Le Systme Financier Marocain
Introduction
Axe I- les institutions du march
financier Marocain
I- les tablissements financiers
1- Les tablissements bancaires
2- Les socits de financement
3-la caisse centrale de garantie
4- Les associations de microcrdit
5- la caisse de dpt et de gestion
II- Le trsor public
1-Prsentation du trsor
2-Les fonctions du trsor
3- le financement du trsor:
III- Le secteur dassurance au Maroc
1- Les oprateurs dassurances
2-Les statuts et les conditions dexercice des
entreprises dassurance
3-Le rle financier du secteur
IV-La bourse des valeurs de Casablanca
1-Prsentation gnrale
2-Les intervenants et les indices de la BVC
3- Caractristiques du march boursier marocain
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Le Systme Financier Marocain
Axe II- les marchs du march financier
Marocain
I- Le march montaire.
1-Notion et instrument de la politique montaire (Rappel).
2-Le march montaire : dfinition, et compartiment
3-La nouvelle politique montaire au Maroc
II- Le march de change
1- lhistorique du march des changes Marocain :
2- Les intervenants sur le march des changes
3- Le nouveau cadre lgal et institutionnel du march des changes
Marocains
4-La dontologie du march :
5-Les avantages et limites du march des changes Marocain
III- March des capitaux long terme
1-Dfinition du march financier (des capitaux long):
2-March financier (des capitaux long terme) marocain :
3-Fonctionnement et organisation du march boursier
IV- Les Nouveaux Marchs
1-Le march des produits drivs
2-Le capital risque
3-Les produits islamiques
Conclusion
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Le Systme Financier Marocain
Le Maroc a engag dimportantes rformes structurelles visant instaurer les
bases dune croissance conomique forte et durable pour rconforter son projet de
socit dmocratique et solidaire. Ces rformes ont permis le renforcement de la
stabilit macroconomique densemble, lamlioration continue de lenvironnement
des affaires et louverture commerciale, conjugue la libralisation des secteurs
productifs.
Le systme financier, notamment le secteur bancaire, a t plac au centre de
cette dynamique de rformes, compte tenu de son rle clef en matire de
renforcement de la croissance et dacclration du processus de convergence. Ainsi,
outre la privatisation des banques publiques et les oprations de restructuration et/ou
dassainissement des banques spcialises, le secteur financier marocain a connu une
profonde mutation de son cadre rglementaire et institutionnel
Le secteur financier marocain apparait actuellement comme lun des secteurs
les plus structurs et les plus performants de la rgion sud-mditerranenne, les
nouveaux dfis qui simposent, notamment en lien avec les engagements actuels et
futurs dans le cadre de la libralisation des services financiers, posent avec acuit la
question de ladaptation de ce secteur aux exigences dun march mondialis et
concurrentiel, imposant son adaptation continue pour relever les dfis de la
convergence.
Paralllement aux efforts consentis au niveau interne sur le plan de la modernisation
et lapprofondissement du systme financier marocain, mais aussi en matire de
libralisation commerciale, un rle important incombe au partenaire europen en
matire dappui au processus de convergence relle et normative.
A la veille de la mise en uvre des rformes, le systme financier marocain
prsentait une structure segmente, avec une omniprsence de ltat, notamment
travers les organismes financiers spcialiss, la prvalence de fortes contraintes
rglementaires et une politique montaire base sur les techniques de rgulation
quantitative, au moment o les marchs de capitaux prsentaient une taille marginale
et un faible degr de diversification des instruments, les rendant inaptes assurer un
financement adquat de lconomie.
Pour pallier ces insuffisances, dimportantes rformes ont t menes partir
des annes 1990, en vue de doter le Maroc dun systme financier moderne et solide
capable dassurer une mobilisation efficace de lpargne et son allocation efficiente
dans le circuit conomique. Ainsi, une approche multidimensionnelle a t adopte,
allant de la rforme du secteur bancaire et des marchs de capitaux celle de la
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Le Systme Financier Marocain
politique montaire et de changes, en vue dassurer une plus grande cohrence des
interventions et une meilleure comptitivit du systme financier marocain.
Ainsi, au niveau du secteur bancaire, trois axes ont t introduits, en
loccurrence la refonte du cadre lgislatif rgissant lactivit de ces institutions
(principe de banque universelle, protection des dposants, surveillance du systme
bancaire), le renforcement de la rglementation prudentielle en conformit aux
normes internationales (solvabilit, liquidit, gestion des risques,) et la
drglementation de lactivit bancaire (libralisation des taux et suppression des
emplois obligatoires). Actuellement, les rformes sont orientes davantage vers le
renforcement des pouvoirs de la Banque centrale et son indpendance ainsi que
lextension de son contrle lensemble des activits bancaires, au mme titre quune
orientation vers une coordination troite entre les autorits de contrle du systme
financier.
Sagissant de la rforme du march des capitaux, il y a lieu de souligner que
celle-ci a t graduelle. Elle sest attele en 1993 la modernisation de la bourse de
Casablanca, la cration de socits de bourse et des organismes de placements
collectifs en valeurs mobilires, ainsi que linstauration dune entit de contrle, le
Contrle Dontologique des Valeurs Mobilires (CDVM).
La rforme de la bourse a foisonn en 1996 avec linformatisation du systme
de cotation, la dmatrialisation des titres et la cration dun dpositaire central, ainsi
que la cration dun fonds de garantie pour les clients. En 2006 et 2007, les rformes
introduites visent le renforcement de la transparence des OPCVM, les pouvoirs de
contrle du CDVM et laccroissement du systme de scurit des transactions.
Au niveau du secteur des assurances, dimportantes rformes du cadre
juridique et une libralisation progressive des tarifs relatifs certaines branches ont
t menes. Celles-ci sinscrivent dans lobjectif de dveloppement de l'pargne
institutionnelle et de mise en conformit du secteur au contenu des accords de libre
change conclus et aux normes internationales.
Paralllement ces chantiers de rformes, des actions ont t entreprises sur le
front de la politique montaire, avec le recours aux instruments indirects de
rgulation (Open Market, reprise des liquidits, avances sur appels doffres,) et la
mise en uvre des nouveaux statuts de Bank al-Maghrib qui consacrent plus
dautonomie lautorit montaire et visent viter les conflits dintrts entre
politique budgtaire et politique montaire.
De mme, la libralisation des changes, entame en 1993, a connu des
dveloppements importants, en ligne avec louverture grandissante et lintgration
progressive de lconomie nationale dans son espace rgional et international.
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Le Systme Financier Marocain
I- les tablissements financiers
Les tablissements financiers ont pour rle majeur de financer lconomie, en
donnant aux agents conomiques consommateurs et producteurs les fonds ncessaires
pour faire face leur besoins. La supervision de ces tablissements est assure par
Bank al maghreb.
On va prsenter dans ce cadre les diffrents tablissements financiers qui sont au
nombre de cinq :
1- Les tablissements bancaires
Le secteur bancaire se partage en cinq catgories dtablissements :
1. 1 les banques de dpts classiques
Parmi lesquelles on trouve les cinq grandes banques prives qui ralisent prs
des deux tiers de la collecte des dpts bancaires : Attijariwafa Bank, la BMCE et les
trois filiales franaises (BMCI, SGMB et Crdit du Maroc).
1. 2 le crdit populaire du Maroc
Il est constitu de la banque centrale populaire (BCP) et son rseau de banques
populaires rgionales (BPR).
La BCP est un organisme public devenu socit anonyme en 2002 : 21% de son
capital a t cd par lEtat aux BPR et 20% introduits en bourse en juin 2004. La
BCP est particulirement concerne par la collecte de la petite pargne et la
distribution de crdits aux PME.
Leader historique jusquen 2005 ( 22,7% de parts de march), la BCP sest fait
drober le 1er rang en 2006 par Attijari wafabank (23,6%) mais reste incontournable
en terme de collecte des dpts ( 27,1% fin 2006).
1. 3 les anciens organismes financiers spcialiss
Il sagit du Crdit Immobilier et Htelier (CIH ) et du Crdit Agricole du Maroc
(CAM) qui vient dachever leur plan de restructuration et dassainissement :
- le Crdit Agricole du Maroc devenue SA en 2005 avec prise en charge par
lEtat du soutien au monde agricole non bancable ;
- le CIH devenu SA conseil de surveillance et directoire en janvier 2007, a
finalis sa restructuration en 2006, soutenue par la signature dun accord
capitalistique avec la CDG et le groupe franaise caisses dEpargne (GCE) :
la CDG dtient 67% alors que 33% revient au GCE.
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1. 4 les banques offshores
Les banques offshores ne sont pas ligibles la loi bancaire 2006. Elles sont rgies
par une loi spcifique : le dahir n 1-91-131 du 26 fvrier 1992 relatif aux places
financires offshore.
Rappelons que la dcision de crer des banques offshore au Maroc sinscrit dans le
cadre de la politique douverture de notre conomie sur lextrieur, de
lencouragement des investissements trangers et de la modernisation du secteur
bancaire et financier national.
Installes Tanger, les banques offshores sont aujourdhui au nombre de six :
- Attijari international Bank
- Banque internationale de Tanger.
- BMCI banque offshore.
- Chaabi international Bank
- Socit gnrale Tanger offshore.
- Succursale offshore de BMCE Bank.
Le champ dactivit des banques offshore est trs vari . Elles peuvent notamment :
- collecter toute forme de ressources en monnaies trangres convertibles
appartenant des non rsidents ;
- effectuer pour leur propre compte ou pour le compte de leur clientle non-
rsidents, toute opration de placement financier, darbitrage, de couverture
et de transfert en devise ;
- accorder tous concours financiers aux non rsidents et souscrire aux
emprunts mis par ces dernires ;
- Emettre des emprunts obligatoires en monnaie trangre convertible ;
- Dlivrer toute forme daval ou de caution et notamment des cautions de
soumission, de garantie de bonne fin aux entreprises non rsidentes.
Les oprations avec les rsidents demeurent, toutefois, subordonnes lautorisation
pralable de loffice des changes.
1. 5 Divers autres banques :
Bank Al Amal (financement de projets dinvestissement des marocains rsident
ltranger), Mediafinance et Casablanca finance markets (intervention sur le march
des titres ngociables de la dette) et le fonds dquipement communal ( financement
des collectivits locales).
2- Les socits de financement
Contrairement aux banques qui peuvent effectuer toutes les oprations de banque et
notamment celles nonces de lart 1 6 de la loi bancaire, y compris la collecte de
dpt, les socits de financement ne peuvent effectuer, parmi ces oprations, que
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Le Systme Financier Marocain
celles prcises dans les dcisions dagrment qui les concernent ou ventuellement,
dans les dispositions lgislatives ou rglementaires qui leur sont propres. En aucun
cas, elles ne peuvent recevoir du public des fonds vue ou dun terme infrieur ou
gal deux ans.
2. 1 classification des socits de financement
La loi bancaire distingue deux catgories de socits de financement :
- dune part, les socits dont lactivit est expressment prcise dans leur
agrment : affacturage, cautionnement, crdit la consommation, crdit-
bail.
- Dautre part, les socits de financement dont les oprations sont limites
par des textes lgislatifs ou rglementaires qui leur sont propres : caisse
marocaine des marchs.
1. 2 listes des socits de financement1
Elles sont au nombre de 36 et concourent, les unes, au financement des
particuliers (crdit la consommation, crdit limmobilier et gestion des moyens de
paiement), les autres, au financement des entreprises (crdit-bail, affacturage,
mobilisation de crances, fonds de garantie et cautionnement). Toutes ces socits
sont membres de lassociation, professionnelle des socits de financement.
3-Les associations de microcrdit
3. 1 liste des associations de microcrdit
Le secteur de la microfinance au Maroc compte actuellement 13 associations de
microcrdit active sur lensemble du royaume et regroupes autour de la fdration
nationale des associations de microcrdit.
1- lAssociation Ismalia pour le micro crdit (AIMC)
2- Al Amana
3- Fondation Al Karama pour le Micro Crdit
4- lAssociation de Microfinance Oued Srou (AMOS)
5- lAssociation Marocaine de Solidarit Sans Frontires(AMSSF)
6- LAssociation Ttouanaise des Initiatives Socioprofessionnelle de Micro crdit
(ATIL)
7- la Fondation Banque Populaire pour le Microcrdit (FBPMC)
8- Fondation ARDI (ex Fondation Crdit Agricole pour le Micro Crdit)
9- la Fondation pour le Dveloppement Local et de Partenariat ( FONDEP )
10-lInstitution Marocaine dAppui la Micro-Entreprise (INMAA)
1
Voir lannexe 1
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11- Fondation Zakoura
12- Fondation Microcrdit du Nord
13- Association TAWADA pour le Microcrdit
3. 2 Lobjectif de la microfinance au Maroc est de :
- amliorer les revenues des populations conomiquement faibles par le
financement dactivits gnratrices de revenue ;
- aider la femme dmunie dans le milieu urbain et rural ;et principalement celles
dotes dune comptence et dun savoir ;
- permettre laccs au financement des microentrepreneurs, hommes et femmes,
issus dune couche sociale dfavorise et exclus du systme bancaire ;
- favoriser linsertion des jeunes en chmage dans la vie active ;
- La bancarisation des microentreprises et la lutte contre lexclusion financire.
3.3 Le mcanisme du microcrdit :
Le secteur du micro-crdit, rglement en 1999 par le dahir n 1-99-16 , fixe le
montant des prts 50 000 dus , la collecte de lpargne est interdite et les
institutions de micro-finance doivent produire des comptes prvisionnels
dmontrant leur viabilit lhorizon de cinq ans partir de leur autorisation de
fonctionner. En outre, le primtre dintervention des IMF est limit aux activits
productives et de services .le financement de limmobilier, du secteur de lnergie,
des activits de consommation sont exclus du champ daction du microcrdit.
4- la caisse centrale de garantie
Cre en 1949, la Caisse Centrale de Garantie est une institution publique caractre
financier, assimile un tablissement de crdit.
Instrument de lEtat, la CCG contribue donner une impulsion linitiative prive
en encourageant la cration, le dveloppement et la modernisation des entreprises.
La CCG appuie galement le dveloppement social travers notamment la
garantie des prts lhabitat social.
Les principaux domaines dactivit stratgiques de la CCG couvrent :
La garantie des crdits dinvestissement, dexploitation en faveur des entreprises
exportatrices, de restructuration financire et de capital risque ;
Le cofinancement avec les banques des programmes dinvestissement et
dinnovation ;
La garantie des prts lhabitat social.
