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Empannage

Ce document fournit des informations sur la conception des pannes d'un bâtiment à ossature en acier, notamment les différents types de pannes, leur interaction avec la couverture, leur continuité et leur assemblage à la structure principale. Le document décrit également le rôle des liernes, bretelles et les actions exercées sur les pannes.

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Ce document fournit des informations sur la conception des pannes d'un bâtiment à ossature en acier, notamment les différents types de pannes, leur interaction avec la couverture, leur continuité et leur assemblage à la structure principale. Le document décrit également le rôle des liernes, bretelles et les actions exercées sur les pannes.

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Phase avant-projet : Conception d'un empannage

SS049a-FR-EU

Phase avant-projet : Conception d'un empannage


Ce document fournit les informations ncessaires la conception de l'empannage d'un
btiment ossature en acier. Il donne des prcisions sur l'interaction entre les pannes et la
couverture.

Sommaire
1. Introduction : Fonction des pannes 2

2. Diffrents types de pannes 5

3. Interaction entre les pannes et la couverture 9

4. Continuit de pannes 13

5. Assemblage des pannes la structure principale 17

6. Liernes et bretelles 19

7. Spcificits des actions exerces 22

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1. Introduction : Fonction des pannes


1.1 Fonction de base
La fonction premire des pannes de toiture est dassurer le transfert des actions appliques la
couverture dun btiment, sa structure principale. Les lisses jouent le mme rle en faades.
Les pannes et les lisses sont des constituants importants de la structure secondaire du
btiment.

Il convient de noter que, dans bon nombre de btiments structure en acier, simple rez-de-
chausse, le poids des pannes et lisses constitue un lment non ngligeable du poids global
de la structure (15 20%); sabstenir de loptimiser peut faire perdre un march dans un
contexte trs concurrentiel. La conception de lempannage dun btiment est ralise en
fonction du type de couverture porte. La nature de la couverture a notamment une incidence
directe sur lespacement des pannes ; elle dtermine galement sur quelle interaction panne-
couverture on peut compter pour le dimensionnement des pannes (voir Chapitre 3).

Un empannage comprend non seulement les pannes elles-mmes (voir les diffrents types au
Chapitre 2), mais galement les ventuelles clisses qui ralisent la continuit des pannes
(voir Chapitre 4), les chantignoles qui assurent la liaison entre pannes et structure principale
(voir Chapitre 5), les liernes et bretelles ventuelles qui sont charges du maintien latral des
pannes (voir Chapitre 6). Les charges considrer (voir Chapitre 7) sont principalement :

le poids propre de la couverture, des pannes et de leurs accessoires


le poids propre des ventuels quipements ports en toiture
les charges dexploitation suspendues lintrieur (ex. : rseau sprinkler, clairage)
la charge dentretien en toiture
la neige
le vent

Sous charges gravitaires (poids propre, neige, entretien), la Sous charges perpendiculaires au versant (vent,
panne est soumise une flexion suivant la grande inertie de sa charges ascendantes ou descendantes), la panne est
section, et une flexion latrale de sa semelle suprieure (l soumise une flexion suivant la grande inertie de sa
o la charge est transmise) qui se dveloppe ou non en section
fonction du rle jou par la couverture.

Figure 1.1 Chargement dune panne

Note: A la Figure 1.1, la panne est reprsente avec lme perpendiculaire au versant, ce qui est presque
toujours le cas. Il est trs rare que les pannes soient mises en uvre avec leur me verticale : cela
conduirait devoir poser la couverture sur cales biaises.

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1.2 Pannes butons


En plus de la fonction principale dcrite ci-dessus, on peut attribuer aux pannes la fonction de
transmettre les actions de vent depuis la tte des potelets de pignon jusqu la poutre-au-vent
de toiture (si cette poutre-au-vent nest pas situe dans la trave adjacente au pignon) : voir la
Figure 1.2.

En plus de la flexion rsultant de leur fonction principale, les pannes sont alors soumises un
effort normal, soit de compression, soit de traction, ventuellement excentr.

B B B

B B B M

B B B

B B B M 2
1

B B B

B B B M

B B B

B 3

F1 F8

1 Sens du vent
2 Panne fatire double
3 Panne sablire

Figure 1.2 Toiture d'un btiment - Vue en plan

Sur la Figure 1.2, les forces reprsentes sont les actions exerces, sous leffet du vent, par les
potelets structurant le pignon de la file F1 et qui sappuient en tte sur certaines pannes. Sous
leffet de ces forces, les pannes jouant le rle de buton, qui sont dessines en bleu et repres
B, sont comprimes. Les pannes qui jouent le rle de montant de la poutre-au-vent de toiture
sont dessines en rouge et repres M (voir 1.3 ci-dessous).

Il convient de noter que, sous leffet du mme vent (mme direction et mme sens), les
potelets structurant le pignon file F8 (sous le vent) exercent des efforts de traction sur les
pannes sur lesquelles ils sappuient : cet effet nest pas reprsent sur la Figure 1.2 mais il se
cumule leffet reprsent, notamment pour le calcul de la poutre-au-vent.

On note encore quau fatage, mi-distance entre les files A et B, la panne est double : une
panne fatire en haut de chaque versant constitue la disposition courante qui permet la
meilleure pose possible de la couverture.

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Si on veut viter dajouter la fonction de buton la fonction principale des pannes, on peut
disposer entre les ttes de potelets de pignon et la poutre-au-vent, des butons indpendants
(voir Figure 1.3).

4
3

1 Panne-buton
2 Traverse du portique de pignon
3 Potelet de pignon
4 Buton indpendant

Figure 1.3 Transmission avec ou sans panne-buton

1.3 Pannes montants de la poutre au vent


On peut galement attribuer aux pannes la fonction de montant de la poutre-au-vent de
toiture : voir sur la Figure 1.2 les pannes montants de la poutre-au-vent de toiture, repres M
et dessines en rouge. Ces pannes peuvent alors tre fortement comprimes dans le
fonctionnement de la poutre-au-vent : les diagonales disposes en croix de Saint-Andr sont
en gnral dimensionnes pour ne rsister qu la traction et les montants sont, de ce fait,
comprims.

