Localisation et Attractivité des IDE
Localisation et Attractivité des IDE
Titre
La localisation et lattractivit territoriale des
investissements directs trangers :
essai de modlisation conomtrique
Jury
Ahmed RHELLOU Professeur la Facult des Sciences Juridiques
Economiques et Sociales, Universit Ibn Zohr
Agadir
Mustapha AMRI Professeur lEcole Nationale de Commerce et
de Gestion, Universit Ibn Zohr Agadir
Khalid LOUIZI Professeur la Facult des Sciences Juridiques
Economiques et Sociales, Universit Hassan I
Settat
Taoufiq DAGHRI Professeur la Facult des Sciences Juridiques
Economiques et Sociales de Sal, Universit
Mohamed V Souissi Rabat
2
Sommaire
4
Abrviations
ACP Analyse en Composantes Principales
ADF Dickey Fuller Augment
AMDI LAgence Marocaine de Dveloppement des Investissements
Rseau Euro-mditerranen des agences de promotion des investissements dans
ANIMA
la mditerrane
API Agence de Promotion des Investissements
ASS Afrique Subsaharienne
BTP Btiments et Travaux Public
CNUCED Confrence des Nations Unis pour le Dveloppement et le Commerce
CRI Centre Rgionale dInvestissement
DI La Direction des investissements
DW Durbin et Watson
FBCF Formation Brute du Capital Fixe
FMI Fond Montaire International
FMN Firme Multinationale
GATT General Agreement of Trade and Tarif
IDE Investissent Direct Etranger
IDH Indicateur de Dveloppement Humain
IT LIntelligence Territoriale
KMO Kaiser Meyer Oklin
MCG moindres carres gnraliss
MCO Moindre Carre Ordinaire
MENA Moyen-Orient et de lAfrique du Nord
NEG Nouvelle Economie Gographique
PIB Produit Intrieur Brut
RD Recherche Dveloppement
SPSS Statistical Package for Social Sciences
TIC Technologies de lInformation et de la Communication
UE Union Europenne
UEBL lUnion Economique Luxembourgeoise
UMA Union du Maghreb Arabe
5
Introduction gnrale
6
Le dveloppement conomique et la rpartition des activits conomiques sur
les territoires sont aujourdhui au cur des considrations de politique conomique.
Lactivit conomique ne se distribue pas au hasard dans lespace. Les territoires se
livrent une concurrence pour attirer les capitaux trangers.
Lattractivit des territoires est devenue, au cours des dernires annes, une
question cruciale en matire de thorie conomique.
Pour assurer la bonne conduite de cette recherche, il est important de dfinir les
concepts utiliss : localisation, facteur de localisation, attractivit territoriale, IDE.
7
Il est vident, daprs cette dfinition, que la localisation dpend dun ensemble
dattributs et caractristiques propres aux territoires potentiels daccueils. Cest ce que
lon dsigne par dterminants ou facteurs de localisation. Ce dernier est dfini comme
tant tout ce qui est susceptible de diffrencier lespace pour lentreprise 1.
Objectif
1
Sergot, B., 2004, Les dterminants des dcisions de localisation , Thse de Doctorat en
Sciences de Gestion, Universit Paris I - Panthon Sorbonne, p 40.
2
Wladimir Andreff (2003) " Les multinationales globales" Edition la dcouverte, p 8.
8
Pourquoi certaines entreprises simplantent-elles dans un territoire plutt
que dans un autre ?
Quest ce qui fait quun territoire est plus attractif quun autre ?
Hypothses de recherche
Pour atteindre ces objectifs, nous formulons les quatre hypothses centrales
suivantes (les hypothses H1 et H2 comporte des sous hypothses):
9
H2. La stabilit politique exerce un effet positif sur lattractivit des capitaux
trangers.
H22 : les liberts conomiques ont un effet positif sur lattraction des
investissements trangers.
Dmarche et mthodologie
Pour vrifier ces hypothses mises ci dessus, nous allons considrer d'une part,
un ensemble de soixante trois pays en voie de dveloppement (PVD) et d'autre part, le
Maroc sur une priode de vingt sept ans allant de 1980 2006. Pour les PVD, nous
allons utiliser la mthode des moindres carrs ordinaire sur les donnes de panel,
tandis que pour le Maroc, la mthode des moindres carrs gnraliss sera employe.
Plan de la thse
Ensuite, nous allons identifier les diffrents facteurs de localisation des activits
conomiques. Pour cette fin, nous prsenterons un tableau synthtique des grandes
approches et modles de base pour expliquer la localisation des activits conomiques.
Il sagira dabord des modles classiques de lconomie spatiale et rgionale, avant de
dtailler les avances dues aux travaux de la nouvelle conomie gographique. A ces
10
travaux thoriques sur la localisation des activits conomique, nous allons ajouter une
revue des rsultats des principaux apports des tudes empirique en la matire
(chapitre2).
11
Premire partie :
Lattractivit territoriale et les thories de
localisation des investissements
trangers : un tat de lart
12
Introduction de la premire partie
13
Chapitre un :
Lattractivit territoriale
14
Introduction
Lattractivit est un concept que lon peut aborder sous plusieurs aspects : tude
des dterminants, thoriques ou empiriques ; mesure de la capacit dattraction
potentielle de diffrentes conomies. Il est galement possible de comparer les
rsultats effectivement obtenus par certains pays en matire dattraction des
investissements.
15
Section 1 : Lattractivit territoriale
1) Le territoire : un concept fuyant
3
Baud P., Bourgeat S., et Bras C., 2003, Dictionnaire de gographie, Hatier, Collection
initial, 544p, pp. 137-138.
16
conomiques, politiquescest dans ce sens que Di Mo4 qualifie le territoire de
construit social, cest--dire une appropriation la fois conomique, idologique et
politique de lespace par des groupes qui se donnent une reprsentation particulire
deux mmes, de leur histoire .
Dautres auteurs mettent laccent sur les interactions entre les acteurs pour
dfinir le territoire. Cest le cas notamment de Dupuy et Burmeister (2003), pour qui
lmergence des territoires repose avant tout sur les interactions entre les acteurs, en
particulier travers la mise en uvre de processus dapprentissage collectif,
lconomie de la proximit sinterroge donc sur les formes prises par la gouvernance
territoriale .
Cette dfinition fait apparatre le territoire comme tant une surface dchanges
entre les acteurs. Pour cette raison, le territoire est un produit qui est constamment
retravaill par un acteur ou un groupe dacteurs en interaction (Raffestin, 1980).
Edouard et al (2004) lassimilent une organisation rticulaire dote dune identit
collective dont les parties prenantes investissent des moyens dans une vision
commune. Le territoire prend la forme dun construit socio-conomique produit entre
les acteurs locaux (conomiques, techniques, sociaux, et institutionnels) qui participent
rsoudre un problme commun ou raliser un projet de dveloppement collectif
(Gilly et Perrat, 2003).
Cette dernire dfinition montre que le territoire peut tre vu comme tant un
systme dans lequel interagissent plusieurs sous systmes. Ce systme territoire est
caractris par des processus institutionnels qui participent sa rgulation. Pour cette
raison, un territoire est caractris par sa gouvernance5.
4
Di Mo G., 2000, Que voulons-nous dire quand nous parlons despace ? , in Lvy J., et
Lussault M., (sous la direction de), Logiques de lespace, esprit des lieux gographies
Cerisy, Paris, Edition Belin, pp. 37-48.
5
Gilly J.-P. et Perrat J. (2003), op cit.
17
faire, le terroir, les traditions culturales ou dlevage ont t bien intgrs dans la
modlisation de ce systme6.
6
Courlet C., 2002, Les systmes productifs localiss, un bilan de la littrature , in Le local
lpreuve de lconomie spatiale, A. TORRE (ed.) coll. Etudes et recherches sur les
systmes agraires et le dveloppement, 33, pp. 27-42.
7
Maillat D., Crevoisier O., et Lecoq B., 1993, Rseaux dinnovation et dynamique
territoriale. Un essai de typologie , Revue dconomie rgionale et urbaine, n 3/4, pp. 407-
432.
8
Camagni R., 2002, Comptitivit territoriale, milieux locaux et apprentissage collectif :
une contre- rflexion critique , Revue dEconomie Rgionale et Urbaine, N4, pp 553-578.
18
un systme de relations conomiques et sociales qui contribuent
la constitution du capital relationnel ou du capital social dun certain espace
gographique; ce systme, responsable des effets de synergie locale et des
rendements croissants, facilite laction collective des privs visant produire
biens publics de faon cooprative et contribue la rduction de lincertitude et
au dclanchement de processus dapprentissage collectif;
un systme de gouvernance local, qui rassemble une collectivit,
un ensemble dacteurs privs et un systme dadministrations publiques locales.
Ce systme est responsable de linterprtation des besoins des collectivits et de
la mise en uvre des meilleurs dispositifs pour apporter des rponses efficaces
aux dfis du contexte gnral.
Aprs avoir examin la notion de territoire travers les dfinitions des auteurs
relevant des diffrentes disciplines faisant autorit en la matire, nous allons
maintenant consacrer le paragraphe suivant la notion dattractivit territoriale.
9
Coeur B., et Rabaud I., 2003, Attractivit de la France : analyse, perception et mesure,
conomie et Statistique, n 363-364-365.
10
Mouriaux F., 2004, Le concept dattractivit en Union montaire , Bulletin de la Banque
de France, N123, pp. 29-44.
19
lattractivit. Cest ainsi que Mouriaux (2004) considre que le concept dattractivit
est adapt pour valuer la situation dune conomie dans un monde caractris par une
mobilit leve des biens, des hommes et des capitaux.
Compte tenu de ces lments, lattractivit dun territoire peut tre dfinie
comme la capacit y attirer les investissements. Mais lattractivit peut aussi
qualifier la capacit dun territoire capter les investissements trangers et conserver
les investissements qui sont dj prsents et implants sur le territoire.
11
Catin M., 2000, Rgions centrales et priphriques : externalits et conomie
gographique , Revue Rgion et Dveloppement, n11, pp. 6-12.
20
Elle se fonde sur lide que les choix dimplantation rsultent de deux
catgories de forces antagonistes12:
b) Lconomie industrielle :
12
Mouriaux, F., 2004, Le concept dattractivit en Union montaire , Bulletin de la Banque
France, N123, pp.29-44.
21
ces choix stratgiques spcifiques. En outre, lconomie industrielle permet davancer
certaines prdictions sur les formes dagglomration. Par exemple, selon que
lentreprise fonde sa stratgie sur la comptitivit technologique ou sur des effets de
filire qui permettent de dgager des conomies dchelle, ses choix de localisation ne
sont pas ncessairement les mmes. valuation de la comptitivit technologique et
analyse des liaisons inter-industrielles constituent les apports majeurs de lconomie
industrielle ltude de lattractivit.
a) Lapproche Macro :
Sur le plan thorique, cette approche peut tre considre comme une
descendante de la thorie du commerce international, dans une vision o lhypothse
de fixit du capital productif est leve. Il sagit dexpliquer, non seulement les
conditions de spcialisation des territoires dans certaines productions, dotations
donnes en facteurs fixes, et donc une certaine configuration de leur commerce
international, mais, plus en amont, les dterminants de la localisation dun facteur de
production mobile : le capital.
13
HATEM F., 2004, Investissement International et politiques d'attractivit, Economica,
Paris..
22
b) Lapproche Mso :
c) Lapproche Micro :
d) Processus de dcision :
24
Approche macro: indicateurs
synthtiques de base
(Niveau souvent national)
Illustrations et dclinaison Fournit quelques
sectorielles et/ou locales donnes
des analyses globales de cadrage global
Remonte
Fournit quelques dinformations
donnes sur lattractivit
de cadrage global pour un type
dactivit donn
16
Voir chapitre 2
25
5) Les indicateurs de mesure de lattractivit :
Nous avons dfini lattractivit dun territoire comme tant sa capacit attirer
des investissements et retenir ceux dj existant. Cette dfinition fait apparaitre un
problme concret, cest celui de la mesure de lattractivit.
Sur quelle base peut-on dire quun territoire est plus attractif quun autre. Quels
sont les indicateurs qui permettent de classer les territoires selon leur degr
dattractivit des investissements.
Ce dernier est publi annuellement. Il porte sur une enqute auprs des
dirigeants dentreprises multinationales. En 2007, l'enqute d'Ernst and Young18 a
interrog 809 dcideurs de firmes multinationales, elle recense les annonces
d'implantation internationales et d'extensions d'activits. Elle exclut les
investissements de portefeuille, les fusions et acquisitions et rend compte de la ralit
des investissements engags par les socits trangres dans les fonctions industrielles
et tertiaires, l'enqute recense le nombre d'emplois crs, le taux de croissance des IDE
reus, la part de chaque secteur (service, industrie,...) des IDE entrants, l'origine des
IDE reus, les secteurs attirants les IDE...etc.
17
Ernst and Young, European attractiveness: the opportunity of diversity, La Baule, mai 2004.
18
Ernst and Young, Baromtre de l'attractivit Europenne, 2007.
26
explicatives sont en gnral des indicateurs macroconomiques ou des indicateurs
agrgs utiliss comme proxy des variables explicatives issues du modle thorique
(nous allons dvelopper ces diffrentes approches conomtriques dans la 2me partie).
Cet indicateur reflte la mesure dans laquelle un pays reoit des IDE
comparativement sa taille conomique. Si par exemple un pays reprsente 5% du
PIB mondial, alors sil reoit 5% de linvestissement mondial, lindice IPIE sera gal
100. Sil reoit plus de 5% de lIDE mondial, lindice sera suprieur 100. Si le pays
reoit moins de 5%, lindice sera infrieur 100.
Il reflte plusieurs facteurs censs mesurer lattractivit dun pays pour les IDE
trangers. La CNUCED a slectionn 12 indicateurs statistiques19 (voir tableau
suivant).
19
Voir le site Internet de la CNUCED consacr au Rapport sur linvestissement mondial,
dans la rubrique The inward FDI potential index Methodology :
[Link]
27
Indicateurs Signification
Cest un indicateur de la sophistication de la
demande et de son potentiel de clients. Plus le
Le PIB par habitant PIB par habitant est lev, plus le pays attire
des IDE destins produire des biens et
services innovants et diffrencis.
La CNUCED estime en effet que les dirigeants
Le taux de croissance du
des entreprises multinationales se fondent sur
PIB/habitant des 10 annes
la croissance passe des pays pour anticiper
prcdents
leur croissance future
cet indicateur traduit louverture du pays aux
La part des exportations dans le PIB
changes, ainsi que sa comptitivit
Le nombre de lignes tlphoniques
indicateur de lexistence dune infrastructure
fixes par millier dhabitant, ainsi que
moderne dinformation et de communication
le nombre de tlphones mobiles
indicateur de limportance de linfrastructure
La consommation dnergie du
traditionnelle (hors information et
secteur priv par habitant
tlcommunications).
La part des dpenses en RD
pour mesure la capacit technologique du pays
publique et prive du pays dans son
daccueil.
PIB
Le pourcentage dtudiants de pour mesurer le potentiel de main-duvre trs
troisime cycle dans la population qualifie disponible dans le pays
calcul de faon composite, de manire
mesurer les facteurs qui peuvent influencer la
perception du risque pays par les investisseurs.
Cet indicateur comprend des donnes sur la
Un indicateur du risque pays
dette publique et prive du pays, ainsi que des
donnes sur la scurit des biens et des
personnes (criminalit, terrorisme), ou encore
la stabilit institutionnelle
La part de march du pays dans les Cet indicateur est utile pour dfinir
exportations mondiales de matires lattractivit du pays pour les IDE orients vers
premires. les industries extractives
La part de march du pays dans les
pour mesurer lintgration du pays dans la
importations mondiales de parties et
dcomposition internationale des processus
composants dautomobiles et de
productifs
produits lectriques
La part de march du pays dans les pour mesurer lattractivit du pays par rapport
exportations mondiales de services aux IDE orients dans les services
Cest un indicateur de lattractivit passe et
La part du pays dans le stock
prsente, ainsi que du climat gnral par
mondial dIDE entrants
rapport linvestissement
Tableau 1: les composantes de Lindicateur du potentiel dattractivit en termes
dinvestissement entrants
Source : [Link]
28
Lindicateur de potentiel est une moyenne simple (non pondre) des valeurs,
pralablement normalises de 0 1, de ces 12 indicateurs. Plus cet indicateur tend vers
1 et plus le pays est considr comme attractif pour les IDE et donc pour les
entreprises multinationales. Plus il tend vers 0 et moins le pays est considr comme
attractif.
Les pays du peloton de tte : Ce sont les pays qui ont la fois un potentiel et
des rsultats levs en termes dentres effectives dIDE.
Les pays du peloton de queue : Ce sont les pays qui ont un faible potentiel
dattractivit et qui enregistrent des entres effectives faibles.
Les pays dont les rsultats sont infrieurs leur potentiel : Ce sont les pays qui
nutilisent pas pleinement leur potentiel dattractivit. Ils ont un indice
dentres potentielles lev, mais des entres effectives faibles.
Les pays au dessus de leur potentiel : ce sont les pays qui ont un faible
potentiel, mais qui russissent nanmoins attirer plus dinvestissements
trangers que la moyenne.
29
Le tableau qui suit classe les diffrents pays selon leur performance et leur
potentiel dattractivit.
30
Lindice dentres dIDE de la CNUCED :
La CNUCED20 propose un autre indice, lindice des entres dIDE (ID) (Inward
FDI Index), qui prend en compte le poids conomique relatif du pays rcepteur, en
indiquant sa capacit attirer les investissements en fonction de ce poids. Cet indice
composite est une moyenne non pondre de trois indices mettant en relation la part
relative dun pays dans les flux mondiaux dIDE et sa part relative dans le produit
mondial, lemploi et les exportations :
IE = ( IDEi / IDEm ) / ( Ei / Em ),
IX = ( IDEi / IDEm ) / ( Xi / Xm ),
Avec :
IP : indice de PIB
IE : indice demploi
IX : indice dexportation
Ei : lemploi du pays i
Em : lemploi mondial
20
UNCTAD, World Investment Report 2001: Promoting Linkages, United Nations. 2001.
31
Un indice gal 1 signifie que la part du pays considr dans les IDE mondiaux
correspond son poids conomique mesur par ces trois indicateurs. Un indice ID
suprieur ou gal 1 signifie quil sagit dconomies forts potentiels et ouvertes
lextrieur. Un indice ID infrieur 1 signifie que le pays prsente des faiblesses,
puisquil aurait d recevoir davantage dIDE, compte tenu de son poids dans
lconomie mondiale.
32
Critre Signification
Trading across
8 Documents, time and cost to export and import
borders
33
Les baromtres dattractivit :
Indice Mthode
IMD (Global Indice composite bas sur environ 200 indicateurs quantitatifs
Competitiveness de comptitivit (rsultats conomiques globaux,
Index) infrastructures, technologies, administration...)
AT Kearney Rsultats dune enqute dopinion auprs des dcideurs privs
(Confidence Index) sur limage du pays concern
Indice composite bas sur quelques dizaines dindicateurs
AT Kearney
mesurant le degr douverture du pays aux flux de diffrentes
(Globalization Index)
natures (commerce, capital, ides, technologies...)
ONU (Human Indice composite bas sur quelques indicateurs concernant la
Development Index) sant, lducation et le revenu par tte
World Economic
Indice composite bas sur quelque dizaine dindicateurs
Forum (Growth
mesurant les facteurs globaux de croissance (environnement
Competitiveness
macroconomique, politique, technologique)
Index)
World Economic Indice composite bas sur quelques dizaines dindicateurs
Forum (Micro mesurant les conditions de comptitivit de la firme
Competitiveness (organisation de la firme, environnement daffaires)
Index)
Heritage Foundation Indice composite bas sur quelques dizaines dindicateurs
(Economic Freedom mesurant lintervention de lEtat dans lconomie (fiscalit,
Index) dpenses publiques, interventions rglementaires, etc.)
Indice composite bas sur une dizaine dindicateurs
World Invest Report
dattractivit du pays pour les flux dinvestissements
(FDI Potential Index)
trangers
World Investment
Moyenne sur trois ans (1999-2001) des flux dinvestissements
Report (FDI
directs trangers entrants rapports au PIB
Performance Index)
Tableau 5: Quelques indicateurs dattractivit territoriale
Source: laborer partir de Hatem 2004
34
6) Le concept de comptitivit territoriale :
a) Dfinition de la comptitivit :
Quil sagisse dune firme, dune rgion, dun territoire ou dune conomie
nationale, tre comptitif consiste, donc, faire face la concurrence, gagner des
parts de march lexportation et limiter les importations sur le march intrieur. La
comptitivit ne constitue pas le seul indicateur pertinent de la performance
conomique dun pays ou dune rgion. Sa capacit crotre est aussi importante.
35
Dans leur rapport, Jacquemin et Pench21 insistent sur le fait que le discours sur
la comptitivit est essentiellement un discours sur les moyens : la notion de
comptitivit ne constitue ni une fin en soi, ni un objectif. Elle est un moyen efficace
de relever le niveau de vie et damliorer le bien-tre social.. Par la suite, les
diffrentes publications officielles ne font plus rfrence la concurrence
internationale et retiennent lobjectif damliorer et daccrotre le niveau de vie et plus
gnralement le bien-tre de ses habitants.
21
Jacquemin A., et Pench L.R., 1997, Europe Competing in the Global Economy: Reports of
the Competitiveness Advisory Group, American International Distribution Corporation,
Williston. Version franaise : Pour une comptitvit europenne : Rapports du Groupe
Consultatif sur la Comptitivit, Bruxelles, De Boeck.
22
Kappel R., et Landmann O., 1997, La Suisse dans un monde en mutation. Economie
extrieure et politique du dveloppement: dfis et perspectives. Rapport final du Programme
national de recherche 28, Editions Universitaires Fribourg, Fribourg.
36
des cots de travail et de production et une drglementation du
march du travail. Elle repose sur le fait que la diminution des cots
accrot la productivit et le profit. Nanmoins, certains auteurs23 mettent
laccent sur le fait que la prcarit des salaires et des conditions demploi
provoquent un exode de la main-duvre et des comptences, ce qui,
terme, recentre les activits sur la production standard faible valeur
ajoute, soit, lchance, des activits peu comptitives.
c) La comptitivit territoriale :
37
la coopration avec les autres territoires et larticulation
avec les politiques rgionales, nationales, supranationales et le contexte
global.
24
Farrell G., Thirion S., Soto P., La comptitivit territoriale: Construire une stratgie de
dveloppement territorial la lumire de lexprience LEADER, Observatoire Europen
LEADER fascicule 1, Rono, Dcembre 1999.
38
Tout cela renforce le dfi relever par les collectivits territoriales. Elles sont
obliges se prsenter toujours la frontire sur quelque aspect de la vie
conomique25:
25
Camagni R. (2002), Comptitivit territoriale, milieux locaux et apprentissage collectif :
une contre-rflexion critique, Revue dEconomie Rgionale et Urbaine, n. 4, 553-578
39
Section 2 : Le territoire : un march de localisation
Demande de Offre de
caractristiques caractristiques
March de
Entreprises localisation des Territoires
activits
conomiques
de localisation de localisation
Loffre est porte par les territoires . Ceux-ci proposent aux entreprises un
certain nombre de sites de localisation potentiels pour leurs projets mobiles.
40
projet, la proximit au march, la qualit de lenvironnement des affaires, aux
risques attachs aux diffrents territoires, etc.
a) Loffre territoriale :
une offre territoriale complexe : elle est produite notamment par les
agences de dveloppement et de promotion qui mobilisent loffre
territoriale simple ou potentielle pour ladapter aux attentes de
chaque projet.
