiques ne sont pas consideres dans le cadre de ce cours, la relation
secrit alors B = H ou est une matrice 3 3 appelee tenseur de permeabilite.
2.6 Materiau magnetique et champ magnetique 2-33
Exercices
Question 1
Des charges ponctuelles, chacune dune valeur de 4o C, sont situees sur les sommets
dun polygone regulier a n-cotes inscrit dans un cercle de rayon a. Trouvez lamplitude de
la force electrique agissant sur chacune des charges pour :
a) n = 3 ;
b) n = 4.
Question 2
Des feuilles planes infinies sont placees a z = 0, z = 2 et z = 4. Ces feuilles sont
uniformement chargees avec les densites surfaciques s1 , s2 et s3 respectivement. Les
champs electriques resultants aux points (3, 5, 1), (1, 2, 3) et (3, 5, 5) valent 0, 6az et
4az V/m respectivement. Deduisez :
a) les valeurs des densites de charges s1 , s2 et s3 ;
Question 3
Soit un disque circulaire de rayon a centre dans le plan xy. Sur ce disque est distribuee
une charge dont la densite surfacique varie suivant r comme :
s (r) = 4o r C/m2 .
Exprimez le champ electrique produit par le disque en tout point sur laxe z.
Question 4
Une charge volumique distribuee uniformement avec une densite o C/m3 entre les
plans z = a et z = a. En utilisant le principe de superposition et le resultat du champ
electrique produit par une feuille de charges surfaciques, exprimez le champ electrique sur
laxe z.
Question 5
Soient un courant I1 dl1 = I1 dyay passant par (1, 0, 0) et un courant I2 dl2 = I2 dxax
passant par (0, 1, 0). Trouvez les elements de forces magnetiques dF 1 et dF 2 agissant lune
sur lautre.
Question 6
Des courants de surfacique existent sur des feuilles planes infinies placees a x = 0,
2-34 Les champs et les materiaux
a) (1, 2, 2) ;
b) (2, 2, 1).
Question 7
Un courant de volume circule entre les plans z = a et z = a avec une densite uniforme
Jo ax A/m2 . En utilisant le principe de superposition et le resultat du champ dinduction
magnetique produit par une feuille de courant de surface, exprimez le champ dinduction
magnetique sur laxe z.
Question 8
Une boucle circulaire dun rayon a est centree dans le plan xy. Sur cette boucle circule
un courant I dans le sens horaire tel que vu du point (0, 0, 1) i.e. dans le sens des valeurs
decroissantes de . Derivez lexpression de B produit par la boucle de courant en tout
point sur laxe z.
Question 9
Soient des feuilles planes infinies avec des densites de charges uniformes de 1 C/m2
et 1 C/m2 , placees a z = 0 et z = d respectivement. La region entre les deux plans
0 < z < d est remplie dun dielectrique. Trouvez les valeurs de D et de E dans le
dielectrique si :
b) la permittivite vaut 4o .
Question 10
Une charge ponctuelle Q est situee a lorigine dun systeme de coordonnees. Cette
charge est enveloppee par une coquille spherique de rayon interne a et de rayon externe b
centree sur la charge. La coquille est faite dun dielectrique de constante r = 4. Exprimez
les champs de deplacement et electrique dans les trois regions : 0 < r < a, a < r < b et
r > b.
Question 11
Des courants circulent sur deux feuilles planes infinies situees a z = 0 et z = d avec des
densites de 0.1 ay A/m et 0.1 ay A/m respectivement. La region entre les deux feuilles
0 < z < d est constituee dun materiau magnetique. Trouvez les valeurs de H et de B
dans le materiau si :
Reponses :
1. a) 0.577/a2 N ; b) 0.957/a2 N.
(o a/o )az z < a
4. [E](0,0,z) = ( z/ )a a < z < a
o o z
(o a/o )az z>a .
5. dF 1 = 8oI2
1 I2
dxdyax , dF 2 = 8oI2
1 I2
dxdyay .
3.1 Introduction
Les lois de Maxwell, au nombre de quatre, sont les equations qui definissent entierement
le comportement de lelectromagnetisme, autant dans le cas statique, quasi-statique que
pour les signaux variant dans le temps. Elles ont ete formulees dans un traite publie
en 1867 (facile a retenir pour les nationalistes, il sagit de la meme annee que la mort de
lecrivain Baudelaire). Lord James Clerk Maxwell a derive les expressions des observations
des experiences de Michael Faraday datant de 1831 dune part, et dune combinaison des
resultats de Hans Oersted et dAndre Ampere dautre part.
Ces lois, malgre les bouleversements dans ce domaine par la theorie de la relati-
vite, restent toujours valides integralement dans toutes circonstances entourant les ondes
electromagnetiques. Petite anecdote en passant, Albert Einstein avait deux portraits dans
son bureau de Princeton : celui de Newton et celui de Maxwell ! Sa theorie ne devait sans
doute pas aller contre un de ses gourous...
Les deux premieres equations de Maxwell sont aussi connus sous les noms de ces pion-
niers de lelectromagnetisme : Faraday et Ampere. Elles sont les deux principales a partir
desquelles il est possible de deduire toutes les autres et de la, tout lelectromagnetisme du
cas statique au rayonnement par les antennes.
C
dS
Toute surface S delimitee par C convient pour faire le calcul du flux magnetique1 ;
le resultat nen sera pas affecte. On a alors avantage a reflechir sur le choix de la
surface car certaines pourront faciliter le travail.
Le signe negatif vient de la loi de Lenz qui dit que la f em est telle que le courant
produit tend a sopposer au changement du flux magnetique qui la engendre. Un flux
entrant et augmentant dans le temps induit une f em qui produit un flux sortant ;
un flux entrant et diminuant dans le temps induit une f em qui produit un flux
entrant.
1
En effet, pour avoir une integrale de surface dependant uniquement des limites, il suffit que la diver-
gence de lintegrande soit nulle. On verra plus tard que B = 0.
3.2 Loi de Faraday 3-39
A B B A A B B
A
Exemple 3.1
y
C B = B(t)az
b
0
0 a x
Une boucle conductrice epouse le parcours ; elle est ouverte pour brancher un
voltmetre, que lira-t-on.
vlue (t) = abBo / 2 .
Exemple 3.2
y
B = B0 az
v0
b
rail mobile
0
0 a x
Figure 3.4 Boucle rectangulaire a aire variable dans un champ dinduction constant.
Une boucle rectangulaire est formee de trois cote fixes fait dun excellent
conducteur, et dun rail mobile qui glisse lateralement sans friction sur les
deux colateraux a une vitesse fixe vo . Ce rail possede une resistivite R. Le tout
forme un parcours rectangulaire dont laire varie dans le temps, place perpen-
diculairement dans un champ dinduction statique B = Bo az . La figure 3.4
montre la geometrie du probleme au temps t = 0.
Exprimez la f em induite sur le parcours dans le sens anti-horaire sans considerer
leffet magnetique produit par le courant qui circule dans la boucle.
puis,
d
f em = (aBo (b + vo t))
dt
= aBo vo .
Exprimez le courant Iboucle et dites si une force exterieure est necessaire pour
maintenir la vitesse du rail mobile constante.
f em aBo vo
Iboucle = = .
R R
Le courant Iboucle circule dans le sens horaire, passant de gauche a droite (ax )
dans le rail mobile. Une force magnetique agit sur le rail. Selon (2.9), cette
force est orientee vers le bas (ay ), sopposant donc au mouvement du rail tel
que prevu par la loi de Lens. Une force exterieure doit etre appliquee :
aBo vo a2 Bo2 vo
F ext = F m = aBo ay = ay .
R R
les integrales de surface sont evaluees en accordance avec la regle de la main droite
exposee auparavant ; la normale a la surface est orientee selon le sens choisi du
parcours C ;
Exemple 3.3
= Ho (t 0.2 ) + 0 + 0 + Ho (t 0.2 ) + 0 + 0
= 2Ho (t 0.2 )
et ainsi :
ZZ
d
D dS = 2Ho (t) + 2Ho (t 0.2 ) .
dt S
Une charge positive qui quitte le volume cree un courant positif de conduction ou de
convection le terme [I]s a ete employe precedemment pour designer ce type de courant.
En meme temps, la charge contenue dans le volume a diminue dou le signe negatif.
J
Q(t)
dS
On note que [Q]V peut etre une charge ponctuelle, provenir dune densite lineique,
surfacique, volumique de charges ou encore une combinaison de tous ces modes. La figure
3.5 schematise le concept physique.
dS2
S1 C1 S2
C2
dS1
Figure 3.6 Deux parcours dintegration de sens opposes delimitant une surface fermee.
car ce sont les memes parcours mais qui sont parcourus dans des sens opposes. De la, on
a :
I I
E dl + E dl = 0
C1 C2
ZZ ZZ
d d
0 = B dS + B dS
dt S1 dt S2
ZZ ZZ
B dS = B dS .
S1 S2
On peut tirer deux conclusions dont lune a des consequences directes avec la troisieme
equation de Maxwell :
Meme si S1 et S2 sont des surfaces differentes mais delimitees par un meme parcours,
le resultat reste inchange, nonobstant le signe qui origine du sens oppose et du
respect de la regle de la main droite. Cela indique bien que la surface na pas
dimportance quand vient le temps de choisir pour resoudre les membres de droite
des equations de Faraday et dAmpere ;
Dautre part :
I
d
B dS = 0
dt S=S1 +S2
ou encore I
B dS = cte .
S=S1 +S2
Il semble logique de prendre la constante egale a zero : toutes les lignes de flux sortant
du volume par une partie de la surface entreront par dautres parties de la surface. De
plus aucune experience na pu demontrer le contraire. La troisieme loi de Maxwell et loi
de Gauss magnetique dit que le bilan de flux magnetique emanant dune surface fermee
est toujours nulle. Elle senonce ainsi :
I
B dS = 0 . (3.10)
S
Une des rares informations quil sera possible dextraire de cette equation, est labsence
de charge magnetique isolee dans la nature. Une charge magnetique est constituee a la
fois dune borne positive et dune borne negative les poles sud et nord.
3.5 Equations de Gauss 3-47
dou I I
d
D dS = J dS . (3.11)
dt S S
Ainsi, le courant de deplacement emanant dune surface fermee est egal au courant du
aux charges quittant le volume delimite par la surface fermee. Or, la loi de conservation
des charges indique justement comment le courant I(t) est lie a la variation de la charge
electrique par unite de temps :
I
d [Q]V
J dS = I(t) = (3.12)
S dt
La charge [Q]V exclut les phenomenes de polarisation qui sont pris en compte implicite-
ment dans la definition de D.
Formulee en terme de densite volumique, on obtient :
I Z
D dS = dv . (3.14)
S V
La seconde loi de Gauss sur le champ electrique indique simplement que le bilan du flux de
deplacement emanant dune surface fermee est egal a la charge contenue dans le volume
delimite par la surface.
Cette loi de Gauss permet dexpliquer la continuite du courant au travers un conden-
sateur pour un signal variant dans le temps. Avec une surface fermee autour dune seule
plaque dun condensateur, on fait le lien entre le courant de deplacement et le courant de
conduction. Selon (3.11) appliquee a la surface fermee S de la figure 3.7, on a :
I
d
D dS = i(t) (3.15)
dt S
S
i(t) A
V (t) Condensateur
d D
A, en negligeant aussi les effets des bords, on peut exprimer le cote gauche de (3.15)
ainsi3 :
d dE
(D A) = A = i(t) .
dt dt
Exemple 3.4
z
I
dS S
Q(t)
r y
C
x
Figure 3.8 Courant sur un fil semi-infini partant dune charge Q(t) a lorigine.
Soit une petite sphere chargee qui se decharge au travers un courant constant
I tel que montre a la figure 3.8. La charge de la sphere varie dans le temps
selon I = dQ
dt
.
Exprimez la force magnetomotrice produite le long dun parcours circulaire C
de rayon r centre sur la petite sphere.
On commence par verifier sil est plus simple de trouver le champ H produit
par le courant sur le fil semi-infini, et de lintegrer sur le parcours4 ; ou de
3
Rb
On retrouve facilement la relation v i aux bornes a b dun condensateur sachant que a E dl =
Vab = E d ou d est lespacement entre les plaques. Le relation entre le champ electrique et la difference
de potentiel sera montree au prochain chapitre. Ainsi, on a I(t) = A dV
d dt .
4 I
En remplacant les bornes de lintegrale de lexemple 2.4 par 0 a , on trouve H(z = 0) = 4r a ;
I
puisque dl = rda , on deduit rapidement f mm = 2 .
3.5 Equations de Gauss 3-49
1 I
f mm = I I = .
2 2
5
Il est interessant de noter que lexpression du champ E produite par une sphere chargee sobtient
H Q
facilement : sphere Er dS = 4r2 Er = Q donc E = 4r 2 ar
3-50 Les lois de Maxwell
et dAmpere :
dD
H = J + . (3.17)
dt
Quant a celles de Gauss, le theoreme de Green permet de faire le passage comme de (1.37)
vers (1.45) :
D = (3.18)
B = 0 . (3.19)
H = 0
dD
0 = +J
dt
d
0 = D + J .
dt | {z }
C.Q.F.D.
3.7 Conditions aux limites 3-51
milieu #1 milieu #1
an an
1 S1
C dV
S
2
as S2
milieu #2 milieu #2
(a) (b)
Figure 3.9 Geometries pour conditions aux limites avec surface de separation entre deux
milieux.
La figure 3.9 montre les geometries considerees pour letude des conditions aux limites.
La surface de separation entre les deux milieux est assumee comme etant localement plane.
Aucune supposition concernant les proprietes respectives des materiaux nest prise afin
dobtenir des relations generales. Un parcours dintegration ferme rectangulaire C (a) est
determine, de meme quune surface fermee S (b).
Pour le parcours tout comme pour la surface, une moitie se situe dans le milieu #1
et lautre moitie dans le milieu #2. Sur les segments (1 et 2 ) du parcours ainsi que sur
les aires (S1 et S2 ) de la surface qui sont paralleles au plan de separation, on assume
des champs uniformes. Cette supposition savere de plus en plus exacte en faisant tendre
= 1,2 ou S = S1,2 vers des dimensions infinitesimales.
On fait ensuite tendre vers 0 afin de rendre :
Les champs qui interviennent dans les relations des conditions aux limites sont mesures
de part et dautre de la surface de separation.
3-52 Les lois de Maxwell
Il est evident quavec une surface S quasi-nulle, le terme de droite devient lui-meme nul.
Le terme de gauche peut se limiter a lintegration sur les segments 1 et 2 sur lesquels les
champs sont uniformes. Dou :
Z Z
0 = E 1 ap dl + E 2 (ap )dl (3.22)
1 2
= Ek1 Ek2 (3.23)
an (E 1 E 2 ) = 0 . (3.26)
Cette fois, lorsque la surface S tend vers zero, le terme de droite ne devient pas forcement
nul car il peut exister un courant de surface J s sur la surface de separation. Ainsi, le terme
de droite vaut : ZZ
dD
lim + J dS = J s as . (3.28)
0 S dt
Quant au terme de gauche, il se limite toujours a lintegration sur les segments 1 et 2
sur lesquels les champs sont uniformes. Il faut, par contre, porter davantage attention car
3.7 Conditions aux limites 3-53
an (H 1 H 2 ) = J s . (3.32)
Hk1 Hk2 = Js .
Il est evident que lintegrale de surface se limite aux deux surfaces paralleles au plan de
separation S1 et S2 qui sont, par ailleurs, egales en superficie. Comme les champs sont
uniformes sur ces surface, le membre de gauche devient :
ZZ ZZ
0 = B 1 an dS + B 2 (an )dS (3.34)
S1 S2
= B1 S B2 S . (3.35)
Lintegration du terme de gauche sur les surfaces paralleles au plan de separation S1,2 ,
egales en superficie et sur lesquelles les champs sont uniformes, donne :
D1 S D2 S = s S . (3.39)
D1 D2 = s . (3.40)
ou vectoriellement :
an (D1 D 2 ) = s . (3.41)
milieu #1
Ek1 Hk1
B1 D1
Hk2 B2 s
Ek2 Js D2
milieu #2
Figure 3.10 Composantes des champs a linterface entre deux materiaux quelconques.
3.7 Conditions aux limites 3-55
an (E 1 E 2 ) = 0 (3.42)
an (H 1 H 2 ) = J s (3.43)
an (B 1 B 2 ) = 0 (3.44)
an (D 1 D 2 ) = s . (3.45)
Le vecteur unitaire an est normal a la surface de separation. Lindice des champs corres-
pond au milieu dans lequel les champs sont mesures, et ce juste au niveau de la surface
de separation.
an
D1
H1
Js s
an E 1 = 0 (3.46)
an H 1 = J s (3.47)
an B 1 = 0 (3.48)
an D1 = s (3.49)
Les conditions aux limites sont dites dures en opposition a molles lorsque lun
des deux milieux est un conducteur electrique. On rencontre frequemment cette
situation, dou son importance.
H
E
E E
E E H
H
Figure 3.12 Representation des champs dans la section dun cable coaxial.
Js
H
Js
s
E
s
Rb
charges, difference de potentiel dont la valeur est donnee par Vab = a E dl. Lapplication
de la condition aux limites sur la composante tangentielle du champ magnetique explique
le courant de surface qui sen va vers la charge sur le conducteur interne et qui revient
sur le conducteur externe.
Exemple 3.5
z
dilectrique 0 , 40
d
vide 0 , 0
0
conducteur parfait
z z z
H v = H1 cos(x) cos( )ax + H2 sin(x) sin( )ay + H3 cos(x) sin( )az .
2d 2d d
Lespace est divise est trois regions tel que sur la figure 3.14 :
0 = az [E]z=0
z z
= [E1 sin(x) sin( )]z=0 (ay ) + [E2 cos(x) cos( )]z=0 (ax )
| {z 2d } | {z 2d }
0 car sin(0)=0 E2 cos(x) car cos(0)=1
donc forcement :
E2 = 0 .
Dautre part, avec la seconde equation aux limites, on a :
[J s ]z=0 = az [H]z=0
z z
= [H1 cos(x) cos( )]z=0 (ay ) + [H2 sin(x) sin( )]z=0 (ax )
| {z 2d } | {z 2d }
H1 cos(x) 0
puis, de la troisieme :
z
0 = az o [H]z=0 = o [H3 cos(x) sin( )]z=0
| {z d }
0
[s ]z=0 = az o [E]z=0
z
= o [E3 sin(x) cos( )]z=0 = o E3 sin(x) .
| {z d }
E3 sin(x)
car E2 est deja egal a zero. Cette expression implique maintenant que :
E1 = 0
Ensuite :
Exercices
Question 1
Soit le champ dinduction :
Evaluez la force electromotrice induite autour du parcours ferme rectangulaire suivant les
coordonnees de (0, 0, 0) a (1, 1, 0) a (1, 1, 1) a (0, 0, 1) pour revenir a (0, 0, 0).
Question 2
Un champ dinduction sexprime comme B = (Bo /x) ay W b/m2 dans le plan xz. Une
boucle rectangulaire rigide est placee dans le plan xz avec les coins aux coordonnees
(xo , 0, zo), (xo , 0, zo + b), (xo + a, 0, zo + b) et (xo + a, 0, zo ). Si la boucle se deplace avec
une vitesse constante telle v = vo ax m/s, donnez lexpression de la f em induite autour
de la boucle parcourue dans le sens de lenumeration des coins.
Question 3
z
y
x
Une boucle rectangulaire rigide de base b et de hauteur a est perpendiculaire au plan
xy et pivote autour de laxe z par un des ses cotes a une frequence angulaire rad/s dans
le sens croissant de , comme sur la figure ci-dessus ( = 0 a t = 0). Donnez lexpression
de la f em induite sur le parcours ferme dans le sens des fleches pour les cas suivants du
champ dinduction :
a) B = Bo ay W b/m2 ;
Question 4
2
Un champ electrique E = Eo tet az existe dans lespace libre. Determinez la valeur
du courant de deplacement traversant du cote z au cote z + via une surface de 0.1 m2
3.7 Conditions aux limites 3-61
Question 5
Une source tension connectee a un condensateur a plaques paralleles genere un champ
electrique uniforme (on neglige les effets de bords) entre les plaques :
La surface de chacune des plaques est de 0.1 m2 tandis que lespacement entre les deux
plaques, constitue dair, nest que de 2 mm. En supposant que le champ electrique est nul
a lexterieur de la region directement entre les deux plaques, calculez la valeur efficace du
courant fourni par la source.
Note#1 : la valeur efficace dun signal harmonique sinus ou cosinus correspond a la
valeur crete divisee par 2.
Note#2 : la valeur crete dune somme de signaux harmoniques a differentes frequences
se calcule comme la norme dun vecteur puisque les fonctions harmoniques forment une
base orthogonale.
Question 6
Divers types de charges sont placees, en coordonnees cartesiennes, comme suit : une
charge ponctuelle de 1 C a (1, 1, 1.5) ; une charge lineique uniforme ayant une densite de
2 C/m le long dune ligne droite partant de (1, 1, 1) jusqua (3, 3, 3) ; et une charge
surfacique repartie uniformement sur la surface planaire en x = 0 entre les droites z = 1
et z = 1 avec une densite de 1 C/m2 . Determinez le flux electrique [e ]S emanant de la
surface fermee cubique S limitee par les plans x = 2, y = 2 et z = 2.
Question 7
Pour chacune des distributions de charges suivantes, determinez le flux de deplacement
emanant de la surface fermee indiquee :
Question 8
Soit E = Eo cos(6 108 t 2z) ax V /m. Determinez le taux daugmentation tem-
porelle des composantes du champ dinduction Bx , By et Bz au temps t = 108 s et a la
position (1, 1, 0.25) m.
Question 9
8 2
Soient J = 0 et H = Ho e(310 tz) ay A/m. Determinez le taux daugmentation
temporelle des composantes du champ de deplacement Dx , Dy et Dz au temps t = 108 s
3-62 Les lois de Maxwell
et a la position (1, 1, 2) m.
Question 10
A linterieur dune petite region autour de lorigine, la densite de courant produite par
le deplacement de charges, est donnee par :
J = Jo (x2 ax + y 2 ay + z 2 az ) A/m2
Question 11
Soit le champ electrique :
E = Eo cos 3 108 t + 0.2(4x + 3z) ay V /m .
Question 12
Soit un champ electrique dans le vide (J = 0) :
E = Eo ey cos(t z) ax V /m .
Trouvez la condition necessaire entre les parametres , , , o et o , qui satisfait les deux
premieres equations de Maxwell.
Question 13
La region x > 0 est constituee dun dielectrique parfait dont la permittivite vaut 2o
tandis que la region x < 0 est constituee dun autre dielectrique parfait ayant cette fois,
une permittivite 3o . On denote avec le sous-indice 1, les composantes des champs a la
frontiere de separation mais en x = 0+ ; avec le sous-indice 2, les composantes a x = 0 .
Si E 1 = Eo (2ax + ay ) V /m, trouvez :
a) Ex1 /Ex2 ;
b) E1 /E2 ;
c) D1 /D2 .
Question 14
Le plan z = 0 forme une frontiere entre le vide (z > 0) et un materiau quelconque.
Trouvez :
a) [J s ](0,0,0) a t = 0 si lautre materiau est un conducteur parfait et :
Question 15
Deux plaques infinies parfaitement conductrices sont localises a x = 0 et x = 0.1 m.
Les champs electromagnetiques dans lespace entre les deux plaques sont decrits par :
E = Eo sin(10x) cos(3 109 t) az V /m
Eo
H = cos(10x) sin(3 109 t) ay A/m .
120
a) Demontrez que E satisfait les conditions aux limites ;
Reponses :
2
1. f em = 2
Bo
cos(t + /4) V .
1 1
2. f em = Bo bvo xo +vot
xo +a+vo t
V
5. I = 1.118 mArms .
H
6. S D dS = 3.3923 C.
H H
7. a) D dS = 25 o ; b) D dS = 8 o .
Bx By Bz
8. t
= 0, t
= 2Eo , t
= 0.
Dx Dy Dz
9. t
= 0.7358 Ho, t
= 0, t
= 0.
12. 2 2 = 2 o o .
13. a) 1.5 ; b) 3/ 5 ; c) 2/ 5.
15. a) [Ez ]x=0 = 0 et [Ez ]x=0.1 = 0 donc les composantes tangentielles sont bien nulles ;
Eo
b) [J s ]x=0 = [J s ]x=0.1 = 120 sin(3 109 t) az .
Chapitre 4
Statique et Quasi-statique
4.1 introduction
Lorsquon parle de statique, le terme est sans equivoque. Il ny a aucune variation tem-
porelle des entites physiques. On peut voir le cas statique comme un cas particulier de la
dynamique. Cest exactement la maniere daborder la chose ici, en electromagnetisme : les
nouvelles equations de Maxwell sobtiennent en annulant toutes les derivees par rapport
au temps. Cependant, lhistoire des decouvertes en electromagnetisme na pas suivi cette
approche, quon peut qualifier de plus academique.
Le terme quasi-statique est un peu plus ambigu. En fait, on considere le cas de
frequences relativement basses. Jusquou ? Cela depend de plusieurs facteurs mais lidee
est la suivante :
D dS = dv (4.3)
IS V
B dS = 0 (4.4)
S
Exemple 4.1
Un fil infini de rayon a est charge uniformement avec une densite volumique
o C/m3 comme sur la figure 4.1.
Exprimez le champ electrique dans le vide a une distance r du centre du fil.
z
2a
dS 2 S2
S1
r
h dS 1
dS 3
Figure 4.1 Geometrie danalyse du champ E dun fil infini charge uniformement.
Q = r 2 h o pour r < a .
dou finalement : (
a2 o
a
2o r r
ra
E = ro
a
2o r
r<a
Er
ao
2o
ao
4o
ao
6o
a 2a 3a r
Figure 4.2 Champ Er (r) produit par un fil infini charge uniformement.
Exemple 4.2
dS par
y
h
x S 1,2
Figure 4.3 Geometrie danalyse du champ E dun plan infini charge uniformement.
Ici, on repete les memes etapes que dans lexemple precedent mais en pre-
nant comme surface fermee S celle dune boite rectangulaire placee de part
et dautre du plan z = 0 comme sur la figure 4.3. Par symetrie, le champ
E = Ez az , z 0 donc pas de flux electrique sortant par les surfaces
laterales, seulement sur les deux surfaces paralleles Spar1,2 au plan de dimen-
sion A chacune. De plus, le champ est pareil en tout point sur ces surfaces.
Ainsi :
I ZZZ
D dS = dv
ZZ ZZ S V
Dz dxdy + Dz dxdy = so A
Spar1 Spar2
2 Dz A = so A
dou : (
so
a
2o z
z>0
E = so
2o az z<0
Le resultat correspond bien a celui obtenu dans lexemple 2.2.
Exemple 4.3
2a
r
C
Figure 4.4 Geometrie danalyse du champ H dun fil infini parcouru par un courant de densite
uniforme.
Un courant circule dans un fil infini de rayon a centre sur laxe z represente sur
la figure 4.4. La densite de courant uniforme est donnee par J = Jo az A/m2 .
Exprimez le champ magnetique a une distance r du centre du fil.
4-70 Statique et Quasi-statique
aJ0
2
aJ0
4
aJ0
6
a 2a 3a r
Figure 4.5 Champ H (r) produit par un fil infini parcouru par un courant de densite uniforme.
(b)
E
(a)
q
Figure 4.6 Travail necessaire pour deplacer une charge test dans un champ electrique.
Dans les cas statiques, le voltage est independant du parcours, ce qui revient a dire que la
circulation est nulle. Le preuve physique est immediate car, dans un parcours ferme, a et
b concident et deux sondes doscilloscope branchees sur le meme point devraient observer
un signal identique meme si les parcours (decrits par les cables) sont differents.
Pour un champ electrique variant dans le temps, lintegrale sur un parcours ferme
devient non-nulle signifiant quun travail par unite de charge est fait par le champ sur la
charge afin de lui faire parcourir le trajet. Cest la force electromotrice f em.
Exemple 4.4
Soit une charge de 3 C qui se deplace dans un champ electrique donne par :
Le voltage peut aussi etre deduit des mathematiques. On sait que le champ E statique
est conservatif car son integrale de ligne est nulle pour un parcours ferme. La preuve vient
de lequation de Faraday sous la forme differentielle, dans laquelle la derivee par rapport
au temps de B est nulle. Or, le rotationnel dun gradient est toujours nul. Ce qui amene a
dire que le champ E statique correspond a un gradient dune fonction qui est le voltage :
E = 0 = V
donc
E = V . (4.8)
On aurait pu utiliser le theoreme de Stoke pour trouver la meme chose. Le signe negatif
veut simplement faciliter la relation entre le voltage et la difference de potentiel definie
ci-apres.
On peut generaliser la notion pour introduire la fonction de potentiel valide en
statique, quasi-statique mais aussi pour des signaux variant dans le temps. Elle sappa-
rente a un champ dans la mesure ou elle est une fonction de lespace, e.g. (x, y, z) en
coordonnees cartesiennes.
Sa demonstration mathematique est un peu plus difficile que celle du voltage quoi-
quelle y ressemble. Tout debute avec lequation de Gauss sur les charges magnetiques
ecrite sous forme differentielle. On sait que la divergence dun rotationnel est toujours
nul. Ainsi B est egal au rotationnel dune fonction qui est appelee le potentiel vecteur A :
B = 0 = ( A)
4.3 Voltage et potentiel 4-73
donc :
B = A . (4.9)
Le potentiel vecteur na aucun sens physique, cest un etre purement mathematique. Son
seul avantage reside lors des calculs de rayonnement. Utilisant (4.9) dans lequation de
Faraday (3.16), il en decoule que :
dA
E = (4.10)
dt
dA
0 = E + . (4.11)
dt
On est maintenant rendu, a un point similaire avec le voltage car le rotationnel dun
gradient est toujours nul, dou :
dA
E+ = . (4.12)
dt
Vab = b a . (4.13)
4.3.1 Equipotentielle
La relation V = cte definit une surface dans un espace en 3 dimensions une courbe
dans un espace a 2 dimensions. Cette surface est une equipotentielle : tout point sur cette
surface a le meme potentiel.
Or, le gradient dune fonction est un vecteur qui pointe dans la direction de la plus
forte pente de la fonction au point considere ; son amplitude vaut justement la grandeur de
cette pente maximale. Un skieur qui voudrait atteindre une vitesse instantanee maximale,
suivrait une trajectoire qui representerait le gradient negatif il descend du relief de la
montagne. Dans lanalogie du skieur, les equipotentielles correspondent aux courbes de
niveau de la montagne que lon voit sur une carte topographique. Selon (4.8), le champ E
statique ou quasi-statique est aussi ce vecteur issu dun gradient le voltage ; il depend
donc de la variation du voltage dans lespace.
Il en resulte que les equipotentielles et les lignes de champ electrique se coupent a
angle droit (an = 0 avec an , le vecteur unitaire perpendiculaire a lequipotentielle)
comme le montre la figure 4.7.
2
Attention, les termes de potentiel, voltage ou tension designent tous la meme quantite physique en
statique ou quasi-statique ; le potentiel ou potentiel scalaire de (4.12) est la notion plus generale qui reste
toujours valide.
4-74 Statique et Quasi-statique
c E
= a
= b
quipotentielles
= c
Exemple 4.5
dV Q
= .
dr 4r 2
Lintegrale indefinie donne :
Q
V = + |{z}
C (4.14)
4r
0
ou la constante C doit etre choisie selon une condition fixee a priori. Ici, on
veut que le voltage soit nul a linfini (r ), donc C = 0.
4.4 Theorie des images 4-75
Les surfaces equipotentielles sont simplement des spheres centrees sur la charge
a r = cte. Cet exemple montre bien que les lignes de champ sont orthogonales
a toutes equipotentielles.
Lexemple precedent fait intervenir une seule charge. Avec plusieurs charges, le principe
de superposition des champs electriques demeure valide. Comme loperation pour deduire
le voltage a partir du champ est lineaire3 , le voltage en un point et en presence de plusieurs
charges se calcule par une somme algebrique des voltages produits par chacune des charges
prise isolement. Plus simple encore quavec le champ parce que le voltage est un scalaire.
La meilleure illustration de la superposition des voltages est obtenue avec le dipole
electrique, lequivalent electrique de laimant. Il consiste en deux charges egales mais de
signes opposes +Q et Q. Si on place les charges sur laxe z, lune a d/2 et lautre a
d/2, le potentiel au point P vaut :
Q Q
V = + (4.15)
4r1 4r2
avec r1 la distance entre P et la charge +Q ; r2 , entre P et Q.
En eloignant le point P du dipole i.e. r d, on peut approximer les valeurs de r1 et
r2 en prenant lexpansion binomiale :
d
r1 r cos
2
d
r2 r + cos
2
ce qui conduit a :
Qd cos
V . (4.16)
4r 2
Les equipotentielles sont decrites par r 2 sec = cte et sont montrees a la figure 4.8.
Derniere remarque : un conducteur est un corps equipotentiel car le potentiel reste
le meme partout sur le conducteur. Les charges libres sur le conducteur se meuvent sans
contrainte jusqua ce que le champ electrique devienne nul ; sans quoi la force electrique
continue detre appliquee sur les charges pour les deplacer. Lorsque letat permanent est
atteint, les charges creent un champ electrique qui annule celui initial dans le conducteur.
Ne pouvant quitter le conducteur, les charges sont rendues a la surface du conducteur
dou resulte une densite surfacique. Ainsi, le corps conducteur devient equipotentiel.
quipotentielles z
+Q
+ d2
d2
Q
la figure 4.8. Le dipole electrique etant constitue dune charge +Q et dune charge Q,
la charge nette est nulle.
On se rend compte quen considerant le plan milieu et normal au segment reliant les
deux charges :
quipotentielle z
+Q
+Q
d d
[E]S
- -- - - - - - -- - - - - - - - -
conducteur parfait s d
Q
image
Figure 4.9 Theorie des images sur une charge electrique +Q.
fait, la charge image est creee par une distribution non-uniforme de la densite surfacique
de charges s a la surface du conducteur. Cette densite de charges est de meme signe que
la charge image et sa valeur depend de lintensite du champ de deplacement D a cette
position.
En presence de plusieurs charges electriques, le plan conducteur parfait simulera autant
de charges de lautre cote avec une meme configuration, de memes grandeurs mais de signes
opposes. On comprend facilement quune densite lineaire l , surfacique s ou volumique
de charges peut etre imagee de la meme maniere, toujours avec le signe oppose.
Exemple 4.6
Une charge lineaire infinie ayant une densite l est placee parallelement a une
distance d dun plan conducteur. Pour se fixer les idees, la charge lineaire est
a (x = 0, z = d) et le conducteur est a z = 0.
Trouvez lexpression de la densite surfacique de charges a la surface du conduc-
teur.
On obtient finalement
l d
[E ]S =
(d2 + y 2 )
donc
l d
s = .
(d2 + y 2 )
4
Il suffit de comprendre que la densite lineaire equivaut a l = (a2 ) i.e. le produit de la densite
volumique par la surface du fil.
4-78 Statique et Quasi-statique
Jusquici, la discussion des images a ete limitee a une distribution statique des charges
electriques. On peut letendre a un mouvement de charges.
En effet, une charge electrique positive qui se deplace vers la droite a une distance
contante dun plan conducteur produit une image dune charge electrique negative se
deplacant aussi vers la droite, a meme vitesse. Ceci est equivalent a un mouvement dune
charge positive vers la gauche. Par extension, limage dun courant lequel est forme par
un flot continu de charges en mouvement parallele a un plan conducteur est un courant
de meme amplitude mais de sens oppose.
Cependant, un deplacement dune charge positive vers le haut perpendiculairement
a un plan conducteur engendre une image dune charge negative seloignant vers le bas.
Ainsi, un element de courant a la verticale vers le haut produit une image dun element
de courant a la verticale aussi oriente vers le haut.
I I
I
d
conducteur parfait
d
I
images I
I
Figure 4.10 Theorie des images sur des elements de courant electrique.
Limage dun courant circulant a un angle arbitraire par rapport a un plan conducteur
est deduit en resolvant les composantes paralleles et perpendiculaires, tel que montre sur
la figure 4.10
V = .
Utilisant une identite vectorielle, lequation precedente sexprime aussi de la facon sui-
vante :
2 V + V = . (4.17)
Dans les cas usuels rencontres, on assume que la permittivite est uniforme dans la region
dinteret de sorte que = 0, et (4.17) devient ce qui est connu sous le nom dequation
de Poisson :
2 V = . (4.18)
On peut faire ici une derniere supposition : le lieu ou on desire estimer V a une densite
nulle de charges libres. Lequation de Poisson se reduit a celle de Laplace qui gouverne le
4.5 Equation de Laplace, methode des differences finies 4-79
comportement du potentiel dans des regions caracterisees par une permittivite uniforme
et sans charge libre. Lequation de Laplace :
2 V = 0 (4.19)
semble ininteressante mais cest tout le contraire car elle permet de trouver la distribution
du potentiel dans un dielectrique borne par des conducteurs de configurations diverses
mis a differents potentiels. Les solutions analytiques de lequation de Laplace passent par
la technique de separation des variables. En coordonnees cartesiennes par exemple, on
assume que V (x, y, z) = f1 (x)f2 (y)f3 (z) dou :
2 V 1 d2 f1 1 d2 f2 1 d2 f3
= + + (4.20)
V f dx2 f dy 2 f dz 2
| 1 {z } | 2 {z } | 3 {z }
kx2 ky2 kz2
avec la contrainte
kx2 + ky2 + kz2 = 0 . (4.21)
Lequation aux derivees partielles a ete remplacee par trois equations differentielles lineaires
a coefficients constants.
Cependant, cest plutot une des solutions numeriques de lequation de Laplace qui
retient lattention5 . Dans cette solution en coordonnees cartesiennes, on remplace les
differences infinitesimales par des differences finies dou le nom de methode des differences
finies. Quoique la methode ne se limite pas a une region planaire la version 3D de la
methode des differences finies peut etre vue comme une extension , elle suppose que
la structure analysee est constituee de surfaces prismatiques infinies selon laxe z i.e. la
section de la structure dans le plan transversal xy demeure identique quel que soit z. La
symetrie est telle que la solution est independante de z.
y noeuds
(0, a, 0)
Ainsi, le potentiel est estime a certains points dechantillonnage que sont les noeuds
ou les intersections dun maillage, a linterieur de la section etudiee, appelee domaine de
definition. En considerant que les points sont regulierement espaces les uns des autres par
une distance a comme sur la figure 4.11, on a pour le laplacien :
2
V V
= (4.22)
x2 (0,0,0) x x (0,0,0)
!
1 V V
(4.23)
a x (a/2,0,0) x (a/2,0,0)
1 [V ](a,0,0) [V ](0,0,0) [V ](0,0,0) [V ](a,0,0)
(4.24)
a a a
1
2 ([V ](a,0,0) + [V ](a,0,0) 2[V ](0,0,0) ) . (4.25)
a
On procede de maniere similaire par la derivee seconde en y :
2
V 1
([V ](0,a,0) + [V ](0,a,0) 2[V ](0,0,0) ) , (4.26)
y 2 (0,0,0) a2
on reorganise puis on substitue (4.25) et (4.26) dans (4.19) sans la variable z, pour obtenir :
1
[V ](0,0,0) ([V ](a,0,0) + [V ](a,0,0) + [V ](0,a,0) + [V ](0,a,0) ) . (4.27)
4
Cette equation indique quune approximation valable du potentiel en un point donne est
celle determinee en prenant la moyenne des potentiels des noeuds voisins equidistants.
Cette formule provient des series de Taylor tronquees, ce qui permet de connatre rapide-
ment lordre de grandeur de lerreur : ici de a2 .
La suite de la methode consiste a appliquer lequation des differences finies (4.27) aux
noeuds dans le domaine de definition, en tenant compte des conditions imposees par le
potentiel des conducteurs agissant comme frontieres. Il faut maintenant solutionner ce
systeme qui comporte souvent beaucoup dinconnues (le potentiel a chaque noeud). Selon
les contraintes, on pourra utiliser :
la solution matricielle :
On genere la matrice des multiples equations une equation pour chaque noeud
du domaine de definition des differences finies qui est ensuite inversee. Linversion
dune matrice aussi grande est grandement acceleree si lon considere la propriete
sparse de la matrice.
Exemple 4.7
90V
70V
V11 V12
V21 V22
10V
50V
Figure 4.12 Geometrie des quatre electrodes et maillage utilise par la methode des differences
finies.
Les resultats des trois premieres iterations par relaxation apparaissent au ta-
bleau 4.1 avec, comme point de depart, V11 = V12 = V21 = V22 = 0.
4-82 Statique et Quasi-statique
Relaxations
1ere 2eme 3eme
V11 40 58.75 65.32
V12 35 48.13 51.41
V21 40 53.13 56.41
V22 33.75 40.32 41.96
Table 4.1 Valeurs du potentiel aux noeuds a chacune des trois premieres iterations de la
relaxation.
Un rearrangement des termes conduit a lexpression a utiliser pour les points a linterface
seulement en fonction des constantes dielectriques :
Exemple 4.8
0V
r2 = 1
Va Vb Va
Vc Vd Vc
Ve Ve
1V r1 = 9
Figure 4.13 Geometrie impliquant deux dielectriques et maillage utilise par la methode des
differences finies.