Comme pour la fonction buton , si on veut viter dattribuer la fonction montant de poutre-
au-vent aux pannes, on peut disposer des lments indpendants (souvent des tubes) pour
assurer cette fonction, notamment lorsque les efforts de compression dans les montants de
poutre-au-vent deviennent importants (rgion vent fort, poutre-au-vent de grande porte).

1.4 Stabilisation des lments de la charpente principale


On attribue aussi frquemment aux pannes de toiture dun btiment la fonction dapporter une
stabilit latrale aux lments de la structure principale qui les reoit (traverse de portique, par
exemple).

Les pannes peuvent stabiliser la semelle de la traverse de portique (ou la membrure de la


traverse-treillis) sur laquelle elles sont attaches (en gnral la semelle suprieure pour un
portique intrieur au btiment). On peut considrer comme points de maintien toutes les
pannes butes sur la poutre-au-vent de toiture ; pour considrer les autres pannes comme des
points de maintien, il faut pouvoir considrer la couverture comme un diaphragme (voir ce
sujet le paragraphe 3).

On peut aussi utiliser les pannes pour stabiliser la semelle oppose de la traverse de portique
(ou la membrure oppose de la traverse-treillis) : on met alors en place des bracons comme
montr sur la Figure 1.4.

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Bracon dun seul ct : il ne cre pas un appui


supplmentaire pour la panne ; le schma statique nest
pas modifi. La panne subit un effort de stabilisation de
la semelle maintenue.

Bracons de part et dautre de la traverse maintenue


latralement : ils crent des appuis supplmentaires pour
la panne. On parle de pannes braconnes .

Maintien de la membrure infrieure de traverses-treillis


par contreventement vertical sur la panne (ciseau)

Figure 1.4 Stabilisation latrale de la structure principale par les pannes

2. Diffrents types de pannes


2.1 Gnralits
Un des lments de la conception dun empannage est le choix du type de pannes. Dune
faon gnrale le choix sopre entre les pannes en poutrelles lamines chaud, le plus
souvent IPE, et les pannes minces formes froid, les pannes-treillis ntant que plus
rarement utilises.

Ce choix, si il est laiss au constructeur de la structure en acier, est davantage un choix


dorganisation de sa production quun choix li aux performances de lun ou lautre produit.
En effet, les pannes IPE et les pannes minces formes froid peuvent remplir les mmes
fonctions.

Les pannes minces formes froid et leurs accessoires sont le plus souvent tudis et
fabriqus par un industriel spcialis qui dtient les machines de profilage : le constructeur
charg de raliser la structure en acier dun btiment achte les pannes un de ces industriels.
A loppos, les pannes IPE sont le plus souvent tudies et fabriques par le constructeur de la
structure principale. Un des critres de choix entre les deux options est la charge de latelier
du constructeur : en surcharge, il prfrera acheter de la panne forme froid ; en sous-
charge, il prfrera fabriquer lui-mme

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Quel que soit le type de panne retenu, la nature de la couverture dtermine un espacement
maximal entre pannes. Les documents dfinissant les performances des produits de couverture
fournissent gnralement des tables qui permettent de dterminer leur porte maximale (donc
lespacement maximal des pannes) en fonction de la charge porte.

La nature de lisolation thermique de la toiture, si elle est ralise par lintrieur du btiment,
peut galement avoir une incidence sur le choix des pannes : espacement, hauteur minimale
de la section.

2.2 Pannes en poutrelles lamines chaud (IPE)


La gamme des poutrelles IPE de faible hauteur (jusqu IPE 240 environ) est largement
utilise pour raliser des pannes.

Dans le Tableau 2.1 ci-dessous, on donne une indication sur le choix de section retenir dans
la gamme des IPE, en fonction de la porte de la panne (variant de 5 10m) et en fonction de
la charge par mtre linaire de panne lELS.

Ces indications sont fondes sur un critre de flche du 200me de la porte lELS, et sur un
critre de rsistance sous chargement gal 1,5 fois le chargement ELS. Le critre de
rsistance est latteinte de la capacit lastique en flexion simple de la section avec les
hypothses suivantes :

Acier S235
Pas dabattement du moment sur appui d la prsence dclisses
Pas deffort normal dans la panne (pas de rle de buton)
Coefficients partiels : M0 = M1 = 1,0
Pas de flexion latrale prise en compte
Pas de dversement
Les deux dernires hypothses sont notamment tributaires du mode de stabilisation latrale
des pannes (rle de la couverture : voir paragraphe 3 ; liernage : voir paragraphe 0).

Les choix mentionns dans le Tableau 2.1 sont donc bien indicatifs : ils ne tiennent en aucun
cas lieu de note de calculs justifiant la rsistance des pannes.

Dans le Tableau 2.1, lindication (f) distingue les cas o le critre de flche conduit
slectionner un chantillon suprieur celui rsultant du critre de rsistance : cela se produit
de faon systmatique ou presque dans les configurations panne isostatique , et
galement dans les configurations en continuit pour les portes importantes. A noter que
le critre de flche deviendrait prpondrant dans un nombre de cas bien plus grand avec un
acier S355.

On peut galement noter dans le tableau que la mise en continuit des pannes conduit de
faon systmatique en rduire la section.