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5- la caisse de dpt et de gestion
La Caisse de Dpt et de Gestion (CDG) est une institution financire, cre sous
forme dtablissement public par le Dahir du 10 fvrier 1959. Elle a pour rle central
de recevoir, conserver et grer des ressources dpargne qui, de par leur nature ou leur
origine, requirent une protection spciale.
La CDG centralise lquivalent de 35% du stock de lpargne institutionnelle et
totalise prs de 100 milliards de dirhams en actifs sous gestion . Elle est le principal
investisseur en valeurs du Trsor avec 50% environ des actifs grs.
Outre son rle de leader sur le march obligataire primaire, la CDG assure 16% du
march secondaire des bons du Trsor et dtient prs de 5% de la capitalisation
boursire. Rouage central du processus de transformation de lpargne, la CDG se
positionne galement comme principal investisseur institutionnel. Ainsi, et en plus de
ses investissements directs, elle intervient activement dans l'conomie nationale par
lintermdiaire de ses filiales et organismes grs avec lesquels elle constitue un
groupe important dont lactivit stend diffrents secteurs.
De par sa vocation, son poids financier et la nature de ses interventions, le groupe
Caisse de Dpt et de Gestion constitue aujourd'hui un vritable levier de
dveloppement, et un acteur majeur en matire de dynamisation, danimation et de
dveloppement des marchs.
II- Le trsor public
Les finances publiques permettent un tat de remplir ses fonctions. L'poque
contemporaine a vu les dpenses publiques s'accrotre dans presque tous les pays,
quels que soient leurs systmes politiques. Ce phnomne est d une tendance
l'extension des services publics des domaines autrefois rservs l'initiative prive,
la croissance dmographique, l'accroissement des richesses et l'lvation du
niveau de vie.
En effet, le trsor public exercice, entre autres des activits financires afin de
financer lconomie nationale.
1-Prsentation du trsor
Trsor, administration, du terme dsignant, au sein du ministre des Finances,
l'ensemble des principaux services financiers de l'tat, regroups au sein de la
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Le Systme Financier Marocain
Direction du Trsor. Celle-ci, qui reprsente la puissance publique, exerce une tutelle
sur un certain nombre de secteurs de la vie conomique et d'entreprises publiques,
tout en contribuant, par le biais de diverses institutions, au financement de l'conomie
nationale.
On peut qualifier le trsor comme le caissier de l'Etat cest--dire un organe
d'excution des oprations financires de l'tat, le Trsor public est charg d'excuter
les dcaissements prvus par la loi de finances, d'oprer, aprs contrle, toute
opration financire la charge de la puissance publique (versement du salaire des
fonctionnaires, virement d'un crdit allou un organisme public ou une
administration dconcentre, paiement d'une subvention, rglement d'une facture de
fournisseur).
2
2-Les fonctions du trsor
Grer la trsorerie de lEtat :
Cette fonction que refltait bien lancien titre du trsor, le Mouvement gnral des
fonds , est la premire et la plus classique, tant insparable de lactivit financire
de lEtat. Elle consiste ajuster les ressources aux charges, cest a dire assurer, dans
lensemble du circuit du trsor, que les entres et les sorties de fonds squilibrent
pour chacun des postes comptables (Dou le rle des services extrieurs du trsor), et
tout moment, ce qui suppose lexistence dun volant de scurit, de ressources
disponibles a trs court terme, qui permettent de faire face aux besoins imprvus.
Jouer le rle dintermdiaire financier et de distributeur de capitaux
Cette seconde approche est un peu diffrente. Dans cette optique, le trsor, qui est une
sorte de plaque tournante des financements, de point de passage oblige, emprunte
non seulement pour combler un dficit mais pour reprter, pour faciliter le flux des
fonds entre prteurs et les emprunteurs.
Exercer des missions de puissance publique
Le trsor exerce un nombre des missions dautorit dvolues lEtat dans les secteurs
financiers et conomiques et dtient des participations dans ces [Link] fonctions
sont certes plus floues, moins structures et hirarchises. Mais avec le mouvement
2
Philipe JURGENSEN & Daniel LEBEGUE Le Trsor et la Politique Financire ; dition
MONTCHRESTIEN [Link] 13
10
Le Systme Financier Marocain
contemporain dinterventionnisme accru, ce rle driv du prcdent est devenu
essentiel.
-le trsor est tuteur dun certain nombre dinstitutions financires de sa mouvance, sur
lesquelles exerce une influence ou qui agissent pour son compte.
-le trsor est actionnaire et gestionnaire des participations publiques de toute nature
(secteurs industriel, financier, commercial.). A cet gard, il met en uvre les
moyens dactions dont dispose lEtat propritaire de lentreprise.
Etre le gardien des grands quilibre
Cette dernire grande fonction du trsor est le couronnement de lensemble des
[Link] grand quilibres peuvent se dfinir comme des rapports dgalit entre des
besoins et des capacits de financement.
-dabord, lquilibre de la trsorerie publique consiste sassurer que le budget et les
comptes spciaux du trsor comportent, face aux dpenses, suffisamment de
ressources et de possibilits demprunt pour que lon puisse boucler le circuit des
fonds publics
-de mme, lquilibre des marchs de capitaux suppose que lpargne soit suffisante
pour financer les [Link] organismes de la constellation du trsor comme
la caisse des Dpts contribue ce circuit.
-lquilibre des circuits montaires consiste veiller a ce que la monnaie mise soit
en quantit suffisante, mais pas excessive, pour le fonctionnement de lconomie, et
circule dans de bonnes conditions entre les agents.
3- le financement du trsor:
Les besoins de financement de lEtat :
La ncessit de maintenir un solde positif sur son compte la banque centrale
fait natre chez le Trsor un besoin de liquidit quil satisfait en empruntant auprs de
divers agents, c'est--dire quil effectue des oprations de trsorerie linstar de toute
autre entreprise financire.
Ce besoin de liquidit dpend de plusieurs facteurs dont le jeu peut diminuer
plus ou moins fortement la trsorerie de lEtat.
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Le Systme Financier Marocain
*Le premier dentre eux dcoule de lexistence mme du circuit financier
public. En effet, raliss linitiative de tels ou tels agents membres de ce circuit,
certains mouvements de caisse, non lis de ce fonds hors du circuit du Trsor, ce qui a
pour effet daccrotre ainsi le besoin de liquidit de ce dernier sans quil en soit
lorigine.
Le circuit financier public est constitu par lEtat ainsi que par lensemble des
correspondants du Trsor auxquels sont adjoints certains particuliers. Ces derniers
(correspondants et particuliers) rassemblent toutes les personnes physiques ou
morales qui laissent des sommes en dpt sur leur compte ouvert auprs du Trsor.
On distingue entre ces dposants :
-Les dposants obligs : il sagit de multiples organismes dimportance et de
nature trs diverses qui bnficient en cas de difficult financire dune aide
budgtaire automatique, sous la forme de prts ou davances. En contrepartie, ils sont
contraints de dposer dans le circuit du trsor tout, ou partie, de leurs ressources de
trsorerie.
-Les dposants volontaires : on trouve ici tout un ensemble de dposants,
particuliers ou entreprises, notamment celles soumissionnaires de marchs publics,
qui ont choisi tout fait librement le circuit du Trsor pour y dposer leurs fonds
auprs des comptables publics. Ces dpts doivent donc tre distingus de ceux
effectus dans le cadre des comptes chques postaux.
*Le second facteur correspond la mise en uvre des flux dencaissement et
de dcaissement de lexcution de la loi de finances, quil sagisse, par exemple, de
leur dcalage dans le temps ou de leur diffrence de niveau : le Trsor est charg
dencaisser les recettes et de payer les dpenses qui apparaissent dans la loi de
finances. Ds lors, celui-ci est tenu dassurer en permanence une gestion quilibre
de sa trsorerie, ceci que le budget soit excut en quilibre ou non.
Cest ainsi que lexcution dun budget fait apparatre des dcalages dans le
temps, de plus ou moins grande amplitude, entre les dpenses et les recettes. En effet,
ces oprations budgtaires sont excutes selon des rythmes fort diffrents, ce qui
peut avoir dimportantes rpercussions sur lquilibre de la trsorerie publique et
donc sur le besoin de liquidit du Trsor.
*Enfin, lamortissement de la dette publique contracte moyen et long
terme contribue galement accrotre le besoin de liquidit de lEtat. Cette dette peut
tre interne par exemple les avances et prts consentis au Trsor par la Banque
centrale, comme elle peut tre externe c'est--dire rsultant demprunts auprs dEtats
trangers ou dorganismes internationaux comme le FMI.
12
Le Systme Financier Marocain
Les modes de financement de lEtat :
Dune faon gnrale, les ressources dont dispose le Trsor pour alimenter son
encaisse et assurer lquilibre de sa trsorerie en fonction de ses besoins, ont des
origines diverses.
*On trouve tout dabord les dpts de ses correspondants. Certes, ces avoirs
peuvent diminuer momentanment en fonction des besoins de trsorerie propres ces
organismes, rduisant ainsi la liquidit du trsor. Il nen demeure pas moins que les
correspondants demeurent tenus dalimenter leurs comptes en permanence, de telle
sorte quils ne puissent jamais tre dbiteurs. Cependant, ces ressources tant
insuffisantes, en rgle gnrale, pour faire face lensemble de ses charges de
trsorerie, le Trsor est contraint de sendetter auprs dautres agents.
*Ainsi, il peut contracter des emprunts auprs du public, si celui-ci dispose
dune pargne en qute demploi.
*De mme encore, le Trsor a la possibilit demprunter auprs des banques
commerciales, ou de la banque centrale, qui creront alors de la monnaie son
intention.
*Enfin, le Trsor dispose galement dun pouvoir de cration montaire dont il
se sert pour couvrir son besoin de liquidit.
Ces deux dernires sources dapprovisionnement de la trsorerie de lEtat
montrent quune liaison se trouve ainsi tablie entre le circuit public et la quantit de
monnaie circulant dans lconomie qui traduit ltat de sa liquidit globale. Ainsi, en
assurant lquilibre gnral de son circuit, le Trsor instaure, de ce fait, une relation
entre les politiques budgtaires et montaires.
En gnral, grer la trsorerie de lEtat suppose galement de bien distinguer
entre lquilibre budgtaire et lquilibre de trsorerie. Il faut voir que, mme dans un
budget en quilibre, il y a des dcalages saisonniers ; le Trsor est l pour faire la
soudure . A fortiori, en priode de dficit budgtaire, la fonction du Trsor est
dassurer la couverture du besoin de financement de lEtat en levant des ressources
sur les marchs des capitaux, cest--dire en empruntant plus long terme. Le Trsor,
dans sa fonction classique de trsorier de lEtat, est donc structurellement
emprunteur, court terme sur le march montaire, moyen terme par le biais des
bons de Trsor ou dautres titres comparables, et long terme travers les emprunts
de lEtat sur les marchs financiers. Il est seulement marginalement prteur court
terme, lorsquil a un excdent temporaire de liquidits. Cette fonction de trsorier de
lEtat se prolonge par celle de caissier auxquelles sont lies les tches galement
13
Le Systme Financier Marocain
classiques de comptabilit et de contrle des deniers publics assumes par la
Direction de la Comptabilit publique.
Le Trsor doit enfin, lorsque le montant de sa dette atteint un certain
niveau et que sa structure sy prte, mener une politique active de gestion de cet
endettement ; cela signifie quil est amen, comme tout agent conomique,
intervenir sur le march de ses titres afin de tirer profit des opportunits de rduction
ou dtalement du cot de sa dette.
Dune faon gnrale on peut dire que Le trsor est le caissier de lEtat qui
assure la gestion quotidienne de ses dpenses et de ses recettes, il est aussi lui-mme
un agent financier qui dispose linstar des autres banques dun compte auprs de la
banque centrale.
Il peut tre confront deux types de problmes de trsorerie :
- Il doit faire face des besoins de trsorerie momentans dcoulant de
labsence de synchronisation entre ses recettes et ses dpenses.
- Il doit aussi assurer le financement ventuel dun dficit budgtaire annuel
(besoins structurels).
Pour couvrir ces besoins de financement, le trsor peut mettre des titres de
dettes qui sont souscrits (achets) soit par les ANFR (agent non financier rsident)
soit par les banques.
-Si ces titres sont acquis par des ANFR, cela ne donne pas lieu cration
montaire (car il faut utiliser des dpts vue existant avant).
-Si par contre ces titres sont acquis par les banques, cest lquivalent dun
crdit que ces derniers accordent au profit du trsor public qui va notamment utiliser
cette monnaie pour effectuer des paiements aux ANFR qui sont eux mme clients des
banques. Ces paiements se traduisant alors par une augmentation des dpts vue, et
donc de la monnaie scripturale dtenue par les ANFR.
De faon inverse lorsque le trsor public rembourse aux banques ses dettes il y
a destruction montaire.
III- Le secteur dassurance au Maroc
Le secteur des assurances fait partie des secteurs introduits au Maroc la suite de
l'activit maritime qui a permis l'mergence d'agences des compagnies d'assurances
trangres dans les principaux ports marocains au cours du XIXe sicle. Il a connu en
14
Le Systme Financier Marocain
suite un dveloppement organis et bien structur sous le Protectorat, ainsi qu'une
volution accentue aprs l'Indpendance.
A travers les sommes importantes qu'il mobilise, le secteur des assurances joue un
rle important dans la collecte de l'pargne intrieure et dans son acheminement vers
le financement des besoins de l'conomie.
Le secteur des assurances au Maroc est rgi par le code des assurances entr en
vigueur en novembre 2002. Celui-ci oblige les risques situs au Maroc dtre assurs
par des contrats souscrits et grs par des entreprises dassurance agres au Maroc.
Le secteur des assurances est constitu de plusieurs personnes exerant cette
activit, qu'ils soient assureurs ou intermdiaires. Naturellement, ces catgories de
personnes ne peuvent exercer cette profession que si elles remplissent certaines
conditions et disposent de certaines spcificits, dont la plus importante est la forme
juridique, c'est--dire la qualit que revtiront ces personnes, morales ou physiques,
dans le march des assurances.
1- Les oprateurs dassurances
Socits commerciales
Ce sont des socits but lucratif. Elles doivent avoir un capital minimum
lgalement exig. Elles sont diriges par un conseil dadministration.