Cette distinction entre les deux types doffre territoriale nest pas toujours trs
claire et la dfinition la plus complte de loffre territoriale, livre par le rapport
dtudes du cabinet Ernst and Young, privilgie plutt le premier aspect sans exclure
toutefois lexistence de ressources produites avec une certaine intention : une offre
territoriale est donc constitue par un ensemble de caractristiques socio-conomiques
dun territoire ayant un impact plus ou moins direct sur laccueil et le maintien des
activits conomiques. Il peut sagir dlments trs htrognes : caractristiques
physiques dun territoire, infrastructures (au sens le plus large), caractristiques
dmographiques, structure du tissu conomique, comptences en matire grise et en
recherche, politiques fiscales et dincitations financires, qualit des interdpendances
locales et intensit de lanimation locale 28.
28
Ernst and Young 2002, tude sur la constitution d'une offre territoriale diffrencie,
DATAR, 110 p.
42
Pour Texier29 , il distingue trois composantes de loffre territoriale :
Chaque territoire dispose dactifs propres non transfrables et plus ou moins lis
sa situation gographique. Ces facteurs constituent des atouts pour le territoire
29
Texier L. 1999, Une clarification de loffre dimplantation en marketing territorial :
produit de ville et offre de territoire , Revue d'conomie rgionale et urbaine, no 5, p. 1021-
1036.
30
El Ouardighi J. et Ren Kahn R., Les investissements directs internationaux dans les
rgions franaises , Revue dEconomie Rgionale et Urbaine, n3 2003
43
considr ; do lintrt de construire des spcificits territoriales chappant en partie
une concurrence par le march et que chaque territoire pourra exploiter son
avantage.
44
ii) Les infrastructures
45
activits en fonction de ses propres caractristiques internes (cot de production, taille
potentiel du march)
A titre dexemple, lors dun accord de licence, lacqureur sous estime la valeur
de lactif tant que sa spcificit nest pas rvle, alors que le vendeur de la
licence ne veut pas rvler totalement lactif tant que le contrat nest pas sign.
Tenant compte de ces conditions, la dcision optimale pour lentreprise est
linternalisation de la transaction en crant sa propre filiale de production.
Sur ce point, les auteurs sont unanimes sur les dterminants de localisation des
firmes. Les investissements sont attirs par les caractristiques conomiques
fondamentales des territoires daccueil : la taille du march, le niveau du revenu
rel, le cot et le niveau de qualification de la main duvre, la stabilit
politique et conomique, la libralisation des politiques commerciales, les
mouvements du taux de change, les politiques de taxation, la qualit des
infrastructures, la qualit des institutions, etc.
31
Blonigen B.A., 2005, A Review of the Empirical Literature on FDI Determinants, Working
Paper, NBER, n 11299.
46
La localisation des entreprises seffectue des conditions et suivant des
modalits qui diffrent suivant la dimension des entreprises et la nature de leurs
activits. Elle est subordonne leurs choix stratgiques et organisationnels. Elle
suppose, au pralable, la comparaison systmatique des avantages des diffrents
territoires possibles, sachant que ces entreprises sont confrontes, des degrs divers,
une conomie qui se mondialise et sappuie sur des espaces locaux spcifiques.
b) Processus de localisation/attraction
32
Lagnel O. et Rychen F., Enjeux conomique de lattraction, in localisation des activits
conomiques : efficacit versus quit, treizime congrs des conomistes belges de langue
franaises, 1998.
47
Etapes du processus de Processus
Actions conduites
localisation de lentreprise dattraction
1. Projet dinvestissement Prise en compte du pays comme 1. construction de
ltude localisation potentielle limage
Contact entre lentreprise et
2. Slection des pays ou lagence lors dun sminaire 2. Gnration
rgions dimplantation Contact directe par un prospecteur dinvestissement
de lagence
Visite des sites retenus par
3. Etablissement dune
lentreprise ou propos par
short list sur la base de 3. Service
lagence
critre de localisation linvestisseur
Recueil de donnes socio-
qualitative (avant-
conomiques, administratives
Evaluation/comparaison de investissement)
Montage du dossier daides
la rentabilit de chaque site
financires
Formalits administratives, aides
Intervention du
4. Implantation diverses linstallation
One-stop Shop
(recrutement, fournisseurs)
4. Services
Mdiation de lagence entreprise
linvestisseur
et ladministration
5. Entreprise en activit (assistance aux
Aide lintgration dans le tissu
entreprises aprs
conomique local et national
implantation)
Appui du dossier auprs des
6. Extension du site administrations
Obtention daides financires
Tableau 6: Les interactions entre entreprise et territoire au cours du processus de
localisation
Source : Lagnel O. et Rychen F. 1998
48
Limportance relative des diverses tapes du processus dattraction varie selon
le niveau territorial de lautorit qui mne la politique dattraction et de ses
comptences en la matire. Selon quelles soient nationales, rgionales ou bien locales,
leurs moyens et leurs champs daction seront diffrents.
1) Dfinition
Ainsi, entre autres, Hatem (2007) dfinit le marketing territorial comme tant
une dmarche visant :
amliorer la part de march dun territoire donn dans les flux internationaux de
diffrentes natures (commerce, investissement, tourisme, comptences).
inciter pour cela des acteurs extrieurs nouer des relations marchandes avec
des acteurs dj prsents sur le territoire, notamment, mais pas seulement, en
simplantant sur celui-ci .
33
Hatem F. (2007), le marketing territorial : principe, mthodes et pratique, Editions EMS.
49
Pour Noisette et Vallerugo (1996), le marketing territorial est une manire de
penser et de mettre en uvre une politique territoriale de dveloppement dans le
contexte de march, il doit reposer structurellement sur des partenaires dacteurs, en
faisant converger logiques publiques et prives.
34
Chakor, A. (2000), La comptitivit par le marketing , la revue marocaine daudit et de
dveloppement, n11, juin 2000.
50
Lobjet du marketing territorial est de fournir aux agences de promotion les
outils dinformation et danalyse dont elles ont besoin pour dfinir leurs priorits,
dterminer la nature de leur offre et mettre en uvre les politiques doffres territoriales
adaptes.
Pour ce faire, Les acteurs territoriaux ont des moyens multiples pour raliser la
mise en valeur de leur territoire. Elle se modlise et prend forme vis--vis de la
population, des touristes, des entreprises grce la communication et la publicit.
La promotion dune offre territoriale vise inviter les entreprises pour venir
s'installer sur le territoire en leur fournissant une information conforme leurs
prfrences. Cela est facilit par l'mergence de la communication. La stratgie de
communication est devenue un lment de diffrenciation des territoires.
51
Les rponses ces trois questions permettent en principe lidentification des
priorits du marketing territorial (Hatem 2004).
La segmentation marketing conduit oprer une tude fine des besoins des
entreprises. Ceux-ci sont ordinairement, au niveau le moins fin de lanalyse, de deux
types35: les besoins fonctionnels et les besoins stratgiques. Les premiers sont
caractristiques des entreprises locales qui cherchent amliorer leurs conditions de
fonctionnement (meilleure desserte, local dactivit agrandi ou mieux amnag,
meilleure formation de la main-duvre, meilleures relations avec les fournisseurs),
tandis que les seconds correspondent des entreprises locales ou extrieures parvenues
une phase cl de leur dveloppement (nouveau produit, nouveau processus, nouveau
march) ncessitant le choix, pour certaines fonctions, dune nouvelle localisation.
35
Texier, L. 1999, Une clarification de loffre dimplantation en marketing territorial :
produit de ville et offre de territoire , Revue d'conomie rgionale et urbaine, no 5, p. 1021-
1036.
36
Courtois-Vincent, I. 1997, Prospection d'entreprises et promotion territoriale : stratgie et
expriences, la lettre du cadre territorial, 109 p.
52
De mme, le territoire doit tre apte identifier les tendances, interprter les
situations, adapter sa stratgie, et pouvoir agir sur les acteurs. Un diagnostic complet
est donc incontournable, de mme quun suivi dans le temps.
53
Ces quatre types doffres auront elles-mmes des contenus variables selon les
acteurs qui les portent : agences rgionales, dpartementales, urbaines, chambres de
commerce et dindustrie, en relation troite avec lchelle gographique de rfrence.
La mercatique est un concept universel, elle peut sintroduire dans tous les
domaines. Les acteurs territoriaux peuvent faire appel au marketing territorial pour
faire connatre, vendre et promouvoir leur territoire.
37
Bailly, A.S. (1993) : Limaginaire au service du marketing urbain , Revue dEconomie
Rgionale et Urbain, n5, pp. 863-867.
54
Section 4 : Lintelligence conomique au service des territoires
Avant de dfinir un concept souvent flou ou aux contours mouvants, il est sans
doute utile, pour mieux lapprhender, de rappeler son historique et le contexte
mondial.
a) Historique
55
cartographique permirent aux Europens dacqurir la suprmatie mondiale au XVIe
sicle.
Sautons quelques sicles : au XVIIIe sicle, les colons anglophones tablis sur
le sol de lAmrique du Nord, ne souhaitant pas payer les taxes exiges par la
couronne britannique, revendiqurent leur indpendance. Lun des artisans de cette
indpendance, Thomas Jefferson, dfendit prement les principes de la proprit
intellectuelle, qui se trouvrent ainsi dans la culture de cette nation.
Dans la deuxime moiti du XIXme sicle, les tats-Unis ont connu une priode
de trs forte immigration en provenance dEurope. Ils ressentirent le besoin de
comptabiliser la population, et ils utilisrent pour cela la technique naissante de la
carte Hollerith et de la mcanographie pour effectuer le premier recensement
automatis de lHistoire.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre de renseignement de Londres,
qui comprenait essentiellement des Amricains et des Anglais, exploitait toutes les
informations en provenance du continent europen. Les Anglo-Saxons furent trs
habiles pendant la Seconde Guerre mondiale pour la collecte et le traitement des
informations. Cette culture du renseignement permit aux Amricains de dvelopper les
premiers systmes de traitement lectronique de linformation (ordinateurs) vers 1942
(Von Neumann), en vue de la reconversion de lindustrie amricaine en conomie de
guerre, ce qui fut le plus grand projet mondial de lHistoire.
Les rflexions sur le renseignement cette poque (1948-1949, soit un peu
aprs lapparition du premier ordinateur) taient pourtant fondes sur des modles de
communication assez simplistes : transmission dun metteur un rcepteur.
La vision actuelle de lintelligence conomique connat une volution trs
importante par rapport au renseignement classique, dans la mesure o lapparition de
lInternet (web, messageries lectroniques) et des rseaux informatiques dentreprise
tendue (intranet, extranet) multiplie les metteurs et les rcepteurs, et permet un effet
rtroactif qui nexistait pas une grande chelle avec les systmes tlgraphiques et
tlphoniques, et pas, sous une forme numrique, avec la radiodiffusion, et la
tlvision. Linformatique dentreprise sest dveloppe dans les annes 1970 sur des
56
cellules gnralement dconnectes les unes des autres. LInternet constitue ainsi une
force d'influence importante.
b) Dfinitions
Cette dfinition relve bien d'une approche globale car elle donne
l'intelligence conomique la dimension d'un vritable projet de socit. Ce projet de
socit renvoie l'organisation et la coordination, au niveau national, des
57
comportements d'changes d'informations de l'ensemble des acteurs concerns par le
dveloppement conomique du pays. L'intelligence conomique rsonne alors
comme un appel la cohsion nationale dans une priode caractrise par une prise de
conscience de l'importance des influences extrieures sur le cadre national (Masson
2001).
En plus de cette dfinition juge prcise et satisfaisante, nous citons d'autres qui
s'avrent pertinentes et complmentaires les unes des autres :
58
permettant d'ajuster les actions de collecte, de traitement et de distribution de
l'information. Lintelligence conomique est donc qualifie de systme de surveillance
de lenvironnement, et de dispositif daction sur celui-ci, afin de dtecter des menaces
et des risques, et dexploiter des opportunits. Les notions de protection et de
prservation du patrimoine de l'entreprise sont mises, galement, en exergue. Dans ce
sens le processus intelligence conomique ne se rduit pas aux actions de collecte,
traitement, et exploitation de l'information, elle intgre des actions de protection et
scurit de celle-ci. Les pratiques permettant la ralisation des diffrentes tapes du
processus en question doivent se conformer aux lois. Le passage du lgal l'illgal
dpend la plupart du temps des moyens utiliss pour se procurer l'information.
59
Figure 4: l'intelligence conomique : au carrefour de nombreuses disciplines
Source : Baumard 1991
D'aprs le rapport Martre, 1994 Linformation utile est celle dont ont
besoin les diffrents niveaux de dcision de lentreprise ou de la collectivit, pour
laborer et mettre en uvre de faon cohrente la stratgie et les tactiques ncessaires
latteinte des objectifs dfinis par lentreprise dans le but d'amliorer sa position dans
son environnement concurrentiel. Ces actions, au sein de l'entreprise, sordonnent
autour dun cycle ininterrompu, gnrateur dune vision partage des objectifs de
l'entreprise. La notion d'intelligence conomique implique le dpassement des
actions partielles dsignes par les vocables de documentation, de veille , de
protection du patrimoine concurrentiel, d'influence . Ce dpassement rsulte de
l'intention stratgique et tactique, qui doit prsider au pilotage des actions partielles et
au succs des actions concernes, ainsi que de l'interaction entre tous les niveaux de
l'activit, auxquels s'exercent la fonction d'intelligence conomique: depuis la base
60
(interne l'entreprise), en passant par des niveaux intermdiaires (interprofessionnels,
locaux), jusqu'aux niveaux nationaux (stratgies concertes entre les diffrents centres
de dcision), transnationaux (groupes multinationaux), ou internationaux (stratgies
d'influence des Etats nations)"
61
3) Le rle de l'Etat dans une politique dintelligence conomique
Selon le rapport Carayon38 il appartient aux agents de lEtat comme ceux des
collectivits territoriales de promouvoir les intrts politiques, conomiques, sociaux,
scientifiques et culturels des communauts nationales dans ces nouveaux espaces o
les luttes dinfluence sont permanentes entre partenaires - comptiteurs. Localement,
par la mise en place de stratgies concertes, par la sensibilisation des acteurs
conomiques et notamment des petites et moyennes entreprises, par le partage et la
garantie de laccs tous de linformation et du soutien : voil une mission de service
public de proximit laquelle sont appels les reprsentants des pouvoirs publics. Par
le partage de linformation dont les administrations disposent, par la dfinition de
stratgies et par les actions quelle permet dorganiser et de mettre en uvre,
lintelligence conomique peut aider les agents de lEtat et des collectivits
territoriales mieux promouvoir et dfendre les intrts collectifs, et finalement la
cohsion sociale.
4) LIntelligence territoriale
63
tant un ensemble des actions dintelligence conomique conduite de manire
coordonne par les acteurs publics et privs localiss dans un territoire, afin den
renforcer la performance conomique et, par ce moyen, damliorer le bien tre de la
population locale39.
39
C. Marcon et N. Moinet, 2006
40
Bertacchini Y., Oueslati L., (2003), Entre information et processus de communication,
lintelligence territoriale, [Link]
64
domaine des technologies sensibles et quil convient de protger pour des raisons
dintrt national et de conqute de positions privilgies sur les marchs hautement
rentables des hautes technologies.
De ce qui prcde, on peut tirer une maxime attirer les investissements cest
bien, les protger et les maintenir, cest mieux . Cest le rle primordial de
lIntelligence Economique Territoriale.
65
Conclusion du chapitre
66
Chapitre deux :
Les thories de localisation des investissements
67
Introduction
68
Section 1 : Les thories de localisation
Cette section propose de dfinir les grands concepts dconomie spatiale et les
fondements thoriques de la localisation des activits conomique.
41
Rhellou, A., 2005, Le concept de centralit en analyse conomique : revue de littrature ,
Revue Regard sur lEconomique, n 3 - pp. 219-233.
69
En ce sens, une lecture approfondie des principaux travaux de lconomie
spatiale simpose. Elle laisse apparaitre un double sens au statut de lespace dans la
science conomique selon langle mthodologique sous lequel on se place.
Dune part, Ponsard (1988) considre que lconomie spatiale est une discipline
scientifique part entire susceptible de se substituer la thorie conomique
ponctuelle et ayant comptence traiter de tous les domaines de cette dernire.
De ce fait, lconomie spatiale possde ou devrait possder une certaine
autonomie.
Dautre part, largument est plus nuanc car, sil sagit dattribuer ltude de
la spatialisation des activits conomiques le statut de discipline scientifique
part entire, cette dernire doit nanmoins sappuyer sur la thorie conomique
a-spatiale pour se dvelopper.
Cet angle de vision consiste donc faire progresser en parallle les deux
disciplines : la science conomique ponctuelle et lconomie spatiale. La seconde
salimente et senrichit des abstractions de la premire.
42
Thisse, J.-F. (1994). La concurrence spatiale. in Encyclopdie dconomie spatiale.
Concepts, comportements, organisations, dit par J.-P. Auray, A. Bailly, et al. Paris,
Economica, pp. 187-193.
70
scientifique en conomie. A titre dexemple, on peut citer le dveloppement des
travaux sur la concurrence spatiale. Ces travaux ont profit du dveloppement de la
thorie des jeux non coopratifs. Ils ont permis de montrer en quoi tait une source de
diffrenciation des produit conduisant une remise en cause profonde de la
concurrence pure et parfait, sans pour autant toucher lpine dorsale relative la
rationalit des agents.
43
Dont notamment Krugman
44
Le transport, les changes, la diffrenciation des produits et la comptition entre producteurs
situs des endroits diffrents
71
"Elle (lanalyse spatiale) a comptence traiter de tous les chapitres de cette
dernire (lanalyse conomique), parce que la prise en compte de lespace met
radicalement en question la porte de leur contenu" (Ponsard 1988).
Selon cette pense, un mme bien satisfait les mmes besoins quel que soit
lendroit o il est consomm. Les spcificits territoriales sont alors entirement
ignores. Le prix constitue la seule information disponible pour les agents
conomiques. Nanmoins, Ricardo avec sa thorie du commerce international,
considre lexistence de dotations factorielles htrognes entre les nations.
Cependant, il rduit la problmatique spatiale la simple question de fertilit des
terres. Il propose une thorie fonde sur les avantages comparatifs des nations. Ds
lors, la notion de distance est rduite une variable neutre qui ne change en rien les
principaux rsultats de lapproche classique de lconomie.
45
Cit par Billard, C., 2006, Dpenses publique, localisation des capitaux et concurrence
fiscale, thse de Doctorat en Science conomique, Universit Paris I - Panthon Sorbonne.
72
Deuximement, des facteurs "endognes" qui expliquent la distribution spatiale
des activits conomiques. cette distribution est le rsultat des interactions
conomiques entre les industries et les travailleurs.
46
Billard, C., 2006, Dpenses publique, localisation des capitaux et concurrence fiscale,
thse de Doctorat en Science conomique, Universit Paris I - Panthon Sorbonne.
73
Seuls les facteurs de localisation naturels sont considrs dans lanalyse
classique, il est donc impossible de comprendre la localisation des activits
conomiques au sein dun espace conomique homogne avec la thorie conomique
classique. Aucune agglomration et aucun change entre ces agglomrations ne
peuvent apparatre lquilibre concurrentiel.
Ces deux questions ont donn lieu de nombreuses rflexions parmi lesquelles
se trouve le thorme dimpossibilit spatiale identifi par Starrett.
Deux hypothses son ncessaires pour dire quun espace est homogne :
les mnages ont la mme fonction dutilit, quel que soit le lieu de rsidence,
la production de la firme est indpendante du lieu de production choisi.
Sur la base de ces hypothses, les firmes et les mnages ne dtiennent aucune
prfrence pour une localit. Ainsi, selon Starrett47, le thorme de limpossibilit
spatiale nous dit que si lespace est homogne, sil existe des cots de transports et si
les prfrences ne sont pas satures localement, il nexiste pas dquilibre
concurrentiel impliquant des cots de transport positifs. Le seul quilibre possible est
lautarcie de chacune des localits.
47
Cit par Mansouri, Y., 2008. La localisation des activits productives, thse de Doctorat
en Science conomique, Universit du Sud Toulon Var.
74
impossible denvisager la dimension spatiale de lconomie car les activits peuvent se
localiser sur nimporte quel point du territoire sans que cela ait de consquences.
Chaque activit conomique peut tre mene trs petite chelle en tout point du
territoire, les firmes ont alors intrt simplanter sur chaque lieu de consommation et
donc rduire au maximum les cots de transport jusqu les annuler. Cela revient
nier la notion despace.
Les prix renvoient des signaux incorrects car ils nincitent plus les firmes et les
travailleurs la stabilit gographique. Lchange de biens dune localit A vers la
localit voisine B au prix de march incite les firmes de la rgion A se dlocaliser
vers la rgion B.
75
spatiale et sont donc amenes supporter des cots de transport dune localit une
autre.
48
Billard, C., 2006, Dpenses publique, localisation des capitaux et concurrence fiscale,
thse de Doctorat en Science conomique, Universit Paris I - Panthon Sorbonne.
49
Ricardo, Heckscher et Ohlin
50
On trouve ici les travaux mens par Marshall puis par les thoriciens de la Science
Rgionale.
76
2) Fondements de lanalyse spatiale de lconomie
77
telle organisation ne demanderait que peu d'espace. La concentration apparat, donc,
comme primordiale pour Petty.
51
Louvrage de [Link], Essai sur la nature du commerce en gnral, est publi sans nom
dauteur en 1755 Londres chez Fletcher Gyles soit 21 ans aprs la disparition de
[Link]. Nanmoins, on date sa rdaction autour de 1725.
52
Cit par Perreur, J. (2003), La localisation industrielle : Les approches des conomistes, in
Cliquet, G. et Josselin, J.-M. (ds), Stratgies de localisation des entreprises commerciales et
industrielles : De nouvelles perspectives, De Boeck.
53
Perreur (2003)
78
Les rsultats issus de ces trois modlisations tentent donc de dterminer la
localisation optimale des hommes et des activits dont la structuration oscille entre
concentration et/ou dispersion.
Le modle prn par Von Thnen propose une analyse de la disposition spatiale
des activits conomiques tout en conservant les hypothses du paradigme
concurrentiel (rendements constants et concurrence pure et parfaite). En 1964 ce
modle est rinterprt par Alonso qui transpose lanalyse de la production agricole au
contexte urbain : le modle de la ville monocentriste. Toutefois, cette approche
prsente une limite majeure; elle ne sintresse pas la question de lexistence mme
de la ville en tant quagglomration. Do la naissance dun autre courant (conomie
dagglomration) pour remdier ces lacunes.
79
Economie dagglomration
Marshall identifie trois types d'externalits incitant les entreprises d'un secteur
d'activit donn s'agglomrer :
54
Jacoud, G., et Tournier, E., 1998, Les grands auteurs de lconomie, Hatier, Paris.
55
Billard 2006.
56
Catin M., Ghio S. et Van Huffel C. (2001), "Intgration, investissements directs trangers et
concentration spatiale dans les pays en dveloppement", Rgion et Dveloppement, n13.
80
Les conomies dagglomration peuvent tre regroupes en deux grandes
catgories57 :
c) La science rgionale
57
Hoover (1936).
81
on trouve ici ceux dAlfred Weber (1909) sur la localisation optimale des lieux de
production et les recherches de Christaller (1933) et Lsch (1940) sur la thorie des
lieux centraux (central-place theory).
i. Le modle de Weber
Alfred Weber (1909) est considr parmi les fondateurs de la thorie classique
de localisation. Ses travaux constituent les fondements de base de la dite thorie.
82
lentreprise choisir une localisation diffrente de celle qui minimise les cots de
transport.
Matires premires
Bassin Iso-cots
de main march
duvre
83
Certains auteurs58 estiment que cette variable est moins concluante dans la
mesure o Weber donne une dfinition confuse du concept dconomie
dagglomration.
Economies et dsconomies
dagglomration
Tableau 7 : Les facteurs explicatifs des choix de localisation chez Weber (1909)
Sources : Blaug (1996)59
Les bases de la thorie des lieux centraux ont t tablies par W. Christaller
(1933) et A. Lsch (1940), bien que lon puisse trouver une bauche de la thorie en
1841 dans les travaux de J. Reynaud et J. Georg Kohl60.