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Tableau 2.1 Choix de la section dune panne dans la gamme IPE

Dimension IPE, pour la charge d'exploitation


Porte 1,0 KN/m 1,5 KN/m 2,0 KN/m 2,5 KN/m
Isostatique IPE 100 IPE 120 (f) IPE 120 (f) IPE 140
5m
Continue IPE 100 IPE 100 IPE 100 IPE 120
Isostatique IPE 120 (f) IPE 140 (f) IPE 140 IPE 160 (f)
6m
Continue IPE 100 IPE 120 IPE 120 IPE 140
Isostatique IPE 140 (f) IPE 160 (f) IPE 160 (f) IPE 180 (f)
7m
Continue IPE 120 IPE 120 IPE 140 IPE 160
Isostatique IPE 160 (f) IPE 180 (f) IPE 180 (f) IPE 200 (f)
8m
Continue IPE 120 IPE 140 IPE 160 IPE 160
Isostatique IPE 180 (f) IPE 200 (f) IPE 200 (f) IPE 220 (f)
9m
Continue IPE 140 (f) IPE 160 (f) IPE 180 (f) IPE 180
Isostatique IPE 180 (f) IPE 200 (f) IPE 220 (f) IPE 240 (f)
10 m
Continue IPE 160 (f) IPE 180 (f) IPE 180 IPE 200
Lgende : (f) : le critre de flche est dterminant
Note 1 : pour les pannes continues, il sagit de pannes sur 4 appuis
Note 2 : dans certains pays, les pannes IPE sont conues selon le systme Gerber , en les dotant darticulations pour
obtenir des moments gaux au niveau des appuis et en trave (en gnral une articulation par trave).

2.3 Pannes minces formes froid


2.3.1 Gnralits
Les pannes minces formes froid sont gnralement ralises par profilage partir dune
tle en acier, processus de fabrication qui permet dobtenir toutes les formes imaginables.
Cependant les principales formes de section utilises pour les pannes sont les Sigma et les
Zed.

SIGMA ZED

Figure 2.1 Sections de pannes formes froid

Pour les Sigma et les Zed, les gammes de hauteur et dpaisseur sont peu prs les mmes :

Hauteur H de la section comprise entre 140 et 350 mm


Epaisseur de la tle profile comprise entre 1,5 et 4 mm

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La largeur de la semelle b est souvent de lordre de 70 mm. A noter que pour les pannes Zed,
les largeurs de la semelle suprieure et de la semelle infrieure diffrent lgrement pour
permettre la mise en continuit des pannes par embotement.

Alors que pour les pannes en profil lamin chaud, la porte ne dpasse gnralement pas 10
mtres, pour les profils forms froid, les portes franchies peuvent atteindre 12 15m, ce
qui permet de rduire le nombre de portiques. Ces valeurs relatives aux portes peuvent
diffrer d'un pays l'autre.

2.3.2 Systmes propritaires


Les pannes minces formes froid et les lisses sont souvent fournies sous la forme de
systmes propritaires spcifis d'aprs les donnes du fabricant. Les donnes de conception
sont gnralement calcules en fonction de modles empiriques s'appuyant sur un programme
d'essais approfondi. Ces essais tiennent compte du sens du chargement (pousse descendante
et ascendante) et de l'interaction entre le bac acier de couverture et les pannes.

En cas d'utilisation de systmes propritaires, il suffit normalement que l'ingnieur de


structure choisisse la dimension de section approprie partir des tables charge/porte ou du
logiciel du fabricant sans avoir recourir des vrifications de calcul supplmentaires sur la
rsistance de la panne. Cette approche se justifie par le fait que les fabricants ont dj
entrepris eux-mmes les valuations structurales (par des analyses, des essais, ou une
combinaison d'analyses et d'essais), conformment aux codes, normes et rgles concernes.

2.4 Pannes treillis


Elles sont peu utilises.

Il est possible de concevoir des pannes-treillis membrures parallles, comme montr la


Figure 2.2. Les principales questions lies la conception de telles pannes sont celles lies
la conception de toutes les poutres treillis :

Matrise des moments de flexion secondaires rsultant de :


La continuit des barres ou lencastrement des barres les unes sur les autres
Excentrements dpure ventuels
Charges appliques entre nuds
Matrise des dplacements additionnels dus aux jeux prsents dans les attaches
boulonnes
Le rapport L/H est environ de 15.

Figure 2.2 Pannes treillis

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On peut classer au chapitre des pannes treillis les poutres triangulaires recevant la couverture
dans une toiture en sheds (voir Figure 2.3), portant entre poutres treillis principales : cette
conception est encore utilise pour la ralisation dateliers (ex. : industrie automobile). Le
vitrage inclin, orient Nord, permet dobtenir un clairage naturel efficace.
2 3 4

1 Panne treillis
2 Vitrage
3 Couverture opaque
4 Poutre treillis principale

Figure 2.3 Panne treillis dans une toiture en sheds

3. Interaction entre les pannes et la couverture


Un autre paramtre majeur de la conception dun empannage est le rle attribu la
couverture dans le cadre du projet. La couverture peut-elle tre utilise pour la stabilisation
latrale des pannes ?

Il importe que loption retenue soit clairement dfinie dans les documents du march,
notamment si la ralisation de la structure en acier dune part, et celle de la couverture dautre
part, sont confies des entreprises diffrentes (cest souvent le cas dans certains pays,
notamment en France). Cette clarification contractuelle permet tous les intervenants de tenir
compte des mmes hypothses.

3.1 Cas des couvertures constitues par des plaques


nervures en acier associes ou non dautres
matriaux, et visses sur les pannes
La stabilisation des pannes par la couverture est traite par la partie 1.3 de lEurocode 3 (EN
1993 1-3).

Si les documents du march excluent cette utilisation de la couverture, la construction est dite
de classe 3 , au sens de lEN 1993-1-3. Si les documents du march prescrivent en
revanche cette utilisation de la couverture, la construction est dite de classe 2 . Pour
mmoire, dans une construction de classe 1 , la couverture est utilise pour la stabilisation
globale du btiment (cas non envisag ici).