Elles peuvent pratiquer toutes les branches dassurance, nont pas de limitation
territoriale au Maroc et travaillent avec des intermdiaires (agents gnraux et
courtiers).
Suite aux diffrentes oprations de fusions-acquisitions qua connues le march
de lassurance depuis 1999, le march actuel est devenu trs concentr. En effet, les 5
premires entreprises dassurance accaparant plus de 82% de parts de march.
Chiffre daffaire 2006 Part de march
(en MMAD)
RMA Wataniya 3055 21.33%
AXA 2393 16.71%
Wafa Assurances 2390 16.69%
CNIA 1207 8.43%
Sanad 957 6.68%
Atlanta 844 5.89%
Essaada 930 6.46%
15
Le Systme Financier Marocain
Autres 2544 17.77%
Total 14320 100%
Parts de march des acteurs du secteur de l'assurance en 2006
Source :
[Link]
6QRFWD/$FILE/FOCUS%[Link]
Les mutuelles dassurances
La mutualisation est un systme de solidarit sociale fonde sur lentraide
mutuelle des membres cotisants groups au sein dune mme socit but non
lucratif.
Les mutuelles dassurance sont des associations dont les cotisations sont
variables. Elles ne peuvent jamais pratiquer doprations impliquant une gestion en
capitalisation. Elles ne travaillent jamais avec des intermdiaires.
16
Le Systme Financier Marocain
Le Maroc, pays vocation agricole en synergie avec tous les oprateurs
conomiques sest orient vers le dveloppement et linstrumentalisation de ce
secteur do lmergence de lassurance agricole.
A lindpendance, les agriculteurs marocains des caisses rgionales marocaines
se sont constitus pour fdrer au sein de la MAMDA, Mutuelle Agricole Marocaine
dAssurance.
En 1969, et afin de prendre en charge les risques non agricoles des paysans, la
Mutuelle Centrale Marocaine dAssurance fut cr(MCMA).
Vu les alas climatiques qui psent sur lvolution du secteur agricole. Les
assurances refusent de couvrir ce risque. Seule la MAMDA a cette exclusivit. Elle a
bien gr ce domaine au point quelle est devenue, au fil des ans, un acteur
incontournable en la matire. La Mutuelle agricole marocaine dassurances a
accompagn lagriculture marocaine, et ce dans les moments les plus difficiles lors
notamment des priodes successives de scheresse. Cette mutuelle a particip
activement rehausser le niveau du secteur.
Les organismes de prvoyance et de retraite
Les fonds des organismes de prvoyance et de retraite sont collects par
plusieurs institutions et principalement par la CMR (Caisse Marocaine de Retraite), la
CNOPS (Caisse National des Organismes de Prvoyance Sociale), la CNSS (Caisse
Nationale de Scurit Sociale) et la CIMR (Caisse Interprofessionnelle Marocaine de
Retraite). Le secteur de la retraite au Maroc couvre une population de lordre de 2,6
millions daffilis actifs et sert des prestations plus de 700 000 allocataires.
CNSS : Caisse nationale de scurit sociale
La CNSS est un organisme sadressant au secteur priv, sa particularit rside
dans le fait que cet organisme prvoit la fois des prestations court terme et des
prestations long terme.
Cette caisse sert en outre des allocations familiales au profit des affilis maris
avec des enfants.
La CNSS a le devoir dassumer ses responsabilits sociales :
Sant.
Scurit.
CNOPS : Caisse national des organismes de prvoyance sociale
17
Le Systme Financier Marocain
Cest la fdration des socits mutualistes marocaines, elle a comme rle la
coordination des activits relatives au secteur commun tendant la couverture des
dpenses de soins de sant des adhrents.
La C.N.O.P.S. est appele notamment recevoir la cotisation patronale (tat,
Collectivits locales, tablissements publics)
CIMR : Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite
La CIMR est cre en 1949 par des chefs dentreprises qui voulaient assurer une
retraite tranquille leurs salaris, en partageant avec eux les fruits de croissance.
Le rgime de la CIMR est un rgime mixte capitalisation / rpartition. Il est
aliment par les contributions patronales, quil gre par rpartition.
Les parts salariales sont quant elles, verses une compagnie dassurances
afin de constituer le volet capitalisation.
La combinaison de ces deux ressources, permet le service dune rente viagre
lge de la retraite du salari.
CMR : Caisse Marocaine de Retraite
La caisse marocaine de retraite (CMR), cre en 1930, gre le rgime des
pensions civiles et militaires, en dautres termes la gestion des prestations des
fonctionnaires civils classs dans lchelle 10 et plus ainsi que les militaires.
Les intermdiaires
Lintermdiation en assurance est lactivit qui consiste prsenter, proposer
ou aider conclure des contrats dassurance ou raliser dautres travaux
prparatoires leur conclusion.
Est considre comme prsentation, proposition ou aide la conclusion dune
opration dassurance, le fait, pour toute personne physique ou personne morale, de
solliciter ou de recueillir la souscription dun contrat ou ladhsion un tel contrat, ou
dexposer oralement ou par crit un souscripteur ou un adhrent ventuel, en vue de
cette souscription ou adhsion, les conditions de garantie dun contrat.
Les agents gnraux dassurances
18
Le Systme Financier Marocain
LAgent Gnral dAssurances est une personne physique mandataire dune
seule socit dassurances quil reprsente dans une rgion dtermine
en vertu dun trait de nomination.
Lagent gnral nest pas un commerant. Il exerce une profession librale et
est rmunr par des commissions. Le portefeuille de lagent gnral
appartient sa socit mandante qui il doit lexclusivit de sa production sauf pour
les risques quelle ne pratique pas ou quelle refuse.
Les courtiers
Le courtier est le mandataire de lassur. Il nest li aucune socit
dassurances. Il place les contrats de ses clients auprs des socits de son choix.
Il est rmunr par des commissions de courtage qui varient selon les branches.
La profession de courtier est rglemente (idem pour les agents gnraux)
par des conditions de capacit professionnelle prescrites par la rglementation en
vigueur.
Dans le public, il y a parfois confusion entre courtier et agent gnral. Voici les
principales diffrences entre ces 2 catgories dintermdiaires.
Courtier Agent Gnral dAssurance
Mandataire de lassur Mandataire de lassureur
Personne physique ou morale Personne physique
Commerant Profession librale
Commission de courtage Commission dagent gnral
Indpendance vis--vis de Dpendance vis--vis de
lassureur (libre choix) lassureur (avec quelques
exceptions)
Portefeuille en proprit Portefeuille proprit de la
Compagnie
Les banques
Le secteur bancaire joue un rle prpondrant dans l'conomie marocaine. Il
a connu diverses rformes qui en font aujourd'hui un systme moderne, adapt aux
besoins de la socit comme ceux des entreprises.
19
Le Systme Financier Marocain
Les entreprises dassurance, en raison dlargissement de son portefeuille,
cherchent des nouveaux canaux pour la distribution de leur produits et services
do la naissance des cooprations entre certaines banques et compagnies
dassurance. Ltroite coopration qui en dcoule a favoris lapparition de la
bancassurance.
RMA WATANIYA est adosse BMCE.
CNIA ESSAADA est adosse AWB.
2-Les statuts et les conditions dexercice des
entreprises dassurance
Statut des oprateurs dassurance
Oprateurs Statuts
Les socits commerciales o socits anonymes dassurance de
droit priv ;
Les mutuelles o socits dassurance
mutuelles cotisations variables
Les organismes de prvoyance sociale et de
retraite :
- CNSS o organisme public sous
tutelle administrative du Ministre
charg de lemploi
- CNOPS o organisme public dot
de la personnalit civile.
- CMR o Etablissement public
dot de la personnalit civile et de
l'autonomie financire
- CIMR o Association forme
entre personnes physiques ou morales,
dot de la personnalit civile et de
lautonomie financire.
Les intermdiaires Socit anonyme ou socit responsabilit
limite
Les conditions dexercice :
20
Le Systme Financier Marocain
Les entreprises ne peuvent prsenter des oprations dassurance au public
quaprs obtention de lagrment auprs du Ministre de finance.
Cet agrment nest accord quaprs dposition dune demande par les
entreprises ayant un sige social au Maroc et rgies par le droit Marocain et aprs
avis du comit consultatif des assurances.
Pour loctroi de lagrment, il est pris en compte :
Les moyens techniques et financiers dont la mise en uvre est propose et leur
adquation au programme dactivit de lentreprise ;
Lhonorabilit et la qualification des personnes charges de la conduire ;
La rpartition de son capital et la qualit des actionnaires ou, pour les socits
dassurance mutuelles, les modalits de constitution du fonds dtablissement,
la contribution conomique et professionnelle que lentreprise peut apporter,
Limpact sur la stabilit et les conditions concurrentielles du march.
Pour tre agres, les entreprises dassurance doivent tre constitues sous forme
de socits anonymes ou socits dassurance mutuelles :
Les socits anonymes :
Elles doivent justifier dun capital social dau minimum cinquante
millions de dirhams, ladministration peut exiger un capital suprieur ce
minimum en considration des oprations que lentreprise dassurance veut
pratiquer et des prvisions de ses engagements ;
Le capital prcit doit tre entirement libr en numraire ;
Les actions doivent tre nominatives c'est--dire que les propritaires des
titres sont connus de lentreprise puisque leurs noms sont inscrits sur les
registres de la socit ; ces actions ne peuvent tre converties sous la forme au
porteur pendant la dure de la socit.
Les socits dassurances mutuelles
Elles doivent justifier dun nombre minimum de socitaires fix par voie
rglementaire et qui ne peut tre infrieur 10000 personnes, sont exclus de
cette disposition les socits dassurances mutuelles qui sengagent adhrer
une union de mutuelles ;
21
Le Systme Financier Marocain
Elles doivent justifier dun fonds dtablissement minimum de cinquante
millions de dirhams ; toutefois, ce minimum peut tre augment par
ladministration en raison des oprations que la socit dassurance entend
pratiquer et des prvisions de ses engagements ;
Lors de la constitution, le fonds dtablissement doit tre entirement
libr par les fondateurs et vers dans un compte bancaire ouvert au nom de la
socit dassurance, le remboursement doit faire lobjet dun programme de
financement sur cinq ans au plus tard, que la
socit doit communiquer ladministration ;
Les intermdiaires :
Ladministration ne peut accorder lagrment un intermdiaire quaprs
avis du comit consultatif des assurances.
Cet agrment nest accord que si validation de certaines conditions :
Pour les personnes physiques :
- tre de nationalit Marocaine ;
- tre titulaire dune licence dlivre par un tablissement universitaire
national ou dun diplme reconnu quivalent par ladministration ;
- Avoir accompli un stage de formation auprs dune entreprise
dassurance ;
- Avoir russi lexamen professionnel.
Pour les personnes morales :
- tre rgies par le droit Marocain et avoir le sige au Maroc ;
- Avoir 50% du capital dtenu par des personnes physiques de nationalit
Marocaine ou des personnes morales de droit Marocain.
Pour cet agrment, les banques sont tenues de justifier ladministration
lexistence de structures au niveau de leurs services destins prsenter des
oprations dassurance.
Tous les oprateurs sont tenus dinformer ladministration de tout
changement pouvant toucher leurs statuts quil sagit de changement de
majorit, cession des actions ou autres.
22
Le Systme Financier Marocain
3-Le rle financier du secteur
Parmi ses rles quil joue le secteur dassurance au fonctionnement de lactivit
conomique, il joue aussi un rle prpondrant dans le domaine financier.
Offrir une protection directe aux entreprises
Cette fonction de scurit rsulte que les entreprises dassurance par leurs activits de
compensation des risques apportent une scurit financire aux entreprises, en leur
versant des indemnits en cas de ralisation des risques. Autrement dit, les oprations
dindemnisation contribuent la stabilisation des patrimoines des entreprises qui sont
ainsi mi labri des dangers.
Encourager lintermdiation financire
A partir de lpargne quelles collectent sur la base des primes et la reprsentation des
provisions techniques, les entreprises participent au financement de lactivit
conomique.
De manire plus prcise largent collect par les socits dassurance auprs des
assurs sous forme de primes est dposs dans les banques qui prtent leur tour aux
particuliers et entreprises pour leur diffrent besoins, ce qui contribue au bon
fonctionnement de lconomie par consquent fournir davantage au fond de
roulement de lconomie.
Offrir une protection en plus celle de lEtat
Dans un monde caractris par des changements sociaux, lassurance permet
daccompagner efficacement les services de lEtat. Grace des produits conus
(retraite, soins mdicaux et les scurits sociales). Celui qui pse sur les finances
publiques.
Dans ce cadre lassurance fournit une protection supplmentaire cot de la
protection de lEtat. Il est possible datteindre un meilleur quilibre entre ltat et le
march en favorisant la croissance des entreprises par une rduction durable du
prlvement fiscal et social.
IV-La bourse des valeurs de Casablanca
23
Le Systme Financier Marocain
1- Prsentation gnrale3
La bourse des valeurs est le march officiel et organis sur lequel s'changent les
valeurs mobilires admises aux ngociations par les autorits comptentes.
Le fonctionnement du march financier repose sur l'activit de deux compartiments
dont les fonctions sont diffrentes et complmentaires : le march primaire et le
march boursier ou march secondaire.
Cre en 1929, la bourse de Casablanca a connu plusieurs rformes, La premire, en
1948, a attribu la Bourse des valeurs la personnalit morale. La seconde, en 1967,
a permis de la rorganiser juridiquement et techniquement et de la dfinir comme un
tablissement public. Depuis 1993, la Bourse de Casablanca vit une seconde jeunesse
suite la promulgation d'un ensemble de textes de lois, portant rforme du march
financier et cration des cadres rglementaire et technique indispensables son
mergence.
2-Les intervenants et les indices de la BVC
1- les principaux intervenants de la bourse de Casablanca4
Les principaux acteurs du march boursier casablancais sont :
La Bourse de Casablanca
La Bourse de Casablanca est une socit anonyme en charge de lorganisation et de la
gestion du march boursier. Elle est place sous la tutelle du Ministre des Finances
et de la Privatisation et ses parts sont dtenues parts gales par les socits de
bourse. Sa gestion est dfinie par un cahier des charges et concerne principalement
lorganisation des introductions en bourse, la gestion des sances de cotation, la
diffusion des cours et des indices et ladministration dun systme de compensation et
de garantie. Le primtre et le contenu de ses actions sont dfinis, sous forme de
rgles de march, dans un Rglement Gnral.