Va = 0.25(Vb + Vc ) V
Vb = 0.25(2Va + Vd ) V
Vc = 0.25(Va + Vd + Ve ) V
Vd = 0.25(Vb + 2Vc + 1) V
Ve = 0.25(Vc + 1) V .
Va = 0.25(Vb + Vc ) V
Vb = 0.25(2Va + Vd ) V
Va + 9Ve
Vc = 0.25(Vd ) + V
20
Vb + 9
Vd = 0.25(2Vc ) + V
20
Ve = 0.25(Vc + 1) V .
Note : les matrices a inverser sont de grandes dimensions dans les problemes pratiques
rencontres (N 2 M 2 N 2 M 2 avec N et M representant le nombre dunites en largeur et en
hauteur du domaine de definition). Par contre, elles contiennent une quantite importante
delements nuls, faisant delles des matrices eparses (sparse matrix). Les mathematiciens
se sont amuses a trouver un algorithme optimal dinversion de ce type de matrices, algo-
rithme que lon retrouve dans MatlabTM .
des elements tres petits par rapport a la longueur donde de sorte quils reagissent
au premier ordre de la frequence.
Leffet de propagation est couvert dans les chapitres ulterieurs sur les lignes de transmis-
sion entre deux points. Leffet des elements suit dans cette section.
Mais avant, il est interessant de voir comment les lois fondamentales des circuits
electriques derivent des equations de Maxwell.
Lequation de Faraday statique (4.1) est lextension de la loi des mailles car en
statique et quasi-statique, on a :
I
0 = E dl
C
Z b Z c Z a
= E 1 dl1 E 2 dl2 ... E K dlK
a b z
= V1 + V2 + ... + VK .
4.6.1 Capacitance
On appelle capacitance6 C, exprimee en Farads (F ), le rapport entre la charge et la
difference de potentiel entre deux conducteurs qui constituent les bornes ou les electrodes
a et b dans un milieu dielectrique de permittivite . Cest-a-dire que :
Qa Qb
C = = . (4.30)
Vab Vba
Lorsquune tension est appliquee a deux electrodes quelconques, des charges egales avec
polarites opposees sont transferees sur la surface des conducteurs. Lelectrode branchee du
cote positif accumule une charge Qa = +Q et une charge Qb = Q saccumule sur lautre
electrode. Levaluation de la capacitance se fait par lintermediaire du champ electrique
a partir de la loi de Gauss (4.3) et de la definition du voltage (4.7) :
H
E dS
C = RSab . (4.31)
a
E dl
Cependant, on verifie que la valeur de C pour differentes configurations de condensa-
teur, est toujours independante de E. La capacitance est gouvernee uniquement par la
geometrie (tailles, formes et positions relatives des electrodes) et par la permittivite du
dielectrique.
Exemple 4.9
z
A
a
d
r
6
La capacite ou le condensateur represente plutot le dispositif lui-meme capable demmagasiner une
charge.
4-86 Statique et Quasi-statique
Le voltage Vab fait apparatre des charges +Q et Q sur chacune des plaques,
soit des densites surfaciques de charges sa = Q/A et sb = Q/A respective-
ment. Le champ electrique peut etre deduit de plusieurs manieres :
par lapplication des conditions aux limites sur une plaque conductrice
pour trouver Ek et D ;
par lintegrale de Gauss statique sur une surface fermee constituee dun
boite rectangulaire placee de part et dautre dune plaque conductrice
comme a lexemple 4.2 ;
par lintegrale sur un surface infinie comme a lexemple 4.2 et superposi-
tion des champs avec deux plaques.
4.6.2 Conductance
La conductance G est linverse de la resistance R definie a partir de la loi dOhm R = V /I
en Ohms (). Dans la structure qui servait a la capacite, on remplace le dielectrique par
un materiau dont la conductivite est finie mais non-nulle. Un courant de conduction [Ic ]S
(ou plus simplement I) traverse un materiau lorsquune tension Vab est appliquee aux
bornes a et b. Or les deux quantites sont reliees au champ electrique via :
ZZ ZZ
I = J dS = E dS (4.32)
S S
Z b
Vab = E dl (4.33)
a
4.6 De lelectromagnetisme aux circuits 4-87
ou S est une surface qui coupe lensemble des lignes de champ electrique pour mesurer le
flux electrique total dans le materiau. Cette surface ne contient pas les fils qui se rendent
aux electrodes. Donc : RR
E dS
G = R Sb . (4.34)
a
E dl
La conductance devient plus difficile a determiner dans une situation complexe ou la
frequence augmente. En effet, un champ magnetique nat dans le materiau a cause du
couplage electromagnetique qui affecte la distribution de la densite de courant. Aussi, un
effet pelliculaire apparat en peripherie du materiau entre les bornes.
Exemple 4.10
S
A
E
a b
La conductance vaut :
A
G =
ou
R = .
A
4-88 Statique et Quasi-statique
4.6.3 Inductance
Linductance est un concept plus difficile que les deux precedents. Dans sa version propre
ou self (en francais plus correct, on dirait auto-inductance ; mais on prefere le raccourci
inductance), elle represente leffet dune variation du courant sur lui-meme. Elle fait donc
intervenir a la fois le courant et le champ magnetique lie ou la partie du champ lie avec
une partie du courant, cest la subtilite de la chose. La version mutuelle relie le champ
magnetique produit par un courant avec le courant induit dans un autre arrangement.
Les transformateurs constituent un bel exemple dinductance mutuelle.
Exemple 4.11
S
Js
Js dS
B = H
b
Figure 4.16 Section et surface dintegration pour le flux dune inductance constituee de deux
cylindres centres.
H 2r = Jso 2a
Jso a
B = a .
r
Tout le flux passe completement dans le materiau (le champ dinduction est
nul pour r > b et r < a). Prenant la section rectangulaire montree a droite
sur la figure 4.16 comme surface dintegration pour trouver le flux total, on
trouve :
ZZ
Jso a
= a dS
S r
Z b Z
Jso a
= dz dr
r=a z=0 r
b
= Jso a ln .
|{z} a
I/(2)
Aussi, il arrive que la surface dintegration coupe a plusieurs reprises N fois par
exemple les lignes de champ magnetique. Des boucles de fil constituees de N tours
constitue le meilleur exemple. Dans ce cas, linductance augmente dun facteur egal a N
comparativement a celle dune seule boucle. La figure 4.18 montre que la surface helicodale
delimitee par le fil conducteur ressemble a N = 2 vrilles superposees et le flux magnetique
total passe par chacune des vrilles. On ecrit pour ces inductances bobinees :
1boucle
L = N . (4.37)
I
4-90 Statique et Quasi-statique
Exemple 4.12
I
z
r1
a
N tours
C
h z1 z2
r2
I
= Hz h
et, de la :
NI
Bz = .
h
4.6 De lelectromagnetisme aux circuits 4-91
Il faut bien voir que lanalyse a ete faite en ne prenant quune partie de lon-
gueur h du solenode. Lobtention de linductance par unite de longueur qui
est notee L decoule de (4.37) en divisant ensuite par h. Donc :
N I a2
L 1 h
L = = N
h h I
N 2 a2
= .
h2
4.6.3.3 Reluctance
La reluctance , exprimee en H 1 , sert pour determiner le flux magnetique dans un circuit
magnetique. Ce dernier est une analogie directe du circuit electrique avec :
les sources tension remplacees par des forces magnetomotrices f mm ou, avec plu-
sieurs tours, par des potentiels scalaires magnetiques Vm = NI ;
Il faut effectivement une force magnetomotrice pour faire circuler un flux magnetique entre
deux points dun circuit magnetique tout comme une force electromotrice (ou voltage) cree
un courant au travers une resistance. Donc :
Vm = . (4.38)
l
= . (4.39)
A
Exemple 4.13
b c
I
a
N d
Un tore magnetique est constitue dun noyau de ferrite rtore = 103 a section
rectangulaire b c = 200 mm2 , de rayon moyen a = 15 mm avec un petit
entrefer dune distance d = 3 mm comme sur la figure 4.19. Lenroulement
comporte N = 1000 tours de fil conducteur sur lequel circule un courant
Io = 0.2 A. On suppose quil ny a pas de fuite de flux et que les effets de bord
sont negligeables dans lentrefer.
Determinez approximativement le flux magnetique entref er dans lentrefer.
Vm = NI e
Exemple 4.14
A B C
I
D
N
E
F G H
Un tore magnetique est reproduit sur la figure 4.21. Les longueurs moyennes
valent BAF G = BCHG = 120 mm et BD = EG = 20 mm. Le noyau de ferrite
rtore = 103 a une section rectangulaire de ACAHF = 200 mm2 entre les points
ACHF ; lentrefer dune distance DE = 1 mm a une section rectangulaire
ADE = ABD = AEG = 300 mm2 .
Dessinez le circuit magnetique equivalent.
BAF G
BD
entref er BCHG
Vm = NI entref er
EG
0.12
BAF G = BCHG = = 0.477 106 H 1
(103 )(4
107 )(0.0002)
0.02
BD = EG = 3 7
= 0.053 106 H 1
(10 )(4 10 )(0.0003)
0.001
entref er = = 2.653 106 H 1
(4 107 )(0.0003)
.
4.7 Energie emmagasinee 4-95
De maniere analogue, une energie potentielle maintient une boucle de courant dans
un champ magnetique produit par dautres boucles de courant. Cette energie est
emmagasinee cette fois dans le champ magnetique comme dans une inductance
chargee capable, elle aussi, de fournir une energie.
En mettant en parallele un condensateur et une inductance, lenergie est transferee de
lune forme a lautre en alternance creant ainsi un circuit oscillant.
La determination de lenergie emmagasinee sert enormement lorsque vient le temps de
faire des calculs de force electrostatique ou magnetostatique sachant que
Z b
Wab = F dl ou mieux F = W . (4.40)
a,
Si, au lieu davoir des charges discretes, le systeme consiste en une distribution volu-
mique de charges :
4-96 Statique et Quasi-statique
P R
les sommes deviennent des integrales car Qi = V
dv,
(V D) = V ( D) + D (V )
| {z }
E
Z T Z T T
dv v 2 (t) 1
Wc = v(t)C dt = Cv(t) dv = C = CV 2
dt 2 2 ab
Comme lenergie doit etre contenue a quelque part, cest dans le champ electrique quelle
se trouve dou Wc = We .
Exemple 4.15
On peut exprimer la force en passant par la loi de Coulomb (2.1) sur des
densites surfaciques de charge. Cela exige deux integrales de surface entre des
elements differentiels de charge dQ1 = s1 dS et dQ2 = s2 dS avec R qui
varie selon les positions des deux elements de charge. Quoique les integrales
demeurent relativement simples, on veut utiliser ici le concept denergie em-
magasinee dans le champ electrique entre les plaques.
Pour trouver lenergie emmagasinee, on peut soit choisir lune ou lautre des
expressions (equivalentes dailleurs) de Wc (4.48) ou We (4.47). On verifie
aisement selon (4.48) avec C = Ad , que :
1 A 2
We = Wc = V .
2 d o
Le terme a linterieur de lintegrale de (4.50) possede aussi les unites dune densite
denergie len joules par unite de volume. Cest la densite denergie magnetique emmaga-
sinee wm telle que :
1 1 1 B2
wm = B H = H 2 = . (4.51)
2 2 2
8
Comme pour la capacitance, on ecrit
Z T Z T Z T T
di i2 (t) 1 2
Wl = v(t)i(t) dt = i(t) dt = Li(t) di = L = LI
dt 2 2 o
Exemple 4.16
I
N
c rc
Ac
dz
a
ra
c
c = = 80 H 1
rc o Ac
a
a = = 63 662 H 1
ra o Aa
z
g =
o Ac
NI
=
c + a + 2g
1 (NI)2 1 (NI)2
Wm = = .
2 c + a + 2g 2 c + a + 2 ozAc
1 (NI)2 1 (NI)2
dWm =
2 c + a 2 c + a + 2 odzAc
1 (NI)2 2dz
o Ac
=
2 ( + ) + + 2 dz
c a c a o Ac
(NI)2 dz
oAc (c + a )2
(NI)2
F .
o Ac (c + a )2
Calculez le courant necessaire pour soulever la plaque qui pese 600 kg.
F = mg = (600)(9.8) = 5880 N
(5000)2I 2
7 2
= (24482)I 2 .
(4 10 )(0.2)(80 + 63662)
4.8.1 Inductance
J sin x
J s (z, t)
d
,
I0 =0
J s (z, t) z
w
z = y
Figure 4.24 Structure a deux plaques conductrices paralleles court-circuitees simulant une
inductance.
Dans le premier cas, on court-circuite une extremite des plaques (celle a z = 0 pour
faciliter les choses) sur toute la largeur tandis quon alimente lextremite opposee par une
source courant qui debite de facon uniforme sur la largeur. Le tout est illustre sur la figure
4.24. Les plus perspicaces verront une boucle de courant qui simule une inductance.
La premiere etape etudie la reaction en mode quasi-statique lorsque la structure est
alimentee par un courant Io . Un courant de surface existe sur les plaques ayant une
densite :
Io
w az pour x = 0
Js = Io (4.52)
w z
a pour x = d .
Io
quil a une amplitude de w
:
Io
H = ay pour 0 < x < d (4.53)
w
0<y<w
et < z < 0 .
d
L = = . (4.54)
Io w
Io
Hy0 = . (4.55)
w
Lindice 0 est rajoute pour indiquer quil sagit dune composante du champ proportion-
nelle a la puissance zero de la frequence.
Comme le champ magnetique varie dans le temps, il doit exister un champ electrique
suivant les equations de Maxwell. Lexpansion de lequation de Faraday sous forme diffe-
rentielle avec des phaseurs donne (aucune variation suivant x et y) :
Ex Io
= j Hy0 = j (4.56)
z w
qui a comme solution generale :
Io
Ex1 = j z + C .
w
La constante C est determinee par lapplication de la condition aux limites du champ
electrique tangentiel a z = 0. Il faut que [Ex ]z=0 = 0 car il ne peut y avoir de composante
tangentielle du champ electrique sur un conducteur. Ainsi, avec C = 0, on obtient :
Io
Ex1 = j z. (4.57)
w
Avant de poursuivre, il est bon douvrir une parenthese pour montrer que lune des
deux expressions des champs (4.55) et (4.57) lesquelles correspondent aux expressions
dans le cas quasi-statique ou la composante du premier ordre en frequence est largement
celle predominante etablit la reaction de linductance obtenue dans la theorie des circuits.
En effet, a lentree de la structure, lexpression du champ electrique en basse frequence
(indice bf ) se limite a celle du premier ordre soit :
[Exbf ]z= [Ex1 ]z= = j Io
w
4.8 Analyse de comportement en quasi-statique 4-103
Les conditions aux limites sappliquent pour deduire la valeur de la constante resul-
tant de lintegrale indefinie.
Pour le champ magnetique, on force un courant fixe a lentree dont la densite vaut
Jso = Iwo . On convient que la densite de courant peut varier suivant z et quil est
probable que la densite a z = 0 soit tout-a-fait differente de celle a z = . On
applique donc la contrainte a lentree z = . Or la composante statique Hy0 satis-
fait pleinement et a elle seule, la condition aux limites imposee sur la composante
tangentielle [Hy ]z= = Jso ; les autres composantes dordres superieurs du champ
magnetique tangentiel doivent par consequent etre nulle a z = .
Hy Io
= j Ex = 2 z .
z w
La solution generale est :
1 2 Io 2
Hy2 = z + C
2 w
dans laquelle la constante C est determinee par le fait que les composantes dordres
superieurs de Hy sont nulles a z = . Ainsi, on obtient :
1 2 Io 2
Hy2 = (z 2 ) . (4.59)
2 w
En recommencant de la meme maniere depuis le debut avec lequation de Faraday et
la composante Hy2 , on trouve la composante du troisieme ordre en frequence du champ
electrique Ex3 , puis celle du quatrieme ordre en frequence du champ magnetique Hy4 ,
puis celle du cinquieme ordre en frequence du champ electrique Ex5 et ainsi de suite. Par
4-104 Statique et Quasi-statique
exemple, de (4.55) dans laquelle on remplace Hy0 par Hy2 et on applique la conditions
aux limites, on deduit :
1 Io z 3
Ex3 = j 32 ( 2 z) .
2 w 3
Finalement, a lentree z = :
1 Io
[Ex3 ]z= = j 3 2 3 (4.60)
3 w
2 5 3 2 5 Io
[Ex5 ]z= = j (4.61)
15 w
..
.
Il faut bien comprendre que le champ electrique a linterieur du materiau sans perte
est la somme de toutes les composantes aux differents ordres en frequence. Cette somme
infinie converge vers une valeur bien connue :
ou r
Io
[Ex ]z= = j tan( ) . (4.64)
w
Cette derniere equation (4.64) reste valide quelle que soit la frequence. Cependant, on
prouve facilement que le cas quasi-statique est respecte si on pose la condition suivante a
savoir 1 soit :
1
f . (4.65)
2
On observe avec grand interet que la frequence pour laquelle le comportement de linduc-
tance suit celui indique dans la theorie des circuits depend des dimensions de la structure.
A partir dune certaine frequence, le cas quasi-statique nest plus applicable et il faut
passer a la theorie des micro-ondes. On pourrait riposter en disant quune solution est de
diminuer la taille des structures ce qui permet de pousser plus loin la frequence limite.
Malheureusement, on ne peut sans cesse miniaturiser les structures sans quinterviennent
des problemes dordre :
physique meme transistors dont la base naurait que quelques atomes depaisseur !
lequation (4.58) decoule une relation entre V et I qui permet dobtenir limpedance vue
a lentree z = , impedance quon note par Zin :
r
d
Zin = j tan( ) . (4.66)
w | {z }
| {z }
Zo
4.8.2 Condensateur
+s
d
,
V0 =0
s z
w
z = y
Figure 4.25 Structure a deux plaques conductrices paralleles (en circuit ouvert) simulant une
capacite.
Dans le second cas, on laisse ouverte lextremite des plaques sur toute la largeur ;
lalimentation a lextremite opposee est une source tension V = Vo uniforme sur la lar-
geur. Sur la figure 4.25, on reconnat immediatement un condensateur. Lanalyse pour la
structure capacitive suit le meme patron que linductive de la sous-section precedente. La
presentation sera donc plus condensee.
Encore une fois, les constantes C issues des integrales indefinies, sont determinees par
lapplication des conditions aux limites des champs tangentiels. Par contre ici :
Vo
Ex0 = . (4.67)
d
4-106 Statique et Quasi-statique
Letape suivante consiste a entrer Ex0 de (4.67) dans la loi dAmpere pour deduire Hy .
Donc, on obtient :
Hx Vo
= j Ex0 = j
z d
ce qui donne :
Vo
Hy1 = j z + C .
d
Comme il ny a pas de courant surfacique sur les plaques a z = 0, il faut que [Hy ]z=0 = 0
On trouve alors C = 0 dou :
Vo
Hy1 = j z . (4.68)
d
Il faut maintenant prendre Hy1 dans lequation de Faraday pour fermer la boucle, verifier
la condition aux limites du champ electrique tangentiel a z = . On reprend tout a
partir de lequation dAmpere avec Ex2 et ainsi de suite, dou :
1 Vo
Ex2 = 2 (z 2 2 ) (4.69)
2 d
1 Vo
Hy3 = j 3 2 (z 3 32 z) (4.70)
6 d
En continuant le developpement, on trouve que le champ magnetique a lentree z =
est une serie infinie de puissance en frequence qui converge vers :
[Hy ]z= = [Hy1 ]z= + [Hy3 ]z= + [Hy5 ]z= . . . (4.71)
r
Vo 1 3 2 5
= j + ( ) + ( ) . . . . (4.72)
d 3 15
| {z }
tan( )
ou r
Vo
[Hy ]z= = j tan( ) . (4.73)
d
Comme le courant a lentree, note I, correspond a w [Hy ]z= , on peut obtenir une
relation Vin /Iin et deduire lexpression de limpedance vue a lentree (voir lequation (4.66)
pour les definitions de Zo et de ) :
1 1
Zin =
w j 1 tan( )
q
d
1
= (4.76)
w
j
d
|{z}
C
1
= ! (4.77)
jC
4.8 Analyse de comportement en quasi-statique 4-107
Exercices
Question 1
Une charge est distribuee avec une densite = o r/a, ou o est une constante dans
une region cylindrique r < a. Exprimez D partout dans lespace.
Question 2
Un assemblage est constitue de deux cylindres coaxiaux. Le premier cylindre est plein
et possede un rayon 3a ; le second est creux avec un rayon interne 4a et une epaisseur
a. Les cylindres sont assumes infiniment longs suivant laxe z sur lequel ils sont centres.
Un courant I circule dans la direction z + sur le cylindre interne avec une densite volu-
mique uniforme ; il revient par le cylindre creux externe avec, encore une fois, une densite
volumique uniforme. Exprimez H partout dans lespace.
Question 3
Deux spheres conductrices concentriques creuses et minces ont des rayons a et b (b =
2a) respectivement. Elles sont separees par un dielectrique de permittivite = 2o . La
plus petite sphere est remplie dair. Une densite surfacique de charges sa = 2 o
a2
C/m2
couvre la plus petite tandis quune densite surfacique de charges de sb = sa couvre la
plus grande.
Exprimez le champ electrique en fonction de r (puisque E est independant de et
par symetrie).
Question 4
Dans une region de lespace existe un champ statique E = yzax + zxay + xyaz .
Determinez la difference de potentiel entre chacune des paires de points suivantes :
a) (2,1,1) et (1,4,0.5) ;
b) (2,2,2) et (1,1,1).
Question 5
Soit un cable coaxial dont le conducteur interne a un rayon a et le conducteur externe,
un rayon interne b. Les conducteurs sont parfaits, ce qui implique des densites de courants
surfaciques et charges surfaciques lorsque les conditions aux limites sont appliquees. En
supposant une difference de potentiel Vo entre les deux conducteurs (celui externe est au
potentiel 0), utilisez lequation de Laplace en coordonnees cylindriques
1 V 1 2V 2V
r + 2 2 + = 0
r r r r z 2
pour deduire partout dans la region entre les deux conducteurs :
4-108 Statique et Quasi-statique
Question 6
V =0
V1 V = 14
ay
V2 V3
ax
Trois bandes conductrices infiniment longues forment un arrangement dont la section
est reproduite ci-dessus. La region entre les trois bandes (domaine de definition) est maillee
avec des noeuds equidistants dune distance d.
Ecrivez le set dequations a resoudre par la methode des differences finies. De la,
approximez le potentiel aux points dechantillonnage 1, 2 et 3.
Question 7
V1 V2 0V
2V
Question 8 83V
V5
V4 ay
V1 V2 V3 V2 V1
p ax
0V
La section dun arrangement de conducteurs infiniment longs dans la direction normale
est reproduite ci-dessus. Larrangement est repete a linfini. La region entre les conducteurs
(domaine de definition) est maillee avec des noeuds equidistants dune distance d comme
montre. Approximez :
a) le potentiel aux points dechantillonnage 1, 2, 3, 4 et 5 ;
Question 9
Determinez :
a) lespacement entre les deux plaques de dimension 10 10 cm dun condensateur a
plaques paralleles de 10 pF dont lorsque le dielectrique a une permittivite = 2.25o ;
c) la rayon dune sphere conductrice isolee dans le vide ayant une capacitance de 10 pF.
Question 10
r2 d2
d
r1 d1
Soient deux plaques conductrices infinies paralleles et espacees dune distance d qui
realisent un condensateur. Entre les deux plaques, on place deux dielectriques differents :
lun dune epaisseur d1 et dune constante r1 ; lautre dune epaisseur d2 (d = d1 + d2 ) et
dune constante r2 . Le tout apparat sur la figure ci-dessus.
a) Si la plaque superieure est au potentiel Vo et celle inferieure a 0, evaluez le potentiel a
linterface entre les deux dielectriques ;
4-110 Statique et Quasi-statique
Question 11
a
c
I
Une fil conducteur est enroule avec N tours, autour dun tore magnetique ayant une
section rectangulaire b c comme sur la figure ci-dessus. Exprimez linductance de cette
bobine torodale.
Question 12
Soit le tore magnetique de lexemple 4.14 et dont le schema du circuit magnetique
equivalent apparat sur la figure 4.22. Trouvez la valeur si Vm = NI = 200 A tours :
a) du flux circulant dans la section GF AB ;
Question 13
Un ballon sonde en papier daluminium est gonfle par pression electrostatique produite
en repartissant des charges electriques a la surface du ballon. Soit un ballon de rayon
a = 2 m avec une charge totale Q = +104 C.
a) Exprimez la variation denergie electrique emmagasinee si la rayon du ballon augmente
dune valeur dr ;
Question 14
bobine
cadre Nc de
a
ra
rb 90
rb
aimant
petits entrefers
4.8 Analyse de comportement en quasi-statique 4-111
Reponses :
(
o r 2
3a
r<a
1. D = Dr (r)ar avec Dr (r) = o a2
3r
r>a .
Ir
18a2
r < 3a
I
2r 3a < r < 4a
2. H = H (r)a avec H (r) = I 25a2 r 2
2r 9a2
4a < r < 5a
0 r > 5a .
0 r<a
1
3. E = Er (r)ar avec Er (r) = r2
V/m a < r < b
6
r2
V/m r > b .
4. a) Vab = 0 ; b) Vab = 7 V .
ln(r/b) Vo
5. a) V = Vo ln(a/b) ; b) E = a.
r ln(b/a) r
7. V1 = 0.8 V et V2 = 0.4 V.
8. a) V1 = 41 V , V2 = 40.5 V , V3 = 38 V , V4 = 71 V , V5 = 80 V ;
83 3
b) [E]2 = 2d ay + 2d ax V /m ; c) [s ]p = 38o /d C/m2 .
4-112 Statique et Quasi-statique
4
9. a) d = 1.99 cm ; b) C = 1/a1/b donc a = 2 cm ;
c) prendre b , r = a = 9 cm.
r2 d1
10. a) E 1 = Ez1 az et 1 Ez1 = 2 Ez2 , [V ]z=d1 = r2 d1 +r1 d2
Vo ;
b) C/A = 2 d11+
2
1 d2
= r2do 1r1 r2
+r1 d2
.
NI 2
11. B = 2r , L = N2c ln(1 + b/a).
5.1 Introduction
Londe plane uniforme est la solution globale la plus simple des equations de Maxwell.
Malheureusement, une telle onde nexiste pas dans la realite car il faudrait une source
infiniment grande pour la produire et la puissance dune telle source serait aussi infi-
nie. Neanmoins, londe plane presente des caracteristiques interessantes qui se retrouvent
localement sur des ondes provenant de sources reelles.
Londe emise par une source dans un milieu uniforme et isotrope est normalement
spherique : londe voyage a la meme vitesse dans toutes les directions, donc chaque point
dun front donde doit etre, pour un temps fixe, a egale distance de la source. Lequivalent
dans le plan est le caillou jete dans leau qui produit une onde circulaire seloignant de
lendroit ou est tombe le caillou. La sphere en grandissant presente une surface qui devient
de plus en plus plane. On peut faire lanalogie avec le fait que la Terre a ete longtemps
assumee comme plane car la region de visibilite de chaque etre humain est trop petite
pour que la courbure du sol soit importante. La Terre est donc localement plane ; une
planete plus imposante possederait une region assumee plane encore plus grande.
La simplicite des calculs et lanalogie qui peut etre faite pour des ondes reelles, font quil
vaut la peine de sattarder a londe plane et, pour commencer, a londe plane uniforme.
Elle est a la base des mecanismes de la propagation libre autant que guidee par une ligne
de transmission.
les champs nont quune composante on choisit laxe x pour le champ electrique.
La premiere supposition correspond a londe plane uniforme ; la seconde decoule dun
alignement des axes judicieux. Ainsi, on a :
E = Ex (z, t)ax . (5.1)
De plus, on assume que le milieu ou les champs sont estimes, est un milieu uniforme
sans charge, sans courant et sans perte, i.e. la conductance = 0. Il faut bien se rappeler
que les equations differentielles donnent les solutions a un point precis. Les parametres
electriques du milieu sont cependant generaux : permittivite et permeabilite . Pour
exprimer le champ magnetique en supposant le champ electrique decrit par (5.1), on utilise
simultanement les deux premieres equations de Maxwell, a savoir lequation de Faraday
et celle dAmpere. Les deux autres equations sont inutiles car leur terme de droite est nul.
Ainsi, avec les relations constitutives, on obtient :
H
E = (5.2)
t
E
H = . (5.3)
t
Avec les suppositions faites prealablement, lequation (5.2) suffit pour se rendre compte
que le champ magnetique ne peut avoir quune composante en y. Donc que :
H = Hy (z, t)ay . (5.4)
La poursuite du developpement des deux equations de Maxwell conduit a :
Ex Hy
= (5.5)
z t
Hy Ex
= . (5.6)
z t
Maintenant, il faut introduire une equation dans lautre pour nobtenir quune equation
fonction dun seul champ e.g. le champ electrique. Le principe est simple1 : on derive
(5.5) par rapport a z. Le resultat de cette derivation fait apparatre un terme en Hy /z
quon substitue par (5.6) :
2 Ex 2 Hy Hy Ex
= = =
z 2 tz t z t t
1
Plus generalement, le rotationnel applique a (5.2), une identite vectorielle puis (5.3) donnent
H 2E
E = E} 2 E = = 2 .
| {z t t
/=0
5.2 Equation donde dans le domaine temporel (sans perte) 5-115
5.2.3 Observations
On se doit douvrir ici une parenthese. Quoique letude se limite aux ondes planes uni-
formes se propageant dans un materiau sans perte, des observations peuvent etre faites,
lesquelles demeureront valides meme dans le cas plus general dun materiau quelconque.
Les fonctions spatio-temporelles f () et g() sont toutes deux reliees au signal emis par
la source. Elles sont donc similaires entre elles et similaires au signal emis. La difference
apparat dans le signe devant z a linterieur de leur argument.
Comme le temps crot, il faut que z augmente au fur et a mesure que le temps
progresse afin de conserver largument constant t z =cte. Cest linverse pour
largument t + z =cte. En fait, la representation de la fonction f (t z ) au
temps t = 0 puis au temps t = 1 et ainsi de suite, montre que le signal se deplace dans
la direction positive de laxe z quon note en z+ ; et vice-versa pour g(t + z ),
en z. Ceci explique pourquoi les termes E + et E devant les fonctions spatio-
temporelles sont surmontes des indices + et respectivement : londe positive et
negative selon leur direction de propagation.
5-116 Onde plane uniforme
2 (t z ) 2 (t + z )
t=0 t= 2 t= 2
t=0
1,5 1 0,5 0 0,5 1 1,5 z(m) 1,5 1 0,5 0 0,5 1 1,5 z(m)
Figure 5.1 Deplacement dune fonction spatio-temporelle 2 (t z ).
les quantites temporelles sont remplacees par leur phaseur respectif et des constantes
complexes peuvent en decouler.
Les nouvelles equations correspondant aux equations (5.5) et (5.6) secrivent :
dEx
= j Hy (5.13)
dz
dHy
= ( + j) Ex . (5.14)
dz
On note que Ex est le phaseur du champ electrique tel que Ex (z, t) = Re{Ex (z)ejt } et
de facon similaire pour Hy . Lequation donde en regime sinusodal permanent dans un
milieu quelconque devient alors :
d2 Ex
= 2 Ex (5.15)
dz 2
ou est appele la constante de propagation et est defini ainsi :
p
= j( + j) . (5.16)
Les expressions des champs qui solutionnent lequation donde (5.15) sont :
Ex (z) = E + ez + E e+z (5.17)
Hy (z) = H + ez + H e+z (5.18)
1 + z
= ( E e E e+z ) (5.19)
5-118 Onde plane uniforme
A moins que le materiau soit sans perte ( = 0), limpedance intrinseque est alors un
nombre complexe :
= ej . (5.21)
Exemple 5.1
De (5.16), on trouve :
q
1
= j(2 107 )(4 107 ) j(2 107 )( 36 109 )
q
102
= j8 2 j
18 }
|{z} | {z
8 2 90
0.00055690
ou mieux encore
s
(j(2 107 ))2 j(2 107 )
= =
(3 108 )2 3| {z10}8
c
1
= j0.2095 m .
Et de (5.20), on trouve :
s
j(2 107 )(4 107 )
= o = 1
j(2 107 )( 36 109 )
= 120 377 .
Exemple 5.2
Soit leau douce dont les caracteristiques electriques sont les suivantes : r = 80,
r = 1 et = 10 mS/m pour des frequences inferieures a 100 MHz.
Determinez la constante de propagation et limpedance intrinseque a
10 MHz.
5.3 Onde sinusodale dans un milieu quelconque 5-119
De (5.16) :
r
1
= j(2 107 )(4 107 ) (0.01 + j(2 107 )(80 109))
36
q
1.6
= j8 2 (0.01 + j )
|{z} |
{z 36 }
8 2 90
0.0455677.4
De (5.20) :
s
j(2 107 )(4 107)
= 1
0.01 + j(2 107)(80 36 109 )
r
8 2 90
=
0.0455677.4
= 41.636.34 = (41.4 + j4.6) .
On peut voir la grande similitude des expressions des champs avec celles obtenues
auparavant en prenant :
Selon (5.16), la constante de propagation est un nombre complexe qui possede une partie
reelle et une partie imaginaire :
= + j (5.22)
qui sont toutes deux des quantites positives. En effet, un examen attentif de (5.16) montre
que 90 < arg{j( + j)} 180 , selon les caracteristiques electriques du materiau.
Donc largument de est compris entre deux bornes :
Lorsque place sous la forme rectangulaire dans les exponentielles de (5.17), cela donne
(att. pour attenuation ; deph. pour dephasage) :
+
Ex = E + ej ez ejz + E ej ez ejz
+
= E + e|{z}
z jz+j z jz+j
|e {z } + E |{z}
e |e {z } . (5.24)
att. deph. att. deph.
du temps. Donc ez decrot lorsque z augmente ce qui fait dire que londe sattenue en
se propageant. La seconde onde se deplace dans la direction z et, comme pour londe
positive, ez decrot car z diminue en fonction du temps. Dans les deux cas, est respon-
sable de la baisse de lamplitude de londe dou son appellation, constante dattenuation.
Les unites de sont les Nepers par metre quon note Np/m. Lattenuation par unite de
longueur vaut L1 = e soit, en decibels :
|ej(tz) | t=0
T
t= 4 T tT
t= 2
Quant a la constante , elle intervient dans la phase de londe qui varie avec le deplace-
ment. Cest la constante de phase. Elle est directement reliee a la longueur donde de la
facon suivante. La longueur donde correspond a la distance sur laquelle la phase change
de 2 radians en fixant le temps. La periode est lequivalent dans le domaine du temps
de la longueur donde comme le montre la figure 5.2. Ainsi, on a = 2 ou encore :
2
= = . (5.26)
vp
x E = Ex (z, t = to )ax
enveloppe ez de E
dcalage d
au dphasage
z
y
enveloppe ez de H
H = Hy (z, t = to )ay
Figure 5.3 Champs electrique et magnetique dune onde plane se propageant en z+ dans un
materiau a pertes.
Exemple 5.3
Une onde plane uniforme sinusodale a une frequence de 100 MHz qui se
deplace suivant laxe x+ possede un champ electrique dont lamplitude at-
teint 2 V/m avec un dephasage de 20 a (x = 0). Si le materiau dans lequel
voyage londe a les caracteristiques electriques suivantes : r = 39.25, r = 1
et = 0.02 S/m, on trouve que :
(0.60 + j13.15) m1
(59.94 + j2.74) .
Exprimez le champ magnetique H(x, t) (la direction du vecteur nest pas de-
mandee).
= (60.00.0457)
[E]x=0 = (2.0/9)aE V/m
on trouve alors :
2 x
H(x, t) = e cos(2 108 t x + /9 arg{})
= 0.0333 e0.6x cos(2 108 t 13.15 x |+0.3491{z 0.0457}) A/m .
+0.3034
P = E H . (5.30)
Un vecteur possede aussi une direction. Celle du vecteur de Poynting aP pointe dans
la direction de propagation de londe tout simplement.
Londe electromagnetique est donc le moyen de propagation de la puissance fournie
par une source rayonnante. Elle :
5.4 Puissance et vecteur de Poynting 5-123
Dans un volume delimite par une surface fermee, outre les sources, differentes composantes
sont susceptibles de modifier le bilan de puissance, i.e. la difference de puissance entre ce
qui entre et ce qui sort du volume. Pour ce faire, on utilise le theoreme de la divergence :
I ZZZ
P dS = ( P ) dv (5.32)
S V
(E H) = H E E H (5.33)
x
[P z ]z0 (xy)
[P z ]z0 +z (xy)
z
z
y
V
Si on ignore le signe negatif, les trois termes de droite du theoreme de Poynting sin-
terpretent ainsi :
z t
T
2 2
[E x ]z=z0
On peut voir le bilan des puissances entrant et sortant dun volume produit par une
onde electromagnetique uniforme plane sur la figure 5.4 tandis que la figure 5.5 montre
comment varie la densite de puissance dune onde plane dans un materiau a pertes.
Il est possible de determiner la puissance instantanee dune onde electromagnetique
passant au travers une surface quelconque. Il suffit alors dintegrer le vecteur de Poynting
sur la surface en question et non pas sur une surface fermee :
ZZ
[P(t)]S = P dS . (5.36)
S
Exemple 5.4
La densite de puissance optimale fournie par le soleil sur la Terre tourne autour
de 1000 W/m2 sur tout le spectre.
Estimez le niveau du champ electrique au sol par une journee bien ensoleillee
si on suppose que toute la densite de puissance est ramenee a une seule com-
posante spectrale.
Puisque le materiau (lair) est assume sans perte, les champs electrique et
magnetique sont en phase. Le vecteur de Poynting complexe de (5.38) secrit
simplement comme :
1 E 1 E 2 0
P = E ast = ast
2 2 o
ou ast est un vecteur unitaire soleil-Terre.
Ainsi, avec laide de (5.37) :
1 E 2 cos(0)
1000 =
2 o
p
E = (377)(2)(1000) = 868 V/m !
Exemple 5.5
Soit une onde electromagnetique qui se propage dans leau de mer (r = 80,
r = 1 et = 4 S/m) dans la direction z. Le champ electrique sexprime
ainsi :
[E(t)]z=0 = 1.0 cos(2 105 t) ax V/m
5-126 Onde plane uniforme
a z = 0.
Determinez la densite de puissance instantanee et la densite de puissance
moyenne de londe en tout point.
On doit commencer par trouver les expressions generales de E(z, t) et H(z, t).
Il faut connatre ainsi que a la frequence de 105 Hz dans le milieu. A partir
des equations (5.16) et (5.20), les valeurs obtenues sont :
(1.257 + j1.257) m1
0.314 + j0.314 = (0.444 /4) .
Donc :
y y
b = 1m
+cos( 3 )
h = 2m 0 1
3 z x
dS
cos( 3 )
Figure 5.6 Geometrie de la surface par laquelle passe une partie de la puissance de londe
plane.
1. La forme de londe dans lespace ou dans le temps est determinee a partir de celle de
la source dans le temps. La notion despace existe car londe se deplace. Dailleurs,
la primitive de la relation spatio-temporelle est du genre :
z
(t )
vp
et :
2
= = (5.41)
vp
ou est appelee la constante de phase et , la longueur donde en m.
3. Les champs electrique et magnetique sont perpendiculaires entre eux et par rapport
a la direction de propagation de londe aP :
E H aP . (5.43)
Ceci explique le changement de signe devant une des constituante du champ magneti-
que car la solution comporte deux ondes qui vont dans des directions opposees. Pour
determiner la direction de propagation, il suffit de faire le produit vectoriel suivant :
aE aH = aP (5.44)
E + E
= = . (5.45)
H + H
Attention : le signe negatif apparat a cause de linversion obligatoire dun des
champs pour inverser la direction de propagation conformement a (5.44). Quant
au signe a choisir devant , il faut dabord appliquer (5.44) pour determiner la di-
rection des champs ; cela permettra ensuite lidentification du bon signe sachant que
0 < < 45 .
le dielectrique parfait ( = 0) ;
le bon conducteur ( ) ;
le conducteur parfait ( ).
Avant tout, il serait interessant de faire loperation inverse, i.e. recuperer les parametres
electriques du materiau connaissant a la fois les parametres de propagation et limpedance
intrinseque. A partir des expressions (5.20) et (5.16), on voit tout de suite que :
= j (5.48)
= + j . (5.49)
5-130 Onde plane uniforme
Exemple 5.6
Il semble que tres peu de donnees soient disponibles et pourtant, il est possible
dextraire la reponse. En effet, a partir de la longueur donde, on deduit ;
on trouve de lattenuation en puissance car la densite de puissance decrot
selon e2z dans la direction z+ :
2
= = 1.047 rad/m
6
ln(0.3)
= = 0.1 Np/m
2(6)
= 0.1 + j1.047 = (1.0584.54) m1 .
On peut cependant y aller dune seconde approximation valide lorsque les pertes sont
tres faibles. On parle alors dun materiau a tres faibles pertes. Dans ces conditions, un
rapport / inferieur a 1/10 produit des erreurs moindres que 1/800 par partie pour les
parametres , ; moindres que 3/800 et 5/800 par partie respectivement pour les parties
reelle et imaginaire de . On peut donc proceder en prenant simplement :
r
(5.68)
2
(5.69)
1
vp (5.70)
r r
1
Re {} et Im {} donc (5.71)
2
r r
1
. (5.72)
2
Exemple 5.7
Le Teflon est utilise comme bon dielectrique. Ses parametres electriques sont :
r = 2.1, r = 1
/ = 0.004 a 10 GHz.