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Dans une construction de classe 3, quelle que soit la nature des pannes (profils lamins
chaud IPE ou pannes formes froid) :

La composante, suivant la pente du versant, des charges gravitaires (voir Figure 1.1) est
reprise par flexion latrale de la semelle suprieure des pannes. Il convient de matriser
les contraintes et les dplacements qui rsulte de cette flexion en prvoyant des liernes en
nombre suffisant (voir paragraphe 5). Les dplacements latraux doivent tre trs limits
pour tre compatibles avec lhypothse de non-transmission deffort la couverture dans
son plan (par exemple, le 500me de la distance entre liernes.
Les pannes doivent tre stables au dversement (et au flambement si elles ont un rle de
buton) sans aucun recours la couverture.
Dans une construction de classe 2 :

La composante, suivant la pente du versant, des charges gravitaires est transmise par la
couverture directement la structure principale (portiques par exemple), sans mettre les
pannes en flexion latrale.
Les pannes sont maintenues au dversement par la couverture :
Maintien rigide et dversement exclu quand la semelle comprime est celle sur
laquelle la couverture est visse (cas gnral : semelle suprieure des pannes
comprime sous moment flchissant positif)
Maintien semi-rigide et dversement gn quand la semelle comprime est celle sur
laquelle la couverture nest pas fixe (cas gnral : semelle infrieure des pannes
comprime sous moment flchissant ngatif). Ce maintien semi-rigide rsulte de
lencastrement panne-couverture ; voir Figure 3.1.
La couverture acquiert un rle structural :
Il appartient celui qui conoit lempannage en tenant compte de la stabilisation des
pannes par la couverture de dfinir les efforts induits dans le plan de la couverture
(fonctionnement en diaphragme)
Il appartient celui qui conoit la couverture de tenir compte de ces efforts
dinterface lorsquil justifie la rsistance du produit quil met en uvre et de ses
fixations
Il appartient au propritaire du btiment de ne pas entreprendre damnagements du
btiment qui pourraient altrer la rsistance de la couverture dans son plan, telle
quelle a t prise en compte lors de ltude des pannes
Il est clair que la stabilisation des pannes par la couverture permet un gain non ngligeable
sur la constitution de lempannage (section des pannes moins importante, nombre de liernes
diminu).

Ce gain est obtenu au prix de lintroduction des efforts dinterface dans le plan de la
couverture. Dans la grande majorit des cas, ces efforts nont pas dincidence sur le
dimensionnement de la couverture (ils sont gnralement faibles vis--vis de la capacit de la
couverture dans son plan). Il faut cependant porter une attention particulire la rsistance
des points de liaison entre couverture-diaphragme et structure principale (voir le paragraphe
5) o se trouve concentre la transmission des efforts dans le plan de la couverture.

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Il faut aussi noter le changement de statut administratif de la couverture qui acquiert un


rle structural.

A noter encore : la stabilisation des pannes par une couverture en plaques dacier nervures
visses a longuement t implicitement utilise car il est physiquement indiscutable quune
telle couverture a, dans son plan, une rigidit trs largement suprieure celle des pannes en
flexion latrale. Avec le classement dfini par lEN 1993 1-3, cette utilisation de la couverture
devient explicite.
1

2 3

1 Fixations panne couverture alternativement places dun ct et de lautre de lme


2 Effort de stabilisation (dversement)
3 Semelle infrieure comprime (en flexion ngative)
La rigidit globale de lencastrement dpend de la rigidit de lme de la panne en flexion, de la rigidit du bac de
couverture en flexion et de la rigidit locale de la fixation panne couverture. Elle peut tre dtermine
exprimentalement ou en utilisant des valeurs forfaitaires donnes par lEurocode 3 Partie 1.3 (EN 1993 1-3).

Figure 3.1 Stabilisation de la semelle infrieure par encastrement lastique panne-couverture

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3 1

1 Diaphragme 3. Partie infrieure du versant 5 Coupe transversale du portique


2 Fatage 4 Efforts
Chaque panne stabilise transmet la couverture des efforts dinterface. Le panneau de couverture, hachur,
constitue un diaphragme appuy sur les deux portiques (structure principale) qui le bordent : ce diaphragme a pour
rle de transmettre lensemble des efforts dinterface qui lui sont appliqus par les pannes, la structure principale,
sans mise en flexion latrale des pannes. Il convient de sassurer que la liaison diaphragme structure principale
est suffisamment rsistante.
Le chargement dans le plan de la toiture n'est reprsent que pour un panneau, le panneau tant dlimit par deux
traverses.

Figure 3.2 Vue en plan d'un versant de toiture - diaphragme lmentaire entre portiques

3.2 Autres matriaux


Pour dautres matriaux de couverture ayant un comportement comparable celui des plaques
nervures en acier, on peut adopter une dmarche comparable.

Pour les matriaux translucides utiliss dans les btiments industriels pour crer un clairage
naturel, il est dusage de ne pas considrer quils sont aptes stabiliser les pannes.

Si on veut prserver la fonction de diaphragme dun panneau de toiture constitu


principalement de plaques nervures visses en acier, dans lequel on intgre des lments
translucides, il convient de respecter les rgles suivantes :

Aucune plaque translucide nest place dans une bande de 1 mtre au moins de part et
dautre de laxe du portique ou de la poutre supportant les pannes.
Les pannes fatires et de bas de versant ne peuvent pas servir dappui aux plaques
translucides
Toutes les plaques translucides ne portent que sur 2 appuis et sont toujours intercales
suivant le versant entre deux plaques acier

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4. Continuit de pannes
4.1 Ce quapporte la continuit : flches, moments,
actions sur supports
Le fait de mettre en continuit une panne de toiture sur 3 appuis ou plus, modifie de faon
sensible les sollicitations et les flches.

Pour une panne en flexion uniaxiale (suivant sa grande inertie) :

Flche maximale sous leffet dune charge uniformment rpartie q :


Panne isostatique, sur 2 appuis simples : f0 = 5 q L4/(384EI)
Panne sur 3 appuis, continuit parfaite : f = 0,4 f0
Panne sur 4 appuis et plus : f = 0,5 f0
La mise en continuit dune panne soumise une charge uniformment rpartie permet de
diviser sa flche par 2 (par rapport la panne sur deux appuis simples).

Moment maximal sous leffet dune charge uniformment rpartie q :


Panne isostatique, sur 2 appuis simples :
M0 = q L2/8
Panne sur 3 appuis, continuit parfaite :
Mmin = -M0 (sur appui central)
Mmax = 0,56 M0 (en trave)

Panne sur 4 appuis et plus


Mmin = -0,84 M0 (sur premier et dernier appuis intermdiaires)
Mmax = 0,63 M0 (en traves de rive)
La mise en continuit sur au moins 4 appuis diminue la valeur absolue du moment de flexion
principale.