Plus gnralement, la Bourse de Casablanca veille la promotion et au
dveloppement du march boursier marocain.
Les socits de bourse
Agres par le Ministre des Finances et de la Privatisation, les socits de bourse
ont pour objet, outre lexcution des transactions sur les valeurs mobilires, la garde
des titres, la gestion des portefeuilles de valeurs mobilires en vertu dun mandat, le
conseil la clientle et lanimation du march des valeurs mobilires inscrites la
cote.
3
Rapport ; Structure & Performance Du March boursier marocain ; consult le 14/12/09
4
[Link] ; consult le 14/12/09
24
Le Systme Financier Marocain
Les socits de bourse participent galement au placement des titres mis par les
personnes morales faisant appel public lpargne et assistent ces dernires la
prparation des documents dinformation destins au public.
Conseil dontologique des valeurs mobilires
tablissement public dot de la personnalit morale et de lautonomie financire, le
CDVM est lautorit de march. Il a pour mission de :
* Protger l'pargne investie en valeurs mobilires ou tous autres placements
raliss par appel public l'pargne.
* Veiller l'information des investisseurs en valeurs mobilires en s'assurant que
les personnes morales qui font appel public l'pargne tablissent et diffusent toutes
les informations lgales et rglementaires en vigueur.
* Veiller au bon fonctionnement du march des valeurs mobilires en assurant la
transparence, l'intgrit et la scurit.
* Veiller au respect des diverses dispositions lgales et rglementaires rgissant
le march financier.
Le dpositaire central-Maroclear
Maroclear est le dpositaire central des titres au Maroc. Il a t cr en vertu des
dispositions de la loi n 35-96 du 9 juillet 1997 qui a institu le rgime de la
dmatrialisation des valeurs mobilires.
En tant que socit anonyme, Maroclear assure pour le compte de ses affilis la
conservation des titres, leur circulation ainsi que leur administration.
Ses principales missions sont :
* Centraliser la conservation des titres dans des comptes courants ouverts
exclusivement aux noms des professionnels (banques, socits de bourse et
metteurs). Maroclear n'entretient aucune relation avec le grand public.
* Assurer la gestion des systmes de rglement et livraison des titres.
* Simplifier lexercice des droits attachs aux titres.
2- les indices boursiers 5:
1986 : Cration de l'IGB ;
2002 : Cration des indices MASI, MADEX, leurs sous-jacents et les
indices sectoriels ;
2004 : Adoption de la capitalisation flottante dans le calcul des
indices ;
2010 : la mise en place dun nouvel indice de 10 15 valeurs les plus
liquides au 1-er janvier 2010.
5
[Link] ; consut le 14/12/09
25
Le Systme Financier Marocain
6
3- Caractristiques du march boursier marocain
la faiblesse de la taille relative du march : La capitalisation boursire rapporte au
PIB demeure faible comparativement la place dAmman dont le ratio rivalise
favorablement avec celui des pays mergents, voire mme avec des pays dvelopps.
Le nombre de socits cotes est relativement limit comparativement lEgypte et
la Jordanie. Les nouvelles introductions se font rares, refltant en particulier la
rticence des chefs dentreprises, soucieux de prserver le caractre familial de leurs
entreprises.
linsuffisance de la liquidit du march : Les volumes changs en bourse sont
relativement faibles, avec un ratio de rotation de 13% en moyenne sur la priode sous
revue, le plus faible parmi les pays de lchantillon. Le flottant dpasse rarement 10%
capital en raison de lattitude des actionnaires majoritaires qui conservent les actions
des socits les plus performants.
la forte concentration de la capitalisation boursire et des transactions sur un
nombre limit de valeurs les plus liquides : La bourse marocaine est domine par les
valeurs bancaires, les holdings et dernirement les tlcommunications. Lexistence
de nombreuses valeurs non liquides demeure un facteur de fragilit qui de surcrot
limite les possibilits de diversifications des portefeuilles.
En termes de valorisation, la Bourse de Casablanca est considre parmi les places
boursires mergentes les plus chres, avec un PER de 19 en 2005. Toutefois, le
march boursier marocain savre encore attractif comparativement aux principales
places arabes. Le niveau lev de valorisation de ces dernires, avec un PER aux
alentours de 30, a provoqu un fort mouvement de correction la baisse en 2006.
Lessor du march boursier marocain est intimement li la dynamique des
privatisations. La part de la capitalisation boursire des entreprises privatises dans la
capitalisation totale a atteint, fin 2005, plus de la moiti de la capitalisation totale
(dont 35% pour Maroc Telecom). Toutefois, lessoufflement du processus de
privatisation met lordre du jour la ncessit dassurer dautres relais pour le
dveloppement de la place de Casablanca.
Malgr sa croissance progressive, la contribution de la bourse des valeurs au
financement de lconomie est encore limite. Lactivit du march primaire demeure
faible et concentre sur les missions obligataires. Les augmentations de capital en
6
Ministre de finance et de privatisation ; Analyse des performances des marchs boursiers
des pays signataires de lAccord dAgadir ; Rapport 2006.
26
Le Systme Financier Marocain
numraire ne reprsentent quune faible part des appels publics l'pargne (environ
10% des montants levs en 1999-2004). Le financement bancaire reste ainsi la
principale source de financement intermdiaire des entreprises marocaines.
Lattractivit relative de la bourse marocaine pour les investisseurs trangers
demeure faible comparativement la bourse jordanienne. En 2005, la part de la
capitalisation boursire dtenue par les trangers a t de 35,6% au Maroc contre
45% en Jordanie. Contrairement aux pays du Mashrek, le Maroc na pas bnfici
suffisamment de lafflux des capitaux arabes vers la rgion depuis les vnements de
septembre 2001.
I- Le march montaire.
27
Le Systme Financier Marocain
Sur la dernire dcennie, le Maroc a chang son outil dencadrement du crdit
contre des oprations dopen-market et un guidage par les taux d'intrt de son
conomie. Ce changement de stratgie intervient dans un contexte de modernisation
du systme financier, dapparition de nouveaux produits et de nouveaux acteurs, ce
qui aura invitablement pour consquence de modifier les conditions et modalits
dune politique montaire efficace. Il est donc crucial de connatre les lments de la
restructuration des diffrents segments du systme financier afin de pouvoir se
pencher ensuite sur les canaux de la politique montaire et leur efficience respective.
1-Notion et instrument de la politique montaire (Rappel).
Notion de la politique montaire :
La politique montaire dsigne lensemble des moyens mis en uvre par les
autorits montaire pour maintenir le stock de monnaie en circulation un niveau
compatible avec le sauvegarde des quilibres interne et externe. Il sagit, en claire
dadapter le niveau de la masse montaire aux besoins rels de lconomie car une
expansion excessive des moyens de paiement par rapport loffre de biens et
service, engendre linflation alors quune mission trop faible provoque un
ralentissement de la croissance conomique.
les objectifs de la politique montaire :
A- les objectifs lis la scurit des oprations bancaire :
Assurant la liquidit des dpts. C'est--dire viter le risque dil liquidit
et permettant la banque dhonorer ses engagement vis--vis des dposants qui
sassurent lorsquils demandent leurs argents.
Contrlant la machine de la cration montaire pour viter les crises
inflationnistes dues une cration excessive de monnaie et dviter le blocage de
lactivit conomique d un manque de liquidit.
Mettant des barrires lentre dans la profession bancaire Cest dire
poser des conditions celui qui veut crer une entreprise bancaire et imposer des
rgles de gestion bancaire.
B- la stabilit des prix :
.fournir lconomie la quantit de monnaie ncessaire et compatible
avec le taux de croissance conomique.
.dfendre la valeur interne de la monnaie nationale, C'est--dire
sauvegarder son pouvoir dachat ce qui rsulte de la lutte contre linflation.
.dfendre la valeur externe de la monnaie, ce qui revient viter la
dvaluation ou la survaluation
28
Le Systme Financier Marocain
les instruments de la politique montaire :
A- instrument indirect :
1-rescompte
Le taux descompte ou de rescompte est le taux que la Banque Centrale
applique quand elle rachte aux banque leurs effets reprsentatifs de crances sur
lconomie ou sur le Trsor.
Il consiste en la vente dun titre mobilisable linstitut dmission en change
de la monnaie Banque Centrale. Le taux de rescompte peut tre dfini comme le prix
de lobtention de la monnaie centrale. Parmi ses limites il y a : la matrise de la
quantit de la monnaie centrale et les autorits montaire ne peuvent rependre la
monnaie centrale prcdemment offerte.
2-open market
Cette technique non pas agir directement sur le cot du crdit mais sur le
volume des liquidits bancaire.
Lopen market est linverse de celle qui se trouve la base du rescompte ; la
Banque Centrale ne fixe pas le taux dintrt comme cest le cas dans le rescompte
mais la quantit de la monnaie centrale quelle est dispos a changer contre des titres
mobilisables. La confrontation entre loffre de monnaie centrale et sa demande
dterminent le taux dintrt dquilibre. Ainsi, la banque centrale peut matriser la
quantit de monnaie centrale en circulation par la vente/ou achat des titres contre sa
monnaie .linconvnient principal de cette politique est la ncessit pour la banque
centrale de dtenir suffisamment de titres pour intervenir sur le march montaire.
3-rserve obligatoire
La politique des rserves obligatoires dans lobligation faite aux banques
dposer en comptes non productifs dintrts linstitut dmission, une fraction
dtermine de leurs dpts ou parfois de leurs encours de crdits. Cette technique
empche ainsi les tablissements bancaires de crer autant de la monnaie quils le
dsirent .En cas de dpassement, des pnalits sous forme de rserves obligatoires
supplmentaires, sont gnralement prvues. Cela rend les banques plus dpendantes
de lInstitut dmission et donc plus attentives sa politique de taux. Objectif cest
pour attnuer la pression qui sexerce sur la liquidit bancaire.
B- les techniques directes :
lencadrement du crdit
29
Le Systme Financier Marocain
La Banque Centrale a impos aux banque un taux de croissance de leurs
encours de crdits Cest dire limitant le pourvoir de cration montaire des banque
en dfinissant un taux de progression de leurs crdits lconomie.
Autrement dit, la BC fixe par rapport une date de rfrence le taux de
croissance des crdits lconomie distribus par les banques le non respect de la
norme par les banques les exposent des sanctions comme laugmentation de leur
rserve obligatoire auprs de la BC.
Le principal avantage de ce systme est quil permet la BC de matriser
limportante source de cration montaire ; les crdits lconomie accorde par les
banques secondaire. Il offre aussi lavantage dune action brutale et efficace.
2- Le march montaire : dfinition, et compartiment
Dfinition :
Le march montaire est gnralement dfini comme le march sur lequel sont
offerts et demands des capitaux court et moyen terme par opposition au march
financier sur lequel sont changs les fonds long terme.
Dans le cadre des rformes engages par le Maroc depuis 1983, et suite au
dcloisonnement du march montaire qui vise rendre ce march plus large (mise
en place des compartiments :
Le march interbancaire :
Le march des titres de crances ngociables TCN
Un march hypothcaire et une titrisation encore marginaux
Les compartiments du march montaire :
Le march interbancaire :
Le march interbancaire est un march de monnaie centrale, de trs court
terme, le march interbancaire est le lieu privilgi des interventions de la banque
centrale et par consquent de l'expression de la politique montaire, et encore c'est le
lieu ou les banques placent leurs excdents de la monnaie centrale ou couvrent leurs
besoin de la monnaie centrale (la liquidit bancaire), donc la banque gre sa trsorerie
pour ne pas avoir , au terme d'une journe un solde dbiteur auprs de l'institut
d'mission( BAM) par consquent doit veiller en permanence dtenir un certain
montant en monnaie centrale.
a- les intervenants
Seules les banques, la CDG, la Caisse Marocaine des Marchs, Dar Addamane,
et la caisse centrale de Garantie sont habilites intervenir sur le march
interbancaire.
b- nature des oprations
30
Le Systme Financier Marocain
On trouve principalement lopration en blanc c.--d. les oprations de prt
sans garantie puisque au Maroc les intervenants de ce march sont connues donc, il
n'y a pas un marge de risque, il y a encore les pensions livrs : consiste prter des
liquidits conte une garantie sous forme des titres de valeurs ou des effets qui
garantissent tout simplement le remboursement du prt (les crdits accords par
BAM).
Intervention de BAM sur l'interbancaire
Le march interbancaire est devenu le lieu privilgi de BAM d'exprimer sa
politique montaire surtout aprs la suppression de la technique de rescompte en tant
que moyen de refinancement des banques marocaines officiellement en juin 1995.
BAM injecte de la liquidit dans le but de maintenir les taux interbancaire au jour le
jour un niveau proche du principal du taux directeur (3,25%), ou ponctionne de
monnaie centrale pour le mme but c'est le maintien des taux interbancaire au jour le
jour un niveau proche du principal taux directeur.
L'injection de la monnaie est sous forme des avances sur appel d'offre de 7jours
a l'initiative de BAM, et il y a encore les avances de 5 jours a l'initiative des banques
et puis les avances de 24heures soit a l'initiative des banques ou de BAM, pour ne pas
arriver la fin de journe avec un solde dbiteur auprs de la banque centrale (BAM).
Un march des titres de crances ngociables :
L'institution du march des titres de crances ngociables s'inscrit dans le
mouvement d'ouverture du march montaire aux agents non-financiers. Ce march
concerne les acteurs conomiques qui sont la recherche de fonds pour assurer le
financement de leurs investissements. Avant la cration de ce march en 1995, seul le
Trsor avait la possibilit de faire appel directement aux financements des autres
oprateurs conomiques.
Un titre de crance est un titre financier qui matrialise l'engagement d'un
emprunteur envers un prteur qui, en contrepartie, met les fonds sa disposition.
L'emprunteur s'engage sur l'chancier de remboursement et les conditions de
rmunration assises sur un taux fixe ou un taux variable index.
Au del des titres obligataires et bons du Trsor, dj fortement utiliss, le
lgislateur distingu trois catgories de titre de crances selon la nature de
l'metteur. Ces titres sont tous ngociables et leur liquidit est assure sur le march
secondaire.