On se sert de (5.26) dans (5.16) pour trouver vpex ; dans (5.61) pour vpf p et de
(5.70) directement pour vptf p . Dou :
r
= (j) + j 1.0
p
= j(21010 )(4107 ) (21010 )(2.18.8541012) (0.004 + j)
| {z }| {z }
78 956.835 208 790 1.168 291 905 0889.770 818
et
1 1 2
vpf p = 1
8
2
= 206 876 450.216 1 (0.004)
8
= 206 876 450.2 (1 2 106 )
= 206 876 036.463 m/s
1
vptf p = = 206 876 450.216 m/s .
Les resultats fournis montrent quun rapport entre les courants de conduction et de
deplacement superieur a 10 entrane des erreurs plus faibles que 5% (6% pour la par-
tie imaginaire de ). Les erreurs sont donc plus importantes de sorte quon suggere un
rapport de plus de 25 pour assumer des erreurs suffisamment faibles (< 1%) dans la
majorite des cas pratiques.
Les expressions pour les parametres de propagation dans un bon conducteur de-
viennent :
p
= j( + j) (5.73)
p p
j = ej/2
ej/4
r
(1 + j) (5.74)
2
5-134 Onde plane uniforme
et, de meme :
r r
j ej/2
=
r
j/4
e
r
(1 + j) . (5.75)
2
On voit immediatement que les arguments des parametres de propagation a 45 sont un
signe que le materiau se comporte comme un bon conducteur. Ceci implique que :
p
= /2 ;
p
Re {} = Im {} /(2).
Une autre caracteristique qui denote un bon conducteur est le comportement directement
proportionnel a la racine carree de la frequence des valeurs de , , vp et .
Exemple 5.8
On a fait mention a quelques reprises que les champs electromagnetiques nexistent pas
dans un conducteur. Alors, on pourrait se poser la question quel est linteret de presenter
les parametres de propagation dans un bon conducteur puisque londe ne peut exister. En
realite, londe electromagnetique sattenue tres rapidement dans un conducteur de sorte
que les champs ne peuvent apparatre que tres pres de la surface.
Lepaisseur de peau, notee p , represente la distance que parcourt londe avant de subir
une attenuation correspondant a 1 Np ou encore 8.686 dB. Il suffit donc que p = 1 ou
encore : r
1 2
p = p = . (5.76)
2
Pour avoir une idee de lattenuation importante dans un bon conducteur, on peut
observer qua chaque longueur donde les champs diminuent en intensite par un facteur
egal a 54.58 dB ! Cest enorme quand on pense que lamplitude des champs chute de moitie
a chaque 6 dB. Le calcul est facile a faire :
e = e = e2
Exemple 5.9
Le cuivre est lun des meilleurs conducteurs (le deuxieme apres largent a la
temperature de la piece). Sa conductivite est de 5.8 107 S/m. Soit une onde
electromagnetique a la frequence de 1 MHz incidente sur une surface de cuivre.
Determinez lepaisseur de peau de londe et la distance dans le cuivre z1/100 , a
laquelle londe est rendue au centieme de son amplitude a la surface.
1
p = = 0.066 mm
4.6
z1/100 = = 4.6p = 0.304 mm .
5-136 Onde plane uniforme
x
B
z
, x
A
H C z y z
Figure 5.7 Front dune onde plane suivant une direction z dans le plan xz.
E = s /
H k = Js
Ek = H = 0 .
x
z (x, z)
x z cos
z
z
x sin
direction z . Ce nouvel axe fait un angle par rapport a lancien dans le plan xz comme
sur la figure 5.7. Les champs electrique et magnetique doivent etre transverses a cette
direction z . En etant orthogonaux entre eux, ils peuvent etre nimporte ou dans le plan.
On peut ecrire :
E = Eo cos t z aE (5.77)
H = Ho cos t z aH (5.78)
avec aE aH = az et E/H = .
On comprends que le taux de variation de la phase selon z correspond a . En effet,
on mesure la longueur donde le long de cet axe en un temps fixe, pour deduire ensuite la
vitesse de propagation de londe dans le milieu.
Letape suivante consiste a decomposer z sur le systeme de coordonnees x, y et z. Ici,
on a simplement (voir figure 5.8) :
z = x sin() + z cos()
qui, lorsque place dans (5.77) pour le champ electrique le champ magnetique se deduit
de la meme maniere donne :
E = Eo cos t x sin() + z cos() aE (5.79)
= Eo cos t sin() x cos() z aE . (5.80)
| {z } | {z }
x z
Les x et z correspondent cette fois aux taux de variations de la phase suivant les axes
x et z respectivement. Ces constantes de phase sont plus petites que car la variation est
plus lente : les longueurs donde observees dans les directions x et z appelees longueurs
donde apparentes paraissent plus longues comme le montre la figure 5.9.
Dans la generalisation pour une direction completement arbitraire, on rajoute simple-
ment le y soit le taux de variation de la phase dans la direction de laxe y. Lexpression
5-138 Onde plane uniforme
= az
H z
z
E
Figure 5.9 Longueurs donde vues dans les axes x et z dune onde plane suivant une direction
z dans le plan xz.
a = aP = aE aH (5.84)
Exemple 5.10
Une onde plane a 10 MHz se deplace dans le vide. Elle possede un Poynting
moyen suivant :
3
< P > = 0.03315 (0.75ax ay + 0.5az ) W/m2
4
De plus, une composante du champ electrique vaut Ex = 2.5 V/m.
Donnez lexpression complete du champ electrique E(x, y, z, t).
De litem 1, on deduit :
E2
<P > =
2o
soit p p
E = 2o < P > = 2(377)(0.03315) 5 V /m
Donc on deduit que mx = EEx = 2.5
5
= 0.5. Ceci procure une premiere relation
entre my et mz :
m2y + m2z = 1 m2x = 0.75 .
Les items 2 et 3 decrivent entierement le vecteur de propagation :
3
= aP = 0.2094 (0.75ax ay + 0.5az ) rad/m
vp 4
De litem 4, on peut obtenir la seconde relation necessaire entre my et mz :
3
0 = (0.5ax + my ay + mz az ) (0.75ax ay + 0.5az )
4
3
= 0.375 + my ( ) + mz (0.5)
4
1.5 2
my = + mz
3 3
5-140 Onde plane uniforme
aE aH = aP
ou encore
aP aE = aH .
Il faut prendre les deux solutions possibles et faire le produit vectoriel corres-
pondant :
mz = 0 :
3 1 2 3
aH = ax + ay + az
4 4 4
mz = 6/7 :
7 3 25 2 3
aH = ax + ay + az .
28 28 28
Les resultats ne surprennent guere car ils sont identiques a ce qui etaient connus.
Cependant, il presage de quelque chose dinattendue et absolument renversant. Pour ob-
server ce quelque chose, on continue le developpement a partir des composantes x , y et
z obtenues en projetant le vecteur sur chacun des axes du systeme de coordonnees.
On a donc :
= x ax + y ay + z az (5.87)
5.7 Propagation dans une direction arbitraire 5-141
a leur longueur donde apparente dans chacun des axes dou, en partant de (5.88)
avec (5.85) :
1 1 1 1
2
= 2 + 2 + 2 . (5.89)
x y z
Les longueurs donde apparentes sont belles et biens plus longues que la veritable
longueur donde dans le milieu, mesuree dans la direction de propagation. A la
limite, la longueur donde apparente dans lun des axes peut tendre vers linfini,
indiquant ainsi aucune propagation suivant cet axe.
a leur vitesse de propagation apparente dans chacun des axes dou, toujours en
partant de (5.88) avec cette fois (5.86) :
1 1 1 1
2
= 2 + 2 + 2 . (5.90)
vp vpx vpy vpz
Exemple 5.11
Soit lune des solutions pour londe plane de lexemple 5.10 precedent :
E = 5(0.5ax + 0.866ay ) cos 2 107 t 0.2094(0.75x 0.433y + 0.5z) V /m
x = 0.2094(0.75) rad/m
y = 0.2094(0.433) rad/m
z = 0.2094(0.5) rad/m
5-142 Onde plane uniforme
2 2
x = = = 40 m
x 0.1571
2
y = = 69.28 m
0.0907
2
z = = 60 m
0.1047
2 107
vpx = = = 4 108 m/s
x 0.1571
2 107
vpy = = 6.928 108 m/s
0.0907
2 107
vpz = = 6 108 m/s .
0.1047
Dispersion
Il existe aussi une autre notion de vitesse reliee a des paquets dondes dans un
materiau dont la vitesse de propagation varie selon la frequence. Cette vitesse est
appelee vitesse de groupe et notee vg . Pour definir la vitesse de groupe, il faut utiliser
5.7 Propagation dans une direction arbitraire 5-143
0.5
0.5
1
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
t(sec)=0
0.5
0.5
1
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
t(sec)=5e09
0.5
0.5
1
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
t(sec)=1e08
deux ondes a des frequences legerement differentes et damplitude unite (les phases
qui ninterviennent pas sont ignorees) allant dans la meme direction :
f (z, t) = cos ( )t ( )z + cos ( + )t ( + )z .
z=0
z=
vphase
bouchon
venergie
vvague
Quai
Figure 5.12 Vitesse de phase et projection de vitesse de propagation le long dun quai.
Observation non-directionnelle
Pour des observations faites dans une direction autre que celle de propagation avec
une onde monochromatique (qui ne fait donc pas intervenir la nature du materiau),
les composantes de la vitesse de groupe vgx , vgy et vgz correspondent aux vitesses
de lenergie selon chacun des axes. Donc, ayant i = ai :
vpi = (5.91)
i
vgi = (5.92)
i
vpi vgi = vp2 . (5.93)
Lanalogie avec les vagues de la mer, un quai et un coureur peut aider a comprendre
les mecanismes en jeu. Soit des vagues se deplacant a angle avec laxe dun quai
comme sur la photo de la figure 5.12. Les cretes des vagues sont identifiees. La
distance entre deux fronts donde consecutifs est normalement mesuree avec une
regle perpendiculaire aux fronts. La regle suit donc la direction de propagation et la
distance represente la longueur donde. Si on mesure la distance entre deux fronts
donde le long du quai, on obtient la longueur donde apparente suivant laxe du
quai. Soit maintenant un coureur sur le quai, pret a suivre un front donde le long du
quai. Il devra courir a la vitesse de phase, i.e. plus vite que la vitesse de propagation
de la vague. Cependant, sil desire, au niveau du quai, etre toujours vis-a-vis un
bouchon qui surfe sur une crete dun front donde, il ira a la vitesse de propagation
de la vague projetee sur laxe du quai, soit la vitesse de lenergie (egale ici a celle du
5.8 Polarisation 5-145
y y y
Ey Ey
z z e
Ex Ex x x z Ex x
Ey
Figure 5.13 Vecteur du champ electrique dans trois cas de polarisation lineaire.
groupe) dans laxe du quai. Si la vague se deplace dans laxe du quai, on comprends
aisement que le coureur ira a la vitesse de propagation de la vague, quil suive le
front donde ou le bouchon.
5.8 Polarisation
On sait que le champ electrique et le champ magnetique dune onde plane sont orthogo-
naux a la direction de propagation et orthogonaux entre eux. Les deux vecteurs de champ
sont donc localises dans un plan transverse mais rien ninforme sur leur orientation dans ce
plan. Cest lorientation du champ electrique pris comme reference et son comportement
dans le temps, qui determinent la polarisation de londe.
ou Ex et Ey sont constants, lun ou lautre pouvant etre nul mais pas les deux a la fois
(cas trivial ou londe nexiste pas). Lorsque les deux termes Ex et Ey sont non-nuls,
on mentionne parfois que la polarisation est oblique avec un angle dinclinaison e . La
polarisation oblique reste toutefois une polarisation lineaire plus generale.
Quelques exemples apparaissent sur le figure 5.13.
5-146 Onde plane uniforme
E
z x
t = /2 t = 3/2
t = /4 y
E t = /8 E
t = t =
t = 0 t = 0
E t = /8
t = /2
t = 3/2 t = /2
(a) (b)
Figure 5.14 Vecteur du champ electrique dans une polarisation circulaire gauche (a) et droite
(b).
pour une onde qui se deplace suivant laxe z. On se rappelle les figures de Lissajou sur un
ecran doscilloscope. Le cercle se realisait en inserant deux signaux sinusodaux de meme
amplitude mais dephases de 90 dans les deux canaux orthogonaux de loscilloscope.
Tout dependant lequel des composants de E est en avance, le phaseur du champ
electrique tournera dans un sens ou dans lautre lorsque le temps progresse. Les electro-
magneticiens ont defini deux expressions pour decrire la polarisation circulaire (ou ellip-
tique) selon la rotation du phaseur E dans le temps. Pour bien les comprendre, il faut
imaginer que lon agit comme une source responsable du rayonnement de londe, et que
lon regarde londe seloigner de soi.
La polarisation est circulaire droite (RCP pour Right Circularly Polarized) lorsque
le phaseur du champ electrique E(z = zo , t) tourne dans le sens horaire ;
elle est circulaire gauche (LCP) si E(z = zo , t) tourne dans le sens anti-horaire.
En effet, il faut tourner un volant dans le sens horaire pour aller a droite et vice-versa.
Le lieu du vecteur du champ electrique en fonction du temps trace un cercle dans
lespace plan perpendiculaire a la direction de propagation. Ceci est demontre sur la
figure 5.14 sans considerer z. On a alors pour la RCP dune onde se deplacant selon z+ :
Ex = E ej
Ey = E ej( 2 ) = jE ej
5.8 Polarisation 5-147
z/
x
1 1
0 0
1 1
1 1.5 1.5
1 1 1
0 0.5 0
1 y 1 0.5
t = 0 t = /2
1 1
0 0
1 1
1.5 1 1.5
1 1
0 1 0
0.5 1 0.5
1
t = t = 3/2
Figure 5.15 Lieu helicodal du vecteur du champ electrique dans une polarisation circulaire
droite dune onde se propageant en z+.
laquelle varie progressivement dans le temps en completant une rotation de 360 dans un
sens ou lautre, par periode T = 1/f .
En tenant compte de la coordonnee z (temps fixe), on trouve les expressions de la
RCP dune onde se deplacant selon z+ :
On voit tres bien ce que cela donne dans la vue 3D de la figure 5.15 pour quatre temps
differents.
5-148 Onde plane uniforme
Exemple 5.12
[E]z=0 = Eo ay .
Ey (z, t) = Eo cos(t z) .
Pour tourner dans le sens horaire, Ex doit donc decrotre pour atteindre un
minimum lorsque Ey devient nulle a son tour soit a 90 comme argument. Il
ne faut pas oublier que le produit vectoriel ax ay = az doit pointer hors de
soi. La composante Ex suit donc la fonction dun sinus negatif. Ainsi :
Ex (z, t) = Eo sin(t z) .
Dans une polarisation elliptique (REP ou LEP), la plus generale de toute, la difference
se situe a lun des deux niveaux suivants pour une onde qui se deplace suivant laxe z :
dephasage quelconque = y x ] , ].
langle dinclinaison e :
1
e = arctan(tan(2e ) cos( )) (5.99)
2
5.8 Polarisation 5-149
Ex
Ex wt = /2
Ex > Ey
Ex > Ey = /2
wt = /2
wt = wt = 0 wt = wt = 0
E E
Ey Ey
z x
wt = 3/2
y
wt = 3/2
y
x
LEP
REP
Figure 5.16 Vecteur du champ electrique dans une polarisation LEP selon deux rapports
Ex /Ey et une polarisation LEP/REP selon six valeurs de = y x .
y
Ey
OA
e e x
Ex
OB
OA
AR = (1 AR )
OB
|Ey sin(e ) sin( )|
= . (5.100)
|Ex sin(e ) Ey cos(e ) cos( )|
Exemple 5.13
E 1 (z) = E1 ejz ax
E 2 (z) = E2 ejz ej ay .
On considere que E1 , E2 sont constants.
Deduisez quelles sont les polarisations obtenues dans les cas ci-dessous :
= 0, E1 = 4 mV/m, E2 = 3 mV/m ;
= /2, E1 = E2 = 3 mV/m ;
= /2, E1 = 4 mV/m, E2 = 3 mV/m ;
= 7/4, E1 = E2 = 3 mV/m.
Dans le premier cas, les deux ondes sont en phase. Donc, quelle que soit la
relation damplitude, la polarisation est lineaire mais oblique car aucune des
deux composantes nest nulle. Linclinaison vaut arctan(3/4) = 36.87 .
Les composantes etant en retard lune de lautre de 90 et les amplitudes
etant egales, la polarisation est circulaire. A t = 0, z = 0, le phaseur est place
a 0 car [Ey ]t=z=0 = 0. Cependant a t = , [Ex ]t,z=0 a diminue, tout comme
[Ey ]t,z=0 . Il faut donc tourner dans le sens anti-horaire en regardant vers laxe
z+, ce qui indique une polarisation LCP.
Par rapport au cas precedent, seules les amplitudes changent. La polarisation
devient elliptique pour cette raison mais demeure a gauche dou LEP. On
peut rajouter que le rapport axial sevalue directement grace aux amplitudes
de chacune des ondes et vaut 4/3 avec un angle dinclinaison de 0 .
Le dernier cas montre des amplitudes egales mais un dephasage different de
90 . La polarisation reste encore elliptique. Les calculs des parametres tels
5
Le rapport axial doit toujours etre plus grand ou egal a lunite ; si lexpression (5.100) donne un
resultat inferieur a lunite, prendre linverse ()1 .
5.8 Polarisation 5-151
Exercices
Question 1
Pour chacune des fonctions donde suivantes, indiquez la vitesse de propagation de
londe en grandeur et en direction :
a) e0.001x u(t 0.02x) ;
Question 2
Une onde sinusodale se propage dans le vide. Trouvez, pour les cas suivants :
a) la frequence, si la phase observee du champ en un point de lespace change de 3 rad
en 0.1 s ;
Question 3
Une onde plane uniforme se propage dans un materiau sans perte non-magnetique
( = o ). Lexpression du champ electrique est donnee par :
Trouvez :
a) la vitesse de propagation et la longueur donde ;
b) la direction de propagation aP ;
Question 4
Une onde plane uniforme se propage dans un materiau sans perte. Lexpression du
champ magnetique est donnee par :
Trouvez :
5.8 Polarisation 5-153
Question 5
Ey
mV
m
0.2
0 1 2 3 4 t, s
0.2
Une onde plane uniforme electromagnetique se propage dans le vide suivant laxe z+.
La seule composante du champ electrique Ey a z = 0 en fonction du temps est reproduite
ci-dessus.
Tracez :
Question 6
Evaluez la constante de propagation et limpedance intrinseque a une frequence de
10 Hz, si les parametres electriques du materiau sont = 105 S/m, = 5o et = o .
5
Question 7
Une onde plane uniforme a la frequence de 106 Hz se propage dans un materiau non-
magnetique. La constante de propagation vaut = (0.05 + j0.1) m1 . Determinez :
Question 8
Une onde plane uniforme a la frequence de 5105 Hz se propage dans un materiau avec
les caracteristiques suivantes : les champs sattenuent par un facteur e1 sur une distance
de 28.65 m dans la direction de propagation ; la longueur-donde equivaut a 111.2 m ; le
rapport des amplitudes des champs en un point est de 59.4 . Determinez :
5-154 Onde plane uniforme
Question 9
Une onde plane uniforme se propage suivant la direction z + dans de leau douce dont
les parametres electriques sont : = 103 S/m, = 80o , = o . Lexpression du champ
magnetique dans le plan z = 0 secrit :
Question 10
Soient divers materiaux dielectriques parfaits non-magnetiques. Determinez la constante
dielectrique par chacun des cas suivants :
c) pour la meme frequence, la longueur donde dans le dielectrique vaut les 2/3 de celle
dans le vide ;
Question 11
Une onde plane uniforme se propage a la frequence de 105 Hz dans un bon conducteur.
On note que les champs sattenuent par un facteur e sur une distance de 2.5 m. Trouvez :
Question 12
Soit une onde plane uniforme a la frequence de 1 MHz se propageant dans la glace
( 106 S/m, = 3o , = o ).
5.8 Polarisation 5-155
deduisez finalement la distance a parcourir pour que les champs sattenuent par un
facteur de e1 .
Question 13
Soit une onde plane uniforme a la frequence de 100 kHz se propageant dans leau de
mer ( = 4 S/m, = 80o , = o ).
deduisez finalement la distance a parcourir pour que les champs sattenuent par un
facteur de e1 .
Question 14
Le champ magnetique associe a une onde plane uniforme se propageant dans un
materiau non-magnetique sexprime :
H = 0.1ez cos(6 107 t 3z) ay A/m .
Trouvez :
Question 15
Le champ electrique associe a une onde plane uniforme se propageant dans un materiau
non-magnetique secrit :
Trouvez :
Question 16
Une onde plane uniforme se propage dans un dielectrique parfait de constante r = 2.25
non-magnetique. Le champ electrique de londe sexprime comme :
E(t) = 10(4ax + 5ay 3az ) cos 2 107 t 0.02(3x + 4z) mV /m .
Donnez :
a) le vecteur unitaire de propagation ;
Question 17
On donne le phaseur du champ electrique dans le vide :
E = (3ax + 4ay + j5az )ej(8x6y) mV/m .
Determinez :
a) la direction de propagation ;
Question 18
Determinez la frequence de londe plane dans le vide si :
a) le vecteur de propagation vaut = (1.2ax + 0.9ay ) ;
b) les longueurs donde apparentes suivant les trois axes dun systeme de coordonnees
sont de 2 m, 2 m et 4 m.
Question 19
Une onde plane uniforme a la frequence de 150 MHz se propage dans une direction
positive pour les 3 axes dun systeme de coordonnees. Le materiau est un dielectrique
parfait de constante r = 2 non-magnetique. Les longueurs donde apparentes selon les
axes x et y donnent 2.5 m et 3.333 m respectivement.
Trouvez :
5.8 Polarisation 5-157
a) le vecteur de phase ;
Question 20
La courbe montrant la relation entre et z dune onde plane se deplacant dans un
milieu dispersif suit lequation :
= o + kz2
ou k est une constante positive.
Deduisez :
a) la vitesse de phase de londe suivant laxe z a = 1.4o et a = 1.6o ;
Question 21
Pour les phaseurs suivants du champ electrique dune onde plane uniforme, dites le
type polarisation et lamplitude maximale du champ.
a) E a = Eo (ax + ej/2 az )ej2y ;
Reponses :
1. a) v = 50ax m/s ; b) v = 108 ay m/s ; b) v = 15.9az m/s.
2. a) 15 MHz ; b) 5 m ; c) 12 MHz ; d) 60 m.
3. a) vp = 3 108 m/s, = 1 m ; b) aP = ax ;
c) H = 0.1 cos(6 108 t + 2x)ay A/m.
5.
Ey Hx
mV A
0.2 m 0.53 m
300 300
900 z 6 4 2 t, s
0.2 m
0.53
5-158 Onde plane uniforme
15. = (3.53126.57) ,
a) < P >= 0.005064e2z az W/m2 donc [< Pz >](3,2,1) = 0.685 mW/m2 ;
b) [ < P >]box = 0.005064(1 e2 ) = 0.00438 W .
Reflexion et transmission
6.1 Introduction
Dans la majorite des situations pratiques, londe est incidente sur une frontiere entre deux
materiaux. Il y a alors transmission du signal mais aussi une reflexion dans le meme genre
que la transmission ou la reflexion de la lumiere incidente sur leau. Sans faire aucun
calcul, on peut toutefois dire que la reflexion sera quasi totale si lincidence se produit sur
un bon conducteur totale sur un conducteur parfait de par le principe de conservation
de lenergie et de labsence de champs dans un conducteur. Dans le cas trivial ou le second
materiau est identique au premier, la transmission est totale. Entre ces deux extremes, se
situent tous les cas interessants.
Pour resoudre le probleme de londe incidente sur un plan de separation entre deux
milieux, on applique les conditions aux limites dans lesquelles on separe les compo-
santes tangentielles et normales des champs. Ainsi les parametres de calcul pour la
reflexion/transmission sont :
la polarisation de londe a savoir comment est oriente le champ electrique qui sert
habituellement de reference par rapport au plan dincidence defini plus tard ;
millieu #1 millieu #2
onde E1+
incidente E2+
onde
transmise
onde
rflchie E1
z
z=0
Figure 6.1 Onde a incidence normale sur un plan de separation de deux milieux.
En les appliquant avec les paires dequations (6.1) a (6.6), il sensuit que :
Ei + Er = Et (6.9)
1 1
Ei Er = Et . (6.10)
1 2
6.2 Incidence normale 6-161
Du cote du rapport des champs magnetiques reflechi et incident, on observe quil corres-
pond a celui des champs electriques a la difference du signe negatif lequel provient du
fameux signe negatif devant la composante en z de H. Donc :
Hr
= . (6.12)
Hi z=0
du champ magnetique transmise vaut le double de celle incidente. Il nen est rien.
En fait, un courant de surface Js = 2[Hi ]z=0 apparat sur le conducteur mais ni
le champ electrique, ni le champ magnetique est transmis. Londe est reflechie en
totalite et le phaseur du champ electrique reflechi pivote de 180 au niveau de la
surface de separation, alors que le phaseur du champ magnetique reste en phase.
Ceci respecte une des caracteristiques de londe plane a savoir le produit vectoriel
des deux champs indique la direction de propagation ; or, cette derniere change de
sens lorsquil y a reflexion.
Exemple 6.1
Une onde plane a 150 kHz se propage dans lair z < 0 et arrive a incidence
normale sur le sol z > 0 dont la surface se situe en z = 0. Les parametres
electriques du sol valent r = 5, r = 1 et = 104 S/m.
Donnez les expressions completes des champs electromagnetiques de londe
reflechie et transmise si le vecteur-phaseur du champ electrique incident a
z = 0 secrit :
[E i ]z=0 = Eo 0 ax .
104.560.59 3770
=
104.560.59 + 3770
= 0.6332.82
E = 0.4470.464 .
et
On verifie aisement que les conditions aux limites sont satisfaites car en z = 0
et t = 0 (quoique vraies t) :
et dautre part :
Eo
1.68 103 Eo cos(2.82) = 4.28 103 Eo cos(0.126) .
377
quune partie de londe soit reflechie avec un angle r et que lautre partie soit
transmise avec un angle t comme il apparat sur la figure 6.2.
qua un temps fixe, les creux se situent aux memes endroits de part et dautre de la
surface de separation ; il en est de meme pour les cretes. Les longueurs donde ap-
parentes de part et dautre, le long de la surface, sont donc identiques. La frequence
etant forcement la meme, les vitesses de phase de part et dautre sont aussi iden-
tiques (voir figure 6.3).
1
La loi de la refraction a plutot ete decouverte par le physicien arabe Ibn Sahl vers 984. En 1621,
Snell, un scientifique flamand deriva mathematiquement la loi mais ne publia pas sa decouverte. Descartes
demontra independamment la loi par des arguments de conservation du moment dans son traite de 1637
Discours de la methode sans donner credit a Snell. Rejetant la solution de Descartes, Fermat arrivera
a la meme solution en se basant sur le parcours le plus rapide. Cette loi de refraction prend donc le nom
de Descartes pour les francais, alors quailleurs elle est nommee loi de Snell.
6-164 Reflexion et transmission
Milieu #1
onde incidente 1 , 1 , 1 = 0
onde reflechie
i r
i r
z=0
Milieu #2
t 2 , 2 , 2 = 0
z
t
onde transmise
Figure 6.2 Geometrie utilisee pour lincidence oblique dune onde plane sur une interface
plane.
Milieu #1 Milieu #2
(1 , 1, 1 = 0) (2 , 2 , 2 = 0)
r
2
t
1 x
r z
i y
t
front donde
i
z=0
Figure 6.3 Longueur donde apparente dans chacun des materiaux, le long dun axe sur la
surface de separation.
6.4 Incidence oblique avec materiaux sans perte 6-165
Ainsi :
vp1 vp1 vp2
= = . (6.20)
sin i sin r sin t
Cette equation (6.20) pourrait porter le nom dequation de Snell-Descartes generale
car elle demeure valide pour tous types de materiaux avec ou sans perte.
Or, dans loptique (et pourquoi pas en general pour les ondes electromagnetiques),
lindice de refraction n dun materiau est defini comme le rapport entre la vitesse de
propagation dans le vide et la vitesse dans le materiau en question. Donc :
c
n = (6.21)
vp
sin r = sin i
n1 sin i = n2 sin t
i = r (6.22)
n1 sin 1 = n2 sin 2 (6.23)
dont la premiere est connue comme la loi de reflexion, la seconde comme la loi de refraction.
Il faut maintenant appliquer les conditions aux limites. Pour ce faire, on doit connatre
la polarisation de londe incidente car les conditions different pour la composante tangen-
tielle et pour la composante perpendiculaire a la surface de separation.
Hi Hr r
Ei i Er
1 1 Milieu 1
1 , 1 , 1 = 0 y
z=0 x
Milieu 2
2 , 2 , 2 = 0 z
2
Ht
Et
t
Figure 6.4 Geometrie utilisee pour lincidence oblique dune onde plane sur une interface
plane avec polarisation perpendiculaire.
electrique emis dans latmosphere avec le sol comme surface de separation est alors ho-
rizontal. Il faut toutefois etre vigilant avec lusage du terme horizontal si la surface de
separation devient autre chose que le sol e.g. un mur dun edifice.
Les conditions aux limites a appliquer2 secrivent :
En exprimant les quantites des deux equations en termes des champs totaux, on a main-
tenant :
Ei + Er = Et (6.27)
Hi cos 1 Hr cos 1 = Ht cos 2 . (6.28)
Les proprietes des ondes planes permettent de remplacer les termes de champ magnetique
en ceux de champ electrique selon les impedances intrinseques du materiau dans lequel
londe se propage. Donc (6.28) devient :
Ei Er Et
cos 1 cos 1 = cos 2 (6.29)
1 1 2
2
En prenant la condition aux limites sur la composante normale du champ dinduction B1 = B2 au
lieu de celle sur la composante tangentielle du champ magnetique, on retrouve la loi de Snell-Descartes
generale.
6.4 Incidence oblique avec materiaux sans perte 6-167
On resume :
Ei + Er = Et (6.30)
1 cos 2
Ei Er = Et . (6.31)
2 cos 1
Deux autres expressions intermediaires utiles sont trouvees en additionnant dune part,
les termes de gauche ensemble et ceux de droite ensemble de (6.30) et (6.31) ; dautre
part, en soustrayant (6.30) de (6.31) :
1 cos 2
2Ei = Et 1 + (6.32)
2 cos 1
1 cos 2
2Er = Et 1 . (6.33)
2 cos 1
Exemple 6.2
Une onde plane a 3 GHz dans le vide (z < 0) arrive a incidence sur un po-
lystyrene (z > 0) dont les parametres electriques sont r = 2.56, r = 1 et
= 0. Le phaseur du champ electrique est donne par :
2 3 109
1 = = 20 = 62.8 rad/m .
3 108
1 = arcsin(0.848) = arccos(0.53) = 58 .
dou 2 32 .
De (6.34), le coefficient de reflexion vaut :
2 cos 58 o cos 32
=
2 cos 58 + o cos 32
ce qui est equivalent a ecrire (en divisant le numerateur et le denominateur
par 2 et en remplacant o /2 = r2 ) :
cos 58 2.56 cos 32
= = 0.438 .
cos 58 + 2.56 cos 32
Ei r
Hr
Hi i Er
1 1 Milieu 1
1 , 1 , 1 = 0 y
z=0 x
Milieu 2
2 , 2 , 2 = 0 z
2
Et
Ht
t
Figure 6.5 Geometrie utilisee pour lincidence oblique dune onde plane sur une interface
plane avec polarisation parallele.
aH t = a t aE t
= (0.53ay + 0.848az ) ax = 0.53az + 0.848ay .
vertical si le sol forme le plan de separation et que langle dincidence approche 90 comme
dans la majorite des liens RF dans la troposphere.
Les conditions limites a z = 0, secrivent toujours ainsi :
Exemple 6.3
Soit une onde plane incidente sur une vitre (n = 1.52) avec un angle i = 40 .
Recherchez quelle polarisation permet une meilleure reflexion.
On peut aussi utiliser les expressions initiales des coefficients de reflexion pour
arriver a la meme chose. En appliquant la loi de la refraction (6.23), langle de
transmission est de 2 = 25 ; et les impedances intrinseques sont 1 = 377
et 2 = 248.
Conclusion : meilleure reflexion en polarisation perpendiculaire.
= k =
E = kE = E .
n1 sin c = n2 sin(90 ) = n2
n2
c = arcsin . (6.46)
n1
On voit bien que pour avoir un angle critique, il faut n1 > n2 . Ce nest possible que dans
un sens.
Suivant la loi de refraction (6.23), des que 1 > c , le terme sin 2 depasse lunite ! En
consequence, cos 2 devient imaginaire3 et les coefficients de reflexion pour toutes pola-
risations sont des nombres complexes de module unitaire. Lexplication physique vient
du fait que, pour satisfaire les conditions aux limites, la presence dune onde transmise
evanescente est requise.
Dapres la geometrie utilisee a la figure 6.3 pour la transmission dans le second milieu,
la constante de phase secrit :
2 2
x2 + z2 = t2 = 22 2 .
A la limite 1 = c on a :
2 2
x2 = x1 = 2 1 1 sin2 c
2 n 2
2 n1 sin c 2
= = 2
c c
= 2 2 2
2
ce qui implique z2 = 0.
Lorsque 1 > c , on a que
2 2
x2 = x1 = 21 1 sin2 1 > 2 1 1 sin2 c = 2 2 2 = t2
2
ce qui implique que z2 < 0. Ainsi z2 devient imaginaire.
En reference a la constante de propagation, une constante de phase purement ima-
ginaire correspond a une constante dattenuation, ce qui implique donc une attenuation
exponentielle des champs, malgre un materiau sans perte et un taux de variation de la
phase nulle. Ce phenomene est celui de londe evanescente qui ne se propage pas.
De la loi de refraction (6.23) avec la condition dune reflexion nulle, il decoule une
seconde equation liant 1 et 2 :
n1
sin 2 = sin B .
n2
Par lapcombinaison des deux dernieres equations et en utilisant lidentite trigonometrique
cos 2 = 1 sin2 2 , langle de Brewster peut etre exprime :
2 p
cos B = 1 sin2 2 (6.47)
1
s 2
2 n1
= 1 sin2 B (6.48)
1 n2
2 2
2 2 2 n1
cos B = sin2 B (6.49)
1 1 n2
2 2
2 2 1
1 sin B = sin2 B (6.50)
1 2
2 2 !
2 1
1 = sin2 B 1 (6.51)
1 2
s
1 2 1 /1 2
sin Bk = . (6.52)
1 (1 /2 )2
Lexpression est simplifiee davantage avec des materiaux tels que 1 = 2 :
! r
1 2 n2
Bk = arcsin p = arctan = arctan . (6.53)
1 + 1 /2 1 n1
Si langle de Brewster existe toujours en polarisation parallele pour le passage dun des
milieux vers lautre, il ne se rencontre que rarement dans lautre polarisation. Sans faire
une demonstration aussi elaboree, on verifie que la condition 2 cos 1 = 1 cos 2 exige
cette fois :
s
1 1 2 /2 1
sin B = . (6.54)
1 (1 /2 )2
Cette exigence peut etre remplie mais, si les materiaux sont non-magnetiques, alors lexi-
gence se simplifie a sin B = , laquelle na pas de solution reelle.
Exemple 6.4
Soit une interface air-silicium. Le silicium est assume sans perte avec une
constante dielectrique de 11.7.
Determinez langle auquel la reflexion sera totale si une onde plane a polari-
sation parallele arrive a incidence
donc il y a impossibilite.
Par contre dans le sens silicium-air :
r
1 1
c = arcsin = arcsin = 17 .
rsi 11.7
On remarque que les deux angles sont complementaires, ce qui est toujours le
cas.
Polarisation perpendiculaire
Le module du coefficient de reflexion :
suit une courbe monotone croissante avec pente croissante pour des angles
dincidence allant de 0 a langle critique ;
reste egal a lunite (reflexion totale) pour des angles dincidence plus eleves
ou, dans le sens ou il nexiste pas dangle critique, devient egal a lunite qua
lincidence rasante (i = 90 ).
r1 = 2 r1 = 10
reflexion totale Millieu 1 Air
1 1 (1 , 0 )
reflexion totale
0.8 0.8
0.6 0.6 r t
0.4 0.4
k i
0.2 k 0.2
(0 , 0)
B B
20 40 60 80 i (deg) 20 40 60 80 i (deg)
k k
/2 /2 40
/2 20 40 60 80
/2 20 60 80 i (deg)
Polarisation parallele
Dans le sens de propagation ou il existe un angle critique, le module du coefficient
de reflexion :
suit une courbe decroissante avec pente de plus en plus prononcee, ce, jusqua
devenir nul pour des angles dincidence allant de 0 a langle de Brewster ;
de langle de Brewster, il se met a crotre de plus en plus rapidement jusqua
atteindre lunite a langle critique ;
reste unitaire pour des angles dincidence plus eleves.
Ei = Er . (6.58)
E 1 = E i + E r (6.60)
= Ei ej1(x sin 1 +z cos 1 ) ay + Er ej1(x sin 1 z cos 1 ) ay (6.61)
E1 = Ei ej1x sin 1 e|j1 z cos 1{z ej1 z cos }1 (6.62)
2j sin(1 z cos 1 )
Milieu 2
Milieu 1 (2 , 2 , 2 )
(1 , 1 , 1 ) 1 Et t
Ht
1
2 x
y z
2
1
Plans de phase
constante
2
i
Ei
Hi
Figure 6.7 Geometrie utilisee pour lincidence oblique dune onde plane sur un materiau a
pertes avec polarisation perpendiculaire.
sin 1 2
= .
sin 2 1
sin 1 2
= (6.64)
sin 2 j1
ou on realise que 2 doit etre complexe dans le cas general. Le sinus dun angle complexe
existe puisque selon Euler :
ej ej
sin = = sin(Re ) cosh(Im ) + j cos(Re ) sinh(Im ) .
2j
Le probleme se situe plutot au niveau de lexplication physique dun angle complexe. Pour
contourner la difficulte, on revient aux conditions aux limites selon la polarisation. Pour
se fixer les idees, on suppose une polarisation perpendiculaire.
6-178 Reflexion et transmission
La figure 6.7 montre que le champ electrique transmis garde la meme polarisation ;
seuls le phaseur et la direction de propagation changent. Il secrit sous forme generale
comme :
E t = Et e2 (x sin 2 +z cos 2 ) ay . (6.65)
La condition aux limites du champ electrique tangentiel en polarisation perpendiculaire
a z = 0 conduit a :
On doit utiliser les phaseurs car les signaux risquent de ne pas etre en phase ou en
opposition de phase.
Quoique sin 2 et 2 soient des nombres complexes, leur produit donne un nombre
imaginaire pur. On pouvait deja le savoir dapres (6.64). Le produit 2 cos 2 est lui par
contre un nombre complexe. Posons :
q
2 2 2
p = Re 2 cos 2 = Re 2 + 1 sin 1 (6.68)
q
2 2 2
q = Im 2 cos 2 = Im 2 + 1 sin 1 . (6.69)
ce qui fait que la vitesse de propagation dans le materiau a pertes vp2 devient une fonction
de langle dincidence 1 . Pour en faire une demonstration convaincante, on passe par le
vecteur de propagation de londe transmise. On connat la direction du vecteur ; il faudrait
maintenant determiner sa grandeur. Pour ce faire, il sagit de prendre le module des deux
composantes, lune en y et lautre en z, de la phase dans lexpression (6.70) :
q
t = 12 sin2 1 + q 2 (cos 2 ax + sin 2 az ) . (6.73)
Exemple 6.5
Une onde plane a 2 GHz est emise par une antenne dun bateau. La direction
du champ electrique est la verticale. On capte le signal sur la cote. Celui-ci
se compose du signal direct et dun signal reflechi par la surface de la mer
(r = 80, r = 1, = 5 S/m) avec un angle dincidence de 80 .
Determinez la proportion en puissance du signal reflechi ; assumez des distances
de propagation identiques.
Lattenuation de londe reflechie par rapport a londe directe est affectee par
le coefficient de reflexion sur leau de mer. On commence donc par trouver 2 .
On a besoin des parametres de propagation dans les deux milieux. Or, les
parametres du premier milieu sont ceux de lair, soient o , o et = 0 donnant
1 = 377 , vp1 = c = 3 108 m/s. Pour ce qui est du second milieu, leau de
mer, on trouve :
2 = (38.048 + j9.955)
2 = (101.6 + j388.4) m1 .
4 109
1 = = 41.89 rad/m
3 108
41.89
2 = arcsin sin 80
388.4
= arcsin(0.1062) = 6.096
6-180 Reflexion et transmission
Exercices
Question 1
Une onde plane uniforme a la frequence de 1 MHz arrive a incidence normale du vide a
linterface en z = 0 avec un materiau dont les parametres electriques sont : = 103 S/m,
= 6o et = o . Calculez les coefficients de reflexion et de transmission du champ
electrique.