Action maximale sur appui sous leffet dune charge uniformment rpartie q :
Appui recevant une panne isostatique de part et dautre : R0 = q L
Panne sur 3 appuis, sur appui central : R = 1,25 R0
er
Panne sur 4 appuis et plus, sur le 1 appui intermdiaire : R = 1,1 R0
La mise en continuit majore laction des pannes sur certains appuis. Il convient den tenir
compte pour le dimensionnement des structures supports (portiques par exemple).

La mise en continuit des pannes est particulirement intressante lorsque le critre de


flche est prpondrant, donc pour les longues traves (au del de 6 m environ)
Si les pannes sont continues sur toute la longueur du btiment, laction sur les premier et
dernier appuis intermdiaires est majore par rapport la rpartition isostatique
Si les pannes sont en continuit par tronons sur la longueur du btiment, on cherchera
minimiser la majoration de laction sur certains portiques en dcalant les appuis
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raction majore dun cours de panne lautre (notamment si les pannes sont continues
par tronons de deux traves).
Note : Dans certains pays, les pannes IPE sont conues la manire d'un systme
Gerber , en les dotant darticulations pour obtenir des moments gaux au niveau des
appuis et dans les traves (gnralement une articulation par trave).

4.2 Mthodes pour rendre les pannes IPE continues


Il est dusage de raliser la continuit des pannes en profils lamins (IPE) par assemblage
boulonn.

Deux types dassemblages sont possibles :

Assemblages o les efforts transmis sont perpendiculaires aux tiges des boulons ;
Assemblages o les efforts transmis sont parallles aux tiges des boulons.
Pour les premiers comme pour les seconds, il est dusage de ne pas utiliser de boulons
serrage contrl, mais des boulons dits ordinaires . Cela signifie que dans la premire
famille dassemblages, les boulons sont cisaills (et dans la deuxime, les boulons sont
tendus).

La pratique la plus rpandue est lclissage de continuit par boulons cisaills, comme montr
sur la Figure 4.1.

1 2

1 Eclissage sur appui : cas le plus courant. Attention la compatibilit entre lclisse et lchantignole (voir 5)
2 Eclissage dcal par rapport lappui
La continuit est ralise par clissage sur lme des deux tronons de pannes rendre continus : on nclisse pas
les semelles car lclissage de la semelle suprieure gnerait lappui couverture sur panne ; lclissage de semelle
infrieure gnerait lappui panne sur structure principale en cas de continuit ralise sur appui.
Lclissage est symtrique par rapport au plan de lme (une clisse de part et dautre) : les boulons travaillent en
double cisaillement.
Attention : limiter le jeu des boulons dans leur trou sous peine de navoir quune continuit partielle (voir calcul
illustratif en 4.4 ci-dessous).

Figure 4.1 Eclissage de continuit par boulons cisaills

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La continuit est ralise par platines dabout soudes lextrmit de chaque tronon de panne et boulonnes
entre elles. On ne peut pas utiliser de boulons extrieurs ct semelle suprieure, pour ne pas gner la pose de la
couverture. On ne peut utiliser de boulons extrieurs (dessins en pointills bleus) ct semelle infrieure que si le
joint de continuit est dcal par rapport lappui ; mais cette disposition na dintrt que si la semelle infrieure
est en forte traction dans la section o la continuit est ralise, ce qui nest pas frquent.
La disposition courante est donc : platines sans boulon extrieur.
La continuit par clissage reste cependant plus utilise, permettant une meilleure commodit de montage.

Figure 4.2 Continuit par platines d'about et boulons en traction

4.3 Mode de ralisation de la continuit des pannes


formes froid : cas des Zed par embotement, cas
des Sigma par clissage
Dans tous les systmes industrialiss dempannage base de profils froid, la continuit des
pannes est ralise sur appui, pour des raisons de facilit de montage.

La continuit de pannes en Z est obtenue par embotement dun profil dans lautre :

L L L L

T1 T3

T2 T4

R 1-2
T1, T2, Tronon 1, tronon 2, etc.
R 1-2 Zone de recouvrement 1-2

Figure 4.3 Continuit des pannes en Z

Le recouvrement est obtenu en donnant aux tronons une sur-longueur par rapport la
longueur de la trave. En gnral, la sur-longueur est de lordre de 0,1 L au-del de chaque
appui (un tronon courant a ainsi une longueur de 1,2 L). Pour les tronons de rive, on donne
souvent une sur-longueur un peu plus grande, de lordre de 0,15 L au-del du premier appui
intermdiaire du fait que le moment sur cet appui est maximal en valeur absolue (un tronon
de rive a ainsi une longueur de 1,15 L).

La rigidit de lassemblage, notamment dans les cas de recouvrement court, doit tre value
par lexprimentation.

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La continuit des pannes Sigma est assure par clissage.


Les clisses sont gnralement profiles froid, comme les pannes, mais partir de tles
dacier plus paisses (de lordre de 4 mm). Ce mode de fabrication permet de leur donner une
forme exactement adapte leur fonction, et la continuit se fait la fois par cisaillement des
boulons (comme montr en Figure 4.1) et par embotement de lclisse dans le creux dme
du Sigma.

Compte tenu de la forme de la section des pannes, lclissage est plac dun seul ct, avec
des boulons en cisaillement simple.

La rigidit de lclissage, notamment dans les cas dclissage court, doit tre value par
lexprimentation.

4.4 Semi-rigidit des assemblages de continuit : calcul


simple illustrant la prise de rotation par jeux dans un
clissage court
Il faut prendre garde au fait que les avantages de la continuit des pannes peuvent tre
rapidement perdus si lassemblage ralis entre deux tronons conscutifs est insuffisamment
rigide. LEN 1993-1-3 prescrit dailleurs de tenir compte de la semi-rigidit ventuelle de cet
assemblage pour le calcul des sollicitations et des dplacements. Cette prescription doit tre
tendue tous les types de pannes, IPE ou pannes minces formes froid.