Cette thorie suppose un espace o les fermiers sont distribus dune faon
homogne, mais o certaines activits ne peuvent pas tre galement reparties sur le
territoire en raison dconomies dchelle. Linteraction entre les cots de transport et
les conomies dchelle amne lmergence de lieux centraux assimils des
centres urbains et donc au march pour les fermiers des environs.
58
Perreur J. (2003)
59
Blaug M. (1996), La pense conomique, Economica, Paris.
60
Elghazouani, K., 2007, Espace, hirarchie et interactions spatiales, Thse de Doctorat
dEtat en Sciences Economiques, Universit Cadi Ayyad, Marrakech.
84
Christaller propose alors une structure hirarchique des lieux centraux. En 1940,
lanalyse est complte par Lsch. Il montre que pour minimiser les cots totaux, il
faut que la structure hirarchique des lieux centraux soit hexagonale. Selon lui, les
lieux de march nmergent pas par hasard, ils sont le rsultat de lactivit
conomique. Cest larbitrage entre spcialisation et conomies dchelle dun ct et
cots de transport de lautre qui explique lagglomration.
d) La concurrence spatiale
Une firme qui cherche se localiser doit penser que si un lieu est agrable, si
les dbouchs et les fournisseurs sont nombreux, la concurrence risque elle aussi dtre
plus rude.
Il suppose un march dun bien homogne mais qui est distribu en deux points
dun segment (lieux de vente). Les consommateurs sont distribus sur le segment
suivant une densit continment diffrentiable et chacun consomme exactement le
mme montant de biens. Comme les biens sont homognes, un consommateur
sadressera au vendeur lui proposant le meilleur prix, cest dire le prix dusine plus
les cots de transport qui sont ici la charge du consommateur. Les entreprises sont ici
en interaction stratgique et il y a des forces centrifuges dans la mesure o la proximit
se traduit par une augmentation de la concurrence.
Lexemple le plus courant est celui de deux vendeurs de glace le long dune rue.
Ces entrepreneurs cherchent maximiser leurs profits tout en vendant la mme glace
au mme prix, ils sont donc en concurrence pour se localiser proximit du plus grand
nombre de consommateurs.
Hotelling suppose alors un jeu en deux tapes dans lequel les firmes dcident
simultanment de leur localisation lors de la premire tape et dcident, ensuite, du
prix de vente lors de la seconde tape. Le fait de sparer chacune des dcisions permet
de rendre compte du caractre stratgique de la localisation.
61
Lerner et Singer (1937), Vickrey (1964) et Eaton et Lipsey (1975) ont successivement
montr que les rsultats de Hottling ne tenaient plus sil y avait plus de deux entreprises en
prsence.
86
Cette rapide revue des fondements de la thorie de localisation nous a permis
didentifier les problmatiques souleves par la prise en compte de la dimension
spatiale en conomie.
Lanalyse
spatiale de
lconomie
87
3) La Nouvelle Economie Gographique
62
Duranton G. (1995), "Economie gographique, urbanisation et dveloppement", Thse de
Doctorat.
88
offrant la modlisation rigoureuse de lconomie urbaine et les hypothses de
lconomie internationale.
Economie internationale
Lallocation des ressources
entre diffrents pays sans
cots et sans dimension
spatiale des changes
b) Hypothses de la NEG
Le prsuppos thorique qui sous-tend la NEG est similaire ce que lon peut
rencontrer en sciences physiques : des forces, complmentaires ou antagonistes,
saffrontent dans le temps et lespace, et leur rsultante dtermine la localisation
gographique des activits conomique. Elles peuvent tre classes en deux catgories.
Des forces centriptes poussent la concentration des activits de production. A
loppos, des forces centrifuges conduisent une dispersion des industries. Lenjeu est
de connatre lequel de ces deux ensembles de forces lemporte.
89
La Nouvelle Economie Gographique a fait lobjet dun nombre important de
contributions thoriques ayant elles-mmes donn lieu plusieurs synthses63.
Leffet aval rsulte du fait que les consommateurs, dots dun got pour la
diversit, maximisent leur utilit en se concentrant dans la rgion qui propose le
plus grand nombre de varits. Cet effet dentranement est suffisant pour attirer
de nouveaux consommateurs et crer un cercle vertueux.
Leffet amont dcoule du fait que les entreprises aiment se polariser l o la
demande est la plus forte. Laccroissement de la taille de march permet une
hausse du salaire nominal qui vient amplifier la dynamique dattraction initiale.
Au fur et mesure que les travailleurs se dplacent dune rgion lautre, cette
63
Voir par exemple Fujita et al., (1999), Fujita et Thisse, (2002), et Huriot et Thisse, (2000)
64
Cit par Gaign, C., Goffette-Nagot, F., 2003, Localisation rurale des activits
industrielles. Que nous enseigne lconomie gographique ? , Working Papers, Groupe
dAnalyse et de Thorie conomique, Universit Lumire Lyon2.
90
dernire devient de plus en plus attrayante, bnficiant de cette causalit
cumulative.
Facteurs inclus dans les modles Facteurs non inclus dans les modles
Constitution dun rservoir de main
Effets lis la taille des marchs
Forces duvre locale spcialise
(constitution dun ple local de
centriptes Economies externes pures sous la
fournisseurs de biens
forme dexternalits
intermdiaires)
informationnelles
Facteurs immobiles (terres,
ressources naturelles et, lchelle
Cot des terrains
Forces internationale, la population
Dsconomies externes pures
centrifuges considre la fois comme un
(problmes dencombrement, par
rservoir de main duvre du point
exemple)
de vue de loffre et, du point de vue
de la demande, comme un march)
65
Cit par Sergot, B., 2004, Les dterminants des dcisions de localisation , Thse de
Doctorat en Sciences de Gestion, Universit Paris I - Panthon Sorbonne.
91
cas notamment des conomies et dsconomies externes qui cdent la place aux
externalits pcuniaires. Dans ce cadre danalyse, les choix de localisation demeurent
donc entirement dtermins par les caractristiques conomiques des lieux
gographiques.
92
Section 2 : Les dterminants de linvestissement direct tranger et
de la multinationalisation des entreprises
Mais avant de dresser un bilan de diffrentes tudes empiriques portantes sur les
facteurs de localisations des IDE, nous allons faire tout dabord le tour des thories qui
se sont intresses aux IDE, ensuite nous allons prsenter leurs stratgies
dimplantation.
Plusieurs thories ont trait les IDE, la figure n8 montre les diffrentes thories
et auteurs stant intresss lexplication du pourquoi des IDE. Pour notre part nous
allons mettre le point sur :
93
Thories de localisations Thorie de la firme
Vernon (1966) Coase(19 37)
Hirasch (1967) Penrose (1958)
Dunning (1972) Vernon (1966, 1982)
Vernon (1974) Williamson (1975)
Root& Ahmed (1979) Buckley et Casson (1976)
Davidson (1980) Knicketbocker (1973)
Lipsey & Kravis (1982) Graham (1975)
Shneider & Frey (1985) Flowers (1976)
Cushman (1985) Johanson et Vahne (1977)
Krugman (1991, 1993) Krugman (1981)
Chen (1998) Hill et Kim (1988)
Audretsch (1998) Bartlett et Ghoshal (1989)
Johanson et Vahlne (1977,1990) Wernerflet (1984)
Aliber (1971) Hostman et Markussen (1987)
Culem (1988) Doz, Awakawa, et Williamson (1997)
Froot & Stein (1991) Cantwell (1989, 1994)
Porter (1994, 1998) Teece, Pissano (1997)
Graham (1990, 1998)
Les thories
Pourquoi les firmes des IDE et de
financent-elles leurs Pourquoi les firmes
investissements
la localisation sengagent dans les
IDE plutt que
ltranger par des des FMN dexporter, et
capitaux du pays comment les IDE
dorigine ? et quel sont affectent le
les dterminants des commerce
IDE ? international
Pourquoi les firmes
dune nationalit
donne sont
capables de
pntrer ( travers Thories du commerce
Thories de lIDE les IDE) la valeur international
Rugman (1975, 1979) ajoute dune firme
dune autre Vernon (1966)
Agmon et Lessard (1977) nationalit.
Hirsch (1976)
Aliber (1971)
Ethier (1986)
Lessard (1982)
Batra et Ramachandran (1980)
Cushman (1985)
Markussen (1984, 1999)
Rivoli et Salorio (1996) Thorie de lorganisation Helpman (1984, 1985)
Rangan (1998) industrielle
Frost & Stein (1991) Hymer(1960,1968,1976)
Caves (1971,1974)
Teece (1981,1992)
Figure 8 : Les thories les plus importantes de lIDE et de la Localisation des FMN
Source: laboration personnelle
94
a) Thorie de limperfection du march et de loligopole
Hymer indique dans sa thorie que la firme est un moyen institutionnel pratique
qui se substitue au march. Pour cet auteur, cest parce que le march a des
imperfections quil est ainsi remplac, celles-ci ne tiennent pas seulement aux
66
Cite par Djoudad, R., 1985, Analyse de linvestissement international : volutions relles,
explications thoriques et approches conomtrique , Mmoire de maitrise, Universit de
Montral.
95
impurets dj connues, mais galement lincertitude qui peut entrainer des conflits
dans les valuations et rend la coopration entre firmes difficile67.
Hymer explique la distribution des IDE entre les marchs par les thories
micro-conomiques. En appliquant les thories dconomie industrielle, Hymer pense
que les FMN sont identiques aux firmes locales. Le fait dinvestir ltranger englobe
certaines difficults : communication, transport, barrires de langues
Lavantage possd par une entreprise peut tre si complexe et mal dfini quil
est extrmement difficile, voir impossible de vendre ;
Linvestissement direct peut tre un moyen de minimiser le cot de
lincertitude, car pour fixer le prix de vente dun avantage, il faut calculer
67
Hamer, S., 1976,The international operations of multinational firms: a study of direct
foreign investment, MIT press, Cambridge. Cite par Benesrighe, D., Du processus de
multinationalisation des firmes industrielles, Revue Regard sur lEconomique, n 3 - 2005.
68
Cit par Guir R., et Crener M.A., 1984, linvestissement direct et la firme multinationale,
Economica, Paris.
96
lusage futur et les recettes escomptes, ce calcul ne peut tre quimparfait et
incertain ;
Les deux parties peuvent prouver de grandes difficults sentendre sur le
calcul du risque encourus lors de la ngociation du prix de vente de lavantage,
cause de leurs expriences, de leurs perspectives et de leurs puissances
diffrentes ;
En devenant multinationale, une entreprise se met en communication
directement avec le march tranger et reoit des informations continues sur les
conditions locales, dont elle peut se servir pour mettre au point de nouveaux
produits. Ceci va amliorer sa position concurrentielle dacheteur, de
producteur et de vendeur ;
La firme qui vend un avantage possde dans certaine mesure le monopole de
celui-ci, linvestissement direct peut alors tre ncessaire pour maximiser la
quasi rente qui en dcoule.
Cest lconomiste Vernon (1966) qui, dans les annes 1960, a dvelopp la
thorie du cycle de vie du produit pour lui permettre de rendre compte des
comportements dimplantation ltranger des entreprises multinationales
amricaines.
69
Cit par Guir, R., et Crener, M.A., 1984, linvestissement direct et la firme
multinationale , Economica, Paris.
97
Cycle de vie du produit
Croissance Maturit Dclin
Pays
Lentreprise innovatrice
Dbut de
a le monopole de la Baisse importante
dlocalisation de la
Pays dorigine de production et de la vente puis arrt de la
production.
lentreprise innovatrice dans le pays. Pas production.
Exportations et
dimitation ni de importations
importations
concurrents. Exports
Dbut de la
Baisse de la
Importations en production (sous
production et
Autres pays dvelopps provenance du pays de licence et/ou par
dbut des
lentreprise innovatrice concurrents). Dbut
importations
des exportations
Importations.
Production par des
Quelques importations Premires
units dlocalises
en provenance du pays prospections en vue
Pays moins dvelopps et exportations
de lentreprise dimplanter des
vers les pays
innovatrice units de
dvelopps.
production.
Le produit ncessite de moins en moins
Le produit ncessite
Caractristiques du de dpenses en RD et de travail qualifi.
beaucoup de dpense en
produit Il peut tre fabriqu avec des
RD et de travail qualifi.
quipements standardiss.
Au dbut le produit est conu dans le pays dorigine avec des technologies
innovatrices, et il est aussi produit pour le march local. Aprs, arriv un autre stade
du cycle de vie, une certaine croissance et connaissance du march, de synergie, le
produit est export vers dautres pays ayant des caractristiques similaires au pays
dorigine. Lorsque le produit devient standard et mature, les cots de travail
deviennent trs importants dans le processus de production, cest ce moment l que
les firmes dlocalisent la recherche de cots de production bas. En simplantant a
ltranger, lentreprise va crer son propre rseau de sous-traitants et de fournisseurs,
limitant du mme coup les vellits d'imitation. Comme lexplique Mucchielli Toute
cette stratgie consiste remplacer l'avantage technologique absolu perdu, ou en passe
98
de l'tre, par des avantages relatifs de cots et de diffrenciation, afin de conserver une
place de leader dans les pays d'accueil.70.
c) La thorie clectique
70
Mucchielli (1998).
71
Cit par Guir et Crener 1984.
99
Les avantages de localisation nincluent pas seulement les dotations en
ressources naturelles, mais aussi les facteurs conomiques et sociaux tel que la taille
du march, les infrastructures, le degr de dveloppement, la culture, les
rglementations, les institutions politiques et environnementales et le systme politique
en gnral (stabilit, dmocratie, degr de corruption)
100
Avantages
Production ou vente
Oui Non Oui
sous licence
Cest ainsi que plus le pays daccueil procure des avantages rpondant aux
critres suscits, plus il attirera des IDE. Cette vision des dterminants des IDE est une
vision dynamique, puisquelle volue au fur et mesure de lvolution de lattractivit
du pays et des avantages spcifiques de la firme multinationale.
Aprs avoir vu les diffrentes thories explicatives des IDE, nous allons traiter
dans le paragraphe qui suit les stratgies dimplantation des IDE, c'est--dire le
comment de ces derniers.
72
Cit par Guir et Crener 1984.
101
2) Les stratgies des Investissements Directs Etrangers
Dans la section daprs nous allons expliquer les dterminants des IDE selon les
stratgies adaptes.
Cet aspect des IDE est le plus simple comprendre et le plus vident
expliquer. Son dterminant principal est en fait lexistence des ressources naturelles
102
dans le pays hte. Cependant, ce dernier doit avoir un minimum de caractristiques
conomiques et politiques qui lui permettront daccueillir convenablement les IDE.
Dans plusieurs tudes conomtriques portant sur les dterminants des IDE des
variables comme linfrastructure, la corruption et la stabilit politique paraissent
toujours significatifs et ayant une influence sur les flux dIDE et ce, quelle que soit la
stratgie adopte par les FMN.
b) La stratgie Horizontale
73
Michalet 1999.
103
leur technologie, on ne trouve gnralement plus davantages comparatifs clairs pour
une industrie. Au fur et mesure de lavancement du processus du commerce intra-
branche entre les pays dvelopps, les multinationales se sont aperu quil y aurait
ventuellement avantage investir dans les pays niveau de dveloppement
quivalent, afin de les satisfaire tout en tant proximit du march local.
Les IDE horizontaux sont trs spcifiques et leur dterminant principal est
lexistence dun march intrieur porteur. Il implique un engagement durable vis--vis
du pays hte. Par ailleurs, linvestisseur est intress non seulement par le
dveloppement du march pour son produit particulier, mais aussi par le
dveloppement de lconomie du pays hte en gnral. Le facteur prpondrant pour
la ralisation de ce type dinvestissement est lexistence de main duvre qualifie et
dinfrastructure adquate. Les pays en vois du dveloppement se trouvent, bien
videmment, la marge de ce type dinvestissement.
c) La stratgie verticale
74
Michalet 1999.
104
Avant on cherchait une main duvre non qualifie cots insignifiants. Actuellement
les multinationales exigent aussi un certain degr de qualification minimum. Les pays
offrant le meilleur rapport qualification/ cots seront ds lors, les plus convoits.
Une fois que nous avons rpondu, daprs de qui prcde, aux questions du
pourquoi et du comment des IDE, nous allons voir dans ce qui suit, et daprs les
tudes empiriques, les facteurs dterminants des IDE.
Les travaux empiriques portant sur les dterminants de la localisation des IDE
sont abondants. Deux ensembles se distinguent nettement par la dmarche
mthodologique quils adoptent et par la nature des donnes quils utilisent.
Les donnes sur la localisation ne sont pas facilement accessibles; ce qui fait
que bien souvent, les analyses empiriques se limitent aux agrgats tels que
105
linvestissement priv, le nombre d`entreprises, les variations du taux de chmage, le
revenu par capita de l`Etat en question, etc. Pour les auteurs, ces diffrentes mesures
de l`activit conomique refltent le nombre de nouveaux tablissements, les
relocalisations, les fermetures, les expansions, etc.
Certains pensent que ce qui est intressant, ce n`est pas seulement de savoir
comment les dcisions de localisation sont prises et ce qui les dtermine; mais aussi de
connatre l`impact des impts sur la croissance de l`emploi.
Les facteurs qui dterminent la localisation des entreprises varient d`un auteur a
l`autre; mais certains se retrouvent chez plusieurs dentre eux. Parmi ces derniers, nous
pouvons citer : les salaires, les investissements publics, le taux de chmage.
Ces tudes, utilisant des techniques conomtriques, n'ont pas cherch valuer
la pertinence des modles thoriques de la localisation des IDE suscits. De ce fait, les
facteurs de localisation utiliss sont gnralement tirs dune revue des recherches
empiriques prcdentes.
Les caractristiques des Etats intgres aux modles sont celles qui sont
supposes affecter le profit des entreprises. Il s'agit en fait exclusivement de variables
conomiques et/ou de certaines variables observables et pour lesquelles les donnes
sont aisment accessibles (dans les statistiques publiques).
106
Une partie des statistiques utilises constituent des approximations (ou variables
proxies) de critres de choix plus complexes et subjectifs et qui ne sont pas, de ce fait,
directement mesurables l'aide des statistiques disponibles. Ainsi, la superficie d'un
Etat est-elle utilise comme une approximation du nombre de sites industriels
disponibles dans l'Etat en question.
Dans les deux tableaux en annexe 1, nous avons essay dune part de faire une
synthse des mthodologies adoptes par les diffrentes tudes empirique sur les
dterminants de localisations des IDE (tableau n 1), et dautre part de faire un bilan
des rsultats de ces tudes (tableau n 2).
75
Mayer T., et Mucchielli T.L., La localisation ltranger des entreprises multinationales
Une approche dconomie gographique hirarchise applique aux entreprises japonaises en
Europe , conomie et Statistique n 326-327, 1999 - 6/7
76
Fontagn, L., et Maye, L., 2005, Les choix de localisation des entreprises , ditions La
Dcouverte, collection Repres, Paris.
107
travail (conditions de recours aux heures supplmentaires, rgles dembauche et
de licenciement) jouent aussi.
Les infrastructures au sens large (quipements en rseau routier, en
tlphone) parce quelles facilitent la ralisation des oprations de production
et de distribution, sont censes avoir un impact positif sur la localisation de
lactivit dans le pays.
La fiscalit est gnralement considre comme ayant un impact puissant sur
les dcisions de localisation des firmes.
Limpact des tarifs douaniers dpend du caractre substituable ou
complmentaire entre change international et investissement international. Si
les changes commerciaux et les investissements directs trangers sont deux
moyens alternatifs dapprovisionner un march, plus les tarifs douaniers sont
levs, plus lIDE doit tre important, puisque cest alors un moyen moins
coteux dapprovisionner un march relativement lchange international
traditionnel. Il en rsulte que tout facteur relatif la libralisation des changes
commerciaux (suppression des tarifs douaniers, diminution des barrires non
tarifaires, appartenance un accord rgional), doit diminuer linvestissement
ltranger. En revanche, si les changes commerciaux et les IDE sont des
complments, plus les tarifs douaniers sont faibles, plus la production va se
faire sur le mode de la fragmentation internationale, et plus les investissements
et les changes internationaux doivent la fois augmenter.
Lexistence dune spcialisation sectorielle du pays daccueil est suppose
exercer un impact positif sur limplantation des firmes trangres dans le pays.
Par exemple, les entreprises du secteur performant bnficieront, en se
localisant dans le pays, dexternalits positives. De mme, les entreprises
dautres secteurs tireront profit de lagglomration dans un pays donn (liens
amont/aval, liens clients/fournisseurs).
Enfin, parmi les autres facteurs supposs exercer un impact positif sur les
investisseurs trangers, citons lexistence dinstitutions politiques stables et la
proximit culturelle et linguistique. Parmi les autres facteurs dont on attend un impact
108
ngatif sur limplantation trangre, mentionnons lexistence dun minimum de
contenu local des productions (obligation demployer des travailleurs nationaux, des
matires premires locales) et la distance gographique entre le pays acceuillant les
investissements et le pays dorigine de linvestisseur ou, plus gnralement, la distance
entre le pays investi et le march, puisquelle accrot le cot dexercice de lactivit
ltranger, les frais de transport des biens internationaux et finals
Des auteurs77 ont propos des synthses des principales caractristiques des
localisations qui, d'aprs les nombreuses enqutes ralises auprs des entreprises, sont
utilises comme critres de choix dans le cadre de dcisions de localisation.
77
Notament Aydalot (1985) et Hayter (1997)
109
Hayter (1997) Aydalot (1985)
facteurs de localisation facteurs de localisation
Infrastructures de transport (Matriaux, Cots de transport et proximit des inputs
Energie)
Marchs La proximit des marchs
Travail Travail
Terrains/Btiments Terrains/Btiments
110
vie et des facteurs lis l'histoire individuelle propre de chaque entreprise. Ces
derniers refltent les prfrences personnelles des dcideurs.
111
Conclusion du chapitre
Pourtant, lensemble de ces travaux nous permettent davoir une assise pour
approcher la problmatique de notre travail. Nous nous situons de la lign des travaux
empirique conomtrique sur les dterminants de la localisation des investissements
trangers.
112
Conclusion de la premire partie
Sur le plan thorique, nous avons fait le tour des diffrentes thories relatives
la localisation des investissements directs trangers. Nous avons, par la suite, dress un
bilan des rsultats des diffrents tudes empiriques sur les dterminants de lattraction
des investissements internationaux.
Ceci dit, il reste maintenant de voir comment peut-on expliquer lattractivit des
IDE dans les pays en voie de dveloppement. En dautre terme quels sont les
dterminants des IDE dans ces pays selon une dmarche conomtrique? Cest lobjet
de la deuxime partie.
113
Deuxime partie :
Lattractivit des investissements directs
trangers : essai de modlisation
conomtrique
114
Introduction de la deuxime partie
115
Chapitre un :
Les dterminants des IDE, approche conomtrique sur
donnes de panel
116
Introduction
117
Section 1 : Le concept du triangle dattractivit
Les tudes identifient la taille du march, le revenu par habitant ainsi que le
taux de croissance conomique comme tant les critres traditionnels les plus
importants de lattractivit des IDE.
b) La recherche de ressources
Il s'agit des ressources naturelles, des ressources technologiques et des
ressources humaines. Ces ressources associes lexistence dun tissu industriel local
performant et dun ensemble dinfrastructures modernes. Pour ces dernires, il ne
78
Chakrabati A, (2001), The determinants of Foreign Direct Investment: Sensitivity of Cross-
Country Regression, Kyklos, 54 (1), pp. 89-114.