Question 2
La region z < 0 est le vide tandis que la region z > 0 est remplie dun materiau
caracterise par = 103 S/m, = 12o et = o . Si une onde plane uniforme avec un
champ electrique en provenance du vide :
E i = Eo cos(3 106 t 0.01z) ax V /m
est incident sur linterface z = 0, obtenez lexpression des champs electromagnetiques
reflechis et transmis.
Question 3
Une onde plane a 100 MHz dans un materiau dielectrique parfait de constante r1 = 3
non-magnetique arrive a incidence avec un angle de 45 sur un materiau dielectrique
parfait de constante r2 = 9 non-magnetique.
Calculez les rapports Er /Ei et Et /Ei pour les polarisations perpendiculaire et parallele.
Question 4
Une onde dans le vide (region x < 0) est incidente a 45 sur un materiau dielectrique
parfait (region x > 0) de constante r = 1.5 non-magnetique. Exprimez les champs
electriques reflechi et transmis si (le module du champ incident vaut Ei = Eo 2) :
E i = Eo (ax az ) cos 6 108 t 2(x + z) mV/m .
Question 5
Une onde plane est incidente sur une surface de separation entre deux materiaux
dielectrique non-magnetique.
Trouvez la relation entre langle de transmission et langle de Brewster.
Question 6
Un signal de communication sans fil est represente par :
E i = E i + E ki
!!
1 3
= E1 ay + E2 ax az ej((40/ 3)x+(40/3)z) .
2 2
6-182 Reflexion et transmission
Question 7
Soit le meme signal que celui de la question precedente qui arrive a incidence oblique
un materiau dont les parametres electriques sont = 2.5 S/m, 2 = 5 et r = 1 ; la surface
de separation est situee dans le plan z = 0.
Trouvez :
a) langle de transmission ;
Reponses :
1. = 0.6909164.18, E = 0.384629.33.
2. = 0.6363168.8, E = 0.395518.2 ;
E r = 0.6363Eo cos(3 106 t + 0.01z + 0.938) ax V /m,
E t = 0.3955Eoe0.0495z cos(3 106 t 0.1196z + 0.1009) ax V /m,
H r = 0.6363E
377
o
cos(3 106 t + 0.01z + 0.938) ay A/m,
H t = 0.3955E
91.51
o 0.0495z
e cos(3 106 t 0.1196z 0.0241) ay A/m.
3. = 0.382, = 0.618,
k = 0.146, k = 0.662.
4. k = 0.03, k = 0.84
E r = 0.03Eo (ax + az ) cos 6 108 t 2(x + z) mV/m,
E t = 0.84 23 Eo (ax 2az ) cos 6 108 t 2( 2x + z) mV/m.
Le module de Et est bien 0.84 23 Eo 3 = 0.84Eo 2.
n2 2
5. A partir de Snell-Descartes et de lexpression de B , on trouve tan B = n1 1
cot t =
cot t dou t = 90 B .
6. a) f = 4 GHz, i = 60 , t = 22.8 ;
b) = 0.61, k = 0.1
E r = 0.61E1 ay 0.1E2 21 ax + 23 az ej((40/ 3)x(40/3)z) .
7. a) t = 17.1 ;
b) = 0.78171, k = 0.42140 .
Chapitre 7
Ligne de transmission
7.1 Introduction
Au chapitre precedent, londe se propageait dans un canal sans frontiere. Le terme utilise
pour decrire ce type de propagation est onde libre. Dans le reste de la matiere a couvrir,
londe sera guidee par une structure qui constitue une ligne de transmission. Parfois les
champs seront completement bornes dans la structure, parfois non. De toute maniere, les
conditions aux limites appliquees sur certains composants de la structure servent toujours
a definir la distribution des champs.
Les lignes de transmission se retrouvent partout et non pas seulement chez les com-
pagnies de telephones, delectricite ou de television-cablee. Un circuit imprime contient
une grande quantite de lignes de transmission ; de meme un reseau informatique, un bus
SCSI, IDE ou USB, et une banale sonde doscilloscope, constituent dexcellents exemples.
La structure employee est faite le plus souvent de :
On connat toutefois quelques exceptions dont une ligne ne comptant quun dielectrique
qui confine les champs e.g. la fibre optique ou une ligne nayant quun seul conducteur
e.g. le guide dondes. Letude qui suit se limite aux cas de lignes de transmission simples
en mode avec champ electromagnetique transversal a la direction de propagation, connus
sous lacronyme TEM pour Transverse Electro-Magnetic.
La configuration de la ligne respecte les points suivants retrouves sur la figure 7.1 :
dilectrique
x
z
conducteurs
Selon le troisieme point, lanalyse de la distribution des champs se realise donc en deux
dimensions dans un plan on choisit le plan xy a z = 0 transversal a la direction de
propagation z.
La coordonnees z nintervient qua cause du deplacement de londe dans cet axe. Elle
apparat donc dans le terme dattenuation ez et dans la primitive de la relation
spatio-temporelle de type (t z/vp ) ou (t z) pour une onde positive.
Donc, on a par exemple, pour une onde positive en regime sinusodal permanent :
E = E + (x, y)ez cos(t z + + ) aE (7.1)
H = H + (x, y)ez cos(t z + h+ ) aH . (7.2)
La difference entre une onde TEM et dune onde plane se situe donc au niveau de la
dependance des coordonnees x et y pour chacune des composantes des champs. Londe
plane uniforme est simplement un cas particulier de londe TEM qui a lavantage detre
plus simple a developper.
7.3 Modele distribue dune ligne 7-185
quipotentielle ou
conducteurs ligne de champ H
ligne de champ E
dilectrique
z
Figure 7.2 Lignes des champs electrique et magnetique dans une ligne de transmission a
section quelconque.
Pour introduire la modelisation dune ligne generale, on suppose une section pa-
tatodale constituee de deux conducteurs avec, entre eux, un dielectrique. Une telle ligne
est reproduite sur la figure 7.2. Les champs electromagnetiques sont completement conte-
nus dans le dielectrique. Cette ligne doit aussi satisfaire les hypotheses de validite sui-
vantes :
la distance de separation entre les deux conducteurs et le rayon des fils doivent etre
petits par rapport a la longueur donde3 ;
La validite dune telle demarche pour des frequences elevees repose sur des dimensions
petites pour assumer un mode quasi-statique dou emane les notions de circuits. Avec une
segmentation de plus en plus fine, la ligne est assimilee a une infinite de segments de ligne
mis bout a bout. Cest le modele distribue dune ligne. Le travail consiste maintenant a
deduire le comportement dun segment plutot que la ligne entiere.
S S3
3 S1
2 4 V
C S2
1
z z
r r
a b
Figure 7.3 Parcours ferme et surface fermee dintegration pour developper le modele distribue.
I(z, t)
V (z, t) = Lz
. (7.5)
t
ou V (z, t) indique la difference des voltages entre les deux conducteurs a lentree
et a la sortie du segment de ligne ; Lz correspond, quant a lui, a linductance du
segment.
En divisant les deux termes de legalite par z et en faisant tendre la longueur du
segment vers quelque chose dinfinitesimal, on en arrive a :
V (z, t) I(z, t)
= L (7.6)
z t
7.3 Modele distribue dune ligne 7-187
L = L z . (7.7)
V (z, t) I(z, t)
= R I(z, t) L . (7.8)
z t
On prend ensuite une surface fermee qui englobe le conducteur interne sur toute sa
longueur z dans le dielectrique (S1 ) que lon ferme aux deux extremites par des
surfaces planes (S2 , S3 ) comme sur la figure 7.3 (b). La surface fermee S delimite
un volume V dans lequel se trouvent certaines charges Q(z, t) sur la surface du
conducteur interne.
Un dielectrique ideal fait en sorte quaucun courant de conduction ne passe dun
conducteur a lautre par S1 . Ainsi, et avec laide de (4.30) :
I Z
J s dS = dv (7.9)
S t V
| {z }
Q(z,t)
Z Z Z
+ + = Q(z, t) (7.10)
S1 S2 S3 t | {z }
|{z} |{z} |{z} Cz V (z,t)
0 I(z,t) I(z+z,t)
V (z, t)
I(z, t) = Cz . (7.11)
t
Repetant les memes etapes finales que precedemment, on debouche sur :
I(z, t) V (z, t)
= C (7.12)
z t
ou C represente la capacitance par unite de longueur de la ligne ou capacitance
distribuee. Puisque les capacites sont toutes en paralleles le long de la ligne, la
capacite C dun bout de ligne de longueur z vaut :
C = C z . (7.13)
I(z, t) V (z, t)
= G V (z, t) C . (7.14)
z t
7-188 Ligne de transmission
I(z, t) Rz Lz I(z + z, t)
V (z, t) Gz Cz V (z + z, t)
Lz Lz Lz Lz
Cz Cz Cz Cz
Les deux equations (7.8) et (7.14) sappellent les equations du telegraphiste ou encore
les equations des lignes de transmission, car ils expliquent la maniere dont les signaux
electriques se transmettent sur une ligne en reference avec des quantites de circuits.
Le modele equivalent dune ligne de transmission est dessine sur la figure 7.4. On
verifie que les equations de Kirchoff sur la boucle et sur le noeud satisfont les equations du
telegraphiste pour un segment infinitesimal de ligne. La representation distribuee dune
ligne de transmission, en opposition avec le modele a parametres localises familier en
circuit, apparat a la figure 7.5 lorsquon neglige les pertes. On ny voit que des elements
reactifs lesquels ne consomment aucune puissance active dou labsence de pertes. Le
role des elements reactifs consiste uniquement a reproduire le delai de propagation des
signaux sur la ligne (voir lequation (7.33)).
Ex Hy V (z, t) I(z, t)
= = L
z t z t
Hy Ex I(z, t) V (z, t)
= = C
z t z t
7.4 Correspondances electromagnetisme-circuit 7-189
dou on etablit les correspondances (les unites des quantites en question etaient un signe
precurseur) :
E V
H I
(7.15)
L
C.
La correspondance des elements distribues responsables des pertes dans une ligne de
transmission avec les pertes de londe plane se realise partiellement. Il faut rappeler que
les pertes sont attribuees a deux facteurs dans une ligne de transmission :
d G . (7.16)
Les pertes series R, sont causees par la chute de potentiel dans les conducteurs non-
ideaux. Elles nont pas dequivalents car londe plane se propage sans etre guidee
par une structure, laquelle apparat ici avec les lignes de transmission. Bien sur, les
pertes series sont reliees dune certaine maniere a la conductivite finie du conducteur
c .
Les parametres distribues permettent de travailler sur une modelisation des lignes de
transmission sous forme dun circuit electrique. On peut des lors se servir des quantites
de circuit. Il est toutefois imperatif de se rappeler en tout temps, les notions de champs
qui sont sous-entendues.
Pour une raison ou pour une autre, on trouve avantageux de travailler avec les tensions
et les courants. Certains diront que ces quantites sont plus faciles a visualiser (pourtant
personne na vu un courant ou une tension si ce nest a travers un amperemetre, un
voltmetre ou un oscilloscope) ; dautres diront quelles ont plus de sens physique (alors
que les champs sont a la base de leur existence et que lexistence des champs est connue
depuis plus longtemps). La realite se situe plutot dans le fait que tension et courant sont
des quantites scalaires tout simplement. Dorenavant, les lignes de transmission seront
traitees comme des circuits.
Sa
Ca
ligne de champ E
a
z
Cb
ligne de champ H Sb
ou quipotentielle
comme parcours ferme pour deduire le courant, une ligne de champ magnetique ou
une equipotentielle Cb ;
comme surface fermee pour obtenir la charge, une surface constituee dun segment
de longueur z de la surface cylindrique generee par Cb , Sb , ferme aux extremites
par deux surfaces planes au travers lesquelles ne passe aucun flux electrique
lintegration du champ electrique est nulle sur ces surfaces ;
dautre part, les produits HdS a et EdS b sont maximises4 parce que les champs
sont perpendiculaires lun a lautre sans composantes en z.
pour terminer, on se rappelle quen tout point le rapport E/H equivaut a limpedance
intrinseque du dielectrique dans lequel sont confines les champs.
Ainsi, on deduit que, de (4.36) et (4.30) :
R R
R
1 Sa HdS a 1 z a H dla
E dla
L = H = H = H a (7.18)
z Hdlb z H dlb H dlb
R Cb HCb H Cb
1 Sb EdS b 1 z Cb E dlb C H dlb
C = R = R = R b . (7.19)
z a Edla z a
E dla a
E dla
On se rend bien compte que, sans faire aucune supposition autre quun mode TEM, le
produit LC devient :
R ! H !
a
E dla Cb H dlb
LC = H R
Cb
H dl b a
E dla
= . (7.20)
Quoique la relation (7.17) demeure toujours vraie pour des structures diverses, celle
(7.20) sapplique uniquement dans le cas general de ligne de transmission en mode TEM.
S
a
dlb
dla
Cb
dla est un segment infinitesimal du parcours a qui suit une ligne du champ electrique ;
dlb est un segment infinitesimal du parcours ferme Cb qui suit une ligne du champ
magnetique.
Le produit vectoriel des deux segments pointe dans la meme direction que la normale a
la surface danalyse :
dS = dla dlb = dla dlb az .
Le lien entre les deux definitions de puissance ne peut se faire quen passant par les
notions quasi-statiques5 . Avant tout, on doit reconnatre lindependance du choix des
parcours le long dune ligne de champ :
R
quelle que soit la position sur Cb , on a toujours : a E(z, t) dla = V (z, t) ,
H
quelle que soit la position sur a , on a toujours : Cb H dlb = I(z, t) .
Cest lequation connue et utilisee en circuit pour evaluer la puissance active ! En clair, la
puissance des signaux est contenue dans les champs electrique et magnetique. La preuve :
il est possible dextraire de la puissance a Hydro-Quebec sans jamais toucher leurs fils
en placant une boucle constituee de plusieurs tours de fil sous les lignes de transmission,
transverse a la direction des lignes pour maximiser leffet. Il y aura une f em induite
entre les deux extremites du fil de la boucle. Ce procede, extremement dangereux6 et non
recommandable, est bien connue des bidonvilles dans les pays sous-developpes.
Exemple 7.1 s
z w
y
z Js
E
d H
r Js
d
s
w x x
Figure 7.8 Geometrie dune ligne a plaques paralleles pour le calcul de la puissance trans-
portee.
La ligne la plus simple a analyser est faite de deux plaques conductrices pa-
ralleles de largeur w, espacees par un dielectrique sans pertes (d = 0) de
constante r ayant une epaisseur d. Le tout tel que represente sur la figure 7.8.
Cette configuration sappelle une ligne de transmission a plaques paralleles.
Avec une onde TEM uniforme qui se propage suivant laxe z+ dans le dielectri-
que seulement (on neglige les effets de bouts i.e. la partie des champs suscep-
tibles detre a lexterieur du dielectrique), les champs sexpriment ainsi :
E = Ex (z, t)ax
H = Hy (z, t)ay .
On voit bien lorthogonalite des champs entre eux et avec la direction de
propagation ; on remarque aussi que aE aH = aP .
Partant de lexpression des champs et de la geometrie, verifiez que la puissance
contenue dans les champs est bien egale au produit V I.
Tout est en place pour exprimer le voltage entre les deux conducteurs ainsi
que le courant sur chacun deux en terme des champs :
Z d
V (z, t) = Ex (z, t) dx = d Ex (z, t) (7.27)
0
Z w
I(z, t) = Hy (z, t) dy = w Hy (z, t) . (7.28)
0
6
La boucle maintient la f em constante quelle que soit la charge et force le courant a circuler.
7-194 Ligne de transmission
C.Q.F.D.
On tire les deux parametres de propagation dune ligne de transmission, par analogie
avec ceux dune onde plane dans un materiau, a partir dobservations sur les expressions
ci-dessus.
puissance de londe tout en respectant les conventions des axes. Quant aux rapports
constants des amplitudes, on procede comme pour londe plane avec limpedance
intrinseque du materiau et on definit limpedance caracteristique Zo de la ligne de
transmission :
V+ V
Zo = + = . (7.32)
I I
Exemple 7.2
Soit une ligne de transmission sans perte dont la section presente un conduc-
teur interne carre et un externe aussi carre creux avec des cotes deux fois
plus grands. Les deux conducteurs sont centres lun sur lautre. Lorsque le
dielectrique est le vide, limpedance caracteristique8 Zoo = 38. En placant
un isolant sans perte non-magnetique de constante dielectrique inconnue, la
vitesse diminue dun facteur 1.5 .
Determinez la vitesse de propagation de londe dans la ligne avec lisolant
inconnu.
7
Dans la pratique, les dielectriques des lignes de transmission se comportent dans la bande des
frequences doperation, comme des dielectriques a tres faibles pertes. Les lignes sans perte restent plus
simples a analyser et fournissent tout de meme dexcellentes approximations (voir sous-section 5.6.2).
8
Le calcul de limpedance caracteristique a ete fait numeriquement sous matlab selon la methode des
differences finies par la solution matricielle avec un maillage comptant 40 000 mailles !
7-196 Ligne de transmission
d2 V
= 2 V (7.40)
dz 2
ou , la constante de propagation dans la ligne de transmission secrit :
p
= (R + jL) (G + jC) (7.41)
q
= Zs Yp .
La partie imaginaire = Im {} affecte la phase des signaux sur la ligne ; elle est
en relation avec la longueur donde ou encore avec la frequence et la vitesse de
propagation vp de la meme maniere que la constante de phase de londe plane.
avec :
s
R + jL
Zo = (7.46)
G + jC
s
Zs
= .
Yp
Limpedance caracteristique possede ici une partie imaginaire, faible generalement devant
la partie reelle.
7-198 Ligne de transmission
Exemple 7.3
Une ligne de transmission bifilaire est modelisee par les parametres distribues
suivants9 :
R = 1.1 103 /m
L = 0.16 106 H/m
G = 0.02 106 S/m
C = 0.17 109 F/m.
A 300 Hz :
On calcule dabord limpedance serie et ladmittance parallele :
Zs = R + jL = (1.1 + j0.3) 103 /m
= 1.14 103 15.3
Yp = G + jC = (0.02 + j0.32) 106 S/m
= 0.321 106 86.4 .
On tire rapidement Zo et selon (7.46) et (7.41) respectivement :
r
1.14 103 15.3
Zo = = (59.6 35.6 )
0.321 106 86.4
p
= (1.14 103 15.3 ) (0.321 106 86.4 )
= (19.14 106 50.9 ) m1
6
= (12.1
|
{z 10 } + j 14.85
| 106}) m1 .
{z
A 3 kHz :
On repete les memes etapes pour trouver :
Zs = 3.21 103 67
Yp = 3.20 106 89.64
Zo = (31.7 11.3)
= 101.3 106 79.8 m1 = (17.95 106 + j 99.75 106 ) m1
9
Normalement, le parametre R est sensible a la frequence en augmentant continuellement selon f.
Dans cet exemple, il correspond a celui mesure a 300 Hz.
7.6 Effet dune ligne quelconque a pertes 7-199
desquels on tire10 :
On note que la vitesse de propagation calculee sans tenir compte des pertes
est independante de la frequence et vaut
1
vpsp = p = 1.917 108 m/s .
(0.16 10 )(0.17 109 )
6
Le dernier exemple illustre bien un des graves problemes dune ligne a pertes outre
lattenuation laquelle peut etre mineure : la vitesse de propagation varie selon la
frequence. Cette variation entrane la dispersion des composantes spectrales du signal,
ce qui signifie que le signal devient de plus en plus distordu en seloignant de la source car
les relations de phase entre les composantes spectrales rapprochees se modifient de plus
en plus. Les pertes series sont plus susceptibles dapporter la dispersion11 .
Pour eviter la dipersion, on doit modifier les valeurs des parametres distribues de
maniere a rendre la constante de phase directement proportionnelle a la frequence soit :
2f
= = kf
vp
ou k est une constante.
Une ligne sans perte repond toujours a ce critere mais pas forcement une ligne a pertes.
Si cest le cas, la ligne est dite sans distorsion. Un examen attentif de lexpression de la
constante de propagation (7.41) indique que pour parvenir a une ligne sans distorsion, il
suffit davoir Zs et Yp proportionnels lun a lautre i.e. le rapport des parties reelles de Yp
et Zs equivaut a celui de leurs parties imaginaires :
C G
= = k 2 . (7.47)
L R
En effet, avec cette regle (7.47) dite de Heaviside12 , on a :
q
= Zs k 2 Zs = k(R + jL) .
Le probleme de distorsion a ete une source de problemes pour les compagnies telepho-
niques : le rapport R/L etait de plusieurs ordres superieur a celui G/C et le message vocal
devenait incomprehensible apres quelques kilometres. Pour y remedier les choix consis-
taient a augmenter G entranant une attenuation supplementaire des signaux ; ou a reduire
R par des conducteurs plus gros ; ou a reduire C par un espacement plus grand entre les
conducteurs. Les deux dernieres solutions saveraient trop couteuses. Restait laugmenta-
tion de L realisee localement par lajout de bobines dites de pupinisation car le principe a
ete brevete en 1894 par un denomme Mihajlo I. Pupin immigrant serbe aux Etats-Unis
sept ans apres les travaux de Heaviside qui en avait propose mathematiquement leur
usage pour les cables telegraphiques transatlantiques.
Ces bobines ont ete inserees a des intervalles reguliers correspondant a 3000 pieds (type
B), 4500 pieds (type D) ou 6000 pieds (type H) de sorte quil deviennent des elements
localises et non-distribues. Leurs valeurs typiques sont de 135, 88, 44 ou 22 mH. Par
exemple, pour une ligne torsadee couramment rencontree avec des fils de calibre 26, la
bobine de pupinisation utilisee est celle de 88 mH a tous les 6000 pieds (26H88). On tente
aujourdhui deliminer ces bobines afin de rendre les lignes capables de transmettre a haut
debit (service ADSL Asymmetric Digital Subscriber Line) : les bobines agissent comme
des filtres passe-bas avec la charge du telephone. Pour ne pas ravoir les effets de distorsion,
on amene la fibre optique dans des sous-centrales telephoniques situees a une distance en
deca de lemplacement de la premiere bobine.
Pour un feuillet conducteur, cette resistivite doit etre divisee par la largeur13 de la surface
pour fournir lestimation de R. Ainsi, cette resistance distribuee est aussi dependante de
la forme des conducteurs mais par le biais de leur surface par unite de longueur, ce qui
donne les expressions retrouvees dans le tableau 7.1
Lexperience montre que le calcul de C est souvent choisi uniquement parce que la capa-
citance demeure un concept moins abstrait14 .
On remarque que la determination de Ff est simplement remplacee par celle de C. En
gros, on distingue trois techniques pour trouver C qui sont decrites ci-apres.
13
On peut voir un feuillet comme un assemblage de plusieurs bandes etroites soit N de largeur
w = w/N en paralleles. La resistance du tout equivaut aux N resistances identiques de chacune des
bandes mises en parallele, donc N fois moindre.
14
On se rappelle que les parametres distribues C, G et L decoulent facilement les uns des autres lorsquon
connat les parametres electriques du dielectrique.
7-202 Ligne de transmission
realiser les calculs symboliques necessaires pour deduire la charge Qdz sur un conduc-
teur de longueur dz integrale de Gauss en fonction de la difference de potentiel
Vab ;
Description R C Zo
2
A plaques paralleles R
w s
wd wd
1 1
2 1
Coaxiale 2a
+ 2b
Rs ln(b/a)
2 ln(b/a)
Bifilaire 2
R
2a s
cosh1 (d/a)
1 cosh1 (d/a)
Fil au dessus
dun plan de masse 2
cosh1 (h/a)
1
2 cosh1 (h/a)
2 2
Bifilaire blindee
2d(b2 d2 )
ln 2d(b
1 d )
a(b2 +d2 )
ln 2 2
a(b +d )
2 1
Rubanee ln( 3.81d
2 ln 3.81d
0.8w )
0.8w
Exemple 7.4
Soit une ligne a plaques paralleles sans perte dont la geometrie est montree a
la figure 7.8. Sans les effets de bord, les champs entre les plaques sexpriment
ainsi :
E = Ex (z, t)ax
H = Hy (z, t)ay .
Pour trouver les deux seuls parametres distribues non-nuls dans la ligne a
plaques paralleles, on commence par isoler un segment de ligne de longueur
7.8 Determination des parametres de ligne 7-203
r r
r d a a a
b 2d
w conducteur
interne
fil au dessus dun bifilaire blinde rubane (stripline)
plan de masse
b
r r
a a a 2d
h r
w
2d
[s ]x=0 = ax Ex ax = Ex
[s ]x=d = ax Ex ax = Ex
[J s ]x=0 = ax Hy ay = Hy az
[J s ]x=d = ax Hy ay = Hy az .
Il est clair que les densites de charges et de courant demeurent des fonctions
de z et t parce quelles decoulent de Ex et Hy . Ainsi, la propagation de londe
est supportee par les charges et les courants sur les plaques qui se deplacent
aussi selon la relation spatio-temporelle du type (z t/vp ).
Il devient facile de determiner la charge de s ou le flux de J s .
donc
1 Q w
C = = .
dz V d
Quant au flux magnetique, on integre B = H sur une surface de dimen-
sion d dz avec une normale ay et on utilise (7.28) :
d dz
= Hy d dz = I
|{z} w
Js
donc
1 d
L = = .
dz I w
Du meme souffle, faites le developpement des equations de propagation specifi-
ques a cette ligne (on peut alors demontrer lexactitude des expressions des
parametres distribues obtenues auparavant).
Les deux premieres equations de Maxwell qui doivent satisfaire les champs Ex
et Hy , secrivent :
Ex Hy
=
z t
Hy Ex
= .
z t
1 V I
=
d z w t
1 I V
= .
w z d t
dou
V d I
=
z w t
| {z }
L
I w V
=
z d } t
| {z
C
avec
LC = .
C.Q.F.D.
7.8 Determination des parametres de ligne 7-205
champ E
champ H
conducteurs et dun blindage a la masse) dou une difference de potentiel Vab . Les
points sont generalement distribues selon un maillage carre en coordonnees cartesien-
nes, mais rien dobligatoire.
S g = yz (ax ) S h = xz ay
S ar = S (az ) S d = yz ax
Q C
S av = S az
y z
x S b = xz (ay )
Figure 7.11 Les six surfaces qui forment la surface fermee de lintegrale de Gauss numerique.
doivent etre estimes a partir de quelques points dechantillonnage indiques par les
indices i et j dans la section danalyse. Les figures 7.11 et 7.12 aident a comprendre
le mecanisme utilise pour numeriser lintegrale de Gauss. Dabord un choix judicieux
de la base du cylindre S1 simpose. On choisit un cylindre :
7.8 Determination des parametres de ligne 7-207
S2 1 ,4 = yz(ax )
2
0V
Q C
[V ]2 1 ,4
2
y (j)
y
x (i)
z
z
x
La figure 7.11 illustre les six surfaces formant ensemble un parallelepipede rectangle
fermee autour du conducteur central. On remarque que les surfaces S av et S ar ont
des normales suivant laxe z. Aucun flux electrique ne les traverse ; on aura pas a
integrer sur ces 2 surfaces. Les quatre autres surfaces seront decomposees en petites
lanieres de largeur x ou y selon quil sagisse dune surface horizontale ou ver-
ticale. Chaque laniere est consideree comme un element de surface pour lintegrale,
au travers laquelle passe une flux electrique uniforme.
On rappelle que le gradient dune fonction scalaire donne la pente dans chacune
des directions. Dans le cas numerique present, on approxime le gradient par une
variation finie du potentiel selon chacun des axes x et y :
Vi+1,j Vij Vi,j+1 Vij
z}|{ z}|{
V V
[V ]i+ 1 ,j+ 1 ax + ay . (7.57)
2 2 x y
Il sadonne quavec un parallelepipede rectangle les elements numeriques de surface
dintegration S sont definies soit par y zax , soit par x zay ; le signe
7-208 Ligne de transmission
Le passage de (7.60) a (7.61) implique que tous les Si,j soient egaux donc x =
y. Cette derniere condition, quoique non-essentielle decoule de la methode des
differences finies montree a la section 4.5. On indique sur la figure 7.12 la base du
cylindre par la ligne pointillee, un element de surface et lestimation du gradient du
potentiel en un point a partir des echantillons voisins.
On obtient ainsi la capacitance dun bout de fil de longueur z par le rapport Q/Vab .
La capacitance par unite de longueur C requiert la division par z qui annule le
terme z au numerateur de lexpression de Q.
Exemple 7.5
Soit une ligne de transmission assumee sans perte dont la section est faite dun
conducteur interne mince de 2 mm de largeur a linterieur dun conducteur
externe carre de 6 mm de cote. Le materiau est un dielectrique de constante
r = 10 non-magnetique ( = o ). On applique la methode des differences
finies en decomposant la section danalyse en mailles carrees de 1 mm comme
sur la figure 7.13. Si une tension de 1.000 V est appliquee sur le conducteur
interne par rapport a celui externe fixee a 0 V, la matrice des potentiels en
7.8 Determination des parametres de ligne 7-209
conducteur externe
dielectrique r = 10
conducteur interne
1mm
1mm
0 0 0 0 0 0 0
0 0.069 0.124 0.144 0.124 0.069 0
0 0.154 0.285 0.328 0.285 0.154 0
0 0.263 0.536 0.600 0.536 0.263 0
0 0.364 1.000 1.000 1.000 0.364 0
0 0.193 0.412 0.455 0.412 0.193 0
0 0 0 0 0 0 0
c 3 108
vp = = = 0.94868 108 m/s .
r 10
S p = x z ay = (103 )z ay .
7-210 Ligne de transmission
S q = y z ax = (103 )z ax .
substrat dilectrique
7400 plan de masse
ligne imprime
air
r2 = 1
w
substrat
d r1
plan de masse
Figure 7.15 Section dune ligne micro-ruban avec lignes de champ electrique.
selon la quantite de flux electrique partant dans chacun des milieux. Donc :
e 1 e 2
ref f = r1 + r (7.62)
e e 2
ou
R
e1 represente le flux electrique S1 D dS emanant du micro-ruban dans le premier
milieu de constante dielectrique r1 ;
R
e2 , le flux electrique S2 D dS emanant du micro-ruban dans le second milieu de
constante dielectrique r2 ;
H
e , le flux electrique total i.e. S=S1 +S2D dS.
Lexpression (7.62) peut facilement etre etendue au cas general de plusieurs dielectriques
differents comme dans une ligne multi-couches.
Une fois la constante dielectrique effective evaluee, la determination des parametres
de ligne en quasi-TEM sans perte, a savoir vp et Zo , se realise de la meme maniere quune
ligne constituee dune seul dielectrique de constante r = ref f en mode TEM :
c
vp (7.63)
ref f
o
Zo Ff . (7.64)
ref f
Souvent on prefere la determination des parametres de ligne a partir des capacitances
par unite de longueur meme en mode quasi-TEM. On combine alors la determination de
la constante dielectrique effective avec celle du facteur de forme en deux etapes qui se
ressemblent beaucoup, sans compter que les calculs numeriques sy pretent bien. Cette
fois, deux mesures sont requises :
lestimation de la capacitance par unite de longueur de la structure avec les dielec-
triques, C ;
Exemple 7.6
Exercices
Question 1
Determinez le rapport entre les rayons des conducteurs b/a dune ligne de transmis-
sion coaxiale sans perte pour que limpedance caracteristique soit de 50 alors que le
dielectrique non-magnetique a une constante de 2.56 .
Question 2
Un cable coaxial est assume sans perte. On mesure une inductance de 800 nH/m et
une capacitance de 320 pF/m a la frequence de 970 kHz. Determinez a cette frequence :
Question 3
Soit un cable coaxial dont le conducteur interne a un rayon a et le conducteur externe,
un rayon b. Exprimez les parametres distribues dans le cas sans perte. Verifiez que le
produit LC correspond bien au produit .
Question 4
Une ligne de transmission a les parametres distribues suivants a la frequence de 2 MHz :
Determinez :
Question 5
Soit une ligne a pertes (R =
6 0 et/ou G 6= 0) mais ajustee pour etre sans distorsion
(voir regle de Heaviside). Donnez les expressions demandees en fonction des parametres
distribues :
Question 6
Une ligne de transmission a plaques paralleles sans perte a les dimensions suivantes :
w = 0.1 m et d = 0.01 m. Le materiau entre les deux plaques consiste en un dielectrique
parfait non-magnetique. Une onde TEM circule sur la ligne dans la direction z + . Lex-
pression de la tension le long de la ligne secrit :
Derivez les expressions des champs electrique et magnetique (non vectorielles) du courant
et de la puissance transportee selon z et t.
Question 7
Une ligne de transmission a plaques paralleles sans perte a les dimensions suivantes :
w = 0.2 m et d = 0.01 m. Le materiau entre les deux plaques consiste en un dielectrique
parfait non-magnetique de constante r = 2.25 . Une onde TEM circule sur la ligne.
Evaluez la puissance transportee en negligeant les effets de bord si :
a) le champ electrique entre les plaques est assume uniforme avec une amplitude de
300 V /m ;
Question 8
0.01m r1 = 4 r1 = 1 z
y
0.01m r2 = 2 r2 = 2
x
0.2m
Soit une ligne de transmission a plaques paralleles sans perte dont la section est
representee sur la figure ci-dessus. On note que 1 1 = 2 2 de sorte que londe TEM
existe. En negligeant les effets de bord, calculez la valeur de limpedance caracteristique.
7-218 Ligne de transmission
Question 9
Soit la ligne micro-ruban retrouvee a lexemple 7.6. On reutilise les matrices de po-
tentiels en volts a chaque noeud du maillage prealablement obtenues, mais lintegrale de
Gauss est maintenant faite en choisissant une surface formant un parallelepipede rectangle
de longueur dz dont la section est representee par la ligne pointillee sur la figure ci-dessus.
Estimez avec cette nouvelle surface dintegration :
Question 10
La figure de la question 7 du chapitre 4 represente maintenant la section dune ligne de
transmission. Par la methode des differences finies, on trouve V1 = 0.8 V et V2 = 0.4 V.
Le dielectrique entre les conducteurs possede une constante dielectrique r = 2.4.
Deduisez le facteur de forme Ff de cette ligne.
Reponses :
1. b/a = 3.794.
On remarque que les valeurs sont proches de celles obtenues sans tenir compte des
pertes car la ligne est a tres faibles pertes (L R) et (C G).
On voit aussi que , vp sont relativement independant de la frequence dans ces
conditions.
q
5. a) = RG + j LC, Zo = LC ; b) vp = 1LC .
8.1 Introduction
Dans un contexte ou les canaux de transmission doivent supporter des debits de plus en
plus eleves avec des modulations impulsionnelles ou numeriques, une ligne de transmission
devient plus rapidement longue electriquement parlant. Par exemple, un lien Ethernet a
100 Mbits/s necessite une ligne plus courte quune dizaine de centimetres pour continuer
dassumer un delai de propagation presque nul. Dans bien des cas, il importe de connatre
le comportement du systeme avant quil atteigne son regime permanent, i.e. avoir une
idee du transitoire. En effet, ce dernier peut avoir des consequences determinantes sur la
conception finale des circuits.
Pour faire letude de regime transitoire, on utilise :
la transformation de Laplace ;
montre que F {et f (t)u(t)} = {f (t)}. Elle se definit pour t > 0 comme :
Z
{f (t)} = est f (t)dt . (8.1)
0
ou c est une constante choisie telle que les points singuliers de F (s) se retrouvent a gauche
de la droite Re {s} = c dans la plan complexe.
Rth i i
avec une resistance Norton de meme valeur ; les deux circuits montres a la figure 8.1
etant tout a fait equivalents. La relation v i du circuit se resume a :
v
i = + icc
Rth
v = Rth i + vco
la fermeture de linterrupteur par une source tension vi u(t) qui soppose et annule
la tension vi initialement aux bornes ;
louverture dun interrupteur par une source courant ii u(t) qui pousse un courant
dans la direction contraire au courant ii le traversant initialement.
Le tout est de reflechir quant a la cause et a leffet pour bien modeliser avec des inter-
rupteurs, puis remplacer convenablement linterrupteur par sa source equivalente au bon
endroit, au bons sens et avec la bonne intensite.
8-224 Regime transitoire sur ligne
t=0 t=0
vi ii
vi u(t) ii u(t)
La solution des equations du telegraphistes (8.3) et (8.4) est bien connue. On peut
se fier sur la solution de londe plane ou des signaux dans une ligne a pertes en regime
sinusodal permanent (7.43) et (7.45) :
V (z, s) = V + (s)e(s)z + V (s)e+(s)z (8.7)
I(z, s) = I + (s)e(s)z + I (s)e+(s)z (8.8)
1
= ( V + (s)e(s)z V (s)e+(s)z ) (8.9)
Zo (s)
de la charge ;
mais aussi de :
la longueur de la ligne ;
V + (s)
= Zo (s) (8.11)
I + (s)
V (s)
= Zo (s) . (8.12)
I (s)
Les resultats etaient previsibles car on avait obtenu des similaires avec londe plane.
Les solutions exprimees par les equations (8.7), (8.8) et (8.11), (8.12) avec les deux
parametres de ligne (8.6) et (8.10) sont generales dans le sens que les impedances de la
charge ou interne a la source, de meme que le niveau fourni par la source, ne les modifient
pas.
8-226 Regime transitoire sur ligne
Zg
ligne de transmission
Z0
vg (t) vp Zc
z=0 z=
Quelle que soit la facon dalimenter une ligne, on peut toujours representer la source
par un equivalent Thevenin ou Norton selon ce qui semble le plus simple avec une
impedance interne Zg (s). La charge vue par la ligne a lautre bout est designee par Zc (s).
La figure 8.3 presente la situation simple mais rencontree frequemment dun systeme de
transmission sur une ligne.
Dans le reste du texte, on note Vg (s) = {vg (t)u(t)}.
Zg (s)
Z0 (s)
Vg (s) Z0 (s) Vg (s) Z0 (s)+Z g (s)
Z0 (s)
V (s)
Zg (s)
g (s)V (s)
Figure 8.5 Onde positive issue de la reflexion dune onde negative a la source.
Zg (s) Zo (s)
g (s) = . (8.17)
Zg (s) + Zo (s)
Si on comprend bien la signification de (8.16), on voit que londe positive est constituee
de londe quittant la source a linstant t = 0 illustree a la figure 8.4 et de la reflexion
a linterface source-ligne dune partie de londe negative illustree a la figure 8.5.
Le diviseur de tension implique que la ligne agit comme une simple impedance egale
a son impedance caracteristique pour le calcul du signal quittant la source au depart.
Le coefficient g (s) est une analogie directe avec le coefficient de reflexion dune
onde plane dun milieu dimpedance intrinseque Zo (s) sur un milieu dimpedance
intrinseque Zg (s) (voir equation (6.11)). En effet, Zg (s) correspond a limpedance
vue par un signal incident sur la source en provenance de la ligne un retour de la
charge.
8-228 Regime transitoire sur ligne
1 g (s) = g 1
1 c (s) = s 1 .
1
S(x) = ; |x| 1
1x
alors
S(x) = 1 + x + x2 + . . . + xn ; n .
De sorte quavec x = g c e2s/vp (ce qui respecte la condition de validite car |g ||c | < 1
selon leurs limites2 ), on peut ecrire :
Zo
V (z, s) = Vg (s) 1+c g e2s/vp +2c 2g e4s/vp + . . . esz/vp +c e2s/vp esz/vp
Zo + Rg | {z }
expansion
V + (s) V (s) V ++ (s)
Zo z }| { z }| { z }| {
sz/vp s(2z)/vp s(2+z)/vp
= Vg (s) e + c e + g c e
Zo + Rg
+ c g c es(4z)/vp + g c g c es(4+z)/vp + . . . (8.25)
| {z } | {z }
V (s) V +++ (s)
et aussi :
I + (s) I (s) I ++ (s)
1 z }| { z }| { z }| {
sz/vp s(2z)/vp s(2+z)/vp
I(z, s) = Vg (s) e c e + g c e
Zo + Rg
c g c es(4z)/vp + g c g c es(4+z)/vp + . . . (8.26)
.
| {z } | {z }
I (s) I +++ (s)
Le resultat savere tres interessant : la tension (ou le courant) le long dune ligne
pendant le regime transitoire est constituee dune somme de contributions ou chaque
contribution est une copie du signal emis par la source :
Les signaux de depart se deplacent sur la ligne avec une vitesse vp . Ils atteignent la
charge au temps T = /vp . Arrives la, les signaux respectent la loi dOhm5 avec Zo mais
non celle avec Rc . La charge Rc absorbe une partie de la puissance mais retourne des
signaux reflechis que lon determine de maniere a respecter la condition aux limites :
+
+
+
V (s) V (s)
V (s) + V (s) = Rc I (s) + I (s) = Rc (8.30)
Zo Zo
Rc Zo +
V (s) = V (s). (8.31)
R +Z
| c {z o}
c
Le processus se perpetue a linfini mais avec des reflexions de moins en moins puis-
santes. On pretend que le regime permanent est atteint lorsque les variations deviennent
plus fines quune certaine valeur.
Exemple 8.1
35 m, 0.1s ;
35 m, 0.4s ;
1 m, 0.5s.
0 m, 0.5s.
On calcule dabord les coefficients de reflexion aux deux extremites selon (8.17)
et (8.22) :
20 50 3
g = = = 0.429
20 + 50 7
550 50 5
c = = = 0.833 .