Prenons lexemple dune panne deux traves de 10 mtres, avec continuit ralise par
clissage :

10 m 10 m
350 mm

1000 mm

Figure 4.4 Exemple : panne continue sur deux traves

La longueur totale de lclisse est de 1 m (500 mm de part et dautre de lappui).


Lassemblage de lclisse sur chaque tronon de panne est ralis par 4 boulons de diamtre
16 mm, logs dans des trous de 18 mm de diamtre (2 mm de jeu).

La prise de jeu permet une rotation de 4/350 = 0,0114 rd, ce qui correspond librer, sur
appui, un moment gal 0,0114 (3EI/L).

Si on suppose que la panne a t dimensionne par le critre de flche de L/200 lELS, avec
lhypothse dune continuit parfaite :

L/200 = 2 qELS L4 / 384EI EI = 400 qELS L3 / 384

Le moment libr sur appui vaut : 0,0114 x 1200 qELS L2 / 384 = qELS L2 / 28

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La flche additionnelle en trave vaut environ : (qELS L2 / 28)(L2 / 16) = qELS L4 / (448EI)

La flche a donc augment de 43% ! Elle nest plus admissible.

Attention la matrise des jeux dans les assemblages de continuit.

5. Assemblage des pannes la structure


principale
5.1 Fonction des assemblages panne/structure
principale
La fonction de ces assemblages est de transmettre les actions appliques la toiture (ensemble
constitu de lempannage et de la couverture) la structure principale.

Les actions transmises ont :

Une composante perpendiculaire au plan du versant, descendante ou ascendante ;


Une composante parallle au plan du versant, gnralement dans le sens de la pente.
La composante perpendiculaire au versant rsulte de la flexion de la panne suivant sa grande
inertie. La composante parallle au versant rsulte :

Soit de la flexion latrale de la semelle suprieure de la panne si la couverture na pas de


rle stabilisateur ;
Soit du fonctionnement en diaphragme lmentaire de la couverture si on lui a attribu un
rle stabilisateur (voir Chapitre 3).

5.2 Diffrents types de liaisons


Lassemblage de la panne la structure principale peut tre ralise :

Soit (1) par boulonnage direct de la semelle infrieure de la panne sur la semelle
suprieure de la poutre principale (traverse de portique en gnral) ;
Soit (2) par lintermdiaire dune chantignole, simple ou double ;
Soit (3) par double cornire me de panne sur me de poutre principale.
La solution (2), par chantignole, est la plus utilise car elle permet un montage plus facile et
permet aussi de donner la raideur ncessaire lattache vis--vis des efforts parallles au
versant. De plus, dans le cas des pannes minces profiles froid, elle vite le problme
dcrasement de lme sur appui.

La solution (3) nest que rarement utilise.

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1
1
2
2

3 3

Solution 1 : Solution 2-a :


Boulonnage direct de la panne sur la semelle de la Assemblage par chantignole simple : lchantignole
traverse de portique. Sous leffet de leffort de est ralise au moyen dun plat pli ; elle est
soulvement, la semelle infrieure de la panne est dimensionne en flexion sous leffet de leffort de
flchie et les boulons de fixation sont tendus. Sous soulvement et de leffort suivant versant. Ce type
leffet de leffort parallle au versant, lme de la panne dattache ne convient que pour des efforts modestes
est mise en flexion

Solution 2-b : Solution 2-c:


Lassemblage par chantignole double permet de Assemblage par double chantignole raidie
transmettre des efforts plus importants. Note : Attention la compatibilit entre chantignole
et clisse de continuit, lorsque la continuit
est ralise sur appui.

Lgende :
1 Couverture
2 Panne
3 Semelle suprieure de la traverse du portique

Solution 3 :
Assemblage par cornires jumeles de chaque tronon
de panne sur lme de la poutre porteuse (traverse de
portique)

Figure 5.1 Diffrents types d'chantignole

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Assemblage par chantignole simple en plat pli pour Mme assemblage avec chantignole raidie
panne Sigma la panne est suspendue pour viter
la compression locale de lme (aussi utilis pour les
pannes Zed embotes).

Figure 5.2 Diffrents types dchantignole pour panne Sigma ou panne Zed

6. Liernes et bretelles
6.1 Fonctions des liernes et des bretelles
Le liernage des pannes dune toiture a les fonctions suivantes :

En phase de montage du btiment, assurer la rectitude des pannes avant mise en place de
la couverture :
Pour permettre une mise en uvre correcte des fixations couverture sur panne (vis
auto-taraudeuses dans la partie plane de la semelle de panne) ;
Pour obtenir un aspect satisfaisant des pannes vues de lintrieur du btiment ;
Pour ne pas perturber le comportement structural des pannes.
En phase dexploitation du btiment, apporter aux pannes un maintien latral :
En association avec la couverture si on confre la couverture un rle de diaphragme
stabilisant les pannes ;
De faon autonome, si la couverture na pas de rle stabilisateur (voir Chapitre 3).
Apporter un maintien latral signifie :

Limiter la porte de la panne stabilise (ou de sa semelle suprieure isole) vis--vis des
actions latrales (suivant le versant) ;
Limiter la longueur de dversement sous moment ngatif et/ou positif ;
Limiter la longueur de flambement latral pour les pannes comprimes (celles qui ont une
fonction de buton).
Pour remplir correctement ces fonctions, il faut crer dans le plan de chaque versant, un
lment structural raide : les liernes seules ne suffisent pas. Les seules liernes galisent le
dplacement latral des pannes mais ne lannulent pas, il faut leur associer des bretelles
qui permettent de constituer une poutre-treillis dans le versant, dont les membrures sont deux
pannes voisines, les montants sont les liernes et les diagonales sont les bretelles.
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Cette poutre treillis est gnralement constitue en haut de versant de faon ce que les
liernes soient tendues sous charges gravitaires, sauf leur tronon suprieur (dans la hauteur de
la poutre-treillis), les bretelles tant galement positionnes de faon tre tendues.