118
sagit pas seulement des rseaux de transports et de communication mais aussi dun
environnement favorable pour le travail et les loisirs.
c) La recherche de lefficience
Lorsque les deux premires catgories de facteurs sont disponibles : vastes
marchs et cots de production bas. Les investisseurs trangers recherchent des
territoires qui puissent tre considrs comme des bases de production de haut niveau
technologique et des plates-formes dexportation. Les pays qui rpondent ces critres
forment ce que Michalet (2002) appelle les core countries .
d) La recherche dun environnement des affaires stable
Linvestisseur tranger cherche avant tout sassurer que lavenir du pays est
suffisamment prvisible pour que son projet dinvestissement ne soit compromis ni par
une instabilit politique, ni par des problmes sociaux.
119
Le triangle dattractivit des IDE est reprsent par la figure ci-dessous, avec
la base les dimensions conomique et socioculturelle et au sommet la dimension
politique. Force est de constater que les trois dimensions sont en troite interaction,
lune agit sur lautre pour former un cadre gnral cohrent pour lattraction des IDE.
Dimension
politique
Attraction
des IDE
Dimension Dimension
conomique socioculturelle
120
d'allouer leurs investissements en se basant sur ce qu'ils peroivent comme tant une
proximit culturelle.
Le systme d'ducation constitue lpine dorsale de la dimension
socioculturelle. Il produit une population active ayant les qualifications et les
connaissances voulues, il cre les talents et la prosprit ncessaire se maintenir et
s'amliorer. L'ducation dveloppe le capital humain et le prpare manipuler avec
succs l'conomie globale et ses changements rapides. Lducation cre un
environnement attrayant pour l'IDE parce qu'elle amliore l'aptitude traiter
l'information, encourage la crativit dans les domaines de la recherche, du
dveloppement et de la technologie et prpare ainsi un terrain fertile pour l'IDE.
La dimension politique rgit les autres dimensions : conomique et
socioculturelle. C'est pourquoi nous supposons que les investisseurs se penchent tout
d'abord sur le cadre politique comme tant la source principale des actions qui
dterminent l'IDE. Un cadre politique rceptif l'IDE continuera d'attirer plus d'IDE,
lequel engendre la prosprit qui attire encore plus d'IDE ce qui fait que le pays est
encore plus accueillant envers l'IDE.
Les diverses dimensions ragissent les unes sur les autres de diverses faons :
La dimension politique dtermine les dimensions conomique et socioculturelle; la
dimension conomique affecte les dimensions politique et socioculturelle ; alors que la
dimension socioculturelle est l'origine des dimensions politique et conomique.
La dimension politique peut tre change et le temps ncessaire ce
changement dpend de la mesure dans laquelle elle est influence par les autres
dimensions. Un cadre politique qui vit depuis longtemps peut changer plus rapidement
que le cadre socioculturel profondment enracin et largement diffus qui s'infiltre
dans tous les aspects de la socit. Le changement socioculturel est volutionniste par
nature et n'est pas planifi. Il est d des causes multiples qui ne peuvent tre
attribues tel ou tel groupe de dcideurs, alors que le changement politique peut tre
rvolutionnaire, planifi d'avance et d une cause unique. Entre les deux extrmes, le
politique et le socioculturel, se trouve le cadre conomique. Les politiques tatiques
peuvent dformer le cadre conomique ou le rendre comptitif en quelques jours ou en
quelques annes.
121
Section 2 : Modlisation conomtrique
1) Formulation mathmatique
Le modle gravitationnel :
Inspir des travaux de Newton sur la loi de gravit et transfr par le sociologue
Zipf en sciences sociales, il sapplique dans les interactions spatiales entre pays. Il est
utilis dans la modlisation des flux rgionaux de biens ou de facteurs lintrieur
dun pays ou travers un groupe de pays79.
Ce modle souffre dun inconvnient majeur : il ncessite des donnes qui sont
difficilement accessible ou nexistent pas. Do une autre alternative : le modle
linaire.
79
Dvelopp par Oguledo et Macphee (1994) et enrichi par Anderson et Matyas (1996, 1997, 1998) et
de Melo et al. (1997).
122
Le modle linaire :
Cest le model le plus utilis dans les tudes empiriques du fait de sa simplicit
et de la disponibilit des donnes. Il scrit :
IDE = C + X +
C : la constante
X : les variables explicatives
: le terme derreur
Alors quel est le modle que nous avons retenu pour notre tude conomtrique.
Le modle conomtrique est une approximation de la ralit telle qu'elle est
dcrite dans la section une sur diffrentes dimensions de lattractivit des IDE.
Lattractivit des IDE peut tre exprime, compte tenu des dimensions du
triangle de lattractivit sous la forme linaire suivante80 :
Avec :
DIMPOL : La dimension politique
DIMECO : La dimension conomique
DIMSOC : La dimension socioculturelle
80
Le modle que nous retiendrons sapparente ceux de Wilhelms (1998), Djaw (2005), Faouzi
(2004), Batana (2005), Dupuch & Milan (2002), Andreff W. et Andreff M. (2003).
123
Dimensions Variables Signification
Niveaux des contraintes
Indice global de liberts conomiques
gouvernementales sur l'conomie
Indice global de droits politiques Niveau de la dmocratie
Politique
libert d'expression, du droit
Indice global de liberts civiles d'assemble, d'association,
d'ducation et de religion
Stock des IDE Lagglomration
Taux de croissance du PIB La croissance conomique
Commerce extrieur Louverture conomique
Le dveloppement conomique (la
Produit Intrieur brute par habitant richesse d'un pays)
Economique
La dpendance vis--vis les
pargne nationale brute
capitaux trangers.
Taux de change rel La volatilit de lconomie
Taux dinvestissement Niveau dinvestissement interne
Taux dinflation Le niveau de vie des citoyens
Le niveau de dveloppement
Indice de dveloppement humain
humain
Le dveloppement des institutions
Socioculturelle Taux durbanisation
urbaines
Niveau de dveloppement des
Nombre de lignes tlphones
infrastructures : tlcommunication
124
Lintroduction dun dcalage nest pas absurde dans la mesure o il faut du
temps avant que les diffrentes variables exognes naffectent la variable dpendante.
Les donnes ont fait lobjet dun traitement pralable constitu de quelques
transformations suivantes :
Premirement, les donnes manquantes ont t remplaces par la moyenne de
trois dernires annes ou par la moyenne des trois annes suivantes lorsquil ny avait
pas de donnes prcdentes.
Deuximement, les donnes ont t regroupes en moyennes de trois annes
successives, ce qui nous donne neuf observations par pays. Ce regroupement permet
de saisir plus facilement les variations de certains indicateurs comme ceux
dinfrastructures qui se modifient lentement au cours du temps.
En somme, les rgressions porteront sur la variable dpendante IDE, dfinie par
la fonction suivante:
IDE / PIBit = DIMPOLi (t 1) + DIMECOi (t 1) + DIMSOCi (t 1) + it
quation 2 : Modle dattractivit des IDE
Avec : it = cit + it , c= constante, est le terme derreur
, et = paramtres, i = individu et t = le temps
DIMPOL : La dimension politique
DIMECO : La dimension conomique
DIMSOC : La dimension socioculturelle
Les deux tableaux qui suivent donnent la signification des diffrentes variables
retenues ainsi que leur abrviation et leur source.
125
Dimensions Variables Signification81
Il value le degr de libert conomique des tat (march de travail, encouragement de
Indice global de linvestissement, la corruption, la libert du commerce, la taille de lEtat dans lconomie, le fardeau
liberts fiscal, stabilit de la politique montaire, lintervention de lEtat dans le systme bancaire, la protection
conomiques de la proprit prive et la libert des affaires) il prend les valeurs entre 0 et 100 (100=libert; 0=
rpression)
Il renvoie la tenue d'lections justes, la prsence de partis d'opposition qui peuvent jouer un rle
Politique Indice global de
important, ainsi que le respect des droits des groupes minoritaires. il prend les valeurs entre 1 et 7
droits politiques
(1=libre;7=rpression)
Il reflte le respect de la libert d'expression, ainsi que celui du droit d'assemble, d'association,
Indice global de d'ducation et de religion. Un tat de droit quitable doit galement tre tabli, ainsi qu'une activit
liberts civiles conomique libre qui favorise l'accs l'galit des chances des citoyens, il prend les valeurs entre 1 et
7 (1=libre;7=rpression)
Le stock des investissements directs trangers, il permet de mesurer lagglomration et la concentration
Economique Agglomration
des activits conomiques
La croissance
Taux de croissance du PIB
conomique
Le commerce en pourcentage du PIB est la valeur totale des exportations de biens et services
Commerce additionne la valeur totale des importations de biens et services, en pourcentage du PIB. C'est un
extrieur indicateur trs utile pour observer l'ouverture d'une conomie par rapport l'tranger. Autrement dit,
plus ce pourcentage est lev, plus l'conomie de ce pays est ouverte.
Produit Intrieur Cet indicateur est le plus adquat pour comparer des conomies entre elles et travers les annes. Il
brute par illustre l'importance de l'activit conomique d'un pays ou encore la grandeur de sa richesse gnre.
habitant
81
Voir annexe n2
L'pargne nationale brute reprsente la diffrence entre le PIB et les dpenses de consommation finale.
pargne Elle correspond aussi la somme des pargnes brutes des diffrents secteurs institutionnels. Cet
nationale brute indicateur tire son utilit du fait qu'il nous renseigne sur la capacit d'un pays dbloquer ses propres
capitaux pour les investissements, autrement dits, la non dpendance vis--vis les capitaux trangers.
Taux de change
Taux de change de la monnaie locale en dollars amricains (USD)
rel
Taux
Ce taux reprsente la part des investissements internes publics et priv (FBCF) dans le PIB
dinvestissement
La croissance de l'Indice des Prix la Consommation Il reflte le changement subi par le consommateur
moyen pendant une priode donne lors de ses achats de biens et services. Il est d'une utilit
Taux dinflation
incontournable dans la mesure du cot de la vie dans un pays en plus de permettre la comparaison de
donnes.
Indice de
L'IDH est un indice composite, sans unit, compris entre 0 (excrable) et 1 (excellent), il value le
dveloppement
niveau de dveloppement humain des pays du monde
humain
Il s'agit du pourcentage de la population totale qui vit dans un milieu dfini comme urbain. Les
Socioculturelle Taux dfinitions peuvent varier. Le plus souvent, les organismes entendent par population urbaine: toutes
durbanisation les personnes domicilies dans les villes et les villages d'au moins 1000 habitants, que ces villes et
villages soient constitus ou non en municipalits
Infrastructure Il s'agit de lignes tlphoniques reliant l'appareil d'un client un rseau tlphonique public.
Foundation
conomiques index/[Link]
COMM
PIB) [Link] Sherbrooke
Word Perspective Monde Universit
PIB par habitant PIBHAB
[Link] Sherbrooke
pargne
Word Perspective Monde Universit
nationale brute EDPIB
[Link] Sherbrooke
(% du PIB)
Word Perspective Monde Universit
Taux de change CHANGE
[Link] Sherbrooke
Capacit interne
d'investissement Calculer daprs les donnes sur la FBCF et le La Banque
TXINV
(FBCF en % du PIB du World Development Indicators 2008 Mondiale
PIB)
La Banque
Taux dinflation TXINF World Development Indicators 2008
Mondiale
Indicateur du
Rapport sur le dveloppement humain
dveloppement IDH PNUD
2007/2008
socioculturelle
humain
Dimension
Taux La Banque
TXURB World Development Indicators 2008
d'urbanisation Mondiale
Lignes
tlphoniques La Banque
INFR World Development Indicators 2008
(par 1000 Mondiale
personnes)
128
L'chantillon comprend 63 pays en dveloppement, 14 de la zone MENA, 27 de
la zone dAfrique Subsaharienne, 10 de la zone dAsie et 12 de la zone dAmrique
latine. La liste de ces pays figure dans le tableau suivant.
Rgion MENA82 Afrique subsaharienne Asie Amrique latine
Argentine
Algrie (DZA) Botswana (BWA) Bangladesh (BGD)
(ARG)
Arabie Saoudite (SAU) Burkina Faso (BFA) Chine (CHN) Bolivie (BOL)
Bahren (BHR) Burundi (BDI) Core du Sud (KOR) Brsil (BRA)
gypte (EGY) Cameroun (CMR) Inde (IND) Chili (CHL)
mirats Arabes Unis (ARE) Centrafricaine (rep) (CAF) Indonsie (IDN) Colombie (COL)
Isral (ISR) Congo (COG) Malaisie (MYS) Equateur (ECU)
Iran (IRN) Congo (rep. dem.) (ZAR) Pakistan (PAK) Mexique (MEX)
Jordanie (JOR) Cte-d'Ivoire (CIV) Philippines (PHL) Paraguay (PRY)
Maroc (MAR) Gabon (GAB) Singapour (SGP) Prou (PER)
Oman (OMN) Gambie (GMB) Thalande (THA) Salvador (SLV)
Syrie (SYR) Ghana (GHA) Uruguay (URY)
Venezuela
Tunisie (TUN) Guine (GIN)
(VEN)
Turquie (TUR) Guine Bissau (GNB)
Ymen (YEM) Kenya (KEN)
Mauritanie (MRT)
Mali (MLI)
Mozambique (MOZ)
Namibie (NAM)
Niger (NER)
Nigeria (NGA)
Sngal (SEN)
Sierra Leone (SLE)
Tchad (TCD)
Togo (TGO)
Uganda (UGA)
Zambie (ZMB)
Zimbabwe (ZWE)
82
Nous avons cart la Libye, le Qatar, le Liban et le Kowet pour la non disponibilit des
donnes sur toute la priode tudie.
129
3) Description des variables et signes attendus
a) La variable endogne
La variable dpendante IDE est mesure par les flux net dIDE exprims en
pourcentage du produit intrieur brut. LIDE est dfini son tour, selon Mucchielli
(1998) "linvestissement d'un pays l'tranger est l'exportation de capitaux dans un
autre pays afin d'y acqurir ou crer une entreprise ou encore d'y prendre une
participation (le seuil est de 10% des votes). Le but est d'acqurir un pouvoir de
dcision effectif dans la gestion de l'entreprise. C'est d'ailleurs la diffrence majeure
avec l'investissement de portefeuille qui vise uniquement le rendement sur
l'investissement financier sans gard au pouvoir dcisionnel . Dans le cas de cette
dfinition, on prend en compte le solde des entres et des sorties. Il s'agit, en fait, de la
diffrence entre ce qu'un pays a inject dans une autre conomie et ce que d'autres
conomies ont inject dans la sienne. Une entre positive quivaut ce que l'conomie
d'un pays reoit plus qu'elle n'envoie dans d'autres conomies.
Les pays des zones tudies sont des receveurs nets dIDE. Exprim en % du
PIB en 2007, on assiste une diversit entre ces pays (voir figure suivante).
130
Figure 10: Flux net dIDE dans les pays des zones tudies en 2007 (En % PIB)
Source : Elabor par nous partir des donnes sur les IDE et du PIB Du World Development
Indicators 2008
131
Pour lAsie, cest le Singapour qui se dmarque par un taux lev du flux net
dIDE. Sur lensemble des pays de lAfrique Subsaharienne, la Namibie, la Gambie
occupent les premires places. Le Salvador et le Chili, quand eux, cartonnent en tte
de la zone Amrique latine.
Pour les pays de la rgion MENA, la Jordanie, le Bahren et lEgypte
accaparent la grande part des flux des IDE.
La dimension politique
La dimension politique est mesure par trois indicateurs :
Indice global de liberts conomiques : Il value le degr de libert
conomique des tat (march de travail, encouragement de
linvestissement, la corruption, la libert du commerce, la taille de lEtat
dans lconomie, le fardeau fiscal, stabilit de la politique montaire,
lintervention de lEtat dans le systme bancaire, la protection de la
proprit prive et la libert des affaires) il prend les valeurs entre 0 et
100 (100=libert; 0= rpression). Cest une des variables les plus
dterminantes de la dimension politique. Cet indice devrait donc avoir un
effet positif sur lattraction des IDE.
132
(1=libre;7=rpression). Cet indice devrait influencer ngativement les
flux dIDE.
Sur les quatre zones tudies, les pays de la zone dAmrique Latine se
dmarquent des pays des autres zones par un cadre politique propice linvestissement
tranger. Le tableau qui suit nous illustre cette situation.
133
Variables de la Amrique latine ASIE Afrique Subsaharienne MENA
dimension politique
valeur pays valeur pays valeur pays valeur pays
minimum 45,5 Venezuela 48,8 Bangladesh 39,8 Congo (rep. dem.) 32,8 Libye
LIB_ECO maximum 79,1 Chili 89,7 Singapour 69,6 Botswana 71,2 Bahren
Uruguay, Core du
minimum 1 1 1 Ghana 3 Turquie
Chili Sud
Congo (rep. dem.), Libye,
LIB_POL Angola, Togo, Tchad, Syrie et
maximum 4 Venezuela 7 Chine 6 7
Gabon, Guine, Cte Arabie
d'ivoire et Cameroun Saoudite
moyenne 2,27 3,44 4,26 5,61
Tableau 16 : Quelques indicateurs statistiques sur les variables de la dimension politique (2006)
Source : Nos calculs daprs les sources bibliographiques sur les variables de la dimension politique
Ce tableau montre aussi que :
Pour lindice des liberts conomiques, lensemble des zones tudies
enregistrent presque le mme score avec un lger avantage pour lAmrique latine.
Les deux derniers indices (liberts politiques et liberts civiles) confirment la
tendance du premier indice en situant la zone de lAmrique latine au premier rang. La
zone MENA arrive en dernier lieu avec un score lev pour les liberts politiques et
civiles.
La dimension conomique
Cette dimension sera mesure par les variables suivantes :
Lagglomration : cest le stock des investissements directs trangers, il
permet de mesurer lagglomration et la concentration des activits
conomiques. Les investissements existants dans un territoire attirent les
capitaux trangers, en ce sens on sattend une corrlation positive entre
les flux des IDE et lagglomration.
135
Figure 11: Stock dIDE dans les pays des zones tudies en 2006 (En % PIB)
Source : Elabor par nous partir des donnes sur les IDE et du PIB Du World Development
Indicators 2008
136
La croissance conomique : cest est variable qui reflte la bonne sant de
lconomie. Une conomie en plein croissance attirera plus
dinvestissement. Le signe escompt est positif.
137
Figure 12 : Taux de croissance conomique dans les pays des zones tudies en 2006
Source : Elabor par nous partir des donnes du Word Perspective Monde
139
Figure 13 : Taux douverture conomique dans les pays des zones tudies en 2006
Source : Elabor par nous partir des donnes du Word Perspective Monde
140
141
Figure 14 : Taux dinflation dans les pays des zones tudies en 2006
Source : Elabor par nous partir des donnes World Development Indicators 2008
142
Figure 15: PIB par habitant dans les pays des zones tudies en 2006
Source : Elabor par nous partir des donnes du Word Perspective Monde
143
Lpargne nationale brute en pourcentage du PIB: cest lun des
instruments par lequel le secteur financier contribue lattraction des
investissements et la mobilisation des pargnes par une offre attractive
dinstruments et doutils de placement; cela entrane une hausse du taux
d'pargne. Lpargne nationale brute en pourcentage du PIB est une
variable que nous avons retenue pour expliquer lattractivit des
investissements. Cet indicateur de la mobilisation des dpts par le secteur
financier tire son utilit du fait qu'il nous renseigne sur la capacit d'un
pays dbloquer ses propres capitaux pour les investissements, autrement
dit, la non dpendance vis--vis les capitaux trangers. Cette variable nest
pas test dans les tudes empiriques antrieures. On sattend une
corrlation avec les IDE sans se prononcer sur le sens de la corrlation.
La lecture des valeurs prise par cette variable fait apparaitre les pays les plus
pargnants : la Chine, le Congo, lAlgrie et le Venezuela.
144
Figure 16: Epargne domestique dans les pays des zones tudies en 2006 (En % PIB)
Source : Elabor par nous partir des donnes du Word Perspective Monde
145
Le taux de change : En thorie, limpact du taux de change sur lIDE est
ambigu. La volatilit des taux de changes peut la fois dcourager
linvestissement tranger, et produire une incitation se couvrir contre le
risque de change par la localisation ltranger. Limpact dpend
galement des stratgies des firmes : un taux de change trs volatile attire
les IDE si les firmes ont lintention de vendre sur le march local, mais
dissuade dentrer les firmes dsireuses de rexporter leur production83.
83
BENASSY-QUERE A., FONTAGNE L. et LAHRECHE-REVIL A., Stratgie de change et
attraction des investissements directs en Mditerrane, Novembre 2001, p. 6.
146
Figure 17: Log du Taux de change dans les pays des zones tudies en 2006 (En % PIB)
Source : Elabor par nous partir des donnes du Word Perspective Monde
147
La capacit interne dinvestissement : Ce taux reprsente la part des
investissements internes public et priv (FBCF) dans le PIB. Cest un
indicateur qui reflte leffort dinvestissement interne dune conomie. On
sattend une corrlation positive entre le taux dinvestissement et lIDE.
LIran, le Nigeria, la Chine et le Mexique sont les pays qui enregistrent un taux
dinvestissement suprieur de notre chantillon.
148
Figure 18: Taux dinvestissement dans les pays des zones tudies en 2006
Source : Elabor par nous partir des donnes du Word Perspective Monde
La dimension socioculturelle :
Cette dimension sera mesure par les variables suivantes :
La population urbaine comme indicateur de l'urbanisation : La population
urbaine en pourcentage de la population totale reflte le degr
d'urbanisation, les institutions urbaines et les effets de l'agglomration.
Comme les IDE se concentrent souvent dans les zones urbaines, on
sattend une corrlation positive entre le degr durbanisation et
lattractivit des IDE. Le coefficient de corrlation aura le signe plus.
149
Selon la figure ci-dessous, le Bahren, le Gabon, la Singapour, le Venezuela,
lArgentine et lUruguay sont les pays les plus urbanis de lchantillon.
150
Figure 19: Taux durbanisation dans les pays des zones tudies en 2006
Source : Elabor par nous partir des donnes du Word Perspective Monde
151
152
Figure 20: IDH dans les pays des zones tudies en 2006
Source : Elabor par nous partir du Rapport sur le dveloppement humain 2007/2008
153
154
Figure 21: linfrastructure dans les pays des zones tudies en 2006
Source : Elabor par nous partir des donnes Word Perspective Monde
155
Le tableau ci-dessous rsume les variables retenues et les signes attendus.
IDH +
dveloppement humain
Dimension
Tableau 17 : Description des variables affectant lIDE et les signes attendus de leurs
coefficients
156
Section 3 : Analyse conomtrique et rsultats des estimations
Il sagit de faire une tude comparatives entres les diffrentes rgions dtudes
retenues en se basant sur les diffrents indicateurs de statistique descriptive des
variables endogne et exognes.
Le Tableau ci-dessous prsente les caractristiques des variables analyses.