-Les certificats de dpt (CD) mis les banques sont des titres constatant une dette
remboursable une chance dtermine, intrts compris. Leur maturit est
comprise entre 10 jours et 7 ans ;
-Les bons de socits de financement (BSF) sont des titres de crances mis,
remboursables terme prdtermin, intrts compris, par les socits de
financement sous contrainte de ne pas dpasser un taux de 40% entre l'encours des
31
Le Systme Financier Marocain
bons mis et celui de leur emploi sous forme de crdit la clientle. les BSF sont
mis pour une dure allant de 2 7ans ;
-Les billets de trsorerie (BT) sont des titres de crance, mis exclusivement par des
entreprises non financires (disposant d'un niveau de fonds propres au moins gal 5
Million MAD), remboursables intrts compris, au terme d'une priode de 10 jours
un an maximum.
Un march hypothcaire et une titrisation encore marginaux :
La technique de titrisation consiste transformer des crdits en titres
ngociables et les cder sur le march financier. Cette technique permet le
refinancement des tablissements bancaires qui cdent leurs crances hypothcaires,
qui s'talent gnralement sur longue priode, en mettant en contrepartie des titres
ngociables. Elle permet galement d'allger les actifs des tablissements bancaires et
donc rduit leurs besoins en fonds propres au regard des contraintes instaures par le
ratio Cooke.
Au Maroc, le rgime juridique relatif la titrisation des crances hypothcaires
a t institu par la loi du 25 aot 1999. Conformment ce texte, les tablissements
de crdit ont la possibilit de cder leurs crances hypothcaires des organismes
tiers les Fonds de Placement Collectif en Titrisation . Ces derniers ont pour objet
exclusif dacqurir des crances hypothcaires en mettant des parts reprsentatives
des crances ou accessoirement des obligations. Dans une premire phase, seuls les
investisseurs institutionnels ont la possibilit de souscrire aux parts du premier FPCT.
Il sagit des OPCVM, des tablissements de crdit, des entreprises dassurances et de
rassurances, de la Caisse de Dpt et de Gestion et des organismes de retraite.
Lexprience de la titrisation est trs rcente au Maroc. La premire socit de
titrisation des crances dnomme Maghreb-Titrisation a t cre au mois davril
2001.
II-La nouvelle politique montaire au Maroc
La nouvelle politique montaire au Maroc est dsormais axe sur lutilisation
de deux instruments : le contrle du refinancement bancaire par les procdures des
pensions et les oprations dOpen Market. Nanmoins, il est signaler que les
rserves obligatoires existent toujours et quelles sont parfois employes en tant
Quinstrument de politique montaire.
A. Refinancement bancaire et procdures des pensions
Par ce mode dintervention, BAM refinance les banques en leur accordant des
crdits court terme garantis par des titres tels que les bons de trsor. Ce type de
crdits est appel des pensions. Il en existe trois catgories :
Les pensions une semaine sur appel
32
Le Systme Financier Marocain
Doffre.
Les pensions cinq jours.
Les pensions 24 heures.
Le premier type de pension : a une dimension dterminante par rapport aux
deux restants en matire de contrle par les taux dintrt.
En effet, les taux de rmunration des pensions 5 jours et 24 heures sont
calls sur ceux des pensions une semaine.
A partir de l et connaissant le fonctionnement de ce mode de refinancement
des banques, il apparat que cette dernire dispose dun outil qui peut se rvler
efficace : en fixant un niveau de rmunration lev, BAM tend dcourager le
refinancement et donc limiter les liquidits des banques et inversement.
B. Lintervention par le march : les oprations dOpen Market
Les oprations dopen market consistent pour BAM intervenir sur le march
montaire en achetant et vendant des titres (bons de Trsor essentiellement). Cette
intervention a pour objectif dinfluencer les conditions du march, en particulier le
taux dintrt (prix de la monnaie change) en vue dagir sur laffectation des
liquidits excdentaire des banques et par consquent sur leurs capacits crer la
monnaie.
Le fonctionnement du march montaire repose principalement sur les taux
actuels et lanticipation des banques sur lvolution ultrieure des ces taux.
Dans le cadre de leur recherche du placement le plus rentable, les banques ont
faire un choix entre lachat de titres sur le march Montaire (refinancement de
crdits anciens) ou laccroissement de Leurs crdits lconomie (financement de
crdits nouveaux). Une lvation du taux dintrt du march montaire incite les
banques Choisir le refinancement.
Cette incitation est au cur des oprations dopen market. En effet, Lorsque
BAM veut absorber les liquidits excdentaires des banques (Pour viter quelles
soient transformes en crdits lconomie) elle informe les banques quelle est
dispose acqurir des liquidits (en offrant des bons de trsor par exemple). Elle
agit ainsi sur la demande de monnaie et entrane une augmentation du taux dintrt
Du march.
Cette augmentation du taux dintrt sanalyse comme une baisse de la valeur
des titres anciens que BAM possde. En anticipant une baisse du taux dintrt, les
banques sont plus attires par Lacquisition des titres anciens (dont la valeur est
prvue en augmentation).
A travers ce mcanisme, les oprations dopen market offre BAM une
possibilit supplmentaire pour contrler la masse montaire par laction indirecte sur
les taux dintrt du march montaire (en augmentation comme en diminution).
II- Le march de change
33
Le Systme Financier Marocain
1- lhistorique du march des changes Marocain :
Avant le 03/06/1996 lensemble des transactions et tous les ordres dachat et de
vente des devises manant des intermdiaires agres devaient imprativement
transiter par le canal de Bank Al Maghreb. La totalit des recettes dexportation de
biens et de services ainsi que tous les autres produits, revenus ou moyens de
paiements internationaux avait un caractre obligatoirement cessible auprs de
linstitution dmission.
Cela laisse remarquer le monopole de la banque centrale qui est venu pour
instaurer une rigidit agissant ngativement sur les dates de valeurs et limitant la
possibilit de suivre lvolution du march mondial.
Sur un plan plus pratique, les banques agres taient tenus d'acheter ou de vendre
leurs soldes de devises Bank Al-Maghreb sur une base quotidienne et dans le cadre
d'une procdure complexe.
De ce fait, la cration dun march des changes interbancaires au Maroc traduit
la volont de donner aux banques la possibilit de conserver et de grer leurs
positions de change au comptant et terme. Cest le couronnement dun long
processus de drglementation et de libralisation entam par les pouvoirs publics au
dbut des annes 80, dans le cadre de la mise en uvre du PAS.
Au Maroc, cest la circulaire 1633 de lOffice des changes qui a annonc
linstitution du march des changes. Elle est date du 01/04/1996, car le march
devait dmarrer le 02/051996. Mais la demande des banques, et avec laccord des
autorits montaires, le dmarrage fut dcal dun mois supplmentaire, soit le
03/06/1996.
En Janvier 1997, le march des changes Marocain a t ouvert au march
international des capitaux pour permettre aux banques d effectuer des oprations de
change de devises contre devises auprs de leurs correspondants trangers.
L'objectif tant de permettre aux banquiers marocains d'amliorer sensiblement les
conditions d'excution des ordres en devises de leur clientle, dvelopper les
techniques de couverture terme et promouvoir l'mergence d'un march montaire
interne en devise par des oprations de prts et d'emprunts interbancaires en
monnaies trangres.
34
Le Systme Financier Marocain
2- Les intervenants sur le march des changes
Le march des changes est rserv aux institutions financires : Banques,
investisseurs institutionnels et institutions financires non bancaires. Ces oprateurs
interviennent pour leur propre compte ou celui de leur clientle. Ils peuvent ngocier
directement entre eux ou passer par lintermdiaire de courtiers.
les banques commerciales :
IL sagit des plus importants oprateurs sur le march des changes. Elles prennent en
charge les oprations de change pour leur propre compte ou celui de leurs clients.
Pour faciliter leurs oprations, les banques ont des dpts auprs dinstitutions
financires trangres qui jouent le rle des correspondants.
Le profit des banques sur le march a deux origines :
* un profit commercial : qui a pour dfinition la diffrence entre les cours sur le
march interbancaire ;
* un profit spculatif : consistant en la prise des positions spculatives sur le
march dans lanticipation dune variation du taux de change. En entreprenant de
telles oprations, les banques prennent en effet en charge le risque de change dont se
dbarrassent les exportateurs et les importateurs. Elles jouent galement ce faisant le
rle de contrepartiste (market maker).
Cependant, limportance de la spculation induite par les banques est faible en
comparaison avec celle gnre par la clientle prive. Toutefois, les banques ne
refusent pas la spculation de leurs clients, car ces oprations sont une source de
revenus et de commissions. De mme, il est difficile de sopposer aux dsirs dune
clientle qui passerait immdiatement la concurrence si elle ne trouvait pas les
services quelle exige.
la banque centrale :
Elle intervient massivement, mais de manire irrgulire sur le march.
Gnralement, elle remplisse trois fonctions principales :
+ Elle excute les ordres de sa clientle : administrations nationales, banques
centrales trangres, organismes internationaux ;
+ Elle assure sinon le contrle, du moins la supervision du march. Cette emprise est
plus ou moins forte selon le contrle des changes ;
35
Le Systme Financier Marocain
+ Elle cherche influencer lvolution des taux de change, dune part, pour des
raisons de politique conomique interne, et dautre part, pour faire respecter certains
engagements internationaux formels ou informels.
les autres institutions financires :
Les institutions financire non bancaires sont devenues depuis le dbut de la dcennie
1990 des oprateurs extrmement importants sur le march des changes.
Ces institutions comprennent les filiales financires ou bancaires des groupes
industriels du fait que la tendance de ces derniers crer des filiales financires sest
accentue dans les annes 80.
les investisseurs institutionnels :
Ils sont les plus importants participants non bancaires du march des changes. Cet
ensemble regroupe plusieurs catgories doprateurs : les fonds de pension, les
caisses de retraite, les socits dassurance, les fons dinvestissement et les fonds
communs de placements.
la clientle prive :
Elle nintervient pas directement sur le march des changes. Pour ce faire, elle
procde des achats et des ventes de devises en sadressant aux banques qui ont
une activit de teneurs de march ou en utilisant les services des courtiers.
La clientle prive regroupe trois catgories doprateurs :
-Les particuliers : dont linfluence est tout fait marginale ;
-Les entreprises : souvent dnommes socits non financires (corporates) ;
-Les institutions financires qui nont pas de prsence permanente sur le march des
changes ou qui ne disposent pas des fonds propres requis pour participer directement
ce march.
Ces oprateurs interviennent sur le march des changes pour satisfaire des besoins en
devises induites des oprations commerciales (exportations et importations) ou des
oprations financires internationales (prts et emprunts en devises). Ils interviennent
aussi pour des raisons de spculation.
les courtiers :
Bien quil ne soit pas indispensable de passer par leurs services, les courtiers jouent
un rle essentiel sur le march des changes en tant quinformateurs et en tant
quintermdiaires.
36
Le Systme Financier Marocain
+ Informateurs : puisque sans queux mme ou la banque soient obligs dacheter ou
de vendre des devises (ce qui est gnralement le cas : les cambistes ngocient
directement entre eux), ils informent les oprateurs des cours auxquels schangent
les diffrents monnaies ;
+ Intermdiaires : dans la mesure o ils centralisent les ordres dachat et de vente de
plusieurs banques.
Loffice de change
Loffice de change est un tablissement public, sous tutelle du ministre des finances
et de la privatisation, dot de la personnalit civil et de lautonomie financire. Il est
charg, de par les dispositions lgislatives et rglementaires en vigueur, de trois
missions essentielles :
dicter les mesures relatives la rglementation des oprations de change en
autorisant titre gnrale ou particulier les transferts destination de ltranger et en
veillant au rapatriement des avoirs obligatoirement cessible (recettes dexportation et
de bien et service).
Constater et sanctionner et les infractions la rglementation des changes.
3- Le nouveau cadre lgal et institutionnel du march des changes
Marocains
C'est la circulaire 1633 de l'Office des Changes qui a annonc l'institution du
march des changes. Date du 1 avril 1996, cette circulaire dfinit notamment
l'organisation et le fonctionnement de ce march et prcise les nouvelles procdures
d'achat et de vente de devises.
D'autres circulaires de Bank Al Maghrib sont venues apporter des prcisions
quant aux modalits d'application de la circulaire de l'Office des Changes mais aussi
de l'arrt du Ministre des Finances et des Investissements Extrieurs du 29 Mars
1996 relatif aux positions de change des tablissements bancaires. Elles prcisent, en
outre, les normes de dontologie que doivent observer l'ensemble des intervenants sur
le march des changes.
A- Le fonctionnement du march des changes:
La circulaire 1633 de l'Office des Changes prcise que :
37
Le Systme Financier Marocain
Les intermdiaires agres sont autoriss effectuer entre eux et avec la clientle
des oprations d'achat et de vente de devises et constituer des positions de change
dans les conditions fixes par les autorits montaires.
Aprs avoir dfini la nature des oprations devant tre effectues sur ce march
ainsi que les diffrents compartiments qui le composent, l'Office des Changes
rappelle que, mme si les banques sont dsormais habilites s'changer
mutuellement les devises sans obligation de cession au profit de la Banque Centrale,
le traitement des oprations pour lesquelles ces devises sont achetes ou vendues
doivent cependant tre excutes conformment la rglementation des changes en
vigueur. Ainsi, les rsidents demeurent tenus de rapatrier au Maroc, dans les dlais
rglementaires, le produit des exportations de biens et services ainsi que tous les
autres produits, revenus ou moyens de paiement ayant le caractre obligatoirement
cessible.
De mme, les intermdiaires agres continueront transmettre rgulirement
l'Office des Changes les comptes rendus habituels concernant les oprations d'achat et
de vente de devises effectues sur le march des changes pour le compte de la
clientle et ce, conformment aux conditions prvues par l'Instruction 05 relative
l'tablissement de la balance des paiements.
a- La nature des oprations :
La circulaire de Bank Al Maghrib N61 DAI 96 stipule :
Les intermdiaires agrs sont autoriss effectuer sur le march des changes
les oprations en devises au comptant et terme et ce, pour leur propre compte ou
pour le compte de la clientle. Aucune restriction n'est impose quant au choix des
devises traites par les intermdiaires agrs entre eux et avec la clientle.
Suite de la circulaire N61 DAI 96
Les excdents et besoins en devises des banques peuvent tre ngocis auprs
d'autres intermdiaires agrs des taux de change dtermins d'un commun
accord entre les parties, ils peuvent galement tre traits avec Bank Al Maghrib .
Conu initialement uniquement aux transactions entre les banques locales, le march
des changes marocain a t tendu en Janvier 1997 aux banques trangres pour les
oprations d'achat et de vente de devise contre devise au comptant (cross),
l'exclusion, toutefois, des monnaies des pays membres de l'Union du Maghreb Arabe
(UMA).