Suivant la longueur du versant, il peut tre ncessaire de placer une poutre de liernage
intermdiaire : prvoir un rang de bretelles tous les 15 mtres de versant environ.

En prsence dune couverture jouant un rle de diaphragme, il est possible de justifier la


stabilit de certaines pannes sans avoir recours des liernes ; les liernes, ou des lments
quivalents, restent cependant ncessaires en phase de montage.

Un ordre de grandeur de lespacement des liernes est donn par :

Porte de la panne infrieure 6 mtres : une lierne mi-porte ;


Porte comprise entre 6 et 8 mtres : deux liernes aux tiers points ;
Porte comprise entre 8 et 10 mtres : trois liernes aux quarts points ;
Les lments ci-dessus dcrits sont reprsents sur la Figure 6.1.
Au cas o les liernes ne servent qu'au montage, lorsqu'elles ne sont pas ncessaires la
rsistance une fois la toiture en place, il est possible d'augmenter ces valeurs d'espacement en
fonction de la mthode de montage employe.
5
1 6

6
4

3 3

Lgende :
1 Fatage 4 Liernes places aux quarts points de la trave
2 Bas de versant 5 Bretelles
3 Portiques 6 Pannes membrures de la poutre de liernage

Figure 6.1 Vue en plan dun versant de toiture

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6.2 Diffrents types de liernes


Si on met des liernes en uvre, il importe que ces liernes soient efficaces pour la fonction
quon leur attribue, notamment en phase de service du btiment couvert. Doivent-elles
maintenir latralement la semelle suprieure des pannes ? Leur semelle infrieure ? Leurs
deux semelles ?

La fonction attribue aux liernes est, on la vu, tributaire de celle attribue la couverture. Par
exemple, si on a attribu la couverture un rle de diaphragme (couverture en plaques
nervures en acier, visses sur les pannes), il nest pas ncessaire dattribuer aux liernes le
rle de stabiliser la semelle suprieure des pannes (celle sur laquelle la couverture est visse).
Si lencastrement panne sur couverture est suffisant, il peut de plus ne pas tre ncessaire de
stabiliser la semelle infrieure par des liernes.

Si, en revanche, on na pas attribu la couverture un rle de diaphragme, le liernage est


utilis pour stabiliser latralement :

la semelle suprieure : les liernes constituent un appui de la semelle suprieure vis--vis


des charges suivant le versant, et vis--vis du dversement de la panne sous moment
positif (en trave sous charges descendantes, sur appuis sous charges ascendantes) ;
la semelle infrieure : les liernes constituent alors un appui de la semelle infrieure vis--
vis du dversement sous moment ngatif (en trave sous charges ascendantes, sur appuis
sous charges descendantes).
Pour tre efficaces, les liernes doivent avoir une certaine raideur : une tige filete de diamtre
8 mm place mi-hauteur dme (comme on en voit parfois) est gnralement inefficace ; des
liernes en cornire ou en tube sont prfrables. A rigidit similaire, d'autres solutions sont
envisageables.

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Maintien de la semelle infrieure semelle suprieure maintenue par la couverture jouant un rle de diaphragme

Maintien des deux semelles : lierne en cornire, fixation par cornire soude sur lierne et 2 boulons sur panne

Maintien des deux semelles : lierne en tube, continue au droit des pannes

Maintien des deux semelles : lierne en cornire, continue au droit des pannes, fixation par cornire soude sur
lierne et 2 boulons sur panne

Figure 6.2 Diffrents types de liernes

7. Spcificits des actions exerces


7.1 Neige
La neige est souvent une des charges prpondrantes pour le dimensionnement des pannes de
toiture, notamment lorsque la couverture a un faible poids propre. Le poids de neige retenir
dans les calculs est fonction de la rgion dans laquelle le btiment est construit, de laltitude
du site, et de la forme de la construction.

Il faut notamment prendre garde aux phnomnes daccumulation (rpartitions non uniformes
de la neige sur la toiture) lis la forme des constructions.

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a) b)

Figure 7.1 Accumulation de neige sur une toiture

Figure 7.1 a) Construction avec dcrochement en lvation : la charge de neige par m2 est
plus importante au pied du dcrochement quen zone courante. Si on garde
un espacement de panne constant, les pannes doivent tre plus rsistantes
dans la zone de forte charge ; or, pour que la pose de la couverture soit
correcte, il faut que les pannes aient la mme hauteur.

Pour les pannes profiles froid, il est facile davoir une rsistance
suprieure hauteur constante : il suffit daugmenter lpaisseur de la tle
partir de laquelle la panne est profile.

En revanche, pour les pannes IPE, il nest pas conomique de prendre des
HEB de mme hauteur, mieux vaut adopter une solution par rapprochement
des pannes dans la zone de plus forte charge.

Figure 7.1 b) Mme phnomne le long dun acrotre de long pan (en bas dun versant) :
dans cette zone, il faut des pannes plus rsistantes espacement constant, ou
des pannes plus rapproches

7.2 Vent
Soulvement de la toiture dans les btiments ouverts
Dans bon nombre de configurations courantes, laction exerce par le vent sur les toitures
est une action de soulvement. Il faut accorder une grande attention aux ouvertures
existant dans les parois verticales du btiment qui peuvent provoquer une augmentation
notable de cette action de soulvement. Un soulvement significatif en toiture a une
influence sensible sur la conception de lempannage : semelle infrieure des pannes
comprime en trave ( maintenir vis--vis du dversement), chantignoles fortement
sollicites

Action descendante du vent sur les btiments avec dcrochement en lvation


Dans certains cas particuliers, le vent peut avoir une action descendante significative sur
une partie de toiture. Cest le cas notamment des toitures avec dcrochement en
lvation.

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Lgende : 1 Sens du vent


2 Zone dans laquelle le vent exerce une action descendante sur la toiture. Il faut prter une grande
attention l'effet de cumul avec la neige !