IDE_PIB 2.023 1.068 2.981 1.894 0.936 2.728 1.845 0.879 3.141 2.582 1.071 3.734 2.108 1.494 2.011
LIBECO 57.15 57.78 10.16 58.92 61.99 10.8 51.89 52.01 7.563 61.48 58.12 11.9 63.31 63.63 6.495
LIBCIV 4.477 4.667 1.344 5.201 5 1.181 4.779 5 1.186 4.27 4 1.167 3.127 3 0.955
LIBPOL 4.486 5 1.755 5.228 5.667 1.425 5.078 5.667 1.568 3.952 3.833 1.597 2.731 2.333 1.204
AGLOM 19.69 11.9 21.81 21.47 15.37 19.3 19.99 12.08 21.85 18.93 7.945 29.96 17.57 11.88 15.72
CRECO 3.627 3.763 3.621 4.151 4.406 3.152 2.922 3.06 3.846 5.97 5.6 2.894 2.651 3.05 3.206
COMM 68.66 56.84 45.55 80.12 72.04 39.36 66.08 59.01 28.68 87.18 52.99 84.55 45.67 44.67 19.22
TXINF 63.53 8.797 533.7 15.06 8.245 29.26 70.4 9.653 709.8 6.787 5.844 5.459 152.5 11.91 609.1
PIBHAB 5590 3037 7342 11077 5620 10532 1938 974.4 3013 6368 2530 8594 6755 5942 2445
EDPIB 18.06 17.14 14.17 22.59 21.12 14.16 11.69 8.31 14.26 28.25 30.15 11.61 18.6 18.76 7.166
CHANGE 496.7 21.89 1886 164 3.67 959.3 437.5 291.1 762.1 519.7 25.88 1683 998.8 8.302 3698
TXINV 21.38 20.82 7.843 23.71 22.9 6.034 18.59 17.94 8.148 27.62 25.78 8.122 19.74 19.83 4.282
TXURB 48.27 44.34 23.53 62.23 61.19 18.84 32.16 31.88 14.31 45.1 33.71 24.55 70.86 71.28 14.36
IDH 0.563 0.585 0.212 0.686 0.709 0.137 0.377 0.379 0.136 0.66 0.686 0.173 0.758 0.77 0.09
INFR 6.3 2.19 9.677 11.47 7.38 10.94 0.877 0.417 1.297 10.4 2.838 15.04 9.049 6.893 6.596
157
Il ressort de ce tableau que lAsie attire plus dIDE que les autres zones :
2.582% du PIB en moyenne pour la priode considre contre 1.894 % en moyenne
pour la zone MENA, 1.845% pour la zone Afrique subsaharienne et 2.108% pour la
zone Amrique Latine.
En observant le tableau ci-dessus on constate galement que lAsie se dmarque
nettement par rapport aux autres rgions sur un ensemble important de variables
explicatives : croissance conomique (6%), commerce extrieur (87,18%), lpargne
domestique (28,25%), taux dinvestissement (27,62%), les lignes tlphoniques (10,4
par 1000 habitants).
Pour la rgion MENA, elle se positionne en tte sur les deux variables
suivantes : stock des IDE (21,47%) et le PIB par habitant (11077 $).
Quand lAmrique latine, elle enregistre un taux durbanisation et un indice
dIDH (respectivement 70,86% et 0,75) suprieurs aux autres rgions.
158
LIBECO LIBCIV LIBPOL
LIBECO 1,000000
LIBCIV -0,371615 1,000000
LIBPOL -0,338652 0,894903 1,000000
159
Pour ce qui de la corrlation entre les variables de la dimension socioculturelle,
la matrice des corrlations relate une forte corrlation entre les trois variables
constitutives de cette dimension.
84
Hsiao C. (1989), Modelling Ontrario Regional Electricity System Demand Using a Mixed Fixed
and Random Coecentscient Approaoch, Regional Science and Urban Economics,19, 565-587.
160
En rsum, les donnes de panel peuvent enrichir lanalyse empirique dans des
directions qui sont impossibles en utilisant des sries chronologiques ou les coupes
instantanes.
Il existe plusieurs mthodes d'estimation des donnes de panel. Le choix de la
mthode dpend des hypothses que l'on effectue sur les paramtres et sur les
perturbations. Lorsque l'on considre un chantillon de donnes de panel, la toute
premire chose qu'il convient de vrifier est la spcification homogne ou htrogne
du processus gnrateur de donnes. Il sagit, conomtriquement parlant, de tester
l'galit des coefficients du modle tudi dans la dimension individuelle. Du point de
vue de lconomie, les tests de spcification reviennent dterminer si l'on est en droit
de supposer que le modle thorique tudi est parfaitement identique pour tous les
pays, ou au contraire s'il existe des spcificits propres chaque pays.
Trois mthodes d'estimation peuvent tre envisages85 :
Tout dabord, nous avons suppos que tous les paramtres sont identiques pour
tous les pays. C'est--dire que lestimation de lquation du triangle dattractivit t
faite par la mthode des moindres carres ordinaires (MCO).
En suite, et vue que cette technique (MCO) peut-tre biaise si lhtrognit
inhrente des pays est nglige, les tests ont montr que gnralement les modles
effets fixes ou alatoires fournissent un meilleur ajustement.
Enfin, le test de spcification de Haussmann nous a permis de discriminer les
effets fixes et alatoires, le modle effet fixe semble tre le plus appropri pour
ltude des dterminants de la localisation des IDE (Voir rsultat du test en annexe
n2).
Le tableau qui suit donne les rsultats des diffrentes spcifications que nous
avons faites.
85
Khedhiri S., 2005, cours dconomtrie, Centre de Publication Universitaire, Tunis,
[Link] 85-95.
161
Spcificatio
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9 M10 M11 M12
ns
- - -
-12.7067
Constante -1.03924** -4.67814* 2.739178** 6.047747** 7.987754** -3.95687 -6.73182 -2.77146*** -2.63821*** -12.1375*** -12.1209***
***
* * *
0.100449** 0.162963** 0.175155** 0.15137** 0.165202* 0.101976** 0.175468**
LIBECO 0.0107323*
* * * * * * *
- -
-0.357219
LIBCIV -0.229091*** 1.026456** 0.596665* -0.153175 -0.10923 -0.257741*
**
* **
0.442083**
LIBPOL 0.127687** 0.245557*
*
0.0785413 0.089698** 0.0891559* 0.0771675*
AGLOM 0.0716919***
*** * ** **
0.0827277 0.100398** 0.0978208* 0.0736591*
CRECO 0.0830668*** 0.140669***
*** * ** **
0.00711232** 0.0206062*
COMM -0.00929666 -0.000594 0.0255903***
* **
-
5.11396E-
TXINF 5.20303E-05 0.0000515 0.00014884
05
6
2.69869E- 7.53407e- 0.000246372* 2.10205E-
PIBHAB -0.000010173 0.0000787*
05 05* ** 05
-
EDPIB -0.0180174 -0.003462 -0.0365039** -0.00404076
0.0185744***
-6.99468E-
CHANGE -2.73709E-05 -0.0000192 3.42102e-05
05
0.111780** 0.107303** 0.105505** 0.0947992*
TXINV 0.0230903** 0.0777984***
* * * **
0.0715817*
TXURB 0.00390594 0.0303 0.02256
**
11.42698**
IDH 0.674366 7.75335*** 8.21734***
*
0.086257** 0.0662830*
INFR 0.00944791 0.0361458 0.0413404*
* *
R2 ajust 0.898159 0.607301 0.391303 0.547135 0.45248 0.359806 0.382781 0.36121 0.550576 0.431818 0.603857 0.440227
N 558 558 567 558 567 567 567 567 558 558 567 558
Tableau 22 : rsultats des diffrentes spcifications
Note : les ***, ** et * indiquent respectivement les taux de 1%, 5% et 10% du niveau de signification
Nous avons tout dabord commenc par une estimation du modle de rfrence
(intgrant lensemble des variables retenues) par la mthode du MCO avec correction
de lhtroscdasticit (M1) des paramtres de lensemble des variables explicative.
Par la suite, nous avons estim les autres modles en tenant compte des effets
individuels fixes86.
Nous avons fait plusieurs essais et sur la base de critre de slection comme le
R2 ajust et de la significativit des coefficients, nous avons retenu les spcifications
susmentionnes (voir tableau).
Avant dinterprter les rsultats, plusieurs remarques importantes sont signaler
quant aux rsultats obtenus en termes destimation.
Le premier constat de ces rgressions est la robustesse des coefficients de la
majorit des variables explicatives aux diffrentes spcifications utilises. Ainsi,
quand nous changeons une variable, les autres restantes gardent les mmes
coefficients. Ceci constitue un bon indice de la validit des rsultats obtenus.
Un autre point important est la valeur du coefficient de dtermination, en effet,
ce dernier varie de 36% 89% dune estimation une autre. Ceci signifie que les
dterminants que nous retenons, selon leur introduction dans les spcifications,
expliquent entre 36% et 89% de lattraction des IDE.
Le troisime point est que la majorit des coefficients sont significatifs 10%.
A cela il faudrait ajouter galement que les tests de diagnostics raliss montrent que
les modles sont valides.
Pour interprter les rsultats, nous utiliserons les spcifications de base (M1,
M2, M3, M4 et M5). Linterprtation se fera selon deux principaux axes, savoir, le
poids de chaque dimension du triangle de lattractivit et la dtection des variables
significatives de chaque dimension.
La spcification M1 (MCO avec correction de lhtroscdasticit) donne un R2
ajust avoisinant 0,90, ce qui veut dire que lensemble des variables explicatives
retenues explique 90% de la variation de la variable endogne. Les variables qui sont
significatives sont : LIBECO, LIBCIV, AGLOM, CRECO, COMM, EDPIB et
TXINV.
86
Conformment aux rsultats du test de Hausman (voir annexe n3).
163
En analysant la spcification M2 (effets fixes), on remarque que le R2
enregistre un score plus bas que celui de M1 : 0,60. Les variables COMM et EDPIB
perdent leur significativit, en revanche la variable IDH devient significative.
Les spcifications M3, M4 et M5 montrent que les dimensions politique,
conomique et socioculturelle contribuent respectivement 39%, 54% et 45%
lattraction des IDE. Ce rsultat montre limportance des variables de la dimension
conomique dans lexplication de lafflux des capitaux trangers.
164
investisseurs trangers simplantent dans les pays dotations naturelles abondantes
(ptrole, mtaux,) sans se proccuper des liberts politiques.
Lagglomration :
Cette variable, issue de la littrature sur la NEG87, mesure le stock des
investissements trangers existant. Elle est significative dans toutes nos spcifications.
Ce qui confirme notre hypothse de dpart savoir que linvestissement attire les
investissements. Le coefficient de cette variable atteint 0,89 ce qui raffirme que toute
augmentation unitaire du stock des IDE amliore leur attraction de 0,89 point.
La croissance conomique :
Le taux de croissance du PIB est un bon indicateur de bonne sant dune
conomie. La plupart des tudes empiriques montrent une corrlation positive entre les
investissements trangers et le taux de croissance conomique. La recherche dun
march est apparue dans la plupart des tests conomtriques, comme la variable la plus
significative dterminant lIDE. Nos rsultats sont conformes ceux des tudes
antrieures. Il ya une forte corrlation positive et significative entre la croissance
conomique et lattraction des IDE.
Ouverture commerciale :
Cette variable de politique conomique est lune des plus tudies dans la
littrature empirique. Nos rsultats rejoignent ceux de plusieurs tudes empiriques
mettant en vidence limportance de ce dterminant. En effet, elle est significative
dans nos spcifications (M1, M10 et M12) et affiche un coefficient de 0,02. Ces
rsultats tmoignent que les investisseurs trangers prfrent le libre-change aux
barrires commerciales, ce qui reflte leur dsir d'importer les intrants et d'exporter les
produits.
Le PIB par habitant :
Dans les trois spcifications M4, M9 et M10, cette variable est corrle et trs
significative, ceci confirme notre hypothse mise en vidence aussi bien dans les
travaux thoriques quempiriques. En rsum, plus le niveau du dveloppement
conomique et de la richesse dun pays est lev plus lconomie (le pays) attire les
investissements trangers.
87
Nouvelle Economie Gographique
165
Lpargne domestique :
Cette variable tire son utilit du fait qu'elle nous renseigne sur la capacit d'un
pays dbloquer ses propres capitaux pour les investissements, autrement dits, la non
dpendance vis--vis les capitaux trangers. Nos estimations montrent que cette
variable est corrle. Toutefois, elle est nest significative que dans les spciations M1
et M10 (qui ne contient pas les variables TXINV et PIBHAB avec lesquelles elle est
trs corrle). En somme, nous pouvons dire que plus la dpendance vis--vis des
capitaux trangers augmente plus le pays attire les investissements.
Le taux dinvestissement :
Nos rsultats montrent que cette variable est importante dans lattraction des
investissements. Ils confirment que leffort dinvestissement interne dune conomie
est un moteur dattractivit des IDE. Cette variable est une rsultante non pas
seulement de leffort dpargne du pays mais galement du niveau de dveloppement
de son secteur financier, donc elle rsume les politiques du pays en matire
dencouragement de lpargne, de linvestissement et de dveloppement du secteur
financier pour une canalisation efficace de lpargne vers linvestissement.
Taux dinflation :
Dans nos spcifications cette variable est non significative. Elle affiche un signe
positif (sauf pour la spcification M12). Ce qui est contraire celui qui est attendu. Ce
rsultat peut tre expliqu par lhtrognit des pays composant notre chantillon.
En effet, la valeur de cette variable fluctue entre -11,3901 et 10834,30.
Taux de change :
Cette variable de politique montaire n'est pas significative dans lensemble de
nos spcifications. Dautant plus quelle affiche les deux signes. Nous pouvons
conclure quil nexiste pas de relation entre lattraction des IDE et le taux de change,
ce qui confirme notre hypothse de dpart. En effet, limpact du taux de change sur les
IDE dpend de deux facteurs essentiels : le niveau du taux de change et sa variabilit.
Lorsque la production est consomme localement, une apprciation de la monnaie
nationale influence directement les flux dIDE grce une augmentation du pouvoir
dachat des consommateurs, alors quune dprciation du taux de change va entraner
une augmentation des IDE grce la rduction des cots de capital.
166
Le niveau du dveloppement humain (IDH) :
Comme on pouvait le prvoir, et selon nos rsultats, cette variable est
dterminante dans lattraction des IDE. En effet, elle est trs corrle et significative
dans nos estimations (M2, M5 et M11). Dautant plus, elle affiche un coefficient de
11,42 (spcification M5). Ceci signifie que cette variable est la plus dterminante
parmi celles de la dimension socioculturelle.
Le dveloppement des institutions urbaines (Taux durbanisation) :
Dans les spcifications M1, M2 et M5, cette variable est corrle mais non
significative. Ceci se justifie essentiellement par son introduction simultane avec une
autre variable trs corrle avec elle. Il sagit de la variable qui reflte de
dveloppement humain (IDH). Cependant, une fois introduite seule (spcification
M12), elle est positive et significative. Elle indique que les grandes villes
(gnralement la capitale d'un pays) attirent les IDE. Cette concentration des activits
conomique dans les grandes villes est ncessaire pour garantir le contact avec les
administrations. De plus, un degr lev d'urbanisation signifie que de nombreuses
villes d'un pays stendent et voluent pour devenir des centres de dveloppement
institutionnel et conomique.
Nombre de lignes tlphoniques par 1000 habitants :
Cette variable qui mesure le niveau de dveloppement des infrastructures et le
degr de pntration ou dutilisation de la technologie a des effets positifs et
significatifs. Ceci nest pas tonnant tant donn limportance du dveloppement des
infrastructures dans lattraction des IDE.
88
Voir annexe n3
167
Spcification M1 M2 M3 M4 M5
-7.98775*** -8.69394*** -9.87166*** -13.1977*** -12.894***
Constante
(-3.1533) (-4.2961) (-5.0814) (-6.9431) (-6.8562)
0.175155*** 0.157336*** 0.132594*** 0.102236*** 0.104825***
LIBECO
(3.9947) (4.4458) (3.8962) (3.1352) (3.2503)
0.0875948*** 0.0929114*** 0.0835683*** 0.0778482***
AGLOM
(12.4598) (13.7306) (12.7478) (11.5759)
0.0751622***
CRECO
(2.8076)
0.116325*** 0.106781*** 0.0956741***
TXINV
(6.9224) (6.6632) (5.7512)
9.67123*** 8.46618***
IDH
(7.3810) (6.3176)
0.048388**
INFR
(2.4547)
R2 ajust 0.359806 0.510051 0.551930 0.595146 0.604479
Nous avons tout dabord commenc par introduire la variable LIBECO (M1), le
rsultat obtenu montre que cette variable est significative au seuil de 1% avec un
coefficient de 0.175155. Le pouvoir explicatif de M1 est 35.98%.
Le modle ainsi obtenu scrit :
Par la suite, dans le modle M2, nous avons introduit la variable AGLOM. Le
test montre que les deux variables sont significativement corrles avec
linvestissement (seuil de 1%), et que le pouvoir explicatif de M2 est de 51%. Le
modle est alors sous la forme :
168
Dans le modle M3, nous avons ajout la variable TXINV. Le modle devient
alors explicatif de lattractivit des IDE hauteur de 55.19% et les variables sont
toutes significativement corrles avec lIDE/PIB au seuil de 1%.
M3 prend la forme mathmatique suivante :
Dans le dernier test (M5), nous avons introduit simultanment les deux
variables CRECO et INFR. Le rsultat montre que toutes les variables sont
significativement corrles avec la variable expliquer (IDE/PIB), et le modle final
(M5) six variables explique 60.45% da la variation de lIDE/PIB. Le modle final est
donc sous la forme mathmatique suivante :
169
En comparant le modle final obtenu avec les modle issus des tudes
antrieures, nous pouvons constater que :
Les trois variables AGLOM, TXINV et IDH sont introduites pour la
premire fois pour expliquer lattractivit des IDE ;
La variable LIBECO est peu utilise dans les tudes antrieures et le
rsultat obtenu (concernant cette variable) est conforme aux rsultats
antrieurs ;
Les deux variables CRECO et INFR sont des variables dites
traditionnelle quon trouve presque dans la totalit des tudes
antrieures.
170
Conclusion du chapitre
Les investissements directs trangers sont dun enjeu majeur et dune grande
importance pour les pays en dveloppement. Ils traduisent la confiance des
investisseurs trangers dans lconomie dun pays. Les tudes conomtriques mettent
en avant une panoplie de dterminants de la localisation et de lattractivit des
capitaux trangers.
Dans ce chapitre, nous avons essay de reprsenter lattractivit territoriale des
IDE sous forme dun triangle dont les trois sommets reprsentent la dimension
politique, la dimension conomique et la dimension socioculturelle.
Pour chaque dimension du triangle de lattractivit, nous avons numr un
ensemble de variables susceptibles notre avis dinfluencer la localisation territoriale
des IDE.
Nous avons par la suite test (sous plusieurs spcifications) le modle
conomtrique issu du triangle dattractivit sur des donnes de panel dun chantillon
de 63 pays en voie de dveloppement (priode allant de 1980 2006).
Nos rsultats montrent que la dimension conomique lemporte sur les autres
dimensions du triangle dattractivit. Les investisseurs trangers portent une grande
attention la stabilit conomique du pays potentiel daccueil des capitaux avant la
prise de leur dcision dimplantation.
Outre ce rsultat, force est de constater que parmi les variables introduites dans
les spcifications, six variable se distinguent par leur effet explicatif de lattractivit
des investissements trangers: les liberts conomiques, la croissance conomique, le
taux dinvestissement interne, le stock des IDE, le dveloppement humain (IDH) et
linfrastructure.
Tel sont les rsultats obtenus pour les pays en voie de dveloppement. Alors
quid du cas du Maroc, cest lobjet du chapitre suivant.
171
Chapitre deux :
Lattractivit des IDE au Maroc :
Diagnostic et tude conomtrique
172
Introduction
173
Section 1 : Evolution et tendances des investissements trangers
directs au Maroc
Une simple analyse des flux d'IDE au Maroc montre que ces derniers ont
connu une forte progression, passant de 165 millions de Millions de dollars en 1990
2577,07 millions en 2007, soit environ une multiplication par quinze (voir figure).
L'volution des flux d'IDE entrant au Maroc semble donc tre explique en
grande partie par les oprations de privatisation. Sur les 10,7 milliards de dollars d'IDE
pour la priode 1993-2003, 6,4 milliards de dollars proviennent des oprations de
privatisation (CNUCED 2007).
Toutefois, force est de constater que plusieurs entreprise trangres89 ont investi
au Maroc des capitaux considrables et ont ralis des transferts de technologies et de
connaissances, en dehors de toute opration de privatisation.
89
Cest le cas notamment des entreprises Goodyear, ST Microelectronics, Pechiney et Delphi
Automotive
174
Graphique 1 : Flux d'IDE entrant au Maroc et tendance (1970-2007) (Millions de dollars)
Source: tabli daprs les donnes de la CNUCED, ([Link]
175
Graphique 2 : Stock d'IDE au Maroc (1980-2005) (Millions de dollars)
Source: tabli daprs les donnes de la CNUCED, ([Link]
Cette augmentation spectaculaire des flux et des stocks des capitaux trangers a
t permise par la volont du Maroc de sinsrer dans lconomie mondiale. Cette
volont sest traduite par90 :
90
CNUCED 2007
176
2) Performance du Maroc par rapport aux pays voisins
Le graphique qui suit montre lvolution des flux des IDE dans les pays de
lAfrique du Nord. Nous constatons que lEgypte occupe la premire place talonne
par lAlgrie. Le Maroc arrive en troisime place devant la Tunisie.
La forte croissance des IDE en Algrie et en Egypte est due aux importants
investissements dans le secteur ptrolier. Alors qu'au Maroc et en Tunisie, la
croissance des flux est attribue principalement la politique de privatisation.
Graphique 3: Tendance des flux d'IDE par pays hte en Afrique du Nord (1980-2007)
(Millions de dollars)
Source: tablie daprs les donnes de la CNUCED ([Link]
177
Durant la priode 2001-2007, le Maroc demeure le pays le plus performant en
termes d'accueil des IDE au Maghreb Arabe. Il est suivi par l'Algrie, et la Tunisie. Sa
performance est aussi au-dessous de celle de lEgypte (voir tableau).
178
Graphique 4 : Tendance de stock d'IDE par habitant en Afrique du Nord (1980-2007)
(Millions de dollars)
Source: tablie daprs les donnes de la CNUCED ([Link]
179
Graphique 5 : Flux d'IDE dans les 10 premiers pays htes d'Afrique, 2000-2007 (millions de
dollars)
Source: tablie daprs les donnes de la CNUCED ([Link]
Comme dans les autres pays du Maghreb, l'Europe reste la premire source
d'investissements trangers au Maroc. Les principaux pays sources d'investissements
pour le Maroc sont la France qui occupe la premire place, suivie de l'Espagne et
lUnion Economique Luxembourgeoise (UEBL).
Il convient nanmoins de relativiser ces chiffres, tant donn que les socits
franaises et espagnoles ont particip de manire active dans les oprations de
privatisation engages par l'Etat marocain. Les principaux investissements franais au
Maroc se sont concentrs dans le secteur des services (tlcommunications). En ce qui
180
concerne les investissements espagnols, ils ont t faits surtout dans le secteur
industriel (industrie du tabac).
Tableau 25 : Rpartition des IDE par pays au Maroc 2001-2006 (En Millions de DHM)
Source : Office des changes
En 2006, les IDE franais ont reprsent 33,16 % des flux d'IDE au Maroc. La
France compte prs de 500 filiales au Maroc lesquelles emploient plus de 65 000
personnes91. La plupart des grands groupes franais sont prsents au Maroc et leurs
activits se dploient dans une multitude de secteurs, tels que le secteur de
l'agroalimentaire, le secteur bancaire, le secteur pharmaceutique, les assurances,
l'environnement et l'nergie, les postes et tlcommunications et le BTP.
91
Selon la CNUCED 2007
181
Graphique 6 : Les principaux pays source d'investissements au Maroc en 2006
Source: labor daprs les donnes de lOffice des changes
Les secteurs de l'conomie marocaine qui ont attir la plus grande part d'IDE
durant la dernire dcennie sont les tlcommunications, l'industrie, la finance et
assurances, les services et l'nergie, les mines et ptrochimie.