550 + 50 6
On peut utiliser directement (8.27) pour la tension, pour chacune des quatre
demandes. On doit verifier si la primitive de la fonction u() est positive, nulle
(u( 0) = 1) ou negative (u( < 0) = 0). On obtient :
50 35 100 35
v(35 m, 0.1s) = 10 u(0.1 8
) +0.833 u(0.1 8
) +
50 + 20 | {z2 10 } | {z2 10 }
0.075 0.225
| {z } | {z }
0 0
= 0V;
8-232 Regime transitoire sur ligne
50 35 100 35
v(35 m, 0.4s) = 10 u(0.4 8
) +0.833 u(0.4 8
)
50 + 20 | 2
{z 10 } | 2
{z 10 }
+0.225 +0.075
| {z } | } {z
1 1
100 + 35
+(0.833)(0.429) u(0.4 8
)+
| {z2 10 }
0.275
| {z }
0
50 1 100 1
v(1 m, 0.5s) = 10 u(0.5 8
) +0.833 u(0.5 8
)
50 + 20 | 2
{z 10 } | 2
{z 10 }
+0.495 +0.005
| {z } | {z }
1 1
100 + 1
+(0.833)(0.429) u(0.5 )
| 2 108}
{z
0.005
| {z }
0
200 1
+(0.833)(0.429)(0.833) u(0.5 )+
| 2 108}
{z
0.495
| {z }
0
= 7.143 (1 + 0.833) = 13.095 V ;
50 0 100 0
v(0 m, 0.5s) = 10 u(0.5 8
) +0.833 u(0.5 8
)
50 + 20 | 2
{z 10 } | 2
{z 10 }
+0.5
| {z } | {z0 }
1 1
100 + 0
+(0.833)(0.429) u(0.5 )
| 2 108}
{z
| {z0 }
1
200 0
+(0.833)(0.429)(0.833) u(0.5 )+
| 2 108}
{z
0.5
| {z }
0
= 7.143 (1 + 0.833 0.357) = 10.544 V .
1
i(1 m, 0.5s) = 10 u(+0.495) +(0.833) u(+0.005)
50 + 20 | {z } | {z }
1 1
+(0.833)(+0.429) u(0.005)
| {z }
1
= 0.143 (1 0.833) = 23.81 mA
1
i(0 m, 0.5s) = 10 u(+0.5) +(0.833) u(0) +(0.833)(+0.429) u(0)
50 + 20 | {z } |{z} |{z}
1 1 1
= 0.143 (1 0.833 0.357) = 27.21 mA .
Exemple 8.2
Les deux equations (8.32) et (8.33) suffisent. Pour determiner vss et iss , on
procede comme en circuit, i.e. sans tenir compte de la ligne.
550
vss = 10 = 9.649 V
550 + 20
10
iss = = 17.54 mA .
550 + 20
Donc :
+
9.649 = vss + vss
Zo iss = (50)(17.54 103 ) = 0.877 = vss
+
vss
+
et en additionnant les membres du meme cote des egalites, on trouve vss :
+
10.526 = 2vss
+
vss = 5.263 V .
+
vss = 9.649 vss = 4.386 V
+
vss 5.263
i+
ss = = = 105.26 mA
Zo 50
v
i
ss = ss = 87.72 mA .
Zo
Une petite verification rapide peut etre faite avec les quatre premiers termes
+
de la serie de vss a partir du resultat de lexemple 8.1 :
+
vss (7.143)(1)+(7.143)(0.357)+(7.143)(0.128)+(7.143)(0.046) = 5.178 V
8.5 Diagramme en Z 8-235
8.5 Diagramme en Z
Il nest pas tres commode de refaire lensemble du developpement pour chaque systeme ;
meme pour un systeme simple, il a fallu bien sattabler. Une chance, lapproche raisonnee
entourant le transitoire du systeme simple de la section precedente suggere lutilisation
dune methode graphique : le diagramme en Z, aussi appele de reflexions multiples.
Il sagit en fait du lieu geometrique de la relation spatio-temporelle dune impulsion
(t z/vp ) en tension ou en courant qui va et vient sur la ligne de transmission en se
reflechissant. Le graphique possede deux axes de coordonnees :
Comme limpulsion se deplace sur une ligne sans perte et uniforme a une vitesse constante
vp , le lieu geometrique consiste en une serie de lignes droites en zigzag de pente 1/vp
selon que limpulsion se deplace vers la charge ou vers la source. Une autre interpretation
possible du lieu est celui qui marque la limite de la contribution dun signal au transi-
toire, car sur les lignes on a t z/vp = 0 exactement. On inscrit sur chaque ligne droite
lamplitude de la tension ou du courant donne par le terme de lequation (8.25) ou (8.27)
qui correspond a cette droite.
0
vinit
0 z
o
v =v = +
vg ( Z0Z+R
0
g
)
T
v = c v +
2T
v ++ = g v
3T
v = c v ++
0 z0
0 z
points dajout
de contribution T
Dz
t0
2T
Dt
t
Figure 8.7 Lecture dun diagramme en Z typique en suivant le ligne en traits pointilles.
Pour une source echelon la lecture exige de comprendre les faits suivants :
laire en dessous dune droite inclut tous les lieux ou laction produite par la
composante representee par cette droite prend effet (u(t tz ) = 1 car (t tz )
0) ;
laction ne sest pas encore produite pour les lieux au dessus (u(t tz ) = 0 car
(t tz ) < 0).
0 zoa zob
0
z
vo = v+
T
v > 0
z
v + u t vopb
zo b
2T
v u t + vp
v ++ < 0
++ (2zob )
v u t vp
t
vga (t) = (t)
vgb (t) = u(t)
Figure 8.8 Lecture de levolution dun diagramme en Z typique selon le genre de source :
impulsion en zoa , echelon en zob .
La figure 8.8 illustre tres bien le principe. Il sagit ici dune evolution en tension typique
observee en zoa en supposant que la source est une impulsion vga (t) = (t) ;
observee en zob en supposant que la source est un echelon vgb (t) = u(t).
Le trace de levolution en tension se voit en penchant la tete vers la droite comme ceci
( : et en observant le trait plein en double epaisseur par rapport a la droite Dza ,b . Il est
evident que la superposition dimpulsions a des temps differents correspond a dessiner une
serie dimpulsions de hauteur differente alors que le comportement est autrement different
avec des echelons. En effet, un echelon u(t t1 ) reste a 1 a partir de t1 et ce pour leternite
et chevauchera donc un autre echelon u(t t2 ) t2 > t1 a partir de t2 de sorte que les deux
contributions sadditionnent.
8-238 Regime transitoire sur ligne
Exemple 8.3
Rg = 75
Z0 = 50
5u(t)V vp = 100%
Rc
z=0 z = 1500m
On considere une ligne sans perte de longueur 1500 m ayant une impedance
caracteristique de 50 et une vitesse de propagation egale a 100% (3108 m/s).
On branche une source tension produisant un echelon vg (t) = 5u(t) V a lune
des extremites de la ligne. La resistance interne de la source est de 75. On
laisse lautre extremite ouverte comme sur la figure 8.9.
Dans un premier temps, tracez levolution de la tension et du courant a 900 m
de la source, jusqua 16s.
v o = v + = 5V 50/(50 + 75) = 2V .
2V, 40mA 5
10
0.4V, 8mA
15
0.4, 8mA
20
t(s)
V (t) 4.4V
(V ) 4 4V
3
2V
2
1
0
0 3 5 7 10 13 15 t(s)
i(t) 40mA
(mA)40
30
20
8mA
10
0
0 3 5 7 10 13 15 t(s)
Figure 8.11 Evolution de la tension (a) et du courant (b) a 900 m de la reponse a lechelon.
8-240 Regime transitoire sur ligne
v(z) 4V
(V ) 4
3 2V
2
1
0
0 500 900 1000 1500 z(m)
i(z)
(mA)40
30
20
10
0
0 500 900 1000 1500 z(m)
En tenant compte des pertes joules provoquees par la resistance interne de la source, on
trouve que lenergie fournie a la ligne devient :
Lenergie emmagasinee dune part par linductance de la ligne apres un temps to < T ,
vaut : Z
L to vp 2 L Vo2 Vo2 to Zo
Wl = |i(z, 0)| dz = to vp =
2 0 2 (Zo + Rg )2 2(Zo + Rg )2
car L = Zo /vp ; et dautre part, par la capacite sachant que C = 1/(Zo vp ), vaut :
Z to vp
C C Vo2 Zo2 Vo2 to Zo
Wc = |v(z, 0)|2dz = to vp = .
2 0 2 (Zo + Rg )2 2(Zo + Rg )2
le signal dune source peut etre modelise par une sequence de signaux provenant de
plusieurs sources avec diverses amplitudes et divers retards.
tracer sur le meme diagramme en Z celui produit par chacune des sources ;
On note que les conditions initiales vinit et iinit proviennent des sources activees depuis si
longtemps que leur effet est assimilable au regime permanent. On deduit ces conditions en
sommant effectivement les contributions de chacune en eteignant les autres ; aucun indice
du temps nest considere dans ce cas.
8-242 Regime transitoire sur ligne
Exemple 8.4
V0 V0 0V V0 u(t)
0V kV0 kV0 u(t)
Figure 8.13 Equivalence de la fermeture de linterrupteur en serie avec une source tension
continue.
vinit = iinit = 0 .
Lexemple classique dun systeme modelise par plusieurs sources est celui dune porte
rectangulaire de duree To . Cette fonction porte secrit mathematiquement comme :
la source vg2 demarre au temps t = To et les amplitudes des signaux sont les memes que
celles de la premiere source en changeant le signe.
Exemple 8.5
Une ligne raccorde une source a une charge. La source genere une porte dam-
plitude Vo de duree To au temps t = 0. Les parametres sont les suivants :
To = 4T /3
Vo = 12V
Rg = 150, Rc = 250
Zo = 50 .
2
0 3
z
v1o = 3V
T
4T 2V
3 v2o = 3V
2T 1V
7T
3
2V 3T
10T 0.667V
3 1V
v(t)
(V ) 5 5V
4
3V
3
2V 1.667V
2
1V 0.667V
1
0 2T
3
T 4T
3
2T 8T
3
3T 10T
3
4T t
v(z)
(V )
3
2
1
0
z
3 2
Figure 8.15 Evolution (a) et distribution (b) de la tension de lexemple avec porte.
les conditions initiales sur la ligne sont souvent non-nulles et doivent etre considerees ;
comme elles contribuent depuis toujours et continueront dexister, elles doivent etre
ajoutees aux signaux du regime transitoire en tout temps et a toute position.
Exemple 8.6
Z0 = 50
vp Rc Rc
vg = 10V
75 v 75
z=0 z=
10V, 0mA
0 2
z
v o = 4V, io = 80mA
T 1.333V, 26.67mA
2T
0.267V, 5.33mA
3T 0.089V, 1.78mA
vinit = 10 V
iinit = 0 A .
Ces conditions initiales sont indiquees sur le diagramme en Z par une droite
supplementaire completement horizontale a t = 0. Leffet de la source tension
vi (t) est de fournir de z = , un signal de depart v o et io (attention aux
conventions de signe pour la tension et le courant) :
Zo 50
v o = v = vi = 10 = 4 V
Zo + Rc 50 + 75
vi
io = i = = 80 mA .
Zo + Rc
Lindice est utilise pour le signal de depart car il se deplace selon laxe
z. Le diagramme en Z obtenu est reproduit sur la figure 8.17 tandis que
8-246 Regime transitoire sur ligne
v(t)
(V ) 10V v(t ) = 7.5V
10
7.33V 7.6V 7.51V
8 6V
6
4
2
0
0 T 2T 3T 4T t
v(z)
(V ) 7.33V
8
6V
6
4
2
0
0
z
2
Figure 8.18 Evolution (a) et distribution (b) de la tension avec fermeture de linterrupteur a
la charge.
Exemple 8.7
Rg = 30 t=0 0.1u(t)A
i
Z0 = 50 0.1A
vp = 66% Rc Rc
13V v
100 100
z=0 z = 1000m
5 1.25V, 25mA
10
1.25V, 25mA
15 0.313V, 6.25mA
t(s)
1000
T = = = 5s
vp 2 108
30 50
g = = 0.25
30 + 50
50
c = = 1
+ 50
100
vinit = 13 = 10 V
100 + 30
13
iinit = = 100 mA .
100 + 30
v o = v = Zo ii = = (50)(0.1) = 5 V
v
io = i = ii = = 100 mA .
Zo
ligne #1 i+
1 , i1 i+
2 ligne #2
point
Z01 Z02
vp1 v1+ vp2
de v2+
v1
jonction
zp zp + dz
Figure 8.21 Quadripole representant un point de jonction entre deux lignes de transmission.
v1 i
1
11 = + = + ; (8.37)
v1 i1
v2+
v,21 = (8.38)
v1+
i+
2 v2+ /Zo2 v2+ Zo1
i,21 = + = + = + . (8.39)
i1 v1 /Zo1 v1 Zo2
|{z}
v,21
i+
1 , i1 i+
2
ip
Z01 v1+ Z02
vp1 Rp v2+ vp2
v1
zp zp + dz
On considere deux lignes possiblement differentes (lune ayant : Zo1 , vp1 et lautre : Zo2 ,
vp2 ) reliees ensemble a la position z = zp . A cette position se trouve aussi une resistance
en parallele Rp entre les deux conducteurs comme sur la figure 8.22.
Les lois de Kirchoff et les equations (8.11) et (8.12) sappliquent. Celles-ci donnent :
La meme analogie est valable pour 22 , car il ny a pas de pertes serie qui affectent la
tension. Il faut voir la transmission du courant par le biais dun diviseur courant entre Rp
et Zo2 :
Rp
i+ +
2 = (i1 + i1 )
| {z } Rp + Zo2
(111 )i+
1
dou
Rp
i,21 = (1 11 ) .
Rp + Zo2
i+
1 , i1 i+
2
Z01 Rs
v1+ Z02
vp1 v2+ vp2
v1
zp zp + dz
Cette fois, la figure 8.23 montre une resistance serie Rs qui se retrouve entre les deux
lignes possiblement differentes reliees ensemble a la position z = zp .
On ecrit alors :
v1+ + v1 = Rs i+ +
2 + v2 (8.52)
i+
1 + i1 = i+
2 (8.53)
v1+ = Zo1 i+
1 (8.54)
v1 = Zo1 i1 (8.55)
v2+ = +
Zo2 i2 . (8.56)
Donc :
Rs + Zo2 Zo1
11 = (8.57)
Rs + Zo2 + Zo1
2Zo2
v,21 = (8.58)
Rs + Zo2 + Zo1
6= 1 + 11
8.9 Point de jonction sur ligne 8-251
2Zo1
i,21 = (8.59)
Rs + Zo1 + Zo2
= 1 11 (8.60)
et
Rs + Zo1 Zo2
22 = (8.61)
Rs + Zo1 + Zo2
2Zo1
v,12 = (8.62)
Rs + Zo1 + Zo2
2Zo2
i,12 = (8.63)
Rs + Zo2 + Zo1
Encore ici, on peut y aller avec plus dintuition physique et voir Rs en serie localement
avec Zo2 comme charge equivalente au bout de la ligne #1.
Exemple 8.8
Rs1 Rs2
Z01 Z02
vp1 Rp vp2
zp zp + dz
Une jonction utilise le modele dun attenuateur en T tel quil apparat sur la
figure 8.24 : deux resistances serie Rs1 et Rs2 forment les deux traits de la
barre horizontale du T ; une resistance parallele Rp forme la barre verticale.
Exprimez le coefficient de reflexion et de transmission en courant dune onde
incidente de la ligne #1 soit du cote de la resistance serie Rs1 .
et donc :
Rceq Zo1
11 = .
Rceq + Zo1
Quant au coefficient de transmission en courant, il suffit de voir que le courant
de la ligne #1 au niveau du point de jonction est le meme que celui traversant
Rs1 . Or celui-ci se divise en deux parties : lune dans Rp et lautre dans Rs2 et
Zo2 , car ces dernieres resistances sont en serie. La portion allant dans Rs2 et
Zo2 se calcule a laide du diviseur courant. Donc :
Rp
i+ +
2 = (i1 + i1 )
Rp + (Zo2 + Rs2 )
ce qui revient a ecrire apres division a gauche et a droite par i+
1 :
Rp
i,21 = (1 11 ) .
Rp + (Zo2 + Rs2 )
on partage a chaque fois le signal en deux au point de jonction : une partie etant la
reflexion et lautre, la transmission, en tenant compte des coefficients de reflexion
et de transmission respectivement ;
on doit maintenant suivre non pas un seul mais plusieurs signaux qui se deplacent a
une vitesse correspondant a la vitesse de propagation de la ligne ou ils se trouvent.
La figure 8.25 illustre le type de diagramme en Z possible lorsquil y a presence dun
point de jonction. On note la grande quantite de signaux qui contribue au transitoire sur
les lignes : une nouvelle contribution sajoute a chaque fois que lune delles atteint le
point de jonction.
Pour la lecture du diagramme, les regles ne changent pas : laire au-dessus dune droite
inclut tous les lieux ou laction produite par la contribution representee par cette droite
est effective. La difficulte vient du fait que :
les intersections entre la droite Dt,z et les droites du diagramme correspondent tou-
jours a des ajouts/soustractions de contributions sur le resultat ;
une transition brusque est aussi possible au niveau du point de jonction dans le
trace de la distribution de la tension ou du courant a un temps donne. En effet,
si v1+ + v1 6= v2+ ou i+ +
1 + i1 6= i2 , alors une transition supplementaire apparat en
z = zp en tension ou en courant respectivement.
8.9 Point de jonction sur ligne 8-253
1 zp 2
v+ z
11 v + 21 v +
2T1 g 11 v + T1 + T2
c 21 v +
11 g 11 v + 21 g 11 v +
4T1 12 c 21 v +
22 c 21 v +
Exemple 8.9
t=0
50 1 2
Figure 8.26 Schema du circuit de transmission avec point de jonction, depart a la charge et
conditions initiales non-nulles
1 = 2/3, 2 = /3 ;
1 (1/2)
T1 = 4s (donc T2 = vp1 (2/3)
= T1 (3/4) = 3s)
1 = 1200 m et 2 = 600 m.
Tracez levolution a 3/5 (1080 m)et a 4/5 (1440 m) jusqua 15s, et la dis-
tribution le long de la ligne au temps t = 7s de la tension et du courant.
8-254 Regime transitoire sur ligne
Zo1
i,21 = v,21 = 0.571
Zo2
Zo2
i,12 = v,12 = 1.143 .
Zo1
z
8.0V, 80.0mA
3s 3.43V, 34.3mA
4.57V, 91.43mA
1.14V, 11.43mA 6s
7s
9s 0.49V, 4.9mA
0.65V, 13.06mA
12s
13s 0.16V, 1.63mA
Puis, on trouve les conditions initiales en noubliant pas que linterrupteur est
ouvert pour t < 0 et que les lignes nont aucune influence (lindice indique le
numero de la ligne) :
200
vinit,1 = vinit,2 = 15 = 12 V
200 + 50
15
iinit,1 = = 60 mA
200 + 50
iinit,2 = 0 mA
8.10 Impedance reactive 8-255
v(t) 12.0
(V ) 12 a
v(t ) = 6.67V
8 7.43
6.78
Figure 8.28 Evolution de la tension a 3/5 (a) et 4/5 (b) avec point de jonction.
Le diagramme en Z de cet exemple est reproduit sur la figure 8.27 tandis que
les resultats apparaissent aux figures 8.28, 8.29 et 8.30.
164.5
i(t) 151.4
(mA) 150 a
114.3 125.7 130.6 132.3
100
80.0 b
60.0 i1 (t ) = 166.7mA
50 i2 (t ) = 133.3mA
Figure 8.29 Evolution du courant a 3/5 (a) et 4/5 (b) avec point de jonction.
V (z) i(z) b
(V )(mA) 151.4mA
12 150
125.7mA
114.3mA
a
8 100 7.43V
6.31V
4 50
0 0 2 8
0 3 9
z(m)
Figure 8.30 Distribution de la tension (a) et du courant (b) a 7s avec point de jonction.
8.10 Impedance reactive 8-257
Le deuxieme cas englobe le premier mais oblige encore une fois un developpement mathe-
matique, alors que des conditions initiales nulles simplifient les expressions afin de per-
mettre le passage par une analyse descriptive. Cette derniere fournit quelques points de
repere du transitoire et les autres points de la courbe se deduisent par les connaissances
acquises en circuit concernant la charge et la decharge.
En presence dune impedance reactive, les coefficients de reflexion ou de transmission
deviennent fonction de s. (s) ou (s) secrit comme le quotient de deux polynomes du
as+b
premier ordre cs+d avec a, b, c et d des constantes. Ceci cause la principale difficulte, car
la transformee de Laplace inverse de (8.25) ou (8.27) se realise pratiquement pas.
Pour bien se souvenir des differentes possibilites, il suffit de se rappeler que la reactance
dune inductance vaut jL et celle dun condensateur 1/jC. Le front montant tout
comme limpulsion possede un contenu en frequence tres eleve f , alors quun signal
continu na quune composante a f = 0. Linductance soppose au changement brusque de
tension ; dans les memes circonstances, le condensateur accepte toute la charge disponible.
On peut deduire les deux points dune evolution au temps t = ti et t en rem-
placant limpedance reactive par le court-circuit ou le circuit ouvert selon ce qui convient.
8-258 Regime transitoire sur ligne
= RC .
Exemple 8.10
Une inductance pure de 0.1 mH est placee comme charge a la fin dune ligne
de transmission dimpedance caracteristique de 50 , de longueur 100 m et de
vitesse de propagation vp = 1 108 m/s. On applique un echelon de tension
Vo u(t) avec Vo = 10 V a lautre extremite grace a une source tension adaptee.
Tracez levolution de la tension a la source et a la charge.
0
0
v + = V0 /2 z
v (t) T
2T
V0 /2 V0 /2
V0 /2
V0 /2
V0 /2 V0 /2
t
(t = ti = T = 1 s, z = ) = 1
(t ) = 1.
[V ]z=0 [V ]z=
V0
V0
2
1
V0 e
0 L 0 L
2T 2T + Z0 t T T+ Z0 t
[I]z=0 [I]z=
V0
Z0
V0 1
Z0 (1 e )
V0
2Z0
0 0
2T 2T + L
Z0
t T T+ L
Z0
t
pour 0 < t < to = zo /vp , aucun signal nest visible car v o = v + nest pas
encore arrive ;
pour to < t < ti = 2T to , il ny a que
Zo
v+ = Vo = 5 u(t z/vp ) V
Zo + Rg
On remplace la ligne telle que vue par linductance par son impedance ca-
racteristique. La seule resistance entrant dans le calcul de est donc Zo ,
dou :
L 0.1 103
= = = 2 s .
Zo 50
Exemple 8.11
S 100pF
z=0 z =
1 z = +
1 z = 1 + 2
0 1 1 + 2
0
5V, 100mA z
2.5V 10ns
7.5V
20ns
25ns
5V
t
[V ]z=0 , V
10
9.08
5
0 20 40 t, ns
(a)
[I]z=0 , mA
100
50 18.4
0 20 40 t, ns
(b)
Exemple 8.12
L d v (z = , t) Vo
+ v (z = , t) = .
Zo dt 2
soit A = 7.5.
Comme il ny aura plus aucune autre reflexion, levolution de la tension sur la
ligne avec insertion de la relation spatio-temporelle secrit :
8.11 Parametres S
Les parametres S (de langlais scattering parameters) sont bien connus des ingenieurs
travaillant en electronique micro-ondes ou en hyperfrequence. Il y a une grande similitude
entre les coefficients de reflexion et de transmission en tension a un point de jonction et
les fameux parametres S. Ces derniers ont ete crees pour faciliter les mesures car celles-ci
sont effectuees en adaptant la charge et la source dun cote comme de lautre du point de
jonction pour lestimation des parametres S. Le principe peut ensuite etre etendu pour
une jonction ou un circuit ayant deux ou plusieurs ports dacces.
Zg
De plus, si le port #2 est connecte a une charge adaptee, la tension du signal transmis
au port #2 v2r sur celle du signal incident au port #1 v1i est le parametre :
v2r
s21 = (port #2 adapte, v2i = 0) . (8.66)
v1i
Ces quatre parametres sont regroupes dans une matrice dite de diffusion (en anglais
scattering matrix) qui a la propriete detre symetrique sil existe une reciprocite entre
les deux ports :
s11 s12
S = . (8.68)
s21 s22
Le concept setend aisement aux cas de circuits ayant une nombre n de ports donnant
une matrice de diffusion ayant des dimensions de n n et dans laquelle se trouvent les
coefficients de reflexion (s11 , s22 , . . . snn ) et les divers coefficients de transmission dun
port #q vers le port #p, spq . Il faut alors connecter une source adaptee successivement a
chacun des ports, tous les autres etant termines dans des charges adaptees.
Toutes ces equations sont tres pertinentes en conception. Comme des appareils speciali-
ses existent pour les mesures des parametres S, il faut etre capable de pouvoir utiliser
convenablement ces parametres sachant leurs conditions dobtention.
8-266 Regime transitoire sur ligne
Exercices
Question 1
Z0 = 60
Rg = 40 T = 1s
Rc
vg (t) = 100u(t)V
z=0 z=
Soit le systeme montre sur la figure ci-dessus. Pour chacun des cas demandes, determi-
nez la valeur de Rc :
a) v(0.5, 1.7 s) = 48 V ;
b) v(0.6, 2.8 s) = 76 V ;
c) i(0.3, 4.4 s) = 1 A.
Question 2
t=0
0 2 4 t, s 0 2 4 t, s
z=0 z=
Soit le systeme montre sur la figure ci-dessus ou linterrupteur est ouvert depuis suf-
fisamment longtemps pour que le systeme ait atteint un regime permanent. A t = 0,
linterrupteur se ferme et les evolutions de la tension pendant les 5s suivantes sont ob-
servees aux positions z = 0 et z = . Deduisez les valeurs de Vo , Rg , Rc et T .
Question 3
Une ligne de transmission dune impedance caracteristique de 75 , se termine dans
une charge resistive Rc . A lautre extremite, on retrouve une source tension continue Vo
en serie avec son impedance reelle interne Rg . Lorsque le regime permanent est atteint,
on note une tension de 30 V et un courant de 1.2 A sur la ligne. Determinez la tension et
le courant de londe positive et de londe negative en etat permanent.
8.11 Parametres S 8-267
Question 4
Z0 = 60
30 T = 1s
240
vg (t)
z=0 z=
Si vg (t) = 90 u(t) V , tracez :
b) levolution de la tension a z = 0 et z = ;
Si vg (t) est une porte rectangulaire dune amplitude de 90 V et dune duree de 0.3 s,
tracez :
Question 5
6V
1.3V
0.28V
0 8.2ns 16.4ns t
La forme de la tension, representee sur la figure ci-dessus, est vue sur un reflectometre
du domaine temporel (Rg = 50 ) auquel on a branche un cable coaxial assume sans
perte, court-circuite et dont le dielectrique est du Teflon (r = 2.1). Deduisez ;
a) la longueur du cable ;
Question 6
t=0
Z0 = 50
50 T = 1s
150
100V
z=0 z=
Le systeme ci-dessus est dans cet etat depuis suffisamment longtemps pour etre dans
un regime permanent. Au temps t = 0, on ouvre linterrupteur. Tracez le diagramme des
reflexions multiples en tension et en courant et de la, levolution de la tension entre 0 et
6 s a la charge.
Question 7
Soit une onde incidente sur une ligne #1 dimpedance caracteristique Zo1 arrive a la
jonction avec une ligne #2 dimpedance caracteristique Zo2 reliee directement. Determinez
le rapport Zo2 /Zo1 pour que :
1
a) le voltage transmis soit 5
de celui incident ;
1
b) le courant reflechi soit 5
de celui transmis.
Question 8
R
R Z02 = 60
R
Z01 = 60
P1
Z03 = 60
Une ligne de transmission #1 est ensuite reliee a deux autres via un point de discon-
tinuite comme ci-dessus. Pour des signaux arrivant de cette ligne #1, determinez :
Question 9
R1 = 150
Soit la discontinuite montree ci-dessus. Si un signal incident arrive du cote gauche (i.e.
de la ligne #1), calculez la valeur des tensions et courants reflechis et transmis en terme
de V + .
Question 10
Une ligne coaxiale RG-58U (Zo = 50, vp = 0.667c ou c = 3 108 m/s) de 30 m est
prolongee par une ligne bifilaire torsadee (Zo 110, vp c) de 40 m. On branche :
Question 11
30V
15
z = 300m z = 0 z = 0+ z = 300m
Le systeme ci-dessus est au repos au temps t = 0 lorsque linterrupteur est ferme.
Tracez :
Question 12
Soit le circuit de la figure ci-dessous constitue de trois lignes de transmission identiques
(vp et Zo ) . On suppose que le circuit est dans un regime permanent lorsquau temps t = 0
on ouvre linterrupteur.
2 2Z0
2Z0
#2
ne
lig
Zg = Z0 Rs
ligne #3 t=0
ligne #1
V0 Z0 Z0
vp
1 3
En prenant maintenant Rs = 0 :
e) Tracez le diagramme des reflexions multiples en tension et en courant le long des lignes
de transmission #1 et #2.
Question 13
Une ligne de transmission dimpedance caracteristique Zo = 50 relie une source
tension vg (t) = 20u(t) V et Rg = Zo a une inductance de 0.1 mH. Le temps de franchir
la ligne est estime a 1 s. Determinez la valeur de la tension aux bornes de linductance
au temps t = 2 s si les conditions initiales sur la ligne etaient nulles.
8.11 Parametres S 8-271
Question 14
Soit le circuit de la figure ci-dessous ou le condensateur est initialement decharge.
S
z=0 z =
1 z = +
1 z = 1 + 2
Determinez la valeur de la tension a z = 0 aux instants : t = 2+ ns, 3 ns et dans les
deux cas suivants :
a) Rc = 150 ;
b) Rc = 50 .
Question 15
Une charge inconnue est placee a lune des extremites dune ligne de transmission a air
et dont limpedance caracteristique vaut 50 . On injecte un echelon en tension de 20 V
a lautre bout de la ligne et lon observe levolution de la tension aux bornes de la source,
sachant que celle-ci est adaptee a la ligne. Cette evolution est la suivante :
[V ]z=0 , V
20
10,6 V
10
16,8 V
4V
Question 16
On place une inductance L en serie telle une jonction a z = zs sur une ligne de
transmission de longueur et dimpedance caracteristique Zo terminee dans une charge
Rc = Zo . La source adaptee produit le signal vg (t) = Vo u(t).
Si les conditions initiales sont nulles, exprimez la tension en fonction du temps sur la
ligne a la position z = zs+ .
8-272 Regime transitoire sur ligne
Reponses :
1. a) Rc = 40 ; b) Rc = 120 ; c) Rc = 60 .
2. Vo = 125 V , Rg = 25 , Rc = 60 , T = 2 s.
+
3. vss = 60 V , vss = 30 V , i+
ss = 0.8 A,iss = 0.4 A.
4.
a) 0 0V, 0A
0
60V, 1A z
1
36V, 0.6A
2
12V, 0.2A
3
7.2V, 0.12A
4
2.4V, +0.04A
5
t, s
b) [V ]z=0 [V ]z=
84V 80.16V
79.2V
96V 80.64V
60V 76.8V
2 4 6 t, s 1 3 5 t, s
c) [I]t=1.2s [I]t=3.5s
1A
0.32A
0.4A 0.2A
0.8 z
z
2
d) [I]t=1.2s [I]t=3.5s
0.9 0.4A
0.12A
0.8
z
0.8 z
2
0.6A
8.11 Parametres S 8-273
5. a) = 0.848 m ; b) Zo = 77.66 .
6.
75V, 0.5A
0 25V, 0.5A [V ]z=
12.5V, 0.25A 1 75V
2 12.5V, 0.25A
6.25V, 0.125A 3
37.5V
4 6.25V, 0.125A
5 18.75V
6 3.125V, 0.0625A 9.375V
t, s
1 2 3 4 5 6 t, s
8. a) R = 20 ; b) P2 = P3 = 41 P1 ;
c) 11 = 0.2 donc i21 = (0.8)(0.5) = 0.4.
3 3
2.5 2.632 2.519 2.503
2.5 2.5 2.4505 2.493 2.499
2.1484
2 0.5633 1.1 2 0.8166
1.5 0.3 0.833 1.366 1.5 0.55 1.0833
1.35
0.2833
1 1
0.5 0.5
t [s] t [s]
0 0
0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4
11. V1 = 30 60+15+75
75
= 15 V , V2+ = 30 60+15+75
60
= 12 V ,
8-274 Regime transitoire sur ligne
a) [V ]t=0.5s b) [V ]z=100m
12V 12V
150
100 z, m 0.5 t, s
0
15V c) [I]z=300m
0.2A
1 t, s
0
12. a) Rs = Zo /2 ;
V0
b) source courant i(t) = 6Z o
u(t) ;
c) resistance parallele au point de discontinuite egale a Zo ;
d) une partie du courant va dans la ligne de transmission #3 ;
e)
C.I. C.I.
V0 2V0 V0 V0
z=0 ,
3 3Z0
z = 1 ,
3 3Z0 z = 1 + 2
V0 V0
9
, 9Z 0
2V0 2V0
, 27Z
V0
V270 , 27Z 0
27 0
V0
V810 , 81Z 0
2V0
, 2V0
243 243Z0
9.1 Introduction
Le regime transitoire discute precedemment montrait quune fois le regime permanent
etabli, on continuait a dire que la tension ou le courant le long de la ligne etait constitue
de la superposition de deux signaux : lun allant dans la direction positive et lautre dans
la direction negative. Cela reste toujours vrai, quimporte la forme du signal produit par
la source.
On peut donc poursuivre lanalyse du regime permanent en suivant la meme demarche.
Elle conduira inevitablement vers des series mathematiques si on se fie aux expressions des
+
vss (i+
ss ) et vss (iss ). Ce nest pas tres commode dautant plus que les charges etaient reelles
la presence dune seule charge reactive accrot grandement la complexite du probleme
car le coefficient de reflexion dune telle charge devient fonction du temps.
Et pourtant, le regime sinusodal permanent est si revelateur du comportement dun
circuit. On rappelle que tout signal periodique se decompose en serie de Fourier donc en
une somme de signaux sinusodaux a differentes frequences, relations de phase et ampli-
tudes. En consequence, le regime permanent pour toute forme de signal emis se retrouve
a partir du comportement sinusodal.
Dans ce chapitre, on verra un utilitaire graphique encore largement employe aujour-
dhui des que leffet des lignes de transmission doit etre pris en compte : labaque de
Smith. Mais avant, on reprend les notions des phaseurs pour deduire mathematiquement
le resultat, en faire lanalyse dans le but de faciliter les correspondances avec labaque de
Smith.
perte1 :
V (z) = V + ejz + V ejz (9.1)
I(z) = I+ ejz + I ejz (9.2)
1
= V + ejz V ejz (9.3)
Zo
= V ej (de meme pour I+ et I ).
+
ou V + = V + ej et V
Le developpement des equations montre que la charge contribue seule a la relation
vectorielle (module et argument) entre les signaux positifs et negatifs. On definit en effet
les V + et ses copains au niveau de la charge soit V + = [V + ]z= . Il convient alors de faire
un changement de variable et choisir d, la distance entre la charge et le point dobservation
sur la ligne :
d = z. (9.4)
Londe positive reste toujours celle qui progresse en se rendant vers la charge et celle
sont donnees par :
negative, vers la source. En terme de d, les solutions pour V (d) et I(d)
V (d) = V + e+jd + V ejd (9.5)
1
I(d) = V + e+jd V ejd . (9.6)
Zo
I(0)
Z0
Zg vp
V (0) Zc
Vg
d= d d=0
Ainsi, comme on pouvait sen douter, la condition aux limites a la charge implique un
signal reflechi dont la tension equivaut a celle du signal incident multipliee par le coefficient
de reflexion de la charge. Donc :
V
= [c ]d=0
V + d=0
ou plus simplement :
V
= c (9.11)
V +
car les definitions de chacune des variables ont ete etablies directement au niveau de la
charge. Cette expression (9.11) devient invalide pour d 6= 0 comme on le verra un peu
plus tard.
secrivent ainsi :
Finalement, les solutions generales pour V (d) et I(d)
V (d) = V + ejd + c ejd (9.12)
+
V
I(d) = ejd c ejd . (9.13)
Zo
d d=0 d=0
Figure 9.2 Ligne de transmission terminee dans un court-circuit ou dans un circuit ouvert.
A titre gracieux, voici les memes expressions ramenees dans le domaine temporel :
Sauf a des positions bien specifiques distancees dune demi-longueur donde (cest
le cas a la charge) d = 0, /2, . . ., la tension sur une ligne court-circuitee est
non-nulle ! Son amplitude atteint jusqua deux fois celle de V + .
Pire encore, le comportement, qui se repete a toutes les demi-longueurs, est identique
tant pour lun que pour lautre a /4 pres ; les deux charges sont donc similaires !
3
(t + + ) = 2
v(t, d)
2 2V +
4
0
0
d
2
2V +
+
i(t, d)
2 VZ0
2
0
d 3
3
2 4
4
4
0 +
2 VZ0
Figure 9.3 Variation de la tension et du courant sur une ligne de transmission court-circuitee.
La figure 9.3 illustre comment varie la tension et le courant le long de la ligne court-
circuitee en des temps bien specifiques tels que (t + + ) = 0, /4, /2, et 3/2.
Une comparaison peut etre faite avec le battement des cordes frappees ou pincees dun
instrument de musique ; surtout si une condition aux limites dure (du genre court-circuit
ou circuit-ouvert) existe au niveau de la source pour entretenir le mouvement3 .
On imagine sans peine que le rapport de la tension et du courant sur la ligne, lequel
indique normalement la valeur de la charge, ne reste pas constant car il devient aussi une
fonction de la distance. Ainsi, limpedance equivalente presentee par la ligne terminee par
une charge au niveau de la source Zin , differe de limpedance de charge ; elle correspond
3
Voila la solution au mouvement perpetuel, encore faut-il que la ligne soit sans perte...
9-280 Regime sinusodal permanent sur ligne
a :
V ()
Zin = . (9.18)
I()
Pour le court-circuit et le circuit-ouvert, on obtient a d = :
2j V + sin()
Zincc = +
= j Zo tan() (9.19)
2 VZo cos()
2 V + cos()
Zinco = V +
= j Zo cot() . (9.20)
2j Zo
sin()
Xincc
0 3
5 3
4 2 4 4 2
Figure 9.4 Impedance equivalente dune ligne avec un court-circuit selon la longueur de la
ligne.
On remarque bien le comportement reactif de ces charges qui se repete a tous les /2,
et leur equivalence (la tangente et la cotangente ont un graphe identique mais dephase
de 90 ). Limpedance equivalente presentee par une ligne court-circuitee est dessinee sur
la figure 9.4 en faisant varier la longueur de la ligne. Le court-circuit redevient un court-
circuit si la ligne a une longueur multiple de /2. Par contre avec une longueur de /4
et aussi incroyable que cela puisse paratre, la source voit un circuit-ouvert ; le courant
mesure a la sortie de la source est nul !
Exemple 9.1
Un court-circuit agit comme une reactance pure, inductive autant que capaci-
tive, a lentree dune ligne. Soit Xo la valeur de cette reactance pure obtenue
avec une longueur de ligne o .
Demontrez quune reactance pure Xo devient un court-circuit a une distance
egale a /2 o .
Exemple 9.2
Un court-circuit se produit quelque part sur une ligne avec dielectrique a air.
On alimente la ligne avec une source sinusodale a frequence variable (mais
damplitude uniforme sur toute la gamme a vide). Lamplitude de la tension
lue a lentree de la ligne, devient maximale a 3.3 MHz et minimale (meme nulle)
a 3.6 MHz si on balaie la gamme en augmentant graduellement la frequence.
Determinez a quelle distance de lentree se trouve le court-circuit.
Pour une charge ayant une partie resistive non-nulle, on rajoute la puissance active
absorbee par la resistance au bilan de puissance produit par la ligne (a pertes). Si la
ligne est sans perte, le bilan de puissance est le meme partout sur la ligne ; il indique
la puissance active transferee a la charge.
V (d)
Zc (d) = . (9.24)
I(d)
le rapport entre la tension du signal reflechi sur celle du signal incident a la position
d
c (d) = c (9.26)
c (d) = c 2d . (9.27)
|{z}
c
Pour obtenir limpedance vue Zc (d), lidee repose sur lunicite de la solution inverse :
chaque charge possedant un coefficient de reflexion unique, a chaque coefficient de reflexion
correspond une et une seule charge etant donnee limpedance caracteristique de la ligne.
Donc :
Zc (d) c (d)
avec
Zc (d) Zo
c (d) = (9.28)
Zc (d) + Zo
V (d) 1 + c (d)
Zc (d) = = Zo . (9.29)
I(d) 1 c (d)
2V +
t T t t
V (d)
T
2V +
0
d
2
I(d)
+
2 VZ0
0
d 3
4 4
Figure 9.5 Diagrammes donde stationnaire de la tension et du courant sur une ligne de
transmission court-circuitee.
moins prononcees que celles du court-circuit ou du circuit-ouvert4 tel quil apparat sur
la figure 9.6.
0 Vmin V + 0 Imin I +
V + Vmax 2V + I + Imax 2I + .
Le trace ne represente pas une sinusode car les creux sont plus etroits que les
sommets ; a la limite comme avec le court-circuit et le circuit-ouvert, lallure sera
celle dun sinus redresse.