38
Le Systme Financier Marocain
Comme le stipule la circulaire 473 DAI/97 de Bank Al Maghrib les taux de change
applicables ces oprations sont ngocis librement entre les parties .
b- L'organisation du march :
Bank Al-Maghrib affiche en continu, sur les crans Reuters, les taux de change
applicables aux oprations d'achat et de vente de devises avec les intermdiaires
agres. Ces taux sont exprims l'incertain (montant en dirhams correspondant aux
units des devises cotes).
Les oprations traites avec Bank Al-Maghrib sont effectues en continu de
8h30 15h30, sur la base d'une date de valeur de J+2 (2 jours ouvrables)
conformment la norme internationale. Les banques peuvent galement convenir
des dates de rglement en valeur dcale (valeur jour ou lendemain). Le non respect
de la date de valeur par l'une des parties donne droit la contrepartie d'exiger, en
compensation, des intrts de retard.
Toute opration traite sur le march des changes doit faire l'objet d'une
confirmation immdiate par change entre les deux parties de messages tlex ou
Swift reprenant toutes les caractristiques de la transaction.
Les taux de change offerts la clientle devant inclure une commission de
2%o, dont le produit est vers Bank Al-Maghrib pour le compte de l'Office des
Changes. Les oprations de cross (devise contre devise) effectues avec les banques
trangres sont exonres de cette commission.
B Les mesures prudentielles:
Elles sont dictes par la circulaire n9/G/96 de Bank Al-Maghrib du 29 Mars 1996.
Elles se rapportent essentiellement aux ratios devant tre observs par les
intermdiaires agres dans le cadre de leur intervention sur le march des changes.
a- Le respect des ratios:
Les tablissements bancaires doivent observer de manire permanente :
-Un coefficient maximum de 7% entre la position de change longue ou courte par
devise et les fonds propres nets.
-Un coefficient maximum de 20% entre le total des positions de change longues ou
courtes et les fonds propres nets.
Tout dpassement des nivaux maximums des positions de change doit faire l'objet
d'un nivellement auprs de Bank Al-Maghrib par achat ou vente de devises avant
39
Le Systme Financier Marocain
15h30. Les cours applicables ces oprations tant ceux affichs par Bank Al-
Maghrib au moment du nivellement.
b- Le systme dclaratif:
Dans le cadre du contrle de la rgularit des oprations traites sur le march des
changes, les banques sont tenues d'adresser quotidiennement Bank Al-Maghrib les
tats suivants ( 18 heures au plus tard) :
Achats et ventes de devises au comptant la clientle ;
Principales oprations interbancaires au comptant en devise ;
Principales oprations terme ;
Ltat des positions de change ;
Achats et ventes de devise contre devises auprs d'une banque trangre dont le
montant est suprieur l'quivalent de 5 millions de DH ;
Toute position dans une devise, enregistrant une perte de change de plus 3%.
En outre, les intermdiaires agres sont tenus d'adresser la Banque Centrale, d'une
part, un tat hebdomadaire concernant les prts et emprunts interbancaires en devises,
et d'autre part, un tat trimestriel relatif aux comptes en devise ouverts sur leurs
livres, consolid par devise et par chance.
4-La dontologie du march :
Pour promouvoir le professionnalisme des cambistes et prserver la rputation du
march des changes marocain, la Banque Centrale a trac les normes de dontologie
devant tre observes par l'ensemble des intervenants.
Les intervenants sur le march des changes sont tenus de respecter fidlement le code
dontologique et les pratiques rgnant dans les marchs internationaux :
les intervenants sont tenus au secret professionnel aussi bien durant l'exercice
de leur fonction qu'aprs la cession de l'activit :
S'abstenir de participer ou de contribuer toute opration visant fausser les
mcanismes du march en vue d'en tirer profit ou un intrt quelconque ;
viter d'entretenir des rumeurs sur le march pouvant porter atteinte au crdit
d'autres intervenants ou de manipuler le processus de formation des cours ;
40
Le Systme Financier Marocain
Informer la clientle des risques encourus pour les oprations qui leurs sont
proposes ;
les directions doivent veiller ce que les oprateurs aient toutes les qualits
ncessaires l'exercice de leurs onctions.
5-Les avantages et limites du march des changes Marocain
a/ Avantages :
L'institution du march des changes au Maroc apporte quatre innovations majeures :
La fin du monopole de Bank Al-Maghrib en matire de la gestion centralise
des devises du pays ;
La dtermination des taux de change par les banques en fonction de l'offre et de
la demande des devises, tout en restant, bien entendu, l'intrieur des marges
d'intervention fixes par la Banque Centrale ;
Le rajustement des dates de valeur la norme internationale en raccourcissant
le dlai d'excution des transactions, ramen J+2 au lieu de J+3 comme ce fut le cas
auparavant ;
Enfin, l'introduction des techniques de couverture contre le risque de change
telles qu'elles se pratiquent.
b. Limites :
Les obstacles auxquels se heurte ce march sont loin d'tre ngligeables. Ils sont
d'ordre culturel, structurel et professionnel et ils interpellent l'ensemble des acteurs
qui interviennent sur le march.
Les obstacles culturels :
Comment peut-on expliquer le peu d'intrt manifest par les entreprises au
fonctionnement de ce march et plus particulirement la gestion du risque de
change ?
Il y a une tradition historique au Maroc de vivre dans un univers fortement
administr. Jusqu'au dbut des annes 90, la vie d'un financier d'entreprise comme
celle d'ailleurs d'un banquier tait rythme par la rglementation des prix et des
changes ; l'encadrement du crdit, la bonification des taux d'intrt, le financement
slectif, la tarification uniforme de l'pargne et du crdit, la fixation administre des
taux de changes... Bref, tout tait rglement dans le moindre dtail...
41
Le Systme Financier Marocain
Les entreprises ont pass une grande partie de leur vie professionnelle dans cet
univers. Elles sont culturellement plus proches des rglements que du march. C'est
ce qui empche d'ailleurs les trsoriers et les financiers d'entreprises de s'orienter
spontanment vers la prise en compte relle des risques financiers.
Les faiblesses structurelles :
L'existence d'un march montaire fiable et transparent est une condition au bon
fonctionnement du march des changes. Or, l'absence pour le moment d'une grille de
taux des prts et emprunts en dirham constitue un handicap pour les oprateurs qui
interviennent sur le march terme. Cette grille devant tre systmatiquement
affiche sur l'cran Reuter se veut une composante essentielle dans le calcul du
change terme.
En outre, les oprations de swaps sont trop peu utilises par les banques. Bien qu'elles
soient lgalement autorises par la Banque centrale, les oprateurs n'en peroivent
pas encore l'utilit. Et pourtant, les swaps apportent un complment apprciable en
matire de couverture du risque de change.
Enfin, l'absence de techniques de couverture contre la variabilit des taux d'intrt
risque de limiter l'utilisation des swaps par les oprateurs qui souhaitent avoir une
vision globale de la couverture des risques dans le cadre d'une vritable gestion
financire.
Le manque d'information et de formation :
Le march des changes a donn lieu la cration de nouveaux mtiers. Si les
banquiers s'y sont prpars en formant des cambistes, les entreprises, en revanche,
n'ont fait subir leurs trsoriers aucune formation particulire. Or, ce sont ces
trsoriers qui sont appels dialoguer avec les cambistes. Non seulement ils doivent
comprendre les produits qu'on leur propose mais aussi savoir arbitrer et ngocier en
connaissance de cause.
Quelle que soit la pertinence des instruments utiliss dans ce march, aucun rsultat
probant ne peut tre escompt si le trsorier ou le financier de l'entreprise qui sont
destins ces instruments n'est pas en mesure de les assimiler, de les exploiter et d'en
tirer profit.
On ne saurait donc trop insister sur le rle fondamental de la formation et du
perfectionnement d'un personnel hautement qualifi pour la russite d'un tel march.
III- March des capitaux long terme
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Le Systme Financier Marocain
Les agents conomiques connaissent rarement un quilibre parfait entre leurs
recettes et leurs dpenses : le bon fonctionnement de lactivit suppose alors que les
capacits de financement puissent tre mises la disposition des besoins de
financement. La rencontre peut se faire directement sur des marchs de capitaux.
Le march des capitaux regroupe deux catgories de march :
Le march interbancaire est exclusivement rserv aux agents financiers et met donc
en relation :
Les tablissements de crdit ;
Le trsor public ;
La banque centrale.
Tandis que sur le march des titres et crances tous les agents conomiques peuvent
intervenir, smettre et schanger des titres de crances ngociables.
Les titres et crances ngociables portent un nom diffrent selon lmetteur :
Bons du trsor ngociables, pour lEtat ;
Billets de trsorerie, pour les entreprises ;
Certificats de dpt, pour les banques.
Sur le march des obligations et des actions qui constitue le march des capitaux
long terme sont mis et changs des actions et obligations.
1-Dfinition du march financier (des capitaux long):
Dans un sens plus troit, c'est le march o s'changent les titres moyen et
long terme (valeurs mobilires) contre de la monnaie. Il comprend un march
primaire, qui permet aux entreprises de se financer et aux pargnants d'acqurir de
43
Le Systme Financier Marocain
nouveaux titres et un march secondaire, qu'on appelle la Bourse, qui permet de
revendre des titres.
Importance et rle du march des capitaux long terme :
Ces marchs, en utilisant lpargne des investisseurs financiers sur les
diffrentes valeurs mobilires, jouent un rle trs important sur le plan conomique
en permettant lEtat (trsor), aux entreprises publiques et semi publiques ainsi
quaux socits prives de trouver les ressources longues ncessaires au financement
de leurs programmes de dveloppement.
Ils contribuent ainsi la formation brute de capital fixe et son accroissement,
autrement dit linvestissement et la croissance.
Sur le march des capitaux long terme on peut donc distinguer deux
compartiments :
Le march primaire sur lequel sont cds les titres nouvellement mis par les
agents ayant des besoins de financement.
Le march secondaire (la Bourse) sur lequel ces titres sont changs entre
agents conomiques.
Les agents conomiques qui interviennent sur ce march pour obtenir des
capitaux peuvent soit mettre des actions (march boursier) soit mettre des
obligations (march obligataire) : Une action reprsente une part du capital dune
socit, qui donne droit un droit de vote et une part du bnfice de lentreprise
(dividende). Le march obligataire pour sa part est le lieu ou les agents conomiques
schanges des parts des emprunts mis par des agents conomiques en dficit de
financement. La dtention d'une obligation donne droit la perception dun intrt.
Le prteur rcupre son capital lorsque lobligation arrive son chance.
2-March financier (des capitaux long terme) marocain :
Le march financier est un march o se traite essentiellement les oprations relatives
aux valeurs mobilires (principalement actions ou obligations).
Le march primaire :
Le march primaire est dfini comme tant "le march du neuf " des valeurs
mobilires sur lequel lmetteur dactions, dobligations ou dautres types de valeurs
lancent leurs oprations avec le concours des banques.
Il ny a pas de lieu gographique abritant ce march primaire qui est, en ce sens,
immatriel.
44
Le Systme Financier Marocain
Les oprations suivantes sont ralises sur le march primaire, nous avons lmission
des :
a-Actions :
La cration et lmission des actions sur le march primaire avant leur introduction
ventuelle sur le march boursier ou march secondaire et leur ngociation rsulte
principalement des augmentations de capital et accessoirement des constitutions de
socits.
b-Obligations :
Les missions demprunts obligataires sont rserves lEtat, aux entreprises
publiques ou semi publiques autorises ou garanties par lEtat et, au niveau des
entreprises prives, aux seules socits anonymes ayant deux annes dexistence et
un capital entirement libr (art. 293 de la loi num.17-95 du 30 aot 1996 sur les
SA).
Au Maroc, les obligations sont gnralement mises par le trsor et les tablissements
publics ou semi publics comme la BNDE le CIH, la CNCA dont les missions sont
garanties par lEtat et ce, pour des dures de 5 ans et 10 ans principalement. Elles
sont souscrites essentiellement dans le circuit intermedi.
c-les obligations convertibles en actions :
Cest un titre mixte entre les obligations et les actions.
La loi autorise les socits anonymes remplissant les conditions cites haut mettre
ces titres en prcisant que cette possibilit ne stend pas aux socits dans lesquelles
lEtat dtient directement plus de 50 pour cent du capital (loi 316 de la loi 17-95 du
30 aot sur les SA).
En cas de conversion des obligations en actions les actionnaires doivent renoncer
leur droit prfrentiel de souscription au profit des porteurs dobligations.
Un exemple dobligations convertibles en actions qui a connu un succs ds sa
cration est celui des bons de privatisation(BDP).
Les BDP ont t cres en janvier 1996 pour accompagner et enrichir le programma de
privatisation.
Le march primaire a enregistr deux missions de BDP en 1996 totalisant 2,76
milliards de dirhams.
- les missions dactions ralises par les entreprises pour augmenter leurs fonds
propres ;
-les lancements demprunts obligataires.
Le march secondaire
Le march secondaire est "le march de loccasion " des valeurs mobilires. Cest sur
ce march que lpargnant revend les valeurs quil dtient et en achte dautres. Cest
le march le plus connu par le public puisquil est assur par la bourse des valeurs de
Casablanca.
45
Le Systme Financier Marocain
3- Fonctionnement et organisation du march boursier
Le march central
Le march central est gr par la Bourse de Casablanca et permet la confrontation
lectronique de loffre et de la demande.
Les socits de bourse introduisent les ordres dachat et de vente travers leurs
stations de ngociation et cest le systme lectronique qui dtermine le cours
dquilibre.
La sance de cotation sur le march central dure de 10h 13h. Le seuil de variation
du cours dune action ne peut pas dpasser
6% la baisse ou la hausse au cours dune mme sance de bourse.
Linvestisseur pourra suivre en ligne lvolution des cours sur le march central
travers le site web de la bourse sur ladresse [Link] et pourra
aussi consulter des informations financires sur des socits cotes la bourse de
Casablanca.
Le march de blocs .
Une opration de bloc est une transaction qui n'a pas lieu sur le march central.
Le march des blocs est un march de gr gr. La socit de bourse connat
lavance un acheteur et un vendeur dune mme action au mme cours et procde
l'enregistrement de la transaction auprs de la bourse des valeurs de Casablanca.
La Bourse nintervient que pour lenregistrement des oprations traites sur ce
march.