182
Secteur 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Industrie 910,6 2264,3 1176,1 18791,2 1796,1 2273,3 8684,7
Tourisme 186,5 332,4 408,6 186,2 1430,8 3080,9 7925,5
Immobilier 574,6 810,7 1824,9 1685,0 2039,6 2422,2 3980,7
Banque 695,5 165,6 64,4 56,3 1524,9 44,0 1500,9
Assurances - 97,3 - 162,1 165,7 1144,9 1492,7
Commerce 658,2 1.114,3 251,1 483,7 611,8 353,7 858,6
Holding 163,9 52,5 13,9 0,1 30,7 206,7 127,5
Energie et Mines 72,2 1,1 182,6 105,9 336,1 377,4 93,2
Transports 15,5 27,8 14,2 14,0 43,4 300,2 39,5
Grands Travaux 75,4 118,1 15,0 66,2 105,7 159,8 33,5
Agriculture 14,0 34,4 22,2 24,3 29,4 6,3 25,3
Etudes 19,3 7,9 19,1 1,1 69,9 3,5 11,5
Pche 11,6 35,1 23,6 124,3 12,9 4,4 -
Tlcommunications 1230,8 26376,7 425,7 618,7 717,7 15311,1 -
Autres Services 199,0 954,5 1350,2 821,1 477,5 410,2 591,7
Divers 170,6 93,4 84,2 116,7 92,5 31,0 117,1
Total 4997,7 32486,1 5875,8 23256,9 9484,7 26129,6 25482,4
Les donnes indiquent aussi quentre 2000 et 2006 les secteurs des
tlcommunications, de l'industrie, de l'immobilier et du tourisme totalisent 87 % des
flux d'IDE (voir figure).
183
Graphique 7 : Les principaux secteurs d'investissements au Maroc entre 2000 et 2006
Source: labor daprs les donnes de lOffice des changes
184
5) Les acteurs de la promotion des investissements au Maroc
185
b) Missions des acteurs de la promotion des investissements au Maroc
186
Participation aux ngociations des accords bilatraux et multilatraux
visant amliorer les garanties pour les investissements trangers au
Maroc ;
Les centres rgionaux dinvestissement (CRI) : ils ont t crs par lettre royale
en janvier 2002 afin de fournir aux investisseurs, y compris aux investisseurs
trangers, des services autonomes, guichet unique. Les CRI sont au nombre de 16 et
fonctionnent comme une antenne extrieure du ministre de lIntrieur, sous lgide
des gouverneurs rgionaux (walis).
Ils constituent le seul et unique point de contact dans leur rgion pour la
cration de socits dans le cadre des investissements dun montant
infrieur 200 millions de dirhams (22 millions de dollars) et facilitent
le processus de cration en cas de retards administratifs ;
187
Ils procurent des conseils et des aides aux entreprises souhaitant faire de
nouveaux investissements, notamment sur la manire de sy prendre
avec ladministration marocaine et sur le financement de leurs projets ;
A partir du triangle dattractivit des IDE et des variables des trois dimensions,
et compte tenu de la disponibilit des donnes, il est retenu dix neuf variables pour
expliquer lattractivit des IDE au Maroc.
188
Dimensions Variables Signification
Niveaux des contraintes
Indice global de liberts
gouvernementales sur
conomiques
l'conomie
Politique Indice global de droits politiques Niveau de la dmocratie
libert d'expression, du droit
Indice global de liberts civiles d'assemble, d'association,
d'ducation et de religion
Stock des IDE Lagglomration
189
Les abrviations et les sources des variables retenues figurent dans le tableau suivant :
190
La variable endogne
La variable dpendante IDE est mesure par les flux dIDE entrants exprims
en pourcentage du produit intrieur brut. LIDE est dfini son tour comme
"linvestissement d'un pays l'tranger est l'exportation de capitaux dans un autre pays
afin d'y acqurir ou crer une entreprise ou encore d'y prendre une participation (le
seuil est de 10% des votes). Le but est d'acqurir un pouvoir de dcision effectif dans
la gestion de l'entreprise. C'est d'ailleurs la diffrence majeure avec l'investissement de
portefeuille qui vise uniquement le rendement sur l'investissement financier sans gard
au pouvoir dcisionnel .
191
Les variables exognes
La dimension politique
Les liberts civiles :
192
Les liberts conomiques :
La dimension conomique
194
Figure 25 : Evolution du stock des IDE en % du PIB, priode 1980-2005
Source : Elabor par nous
Daprs la figure 25, nous pouvons dire que le stock des IDE a quadrupl entre
1980 et 2005. Ceci est d lentre massive des capitaux trangers au Maroc surtout
pendant la dernire dcennie.
195
lconomie. Autrement dit, plus ce pourcentage est lev, plus l'conomie de ce pays
est ouverte.
196
Figure 27 : Evolution du PIB par habitant en DH/hab/an, priode 1980-2005
Source : laboration personnelle
197
Figure 28 : Evolution de lpargne nationale brute en % du PIB, priode 1980-2005
Source : laboration personnelle
198
difficiles, rduisant linflation mais provoquant un ventuel dficit de la balance
commerciale et une baisse de lattractivit vis--vis des investissements.
199
Figure 30: Evolution du taux dinvestissement en %, priode 1980-2005
Source : laboration personnelle
200
Figure 31 : Evolution du taux dinflation, priode 1980-2005
Source : laboration personnelle
201
Figure 32 : Evolution du ratio M3/PIB priode 1980-2005
Source : laboration personnelle
La dimension socioculturelle :
Cette dimension sera mesure par les variables suivantes :
202
Ainsi pour mettre en vidence empiriquement limpact de du facteur humain sur
lIDE, on opte pour deux indice savoir le taux dactivit urbaine et le taux de
chmage urbain.
203
Figure 34 : les dpenses en ducation en pourcentage du PIB, priode 1980-2005
Source : laboration personnelle
Comme l'IDE se concentre souvent dans les zones urbaines, on prvoit qu'aux
yeux des investisseurs trangers, les effets positifs de l'agglomration (accs aux
institutions politiques et financires, une meilleure infrastructure, un rservoir de
main-duvre plus large et plus vari, des citoyens plus exposs aux influences
trangres) seront plus forts que les effets ngatifs (la congestion et la pollution) ce qui
se traduira par une corrlation positive entre le degr durbanisation et l'IDE et le
coefficient de corrlation aura le signe plus.
205
Figure 37 : Evolution du taux durbanisation en %, priode 1980-2005
Source : Elabor par nous
LACP fait partie des analyses descriptives multivaries. Le but de cette analyse
est de rsumer le maximum dinformations possibles en en perdant le moins possible
(Trachen 1988).
Pour vrifier le caractre factorisable des donnes, trois examens peuvent tre
utiliss : les variables sont elles suffisamment corrles, le test de sphricit de
207
Bartlett, et lindicateur de Kaiser Meyer Oklin (KMO). Pour que les donnes soient
factorisables, les indicateurs doivent faire merger des rsultats satisfaisants92.
92
Bon J., Gregory P., Aurifeille J.-M. et Cliquet G. (1995), Techniques marketing, deuxime
dition, Vuibert.
208
LIBCIV LIBPOL LIBECO2 CRECO AGLOM COMM PIB/HAB ENB CHANGE TXINV M3/PIB TXINF INFR EDUC TXACT TXCHOM TX_URB NB_GRV IDH
LIBCIV 1,000 ,078 ,305 ,152 -,160 -,241 -,128 -,113 ,225 -,553 -,208 ,111 -,168 -,047 ,148 -,020 -,098 -,355 -,198
LIBPOL ,078 1,000 -,259 -,185 ,389 ,101 ,770 ,400 ,510 -,072 ,716 -,522 ,792 ,321 ,070 ,627 ,786 ,197 ,768
LIBECO2 ,305 -,259 1,000 -,007 -,768 -,720 -,567 -,628 -,158 -,464 -,694 ,360 -,354 -,477 ,515 -,218 -,481 -,065 -,537
CRECO ,152 -,185 -,007 1,000 ,007 -,122 ,031 ,137 ,092 -,232 -,095 ,023 -,074 ,159 -,090 -,046 -,021 -,051 -,087
AGLOM -,160 ,389 -,768 ,007 1,000 ,773 ,712 ,712 ,497 ,484 ,855 -,543 ,577 ,579 -,643 ,440 ,660 ,135 ,732
COMM -,241 ,101 -,720 -,122 ,773 1,000 ,361 ,434 ,264 ,545 ,552 -,097 ,215 ,383 -,579 ,254 ,311 -,038 ,436
PIB/HAB -,128 ,770 -,567 ,031 ,712 ,361 1,000 ,766 ,709 ,014 ,948 -,811 ,904 ,491 -,055 ,758 ,991 ,014 ,851
ENB -,113 ,400 -,628 ,137 ,712 ,434 ,766 1,000 ,623 ,051 ,755 -,718 ,468 ,347 -,365 ,388 ,726 -,246 ,483
CHANGE ,225 ,510 -,158 ,092 ,497 ,264 ,709 ,623 1,000 -,368 ,602 -,625 ,617 ,188 -,010 ,717 ,755 -,367 ,563
TXINV -,553 -,072 -,464 -,232 ,484 ,545 ,014 ,051 -,368 1,000 ,259 ,085 ,036 ,253 -,604 -,213 -,049 ,526 ,248
M3/PIB -,208 ,716 -,694 -,095 ,855 ,552 ,948 ,755 ,602 ,259 1,000 -,747 ,859 ,561 -,280 ,672 ,926 ,155 ,883
TXINF ,111 -,522 ,360 ,023 -,543 -,097 -,811 -,718 -,625 ,085 -,747 1,000 -,734 -,353 ,041 -,506 -,824 ,091 -,597
INFR -,168 ,792 -,354 -,074 ,577 ,215 ,904 ,468 ,617 ,036 ,859 -,734 1,000 ,436 ,067 ,800 ,925 ,249 ,856
EDUC -,047 ,321 -,477 ,159 ,579 ,383 ,491 ,347 ,188 ,253 ,561 -,353 ,436 1,000 -,335 ,240 ,446 ,146 ,510
TXACT ,148 ,070 ,515 -,090 -,643 -,579 -,055 -,365 -,010 -,604 -,280 ,041 ,067 -,335 1,000 ,255 ,015 -,249 -,163
TXCHOM -,020 ,627 -,218 -,046 ,440 ,254 ,758 ,388 ,717 -,213 ,672 -,506 ,800 ,240 ,255 1,000 ,801 -,013 ,702
TX_URB -,098 ,786 -,481 -,021 ,660 ,311 ,991 ,726 ,755 -,049 ,926 -,824 ,925 ,446 ,015 ,801 1,000 -,013 ,839
NB_GRV -,355 ,197 -,065 -,051 ,135 -,038 ,014 -,246 -,367 ,526 ,155 ,091 ,249 ,146 -,249 -,013 -,013 1,000 ,315
IDH -,198 ,768 -,537 -,087 ,732 ,436 ,851 ,483 ,563 ,248 ,883 -,597 ,856 ,510 -,163 ,702 ,839 ,315 1,000
Nous constatons que lindice KMO est mdiocre (entre 0,5 et 0,6), cela signifie
quil y a trop de corrlations partielles. Il convient donc de supprimer la (ou les)
variables ayant le plus dinfluence sur les corrlations partielles. Pour cela, on calcule
la matrice des corrlations anti-image. La diagonale de cette matrice correspond au
KMO pour chaque variable (quotient de la somme des corrlations au carr de cette
variable avec les autres variables, par la mme chose plus la somme des corrlations
210
partielles au carr de cette variable.) Il convient donc de supprimer la ou les variables
ayant le KMO le plus faible.
211
LIBCIV LIBPOL LIBECO2 CRECO AGLOM COMM PIB/HAB ENB CHANGE TXINV M3/PIB TXINF INFR EDUC TXACT TXCHOM TX_URB NB_GRV IDH
LIBCIV ,218(a)
LIBPOL -,727 ,606(a)
LIBECO2 ,297 -,502 ,737(a)
CRECO -,417 ,582 -,364 ,106(a)
AGLOM -,729 ,564 -,276 ,366 ,582(a)
COMM ,435 -,373 ,377 -,250 -,123 ,606(a)
PIB/HAB ,324 -,291 ,338 -,603 -,674 -,101 ,634(a)
ENB ,349 -,169 1,247E-02 ,112 1,336E-02 ,420 -,514 ,639(a)
CHANGE -,129 ,291 -,278 -7,009E-02 -,367 -,523 ,652 -,578 ,512(a)
TXINV ,364 -2,199E-02 -,122 -7,936E-02 -,672 -,336 ,617 -,288 ,731 ,366(a)
M3/PIB -1,599E-02 ,132 -7,426E-03 ,239 -,493 -,570 ,443 -,364 ,696 ,591 ,714(a)
TXINF -,166 -,166 1,950E-02 6,962E-02 ,484 -1,066E-02 -,592 ,377 -,594 -,601 -,439 ,640(a)
INFR ,470 -,242 6,032E-02 -3,151E-02 -,329 ,249 -7,235E-02 ,779 -,212 3,306E-02 1,780E-03 ,113 ,775(a)
EDUC -7,411E-02 ,200 -,265 -,101 -5,535E-02 -7,979E-02 6,015E-02 5,752E-02 ,313 ,225 1,956E-02 -,158 1,204E-02 ,844(a)
TXACT -,628 ,780 -,524 ,546 ,651 -,296 -,433 4,789E-02 ,206 -,139 5,168E-02 6,615E-02 -,122 ,236 ,395(a)
TXCHOM ,451 -,220 ,161 -,253 -,757 -,169 ,670 -,171 ,443 ,707 ,523 -,628 ,134 ,113 -,476 ,548(a)
TX_URB -,299 ,110 -,192 ,351 ,723 ,238 -,896 ,311 -,751 -,713 -,685 ,658 -,193 -,131 ,233 -,748 ,616(a)
NB_GRV -,239 ,152 -,224 -,171 ,410 ,263 -,112 -,234 3,004E-02 -,268 -,467 2,091E-02 -,556 ,193 ,296 -,412 ,350 ,370(a)
IDH ,493 -,531 ,285 -5,109E-02 -,143 ,493 -,381 ,782 -,723 -,354 -,393 ,380 ,585 -,194 -,353 -,120 ,327 -,341 ,660(a)
(a) Mesure de prcision de l'chantillonnage (KMO)
Nous remarquons que lindice KMO est de 0,756. Cette valeur est juge
moyenne.
On utilise le test du Khi2. Si Khi2 calcul > Khi2 critique : on rejet H0, or
daprs la table de Khi2 et pour un degr de libert de 105 nous avons la valeur de
50,892 qui est largement infrieure la valeur calcule 561,927. Donc on rejet H0. La
signification (Sig.) associ ce test tend vers 0.000, ce qui veut dire que cest trs
significatif.
L'indice KMO et le test de Bartlett obtenus montrent que les donnes sont
factorisables. Ainsi, nous allons procder l'extraction des composantes principales.
213
b) Extraction des valeurs propres :
1re rgle : la rgle de Kaiser (proposer en 1960 par Kaiser) qui veut
quon ne retienne que les facteurs aux valeurs propres suprieures
1(>1). Ceci ne sapplique que si on a analys la matrice des corrlations
et non la matrice des covariances. Ce critre consiste retenir les
dimensions qui contribuent au moins autant que chacune des variables
initiales.
2me rgle : on choisit le nombre daxe en fonction de la restitution
minimale dinformation que lon souhaite. Par exemple, on veut que le
modle exprime au moins 80% de linformation.
214
Valeurs propres initiales Sommes des carrs charges
% de la % de la
Composante Total % cumuls Total % cumuls
variance variance
1 8,940 59,597 59,597 8,940 59,597 59,597
2 2,584 17,228 76,825 2,584 17,228 76,825
3 ,941 6,276 83,101
4 ,772 5,144 88,246
5 ,527 3,511 91,757
6 ,480 3,197 94,954
7 ,292 1,945 96,899
8 ,141 ,937 97,835
9 ,127 ,848 98,683
10 8,457E-02 ,564 99,247
11 6,609E-02 ,441 99,688
12 2,950E-02 ,197 99,884
13 1,056E-02 7,038E-02 99,955
14 5,996E-03 3,998E-02 99,995
15 8,027E-04 5,352E-03 100,000
Mthode d'extraction : Analyse des principaux composants.
215
Il existe une 3me mthode pour confirmer ces rsultats : Le test de talus (Scree-
test) ou test du coude. Il est Due Cattell (1966), il consiste observe le graphique des
valeurs propres et retenir les valeurs qui se trouvent gauche du point dinflexion.
4
Valeur propre
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Numro de composant
c) La qualit de la reprsentation :
216
Initial Extraction
Daprs le tableau, nous pouvons dire que les deux composantes contribuent
68,20 % de la variance des liberts politiques (LIBPOL).
Dautant plus que la lecture de la troisime colonne du tableau, nous donne que
toutes les variables ont un taux dextraction suprieur 40%, ce qui nous pousse
conclure que les deux composantes sont suffisantes pour synthtiser les variances des
variables initiales.
217
d) Interprtation des axes factoriels:
Dans cette tape, on sintresse aux coordonnes des variables par rapport aux
axes principaux retenus. La Matrice des composantes et le Diagramme des
composantes donnent la contribution de chaque variable la formation des
composantes principales. On cherche quelles sont les variables qui concourent le plus
la construction de chaque axe. On repre les variables initiales qui sont fortement
corrles avec les axes ainsi que les sens de la corrlation (positive ou ngative).
Composante
1 2
M3/PIB ,982 -7,755E-02
PIB/HAB ,973 ,166
TX_URB ,959 ,259
IDH ,892 6,564E-02
INFR ,878 ,346
AGLOM ,835 -,492
TXINF -,780 -,214
ENB ,770 -,208
TXCHOM ,740 ,440
LIBPOL ,735 ,376
CHANGE ,715 ,282
LIBECO -,644 ,592
EDUC ,560 -,308
TXACT -,231 ,849
COMM ,515 -,670
Mthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
2 composantes extraites.
218
Lanalyse du tableau nous fournit les rsultats suivants :
Diagramme de composantes
1,0
txact
libeco
,5 txchom
libpol infr
change tx_urb
pib/hab
idh
0,0 m3/pib
txinf enb
educ
Composante 2
aglom
-,5
comm
-1,0
-1,0 -,5 0,0 ,5 1,0
Composante 1
219
Figure 41: Diagramme des observations
Source : rsultats SPSS
220
Phase 2 : Entre 1991 et 2000
Cette priode est caractrise par un vaste mouvement de rformes ayant trait
la fois lenvironnement institutionnel et aux objectifs de la politique conomique et
visant rhabiliter la composante sociale pour rduire lampleur des dficits
structurels. Ces rformes ont permet une meilleur ouverture et insertion du Maroc dans
les changes internationaux. Cette dcennie est caractrise galement par le dbut de
lalternance politique. Ces facteurs ont permis au Maroc damliorer son attractivit
des investissements trangers.
Nous pouvons dire que cette priode a bnfici plutt des rformes dj
entames pendant la priode prcdente. Toutefois, on assiste une acclration de la
mise en place de ces rformes et louverture de grands chantiers conomiques et
sociaux, ce qui constitue un meilleur cadre conomique et social pour l'attraction des
investissements.
Dans cette section nous avons procd une analyse statistique et factorielle
des variables susceptibles dexpliquer lattraction des IDE, la section suivante sera
consacr ltude conomtrique pour dceler les variables rellement influentes dans
le processus dattraction des capitaux trangers.
221
Section 3 : Etude conomtrique
1) La spcification du modle
Cest le model le plus utilis dans les tudes empiriques du fait de sa simplicit
et de la disponibilit des donnes. Lattractivit des IDE peut tre exprime, compte
tenu des dimensions du triangle de lattractivit sous la forme linaire suivante93 :
93
Le modle retenu sapparente ceux de Wilhelms (1998), Djaw (2005), Faouzi (2004), Batana
(2005), Dupuch & Milan (2002), Andreff W. et Andreff M. (2003).
222
Le tableau ci-dessous rsume les variables retenues et les signes attendus.
Signe
Variables Abrviation
attendu
Indice global de liberts conomiques LIBECO -
Dimension
politique
Tableau 37 : Description des variables affectant lIDE et les signes attendus de leurs
coefficients
223
2) Analyse de la normalit :
Problme du test :
La statistique de J-B suit une loi de Khi2 deux degrs de libert, donc :
224
PIB_HA CHANG TXCHO
IDE_PIB LIBPOL LIBECO CRECO AGLOM COMM ENB TXINV M3_PIB TXINF INFR EDUC TXACT TX_URB NB_GRV IDH
B E M
Mean 1.574639 4.615385 62.33687 3.383846 18.15581 47.66154 9591.346 21.56923 8.729462 19.46538 65.02077 4.980769 2.842308 5.646923 47.70885 16.94615 49.58214 343.6154 0.541575
Median 1.009495 5.000000 63.41578 3.740000 14.14932 46.35000 9792.000 21.70000 8.894500 19.10000 64.50000 4.150000 2.925000 5.500000 47.80000 17.10000 50.36231 341.0000 0.552500
Maximu
7.434484 6.000000 64.70000 11.80000 35.25884 61.20000 15119.00 28.40000 11.39900 23.70000 103.7000 12.50000 5.240000 7.500000 52.00000 22.90000 55.53162 748.0000 0.640000
m
Minimu
0.002904 4.000000 52.20000 -6.600000 10.43321 41.30000 3823.000 14.50000 4.346000 15.80000 43.60000 0.600000 0.860000 4.800000 45.20000 9.800000 41.11552 124.0000 0.429000
m
Std. Dev. 1.718449 0.571099 2.831166 4.986917 8.175135 4.796839 3527.966 3.784259 1.596391 2.088050 17.98125 3.662897 1.649544 0.665317 1.660757 3.232984 4.625946 124.2742 0.064618
Skewness 1.865255 0.194378 -2.346505 -0.088100 1.123880 0.924549 -0.156655 0.227373 -1.068750 0.325875 0.534465 0.613378 0.038885 1.052887 0.531926 -0.199838 -0.370457 1.086450 -0.288081
Kurtosis 6.387529 2.174083 7.897365 2.115767 2.841682 3.458310 1.818389 2.259017 4.346751 2.219874 2.107831 2.277653 1.288112 3.679249 2.866406 2.518194 1.803205 5.617414 1.902890
Jarque-
27.50807 0.902709 49.84257 0.880656 5.500618 3.931643 1.618898 0.818838 6.914532 1.119488 2.100126 2.195609 3.181328 5.303633 1.245429 0.424534 2.146379 12.53672 1.663582
Bera
Probabili
0.000001 0.636765 0.000000 0.643825 0.063908 0.140041 0.445103 0.664036 0.031516 0.571355 0.349916 0.333603 0.203790 0.070523 0.536486 0.808749 0.341916 0.001895 0.435269
ty
Sum 40.94062 120.0000 1620.759 87.98000 472.0511 1239.200 249375.0 560.8000 226.9660 506.1000 1690.540 129.5000 73.90000 146.8200 1240.430 440.6000 1289.136 8934.000 14.08094
Sum Sq.
73.82664 8.153846 200.3876 621.7336 1670.821 575.2415 3.11E+08 358.0154 63.71157 108.9988 8083.132 335.4204 68.02486 11.06615 68.95287 261.3046 534.9844 386102.2 0.104386
Dev.
Observati
26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26 26
ons
3) Analyse de la stationnarit
Dans le cas des sries temporelles, cette analyse est juge pralable toute
rgression. Le problme principal revient dterminer si la srie est stationnaire ou
pas, en particulier lorsquon a affaire des sries macroconomiques94. Par dfinition,
une srie chronologique est considre non stationnaire lorsque sa variance et sa
moyenne se trouvent modifies dans le temps (Bourbonais 2005).
Le test de stationnarit utilis est celui de Dickey Fuller Augment (ADF) avec
les hypothses suivantes :
Si ADF calcul < ADF thorique alors l'hypothse H1 est vrifie. La variable
est donc stationnaire; sinon alors l'hypothse H0 est vrifie et la variable est non
stationnaire.
94
Ce qui est le cas de notre tude
95
JOHNSTON Jack et DINARDO John (1999), Mthodes conomtriques, Economica,
4me dition, Paris, 383 p (pp 222).