Vmax Vmin
T t t
T
V (d)
Vmax = V + (1 + c )
Vmin = V + (1 c )
0
d
dmin
2
I(d)
V+
Imax = Z0
(1 + c )
V+
Imin = Z0
(1 c )
0
d
dmax
Figure 9.6 Diagrammes donde stationnaire de la tension et du courant sur une ligne de
transmission terminee dans une charge complexe.
le signal reflechi. A certains endroits, les signaux sont en phase ce qui produit un som-
met mais a dautres, ils deviennent hors-phase produisant les creux. Si lamplitude
de la reflexion est identique a celle de lincidente alors la combinaison des deux entrane
des variations maximales5 qui vont de zero a deux fois lamplitude du signal incident.
Dans le plan complexe, on additionne vectoriellement les deux phaseurs en considerant le
dephasage entre eux. Ce dephasage correspond a celui du coefficient de reflexion generalise
car :
V (d) = V + ejd 1 + c ej2d (9.32)
+ jd
= V e 1 + c (d) (9.33)
V + jd
I(d) = e 1 c (d) . (9.34)
Zo
Or, on sinteresse uniquement au module dou :
V (d) = V + 1 + c (d) (9.35)
V +
I(d) = 1 c (d) . (9.36)
Zo
Pour
tracer le diagramme donde stationnaire, il est suffisant de considerer les quantites
1 c (d) puisque V + et Zo representent des constantes.
Ainsi la tension observee devient proportionnelle a la longueur du vecteur resultant
de la somme du vecteur (1 + j0) et de (d) dans le plan complexe tel quil apparat sur
5
On convient que la reflexion a toujours une amplitude plus faible, a la limite egale a celle de lincidente.
9.4 Parametres du regime sinusodal permanent 9-287
Im{c (d)}
A
c d
1 + c
O c
(1, 0) Re{c (d)}
1 c
Figure 9.7 Sommes vectorielles dans le plan complexe de c (d) pour dessiner les diagrammes
donde stationnaire.
A certains endroits, lorsque le point A croise laxe des reels positifs i.e. lorsque :
(c 2dmax ) = 0, 2, 4, . . . (9.37)
(c 2dmin ) = , 3, 5, . . . (9.38)
Vmin = V + (1 c ) (9.39)
Vmax = V + (1 + c ) (9.40)
V+
Imin = (1 c ) (9.41)
Zo
V+
Imax = (1 + c ) . (9.42)
Zo
Exemple 9.3
(0.244) 2 min{dmin } =
donc :
min{dmin } = 0.231 .
Quant a la valeur de cette amplitude, elle est donnee par (9.39). La connais-
sance de V + est requise. Il faut obeir a la condition frontiere a la sortie de la
source i.e. a d = :
Vg Zg I() = V () .
On suppose Vg = 30 = 3 et on prend (9.33) et (9.34) :
+
V j j2
3 80 e 1 c e = V + ej 1 + c ej2
50
3 = V + ej 2.6 0.6 c ej2
| {z }
0.6130
dou :
3 3
V+ = = = 1.055 V .
|2.6 0.36130 | |2.83 j0.28|
Finalement dans (9.39) :
On remarque que V + (noubliez pas quil faut sous-entendre Vss+ car on traite
de regime sinusodal permanent dans ce chapitre) ne correspond pas a V o , le
signal de depart en regime transitoire. Sans adaptation du cote de la source,
V + et V o sont differents car il y a dautres reflexions a la source. On demontre
meme que V + varie selon la frequence.
Vmax Imax V + (1 + c )
SW R = = = + (9.43)
Vmin Imin V (1 c )
1 + c
= . (9.44)
1 c
Attention, le terme c represente bien le module du coefficient de reflexion.
9-290 Regime sinusodal permanent sur ligne
Evidemment, il faut que SW R soit toujours plus grand ou egal a lunite sinon Vmax est
plus petit que Vmin (meme chose pour le courant) ! Experimentalement, il est un parametre
facile a mesurer en plus dindiquer limportance de la mesadaptation et la surtension.
Deux cas meritent lattention :
Encore une fois, tension et courant sont en phase de sorte que limpedance vue aux
endroits dmin selon (9.38), devient a la fois minimale et reelle soit :
V (d) V (dmin ) Vmin
Rmin = min =
= (9.47)
I(d) I(dmin ) Imax
1 c Zo
= Zo = . (9.48)
1 + c SW R
rmax = SW R (9.55)
rmin = 1/SW R; (9.56)
(za = yb ) = (a = b ) (9.58)
Exemple 9.4
Za = (15 j20)
Zb = (50 + j50)
Zc c (0.1) = 0.6130.
(15 j20) 50
a = = 0.593 133.2
(15 j20) + 50
a = 0.593
(50 + j50) 50
b = = 0.44763.4
(50 + j50) + 50
b = 0.447
c = 0.6 .
1 + 0.593
SW Ra = = 3.911
1 0.593
1 + 0.447
SW Rb = = 2.618
1 0.447
1 + 0.6
SW Rc = = 4.0 .
1 0.6
Exemple 9.5
Soit une charge placee au bout dune ligne de transmission. A une certaine
distance da de la charge, le module de limpedance vue Zc (da ) est maximale
et vaut 200. Par contre, a la distance db telle que db = da + 10 m, le module
de limpedance vue devient cette fois minimale avec Zc (db ) = 50
Deduisez limpedance caracteristique de la ligne et le taux donde stationnaire
sur la ligne produit par la charge.
Les equations (9.46) et (9.48) suffisent. Le produit Rmax Rmin donne Zo2 , car
ces deux impedances vues se rencontrent en alternance a intervalle de /4, ce
qui respecte (9.49). Donc :
p
Zo = (200)(50) = 100 .
On a dit que la distance entre la rencontre de Rmax et celle de Rmin vaut /4,
laquelle est de 10 m selon la donnee du probleme. Ainsi, de (9.49) :
Zo2
Zc (dc + 10 m) =
Zc (dc )
104 104 0
= = = 81.65 35.3
100 + j70.7 122.4735.3
= (66.7 j47.1) .
9-294 Regime sinusodal permanent sur ligne
9.5.1.1 r et x versus u et v
De (9.60) remanie, on a :
(u + jv)((r + 1) + jx) = (r 1) + jx
r(u 1) xv = (u + 1) (9.61)
rv + x(u 1) = v (9.62)
r centre rayon
0 (0,0) 1
0.2 (0.167,0) 0.833
0.5 (0.333,0) 0.667
1 (0.5,0) 0.5
2 (0.667,0) 0.333
(1,0) 0
Table 9.1 Parametres des cercles dans le plan u v selon les valeurs de r.
(ru2 2ru + r) + rv 2 = 1 u2 v 2
u2 (1 + r) 2ru + v 2 (1 + r) = 1 r
2ru 1r
(u2 ) + v2 =
1+r 1+r
2 2
r 2 1
u +v = . (9.63)
1+r 1+r
r
La derniere relation (9.63) est celle dun cercle dans le plan u v centre a ( 1+r , 0)
1
de rayon 1+r . Le tableau 9.1 dresse quelques exemples pour differentes valeurs de r.
r(u 1) xv 2 = v(u + 1)
+ rv(u 1) + x(u 1)2 = v(u 1)
xv 2 + (xu2 2xu + x) = 2v
9-296 Regime sinusodal permanent sur ligne
x centre rayon
0 (1,)
0.2 (1,5) 5
0.5 (1,2) 2
1 (1,1) 1
2 (1,0.5) 0.5
(1,0) 0
Table 9.2 Parametres des cercles dans le plan u v selon les valeurs de x.
donc
(u2 2u + 1)x + v 2 x 2v = 0
2v
(u2 2u + 1) + (v 2 ) = 0
x
2 2
2 1 1
(u 1) + v = . (9.64)
x x
r = 0.2 v v
1 r=0 x = 0.5 1 x = 1
r = 0.5 r=1 x = 0.2 x=2
r=2
x=0
u
1 0.5 1 u x = 0.2 1
x = 2
x = 0.5
x = 1
1
1
la partie imaginaire est connue i.e. x =cte (cercle centre a 1, ( x1 ) de rayon abs{ x1 }).
9.5 Abaque de Smith 9-297
Les lieux pour differentes valeurs de r et de x (qui sont les memes que celles retrouvees
dans les tableaux 9.1 et 9.2 respectivement) sont traces sur les figures 9.8 de gauche et de
droite.
v
1
0.5 2
x = 0.2
r = 0 0.2 0.5 1 2
u
x = 0.2
0.5 2
1
Labaque de Smith est simplement constitue de la superposition de ces lieux pour une
grande quantite de valeurs de r et de x. La figure 9.9 montre un abaque de Smith simple,
alors que celle 9.10 devoile la forme de labaque que lon se sert presquuniversellement.
Lintersection du lieu r = ro avec celui de x = xo , donne un point qui indique la valeur
du coefficient de reflexion de la charge normalisee zc = ro + jxo . Il ne peut y avoir quun
seul point dintersection car, on le rappelle, la relation est biunivoque entre la charge et
son coefficient de reflexion.
Laxe des reels entre 1 et 1 correspond a des charges resistives pures puisque leur
coefficient de reflexion est aussi un nombre reel ; la partie imaginaire vaut zero, ce
qui explique pourquoi on se retrouve directement sur laxe.
9-298 Regime sinusodal permanent sur ligne
Comme aucune charge passive ne peut avoir un coefficient de reflexion dont le mo-
dule excede lunite, on devrait retrouver toutes les charges a linterieur du cercle de
rayon unite dans le plan du coefficient de reflexion. Seules les charges actives et les
charges de resistance negative qui retournent un signal plus fort, dou c > 1, se
retrouvent a lexterieur ; leur etude deborde du cadre present.
Partout dans labaque, le module du coefficient de reflexion est evalue par une regle
de trois en notant la distance du centre O au point de charge P (longueur du
vecteur OP partant du centre et allant vers le point de charge) et en considerant
que la distance entre le centre et le pourtour vaut lunite. On peut aussi se servir
dune des echelles radiales dessinees au bas de labaque, identifiee par COEFF. DE
REFL. (V,I), sur laquelle on reporte la distance notee precedemment. Lechelle
radiale COEF. DE REFL. [dB] permet de lire directement le module du coefficient
de reflexion en decibels.
Langle mesure entre laxe des reels et le vecteur OP donne largument du coefficient
de reflexion. On peut lobtenir en allongeant le vecteur OP jusqua ce quil atteigne
la deuxieme echelle circonferencielle bien identifiee pour cet usage. Attention de ne
pas prendre la premiere echelle circonferencielle autrement que pour lusage auquel
elle est destinee (coefficient de transmission en tension).
Exemple 9.6
Resultats :
a = 0.593 133.2
b = 0.447 63.4
c = 0.667 180.0
0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
0.1 0.39 0.36
90
100 80 0.35
9 0.4 0.1
0.0 6
45
50
1 110 40 70 0.3
0.4
1.0
4
0.9
1.2
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
1.4
2 0.3
0.7
60
0.4 120 3
0.6 60
1.6
0.
07 18
0. 30 0.
3 32
1.8
4 0.2
0. 50
5 65
1 30
o)
0
/Y
2.
06
0.
0. jB 25
19
(+
0.
44
0.
VE
31
TI
0.
CI
70
A
AP 0.4
0
40
C
14
5
0.2
0.
0.0
E
5
NC
0.3
20
0.4
TA
0
EP
3.
75
0.6
SC
SU
4
0.2
0.0
0.2
0
0.3
30
1
U
15
0.4
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9
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0.8 15
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4.0
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1.
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7
0.2
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2
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LA S
8
C
1.
160
0.2
20
85
IND
RS
8 10
0.
E VE
CE
0.23
TAN
ANG
0.48
0.27
OND
ANG
90
0.6
RAC
LE DU
LE DU
URS D
10
170
0.1
0.4
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
20
CIENT DE TRANSMISSION E
0.2
50
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
1.2
1.4
1.6
1.8
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
50
0.25
0.25
180
0.0
CHARGE <
50
RSISTANCE (R/Zo) OU CONDUCTANCE (G/Yo)
0.2
20
0.24
0.49
0.26
A
0.4
70
N DEG
0.1
L
N DEG
-1
S
10
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B/Yo
RS
0.6
-90
RS
0.23
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0.48
0.27
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8
0.
D
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-10
RS
160
-85
-20
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0.2
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0
-
1.
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5.0
0.2
U
7
0.2
C
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4
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1.
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8
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-15 -80
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SC
0.8 -15
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4
0.2
0
-30
0
0.3
6
0.2
0 .
1
U
0.4
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9
Zo
0.6
-75
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0
3.
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5
0.2
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IV
5
0.3
4
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-1
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CA
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0.
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0.
0.6
0.
43 -30 32
0.
1.6
-60
0 -60 0.1
0.7
0.0
8 -12
1.4
7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4
1.2
3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
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V,
F
SM
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0 1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 1.7 1.8 1.9 2 2.5 3 4 5 10
AN
TR
O
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0 1 0.99 0.95 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
C
)
E
D
F.
CENTRE
EF
O
0.0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 1.7 1.8 1.9 2
C
ORIGINE
0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
b
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
0.4 100 0.1
.09
D . D DE
6
.S [dB [dB . (P V, I)
0 10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
110 40 70 0.3
.41
1.0
4
0.9
0 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
a
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
EF E F
0.0
NC
F. FF F.
T.O R E R R
0.3
0.4
20
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
TA
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
.
EP
3.0
75
0.6
SC
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
SU
4
0.2
F
0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
6
0
0.2
] )
30
1
0.3
OU
0.4
15
9
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
>
o)
0.8 15
E
(
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RC
0.22
IVE
1.0
OU
b
0.47
0.28
CT
LA S
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zb
1.0
160
U
0.2
20
85
IND
RS
10
0.8
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CE
0.23
TAN
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
ANG
0.48
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O CO OE
OND
ANG
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EF E F
0.6
F. FF F.
T.O R E R R
LE DU
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
LE DU
URS D
E
C
10
.
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
c
0.25
0.25
180
0.0
CHARGE <
0.24
0.49
0.26
RS LA
-170
0.4
N DEG
0.1
N DEG
10
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B/Yo
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RS
0.6
-90
RS
0.23
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0.48
0.27
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OND
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TIV
0.8
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-10
-160
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0.2
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0.22
5.0
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0.47
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4.0
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-15
4<
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0
-30
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0.3
6
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0.6
-75
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5
0.2
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0.0
IV
5
IT
0.3
0.4
0.4
0
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14
C
PA
0
0.4
-
CA
-7 0
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6
0.1
NC
0.0
TA
9
-25
4
0.3
a
AC
0.4
0.5
2.0
1
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
8 -12
0.0 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
Figure 9.11 Exemples dobtention du coefficient de reflexion de certaines charges sur labaque
de Smith.
que d1 (on seloigne de plus en plus). Le sens est oppose si d2 est plus petit que d1 (on se
rapproche de la charge).
On trouve plus commode de travailler avec des distances exprimees en terme de lon-
gueurs donde du type d = k ou k est un nombre reel. Ainsi, le produit 2d se resume
a 4k ou encore, en degres, a 720k [ ]. On franchit bien 360 lorsque k = 0.5 i.e. une
distance dune demi-longueur donde. Ceci explique la graduation des 3e et 4e echelles
circonferencielles allant de 0 a 0.5 dans chacun des sens. Ces echelles sont donc employees
pour les deplacements de position dobservation qui modifient le coefficient de reflexion
de la charge vue.
Exemple 9.7
Resultats :
zc (0.8) = 0.3 + j0.43
zc (0.1) = 0.5 j0.94
zc = 3.26 j1.49
9.5 Abaque de Smith 9-301
0.12 0.13
0.11 0.14
0.37
SW Rc
0.38 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
0.4 100 0.1
.09
D . D DE
6
.S [dB [dB . (P V, I)
0 10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
110 40 70 0.3
.41
1.0
4
0.9
0 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
.42
0.7
20 60 3
0 1
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
c
0
13 o)
2.0
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0.5
6
0.1
jB
0.0
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9
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0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0
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O CO OE
C
14
5
0.2
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T.O R E R R
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0.4
20
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D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
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3.0
75
0.6
SC
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4
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F
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6
0
0.2
] )
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1
0.3
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15
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/Zo
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zc (0.8)
80
4.0 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
X
(+j
RC
0.22
IVE
1.0
OU
0.47
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LA S
5.0
1.0
UC
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85
IND
RS
10
0.8
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0.23
TAN
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
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0.48
0.27
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ANG
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T.O R E R R
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.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
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C
.
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0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
0.0
CHARGE <
0.24
0.49
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RS LA
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0.4
N DEG
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N DEG
10
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RS
0.6
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RS
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SD
UC
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1.0
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1.0
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5
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5
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zc (0.1) -4
C
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PA
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6
0.1
NC
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TA
0
-25
4
0.3
AC
.4
0.5
2.0
0
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
0.0
8 -12 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 40 6
0
-
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
0.7
Figure 9.12 Exemples de determination de charges normalisee vues sur labaque de Smith.
Lexemple precedent temoigne de la facilite avec laquelle labaque de Smith resout les
problemes associes avec les impedances vues sur une ligne de transmission. La verification
a laide des equations prend un temps nettement plus long (a moins davoir un logiciel
mathematique qui traite aisement les nombres complexes), sans compter quil offre une
sensation visuelle.
Lorsquon fait pivoter le vecteur OP sur un tour complet, le point P decrit un cercle
centre sur O qui represente le lieu des impedances normalisees vues pour une charge donnee
bien sur. Chaque point sur ce cercle identifie une impedance vue possible a rencontrer sur
la ligne. On lappelle aussi le cercle de taux donde stationnaire constant, car toutes ces
charges presentent des coefficients de reflexion qui ont un meme module7 . Ce cercle coupe
laxe des reels a deux endroits :
cote negatif de laxe des reels a la valeur de rmin ;
il faut tourner le vecteur OP pointant sur la charge meme zc afin quil croise laxe negatif
des reels pour obtenir dmin (le point P donne rmin ) et laxe positif des reels pour dmax (le
point P donne alors rmax ).
On avait aussi fait remarquer que ladmittance normalisee vue a un certain endroit
equivaut a limpedance normalisee vue a /4 de cet endroit. Sur labaque de Smith
cela se traduit ainsi : ladmittance normalisee est diametralement opposee par rapport a
lorigine a limpedance normalisee. En effet, de (9.52) et (9.54), on tire :
Rien de plus simple. On ajoute ainsi un nouvel usage a labaque valide dans tout circuit.
Exemple 9.8
On place trois charges differentes sur une ligne de transmission ayant une
impedance caracteristique de 50 et une vitesse de propagation de 67%. A la
frequence doperation de 400 MHz, ces charges presentent des impedances de
(15 j20), (50 + j50) et 10.
Pour chacune des charges, determinez avec laide de labaque de Smith le taux
donde stationnaire sur la ligne, ladmittance de ces charges, la distance en m
a laquelle la tension devient minimale.
0.12 0.13
0.11 0.14
SW Ra
0.38 0.37 0.15
C
90
db,min
T.O .S. FL. FL L.
80 0.35
F. FF F.
T.O R E R R
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
.
50
1 110 40 70 0.3
1.0
0.4 4
0.9
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
.08
0.8
0 7
35
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
.42
0.7
0 60 3
0 12
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
SW Rb
C
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
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4
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0.24
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20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
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20
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0.1
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5
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-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
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0 -60 0.1
0.7
8
0.0 -12 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
vp 2 108
= = = 0.5 m .
f 400 106
Zc () SW R Yc ( S) dmin ( m)
Exemple 9.9
zc
c
0.71
Figure 9.14 Charge equivalente issue dune combinaison de deux impedances complexes.
y1 = 0.666 + j1.53
y1 (0.71) = 0.344 j0.914
Exemple 9.10
Vmax
SW R = = 3.
Vmin
On trouve :
31
c = = 0.5 .
3+1
On recherche maintenant largument de c de (9.68) :
4
c = (0.355) = 1.32 rad .
Donc :
c = 0.5ej1.32 .
vers le dtecteur
fente
connecteur
sonde mobile
air air
sonde. Elle doit aussi avoir la meme impedance que celle de transmission. La fente est
si etroite quelle napporte aucune consequence sur la distribution des champs entre les
conducteurs. Une sonde inseree par la fente echantillonne le champs electrique ; ainsi la
tension developpee entre la sonde et le conducteur externe est proportionnelle a la tension
sur la ligne a lendroit ou se situe la sonde. Un detecteur indique lamplitude du signal lu.
La constante de proportionnalite ne joue aucun role important puisque quelle disparat
dans un rapport entre deux mesures comme cest le cas avec le SW R ; aucune calibration
nest necessaire. Autrement dit, une lecture dune valeur absolue complique la realisation
de lappareillage sans procurer un quelconque avantage.
On peut aussi choisir entre dmin et dmax mais la mesure de la distance du premier
maximum est moins precise a cause de la derivee de V (d) plus faible autour de dmax
comparativement a dmin .
On remarque que la connaissance de est aussi requise. Par chance, la longueur
donde est facilement extraite au moment des mesures de SW R, car la distance entre un
maximum et un minimum de tension vaut /4. Pour ameliorer la precision, on prefere
noter la distance entre deux minima consecutifs qui est de /2. Si dmin est exprimee en
terme de longueurs donde (k) et que lon desire c en degres (et non en radians), alors
la formulation devient :
c [ ] = 720k 180 .
Tout irait bien dans le meilleur des mondes mais voila, la ligne fendue de mesure cache
deux desavantages.
La vitesse de propagation differe dans la ligne fendue (la vitesse de la lumiere dans
le vide, le dielectrique etant lair) de celle de la ligne de transmission. Les calculs
devront donc se faire avec la longueur donde dans la ligne fendue f .
La ligne fendue nest pas necessairement placee juste avant la charge pour toutes
sortes de raisons. De toute maniere, la graduation sur la ligne est souvent telle que
les distances sont relatives ; il ny a pas de 0. Il faut alors fixer un plan de reference
qui agira comme origine. Au plan de reference, la charge vue equivaut a la charge
9.6 Estimation de charge 9-307
0
d f
2
Vc (d)
Vminc
0
d dmin dc
dans ligne fendue dans ligne transmission
Figure 9.16 Procedure pour determiner dmin avec une ligne fendue et un plan de reference
obtenu avec un court-circuit.
Exemple 9.11
f = 2(30) cm = 60 cm
dmin = (30 8.70) cm = 21.3 cm .
4
c = (21.3) = 1.32 rad .
60
vpf c 3 108
fo = = = = 500 MHz .
f f 0.6
9.7 Adaptation
Des quune charge presente une impedance differente de limpedance caracteristique, un
taux donde stationnaire setablit. Cette situation peut devenir embarrassante :
La tension ou le courant peut devenir plus grand que celui prevu et depasser les
valeurs nominales de par le SW R.
On imagine facilement que les divers abonnes dun secteur a un cablo-distributeur viennent
tous se raccorder en paralleles. Limpedance dentree de leur televiseur respectif se trouve
en parallele avec ceux des autres abonnees apres avoir parcouru une distance variable.
Limpedance vue du secteur devient difficilement determinable et change selon la frequence
du signal (entre 30 et 300 MHz habituellement pour les cablo-distributeurs). Certaines
bandes seront avantagees alors que dautre, au contraire, seront desavantages. Il en va de
meme pour un reseau dordinateurs par exemple. Hydro-Quebec, a cause de la longueur
de son reseau de distribution, connat aussi son lot de problemes de meme origine. Des
surcharges importantes (de lordre de 10% par rapport a la valeur nominale, entranent
9.7 Adaptation 9-309
louverture des disjoncteurs et affectent des milliers dabonnes. Les centrales de la Baie-
James et Montreal sont separes par un quart de longueur donde a 60 Hz. Sans compen-
sation, dans les periodes de fortes consommation par les montrealais (charge tendant vers
un court-circuit), le courant a la sortie des generatrices deviendrait nul, consequences dun
circuit-ouvert. Il faut re-equilibrer la charge a laide de compensateurs reactifs ajustables
a mesure que la puissance active change.
Z0 Z0
circuit
Zc
Z0 dadaptation
t = 0
Il faut comprendre que cette notion dadaptation differe de celle en circuit qui permet un
transfert maximal de la puissance en presentant a la source une impedance conjuguee-
complexe de limpedance interne de la source.
Pour adapter une charge a la ligne, on doit ajuster les deux composantes de limpedance :
Les techniques dadaptation se doivent davoir deux parametres dajustement pour par-
venir a une adaptation complete. Si une seul parametre est disponible, on combine des
techniques doptimisation pour sapprocher le plus possible de la solution ideale. La solu-
tion optimale procure le taux donde stationnaire le plus faible.
Il existe beaucoup de techniques dadaptation micro-onde. Celles presentees ont ete
choisies car elles servent de modeles ou de base pour les autres. On peut meme imaginer
des combinaisons de celles-ci.
9-310 Regime sinusodal permanent sur ligne
Z0 Z0q Z0
Zc
Z0 Zc (dq )
t = 0
q
4
dq
Il est clair que pour accomplir ladaptation selon (9.69), Zc (dq ) doit etre reel car tous les
autres termes de lequation, Zoq et Zo sont reels. Il sadonne que toute charge presente a
certains endroits sur la ligne une impedance vue purement reelle qui prend la valeur de
Rmin ou Rmax . Deux solutions en decoulent mais le choix revient au concepteur car elles
sont equivalentes en theorie. On pourra preferer lune a lautre parce quelle offre une dis-
tance plus courte entre la charge et le dispositif, ou encore une impedance caracteristique
du transfo plus facile a realiser.
Zc (dq ) = Rmin
Avec ce choix, on rappelle que la tension est aussi minimale (et le courant maximal).
Donc, de (9.38) sous la contrainte de la plus courte distance, on a :
d(1)
q = min{dmin } = (c + ) . (9.70)
4
Lindice superieur (1) refere a la solution #1 et largument de c est compris entre
et +. Quant a limpedance du transformateur, on obtient de (9.69) sachant
que Rmin = Zo /SW R selon (9.48) :
(1) Zo
Zoq = . (9.71)
SW R
9.7 Adaptation 9-311
Zc (dq ) = Rmax
Le developpement suit le meme parcours que dans la premiere solution ; on change
les Rmin par Rmax , dmin par dmax et lindice (2). De (9.37) et (9.46), on a :
d(2)
q = min{dmax } = c (9.72)
4
(2)
Zoq = Zo SW R . (9.73)
Exemple 9.12
0.12 0.13
0.11 0.14
0.37
SW Rc
0.38 0.15
C
90
T.O .S. FL. FL L.
80 0.35
F. FF F.
T.O R E R R
0.0 6
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.
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1 110 40 70 0.3
1.0
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40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
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7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
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C
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
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T.O R E R R
0.3
0.4
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3.0
75
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UC
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85
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RS
10
0.8
E VE
CE
0.23
TAN
0.27
O CO OE
OND
zc
ANG
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AC
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T.O R E R R
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dmax
D . D DE
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0.24
0.0 > LONGUE
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0.49
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0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
0.2
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
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0.25
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SU
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0.3
6
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1
U
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Zo
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5
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0.0
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4
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AC
.4
0.5
2.0
0
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
8
0.0 -12 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
dmin = 0.287
dmax = 0.037
SW R = 2.618
9-312 Regime sinusodal permanent sur ligne
d(1)
q = (0.464 ) = 0.287 = d(2)
q + 0.25
4
et de (9.44) :
1 + 0.4472
SW R = = 2.618 .
1 0.4472
La solution #2 procure la distance la plus courte comme souhaitee. Les pa-
rametres dajustement valent donc :
dq = 0.037
Zoq = 50 2.618 = 80.9 .
que lon place en parallele (parfois mais rarement en serie) a une distance ds avec
la ligne de transmission principale.
Le stub presente a son entree une impedance reactive pure. Selon (9.19), cette impedance
a une valeur de :
Zscc = jXs = jZos tan(s s ) (9.74)
pour un stub en court-circuit. Avec un stub en circuit-ouvert, on se sert de (9.20) :
On remarque que trois parametres peuvent etre ajustes, soient Zos , s et ds . On se limitera
aux deux derniers s et ds dans le cas present. Il demeure facile detendre le principe en
utilisant plutot Zos et ds . Lautre combinaison ne fonctionne pas car les deux parametres
influencent limpedance dentree seulement.
Dans le reste de la sous-section, on assume que le stub est mis en parallele comme
sur la figure 9.20. Sinon, en serie, on interchange les mots admittance-impedance,
conductance-resistance et susceptance-reactance.
9.7 Adaptation 9-313
ls
stub CC
Z0 Ys Z0
Zc
Z0 Yc (ds )
t = 0
ds
Figure 9.20 Montage pour adaptation avec un stub CC en parallele.
Zo
bscc = cot(s s )
Zos
Zo
bsco = tan(s s ) .
Zos
Les deux dernieres equations ninsinuent pas quavec un bs negatif, on doit prendre
un stub CC ou un stub CO avec bs positif. La tangente et la cotangente vont de
a + de sorte quun stub CC, par exemple, parvient a satisfaire pleinement
tout besoin.
9
Pour ceux qui ont oublie les notations dadmittance en circuit :yc = gc + jbc .
9-314 Regime sinusodal permanent sur ligne
0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
1 110 40 70 0.3
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0.4 4
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]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
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4
0.3
E
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IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
EF E F
0.0
CE
F. FF F.
T.O R E R R
0.3
0.4
20
AN
1 + jb
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
PT
.
3.0
75
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]
US
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4
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0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
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30
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0.3
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15
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>
/Zo 0.8 15
E
(
80
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0.22
1.0
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0.47
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PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
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90
ANG
EF E F
0.6
F. FF F.
T.O R E R R
LE DU
A
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
LE DU
URS D
E
C
10
.
R
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
0.0
CHARGE <
0.24
0.49
0.26
RS LA
-170
0.4
N DEG
0.1
N DEG
10
o )
E VE
RS
(-jB/
0.6
-90
RS
0.23
0.48
0.27
OND
T IVE
0.8
SD
-10
U
60
-85
-20
R
IND
0.2
-1
U
1.0
UE
0.22
5.0
CE
0.47
0.28
NG
1.0
AN
O
PT
L
-80
4.0
E
SC
-15
4<
0.8
SU
0
0
-30
1 + jb
.0
.21
5
0.3
6
0.2
-1
0
U
.4
)O
0
9
Zo
0.6
-75
b < 0
X/
3.0
(-j
5
0.2
-20
0.0
IV
5
IT
0.3
0.4
0.4
0
-4
4
C
-1
PA
0
0.4
CA
-70
E
6
0.1
NC
0.0
TA
9
-25
4
0.3
AC
0.4
0.5
2.0
1
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
8
0.0 -12 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
Figure 9.21 Cercle de SW R constant et cercle de conductance unitaire sur labaque de Smith.
yt = ys + yc (ds )
= (jb ) + (1 + jb ) = 1
Exemple 9.13
ds = 0.199
0.12 0.13
0.11 0.14
0.37
SW Rc
0.38 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O C O OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
1 110 40 70 0.3
1.0
0.4 4
0.9
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
0.5 /Y
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
EF E F
0.0
NC
F. FF F.
T.O R E R R
0.3
0.4
20
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
TA
E
C
.
EP
3.0
75
0.6
SC
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
SU
4
0.2
F
0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
6
0
0.2
] )
30
1
0.3
U
0.4
15
1 + jb
O
9
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
>
o)
0.8 15
E
(
X/Z
80
4.0 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
(+j
RC
0.22
IVE
1.0
OU
0.47
0.28
CT
LA S
5.0
1.0
160
DU
0.2
20
85
RS
E IN
10
0.8
E VE
0.23
TAN
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
ANG
0.48
0.27
O CO OE
OND
zc
ANG
90
EF E F
0.6
F. FF F.
T.O R E R R
LE DU
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
LE DU
URS D
E
C
.
10
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
E < 0.0
20
0.24
0.49
0.26
yc
-170
0.4
N DEG
ERS L
0.1
N DEG
10
o)
-jB/Y
RS
DE V
0.6
-90
RS
0.23
0.48
0.27
E (
DON
TIV
0.8
UC
-10
RS
-160
-85
-20
ND
0.2
UEU
1.0
I
0.22
5.0
CE
0.47
0.28
G
1.0
AN
N
LO
PT
-15 -80
4.0
CE
-15
<
0.8
S
SU
4
0.2
0
-30
0.0
0.3
6
0.2
1
OU
0.4
9
o)
0.6
/Z
-75
3.0
X
(-j
5
0.2
-20
0.0
IV
5
IT
0.3
0.4
0.4
0
-4
14
C
PA
0
0.4
-
CA
-70
E
6
0.1
NC
0.0
TA
9
-25
4
0.3
AC
0.4
0.5
2.0
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
-60
bs = b
0 0.1
0.7
8 -12
0.0 7
5 0.3
0.8
.42 -3 3
5
0
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 40 6
0
-
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
s = 0.125
Figure 9.22 Adaptation avec un stub le plus proche, de memes caracteristiques que la ligne
de transmission sur labaque de Smith.
ds = 0.199
s = 0.125 .
Exemple 9.14
Une charge dont ladmittance normalisee vaut yc = 0.4+j1.2 doit etre adaptee
a une ligne de transmission stripline de 50 avec la technique dun stub en
parallele.
Trouvez les valeurs des parametres dajustement du stub CC qui permettront
ladaptation si la ligne du stub a les memes caracteristiques que celles de la
ligne de transmission principale. On veut le stub le plus court possible.
0.12 0.13
0.11 0.14
0.37
SW Rc
0.38 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
ds = 0.045
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
1 110 40 70 0.3
1.0
0.4 4
0.9
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
yc
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
EF E F
0.0
NC
F. FF F.
T.O R E R R
0.3
0.4
20
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
TA
E
C
.
EP
3.0
75
0.6
SC
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
1 + jb
SU
4
0.2
F
0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
6
0
0.2
] )
30
1
0.3
OU
0.4
15
9
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
>
o)
0.8 15
E
(
X/Z
80
4.0 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
(+j
RC
0.22
IVE
1.0
OU
0.47
0.28
CT
LA S
5.0
1.0
160
DU
0.2
20
85
RS
10
I
0.8
E VE
NCE
0.23
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
ANG
0.48
0.27
O CO OE
CTA
OND
90
ANG
EF E F
0.6
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
URS D
LE DU
E
C
10
.
R
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
Zo CC
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
0.0
CHARGE <
0.24
0.49
0.26
RS LA
-170
0.4
N DEG
0.1
N DEG
10
o )
E VE
(-jB/Y
RS
0.6
-90
RS
0.23
0.48
0.27
OND
T IVE
0.8
SD
-10
U
60
-85
-20
R
IND
0.2
-1
U
1.0
UE
0.22
5.0
CE
0.47
0.28
NG
1.0
AN
O
PT
L
-15 -80
4.0
E
SC
-15
4<
0.8
SU
0
0
-30
.0
.21
0.3
6
0.2
0
U
.4
)O
0
9
Zo
0.6
-75
X/
3.0
(-j
5
0.2
-20
0.0
IV
5
IT
0.3
0.4
0.4
0
-4
4
bs = b
-1
PA
0
0.4
CA
-70
E
6
0.1
NC
0.0
TA
9
-25
4
0.3
AC
0.4
0.5
s = 0.07
2.0
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
8
0.0 -12 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
Figure 9.23 Adaptation avec un stub le plus court en parallele, de memes caracteristiques
que la ligne de transmission sur labaque de Smith.
1
Yscc = j
Zos
1
Ysco = j .
Zos
ds = 0.045
Zos = 23.58 .
d12 ds1
Zc
jbs2 jbs1
t2 t1 t1
s2 s1
stub 2 stub 1
Avec un second stub (voir figure 9.24), les parametres dajustement deviennent les
susceptances Bs1 et Bs2 dependantes des parametres si , Zosi et si (i = 1, 2) de chacun
des stubs. Si on utilise des lignes ayant les memes caracteristiques que celle de la ligne de
transmission principale, alors les parametres dajustement seront les deux longueurs s1
et s2 . La distance entre les stubs d12 est souvent fixee. En regle generale, on choisit :
3 5
d12 = , , , ...
8 8 8
parce que ces choix optimisent les charges pouvant etre adaptees avec cette technique.
Quant a la distance entre la charge et le premier stub (celui le plus proche de la charge)
ds1 , elle peut etre quelconque mais doit etre connue avant deffectuer les calculs.
9.7 Adaptation 9-319
le premier stub doit absolument etre ajuste pour que la partie reelle de ladmit-
tance/impedance vue a la distance du second stub soit egale a Zo .
Si on comprend bien, le principe sexprime mathematiquement comme suit pour des stubs
en paralleles (pour des stubs en serie, on remplace les Y par Z ; les G par R ; et les B par
X) :
le negatif de la susceptance
Ladaptation est realisable si, et seulement si, ladmittance normalisee vue a la position ds2
est situee sur le cercle de conductance unitaire. En consequence, la longueur du premier
stub amene
Pour bien voir la transformation conforme produite par le deplacement d12 , il convient de
regarder les lieux mathematiques, i.e. lensemble des valeurs possibles.
Le lieu de yt1 (d12 ) correspond au cercle de conductance unitaire. Le lieu de yt1 corres-
pond alors au deplacement de chacun des points du lieu de yt1 (d12 ) par une distance d12
vers la source. A laide de quelques points, on constate sur la figure 9.25 que le nouveau
9-320 Regime sinusodal permanent sur ligne
0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
d12 = 0.1
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
1 110 40 70 0.3
1.0
0.4 4
0.9
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
EF E F
0.0
NC
F. FF F.
T.O R E R R
0.3
0.4
20
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
TA
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
.
EP
3.0
75
0.6
SC
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
SU
4
0.2
F
0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
6
0
0.2
] )
30
1
0.3
OU
0.4
15
9
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
>
o) 0.8 15
E
(
X/Z
80
4.0 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
(+j
RC
0.22
IVE
1.0
OU
0.47
0.28
CT
LA S
5.0
1.0
160
0.2
20
85
IND
RS
10
0.8
E VE
CE
0.23
TAN
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
ANG
0.48
0.27
O CO OE
OND
90
ANG
EF E F
0.6
F. FF F.
T.O R E R R
LE DU
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
URS D
LE DU
E
C
10
.
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
0.0
CHARGE <
0.24
0.49
0.26
RS LA
-170
0.4
N DEG
0.1
N DEG
10
)
B/Yo
E VE
RS
0.6
-90
RS
0.23
-j
0.48
0.27
(
OND
E
TIV
0.8
SD
UC
-10
-160
-85
-20
EUR
0.2
N
1.0
EI
0.22
5.0
U
0.47
0.28
NC
NG
1.0
TA
LO
EP
-15 -80
4.0
-15
4<
0.8
S
SU
0.2
0
-30
0.0
0.3
6
0.2
1
U
0.4
)O
9
Zo
0.6
-75
3.0
X
(-j
5
0.2
-20
0.0
IV
5
IT
0.3
0.4
0.4
40
-4
C
1
PA
0
0.4
-
CA
-7 0
E
6
0.1
NC
0.0
TA
9
-25
4
0.3
AC
0.4
0.5
2.0
1
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
.08 0 -12 7
5 0.3
0.8
.42 -3 3
5
0
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
Figure 9.25 Transformation conforme produite par le deplacement d12 du cercle de conduc-
tance/resistance unitaire.
lieu, celui de yt1 , est aussi un cercle dou lappellation conforme. Plus precisement, le lieu
de yt1 se trouve en tournant le cercle de conductance unitaire dans le sens anti-horaire
par rapport au centre de labaque, dun angle 4d12 /.
Sur labaque de Smith en admittance, le premier stub doit amener le point de le charge
vue a la distance ds1 sur le lieu de yt1 uniquement en modifiant la partie imaginaire de
ladmittance. En effet, le stub en parallele naffecte pas la conductance. On peut donc
definir un second lieu possible de yt1 = gt1 + jbt1 qui correspond a celui dune conductance
constante gt1 , car la susceptance bt1 est ajustable selon la longueur du stub #1. Sur la
figure 9.26, on voit la double intersection correspondant aux deux lieux possibles de yt1 .
Ce sont les deux solutions valables qui permettront ladaptation. Pour certaines valeurs
de charge yc (ds1 ), les deux lieux ne se couperont pas : aucune solution existe dans ces
conditions et un changement de ds1 doit etre envisage.
Les etapes de ladaptation double stubs en parallele sont :
tracer le lieu du cercle de conductance constante unitaire deplace dun angle 4d12 /
vers la charge ;
localiser le point de charge yc (ds1 ) = gc (ds1 ) + jbc (ds1 ) et, de la, tracer le lieu de
conductance constante ;
choisir lun des deux points dintersection ; le point choisi donne la charge vue au
niveau du premier stub yt1 = yc (ds1 )+jbs1 et informe sur le taux donde stationnaire
present sur la ligne entre les deux stubs ;
9.7 Adaptation 9-321
0.12 0.13
d12 = /8
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
1 110 40 70 0.3
1.0
0.4 4
0.9
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 65 0.2
50
2
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
EF E F
0.0
NC
F. FF F.
T.O R E R R
0.3
0.4
20
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
TA
E
C
.
EP
3.0
75
0.6
SC
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
SU
4
0.2
F
0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
6
0
0.2
] )
30
1
0.3
OU
0.4
15
9
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
>
o)
0.8 15
E
(
X/Z
80
4.0 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
RC
(+j
0.22
IVE
1.0
OU
0.47
0.28
CT
LA S
5.0
1.0
160
0.2
20
85
IND
RS
10
0.8
E VE
CE
0.23
TAN
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
ANG
0.48
0.27
O CO OE
OND
ANG
90
EF E F
0.6
F. FF F.
T.O R E R R
LE DU
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
LE DU
URS D
E
C
10
.