Il existe une taille minimum du bloc qui est fixe par la bourse. Et gnralement cest
un march qui est rserv aux grandes transactions.
IV- Les Nouveaux Marchs
1-Le march des produits drivs
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Le Systme Financier Marocain
Au cours des annes 70, le passage au taux de change flottants, les nouveaux
principes de la politique montaire amricaine qui ont induit une volatilit plus leve
des taux d'intrt, l'internationalisation et la drglementation des marchs financiers,
la monte de l'endettement international ont sensiblement accru les risques auxquels
sont confronts Etats, organismes supranationaux, entreprises, banques, etc.
La ncessit plus imprieuse de couvrir des oprations en devises, des
emprunts court ou long terme, des investissements boursiers, etc., a t l'origine
de l'mergence nouveaux marchs sur lesquels sont mis et se ngocient des actifs
conus pour autoriser la gestion des risques lis aux oprations ou aux instruments
financiers venant d'tre voqus. Aussi les dsigne-t-on comme des marchs drivs.
La valeur de ces actifs dpend de celle des instruments financiers dont ils
assurent la couverture et des incertitudes du contexte conomique, on les dsigne
encore comme des actifs contingents.
TYPES DE MARCHES DE PRODUITS DERIVES :
Il existe deux types de marchs des produits drivs : les marchs organiss et
les marchs de gr gr.
1-Les marchs organiss (ou march terme de la Bourse):
Le march organis dune Bourse est son compartiment abritant les
oprations terme (prix fix aujourdhui, livraison de lactif financier sous-jacent
lchance). On y ngocie des contrats terme (en anglais, on dira que lon ngocie
des futures) et des options. La scurit y est renforce par des dpts de garantie et
des appels de marge; le dpt de garantie est un versement pralable dune partie de
la valeur du contrat visant prouver une certaine liquidit de l'intervenant contractant
une opration drive. L'appel de marge est quant lui une somme verser par
l'intervenant ayant perdu son pari terme; un cours quotidien de compensation ,
dtermin en fin de journe la Bourse, permet ainsi de calculer les plus-values et les
moins-values des oprateurs (cest--dire la valeur qua prise le sous-jacent au
comptant par rapport au pari pris par les contreparties du produit driv) : chacun voit
alors son compte soit dbit, soit crdit, et en cas de moins-value, l'oprateur doit de
suite reconstituer la part de dpt de garantie ayant t imput par cette perte .
Les marchs organiss sont dots d'une chambre de compensation qui les
rgule, fournit une contrepartie et surveille la rgularit des oprations effectues.
A la Bourse (c'est--dire sur les marchs organiss), seuls peuvent
ngocier les oprateurs agrs et les rgles des ngoces (entre ces oprateurs agrs)
s'y droulant sont fixes par cette Bourse. Autrement dit, la Bourse est un march
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Le Systme Financier Marocain
organis qui fixe les rgles des ngoces et n'accepte pour ces ngoces que des
oprateurs agrs. Ce qu'il faut entendre par rgle ici, c'est par exemple la variation
minimale des cours ou encore les quantits minimales de valeurs ngocier
La chambre de compensation est un juge-arbitre se chargeant de
"liquider" l'opration, c'est--dire qu'elle va s'assurer que le vendeur remette ses
valeurs et se fasse payer d'une part, et que l'acheteur paye et se fasse remettre les
valeurs d'autre part. Elle a aussi comme rle de s'assurer du versement du dpt de
garantie, de la publication du cours de compensation et du versement de lappel de
marge. Enfin, elle sassure qu'un nombre suffisant d'intervenants soient prsents pour
lensemble des oprations (cest--dire que chaque opration ait deux contreparties).
Du fait de la prsence de cette chambre de compensation, il existe toujours une
contrepartie au sein des marchs organiss et chaque intervenant a la possibilit de
sortir facilement de ces marchs, vu qu'il y a toujours un nombre suffisamment
important d'intervenants, ce qui rend l'influence de chacun d'entre eux ngligeable.
2-Les marchs de gr gr :
Au contraire du march organis de la Bourse, le march de gr gr abrite
des oprations non rglementes ; ces oprations au sein du march de gr gr sont
donc les plus dangereuses pour le systme financier international, vu quelles ne font
l'objet d'aucun contrle, d'aucun dpt de garantie ou d'appel de marge et ne
possdent pas de chambre de compensation. On y ngocie en leur sein aussi bien des
futures (contrats a terme) que des forwards (oprations a terme) et d'autres produits
plus complexes (options, swaps, ...).
Les marchs de gr gr diffrent de toute Bourse (ou march organis) par le
fait que les oprations en son sein se dcident de commun accord entre les parties
concernes, ces oprations n'tant donc gnralement pas transmissibles, parce que
non standardises (mais bien construites selon les volonts des parties concernes).
L'avantage est donc pour l'intervenant que l'on y fait du sur mesure.
Par contre, cet avantage pour l'intervenant implique un dsavantage global,
celui de la totale opacit de ce type de march. Il y a donc impossibilit d'y assurer
un ventuel contrle visant anticiper un drapage du march ou une faillite
dangereuse pour la stabilit du systme financier international. Par exemple, lorsque
le pari sur lavenir a compltement loup pour une contrepartie et quelle ne peut pas
payer par manque de liquidits : si cette contrepartie est un Fonds financ par des
banques importantes, cest tout un systme de placements interbancaires qui peut tre
concern. Lopacit de ce march est telle que mme le Wall-Street Journal a d
admettre que les changes de gr gr (Over the Counter en anglais, ou encore hors-
bourse en jargon franais) de produits drivs sont la base de la menace pesant sur
le systme financier international . Les produits ngocis sur ce march
napparaissent en effet jamais dans les bilans de socits et sont changs en dehors
48
Le Systme Financier Marocain
des structures o il existe un minimum de surveillance (comme sur les marchs
organiss, par exemple).
Enfin, si un contrat ngoci sur un march de gr gr ne ncessite ni prime, ni
dpt, cela ne veut pas dire que le versement dune prime ou dun dpt y est
interdit ; ce type de march est en ralit libre de toute contrainte et il suffit deux
intervenants de sentendre sur les termes dun contrat pour que celui-ci soit ngoci
de gr gr. Par exemple, un future moyennant le versement dune prime ou dun
dpt peut trs bien tre ngoci de gr gr. Cest le march du sur-mesure o tout
est permis en labsence de toute transparence. De nouveaux produits drivs y sont
crs quotidiennement (on parle dinnovation financire) ; il suffit pour cela une
banque de prouver lutilit conomique de ce nouveau produit et de trouver deux
contreparties attires par lui.
TYPES DE PRODUITS DERIVES :
Les produits drivs sont des instruments financiers terme. Ces produits sont
dits drivs puisqu'ils se rapportent un actif sous-jacent dont ils sont drivs.
Trois grandes catgories de produits sont sur le march :
1-Les contrats terme
Les contrats terme servent acheter ou vendre un instrument sous-jacent
un moment prcis dans le futur et un prix donn.
- Acheter (prendre une position longue) un contrat terme vous engage
acheter l'actif sous-jacent une date ultrieure.
- Vendre (prendre une position courte, dcouvert) un contrat terme vous
engage vendre l'actif sous-jacent une date postrieure.
Ces produits donc, sont des contrats d'achat ou de vente d'un actif une
chance. Ils sont prix fixe. Selon les cas, ces contrats terme peuvent tre passs
soit sur des actifs montaires et financiers qui peuvent tre des effets, des valeurs
mobilires, ou bien encore des indices ou des devises ou soit sur des marchandises
(contrats de vente de ptrole par exemple).
Transactions terme de gr gr (forwards)
Historiquement, les premiers produits drivs ont t des transactions terme
de gr gr (appeles en anglais : forwards) sur des marchandises, c'est--dire
l'engagement ferme de raliser dans l'avenir une transaction, achat ou vente,
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Le Systme Financier Marocain
une date
un prix
et pour une quantit
tous les trois fixs au dpart, sur l'actif sous-jacent, gnralement une matire
premire standardise comme le bl en Europe ou, en Asie, le riz. L'huile d'olive
semble avoir t, dans l'antiquit, la premire marchandise traite terme.
Sont donc attirs naturellement vers ce type de transactions :
des professionnels dsirant fixer un prix l'avance pour une quantit
d'actif sous-jacent qu'ils doivent recevoir ou livrer dans l'avenir ;
des spculateurs, qui sont statistiquement la contrepartie naturelle des
premiers.
Les transactions ralises restent exclusivement bilatrales. Ainsi, si vous avez
achet pour la mme date de livraison une quantit A que vous avez revendue B
quelques instants plus tard, vous devrez procder l'chance deux transactions :
payer A et prendre livraison, puis livrer B et recevoir le paiement de B. Plus le
march est actif, plus nombreux sont les intervenants et plus nombreuses sont leurs
transactions, plus le processus de rglement/livraison devient compliqu et fragile, le
dfaut d'un seul intervenant pouvant paralyser l'ensemble du processus.
Marchs terme organiss (futures)
Le dveloppement des transactions de gr gr a amen, dans le souci
d'assurer la scurit des rglements/livraisons, la cration des marchs terme
organiss. On y ngocie des engagements de livraison standardiss des chances
galement standardises. Le progrs dcisif ici vient de ce que la chambre de
compensation du march terme se substitue tous les intervenants : elle est
l'acheteur de tous les vendeurs et le vendeur de tous les acheteurs. Ds qu'une
transaction bilatrale est enregistre la chambre de compensation, ceux qui l'ont
effectue ne connaissent plus chacun que la chambre de compensation elle-mme
comme contrepartie. Celle-ci leur demande individuellement, dans le but de protger
le march, un dpt de garantie correspondant l'quivalent d'un ou deux jours de
fluctuation maximale des prix puis, gnralement une fois par jour ouvr, procde
un appel de marge. De mme montant mais en sens inverse pour les deux
intervenants, celui-ci correspondant la dprciation, pour l'un, et l'apprciation,
pour l'autre, sur la journe, des contrats qu'ils ont changs. Le non paiement dans les
dlais d'un appel de marge entrane, habituellement, la liquidation automatique, le
lendemain l'ouverture, de la position de l'intervenant fautif.
50
Le Systme Financier Marocain
Pour une chance donne, les contrats qui donneront in fine lieu rglement
et livraison sont gnralement en trs faible proportion du nombre total de
transactions ralises. La plupart de celles-ci sont en fait annules avant l'chance
par une transaction inverse, par exemple un achat par une vente.
4- les contrats d'change (aussi appels swaps ) :
Le terme Anglo-saxon Swap, signifie change. Ces produits sont des
contrats d'change d'actifs ou de flux financiers. Ils portent notamment sur l'change
de devises ou sur des taux. A l'origine, les swaps furent invents afin de rpondre au
besoin de grer les risques. Depuis, ils sont largement utiliss pour spculer sur les
mouvements de taux. Un swap est une transaction financire pour laquelle deux
parties conviennent dchanger une srie de flux de trsorerie. Pour les entreprises, le
swap est un instrument souple qui permet de modifier le profil d'endettement
moindre cot.
Ils sont galement trs utiliss lors des changes de devises afin de contrler
les taux de changes fluctuant considrablement.
Les types de Swaps :
Le swap de devises : Il consiste contracter simultanment un prt et un
emprunt portant sur 2 devises diffrentes et sur des taux fixes ou variables. Lune des
parties va changer terme une devise A contre une devise B, et pendant toute la
dure convenue du contrat, les deux parties vont schanger les flux dintrts des
devises A et B qui sont constitutives du swap.
Le swap de taux ou swap d'intrts : Le swap de taux est un change de
flux permettant de convertir une dette en devises taux variable en dette en devises
taux fixe et vice versa.
Les contreparties du swap changent des dates prdfinies des flux dintrt, lune
payant un taux fixe et lautre un taux variable sur un nominal dtermin.
En pratique, les flux changs correspondent au diffrentiel entre les deux taux.
Autres types de swaps :
Swap de taux (fixe contre variable).
Swap de taux (fixe contre variable ou fixe contre fixe)
Swap de taux (variable contre variable)
Swap de diffrentiel ou swap Quanto Basis swap particulier.
Swap de matire premire
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Le Systme Financier Marocain
Swap d'indice
Swaption
Les contrats doptions
Ces produits sont des contrats sur lesquels un acheteur paie une prime pour
s'assurer la possibilit d'acheter ou de vendre (option de vente et/ou d'achat) un
certain nombre d'instruments financiers soit un prix et une date fixs d'avance soit
pendant une priode donne.
Une option est un contrat ou une entente entre un acheteur et un vendeur
portant sur un titre ou un lment particulier, appel lment sous-jacent.
Lacheteur paie une certaine somme, le prix de loption pour obtenir des
droits du vendeur, et lui, reoit le prix de loption et en accepte les obligations.
Une option se ngocie soit en bourse soit en prive entre deux parties.
On peut distinguer entre : Option dAchat et Option de Vente
Option dachat : Donne le droit de lacheteur dacheter llment sous-
jacent au prix dexercice jusqu lchance.
Option de vente : Donne le droit lacheteur le droit de vendre llment
sous-jacent au prix dexercice jusqu lchance.
Comme on peut distinguer entre : Option Amricaine et Option
Europenne
Dans le cas dune option amricaine, lacheteur peut exercer son option
tout moment entre t0 (prise de position) et T (chance).
Une option europenne ne peut tre exerce lchance T.
Tableau de Rsum : Droits et Obligations rattachs une position sur
option
LE
LACHETEUR VENDEUR
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Le Systme Financier Marocain
Paie le prix de Reoit le prix
OPTION
loption, a le droit de loption, peut tre
DACHAT
dacheter tenu de vendre
Paie le prix de Reoit le prix
OPTION
loption, a le droit de de loption, peut tre
DE VENTE
vendre tenu dacheter
Donc, on peut dire que le march des produits drivs est un march plus que
florissant malgr les cris dalarme rcurrents sur une ventuelle bulle spculative, une
liste qui ne sera jamais exhaustive et qui ncessitera de nouvelles rglementations.
2-Le capital risque
Le capital risque est devenu au cours des dernires annes, une source
importante de financement des entreprises et plus particulirement celles qui
dveloppent de nouvelles technologies et conquirent de nouveaux marchs. Il joue
aussi un rle trs important dans le dveloppement de lesprit de lentreprise et
permet d'amliorer considrablement le financement des entreprises fort potentiel
de croissance en crant des conditions favorables pour l'octroi de prts bancaires.