Figure 7.2 Action descendante du vent sur la toiture

Pannes comprimes
Lorsque le pignon dun btiment classique est frapp par le vent (voir Figure 1.2), les
pannes jouant le rle de buton ou de montant de poutre-au-vent se trouvent comprimes.

Il importe, lors de la conception de la structure, de matriser les excentrements dans la


transmission de ces efforts de compression.

2 5
4

1 Panne 4 Bracon
2 Traverse du portique de pignon 5 Excentrement
3 Potelet de pignon 6 Vent
Attention : Si on veut viter de mettre les potelets de pignon en compression, il faut prvoir des trous oblongs
grand axe vertical dans la liaison potelet/traverse.

Figure 7.3 Conception en pignon gnrant un moment dexcentrement important dans la panne

7.3 Charges d'exploitation


Charges suspendues
Le mode dapplication des charges dexploitation intrieures au btiment a une incidence
sur la conception des pannes.

Les charges suspendues la semelle infrieure peuvent gnrer des contraintes locales
quil convient de limiter autant que faire se peut :

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Les charges gravitaires ont une composante suivant versant qui met en flexion
latrale la semelle infrieure : pour limiter cette flexion, introduire ces charges au
voisinage de liernes stabilisant la semelle infrieure.
Les charges accroches en extrmit de semelle provoquent la flexion de cette
semelle (contrainte perpendiculaire aux contraintes de flexion gnrale, et
cumulables dans une combinaison de Von Mises).
quipements poss sur la toiture
Lorsque des quipements sont poss en toiture, il faut videmment tenir compte des
charges dues leur poids pour le calcul des pannes. Il faut galement valuer lincidence
quils ont sur les charges climatiques en toiture (accumulation de neige autour dun
quipement formant une excroissance par rapport au plan de la toiture, actions locales du
vent, combinaisons neige + vent).

Dans ce mme paragraphe, on peut citer les lanterneaux clairants en forme de votes,
qui exercent en pieds de vote une pousse suivant leur ligne dappui (gnralement
horizontale).

1 Placer des tirants pour soulager les pannes

Figure 7.4 Lanterneau

7.4 Charges dentretien


Une charge en toiture qui est parfois oublie pour le dimensionnement des pannes est la
charge dentretien. Elle peut avoir une incidence importante lorsque la couverture est
multicouche avec tanchit, dans la mesure o la charge dentretien prend alors en compte
un stockage en toiture de matriaux de remplacement lors des travaux de rfection.

La charge dentretien a alors, le plus souvent, une valeur par m2 suprieure celle de la neige
(avec laquelle elle nest pas cumulable, car on suppose quon vite de raliser des travaux
significatifs en couverture par temps de neige), et peut donc avoir une incidence directe sur le
dimensionnement des pannes.

De plus, la charge dentretien est locale : elle naffecte quune seule trave de pannes
continues, ce qui constitue un facteur aggravant pour le moment en trave et la flche.

Concernant la flche des pannes, il faut bien prendre garde ce que la charge dentretien ne
cre pas de contre-pente en couverture (les couvertures multicouches sont faible pente), car,
si on exclut le cumul charge dentretien + neige, on ne peut en revanche pas exclure quune

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forte pluie survienne en cours de travaux de rfection. La prsence dune contre-pente initie
alors un phnomne daccumulation deau.

7.5 Risques d'accumulation d'eau : fonte de la neige,


pluie
Les couvertures faible pente (infrieure 5%) sont sensibles aux phnomnes
daccumulation deau. LEN 1993-1-3 prescrit dailleurs de les prendre en compte, mais sans
indiquer comment.

Exemple de scnario : sous leffet dune forte chute de neige, pannes et couverture se
dforment. Si ces dformations sont telles que la pente sur couverture se trouve inverse,
lorsque la neige fond, lcoulement des eaux de fonte vers les descentes se trouve empch et
des flaques se forment. Plus la couverture et les pannes sont souples, plus les flaques sont
profondes et tendues La charge deau peut y devenir suprieure la charge de neige, voire
suprieure la rsistance des pannes. De plus, une succession dpisodes chute de neige,
fonte, chute de neige, fontenest pas exclue et aggrave le phnomne. Il importe donc de
concevoir un empannage suffisamment raide pour que lcoulement des eaux de fonte de la
neige soit toujours possible : pas de contre-pente sous les combinaisons de charges E.L.U.
intgrant la charge de neige : cest un des cas rares o il importe de vrifier un critre de
dformation pour des combinaisons E.L.U.

Autre exemple de scnario : lors de la rfection dune couverture multicouche, pannes et


couverture se dforment sous leffet de la charge dentretien. Si ces dformations sont telles
que la pente sur couverture se trouve inverse et quune forte pluie survient, lcoulement de
leau vers les descentes se trouve empch et le phnomne daccumulation est initi Il
importe donc de concevoir un empannage suffisamment raide pour que lcoulement des eaux
de pluie reste possible dans de telles circonstances : critre de dformation vrifier sous
combinaisons E.L.U. incluant la charge dentretien.

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TITRE DE LA RESSOURCE Phase avant-projet : Conception d'un empannage

Rfrence(s)

DOCUMENT ORIGINAL

Nom Socit Date

Cr par P. Le Chaffotec CTICM 26/09/2005

Contenu technique vrifi par A. Bureau CTICM 26/09/2005

Contenu rdactionnel vrifi par

Contenu technique approuv par les


partenaires :

1. Royaume-Uni G W Owens SCI 23/05/06

2. France A. Bureau CTICM 23/05/06

3. Sude B Uppfeldt SBI 23/05/06

4. Allemagne C Mller RWTH 23/05/06

5. Espagne J Chica Labein 23/05/06

Ressource approuve par le G W Owens SCI 27/09/07


Coordonnateur technique

DOCUMENT TRADUIT

Traduction ralise et vrifie par : eTeams International Ltd. 28/09/06

Ressource traduite approuve par : A. Bureau CTICM 10/05/07

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