226
ADF(1) ADF(1)
Variables
En niveau En diffrence premire
IDE_PIB -4.167849***
LIBPOL -1.669694 -4.756950***
AGLOM 0.669536 -4.426952***
COMM -1.580226 -6.188887***
CRECO -10.37296***
INFR -1.046806 -3.655442**
TXACT -1.478501 -4.680283***
LIBECO 1.252688 -4.752009***
PIB_HAB -0.494128 -8.958113***
ENB -1.046637 -7.000675***
CHANGE -3.318895**
M3PIB 1.882823 -5.990211***
TXINF -2.006191 -7.540367***
TXINV -1.947006 -5.820221***
EDUC -3.331325**
NB_GREV -4.601004***
TXCHOM -2.878802*
TXURB -8.136871***
IDH -1.600186 -8.751910***
Il ressort du test de Dickey Fuller augment (ADF) que des sries ne sont pas
stationnaires. Donc, pour avoir des rsultats valables, elles ne peuvent tre utilises
sous leur forme actuelle. Par consquent, dans lestimation, les variables LIBPOL,
96
Voir dtail des tests en annexe n4
227
LIBECO, COMM, AGLOM, INFR, M3PIB, ENB, PIB_HAB, TXINF, TXINV, TXACT et
IDH ncessitent leur remplacement par leur diffrentielle dordre 1.
4) Analyse de la cointgration
Dans notre exemple, tant donn que nous avons la fois des variables qui sont
intgres d'ordre 1 et des variables stationnaires, on est confront la violation de la
premire condition du test de cointgration.
5) Analyse de la causalit :
97
Dans le cas contraire (H1), la relation sera estime au travers dun modle correction
derreur (ECM). Pour plus de dtail voir Bourbonnais 2005, pp. 275-294.
228
Null Hypothesis: F-Statistic Probability
TXCHOM does not Granger Cause IDE_PIB 13,5660 0,00130
TXINF does not Granger Cause IDE_PIB 13,9424 0,00115
IDH does not Granger Cause IDE_PIB 18,6543 0,00028
PIB_HAB does not Granger Cause IDE_PIB 28,2232 2,5E-05
TX_URB does not Granger Cause IDE_PIB 30,3841 1,5E-05
INFR does not Granger Cause IDE_PIB 35,6590 5,2E-06
M3_PIB does not Granger Cause IDE_PIB 37,6139 3,6E-06
CHANGE does not Granger Cause IDE_PIB 4,82885 0,03881
ENB does not Granger Cause IDE_PIB 5,91114 0,02365
AGLOM does not Granger Cause IDE_PIB 8,09261 0,00942
LIBPOL does not Granger Cause IDE_PIB 8,97775 0,00665
IDE_PIB does not Granger Cause TX_URB 1,33938 0,25956
IDE_PIB does not Granger Cause ENB 6,33246 0,01965
IDE_PIB does not Granger Cause AGLOM 36,1594 4,7E-06
98
Pour plus de dtail du test voir annexe n4
229
On peut constater aussi que la variable IDE_PIB exerce une influence
considrable sur la variable AGLOM. Chose tout fait logique dans la mesure o
lentre des IDE permet daugmenter le Stock des capitaux trangers.
230
6) Vrification des hypothses de la rgression multiple
Lestimation du modle avec les variables retenues donne les rsultats suivants :
231
Nous allons vrifier trois principales hypothses savoir : les hypothses de la
normalit des rsidus, de leur l'autocorrlation et de l'htroscedasticit des
perturbations.
4
3
2
2
0
1
-2
0
-1
-2
82 84 86 88 90 92 94 96 98 00 02 04
99
Voir explication du test page 230
232
On remarque que la valeur de la statistique de J-B (14,61) est suprieure la
valeur du test de Khi2 deux degrs de libert au seuil de 0,05 lu dans la table (5,99).
Dautant plus que la probabilit de la statistique de J-B (0,0000) est infrieure au seuil
retenu (0,05), donc on rejette lhypothse de normalit des erreurs.
Lobservation des valeurs prises par les variables montre que lanne 2000
constitue une observation atypique. Elle a enregistr un score exceptionnel en termes
dentre des investissements trangers suite aux oprations de privatisations.
5
Series: Residuals
Sample 1981 2005
4 Observations 24
Mean -1.25e-15
3 Median 0.027598
Maximum 0.249607
Minimum -0.431679
2 Std. Dev. 0.176396
Skewness -0.602619
Kurtosis 2.775065
1
Jarque-Bera 1.503195
Probability 0.471612
0
-0.4 -0.2 -0.0 0.2
233
Daprs ces rsultats, on remarque bien que la distribution des rsidus suit une
loi normale (J-B < 5,99).
Test dhtroscdasticit
H0 : homoscdasticit
H1 : htroscdasticit
100
Bourbounnais 2005, p. 143
234
Breusch-Pagan test for heteroskedasticity
235
Regression residuals (= observed - fitted IDE_PIB)
0.3
0.2
0.1
0
residual
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.5
1980 1985 1990 1995 2000
Lanalyse de ce graphique des rsidus (figure n45) rvle des rsidus qui
semblent cycliques, ceci est le symptme dune autocorrlation positive des rsidus.
Nous allons utiliser le test de Durbin et Watson. Ce test ncessite la runion de trois
conditions :
101
Bourbounnais 2005, p. 119
236
Le modle est spcifi en sries temporelles ;
Le nombre dobservations est suprieur 15 ;
Le modle estim comporte un terme constant.
tant donn que ces trois conditions sont runies, nous allons comparer la
valeur DW obtenue sous Gretl (2,14546) avec celles lues dans la table de Durbin et
Watson n=24 (nombre dobservation) et k=18 (nombre de variable), soit d1= 0,0701
et d2= 3,6777.
H0 : p = 0
H1 : p <> 0
Ce qui veut dire quon est dans la zone dincertitude, on ne peut pas se
prononcer sur le rejet ou lacceptation de H0.
102
Bourbonnais, pages 115 et 116
237
Le test de DW permet de dtecter une autocorrlation dordre 1, do son
insuffisance dans notre cas. Le test de Breusch-Godfrey permet de pallier se
problme. Il permet de tester une autocorrlation dun ordre suprieur 1.
Sous cette mthode figure plusieurs techniques. La plus rpondue est celle de
Cochrane-Orcutt103. En utilisant cette dernire, on obtient les rsultats suivants :
103
Bourbonnais, pages 137
238
Dependent variable: IDE_PIB
Dans un premier temps, nous allons nous interroger sur la signification globale
du modle de rgression, c'est--dire si lensemble des variables explicatives a une
239
influence sur la variable expliquer. Ce test peut tre formul de la manire suivante :
existe-t-il au moins une variable explicative ?
Dans notre cas, la statistique de Fisher calcule par Gretl est F=49,15834 et la
statistique lue dans la table de Fisher 18 et 5 degrs de libert au seuil de 5% est de
4,57853, et la Probabilit est infrieure 5% (0,000890<0.05): donc l'hypothse nulle
est rejete et la relation est globalement significative. Ce rsultat est conforme aux
valeurs de la statistique R2 (0,990934) qui renseignent aussi sur la qualit de relation
(R2 tend vers lunit).
240
Les rsultats de l'estimation montrent que seulement cinq variables sont
significatives vu la probabilit qui leur est attribue :
Afin de se prononcer sur une ventuelle stabilit des coefficients du modle, les
conomtres ont propos plusieurs test, entres autres nous citons : test de White, test
de Ramsey et test de CUSUM.
Pour notre tude, nous allons utiliser le test de CUSUM (Cumulative SUM). Ce
dernier permet de dtecter les instabilits structurelles de lquation de rgression au
cours du temps104.
-2
-4
-6
1999 1999.5 2000 2000.5 2001 2001.5 2002 2002.5 2003
Observation
104
Bourbonnais, pages 83.
241
Daprs le test de CUSUM, nous remarquons que le graphe est compris dans un
entonnoir, c'est--dire que la statistique de CUSUM reste dans lintervalle de
confiance. Nous rejetons donc lhypothse dun changement structurel au cours du
temps. Le modle est stable.
Pour confirmer, nous avons excut le test de Ramsey et nous avons obtenu le
rsultat suivant :
105
Bourbonnais, pages 113
242
Dependent variable: IDE_PIB
Coefficient Std. Error t-ratio p-value
const -7,56487 0,614525 -12,3101 <0,00001 ***
DLIBPOL -0,435484 0,186323 -2,3373 0,05206 *
DLIBECO -0,166359 0,0404806 -4,1096 0,00452 ***
CRECO 0,0459512 0,0221854 2,0712 0,07708 *
DAGLOM -0,179672 0,038122 -4,7131 0,00218 ***
DCOMM -0,0538828 0,0234345 -2,2993 0,05505 *
DENB -0,26876 0,0653525 -4,1125 0,00450 ***
DTXINV 0,104143 0,0457763 2,2751 0,05705 *
DM3_PIB 0,0725287 0,0375695 1,9305 0,09485 *
DINF 0,105868 0,029272 3,6167 0,00855 ***
DINFR -0,719632 0,244154 -2,9474 0,02148 **
EDUC 0,313514 0,083617 3,7494 0,00717 ***
DTXACT -0,64021 0,0713383 -8,9743 0,00004 ***
TX_URB 0,128274 0,0176297 7,2760 0,00017 ***
NB_GRV 0,00286578 0,000633878 4,5210 0,00273 ***
DIDH -4,79568 2,02218 -2,3715 0,04949 **
Nous allons maintenant vrifier si les variables explicatives utilises ont les
signes attendus et de faire ressortir leur importance dans le phnomne d'attractivit
des IDE au Maroc.
244
Les variables de dimension conomique
Daprs les rsultats des estimations, on constate que les variables AGLOM,
COMM et TXINF naffichent pas le signe attendu, cependant celui des variables
M3PIB, CRECO et TXINV est conforme nos hypothses.
245
conomie est un moteur dattractivit des IDE. Cette variable est une rsultante non
pas seulement de leffort dpargne du pays mais galement du niveau de
dveloppement de son secteur financier, donc elle rsume les politiques du pays en
matire dencouragement de lpargne, de linvestissement et de dveloppement du
secteur financier pour une canalisation efficace de lpargne vers linvestissement.
La variable ENB tire son utilit du fait qu'il nous renseigne sur la capacit d'un
pays dbloquer ses propres capitaux pour les investissements, autrement dit, la non
dpendance vis--vis les capitaux trangers. Nos estimations montrent que cette
variable est corrle ngativement avec la variable explicative. En somme, nous
pouvons dire que le Maroc attire les IDE cause de sa faible capacit dbloquer sa
propre pargne. Il est dpendant des capitaux trangers.
Rsultats 6: linvestissement tranger est attir par le bas niveau des cots
salariaux.
247
Conclusion du chapitre
Nous avons dans un premier temps mis le point sur lvolution des IDE au
Maroc, leur origine, leur rpartition sectorielle, ainsi que les diffrents acteurs de la
promotion et daccueil des IDE.
Dans un deuxime temps, nous avons ralis une analyse statistique suivie
dune analyse factorielle sur les donnes relatives aux variables susceptibles
dinfluencer lentre des capitaux trangers au Maroc.
En dernier lieu, nous avons effectu une tude conomtrique dans lobjectif de
dceler les variables influenant lattractivit des IDE. Cette tude conomtrique a
ncessit la mobilisation de plusieurs tests conomtriques visant respecter la
mthodologie en la matire et avoir des rsultats valables.
A partir des rsultats obtenus, nous pouvons conclure que le Maroc attire les
capitaux trangers grce plusieurs facteurs dont notamment ; la stabilit politique, le
dveloppement du secteur financier, le dveloppement de lurbanisation et la qualit
de son capital humain.
248
Conclusion de la deuxime partie
249
Conclusion gnrale
250
Lobjectif de notre travail consiste identifier les facteurs dterminant la
localisation et de lattractivit des investissements directs tranges dans les pays en
voie dveloppement et au Maroc.
Dans le deuxime chapitre, nous avons dress un tat de lart des diffrentes
thories de localisation des activits conomique. Nous avons focalis notre attention
essentiellement sur les dterminants de localisation, notamment celles qui concernent
les investissements directs trangers.
251
Pour chaque composante du triangle de lattractivit, nous avons dnombr un
ensemble de dterminants susceptibles notre avis dinfluencer la localisation
territoriale des IDE.
Les rsultats issus des estimations des coefficients du modle montrent que la
dimension conomique lemporte sur les autres dimensions du triangle dattractivit.
Les investisseurs trangers portent une grande attention la stabilit conomique du
pays potentiel daccueil des capitaux avant la prise de leur dcision dimplantation.
252
Confirmer H3 : le dveloppement des infrastructures physiques attire les
investisseurs trangers.
Les rsultats obtenus montrent que le Maroc attire les capitaux trangers grce
plusieurs facteurs dont notamment ; la stabilit politique, le dveloppement du secteur
financier, le dveloppement de lurbanisation et la qualit de son capital humain.
253
Aprs le test des hypothses supposes au dbut de ce travail, nous ne pouvons
pas prtendre avoir puis notre champ de recherche en matire de des dterminants de
lattractivit et de la localisation des investissements directs trangers. Nous n'avons
pas galement lambition de prsenter les conclusions de nos analyses comme des
certitudes et des vrits implacables.
Dans son ensemble, la qualit de ce travail peut tre affecte par les facteurs
suivants :
Les rsultats de ce travail, aussi discutables qu'ils puissent tre, sont pourtant
des indicateurs de rfrence pour des politiques dattraction des investissements
trangers.
Notons la fin, que ce travail ce nest que le dbut dun processus qui
sannonce long, en effet plusieurs pistes de recherche sont envisageables :
254
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Table des matires
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................. 6
PREMIERE PARTIE :............................................................................................... 12
LATTRACTIVITE TERRITORIALE ET LES THEORIES DE
LOCALISATION DES INVESTISSEMENTS ETRANGERS : UN ETAT DE
LART .......................................................................................................................... 12
INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE................................................... 13
CHAPITRE UN : ........................................................................................................ 14
LATTRACTIVITE TERRITORIALE ................................................................... 14
INTRODUCTION....................................................................................................... 15
Section 1 : Lattractivit territoriale ......................................................................... 16
1) Le territoire : un concept fuyant ................................................................. 16
2) Concept dattractivit territoriale: .............................................................. 19
3) Fondement thorique de lattractivit territoriale : .................................... 20
a) La nouvelle conomie gographique (NEG) :........................................ 20
b) Lconomie industrielle :........................................................................ 21
4) Les diffrents niveaux de lattractivit :..................................................... 22
a) Lapproche Macro : .......................................................................... 22
b) Lapproche Mso :............................................................................ 23
c) Lapproche Micro : ........................................................................... 23
d) Processus de dcision : ........................................................................... 24
e) Lapproche en termes dimage: .............................................................. 24
5) Les indicateurs de mesure de lattractivit :............................................... 26
a) Les enqutes dopinions : ....................................................................... 26
b) Les approches conomtriques :............................................................. 26
c) Les indicateurs labors pas des institutions internationales : ............... 27
6) Le concept de comptitivit territoriale : ................................................... 35
a) Dfinition de la comptitivit : ............................................................... 35
b) Les types de comptitivit : .................................................................... 36
c) La comptitivit territoriale : .................................................................. 37
266
d) Les dimensions de la comptitivit territoriale : .................................... 38
Section 2 : Le territoire : un march de localisation ............................................... 40
1) Territoire et offre de facteurs de localisation ............................................. 41
a) Loffre territoriale :................................................................................. 41
b) Lavantage comparatif des territoires ..................................................... 43
c) Les instruments de la politique dattraction ........................................... 44
i) Les aides financires ........................................................................... 44
ii) Les infrastructures............................................................................... 45
2) Territoire et demande de facteurs de localisation....................................... 45
a) Les facteurs de localisation..................................................................... 45
b) Processus de localisation/attraction ........................................................ 47
Section 3 : Le marketing territorial .......................................................................... 49
1) Dfinition.................................................................................................... 49
2) La finalit du marketing territorial ............................................................ 50
3) La dmarche du marketing territorial......................................................... 52
Section 4 : Lintelligence conomique au service des territoires ............................ 55
1) Lintelligence conomique : de quoi sagit-il ?.......................................... 55
a) Historique ............................................................................................... 55
b) Dfinitions .............................................................................................. 57
2) Les diffrents niveaux de l'intelligence conomique ................................. 60
3) Le rle de l'Etat dans une politique dintelligence conomique ................ 62
4) LIntelligence territoriale ........................................................................... 62
CONCLUSION DU CHAPITRE .............................................................................. 66
CHAPITRE DEUX :................................................................................................... 67
LES THEORIES DE LOCALISATION DES INVESTISSEMENTS................... 67
INTRODUCTION....................................................................................................... 68
Section 1 : Les thories de localisation...................................................................... 69
1) La thorie de localisation : rsultat de la prise en compte de lespace dans
la thorie conomique........................................................................................ 69
a) Thorie conomique et Thorie de localisation : quel lien..................... 69
b) Thorie conomique et lespace : une prise en compte tardive.............. 71
267
c) Lespace et le paradigme concurrentiel ................................................. 72
d) Le thorme dimpossibilit spatiale ...................................................... 74
e) Le contournement du thorme dimpossibilit spatiale........................ 76
2) Fondements de lanalyse spatiale de lconomie ....................................... 77
a) Les prcurseurs de la thorie de localisation .......................................... 77
b) Les apports de lconomie urbaine ......................................................... 79
c) La science rgionale ............................................................................... 81
d) La concurrence spatiale .......................................................................... 85
3) La Nouvelle Economie Gographique ....................................................... 88
a) Origines de la Nouvelle Economie Gographique ................................. 88
b) Hypothses de la NEG............................................................................ 89
c) Rsultats de la Nouvelle Economie Gographique ................................ 91
Section 2 : Les dterminants de linvestissement direct tranger et de la
multinationalisation des entreprises.......................................................................... 93
1) Revue gnrale des thories sur les IDE............................................................ 93
a) Thorie de limperfection du march et de loligopole .......................... 95
b) Thorie de cycle de vie ........................................................................... 97
c) La thorie clectique............................................................................... 99
2) Les stratgies des Investissements Directs Etrangers...................................... 102
a) La stratgie daccs aux ressources ...................................................... 102
b) La stratgie Horizontale........................................................................ 103
c) La stratgie verticale............................................................................. 104
3) Les tudes empiriques sur les dterminants des IDE ...................................... 105
a) Les modles conomtriques................................................................ 105
b) Les tudes inductives............................................................................ 109
CONCLUSION DU CHAPITRE ............................................................................ 112
CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE...................................................... 113
DEUXIEME PARTIE : ............................................................................................ 114
LATTRACTIVITE DES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS :
ESSAI DE MODELISATION ECONOMETRIQUE ........................................... 114
INTRODUCTION DE LA DEUXIEME PARTIE ................................................ 115
268
CHAPITRE UN : ...................................................................................................... 116
LES DETERMINANTS DES IDE, APPROCHE ECONOMETRIQUE SUR
DONNEES DE PANEL ............................................................................................ 116
INTRODUCTION..................................................................................................... 117
Section 1 : Le concept du triangle dattractivit.................................................... 118
1) Les dterminants de la localisation des IDE ............................................ 118
2) Le triangle dattractivit des IDE ............................................................. 119
Section 2 : Modlisation conomtrique ................................................................. 122
1) Formulation mathmatique....................................................................... 122
2) Prsentation des donnes et mthodologie............................................... 124
3) Description des variables et signes attendus ............................................ 130
a) La variable endogne ............................................................................ 130
b) Les variables exognes ......................................................................... 132
Section 3 : Analyse conomtrique et rsultats des estimations ........................... 157
1) Exploration statistique des donnes ......................................................... 157
2) La corrlation entre les variables explicatives : ....................................... 158
3) Les rsultats conomtriques : ................................................................. 160
4) Modle explicatif de lattractivit des investissements trangers dans les
pays en dveloppement.................................................................................... 167
CONCLUSION DU CHAPITRE ............................................................................ 171
CHAPITRE DEUX :................................................................................................. 172
LATTRACTIVITE DES IDE AU MAROC : ....................................................... 172
DIAGNOSTIC ET ETUDE ECONOMETRIQUE................................................ 172
INTRODUCTION..................................................................................................... 173
Section 1 : Evolution et tendances des investissements trangers directs au Maroc
..................................................................................................................................... 174
1) Flux et stocks des investissements directs trangers :.............................. 174
2) Performance du Maroc par rapport aux pays voisins............................... 177
3) Les investissements directs trangers par pays d'origine ......................... 180
4) Les investissements directs trangers par secteur .................................... 182
5) Les acteurs de la promotion des investissements au Maroc..................... 185
269
Section 2 : Analyse Factorielle des donnes............................................................ 188
1) Prsentation des donnes.......................................................................... 188
2) Lanalyse factorielle ................................................................................. 207
Section 3 : Etude conomtrique ............................................................................. 222
1) La spcification du modle....................................................................... 222
2) Analyse de la normalit :.......................................................................... 224
3) Analyse de la stationnarit ....................................................................... 226
4) Analyse de la cointgration ...................................................................... 228
5) Analyse de la causalit : ........................................................................... 228
6) Vrification des hypothses de la rgression multiple ............................. 231
7) Les rsultats et validation du modle ....................................................... 238
8) Slection du modle optimal .................................................................... 242
9) Synthse et analyse conomique des rsultats ......................................... 243
CONCLUSION DU CHAPITRE ............................................................................ 248
CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE ..................................................... 249
CONCLUSION GENERALE .................................................................................. 250
BIBLIOGRAPHIE.................................................................................................... 255
TABLE DES MATIERESABREVIATIONS......................................................... 266
TABLES DES ILLUSTRATIONS .......................................................................... 271
LES ANNEXES......................................................................................................... 274
270
Tables des illustrations
Liste des figures
Figure 1: Complmentarit entre trois approches de lattractivit........................................... 25
Figure 2: Les trois cycles de la comptitivit........................................................................... 25
Figure 3: March de localisation des activits conomiques ................................................... 40
Figure 4: l'intelligence conomique : au carrefour de nombreuses disciplines........................ 60
Figure 5 : le modle triangulaire de Weber.............................................................................. 83
Figure 6 : Fondements de lanalyse spatiale de lconomie..................................................... 87
Figure 7 : la NEG une synthse des diffrentes approches ...................................................... 89
Figure 8 : Les thories les plus importantes de lIDE et de la Localisation des FMN............. 94
Figure 9 : le triangle de lattractivit des IDE........................................................................ 120
Figure 10: Flux net dIDE dans les pays des zones tudies en 2007 (En % PIB) ............... 131
Figure 11: Stock dIDE dans les pays des zones tudies en 2006 (En % PIB) ................... 136
Figure 12 : Taux de croissance conomique dans les pays des zones tudies en 2006....... 138
Figure 13 : Taux douverture conomique dans les pays des zones tudies en 2006 ......... 140
Figure 14 : Taux dinflation dans les pays des zones tudies en 2006................................ 142
Figure 15: PIB par habitant dans les pays des zones tudies en 2006................................. 143
Figure 16: Epargne domestique dans les pays des zones tudies en 2006 (En % PIB) ...... 145
Figure 17: Log du Taux de change dans les pays des zones tudies en 2006 (En % PIB) . 147
Figure 18: Taux dinvestissement dans les pays des zones tudies en 2006....................... 149
Figure 19: Taux durbanisation dans les pays des zones tudies en 2006........................... 151
Figure 20: IDH dans les pays des zones tudies en 2006.................................................... 153
Figure 21: linfrastructure dans les pays des zones tudies en 2006 .................................. 155
Figure 22 : Evolution des IDE en pourcentage du PIB, priode 1980-2006.......................... 191
Figure 23 : Evolution des variables de la dimension politique .............................................. 193
Figure 24 : Evolution du taux de croissance conomique en %, priode 1980-2005 ............ 194
Figure 25 : Evolution du stock des IDE en % du PIB, priode 1980-2005 ........................... 195
Figure 26 : Evolution du taux douverture commerciale, priode 1980-2005 ....................... 196
Figure 27 : Evolution du PIB par habitant en DH/hab/an, priode 1980-2005...................... 197
Figure 28 : Evolution de lpargne nationale brute en % du PIB, priode 1980-2005 .......... 198
Figure 29: Evolution du taux de change, priode 1980-2005 ................................................ 199
Figure 30: Evolution du taux dinvestissement en %, priode 1980-2005 ............................ 200
Figure 31 : Evolution du taux dinflation, priode 1980-2005 .............................................. 201
Figure 32 : Evolution du ratio M3/PIB priode 1980-2005 ................................................... 202
Figure 33 : Taux dactivit urbaine et du taux de chmage urbain, (1980-2005).................. 203
Figure 34 : les dpenses en ducation en pourcentage du PIB, priode 1980-2005 .............. 204
Figure 35 : Evolution du nombre de linfrastructure, priode 1980-2005 ............................. 204
Figure 36 : Evolution de lIDH, (1980-2005) ........................................................................ 205
Figure 37 : Evolution du taux durbanisation en %, priode 1980-2005 ............................... 206
Figure 38 : Evolution du nombre de grve, priode 1980-2005 ............................................ 206
Figure 39 : Graphique des valeurs propres............................................................................. 216
Figure 40 : Diagramme des composantes .............................................................................. 219
Figure 41 : Diagramme des observations ............................................................................... 220
Figure 42 : les causes de lattractivit des IDE ...................................................................... 230
Figure 43 : Diagramme des rsidus........................................................................................ 232
Figure 44 : Test de normalit des rsidus aprs suppression de lobservation atypique........ 233
271
Figure 45 : Graphique des rsidus.......................................................................................... 236
Figure 46 : Test de CUSUM sous Gretl ................................................................................. 241
272
Tableau 37 : Description des variables affectant lIDE et les signes attendus de leurs
coefficients ............................................................................................................................. 223
Tableau 38 : statistiques descriptives et test de J-B ............................................................... 225
Tableau 39 : test de stationnarit............................................................................................ 227
Tableau 40 : rsultat du test de causalit................................................................................ 229
Tableau 41 : Rsultats de lestimation des paramtres du modle......................................... 231
Tableau 42 : Rsultats du test de Breusch-Pagan sous Gretl ................................................. 235
Tableau 43 : Rsultat de la rgression par la mthode des MCG (Cochrane-Orcutt) ............ 239
Tableau 44 : Rsultat test de Ramsey sous Eviews................................................................ 242
Tableau 45 : rsultat de lestimation du modle optimal ....................................................... 243
273
Les annexes
274
Tables des annexes
Annexe n1 276
Annexe n2283
Annexe n 3..292
Annexe n4..302
275
Annexe n1
Tableau1: Mthodologie des tudes conomtriques
Source : confectionn partir des diffrentes sources bibliographiques sur les dterminants des IDE
Tableau 2 : Les variables explicatives; synthses des rsultats des tudes conomtrique
Impact
Variables explicatives
Positif Ngatif Non significatif
Kumar (2000)
Bnassy et Alii (2001)
Dupuch et Alii (2001)
Bevan et Alii (2000)
Taille du pays Victor et Vaillancourt (2004)
Hanson et Alii (2001)
(PIB, PNB, population) Edwards (1984, 1985)
Rieber (2000)
Chunlai (2000)
Schneider and Frey (1985)
Lipsey (1999)
Kumar (2000)
Baldone et Alii (2001)
Gorg (2000)
Hollond et Alii (1998) Dupuch et Alii (2001)
Rieber (2000)
Salaire Bevan et Alii (2000) Rieber (2000)
Victor et Vaillancourt (2004)
Chunlai (2000) Lipsey (1999)
Baranzini et al. (2006)
Schneider and Frey (1985)
Wheeler and Mody (1992)
Kumar (2000)
Bnassy et Alii (2001) Dupuch et Alii (2001)
Hanson et Alii (2001) Rieber (2000)
Bartik (1985) Carlton (1983)
Papke (1991) Helms (1985)
Fiscalit Kumar (2000)
Campbell (1996) Newmen et Sullivan (1988)
Feld et Kirchgasner (2001) Gius et Frese (2001)
Victor et Vaillancourt (2004) Wheeler and Mody(1992);
Bartik (1985) Lipsey (1999)
Gastanaga (1998)
Accords rgionaux Dupuch et Alii (2001)
Source : confectionn partir des diffrentes sources bibliographiques sur les dterminants des IDE
Annexe n2
Cet indicateur dvelopp par l'organisme amricain Heritage Foundation value les
politiques prconises par les tats en terme d'encouragement aux investissements trangers.