1- Dfinition du capital risque
Le capital risque peut se dfinir comme l'association d'un entrepreneur et d'un
capitaliste, qui vont ensemble couvrir le risque de l'entreprise et partager leurs
ventuels profits. Le capital risque est donc :
Un financement en vrais fonds propres, ceux qui supportent les risques de
lentreprise; rien voir avec des crdits bancaires, des aides remboursables ou au
contraire non remboursables, des subventions
Des concours financiers sans garanties, ni de la part du chef dentreprise, ni
de lentreprise elle-mme; des concours qui ne sont pas forcment rmunrs;
Sous forme de prises de participations en capital ou sous une forme donnant
accs immdiat ou terme au capital de lentreprise;
Des participations le plus souvent minoritaires qui laissent le chef
dentreprise matre de la gestion et indpendant; des participations qui peuvent ce
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Le Systme Financier Marocain
pendant dans certains cas, lorsque le niveau des financements lexige, tre
majoritaires;
Pour une dure limite, trois, cinq, sept ans, rarement plus, cette dure tant
celle ncessaire la russite du projet financ;
Des interventions permettant la ralisation de projets trs ambitieux en terme
de croissance et de rentabilit;
Financement original car en plus de largent les financiers apportent leurs
conseils en management, en stratgie de dveloppement, en financementsUn
vritable partenariat qui nest rendu possible que parce que ces financiers dun genre
particulier cherchent la valorisation maximum de leur investissement par la russite
de lentreprise finance.
2- Les acteurs du capital risque
Des investisseurs qui dtiennent des ressources long terme, qui grent
des actifs et doivent les faire fructifier: les compagnies dassurances, des
tablissements financiers, parfois des industriels mais pour des raisons plus
industrielles que financires, et aussi des personnes prives.
Les Socits de Capital Risque qui permettent de financer les projets des
entreprises la recherche de fonds propres; leurs ressources leur sont confies par les
investisseurs de ltage du dessus, qui en attendent des rendements plus levs que
les placements classiques. Leur rle est indispensable car les investisseurs nont ni les
moyens ni les comptences pour exercer ce mtier.
La troisime catgorie dacteurs est donc les bnficiaires, les entreprises qui
sont prtes ouvrir leur capital et accueillir les financiers qui vont les aider se
dvelopper et russir leurs projets.
3- Le capital risque et le cycle de vie de lentreprise
Le capital risque est trs souvent confondu avec le capital investissement alors
que ce dernier est beaucoup plus large et englobe 4 formules (dont le capital risque
lui-mme) chacune destines financer, une certaine phase dans la vie d'une
entreprise.
Adquation des formules de capital investissement avec les diffrentes phases d'volution
d'une entreprise
54
Le Systme Financier Marocain
Le capital-amorage
Le capital amorage sert financer l'tude de faisabilit d'un grand projet
(tude de march, business plan et tour de table) et ce, avant mme que la socit ne
soit cr.
Les risques de dperditions tant trs lves ce stade, seuls des organismes
tatiques ou paratatiques peuvent accorder de tels financements.
C'est le cas, au Maroc, du Fonds Sindibad cre par la CDG (avec la
participation de son homologue franaise la CDC7) fonds qui est destin financer les
projets innovants les diffrents secteurs d'activits.
Le capital-risque
Apres la cration d'une socit, le capital risque pour objet de prendre en
charge une partie de son capital en vue de complter le financement de son projet
d'investissement.
Au Maroc, c'est la plus vieille formule du capital-investissement et celle qui a
connu un certain essor dans les annes 90, aprs qu'elle ait t introduite en 1989,
l'initiative de la Banque Europenne d'Investissement (B.E.I).
Le capitale-dveloppement
7
Caisse des Dpts et Consignations
55
Le Systme Financier Marocain
Le capital-dveloppement s'adresse des PME et des entreprises non cotes
exerant, leurs activits depuis quelques annes dj.
Les apports au titre du capital-dveloppement ont pour objet de renforcer
l'assise financire de la socit afin de soutenir le dveloppement projet par elle
(accroissement et/ou diversification des produits et des marchs, efforts
l'exportation...).
Le capital-restructuration
Le capital-restructuration dit galement turnaround ou retoumement permet
un fonds de racheter ou de reprendre une entreprise viable et en difficult, d'assurer
ensuite le retournement de la situation de celle-ci travers une restructuration de
fonds (sociale, technique, commerciale et financire) et ce, avant de procder sa
revente ensuite, une fois la socit bien rtablie.
4- Les socits de capital risque au Maroc
Comme beaucoup des pays voisins, les socits du capital risque au Maroc sont
rcemment constitues surtout avec la politique de la libralisation suivie par les
autorits montaires marocaines ds 1993, Cette formule de financement n'a dmarr
qu partir de 1990, avec la cration de AL Moussahama , ensuite elle a t suivie
par un groupe de socits, dont lacclration sest faite ressentir en 1997 1998,
pour atteindre un nombre de 15 socits dont le capital d'une dizaine de fonds est de
1,75 milliards de dirhams, ce qui constitue une pargne importante prte sinvestir
dans les investissements productifs des entreprises marocaines.
Dans ce qui suit on peut se limiter les socits importantes et qui semblent plus
dynamiques, savoir :
La socit AL Moussahama ;
Proparco
AL Moussahama
La socit de participation et de promotion du partenariat est une socit
anonyme de droit priv marocain, cre en 1990 (mais le dmarrage rel de son
activit n'a commenc qu' partir de 1993), avec un capital de 55.5 millions de
dirhams pour atteindre actuellement un capital de 140 000 000 de dirhams. Le
premier tour de table de Al Moussahama tait compos de cinq banque marocaines
(BCP, BMCE, BNDE, CDM et Bank-Al-amal) par la suite la BCP a rachet les
principaux partenaires pour devenir leader de 59% de capital.
56
Le Systme Financier Marocain
Comme son nom l'indique, AL Moussahama vise entrer en partenariat avec
une socit fort potentiel de croissance, c'est--dire une activit qui intervient en
haut du bilan de socits en cration ou en dveloppement, il s'agit d'un apport en
fond propres, en capital minoritaire, avec des objectifs de retrait en moyen terme.
PROPARCO
La socit de promotion et de participation pour la coopration est une filiale
de la caisse franaise de Dveloppement (CFD). Cre au Maroc en 1992,
PROPARCO vise encourager et tablir de bonnes relations entre le Maroc et les
pays Europens par son soutien financier adapt aux diffrentes phases de la vie
d'entreprises conjointes entre les deux partenaires.
Dans un premier stade, et plus spcialement entre 1992 1994, PROPARCO
intervenait dans les cimenteries avec l'intermdiation de la banque nationale pour le
dveloppement conomique, puis, elle a pris son extension dans l'agro - industrie,
l'industrie ,les services, les mines et le secteur financier. En 1996, l'nergie est
devenue parmi la proccupation de PROPARCO.
Le gouvernement Marocaine est invit tirer des leons des expriences des
autres pays, notamment les Etats-Unis et la France, en instaurant un cadre
rglementaire, fiscal, juridique propice pour dynamiser le capital risque et lui donner
limportance ncessaire pour quil joue pleinement son rle dans le financement des
entreprises Marocaines.
3-Les produits islamiques
Non aux banques islamiques, tel est le message que Abdellatif Jouahri, wali
de Bank Al Maghrib, a adress au secteur bancaire lors des travaux du Conseil de la
monnaie et de l'pargne tenu Casablanca le 5 juillet 2005. Le message n'tait pas
aussi direct, nuance l'un des proches de Jouahri. Et d'ajouter : L'autorit montaire
tait claire sur l'implantation des banques internationales au Maroc. Voil pour la
forme. Pour le fond, le message ne trompe pas. Depuis plus d'une dizaine d'annes, et
plus particulirement les deux dernires annes, des banques des pays du Golfe ont
manifest leur intrt pour le march marocain. La dernire tentative en date tait
celle de la Banque islamique internationale du Qatar. Le niet de l'autorit montaire
est rest inchang depuis. Hier comme aujourd'hui, la politique du pays offre au
secteur bancaire une protection plus politique qu'conomique.
Ainsi, aprs plusieurs dcennies de rsistance au systme financier islamique,
Bank Al Maghreb a enfin cd aux pressions des banques et du march. Le wali de
BAM lavait annonc le 11 octobre 2006. La banque centrale a labor un cadre
57
Le Systme Financier Marocain
rglementaire pour trois produits alternatifs conformes la Charia islamique. Il sagit
de Ijar, Mourabaha et Moucharaka
Les types des produits islamiques au Maroc
1- Ijar ou Ijar wa iktina
Location ou location avec acquisition. Un bien est bien lou pour une priode
dtermine. Le cot de location est slectionn sur la priode. A terme, celui qui a
lou peut acqurir le [Link] principalement des biens dquipements et du
matriel de transport.
2- Mourabaha
La banque acquiert une marchandise pour le compte de son client, moyennant
une marge bnficiaire fixe la signature du contrat. Le banque transfre la
proprit de la marchandise son client une fois qu'il en a pay le prix ainsi que la
marge fixe la signature.
3- Moucharaka
Capital procur par la banque et deux ou plusieurs partenaires auxquels elle
sest associe. Profits et pertes distribus au prorata des contributions respectives en
capital. La banque agit donc dans ce type de contrat comme un actionnaire, profits et
pertes tant partags entre elle et l'emprunteur.
Toutes parties ont un droit de regard sur la gestion du projet.
Le principe inhrent ces trois types de contrat, cest le partage du risque (et
du profit) entre la banque et le client. Toutefois de ces trois modalits cest la
murabaha qui est la plus discute.
En effet contrairement aux deux autres modalits, qui sont adaptes des
investissements long terme et par consquent font courir plus de risques la
banque, la murabaha qui concerne des transactions court terme permet de raliser
des profits en peu de temps sans grand risque. Le dbat sur ce type de contrat porte
sur deux points : son caractre islamique douteux, car le taux de bnfice est
prdtermin ce qui peut lassimiler lintrt qui est interdit par le droit musulman ;
et cette modalit se limite des transactions court terme notamment dans le
domaine commercial, au dtriment des investissements long terme dans le secteur
productif (agriculture, industrie).
Les produits islamiques dans les banques marocaines
58
Le Systme Financier Marocain
Du ct de Wafasalaf, filiale spcialise dans le crdit la consommation et le
crdit automobile du groupe Attijariwafa bank, il semble que le produit propos,
savoir Ijar marche relativement bien.
BMCE Bank sest galement mise de la partie en octobre 2007, avec Ijara. Ce
contrat dacquisition dun bien immobilier par location est encore le seul produit
disponible. Aucun contrat na t sign ce jour , finira par laisser tomber une
source la banque.
Du ct de Groupe Banques populaires. Le produit Ijara est disponible chez
nous depuis environ deux mois. Il est trop tt pour dresser un bilan des ventes .
Cest la seule information quon acceptera de communiquer.
partir de 2010, des banques internationales, l'instar de l'amricaine
Citibank ou la britannique Lloyds TSB, pourraient s'implanter au Maroc avec une
armada de services conformes la Chari. Jouahri pourra-t-il les interdire ? Pas sr.
Un autre fait majeur jouera en faveur des banques islamiques : l'investissement arabe
au Maroc. Si les banques des pays du Golfe font la queue devant Bank Al Maghrib,
c'est parce qu'une bonne partie de leur pargne s'investit au Maroc. Rien qu'en 2006,
entre Emiratis et Kowetis, l'enveloppe promise au Maroc dpasse 150 milliards de
dirhams. La moindre des choses serait que leurs banques soient prsentes pour
suivre leurs investissements, ironise un financier de la place. Heureusement pour
nous, le capital ne connat pas de frontires. La bourse de Casablanca connat un
engouement de la part des pays du Golfe, dont les fonds sont en principe islamiques
et Jouahri ne les empche pas d'investir. C'est presque du deux poids, deux mesures
qui rvle le caractre politique de la question. Et selon des observateurs aviss, le
Maroc veut viter de vivre l'exprience gyptienne : des transferts massifs des
rsidents l'tranger vers les banques islamiques et une russite (relative quand
mme) qui figure actuellement dans les arguments des mouvements islamistes. En
gros, le Maroc veut viter un raz-de- mare financier.
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Le Systme Financier Marocain
Depuis une quinzaine d'annes, l'conomie marocaine vit de profondes
mutations : libration de plusieurs secteurs, libration des prix, drglementation et
drgulation bancaire, dcloisonnement bancaire, privatisation des entreprises
publiques, convertibilit partielle du dirham ...
Ainsi, le pays s'adapte progressivement au nouveau contexte conomique
international marqu par la libration, la globalisation et la mondialisation des
changes. De tels changements allaient contraindre l'Etat revoir en profondeur la
bourse de Casablanca qui n'avait de bourse que le nom puisqu'elle tait totalement
absente du systme de financement de l'conomie nationale. La rforme de 1993 est
donc venue point. Cinq annes aprs, les statistiques sont l pour confirmer que
d'normes progrs ont t raliss dans le domaine. Nanmoins, la bourse de
Casablanca n'est pas pour autant devenue une place financire mergente l'instar
des pays europens, amricains ou asiatiques. Il reste beaucoup faire pour qu'elle
puisse pleinement faire partie du club des places financires mergentes.
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Le Systme Financier Marocain
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Le Systme Financier Marocain
Source : site officiel de l Association Professionnelle des Socits de Financement
socits de crdit- bail BMCI Leasing
Chaabi leasing
Crdit du Maroc leasing
Maghrebail
Maroc leasing
Sogelease
wafabail
socits daffacturage Attijari factoring
Maroc factoring
socits de gestion des Centre magntique interbancaire
moyens de paiement Interbank
Wafacash
socits de crdit immobilier Attijari immobilier
Wafa immobilier
socits de cautionnement et Caisse marocaine des marchs
de garantie Dar ad-Damane
socits de transfert de fonds Cash one
Damane cash
Eurosol Maroc
Meafinance services
Ramapar
Quick money
Transfert express
Tenor distrib
Wafacash
socits de crdit la Acred
consommation Assalaf chaabi
BMCI Crdit conso
Cetelem
Dar Salaf
Eqdom
Fnac
RCI Finance Maroc
Safacred
Salaf
Salaf Al Moustaqbal
Salafin
Sofac
Sogefinancement
Sonac
Sorec crdit
Taslif
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wafasalaf
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