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
0.0
CHARGE <
0.24
0.49
0.26
RS LA
-170
0.4
N DEG
0.1
N DEG
10
)
B/Yo
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RS
0.6
-90
RS
0.23
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0.48
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(
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0.8
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-10
-160
-85
-20
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1.0
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0.47
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1.0
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EP
-15 -80
4.0
-15
4<
0.8
S
SU
0
0
-30
0.0
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0.3
6
0.2
U
0.4
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0.6
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3.0
X
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0.2
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0.0
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5
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0.3
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0.4
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-4
C
1
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0
0.4
-
CA
-7 0
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0.1
NC
0.0
TA
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4
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AC
0.4
0.5
2.0
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
.08 0 -12 7
5 0.3
0.8
.42 -3 3
5
0
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
Figure 9.26 Intersections des lieux de yt1 : cercle de conductance/resistance unitaire deplace
et conductance constante.
recuperer yt1 (d12 ) en suivant un taux donde stationnaire constant sur un angle de
4d12 / ; normalement, on devrait situer yt1 (d12 ) = 1 + jbt (d12 ) sur le cercle de
conductance unitaire ;
determiner la longueur du stub #2 pour obtenir bs2 = bt1 (d12 ) et ainsi annuler
completement la susceptance.
Exemple 9.15
Une charge dont limpedance normalisee vaut zc = (0.5 j1.0) termine une
ligne de transmission. On desire adapter la charge avec la technique du double
stubs CC en parallele espaces de /8, avec des ligne qui possedent les memes
caracteristiques que celles de la ligne de transmission principale. On choisit
aussi la solution qui minimise le taux donde stationnaire entre les deux stubs.
Donnez les longueurs de chacun des stubs si le premier doit se situer au niveau
de la charge (ds1 = 0).
/8
0.12 0.13
d12 = /8
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
1 110 40 70 0.3
1.0
0.4 4
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40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
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0.8
0 7
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F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
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(
7
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0
13 o)
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1
IT
70
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AP 0.4
C
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5
0.2
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.S [dB [dB . (P V, I)
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3.0
75
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0.6
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4
0.2
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6
0
0.2
] )
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1
0.3 U
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15
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(
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4.0 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
X
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RC
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0.22
IVE
1.0
OU
0.47
0.28
CT
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1.0
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0.2
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85
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10
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C
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0.6
F. FF F.
T.O R E R R
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yt1
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
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.
10
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
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0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
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20
0.24
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-170
0.4
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0.1
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6
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1
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3.0
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C
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0
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AC
0.4
0.5
2.0
1
R -5
30
bs1
0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
bs2
8 -12
0.0 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
s1
s2
Figure 9.27 Adaptation avec double stub sur labaque de Smith avec d12 = /8.
donc10 :
bs1 = 0.2 (0.8) = 0.6 = cot(s1 )
et pour le premier stub CC :
s1 = 0.164 .
La charge et le premier stub vus au niveau du second stub vaut sur labaque
de Smith :
yt1 (d12 ) = 1 + j1 .
10
Limpedance normalisee dun stub CC sexprime j tan().
9.7 Adaptation 9-323
Tout semble fonctionner jusqua present car la conductance de yt1 (d12 ) est bien
unitaire. Le second stub CC elimine la susceptance donc :
bs2 = 1 = cot(s1)
s2 = 0.125 .
Exemple 9.16
On remarque que ces points de charge sont les conjugues complexes des points
obtenus a lexemple 9.15 precedent. Ce resultat est attribuable a la symetrie
par rapport a laxe u de labaque de Smith. Pour cet exemple autant que pour
9-324 Regime sinusodal permanent sur ligne
s2 0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
110 40 70 0.3
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1.0
4
0.9
0 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0
bs2
7
35
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
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50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
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0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
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0.0
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T.O R E R R
0.3
0.4
20
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
TA
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
.
EP
3.0
75
0.6
SC
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
SU
4
0.2
F
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6
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0.2
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30
1
0.3
OU
0.4
15
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>
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0.8 15
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0.22
IVE
1.0
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0.47
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1.0
160
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20
85
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10
0.8
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0.23
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
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ANG
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F. FF F.
T.O R E R R
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D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
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E
C
.
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170
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0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
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0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
bs1
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
E < 0.0
20
0.24
0.49
0.26
s1
-170
0.4
N DEG
ERS L
0.1
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10
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7 0.2
0.0 8
0.6
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0.4 2
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0 -60 0.1
0.7
8
0.0 -12 7
5 0.3
0.8
2 -3
3/8
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
d12 = 3/8
Figure 9.28 Adaptation avec double stub sur labaque de Smith avec d12 = 3/8.
donc :
La charge et le premier stub vus au niveau du second stub vaut sur labaque
de Smith :
yt1 (d12 ) = 1 j1 .
Tout semble fonctionner jusqua present car la conductance de yt1 (ds1 ) est bien
unitaire. Le second stub CC elimine la susceptance donc :
bs2 = 1
s2 = 0.375 .
pour des applications electroniques generales, on tolere 1.5 et meme un peu plus.
Un taux donde stationnaire mieux que 1.05 indique que moins de 0.06% de la puissance
est reflechie vers la source par la charge avec le circuit dadaptation. On verifie que le
coefficient de reflexion est limite a c+adap 0.0244. Lorsque SW R = 1.5, 4% de la
puissance est retournee.
La largeur de bande obtenue avec un circuit dadaptation nest pas infinie, puisque
le circuit dadaptation est syntonise : toutes les longueurs et distances sont exprimees en
terme de longueurs donde. En changeant la frequence, les longueurs et distances physiques
demeurent les memes, mais non les longueurs et distances electriques. Le circuit nadapte
plus parfaitement aux environs de la frequence fo pour laquelle il a ete concu ; il devient
de moins en moins performant au fur et a mesure que la frequence doperation seloigne
de fo . La largeur de bande f est calculee en prenant la difference f = fswr2 fswr1 des
frequences ou on obtient la valeur du seuil fixe pour le SW R. On parle de circuit a large
bande des que le rapport f /fo (aussi note f : fo ) depasse 2.
La largeur de bande dadaptation, selon la nature des signaux, peut devenir un critere
de premiere importance dans le choix dun circuit dadaptation plutot quun autre. Des
signaux modules occupant une grande gamme de frequences (e.g. des signaux a grand debit
binaire, multiplexe en frequence) necessiteront un circuit dadaptation a large bande si
transmis sur des lignes. Les regles du pouce :
plus le circuit sera sensible a la frequence, ce qui diminue la largeur de bande dadaptation.
Des implications immediates des regles du pouce peuvent etre observees : prendre les
stubs les plus courts possibles et les plus proches possibles de la charge ; faire ladaptation
a un stub de preference.
9-326 Regime sinusodal permanent sur ligne
9.8 Optimisation
On a pu constater la puissance de labaque de Smith comme outil micro-onde. Loptimi-
sation constitue la quintessence.
Comme son nom lindique, loptimisation consiste a trouver la valeur dun parametre
qui minimise une fonction de cout.
Un exemple classique rencontre en pratique est la determination dune reactance pure
qui, lorsque inseree sur une ligne de transmission, minimise le taux donde stationnaire
produit par la charge. Dans cet exemple, un seul parametre dajustement est disponible
alors que ladaptation en necessite au moins deux. On comprend que ladaptation risque
detre incomplete ; alors plutot que damener la charge totale vue au centre de labaque
de Smith comme pour une adaptation, on se contente de placer la charge totale vue le
plus pres du centre. Le taux donde stationnaire sur la ligne devient la fonction de cout a
minimiser. Cependant, loptimisation ne se limite pas qua cet exemple avec cette fonction
de cout ; les cas varient a linfini !
La meilleure maniere dutiliser labaque de Smith dans le but doptimisation est de
faire appel aux lieux mathematiques et aux transformations, quelles soient conformes ou
non.
Ne pouvant faire que du cas par cas, il convient de montrer par lexemple.
Exemple 9.17
yt yc (d)
Au depart, on construit le lieu de yc (d), i.e. lensemble des valeurs que peut
prendre ladmittance normalisee de la charge vue sur la ligne. Ce lieu est
represente simplement par le cercle centre du taux donde stationnaire constant.
9.8 Optimisation 9-327
dopt = 0.279
0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
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1.0
0.4 4
0.9
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]
0.1
55
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0.8
0 7
35
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
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(
7
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8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
13
0 65
o)
2.0
0.5 /Y
6
0.1
jB
0.0
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1
IT
70
AC
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C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
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C
14
5
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0.3
0.4
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D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
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.
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3.0
75
0.6
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]
SU
4
0.2
F
0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
yc (dopt )
6
0
0.2
] )
30
1
0.3
OU
0.4
15
9
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>
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0.8 15
E
(
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RC
0.22
IVE
1.0
OU
0.47
0.28
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LA S
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1.0
160
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IND
RS
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0.8
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0.23
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C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
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0.48
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ANG
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.S [dB [dB . (P V, I)
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0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
G
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
A F
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
0.0
E
CHARGE <
0.24
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0.1
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10
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RS
0.6
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RS
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0.48
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0.8
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4<
0.8
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0
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0.3
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X
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5
0.2
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0.0
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5
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0.3
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C
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0
0.4
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CA
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6
0.1
NC
0.0
TA
9
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4
0.3
AC
0.4
0.5
2.0
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
8
0.0 -12 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
yt = yc (d) j0.8
est aussi decrit par un cercle, de rayon et de centre differents cependant. Sur
labaque de la figure 9.30, les trois points D, E et F ont servi pour tracer
le lieu de yt en additionnant simplement 0.8 (lajout de la susceptance en
parallele) a la susceptance respective des points A, B et C sur le lieu de yc (d).
Le point11 G represente la charge possible qui fournit le SW R minimum parce
quil est le point du lieu de yt le plus proche du centre. Ainsi, a loeil :
dou le point H
Reste a evaluer dopt sur labaque. Partant de yc sur labaque, on tourne dans le
sens horaire vers la source sur le cercle de taux donde stationnaire constant
11
Pas de mauvaise pensee s.v.p.
9-328 Regime sinusodal permanent sur ligne
Exemple 9.18
0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
110 40 70 0.3
.41
1.0
4
0.9
0 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
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1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0
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C
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5
0.2
0.4
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0.0
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T.O R E R R
0.3
0.4
20
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.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
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75
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0.2
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0.3
U
0.4
15
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1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
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0.8 15
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4.0 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
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0.22
IVE
1.0
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0.28
CT
LA S
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1.0
160
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85
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0.8
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0.23
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0.49
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] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
H
(
0.2
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
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E < 0.0
zcoo (opt )G
RSISTANCE (R/Zo) OU CONDUCTANCE (G/Yo)
0.2
F
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0.24
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10
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0.2
UEU
1.0
I
0.22
5.0
CE
0.47
0.28
G
1.0
AN
N
LO
T
EP
-15 -80
4.0
SC
-15
<
0.8
U
4
0.2
0
-30
0.0
0.3
6
0.2
1
OU
0.4
9
o)
0.6
/Z
-7 5
3.0
jX
(-
5
VE
0.2
-20
0.0
I
5
IT
0.3
0.4
0.4
40
-4
C
-1
PA
0
0.4
CA
-70
E
6
0.1
NC
.0
TA
0
-25
4
0.3
AC
0.4
0.5
2.0
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
.08 0 -12 7
5 0.3
0.8
.42 -3 3
5
0
0.9
-5
1.0
0.1
.09 0 -110 0 -70 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
Figure 9.31 Optimisation du SW R avec bout de ligne dimpedance caracteristique Zoo = 2Zo
sur labaque de Smith.
100 intervient ici. Cette longueur o etant inconnue, le lieu des impedances
normalisees dans 100 vues sur cette ligne de 100 , notees zcoo (d) correspond
au cercle de taux donde stationnaire constant.
On applique la transformation permettant de passer dune impedance de nor-
malisation Zoo a Zo au niveau d = +
o dans la ligne de transmission Zo :
Zoo
zco (+
o) = zc (o ) = 2zcoo (o ) .
Zo oo
La transformation est conforme puisque lequation est lineaire.
Les trois points A, B et C subissent la transformation 2 afin de presenter des
charges normalisees dans Zo . Les points D, E et F servent a tracer le cercle
du lieu de zco (o ). Le point de ce dernier lieu qui se situe le plus proche du
centre, donc avec le SW R minimum, identifie une charge purement resistive,
le point G :
zco (o+opt ) = 1.22
qui, lorsque ramenee avec une normalisation par rapport a Zoo , equivaut a :
1.22
zcoo (oopt ) = = 0.61 .
2
Levaluation de oopt se fait sur labaque. On tourne dans le sens horaire sur
le cercle de taux donde stationnaire constant, de limpedance (1 + j0.5) nor-
malisee dans Zoo jusqua rencontrer limpedance (0.61 + j0) aussi normalisee
dans Zoo . Selon la 3e echelle circonferencielle :
oopt = 0.356 .
SW Ravec = 1.22 .
Exemple 9.19
0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
1 110 40 70 0.3
1.0
0.4 4
0.9
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
.08
0.8
0 7
35
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
EF E F
0.0
NC
F. FF F.
T.O R E R R
0.3
0.4
20
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
TA
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
.
EP
3.0
75
0.6
SC
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
SU
4
0.2
F
0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
6
0
0.2
] )
30
1
0.3
U
0.4
15
)O
9
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
>
/Zo 0.8 15
E
(
80
4.0 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
+jX
RC
E(
0.22
1.0
OU
TIV
0.47
0.28
LA S
5.0
1.0
C
160
0.2
20
85
IND
RS
10
0.8
E VE
CE
0.23
TAN
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
ANG
0.48
0.27
O CO OE
OND
90
ANG
EF E F
0.6
zc
F. FF F.
T.O R E R R
LE DU
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
URS D
LE DU
E
C
.
10
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
E < 0.0
20
0.24
0.49
0.26
A
-170
0.4
N DEG
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0.1
N DEG
10
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RS
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0.6
-90
RS
0.23
0.48
0.27
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0.8
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-10
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-160
-85
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1.0
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5.0
CE
0.47
0.28
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1.0
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N
LO
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-15 -80
4.0
CE
-15
<
0.8
S
SU
4
0
0
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0.0
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0.3
6
0.2
OU
0.4
9
o)
0.6
/Z
-75
3.0
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5
0.2
-20
0.0
IV
5
IT
0.3
0.4
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-4
14
C
PA
0
0.4
-
CA
-70
E
6
0.1
NC
0.0
TA
9
-25
4
0.3
AC
0.4
0.5
2.0
1
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
8 -12
0.0 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
SW Ravec = 1.62 .
0.12 0.13
0.11 0.14
0.38 0.37 0.15
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
50
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1.0
0.4 4
0.9
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
0.1
55
8
0.8
0.0 35
7
F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
8 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
3
0.4 0.2
50
2
65
0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
0.1
jB
0.0
(+ 25
9
4
0.3
E
0.4
IV
1
IT
70
AC
AP 0.4
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
40
O CO OE
C
14
5
0.2
0.4
EF E F
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CE
F. FF F.
T.O R E R R
0.3
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20
AN
D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
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.
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3.0
75
0.6
SC
40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
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4
0.2
F
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1
0.3
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15
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IVE
1.0
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0.2
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T
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8
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20
85
IND
RS
10
0.8
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0.23
TAN
C
PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
ANG
0.48
0.27
O CO OE
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0.6
F. FF F.
T.O R E R R
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D . D DE
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
LE DU
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C
.
10
R
170
0.1
0.4 40 30 20 15 10 8 6 5 4 3 2 1 0
]
COEFFI
0.24
0.0 > LONGUE
COEFFICIE
0.49
0.26
F
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
20
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
CIENT DE TRANSMISSION E
(
0.2
1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
E < 0.0
20
0.24
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-170
0.4
N DEG
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0.1
N DEG
10
o)
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0.6
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RS
0.23
0.48
0.27
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0.8
UC
-10
S
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-85
-20
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0.2
-1
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1.0
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7
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0.4
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1.0
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0.8 -15
U
4
0.2
0
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0.3
6
0.2
1
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0.4
9
o)
0.6
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3.0
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5
0.2
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0.0
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5
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C
zc
-1
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0
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CA
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E
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NC
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TA
0
9
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4
0.3
AC
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0.5
2.0
0
1
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
8
0.0 -12 7
5 0.3
0.8
2 -3
0.4 3
5
0.9
-5
1.0
9 -70 0.1
0.0 -110 0 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
Figure 9.33 Coefficient de reflexion generalise selon la distance sur une ligne a pertes (zc =
0.2 j0.7 ; = 0.5 N p/).
De plus, il ne faut pas oublier que la distance est exprimee en terme de longueurs
donde sur labaque dou la necessite de soit connatre la longueur donde, soit ex-
primer la constante dattenuation en Nepers (ou decibels) par longueur donde.
La multiplication par deux pour aller-retour est prise en compte directement sur
lechelle radiale.
Comme cest le cas tres souvent avec des lignes a tres faibles pertes, la vitesse de pro-
pagation tout comme limpedance caracteristique demeurent inchangees comparativement
a celles dune ligne sans perte ; seule la constante damplitude devient non-nulle. Lorsque
les pertes augmentent, tous les parametres de propagation sobtiennent par formulations
exactes uniquement. Limpedance caracteristique devient alors complexe, ce qui ajoute
une petite difficulte lors de la normalisation des impedances ou admittances si on desire
travailler avec labaque de Smith.
12
On rappelle que la conversion est lineaire et que 1 Np=8.686 dB.
9.9 Lignes a pertes 9-333
Exemple 9.20
Une ligne a pertes dune longueur totale de 160 km se termine dans une charge
de 2 k. La ligne possede les caracteristiques suivantes a la frequence de 1 kHz :
Zo = (685 j92)
= (3.1 + j22) 106 m1
C
0.1 0.36 PARAMTRES (CHELLE RADIALE)
0.39
O CO OE
EF E F
90
F. FF F.
T.O R E R R
9 0.4 100 0.1
D . D DE
0.0 6
.S [dB [dB . (P V, I)
10040 20 10 5 4 3 2.5 2 1.8 1.6 1.4 1.2 1.1 1
E
C
45
.
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1.0
0.4 4
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]
0.1
55
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0.8
0 7
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F
0.3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 12 14 20 30
] )
2
0.7
0 60
0.4 12 3
0.6 60
0.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0.05 0.01 0
(
7
0.0 30 0.3
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3
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50
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0
13 o)
2.0
/Y
0.5
6
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jB
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E
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IT
70
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C
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5
0.2
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T.O R E R R
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20
D . D DE
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1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
NT DE RFLEXION E
0.1
0.2
0.3
0.4
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
10
20
0.25
0.25
180
E < 0.0
zc ()
20
0.24
0.49
0.26
-170
0.4
N DEG
ERS L
0.1
N DEG
10
o)
-jB/Y
RS
DE V
0.6
-90
RS
0.23
0.48
0.27
VE (
DON
TI
0.8
UC
-10
S
60
-85
-20
R
IND
0.2
-1
EU
1.0
0.22
5.0
E
GU
0.47
0.28
NC
1.0
N
TA
L O
P
-15 -80
4.0
<
E
SC
0.8 -15
SU
4
0
0
-30
0.0
.21
0.3
6
0.2
U
0.4
)O
0.561
Zo
0.6
-75
X/
3.0
(-j
5
0.2
-20
0.0
IV
5
IT
0.3
0.4
0.4
0
-4
4
C
-1
PA
0
0.4
CA
-70
E
6
0.1
NC
0.0
TA
9
-25
4
0.3
AC
.4
0.5
2.0
0
R -5
30 0
-65
-1 0.1
7 0.2
0.0 8
0.6
0.3
3 -30
0.4 2
-60
0 -60 0.1
0.7
.08 0 -12 7
5 0.3
0.8
.42 -3 3
5
0
0.9
-5
1.0
0.1
.09 0 -110 0 -70 6
0
-4
-5
0.3
-4
1
0.4 0.1 -100 -80 0.15 4
-90
0.11 0.14 0.35
0.4 0.12 0.13
0.39 0.36
0.38 0.37
Ainsi :
et
c = 0.4915.8 .
Exercices
Question 1
Une ligne de transmission se termine dans un court-circuit. Limpedance caracteristique
est 50 tandis que la vitesse de propagation est de 66% de celle de la lumiere dans le
vide. Determinez la plus petite longueur possible de la ligne si limpedance vue a lentree
a la frequence de 100 MHz vaut :
a) un circuit-ouvert ;
Question 2
Une ligne de transmission dune longueur de 5 m, dune impedance caracteristique de
100 , fait dun dielectrique parfait non-magnetique ( = o ), est court-circuitee a lune
de ses extremites. Une source tension alternative a frequence variable avec une impedance
interne Zg , est connectee a lautre extremite de la ligne. Les amplitudes de la tension et
du courant sont observees immediatement a la sortie de la source au fur et a mesure que
la frequence de la source change. On sapercoit que lamplitude de la tension atteint un
maximum de 10 V a 157.5 MHz, tandis que lamplitude du courant atteint un maximum
de 0.2 A a 165 MHz. Deduisez :
Question 3
Une ligne de transmission de 60 se termine dans une charge constituee dune combi-
naison serie de R = 30 , L = 1 H et de C = 100 pF . Trouvez les valeurs du taux donde
stationnaire et de la distance la plus proche de la charge ou lamplitude de la tension est
minimale aux frequences suivantes :
a) = 108 rad/s ;
b) = 2 108 rad/s.
9-336 Regime sinusodal permanent sur ligne
Question 4
Une ligne de transmission, dont le dielectrique est de lair, possede une impedance
caracteristique de 75 . La ligne se termine dans une charge Zc = (45 + j60) . Evaluez
limpedance vue a lentree de la ligne pour les combinaisons suivantes :
a) f = 15 MHz et = 5 m ;
b) f = 50 MHz et = 3 m ;
c) f = 75 MHz et = 2.5 m ;
Question 5
Le taux donde stationnaire sur une ligne de transmission est de 1.75. Si limpedance
caracteristique vaut 50 , determinez :
Question 6
Determinez les valeurs du coefficients de reflexion a la charge pour les differentes
impedances normalisees a laide de labaque de Smith :
a) zc = 0.25 + j0 ;
b) zc = 0 j0.5 ;
c) zc = 3 + j3 ;
Question 7
Avec laide de labaque de Smith, determinez :
a) limpedance normalisee vue a 0.1 dune charge dont limpedance normalisee vaut
2 + j1 ;
Question 8
Une charge Zc est mise au bout dune ligne de transmission dimpedance caracteristique
100 . Limpedance vue a une distance de /6 vaut (60 + j80) . Deduisez la valeur de
Zc .
Question 9
Une ligne de transmission dimpedance caracteristique 100 se termine dans une
charge dont limpedance vaut (80 + j200) . Avec laide de labaque de Smith, trouvez les
quantites suivantes :
e) la distance la plus proche de la charge ou la partie reelle de ladmittance vue est egale
a ladmittance caracteristique de la ligne de transmission Yo .
Question 10
Sur une ligne de transmission dimpedance caracteristique 60 , on mesure un taux
donde stationnaire de 5.0 avec une amplitude minimale de la tension a 5/12 de la charge.
Determinez la valeur de limpedance de la charge avec laide de labaque de Smith.
Question 11
Une ligne de transmission possede une impedance caracteristique de 50. Elle se ter-
mine dans une charge resistive Zc = 80 aux bornes de laquelle on mesure une tension
de 5 Volts. Evaluez :
Question 12
Des mesures donde stationnaire sont prelevees sur une ligne de transmission dimpe-
dance caracteristique 75 terminee dans une charge Zc . Deduisez Zc de lensemble des
mesures pour les cas suivants :
9-338 Regime sinusodal permanent sur ligne
Question 13
Determinez la position le plus pres de la charge et limpedance caracteristique dun
transformateur /4 qui realise ladaptation des charges suivantes a une ligne de transmis-
sion dont limpedance caracteristique est 50 :
a) Zc = 62.5 ;
b) c = j0.5 ;
c) c = 0.33360.
Question 14
Pour chacune des charges suivantes sur une ligne de 50 , determinez :
a) Zc = (120 + j100) ;
b) Zc = (25 j70) ;
Question 15
Determinez la position le plus pres de la charge et la longueur dun stub CC place en
parallele, qui realise ladaptation des charges suivantes a une ligne de transmission :
a) Zc = 25 ;
b) Zc = (10 j20)
Question 16
Une ligne de transmission, dont limpedance caracteristique vaut 50 , est terminee
par une charge inconnue. Il est mesure un taux donde stationnaire de 5.0 et une amplitude
minimale de la tension a 0.1 de la charge. Avec labaque de Smith, determinez la position
le plus pres de la charge et la longueur dun stub CC en parallele, qui realise ladaptation.
Question 17
Une ligne sans perte dune longueur de 3.17 avec Zo = 50 est terminee par une
admittance de (0.01 + j0.005) .
a) Determinez limpedance qui doit etre placee en parallele avec la charge pour obtenir
une impedance de charge adaptee ;
b) calculez le taux donde stationnaire de la ligne avec et sans cette impedance en pa-
rallele.
Question 18
Une ligne fendue de mesure est inseree sur une ligne de transmission. Les deux possedent
la meme impedance caracteristique, a savoir 50 . Au depart, des essais avec un court-
circuit a lextremite de la ligne de transmission donnent des minima de lamplitude de la
tension aux positions relatives 0.2 m, 0.8 m et 1.4 m. Une charge inconnue vient ensuite
remplacer le court-circuit. Cette fois, le taux donde stationnaire passe a 5.0 et les minima
se deplacent aux positions 0.1 m, 0.7 m et 1.3 m. Determinez la valeur de limpedance de
cette charge.
Question 19
On desire faire de ladaptation a double stub. Sachant que la distance entre les stubs
est maintenue a /8, determinez, pour chacune des charges et distances charge-stub#1,
les parametres suivants :
les taux donde stationnaire entre la charge et le premier stub, entre les deux stubs
et ailleurs sur la ligne et ce, pour les deux possibilites.
Question 20
Une mesure du SW R sur une ligne de 50 montre quil atteint 3.0 et que le premier
minima se situe a 0.16 de la charge. En prenant ds1 = 0.1 et d12 = 0.625, trouvez la
longueur des stubs en court-circuit de 50 qui font ladaptation.
Question 21
Une ligne dimpedance caracteristique Zo = 100 se termine dans une charge Zc =
(50 + j65) .
En utilisant labaque de Smith, optimisez pour avoir le taux donde stationnaire mi-
nimal. Donnez les longueurs des stubs CC et les valeurs du SW R minimal ainsi atteint :
Question 22
Une impedance Zc = (100 + j100) termine une ligne de transmission dimpedance
caracteristique Zo = 50 .
On veut minimiser le taux donde stationnaire par divers moyens. Dans chaque cas,
determinez le SW R minimal et la valeur du parametre doptimisation :
a) en placant une reactance de j50 en parallele a une certaine distance sur la ligne ;
Question 23
On place un transfo /4 dimpedance caracteristique Zq = 50 a quelque part sur
une ligne de transmission dimpedance caracteristique Zo = 100 . Trouvez la distance
optimale entre la charge et le transfo dqopt qui minimise le SW R si la charge vaut Zr =
(50 + j50) .
Question 24
Une ligne de transmission a pertes ( = 0.02 Np/) a une longueur = 16.3 et une
impedance caracteristique Zo = 75 . Deduisez limpedance vue a lentree de la ligne si :
a) Zc = 0 ;
b) Zc = 45 .
9.9 Lignes a pertes 9-341
Question 25
Les impedances vues a lentree de lignes de transmission a faibles pertes ayant toutes
une longueur de 30 m a la frequence de 100 MHz sont :
Reponses :
1. a) = 0.5 m ; b) = 0.3524 m ; c) = 0.98987 m ; d) = 0.4498 m.
8. Zc = (35.44 j23.64) .
Guide dondes
10.1 Introduction
Les guides dondes forment une classe un peu speciale de lignes de transmission : ils sont
constitues dun seul conducteur. Avec lavenement des lignes coaxiales de plus en plus
performantes a haute-frequence a cause de la qualite croissante des dielectriques a tres
faibles pertes les guides dondes sont confines a des applications tres particulieres. On
les retrouve surtout dans :
Il est evident quaucun systeme transmission narrive a satisfaire lensemble des fac-
teurs a considerer dans un lien de communication (frequence doperation, largeur de bande,
efficacite, puissance, couts). Cependant, les guides dondes offrent une alternative par
rapport aux lignes de transmissions conventionnelles ou aux antennes. Cependant, les
progres constants dans les moyens concurrents font que leur utilisation devient de moins
en moins frequente.
Alors pourquoi persister a les mettre au programme de formation des futurs ingenieurs ?
Des raisons valables : letude des guides donde met en evidence des notions fondamentales
qui sappliquent a bien dautres phenomenes physiques (les modes superieurs, les vitesses
de groupe, . . . ) en plus de revoir certaines notions importantes (conditions aux limites,
vitesse de phase, puissance transportee). Il y a plus : letude des guides donde se revele
une excellente introduction aux fibres optiques quon considere comme un guide donde
dielectrique.
Alors pourquoi ne pas etudier directement la fibre optique ? Letude des guides donde
reste plus simple que celle de la fibre optique. Les conditions aux limites a appliquer sont
celles sur un conducteur et non celles entre deux dielectriques ou il faut tenir compte
des angles dincidence. Les solutions pour un guide a section rectangulaire impliquent les
fonctions trigonometriques, alors quavec une section circulaire (comme avec la fibre), les
solutions utilisent les fonctions de Bessel moins biens connues.
10-344 Guide dondes
Conducteur
Dilectrique
En general, le guide dondes est constitue dune structure metallique creuse a sec-
tion constante telle que lillustre la figure 10.1. On peut se demander comment un seul
conducteur peut transporter un signal, alors que la theorie des circuits ou des lignes de
transmission impose un deuxieme conducteur pour le retour du courant.
Dans une ligne a deux conducteurs, la puissance des signaux est contenue dans les
champs electromagnetique. Il est facile de sapercevoir que la lumiere, qui est aussi une
onde electromagnetique (f 1016 Hz), se propage dans un guide. On en deduit que :
les basses frequences ne passent pas (impossible davoir un signal en courant continu) ;
On peut donc considerer un guide dondes comme un filtre passe-haut avec sa propre
frequence de coupure.
Les conditions aux limites imposees par la theorie des champs electromagnetiques
exigent que :
Si on cherche a appliquer les conditions aux limites sur les parois metalliques du guide
de la figure 10.1 avec une onde se propageant en z, le mode TEM (Transverse Electro-
Magnetique) devient impossible dans un guide dondes, car les champs E (H) ne peuvent
etre orthogonal avec la direction de propagation partout dans la section danalyse en etant
perpendiculaire (tangentiel) partout aux parois.
Deux possibilites soffrent :
seul le champ E est orthogonal a z, auquel cas on dit que le mode est Transverse
Electrique (TE) ;
Pour prouver quune solution existe parmi tant dautres, la figure 10.2 montre les boucles
de champ magnetique dune onde TE dans un guide a section rectangulaire.
10.2 Modes superieurs dans un guide a plaques paralleles 10-345
H
H
H
E
E
E
H
H
H
Propagation
Figure 10.2 Direction des champs pour une solution possible dune onde TE.
le champ magnetique est tangentiel et change de sens une fois sur deux.
On peut donc placer directement aux positions de ces plans, deux plaques conductrices
sans affecter la distribution des champs entre ces plaques, car on respecte les conditions
aux limites partout sur les plaques.
On observe alors :
une reflexion des ondes sur les plaques avec un angle de reflexion egal a langle
dincidence ;
10-346 Guide dondes
x H
E
E H
H E
xo H H
H
E H
H H H
E
H H
0 z H H H
H
H H
H E
xo H
H H
H H H
E
E
H
H
E
E
H
Bien que les deux ondes composantes soient des ondes TEM, londe resultante se pro-
page dans un mode dit superieur, le mode Transverse Electrique (TE) ici. Les remarques
suivantes peuvent etre faites :
lespacement possible entre les plaques peut etre de xo , 2xo , . . . i.e. mxo ou m est un
entier strictement superieur a 0 ;
un mode1 TEm ou TMm entre deux plaques paralleles est forme de deux ou plusieurs
ondes TEM ;
Le mode Transverse Magnetique (TM) differe par une rotation de 90 des champs par
rapport a la direction de chacune des ondes.
1
Lindice inferieur m est rajoute pour indiquer lordre du mode.
10.2 Modes superieurs dans un guide a plaques paralleles 10-347
H H H H H
H
E E E E
H
H H H H H
Figure 10.4 Respect des conditions aux limites sur un conducteur dans certains plans pro-
duisant une onde positive se propageant en z+ (mode TE1 ).
m , langle que fait la direction de propagation des ondes planes avec laxe z ou la
propagation de londe resultante (aussi langle entre les fronts donde et les normales
aux plaques conductrices) pour lordre m ;
g /2
onde B
/2 H
g /2
a E
E
H
onde A
E H H E E H
H E H E
E H
Figure 10.5 Transmission de deux ondes planes entre deux plaques conductrices (mode TE1 ).
10-348 Guide dondes
On se refere a la figure 10.5 pour etablir deux equations provenant des triangles rec-
tangles avec m = 1 et pour generaliser ensuite pour m quelconque :
a sin m
= (10.1)
2 m
g m
cos m = (10.2)
2 2
x=a
x=0
(a) (b)
(c) (d)
(e) (f)
Figure 10.6 Reflexion des ondes entre les plaques en sapprochant de la frequence de coupure.
m = 1 (mode fondamental) ;
= 90 .
On retrouve bien ici la notion de filtre passe-haut citee auparavant avec comme frequence
de coupure fmin pour chaque ordre, notee fcm .
Le mode fondamental est defini comme le mode ayant la frequence de coupure la
plus petite. Le nombre de demi-periodes de E en TE ou de H en TM est reduit a un
seul. Le mode fondamental joue un role important comme il le sera demontre plus tard,
car on tente souvent doperer en monomode. La seule maniere dy parvenir consiste a
choisir une frequence doperation superieure a fc1 mais inferieure a fc2 . Ainsi, seul le
mode fondamental se propage, car les autres modes ne traversent pas le filtre.
t0 vpz t1
A
C
vp
B
vg
On observe sur la figure 10.7, les differentes vitesses qui sont mises en jeu dans la
propagation dun mode superieur :
vp represente la vitesse de londe plane dans le milieu dielectrique ;
vpzm est la vitesse de phase de londe TE ou TM. Elle indique le taux de variation
de la phase du champ dans la direction de propagation z. On rappelle que :
vp
vpzm = . (10.12)
cos m
10.2 Modes superieurs dans un guide a plaques paralleles 10-351
E+ E
g = + = . (10.16)
H H
Cette impedance intrinseque en mode superieur est aussi appelee impedance du guide ou
impedance transverse du guide (a cause de lindice utilise).
Comme londe TE ou TM ne se propage pas directement dans la direction z+, la
definition de limpedance transverse ne fait intervenir que les composantes de E + et H +
qui permettent de delivrer une densite de puissance en z, Pz . Deux combinaisons des
champs produisent cet effet : Ex et Hy en z+ (onde positive) ; Ey et Hx en z (onde
negative). Donc :
Ex Ey
g = = . (10.17)
Hy Hx
Le rapport des champs pour exprimer limpedance transverse dans (10.17) depend du
mode TE ou TM. On doit absolument rajouter un indice pour specifier le mode puisque :
E
gT Em = = r (10.18)
H cos m
fcm
2
1 f
V + (V ) E + (E )
H + (H ) H + (H )
g (vpz , z ) (vp , ) (10.20)
g Zo
E (d)
c (d) = H (d)
Zc (d) = VI(d)
(d)
.
Exemple 10.1
Une ligne de transmission est constituee de deux plaques paralleles dune lar-
geur de 5 cm qui sont espacees par 2.5 cm dair. Des modes superieurs T Em
se propagent avec un signal a 20 GHz.
Enumerez tous les modes superieurs TE pouvant exister.
La ligne agit comme filtre passe-haut avec les frequences de coupure selon
lindice m calculees suivant (10.5) :
vp 3 108
fcm = m = m = 6m 109 Hz .
2a 0.05
Donc, tant que fcm demeure inferieur a 20 GHz, le mode peut exister soit : T E1
(avec fc1 = 6 GHz), T E2 (avec fc2 = 12 GHz) et T E3 (avec fc3 = 18 GHz).
Pour chacun des modes superieurs possibles, determinez langle de reflexion
sur les plaques m , la longueur donde guidee gm , la vitesse de phase vpzm et
la vitesse de groupe vgm .
0.015
g m = p
1 (fc /f )2
3 108
vpzm = p
1 (fc /f )2
p
vgm = 3 108 1 (fc /f )2
ce qui donne :
p
Mode m ( ) 1 (fc /f )2 gm (m) vpzm (m/s) vgm (m/s)
T E1 17.5 0.954 0.01572 3.145 108 2.862 108
T E2 36.9 0.8 0.01875 3.75 108 2.4 108
T E3 64.2 0.436 0.03441 6.882 108 1.308 108
377
g1T E2 = = 471 .
0.8
b
y
x
z a
Ez = 0 ;
Hz 6= 0.
Ez 6= 0 ;
Hz = 0.
10.3 Guide dondes rectangulaire 10-355
y
y x x
(a) z
y
y x x
(b) z
y
y x x
(c) z
Figure 10.9 Reflexion des ondes entre les plaques dun guide dondes rectangulaire
a) TEm0 ou TMm0 , b) TE0n ou TM0n , c) TEmn ou TMmn .
1. Mise en place des equations de Maxwell en coordonnees rectangulaires avec les res-
trictions dues aux variations harmoniques des champs et a lattenuation selon la
direction de propagation ;
5. Resolution de lequation donde pour Hz en respect des conditions aux limites sur
les parois ;
z Ey + j Hx = 0 (10.33)
z Ex + j Hy = 0 (10.34)
Ey Ex
+ j Hz = 0 (10.35)
x y
Hz
+ z Hy j Ex = 0 (10.36)
y
Hz
z Hx j Ey = 0 (10.37)
x
Hy Hx
= 0 (10.38)
x y
Hx Hy
+ z Hz = 0 (10.39)
x y
Ex Ey
+ = 0. (10.40)
x y
On ouvre ici, une petite parenthese sur une expression equivalente a (10.18) de limpe-
dance intrinseque du guide que lon deduit de (10.33) ou de (10.34) :
Ex Ey j
gT E = = = (10.41)
Hy Hx z
Exemple 10.2
Cette equation ressemble beaucoup a lequation donde (5.15). Dans les prochaines sous-
sections, on demontrera que lindice est utilise car et ne font intervenir que les
composantes transverses, et que a un lien avec la frequence de coupure.
= j .
4
Par exemple, Ey sobtient en prenant les deux expressions (10.35), (10.33) avec (10.41).
10.3 Guide dondes rectangulaire 10-359
Lequation differentielle (10.46) donne la solution dans un mode TE, pour un guide
dondes a section quelconque. Avec un guide dondes rectangulaire, les conditions limites
doivent etre respectees aux coordonnees x = 0, a et y = 0, b.
Pour obtenir la solution pour Hz , on utilise la methode de separation des variables
dans le systeme cartesien, cest-a-dire que lon cherche une solution pour Hz qui puisse
sexprimer sous la forme :
Hz = F (x) G(y)ejz z
ou
1 d2 F (x) 1 d2 F (y)
+ + 2 = 0 (10.48)
F (x) d x2 F (y) d y 2
En posant :
1 d2 F (x)
x2 = (10.49)
F (x) d x2
1 d2 F (y)
y2 = (10.50)
F (y) d y 2
en obtient deux equations differentielles totale identiques a lequation donde (5.15), lune
suivant laxe x et lautre suivant y, avec la contrainte :
x2 + y2 = 2 . (10.51)
Les constantes A1,2 et B1,2 sont ajustees pour respecter les conditions aux limites et, pour
tenir compte de la puissance transportee par londe dans le guide.
10-360 Guide dondes
Hz
#1 : y
= 0 pour y = 0, 0 < x < a (10.55)
Hz
#2 : y
= 0 pour y = b, 0 < x < a (10.56)
Hz
#3 : x
= 0 pour x = 0, 0 < y < b (10.57)
Hz
#4 : x
= 0 pour x = a, 0 < y < b . (10.58)
(A1 A2 = 0) soit A1 = A2 = A ;
(B1 B2 = 0) soit B1 = B2 = B.
(sin(x a) = 0) soit
m
x = , m = 0, 1, 2, . . . (10.60)
a
(sin(y b) = 0) soit
n
y = , n = 0, 1, 2, . . . (10.61)
b
Ainsi, on sapercoit que la constante de phase transverse est aussi une fonction des
indices du mode m et n. Elle peut donc se noter mn .
La solution complete et finale du champ Hz en mode T Emn est donc :
m x n y
Hz (x, y, z) = Ho cos cos ejz z (10.62)
a b
Lexpression trouvee pour Hz issue de (10.62) sert maintenant dans les equations (10.42)
a (10.45), pour les definitions de toutes les autres composantes des champs :
j n m x n y
Ex = 2
Ho cos sin ejz z (10.63)
mn b a b
j m m x n y jz z
Ey = 2 Ho sin cos e (10.64)
mn a a b
Ez = 0 (10.65)
jz m m x n y
Hx = H o sin cos ejz z (10.66)
2 mn a a b
jz n m x n y
Hy = H o cos sin ejz z . (10.67)
2 mn b a b
m = 1;
n = 0.