283
Plusieurs critres sont retenus, dont l'existence d'un code sur les investissements trangers, les
restrictions aux prises de possession par des entreprises trangres, ainsi que la disponibilit
de capital local pour ces dites entreprises. L'chelle va d'un tat trs favorable (100) un tat
trs dfavorable (0) aux investissements trangers. The Heritage Foundation est un institut de
recherche et d'ducation fond en 1973 dont la mission consiste formuler et promouvoir
des politiques conservatrices bases sur les principes de la libre entreprise. cet gard, The
Heritage Foundation est favorable un gouvernement peu interventionniste.
Cet indicateur repris par l'organisme amricain Heritage Foundation est connu sous le
nom de Transparency International's Corruption Perceptions(CPI). Il permet d'valuer
jusqu' quel point la corruption est active dans une socit. Une corruption leve signifie que
des agents de l'tat demandent des sommes supplmentaires, illgales, diffrentes de celles
tablies par la loi, pour obtenir un permis, une subvention ou un service de l'tat. L'chelle
renvoie aussi l'existence d'un march informel, rendant opaque des situations transparentes
dans d'autres pays. L'chelle va d'un niveau de corruption faible (100) un niveau de
corruption trs fort (0). La prsence d'une forte corruption est associe des entraves pour les
personnes et les entreprises. The Heritage Foundation est un institut de recherche et
d'ducation fond en 1973 dont la mission consiste formuler et promouvoir des politiques
conservatrices bases sur les principes de la libre entreprise. cet gard, The Heritage
Foundation est favorable un gouvernement peu interventionniste.
284
Cet indicateur dvelopp par l'organisme amricain Heritage Foundation value la
taille de l'tat dans l'conomie. Il tient compte de diffrentes variables dont le pourcentage de
l'conomie utilis par l'tat, ainsi que l'importance des entreprises et industries que celui-ci
possde partiellement ou en totalit. Il tient compte des dpenses faites par l'tat ainsi que de
l'ensemble des transferts oprs par l'tat. L'chelle des rsultats va d'un tat trs gros, dans
le sens de trs prsent (0), trs rduit (100). Cette statistique fait videmment rfrence la
libert conomique selon la logique du march. The Heritage Foundation est un institut de
recherche et d'ducation fond en 1973 dont la mission consiste formuler et promouvoir
des politiques conservatrices bases sur les principes de la libre entreprise. cet gard, The
Heritage Foundation est favorable un gouvernement peu interventionniste.
286
Indice global de droits politiques (1=libre;7=rpression)
Dfinition: Les notes les plus basses (1 et 2) dans l'chelle des droits politiques tablie
par Freedom House sont dcernes aux pays respectant les critres suivants : la tenue
d'lections justes, la prsence de partis d'opposition qui peuvent jouer un rle important, ainsi
que le respect des droits des groupes minoritaires. Les notes les plus leves (6 et 7) sont
accordes aux tats o les droits politiques sont inexistants, que ce soit cause d'un rgime
oppressif, d'une conjoncture particulire (EX. une guerre) ou d'une situation d'instabilit
provoque par les activits de groupes violents. Freedom House est une organisation
indpendante, non gouvernementale, fonde aux tats-Unis au cours des annes 1940. Elle est
forme de personnalits du monde des affaires et des syndicats, ainsi que d'intellectuels et de
gens de tous les milieux qui partagent la conviction que le leadership des tats-Unis est
essentiel la cause du dveloppement des droits et des liberts dans le monde.
Dfinition: Les notes les plus basses (1 et 2) dans l'chelle des liberts civiles tablie
par Freedom House sont dcernes aux pays respectant les critres suivants : le respect de la
libert d'expression, ainsi que celui du droit d'assemble, d'association, d'ducation et de
religion. Un tat de droit quitable doit galement tre tabli, ainsi qu'une activit
conomique libre qui favorise l'accs l'galit des chances des citoyens. Les notes les plus
leves (6 et 7) sont accordes aux tats qui offrent peu de liberts leurs citoyens qui vivent
dans la crainte de la rpression. Freedom House est une organisation indpendante, non
gouvernementale, fonde aux tats-Unis au cours des annes 1940. Elle est forme de
personnalits du monde des affaires et des syndicats, ainsi que d'intellectuels et de gens de
tous les milieux qui partagent la conviction que le leadership des tats-Unis est essentiel la
cause du dveloppement des droits et des liberts dans le monde.
287
Indice de dveloppement humain
Le concept du dveloppement humain est plus large que ce qu'en dcrit l'IDH qui n'en
est qu'un indicateur, cr par le PNUD pour valuer ce qui n'tait mesur auparavant qu'avec
imprcision. L'indicateur prcdent utilis, le PIB par habitant, ne donne pas d'information sur
le bien-tre individuel ou collectif, mais n'value que la production conomique. Il prsente
des carts qui peuvent tre trs importants avec l'IDH. L'indice a t dvelopp en 1990 par
l'conomiste pakistanais Mahbubul Haq et l'conomiste indien Amartya Sen.
L'IDH est un indice composite, sans unit, compris entre 0 (excrable) et 1 (excellent),
calcul par la moyenne de trois indices quantifiant respectivement :
Les donnes utilises sont celles communiques par les tats l'ONU. L'IDH est
toujours publi avec un certain retard, car calcul partir de chiffres gnralement collects
deux ans plus tt. L'IDH 2004 utilisait ainsi des chiffres de 2002, pour 175 pays membres de
288
l'ONU, plus Hong Kong, Chine et les territoires palestiniens. C'tait la premire fois que le
Timor oriental et Tonga faisaient l'objet du calcul de l'IDH. Les informations comparables,
crdibles ou disponibles sur les 4 composantes de lIDH manquent pour quelques pays (16 en
2003.)
L'IDH vaut
esprance de vie la
Longvit 25 ans 85 ans
naissance (EV)
Taux
d'alphabtisation 0% 100%
(TA)
Education
Taux brut de
0% 100%
scolarisation (TBS)
logarithme du PIB
par habitant
Niveau de vie 100 USD 40 000 USD
en parit de pouvoir
d'achat
Exemple
289
En Cte d'Ivoire, l'esprance de vie la naissance est EV = 41,2 ans, les taux
d'alphabtisation et scolarisation TA = 49,7% et TBS = 42% et le produit intrieur brut par
habitant PIB = 1 520 dollars en parits de pouvoir d'achat. Les indices composant l'IDH sont :
longvit
niveau d'ducation
niveau de vie
290
Le PNUD tablit chaque rapport du dveloppement humain un classement des pays
suivant l'IDH. Les classements et chiffres de l'IDH de prcdents rapports ne peuvent pas tre
compars entre eux ou avec les chiffres actuels[3]. En effet, l'indice repose sur des donnes
d'organismes nationaux ou internationaux qui sont souvent rvises. Ainsi, pour permettre de
suivre l'volution de l'IDH dans les pays, le PNUD recalcule ses chiffres passs chaque
rapport et "invalide" alors les prcdents.
291
Annexe n 3
Rsultats des tests PVD (chapitre 1 de la deuxime partie)
292
Matrice de corrlation entre les variables explicatives
Corrlations (DP 3 A)
LIBECO LIBCIV LIBPOL AGLOM CRECO COMM TXINF PIBHAB EDPIB CHANGE TXINV TXURB IDH INFR IDE_PIB
LIBECO 1,000000 -0,371615 -0,338652 0,262847 0,135907 0,444039 -0,063712 0,583622 0,362669 -0,068241 0,201039 0,574776 0,601228 0,536721 0,304817
LIBCIV -0,371615 1,000000 0,894903 -0,096110 -0,065229 0,012067 -0,007280 -0,075824 -0,059023 -0,087177 -0,038881 -0,328006 -0,352868 -0,273669 -0,126919
LIBPOL -0,338652 0,894903 1,000000 -0,029564 -0,065503 0,058387 -0,015376 -0,078784 -0,054641 -0,066436 -0,063924 -0,319924 -0,382314 -0,279579 -0,058356
AGLOM 0,262847 -0,096110 -0,029564 1,000000 0,139465 0,601674 -0,049872 0,205114 0,132064 0,009365 0,120824 0,230662 0,150841 0,238168 0,626099
CRECO 0,135907 -0,065229 -0,065503 0,139465 1,000000 0,190956 -0,212880 0,083707 0,251736 0,017390 0,417921 0,021601 0,170184 0,143264 0,277545
COMM 0,444039 0,012067 0,058387 0,601674 0,190956 1,000000 -0,080295 0,515237 0,384400 -0,045148 0,378068 0,363063 0,267268 0,428012 0,517083
TXINF -0,063712 -0,007280 -0,015376 -0,049872 -0,212880 -0,080295 1,000000 -0,036138 -0,034134 -0,025179 -0,107722 0,001364 -0,013994 -0,037154 -0,062207
PIBHAB 0,583622 -0,075824 -0,078784 0,205114 0,083707 0,515237 -0,036138 1,000000 0,584966 -0,052909 0,264726 0,716260 0,614861 0,727696 0,245721
EDPIB 0,362669 -0,059023 -0,054641 0,132064 0,251736 0,384400 -0,034134 0,584966 1,000000 0,014802 0,572961 0,493170 0,569291 0,392153 0,148665
CHANGE -0,068241 -0,087177 -0,066436 0,009365 0,017390 -0,045148 -0,025179 -0,052909 0,014802 1,000000 0,018680 0,000062 0,042171 0,022515 0,004545
TXINV 0,201039 -0,038881 -0,063924 0,120824 0,417921 0,378068 -0,107722 0,264726 0,572961 0,018680 1,000000 0,228608 0,376713 0,241926 0,264964
TXURB 0,574776 -0,328006 -0,319924 0,230662 0,021601 0,363063 0,001364 0,716260 0,493170 0,000062 0,228608 1,000000 0,823932 0,710128 0,255170
IDH 0,601228 -0,352868 -0,382314 0,150841 0,170184 0,267268 -0,013994 0,614861 0,569291 0,042171 0,376713 0,823932 1,000000 0,673190 0,216638
INFR 0,536721 -0,273669 -0,279579 0,238168 0,143264 0,428012 -0,037154 0,727696 0,392153 0,022515 0,241926 0,710128 0,673190 1,000000 0,299110
IDE_PIB 0,304817 -0,126919 -0,058356 0,626099 0,277545 0,517083 -0,062207 0,245721 0,148665 0,004545 0,264964 0,255170 0,216638 0,299110 1,000000
Rsultat estimation chantillon total : Moindre carre ordinaire
Test de colinarit
LIBECO 2.219
LIBCIV 5.497
LIBPOL 5.428
EDPIB 2.429
TXINV 1.952
TXURB 4.675
AGLOM 1.723
CRECO 1.340
COMM 2.686
TXINF 1.058
294
PIBHAB 3.993
CHANGE 1.037
IDH 4.848
INFR 2.980
Rgression: Heteroskedasticity-corrected,
using 558 observations
Dependent variable: IDE_PIB
Test de Hausman
295
LIBPOL 0.310102 0.125271 2.4754 0.01361 **
AGLOM 0.0744855 0.0062329 11.9504 <0.00001 ***
CRECO 0.104294 0.0286991 3.6341 0.00031 ***
COMM 0.00307804 0.0039363 0.7820 0.43458
TXINF 6.99043e-05 0.000170474 0.4101 0.68193
PIBHAB 1.33918e-06 3.03661e-05 0.0441 0.96484
EDPIB -0.0334493 0.0119825 -2.7915 0.00543 ***
CHANGE -1.72134e-05 5.23919e-05 -0.3286 0.74262
TXINV 0.0802219 0.017068 4.7001 <0.00001 ***
TXURB -0.00175184 0.0112227 -0.1561 0.87601
IDH 1.42352 1.13939 1.2494 0.21207
INFR 0.0291519 0.0189385 1.5393 0.12431
Hausman test -
Null hypothesis: GLS estimates are consistent
Asymptotic test statistic: Chi-square(14) = 93.8882
with p-value = 6.9585e-014
Rsultats des estimations : effets fixes
Fixed-effects, using 558 observations
Included 62 cross-sectional units
Time-series length = 9
Dependent variable: IDE_PIB
296
TXURB 0.0303 0.023585 1.2847 0.19951
IDH 7.75335 1.57905 4.9101 <0.00001 ***
INFR 0.0361458 0.0238366 1.5164 0.13007
Effects Specification
297
Total panel (balanced) observations: 567
Effects Specification
Effects Specification
298
Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.
Effects Specification
Effects Specification
299
Rsultats des tests
Modle explicatif de lattractivit des investissements trangers dans les pays en
dveloppement
300
Mean dependent var 2.022866 S.D. dependent var 2.981161
Sum squared resid 1995.053 S.E. of regression 1.995530
R-squared 0.603387 Adjusted R-squared 0.551930
F(65, 501) 11.72609 P-value(F) 1.84e-66
Log-likelihood -1161.200 Akaike criterion 2454.400
Schwarz criterion 2740.864 Hannan-Quinn 2566.195
rho 0.293970 Durbin-Watson 1.240238
301
Annexe n4
Rsultats des tests Maroc (chapitre 2 de la deuxime partie)
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
302
Augmented Dickey-Fuller Test Equation
Dependent Variable: D(PIB_HAB,2)
Method: Least Squares
Date: 01/31/10 Time: 21:58
Sample (adjusted): 1982 2005
Included observations: 24 after adjustments
t-Statistic Prob.*
303
Log likelihood -52.58050 F-statistic 1.095449
Durbin-Watson stat 2.382152 Prob(F-statistic) 0.306142
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
304
Augmented Dickey-Fuller Test Equation
Dependent Variable: D(M3_PIB)
Method: Least Squares
Date: 01/31/10 Time: 22:49
Sample (adjusted): 1981 2005
Included observations: 25 after adjustments
t-Statistic Prob.*
305
Null Hypothesis: TXINF has a unit root
Exogenous: Constant
Lag Length: 0 (Automatic based on AIC, MAXLAG=0)
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
306
Method: Least Squares
Date: 01/31/10 Time: 22:35
Sample (adjusted): 1982 2005
Included observations: 24 after adjustments
t-Statistic Prob.*
307
Null Hypothesis: TXCHOM has a unit root
Exogenous: Constant
Lag Length: 0 (Automatic based on AIC, MAXLAG=5)
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
308
Method: Least Squares
Date: 01/31/10 Time: 22:15
Sample (adjusted): 1981 2005
Included observations: 25 after adjustments
t-Statistic Prob.*
309
Null Hypothesis: D(IDH) has a unit root
Exogenous: Constant
Lag Length: 0 (Automatic based on AIC, MAXLAG=0)
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
310
Date: 01/31/10 Time: 22:19
Sample (adjusted): 1981 2005
Included observations: 25 after adjustments
t-Statistic Prob.*
311
Null Hypothesis: COMM has a unit root
Exogenous: Constant
Lag Length: 0 (Automatic based on AIC, MAXLAG=0)
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
312
Sample (adjusted): 1982 2005
Included observations: 24 after adjustments
t-Statistic Prob.*
313
Null Hypothesis: D(LIBPOL) has a unit root
Exogenous: Constant
Lag Length: 0 (Automatic based on AIC, MAXLAG=0)
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
314
Sample (adjusted): 1981 2005
Included observations: 25 after adjustments
t-Statistic Prob.*
315
Lag Length: 0 (Automatic based on AIC, MAXLAG=0)
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
316
Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.
t-Statistic Prob.*
317
t-Statistic Prob.*
t-Statistic Prob.*
318
Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.
t-Statistic Prob.*
319
TEST DE CAUSALITE
Pairwise Granger Causality Tests
Date: 01/31/10 Time: 22:58
Sample: 1980 2005
320
TXINV does not Granger Cause COMM 4.99356 0.03592
321
CHANGE does not Granger Cause TXINF 25 4.51153 0.04515
TXINF does not Granger Cause CHANGE 0.14208 0.70984
322
TX_URB does not Granger Cause TXACT 25 1.71387 0.20399
TXACT does not Granger Cause TX_URB 18.6079 0.00028
323
TX_URB does not Granger Cause M3_PIB 1.76334 0.19782
324
IDE_PIB does not Granger Cause PIB_HAB 25 0.00696 0.93427
PIB_HAB does not Granger Cause IDE_PIB 28.2232 2.5E-05
325
AGLOM does not Granger Cause NB_GRV 25 0.94930 0.34049
NB_GRV does not Granger Cause AGLOM 6.80244 0.01605
326
LIBPOL does not Granger Cause EDUC 3.85758 0.06228
327
CRECO does not Granger Cause INFR 25 5.4E-05 0.99422
INFR does not Granger Cause CRECO 0.30847 0.58423
328
CRECO does not Granger Cause ENB 25 0.87149 0.36068
ENB does not Granger Cause CRECO 0.20808 0.65275
329
RESULTATS REGRESSION cas du Maroc
330
8
4
3
2
2
0
1
-2
0
-1
-2
82 84 86 88 90 92 94 96 98 00 02 04
7
Series: Residuals
6 Sample 1981 2005
Observations 25
5
Mean 1.93e-15
4 Median 0.050932
Maximum 2.039176
Minimum -1.173518
3
Std. Dev. 0.619077
Skewness 1.084367
2
Kurtosis 6.053330
1 Jarque-Bera 14.61066
Probability 0.000672
0
-1 0 1 2
331
Rsultat rgression aprs suppression du point atypique
332
5
Series: Residuals
Sample 1981 2005
4 Observations 24
Mean -1.25e-15
3 Median 0.027598
Maximum 0.249607
Minimum -0.431679
2 Std. Dev. 0.176396
Skewness -0.602619
Kurtosis 2.775065
1
Jarque-Bera 1.503195
Probability 0.471612
0
-0.4 -0.2 -0.0 0.2
333
Regression residuals (= observed - fitted IDE_PIB)
0.3
0.2
0.1
0
residual
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.5
1980 1985 1990 1995 2000
Test Equation:
Dependent Variable: IDE_PIB
Method: Least Squares
Date: 02/02/10 Time: 03:15
Sample: 1982 2005
Included observations: 23
Convergence achieved after 25 iterations
335
Modle final 15 variables
Model 29: Cochrane-Orcutt, using observations 1981-2003 (T = 23)
Dependent variable: IDE_PIB
336
Test de normalit des rsidus
6
Test statistic for normality: uhat4
N(-3,394e-016 0,22248)
Chi-squared(2) = 3,473 pvalue = 0,17615
4
Density
0
-0.6 -0.4 -0.2 0 0.2 0.4 0.6
uhat4
337
Test de colinarit
Variance Inflation Factors
DLIBPOL 1,818
DLIBECO 2,240
CRECO 6,945
DAGLOM 3,184
DCOMM 3,542
DENB 9,632
DTXINV 3,391
DM3_PIB 8,556
DINF 2,387
DINFR 2,663
EDUC 2,580
DTXACT 2,393
TX_URB 4,651
NB_GRV 1,942
DIDH 6,984
1-norm = 9173141,5
Determinant = 1,2050793e+027
Reciprocal condition number = 1,154662e-009
338
Actual and fitted IDE_PIB
5
fitted
actual
4.5
3.5
3
IDE_PIB
2.5
1.5
0.5
-0.5
1980 1985 1990 1995 2000
0.2
0.15
0.1
0.05
0
residual
-0.05
-0.1
-0.15
-0.2
-0.25
-0.3
1985 1990 1995 2000
339
Test dautocorrlation des rsidus
Residual autocorrelation function
LAG ACF PACF Q-stat. [p-value]
Residual ACF
1 +- 1,96/T^0,5
0.5
-0.5
-1
0 5 10 15 20
lag
Residual PACF
1 +- 1,96/T^0,5
0.5
-0.5
-1
0 5 10 15 20
lag
340