Dans ce cas, il ny a aucune variation des champs selon laxe y et seulement trois com-
posantes ont une valeur non nulle. Les expressions de toutes les composantes de champ
secrivent :
Ex = 0 (10.68)
j x
Ey = H o sin ejz z (10.69)
2 10 a a
| {z }
a
j
Ez = 0 (10.70)
jz x
Hx = H o sin ejz z (10.71)
2 10 a a
| {z }
a
jz
Hy = 0 (10.72)
x
Hz = Ho cos ejz z . (10.73)
a
Les figures 10.10, 10.11, 10.12 illustrent respectivement la variation de ces champs
selon laxe x, leur configuration vue dans la section du guide et vue de dessus. Les lignes
en trait continu representent le champ electrique alors que celles en pointilles, cest le
champ magnetique. La densite de lignes est proportionnelle a lintensite des champs en
question.
10-362 Guide dondes
x x x
a a a
Ey Hz Hx
Figure 10.10 Variation des composantes des champs dans le mode T E10 selon la largeur du
guide.
Figure 10.11 Configuration conventionnelle des champs dans le mode T E10 vue dans la section
du guide (champ E : champ H : ).
Le mode T E10 est dit fondamental (ou dominant), car il possede la plus basse frequence
de coupure. Par un choix judicieux de la frequence doperation, il est possible que seul le
mode fondamental puisse exister. On opere alors en monomode. Lavantage du monomode
consiste en une plus faible dispersion du signal (voir les lignes a pertes en regime sinusodal
permanent). Il faut se rappeler que la dispersion est causee entre autre par les vitesses
de propagation differentes selon la frequence. Or, lenergie dune composante spectrale
repartie sur plusieurs modes a la meme consequence, car chaque mode voyage a une vitesse
differente suivant laxe z. Le guide dondes tout comme la fibre optique produit une
dispersion amplifiee par les deux causes :
a
x
y z
Figure 10.12 Configuration des champs dans le mode T E10 vue de dessus (champ H : ).
10.3 Guide dondes rectangulaire 10-363
Il sagit dun avantage tres important des quon desire communiquer sur une grande
distance ou a grand debit.
Ex = 0 (10.74)
j 2 2 x jz z
Ey = Ho sin e (10.75)
2 20 a a
| {z }
a
j 2
Ez = 0 (10.76)
jz 2 2 x jz z
Hx = Ho sin e (10.77)
2 20 a a
| {z }
a
jz 2
Hy = 0 (10.78)
2 x
Hz = Ho cos ejz z . (10.79)
a
x x x
a a a
Ey Hz Hx
Figure 10.13 Variation des composantes des champs dans le mode T E20 selon la largeur du
guide.
Figure 10.14 Configuration conventionnelle des champs dans le mode T E20 vue dans la section
du guide (champ E : champ H : ).
Les figures 10.13, 10.14, 10.15 decrivent les champs dans le guide pour le mode T E20 .
10-364 Guide dondes
y z
Figure 10.15 Configuration des champs dans le mode T E20 vue de dessus (champ H : ).
x x x x x
a a a a a
Ey Ex Hx Hy Hz
y y y y y
b b b b b
Ey Ex Hx Hy Hz
Figure 10.16 Variation des composantes des champs dans le mode T E11 selon la largeur du
guide.
10.3 Guide dondes rectangulaire 10-365
Figure 10.17 Configuration conventionnelle des champs dans le mode T E11 vue dans la section
du guide (champ E : champ H : ).
Les figures 10.16, 10.17 decrivent les champs dans le guide pour le mode T E11 La
configuration des champs dans le mode T E11 vue du dessus est identique a celle en mode
T E10 de la figure 10.12 a cause des indices m pareils. De meme, la configuration des
champs dans le mode T E11 vue du cote serait identique a celle en mode T E01 a cause des
indices n pareils.
la frequence doperation ;
Lenergie du signal micro-onde se divise dans tous les modes excites, mais lenergie des
modes qui ne se propagent pas se repartira dans lensemble des modes presents. Au niveau
dune discontinuite, des modes superieurs locaux (ayant une certaine fraction de lenergie
du signal) apparaissent pour sevanouir ensuite. Les champs resultants correspondent a la
somme des champs de tous les modes presents.
10-366 Guide dondes
z2 = 2 (x2 + y2 )
| {z }
2
2 m 2 n 2
= (10.87)
vp a b
ou encore (ayant z2 = z2 ) :
s 2
m 2 n 2
z = + . (10.88)
a b vp
La propagation en z reste possible tant que z possede une partie imaginaire non-nulle.
Cela revient a dire que z demeure un nombre reel soit z2 > 0. Il existe donc trois cas
distincts en interpretant selon la frequence doperation (ou frequence angulaire ) :
z est nulle ;
la frequence du signal correspond a la frequence de coupure du guide fcmn pour
le mode (m,n) considere ;
represente donc la constante de phase a la frequence de coupure.
10.3 Guide dondes rectangulaire 10-367
On ne doit pas oublier que le dielectrique et le conducteur sont parfaits. La perte as-
sociee a une constante dattenuation z non nulle montre uniquement que le guide agit
comme un filtre passe-haut. Cette perte en est donc une de filtrage. Par contre, dans la
bande-passante, il faudra ajouter eventuellement les pertes produites par les materiaux
(dielectrique et conducteur) qui composent le guide.
La frequence de coupure fcmn est deduite du troisieme cas ci-dessus. Elle vaut :
r n 2
vp vp m 2
fcmn = = + (10.89)
2 2 a b
De meme, la longueur donde de coupure cmn sexprime comme :
2 2
cmn = = q . (10.90)
m 2
n 2
a
+ b
Ces equations (10.89) et (10.90) sont compatibles avec celles obtenues pour le guide a
plaques paralleles (un seul indice, le second force a 0) ; il suffit de comparer avec (10.5)
et (10.3). Dailleurs, on demontre que le calcul de fcmn peut se faire a partir de celui avec
plaques paralleles car ici, lassemblage dun guide dondes rectangulaire comprend deux
lignes a plaques paralleles orthogonales. Ainsi, on deduit :
q
fcmn = fc2m0 + fc20n . (10.91)
1 1
g = q = r 2 (10.94)
1 2 m 2 n 2
1 2
2a
2b 1
cmn
= r 2 = r 2 (10.95)
fc
1 cmn
1 f
soit la meme equation que (10.9), donnant la longueur donde guidee en mode superieur
entre des plaques paralleles (un seul indice) !
10-368 Guide dondes
vp2
vg = = (10.98)
z vpz
s 2 s 2
fc
= vp 1 = vp 1 . (10.99)
c f
La figure 10.18 illustre comment faire la difference des deux vitesses en partant de
la relation vs z . Dapres les definitions de vitesse de phase du guide et de vitesse de
groupe, il est bon de souligner ou de rappeler les points suivants :
la vitesse de phase du guide est la vitesse a laquelle les ondes semblent se propager
le long des parois du guide. Cette vitesse est superieure a la vitesse de propagation,
mais ce nest quune vitesse apparente.
la vitesse de groupe reflete le fait que les diverses composantes des champs sad-
ditionnant pour creer le champ du guide voyagent toutes avec des reflexions a des
angles differents par rapport a laxe du guide et, en consequence, la vitesse de trans-
mission de linformation est moindre que la vitesse de propagation de londe.
si la longueur donde du signal est augmentee, les reflexions des ondes se font de
plus en plus a angle avec les parois du guide, ce qui amene :
lorsque les reflexions se font a incidence normale avec les parois du guide, les
consequences sont :
j
gT E = = (10.100)
z z
= r 2 = r 2 (10.101)
1 c 1 ffc
jz m m x n y
Ex = Eo cos sin ejz z (10.102)
2 mn a a b
jz n m x n y
Ey = 2 Eo sin cos ejz z (10.103)
mn b a b
m x n y
Ez = Eo sin sin (10.104)
a b
j n m x n y
Hx = 2
Eo sin cos ejz z (10.105)
mn b a b
j m m x n y jz z
Hy = 2 Eo cos sin e (10.106)
mn a a b
Hz = 0 . (10.107)
10-370 Guide dondes
De plus, il faut savoir que tous les parametres importants gardent la meme expression
en mode TM quen mode TE a lexception dun seul, limpedance transverse. Donc :
mais :
s 2 s 2
fc
gT M = 1 = 1 (10.111)
c f
Il faut savoir que le mode fondamental (ou dominant) des modes T M seulement est
le mode T M11 parce que n, m 6= 0 (si m = 0 ou n = 0, alors tous les champs sont nuls).
Exemple 10.3
point r, , z x
guide cylindrique
a
Hz = F (r)G()ejz z
d2 G()
+ n2 G() = 0 (10.113)
d2
d2 F (r) 1 dF (r) 2 n2
+ + 2 F (r) = 0 (10.114)
dr 2 r dr r
ou n est une constante telle que n2 = Gr (G+rG )+2 r 2 = FF . Leur solution respective est :
1 1
J
0
0.8 0.8
J Y Y1 Y2
1 0
0.6 J 0.6
2 J3 Y
3
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
0.2 0.2
0.4 0.4
0.6 0.6
0.8 0.8
1 1
0 2 4 6 8 10 12 0 2 4 6 8 10 12
x x
Dune part, il faut que n ait une valeur entiere pour que G() soit periodique de periode
2. Dautre part, la fonction Yn ( r) a la propriete de tendre vers linfini lorsque r = 0,
ce qui na pas de sens physique. Il sensuit que B2 = 0. De plus, par souci de simplicite,
on choisit lorigine de pour ne conserver que la variation en cos(n), i.e. A2 = 0. On
pose finalement le produit A1 B1 = Ho .
Les composantes des champs et les conditions aux limites sexpriment ainsi :
dans un mode TE :
j
Er = n Ho sin(n) Jn ( r)ejz z = gT E H (10.117)
2 r
j
E = Ho cos(n) Jn ( r)ejz z = gT E Hr (10.118)
Hz = Ho cos (n) Jn ( r)ejz z (10.119)
avec
[E ]r=a = 0 = Jn (nl a) = 0 .
dans un mode TM :
j
Er = Eo cos(n) Jn ( r)ejz z = gT E H (10.120)
j
E = 2
n Eo sin(n) Jn ( r)ejz z = gT E Hr (10.121)
r
Ez = Eo cos (n) Jn ( r)ejz z . (10.122)
avec
[E ]r=a = 0 = Jn (nl a) = 0 .
dans un mode TE :
pnl
T Enl = (10.123)
a
dans le mode TM :
pnl
T Mnl = (10.124)
a
10-374 Guide dondes
Exemple 10.4
()
et de pnl du tableau 10.1, ou avec laide directe de fcnl du meme tableau, on
obtient (a = (2.4)(0.0254)/2 = 0.03048 m) :
3 108 1.840 3 108
fcT E11 = = 2.884 GHz = 0.2930
2 0.03048 |0.03048
{z }
9.8425109
Par souci de securite, les donnees techniques dans les catalogues etablissent
que le WC-240 est concu pour la bande 3.31 a 4.54 GHz.
Exemple 10.5
Seuls les modes T E11 et T M01 sont presents dans le guide. Les autres sont
evanescents.
Les equations (10.95), (10.99) qui sont semblables a (10.128), (10.130)
et (10.101) en mode TE ou (10.111) en mode TM servent pour evaluer les
parametres demandes. On obtient en prenant vp = 2 108 m/s et = 251 :
p
mode 1 (fc /f )2 gm (m) vgm (m/s) gT E/T M ()
8
T E11 0.7681 0.0868 1.53 10 326.8 j72.4
8
T M01 0.5472 0.1218 1.09 10 137.3 j41.6
T E21 j0.405 38.2
10.5 Puissance et energie (T E10 rectangulaire) 10-377
z a3 bHo2 2 2 a2 Ho2 z ab
= = (10.134)
4 2 2 4
2
Eo ab
= . (10.135)
4g
Exemple 10.6
Dans des conditions normales, le champ electrique maximal avant claquage
tourne autour de 29 kV/cm dans lair.
Un guide donde WR-42 opere entre 16 et 26.5 GHz dans le mode fondamental.
Lair ambiant agit comme dielectrique.
Estimez la puissance maximale transportee.
Dabord :
Eomax = 2.9 106 V /m .
Selon (10.135), on deduit que :
(2.9 106 )2 (0.010668)(0.004318)
< Pz > =
4g
6
= 96.85 10 /g .
Aux frequences limites, on trouve :
f ( GHz) g () < Pz > ( kW)
16 778.7 124.4
26.5 444.0 218.1
10-378 Guide dondes
1 z vp2
ven = = = = vg ! (10.141)
g vpz
Cette derniere expression montre que la vitesse de lenergie et la vitesse de groupe ne font
quune.
c = (10.142)
2 < Pz >
ou mieux encore
1 < Pp >
c = (10.143)
2 < Pz > z
Dans cette equation, le terme < Pp >= ( d<P
dz
z>
)z represente les pertes de la puissance
transportee sur une longueur z. Partant de lequation des pertes joules bien connue
1
2
RI 2 , cette dissipation provient :
Ainsi, en prenant S lensemble des surfaces internes du guide pour une unite de lon-
gueur (z = 1) : Z
1
< Pp > = Rs Js Js ddz . (10.147)
2 S
8
La resistance surfacique a ete introduite en (7.51) pour le calcul du parametre distribue R dune ligne
de transmission.
9
On ne sinteresse quaux pertes suivant l axe z.
10-380 Guide dondes
Exemple 10.7
soit :
a z210 a3
< Pp > = Rs Ho2
b+ +
2 2 2
2a3
= Rs Ho2 b + 2
puique z210 = (2/)2 (/a)2 .
Deduisez lexpression de la constante de pertes du conducteur.
Les pertes dans le conducteur c pour chaque mode superieur dans un guide dondes
a section rectangulaire :
2Rs h
cT E mn = q 1 + (b/a) (fc /f )2
n6=0
b 1 (fc /f )2 2 2
2 (b/a)((b/a)m + n )
+ 1 (fc /f ) (10.148)
(b/a)2 m2 + n2
Rs
cT Em0 = q 1 + 2(b/a) (fc /f )2 (10.149)
b 1 (fc /f )2
" #
2Rs m2 (b/a)3 + n2
cT Mmn = q 2 (10.150)
2 2
b 1 (f /f )2 m (b/a) + n
c
a section circulaire :
Rs 2 n2
cT Enl = q (fc /f ) + 2 (10.151)
pnl n2
a 1 (fc /f )2
Rs
cT Mnl = q (10.152)
a 1 (fc /f )2
On peut verifier a laide de graphiques que les pertes dans le conducteur pour un guide
circulaire en mode T E01 decroissent continuellement avec laugmentation de la frequence,
meme si le parametre Rs augmente. Par contre, pour tous les autres modes, les pertes dans
le conducteur passent par un minimum et se mettent ensuite a crotre avec la frequence.
Cest pour cela que le mode T E01 est aussi dit a pertes minimales mais non dominant.
Ainsi, quel que soit le mode superieur de transmission employe au-dessus de la frequence
de coupure, les pertes produites par le dielectrique sont :
f ( /)
2
d = Re{z } = p 2 = q (10.155)
2 2 1 (fc /f )2
d
= q (10.156)
1 (fc /f )2
ou d est la constante dattenuation dune onde plane TEM dans le materiau dielectrique
a tres faibles pertes comme le prouve (5.68).
y b
z x b
d d
Un guide dondes termine par une plaque conductrice est equivalent a une ligne de
transmission court-circuitee. Avec des champs variant sinusodalement, le court-circuit est
de nouveau observe a une distance d sur laxe z de la plaque conductrice. Cette distance
correspond a :
g
d = p (10.157)
2
pour un mode donne avec p entier. Ainsi, une autre plaque placee a cette distance d ne
modifie en rien la distribution des champs car les deux plaques respectent la condition aux
limites Ek = 0. Les expressions des champs dans une cavite rectangulaire peuvent donc
etre tirees directement de celles qui ont ete trouvees pour un guide dondes rectangulaire.
Si la composante longitudinale de champ est Hz , le mode T Emnp est le seul mode
de propagation a linterieur de la cavite resonnante. Lindice p definit le nombre de
demi-periodes du champ E selon laxe de propagation.
Les expressions des composantes de champ sont :
j n m x n y p z
Ex = Ho cos sin sin (10.158)
2 mn b a b d
j m m x n y p z
Ey = 2 Ho sin cos sin (10.159)
mn a a b d
Ez = 0 (10.160)
1 m p m x n y p z
Hx = Ho sin cos cos (10.161)
2 mn
a d a b d
1 n p m x n y p z
Hy = 2 Ho cos sin cos (10.162)
mn b d a b d
m x n y p z
Hz = Ho cos cos sin . (10.163)
a b d
On remarque quun diagramme donde stationnaire apparat car le terme ejz z a disparu.
la frequence de resonance fo ;
le facteur de qualite Q.
il en decoule que : !
3/2
2b (a2 + d2 )
Q = . (10.173)
4Rs ad (a2 + d2 ) + 2b (a3 + d3 )
10.7 Cavites resonnantes 10-385
Exemple 10.8
Soit un resonateur cubique dont les parois sont faites en cuivre (c = 5.8
107 S/m). Le resonateur est rempli dair.
Donnez les dimensions du plus petit cube qui resonne a 10 GHz.
Exercices
Question 1
Des plaques paralleles ont une largeur de 4 cm et sont distantes lune de lautre par
3 cm dair.
Calculez langle de propagation des ondes TEM qui zigzaguent entre les plaques et
la longueur donde guidee g pour les cas suivants :
a) f = 6 GHz, mode T E1 ;
b) f = 15 GHz, mode T E1 ;
c) f = 15 GHz, mode T E2 ;
Question 2
Determinez les frequences de coupure dune onde circulant dans les modes T E1 , T E2 ,
T E3 et T M1 et T M2 entre deux plaques conducteurs espacees de 1.5 cm, si lisolant entre
les plaques est :
a) lair ;
Question 3
Evaluez langle des ondes TEM entre deux plaques paralleles espacees de 1.5 cm par
du verre (r = 4) en mode T M1 aux frequences de :
a) 5 GHz ;
b) 10 GHz ;
c) 30 GHz.
Question 4
Pour un guide a plaques paralleles espacees de 3 cm avec dielectrique non-magnetique
de constante r = 6.25, determinez limpedance transverse pour les modes T E1 et T M1 a
la frequence de 3 GHz.
Question 5
Determinez les frequences de coupure dune onde circulant dans un guide rectangulaire
aux dimensions internes de 3 cm par 1.5 cm dans les modes T E10 , T E20 , T E11 , T E12 , T E21 ,
T E22 et T M11 , T M22 , si lisolant dans le guide est :
10.7 Cavites resonnantes 10-387
a) lair ;
b) un dielectrique de verre r = 4.
Question 6
Considerez un guide donde rectangulaire a air dont les dimensions internes sont de
6 cm par 3 cm. Si le mode T E10 est excite a la frequence de 4 GHz, determinez :
Si le guide est rempli dune substance dont la constante dielectrique vaut r = 2.56 :
Question 7
Un guide dondes rectangulaire de 5 cm par 2.5 cm a un dielectrique de constante
r = 2.25 non-magnetique. Pour tous les modes pouvant se propager a la frequence de
5 GHz, trouvez :
a) la constante de phase z ;
b) la longueur donde guidee ;
c) la vitesse de phase ;
d) limpedance transverse.
Question 8
Deux guides dondes de memes dimensions 4 cm par 2 cm sont places bout a bout.
Lun (#1) est rempli dair tandis que lautre (#2) a un dielectrique de constante r2 .
Dans le mode fondamental partout, une onde de 10 GHz dans le #1 est incidente sur le
#2. Evaluez le pourcentage de puissance reflechie si le dielectrique du #2 diminue :
Question 9
Evaluez lattenuation en Np/m des ondes evanescentes a f = 10 GHz dans un guide
donde rectangulaire a air de 2 cm par 1.2 cm pour les modes :
10-388 Guide dondes
a) T E01 ;
b) T E20 .
Question 10
Trouvez la gamme des dimensions possibles a et b dun guide dondes rectangulaire a
air qui fonctionne en monomode a f = 6 GHz avec un facteur de securite de 20% :
-au dessus de la frequence de coupure du mode fondamental (fmin = 1.20fc ) ;
-en dessous de la frequence de coupure du mode suivant (fmax = 0.8fc ).
Question 11
Soit un guide donde circulaire a air capable de propager une onde dans le mode T E11
a 6 GHz. Si le facteur de securite de la frequence de coupure est de 20%, determinez :
Question 12
Soit un guide dondes rectangulaire de 1.5 cm par 0.6 cm fait de laiton c = 1.57
10 S/m, rempli par du polyethylene (r = 2.25, = o , / = 4 104 ). Pour une onde
7
a) au conducteur (c ) ;
b) au dielectrique (d ).
p
Note : prenez Rs = / f .
Question 13
Trouvez la puissance maximale qui peut etre transportee a 6 GHz dans le mode T E10
dans un guide dondes de 4 cm par 2 cm rempli dair, si le niveau du champ maximal dans
cet air avant claquage est de 2 106 V/m.
Question 14
Une cavite rectangulaire est remplie dair. Elle presente les frequences doscillation
suivantes :
- fo = 3 5 GHz en mode T E101 ;
- fo = 3 26 GHz en mode T E011 ;
- fo = 3 30 GHz en mode T M111 .
Trouvez les dimensions a, b et d suivant chacun des axes respectifs.
10.7 Cavites resonnantes 10-389
Reponses :
1. a) = 56.4 , g = 9.05 cm ; b) = 19.5 , g = 2.12 cm ;
c) = 41.8 , g = 2.68 cm.
2. fc identiques en modes T En et T Mn
a) (fc )n=1 = 10 GHz ; (fc )n=2 = 20 GHz ; (fc )n=3 = 30 GHz
b) (fc )n=1 = 5 GHz ; (fc )n=2 = 10 GHz ; (fc )n=3 = 15 GHz
3. a) = 90 ; b) = 30 ; c) = 9.6 .
4. gT E1 = 202.3 , gT M1 = 112.4 .
5. a) (fc )T E10 = 5 GHz ; (fc )T E20 = 10 GHz ; (fc )T E12 = 20.62 GHz ;
(fc )T E21 = 14.14 GHz ; (fc )T E11 ,T M 11 = 11.18 GHz ; (fc )T E22 ,T M 22 = 22.36 GHz ;
b) moitie de celles obtenues en (a).
Antennes - introduction
11.1 Introduction
Les antennes servent pour communiquer sur de grandes distances, car les communications
sur petites distances sont moins couteuses avec lemploi de cables ou de guides dondes.
Aujourdhui cependant, on communique par voie hertzienne entre une station de base
et une station mobile tres rapprochees e.g. a linterieur dune meme piece pour eviter le
filage.
espace
circuit
Antenne
lectrique
lment de
transition
rsistance de diagrammes de
rayonnement rayonnement
Antenne
impdance largeur du faisceau
distribution
dentre de courant directivit & gain
temprature ouverture effective
de bruit
Les figures 11.1 et 11.2 montrent le role dune antenne comme element de transition
11-392 Antennes - introduction
Lantenne emettrice tire sa puissance de lemetteur qui lalimente, etant vue comme
une charge.
En theorie cependant, on prefere supposer une source courant a lemission et une source
tension a la reception, meme si emission et reception sont liees a des phenomenes sem-
blables au point de vue antenne selon le theoreme de reciprocite (qui sera discute plus
loin).
En vertu du theoreme de reciprocite, on choisit la configuration emettrice ou receptrice
de lantenne qui facilite la comprehension et/ou les calculs.
11.2 Impedance
Pour evaluer limpedance dune antenne, on assume une antenne en emission. Lantenne
est alors consideree comme une charge a lentree de laquelle existe un courant Iin et une
tension Vin . Le rapport de ces deux quantites fournit limpedance Zin (ou mieux encore,
Za ) :
Vin
Za = = Ra + jXa (11.1)
Iin
On considere simplement lantenne comme un circuit electrique ayant cette meme impedan-
ce lors des calculs de transfert de puissance.
Cela semble facile mais limpedance que presentent les antennes est une fonction com-
plexe et ce, meme pour les structures les plus simples. Comme toute impedance, celle de
lantenne comprend une partie reelle Ra (active) et une partie imaginaire Xa (reactive)
telles que :
la partie reactive est due aux champs dinduction au voisinage de lantenne ; elle est
capacitive pour les antennes electriquement courtes un peu comme limpedance
11.2 Impedance 11-393
vue pres dun circuit ouvert en regime sinusodal permanent autrement, elle est
inductive ou capacitive ;
la partie active est reliee aux champs rayonnes et aux pertes joules.
La resistance Rri est la responsable du rayonnement de lantenne, car sans elle aucune
puissance active fournie a lantenne nest emise. On a donc interet a lavoir la plus elevee
possible pour accrotre limportance des champs rayonnes.
Le symbole Rr est reserve a la resistance de rayonnement, laquelle est calculee a partir
de lamplitude maximale de la distribution du courant sur lantenne :
1 2
< Pt > = Rr Imax . (11.4)
2
Si lamplitude maximale se situe au niveau des bornes, alors Rr = Rri .
Exemple 11.1
Un dipole est forme de deux fils opposes se connectant sur chacun des conduc-
teurs dune ligne de transmission. La resistance de rayonnement a lentree dun
dipole court de longueur totale h (au sens electrique i.e. h ) sexprime
ainsi : 2
2 h
Rridcourt 20 .
Cependant, lorsque le dipole atteint une longueur totale de /2 appele dipole
demi-onde la resistance de rayonnement a lentree vaut environ 75 .
Un dipole dune longueur de 1.5 m emet une puissance totale de 1 W.
11-394 Antennes - introduction
Iin a
antenne Vg
a Rpertes
Vin
gnrateur Rtx Rri
b onde jXtx jXa
mise
b
antenne a
Vco
a Rrx
Vr
rcepteur Ra
onde
b incidente jXrx jXa
b
r
TX
RX
La distance r a laquelle sont effectuees les mesures est donc un parametre qui influence
la valeur de < P (r) >. Pour obtenir une quantite independante de la distance, on utilise
le concept dangle solide dont les unites sont les steradians ou srad. Langle solide est
forme par le rapport de la surface S sur une sphere sous-tendue par langle solide au rayon
au carre de cette sphere (11.5) :
S
= 2. (11.7)
r
Il y a donc 4 surfaces de r 2 metres carres dans une sphere de rayon r, donc 4 srad pour
langle solide de la sphere complete, 2 srad pour lhemisphere, etc.
r
o y
x
d dS
Il est possible dobtenir la puissance totale emise < Pt > en integrant K(, ) sur les
4 srad. Cela decoule directement de lintegrale du produit scalaire de la densite de puis-
sance sur une surface fermee ; en choisissant une sphere, on maximise le produit scalaire
en tout point, car < P >=< Pr > ar et dS = dSar . Donc :
Z Z
< Pt > = < P (r, , ) > dS = < P (r, , ) > dS (11.9)
S S
2
dS = r sin dd .
Z
< Pt > = K(, ) d (11.10)
d = sin dd .
lobe
secondaire
x =0
E(r, , )
Fa (, ) = (11.11)
Emax (r)
K(, )
Kn (, ) = . (11.12)
Kmax
le plan H ;
le plan E ;
ainsi appeles a cause de lorientation des champs respectifs. Par exemple, le plan E cor-
respond a ( = 0, 0 < 2) ; et le plan H, a ( = /2, 0 < 2) si les composantes
sont E et H et que le faisceau pointe dans la direction de laxe x.
Exemple 11.2
1
On notera fa (, ) la fonction caracteristique de rayonnement qui nest pas forcement normalisee.
11.5 Angle solide du faisceau 11-399
dou
k = 5/ .
Puis : p
cos() avec 0 /2, 0 < 2
Fa (, ) =
0 ailleurs
HP BW = 120 .
Kn ()
a
1
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
00
11
sur la figure 11.7. Langle solide du faisceau, notee a , est obtenu via lintegrale de lin-
tensite de rayonnement normalisee sur la sphere :
I
a = Kn (, )d . (11.13)
4
Ainsi la puissance totale emise < Pt > devient simplement le produit de la valeur
maximale de lintensite de rayonnement par langle solide du faisceau :
Langle solide du faisceau peut, dans les cas ou il est tres petit, etre relie au produit
des largeurs du lobe principal a 3 dB dans chacun des plans principaux en rad, 1HP BW
et 2HP BW , via une approximation tenant compte quil est un cercle inscrit :
Ces deux dernieres affirmations sont identiques a cause du principe de reciprocite entre
lemission et la reception. Dans certains cas, ce pouvoir de direction privilegiee est tres
utile comme dans un lien micro-onde ; dans dautres cas, on recherche plutot a emettre
partout sans preference (en azimuth pour un recepteur ou emetteur de radio commerciale).
La directivite D(, ) dune antenne dans une direction donnee represente donc le
rapport de lintensite du rayonnement dans cette direction a lintensite moyenne Kmoy ,
11.6 Directivite et gain 11-401
soit celle qui serait obtenue si la puissance etait emise uniformement dans toutes les
directions Kmoy =< Pt > /(4) :
K(, ) 4 E 2 (r, , ) r 2
D(, ) = = . (11.16)
< Pt > /(4) < Pt > 2o
Kmax = D Kmoy
Kmoy
Kmoy
Kmax 4
D = = . (11.18)
Kmoy a
On retrouve :
D(, ) = D Kn (, ) . (11.19)
11-402 Antennes - introduction
Exemple 11.3
Exemple 11.4
Fa (, ) = |e2 sin | .
Kn (, ) = Fa2 = e4 sin2 () .
Ainsi :
Z 2 Z
a = e4 sin2 sin dd
=0 =0
" #
e4 4 sin cos
=
17
0
| {z }
1/17
= 0.059 srad
et
4
D = = 68 .
0.059
11.7 Ouverture ou longueur effective 11-403
(10 103)2
< P ( = 0) > = = 13.3 108 W/m2 .
2(377)
Une antenne isotrope produit cette densite de puissance avec une puissance
emise de :
< Ptiso > = (13.3 108 )(4(5000)2) = 41.7 W;
lantenne du probleme en necessite 68 fois moins a cause de sa directivite :
Donc la directivite dans cette direction est inferieure a lunite puisque selon
(11.19) :
D( = 60 , = 90 ) = 68 (0.00375) = 0.255 .
Il faudra plus de puissance que celle requise par une antenne isotrope, car
lantenne en question na pas la faculte de bien emettre dans cette direction.
Ainsi, pour repondre a la demande, il faut :
< Ptiso >
< Pt > = = 163 W .
0.255
Ei he = Vco (11.24)
Z h
Iin he = I(z) dz. (11.25)
0
ou Voc est la tension induite aux bornes de lantenne en circuit ouvert par le champ
electrique Ei au voisinage de lantenne et, ou Iin est le courant a la base de lantenne (I(z)
est la distribution du courant le long de lantenne). La figure 11.9 resume le principe de
hauteur effective ; les aires sous les courbes de distribution du courant sont egales.
h aire A aire A
he
Iin Iin
Iin I Iin I
E2 2
< Pt > = r a .
2o
Aem
D = 4 (11.26)
2
Ae
G = 4 2 (11.27)
indiquant qua une frequence donnee, la directivite est proportionnelle a louverture ef-
fective maximale de lantenne. Pour lantenne hypothetique isotrope, louverture effective
maximale est de 0.082 (D = 1) et toutes les antennes sans perte doivent avoir une
ouverture effective maximale egale ou superieure a cette valeur.
Exemple 11.5
Ainsi :
2 (3 108 /109 )2
Aem = D = 100 = 0.7162 m2
4 4
< Prmin > 106
< Pi > = = = 1.39 106 W/m2
Aem 0.7162
< Ptiso > = (1.39 106 )(4(50 103 )2 ) = 43.8 103 W
< Pt > = 438 W .
Si lefficacite douverture atteint 50% (ce qui est le cas pour la majorite des
antennes paraboliques), donnez le rayon de la parabole rp .
11-406 Antennes - introduction
Aem = 2 /4
D = 1 partout
Aem = 32 /8 et he = h/2
D = 1.5 lorsque = 90
Rr 20 2(h/)2
D = 3 lorsque = 90
Rr 10 2 (h/)2
Aem = 32 /8 et he = 2nA/
D = 1.5 lorsque = 90
Rr 320n2 4 (A/2 )2
3
Pour tout dipole court, on ecrit Rr 80 2 (h/)2 (Imoy /Iin )2 .
11.9 Valeurs pour antennes filiformes 11-407
Exercices
Question 1
La fonction caracteristique dune antenne est donnee par :
csc2 () pour /6 < < /2
Fa (, ) =
0 ailleurs
Question 2
Trouvez la valeur du courant Iin alimentant un dipole court de 0.1 m a la frequence
de 30 MHz pour produire une densite de puissance de 1.33 109 W/m2 a 1 km dans la
direction optimale (D = 1.5).
Question 3
A une distance de 30 km dune antenne rayonnant une puissance totale de 5 kW,
trouvez :
b) la directivite requise pour obtenir une densite de puissance de lordre de 2.5 mW/m2 .
Question 4
Une antenne parabolique circulaire capte des signaux a f = 4 GHz. Son faisceau
dantenne a une ouverture de 1 dans les deux plans. Deduisez :
a) la directivite D ;
Question 5
Une antenne rayonne une puissance totale de 80 W qui produit un champ electrique de
8 mV/m a une distance de 24 km de lantenne dans la direction optimale de rayonnement.
Evaluez :
b) la directivite de lantenne.
11-408 Antennes - introduction
Question 6
Determinez la surface effective dune antenne dipole demi-onde a la frequence de
50 MHz sachant que sa directivite vaut 1.64.
Question 7
Un lien de telecommunication est etabli entre deux dipoles demi-onde dans un envi-
ronnement en espace libre. Determinez la puissance recue au recepteur connectee a lautre
antenne si (tout est adapte) :
Question 8
Un dipole demi-onde est alimente par un courant de 1 Arms a ses bornes. Evaluez :
b) la densite de puissance ;
Reponses :
1. D = 6.075.
4. a) D = 52525 b) rp = 2.74m !
6. Ae = 4.7 m2 .
cylindriques spheriques
u 1 = rc , u 2 = c , u 3 = z u1 = r, u2 = , u3 =
x = rc cos c x = r sin cos rc = r sin
y = rc sin c y = r sin sin c =
z=z z = r cos z = r cos
p p p
rc = x2 + y 2 r = x2 +p y2 + z2 r = rc2 + z 2
c = tan1 (y/x) = tan1 ( x2 + y 2 /z) = tan1 (rc /z)
z=z = tan1 (y/x) = c
l l l
dl = du1 + du2 + du3
u1 u2 u3
= h1 du1a1 + h2 du2 a2 + h3 du3a3
= h1 h2 h3
A-410 Systeme de coordonnees
exemple (cylindrique) :
coordonnees usuelles :
cylindriques spheriques
u 1 = rc , u 2 = c , u 3 = z u1 = r, u2 = , u3 =
h1 = 1 h1 = 1
h2 = rc h2 = r
h3 = 1 h3 = r sin
v = vx ax + vy ay + vz az
= v1 a1 + v2 a2 + v3 a3 .
vk = v ak
= vx (ax ak ) + vy (ay ak ) + vz (az ak )
exemple (cylindrique) :
1 x y z
a c = ax + ay + az
rc c c c
1
= (rc sin c ax + rc cos c ay )
rc
= sin c ax + cos c ay
exemple (cyclindrique) :
vy = v ay
= vrc (arc ay ) + vc (ac ay ) + vz (az ay )
= vrc sin c + vc cos c
Systeme de coordonnees A-411
coordonnees usuelles :
rectangulaires-cylindriques
ax arc = cos c ay arc = sin c az arc = 0
ax ac = sin c ay ac = cos c az ac = 0
ax az = 0 ay az = 0 az az = 1
rectangulaires-spheriques
ax ar = sin cos ay ar = sin sin az ar = cos
ax a = cos cos ay a = cos sin az a = sin
ax a = sin ay a = cos az a = 0
cylindriques-spheriques
arc ar = sin = rc /r ac ar = 0 az ar = cos = z/r
arc a = cos = z/r ac a = 0 az a = sin = rc /r
ar c a = 0 a c a = 1 az a = 0
Annexe B
Lettres grecques
Symbole Nom
A alpha
B beta
gamma
delta
, E epsilon
Z zeta
H eta
, theta
I iota
K kappa
lambda
M mu
N nu
xi (ksi)
o O omicron
, pi
, P rho
, sigma
T tau
upsilon
, phi
X chi (ki)
psi
omega
Annexe C
Constantes physiques fondamentales
C.1 Valeurs recommandees
Tirees de CODATA Task Group 2006
C.2 Unites SI
Quantite Nom Symbole Unites de base
Longueur metre m
Masse kilogramme kg
Temps seconde s
Courant electrique Ampere A
Temperature Kelvin K
Frequence Hertz Hz s1
Force Newton N mkgs2
Pression Pascal Pa kgm1 s2
Travail, energie, chaleur Joule J kgm2 s2
Puissance Watt W kgm2 s3
Charge electrique Coulomb C As
Potentiel electrique, emf Volt V kgm2 A1 s3
Resistance Ohm kgm2 A2 s3
Conductance Siemens S ou A2 s3 kg 1 m2
Inductance Henry H kgm2 A2 s2
Capacitance Farad F A2 s4 kg 1 m2
Flux magnetique Weber W b ou V s kgm2 A1 s2
Densite de flux magnetique Tesla T ou W b/m2 kgA1 s2
Champ electrique V /m kgmA1 s3
Champ de deplacement C/m2 Asm2
Champ dinduction W b/m2 kgA1 s2
Champ magnetique A/m Am1
C-414 Constantes physiques fondamentales
C.5 Prefixes SI
Facteur Prefixe Symbole Facteur Prefixe Symbole
101 deca da 101 deci d
102 hecto h 102 centi c
103 kilo k 103 milli m
106 mega M 106 micro
109 giga G 109 nano n
1012 tera T 1012 pico p
1015 peta P 1015 femto f
1018 exa E 1018 atto a
1021 zetta Z 1021 zepto z
1024 yotta Y 1024 yocto y
Annexe D
Table des symboles
f frequence Hz
fc frequence de coupure dans un guide dondes Hz
f em force electromotrice V
f mm force magnetomotrice A
F force N
Fa fonction caracteristique dantenne
Ff facteur de forme dune ligne de transmission
g constante dacceleration normale (9.806 65 m/s2) m/s2
G conductance S
gain dantenne
G conductance distribuee ou par unite de longueur S/m
constante de propagation Np /m
coefficient de reflexion, incidence normale
(d) coefficient de reflexion generalise
k, coefficient de reflexion en polarisation parallele ou perpendiculaire
H champ magnetique A/m
I ou i courant electrique A
Imin,max amplitude minimale ou maximale du courant sur ligne A
J densite de courant electrique A/m2
J c,d densite de courant electrique de conduction ou de deplacement A/m2
Js densite de courant electrique de surface A/m
K intensite de rayonnement W/srad
L inductance H
L inductance distribuee ou par unite de longueur H/m
segment ou longueur dun ligne de transmission m
longueur donde m
c longueur donde de coupure dans un guide dondes m
i longueur donde dans la direction ai m
g longueur donde dans une guide dondes m
M magnetisation A/m
permeabilite du milieu (vide : o = 4 107 H/m) H/m
r permeabilite relative du milieu
n indice de refraction du milieu
frequence angulaire rad/s
angle solide srad
a angle solide du faisceau dantenne srad
P Polarisation C/m2
vecteur de Poynting ou densite de puissance W/m2
P vecteur de Poynting complexe W/m2
<P > vecteur de Poynting moyen ou densite de puissance moyenne W/m2
Table des symboles D-417
P puissance instantanee W
<P > puissance moyenne W
< Pd > puissance moyenne dissipee W
potentiel scalaire V
e inclinaison de la polarisation rad
flux magnetique Wb
q charge electrique dun electron (1.6 1019 C)
Q charge electrique C
facteur de qualite dun circuit oscillant
(r, , z) coordonnees cylindriques ( m, rad, m)
(r, , ) coordonnees spheriques ( m, rad, rad)
R resistance m
distance entre deux points
Rmin,max impedance vue minimale ou maximale sur ligne
Rr,ri resistance de rayonnement dantenne
Rs resistance surfacique
R resistance distribuee ou par unite de longueur /m
reluctance H 1
ou v densite de charges electriques C/m3
densite lineique de charges electriques C/m
s densite surfacique de charges electriques C/m2
S surface m2
matrice de diffusion
SW R taux donde stationnaire
conductivite S/m
t temps s
T temperature K
E,H coefficient de transmission du champ E ou H
v,i coefficient de transmission en tension ou en courant
k, coefficient de transmission en polarisation parallele ou perpendiculaire
angle dincidence sur une surface de separation rad
B angle de Brewster rad
c angle critique rad
i largeur du lobe principal dantenne rad
v vitesse m/s
V volume m3
V ou v tension V
Vab ou V difference de potentiel electrique V
Vmin,max amplitude minimale ou maximale de la tension sur ligne V
D-418 Table des symboles
Gauss I Z
D dS = dv D =
S V
I B = 0
B dS = 0
S